• #EnquêteEpilation : les premiers résultats de notre grande enquête sur la norme du glabre – Liberté, Pilosité, Sororité
    https://collectiflps.net/2019/06/02/enquete-epilation

    Partie 1 : Effets psychologiques et physiques de la norme du glabre

    L’automne dernier, nous avons lancé une grande enquête en ligne concernant les effets de la norme du glabre sur la vie quotidienne des femmes. Au final, plus de 6 000 femmes y ont répondu. Nous sommes aujourd’hui fières de vous présenter les premiers résultats, qui portent plus particulièrement sur les thématiques suivantes :

    Les pratiques de l’épilation, notamment les méthodes utilisées.
    Les effets physiques de la norme du glabre : la douleur liée à la pratique de l’épilation ou du rasage et les effets secondaires
    Les effets psychologiques de la norme du glabre
    les émotions que les femmes ressentent vis-à-vis de leur pilosité
    la façon dont elles ressentent l’intensité de la norme du glabre

    Les points clés

    6 458 femmes ont répondu à notre questionnaire.
    La grande majorité (87%) réside en France. Notre échantillon surreprésente les femmes jeunes (âgées de 20 à 39 ans), féministes, élèves, étudiantes ou appartenant à la classe socio-professionnelle des cadres et professions intellectuelles supérieures.

    Les féministes refusent davantage la norme du glabre
    Plus une répondante se dit féministe, plus il y a de chance qu’elle ait arrêté de s’épiler ou de se raser ; aussi il est moins probable qu’elle soit épilée ou rasée tout au long de l’année.
    Les femmes féministes sont par ailleurs moins nombreuses à trouver leur pilosité laide.

    Les blessures et effets secondaires liés à l’épilation ou rasage sont extrêmement fréquents.
    Seulement 2,7% des répondantes ont déclaré n’avoir jamais rencontré d’effets secondaires ou de blessures en retirant leur pilosité.
    Près de 7 femmes sur 10 déclarent avoir rencontré au moins 3 types de blessures ou effets secondaires différents au cours de leur vie.

    Une grande majorité de femmes n’aiment pas leur pilosité naturelle.
    Environ trois quarts des femmes trouvent que leur pilosité est – au moins un peu – laide.
    Près de 8 femmes sur 10 déclarent que leur pilosité leur inspire au moins une émotion négative. La honte est l’émotion négative la plus fréquemment rencontrée : elle est ressentie par environ la moitié des femmes.

    Les femmes déclarent généralement qu’il est difficile ou très difficile d’échapper à la norme du glabre
    Sur une échelle allant de 1 à 10, les répondantes devaient évaluer l’intensité de l’injonction au glabre (1 = Nulle, aucune injonction ; 10 = Très forte : il est quasiment impossible d’échapper à l’injonction). Près de 8 femmes sur 10 ont mis une noté égale ou supérieure à 7.

    Les femmes jeunes souffrent davantage de la norme du glabre que les femmes plus âgées
    Les femmes jeunes déclarent davantage d’effets secondaires et disent avoir davantage mal lors de leurs séances habituelles de rasage ou d’épilation. Elles sont également plus nombreuses à juger la norme du glabre comme étant tyrannique.

  • Abécédaire des prépositions : #Gare
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-gare

    https://youtu.be/HTW-H5MFsG4

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Le pire de la #télévision italienne condensé dans cette image... une scène (obscène) vu alors que j’étais dans un hôtel en Italie (10.05.2019).
    Cela devait être quelque chose comme 20h30-21h du soir...

    #Mediaset #Canale_5 #femmes #indiens #peuples_autochtones #sexisme #TV #nudité #corps #obscénité #fesses #exotisme

    Et je ne sais pas quel autre horrible mot-clé ajouter...

    Evidemment, c’est l’occasion de faire encore et encore un petit rappel de ce documentaire de #Lorella_Zanardo : #Il_corpo_delle_donne (le corps des femmes) :
    https://www.youtube.com/watch?v=koLacS5_EtA

  • Pourquoi de plus en plus de femmes décident d’arrêter de s’épiler ? - Cosmopolitan.fr
    https://www.cosmopolitan.fr/pourquoi-de-plus-en-plus-de-femmes-decident-d-arreter-de-s-epiler,20325

    Avoir peur d’être vue en public avec ses #poils, c’est en effet devoir toujours veiller à être épilée quand telle ou telle situation se présente. Un petit calcul mental à faire en permanence, auquel certaines #femmes ont décidé de renoncer. C’est le cas de cette jeune femme, qui poursuit : "J’ai pris conscience à ce moment-là du luxe que ça devait être d’avoir un corps de garçon. Eux ils étaient toujours ’prêts’ pour tout, ils n’avaient pas à se « préparer », à transformer leurs corps pour le regard des autres. Alors j’ai commencé à être moins ’stricte’ avec mes poils".

    #Émancipation

  • Nouvelle vague
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/nouvelle-vague

    Texte écrit à deux mains avec Caroline Diaz, dans le cadre des ateliers d’été Pousser la langue de François Bon. pour parvenir à se raconter dehors c’est l’hiver encore le soleil de février éclabousse où se balancent les portes coupe-feu un jour sans masque il faut du #Temps s’esquiver à peine abandonner le groupe sous un fallacieux prétexte se retrouver (...) #Palimpseste / #Atelier, #Art, #Amour, #Corps, #Bonheur, #Mémoire, Temps, #Traces, #Poésie, #Peinture

    http://www.tierslivre.net/ateliers/author/carolinediaz
    http://www.tierslivre.net/ateliers

  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    • Il y a un vrai problème aussi avec la manière dont le DIU est sous-vendu et les règles douloureuses sous-traitées. Le DIU peut être laissé en place 10 ans sans soucis, mais il semble que la secte des gynécos de France ait obtenu une AMM de 5 ans, juste pour faire tourner leur foutu tiroir-caisse, alors que le risque max de cette contraception, c’est justement d’être mal posée.
      Quant aux règles abondantes et douloureuses, j’en ai chié des années, jusqu’à ce que Winckler explique que, non, les anti-inflammatoires ne sont pas du tout contre-indiqués en cas de règles pourries sous DIU, au contraire, c’est même le truc recommandé pour réduire le flux.

      Une fois cette question réglée, le DIU et la contraception la moins chère, la moins contraignante et la plus efficace pour le moment. En plus, il y a un travail actuellement autour de la création d’un kit d’auto-pose.
      Ensuite, le principe, c’est quand même de ne plus penser à sa contraception pendant 10 ans, garanti sans hormones qui nous pourrissent la vie !

    • Quand j’ai réussie à bénéficier de la contraception définitive, juste après l’intervention la secrétaire médicale qui m’a dit etre militante féministe m’a gratifié de cette remarque :
      « - Vous ca va, vous pouvez être stériliser (j’avais 38 ans), mais les gamines de 20 ans qui ont la flemme de prendre la pilule, il n’en est pas question. »

  • Abécédaire des prépositions : #Paysage
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-paysage

    https://youtu.be/tVaw61BwJLE

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Texte d’#Achille_Mbembe à l’occasion de l’#occupation du #Panthéon, 12 juillet 2019

    « Tout se passe comme si chaque fois que l’on ouvre les yeux, il y a des personnes humaines d’origine africaine quelque part dans notre monde en train d’être brutalises par une autorité ou une autre.

    Ailleurs, loin de chez eux, hors d’Afrique.

    Mais en Afrique aussi, entre les mains des leurs - des coups, surtout des coups, la brutalité avec laquelle tout #corps de nègre (simple gisement musculaire) est traité !

    Et cela fait très longtemps que ça dure.

    Ça dure depuis tant de temps que cela n’étonne plus personne.

    Les #Nègres, on s’attend a ce qu’ils soient brutalisés, et c’est le contraire qui est anormal.

    Il y a quelques semaines, un camp de prisonniers (car c’est de cela qu’il s’agit) en majorité africains a été littéralement bombardé en Libye. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été tues.

    D’autres périssent presque chaque semaine, noyés dans les eaux de la Méditerranée.

    On ne compte plus ceux dont les sables du Sahara recouvrent de leur linceul les dépouilles.

    Pas un seul mot de nos Chefs d’Etat.

    Pas un seul mot des représentants des peuples africains. Pas un seul mot des organisations continentales, encore moins de nos intellectuels, artistes, footballeurs, hommes et femmes d’Église ou entrepreneurs.

    Après deux jours, la nouvelle a disparu des grands médias occidentaux. Et tout a recommence comme si rien n’avait jamais eu lieu. De telles vies comptent-elles seulement ?

    La Libye est un pays où existent des marches d’#esclaves africains en plein XXIe siècle. Tout le monde le sait.

    Elle est un pays ravagé par le #racisme_anti-nègre qui menace de plus en plus la plupart des États maghrébins. Tout le monde le sait.

    Tout le monde le sait par ailleurs, certaines puissances européennes revendiquant le statut d’"amies des Africains" procurent des #armes sophistiquées a l’une ou l’autre des milices qui se disputent le pouvoir a Tripoli.

    L’Europe, qui a joue un role determinant dans la destruction de la #Libye, leur procure d’énormes sommes d’argent.

    L’objectif est d’empêcher la migration des Nègres en Europe. Pour ce faire, il faut transformer l’Afrique en un immense #Bantoustan.

    En réalité, il s’agit de subsides a la #chasse de captifs nègres que l’on entasse dans des prisons qui ne disent pas leur nom, et que l’on revend a l’encan sur les marchés locaux. Un commerce ignominieux est en cours dont les corps d’ébène servent une fois de plus de monnaie.

    Ceci, l’Europe prétend ne pas le voir, tout comme elle s’échine à rendre invisible la saignée en cours en #Méditerranéenne.

    Au sujet de ce scandale, nos Chefs d’Etat n’ont aucun mot a dire. Nos intellectuels, nos artistes, nos footballeurs, nos hommes et femmes d’Église et nos entrepreneurs non plus.

    Hier, le Président Emmanuel #Macron a réuni a l’Élysée des individus choisis au hasard par son gouvernement. Ces individus de son choix sont supposes représenter "la #diaspora_africaine" en #France. Le Président Macron, nous dit-on, est un grand intellectuel. Il serait un disciple de Paul Ricoeur et aurait suivi des séminaires avec Etienne Balibar.

    Mais quand il s’agit de l’#Afrique, il évite soigneusement de discuter avec des intellectuels africains critiques. Ils risquent de le démaquiller, de lui poser toutes les questions qui gênent, de lui opposer des arguments sérieux auxquels il n’a aucune réponse plausible. Ils risquent de remettre publiquement en cause les trois piliers de la politique française - le #militarisme, le #mercantilisme et le #paternalisme mâtiné, comme toujours, de #racisme.

    Et, naturellement, le soutien sans condition a des régimes corrompus qui militent activement contre les intérêts bien compris du Continent.

    Le President Macron leur préfére des gens choisis par ses diverses cellules de communication et autres conseils présidentiels - de pauvres étudiants d’une pauvre université qui ne savent pas comment formuler des questions pertinentes et qu’il se fait fort de ridiculiser ; des quidam qui n’ont étudié aucun dossier en profondeur et se contentent de généralités ; des Nègres de pacotille assoiffés de vanité et en quête de selfies, hilares et bon enfant, trop heureux de servir le Maitre lorsqu’il ne s’agit pas d’opportunistes peu scrupuleux en quête de prébendes.

    Tout heureux de se retrouver sous les lambris, hier ils lui ont en effet servi la soupe et ont soigneusement évité de traiter des vrais dilemmes - ceux qui font des rapports entre la France et l"Afrique le paradigme même du scandale néocolonial.

    Bal des cyniques, en vérité, et des deux côtés !

    Ce soir, cette comédie s’est révélée être ce qu’elle a toujours été.

    Des centaines d’Africains #sans-papiers ont occupe le Pantheon pour exposer aux yeux du monde le traitement qu’ils subissent en France.

    La réponse ne s’est pas fait attendre. Ils ont été "évacués" sans ménagement, à la manière exacte dont ils sont traités dans leurs pays respectifs par leurs propres gouvernements.

    Quant prendra fin ce scandale ? Quand apprendrons-nous a gagner de nouveau ? Quand est-ce que les vies nègres compteront enfin ?

    Tant que l’Afrique ne deviendra pas son centre propre, tant qu’elle ne se reconstituera pas en tant que vaste espace de circulation, tant qu’aucun Africain ne sera traité comme étranger en Afrique même, la #brutalisation des corps nègres se poursuivra.

    Pour le reste, le salut ne viendra pas de la France. Il n’y a strictement rien a attendre d’elle que nous ne puissions nous offrir a nous-mêmes. Le salut ne viendra pas non plus des diasporas. Il viendra d’abord de l’Afrique elle-même.

    Il faut donc réapprendre a faire corps et reprendre la #lutte. Il faut l’intensifier là où elle est déjà en cours. Il faut puiser dans la #mémoire, la #créativité et les énergies souterraines de nos peuples pour aller de l’avant.

    Nul ne nous libérera à notre place ou malgré nous. Les vies des nôtres disperses dans les quatre coins du monde ne compteront véritablement que le jour ou l’Afrique sera #debout sur ses propres jambes.

    Et c’est a travailler à reconquérir cette initiative historique que nous sommes appelés. Tout le reste n’est que diversion. »

    https://www.facebook.com/gildas.ledem/posts/10157313594073610?__tn__=H-R

    Texte signalé par @isskein

    #Mbembe #France #Paris #migrations #résistance #néo-colonialisme #néocolonialisme #Afrique

  • La #Nuit en feu (Light My Fire)
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/la-nuit-en-feu-light-my-fire

    https://www.youtube.com/watch?v=qAv-a9bLFH4

    Samedi 20 juillet, dans le cadre du festival #Paris l’Été, la Compagnie Carabosse a transformé le Parc de la Villette avec une installation éphémère, visuelle et sonore. À la nuit tombée, nous avons déambulé avec Caroline au milieu des flammes malgré la pluie battante. Je repensais à la #Mort de Jim Morisson. Tu sais ce serait déloyal. Je vais souvent au #Cimetière du Père-Lachaise, j’aime m’y promener, parfois je remarque en passant des tombes de personnes célèbres en leur #Temps, et parfois même encore (...) #Entre_les_lignes / #Art, #Danse, #Sons, #Vidéo, #Musique, Cimetière, Paris, Mort, #Fantôme, #Mémoire, #Dérive, #Jeu, #Nature, Nuit, #Ciel, #Corps, (...)

    http://www.parislete.fr
    http://ciecarabosse.fr/fr/actu
    https://lavillette.com

  • La #Tunisie, nouveau cimetière des migrants morts en mer

    Après le naufrage du 1er juillet au large des côtes libyennes qui a fait au moins 90 morts, les autorités tunisiennes sont de nouveau débordées. Cimetières saturés, centres d’accueil débordés, absence de droit d’asile… Le gouvernement dénonce aussi l’inaction des pays européens.
    #Médenine (Tunisie), envoyée spéciale.– Quatre-vingt-dix corps repêchés. C’est le bilan définitif, fait par le gouvernorat de Médenine au sud de la Tunisie, du naufrage il y a plus de deux semaines d’un bateau transportant des migrants maliens, ivoiriens, ghanéens, égyptiens et gambiens. Parmi eux, des hommes mais aussi des femmes enceintes et des enfants, selon les témoignages des survivants.
    Pour les autorités tunisiennes, le drame n’est ni le premier ni le dernier. Une semaine après ce naufrage, la marine tunisienne est intervenue pour sauver les migrants d’un autre bateau, au large de Sfax. Depuis 2011, plus de 1 000 migrants ont été enterrés à Zarzis, selon le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES).

    Mais ce naufrage est aussi celui de trop, renvoyant à la fois à la responsabilité des pays européens et à la frilosité du gouvernement tunisien. Manque de moyens, débats sur les enterrements des victimes, surcharge des centres d’accueil pour les survivants… La Tunisie a de plus en plus de mal à faire face à l’afflux de réfugiés sur son sol.

    Après une polémique entre les municipalités du sud de la Tunisie – plusieurs villes ont refusé toute prise en charge –, c’est la mairie de Zarzis qui a fini par procéder cette semaine à la mise en terre des cadavres dont personne ne voulait.

    La loi tunisienne prévoit que seule la commune est habilitée à procéder à des enterrements. « Nous avons des cas de migrants morts, ramenés par les eaux à cause des courants marins, depuis les années 1990, explique le maire adjoint de Zarzis, Faouzi Khenissi. Jusque-là, nous les enterrions dans les cimetières tunisiens. Mais le nombre était très inférieur à ce qu’il est aujourd’hui. »

    En 2003, un cimetière dédié aux migrants a finalement été créé. Mais il est aujourd’hui saturé : près de 900 corps y ont été enterrés, dont 18 samedi 13 juillet. « Nous avons enterré 56 autres corps dans le nouveau cimetière donné par le Croissant-Rouge à la commune », poursuit le maire adjoint.

    D’après lui, la situation devient difficile à gérer pour la commune qui n’a pas les moyens. Fatigués et surchargés, les officiels de Zarzis parlent ouvertement du sujet et se préparent déjà à la suite en cas d’un nouveau naufrage.

    « On nous a reproché dans les médias d’utiliser des camions-poubelles pour transporter les corps… Figurez-vous que nous n’avons rien d’autre ! Nous les avons nettoyés. Ce qui nous aiderait, c’est d’avoir plus de matériel, ainsi qu’une unité avec un médecin légiste à Zarzis au lieu de faire 300 kilomètres aller-retour pour transporter les corps depuis Gabès », se défend encore Faouzi Khenissi.

    Quant à l’accueil des trois survivants, il s’est fait dans des centres qui seraient déjà à leur pleine capacité, selon les représentants de l’OIM (Organisation mondiale pour les migrations) et du HCR (Haut-Commissariat pour les réfugiés).

    Le gouverneur de Médenine ainsi que le chef du gouvernement Youssef Chahed avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, quelques jours avant le naufrage, sur les difficultés pour le Sud tunisien de gérer des flux en constante augmentation, aussi bien par voie terrestre que par voie maritime.

    « Le nombre d’arrivées de migrants et de demandeurs d’asile a beaucoup augmenté depuis fin 2018, déclare France Lau, représentante du HCR en Tunisie. Même si les autorités tunisiennes sont prévoyantes par rapport à un afflux possible de personnes en provenance de Libye – on nous a demandé à ce titre de mettre en place des mécanismes de réponse d’urgence en cas d’arrivées massives comme en 2011 –, elles sont tout à fait légitimes à alerter des problèmes qu’elles peuvent avoir pour gérer ces nouveaux arrivants. »

    « Les politiques italiennes qui conduisent à fermer les ports aux migrants et l’appui européen aux milices libyennes qui ramènent et enferment les migrants en Libye dans des conditions épouvantables, font que la Tunisie devient de plus en plus la seule échappatoire pour beaucoup d’entre eux, mais pas forcément l’endroit où ils souhaitent rester », déclare Valentina Zagaria, auteure d’une thèse en anthropologie sur les migrations dans le Sud-Est tunisien.

    En dehors du manque de moyens, c’est aussi un choix politique des autorités. Le chef du gouvernement tunisien l’a dit plusieurs fois très clairement : il ne souhaite pas que la Tunisie devienne une « plateforme d’accueil » pour les candidats à l’exil vers l’Europe. Le pays n’a d’ailleurs pas de loi sur l’asile – seul le HCR est habilité à octroyer le statut de réfugié en Tunisie dans le cadre de son mandat.

    Rien que la mise en place de six centres (répartis entre le HCR et l’OIM) a pris beaucoup de temps dans le gouvernorat. À part celui du HCR mis sur pied dès 2013 après le démantèlement du campement de Choucha, dressé en 2011 pour faire face à l’afflux de personnes fuyant la Libye, l’installation des cinq autres centres a fait l’objet de longues négociations avec les populations et les autorités régionales, et de plusieurs relocalisations.

    « C’est difficile au quotidien, car il y a du racisme, des rumeurs propagées sur des maladies apportées par les migrants. Il faut gérer à la fois les préjugés et la protection de ces communautés qui arrivent en Tunisie et qui sont dans des situations vulnérables », déclare Khaled Sadaani, coordinateur sud du Conseil tunisien pour les réfugiés, une ONG créée en 2016 pour répondre à un manque, celui de l’absence d’association arabe pour les réfugiés.

    Dans le centre de Médenine pour réfugiés, supervisé par le HCR, les 170 places disponibles sont occupées. Les nationalités sont multiples, aussi bien d’Afrique de l’Ouest que d’Afrique de l’Est, avec une grande majorité d’Érythréens. Un étage est dédié à la trentaine de mineurs non accompagnés (entre 15 et 18 ans), un autre aux femmes et aux enfants, un autre encore aux hommes.

    Chacun cohabite pacifiquement, mais beaucoup ne voient pas la Tunisie comme une destination finale, alors que les possibilités de réinstallation dans un pays tiers sont extrêmement limitées. « Il n’y a pas de travail ici, on nous propose 20 dinars la journée (6 euros) pour travailler dans les chantiers, je ne vois pas comment subvenir aux besoins de ma famille avec ça », déclare Fayçal, un demandeur d’asile soudanais de 24 ans.

    Les routes migratoires qu’il a prises pour arriver jusqu’en Tunisie sont labyrinthiques. Du Soudan du Sud à l’Égypte, en passant par le désert du Niger et la ville d’Agadez, lieu de passage entre l’Afrique noire et l’Afrique du Nord, et la Libye où il a été plusieurs fois emprisonné.

    « Cela fait deux ans que je bouge sans arrêt pour trouver du travail. Une fois, l’Égypte m’a expulsé vers le Soudan et j’ai dû refaire tout le trajet… À chaque fois un membre de ma famille m’aide, car je suis le seul qui peut nourrir mes frères et ma mère. Ils sont actuellement dans un camp pour les personnes déplacées par la guerre. Je suis fatigué », ajoute-t-il.

    Lui qui avait une échoppe à Djouba, dans le Soudan du Sud, il s’est retrouvé du jour au lendemain à se débrouiller avec des camarades de cellule pour éviter qu’un gardien de prison libyen ne les viole.

    « Quand on s’est de nouveau échappés de prison, le geôlier avait peur que l’on révèle ses préférences sexuelles… Aussi, il nous a aidés en nous donnant 50 dinars libyens (24 euros) et en nous montrant la route vers la frontière tunisienne. Il nous a dit : “Marchez tout droit, vous allez finir par y arriver” », ajoute Fayçal.
    Terre d’accueil et terre de deuil

    Comme beaucoup d’autres migrants, Fayçal est en attente de sa demande d’asile en Tunisie. La moitié des migrants sur place à Zarzis choisissent de demander l’asile, d’autres ne préfèrent pas, de peur de devoir rester dans le pays.

    « Il leur est difficile d’accepter le fait que la réinstallation est une option limitée à un nombre faible de réfugiés au regard des besoins globaux, et qui obéit à des critères bien déterminés », témoigne France Lau.

    Sur place, des associations tunisiennes tentent de lancer des micro-projets, et d’aider à la mise en place de contrats de travail pour ceux qui souhaitent travailler pendant cette période transitoire. « Beaucoup arrivent à trouver des emplois en CDD dans le secteur du tourisme à Djerba, avance Yahia Rebai, administrateur associé sur place pour le HCR. Cela reste provisoire mais il y a depuis des années une forte collaboration avec les associations locales et même les délégués à la protection de l’enfance pour soutenir et protéger les mineurs. »

    Il n’empêche : le foyer du HCR et, plus loin, celui coordonné par l’OIM, sont en bordure de la ville, à l’écart des habitants. Beaucoup de migrants racontent ne pas s’aventurer trop loin si ce n’est pour le travail ou acheter à manger. Seuls quelques-uns commencent à être installés dans des appartements en zone urbaine.

    Pour l’instant, il est bien difficile de parler d’une politique globale d’intégration dans la société tunisienne. Alors qu’à Tunis et Sousse, la centrale syndicale UGTT a mis en place depuis 2018 des espaces pour migrants afin d’informer les travailleurs subsahariens sur leurs droits et de régulariser leur situation, la reconnaissance politique des migrants en Tunisie peine à se faire.

    « Reconnaître les droits des vivants comme des morts qui sont sur le territoire tunisien, c’est envoyer un signal d’acceptation aux autorités européennes. Les Tunisiens veulent éviter cela, ils ne veulent pas être forcés de s’impliquer plus dans la gestion des frontières européennes. Pour le moment donc, ceux qui arrivent à s’échapper de la Libye restent dans une situation de flou », constate la chercheuse Valentina Zagaria.
    Du côté de la délégation de l’Union européenne, présente en Tunisie, les programmes visent plutôt au soutien pour lutter contre l’immigration clandestine et aider au retour volontaire. Et les déclarations sont bien prudentes.

    « Dans un monde interdépendant, les responsabilités sont aussi partagées et interdépendantes. Ce qui se passe au Soudan a une incidence sur la Tunisie et sur l’Europe et vice versa. L’UE suit la situation de près et comprend l’inquiétude des autorités tunisiennes. À la demande de la Tunisie, elle étudiera tout éventuel soutien », répond par mail Sophie Vanhaeverbeke, cheffe de la coopération.

    En attendant, la Tunisie, à la fois terre d’accueil et terre de deuil, regarde avec appréhension le conflit en Libye. Depuis le début de l’année 2019, plus de 1 000 personnes sont arrivées de Libye, mais leur nombre pourrait être de 25 000 si le conflit empire, selon les chiffres de planification du HCR et de l’OIM.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/220719/la-tunisie-nouveau-cimetiere-des-migrants-morts-en-mer?onglet=full
    #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #naufrage #Zarzis #cadavres #cimetière #enterrement #morts #décès #corps

    Sur le cimetière de Zarzis, voir :
    https://seenthis.net/tag/zarzis
    ping @_kg_

  • Sur le plancher des vaches

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Sur-le-plancher-des-vaches

    Paris, le 26 juillet 2019
    Amis,

    Comme suggéré en conclusion des cieux précédents, j’ai, dans ces parages, laissé traîner des assertions quelque peu lapidaires. Aussi, de façon à m’en expliquer auprès de vous, ai-je décidé d’établir une nouvelle science nommée « technontologie », laquelle se donne pour objet un champ d’investigation suffisamment rébarbatif pour que jamais personne n’ait envie d’en entendre parler, raison pour laquelle j’entreprends de l’établir ici sur des bases solides, soit scientifiques, ce qui enlève toute possibilité d’en réfuter la nécessité ainsi que les fondements.

    Qu’est-ce donc que la technontologie ? C’est simple, il s’agit de la science qui investigue l’ontologie sise dans la technologie, laquelle ontologie transite massivement par la culture mondialisée du travail, souvent nommée managériale, ce que l’on pose d’emblée ici comme réducteur. (...)

    #ontologie #science #matière #génome #Georges_Lapierre #corps #âme #verbe #langage #Mayas #Dieu

  • Abécédaire des prépositions : #Couleur
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-couleur

    https://youtu.be/ucug1uZ1BEI

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Espagne-Maroc : « Les migrants morts en mer ne parlent pas, moi je suis leur voix »

    « Croque-mort » de son état, l’Espagnol #Martin_Zamorra se démène depuis des années pour identifier les corps de migrants morts en traversant le détroit de Gibraltar en mer Méditerranée. Il souhaite rapatrier leurs dépouilles vers leur pays d’origine. Portrait.

    On devine que sa vie n’a pas été tout a fait rectiligne. Martin #Zamorra est un homme à la fois affable et singulier. Du bord de l’autoroute A7 qui relie Algésiras à Malaga, dans le sud de l’Espagne, il dirige une petite entreprise de #pompes_funèbres - qui a connu des jours meilleurs.

    Fumeur compulsif (mais il vient d’arrêter), Martin Zamora n’est ni un anonyme ni un discret dans ce coin d’Andalousie puisque ses aventures ont inspiré un film de fiction, « Retour à Hansala » sorti en 2008. Le scénario : un croque mort espagnol peu scrupuleux rapatrie au pays le corps d’un migrant en compagnie de sa sœur, une jeune femme marocaine. Un voyage qui transforme pour toujours les deux personnages…

    L’affaire qui l’occupe principalement en cette matinée de juin, c’est celle des victimes d’un naufrage qui s’est produit en novembre 2018, à Barbate, non loin du détroit de Gibraltar. Vingt-six personnes s’étaient alors noyées à proximité du port andalou. La plupart des victimes étaient marocaines.

    Dans les semaines qui ont suivi, la police judiciaire espagnole est parvenue à identifier 21 victimes qui furent rapatriées. Mais cinq autres n’ont pas quitté l’Espagne, la médecine légale n’étant pas parvenue à mettre un nom sur ces corps sans vie. Ces dépouilles sans identité sont devenues l’affaire de Martin Zamorra.

    Face à des autorités espagnoles impuissantes, il actionne ses contacts au Maroc. Grâce à une méthode bien rôdée, il parvient à identifier les victimes en quelques heures.

    « Tout d’abord, j’ai besoin d’une photo. Puis j’ai besoin de déterminer de quel pays vient la victime. Ensuite, je diffuse l’information, principalement parmi les contacts que j’ai accumulés pendant des années. Ensuite, généralement, on m’appelle. Parfois, cela prend du temps et la justice ordonne l’inhumation d’un corps anonyme. Et c’est à moi que revient la procédure d’exhumation du corps, quand une famille s’est manifesté et que l’on a pu identifier formellement le corps ».

    Mais la plupart du temps, l’identification d’un corps ne prend que quelques heures : les survivants d’un naufrage communiquent à leurs proches les noms des disparus. La nouvelle se répand à la vitesse des échanges sur Whatsapp.
    Parfois encore, Martin Zamorra envoie des photos à ses contacts, et des familles qui reconnaissent les visages sans vie de leurs enfants.

    Les lourdeurs bureaucratiques empêchent un rapatriement rapide des corps

    Reste que pour la justice espagnole, reconnaître un corps n’autorise pas son transfert au Maroc. La justice réclame qu’un lien de parenté soit établi et donc qu’un prélèvement d’ADN soit effectué sur les personnes qui réclament les corps des défunts.

    Sept mois après le drame, les policiers espagnols ne se sont toujours pas rendus au Maroc pour récolter un peu de salive ou quelques cheveux d’une mère, d’un père ou d’un frère.

    Malgré la forte coopération policière entre les deux pays, la bureaucratie des deux côtés du détroit ralentit le processus, peste Martin Zamorra. « Je voudrais que l’on m’explique qui va réclamer le corps d’un noyé et payer pour son rapatriement si il ne s’agit pas d’un membre de sa famille ou l’un de ses proches ! »

    Pour lui, l’impasse bureaucratique s’explique aussi par des conflits politiques. Il doit y avoir des querelles internes entre juges, ce qui rend l’affaire « encore plus lamentable » estime-t-il. « Moi, je ne suis personne, mais c’est à moi que l’on envoie des photos, déplore-t-il. J’en reçois toute la journée sur mon téléphone. Tout le monde a mon numéro : les policiers ou des membres des ONG... » Martin Zamorra voudrait que les choses aillent plus vite.

    Pour se faire comprendre, le croque-mort fait défiler sous nos yeux des dizaines de conversations Whatsapp. On aperçoit alors sur l’écran du smartphone (qui ne semble jamais s’arrêter de sonner) des visages de morts et de vivants, des photocopies de papiers d’identité.

    Effectue-t-il un travail de détective ? À cette question qu’il entend souvent, Martin Zamorra soupire. Il hausse les épaules et répond que son seul domaine, « c’est la thanatologie, je ne suis un expert que dans le domaine funéraire ».

    Quand on lui demande comment il fait payer ses précieux services, il reste flou. Il n’évoque pas de compassion particulière. Mais derrière des airs de misanthrope, ses yeux et sa voix trahissent une grande émotion quand il explique son travail.

    Albert Bitoden Yaka, un travailleur social d’Algésiras venu du Cameroun il y a une vingtaine d’année connaît Martin Zamorra et sa drôle de quête. « Il veut aider les migrants, il fait beaucoup pour eux. Pourquoi et comment… ? Il y a certainement une part de mystère mais c’est comme si il avait une dette morale. Il a une grande sensibilité, il vit avec la douleur des gens ».

    Une ONG s’est créée il y a peu : le Centre International Pour l’Identification des Migrants Disparus (CIPIMD). L’organisation estime que 769 personnes sont mortes - ou portées disparues - pour la seule année 2018, en tentant d’atteindre les côtes espagnoles. Elle réclame des autorités espagnoles un peu plus de coopération mais elle sait qu’il y aura toujours Martin Zamorra pour tenter de résoudre les affaires les plus compliquées.

    #identification #corps #cadavres #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #Méditerranée #Maroc #Espagne

  • Abécédaire des prépositions : #X
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-x

    https://youtu.be/vxlisUv46V0

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Cinéma, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • Moi, mes poils sur les jambes et les 15 minutes les plus longues de ma vie - Rockie
    https://www.rockiemag.com/poils-jambes-humiliation-3937

    Comment en seulement 15min j’ai pu passer de « meuf sûre d’elle » à « meuf qui se sent observée et jugée par tous les passants » ? Comment une dizaine de cons ont pu me miner à ce point le moral alors que j’étais toute guillerette ? Il a suffi de quinze minutes pour que je remette en question mes choix et mes convictions forgées en plusieurs années.

    #pilophobie

  • Abécédaire des prépositions : #Histoire
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-histoire

    https://youtu.be/IuH_TMPWRmQ

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste / #Poésie, #Écriture, Vidéo, #Récit, #Musique, #Numérique, Histoire, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des films), #Regard, #Dérive, #Corps, #Quotidien, (...)

    #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_ #Amour
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

  • The Iraqi and Syrian refugees using body-mapping to share their stories

    What does it mean to flee one’s country and undertake the dangerous journey to Europe? What does it mean to suddenly lose everything and be forced to live in a different country? A new home, new school, new friends and a totally new life? To what extent does it influence family lives and the family unit as such? These are questions that a new research project, based at the University of Birmingham and funded by the British Academy, is tackling. The focus is not only on the changes occurring within refugee families, but equally on the impact of the influx of refugees on the host society.

    We use art as a research method to allow Iraqi and Syrian women and men to express their thoughts and feelings, on both their refugee journey and their new lives in their host countries. Fleeing one’s country puts enormous pressure and stress on an individual, both emotionally and physically. Using the artistic technique of body mapping proved to be very useful in this project, as it allowed participants to embody the emotional and psychological pain caused by their refugee experiences through art. Holding a paint brush, painting and being taught by a renowned artist, in this instance Rachel Gadsden, were for the majority of the participants a new experience. It provided them with a feeling of pride, achievement and self-fulfilment, at a time when they needed it the most. But what are they painting? How are they expressing their experiences? How do they portray themselves? What do they say about their new lives? Do their own narratives confirm widespread notions of their ‘vulnerability’?

    Decades of displacement

    Saddam Hussein’s decades of authoritarian rule in Iraq, the continuous political instability caused by his fall in 2003 and the rise of the so-called Islamic State (ISIS) in 2014 has forced over three million Iraqis to flee their country since the 1980s. Since the outbreak of the Syrian civil war in 2011, Syrians have become one of the largest groups of refugees, with more than five million civilians forced to flee to neighbouring Middle Eastern countries and to Europe. Many Iraqi and Syrian refugees have headed to Europe directly and settled in countries such as Germany or the UK, others went through multi-local trajectories of displacement in so-called ‘transit countries’ such as Jordan.

    Syrian and Iraqi societies are to a significant extent tribal and patriarchal in nature, with familial or community-based social networks often serving to protect their members. However, these networks may be disrupted or disappear entirely during a migration process, leaving women and children in particular in extremely vulnerable situations, unprotected by their family networks. Women, as well as children, very often find themselves in the most subservient and marginal positions, making them vulnerable to abuse and violence, inflicted either by social and religious communities or the state. Human trafficking operations have played a central role in facilitating immigration. In such circumstances, human traffickers who bring migrants across borders abuse women and children and force them into sexually exploitive occupations, or subject them to physical and sexual abuse themselves. Tackling violence against women and girls is one of the UK government’s most important goals. The UK’s aid report in 2015 highlights explicitly the challenges the UK faces regarding the conflict in Iraq and Syria and the need to support peace and stability abroad, in order to secure social and political stability in the UK. The UK government is working extensively towards implementing the ‘No One Behind Promise’, which strives to achieve gender equality, prioritise the empowerment of girls and women and end violence against them, within war zones, such as in Syria and Iraq, and during migration processes in particular.

    Women are often limited to gender-specific narratives of female vulnerability within patriarchal social structures. Without neglecting the fact that women are more affected by and subject to sexual and gender-based violence, the over 150 women we talked and worked with in our projects so far have another story to tell. In our art workshops, these women used art and body-mapping to express their powerful stories of resilience, endurance and survival.

    Gender roles in a time of war and instability

    “I never worked with fabric, but I learnt how to produce the most amazing clothes for women’s engagement and wedding parties. I go around clothing shops in the city and try to sell them. Now I have my own network of buyers. I earn more money now than my husband used to earn. He passed away five years ago and left me with three children to feed. Yes, they call me sharmuta – a slut – because I go around male merchants in town to see whether they would buy my products. I don’t sleep with them. I only sell them my dresses. I don’t do anything wrong. Therefore, I will not stop. I cannot stop. I have children to feed. The problem is not me – the problem is their dirty thinking, only because I am a woman and a good-looking one too [laughing].”

    The young Iraqi widow above was not the only female refugee in Jordan, the UK or in Germany who struggles with social stigmatisations and sexual harassment, on the way to and from work as well as in the workplace. Women’s independence is very often violently attacked, verbally and physically, in order to control women’s lives, bodies and sexuality. Refugee women’s pending legal status, their socio-economic integration and the degree of their security within the host environment change long-held values on family structures and socio-cultural expectations on gender roles. They also influence women and men’s own understanding of their roles which, in most cases, represents a shift from their traditional gender roles within their families. Women and men’s roles in family and society inevitably change in time of war and forced migration and society needs to adapt to this development. In order to achieve sustainable change in society’s perception, both men and women need to be socialised and equipped to understand these societal changes. This does not solely apply to the refugee communities, but also to the host communities, who are also influenced by the presence of these newcomers.

    Through stitching fabric onto their body map paintings or adding pictures of the food they cook to sell on the canvases, women express their attempts to survive. Through art, women can portray how they see themselves: strong in enduring the hardship, without neglecting the challenges they face. “I want to show the world out there that we are not poor victims. One woman like us is better and stronger than 100 men,” as one Iraqi in Germany explains. Another Syrian in the UK emphasised women’s resilience, saying “wherever we fall we will land straight. I want to paint my head up for these politicians to know that nothing will bend us”.

    Women in our art workshops see the production of their artwork and the planned art exhibitions as an opportunity to provide a different narrative on Muslim refugee women. It provided them with a space to articulate the challenges they faced, during and after their refugee journey, but also to create a bridge between the refugee communities and the host community. The artwork produced in the workshops helped to facilitate community bonding, integration and above all, as one Syrian in Jordan explains, “a better understanding of what we really are”.
    https://www.thebritishacademy.ac.uk/blog/summer-showcase-2019-iraqi-syrian-refugees-body-mapping
    #corps #cartographie #cartoexperiment #réfugiés #réfugiés_syriens #réfugiés_irakiens #asile #migrations #couture #femmes #genre #dessin
    ping @reka

    • Negotiating Relationships and Redefining Traditions: Syrian and Iraqi Women Refugees in Jordan
      Art workshops in Jordan April 2019

      Narratives of displacement is a research-based project of the University of Birmingham and funded by the British Academy, documenting the effects of the long and extensive conflict in Syria and the consequent process of significant temporary and permanent displacement of families, upon the marriages and the family-units of the many thousands of Syrian and Iraqi women affected, and now living as refugees, and as asylum-seekers, within several host nations, namely: Germany, UK and Jordan.

      The project is devised and directed by Dr Yafa Shanneik, and comprises at its core the collecting and collating of data, in several locations, in this instance within Jordan, by Shanneik, by means of a comprehensive and broad-reaching programme of interviews with women affected, personal testimony, that considers the sustainment of the marriage and the family unit, and those topics directly related to this, ranging from, the physical, and frequently arduous and perilous, journey from home to host country, to the shifting balance as to the family provider – affected in turn by, for example, skills and the availability of opportunity, psychological changes within individual family members, cultural differences within those host nations.

      Dr Shanneik is acutely conscious of the forced upheaval, the diaspora of no choosing, and the desire therefore, the longing, of those affected, to give voice to the emotional impact, simply to tell their own stories. And, for this reason she has enlisted the services of artist Dr Rachel Gadsden, who will, over an extended period, work with the interviewees, together with family members, mothers, sisters, children, to create mural-style artwork, using the body-mapping process as a starting-point, to depict not only the destruction they may have left behind, the harrowing passages and the significant demands imposed by the process of integration, but also, perhaps, the opportunities, both foreseen and unforeseen, of the new circumstances that they find themselves in.

      The artwork will serve an additional purpose: the opportunity for the testimony, the stories, to be presented to the outside world, a public voice in the form of an exhibition; and therefore, as a means of enhancing this experience, composer and musician Freddie Meyers has been commissioned to compose an original score integrates the Syrian and Iraqi narratives as part of a live art performance, that will sit alongside the exhibition of artworks, to provide an additional layer in terms of expressing the emotional response.

      The starting-point for this particular leg of the project is the one-time fortified town of Karak. Historically, Karak was always of importance, in its strategic location overlooking the easy trading route formed by the valley and the escarpment that is now the Kings Highway, running from north to south through the centre of the country. There will always have been a ‘stop-over’ here, and certainly in the time of the Nabateans, it would have been both a military base and one of many toll-gates, alongside of course Petra in the south, used to control the movement of frankincense, in particular, shipped and sold to Rome, that made the Nabateans so wealthy and enduring. Later, it was held by the Romans themselves, and later again the, Frankish, Crusaders, who used it as a means of protecting Jerusalem, until finally it was laid siege to and liberated by Saladin.

      This fascinating and colourful history is of great significance in terms of Narratives of Displacement, exemplifying as it does the history of the different forms of migration, movement, cross-cultural trade and interface that has been instrumental in forging the tolerant and diverse nature of modern Jordan.

      Since the conflict in Syria began it is understood that there are, conservatively, over a million Syrians currently taking refuge in Jordan, and the country therefore actively engages in seeking to understand the many and continuing pressures consequent to this, borne not only by the refugees themselves but by their hosts, and impinging upon the infrastructure and social and work environment, the better to accommodate the enormous influx.

      The project for five days has based itself at the Al Hassan Cultural Community centre, interestingly on the other side of the valley from, and having spectacular views of, the liberated fortress. Strategically this location is still of importance. Under the inspirational guidance of its director, Ouruba al Shamayle, the community centre houses an extensive library, research and study rooms, and also a brilliant 800 seat theatre and, used in conjunction with Karak University, attracts students hailing from every other part of the country, north and south.

      The immediate vicinity of the centre alone plays host to many hundreds of refugee families, and so over the juration of our stay the centre has witnessed a continuous visitation of the women and their families, attending for interview with Shanneik, and subsequently to interact in creating body-mapping paintings. The interviewing process has been successful and revealing in documenting individual narratives, and the participants have rendered their often-harrowing stories within a total so far of 7 narrative canvases.

      The venue has proved wholly appropriate for additional reasons. The centre plays host to the regular round-table forum of local community leaders, and consequently on Wednesday, Shanneik was given the opportunity to present to a near full complement of forum members including influential local tribal and community leaders. The talk generated considerable interest and discussion amongst the forum, who voiced their appreciation of the objectives, and offered continuing support.

      Subsequently the governor of Karak, Dr. Jamal Al Fayez, visited the centre to familiarize himself with the research, taking a short break for coffee and relaxed discussion about the project’s aims and objectives, and additionally contributing to the artwork underway, completing a part of the painted surface of one of the artworks, and also superimposing in charcoal some of the written word to be contained in the finished pieces.

      From Karak we journeyed north to Irbid where the weather took a turn for the worse. With the rain and the cold, we were conscious of how such conditions might affect our ability to link up with prospective artistic collaborators. The first workshop in Irbid brought together a group of both Syrian and Iraqi women and was hosted in a private home. A red plastic swing swaying in the sitting room, caught our attention. Our Iraqi host has 2 young children, a daughter, and a son who is autistic. The swing allows the son to continue to enjoy physical activity throughout the winter months – this winter, apparently, having been one of the longest. We painted two canvases; one that accommodated two Syrian sisters and our Iraqi host, and one created on traditional dark canvas and telling the stories of displacement of the four Iraqi women, designed in a circular pattern and evoking journeys and life’s force. After the women drew and painted, music filled the air as all the Iraqi women danced and sang traditional songs together. It was a joy for Yafa and Rachel to witness: art and music transports the mood, and the women let their feelings go, laughed, sang and danced together. Rachel recorded their ululation; to incorporate in the music and performance Freddie Meyers is composing.

      That night there was crashing thunder and flashes of lightning, so no surprise that our trip to Mafraq, further north, had to be postponed – flooding can be a hazard on these occasions as rainwater pours down from the mountains and fills up the dry wadis. So instead the project headed to a Palestinian refugee camp, to a society that supports orphaned children.

      Freddie and Tim were not able to join the workshop and so went off to film the surrounding area. Hearing the stories of migration is always a challenge, but as Yafa interviews the women a clear narrative emerges to guide the piecing together of the artwork. This time there were two Iraqi women and also two Syrian women. Despite living in the same building, the two Syrians had never before spoken to one another. One of the Iraqi women has been fantastically creative in her efforts to secure the lives of her children, taking whatever work she can to support her family, having been widowed five years ago. Adoption is rare in these communities so it was heartening to hear about the work of the society as it goes about raising funds to educate and support the young orphans. The psychological impact upon the women is invariably, but perhaps not always addressed or discussed, and the process of art and the interviews can be cathartic, allowing the women to be open and perhaps emotionally truthful about their predicament.

      The weather turned the following day, so Mafraq was back on the schedule. The project visited a centre that teaches basic skills to support and enable refugees to seek work. A group of five women who all had direct contact with the centre joined the workshop. The women were all from Homs, and its environs. One of the canvases tells of the many ways the refugees fled their homeland and made their way to Jordan, both north and south. The key factor that emerged was that all of the women wanted to hold hands in the painting. It is clear that they support one another. Yafa and Rachel had the opportunity to visit the temporary homes of three of the women. As is to be expected, living conditions can sometimes be difficult, with problems related to dampness, for example, lack of adequate heating, and overcrowding. Despite the challenges the women were making traditional food to sell in the market and doing whatever they could to make the daily conditions and circumstances for their families better.

      The final destination for the project was Amman, where the project was hosted at the Baqa’a Palestinian refugee camp. It was market day in Baqa’a so our journey into the camp was more a case of maneuvering around stallholders than following the road. Al Baqa’a camp was one of six “emergency” camps set up in 1968 to accommodate Palestine refugees and displaced people who left the West Bank and Gaza Strip as a result of the 1967 Arab-Israeli war. Over 200,000 people live in the camp now; the community has welcomed recently many Syrian and Iraqi refugees.

      We were hosted by an organisation that also supports orphans, and they had brought together the group of Syrian women refugees and their children for our art workshop. 
Their husbands and fathers are all missing as a direct result of the Syrian conflict. We hear this narrative often, the bravery of each of the women as they share their stories and continue to support their families in the best possible way they can, is humbling. 
We will be creating a full narrative artwork, but these images say so much already.

      14-sketches13-blue-muralWe were additional joined in this workshop by Nicola Hope and Laura Hope, friends of Rachel’s. Nicola is at University studying Arabic and is currently attending Arabic classes as part of her degree process in Amman, and Laura, an Italian literature teacher was visiting her daughter. Additionally so as not to let the men miss out of the experience of the centre and the Baqa’a hospitality, the hosts took all of us on a tour of the camp after the workshop.

      Having listened to many harrowing and challenging stories of displacement during their time in Jordan, told by the Syrian and Iraqi refugee artistic collaborators, at the forefront of Yafa’s and Rachel’s mind is the fact that displacement is never a temporary predicament, it is a continuing one. The emotional scars are life long, and they have yet to meet a single refugee whose greatest hope is anything other than to safely return home.

      This was even more evident at Baqa’a Refugee Camp. Vulnerable individuals have a remarkable ability to survive, and ultimately they have no other choice other than to do just that.

      https://www.birmingham.ac.uk/schools/ptr/departments/theologyandreligion/research/projects/narratives-of-displacement/blog.aspx
      #art

  • Liste d’articles sur les poils :

    Émission thématique : les poils
    Cas Libres, le 15 décembre 2011
    https://seenthis.net/messages/52178

    Au poil !
    Dégenré-e, Radiorageuses, le 25 avril 2012
    https://www.radiorageuses.net/spip.php?article203

    L’épilation - 1ère partie
    Radio Saint Affrique, le 8 février 2014
    https://seenthis.net/messages/226904

    L’épilation - 2ème partie
    Radio Saint Affrique, le 15 février 2014
    https://seenthis.net/messages/230693

    La mode capillaire
    Dror, Psikopat, mai 2014

    Aujourd’hui, on célèbre les poilus : les poils ne se cachent plus
    Service Public, France Inter, le 11 novembre 2014
    https://www.franceinter.fr/emissions/service-public/service-public-11-novembre-2014

    Quand les jeunes font la guerre au poil
    Marie GIFFARD, AFP, le 11 septembre 2015
    https://fr.news.yahoo.com/tendance-jeunes-font-guerre-au-poil-094142496.html

    “Poilorama”, la websérie consacrée au poil, ce mal-aimé traqué sans relâche malgré toutes ses qualités
    Emmanuelle Julien, Cheek Magazine, le 1 décembre 2015
    https://seenthis.net/messages/435573

    Extrapolons un peu sur un sujet...
    Ze Blog BD de Mariko, le 5 mars 2016
    https://seenthis.net/messages/467597

    L’épilation des poils sous les bras est le "voile" de la femme occidentale
    Marie Thibaut de Maisières, La Libre Belgique, le 6 avril 2016
    https://seenthis.net/messages/478386

    Rien ne doit dépasser, épisode 1 : les poils.
    Collectif le SEUM , le 14 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/610676

    Dans le sens du poil
    Jéromine Doux, Society, le 30 août 2017
    https://www.society-magazine.fr/dans-le-sens-du-poil

    Comment l’épilation du maillot vise à remettre les femmes à leur place
    Daphnée Leportois, BuzzFeed, le 18 mai 2018
    https://seenthis.net/messages/696470

    L’épilation au Moyen Âge - HNLD et Actuel Moyen Âge #8
    L’Histoire nous le dira, Youtube, le 10 avril 2019
    https://seenthis.net/messages/773616

    https://www.youtube.com/watch?v=5bHBIpvJln0

    #poils #épilation #femmes #corps #sexisme #recension

  • Le grand costaud et la petite chose : représentations des corps masculins et féminins dans le cinéma d’animation contemporain | Paul Rigouste
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/le-grand-costaud-et-la-petite-chose-representations-des-corps-m

    Je voudrais attirer l’attention sur une tendance lourde du cinéma d’animation contemporain, qui consiste à exacerber jusqu’à la caricature les différences de taille, de carrure et/ou de musculature entre corps masculins et féminins. Dans l’immense majorité des films d’animation, les hommes sont en effet plus grands, plus larges et plus musclés que les femmes, et […] Source : Le cinéma est politique

  • Le #budget de l’#UE pour #2020 : la Commission centre sa proposition sur l’emploi, la croissance et la #sécurité

    Je mets ici uniquement ce qui concerne #frontières #migrations #réfugiés :

    Renforcer la sécurité et la #solidarité dans l’UE et au-delà

    Nombreux sont les défis européens qui ne connaissent pas de frontières. L’UE a recouru à plusieurs reprises à toute la flexibilité possible dans le budget pour faire face aux catastrophes, relever les défis de la migration et renforcer ses #frontières_extérieures. En mobilisant ses différents instruments, le budget 2020 de l’UE continuera à investir dans la solidarité et la sécurité en Europe et au-delà :

    - 420,6 millions € (+34,6 % par rapport à 2019) en faveur de l’#Agence_européenne_de garde-frontières_et_de garde-côtes (#Frontex), à la suite de l’accord dégagé en mars 2019 par le Parlement européen et le Conseil en vue de la mise en place d’un #corps_permanent de 10’000 garde-frontières d’ici à 2027 ;

    - 560 millions € pour les personnes dans le besoin en #Syrie ainsi que pour les #réfugiés et leurs communautés d’accueil dans la région. Il s’agit de la réponse budgétaire à un engagement pris lors de la conférence de Bruxelles III sur l’avenir de la Syrie en 2019 (le budget de l’UE pour 2019 prévoit déjà 2,01 milliards € de financements en faveur de la Syrie) ;
    - la poursuite du soutien du développement du système d’entrée/sortie, du système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages, de la version modernisée du système d’information Schengen et du Fonds européen pour le développement durable, l’objectif global étant d’améliorer l’#interopérabilité des #systèmes_d'information de l’Union afin de préserver la sécurité de ses citoyens.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-2809_fr.htm
    #EU #Europe #coût

    ping @karine4

    • L’ironie de « Nombreux sont les défis européens qui ne connaissent pas de frontières. » pour justifier le renforcement de la militarisation des frontières est en fait peu ironique, mais littéral : la sécurité ne connait pas de frontières, car elle est partout, ubiquitaire. La frontière est continue, ni dehors, ni dedans. Contrôle partout.

  • #Journal du #Regard (Semaine 21)
    http://liminaire.fr/journal/article/journal-du-regard-semaine-21

    https://youtu.be/HMqjA1TaTa8

    Chaque jour, un film d’une minute environ, chaque lundi, la compilation du #Journal #Vidéo de la semaine précédente, et le texte qui s’écrit en creux. « Une sorte de palimpseste, dans lequel doivent transparaître les traces - ténues mais non déchiffrables - de l’écriture “préalable” » Jorge Borges, Fictions Un enfant dans le noir, saisi par la peur, se rassure en chantonnant. Il marche, s’arrête au gré de sa chanson. Perdu, il s’abrite comme il peut. Les rêves se consolident toujours dans l’action. Autour (...)

    #Journal #Biographie, #Écriture, Journal, #Poésie, #Portrait, #Musique, #Voix, Vidéo, #Ville, #Paysage, #Paris, #Corps, Regard, (...)

    #Quotidien

  • Puissances des corps utopiques, les conférences
    http://radiovassiviere.com/2019/05/puissances-des-corps-utopiques-les-conferences-2

    L’évènement « Puissances des corps utopiques » a eu lieu le samedi 9 mars sur l’île de Vassivière, organisé par le CIAP. En fin de résidence, l’écrivain et philosophe Dénètem Touam Bona y a donné une conférence sur la mémoire et les rythmes de résistance, avec ses invités : la chorégraphe Florence Boyer et l’anthropologue Barbara Glowczewski. La sécession marronne - la constitution de communautés d’indociles - ne peut se comprendre qu’à partir de ce premier théâtre d’opération (et premier territoire) qu’est le corps. Durée : 3 fichiers de 20 à 25 min. chacun. Source : Radio Vassivière

    http://radiovassiviere.com/wp-content/uploads/2019/05/PUISSANCE-CORPS-UTOPIQUES-N1.mp3