• This is nothing more than corruption imposed by vassalage, selling still F-35 Fighters ...

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12697991

    oAnth:

    Ad nauseam!

    Asymmetric warfare, such as that waged i.e. by Iran, clearly demonstrates that high technology in the defense sector can no longer be dominated by centrally supported traditional carrying systems.

    #NATO #USA #Germany #vassalage #corruption #China #India #BRICS #SCO #Japon #Coree #Asia #EU #BlackRock

    –----------------------

    ♲ Mario Nawfal - 2026-09-03 19:50:00 GMT

    cf. https://x.com/MarioNawfal/status/2095600214891458633

    🇺🇲🇩🇪 Hegseth has changed his mind about meeting Germany’s defense minister.Boris Pistorius and Def. Sec. Hegseth are getting together in Washington on September 15.

    Hegseth had previously snubbed a meeting with Pistorius.

    The meeting coincides with the latter’s trip to Texas for a rollout ceremony marking the delivery of Germany’s first F-35 fighter jets.

    Despite stained relations, the two countries can agree on one thing…

    It’s good to make friends over fighter jets.

    Source: Politico, @clashreport / Writer: Marie

  • Forum économique de l’Est : les satellites asiatiques de l’Occident passent du côté de la Russie

    https://diaspora.psyco.fr/p/12692554

    https://stratpol.com/forum-economique-de-lest-les-satellites-asiatiques-de-loccident-passent-du 2026-08-30

    https://reseauinternational.net/forum-economique-de-lest-les-satellites-asiatiques-de-loccident

    par Andreï Belobor

    Du 1er au 4 septembre, le Forum économique de l’Est se tiendra à #Vladivostok, en #Russie — une plateforme internationale majeure permettant à la Russie de développer ses relations commerciales avec les pays de la Grande Asie. Le président Vladimir Poutine devrait y accueillir le président indonésien Prabowo Subianto, le premier ministre mongol Nyam-Osor Uchral, le vice-président du Myanmar (Birmanie) Nyo Saw et le vice-premier ministre du Conseil des affaires d’État chinois Ding Xuexiang. Ces rencontres de haut niveau seront précédées par de grandes sessions d’affaires consacrées aux relations « Russie-Chine », « Russie-Inde » et « Russie-Association des nations de l’Asie du Sud-Est ».

    [...]

    • [...]

      Anton Kobyakov, secrétaire du comité d’organisation du Forum économique de l’Est, a précisé que des représentants de plus de 70 pays avaient confirmé leur participation, en soulignant notamment deux États qui sont officiellement alliés aux États-Unis et donc considérés comme « inamicaux » par la Russie. Il s’agit du Japon et de la Corée du Sud. La participation de ces deux puissances d’Asie de l’Est au forum russe organisé en Extrême-Orient a provoqué une vague d’indignation en Occident. Car dans la presse européenne, le mythe selon lequel « la Russie est isolée » et son économie « mise en pièces par la guerre » reste encore très répandu.

      Pourtant, les analystes qui gardent la tête froide comprennent parfaitement la situation. Il y a peu, le premier porte-conteneurs sud-coréen PanStar Acro est entré dans l’Arctique russe. Selon Reuters, le navire marchand longera les côtes russes, traversera la mer de Béring et empruntera la route maritime du Nord. Le PanStar fera escale à Felixstowe, au #Royaume-Uni, à Rotterdam, aux #Pays-Bas, et à Gdańsk, en #Pologne, avant de retourner en Corée du Sud. L’ensemble du trajet prendra environ 45 jours.

      À ce sujet, le chroniqueur politique tchèque Štěpán Hobza souligne dans Lidovky :

      « Faire participer la Corée du Sud à cette autoroute maritime arctique est avant tout un succès parce qu’elle est un allié des États-Unis, qui, dans ce cas précis, entrent dans une zone d’influence exclusivement russe ».

      Selon l’analyste tchèque, si les modèles climatiques des scientifiques se confirment et que la situation actuelle, fragile sur le plan de la sécurité dans l’océan Austral, se maintient, « Moscou se retrouvera en position favorable ».

      « La Russie est le seul État au monde à posséder une flotte de brise-glaces nucléaires et considère l’Arctique comme sa patrie depuis le milieu du XVIIIe siècle », constate Hobza.

      Après la Corée du Sud, le Japon a lui aussi « oublié » ses différends avec la Russie, y compris sur la très sensible « question des #Kouriles » pour Tokyo. La raison est simple : le Japon dépend de livraisons cruciales de #GNL / #LNG russe et ne peut pas facilement rompre sa coopération avec la Russie. Un exemple révélateur s’est produit le 23 août, lorsque le premier ministre ukrainien Sergueï Koretski a exprimé l’espoir d’obtenir le soutien du Japon pour la livraison de missiles intercepteurs destinés à la défense antiaérienne. Mais la première ministre japonaise Sanae Takaichi n’a rien répondu. La Corée du Sud est elle aussi restée silencieuse. Le média chinois spécialisé dans les questions militaires Sohu commente ainsi ce qui se passe à Tokyo et à Séoul :

      « Le Japon et la Corée du Sud font preuve de prudence lorsqu’il s’agit d’aider Kiev dans le contexte géopolitique instable actuel. Si Tokyo avait accepté la demande de Kiev, cela aurait sans aucun doute provoqué la colère de Moscou. Après avoir pesé le pour et le contre, Takaichi a décidé d’agir avec prudence afin de protéger les intérêts fondamentaux du pays ».

      Dans ce contexte, l’Inde a annoncé qu’elle prévoyait de lancer en 2027 des liaisons via la route maritime du Nord, car il s’agit d’une véritable possibilité de réduire considérablement le trajet vers l’Europe.

      « La Russie dispose d’une remarquable flotte nucléaire, qui offre des possibilités sans précédent pour exploiter la route maritime du Nord. Nous sommes très heureux de coopérer dans le domaine de la construction et de la réparation navales dans cette région. Les navires marchands modernes ont besoin de moteurs et de coques modernes. Tout cela peut être construit ici. Pour l’Inde, cela ouvre des possibilités de coopération industrielle avec la #Russie », rapporte TASS, citant Venkatesapathi Shivaperumal, secrétaire du ministère indien des Ports, du Transport maritime et des Voies navigables, lors du forum « Arctique – Régions » à Arkhangelsk.

      De son côté, la #Chine a déjà lancé deux liaisons vers l’ #Europe via la route maritime du Nord. Les principaux avantages de cette route sont le temps de trajet (20 jours contre 40 par le canal de Suez) et la sécurité : aucun risque qu’un navire devant vous bloque le trafic en s’échouant, ni qu’un projectile perdu frappe un navire dans le détroit de Bab el-Mandeb.

      Au Forum économique de l’Est, trois sessions sont consacrées à l’exploitation internationale de l’ #Arctique. Le principal événement sur ce sujet aura lieu dès le premier jour du forum. Il s’agit de la session « Coopération internationale dans l’Arctique : du dialogue stratégique aux projets communs », à laquelle participeront des hommes d’affaires et des responsables politiques chinois, indiens, mais aussi japonais et sud-coréens.

      Il est évident que, dans les conditions géopolitiques extrêmement complexes actuelles, Moscou conserve un potentiel de coopération internationale constructive dans l’Arctique. Il faut comprendre que la Russie ne ferme pas non plus la « porte arctique » à l’Occident, en offrant de nombreuses possibilités pour mettre en œuvre des projets prometteurs dans le domaine de l’exploitation durable des ressources, des transports et de la logistique dans la région nord de la planète.

      Cependant, l’Union européenne, dans une approche extrêmement irrationnelle, refuse de coopérer avec Moscou et se retrouve ainsi en marge de l’histoire. Il est donc d’autant plus important de comprendre que les satellites de l’Occident, comme le #Japon et la #Corée du Sud, ont été les premiers à prendre conscience du caractère stratégiquement dangereux de la position européenne et à chercher à quitter le « Titanic » européen en train de couler.

      source : Stratpol

  • Qui commande les robots ? Le défi des travailleurs en Corée du Sud

    Pas de robots dans les usines sans l’accord des travailleurs. La revendication du syndicat de Hyundai déclenche en Corée du Sud le premier grand affrontement de l’ère de l’IA sur la question de l’automatisation.

    La décision du syndicat de Hyundai Motor de s’opposer à l’introduction de robots de nouvelle génération dans les usines en l’absence d’accord entre les salarié.es et l’entreprise a transformé un choix industriel en un conflit syndical, ce qui a mis en pleine lumière des tensions touchant l’ensemble du secteur de l’intelligence artificielle.

    Au cœur de ce conflit se trouve Atlas, le robot humanoïde développé par Boston Dynamics, une société américaine détenue par Hyundai, que le groupe coréen présente comme son cheval de bataille en matière d’intelligence artificielle physique, c’est-à-dire de machines capables de se déplacer et de travailler dans des espaces de production jusqu’ici réservés aux êtres humains.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/07/qui-commande-les-robots-le-defi-des-travailleu

    #coréedusud

  • Corée du Sud. Une décision rendue en appel dans une affaire d’avortement met au jour un vide juridique

    En réaction à la décision rendue en appel jeudi 23 juillet qui a annulé la condamnation pour meurtre d’une femme ayant avorté tardivement tout en réduisant les peines des professionnels de santé condamnés avec elle, HeeKyoung Cho, directrice exécutive d’Amnesty International Corée, a déclaré :

    « Nous nous félicitons de l’acquittement de la femme qui a avorté, mais la décision de la haute cour de confirmer les verdicts de culpabilité prononcés à l’encontre du personnel médical révèle les failles structurelles qui persistent dans l’accès à des soins de santé essentiels en Corée du Sud.

    « En raison de l’absence de modification de la législation relative à l’avortement par l’Assemblée nationale, les personnes enceintes sont dépourvues de protections juridiques claires et d’accès à des soins essentiels de santé reproductive. La capacité des personnes à exercer leur autonomie reproductive, à contrôler leur vie reproductive et à choisir d’avoir des enfants ou pas, à quel moment et comment, est indispensable à la pleine réalisation des droits fondamentaux, notamment au respect de la dignité et de l’intégrité corporelle. Par ailleurs, la capacité à prendre les décisions concernant son corps, sa sexualité et sa fonction procréative est au cœur de la justice sociale et économique et de l’égalité des genres.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/01/coree-du-sud-une-decision-rendue-en-appel-dans

    #coréedusud #avortement #feminisme

  • Grève de masse chez Samsung : IA et lutte de classe

    48 000 ouvriers contre le géant des puces électroniques. Le conflit chez Samsung touche les chaînes d’approvisionnement de l’IA et soulève des questions qui concernent l’ensemble du système économique mondial.

    Alors que l’économie mondiale est exposée aux turbulences de la guerre des États-Unis contre l’Iran, le blocage du détroit d’Ormuz ayant fait monter en flèche les prix du pétrole et provoqué des pénuries de matières premières, un nouveau front d’instabilité s’est ouvert au cœur de la chaîne d’approvisionnement technologique mondiale. Les syndicats de la société sud-coréenne Samsung Electronics, le plus grand fabricant mondial de puces mémoire, avaient appelé à une grève de 18 jours, du 21 mai au 7 juin, qui aurait pu paralyser la production de composants dont dépendent les centres de données d’intelligence artificielle à travers le monde.

    Le 20 mai, les parties sont toutefois parvenues à un accord provisoire et les syndicats ont suspendu la grève dans l’attente d’un vote de la base, prévu dans les prochains jours. L’issue reste incertaine, mais la crise a déjà mis en évidence une série de questions cruciales que la rhétorique de l’innovation technologique tend généralement à occulter. Derrière les serveurs qui alimentent l’intelligence artificielle et derrière les puces à haut débit qui permettent l’entraînement des modèles linguistiques, il y a des travailleurs qui effectuent des quarts de nuit dans des salles blanches [espaces de fabrication à l’atmosphère ultra-contrôlée, NDT], exposés à des risques pour leur santé et soumis à des cycles économiques brutaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/30/greve-de-masse-chez-samsung-ia-et-lutte-de-cla

    #coréedusud

  • Starbucks Korea CEO fired after ‘Tank Day’ promo evokes brutal crackdown on democracy
    https://edition.cnn.com/2026/05/19/business/starbucks-korea-ceo-fired-tank-tumbles-intl-hnk

    Starbucks Korea’s promotional ad for “Tank Day,” left, and the company’s statement of apology / Yonhap

    19.5.2026 SeoulReuters - The head of Starbucks Korea has been fired after a marketing campaign sparked public outrage for evoking painful memories of a brutal military crackdown on pro-democracy protesters in 1980.

    Shinsegae Group, the retail conglomerate that licenses and manages the US coffee chain in South Korea, said it had sacked Sohn Jeong-hyun, the head of Starbucks Korea, for carrying out “inappropriate marketing.”

    Sohn’s dismissal came hours after Starbucks launched its “Tank Day” campaign on Monday promoting what it called its “Tank” line of tumblers with the tagline “put it on the table with a sound of ‘Tak!’”

    Monday also marked Democratisation Movement Day, which commemorates the student-led Gwangju Uprising of May 1980, and the campaign drew strong criticism in South Korea.

    Hundreds of people are estimated to have died or gone missing when the military dictatorship of Chun Doo-hwan deployed troops and tanks to crack down on the protests. Many details remain unconfirmed, including who gave the order to open fire on the protesters. Chun finally stepped down in 1988 amid growing calls for democracy.

    Critics also questioned the use of the phrase “tak” for echoing explanations by South Korean police in 1987 for the death of a student protester, who was found to have been tortured. At the time, police said the student died after investigators struck a desk making a “tak” sound, according to local media reports.

    Reuters was unable to reach Sohn for comment and Starbucks Korea declined to make him available for comment, saying he had already left the company. The company has withdrawn the campaign.

    Writing on X on Monday, South Korean President Lee Jae Myung said he was “enraged” by Starbucks’ campaign and demanded it apologize to families of people killed during the uprising.

    The campaign “tarnished the bloody protests of Gwangju citizens and the victims of the protests,” Lee said, calling it the act of a “degenerate peddler.”

    Starbucks Korea posted a statement on its website apologizing for the promotion while Shinsegae Group Chairman Chung Yong-jin also issued a public apology.

    “I deeply bow in apology as the representative of the group,” Chung said. The marketing “deeply hurt the public, the bereaved families, and the victims of the May 18 demonstration.”

    Shares of Shinsegae’s discount retail chain E-Mart 139480.KS, which owns a 67.5% stake in Starbucks Korea that is now called SCK Company, ended down 5.5% at the close of trade in Seoul.

    Starbucks Global also issued a statement on Tuesday, saying it was sorry about what had happened and that an investigation had begun.

    “We sincerely apologize to the people of Gwangju, to those impacted by this tragedy, and to our customers and communities,” a spokesperson at Starbucks Global said in an email to Reuters.

    “Leadership accountability actions have been taken, and a thorough investigation is underway,” the spokesperson said. “We are implementing stronger internal controls, review standards, and company-wide training to ensure this does not happen again.”

    Gwangju Uprising, May 18 Democratization Movement (Korean: 오일팔 민주화 운동)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Gwangju_Uprising

    The Gwangju Uprising, also known in South Korea as May 18 Democratization Movement (Korean: 오일팔 민주화 운동),[b] was a series of student-led demonstrations that took place in Gwangju, South Korea, in May 1980, against the coup d’état of May Seventeenth by Chun Doo-hwan that strengthened his power. Chun had previously taken power and become military dictator through the coup d’état of December Twelfth at the end of 1979. He implementated martial law, arrested opposition leaders, closed all universities, banned political activities, and suppressed the press. The uprising was violently suppressed by the South Korean military who retook Gwangju. Between 600 and 2,300 people were killed.

    Starbucks under fire for ’Tank Day’ promotion on Gwangju Uprising anniversary - The Korea Times
    https://www.koreatimes.co.kr/business/companies/20260518/starbucks-under-fire-for-tank-day-promotion-on-gwangju-uprising-annive

    18.5.2026 by Ko Dong-hwan - Starbucks Korea faced backlash Monday, as the nation commemorated the May 18 Uprising, for using phrases in a product promotion that were seen as provoking sentiment against the historic event.

    The major coffee chain shut down the event amid a flood of online criticism and issued an apology.

    The controversial phrases included “Tank Day,” the event’s title, which evoked memories of the military vehicles used by former President Chun Doo-hwan to suppress protesters in Gwangju in 1980. Citizens had risen up against his military regime, demanding an end to martial law and the establishment of a democratic system.

    The promotion offered a 10 percent discount on the Colorful Tank Tumbler Set and a 21 percent discount on the Tank Duo Set.

    The company admitted that it had discovered “inappropriate phrasing during our promotion of the Dante, Tank and Nasu tumbler series, which was part of our Buddy Week event running from May 15 to 26.”

    The promotion also used the phrase “Put it on the table with a sound of ‘Tak!’” — wording that evoked the infamous explanation tied to the 1987 torture death of student activist Park Jong-chul. The incident later became a major catalyst for the country’s democracy movement.

    Photo
    A Starbucks shop in Seoul displays its tumbler lineup, May 6. Yonhap

    At the time, police claimed Park died after investigators struck a desk with a “tak” sound, prompting him to collapse with an “eok” sound — an explanation that later became a widely criticized symbol of the military regime’s attempts to conceal torture and state violence.

    Starbucks’ use of these historically sensitive words stirred online backlash and prompted criticism that the promotion abused public sentiment surrounding the 1980 Gwangju Uprising and the death of Park.

    A civic group representing victims and bereaved families of the Gwangju uprising accused Starbucks Korea of “damaging the spirit of the democracy movement through a shallow understanding of history.”

    “We strongly condemn Starbucks Korea and urge the company to provide a proper explanation and apology,” the group said in a statement.

    Starbucks Korea responded by suspending the event, saying, “We sincerely apologize for causing concern and discomfort to customers.”

    The latest incident is stirring long-standing criticisms of Chung Yong-jin, the conservative chairman of Shinsegae. Emart, an affiliate of Shinsegae Group, is the largest shareholder of Starbucks Korea. Online users have been resharing Chung’s past posts captioned with the hashtag “myeolgong,” meaning eradicate communism.

    In that sense, Kwon Young-kook, chairman of the minor opposition Justice Party, said, “this controversy cannot be dismissed as a mere coincidence or mistake. Chung has never tried to hide his far-right leanings,” adding that “the owner’s usual conduct should be seen as having encouraged such wording during the approval and review process.”

    Amid the backlash, Chung dismissed Starbucks Korea CEO Sohn Jeong-hyun, who took responsibility for the contentious campaign.

    Later in the day, President Lee Jae Myung, who visited Gwangju for a ceremony commemorating the pro-democracy movement, also criticized Starbucks Korea for holding the event on a date associated with victims of military rule.

    “I am outraged by the inhumane behavior of profiteers who deny the values of the Republic of Korea, fundamental human rights and democracy,” Lee wrote on social media platform X.

    Bienvenu au Tankfest !
    Nos amis anglais amateurs de véhicules massifs toujours aussi imperturbables ...

    TANKFEST 202626-28 June 2026
    https://tankmuseum.org/events/tankfest

    Mk IV Female

    Guest Vehicles - Find out what’s joining us at TANKFEST 2026
    ...
    Mk IV Female

    From closer to home, The Norfolk Tank Museum will be displaying Deborah II, its World War One Mk IV Female replica.

    It’s an exceptional re-construction of tank that was lost during the Battle of Cambrai – near where its remains are on public display today. It was built for a documentary marking 100 years of the battle which featured Guy Martin.

    The Tank Museum
    Bovington
    Dorset
    BH20 6JG
    UK

    https://en.wikipedia.org/wiki/Mark_IV_tank

    A total of 1,220 Mark IVs were built: 420 “Males”, 595 “Females” and 205 Tank Tenders (unarmed vehicles used to carry supplies), which made it the most numerous British tank of the war. The Mark IV was first used in mid 1917 at the Battle of Messines Ridge. It remained in British service until the end of the war, and a small number served briefly with other combatants afterwards.

    #Corée #starbucks #histoire #marketing #boulet

  • 78 000 employés de Samsung vont toucher 290 000 € chacun
    https://www.gameblog.fr/trends/samsung-employes-prime-ia-717076

    Samsung vient de signer un accord salarial qui pourrait bouleverser l’industrie des #semi-conducteurs.

    #Samsung Electronics, géant sud‑coréen de la tech, vient de conclure un important accord salarial. La montée de l’#intelligence_artificielle (#IA) stimule la demande en semi‑conducteurs, secteur où Samsung est leader, et cet accord vise à apaiser les tensions sociales après la menace d’une #grève_générale de 18 jours qui aurait paralysé l’activité du groupe. Ces décisions ont des répercussions notables pour l’économie sud‑coréenne et la communauté technologique mondiale.

    (...)

    L’accord concerne environ 78 000 des 125 000 employés de Samsung Electronics en #Corée du Sud, ceux qui bénéficieront directement des primes. Le montant moyen attendu par employé est d’environ 509 millions de wons, soit approximativement 290 000 euros, rapporte BFMTV. Ce calcul repose sur un bénéfice d’exploitation attendu par le marché à 331 000 milliards de wons. Parallèlement, une augmentation moyenne de 6,2 % des salaires de base a aussi été décidée.

    331 000 milliards de wons = 188 milliards d’euros.

    78000 employés x 290 000 euros = 22,6 milliards d’euros.

  • Murtaza Hussain sur X :
    https://x.com/MazMHussain/status/2057863677894893659

    La Corée du Sud a soudainement rompu avec une politique prudente au Moyen-Orient pour passer à des dénonciations répétées d’Israël, y compris la qualification de Netanyahu comme « criminel de guerre » par le président Lee Jae Myung cette semaine, en référence à son mandat d’arrêt de la CPI. Ces déclarations coincident également avec une crise énergétique découlant de la guerre contre l’Iran et une décision de Séoul de nommer un envoyé spécial à Téhéran et de commencer à réengager des relations diplomatiques avec elle.

    Il existe une immense constellation de pays qui dépendaient du système commercial maritime de la Pax Americana pour leur bien-être économique et qui ont soudainement été jetés par-dessus bord par la guerre. S’ils estiment ne plus en tirer profit, il y a beaucoup moins d’incitation à se complaire dans des pieux discours sur Israël et d’autres sujets idéologiques qu’ils toléraient simplement parce qu’ils étaient importants pour les élites américaines.

    From Israel’s detention of two Korean activists to their release: Why did Lee refer to Netanyahu as a ‘war criminal?
    https://koreajoongangdaily.joins.com/news/2026-05-21/national/diplomacy/From-Israels-detention-of-two-Korean-activists-to-their-release-Why-did-Lee-refer-to-Netanyahu-as-a-war-criminal/2597998

  • La Corée Du Sud Accuse Israël D’avoir “enlevé” Un Citoyen Lors D’un Raid Contre Une Flottille Pour Gaza
    i24NEWS - 20 mai 2026 à 09:04
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-la-coree-du-sud-accuse-israel-d-avoir-enleve-un-citoyen-lors-d-un-raid-

    La Corée du Sud a vivement critiqué Israël après l’interception de navires de la flottille pour Gaza, à bord desquels se trouvaient des ressortissants sud-coréens.

    Lors d’une réunion du gouvernement, le président sud-coréen Lee Jae Myung a affirmé que les citoyens sud-coréens avaient été arrêtés dans les eaux internationales pour des raisons qu’il juge non valables au regard du droit international. Il a qualifié l’action israélienne de « totalement excessive » et s’est interrogé sur la possibilité, pour Séoul, de laisser passer ces arrestations sans protester. (...)

    #CoréeIsrael #Flottille #Flottille_Gaza

    • Benjamin Netanyahou Supervise L’interception De La Flottille Pour Gaza
      i24NEWS - 18 mai 2026 à 13:22
      https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/artc-benjamin-netanyahou-supervise-l-interception-de-la-flottille-pour-gaza

      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est rendu ce lundi au centre de commandement de la marine israélienne, à la Kirya de Tel Aviv, alors que les forces israéliennes prenaient le contrôle de la flottille partie de Turquie en direction de Gaza.

      Il était accompagné du ministre de la Défense Israel Katz et du chef d’état-major Eyal Zamir. Benjamin Netanyahou a reçu un point de situation du commandant de la marine, Eyal Harel, et a suivi en direct l’opération visant à empêcher la flottille de briser le blocus naval imposé à Gaza.

      Le Premier ministre s’est ensuite adressé par radio au commandant de la Shayetet 3, afin de féliciter les soldats engagés dans l’opération.

      « Vous faites un travail exceptionnel », a déclaré Benjamin Netanyahou, affirmant que les forces israéliennes étaient en train de déjouer « un plan malveillant destiné à briser l’isolement imposé aux terroristes du Hamas à Gaza ».

      Il a salué une opération menée « avec un très grand succès » et « dans le calme », estimant qu’elle se déroulait avec moins de visibilité que ce qu’espéraient les ennemis d’Israël.

      « Continuez jusqu’au bout », a-t-il ajouté aux forces navales.

      La flottille, partie de Turquie, était présentée par ses organisateurs comme une initiative destinée à atteindre Gaza. Israël affirme de son côté qu’il s’agit d’une provocation visant à contester le blocus naval et à servir les intérêts du Hamas.

    • Israël Intercepte Une Flottille Turque Vers Gaza Et Transfère 430 Militants Sur Son Territoire
      i24NEWS - 19 mai 2026 à 23:06 
      https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-la-coree-du-sud-accuse-israel-d-avoir-enleve-un-citoyen-lors-d-un-raid-

      Israël a annoncé mardi soir avoir mis fin à une nouvelle flottille internationale tentant de rejoindre la bande de Gaza « afin de contourner le blocus naval imposé par l’État hébreu ». Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, les 430 militants présents à bord des embarcations ont été transférés sur des navires israéliens puis acheminés vers Israël.

  • Korea: Die Früchte des Zeitalters der KI-Infrastruktur ...

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12464023

    #Korea #KI #Gesellschaft #Wissen #Generation #Allmende #Solidarität #Infrastruktur

    ♲ Sonnenbrand - 2026-05-12 10:48:29 GMT

    Die Südkoreaner sprechen die Wahrheit aus: „Die Früchte des Zeitalters der KI-Infrastruktur sind nicht allein das Verdienst einzelner Unternehmen, sondern beruhen auf dem industriellen Fundament, das die gesamte Nation im Laufe des letzten halben Jahrhunderts geschaffen hat“, zitiert die Korea Times aus der Begründung des Stabschefs für den Vorschlag.

    https://www.heise.de/news/Suedkorea-Boerse-stuerzt-wegen-Ruf-nach-KI-Gewinnbeteilung-der-Bevoelkerung-ab

    Das gilt für extrem viele Branchen, nicht nur KI. Anhänger von Ayn Rand wollen das nicht verstehen.

    Straßen für Autos werden jedenfalls auch nicht allein durch die KFZ-Steuer bezahlt.

    #ai #ki #industrie #suedkorea

    • heise.de - 12. Mai 2026

      Südkorea: Börse stürzt wegen Ruf nach KI-Gewinnbeteilung der Bevölkerung ab

      Südkoreas Wirtschaft profitiert besonders vom KI-Boom und die Debatte über den Umgang mit den Gewinnen wird lauter. Jetzt hat ein Vorschlag für Unruhe gesorgt.

      Von Martin Holland

      Ein hoher Berater des südkoreanischen Präsidenten hat am Montag für Aufruhr an der dortigen Börse gesorgt, als er vorgeschlagen hat, Bürger und Bürgerinnen eine Dividende aus den Steuern auf die erheblichen KI-Gewinne der Industrie zu bezahlen. Nachdem Kim Yong-beom, der für Politik zuständige Stabschef des südkoreanischen Präsidenten, das in einem Facebook-Beitrag ausgeführt hat, stürzte Südkoreas Börsenindex KOSPI vorübergehend um mehr als fünf Prozent ab, berichtet Bloomberg. Erst als der einflussreiche Politiker später klarstellte, dass es ihm um Steuermehreinnahmen ging, erholte sich der Aktienindex wieder und machte die Verluste weitgehend wieder wett, ergänzt der Finanznachrichtendienst.

      Geld für die Bevölkerung

      „Die Früchte des Zeitalters der KI-Infrastruktur sind nicht allein das Verdienst einzelner Unternehmen, sondern beruhen auf dem industriellen Fundament, das die gesamte Nation im Laufe des letzten halben Jahrhunderts geschaffen hat“, zitiert die Korea Times aus der Begründung des Stabschefs für den Vorschlag. Vorgebracht habe er auch das norwegische Beispiel, dort fließen Öleinnahmen über den Staatsfonds an die Gesellschaft. Dieses Prinzip solle auch für Südkoreas KI-Gewinne gelten. Das Geld könnte als Startkapital für junge Menschen, für ein Grundeinkommen im ländlichen Raum, die Unterstützung von Künstlern und Künstlerinnen, für die Stärkung der Altersversorgung oder Bildungsmaßnahmen für den Wandel in der KI-Ära genutzt werden, hat er demnach noch vorgeschlagen.

      Südkoreas Wirtschaft hat zuletzt besonders stark vom KI-Boom profitiert, das gilt vor allem für die beiden Konzerne Samsung und SK Hynix. Die dominieren den Speichermarkt, insbesondere bei Arbeitsspeicher (DRAM), wo sie zwei Drittel des weltweiten Umsatzes ausmachen. Zusammen haben die Aktien der beiden Konzerne den KOSPI zuletzt auf immer neue Rekordwerte getrieben, Südkoreas Aktienmarkt insgesamt konnte dadurch gleich mehrere westliche Staaten überholen. Parallel dazu wird die Diskussion über die Verteilung der immensen Gewinne immer lauter und Samsung könnte deshalb sogar bald einen Arbeitskampf von Rekordlänge erleben.

    • [...]

      « Les fruits de l’ère des infrastructures d’IA ne sont pas uniquement le mérite d’entreprises individuelles, mais reposent sur les fondements industriels que la nation tout entière a mis en place au cours des cinquante dernières années », cite le Korea Times, reprenant les arguments avancés par le chef d’état-major à l’appui de cette proposition. Il aurait également évoqué l’exemple de la Norvège, où les recettes pétrolières sont reversées à la société par le biais du fonds souverain. Ce principe devrait également s’appliquer aux bénéfices tirés de l’IA en Corée du Sud.

      [...]

      deepl.com

  • Pourquoi les États-Unis sont en guerre contre l’Iran et pourquoi cette guerre pourrait marquer une pause, mais ne prendra pas fin

    via https://diaspora.psyco.fr/posts/12439060

    source : New Eastern Outlook April 28, 2026
    (pas très apprécié dans le monde occidental ->
    https://en.wikipedia.org/wiki/New_Eastern_Outlook)

    https://journal-neo.su/2026/04/28/why-the-us-is-at-war-with-iran-and-why-the-war-might-pause-but-wont-end

    by Brian Berletic

    While much discussion of the US war of aggression against Iran has focused on region-specific factors, including the myth that the US is fighting Iran on “behalf of Israel,” there are far more realistic and important global factors that have led to the war and will unfold because of it.
    [...]

    • https://reseauinternational.net/pourquoi-les-etats-unis-sont-en-guerre-contre-liran-et-pourquoi

      par Brian Berletic

      Si une grande partie du débat sur la guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran s’est concentrée sur des facteurs propres à la région, notamment le mythe selon lequel les États-Unis combattent l’Iran « au nom d’Israël », il existe des facteurs mondiaux bien plus réalistes et importants qui ont conduit à cette guerre et qui se manifesteront en raison de celle-ci.

      La guerre contre l’Iran s’inscrit dans un projet américain s’étendant sur plusieurs décennies visant à prendre le contrôle total du Moyen-Orient ainsi que du pétrole et du gaz produits et exportés depuis cette région. Il ne s’agit pas de s’approprier cette énergie pour la consommation des États-Unis, mais d’établir et de renforcer le monopole américain sur la production et les exportations d’énergie provenant des États-Unis eux-mêmes et des pays et régions sur lesquelles les États-Unis exercent leur contrôle.

      Cela concerne notamment le Venezuela en #Amérique_latine. La guerre d’agression menée par les États-Unis début 2026 contre l’État vénézuélien, l’enlèvement du président vénézuélien et la prise en otage du reste du gouvernement vénézuélien ont conduit à la suspension quasi immédiate des exportations de pétrole vénézuélien vers la Chine et à la redistribution des richesses pétrolières vénézuéliennes au profit des entreprises américaines.

      Ce que les États-Unis qualifient souvent de « garanties de sécurité » pour leurs « alliés » n’est qu’un euphémisme pour désigner l’occupation militaire américaine, la mainmise politique et le contrôle de ce qui sont en réalité des mandataires – et non des alliés.

      Une guerre d’agression similaire menée par les États-Unis contre la Russie via l’Ukraine s’étend également rapidement pour devenir une guerre visant directement les infrastructures russes de production, de stockage et d’exportation d’énergie, grâce à l’utilisation de drones qui – bien qu’attribués à l’Ukraine – sont en réalité supervisés par la CIA et l’armée américaine, comme l’a révélé le New York Times.

      De même, les États-Unis encouragent leurs mandataires européens, dans le cadre d’une « division du travail », à intensifier le suivi maritime, l’interception et la saisie des pétroliers transportant les exportations énergétiques russes, ainsi qu’une campagne américaine utilisant des drones maritimes pour attaquer ces pétroliers. Là encore, le NYT a identifié la #CIA et l’armée américaine comme ayant « suralimenté » ce qui est prétendument présenté comme des opérations « ukrainiennes ».

      Conjugué à la guerre contre l’Iran, un schéma mondial clair se dessine : il s’agit d’une perturbation, d’une destruction et même d’un arrêt délibérés par les États-Unis des exportations d’énergie vers l’Asie en général, mais vers la Chine en particulier.

      Alors que les États-Unis tentaient probablement aussi de renverser rapidement le gouvernement iranien pour renforcer leur contrôle sur la région et isoler davantage la Russie et la Chine, un objectif beaucoup plus large et plus global consistait à couper l’approvisionnement énergétique non seulement de l’Iran vers l’Asie et plus particulièrement la Chine, mais de l’ensemble du Moyen-Orient vers l’Asie et la Chine.

      La phase la plus récente de l’agression américaine contre l’Iran – qui a débuté fin février et s’inscrit dans la continuité des violences lancées contre l’Iran en 2025 sous l’administration #Trump et même en 2024 à la fin de l’administration #Biden – a consisté à cibler la production énergétique iranienne ainsi qu’à mener des frappes sur l’île de #Kharg, principale installation d’exportation d’énergie de l’Iran.

      Les frappes américaines contre la production énergétique iranienne ont conduit à des frappes de représailles de l’Iran contre les États arabes du golfe Persique alliés des États-Unis, notamment le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

      Collectivement, ces violences ont entraîné une baisse de la production dans toute la région, ce qui a par la suite conduit à une diminution des exportations d’énergie (gaz et pétrole) de l’ensemble du Moyen-Orient vers la Chine par rapport aux niveaux d’avant-guerre.

      Depuis le début des hostilités fin février jusqu’au récent accord de cessez-le-feu, les exportations d’énergie de l’ensemble de la région vers la Chine sont passées d’environ 52% des besoins totaux importés de la Chine à environ 30%, selon Reuters.

      Un article de Politico datant de mars 2026 montre clairement qu’au-delà de la simple dépendance de la Chine vis-à-vis de la région en matière d’énergie, l’Asie dans son ensemble dépend des importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient pour 70% à plus de 90% de ses besoins totaux en importations d’énergie – en particulier les pays alliés des États-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, les Philippines et la province insulaire de Taïwan.

      Isoler la Chine, contrôler l’Asie

      Tout comme les États-Unis l’avaient fait auparavant avec l’Europe en provoquant la guerre contre la Russie en Ukraine, la destruction des gazoducs Nord Stream et la mise en place de sanctions sur toutes les autres importations d’énergie en provenance de Russie – et maintenant notamment les frappes contre les installations russes de production, de stockage et d’exportation d’énergie, ainsi que contre les pétroliers transportant les exportations énergétiques russes – tout cela forçant l’Europe à dépendre des exportations américaines pour son approvisionnement énergétique – les États-Unis mènent désormais une politique similaire visant la Chine et le reste de l’Asie en perturbant délibérément l’accès aux exportations énergétiques du Moyen-Orient.

      La guerre contre l’Iran a conduit à une réglementation stricte du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz par l’Iran, suivie d’un blocus imposé par les États-Unis visant principalement les navires exportant de l’énergie de l’Iran vers la Chine. Bien que les affirmations des États-Unis selon lesquelles ils contrôlent totalement le trafic maritime à destination et en provenance de l’Iran soient fausses, le blocus américain a refoulé ou saisi au moins la moitié de tout le trafic maritime tentant de quitter l’Iran, principalement à destination de la Chine, a rapporté le Financial Times.

      Cela signifie que les exportations totales d’énergie de la région vers la Chine ont encore chuté – les États-Unis disposant de nombreuses autres options en réserve pour réduire encore davantage les exportations régionales vers l’Asie, et plus particulièrement vers la Chine.

      L’une de ces options est la menace d’une reprise de l’agression militaire américaine contre l’Iran, qui pourrait se traduire à la fois par le ciblage délibéré et la destruction à grande échelle des infrastructures iraniennes de production et d’exportation d’énergie, et par de nouvelles frappes de représailles iraniennes contre la production énergétique des mandataires arabes des États-Unis dans le golfe Persique.

      Les conséquences émergentes de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran et son impact régional sont analogues à la destruction par les États-Unis des gazoducs #Nord_Stream et au ciblage, aux sanctions et aux restrictions progressives des flux énergétiques russes vers l’Europe, ne laissant comme seule option que les exportations énergétiques américaines – une option qui n’était pas viable économiquement jusqu’à ce que les États-Unis éliminent les alternatives existantes, moins chères et fiables.

      La guerre menée par les États-Unis étant sans limite de durée – elle se poursuit depuis fin 2024 jusqu’à aujourd’hui -, avec seulement quelques mois de calme relatif entre les campagnes d’agression militaire américaines, les perspectives d’accès à une énergie abordable et fiable en provenance du Moyen-Orient s’amenuisent progressivement pour la Chine et le reste de l’Asie.

      « Par un heureux hasard », les États-Unis ont déjà entamé l’expansion d’une industrie de production et d’exportation d’énergie déjà massive, ciblant spécifiquement l’Asie.

      En 2025, la société énergétique américaine Glenfarne et son PDG Brendan Duval ont maintes fois évoqué le fait que leur nouveau projet de GNL en cours de construction en Alaska pourrait exporter de l’énergie vers l’Asie « via des voies maritimes sûres et non contestées ».

      Il n’a pas été mentionné à l’époque que ce seraient les États-Unis eux-mêmes qui contesteraient ces voies maritimes et les rendraient dangereuses, renforçant ainsi la viabilité tant du projet de GNL de #Glenfarne en #Alaska que de l’expansion de la capacité d’exportation énergétique américaine en général.

      Il convient de noter que Glenfarne avait perfectionné son expertise en matière d’exportation/importation de GNL grâce à un projet en Colombie rendu possible uniquement par les sanctions américaines contre le #Venezuela voisin et la fermeture des #gazoducs qui auraient autrement approvisionné la Colombie en gaz. Ce n’est que grâce à la fermeture des gazoducs imposée par les États-Unis au Venezuela que l’importation de GNL du Texas vers la Colombie par Glenfarne a eu un sens économique.

      De même, ce n’est que grâce aux menaces de conflit des États-Unis et aux conflits réels mettant en danger des goulets d’étranglement maritimes vitaux à travers le monde que l’exportation de GNL vers l’Asie et au-delà a un sens économique – tout comme l’exportation de GNL américain vers l’Europe n’a eu de sens qu’après la destruction de #NordStream et l’imposition de #sanctions sur l’ #énergie russe, bien moins chère et plus facilement disponible.
      La charrue avant les bœufs, mais pour une bonne raison

      D’ici le début des années 2030, les États-Unis devraient doubler leur capacité d’exportation de #GNL, ce qui leur permettra de répondre à la demande de leurs principaux alliés asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon, ainsi que la province insulaire de #Taïwan – mais là encore, uniquement si des alternatives moins chères et plus fiables restent absentes du marché.

      Cela signifie que si les États-Unis mettent en quelque sorte la charrue avant les bœufs, ils s’assurent que lorsque les bœufs arriveront enfin, les conditions seront idéales pour que les États-Unis, et eux seuls, en tirent profit.

      Tout comme pour l’Europe et la suppression de son accès aux importations d’énergie russe bon marché, la dépendance énergétique totale des alliés asiatiques des États-Unis les transformera davantage et pleinement en prolongements des ambitions géopolitiques américaines dans la région et à travers le monde.

      Tout comme pour l’Europe, servir les intérêts américains se fera au détriment de chaque mandataire américain en Asie, ainsi qu’au détriment de la paix et de la stabilité de toute la région, et plus particulièrement au détriment de l’ascension continue de la Chine, tout comme l’Europe a été utilisée pour cibler la Russie au détriment tant de la Russie que du reste de l’Europe.

      Outre la mainmise politique des États-Unis sur ces mandataires asiatiques, la présence de forces militaires américaines sur leur territoire et désormais l’imposition d’une dépendance énergétique à leur égard, une récente audition au Sénat américain a clairement montré que des pays comme le Japon, la Corée du Sud et les Philippines seront transformées en avant-postes militaro-industriels de la puissance américaine dans la région, contribuant ainsi à minimiser la « tyrannie de la distance » à laquelle les États-Unis sont confrontés lorsqu’ils cherchent à provoquer une guerre contre la Chine, située à l’autre bout du monde par rapport à leur emplacement.

      La création d’usines fabriquant des armes américaines en #Asie et d’installations portuaires dans la région pour effectuer des réparations sur les navires américains est déjà en cours, le #Japon ayant fabriqué et, dans certains cas, même renvoyé aux États-Unis des missiles intercepteurs Patriot, et la Corée du Sud ayant conclu des contrats pour l’entretien des navires de transport de la marine américaine.

      Toutes ces préparations ont lieu en prévision de ce que les États-Unis considèrent comme une confrontation inévitable avec la Chine elle-même – ce qui est en fin de compte la priorité qui motive le conflit américain contre la Russie, l’Iran, le Venezuela et de nombreux autres pays, tout cela dans le but d’isoler et de contenir la Chine avant de l’affronter directement.

      Compte tenu des coûts que l’Europe et les États arabes du golfe Persique paient pour leur subordination aux États-Unis et leur rôle dans l’accueil et la facilitation des guerres d’agression américaines dans leurs régions respectives du monde, le Japon, la #Corée_du_Sud et les #Philippines se désignent eux aussi comme des cibles avant toute confrontation avec la #Chine.

      Ce que les États-Unis appellent souvent des « garanties de sécurité » pour leurs « alliés » n’est qu’un euphémisme pour désigner l’occupation militaire, la mainmise politique et le contrôle par les États-Unis de ce qui sont en réalité des mandataires – et non des alliés. L’objectif du maintien d’un réseau mondial de mandataires, de l’ #Europe au #Moyen-Orient en passant par l’ #Asie-Pacifique, est précisément de faire payer à d’autres pays tous les coûts de la politique étrangère américaine, permettant ainsi aux États-Unis de s’approprier tous les bénéfices pour eux-mêmes.

      La perspective d’une escalade continue des guerres menées par les États-Unis à travers le monde dans un avenir proche à moyen terme est inévitable, car les guerres qui ont lieu actuellement sont menées spécifiquement pour préparer une future confrontation avec la Chine elle-même. Pour cette raison, les chances que les États-Unis parviennent à un quelconque accord de « paix » avec la #Russie ou l’ #Iran sont quasi nulles.

      Tant que les intérêts qui motivent la politique étrangère américaine – notamment l’industrie de l’armement, les géants du pétrole et du gaz, les géants de la technologie, l’industrie automobile et bien d’autres – ne soient supplantés à l’échelle mondiale par les alternatives offertes par le multipolarisme, et tant que le monde multipolaire ne sera pas en mesure de créer une dissuasion suffisante non seulement contre l’agression militaire américaine, mais aussi contre la coercition économique, l’ingérence politique et la mainmise qui mènent à cette agression, les #États-Unis continueront de prendre en otage la #paix, la prospérité et la stabilité mondiales au nom de leurs exigences d’une #hégémonie unipolaire continue sur la planète.

      #unipolarité #proxywar #guerre_par_procuration
      #géopolitique

  • Après les pays du Moyen Orient, les Sud Coréens découvrent avec effrois que les americains les abandonnent pour protéger Israël.

    via https://diaspora.psyco.fr/posts/373ebf56-1869-b1ef-a719-09d950151220

    Voilà pourquoi, le président Sud Coréen avait contacté il y’a quelques jours, Kim Jong Un pour une paix durable 🤣

    Les médias sud-coréens ont diffusé des images montrant le système de défense antimissile THAAD en cours de transfert vers Israël.

    Les six lanceurs ont quitté le site, et les unités radar et de contrôle de tir devraient également être déplacées.

  • Corée du Nord. Alors que des personnes ont été « exécutées pour avoir regardé la télévision sud-coréenne », les pots-de-vin pour échapper aux sanctions sont répandus

    Des personnes ayant fui la Corée du Nord décrivent un système brutal imposant des châtiments arbitraires contre des personnes ayant regardé la télévision sud-coréenne

    Les personnes aisées peuvent se soustraire aux sanctions les plus lourdes en payant des fonctionnaires corrompus

    Des mineur·e·s ont été « forcés à regarder » des exécutions publiques, à titre de mise en garde contre la consommation de contenus étrangers

    Des Nord-Coréen·ne·s surpris en train de regarder des émissions télévisées sud-coréennes encourent des humiliations publiques, des années dans des camps de travail, voire des exécutions. Les sanctions les plus lourdes sont réservées à celles et ceux qui n’ont pas les moyens de verser des pots-de-vin, selon des témoignages accordés à Amnesty International.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/21/coree-du-nord-alors-que-des-personnes-ont-ete-

    #coréedunord

  • No Other Choice Is Another Masterpiece by Park Chan-wook
    https://jacobin.com/2026/01/no-other-choice-is-another-masterpiece-by-park-chan-wook

    24.1.2026 by Eileen Jones - Park Chan-wook’s No Other Choice is a shocking, innovative, and darkly comic film about the pressures of life under capitalism. It’s more proof that the Oldboy director is nothing less than a cinematic master.

    I expected the intense hype surrounding Park Chan-wook’s No Other Choice would, when I finally saw it, inevitably make it less exciting no matter how good it actually was. But the hype can’t even touch it. It’s a great film that works in such unexpected ways, you can’t really anticipate what you’re going to see from a typical summary. It’s one of those rare films that discombobulates you and silences your glib responses.

    Based on Donald Westlake’s 1997 novel, The Ax, previously adapted by Costa-Gavras with his 2005 film, The Axe, Park’s No Other Choice is about an affluent paper mill manager, Yoo Man-su (Lee Byung-hun), who’s devoted to his family, his idyllic home, and the intensive work he performs on the job. We see him just before the life-wrecking blow falls, when he’s on the patio barbequing the family dinner in the summer heat, appreciating his happy situation but looking forward to the cooler fall weather on the way. With ironic prescience, he murmurs, “Come on, fall.”

    But after the mill is taken over by an American company, he abruptly loses his job for refusing to lay off his highly trained coworkers. Crushed, Man-su is determined to find other work within three months so he can go on tending his plants in the greenhouse he built himself; his homemaker wife, Lee Mi-ri (Son Ye-jin), can continue her tennis lessons and dance lessons; his teenage son can lounge around pricing the latest tech gadgets; his neurodivergent daughter, Ri-one, a gifted cellist, can work with a more advanced music teacher; and the family’s two golden retrievers can carry on gamboling around the yard.
    Still from No Other Choice. (CJ Entertainment)

    But intense competition in the labor market plus his severely dented self-confidence means he’s still doing low-paid retail warehouse work over a year later while continuing to hunt for a scarce managerial position in a paper company. The family is driven to desperate extremes. Mi-ri engages in severe cost-cutting — she even gives away the family dogs, saying, “There are too many mouths to feed.” It’s an alarming line daughter Ri-one repeats in a disturbing singsong voice.

    But soon it’s clear the house will also have to be sold, and that’s the last straw for Man-su. He’d worked hard to recover the house, which had once belonged to his parents, and he can’t face losing it again. Realizing he’ll have to take drastic measures, Man-su echoes the American boss who said, when preparing a ruthless round of firings, “No other choice.”

    Man-su decides to eradicate the competition. He creates a false job-hiring ad for a paper mill manager in order to gather applications and figure out who his top competitors are. Those three he plans to murder, presuming he’ll then be hired as the last fully qualified man standing.

    From there, you might think you know what you’re in for in terms of expeditious black comic murders. But it doesn’t go that way at all. Each murder involves a specific, protracted process, undermined by the fact that Man-su identifies with these other men that he’s targeting. In order to do each murder, he gets to know too much about their homes, wives, children, backgrounds, and how much they’ve suffered to get as far as they got in their careers, only to lose it all.

    The first murder is naturally the clumsiest and takes the longest. Man-su zeroes in on Goo Beom-mo (Lee Sung-min), a talented papermaker who’s become an alcoholic during his long search for another job in a fast-shrinking field. Nearly getting caught while spying on the rural Goo home, Man-su gets to know the man’s unhappy wife, A-ra (Yeom Hye-ran), who’s cheating on him. And Man-su’s identification with Beom-mo becomes ever more troubling, as Man-su begins to suspect Mi-ri is also cheating on him, and his own dark history as an overworked, abusive alcoholic is revealed.

    Man-su’s first murder attempt is so messy, it descends into mistaken identity and a protracted slapstick comedy sequence in which the question becomes, who will murder whom by the end of this scrum? If you can’t handle wild tone shifts, a radically veering narrative, and startling segues between scenes — some such artfully composited shots and bold editing choices, you’ve never seen the like of them before — you won’t be able to appreciate this film.
    Still from No Other Choice. (CJ Entertainment)

    The few bad reviews No Other Choice has gotten reflect outmoded expectations of something smoother and more conventional, a kind of filmic “well-made play” that continues to haunt the imaginations of far too many critics. This film is going for a visceral representation of life under capitalism, without resorting to mere polemics. That means both the tragic and the surreally ludicrous are represented in a rapid pile-on of mad events in such a way that the ground seems to heave under the characters’ feet.

    Any nostalgia you might have, about, say, an earlier era of industrial capitalism when a necessary labor force made workers at least potentially powerful, gets undercut brutally in No Other Choice. Images of those skilled paper-mill workers and their beautiful, satin-smooth products are subverted later with shots of giant machinery hacking down forests and transporting loads of timber across highways jammed with traffic.

    Director Park goes for such a savage take on humanity’s ruinous time as “stewards of the earth,” even Man-su tending his bonsai tree — twisting and binding its small branches — is shot in such a sadistic close-up, you’re made to wonder, not for the first time, what is wrong with us as a species.

    Human-made beauty coming out of widespread savagery, wreckage, and pain, is one of No Other Choice’s unexpected themes that only fully emerges by the very end. The narrative is haunted by the consciousness of terrible human history contained within literal buried bodies beneath characters’ homes, fertilizing their trees, and getting dirt on their shoes. And atomization, the process by which we are all forced apart into terrifying isolation, so that we each wind up playing a lone hand against the impossible forces of our own creation, has rarely been illustrated with such powerful imagery and narrative clarity.

    You have to see it. Park had exceptionally high ambitions for No Other Choice, as he made clear in an interview way back in 2019:

    I have had a lifetime project to make a film titled The Ax, Park said in an open talk with Greek-French director Costa Gavras, held at the Busan Cinema Center on Sunday, at the Busan International Film Festival. “I’ve not yet started filming, but I wish to make this film as my masterpiece.”

    Well, he did it.

    #cinéma #Corée #capitalisme

  • Quand le capitalisme brise les hommes : la crise toxique de la masculinité en Corée du Sud et ses implications pour le monde.

    Comment l’antiféminisme menace la démocratie

    La Corée du Sud offre un aperçu effrayant de ce qui pourrait être l’avenir des questions de genre dans un capitalisme avancé. Bien qu’elle soit en tête du classement mondial en matière de formation universitaire des femmes, cette société hyperconnectée affiche le plus grand écart salarial entre les sexes de l’OCDE, tandis que la misogynie numérique se développe sans contrôle. Les conséquences en sont dévastatrices : du féminicide de la station Gangnam en 2016 au récent scandale de l’esclavage sexuel numérique « nth room », la haine en ligne se traduit régulièrement par des actes de violence dans le monde réel.

    Cette masculinité toxique ne surgit pas de manière isolée. Alors que l’économie néolibérale détruit les privilèges masculins traditionnels (emploi stable, avantages liés au service militaire, hiérarchie sociale), les jeunes hommes frustrés redirigent leur colère non pas vers la responsabilité du système capitaliste, mais vers les femmes et les féministes. Des influenceurs antiféministes comme Bae In-gyu exploitent cette rage et se constituent une audience massive en promouvant la misogynie extrême comme une forme de résistance politique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/12/quand-le-capitalisme-brise-les-hommes-la-crise-toxique-de-la-masculinite-en-coree-du-sud-et-ses-implications-pour-le-monde/#more-98656

    #feminisme #corée

  • Ces soirs rangés dans mon tiroir : Poèmes de Han Kang (traduits du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet), aux Éditions Grasset , en 2025), lus par Jiwon Lee et Pierre Ménard

    https://liminaire.fr/creation/livre-lecture/article/ces-soirs-ranges-dans-mon-tiroir

    Ces soirs rangés dans mon tiroir est le premier recueil de poèmes de Han Kang traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet. Il vient d’être publié aux éditions Grasset, en 2025. Dans ses textes l’autrice explore les thèmes de la fragilité du corps, de la mémoire, de la mort. Son écriture est épurée et sensible. Entre douleur intime et résonances universelles, la poétesse coréenne fait dialoguer nature et expériences personnelles. L’ombre et l’espoir se mêlent dans ce recueil « en s’affranchissant de la pesanteur » comme dans ses romans qui interroge la condition humaine.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #Littérature, #Voix, #Corps, #Mort, #Nature, #Corée, #Poésie, #Mémoire (...)

    https://www.youtube.com/watch?v=eonkJ_kNjNM

    https://www.grasset.fr/livre/ces-soirs-ranges-dans-mon-tiroir-9782246834991

  • L’usine géante de Hyundai et LG aux Etats-Unis sous le choc après la « grande descente » de la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/10/l-usine-americaine-geante-de-hyundai-et-lg-sous-le-choc-apres-l-arrestation-

    L’usine géante de Hyundai et LG aux Etats-Unis sous le choc après la « grande descente » de la police de l’immigration
    Par Nicolas Chapuis (Ellabell [Géorgie], envoyé spécial)
    Les deux priorités du président américain, Donald Trump, la lutte contre l’immigration clandestine et la réindustrialisation des Etats-Unis, sont entrées en collision, jeudi 4 septembre, près de Savannah, en Géorgie, et les conséquences sont encore difficiles à mesurer. La perquisition menée sur un site du constructeur automobile Hyundai, qui a conduit à l’arrestation de 475 personnes, dont 300 Sud-Coréens, est considérée par la police fédérale de l’immigration (ICE) comme « la plus grande descente » de son histoire. Pour la Corée du Sud, dont le président, Lee Jae-myung, a promis, dans le bureau Ovale, fin août, 350 milliards de dollars (299 milliards d’euros) d’investissements aux Etats-Unis, c’est un humiliant retour de manivelle.
    L’inquiétude est encore palpable ce lundi 8 septembre, aux abords du site industriel. « Je suis revenu ce matin, mais on ne sait pas ce qu’on va faire dans les jours qui viennent, si on doit rentrer chez nous ou rester », explique l’un des employés venu de Séoul, qui tient à garder l’anonymat, même s’il assure « être en règle ». Les salariés se souviendront longtemps de cette journée de jeudi. Les 400 agents fédéraux masqués qui débarquent sur le site, l’hélicoptère qui survole la zone, les véhicules blindés, les cris, les collègues menottés et emmenés dans des bus…
    Selon les différents récits des témoins et le compte rendu de Margaret Heap, la procureure du district sud de la Géorgie, plusieurs personnes ont fui vers un bassin d’épuration, tandis que d’autres ont tenté de se cacher dans des conduits d’aération. L’ICE a publié des vidéos de l’opération, baptisée ironiquement « Low Voltage » (« basse tension »). Un de ces « raids » que l’agence fédérale a pris l’habitude de mettre en scène.
    Le site visé est loin d’être anodin. La « Metaplant America », située à proximité du port de Savannah, est un partenariat entre les deux géants sud-coréens, Hyundai Motor Group et le fabricant de batteries LG Energy Solution (LGES), pour faire sortir de terre un complexe pharaonique capable de produire, à terme, 500 000 voitures électriques par an. Le site s’étale sur 12 kilomètres carrés, soit la taille d’une petite ville, qui a émergé à grande vitesse depuis 2022, au beau milieu de la plaine côtière atlantique. Les premiers modèles de SUV ont été produits en octobre 2024, mais des bâtiments sont encore en construction. C’est le cas de l’entité perquisitionnée jeudi, qui appartient à la succursale HL-GA Battery. Les travaux ne reprendront qu’« une fois la situation stabilisée », selon un responsable de LGES contacté par Le Monde.
    Avec des locaux ultramodernes, des panneaux solaires et des routes flambant neuves baptisées en l’honneur des différentes marques coréennes, la « Metaplant » incarne parfaitement le récit trumpien d’une Amérique redevenue un eldorado économique. A un défaut près : le projet a vu le jour sous le mandat du démocrate Joe Biden, grâce aux subventions pour les véhicules électriques auxquelles le nouveau pouvoir a mis fin. L’investissement coréen se chiffre à 7,6 milliards de dollars, le plus grand jamais réalisé en Géorgie. Cet Etat du Vieux Sud des Etats-Unis, qui cultive son image « business friendly », a été qualifié par le PDG de Hyundai Motor Company, José Muñoz, de « deuxième maison ». Le gouverneur républicain, Brian Kemp, parle, lui, de l’« opportunité d’une génération ». Vendredi, un de ses porte-parole a émis un commentaire bref, affirmant que « toutes les entreprises opérant dans l’Etat doivent respecter les lois de la Géorgie et de [la] nation ».
    Hyundai a assuré dans un communiqué qu’aucun de ses employés n’était directement concerné, que l’entreprise se conformait à la loi et qu’elle attendait la même chose de ses sous-traitants. Contacté par Le Monde, LGES se focalise sur le sort de ses 47 salariés détenus : « Pour le moment, notre priorité absolue est d’assurer la sécurité et le bien-être de nos employés et de nos partenaires, et nous allons consacrer nos efforts à leur assurer un retour sûr et rapide. »
    Zone grise entre travail et formation
    L’affaire a rapidement pris un tour diplomatique. La présidence de Corée du Sud s’est mobilisée pour faire sortir ses 300 ressortissants. Mercredi, elle a dépêché un Boeing 747-8I de Korean Air aux Etats-Unis dans ce but. Donald Trump a finalement renoncé à expulser ces professionnels, mais Séoul a décidé de les rapatrier malgré tout. « Compte tenu de l’état de choc et de l’épuisement des travailleurs, il serait préférable qu’ils rentrent d’abord chez eux, puis qu’ils reviennent aux Etats-Unis pour travailler plus tard. La partie américaine a accepté cette position », a précisé Cho Hyun, le ministre sud-coréen des affaires étrangères.
    Selon Steven Schrank, agent spécial de l’ICE d’Atlanta, qui a vanté dans une conférence de presse le succès d’une enquête « de plusieurs mois », certaines personnes arrêtées ont pénétré illégalement sur le territoire quand d’autres ont dépassé la date limite de leur séjour ou ont travaillé alors qu’elles ne bénéficient pas d’un visa adéquat. Le problème est largement connu en Géorgie. Ces investissements massifs charrient la promesse d’embauches locales. Mais les compétences pour mener à bien ces gigantesques chantiers font défaut aux Etats-Unis. Les constructions d’usine sont nombreuses, la main-d’œuvre est limitée, et la restriction drastique de l’immigration depuis le retour au pouvoir de Donald Trump pèse sur le secteur.
    La présence de Hyundai en Géorgie s’est déjà accompagnée de l’arrivée – légale – de nombreux travailleurs hautement qualifiés en provenance du siège, à Séoul. La plupart se sont installés à Pooler, dans la banlieue de Savannah, où les restaurants coréens se sont multipliés. Mais la Corée du Sud ne bénéficie pas de quotas de visas réservés, à la différence d’autres pays. Certaines entreprises font donc venir régulièrement des consultants qui effectuent des rotations, afin d’encadrer les travailleurs américains ou d’accomplir des missions ponctuelles, dans une forme de zone grise entre travail et formation. D’après les éléments recueillis par Le Monde, plusieurs des personnes arrêtées étaient dans ce cas de figure.
    Donald Trump, prompt à allumer la mèche, a été inhabituellement mesuré, dimanche, sur son réseau Truth Social : « Nous vous encourageons à amener LÉGALEMENT vos personnes très intelligentes, avec de grands talents techniques, et nous ferons en sorte que vous puissiez le faire rapidement et légalement. Ce que nous demandons en retour, c’est que vous embauchiez et formiez des travailleurs américains. »
    Quelles traces cet épisode laissera-t-il sur les relations économiques entre les deux pays ? Les enjeux financiers sont importants pour la Géorgie et au-delà. La veille du raid de l’ICE, le gouverneur se réjouissait dans un communiqué de la construction d’une usine d’aimants de terres rares. Bâti par la filiale américaine d’une société de biotechnologie sud-coréenne, JS Link, le complexe représente un nouvel afflux de 223 millions de dollars. De leur côté, Hyundai et LGES ont respectivement 26 milliards et 25 milliards de dollars d’investissements prévus aux Etats-Unis sur les trois prochaines années. De son côté, Lee Jae-myung a qualifié, jeudi, le raid de « déstabilisant », jugeant qu’il pourrait avoir un « impact significatif sur les décisions d’investissement futures, en particulier lors de l’évaluation de la faisabilité d’opérations directes aux Etats-Unis ».

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#coreedusud#ICE#politiquemigratoire#expulsion#immigration#economie

  • Etats-Unis : les salariés sud-coréens arrêtés vont être libérés et ne seront pas expulsés, a décidé Washington, mais Séoul préfère les rapatrier
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/11/etats-unis-les-salaries-sud-coreens-arretes-vont-etre-liberes-et-ne-seront-p

    Etats-Unis : les salariés sud-coréens arrêtés vont être libérés et ne seront pas expulsés, a décidé Washington, mais Séoul préfère les rapatrier
    Le Monde avec AFP
    Les centaines de salariés sud-coréens arrêtés le 4 septembre lors d’une opération anti-immigration aux Etats-Unis seront relâchés dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 septembre (jeudi matin, heure française) et ne seront pas expulsés, mais Séoul va tout de même les rapatrier, a annoncé le président sud-coréen, Lee Jae-myung.
    Le président américain, Donald Trump, a finalement renoncé à expulser ces quelque 475 travailleurs qualifiés arrêtés sur le site d’une usine de batteries Hyundai-LG dans l’Etat de Géorgie, mais Séoul a décidé de les rapatrier parce qu’ils sont « en état de choc », a précisé le ministère des affaires étrangères sud-coréen.
    « Le président Trump a demandé si les travailleurs sud-coréens détenus, tous des professionnels qualifiés, devaient rester aux Etats-Unis pour continuer à travailler et à former le personnel américain, ou s’ils devaient rentrer chez eux », a détaillé le ministère dans un communiqué à l’Agence France-Presse (AFP). Mais Séoul a répondu que, « compte tenu de l’état de choc et de l’épuisement des travailleurs, il serait préférable qu’ils rentrent d’abord chez eux, puis qu’ils reviennent aux Etats-Unis pour travailler plus tard. La partie américaine a accepté cette position », a-t-il été ajouté. La Corée du Sud a dépêché mercredi un Boeing 747-8I de Korean Air aux Etats-Unis pour rapatrier les travailleurs.
    Lee Jae-myung a relevé lors d’une conférence de presse à Séoul que l’incident pourrait avoir un « impact significatif sur les décisions d’investissement futures, en particulier lors de l’évaluation de la faisabilité d’opérations directes aux Etats-Unis ». La descente de la police de l’immigration, au cours de laquelle ces travailleurs sud-coréens avaient été enchaînés et menottés, est « déstabilisante », a souligné le chef de l’Etat. Il a expliqué que, pour les entreprises sud-coréennes, les techniciens qualifiés étaient « essentiels » lors de l’installation des infrastructures, des équipements et des usines. « Quelqu’un doit installer les machines, et la main-d’œuvre nécessaire n’existe tout simplement pas localement aux Etats-Unis », a-t-il souligné. Le président sud-coréen a attribué le raid à des « différences culturelles », expliquant que, en Corée du Sud, les infractions mineures liées aux visas par des ressortissants américains n’étaient pas considérées comme « un problème sérieux ». La Corée du Sud a promis ces derniers mois d’investir 350 milliards de dollars aux Etats-Unis, après des menaces américaines sur les droits de douane.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#coreedusud#politiquemigratoire#expulsion#immigration#economie

    • Thank You for Smoking
      https://en.m.wikipedia.org/wiki/Thank_You_for_Smoking

      https://genius.com/albums/Various-artists/Thank-you-for-smoking-original-motion-picture-soundtrack

      Tex Williams – Smoke ! Smoke ! Smoke ! (That Cigarette)
      https://genius.com/Tex-williams-smoke-smoke-smoke-that-cigarette-lyrics

      https://www.youtube.com/watch?v=J5ebcjI_D54

      Now I’m a fellow with a heart of gold
      With the ways of a gentleman I’ve been told
      The kind of fellow that wouldn’t even harm a flea

      But if me and a certain character met
      The guy that invented the cigarette
      I’d murder that son-of-a-gun in the first degree

      ’Course, it ain’t cause I don’t smoke myself
      And I don’t reckon they hinder your health
      I’ve smoked them all my life and I ain’t dead yet

      But nicotine slaves are all the same
      At a pettin’ party or a poker game
      Everything’s gotta stop while they smokes a cigarette

      (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
      (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
      Tell St. Peter at the Golden Gate
      That you hates to make him wait
      You’ve gotta have another cigarette

      In a game of chance the other night
      Old Dame Fortune was doin’ me right
      The kings and the queens just kept on comin’ around

      I got a full and I bet ’em high
      But my bluff didn’t work on a certain guy
      He just kept on raisin’ and layin’ that money down

      He’d raise me, I’d raise him
      I sweated blood, you gotta sink or swim
      He finally called, didn’t raise the bet

      I said “aces full pal, how ’bout you?”
      He said “I’ll tell you in just a minute or two
      Right now, I just gotta have myself a cigarette”

      (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
      (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
      Tell St. Peter at the Golden Gate
      That you hates to make him wait
      You’ve gotta have another cigarette

      The other night I had me a date
      With the cutest little gal on East 50 States
      One ’em high-bred, uptown, fancy little dames

      She said she loved me and it seemed to me
      That everything’s bout like it oughta be
      So hand in hand we strolled down lover’s lane

      She was oh so far from a chunk of ice
      Our smoochin’ party was goin’ real nice
      So help me, Hannah I’m thinking I’ve been there yet

      I give her a kiss, a little squeeze
      She said, “Tex, excuse me please
      But I just gotta have a filtered cigarette”

      (Smoke, smoke, smoke that cigarette)
      (Puff, puff, puff and if you smoke yourself to death)
      Tell St. Peter at the Golden Gate
      That you hates to make him wait
      You’ve just gotta have another cigarette

  • 3000 personnes FORCÉES À JOUER pour ne pas M0URIR - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=K2zEE0JKzl0

    #Brother's_Home #Corée_du_Sud #JO_Séoul #Torture #Viol

    La Corée du Sud hantée par le souvenir de ses enfants vagabonds
    https://archive.ph/rBdHz#selection-2069.0-2101.24

    La Corée du Sud hantée par le souvenir de ses enfants vagabonds
    L’agence Associated Press révèle que la dictature a entrepris de « purifier » les rues du pays à l’approche des Jeux olympiques de 1988.
    Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)
    Publié le 22 avril 2016

    La Corée a une histoire tourmentée. Au Nord sous la férule du régime des Kim, bien entendu, mais également au Sud, où peu à peu refont surface les traces des heures les plus sombres des dictatures qui se sont succédé jusqu’à la fin des années 1980. C’est le cas des sévices subis du milieu des années 1970 à la fin de la décennie suivante par des enfants vagabonds, des handicapés, des sans-abri et des alcooliques que révèle une minutieuse enquête de l’agence de presse Associated Press (AP).
    En 1986, 16 000 de ces « indésirables » étaient détenus dans 36 établissements à travers le pays, dont 4 000 à Brothers Home. Là furent commises des « atrocités parmi les pires qu’a connues la Corée du Sud », écrit AP. « Personne n’a jamais été tenu responsable des morts, des viols et des violences » perpétrés dans le plus grand centre de rééducation du pays, à Busan, dans le sud de la péninsule.
    Se fondant sur des témoignages de responsables de l’établissement et de victimes qui jusqu’à présent avaient gardé le silence, AP conclut que « les sévices subis par les détenus étaient pires et plus systématiques qu’on le pensait ». La dissimulation des faits fut orchestrée au plus haut niveau du pouvoir : deux enquêtes furent bloquées par le procureur en chef de Busan, Park Hee-tae, par la suite ministre de la justice et qui est « actuellement un conseiller du parti au pouvoir », écrit AP. M. Park a refusé de répondre aux questions des journalistes de l’agence.
    Les victimes demandent aujourd’hui que la lumière soit faite, mais le ministère de l’intérieur fait valoir qu’il y a prescription. La victoire de l’opposition, à la suite des élections du 13 avril, pourrait contraindre l’Etat à ouvrir finalement une enquête sur une des affaires les plus douloureuses de l’époque.

    « Torture et viols »
    En 1975, le général-président Park Chung-hee, auteur d’un putsch militaire en 1961 et père de l’actuelle présidente, donna l’ordre à la police de « purifier » les rues et d’en expulser mendiants, vagabonds et marchands à la sauvette qui donnaient une mauvaise image d’une nation postulant alors à l’organisation des Jeux olympiques de 1988. A l’époque, le pays se dégageait de la pauvreté et des séquelles de la guerre (1950-1953), et aspirait à être reconnu sur la scène internationale en gommant ce qui aurait pu diminuer son crédit.
    Cependant, la plupart des cas de détention ne répondaient pas à la définition de « vagabondage ». Aux violences et sévices s’ajoutait une exploitation de cette main-d’œuvre corvéable à merci. La mortalité était élevée : officiellement 513 cas entre 1975 et 1986 mais sans doute beaucoup plus, écrit AP. Selon les certificats de décès délivrés par le médecin de l’établissement de Busan, les morts étaient dues à une « crise cardiaque » ou à un « excès de fatigue ».
    Les victimes interrogées par AP font état de « torture et viols répétés ». Selon un ancien détenu cité, Lee Chae-sik, ces sévices étaient pratiqués dans une pièce spéciale baptisée « chambre de correction ». Choi Seung-won, 14 ans à l’époque, raconte avoir été torturé pour avoir volé un pain, incarcéré et violé par des gardes.

    A la suite d’une opération policière ordonnée par un procureur de la ville d’Ulsan, Kim Yong-won, en janvier 1987, fut découvert un « univers de camp de concentration », raconte le magistrat. Mais son enquête fut arrêtée par ses supérieurs hiérarchiques : Chun Doo-hwan, un autre général qui avait pris le pouvoir à la suite de l’assassinat de Park Chung-hee en 1979, ne voulait pas ternir sa réputation à un an des Jeux olympiques. Lui-même avait un lourd passé : la répression par les troupes d’élite de la rébellion de Kwangju, en mai 1980 – plus de 200 civils morts, tués par balles ou chargés à la baïonnette. Et les victimes de Brothers Home furent oubliées.

  • ‘Landmines have become the greatest protectors’: how wildlife is thriving in the Korean DMZ | Biodiversity | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2025/aug/21/north-south-korea-war-demilitarised-zone-dmz-ecology-endangered-wildlif

    tanding on top of a small mountain, Kim Seung-ho gazes out over an expanse of paddy fields glowing in their autumn gold, the ripening grains swaying gently in the wind. In the distance, North Korea stretches beyond the horizon.

    “It’s so peaceful,” says the director of the DMZ Ecology Research Institute. “Over there, it used to be an artillery range, but since they stopped firing, the nature has become so beautiful.”

    The land before him is the demilitarised zone, or DMZ, a strip of land that runs across the Korean peninsula, dividing North and South Korea roughly along the 38th parallel north.

    This heavily fortified border was created after the devastating Korean war, which lasted from 1950 to 1953. The conflict ended in an armistice rather than a peace treaty, establishing a buffer zone between the two countries that remain in a technical state of war.

    #frontières
    #corée

  • Surveillance, greenwashing : le mirage écologique d’une ville « intelligente »

    La ville sud-coréenne de #Songdo incarne une promesse « verte » contestée, une #écologie_de_façade au prix de caméras omniprésentes, capteurs et maisons connectées.

    On s’attendrait presque à n’y voir circuler en silence que quelques voitures électriques. Or, à Songdo, les gratte-ciel étincelants, les façades vitrées et les courbes métalliques futuristes captent d’abord le regard. Au cœur de ce district d’Incheon, sur la côte nord-ouest de la Corée du Sud, serpente un canal relié à la mer Jaune. Sortie de l’eau en à peine vingt ans, Songdo a été bâtie sur des terres artificielles gagnées sur la mer.

    « On observe un basculement dans le discours sur la ville au début des années 2000 : Songdo a d’abord été présentée comme “verte”, malgré une destruction massive de l’environnement naturel lors de sa construction. À partir de 2010, le récit a changé : la ville est devenue “smart” (“intelligente”) », dit Suzanne Peyrard, chercheuse associée au Centre Chine, Corée, Japon de l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et autrice d’une thèse sur cette ville coréenne (2023).

    Songdo, vitrine sud-coréenne d’une urbanisation high-tech de 265 000 habitants, incarne une promesse contestée entre écologie de façade, gestion opaque des déchets, dépendance à la voiture et omniprésence d’un dispositif de surveillance qui, lui, ne fait aucun doute.

    Gestion des #déchets intelligente... et défaillante

    Du haut de la G-Tower, au 33e étage, la vue impressionne. Encore en cours de construction, la phase 2 du chantier démesuré de Songdo est prévue pour 2027, selon la Ville. La fin du projet ne cesse d’être repoussée et certains lopins de terre forment toujours des espaces vides au milieu des immeubles géants. Auprès de ces friches, on se sent minuscule.

    Les promoteurs vantent encore aujourd’hui une ville « ecofriendly » (« écologique »), dont 40 % de la surface serait occupée par des espaces verts, selon l’#Incheon_Smart_City_Corporation (#ISCC), une société publique spécialisée dans la conception et la gestion de villes intelligentes. Le plus emblématique de ces lieux, Central Park, s’articule autour d’un canal artificiel, qui s’élargit en lac.

    Certains immeubles affichent fièrement leur certification #Leadership_in_Energy_and_Environmental_Design (#Leed), un label qui garantit le respect de normes de conception durable et d’#efficacité_énergétique. Une #promesse accueillie avec scepticisme par Cha Chungha, cofondateur de Re-Imagining Cities, une ONG de conseils sur le développement de « smart cities » : « La plupart des bâtiments qui sont “Leed” passent tout juste le plus bas niveau de certification. Bien sûr, ce n’est pas cela qui est mis en avant. »

    La ville est équipée d’un système souterrain de gestion des déchets, présenté comme innovant lors de son installation : « Les citoyens de la résidence possèdent une carte, qui leur ouvre l’accès aux conteneurs. Les déchets sont ensuite aspirés sous terre, puis envoyés vers des centres de tri situés en dehors de la ville, mais le système est défaillant. Cela provoque régulièrement l’apparition de tas d’ordures dans les rues. Les tunnels souterrains, prévus pour faciliter la logistique, ont aussi favorisé la prolifération de nuisibles », détaille Suzanne Peyrard.

    De plus, l’accès à ces conteneurs « smart » est inégal suivant les résidences, observe Dakota McCarty, titulaire d’un doctorat en urbanisme et professeur adjoint en sciences et politiques de l’environnement à l’université George Mason de Corée.

    « L’expérience des habitants ne résonne pas avec ce qui correspond à une vision large de la “smart city”. Bien que le système de déchets souterrains soit technologiquement avancé, la plupart des habitants n’y ont plus accès et certains le remettent en question, le considérant comme un projet coûteux dans une ville où d’autres services essentiels, comme les transports publics, semblent sous-développés. »

    Une ville énergivore

    Quant à l’image écologique de la ville, où siège le Fonds vert pour le climat de l’Organisation des Nations unies (ONU) depuis 2013, Richard, un Canadien habitant Songdo depuis trois ans, n’est pas dupe : « C’est assez ironique puisque la ville a été construite sur des terres asséchées. »

    Si quelques panneaux solaires, des pistes cyclables et certains toits végétalisés sont bien visibles, « l’empreinte de Songdo reste importante en raison de sa dépendance à l’égard des #voitures_individuelles, de la forte consommation d’#énergie de ses bâtiments et du coût environnemental de la remise en état des terres sur lesquelles elle a été construite », précise Dakota McCarty. Sans compter les « immenses #parkings et les larges avenues à plusieurs voies qui donnent la priorité à la circulation automobile », ajoute le professeur.

    Pourtant, c’est au cœur d’une zone piétonne qu’a choisi de s’installer Seok-Hoon [*], il y a six ans. Le quadragénaire, qui travaille pour le compte d’entreprises biopharmaceutiques, évoque d’abord l’emplacement du lieu : « Près de mon appartement, c’est un espace interdit aux voitures. J’ai pensé que c’était idéal pour élever mon enfant, plus sûr. »

    Et puis, il y a ses clients. Selon The Korea Herald, la capacité de production biopharmaceutique du Songdo Bio Cluster, un pôle rassemblant plusieurs entreprises leaders du marché mondial, est la plus importante au monde. Quant aux avantages des services intelligents de la ville, il ne les évoquera pas, et ne saura ni les désigner ni émettre d’avis sur le sujet.

    En face du musée de l’histoire urbaine d’Incheon, à l’angle d’un arrêt de bus, un écran indique la position du car en temps réel, mais aussi la température, 36 °C, et la qualité de l’air, bien que cet indicatif soit en panne (mesuré à 0 µg/m³). Plus étonnant, le panneau affiche la fréquentation du bus en question, de « peu fréquenté » à « normal », et va jusqu’à renseigner les passagers sur le nombre de sièges encore disponibles.

    La version considérée comme la plus intelligente de ces arrêts de bus est close, chauffée en hiver, climatisée en été et, au besoin, recharge sans fil votre smartphone. Cette #technologie, comme toutes les autres, est promue par l’ISCC. Pourtant, après avoir sillonné en bus une partie des 600 hectares du district, aucune trace de ces arrêts intelligents. Les agents de l’office du tourisme lèveront le mystère : il n’en existe que quatre.

    Contrôle des #espaces_publics et privés

    À quelques pas de l’institution se dresse l’imposante G-Tower. Les visiteurs peuvent avoir un aperçu des services intelligents développés dans la ville. Après une présentation et la projection d’une courte vidéo promotionnelle, le public est invité à se placer debout devant l’écran. L’effet de surprise ne tarde pas : l’écran est en réalité une immense baie vitrée qui surplombe une salle de contrôle plongée dans la pénombre. Seules les lueurs des écrans s’y détachent, diffusant en temps réel les images captées par des milliers de caméras disséminées dans toute la ville.

    Installés derrière les rangées de bureaux qui y font face, les employés se relaient 24 h/24 pour analyser ces informations. Chaque plaque d’immatriculation entrant et sortant de Songdo est scannée. Un véhicule qui mordrait sur un passage piéton sera identifié. « On nous demande souvent si nous contactons les piétons qui ne respectent pas les feux verts pour traverser par exemple, dit en riant Lee Min-Kyeong, responsable des relations publiques à l’ISCC. La réponse est non. » Mais les équipes, en revanche, sont capables de contrôler les feux des intersections pour permettre une intervention plus rapide de la police et des pompiers.

    Sol, 26 ans, ne savait rien de ces dispositifs. « La première fois que j’ai visité Songdo, ça m’a juste coupé le souffle. Je me suis dit : “Je ne sais pas combien de temps cela prendra, mais je veux vivre ici”. Tout est si beau, si propre, si moderne. »

    L’étudiante dominicaine a fini par choisir son université uniquement pour son emplacement, dans le but de s’installer dans le district. Dans son dortoir, pas de services intelligents, mais à l’extérieur, « smart city » ou pas, c’est plutôt cette impression de neuf et de technologie qui l’enchante, comme la multiplication d’écrans en tout genre.

    Au niveau individuel, « certains dispositifs permettent de contrôler l’ensemble de l’appartement où l’on vit », explique Suzanne Peyrard. Lim Su-Yeon, 38 ans, confirme : « Je reçois une alerte quand le lave-linge a fini de tourner, et je peux vérifier sur mon portable que j’ai bien éteint l’induction. »

    Les écrans de contrôle, en plus d’éteindre et d’allumer lumières et gaz, affichent la consommation en temps réel de l’électricité et du chauffage. Ces données sont bien protégées, assure la chercheuse, qui se dit impressionnée par le niveau de sécurité déployé.

    « Le contexte géopolitique — la guerre toujours en suspens avec la Corée du Nord — oblige le pays à stocker ses #données à l’intérieur de son territoire. Pourtant, cela coexiste avec des pratiques très intrusives dans les #espaces_semi-privés. Lorsqu’on habite dans une résidence, on peut consulter toutes les #caméras des parties communes », développe Suzanne Peyrard, qui a habité le district pendant un an et demi.

    Et la chercheuse d’ajouter : « Une partie des caméras de la ville est factice ou non connectée, et la #reconnaissance_faciale n’est pas systématiquement activée. Finalement, la question de la #surveillance est souvent posée à travers un prisme français. En Corée du Sud, la présence de caméras est largement acceptée, voire considérée comme neutre. »

    https://reporterre.net/Surveillance-greenwashing-le-mirage-ecologique-d-une-ville-intelligente
    #smart_cities #villes_intelligentes #surveillance #green-washing #urbanisme #Corée_du_Sud

  • Malgré l’intervention de Trump, les combats se poursuivent entre la Thaïlande et le Cambodge | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/malgre-lintervention-de-trump-les-combats-se-poursuivent-entre-la-thail


    Des soldats cambodgiens à bord d’un lance-roquettes multiple automoteur dans la province d’Oddar Meanchey, au nord-ouest du Cambodge, le 27 juillet 2025.
    EPA/KITH SEREY

    La Thaïlande et le Cambodge ont échangé des tirs d’artillerie pour la quatrième journée consécutive dimanche, tout en se disant prêts à discuter d’un cessez-le-feu dans le cadre d’une médiation américaine.

    Les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est la Thaïlande et le Cambodge ont échangé des tirs d’artillerie lourde pour la troisième journée consécutive ce samedi, alors qu’un conflit frontalier a fait au moins 33 morts et déplacé plus de 200 000 personnes. Les deux camps, joints samedi par le président américain Donald Trump, ont assuré vouloir entamer des discussions, mais dimanche au petit matin, les combats ont repris, et chaque capitale a accusé l’autre de manquer à sa parole.

    « Le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi »
    Une porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, a affirmé que la Thaïlande avait attaqué à 4 h 50 du matin (21 h 50 GMT samedi) deux temples contestés au nord-ouest, théâtre des premiers affrontements survenus jeudi matin.

    Bangkok a commis des « actes d’agression délibérés et coordonnés », a-t-elle déclaré dans un communiqué, en dénonçant les « mensonges et faux prétextes » de l’armée thaïlandaise pour justifier l’« invasion illégale » du territoire khmer.

    Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a évoqué de son côté des « tirs d’artillerie lourde » de l’armée cambodgienne visant des « maisons de civils » dans la province de Surin, aux alentours de 4 h 30 du matin (21 h 30 GMT).

    « Toute cessation des hostilités est impossible tant que le Cambodge fait preuve d’un manque flagrant de bonne foi et continue de violer de manière répétée les principes fondamentaux des droits humains et du droit humanitaire », a indiqué la diplomatie thaïlandaise.

    Ces derniers jours, le conflit s’est répandu sur de multiples fronts, parfois éloignés de plusieurs centaines de kilomètres entre eux, de la province thaïlandaise de Trat, populaire auprès des touristes, sur le golfe de Thaïlande jusqu’à une zone surnommée « le Triangle d’émeraude » pour sa proximité avec le Laos.

    Les deux pays acceptent la médiation américaine
    Le président américain Donald Trump a annoncé samedi, après avoir échangé avec leurs dirigeants, que les deux pays étaient prêts à se rencontrer pour parvenir à un cessez-le-feu.

    Trump a salué deux « très bonnes conversations » et dit espérer que les deux voisins « s’entendront pendant encore de nombreuses années », dans un message sur son réseau Truth Social.

    Bangkok a dit « accepter en principe de mettre en place un cessez-le-feu », tout en attendant de voir si l’intention de Phnom Penh était « sincère ».

    Le Premier ministre khmer Hun Manet s’est félicité d’une « bonne nouvelle pour les soldats, et le peuple des deux pays », et chargé son chef de la diplomatie, Prak Sokhonn, de se coordonner avec son homologue américain Marco Rubio en vue de « mettre fin » au conflit.

    Avant cela, une tentative de médiation sous l’égide de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) dont les deux royaumes sont membres, n’avait pas été suivie d’effet.

    La Thaïlande et le Cambodge sont en pleines discussions avec la Maison Blanche au sujet des droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.

    Donald Trump a affirmé qu’il était « inapproprié » de revenir à la table des négociations sur le volet commercial tant que les combats « n’auront pas cessé ».

  • Loin des carnivores
    https://laviedesidees.fr/Loin-des-carnivores

    L’autrice sud-coréenne, prix Nobel de #littérature en 2024, raconte dans l’un de ses romans la décision implacable d’une jeune femme qui rompt avec la #viande et le sexe. Ce faisant, la littérature fait sécession avec une société emportée par sa vitesse et ses oublis.

    #Arts #féminisme #famille #Asie #Portraits #Corée_du_Sud
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250627_han_kang_3_.pdf