• Les ateliers du groupe soin volume 2
    https://infokiosques.net/spip.php?article1740

    "Le groupe soin est né officiellement en 2017, au moment de la campagne contre les élections présidentielles (« 2017 n’aura pas lieu » ou « soyons ingouvernables »). Dans ce cadre, #A Lyon, le comité métropolitain a organisé une série d’événements dont des banquets révolutionnaires. L’idée était la suivante : se rendre ingouvernable ne pouvait se résumer à une campagne abstentionniste ou de subversion de la mascarade présidentielle. Se rendre ingouvernable, cela voulait dire se donner les moyens de faire croitre notre autonomie, de destituer certaines choses, de rendre crédible un horizon sans Etat. [...] A partir de septembre 2017, le groupe soin s’est donc réuni publiquement une à deux fois par mois. II s’est constitué autour d’une idée simple : tout le monde a fait l’expérience de la maladie et de la (...)

    #Guides_pratiques #Infokiosque_fantôme_partout_ #Corps,_santé
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Les_Ateliers_du_Groupe_Soin_vol_2-36p-fil-2018_2019.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Les_Ateliers_du_Groupe_Soin_vol_2-36p-cahier-2018_2019.pdf

  • De l’intime, les «beaux moments» d’Hervé Guibert
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/de-l-intime-les-beaux-moments-d-herve-guibert

    Hervé Guibert commence une collaboration au journal Le Monde qui publiera ses chroniques sur l’actualité photographique et culturelle, entre 1977 et 1985. L’Image fantôme, son essai sur la #Photographie, qui prolonge cette réflexion sur la photographie comme fait d’écriture, est paru aux Éditions de Minuit en 1981. La photographie d’Hervé Guibert ne documente pas, elle recrée, elle réinvente l’instant avec un noir et blanc qui déréalise ce qui est saisi, comme l’écrivain l’écrit dans son recueil (...) #Entre_les_lignes / #Art, #Écriture, #Livre, Photographie, #Portrait, #Regard, #Quotidien, #Paris, #Musée, #Paysage, #Bonheur, #Temps, #Corps, (...)

    #Travail
    http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-L%E2%80%99Image_fant%C3%B4me-1665-1-1-0-1.html
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Guibert
    http://www.lesdoucheslagalerie.com/fr/expositions/presentation/93/de-l-intime
    http://www.lesdoucheslagalerie.com

  • Nuevos casos de COVID-19 fuera de Hubei caen por undécimo día consecutivo
    https://ok.ru/video/1924370927878
    China ha visto una caída en el número de casos recientemente confirmados de # COVID-19 durante 11 días consecutivos fuera de la provincia de Hubei, según las autoridades el sábado. Liang Wannian, jefe del grupo de expertos en la respuesta y eliminación de nuevos brotes de #coronavirus, Comisión Nacional de Salud, dijo que «desde el momento en que se inició en la ciudad de Wuhan, el número diario de casos nuevos entre el 23 de enero y el 1 de febrero fue de alto nivel , pero los números mostraron una tendencia a la baja a partir del 1 de febrero». Los nuevos casos de coronavirus fuera de la provincia de #Hubei han disminuido de casi 900 el 3 de febrero a menos de 300 el 13 de febrero. El número de casos recientemente confirmados ha sido inferior a cinco durante tres días consecutivos en ocho provincias y regiones, incluidas Shanxi, Mongolia Interior, Tibet, Qinghai y Xinjiang.

  • Elle l’a bien cherché

    Sur les 250 000 #victimes de viols ou de #tentatives_de_viols dénombrées chaque année en France, seules 16 000 franchissent la porte d’un #commissariat. Entre tribunaux saturés et préjugés tenaces, ce documentaire montre le douloureux parcours de quatre victimes de viol pour se faire entendre. Une plongée sans fard dans un processus archaïque.

    Souvent rongées par la #honte ou la #peur de ne pas être prises au sérieux, seules 16 000, sur les 250 000 #victimes de viols ou de tentatives de viols dénombrées chaque année en France, franchissent la porte d’un commissariat. Elles ne verront pas toutes leur agresseur condamné puisqu’une plainte sur dix seulement aboutit aux assises. Débordés, #policiers et #magistrats sont contraints de ne garder que les dossiers les plus « solides ». Un témoignage fragile, des circonstances obscures ou une absence de séquelles physiques peuvent conduire au #classement_sans_suite de l’affaire. Victimes de viol, Marie, 20 ans, Manon, 27 ans, Michèle, 56 ans et Muriel, 42 ans, expérimentent ce long combat où, à tout moment, le destin de leur plainte peut basculer.

    #Suspicion latente

    #Auditions au commissariat, confrontations, suivi à l’hôpital, entretiens avec l’avocat puis procès : #Laetitia_Ohnona n’omet rien du #parcours_du_combattant qui incombe aux victimes de viol. Il leur faudra répéter inlassablement leur histoire, maîtriser leurs angoisses, subir les #questions_intimes des policiers et les #examens_gynécologiques. Au plus près de quatre #femmes à différents stades de la procédure, la réalisatrice questionne aussi les représentations pesant sur elles. « Le jury populaire a souvent de nombreux #a_priori », prévient l’avocate de Muriel, violée à la suite d’une soirée arrosée qui a dérapé. L’alcool, une tenue légère ou un flirt renvoient souvent à une #suspicion_latente de #coresponsabilité. Sans pour autant incriminer une institution judiciaire dépourvue de moyens, ce documentaire lève le voile sur les lacunes du processus et interroge notre conscience de juré potentiel.

    https://www.arte.tv/fr/videos/075213-000-A/elle-l-a-bien-cherche
    #film #film_documentaire
    #abus_sexuel #plainte #viol #viols #confrontation #justice #examen_sérologique #maladies_sexuellement_transmissibles #culpabilisation #procédure_judiciaire #stress_post-traumatique #TSPT #impunité #procès #inversion_du_sentiment_de_culpabilité #juré_populaire #France #culture_du_viol

  • Condamnés à réussir

    Chaque année, en novembre, toute la #Corée_du_Sud retient son souffle pendant une journée : cinq cent mille jeunes passent leur examen de fin d’#études, dont les résultats s’avèrent déterminants pour leur avenir professionnel.

    Portrait d’une #jeunesse sud-coréenne sacrifiée sur l’autel de la #performance et de la #réussite_scolaire.


    https://www.youtube.com/watch?v=h-wjwyVQXMc

    #sélection #université #concours_national #excellence #université_d'élite #stress #éducation #système_éducatif

  • Le Poison de La Mafia Calabraise et La Loi du Silence

    Depuis des années, le journaliste #Sandro_Mattioli enquête sur un trafic de déchets toxiques en Calabre, dans le sud de l’Italie, qui impliquerait la mafia locale : la ‘Ndrangheta. En 1989, soixante tonnes de déchets médicaux prêts à être incinérés ont été découvertes dans un village de la province de Consenza. Des bateaux auraient également servi de vaisseaux-poubelles. D’autres ont disparu en mer. La mafia calabraise semble être aux commandes de ce trafic destructeur.

    https://www.youtube.com/watch?v=FL8Zp5h1upc

    #film #film_documentaire
    #mafia #calabre #déchets_radioactifs #cancer #crime_organisé #Gioia_Tauro #décharges_illégales #Rigel #Natale_de_Grazia #Simona_del_Vecchio #services_secrets #'ndrangheta #ndrangheta #Piana_di_Gioia_Tauro #Rosarno #déchets_nucléaires #déchets_toxiques #nucléaire #IAM #lixiviat #armes_nucléaires #Veolia #dioxine #incinérateur #usine_d'incinération #TEC #multinationales #MCT #Eurogate #Thomas_H_Eckelmann #Cecilia_Battistello #transport_maritime #port #conteneurs #économie #pizzo #poubelle_d'Europe #hypocrisie #Africo_Nuovo #Giuseppe_Morabito #Morabito #Aspromonte #San_Luca #Giuseppe_Giorgi #Torrente_La_Verde #omertà #résignation #omerta #gaz_neurotoxique #Marseille #Italie #Coraline #France #Côte_d'Azur #infiltration_mafieuse #Vintimille #Bevera #Pellegrino #Giovanni_Tagliamento #contship_Italia_group #Crotone #Korabi_Durres #ARPACAL #déchetterie #Rosso #mortalité #santé #Messina_Lines #Oliva #Rosarno

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    • La malapianta

      Dopo la strage di #Duisburg, nell’agosto del 2007, il mondo sembra finalmente essersi accorto della ’ndrangheta. Eppure la potente organizzazione criminale calabrese esiste indisturbata da decenni, o da decenni c’è chi quotidianamente rischia la vita per combatterla. #Nicola_Gratteri, procuratore aggiunto di Reggio Calabria, è certamente una delle personalità più controverse e affascinanti coinvolte in questa guerra. Spesso criticato per la durezza dei suoi metodi, Gratteri è nato in Calabria e dalla sua regione d origine non ha mai voluto andarsene, anche a costo di grossissime rinunce. Una vita interamente dedicata alla giustizia, a prezzo di scelte difficili, come per esempio quella di perseguire penalmente persone in passato vicine, magari amici di infanzia o compagni di scuola. In questo libro il grande investigatore anti-’ndrangheta si racconta ad Antonio Nicaso.

      https://www.mondadoristore.it/La-malapianta-Antonio-Nicaso-Nicola-Gratteri/eai978880459369
      #livre

    • Porto franco. Politici, manager e spioni nella repubblica della ’ndrangheta

      È vero, della ’ndrangheta ormai si parla abbastanza. Si sa, ci sono i collusi, i corrotti, la zona grigia. Insomma, le solite storie, si dirà. No! Perché bisogna capire cosa c’è dietro. Lo scenario! Questo libro racconta fatti inediti e incredibili, un Paese assurdo che sembra un marcio Macondo di Garcìa Màrquez. C’è il latitante in Venezuela che tratta voti e petrolio con Dell’Utri, e poi compra azioni con una broker in Vaticano che si incontra col cappellano spirituale di papa Wojtyla. C’è la Onlus di un prete nigeriano che smercia medicinali per conto dei boss. Ci sono i cinesi che contrabbandano scarpe e vestiti, amici dei Templari - non i cavalieri del Santo Sepolcro, ma i massoni - che a loro volta riciclano milioni della ’ndrangheta tramite fondazioni «umaniste». C’è il faccendiere che chiede al ministro di intercedere per il boss al 41 bis, e il ministro, a sua volta inquisito, che chiede una mano al faccendiere. C’è lo stimato commercialista uomo dei Servizi che si vende al boss per pura ammirazione, perché quello sì è «un vero uomo». C’è il giudice erotomane che si vende per qualche escort e un po’ di affari... Tutte storie che in un modo o nell’altro attraversano la Piana di Gioia Tauro e il suo porto, crocevia di mezzo secolo di storia repubblicana, da Andreotti a Berlusconi, di intrecci fra massoneria, Servizi deviati, manager corrotti. Mezzo secolo di storia dei #Piromalli, la famiglia che - tra omicidi e tragedie - ha trasformato la vecchia ’ndrangheta in un potere parallelo.

      https://www.libreriauniversitaria.it/porto-franco-politici-manager-spioni/libro/9788866205340

    • In fondo al mar

      In fondo al mar(under the sea) is a data-driven journalism project mapping out shipping accidents suspected of being involved in illegal waste dumping activities, that have been first revealed by judiciary and parliamentary inquiries.

      The original project data stems from a research conducted at the archive of the Lloyd’s Register of Shipping in London and it has been cross-referenced with information obtained from newspaper article, investigations of environmental organizations and specialist sites sites.

      Maps, timelines and other forms of info-visualization are meant to allow users to navigate this complex dataset and see for themselves some of the anomalies that emerge from the data. But the goal is also to lay the foundations for future research on this case in order to ascertain what has happened and the possible health risks.


      https://infondoalmar.fatcow.com

      #cartographie #visualisation #dataset #données

      ping @reka @fil

  • Frontière avec la Chine fermée, probable interdiction des festivités du Nouvel an mongol (#Tsagaan_Sar), la Mongolie, où il n’y a pas de cas déclaré, souffre du #coronavirus

    Coronavirus starts to take toll on Mongolian economy
    https://theubposts.com/coronavirus-starts-to-take-toll-on-mongolian-economy


    (photo de 2017, quand je cherche le crédit sur gg, c’est mon billet de ST qui sort en premier https://seenthis.net/messages/652448 ;-)

    Mongolian economy has started to waver as the coronavirus continues to ravage China and the world with no end in sight.
    Unable to contain the new virus, China has shut down factories and restaurants, placed travel restrictions on millions of people, and trapped ships at ports. The largest export of intermediate manufactured goods now fails to provide for the Asian supply chain, which imports almost 40 percent of its intermediate goods from China, and the US, which imports around 10 percent of intermediate goods from China. The risk exposure outstretches to Russia, Europe and Australia based on a Bloomberg Economics analysis.
    […]
    Most businesses and traders make big money before Tsagaan Sar as people buy heaps of groceries, gifts and new appliances for their home in preparation for one of the biggest celebrations in the country. Unfortunately, preventive measures against the coronavirus have pushed businesses to the edge of loss as they’re unable to bring in supplies from Mongolia’s main trade partner, China, and authorities continue to encourage people to stay at home.
    […]
    Moreover, the government is considering banning Tsagaan Sar completely this year in an effort to mitigate risks of a coronavirus spread. This initiative is very likely to be enforced as more and more people express their support through social media and public polls. If the ban is placed, traders, especially small businesses, will have to brace for the impact.

    One good thing that came out of the current situation is that a growing number of customers are now leaning toward locally produced goods, particularly clothing and food products. They say it’s a safer choice now that China has been debilitated by the coronavirus, swine flu and bird flu.

  • Une caisse noire et un parfum de corruption remettent en cause la privatisation d’ADP | Marc Endeweld
    https://www.lemediatv.fr/articles/enquetes/exclusif-une-caisse-noire-et-un-parfum-de-corruption-remettent-en-cause-la

    Un scandale à plusieurs centaines de millions d’euros, de l’argent libyen qui nourrit des soupçons de corruption, des filiales dans le collimateur de la justice française, des groupes de BTP déjà inquiétés pour des cas de corruption internationale, avec, à la clé, le risque de tomber sous le couperet du gendarme américain anti-corruption : chez Aéroports de Paris (ADP), l’imbroglio est total . Source : Le Média

  • Weak links: Challenging the climate & migration paradigm in the Horn of Africa & Yemen

    When mobility drivers are scrutinised and climate change is found to play a role in movement, it remains difficult to determine the extent of its influence. This paper will show that although conditions in the Horn of Africa and Yemen are variously characterised by conflict, authoritarian regimes, poor governance, poverty, and mass displacement, along with harsh environments that produce negative climate change impacts, there is scant evidence that these impacts cause intercontinental and interregional mixed migration. The linkages are hard to locate. Climate change and environmental stressors cannot easily be disaggregated from the wide range of factors affecting populations, and even where some disaggregation is evident the results are not seen in the volume, direction, or destination choices of those affected.


    http://www.mixedmigration.org/resource/challenging-the-climate-and-migration-paradigm
    #rapport #immobilité #immobilité_involontaire #mobilité #migrations #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnementaux #asile #migrations #réfugiés #Corne_de_l'Afrique #Yémen #changement_climatique #climat #mixed_migration_centre

    –-> citation:
    “There is a strong likelihood that involuntary immobility will become the biggest and most relevant issue in the Horn of Africa when it comes to the link between environmental stress and mobility”

    –-> Cette idée de “involuntary immobility” me semble très intéressante à amener car le discours ambiant se focalise sur “migration subie/choisie” "migration volontaire/forcée"...
    #catégorie #catégorisation (ping @karine4)
    #migration_subie #migration_choisie #migration_volontaire #migration_forcée

    ping @reka

  • La #Ville au loin
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/la-ville-au-loin

    Il y a des photographies qu’on ne prend pas, pas le temps de sortir l’appareil, pressé par le temps, on s’arrête juste avant, in extremis, pour photographier ce qui a attiré notre #Regard, une immense flaque qui reflète le #Paysage des immeubles et de la rue de notre quartier, dans cette lumière si particulière d’après tempête, cinglante et platiné, où ces derniers jours, chaque matin le ciel bleu paraît lavé par les vents violents de la nuit, très vite recouvert par de nouveaux nuages, des averses et des (...) #Palimpseste / #Cinéma, #Photographie, #Biographie, #Récit, #Paris, Ville, #Art, #Dérive, Regard, #Corps, (...)

  • Farine de teff : main-basse sur une tradition africaine

    Pendant plus de quinze ans, une société néerlandaise a fait prospérer un brevet qu’elle avait déposé en Europe sur la farine de teff, une céréale servant d’aliment de base en Éthiopie et en Érythrée depuis des siècles, en dépit des protestations de nombre d’ONG qui considèrent cette pratique comme un vol des cultures traditionnelles, notamment africaines. Enquête.

    C’est une crêpe épaisse couleur sable, sur laquelle les cuisinières dispersent les purées, les viandes mijotées, les ragoûts. Des lambeaux déchirés avec la pince des doigts servent à porter le repas à la bouche. Depuis des siècles, c’est ainsi que l’on mange en Éthiopie et en Érythrée : sur une injera, une grande galette spongieuse et acidulée fabriquée à base de teff, une graine minuscule aux propriétés nutritives exceptionnelles, riche en protéines et sans gluten. Depuis trois mille ans, on la récolte en épi dans des brassées de fines et hautes herbes vertes sur les hauts-plateaux abyssins.

    Mais une cargaison de teff expédiée en 2003 aux Pays-Bas a aussi fait la fortune d’une petite société privée néerlandaise. Dirigée par l’homme d’affaires Johannes « Hans » Turkensteen et le chercheur Jans Roosjen, cette structure baptisée à l’époque Soil & Crop Improvements (S&C) a en effet prospéré sur un brevet européen s’appropriant l’utilisation de cette « super céréale », alors que le marché du bio et des aliments sans gluten connaissait une expansion progressive.

    Un voyage d’affaires

    Tout avait commencé quelques mois plus tôt par un voyage de Hans Turkensteen à Addis-Abeba. Se prévalant du soutien de l’Université de sciences appliquées de Larenstein, l’homme d’affaires avait signé, en mars 2003, un mémorandum avec l’Organisation éthiopienne de la recherche agricole, l’EARO, accordant à sa société la livraison de 1 440 kg de graines de teff, prétendument destinées à l’expérimentation scientifique.

    « Turkensteen a fait croire à un accord mutuellement bénéfique pour toutes les parties : un meilleur rendement du teff pour les agriculteurs éthiopiens et un programme de lutte contre la pauvreté pour l’université, raconte le journaliste éthiopien Zecharias Zelalem, qui a mené sur le sujet une grande enquête pour le quotidien éthiopien Addis Standard. Il a même utilisé le prétexte de la grande famine de 1984 pour convaincre les signataires, affirmant que si les paysans éthiopiens avaient eu un meilleur teff à l’époque, le désastre n’aurait pas eu lieu. »

    Or, parallèlement, S&C a déposé auprès de l’agence néerlandaise des brevets une demande de protection des « méthodes de transformation » du teff ; un brevet finalement accordé le 25 janvier 2005, contraignant tous ceux qui souhaiteraient produire de la farine de teff ou des produits issus de la graine éthiopienne à obtenir une licence auprès d’eux, contre le paiement de royalties. Au bas du document figurait cette mention pour le moins étonnante pour une farine utilisée depuis des millénaires : « Inventeur : Jans Roosjen ».

    « Étonnement, les autorités éthiopiennes n’ont pas admis - ou n’ont pas voulu admettre - la supercherie, se désole Zecharias Zelalem. Même après que l’Université de Larenstein a exprimé des doutes et commandé un rapport d’enquête sur l’accord et même après que les Néerlandais ont reçu un "Captain Hook Award" [une récompense infamante baptisée d’après le pirate de dessin animé Capitaine Crochet et décernée chaque année par une coalition d’ONG, la Coalition contre la biopiratie, ndlr] en 2004, pour leur exploit en matière de biopiraterie. »

    Sans autres entraves que les protestations et la mauvaise publicité, les deux associés ont donc continué leur moisson de brevets. Les années suivantes, ils ont d’abord obtenu une licence auprès de l’Office européen des brevets, lui ouvrant le droit de faire des demandes auprès des agences de protection de la propriété intellectuelle d’Allemagne, d’Australie, d’Italie et du Royaume-Uni.

    « Les plus étonnant, explique l’avocat allemand Anton Horn, spécialiste de la propriété intellectuelle, est que le bureau européen des brevets leur aient accordé un brevet exactement tel qu’ils l’avaient demandé. C’est très rare. D’habitude, on fait une demande plutôt large au départ, afin que le périmètre puisse être réduit pendant son examen par le bureau des brevets. Là, non. Il a été accepté tel quel, alors que, pour ma part, il m’a suffi de trente minutes pour comprendre que quelque chose clochait dans ce brevet. » Du reste, ajoute-t-il, celui-ci a été refusé par les agences des États-Unis et du Japon.

    Treize années de bénéfices

    Pourtant, pendant les treize années suivantes, personne n’est venu s’opposer à ce que Zecharias Zelalem considère comme « un pillage des traditions éthiopiennes et un pur et simple vol des paysans éthiopiens ». C’est la curiosité de la presse éthiopienne qui a commencé à perturber des affaires alors florissantes.

    Toutefois, de faillites opportunes en changements de noms, la compagnie néerlandaise, rebaptisée entre-temps ProGrain International, a tout fait pour conserver les droits acquis par son tour de passe-passe juridique. Elle a continué à développer son activité, au point que Turkensteen a pu, par exemple, célébrer en grande pompe, en 2010, la production de sa millième tonne de farine de teff dans ses usines d’Espagne, de Roumanie et des Pays-Bas. À raison de 100 euros le kilo, selon le compte effectué en 2012 par l’hebdomadaire éthiopien Addis Fortune, son bénéfice a été considérable, alors que l’Éthiopie n’a touché, en tout en pour tout, qu’environ 4 000 euros de dividendes, selon l’enquête du journaliste Zecharias Zelalem.

    Mais l’aventure a fini par atteindre ses limites. Un jour de 2017, saisi par un ami éthiopien devenu directeur du Bureau éthiopien de la propriété intellectuelle, l’avocat Anton Horn a d’abord suggéré aux associés néerlandais de ProGrain International, par courrier, d’abandonner, au moins en Allemagne, leurs droits sur la farine de teff. Mais le duo néerlandais n’a pas répondu. Puis une société ayant acheté une licence à la société de Turkensteen et Roosjen a attaqué le brevet néerlandais devant un tribunal de La Haye, refusant dorénavant de lui payer des royalties. Pari gagné : le 7 décembre 2018, la justice lui a donné raison et « annulé » le brevet, estimant qu’il n’était ni « innovant » ni « inventif », tandis que, simultanément, sur ses propres deniers, Anton Horn a contesté le brevet en Allemagne devant les tribunaux et obtenu, là aussi, son annulation. Deux coups portés au cœur de la machine industrielle des Néerlandais, après quinze ans sans anicroche.

    Abandon progressif

    Sollicités par RFI, ni la société détentrice des brevets restants ni Hans Turkensteen n’ont souhaité donné leur version de l’histoire. Mais le duo néerlandais semble avoir abandonné la partie et renoncé à ses droits. Annulé aux Pays-Bas et en Allemagne, le brevet reste cependant valide aujourd’hui dans plusieurs pays européens. « Mais depuis août 2019, le non-paiement des frais de renouvellement du brevet devrait conduire logiquement, durant l’été 2020, à l’annulation de celui-ci dans tous les pays de l’espace européen », espère Anton Horn.

    Cette appropriation commerciale d’une tradition africaine par une société occidentale n’est pas un cas unique. En 1997, la société américaine RiceTec avait obtenu un brevet sur le riz basmati, interdisant de fait la vente aux États-Unis de riz basmati cultivé dans ses pays d’origine, l’Inde et le Pakistan. « En 2007, la société pharmaceutique allemande Schwabe Pharmaceuticals obtenait un brevet sur les vertus thérapeutiques de la fleur dite pélargonium du Cap, originaire d’Afrique du Sud et connue pour ses propriétés antimicrobiennes et expectorantes, ajoute François Meienberg, de l’ONG suisse ProSpecieRara, qui milite pour la protection de la diversité génétique et culturelle. Brevet finalement annulé en 2010 après une bataille judiciaire. Et c’est aujourd’hui le rooibos (un thé rouge, ndlr), lui aussi sud-africain, qui fait l’objet d’une bataille similaire. »

    Des négociations internationales ont bien été engagées pour tenter de définir un cadre normatif qui enrayerait la multiplication des scandales de vol de traditions ancestrales par des prédateurs industriels. Mais elles n’ont pour l’instant débouché sur rien de significatif. Le problème est que, d’une part, « tous les pays ne protègent pas les traditions autochtones de la même manière, explique François Meierberg. Les pays scandinaves ou la Bolivie, par exemple, prennent cette question au sérieux, mais ce sont des exemples rares. » L’autre problème est que nombre d’États industrialisés refusent d’attenter à la sainte loi de la « liberté du commerce ». Au prix, du coup, de la spoliation des plus démunis.

    http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200212-farine-teff-main-basse-une-tradition-africaine
    #teff #farine #alimentation #céréale #céréales #agriculture #Afrique #tef #injera #Pays-Bas #brevet #industrie_agro-alimentaire #mondialisation #dynamiques_des_suds #ressources_pédagogiques #prédation #géographie_culturelle #culture #Hans_Turkensteen #Turkensteen #Jans_Roosjen #Soil_&_Crop_Improvements (#S&C) #brevet #propriété_intellectuelle #gluten #bio #EARO #licence #loyalties #Université_de_Larenstein #Captain_Hook_Award #biopiraterie #pillage #vol #ProGrain_International #justice #innovation #appropriation_commerciale #RiceTec #riz #riz_basmati #basmati #Inde #Pakistan #Schwabe_Pharmaceuticals #industrie_pharamceutique #big_pharma #multinationales #mondialisation #globalisation

    L’injera, plat cuisiné dans la #Corne_de_l'Afrique, notamment #Erythrée #Ethiopie :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Injera

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  • Les super-spreaders du #coronavirus : que faut-il savoir ? - BBC News Afrique
    https://www.bbc.com/afrique/monde-51452139

    Qu’est-ce qu’un super-propagateur ?

    Baptisé « super-spreader » en anglais, ce terme vague, sans réelle définition scientifique, décrit une personne porteur du virus qui en contamine accidentellement plusieurs autres.

    En moyenne, chaque personne contaminée par le coronavirus le transmet à deux ou trois autres personnes.

    Mais ce n’est qu’une moyenne ; certaines personnes ne le transmettront à personne tandis que d’autres contamineront bien plus de personnes.

  • Coronavirus : la loi de la rumeur, de la contestation au racisme - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2020/02/08/coronavirus-chine-france-loi-rumeur-contestation-racisme

    En Chine, il est assez facile de constater qu’une information, dans la plus grande confusion, peut être jugée comme une rumeur ou une fake news, ce qui constitue une déformation et devient une désinformation. De ce fait, le gouvernement chinois décrète que l’inventeur d’une rumeur comme son diffuseur risquent d’être punis par la loi. Un exemple tout récent illustre bien l’application de cette politique de contrôle.
    Remontons la chronologie de cette épidémie de coronavirus :
    • Le 8 décembre 2019, le tout premier cas confirme une pneumonie aiguë provoquée par une infection inconnue à Wuhan.
    • Le 22 décembre, la municipalité organise une grande fête populaire au centre-ville avec plus de vingt mille participants.
    • Le 31 décembre, les autorités sanitaires de la capitale du Hubei confirment pour la première fois 27 cas d’infection avérée qui ont eu un contact direct avec le marché de fruits de mer de Huanan, dont 7 cas sévères. Selon les analyses biologiques, c’est une pneumonie virale.
    • Le 1er janvier 2020, le marché est fermé sur ordre municipal.
    • Dans la même journée, sur la plateforme de microblogs Weibo, le compte officiel de la police de Wuhan annonce l’arrestation de 8 personnes soupçonnées d’avoir diffusé des fausses informations. Ces personnes, dont on connaît l’identité aujourd’hui, ont écrit dans les différents groupes de discussion réservés aux chercheurs et aux médecins : « L’hôpital X a reçu une famille de 3 personnes qui ont les mêmes symptômes que ceux du SRAS » ; « 7 patients manifestent une infection semblable à celle du SRAS de 2003 dans l’Hôpital Y » ; « une autre épidémie de SRAS probable ».
    Ces 8 personnes sont toutes des médecins de formation. Certains exercent dans le service des maladies infectieuses à l’hôpital de Wuhan. Ces messages alarmants pourraient être interprétés comme la première analyse de ce nouveau virus dont à l’époque nul n’aurait osé imaginer une telle propagation : au moins 37 198 personnes contaminées et 811 morts pour la seule Chine ce 8 février – contre 348 morts et 5 900 cas de SRAS dans le pays en 2002-2003.

    Dans la ville de Wuhan, la transformation en rumeur des discussions privées entre les professionnels est un acte collectif signifiant le refus du silence du gouvernement et la colère contre l’absence d’intervention des autorités.

    L’OMS a attendu le 30 janvier pour qualifier l’épidémie de coronavirus d’urgence de santé publique de portée internationale. Mais bien avant cette décision très attendue par les Chinois, une autre décision, celle de mettre la ville de Wuhan en quarantaine à partir du 23 janvier, a suscité une méfiance envers les habitants ou les personnes originaires de la capitale provinciale du Hubei. Il faut même parler de diabolisation, le mot étant clairement utilisé sur les réseaux sociaux. Faciles à trouver, des photos prises par les habitants même des villes ou villages avoisinants montrent la construction de barricades en pierres ou en tronc d’arbre géant sur les grands axes routiers, comme si l’interruption totale de la circulation empêchait la propagation du virus. Plus encore, de nombreux témoignages attestent d’une méfiance croissante dans les autres grandes villes en Chine. Exemple à Pékin où un hôtel a refusé d’accueillir un client dont la carte d’identité indiquait son origine du Hubei. Il faut préciser que les internautes chinois sont révoltés de voir ces actes irrationnels dans leur pays, d’autant plus que la situation est analogue partout dans le monde.

    Les minorités ethniques sont souvent la cible de discrimination et de racisme. Depuis quelques années, les personnes originaires d’Asie vivant en France dénoncent un racisme sous-jacent au quotidien. Certains en font fi. Le vécu récent des Français issus de l’immigration montre clairement que le racisme y trouve un exutoire, et la crise sanitaire sa justification.

    #coronavirus #Chine #racisme #rumeur #censure

  • Enquête | Boeing: Une catastrophe annoncée - CBC/Radio-Canada
    YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=8M0BIIeT-YU

    Radio-Canada Info

    À quelques mois d’intervalle, deux avions Boeing 737 Max se sont écrasés faisant 346 victimes, dont 18 Canadiens. Ces catastrophes ont secoué le monde de l’aviation. Des documents internes révèlent des décisions prises par Boeing afin de réduire les coûts et d’augmenter ses profits, au dépend de la sécurité. Ils dévoilent comment la compagnie a influencé les autorités réglementaires afin de faire certifier le 737 Max.

  • Les #outils_numériques de l’#humanitaire sont-ils compatibles avec le respect de la #vie_privée des #réfugiés ?

    Pour gérer les opérations humanitaires dans le camp de réfugiés syriens de #Zaatari en #Jordanie, les ONG ont mis en place des outils numériques, mais l’#innovation a un impact sur le personnel humanitaire comme sur les réfugiés. Travailler sur ce camp ouvert en 2012, où vivent 76 000 Syriens et travaillent 42 ONG, permet de s’interroger sur la célébration par le monde humanitaire de l’utilisation de #nouvelles_technologies pour venir en aide à des réfugiés.

    Après plusieurs années d’observation participative en tant que chargée d’évaluation pour une organisations non gouvernementales (ONG), je suis allée plusieurs fois à Amman et dans le camp de Zaatari, en Jordanie, entre 2017 et 2018, pour rencontrer des travailleurs humanitaires de 13 organisations différentes et agences de l’Onu et 10 familles vivant dans le camp, avec l’aide d’un interprète.

    Le camp de Zaatari a été ouvert dès 2012 par le Haut Commissariat aux Réfugiés pour répondre à la fuite des Syriens vers la Jordanie. Prévu comme une « #installation_temporaire », il peut accueillir jusqu’à 120 000 réfugiés. Les ONG et les agences des Nations Unies y distribuent de la nourriture et de l’eau potable, y procurent des soins et proposent un logement dans des caravanes.

    Pour faciliter la #gestion de cet espace de 5,2 km2 qui accueille 76 000 personnes, de très nombreux rapports, cartes et bases de données sont réalisés par les ONG. Les #données_géographiques, particulièrement, sont collectées avec des #smartphones et partagées via des cartes et des #tableaux_de_bord sur des #plateformes_en_ligne, soit internes au camp comme celle du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), soit ouvertes à tous comme #Open_Street_Map. Ainsi, grâce à des images par satellite, on peut suivre les déplacements des abris des réfugiés dans le camp qui ont souvent lieu la nuit. Ces #mouvements modifient la #géographie_du_camp et la densité de population par zones, obligeant les humanitaires à modifier les services, tel l’apport en eau potable.

    Les réfugiés payent avec leur iris

    Ces outils font partie de ce que j’appelle « l’#humanitaire_numérique_innovant ». Le scan de l’#iris tient une place à part parmi ces outils car il s’intéresse à une partie du #corps du réfugié. Cette donnée biométrique est associée à la technologie de paiement en ligne appelée #blockchain et permet de régler ses achats au #supermarché installé dans le camp par une société jordanienne privée. Avant l’utilisation des #scanners à iris, les réfugiés recevaient une #carte_de_crédit qu’ils pouvaient utiliser dans divers magasins autour du camp, y compris dans des #échoppes appartenant à des réfugiés.

    Ils ne comprennent pas l’utilité pour eux d’avoir changé de système. Nour*, une réfugiée de 30 ans, trouvait que « la #carte_Visa était si facile » et craint de « devenir aveugle si [elle] continue à utiliser [son] iris. Cela prend tellement de temps : “ouvre les yeux”, “regarde à gauche”, etc. ». Payer avec son corps n’a rien d’anecdotique quand on est réfugié dans un camp et donc dépendant d’une assistance mensuelle dont on ne maîtrise pas les modalités. Nisrine, une autre réfugiée, préférait quand « n’importe qui pouvait aller au supermarché [pour quelqu’un d’autre]. Maintenant une [seule] personne doit y aller et c’est plus difficile ». Sans transport en commun dans le camp, se rendre au supermarché est une contrainte physique pour ces femmes.

    Le principal argument des ONG en faveur du développement du scan de l’iris est de réduire le risque de #fraude. Le #Programme_Alimentaire_Mondial (#Pam) contrôle pourtant le genre de denrées qui peuvent être achetées en autorisant ou non leur paiement avec la somme placée sur le compte des réfugiés. C’est le cas par exemple pour des aliments comme les chips, ou encore pour les protections hygiéniques. Pour ces biens-là, les réfugiés doivent compléter en liquide.

    Des interactions qui changent entre le personnel humanitaire et les réfugiés

    Les effets de ces #nouvelles_technologies se font aussi sentir dans les interactions entre le personnel du camp et les réfugiés. Chargés de collecter les #données, certains humanitaires doivent régulièrement interroger des jeunes hommes venant de zones rurales limitrophes (qui forment la majorité des réfugiés) sur leur hygiène ou leurs moyens de subsistance. Cela leur permet de créer des #indicateurs pour classer les réfugiés par catégories de #vulnérabilité et donc de #besoins. Ces interactions sont considérées par les réfugiés comme une intrusion dans leur espace de vie, à cause de la nature des questions posées, et sont pourtant devenues un des rares moments d’échanges entre ceux qui travaillent et vivent dans le camp.

    Le #classement des ménages et des individus doit se faire de manière objective pour savoir qui recevra quoi, mais les données collectées sont composites. Difficile pour les responsables de projets, directement interpellés par des réfugiés dans le camp, d’assumer les choix faits par des logiciels. C’est un exercice mathématique qui décide finalement de l’#allocation de l’aide et la majorité des responsables de programmes que j’ai interrogés ne connaissent pas son fonctionnement. Le processus de décision est retiré des mains du personnel humanitaire.

    Aucune évaluation de la #protection_des_données n’a été réalisée

    La vie privée de cette population qui a fui la guerre et trouvé refuge dans un camp est-elle bien protégée alors que toutes ces #données_personnelles sont récoltées ? Le journal en ligne The New Humanitarian rapportait en 2017 une importante fuite de données de bénéficiaires du Pam en Afrique de l’Ouest, détectée par une entreprise de protection de la donnée (https://www.thenewhumanitarian.org/investigations/2017/11/27/security-lapses-aid-agency-leave-beneficiary-data-risk). En Jordanie, les #données_biométriques de l’iris des réfugiés circulent entre une banque privée et l’entreprise jordanienne qui exploite le supermarché, mais aucune évaluation de la protection des données n’a été réalisée, ni avant ni depuis la mise en œuvre de cette #innovation_technologique. Si la protection des données à caractère personnel est en train de devenir un objet de légalisation dans l’Union européenne (en particulier avec le Règlement Général sur la Protection des Données), elle n’a pas encore été incluse dans le #droit_humanitaire.

    De la collecte de données sur les pratiques d’hygiène à l’utilisation de données biométriques pour la distribution de l’#aide_humanitaire, les outils numériques suivent en continu l’histoire des réfugiés. Non pas à travers des récits personnels, mais sur la base de données chiffrées qui, pense-t-on, ne sauraient mentir. Pour sensibiliser le public à la crise humanitaire, les équipes de communication des agences des Nations Unies et des ONG utilisent pourtant des histoires humaines et non des chiffres.

    Les réfugiés eux-mêmes reçoivent peu d’information, voire aucune, sur ce que deviennent leurs données personnelles, ni sur leurs droits en matière de protection de données privées. La connexion Internet leur est d’ailleurs refusée, de peur qu’ils communiquent avec des membres du groupe État Islamique… La gestion d’un camp aussi vaste que celui de Zaatari bénéficie peut-être de ces technologies, mais peut-on collecter les #traces_numériques des activités quotidiennes des réfugiés sans leur demander ce qu’ils en pensent et sans garantir la protection de leurs données personnelles ?

    http://icmigrations.fr/2020/01/16/defacto-015-01

    #camps_de_réfugiés #numérique #asile #migrations #camps #surveillance #contrôle #biométrie #privatisation

    ping @etraces @reka @karine4 @isskein

  • On se disait déjà que l’épidémie due au coronavirus pourrait porter un sérieux coup à l’économie en Chine. Cette propagation pourrait aussi avoir des conséquences politiques.

    Virus : la mort d’un lanceur d’alerte provoque la colère en Chine - Boursorama
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/virus-la-mort-d-un-lanceur-d-alerte-provoque-la-colere-en-chine-fe9fab4c

    Deux semaines après la mise de facto en quarantaine du Hubei, la province où est apparue la pneumonie virale, l’épidémie a contaminé 31.161 personnes en Chine continentale, dont 636 mortellement, selon un dernier bilan communiqué par les autorités.

    Dans le reste du monde, 240 cas de contaminations ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires, dont deux mortels, à Hong Kong et aux Philippines. Des centaines de touristes à bord de trois paquebots sont bloqués en Asie par l’apparition du virus à bord.

    Mais l’épidémie a pris un tour politique avec le décès dans la nuit du docteur Li Wenliang, un médecin de Wuhan, qui avait donné l’alerte fin décembre sur l’apparition du virus dans la capitale du Hubei.
    Il avait pour cela été convoqué par la police, qui l’avait accusé de propager des rumeurs avec sept autres personnes. Il fait désormais figure de héros national face à des responsables locaux accusés d’avoir caché les débuts de l’épidémie.

    #coronavirus #épidémie

  • Exclusif - Une caisse noire et un parfum de corruption remettent en cause la privatisation d’ADP
    4 février 2020 | Le Média
    https://www.lemediatv.fr/articles/2020/exclusif-une-caisse-noire-et-un-parfum-de-corruption-remettent-en-cause-la

    Les policiers de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) ont perquisitionné fin janvier le domicile de l’ancien responsable de la filiale internationale d’Aéroports de Paris (ADP). En cause : plusieurs contrats passés à l’étranger avant et juste après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notamment en Libye. Depuis, la direction d’ADP ainsi que son principal actionnaire, l’État, cherchent à étouffer le scandale et à retarder l’ouverture d’une information pour ne pas nuire à la privatisation d’ADP. (...)

  • JIM.fr - 2019-nCoV : on en sait plus sur le profil des patients décédés
    http://www.jim.fr/e-docs/2019_ncov_on_en_sait_plus_sur_le_profil_des_patients_decedes_181554/document_actu_pro.phtml

    De 0,16 à 2,1 % de mortalité…

    La Commission nationale de la santé [chinoise] a précisé que parmi ces 491 patients [décédés en Chine], 80% étaient âgés de 60 ans ou plus et 75% souffraient déjà de problèmes de santé. Le plus jeune patient décédé avait 36 ans et le plus âgé 89.

    Le taux de mortalité s’élève à 2,1%, a souligné la Commission, soit un taux plus faible que celui du #SRAS (9,6%) qui avait causé la mort de 800 personnes à travers le monde en 2002-2003, dont 349 en Chine continentale et près de 300 à Hong Kong.

    La république populaire note également que plus de 97% des victimes du nouveau virus sont originaires de la province de Hubei (dont Wuhan est la capitale) et que le taux de mortalité des personnes contaminées en dehors de cette région n’est que de 0,16%.

    La Commission a par ailleurs confirmé mercredi quelques 892 cas de guérison à travers le pays.

    #coronavirus

  • Un logiciel américain poussait les médecins à prescrire des opioïdes
    https://usbeketrica.com/article/un-logiciel-americain-poussait-les-medecins-a-prescrire-des-opioides

    Des révélations du média américain Bloomberg montrent qu’aux Etats-Unis, un logiciel de gestion des dossiers médicaux pour les médecins était programmé, entre 2016 et 2019, pour les pousser à prescrire des opioïdes. Le résultat d’un accord secret entre l’entreprise à l’origine du logiciel et un fabricant pharmaceutique. C’est une nouvelle qui devrait ébranler encore un peu plus la confiance du public envers l’industrie pharmaceutique. D’après des révélations du média américain Bloomberg, une société de (...)

    #algorithme #corruption #manipulation #santé #BigPharma

    ##santé

  • Corpi e recinti. Estetica ed economia politica del decoro

    Le politiche per il decoro occupano da qualche tempo una posizione di punta nelle strategie per il governo dei comportamenti e delle diseguaglianze sociali. Apparentemente il divieto di stendere il bucato alle finestre o di coricarsi sulle panchine di un parco sembrerebbe rinviare al confine tra le prerogative del giudizio estetico e i problemi di ordine morale, ma osservate più da vicino tutte queste proibizioni si rivelano il prolungamento della guerra ai poveri e delle politiche migratorie con altri mezzi. Quelle che il decoro bandisce sono le impronte urbane della classe e della razza, la memoria vivente di una città sufficientemente porosa da lasciar intravvedere gli aspetti meno neutrali del paesaggio connaturato al potenziamento della rendita e del profitto. Delle pessime ragioni della pubblica decenza, dunque, è possibile tratteggiare un’economia politica che attraverso la formazione ottocentesca dei quartieri operai in Inghilterra, l’urbanistica coloniale di Algeri, gli uffici di collocamento nella Berlino degli anni Trenta, l’Italia delle migrazioni interne, gli Stati Uniti della tolleranza zero e i centri deputati allo smistamento dei migranti non ha mai smesso di assegnare allo spazio il compito di molestare e colpevolizzare le vite degli sconfitti. Ma il senso di queste molestie emerge in tutta evidenza attraverso l’analisi di quanto accade sui boulevard del Secondo Impero, dove all’allontanamento dei soggetti sgraditi dovevano innanzitutto corrispondere la produzione dei bisogni, i desideri e l’esperienza corporea dei soggetti conformi. Le politiche per il decoro, allora, si potrebbero definire forme di «recinzione percettiva», misure di intervento sulla realtà percepita che delle vecchie enclosure trattengono la valenza sia predatoria che disciplinare, alimentando la percezione dell’insicurezza.


    http://www.ombrecorte.it/more.asp?id=607&tipo=novita
    #livre #anti-SDF #decoro (que je ne sais pas bien comment traduire en français: #décence #décorum #bienséance...) #esthétique #villes #urban_matter #anti-pauvres #géographie_urbaine #morale #bancs #guerre_aux_pauvres #corps
    ping @albertocampiphoto @wizo

    • Città indesiderabili come dispositivi che assimilano per esclusione

      La miseria dà spettacolo. Il suo allontanamento, anche coatto, è parte dello spettacolo attorno al quale si riunisce una popolazione alienata, isolata, indebolita, stanca, se non impaurita.
      All’opera è quella che il geografo Neil Smith ha chiamato, negli anni ‘90 del secolo scorso, la città revanscista, ossia una città che richiede e attiva politiche di pulizia spaziale per allontanare le condizioni e le figure sociali del disordine: gli intollerabili, gli inappropriati, emblematicamente rappresentati dalle persone che vivono per strada, senzatetto.

      SIAMO NELL’ORDINE, estetico oltre che sociale e politico, della città punitiva, la quale costruisce recinzioni e, insieme, asseconda il risentimento. Si tratta di una città assoggettante, che esclude, vuole escludere, si impegna a escludere, tutto ciò che non rientra nel canone della conformità, in cui per conformità si devono intendere il consumo e la buona educazione del consumare.
      Un libro da leggere Corpi e recinti. Estetica ed economia politica del decoro, scritto da Pierpaolo Ascari, professore a contratto di estetica all’università di Bologna, e pubblicato da ombre corte (pp.134, euro 13), proprio perché ci fa entrare dentro l’attualità e la storia della costruzione della città armoniosa secondo i codici del buon consumo. È la città priva di fastidi sociali quella in cui ci stiamo costringendo a vivere. È la città del decoro, il cui abitante legittimo è il buon consumatore, che non vuole turbolenze né politiche né estetiche, ma vuole solo spendere in pace.

      LO SPAZIO E I LUOGHI sono pensati e costruiti secondo tali sentimenti e richieste, depoliticizzando la povertà, le disuguaglianze e il conflitto, definiti come elementi indecorosi, antipatici, se non proprio osceni, e nemici della buona convivenza e sicurezza collettiva. E sono costruiti secondo tali sentimenti e richieste in maniera apparentemente non conflittuale, «mimetizzandosi nel buon gusto e nella decenza di tutti». D’altronde, chi può affermare di essere contro il decoro? Si può essere a favore di una città indecorosa? O insicura?

      SIAMO, DUNQUE, immersi nella città del decoro, definito da Ascari come un «dispositivo che assimila per esclusione». Questo tipo di città non è di oggi; ha una lunga storia, le cui tracce si ritrovano già nel governo dei boulevard parigini nell’800, così come nella formazione delle città industriali inglesi e nelle città coloniali. Questa storia arriva fino a oggi, entrando nella cronaca quotidiana e nelle pratiche amministrative delle ordinanze e delibere comunali. È la storia di quella che Ascari definisce città postcoloniale, da comprendere in combinazione con il concetto di città punitiva.

      LA CITTÀ POSTCOLONIALE è caratterizzata dalla «sopravvivenza dei vecchi progetti imperiali nella strutturazione o nella produzione dell’attuale spazio europeo e nordamericano». Tali progetti, nel rapporto di dominazione tra occupanti e occupati, si fondano sulla doppia funzione di raggruppamento e detenzione del campo, secondo la logica costitutiva di ogni colonizzazione, come spiegato dai citati Joël Kotek e Pierre Rigoulot nel libro Il Secolo dei campi. Questo tipo di progetto si estende ai corpi dei colonizzati, i quali, come analizzato da Frantz Fanon, sono in permanente tensione. Nella stessa condizione, di continua attivazione, sono i corpi degli «espellibili» (gli immigrati) e i corpi degli indesiderati e dei membri delle nuove classi pericolose, oggetti privilegiati delle politiche di decoro, come mostrato, ad esempio, dai lavoratori ambulanti stranieri, sempre pronti a difendersi o nascondere la merce, anche quando titolari, come in quasi tutti i casi, di regolari licenze per la vendita.

      CORPI IN TENSIONE e corpi estetizzati sono quelli di chi è bersaglio privilegiato delle politiche di decoro, i quali devono essere ubbidienti anche sul piano estetico. Essi devono rispondere e corrispondere ad un sistema di segni e stili, altrimenti vengono trasformati nell’oggetto della repressione percettiva e, se necessario, della repressione amministrativa e di polizia.
      Questo accade «perché nella città postcoloniale e punitiva del decoro, qualunque interferenza alla chiusura in un sistema di segni, dalla povertà al writing, viene perseguita in quanto crimine di stile», secondo l’interpretazione di Sarah Nuttall e Achille Mbembe, tra i riferimenti di un libro ricco, alimentato dalla lettura e dall’uso critico di strumenti di analisi fondamentali.

      https://ilmanifesto.it/citta-indesiderabili-come-dispositivi-che-assimilano-per-esclusione
      #exclusion

    • Alors, je ne suis pas d’accord avec ce jugement.
      BTRFS est très complexe et nécessite des réglages fins pour marcher.
      La seule distrib qui s’y est bien adaptée est OpenSuse, les autres proposent des réglages bateau qui marchent très mal.

    • 3 machines en BTRFS : un desktop sous Mint, un NAS sous Debian 8 (2 disques « agglomérés ») et un serveur web sous Debian 9...
      => en moins de 18 mois 2 ont déclaré un problème d’espace disque saturé alors que ce n’était pas le cas, la 3ème à corrompu l’amorce de boot !
      ...mais effectivement je peux nuancer mon jugement :
      « si vous n’êtes pas un hyper-spécialiste des files system sous Linux, BTRFS n’est pas fait pour vous, ne l’utilisez jamais » :-)

  • Global Times sur Twitter : “Walking around without a protective face mask? Well, you can’t avoid these sharp-tongued drones! Many village and cities in China are using #drones equipped with speakers to patrol during the #coronavirus outbreak.” / Twitter
    https://twitter.com/globaltimesnews/status/1223218977570078721

    https://video.twimg.com/amplify_video/1223211194112045056/vid/720x1280/FPrH23nv_qed_Bjj.mp4?tag=13

    #Chine #surveillance

  • Crise, choix et priorités
    https://www.lecommercedulevant.com/article/29579-crise-choix-et-priorites

    Par #Charbel_Nahas

    En arabe le mot crise, “azma”, signifie morsure violente, insupportable, et suggère l’impossibilité d’attendre et l’obligation de réagir. Dans les langues européennes, la crise est le moment du choix, qui conduit soit à la guérison, soit à la mort. Tout le monde semble convenir que le #Liban est en crise. Mais de quelle crise s’agit-il ?

    Il y a une crise dans la rue : l’explosion de la colère populaire est persistante depuis le 17 octobre. Il y a une crise financière qui s’amplifie tous les jours, les banques, sans l’avouer, ne peuvent plus honorer les échéances de leurs déposants, ni financer les importations et l’économie.

    Il y a une crise du système politique : les chefs communautaires ne peuvent plus constituer un gouvernement d’“union nationale” suivant les règles de leur jeu et ont dû se cacher derrière un soi-disant cabinet de technocrates, sans projet politique.

    Il y a aussi une crise du modèle social : le #communautarisme reste la règle, freinant la libération du débat politique et faisant peser la menace de la #violence.

    Ces quatre crises se manifestent toutes ensemble. Leur coïncidence serait-elle fortuite ? Ou bien y a-t-il des liens de causalité entre elles, qui imposent de hiérarchiser leur traitement conjoint ?

    Certains se sont appliqués à proposer des causalités aberrantes (comme si les manifestations avaient provoqué la crise financière) ou à invoquer des actions externes (comme s’il n’y avait jamais eu d’interventions extérieures).

    La réalité est plus simple, mais non moins inquiétante : les crises ne sont pas perçues au moment de leur occurrence effective, mais décalées, et se manifestent dans des télescopages, comme celui que nous vivons actuellement. Le décalage est d’autant plus long que les enjeux de la crise sont graves et ses causes profondes.

    Si le soulèvement populaire dure depuis trois mois, la crise financière était déjà là depuis au moins 2016, sans quoi les fameuses “ingénieries” n’auraient pas eu lieu. Le modèle politique instauré après la guerre était en échec depuis 1996-97 du fait de l’effondrement des paris sur le “processus de paix” et sur la reconstruction par la #dette qui le sous-tendaient ; sinon les chocs de 1998, de 2000 et de 2004 n’auraient pas eu lieu. Ce modèle politique est lui-même le produit des transformations sociales du tournant des années 1960-70 qui, n’ayant pas été prises en compte (se souvenir de la lettre de renonciation de Fouad Chéhab en 1970), ont occasionné la guerre civile et produit l’arrangement de Taëf.

    Sans aller jusqu’à exiger que “gouverner, ce soit prévoir”, les Libanais sont en droit d’attendre que ce soit, plus humblement, de constater et de reconnaître.

    La fameuse “#résilience

    La question centrale devient celle du temps, du rapport au temps. C’est cet effet de décalage que certains thuriféraires ont appelé “résilience” et ont rattaché à un prétendu “exceptionnalisme libanais”.

    Pour que les crises aient pu être esquivées, reportées, il a fallu un mélange de trois ingrédients : des faits du hasard, une habileté et une ruse certaines, et surtout un fatalisme de la société qui s’est laissé transformer en variable d’ajustement du système.

    Deux faits inespérés d’abord : l’annonce de l’invasion américaine de l’Irak en 2001-2002 qui a rassemblé dans la même crainte Français, Saoudiens et Syriens, et qui a permis la tenue de la conférence de Paris II ; puis, à partir de 2006, la montée des prix du pétrole qui a fait se déverser sur le Liban un flux de dollars considérable.

    La ruse et l’habileté, mais aussi l’appétit pour les gains à court terme ont conduit à ériger une gigantesque pyramide de Ponzi et à créer une illusion monétaire sophistiquée : le dollar libanais. Une devise qui n’a pas de cours vis-à-vis des autres devises, et qui tient au mirage longtemps entretenu qu’un dollar libanais est un dollar américain, qui n’a pas d’institut d’émission, mais qui peut être détenu en réserve nominale de valeur par la Banque centrale et par les déposants, et qui se multiplie par les effets de crédit.

    Enfin, ces #illusions n’auraient pas pu se déployer sans le fatalisme que la guerre, puis la domination des chefs de guerre ont imposé à l’ensemble de la population le sentiment de vivre en sursis. Dès lors le fait de repousser les échéances devient un objectif en soi.

    Prouesse ou tragédie

    Ces prouesses ont eu un coût effroyable. Un coût financier bien sûr. Les agrégats financiers ont atteint des niveaux inouis : les emplois domestiques des banques représentent cinq fois le PIB, les #intérêts perçus par les créanciers atteignent la moitié du PIB et la dette publique, incluant le passif net de la BDL, deux fois le PIB.

    Un coût économique aussi. Les prix domestiques ont augmenté de près de 200 % par rapport aux prix internationaux comparés à leurs niveaux historiques respectifs, les exportations de biens et de services se sont étiolées, le déficit des opérations courantes est devenu structurel, atteignant 25 % du PIB, le pays est devenu otage de l’attraction permanente de capitaux extérieurs.

    Un coût social surtout. L’émigration draine la moitié des effectifs de chaque cohorte d’âge, les travailleurs immigrés et les réfugiés représentent près de la moitié de la population active hors secteur public, les Libanais #pauvres se retrouvent aux mains des patrons clientélistes, les modes de comportement ont aussi été profondément affectés, la société est devenue anomique, prise entre #prédation et #ostentation, violence et #fatalisme.

    Face au séisme, le déni a d’abord prédominé. Il ne pouvait durer indéfiniment. Depuis quelques semaines, certains “politiques” se plaisent à jouer les opposants, essayant de fuir leurs responsabilités. D’autres se cachent derrière les “technocrates indépendants” du gouvernement de Hassane Diab, avec l’ambition de retarder l’effondrement inéluctable, non sans espérer un miracle.

    Dans ce jeu, les “technocrates” et “#experts” ne sont pas en reste. Ce sont en général ceux-là mêmes qui défendaient le système, restreignant leurs critiques à la dénonciation facile de la “#corruption”. Ils se reconfigurent habilement pour adapter leurs offres aux groupes d’intérêts en place ou, plus astucieusement, aux groupes d’intérêts dont l’entrée en scène est attendue (FMI, fonds d’investissement, repreneurs d’actifs divers, etc.). Ils ont en commun de restreindre leurs propositions au volet financier.

    La politique et les priorités

    Or la crise et les choix auxquels le Liban est confronté sont éminemment politiques.

    Pour le pouvoir encore en place, les priorités se déclinent comme suit : pas de défaut de l’État sur sa dette en devises, pas de faillite formelle des banques, pas de décrochage “formel” (et factice) du taux de change et le maintien de l’approvisionnement minimal en denrées de base (blé, carburants et médicaments).

    Cette séquence répond au souci majeur de gagner un sursis et fait payer à la société un coût exorbitant.

    L’alternative que propose le mouvement “Citoyens et citoyennes dans un État” consiste à inverser les priorités : assurer la cohésion sociale et lutter contre l’émigration, conduire la transition économique, restructurer les créances et allouer les pertes, bien réelles, de la manière la plus juste possible.

    Il n’est pas vrai que tout le monde serait d’accord sur le “programme des réformes”, et cela pour une raison simple : parce qu’il ne s’agit pas de problèmes techniques. Tout projet politique exprime des choix de société. Veiller à ce qu’une émigration massive et qu’un effondrement des institutions et des entreprises susceptibles de générer des emplois ne handicapent la société pour plusieurs générations qui doit figurer en tête des objectifs. Dès lors, tous les aspects financiers ne relèvent que de considérations de moyens.

  • Citoyens, l’heure est grave ! On va manquer d’iPhones !

    « L’expansion du virus 2019-nCoV en Chine bloque certains fabricants de composants électroniques. L’inquiétude s’est déjà propagée en Bourse. Si la crise s’aggravait, la chaîne d’approvisionnement des géants de la tech comme Apple pourrait également se gripper. »

    « En Bourse, cette inquiétude s’est traduite par une poussée de fièvre lundi. » 🤣

    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/coronavirus-la-tech-mondiale-sinquiete-1166999

    #coronavirus #Wuhan

  • [Les Promesses de l’Aube] Féminismes en mouvement : faire monde commun
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/feminismes-en-mouvement-faire-monde-commun

    Ce mercredi, les Prommesses de l’Aube accueilleront Manon Legrand et Camille Wernaers pour présenter le Hors Série Spécial du magazine #Axelle, consacré aux féminismes.

    Il sera question de précarité et d’oppression, d’inégalités et de #domination, de #corps mutilés et multiples et mais surtout de la possibilité de faire monde commun, de diversité, de #bienveillance et de #luttes.

    #féminisme #diversité #féminisme,luttes,corps,diversité,Axelle,bienveillance,domination
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/feminismes-en-mouvement-faire-monde-commun_08072__1.mp3