• La Grande Interview : Georges Corm — RT en français
    https://francais.rt.com/magazines/la-grande-interview/77224-georges-corm

    George Corm, ancien ministre libanais des finances, pense que le Liban est « dans une situation d’inflation accélérée » où seules « les associations caritatives tentent d’aider les plus pauvres ». L’auteur du livre Le Proche-Orient éclaté explique que pour « un pays qui été un modèle de liberté économique, se retrouver sous un dirigisme économique » lui est difficile. Très acerbe sur le rôle qu’a pu jouer la famille Hariri aux plus hautes fonctions de l’Etat, il apporte son analyse sur la possibilité des aides que pourraient apporter certaines instances internationales. Pour l’universitaire, « le pays est scindé en plusieurs morceaux et chacun essaie tant bien que mal à faire se relever le pays. Le système est bloqué et les différentes communautés sont impactées. Chacune d’entre elles souhaite tirer ces crises à son avantage ». George Corm parle aussi du cynisme de l’Union européenne sur la question des réfugiés syriens où l’Europe demanderait au Liban de « recevoir les réfugiés ». Selon lui, « le Liban a le potentiel pour s’en sortir même si ce potentiel fut anéanti par les nombreux accords de libre-échange ». Conscient des multiples défis que le Liban doit relever, il estime que « le pays devra forcément revoir un certain nombre de points stratégique et économique pour se remettre debout ».

    #liban #corm

  • Entretien avec Georges Corm : Le peuple libanais contre sa « bancocratie »
    http://rebellion-sre.fr/entretien-avec-georges-corm-le-peuple-libanais-contre-sa-bancocratie

    Georges #Corm, au cas où la #crise au #Liban vous semble un peu obscure !

    C’est une longue histoire, mais pour faire court, c’est le résultat de trente ans du pillage du pays par l’ancien premier ministre assassiné, Rafic Hariri, patronné et couvert par Jacques Chirac et l’Arabie saoudite. Un système monétaire absurde avait été mis en place ayant favorisé une forte dollarisation de l’économie (70%) où l’on pouvait facilement emprunter des dollars à 6% ou 7% et les placer en bons du trésor en livres libanaises à des taux qui ont atteint jusqu’à 40% en 1995. Tout ceci avec un taux de change fixe ! Cela a été la curée et l’origine d’une dette odieuse qui a atteint l’équivalent de 150% du PIB en septembre 2019, lorsqu’un nouveau premier ministre issu du milieu universitaire a suspendu le paiement de la dette qualifiée d’odieuse.

    Ce schéma d’une pyramide Bonzi à la mode de l’escroc Madoff a bien marché. Il a été alimenté par l’épargne de beaucoup d’émigrés libanais ayant de la famille au Liban, jusqu’au moment où il a fallu se réveiller par l’effondrement complet du système bancaire dont la banque centrale libanaise avec à sa tête depuis 1991 le même gouverneur a été totalement responsable.

    Par ailleurs, Rafic Hariri durant son mandat avait signé des accords de libre échange en pagaille avec les pays arabes dont la plupart subventionnent lourdement leurs exportations ce qui n’est pas le cas au Liban. Les taux de croissance de l’économie libanaise ont été ridiculement bas pour un pays sortant en 1991 d’une longue guerre civile de 15 ans. Bouffonnerie suprême, la première mesure prise par M. Hariri père à l’issue de la guerre fut de baisser de façon drastique le taux progressif de l’impôt sur le revenu qui atteignait 43% dans les années 1970 pour en faire un impôt « progressif » allant de de 2% à 10% !

    De plus, le Liban est une « bancocratie » de type maffieux avec des relations incestueuses entre les banques et les dirigeants communautaires du pays.

  • Le paradoxe du #wahhabisme : une doctrine hérétique devenue hégémonique
    https://www.fondation-res-publica.org/Le-paradoxe-du-wahhabisme-une-doctrine-heretique-devenue-hege

    L’opinion publique ignore tout en général du wahhabisme. Ceci est dû à plusieurs facteurs dont le plus important réside dans l’extraordinaire fortune pétrolière du royaume et, en conséquence, sa capacité à « séduire », entendez corrompre, journalistes ou chercheurs.

    #Corm

  • La guerre de la #sémantique - Georges #CORM - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1082082/la-guerre-de-la-semantique.html

    Mais la guerre de la sémantique ne s’arrête pas à cette confusion entre religion et nationalité dans la déclaration #Balfour. En effet, d’une façon particulièrement insidieuse, le texte affirme que la création de ce « foyer national » ne devra pas « porter atteinte aux droits civils et religieux » de la population locale palestinienne, ce qui peut apparaître comme juste et normal, si l’on ne prend pas garde. En effet, le texte omet totalement la mention des droits politiques de la « population locale » qui n’est même pas désignée comme un peuple enraciné dans une terre, mais comme des « collectivités non juives existant en #Palestine » (!).

  • #Corm : « Seuls les naïfs pensent qu’il s’agit d’un conflit entre sunnites et chiites » | Investig’Action
    https://www.investigaction.net/fr/corm-seuls-les-naifs-pensent-quil-sagit-dun-conflit-entre-sunnites-e

    On pourrait pour être plus proche des réalités du terrain, résumer la situation en disant que nous sommes dans l’affrontement de deux blocs géopolitiques : celui de l’#OTAN d’un côté et l’axe contestataire de la suprématie américaine du monde, soit celui de la #Chine, de la #Russie et de l’#Iran, de l’autre. La Syrie et aujourd’hui le Yémen ont été victimes de cet affrontement ; le Liban avec son premier ministre kidnappé pour son manque d’activisme anti-iranien en souffre lui aussi.

    Seuls les naïfs, victimes des grands médias occidentaux et arabes sous influence occidentale, peuvent penser qu’il s’agit d’une lutte entre « sunnites » et » chiites ».

    • et juste avant :

      Aujourd’hui, l’Arabie saoudite sous prétexte de lutter contre l’influence chiite et l’Iran détruit le Yémen avec des bombardements continus depuis 2015, un siège de ses ports, une épidémie redoutable de choléra qui en a résulté, dans un silence assourdissant de la communauté internationale. La justification de cette guerre intolérable par la nécessité de combattre l’influence d’un « triangle chiite » subversif au Moyen-Orient est une feuille de vigne idéologique pour justifier la politique saoudo-américaine dans la région. J’aime à rappeler ici que c’est l’Irak sous influence des pétromonarchies et des États-Unis qui a tenté en 1980 d’envahir l’Iran et lui a déclaré la guerre et non l’inverse.

      Georges Corm

  • Irán: Objetivo Hezbolá | Opinión | EL PAÍS
    https://elpais.com/elpais/2017/11/09/opinion/1510252741_372351.html

    En las últimas décadas nos hemos acostumbrado a que las grandes decisiones en torno al futuro de Líbano no se adopten en Beirut, sino en otras capitales de Oriente Próximo. La dimisión del primer ministro libanés Saad Hariri en Riad evidencia que la política de los cónsulessigue plenamente vigente casi un siglo después de la creación del país de los cedros. El intelectual Georges #Corm, quien acuñó esta fórmula, se refería a la propensión de los partidos libaneses a recabar la protección de las potencias internacionales para reforzar su posición.

    #Liban

  • Georges #Corm : « Les pays du #Golfe comme les #Etats-Unis ont armé et entretenu des groupes djihadistes » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/georges-corm-les-pays-du-golfe-comme-les-etats-unis-ont-arme-et-entretenu-d

    Comment analysez-vous la crise diplomatique actuelle et la mise en quarantaine du #Qatar, accusé de soutenir le « terrorisme » ?

    Georges Corm : Heureusement que le ridicule ne tue pas : depuis la première guerre d’Afghanistan, les pays du Golfe comme les Etats-Unis ont armé et entretenu des groupes de prétendus « djihadistes » qui ont été déployés d’un pays à l’autre, en fonction des intérêts géopolitiques de Washington et de ses alliés. Ceci dit, ce n’est pas la première crise entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont en commun comme doctrine d’Etat le wahhabisme. Et qui ont été ces dernières années en compétition très forte, en particulier depuis les soulèvements arabes de 2011, pour recueillir le fruit du détournement de ces révoltes en soutenant différentes mouvances de l’islam politique. L’influence du Qatar, via notamment ses centres d’études, ses think tanks et sa chaîne de télévision al-Jazeera, a visiblement pris trop d’importance pour une #Arabie_Saoudite qui cherche aujourd’hui, sans aucun complexe, à affirmer son emprise absolue et totale sur les pays arabes et aussi tous les Etats se définissant comme musulmans. Une emprise qui a débuté avec l’envolée des prix du pétrole en 1973, et qui a permis à Riyad de créer toutes les institutions nécessaires à cet effet – Ligue islamique mondiale, Banque islamique de développement, Conférence des Etats islamiques, etc. – qui ont été créé dès l’origine pour être des outils majeurs de lutte contre l’influence de l’URSS et du marxisme dans les rangs des jeunesses musulmanes, arabes ou non arabes de ce que l’on appelait alors le tiers-monde.

    • Quelles peuvent être les conséquences de cette brusque montée en tension pour le Liban ?

      Georges Corm : Pour le moment, heureusement, la scène libanaise demeure relativement gelée. Les services de sécurité, qui travaillent avec le Hezbollah, ont réussi à mettre fin à la vague terroriste qui a touché le pays en 2013, 2014 et 2015. Même les partis politiques financés par l’Arabie Saoudite ne contestent pas le fait que le Hezbollah est une composante importante de la vie politique et sociale libanaise, et nul ne songerait à qualifier ce parti de « terroriste ». D’ailleurs, nous assistons heureusement depuis quelques mois à la disparition de la forte polarisation transcommunautaire de la vie politique libanaise depuis 2005. Il s’agissait des deux grands blocs parlementaires, l’un pro-occidental et pro-saoudien (dit bloc du « 14 mars »), dirigé par la famille Hariri d’un côté, et de l’autre le bloc dit du « 14 mars » anti-impérialiste et pro-résistance libanaise et palestinienne contre l’Etat d’Israël, dit bloc « du 8 mars ». C’est l’approche des élections parlementaires ainsi que l’arrivée du Général Michel Aoun à la présidence de la République à la fin de l’année dernière et celle de Saad Hariri comme premier ministre et allié du président qui a permis la recomposition du paysage politique libanais. Ce qui ne veut pas dire que les problèmes politiques ont disparu, comme l’a prouvé la pénible et très longue période de gestation d’une nouvelle loi électorale en vue d’élections prochaines.

  • La carte est une reconquête de territoire
    http://www.politis.fr/blogs/2017/02/la-carte-est-une-reconquete-de-territoire-34177

    Comme l’affirmait Alfred Korzybski « Une carte n’est pas le territoire », au sens où elle n’est pas un modèle applicable partout et déterminant la pensée et les comportements humains, mais, couplée à divers jeux de données, elle dit beaucoup. Avec les progrès de l’informatique, de la géolocalisation et des réseaux, la cartographie est aujourd’hui devenue une pratique courante, citoyenne, qui permet de révéler, comme l’a excellemment fait Jean-Christophe Victor durant vingt ans, le dessous des cartes. Grâce à des outils libres comme Khartis (développé par l’atelier de cartographie de Sciences Po tout un chacun peut réaliser une carte statistique, interactive ou non, pour éclairer une problématique choisie.

    Prenons pour exemple celle réalisée par @b_b, membre du réseau Seenthis sur lequel j’ai posté une récente chronique sur les cormorans. Partant de la liste des quotas par département, intégrée à l’arrêté autorisant le tir des oiseaux noirs, il a créé une carte sur laquelle chaque couleur, de jaune pâle à rouge foncé, correspond à des quotas de + en + élevés. Un autre membre @Fil ayant suggéré d’y superposer les routes migratoires, et bien qu’on ne dispose pas des données SIG (système d’information géographique, format pour le recueil, le traitement, l’analyse et la présentation des données spatiales et géographiques) @b_b a réussi à produire cette carte

    http://bl.ocks.org/brunob/501c17003bf7f4495d8f71b675df8069

    Elle permet de vérifier l’hypothèse selon laquelle une bonne part des départements ayant les quotas élevés sont situés sur ces routes, ce qui augmente le risque pour les cormorans de se faire tuer lors des haltes migratoires de mars ou d’octobre.

    Autre exemple, cette Carte de France de l’absentéisme des députés au moment du vote sur l’état d’urgence, qui montre les circonscriptions dont les parlementaires étaient présents (en vert) lors de ce vote particulièrement important en février 2016....

    #cartes #cartographie_collaborative #territoire #cormoran #absentéisme #nucléaire #Ashley_Madison #Open_Street_map #Corruption #chaine_du_livre #CQFD #Seditions_graphiques #World_government #Bureau_d'Etudes