Soutk Korea : 79 000 metalworkers on strike
▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/07/qui-commande-les-robots-le-defi-des-travailleurs-en-coree-du-sud/#comment-75351
Soutk Korea : 79 000 metalworkers on strike
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Qui commande les robots ? Le défi des travailleurs en Corée du Sud
Pas de robots dans les usines sans l’accord des travailleurs. La revendication du syndicat de Hyundai déclenche en Corée du Sud le premier grand affrontement de l’ère de l’IA sur la question de l’automatisation.
La décision du syndicat de Hyundai Motor de s’opposer à l’introduction de robots de nouvelle génération dans les usines en l’absence d’accord entre les salarié.es et l’entreprise a transformé un choix industriel en un conflit syndical, ce qui a mis en pleine lumière des tensions touchant l’ensemble du secteur de l’intelligence artificielle.
Au cœur de ce conflit se trouve Atlas, le robot humanoïde développé par Boston Dynamics, une société américaine détenue par Hyundai, que le groupe coréen présente comme son cheval de bataille en matière d’intelligence artificielle physique, c’est-à-dire de machines capables de se déplacer et de travailler dans des espaces de production jusqu’ici réservés aux êtres humains.
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Corée du Sud. Une décision rendue en appel dans une affaire d’avortement met au jour un vide juridique
En réaction à la décision rendue en appel jeudi 23 juillet qui a annulé la condamnation pour meurtre d’une femme ayant avorté tardivement tout en réduisant les peines des professionnels de santé condamnés avec elle, HeeKyoung Cho, directrice exécutive d’Amnesty International Corée, a déclaré :
« Nous nous félicitons de l’acquittement de la femme qui a avorté, mais la décision de la haute cour de confirmer les verdicts de culpabilité prononcés à l’encontre du personnel médical révèle les failles structurelles qui persistent dans l’accès à des soins de santé essentiels en Corée du Sud.
« En raison de l’absence de modification de la législation relative à l’avortement par l’Assemblée nationale, les personnes enceintes sont dépourvues de protections juridiques claires et d’accès à des soins essentiels de santé reproductive. La capacité des personnes à exercer leur autonomie reproductive, à contrôler leur vie reproductive et à choisir d’avoir des enfants ou pas, à quel moment et comment, est indispensable à la pleine réalisation des droits fondamentaux, notamment au respect de la dignité et de l’intégrité corporelle. Par ailleurs, la capacité à prendre les décisions concernant son corps, sa sexualité et sa fonction procréative est au cœur de la justice sociale et économique et de l’égalité des genres.
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Grève de masse chez Samsung : IA et lutte de classe
48 000 ouvriers contre le géant des puces électroniques. Le conflit chez Samsung touche les chaînes d’approvisionnement de l’IA et soulève des questions qui concernent l’ensemble du système économique mondial.
Alors que l’économie mondiale est exposée aux turbulences de la guerre des États-Unis contre l’Iran, le blocage du détroit d’Ormuz ayant fait monter en flèche les prix du pétrole et provoqué des pénuries de matières premières, un nouveau front d’instabilité s’est ouvert au cœur de la chaîne d’approvisionnement technologique mondiale. Les syndicats de la société sud-coréenne Samsung Electronics, le plus grand fabricant mondial de puces mémoire, avaient appelé à une grève de 18 jours, du 21 mai au 7 juin, qui aurait pu paralyser la production de composants dont dépendent les centres de données d’intelligence artificielle à travers le monde.
Le 20 mai, les parties sont toutefois parvenues à un accord provisoire et les syndicats ont suspendu la grève dans l’attente d’un vote de la base, prévu dans les prochains jours. L’issue reste incertaine, mais la crise a déjà mis en évidence une série de questions cruciales que la rhétorique de l’innovation technologique tend généralement à occulter. Derrière les serveurs qui alimentent l’intelligence artificielle et derrière les puces à haut débit qui permettent l’entraînement des modèles linguistiques, il y a des travailleurs qui effectuent des quarts de nuit dans des salles blanches [espaces de fabrication à l’atmosphère ultra-contrôlée, NDT], exposés à des risques pour leur santé et soumis à des cycles économiques brutaux.
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L’usine géante de Hyundai et LG aux Etats-Unis sous le choc après la « grande descente » de la police de l’immigration
►https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/10/l-usine-americaine-geante-de-hyundai-et-lg-sous-le-choc-apres-l-arrestation-
https://img.lemde.fr/2025/09/10/0/0/2499/1666/1440/960/60/0/d33e964_upload-1-njwcovfewp7n-616830.jpg L’usine géante de Hyundai et LG aux Etats-Unis sous le choc après la « grande descente » de la police de l’immigration
Par Nicolas Chapuis (Ellabell [Géorgie], envoyé spécial)
Les deux priorités du président américain, Donald Trump, la lutte contre l’immigration clandestine et la réindustrialisation des Etats-Unis, sont entrées en collision, jeudi 4 septembre, près de Savannah, en Géorgie, et les conséquences sont encore difficiles à mesurer. La perquisition menée sur un site du constructeur automobile Hyundai, qui a conduit à l’arrestation de 475 personnes, dont 300 Sud-Coréens, est considérée par la police fédérale de l’immigration (ICE) comme « la plus grande descente » de son histoire. Pour la Corée du Sud, dont le président, Lee Jae-myung, a promis, dans le bureau Ovale, fin août, 350 milliards de dollars (299 milliards d’euros) d’investissements aux Etats-Unis, c’est un humiliant retour de manivelle.
L’inquiétude est encore palpable ce lundi 8 septembre, aux abords du site industriel. « Je suis revenu ce matin, mais on ne sait pas ce qu’on va faire dans les jours qui viennent, si on doit rentrer chez nous ou rester », explique l’un des employés venu de Séoul, qui tient à garder l’anonymat, même s’il assure « être en règle ». Les salariés se souviendront longtemps de cette journée de jeudi. Les 400 agents fédéraux masqués qui débarquent sur le site, l’hélicoptère qui survole la zone, les véhicules blindés, les cris, les collègues menottés et emmenés dans des bus…
Selon les différents récits des témoins et le compte rendu de Margaret Heap, la procureure du district sud de la Géorgie, plusieurs personnes ont fui vers un bassin d’épuration, tandis que d’autres ont tenté de se cacher dans des conduits d’aération. L’ICE a publié des vidéos de l’opération, baptisée ironiquement « Low Voltage » (« basse tension »). Un de ces « raids » que l’agence fédérale a pris l’habitude de mettre en scène.
Le site visé est loin d’être anodin. La « Metaplant America », située à proximité du port de Savannah, est un partenariat entre les deux géants sud-coréens, Hyundai Motor Group et le fabricant de batteries LG Energy Solution (LGES), pour faire sortir de terre un complexe pharaonique capable de produire, à terme, 500 000 voitures électriques par an. Le site s’étale sur 12 kilomètres carrés, soit la taille d’une petite ville, qui a émergé à grande vitesse depuis 2022, au beau milieu de la plaine côtière atlantique. Les premiers modèles de SUV ont été produits en octobre 2024, mais des bâtiments sont encore en construction. C’est le cas de l’entité perquisitionnée jeudi, qui appartient à la succursale HL-GA Battery. Les travaux ne reprendront qu’« une fois la situation stabilisée », selon un responsable de LGES contacté par Le Monde.
Avec des locaux ultramodernes, des panneaux solaires et des routes flambant neuves baptisées en l’honneur des différentes marques coréennes, la « Metaplant » incarne parfaitement le récit trumpien d’une Amérique redevenue un eldorado économique. A un défaut près : le projet a vu le jour sous le mandat du démocrate Joe Biden, grâce aux subventions pour les véhicules électriques auxquelles le nouveau pouvoir a mis fin. L’investissement coréen se chiffre à 7,6 milliards de dollars, le plus grand jamais réalisé en Géorgie. Cet Etat du Vieux Sud des Etats-Unis, qui cultive son image « business friendly », a été qualifié par le PDG de Hyundai Motor Company, José Muñoz, de « deuxième maison ». Le gouverneur républicain, Brian Kemp, parle, lui, de l’« opportunité d’une génération ». Vendredi, un de ses porte-parole a émis un commentaire bref, affirmant que « toutes les entreprises opérant dans l’Etat doivent respecter les lois de la Géorgie et de [la] nation ».
Hyundai a assuré dans un communiqué qu’aucun de ses employés n’était directement concerné, que l’entreprise se conformait à la loi et qu’elle attendait la même chose de ses sous-traitants. Contacté par Le Monde, LGES se focalise sur le sort de ses 47 salariés détenus : « Pour le moment, notre priorité absolue est d’assurer la sécurité et le bien-être de nos employés et de nos partenaires, et nous allons consacrer nos efforts à leur assurer un retour sûr et rapide. »
Zone grise entre travail et formation
L’affaire a rapidement pris un tour diplomatique. La présidence de Corée du Sud s’est mobilisée pour faire sortir ses 300 ressortissants. Mercredi, elle a dépêché un Boeing 747-8I de Korean Air aux Etats-Unis dans ce but. Donald Trump a finalement renoncé à expulser ces professionnels, mais Séoul a décidé de les rapatrier malgré tout. « Compte tenu de l’état de choc et de l’épuisement des travailleurs, il serait préférable qu’ils rentrent d’abord chez eux, puis qu’ils reviennent aux Etats-Unis pour travailler plus tard. La partie américaine a accepté cette position », a précisé Cho Hyun, le ministre sud-coréen des affaires étrangères.
Selon Steven Schrank, agent spécial de l’ICE d’Atlanta, qui a vanté dans une conférence de presse le succès d’une enquête « de plusieurs mois », certaines personnes arrêtées ont pénétré illégalement sur le territoire quand d’autres ont dépassé la date limite de leur séjour ou ont travaillé alors qu’elles ne bénéficient pas d’un visa adéquat. Le problème est largement connu en Géorgie. Ces investissements massifs charrient la promesse d’embauches locales. Mais les compétences pour mener à bien ces gigantesques chantiers font défaut aux Etats-Unis. Les constructions d’usine sont nombreuses, la main-d’œuvre est limitée, et la restriction drastique de l’immigration depuis le retour au pouvoir de Donald Trump pèse sur le secteur.
La présence de Hyundai en Géorgie s’est déjà accompagnée de l’arrivée – légale – de nombreux travailleurs hautement qualifiés en provenance du siège, à Séoul. La plupart se sont installés à Pooler, dans la banlieue de Savannah, où les restaurants coréens se sont multipliés. Mais la Corée du Sud ne bénéficie pas de quotas de visas réservés, à la différence d’autres pays. Certaines entreprises font donc venir régulièrement des consultants qui effectuent des rotations, afin d’encadrer les travailleurs américains ou d’accomplir des missions ponctuelles, dans une forme de zone grise entre travail et formation. D’après les éléments recueillis par Le Monde, plusieurs des personnes arrêtées étaient dans ce cas de figure.
Donald Trump, prompt à allumer la mèche, a été inhabituellement mesuré, dimanche, sur son réseau Truth Social : « Nous vous encourageons à amener LÉGALEMENT vos personnes très intelligentes, avec de grands talents techniques, et nous ferons en sorte que vous puissiez le faire rapidement et légalement. Ce que nous demandons en retour, c’est que vous embauchiez et formiez des travailleurs américains. »
Quelles traces cet épisode laissera-t-il sur les relations économiques entre les deux pays ? Les enjeux financiers sont importants pour la Géorgie et au-delà. La veille du raid de l’ICE, le gouverneur se réjouissait dans un communiqué de la construction d’une usine d’aimants de terres rares. Bâti par la filiale américaine d’une société de biotechnologie sud-coréenne, JS Link, le complexe représente un nouvel afflux de 223 millions de dollars. De leur côté, Hyundai et LGES ont respectivement 26 milliards et 25 milliards de dollars d’investissements prévus aux Etats-Unis sur les trois prochaines années. De son côté, Lee Jae-myung a qualifié, jeudi, le raid de « déstabilisant », jugeant qu’il pourrait avoir un « impact significatif sur les décisions d’investissement futures, en particulier lors de l’évaluation de la faisabilité d’opérations directes aux Etats-Unis ».
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Etats-Unis : les salariés sud-coréens arrêtés vont être libérés et ne seront pas expulsés, a décidé Washington, mais Séoul préfère les rapatrier
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2025/09/11/etats-unis-les-salaries-sud-coreens-arretes-vont-etre-liberes-et-ne-seront-p
Etats-Unis : les salariés sud-coréens arrêtés vont être libérés et ne seront pas expulsés, a décidé Washington, mais Séoul préfère les rapatrier
Le Monde avec AFP
Les centaines de salariés sud-coréens arrêtés le 4 septembre lors d’une opération anti-immigration aux Etats-Unis seront relâchés dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 septembre (jeudi matin, heure française) et ne seront pas expulsés, mais Séoul va tout de même les rapatrier, a annoncé le président sud-coréen, Lee Jae-myung.
Le président américain, Donald Trump, a finalement renoncé à expulser ces quelque 475 travailleurs qualifiés arrêtés sur le site d’une usine de batteries Hyundai-LG dans l’Etat de Géorgie, mais Séoul a décidé de les rapatrier parce qu’ils sont « en état de choc », a précisé le ministère des affaires étrangères sud-coréen.
« Le président Trump a demandé si les travailleurs sud-coréens détenus, tous des professionnels qualifiés, devaient rester aux Etats-Unis pour continuer à travailler et à former le personnel américain, ou s’ils devaient rentrer chez eux », a détaillé le ministère dans un communiqué à l’Agence France-Presse (AFP). Mais Séoul a répondu que, « compte tenu de l’état de choc et de l’épuisement des travailleurs, il serait préférable qu’ils rentrent d’abord chez eux, puis qu’ils reviennent aux Etats-Unis pour travailler plus tard. La partie américaine a accepté cette position », a-t-il été ajouté. La Corée du Sud a dépêché mercredi un Boeing 747-8I de Korean Air aux Etats-Unis pour rapatrier les travailleurs.
Lee Jae-myung a relevé lors d’une conférence de presse à Séoul que l’incident pourrait avoir un « impact significatif sur les décisions d’investissement futures, en particulier lors de l’évaluation de la faisabilité d’opérations directes aux Etats-Unis ». La descente de la police de l’immigration, au cours de laquelle ces travailleurs sud-coréens avaient été enchaînés et menottés, est « déstabilisante », a souligné le chef de l’Etat. Il a expliqué que, pour les entreprises sud-coréennes, les techniciens qualifiés étaient « essentiels » lors de l’installation des infrastructures, des équipements et des usines. « Quelqu’un doit installer les machines, et la main-d’œuvre nécessaire n’existe tout simplement pas localement aux Etats-Unis », a-t-il souligné. Le président sud-coréen a attribué le raid à des « différences culturelles », expliquant que, en Corée du Sud, les infractions mineures liées aux visas par des ressortissants américains n’étaient pas considérées comme « un problème sérieux ». La Corée du Sud a promis ces derniers mois d’investir 350 milliards de dollars aux Etats-Unis, après des menaces américaines sur les droits de douane.
#Covid-19#migrant#migration#etatsunis#coreedusud#politiquemigratoire#expulsion#immigration#economie
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"Corée du Sud : le président suspendu accepte de répondre aux questions de son procès en destitution#Putsh #CoréeDuSud #DestitutionLe président sud-coréen Yoon Suk Yeol, suspendu de ses fonctions, assiste mardi pour la première fois à une
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"⚠️ Flash Info ⚠️Les autorités de la République de Corée tentent d’arrêter pour la deuxième fois le président destitué Yoon Suk Yeol à la suite de sa brève déclaration de loi martiale en décembre. #CoréeDuSud #DestitutionJusqu ’à 1 000
L’Asie, entre prudence et empressement de voir revenir les touristes chinois
▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/01/01/l-asie-entre-prudence-et-empressement-de-voir-revenir-les-touristes-chinois_
L’Asie, entre prudence et empressement de voir revenir les touristes chinois
Si le Japon oblige désormais les voyageurs en provenance de Chine à subir un test de dépistage à leur arrivée, la plupart des pays d’Asie du Sud-Est ont pour l’instant laissé en place les protocoles existants.
Par Brice Pedroletti(Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est) et Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
L’Asie réagit en rang dispersé à la perspective d’un afflux de visiteurs chinois. L’Asie du Nord-Est et l’Inde jouent la prudence, tandis que l’Asie du Sud-Est se réjouit surtout du retour de la manne économique que représente le tourisme. Le Japon oblige depuis vendredi 30 décembre les voyageurs en provenance de Chine à subir un test de dépistage à leur arrivée. Toute personne testée positive devra être placée en quarantaine pendant sept jours dans un établissement choisi par les autorités. La mesure concerne aussi les voyageurs ayant séjourné en Chine dans les sept jours précédant leur arrivée dans l’Archipel (...)
Les voyageurs arrivant au Japon sont actuellement exempts de test s’ils ont reçu trois doses de vaccin ou présentent un test négatif effectué dans les soixante-douze heures précédant leur départ. Le gouvernement a également décidé d’interdire aux compagnies aériennes d’augmenter le nombre de vols en provenance et à destination de la Chine. Et ces vols ne peuvent atterrir que dans quatre aéroports, celui de Narita, Haneda à Tokyo, celui de Nagoya et celui d’Osaka. La crainte d’un afflux de nouveaux cas et une situation jugée peu claire en Chine motivent ces décisions. (...)
Une même réserve est observée en Corée du Sud, autre pays connaissant une nouvelle vague de contaminations et très dépendant des touristes chinois. Depuis le 16 décembre, les autorités exigent des voyageurs arrivant de Chine qu’ils se soumettent à des tests s’ils présentent des symptômes du Covid. Le gouvernement a annoncé le 30 décembre un durcissement des mesures, notamment une restriction de l’accès aux visas et la présentation d’un test négatif de moins de quarante-huit heures par l’ensemble des voyageurs en provenance de Chine. Tous les voyageurs venant de ce pays devront également effectuer un test PCR le jour de leur arrivée. Le gouvernement a aussi imposé une réduction des vols au départ et à l’arrivée de Chine, alors que la compagnie Korean Air comptait porter de neuf à quinze ses liaisons hebdomadaires avec ce pays à partir de janvier.
Taïwan imposera également des tests à l’arrivée de vols de Chine à partir de dimanche 1er janvier, et les passagers déclarés positifs devront s’isoler à domicile. Depuis le 24 décembre, l’Inde oblige les passagers provenant de Chine, du Japon, de Corée du Sud et de Thaïlande à présenter un test PCR négatif avant le départ.(...)
En Asie du Sud-Est, quelques inquiétudes se font entendre face à la reprise des contaminations en Chine, mais la plupart des pays ont pour l’instant conservé les protocoles existants, qui n’imposent pas de test pour les voyageurs vaccinés. Les contrôles, ces derniers mois, étaient sporadiques. Le Covid est partout en chute libre.
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Face à l’épidémie de Covid-19 en Chine, l’Inde impose des tests PCR à la plupart des voyageurs venant d’Asie
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Face à l’épidémie de Covid-19 en Chine, l’Inde impose des tests PCR à la plupart des voyageurs venant d’Asie
A un an et demi des élections générales et alors que le pays a pris la présidence du G20, le premier ministre, Narendra Modi, veut à tout prix éviter une nouvelle catastrophe sanitaire.
Par Sophie Landrin(New Delhi, correspondante)
Publié aujourd’hui à 10h12, mis à jour à 10h25
Peur d’une nouvelle catastrophe sanitaire ou excès de zèle ? L’Inde, qui avait lamentablement géré la deuxième vague de Covid-19 au printemps 2021, responsable de plus de 4,7 millions de morts selon l’Organisation mondiale de la santé, a réagi au quart de tour face à la propagation spectaculaire du variant Omicron en Chine. Le gouvernement a imposé, depuis samedi 24 décembre, des tests PCR pour les voyageurs venant de Chine, mais également de Thaïlande, du Japon, de Corée du Sud et de Singapour, où l’épidémie n’a pourtant pas flambé. Ils devront également remplir un formulaire avant de prendre l’avion, une procédure qui n’a jamais prouvé son efficacité durant les épisodes précédents. Pour les autres vols internationaux, des tests aléatoires sont désormais effectués à l’arrivée sur 2 % des passagers. Les cas positifs seront mis en quarantaine. Des caméras thermiques sont censées contrôler la température de tous les passagers. L’Inde enregistre officiellement autour de 300 nouveaux cas par jour, mais ces chiffres ne veulent plus dire grand-chose. La plupart des gens ne se font plus tester ou pratiquent des autotests dont les résultats ne sont pas rapportés. Le ministre de la santé, Mansukh Mandaviya, a demandé aux gouvernements régionaux de renforcer la surveillance des nouveaux variants et d’envoyer les échantillons de tous les cas positifs aux laboratoires de séquençage du génome. Les hôpitaux devaient être soumis, mardi 27 décembre, à des exercices pour évaluer leur préparation et leur équipement en lits et surtout en oxygène, qui avait dramatiquement fait défaut en 2021.
Plusieurs Etats ont également édicté leurs propres restrictions : les touristes étrangers qui veulent visiter le Taj Mahal, à Agra, dans l’Uttar Pradesh, devront présenter un test négatif. A New Delhi, le chef du gouvernement a décidé de réquisitionner des professeurs des écoles publiques, en vacances, pour les déployer dans l’aéroport du 31 décembre au 15 janvier. Il leur demande de veiller à ce que les passagers arrivant de l’étranger adoptent « un comportement approprié ». Le syndicat des enseignants est vent debout contre cet ordre, qualifié d’« humiliation » et de « harcèlement ». Le Karnataka a pour sa part restreint les festivités de fin d’année, qui devront se terminer avant 1 heure du matin.
Le premier ministre, Narendra Modi, arbore désormais un masque en public, comme ses ministres, mais son port n’a pas été rendu obligatoire. Il est seulement conseillé, à l’instar de la vaccination. En édictant ces nouvelles règles, le gouvernement espère gêner la progression de Rahul Gandhi, son principal opposant, qui s’est lancé dans une marche à travers tout le pays et qui est passé dans Delhi samedi 24 et dimanche 25 décembre, mobilisant une énorme foule de sympathisants. Dans une lettre adressée au leader du Congrès, le ministre de la santé avait menacé de stopper cette marche en cas de non-respect des directives anti-Covid. Après le désastre de la seconde vague, l’Inde, qui préside pour un an le G20, veut sans doute, également, montrer au reste du monde qu’elle contrôle la situation sanitaire.
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Covid-19 : ruée des expatriés chinois sur les médicaments contre la fièvre et les maux de tête
►https://www.lemonde.fr/international/article/2022/12/27/covid-19-ruee-des-expatries-chinois-sur-les-medicaments-contre-la-fievre-et-
Covid-19 : ruée des expatriés chinois sur les médicaments contre la fièvre et les maux de tête. Au Japon, à Taïwan ou encore à Singapour, ils tentent d’acheter massivement des produits en vente libre pour les envoyer à leur famille, au risque de provoquer des pénuries.
Par Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
Depuis la sortie de la politique dite zéro Covid de Xi Jinping et l’explosion des contaminations en Chine, les Chinois du Japon, de Taïwan ou encore de Singapour se ruent sur les produits en vente libre à base d’ibuprofène ou de paracétamol pour les envoyer à leur famille, provoquant des problèmes d’approvisionnement et de production. Les parapharmacies des quartiers de Tokyo à forte communauté chinoise, comme Ikebukuro ou Shinjuku, connaissent ainsi des pénuries de Pabron Gold A ou encore d’EVE Quick, des médicaments connus pour leurs effets contre le rhume, les maux de tête et la fièvre. Plusieurs enseignes limitent désormais leurs achats à une ou deux boîtes par client. Commercialisé depuis 1927 par le géant Taisho Pharmaceutical, le Pabron est réalisé à base de l’expectorant guaïfénésine. « Ce médicament était très utilisé par les Chinois contre les rhumes avant même la pandémie. Aujourd’hui, les réseaux sociaux chinois soulignent son efficacité contre le Covid-19 », reconnaît l’entreprise, qui prévoit d’augmenter la production.Fabriqué par SSP Pharmaceutical, EVE Quick contient de l’ibuprofène. Il est aussi recherché car, selon le média chinois Caixin Global, il y a pénurie de cet anti-inflammatoire dans plusieurs zones de Chine, à commencer par Pékin. Le phénomène d’achats massifs concerne aussi Taïwan. « Il n’y a presque plus de Panadol dans les rayons, ou très peu. Nous avons contacté les fabricants, en espérant qu’ils pourront accélérer l’approvisionnement pour répondre à la demande du marché », a déclaré à la télévision Victor Wang, directeur du Centre de gestion des épidémies, qui a appelé « à la modération ». Taïwan dispose d’un stock de l’antidouleur acétaminophène suffisant pour 2,7 mois et d’ibuprofène pour un mois, précise Channel Free Asia. Des mesures d’encadrement des ventes sont toutefois envisagées, a indiqué le ministre de la santé, Hsueh Jui-yuan, qui a demandé à la population de ne pas paniquer et de ne pas se ruer dans les pharmacies.En Australie, l’enseigne de pharmacies Chemist Warehouse a affiché des avis dans certaines zones pour rappeler au public qu’il ne peut pas acheter plus de 100 comprimés à la fois. Sur le réseau social chinois Xiaohongshu (« Petit livre rouge »), des cartes des villes australiennes circulent montrant des pharmacies où il est possible d’acheter de grandes quantités de paracétamol. A Singapour, le ministère de la santé a appelé la population à limiter l’achat de médicaments à l’usage personnel. Les principaux traitements expédiés vers la Chine sont l’analgésique Panadol, la formule traditionnelle chinoise Lianhua Qingwen et les compléments vitaminés. Cette forte demande provoque aussi des problèmes de production de ces traitements, car la Chine domine le marché mondial des ingrédients servant à leur fabrication. Le groupe Anhui Bayi Chemical est le principal producteur du nitrochlorobenzène, élément-clé du paracétamol. La Chine fournit 50 % des besoins de Taïwan, où les autorités s’inquiètent d’une éventuelle interdiction d’exportation si les pénuries se poursuivent en Chine. Cette crainte est partagée en Corée du Sud, explique le quotidien JoongAng, selon lequel des importateurs chinois tentent d’acheter en vrac des médicaments contre le rhume. « Face à l’évolution rapide de la pandémie en Chine, nous surveillons de près la situation de l’offre et de la demande intérieures », a fait savoir le gouvernement, qui aide les entreprises pharmaceutiques sud-coréennes confrontées à des problèmes d’approvisionnement en ingrédients de base. Car 37,5 % des importations de ces ingrédients viennent de Chine. « La demande est aujourd’hui supérieure à l’offre », reconnaît le groupe Chong Kun Dang Pharmaceutical.
Séoul a assoupli les règles pour permettre aux importateurs de recourir à plusieurs fournisseurs au lieu d’un seul. Les géants de la pharmacie disposent aujourd’hui d’un stock de trois mois de médicaments contre la grippe et le rhume. La situation est d’autant plus tendue que plusieurs pays entrent en double pandémie de Covid-19 et de grippe. Au Japon comme en Corée du Sud, une nouvelle vague de contaminations au coronavirus coïncide avec le début de l’épidémie de grippe saisonnière. Dans le sud de la péninsule, le nombre de cas quotidiens de Covid-19 évolue autour de 50 000 et l’agence de contrôle et de prévention des maladies (KDCA) a constaté une hausse de 20 % des cas de grippe dans la semaine du 11 au 17 décembre.Dans l’Archipel, la septième vague de contaminations au coronavirus a provoqué la semaine suivante près de 200 000 nouvelles contaminations quotidiennes. La métropole de Tokyo a élevé vendredi 23 décembre son niveau d’alerte au maximum, car le taux d’occupation des lits d’hôpitaux dépasse les 50 %.
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Covid-19 : ruée des expatriés chinois sur les médicaments contre la fièvre et les maux de tête
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Covid-19 : ruée des expatriés chinois sur les médicaments contre la fièvre et les maux de tête. Au Japon, à Taïwan ou encore à Singapour, ils tentent d’acheter massivement des produits en vente libre pour les envoyer à leur famille, au risque de provoquer des pénuries.
Par Philippe Mesmer(Tokyo, correspondance)
Depuis la sortie de la politique dite zéro Covid de Xi Jinping et l’explosion des contaminations en Chine, les Chinois du Japon, de Taïwan ou encore de Singapour se ruent sur les produits en vente libre à base d’ibuprofène ou de paracétamol pour les envoyer à leur famille, provoquant des problèmes d’approvisionnement et de production. Les parapharmacies des quartiers de Tokyo à forte communauté chinoise, comme Ikebukuro ou Shinjuku, connaissent ainsi des pénuries de Pabron Gold A ou encore d’EVE Quick, des médicaments connus pour leurs effets contre le rhume, les maux de tête et la fièvre. Plusieurs enseignes limitent désormais leurs achats à une ou deux boîtes par client. Commercialisé depuis 1927 par le géant Taisho Pharmaceutical, le Pabron est réalisé à base de l’expectorant guaïfénésine. « Ce médicament était très utilisé par les Chinois contre les rhumes avant même la pandémie. Aujourd’hui, les réseaux sociaux chinois soulignent son efficacité contre le Covid-19 », reconnaît l’entreprise, qui prévoit d’augmenter la production.Fabriqué par SSP Pharmaceutical, EVE Quick contient de l’ibuprofène. Il est aussi recherché car, selon le média chinois Caixin Global, il y a pénurie de cet anti-inflammatoire dans plusieurs zones de Chine, à commencer par Pékin. Le phénomène d’achats massifs concerne aussi Taïwan. « Il n’y a presque plus de Panadol dans les rayons, ou très peu. Nous avons contacté les fabricants, en espérant qu’ils pourront accélérer l’approvisionnement pour répondre à la demande du marché », a déclaré à la télévision Victor Wang, directeur du Centre de gestion des épidémies, qui a appelé « à la modération ». Taïwan dispose d’un stock de l’antidouleur acétaminophène suffisant pour 2,7 mois et d’ibuprofène pour un mois, précise Channel Free Asia. Des mesures d’encadrement des ventes sont toutefois envisagées, a indiqué le ministre de la santé, Hsueh Jui-yuan, qui a demandé à la population de ne pas paniquer et de ne pas se ruer dans les pharmacies.En Australie, l’enseigne de pharmacies Chemist Warehouse a affiché des avis dans certaines zones pour rappeler au public qu’il ne peut pas acheter plus de 100 comprimés à la fois. Sur le réseau social chinois Xiaohongshu (« Petit livre rouge »), des cartes des villes australiennes circulent montrant des pharmacies où il est possible d’acheter de grandes quantités de paracétamol. A Singapour, le ministère de la santé a appelé la population à limiter l’achat de médicaments à l’usage personnel. Les principaux traitements expédiés vers la Chine sont l’analgésique Panadol, la formule traditionnelle chinoise Lianhua Qingwen et les compléments vitaminés. Cette forte demande provoque aussi des problèmes de production de ces traitements, car la Chine domine le marché mondial des ingrédients servant à leur fabrication. Le groupe Anhui Bayi Chemical est le principal producteur du nitrochlorobenzène, élément-clé du paracétamol. La Chine fournit 50 % des besoins de Taïwan, où les autorités s’inquiètent d’une éventuelle interdiction d’exportation si les pénuries se poursuivent en Chine. Cette crainte est partagée en Corée du Sud, explique le quotidien JoongAng, selon lequel des importateurs chinois tentent d’acheter en vrac des médicaments contre le rhume. « Face à l’évolution rapide de la pandémie en Chine, nous surveillons de près la situation de l’offre et de la demande intérieures », a fait savoir le gouvernement, qui aide les entreprises pharmaceutiques sud-coréennes confrontées à des problèmes d’approvisionnement en ingrédients de base. Car 37,5 % des importations de ces ingrédients viennent de Chine. « La demande est aujourd’hui supérieure à l’offre », reconnaît le groupe Chong Kun Dang Pharmaceutical.
Séoul a assoupli les règles pour permettre aux importateurs de recourir à plusieurs fournisseurs au lieu d’un seul. Les géants de la pharmacie disposent aujourd’hui d’un stock de trois mois de médicaments contre la grippe et le rhume. La situation est d’autant plus tendue que plusieurs pays entrent en double pandémie de Covid-19 et de grippe. Au Japon comme en Corée du Sud, une nouvelle vague de contaminations au coronavirus coïncide avec le début de l’épidémie de grippe saisonnière. Dans le sud de la péninsule, le nombre de cas quotidiens de Covid-19 évolue autour de 50 000 et l’agence de contrôle et de prévention des maladies (KDCA) a constaté une hausse de 20 % des cas de grippe dans la semaine du 11 au 17 décembre.Dans l’Archipel, la septième vague de contaminations au coronavirus a provoqué la semaine suivante près de 200 000 nouvelles contaminations quotidiennes. La métropole de Tokyo a élevé vendredi 23 décembre son niveau d’alerte au maximum, car le taux d’occupation des lits d’hôpitaux dépasse les 50 %.
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Covid-19 : la Corée du Nord annonce en avoir fini avec la pandémie et menace Séoul de représailles
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Covid-19 : la Corée du Nord annonce en avoir fini avec la pandémie et menace Séoul de représailles
Kim Yo-jong, l’influente sœur du leader Kim Jong-un, accuse la Corée du Sud d’avoir provoqué l’épidémie de Covid-19 dans son pays, qui a officiellement recensé 4,8 millions d’infections et seulement 74 morts.
Le Monde avec AFP
Publié le 11 août 2022 à 02h57 - Mis à jour le 11 août 2022 à 15h31
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a proclamé, mercredi 10 août, une « victoire éclatante » sur le Covid-19, après presque deux semaines sans nouveau cas officiellement enregistré. Présidant une réunion avec des personnels de santé et des scientifiques, Kim Jong-un s’est félicité de cette « victoire (…) dans la guerre contre la maladie pandémique maligne », selon l’agence de presse officielle KCNA. « La victoire remportée par notre peuple est un événement historique qui a montré une fois de plus au monde la grandeur de notre Etat, la ténacité indomptable de notre peuple et les belles coutumes nationales dont nous sommes fiers », a ajouté le dirigeant nord-coréen, cité par l’agence.Dans le même temps, Kim Yo-jong, l’influente sœur de Kim Jong-un, a accusé Séoul d’avoir provoqué l’épidémie de Covid-19 dans son pays. Elle s’en est prise aux envois de prospectus de propagande par ballons depuis la Corée du Sud, parlant de « crime contre l’humanité », a rapporté l’agence de presse officielle KCNA. Malgré une interdiction imposée en 2021, des militants sud-coréens continuent d’envoyer des ballons contenant des prospectus et des billets en dollars, soulevant les protestations de Pyongyang. La Corée du Nord avait déjà accusé des « choses étrangères » proches de la frontière avec le Sud d’avoir provoqué l’épidémie de Covid dans ce pays isolé, des allégations rejetées par Séoul. Mme Kim a avancé que de nombreux pays et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont reconnu « le danger de propager une maladie infectieuse en entrant en contact avec des objets contaminés », selon l’article. « Il est très inquiétant que la Corée du Sud envoie des tracts, de l’argent, des brochures et des objets sales dans notre région », a-t-elle ajouté. Kim Yo-jong a averti que Pyongyang réfléchissait à « de fortes représailles », ajoutant que, si les ballons continuaient, « nous répondrons en éradiquant, pas seulement le virus, mais aussi les autorités sud-coréennes ». Séoul a assuré en juin qu’il n’y avait « aucun cas officiellement vérifié d’infection au Covid par courrier ou à travers du matériel ». Le ministère sud-coréen de l’unification a rejeté des « allégations sans fondement » et les « commentaires grossiers et menaçants » de Pyongyang.
Selon sa sœur, Kim Jong-un a contracté le Covid-19. Le dirigeant « a souffert de fortes fièvres pendant les jours de cette guerre de quarantaine, mais il ne pouvait pas s’allonger un seul instant car il pensait aux personnes dont il était responsable », a-t-elle déclaré. C’est la première fois que Pyongyang annonce que M. Kim, dont la santé est l’objet de la plus grande attention des observateurs, a été infecté par le coronavirus.
La Corée du Nord, l’un des premiers pays au monde à fermer ses frontières en janvier 2020 après l’apparition du virus dans la Chine voisine, s’est longtemps vantée de sa capacité à se prémunir du virus. Pyongyang a annoncé son premier cas de coronavirus le 12 mai et Kim Jong-un a pris personnellement en main la lutte contre l’épidémie. Depuis le 29 juillet, Pyongyang n’a signalé aucun nouveau cas. La Corée du Nord a enregistré près de 4,8 millions d’infections depuis la fin du mois d’avril, avec seulement 74 morts, soit un taux de létalité officiel de 0,002 %, selon KCNA. Les experts, y compris l’OMS, sont sceptiques sur les statistiques sanitaires de Pyongyang et son contrôle de l’épidémie. Les hôpitaux du pays sont notoirement sous-équipés, avec peu d’unités de soins intensifs et aucun traitement ou vaccin contre le coronavirus n’est disponible, selon les experts. La Corée du Sud voisine, qui dispose d’un système sanitaire performant et d’un fort taux de vaccination au sein de sa population, affiche par comparaison un taux de létalité de 0,12 %, selon les chiffres officiels.
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Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan - Asia Times
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Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan
East Asian nations earned plaudits for their earlier virus containment strategies but none are out of the woods yet
by Andrew Salmon May 14, 2021
SEOUL – Japan is poised to extend its state of emergency, formerly virus-free Taiwan is faced with record new infections and South Korea is just about holding its own as Covid-19 renews its rampage across the region.
It is a grim reminder that the three East Asian democracies, which all won varying degrees of kudos for their virus containment measure strategies last year, are not out of the woods yet. All three are lagging behind the norm for developing nations in terms of vaccination programs. While the situation in the three countries is nowhere near as dire as in carnage-wracked India, matters are increasingly worrying for Japan – and the world – as it prepares to host the Olympics despite the ongoing failure of pandemic containment efforts. With the Olympic Games’ opening ceremony set for July 23, the government was expected to announce further containment measures late on Friday, according to Kyodo News Agency. The unexpected move was expected to extend “states of emergency” from six to nine prefectures nationwide. The capital Tokyo and Japan’s second city, Osaka, are already in states of emergency. The new restrictions will be applied from Sunday to May 31. “There were discussions on the need to thoroughly implement strong measures,” said Chief Cabinet Secretary Katsunobo Koto.
Under the measures, restaurants cannot open past 8pm and cannot serve alcohol, department stores and major commercial facilities are “requested” to temporarily shut down or to close early and sports stadiums are only allowed to operate at 50% capacity. The latest states of emergency are the third set to be applied. This week, daily new infections in Japan have registered at more than 6,000 for three straight days. Japan, population 126 million, has so far suffered 11,249 deaths from Covid-19. That falls far behind the hideous body counts in the United Kingdom (128,000), the United States (584,000), Brazil (430,000), India (258,000) and the United Kingdom (128,000). However, it is also far ahead of its two regional neighbors. Though the national health system continues to hold out, there are reports from some regions of patients dying at home due to a lack of hospital bed space, while highly contagious mutations of the virus stalk the land. Meanwhile, Japan’s vaccination program is the slowest in the OECD. Only one vaccine, produced by Pfizer, has so far been approved for use by the country’s notoriously bureaucratic officialdom. As a result, according to a global comparison of the numbers of citizens vaccinated per 100 people as collated by database Statista, Japan has managed to vaccinate only 3.51%. Against the backdrop of these failures of leadership, a planned visit by International Olympic Committee chief Thomas Bach, set for this week, has been put back to June. Public opinion polls show minimal support for the Games – and major figures are starting to speak out. This week Naomi Osaka, a national tennis star, and Masayoshi Son, the high profile CEO of SoftBank, as well as the country’s most prominent blue-chip and Olympic sponsor Toyota, have all publicly questioned the wisdom of holding the Games this summer.
The Japanese media has been increasingly scathing about the ineffectiveness of the state’s response and has been seeking to analyze what has gone wrong.The Nikkei Asian Review, while acknowledging the excellence of the public healthcare system, pointed to what it considers to be two national problems in governance: Poor crisis-management ability and a silo mentality among bureaucracies and government agencies.
These leadership problems, the Nikkei suggested, are further buttressed by a national tendency toward blind optimism among the public.
All quiet on the Korean frontTo Japan’s west, calm prevails in South Korea.
After pioneering a highly effective containment strategy last year, the country was late to acquire vaccines, leading to a program that is far ahead of Japan’s, but still far slower than most developed countries.
Yet South Korea, with a population of 51 million, has suffered only 1,893 deaths from the virus.In Seoul, social distancing restrictions include the closure of bars and restaurants at 10pm and social gatherings limited to four people. Even on days when infection numbers rise, the government, apparently loathe to implement additional measures on a Covid-weary population and a recovering economy, is keeping a firm hand on the helm and charting its course.At ground zero, amid bright spring sunshine, there is little sense of crisis. Public transport, restaurants and gyms are full. Covid-related headlines in leading media are hardly apocalyptic, being largely reduced to the daily count of new infections – now hovering in the 600-700 range.And while there is public criticism of the slow pace of vaccinations, according to Statista, South Korea’s rate is above Japan’s at 8.16% per 100 people.Matters are vastly different for all metrics in Taiwan. Taipei was arguably the most effective government in Asia – if not the world – in defeating the virus. The self-governing island, with a population of 24 million, has suffered only 12 deaths from the virus.But fear struck this week as cases started to rise, with a daily record of 29 new infections in the country on Friday. While such a figure would be cause for celebration virtually anywhere else, in Taiwan it is a cause for alarm.The leadership has put on its game face. Premier Su Tseng-chang said on Friday that there was no need to raise the island’s Covid alert, according to media in Taipei.
That quashed suggestions by the health minister earlier this week that the alert level would be raised. As that step would have meant the closure of non-essential businesses, the stock market plunged but has since steadied.
While Taipei pioneered a deft contact-tracing system of conglomerating governmental databases – a step that was successfully followed by Seoul – it could be very vulnerable if infections continue to rise.The country’s vaccination rate is at the bottom of virtually all global charts. According to Statista, its rate of vaccinations per 100 people is a mere 0.39%.
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South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease | South China Morning Post
▻https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3172489/south-koreans-rush-holidays-us-europe-southeast-asia-covid-19
South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease
The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries
Airlines and travel agencies have reported exploding demand for routes to Hawaii, Saipan and Guam, as well as some destinations in Europe and Southeast Asia. After spending two years being socially distanced in his home country of South Korea, Kim Hoe-jun booked a last-minute flight to Hawaii, where he had enjoyed his honeymoon six years ago, giving in to his craving for overseas travel.“I bought the ticket just a week ago, but it was rather a no-brainer. It felt like I was making up for those two years not being able to go abroad often as I used to before Covid,” he said, before boarding the plane from Incheon International Airport on Friday.
Vaccinated and boosted, Kim and his wife are among South Koreans joining in a rush for “revenge travel” – a term that has been trending on social media as people scramble to book overseas trips that were delayed by coronavirus restrictions.
The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day mandatory quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries. The restriction had been eased last year but was reimposed in December as the highly infectious Omicron variant spread.The country has largely scrapped its once-aggressive tracing and containment efforts despite a record Covid-19 wave, joining a growing list of countries across the Asia-Pacific which have eased quarantine rules, including Japan, Australia, New Zealand and Singapore.
Singapore starts ‘living with the virus’, shedding masks outdoors and allowing quarantine-free entry South Koreans now appear more ready to travel. Polls showed people are less worried about the implications of catching the virus, and increasingly see its prevention as out of their hands.
Sales of overseas flight tickets on 11st, an e-commerce unit of SK Telecom Co Ltd, South Korea’s top mobile carrier, rose more than eight-fold compared with a year before between March 11, when the lifting of quarantine was announced, and March 27, the company said.
Saipan and Guam, both of which have travel lane pacts with South Korea, also offer free Covid-19 testing and pay for quarantine expenses if a traveller tests positive. Each South Korean national visiting Saipan even receives US$100 in “travel bucks” incentives to spend at businesses there.
The tour arm of online retail giant Interpark Corp reported a 324 per cent growth in flight bookings for Oceania between March 11-22 from the same period of 2021, a 268 per cent increase for Southeast Asia and 262 per cent more bookings for Europe.On Sunday, the company sold a record 5,200 Hawaii tour packages within just 70 minutes. CJ Corp’s home shopping unit said it received some 2,800 orders for a Spain and Italy trip in one hour on Sunday, totalling 15 billion won (US$12.41 million), days after garnering 9 billion won from its sales of a Hawaii package.
“The surge reflects growing customer sentiment that an end of Covid travel curbs might be in the offing after the mandatory quarantine was lifted,” said Lee Jeong-pil, general manager of CJ’s home shopping unit. Lee Tae-woo, a 36-year-old frequent traveller to Japan, said he had changed some money into yen, taking advantage of the currency’s sharp decline and hoping to jump on the revenge travel bandwagon soon. Though Japan has yet to allow tourists back in, it has reduced the quarantine period for arrivals for business and other purposes to three days from seven this month, and signalled further easing of travel curbs. “It’s been a long wait, and I’m ready to go back as soon as they finally open up again, and visit my favourite coffee roastery and enjoy the night view from Shibuya station,” Lee said, referring to Tokyo’s bustling central district
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Coronavirus: Fiji to reopen for tourism | South China Morning Post
▻https://www.scmp.com/news/asia/australasia/article/3151754/coronavirus-sydney-nears-freedom-day-30-million-fully
Coronavirus: Fiji to reopen for tourism Fiji will ease Covid-19 restrictions and announce its reopening for international travel after the country hit a vaccination milestone. Changes to the country’s virus restrictions would be announced on Sunday afternoon after 80 per cent of the adult population received both doses of a Covid-19 vaccine, Prime Minister Frank Bainimarama said. Last month officials said once the target was reached, Fiji would reopen travel for “green list” locations, including Australia, New Zealand, Japan, Canada, South Korea, Singapore and parts of the United States.Visitors must be fully vaccinated and test negative for Covid-19 before departure under the previously announced plan. Once in Fiji, they would stay in designated zones where all contacts, from hospitality staff to tour operators, would be fully vaccinated.
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Why Medical Tourism Is Drawing Patients, Even in a Pandemic - The New York Times
▻https://www.nytimes.com/2021/01/19/travel/medical-tourism-coronavirus-pandemic.html
In recent years, while still on her ex- husband’s health insurance policy, she had received hormonal treatments to ease the pain so she could go about her daily life. But since her divorce last year and the coronavirus restrictions placed on the beauty industry in March, those treatment costs have become prohibitive, especially with no insurance.“There is no real cure for endometriosis, but if I want to free myself from this pain then I need to get a hysterectomy,” Ms. Jackson said, her voice shaking as she described the procedure to remove her uterus. “As if the surgery isn’t bad enough, I need to find 20,000 bucks to pay for it, which is just crazy so I’m going to have to find a way to go to Mexico.”
The coronavirus pandemic has pushed millions of Americans into poverty and stripped more than 5.4 million American workers of their health insurance, according to a study by the nonpartisan consumer advocacy group, Families USA. Many people like Ms. Jackson have experienced a significant deterioration in their health because they have delayed medical procedures. The fear of large medical bills has outweighed fear of contagion for some, giving rise to an increased number of patients seeking medical treatment in a foreign country.
“We are seeing a pent-up demand for medical tourism during the pandemic, particularly in the U.S. where a fast-growing number of Americans are traveling across the land border with Mexico for health purposes,” said David G. Vequist IV, the founder of the Center for Medical Tourism Research, a group based in San Antonio, Texas, and a professor at the University of the Incarnate Word in San Antonio. Even before the pandemic, millions of Americans traveled to other countries for savings of between 40 to 80 percent on medical treatments, according to the global medical tourism guide Patients Beyond Borders. Mexico and Costa Rica have become the most popular destinations for dental care, cosmetic surgery and prescription medicines while Thailand, India and South Korea draw in patients for more complex procedures including orthopedics, cardiovascular, cancer and fertility treatment.
In 2019, 1.1 percent of Americans traveling internationally did so for health treatments, according to the National Travel and Tourism Office, although that figure only accounts for those who traveled by air and does not include the thousands of travelers who crossed the United States-Mexico border. Definitive statistics on medical tourism are hard to come by because countries have different recording methods and definitions of the sector.
Medical tourism has been decimated by coronavirus restrictions, but, even so, the twin crises of the economy and the enormous strain that Covid-19 has placed on the already faulty American health care system are pushing many patients to travel. Demand for nonessential surgeries has also been building up after more than 177,000 scheduled surgeries were postponed in the United States between March and June in 2020, according to the Center for Medical Tourism Research. “Our market has always been what I call the ‘working poor’ and they just keep getting poorer,” said Josef Woodman, the chief executive of Patients Beyond Borders. “The pandemic has gutted low-income and middle-class people around the world and for many of them the reality is that they have to travel to access affordable health care.” In April, following the initial global lockdown to curb the spread of the coronavirus, medical travel bookings were down by more than 89 percent in the most popular destinations, including Mexico, Thailand, Turkey and South Korea, according to Medical Departures, a Bangkok-based medical travel agency. Since August, the numbers have slowly been rebounding, but bookings in Mexico, which has seen an uptick in American travelers in recent months, are still down by 32 percent compared to the same period of August to December in 2019.
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Migrant cluster breaks Thai Covid winning streak - Asia Times
▻https://asiatimes.com/2020/12/migrant-cluster-breaks-thai-covid-winning-streak
Is the recent revelation of the largest daily number of Covid-19 infections in Thailand a full-blown outbreak, or a chance discovery of a malady that has been there for quite some time? That is the key question after more than 700 people living and working around a shrimp market in Mahachai in Samut Sakhon, a province southwest of the capital Bangkok, were found over the weekend to be Covid-19 positive.Either way, migrant workers, most of them from Myanmar, are at the center of the ruckus with cases being discovered even in Bangkok, from where people travel to Mahachai to buy shrimps and other seafood. That will only make their already precarious and marginalized situation in Thailand even more treacherous. Contrary to what some Thai newspapers have reported, this is not likely something they brought with them from Myanmar, where authorities have struggled to contain a spreading outbreak. There are rising concerns that Thai authorities may lurch to impose a new national lockdown, including over Bangkok, if numbers continue to climb in the days ahead.Thailand’s land borders with all its neighbors have been closed since March and the migrant workers in Mahachai went there long before any Covid-19 cases were discovered first in Wuhan, China and then in the rest of the region and the wider world.Since the first cases were discovered in Samut Sakhon in mid-December, Thailand’s highly efficient health authorities have carried out massive testing in the affected area and placed it under at least a partial lockdown.Since nearly all of those who have tested positive for the virus are asymptomatic or have very mild signs of the disease, it would have been hard to discover it earlier. Thai medical officials collect a nose swab sample to test for the Covid-19 at a seafood market in Samut Sakhon after some cases of local infections were detected and linked to a vendor at the market,
But the discovery of cases fits a pattern that has also been seen in many European capitals: migrants, newly arrived refugees and otherwise dispossessed people who live closely-packed together in ghetto-like conditions are among those hardest-hit by the pandemic. In those communities, where health services are likewise inadequate, it doesn’t take more than the arrival of a few infected people for any disease to spread like wildfire and then be out of control. While many Thais have gone to work in Europe, Taiwan, Israel, South Korea and other foreign countries, even larger numbers of workers from Thailand’s impoverished neighbors have come to the kingdom to look for jobs.
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Covid-19 : comment une traque méthodique et intrusive a permis à la Corée du Sud de maîtriser le virus
▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/08/covid-19-comment-une-traque-methodique-et-intrusive-a-permis-a-la-coree-du-s
Le 12 janvier 2020, la Chine partage avec l’OMS le séquençage génétique du nouveau coronavirus (le SARS-CoV-2) qui fait rage à Wuhan. Deux semaines auparavant, un laboratoire de Canton avait établi sa proximité avec le SRAS. Le 19, une Chinoise de 35 ans atterrit à l’aéroport international d’Incheon, près de Séoul. Elle a une forte fièvre. Interrogée, elle dit avoir reçu une ordonnance pour un coup de froid dans un hôpital de Wuhan, où elle réside, avant de s’envoler. Elle est placée en quarantaine. Le 20 janvier, les autorités établissent qu’il s’agit du nouveau coronavirus, tout comme, quatre jours plus tard, pour un Sud-Coréen de 55 ans travaillant dans la capitale du Hubei, rentré pour un check-up.
Séoul, le 20 novembre 2020. Le personnel médical mesure la température des habitants qi se présentetn au centre de santé communautaire du quartier de Seocho.Cette fois, pas de temps à perdre, malgré les célébrations du Nouvel An lunaire. Le 27 janvier au matin, les officiels du ministère de la santé convoquent les patrons des groupes sud-coréens commercialisant des tests biologiques à une réunion d’urgence dans une salle de conférence directement rattachée à la gare de Séoul, pour l’accès pratique. Ils ont identifié cinq entreprises ayant l’expérience pour développer au plus vite des produits fiables. (...) Mais le pays n’identifie plus aucun cas durant six jours consécutifs. Au point que le président, le progressiste Moon Jae-in, qui, en campagne, avait répété que le chef de l’Etat devait être une « tour de contrôle » en cas de catastrophe majeure, apparaît à une réunion le 13 février pour dire que le retour à la normale est la priorité. Il assure que le virus aura « disparu d’ici peu » et refuse de suspendre les connexions avec la Chine pour protéger les échanges commerciaux.Or, les contaminations reprennent aussitôt, menaçant au passage la crédibilité du président Moon, ex-avocat des droits humains, qui a porté à bout de bras le rapprochement avec la Corée du Nord et son dialogue avec le président américain Donald Trump. Le nombre de cas quotidien double pour atteindre 104 le 20 février, jour où est enregistré le premier mort après la découverte d’un foyer de contamination dans le sud du pays, à Daegu, autour d’une secte, l’Eglise du Nouveau monde de Jésus, dont des membres tentent de fonder une congrégation à Wuhan.
L’heure de la mise à l’épreuve est venue, le pays passe en alerte rouge. Pour tester massivement tout en limitant les contacts, le médecin qui, en janvier, a traité le premier cas, Kim Jin-yong, suggère de réaliser les prélèvements sur les patients qui resteraient dans leurs voitures. Aussitôt sont déployées aux quatre coins du pays les premières stations de tests en « drive-in ». Le gouvernement ferme temporairement les écoles. Il impose le port du masque dans la rue et les transports publics, un attribut auquel la société coréenne s’est déjà habituée, tant avec les épidémies précédentes que du fait des épisodes de « poussière jaune », les vents de sable des étendues désertiques mongoles.
Début mars, lorsque la demande de masques se tend, l’Etat organise la distribution, afin d’éviter les pénuries : un jour par semaine défini selon son année de naissance, le citoyen peut acheter deux masques à la pharmacie, au bureau de poste ou dans une supérette de quartier. Le gouvernement maintient un discours constant et des campagnes d’information sur la nécessité absolue du port du masque. « Ils ont porté ce message sur le masque très tôt, c’est une aide considérable. D’autres pays ne l’ont fait que plus tardivement, certains deux mois plus tard, constate Chun Jong-yoon, le fondateur de Seegene. Maintenant ils ont compris, mais c’est bien tard. »
Comme ses voisins, la Corée du Sud met en place un isolement strict des malades. Dans les hôpitaux si leur situation est grave ou qu’ils sont âgés, et dans des centres spécialisés lorsque les symptômes sont faibles. Pas question de prendre le risque qu’ils contaminent leur voisinage. S
Les cas contacts rapprochés doivent quant à eux respecter un rigoureux isolement à domicile, suivi sur une application et par des appels téléphoniques. Afin de bloquer les cas « importés », les personnes entrant sur le territoire se voient imposer une quatorzaine stricte, à leur domicile ou dans une chambre d’un des hôtels transformés en centres sanitaires, et doivent présenter chaque jour leur bulletin de santé, notamment leur température.Dans un de ces hôtels, dans le quartier commerçant de Myeong-dong à Séoul, les voyageurs conduits depuis l’aéroport sont accueillis par un personnel en combinaisons bactériologiques intégrales blanches. Un prélèvement PCR est réalisé, puis ils sont envoyés dans leur chambre, où un plateau-repas est déposé trois fois par jour devant leur porte. Ils doivent jeter leurs détritus, pulvérisés de désinfectant, dans un sac conçu pour les déchets médicaux.Dans les couloirs menant aux chambres, sont collés des avis : « Ne quittez jamais votre chambre. Veuillez retourner immédiatement dans votre chambre. » Les étrangers se dérobant à ce contrôle sont expulsés et risquent cinq ans d’interdiction de territoire, les Coréens risquent jusqu’à un an de prison. Davantage que la peur de la sanction policière toutefois, c’est la crainte d’être celui ou celle qui, par son relâchement, aura amené la contamination de sa communauté, qui semble être le moteur principal.
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Covid: Australia in talks over quarantine-free travel - BBC News
▻https://www.bbc.com/news/world-australia-54499478
Australia’s government says it is in talks with several nations about quarantine-free travel, but warns that Europe and the US will not be on the list.The first agreement would be with New Zealand, Prime Minister Scott Morrison said.Other nations that could follow suit are Japan, Singapore, South Korea and Pacific Island nations.Australia closed its borders in March, early into the pandemic. To date, it has recorded 27,263 cases and 898 deaths. It has fared better than other nations but recently saw a second wave in the state of Victoria, forcing Melbourne and its surrounding areas into another lockdown. Infections have fallen dramatically since.
From Friday, New Zealanders will be able to travel to some Australian states - New South Wales, Canberra and the Northern Territory - without having to quarantine. But they will have to quarantine in a hotel upon their return home.
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Trump’s Covid-19 antibody treatment was partly developed using Singaporean blood plasma | South China Morning Post
▻https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3104427/trumps-covid-19-antibody-treatment-was-partly
Trump was discharged from hospital on Monday evening and in a video released shortly after he was ensconced in the White House said he was feeling better.Dr Jonathan Reiner, a professor of medicine at George Washington University, told CNN:“The president might be the only patient on the planet ever to receive this particular combination of medicines.”
Indeed, REGN-COV2 has not received emergency use authorisation from the US Food and Drug Administration and the biotech firm said it had provided the drug in response to Trump’s doctors making a “compassionate use” request. Asian Science Magazine said convalescent plasma from patients who had recovered from Covid-19 could be used to prevent or treat the disease but even with the US Food and Drug Administration authorising the emergency use of convalescent plasma, the difficulty of obtaining sufficient blood from volunteers meant it was not possible to use it at a large scale.
Instead, the Regeneron therapy clones antibodies from both “humanised” mice and recovered patients to produce a reliable source of monoclonal antibodies, reported the magazine.
“While the humanised mice were based on a technology owned by Regeneron, the human plasma used was supplied through an agreement with Singapore’s National Centre for Infectious Diseases,” it added. Reports of antibody treatments in the works emerged in June, with most of them in labs across Asia, including Singapore, Japan, China and South Korea. Scientists explained that the treatment works by harvesting specific antibodies – produced by the body to fight off diseases when an individual catches a virus – to trigger other parts of the immune system to attack the cells containing the toxin.
For Singapore, its defence research and development organisation DSO National Laboratories had announced in June that it had discovered five antibodies that could block the coronavirus and protect against key mutations, after scientists screened hundreds of thousands of cells that produce the antibodies.The country’s government-linked biomedical sciences institute A*Star is working with Japanese pharmaceutical company Chugai Group separately on similar treatments
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Trump traité avec le médicament expérimental de Regeneron, la biotech tout proche de son record en Bourse
▻https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/trump-traite-avec-le-medicament-experimental-de-regeneron-la-biote
Regeneron ne pouvait pas espérer meilleure publicité. Donald Trump, hospitalisé depuis vendredi soir au centre médical militaire Walter Reed, le Val-de-Grâce américain, a reçu trois traitements différents contre le Covid-19, dont celui expérimental de la biotech américaine. Son nom de code ? REGN-COV2. Puisqu’il n’a pas encore été validé par l’autorité sanitaire américaine, il n’en a pas encore reçu un de plus commercial. Mais le feu vert de la Food and Drug Administration (#FDA) ne devrait plus tarder. En tout cas, c’est le pari que fait la Bourse.
Les actions Regeneron gagnent presque 10% ce lundi, revenant à 7% de leur record historique du 20 juillet, quand elles avaient fait une poussée à presque 665 dollars, ce qui valorisait alors l’entreprise à plus de 70 milliards de dollars (60 milliards d’euros, soit autant que Schneider Electric ou Air Liquide). C’est une « question de jours » avant que la biotech ne reçoive l’Emergency Use Authorization ou, en français, l’autorisation d’utilisation d’urgence, croit-on au sein de la banque d’investissement SVB Leerink.
« Validation ultime »
Après avoir été prescrit au président des Etats-Unis, le cocktail d’anticorps développé par Regeneron, en phase 3 d’essais cliniques, a reçu la « validation ultime », estime l’analyste Geoffrey Porges. Pour lui, Donald Trump « était en plus mauvais état que ce qui a d’abord était suggéré », sinon comment expliquer qu’il ait reçu un traitement pour lequel « il y a zéro information sur le risque d’intéractions négatives » entre le REGN-COV2, le remdesivir de Gilead Science et la dexaméthasone. A la connaissance de Geoffrey Porges, personne d’autre n’a été traité avec la combinaison de ces trois médicaments.
Covid-19 : quel est ce traitement expérimental administré à Donald Trump ?
▻https://www.numerama.com/sciences/652936-regn-cov2-quel-est-ce-traitement-experimental-administre-a-donald-t
Le médicament développé par Regeneron Pharmaceuticals est pourtant, déjà, l’un des plus prometteurs, ayant reçu 500 millions de dollars du gouvernement américain pour parfaire son produit, avant même que les tests cliniques soient terminés. Pour accélérer ce développement, Regeneron s’est associé à l’entreprise pharmaceutique suisse Roche, bien plus grosse, en août 2020.
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COMMENT FONCTIONNE LE MÉDICAMENT DE REGENERON ?
En théorie, le cocktail développé par Regeneron Pharmaceuticals parvient à neutraliser le virus dans un environnement de tubes de test. Il est composé d’un ensemble de clones d’anticorps créés contre le SARS-CoV-2, prélevés sur des humains ayant guéri du virus. La production de ces anticorps en dehors du corps humain passe par un clonage dans des cellules ovariennes de hamster chinois — un processus utilisé de longue date par la biologie médicale
Une fois administré, le cocktail d’anticorps s’attaque à la surface de la protéine du coronavirus et tente de l’empêcher d’infecter d’autres cellules, comme le résume Science Mag. Il s’est donc montré extrêmement efficace pour aider les patients dans un groupe de test où leur charge virale était très élevée, mais leurs anticorps complètement absents. On parle donc de patients qui seraient tout juste contaminés par le coronavirus, pour lesquels on a amplifié la réponse immunitaire. Les tests n’ont pas permis de voir de grandes améliorations sur des patients un peu plus avancés, qui avaient déjà commencé à développer des anticorps.
Le médicament Covid utilisé pour traiter Trump a été testé sur des cellules fœtales
▻https://www.fr24news.com/fr/a/2020/10/le-medicament-covid-utilise-pour-traiter-trump-a-ete-teste-sur-des-cellule
Le président américain a vanté mercredi le traitement comme un « remède » contre le coronavirus. Mais son administration a réduit le financement du type de recherche qui a permis de tester le traitement par anticorps, une décision qui a été saluée par les militants pro-vie mais largement condamnée par les chercheurs scientifiques.
Regeneron a déclaré jeudi : « Nous avons utilisé la lignée cellulaire HEK293T pour tester la capacité de nos anticorps à neutraliser le virus SARS-COV-2. »
Il a ajouté : « HEK293T n’a pas été utilisé d’une autre manière et le tissu fœtal n’a pas été utilisé dans cette recherche. Nous n’avons pas utilisé de cellules souches humaines ou de cellules souches embryonnaires humaines dans le développement de REGN-COV2. »
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L’année dernière, le ministère de la Santé a décidé de restreindre le financement fédéral des études utilisant des tissus fœtaux, affirmant que toute recherche de ce type devrait être approuvée par un comité d’éthique avant de recevoir des fonds du gouvernement.
Le département a déclaré à l’époque : « La promotion de la dignité de la vie humaine de la conception à la mort naturelle est l’une des toutes premières priorités de l’administration du président Trump. »
Le changement de politique de l’année dernière n’aurait limité aucune recherche de Regeneron, car une exception a été accordée pour les travaux reposant sur des cellules prélevées sur des fœtus dans le passé.
Un responsable de l’administration a déclaré : « Un produit fabriqué à partir de lignées cellulaires existantes qui existaient avant le 5 juin 2019 n’impliquerait pas la politique de l’administration sur l’utilisation de tissu foetal humain issu d’avortements électifs. »
En août, le conseil a rejeté 13 des 14 propositions qui incluaient des tissus fœtaux, approuvant celle où le tissu avait déjà été acquis et qu’il ne serait plus nécessaire de compléter la recherche.
Vietnam restarts flights with six cities in Asia for business travellers, citizens | South China Morning Post
▻https://www.scmp.com/week-asia/economics/article/3101746/vietnam-restarts-flights-six-cities-asia-business-travellers
Vietnam is restarting passenger flights with six Asian cities as it moves to shore up an economy battered by the coronavirus pandemic
by boosting business activity.Foreigners travelling for business or study, along with Vietnamese nationals and their family members, will be allowed in from the southern Chinese city of Guangzhou, South Korea’s Seoul, Japan’s Tokyo, and Taipei, the government said on Tuesday, adding that flights to and from Cambodia’s Phnom Penh and Laos’ Vientiane would start next week. There will be two round trips a week between Vietnam and the selected destinations. All travellers must test negative for Covid-19 before boarding their flight and again upon landing. Those staying in Vietnam for fewer than 14 days will not need to be quarantined but have to be tested, wear a mask and refrain from shaking hands
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La Corée du Sud confirme le retour au Nord d’un transfuge soupçonné d’être porteur du Covid-19
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/28/la-coree-du-sud-confirme-le-retour-au-nord-d-un-transfuge-soupconne-d-etre-p
Après avoir exprimé des doutes sur la véracité de l’annonce par Pyongyang, dimanche 26 juillet, du retour au Nord, le 19 juillet, d’un transfuge « soupçonné » d’être porteur du Covid-19, les autorités sud-coréennes ont confirmé, lundi 27 juillet, qu’un réfugié avait effectivement franchi la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées sans corroborer toutefois qu’il serait contaminé. Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, l’enquête menée par la police dans la communauté des réfugiés du Nord (environ 33 000, arrivés surtout depuis le milieu des années 1990) a permis d’établir qu’il s’agissait d’un homme de 24 ans, dont il a été communiqué seulement le nom de famille, « Kim », réfugié au Sud depuis 2017.Habitant à Gimpo (banlieue de Séoul), il était recherché à la suite d’une plainte pour viol déposée par une autre transfuge. Ce M. Kim n’a jamais subi de test de dépistage et ne semble pas avoir été en contact avec une personne contaminée. Deux de ses proches ont été déclarés négatifs.Selon la version nord-coréenne, l’homme a été appréhendé dans la ville de Kaesong (300 000 habitants), non loin de la zone démilitarisée. La ville a été immédiatement confinée, et le pays placé en « état d’urgence maximal ». D’après l’enquête menée au Sud, M. Kim a franchi l’une des frontières les plus surveillées du monde, truffée de champs de mines et de bunkers, en empruntant une conduite d’évacuation d’eau passant sous une zone de barbelés dans la partie nord de l’île de Ganghwha, située à l’ouest de Séoul, dans l’estuaire du fleuve Han. Un sac lui appartenant a été retrouvé à proximité. Puis, il a traversé à la nage le fleuve qui, à son embouchure, sépare les deux Corées avant de se jeter dans la mer Jaune.
C’est en suivant la même route, en sens inverse, qu’il avait fait défection au Sud trois ans auparavant.
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#Covid-19 #migrant #migration #coreedusud #visa #gouvernance #adaptation Residency visa rule changes ‘nothing to do with the COVID-19’: Justice Ministry
▻http://www.koreaherald.com/view.php?ud=20200722000752
La Corée du Nord reconnaît un premier cas de coronavirus
▻https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/26/la-coree-du-nord-reconnait-un-premier-cas-de-coronavirus_6047316_3210.html
La personne qui, officiellement, n’est encore que « suspectée » d’avoir été infectée est, selon les autorités, un fugitif qui serait passé en Corée du Sud il y a trois ans et serait revenu clandestinement au Nord le 19 juillet en franchissant la zone démilitarisée qui sépare les deux pays. Il a été découvert à Kaesong, ville frontalière avec la Corée du sud, qui a été immédiatement confinée. Lui-même a été placé en « quarantaine ». Malgré la fermeture du pays depuis début janvier, « il semblerait que le virus soit entré dans le pays » a déclaré le dirigeant.Vu de l’étranger, c’était plutôt l’absence de tout cas de contamination en RPDC par un virus qui sévit à travers le monde qui était étonnante. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), depuis le début de l’épidémie, il a été procédé en RPDC à un millier de tests de dépistage avec du matériel fourni par la Russie. Tous étaient négatifs. Il n’a pas été précisé si l’homme « suspecté » d’être porteur du virus a fait l’objet d’un test.
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