• Peripheral borders, soft and hard re-bordering in Europe

    Joan Vicente Rufí, Yann Richard, Jaume Feliu et Matteo Berzi
    Editorial: Peripheral borders, soft and hard re-bordering in Europe [Texte intégral]

    Marta Zorko et Nikola Novak
    Deconstructing the discourse of divisions: mental boundaries in the divided city of #Vukovar

    Mykola Dobysh et Boris Yatsenko
    Borders, Constituency Politics, and “Our Man” Voting in Electoral Geography of Ukraine

    Martin Barthel
    Capricious pathways – a comparative analysis of local identity building in border regions. A case study of Polands Western and Eastern border

    Imre Nagy
    Cross-border cooperation on the external borders of the EU and the impact of the received EU CBC funds on AP #Vojvodina/Serbia

    Vladimir Kolosov
    Phantom borders: the role in territorial identity and the impact on society

    Christian Vandermotten
    Compte rendu : Trois ouvrages récents en langue française sur la thématique des frontières

    https://journals.openedition.org/belgeo/35120

    #frontières #frontières_extérieures #revue #Europe #EU #UE #frontières_européennes #frontières_mentales #frontières_urbaines #séparation #villes #urban_matter #géographie_urbaine #géographie_politique #Croatie #Ukraine #géographie_électorale #identité #Pologne #identité_territoriale #frontières_fantômes #Belgeo #coopération_transfrontalière

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  • Autour d’accords de réadmission entre pays européens...

    Mini liste sur la question des accords de réadmission signés entre différents pays européens afin de pouvoir expulser les migrants...

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    Entre la #Suisse et l’#Italie :
    Accord entre la Confédération suisse et la République italienne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière
    https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20022507/index.html
    v. aussi : https://asile.ch/2016/09/16/decryptage-frontieres-migrants-refugies-usage-termes-chiffres

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    Entre la #France et l’#Italie :
    https://seenthis.net/messages/730361

    Il s’agit de l’#accord_de_Chambéry. Décret n° 2000-923 du 18 septembre 2000 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne relatif à la #coopération_transfrontalière en matière policière et douanière, signé à Chambéry le 3 octobre #1997
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000766303

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    Apparemment aussi maintenant entre l’#Espagne et la #France :

    Un accord signé entre la France et l’Espagne prévoit de renvoyer tout migrant se trouvant sur le territoire français depuis moins de quatre heures.

    http://www.infomigrants.net/fr/post/13368/france-19-migrants-interpelles-dans-un-bus-en-provenance-de-bayonne-et

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    Et entre l’Italie et la #Slovénie (sens inverse) :
    https://seenthis.net/messages/733273

    #accord_de_réadmission #accord_bilatéral #frontières #expulsions #renvois #refoulement #migrations #asile #réfugiés #réadmission
    ping @isskein

    • Concernant l’accord entre l’Espagne et la France, voici un complément, reçu via la mailing-list Migreurop :

      C’est un accord de réadmission bilatéral signé entre la France et l’Espagne (comme tas d’autres) qui prévoit la réadmission des nationaux ou de ressortissants de pays tiers ayant transité par le territoire de l’un de ces pays.

      L’article 7 de cet accord prévoit :
      Les autorités responsables des contrôles aux frontières des deux Parties contractantes réadmettent immédiatement sur leur territoire les étrangers, ressortissants d’Etats tiers, qui sont présentés par les autorités des frontières de l’autre Partie, dans les quatre heures suivant le passage illégal de la frontière commune.

      Il a été signé le 26 novembre 2002, et concernant la France, publié par le décret n° 2004-226 du 9 mars 2004.

      Vous trouverez sur le site de Migreurop, d’autres accords signés par la France (et aussi par d’autres pays de l’UE),

      http://www.migreurop.org/article1931.html

  • Nord-#Tillabéri : analyse du #conflit lié aux #ressources_naturelles

    Cette note d’analyse, commandée par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), prolonge l’atelier de formation du personnel de cette institution, sur l’approche de la transformation de conflit conduit par l’institut de formation et de recherche en analyse et transformation de conflit, Modus operandi (Modop, Grenoble, France). A l’issue de cette formation, la problématique du conflit des ressources naturelles, avec en toile de fond la spécificité transfrontalière de la région du Nord Tillabéri, a retenu l’attention de tous les participants. Pour mener à bien cette étude, une équipe réunissant chercheurs de Modop et de la HACP a été mise en place  ; une mission d’enquête dans différentes localités de la région du #Nord-Tillabéri a été réalisée par plusieurs employés de la HACP.

    Lors de cette enquête sur le terrain, les données recueillies ont permis de dépasser l’analyse des conflits sous le prisme communautaire ou identitaire, et d’aller au-delà pour ouvrir d’autres perspectives et appréhender le conflit en se focalisant sur une plus large diversité de données sociologiques. Un glissement de lecture d’analyse s’est opéré. D’une analyse fondée sur les discours dominants des acteurs en conflit, l’attention s’est focalisée sur les logiques d’appartenance des individus. Le répertoire de ces logiques d’appartenance montre que les individus sont tournés vers la recherche ou la défense de leurs intérêts. D’où notre choix de lire cet espace transfrontalier du Nord Tillabéri comme une «  arène  » au sens de Bailey qui y voit «  la vie politique, nationale comme locale, en termes de «  jeu  », où se confrontent et s’affrontent les acteurs sociaux, autour de leaders et de factions  », l’arène poursuit-il «  est au fond l’espace social où prennent place ces confrontations et affrontements  »1. Ces logiques d’appartenance s’inscrivent dans un espace qui déborde les frontières nationales et nous forcent à prendre en compte une échelle transfrontalière. Ceci dit, l’identification d’une élite comme porte-parole, ou encore défenseur auto-proclamé des intérêts de la région, est plus à comprendre comme une démarche instrumentale qui participe à affaiblir un État déjà absent et à dresser les populations contre cet État.

    Dans la première partie de cette note d’analyse, la #frontière a occupé une place centrale. Il en ressort que la circulation des populations dans cette région fait fi des frontières administratives. Suivant un regard sociologique, les chercheurs de la HACP ont délaissé la tentation d’avoir une vision aérienne afin de rendre compte des dynamiques des populations dans les lieux de socialisation identifiés (marchés, écoles, fêtes culturelles, etc.). Le mouvement des populations donne à voir l’ouverture des territoires pour ne plus s’enfermer dans une lecture figée de celui-ci. L’espace transfrontalier du Nord Tillabéri offre la vision de ce qui est dessiné et défini par les populations, suivant leurs pratiques et usages de vie.

    La deuxième partie quant à elle, a postulé l’idée suivant laquelle l’#espace_transfrontalier du Nord Tillabéri devrait être la nouvelle échelle socio-spatiale de l’action publique. Les pratiques des populations, qu’elles soient économiques (pastoralisme, agriculture, commerce, transport), sociales (généalogie, mariages) ou culturelles (fêtes et célébrations religieuses ou rituelles) structurent des circulations et des échanges qui effacent, pour l’atténuer, l’existence d’une frontière formelle. Pour circuler dans cet espace, des #couloirs de passage sont prévus pour que les troupeaux puissent transhumer des enclaves pastorales à la zone pastorale. Ces couloirs existent à deux échelles : nationale et internationale. On peut également parler des marchés pour indiquer les lieux de socialisation majeurs des populations. Ceux de Inates, Ayorou, Hanam-tondi, Tingarane, ou encore Tinahouma, Tidimbawène au Mali, attirent des populations nombreuses qui se déplacent parfois depuis le pays voisin. On observe un véritable brassage de populations à la frontière. Mêmes les activités culturelles comme la course de chameaux et le Guéroual, par exemple, sont des occasions de rassemblements festifs et d’expression des coutumes, de pratiques artistiques ou sportives, de célébrations nationales, qui permettent aux populations de se réunir et d’échanger des informations sur la vie dans la région. L’administration fait passer ses messages auprès de communautés à travers ces célébrations. Pour finir, les usages pratiques d’expression des langues ont lieu sans tenir compte de la frontière. Six langues nationales sont parlées dans cet espace du Nord-Tillabéri  ; elles circulent entre leurs interlocuteurs qui parlent plusieurs d’entre elles. Il s’est dégagé de ce qui précède un tableau sur les vecteurs de connexion et les vecteurs de division des personnes et des groupes dans cet espace transfrontalier.

    La troisième partie s’est focalisée sur la délivrance des biens publics. L’éducation a été identifiée comme un besoin et sa délivrance n’est plus uniquement l’affaire de l’État. Dans cet espace transfrontalier, il serait intéressant de dépasser la simple coopération transfrontalière symbolisée par un partenariat entre administration centrale de deux ou trois pays. L’objectif de ce dépassement est de travailler sur les logiques d’appropriation par les populations de cette #coopération_transfrontalière  ; ce qui oblige ici à porter le regard sur les individus et non plus sur les communautés. Il en est de même de la lutte contre toutes les formes d’#insécurité. Elle est une demande très récurrente des populations et révèle bien qu’il s’agit là d’un besoin fondamental. Les attentes des populations sont grandes et elles fondent leur espoir sur une présence forte de l’État pour assurer leur quiétude et protéger leurs biens matériels. Sauf qu’en privilégiant uniquement les réponses sécuritaires, elles peuvent devenir, à terme, un poison. La décision de décréter l’état d’urgence dans le Nord Tillabéri a participé à freiner les échanges économiques et accentuer une forme de gouvernance du soupçon.

    La dernière partie s’est concentrée sur ce que peut faire l’État dans cet espace transfrontalier. L’analyse s’est portée sur les fondements de la violence pour penser l’action. L’hypothèse qui s’est dégagée est l’ouverture de la frontière pour développer l’espace transfrontalier. Nous avons étudié ici les singularités du conflit au Nord-Tillabéri, et c’est bien dans ce sens-là qu’ouvrir la frontière contribuera à réduire la violence sous ses différentes formes. Une autre idée qui a émergé est la cohérence entre les politiques et les données locales et le positionnement de la HACP comme centre de production d’analyse des espaces transfrontaliers du Sahel.


    http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-705_fr.html
    #conflits #mobilité #frontières #Niger #Mali #rapport

  • Quel projet européen en Méditerranée ?
    http://www.taurillon.org/quel-projet-europeen-en-mediterranee

    En 1995, conscients des enjeux présents en mer Méditerranée, les Européens et leurs partenaires méditerranéens s’engagèrent dans une coopération économique, politique, et culturelle, mis en oeuvre à partir une convention signée à Barcelone. Pour la première fois depuis l’affaiblissement de l’empire ottoman et l’effondrement et des cités italiennes au XVIII° siècle, la Méditerranée redevint un espace d’échanges et de collaboration. Elle semblait, jusque-là, avoir définitivement abandonné ce rôle à l’océan (...)

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