• Le ministre Sébastien Lecornu visé par une enquête pour « prise illégale d’intérêts »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/13/ouverture-d-une-enquete-pour-prise-illegale-d-interets-visant-le-ministre-se


    Ah bon, faut porter un masque, vous me l’apprenez

    Selon Libération, cette enquête est née à la suite d’un courrier d’un « banquier des collectivités locales reconverti dans l’énergie » adressé en janvier 2019 à la cheffe du PNF d’alors, Eliane Houlette. Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), M. Lecornu affirme avoir touché, entre juillet 2016 et juin 2017, un total de 7 874 euros brut de « jetons de présence » comme administrateur de la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN).

    Or, M. Lecornu était, au même moment, président du département de l’Eure et a, « à ce titre, approuvé plusieurs délibérations » de la collectivité ayant trait à la SAPN, au moins quatre, selon Le Canard enchaîné, cinq selon Libération.

    Le cabinet du ministre a indiqué que « ce mandat a été exercé par Sébastien Lecornu de façon totalement transparente, faisant l’objet des publications légales classiques et d’une déclaration à la HATVP ». « Sébastien Lecornu a tout simplement poursuivi une pratique historique, à la suite de son élection, en siégeant pendant un an au sein du conseil de SAPN », a-t-il ajouté.

    « La gestion du réseau routier a toujours été associée à la sphère publique. Lorsque, en 2005, les autoroutes ont été concédées par l’Etat à des opérateurs privés, il a été nécessaire de maintenir (…) des liens étroits avec les autorités publiques » et, « à ce titre, les départements du Calvados, de la Seine-Maritime et de l’Eure sont actionnaires minoritaires de la SAPN et, dès lors, participent à l’assemblée générale », a précisé le cabinet. « La présence des présidents de conseil départemental permet de faire entendre la voix des territoires, relayant les impératifs publics, s’agissant des projets autoroutiers qui traversent le département », a insisté le cabinet.

    #corruption #gouvernement #justice

  • Belgique : #N-VA Condamné à 8 ans de prison, Melikan Kucam, a revendu des visas humanitaires pour plus de 500.000 euros
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_condamne-a-8-ans-de-prison-melikan-kucam-a-revendu-des-visas-humanitaire

    Le tribunal correctionnel d’Anvers vient de condamner ce mardi l’ancien conseiller communal malinois Melikan Kucam (N-VA) à huit ans de prison et à une amende de 696.000 euros dans le cadre d’une affaire de trafics de visas humanitaires au profit de chrétiens assyriens. L’ancien intermédiaire de l’ex-secrétaire d’État Theo Francken est également privé de ses droits politiques et civils pendant dix ans.

    L’homme était poursuivi pour trafic d’êtres humains, corruption passive et association de malfaiteurs. Neuf coaccusés, dont sa femme et son fils, ont été condamnés à plusieurs années de prison et à de lourdes amendes.

    Visas humanitaires à vendre
    C’est le documentaire Pano (VRT) qui a révélé début 2019 https://www.rtbf.be/info/societe/detail_visas-humanitaires-melikan-kucam-place-sous-mandat-d-arret?id=10120955 ce vaste dossier de trafic de visas humanitaires. Melikan Kucam, qui était toujours au conseil municipal de Malines à l’époque, avait été désigné par le cabinet de l’ancien secrétaire d’État à l’Asile et à la migration Theo Francken (N-VA) pour dresser des listes de candidats à une opération humanitaire de sauvetage des chrétiens assyriens depuis les zones de guerre en Syrie et en Irak. L’intermédiaire jouissait d’une grande confiance du cabinet, il scannait les familles et déterminait qui pouvait figurer sur les listes.

    Le tribunal a estimé qu’il était prouvé qu’il avait abusé de cette position privilégiée pour se faire généreusement payer (plusieurs milliers d’euros) par ceux qui désiraient obtenir pour une place sur ces listes. Le prévenu savait également trop bien, selon le tribunal, qu’un certain nombre de ces candidats n’avaient jamais l’intention de demander l’asile en Belgique, ce qui était contraire aux conditions d’obtention d’un visa. Pour lui, c’était une raison de facturer des montants encore plus élevés. Quelque 522.500 euros, le produit minimal de la fraude pour la famille Kucam, ont été confisqués.

    Procédure en appel
    Melikan Kucam a nié avoir reçu de l’argent, mais a déclaré qu’il « imposait des amendes » ou « exigeait des cautions » pour s’assurer que tout le monde suivait les règles. Le tribunal n’a pas cru ses explications.

    Son fils Emanuël (23 ans) et sa femme Birsen Y. (41 ans) étaient également activement impliqués dans les pratiques. Ils ont été condamnés respectivement à 4 ans et 40 mois de prison. Les sept autres accusés leur avaient présenté des candidats au visa.
    L’avocat de l’accusé, Walter Damen, explique à la VRT https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/01/12/kucam-condamne-a-8-ans-de-prison-pour-trafic-de-visas-humanitair que son client juge la sentence trop lourde et qu’il va interjeter appel. Le parquet a demandé l’arrestation immédiate du prévenu mais le tribunal n’a pas obtempéré. . . . . . . . . . .

    #migrations #visas #visas_humanitaires #corruption #racket en famille l’#extreme-droite croque #réfugiés #asile #passeport #migration #frontières #passeports #citoyenneté

  • Bilanz-Betrug - Wirecard : Guttenberg wusste viele Details

    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/wirecard/wirecard-guttenberg-wusste-viele-details-li.131800

    L"ancien ministre de défense allemand travaillait comme lobbyiste pour la frauduleuse entreprise Wirecard.

    12.1.2021 von Michael Maier - Eine Email zeigt: Karl-Theodor von Guttenberg kannte viele Details über den Deal seiner Firma Spitzberg Partners mit Wirecard.

    Der ehemalige Verteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg vor der Sitzung des Wirecard-Untersuchungsausschusses des Bundestages im Dezember 2020.

    Der frühere Bundesverteidigungsminister Karl-Theodor zu Guttenberg wusste offenbar sehr genau Bescheid, wie der Deal zwischen seinem Beratungsunternehmen Spitzberg Partners und der Wirecard AG im Hinblick auf die Übernahme eines chinesischen Zahlungsdienstleisters aussehen sollte. In einer Email an die damaligen Wirecard-Manager Burkhard Ley und Georg von Waldenfels, die der Berliner Zeitung vorliegt, skizzierte Guttenberg im Juli 2019 die Struktur der Vergütung, die Spitzberg von Wirecard erhalten sollte. Guttenberg schreibt, es sollte eine „finder`s fee“ in der Höhe von „1,5 Prozent auf das Gesamtvolumen der Projekt Heron Transaktion“ geben. Bei dem Projekt ging es um die Beratung von Spitzberg für den Erwerb der chinesischen AllScore. Neben der feststehenden Vergütung wurde noch eine Variable vereinbart, die Guttenberg in der Email „Kicker“ nennt. Es handelt sich laut Guttenberg um „1,0 Prozent auf den Majority Purchase Price für die erfolgreiche Umsetzung von Wirecards geplantem historischen Markteintritt“, welche Guttenberg „für angemessen“ hielt. Guttenberg schreibt, er und der Spitzberg-Manager Ulf Gartzke freuten sich „sehr auf das geplante Gespräch“ im August, bei dem die „kompensationsbezogenen Punkte“ kommuniziert werden sollten.
    Empfehlungen

    Im Parlamentarischen Untersuchungsausschuss am 17. Dezember 2020 hatte Guttenberg auf die Frage der SPD-Abgeordneten Cansel Kiziltepe, wer die Verträge von Spitzberg mit Wirecard unterschrieben habe, geantwortet: „Die Verträge werden verhandelt und unterschrieben vom Managing Partner Dr. Gartzke.“ Er, Guttenberg, habe „ein gewisses Vertrauen in meine Mitarbeiter, dass sie das anständig machen“. Kiziltepe sagte der Berliner Zeitung zu den neuen Erkenntnissen: „Die uns vorliegenden Informationen zeigen, das Guttenberg sehr tief mit den Details der Verhandlungen befasst war. Er hat uns im Untersuchungsausschuss gerade so viel gesagt, dass es ihm nicht schadet. Er hat entgegen seiner Aussagen persönlich die Vertragskonditionen für die Beratung und Lobbyarbeit verhandelt.“

    Der Wirecard-Untersuchungsausschuss wird am Dienstag unter anderem mit der Anhörung des Zeugen Lars-Hendrik Röller fortgesetzt. Der Linke Abgeordnete Fabio De Masi sagte dieser Zeitung: „Die Aktenlage ist klar: die Payment-Lizenzen für Wirecard in China waren seit Ende 2018 Thema für die Bundesregierung. Anders als vom Kanzleramt dargestellt, hat Wirecard nicht zufällig zum deutsch-chinesischen Finanzdialog gepasst, weil Herr Guttenberg gerade zu Besuch bei der Bundeskanzlerin war. Der deutsch-chinesische Finanzdialog im Januar 2019 wurde vielmehr von Beginn an mit einem Schwerpunkt auf Wirecard geführt und dafür ein eigener Absatz in der Erklärung verankert. Dem Kanzleramt sollte ein Erfolg anlässlich der China-Reise der Kanzlerin serviert werden. Wirecard war ,Irgendwas’ mit Internet und FinTech. Die Bundeskanzlerin hat beim mächtigsten Mann Chinas für die kriminelle Bude Wirecard lobbyiert. Und dies, obwohl ihr das Kanzleramt aufgrund der Vorwürfe gegen Wirecard zuvor von einem Treffen mit dem damaligen Wirecard CEO Markus Braun abgeraten hatte.“

    De Masi weiter: „Das Bundeskanzleramt hat den Leihbeamten der Bundesbank, der von einem Treffen mit Dr. Markus Braun abgeraten hatte, zudem auf den Untersuchungsausschuss gezielt vorbereitet. Dieser berief sich bei einfachsten Fragen auf Erinnerungslücken. So konnte er nicht beantworten, ob er in weiteren Fällen von Treffen mit CEOs von DAX 30 Konzernen aus Termingründen abgeraten hat, obwohl er nicht den Terminkalender der Kanzlerin führte. All diese Widersprüche werden auch Herrn Röller einholen!“

    #Allemagne #Chine #crime #économie #politique #corruption

  • Keep Out... Come Again. The underbelly of American-styled conservation in the Indian Himalayas.

    IN DECEMBER, THE ROAD leading to the #Tirthan_Valley entrance archway of the #Great_Himalayan_National_Park (#GHNP), a #UNESCO World Heritage site in India’s mountain state of Himachal Pradesh, is a potholed mudslide: For miles, a fleet of excavators and tunnel-boring machines are lopping and drilling the mountains to widen and extend the highway. Most of the traffic passing through a big, dark tunnel blasted through the mountain is headed to Manali — the mass-tourist hub of the Western Himalayas, about an hour’s drive farther north.

    My partner and I pass through the archway and weave the motorcycle along a cliffside road into the gorgeous, narrow valley. Villages and orchards dot the ridges. The first snow is melting off the roofs, and far below the Tirthan River runs free and fast. This is still the off-beaten path. But around every turn, we see signs that development is on the rise. Guesthouses, campsites, cottages, hotels, and resorts are sprouting up outside the park’s boundaries. Trucks carrying construction material drive traffic off onto the shoulder. On the opposite ridge, a new helipad access road is being carved out. The area appears to be under construction, not conservation.

    It seems that by putting this once little-known national park on the global map, conservationists have catalyzed a massive wave of development along its border. And ecotourism, though ostensibly a responsible form of development, looks over here, as one researcher put it, more like “old wine in a new bottle.”

    In the two decades since it was formed, the park has displaced over 300 people from their land, disrupted the traditional livelihoods of several thousand more, and forced yet more into dependence on a risky (eco)tourism industry run in large part by outside “experts.” In many ways, the GHNP is a poster child of how the American national park model — conceived at Yellowstone and exported to the Global South by a transnational nexus of state and nonstate actors, continues to ignore the sociopolitical and cultural realities of a place. As a result, protected areas around the world continue to yield pernicious impacts on local communities, and, to some extent, on the local ecology as well. It also raises the question: If protecting one piece of land requires moving its long-time human residents out, developing adjacent land, and flying in tourists from around the world — what is actually being conserved?

    IN THE EARLY 1980s, at the invitation of the Himachal government, a team of Indian and international wildlife biologists led by a British researcher named Tony Gaston surveyed the Western Himalayas for a possible location for the state’s first national park. The state government had been eyeing the Manali area, but after a broad wildlife survey, Gaston’s team recommended the Upper Tirthan and Sainj valleys instead.

    The ecosystem was less disturbed, home to more wildlife, and thus had “excellent potential for attracting tourists”— especially foreign tourists — who might constitute both a “substantial source of [park] revenues” as well as “an enormous input to the local economy,” the team’s report said.

    The proposed 754.4-square-kilometer park included the upper mountain glacial and snow melt water source origins of the Jiwa Nal, Sainj Tirthan, and Parvati rivers, which are all headwater tributaries to the Beas River and subsequently, the Indus River. Given its location at the junction of two of the world’s major biogeographic realms — the Palearctic and Indomalayan — its monsoon-fed forests and alpine meadows sustain a diversity of plant, moss, lichen, bird, and mammal species, many of which are endemic, including the Himalayan goral, blue sheep, and the endangered western Tragopan pheasant and musk deer.

    The park’s boundary was strategically drawn so that only four villages needed to be relocated. But this glossed over the problem of resource displacement. To the northwest, the proposed park was buffered by high mountain systems that include several other national parks and wildlife sanctuaries, but the land in and around its southwest boundary was home to about 150 villages with a total population of at least 11,000 people, all of whom were officially dispossessed of the forests they depended on for centuries when the Indian government inaugurated The Great Himalayan National Park in 1999. These villages are now part of a 265.6-square-kilometer buffer, or so-called “ecozone,” leading into the park.

    A large majority of these families were poor. Many of them cultivated small parcels of land that provided subsistence for part of the year, and they relied on a variety of additional resources provided by the forestlands in the mountains around their homes to meet the rest of their food and financial requirements. That included grazing sheep and goats in the alpine meadows, extracting medicinal herbs that they could sell to the pharmaceutical and cosmetics industry, and collecting gucchi, or morel mushrooms, that fetched high prices in international markets.

    “IN THE INDIAN CONTEXT, the notion that you can have a landscape that is pristine and therefore devoid of humans is an artificial creation,” says Dr. Vasant Saberwal, a wildlife biologist and director of the Centre for Pastoralism, an organization based in Gujarat state that aims to enhance our understanding of pastoralist ecosystems. “India has [long] been a heavily populated country. So, when you think of alpine meadows at 15,000 feet above sea-level, they have been used by pastoral communities for several hundred years. You cannot now go into those landscapes and say we want a pristine alpine meadow. There’s no such thing.”

    In keeping with the lingering idea, tracing back to early American conservationism, that pastoral societies destroy their own land, the Gaston team’s original report claimed that firewood collecting, hunting, and especially overgrazing, were degrading habitat within the area. It recommended a ban on grazing and medicinal plant collection in order to maintain the park’s biodiversity.

    But Saberwal’s research shows that grazing practices in the park’s high alpine meadows — which constitute almost half the park’s area — were likely necessary to maintain its high levels of herb diversity. Before the area was closed off to people, traditional herders of the Indigenous Gaddi tribe would travel up to the alpine meadows with about 35,000 sheep and goats entrusted to them by individual families, and graze them in these meadows for six snow-free months from April through September.

    “So, when you talk to people and suggest to people that their use of the park leads to degradation, they say that we have been using these resources for the past 150-200 years,” he says. “They say, if our presence here has been such a threat, then why would there be biological diversity here?”

    Saberwal’s findings are consistent with reams of scholarship in recent years documenting how local and Indigenous communities, without external pressures, live convivially with nature.

    That is not to say that external pressures aren’t impacting the region. There has definitely been an uptick in morel and medicinal herbs extraction from the park area, especially since the early 1990s when India “liberalized” its economy. Yet today, without adequate enforcement, it remains unclear just how much the park actually helped curtail extraction of these herbs or instead just forced the market underground.

    Other threats include poaching, human-wildlife conflicts, and hydropower development. Ironically, a 10-square-kilometer area was deleted from the original map of the GHNP for building of a hydro-power project, underscoring a typical approach towards conservation “wherein local livelihoods are expendable in the interests of biodiversity, but biodiversity must make way for national development,” Saberwal says.

    India’s Wildlife Protection Act, which prohibits all human activities within a national park, does recognize people’s traditional rights to forest resources. It therefore requires state governments settle or acquire these rights prior to finalizing a new national park’s boundaries, either through financial compensation or by providing people alternative land where such rights can be exercised. But India’s record of actually honoring these rights has been sketchy at best. In GHNP’s case, the state chose to offer financial compensation to only about 300 of the 2,300 or so impacted households, based on family names listed in a colonial report with census data for the area dating back to 1894. It eventually provided the rest of the villagers alternative areas to graze their livestock, but this land was inadequate and nutrient-poor compared to the grasses in the high alpine meadows. Only a handful of families in these villages still have sheep and goat herds today.

    Saberwal, and many mainstream conservationists, says there is an argument to be made for allowing villagers into the park, and not only because it supports their livelihoods. “The presence of people with a real stake in the biological resources of the park can also lead to far greater levels of support for effective management of the park, including better monitoring of who goes into the park, for what, and at what times of the year. Poaching could be more effectively controlled, as could the excessive extraction of medicinal herbs,” he says.

    DESPITE STIFF LOCAL RESISTANCE, the forest department — with support from an international nonprofit called Friends of GHNP, as well as the World Bank, which chipped in a $2.5 million loan — developed an ecotourism industry in the area to help local communities adapt.

    Eco-development, of course, is the current cool idea for making exclusionary conservation acceptable. On paper, it requires community involvement to create “alternative livelihoods” to reduce locals’ dependence on a park’s resources. So, with the support of Friends of GHNP, the forest department helped form a street theater group. It developed firewood and medicinal herb plantations in an effort to wean villagers off of foraging for these the park. A women’s savings and credit collective called Sahara was set up to produce vermicompost, apricot oil, and handicrafts. The Forest Department also handed out “doles” — stoves, handlooms, televisions, pressure cookers — what Mark Dowie, in his book Conservation Refugees, calls “cargo conservation,” or the exchange of commodities for compliance.

    Yet, the project was mired in corruption and mismanagement. The male director of the women’s collective, for instance, was discovered to be siphoning off the collective’s funds. Meanwhile, local ecodevelopment committees set up to coordinate expenditure on livelihood projects were run by the most powerful people in the villages, usually upper-caste males of the devta (deity) community, and chose to spend the money on things like temple and road repairs. According to a 2001 study of the ecodevelopment project, 70 percent of the funds were spent on infrastructure initiatives of this kind. Much later, in 2002, in an attempt to distance itself from the program, the World Bank concluded ecodevelopment had left “very little or no impact … on the ground.”

    In 2014, the park, along with the adjacent Sainj and Tirthan wildlife sanctuaries, was designated a UNESCO World Heritage site, again in spite of more protests from the impacted local communities. Friends of GHNP wrote the application.

    If creating the park cracked the door to development in the Tirthan Valley, minting it a UNESCO World Heritage site flung it wide open.

    On the economic front, it’s certainly true that the influx of tourists has injected more money into the Tirthan Valley than ever before. And it’s true, too, that many locals, the youth especially, are excited, or at least hopeful, that the industry will improve their lives and alleviate poverty. But on the whole, locals are losing opportunities to outside entrepreneurs who come with deeper pockets, digital marketing savvy, and already established networks of potential clientele.

    “That kind of investment and marketing involvement is difficult for locals for figure out,” says Manashi Asher, a researcher with Himdhara, a Himachal-based environmental research and action collective. “Basically, what many locals have done instead, is circumvent local ecotourism policies by turning their properties into homestay or other kinds of [tourist] lodgings and leasing them out to outsiders to run.”

    Though there are no official estimates yet, there’s a consensus among locals that outsider-run guesthouses have already cornered a majority of the valley’s tourism revenue. “City-based tourism operators are licking out the cream, while the peasantry class and unemployed youth earn a pittance from the seasonal, odd jobs they offer,” Dilaram Shabab, the late “Green Man” of Tirthan Valley who spearheaded successful movements against hydropower development on the Tirthan river, wrote in his book Kullu: The Valley of Gods.

    When I read this quote to Upendra Singh Kamra, a transplant from the northwestern state of Punjab who runs a tourism outfit for fishing enthusiasts called Gone Fishing Cottages, he emphasizes how, unlike at most properties, they don’t lay off their local staff during low season. Some have even bought motorcycles or cars. “Logically, you have nothing and then you have something and then you’re complaining that something is not enough. So it doesn’t make sense for me.”

    Many locals see it differently. Narotham Singh, a veteran forest guard, told me he leased his land for 30 years, but now worries for his son and grandchildren. “If they don’t study, what they’re going to be doing is probably cleaning utensils and sweeping in the guesthouses of these people. That’s the dark future.” Karan Bharti, one of Shabab’s grandsons, told me many youth are so ashamed to work as servants on their own land that they’re fleeing the valley altogether.

    More broadly, tourism is also a uniquely precarious industry. Global market fluctuations and environmental disasters frequently spook tourists away for years. (The Western Himalayas is primed for an 8.0-plus magnitude quake tomorrow). And when destination hotspots flip cold, once self-reliant shepherds turned hoteliers are left holding the bill for that high-interest construction loan.

    Sadly, this is exactly what’s happened. In Himachal, the Covid-19 pandemic has exposed just how dependent the state has become on tourism. After the borders were shut in late March, pressure to reopen to salvage a piece of the summer high season was palpable in the press. Chief Minister Jai Ram Thakur proposed Himachal advertise itself for “Quarantine Tourism.” The hotel unions shot down the idea as absurd.

    THERE’S NO SIGN NOR ROAD to Raju’s Guesthouse. To get to it, you have to cross the Tirthan River in a cable basket or makeshift plank bridge and climb up the opposite bank into a fairytale. Vines climb the dark wood facade. There are flowers, fruit trees, and a fire pit. When I visit, kittens are playing around an old cherry tree and a pack of dogs bark up the steep south face; leopards, I learn, come over the ridge at night sometimes and steal dogs.

    Raju, in his late sixties, toothpick-thin, and wearing a baseball cap, is the pioneer of ecotourism in Tirthan Valley. He is also Shabab’s son. When I first spoke with him on the phone, he called the park an “eyewash.” What he meant was that most people don’t come to the park for the park. It’s a steep, half-day trek just to the official boundary, and, inside, the trails aren’t marked. Most tourists are content with a weekend kickback at a guesthouse in the ecozone.

    Still, if real ecotourism exists, Raju’s comes as close as I’ve ever seen. Food scraps are boiled down and fed to the cows. There’s fishing and birding and trekking on offer. No corporate groups allowed, even though that’s where the big bucks are. And no fume-expelling diesel generator, despite guests’ complaints after big storms. There’s a feeling of ineffable wholesomeness that has kept people coming back year after year, for decades now.

    In a 1998 report titled “Communtity-Based Ecotourism in the GHNP,” a World Bank consultant was so impressed by Raju’s that she recommended it be “used as a model for the whole area.” But this was a consultant’s fantasy. Rather than provide support to help locals become owners in the tourism industry, the government and World Bank offered them tour guide, portering, and cooking training. Today, similar second-tier job trainings are part of an $83 million project funded by the Asian Development Bank to develop tourism (mainly by building parking lots) across Himachal.

    Varun, one of Raju’s two sons who runs the guesthouse, doesn’t think any tourist property in the area is practicing ecotourism, even his own. People are illegally catching trout for guests’ dinners, cutting trees for their bonfires, and dumping their trash into the river, he says.

    In 2018, Varun founded the Tirthan Conservation and Tourism Development Association (https://www.facebook.com/Tirthan-conservation-and-tourism-development-association-101254861218173), a union of local guesthouses that works to “eliminate the commercialization of our neighborhood and retain the aura of the valley.” They do tree plantings, enforce camping bans around the river, and meet regularly to discuss new developments in the valley.

    Yet, Varun doesn’t see any way of stopping the development wave. “I mean, it’s inevitable. No matter how much you resist, you know, you’ll have to accept it. The only thing is, we can delay it, slow it down.”

    https://www.earthisland.org/journal/index.php/magazine/entry/keep-out...come-again
    #Inde #montagne #conservation_de_la_nature #nature #protection_de_la_nature #parc_national #Himachal_Pradesh #Manali #tourisme #colonialisme #néo-colonialisme #circulation_des_modèles #Hymalayah #Jiwa_Nal #Sainj_Tirthan #Parvati #rivières #Beas_River #paysage #conservationnisme #biodiversité #Gaddi #élevage #ressources #exploitation_des_ressources #Friends_of_GHNP #banque_mondiale #éco-tourisme #écotourisme #cargo_conservation #corruption #devta #deity #éco-développement #développement #World_Heritage_site #énergie_hydroélectrique #Asian_Development_Bank #Tirthan_Conservation_and_Tourism_Development_Association

    #ressources_pédagogiques

  • Auchan utilise des détecteurs de mensonges en Russie pour combattre la corruption de ses employés
    https://www.sudouest.fr/2020/12/23/auchan-utilise-des-detecteurs-de-mensonges-en-russie-pour-combattre-la-corr

    Pour sortir du déficit économique de sa filiale russe, Auchan utilise des détecteurs de mensonges sur des employés lorsqu’il y a des soupçons de corruption. 2 à 3% du chiffre d’affaires réalisé en Russie seraient siphonnés dans la corruption chaque année. La filiale d’Auchan en Russie a commencé à utiliser cette année des détecteurs de mensonges dans le cadre d’efforts pour combattre la corruption en son sein, a déclaré son patron, confirmant une information du journal français les Echos. "Nous l’utilisons (...)

    #Auchan #corruption #surveillance #travail

  • Des parrains en Asie du Sud
    https://laviedesidees.fr/Mafia-Raj-Rule-Bosses-South-Asia.html

    À propos de : Mafia Raj : The Rule of Bosses in South Asia, Stanford University Press. Le capitalisme sauvage et la privatisation des services publics en Asie du Sud favorisent l’émergence d’acteurs criminels entre monde politique, milieux d’affaires et société civile. Les partis politiques s’appuient sur ces « boss » pour pérenniser leur pouvoir.

    #International #criminalité #Inde #corruption
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201214_boss.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201214_boss.docx

  • Affaire libyenne : les lourds secrets du contrat « Eagle »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131220/affaire-libyenne-les-lourds-secrets-du-contrat-eagle?userid=843d7823-45bc-

    La société qui a fourni des armes de guerre électronique au régime Kadhafi a détruit en 2011 tous ses disques durs et ses mails relatifs au contrat libyen, au cœur de l’affaire Sarkozy-Kadhafi. L’ancien président et son entourage prétendent n’avoir rien su de la mise en œuvre de ce contrat.

    Sous son autorité, la France a remis au régime libyen de redoutables outils de surveillance de sa population, mais Nicolas Sarkozy prétend toujours qu’il n’en a rien su.

    « Il y a des collaborations entre le ministère de l’intérieur et des entreprises, mais je n’y ai jamais été associé de près ou de loin », s’est justifié l’ancien président devant les juges de l’affaire libyenne, début octobre. « Jamais le nom d’Amesys [la société française au cœur du deal – ndlr] n’a été prononcé devant moi, ni lors de ma visite en tant que ministre de l’intérieur, ni pendant celle en tant que président de la République. Cela n’a fait l’objet d’aucun document, d’aucune signature, d’aucune contrepartie », a-t-il insisté.

    Baptisée « Eagle », la technologie française fournie à la Libye par la société Amesys – absorbée par Bull, puis partiellement cédée à Nexa Technologies depuis – a permis d’aspirer l’intégralité du trafic internet du pays et ainsi de détecter et d’interpeller les opposants libyens durant le Printemps arabe.

    Selon nos informations, la traque des opposants opérée grâce à ce transfert technologique – et ce avant l’intervention militaire déclenchée le 19 mars 2011 – pouvait être suivie par les services secrets français, qui disposaient d’une « backdoor » ou porte dérobée dans Eagle, leur permettant de se connecter au dispositif.

    Les juges de l’affaire libyenne considèrent désormais qu’Eagle constitue l’un des volets du pacte de corruption présumé scellé par Mouammar Kadhafi et l’équipe du ministre de l’intérieur, dès l’automne 2005, grâce aux pourparlers secrets de Ziad Takieddine et de Claude Guéant avec l’un des chefs des services de renseignement libyens, Abdallah Senoussi, un homme condamné en France pour avoir commandité l’attentat contre le DC10 d’UTA en 1989. Ces faits figurent parmi les chefs de mise en examen de Nicolas Sarkozy.

    En parallèle, les juges du pôle crimes contre l’humanité saisis depuis 2012 de plaintes pour « complicité de torture, traitements inhumains et dégradants » déposées par des victimes de cette surveillance en Libye n’ont pour l’instant placé la société Amesys que sous le statut de « témoin assisté », en dépit des révélations de l’enquête.

    Selon les informations obtenues par Mediapart, les investigations ont pourtant mis au jour la destruction par Amesys des disques durs et des dossiers relatifs au contrat Eagle en décembre 2011. Une destruction de preuves qui prive la justice des pièces essentielles à la compréhension du deal franco-libyen.

    Joint par Mediapart, le signataire du contrat, Philippe Vannier, ancien patron d’Amesys et de Bull passé chez Atos, aujourd’hui président d’Ecso (European Cyber Security Organisation), n’a pas souhaité commenter ces développements de l’enquête.

    C’est son bras droit, Stéphane Salies, ancien directeur commercial d’Amesys, aujourd’hui patron de Nexa, qui a révélé qu’un ordre de destruction des pièces du dossier avait été donné. Questionné sur la localisation des « documents contractuels, discussions commerciales, cahier des charges, contrats, avenants, liés au contrat libyen », il révèle : « À vrai dire, fin 2011, début 2012, Philippe Vannier nous a demandé de tout détruire. J’ai trouvé cela ridicule et je le lui ai dit, mais nous l’avons fait, les time capsules [disques durs de sauvegarde de Mac – ndlr] ont été détruites, les disques durs ont été effacés, les échanges de mails aussi. Le contrat était dans le coffre mais je ne sais pas ce qu’il est devenu. »

    Philippe Vannier a répondu, quant à lui, ne pas savoir où ces documents se trouvaient. « À votre demande, nous les avons cherchés, mais nous ne les retrouvons pas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé », a-t-il déclaré.

    Initiées par Ziad Takieddine, par l’entremise de la société d’intelligence économique Salamandre, les négociations d’Amesys avec les Libyens ont été rapidement suivies de très près par les services spéciaux français. « Il [Philippe Vannier] m’avait dit que ses contacts allaient lui faire rencontrer les représentants de l’État libyen pour des contrats, que c’était sérieux et avec l’aval des cousins [DGSE – ndlr] », a précisé Stéphane Salies.

    Très tôt, quelques jours avant la venue de Nicolas Sarkozy à Tripoli en octobre 2005, Abdallah Senoussi évoque les besoins libyens en matériel de sécurité et la « coopération » qu’il espère obtenir du ministre auprès de Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, et de Takieddine. Le nom d’Amesys n’est pas encore sur la table, mais il le sera début 2006. « Il [Nicolas Sarkozy] nous a transmis le dossier d’une société française de surveillance d’Internet dénommée Amesys […] par le biais de Claude Guéant », a résumé Saïf al-Islam Kadhafi, dans une déclaration aux juges français.

    Selon l’ancien directeur commercial d’Amesys, le fils de Mouammar Kadhafi était d’ailleurs venu saluer l’équipe de l’entreprise française à Tripoli, lors de la mise en place du système d’interception.

    L’affaire démarre en mars ou en avril 2006 : Takieddine et le patron d’Amesys, Philippe Vannier, entrent en contact à Paris. Dans une de ses notes, la société Salamandre présente Amesys/I2E comme un « fournisseur ultra-habilité » en France. L’entreprise avait comme objet « la fabrication de solutions d’interception, sur la partie HF (radio) pour les services français ou l’armée », résume Stéphane Salies, ancien directeur commercial. Elle disposait d’un officier de sécurité en relation avec la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), aujourd’hui Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), et d’ingénieurs et d’anciens militaires ou gendarmes habilités « confidentiel défense » dans ses rangs. « Les services de renseignement étaient informés de tout ce qui était fait avec la Libye, ça nous rassurait un peu », commente un ancien cadre.

    Takieddine, lui, espère vendre aux Libyens un vaste de marché de surveillance des frontières comme il a failli en signer avec l’Arabie saoudite en 2003, avec, déjà, l’aval de l’équipe Sarkozy.

    L’intermédiaire voit grand.

    « Il m’a expliqué que la Libye avait besoin de s’équiper de matériels d’interception télécoms radio, de rénover des frégates, de contrôle des passeports aux frontières, de véhicules de protection des VIP, de systèmes de protection de leurs réseaux et communications, résume Philippe Vannier. Une visite a été organisée en Libye afin de présenter les capacités du groupe en matière de protection aux frontières avec l’informatisation des passeports, des radars côtiers et systèmes de chiffrement. […] C’est lors de cette visite qu’ils ont commencé à nous parler de leur besoin d’un système d’écoute tout canal, de l’interception hertzienne jusqu’à l’interception IP – via Internet. Nous avons présenté ce que nous pouvions faire et ce qu’on pouvait vendre. »

    Un document à en-tête d’Amesys (également appelé I2E à l’époque) vante le produit Cryptowall, un système de cryptage particulièrement efficace et « difficile à casser », et la « collaboration » du ministre de l’intérieur avec la société.

    Selon le directeur commercial, Philippe Vannier a « négocié le contrat avec plein de rendez-vous avec Ziad Takieddine, Omar Salem, directeur de la DRM [Direction du renseignement militaire – ndlr], et Abdallah Senoussi », et il se rend deux fois en Libye avant d’y amener ses équipes. Stéphane Salies s’y rend à son tour pour y prendre note « des besoins libyens », à savoir « une solution pour faire de l’interception IP sur l’ensemble du pays », officiellement pour contrer Al-Qaïda.

    De retour en France, une première ébauche du projet Eagle, qui n’existait pas encore, est élaborée. « Nous avons vendu une feuille blanche, et la Libye a payé la création et le développement de la solution et du produit Eagle. Ils ont financé la totalité de la recherche et développement », résume Stéphane Salies.

    « Il ne voulait pas que je connaisse le montant des commissions et d’autres détails »

    « La négociation du contrat n’a été effectuée que par Philippe Vannier, même si j’étais directeur commercial, poursuit-il. Je n’ai pas eu le droit d’y participer, car il ne voulait pas que je connaisse le montant des commissions et d’autres détails. » En décembre 2006, Vannier rentre de Tripoli avec le contrat signé.

    Lors de la divulgation des archives numériques de Takieddine en 2011, Mediapart avait dévoilé le paiement occulte par Amesys d’un total de 4,5 millions d’euros à l’intermédiaire, via deux de ses sociétés offshore – Tristar et Como – entre 2007 et 2008, sur des comptes à Beyrouth. Il s’agissait d’« un contrat pour l’installation de climatisations et de groupes électrogènes » qui était « une commission déguisée », détaille Stéphane Salies, et d’un second contrat pour « une commission officielle ». Il était prévu que Ziad Takieddine reçoive 30 % du montant total du contrat d’Amesys avec la Libye.

    La mise au point technique d’Eagle est plus complexe et nécessite entre 20 et 30 déplacements du directeur commercial. Ce dernier rencontre Abdallah Senoussi dans sa villa, en 2007, qui demande de nouvelles prestations, comme la géolocalisation des personnes, qu’Amesys ne peut pas encore offrir. Mais le dispositif de surveillance d’Internet est élaboré en partenariat avec la société Qosmos, qui fournit une première sonde avant d’être écartée – elle en vendra par la suite au régime Syrien.

    « Le tapping [copie du trafic – ndlr] était fait au kilomètre 4 à Tripoli. Il y avait une avancée sur la mer avec des bâtiments de deux étages appartenant à l’opérateur GPTC. À cet endroit sortaient les fibres optiques de la mer, expose Stéphane Salies. La sonde ainsi que le stockage [de données – ndlr] se trouvaient dans un bâtiment de l’opérateur GTPC, le centre névralgique de celui-ci, où nous disposions d’une petite salle. Les opérateurs du système étaient à 500 mètres plus loin, dans un bâtiment appartenant à l’armée dénommé HQ1. »

    Un deuxième centre d’écoute, HQ2, se trouvait à deux ou trois kilomètres. Amesys permet ainsi aux Libyens d’intercepter l’intégralité du trafic internet, puis d’extraire des données grâce à des filtres sur des mots-clés, des adresses mails, des numéros de téléphone, des pseudonymes. L’interception de mails, de tchats ou de messageries instantanées était possible, à l’exception des données chiffrées.

    Les employés d’Amesys se posent des questions sur l’utilisation de leur système. « Il y avait des cibles dans le logiciel qui ne paraissaient pas liées au terrorisme, a détaillé un ingénieur aux gendarmes. Je crois me rappeler qu’il y avait une ONG de défense des droits de l’homme qui était ciblée. Il était clair pour moi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un prétexte. » D’après cet ingénieur, Amesys avait installé un « tunnel sécurisé » (VPN) entre ses serveurs à Paris et une agence de renseignement française. En outre, « il y avait une backdoor, une porte dérobée dans le logiciel Eagle qui permettait aux services secrets de se connecter au système sans que les Libyens le sachent », relève-t-il.

    Reste la question non clarifiée des autorisations, qui elles non plus n’ont pas été retrouvées, hormis une seule. En novembre 2010, Amesys a obtenu une autorisation d’exportation de matériel de guerre (AEMG) pour la vente aux renseignements militaires libyens de dix exemplaires d’un système passif d’interception de GSM (téléphonie mobile). Rien sur Eagle…

    « Pour tout le contrat, des vérifications ont été effectuées pour obtenir la garantie que le matériel était exportable, et qu’Amesys avait le droit d’exporter en Libye, a indiqué Philippe Vannier aux enquêteurs. De mémoire, la seule autorisation préalable obligatoire a été sur les outils de chiffrement, qui a par ailleurs été obtenue. »

    Eagle n’était ni un matériel de guerre, ni un bien à double usage – soumis à un autre régime d’autorisation –, a soutenu aussi l’ancien directeur commercial d’Amesys. « Par contre, l’étude et la conception en France du système d’interception Eagle ont été faites sous autorisation de l’article R226 », a-t-il précisé, c’est-à-dire avec le feu vert de la commission autorisant – sous l’autorité du premier ministre – la fabrication de matériels susceptibles de porter atteinte à l’intimité de la vie privée ou au secret des correspondances. Mais là encore, le dossier d’instruction de cette autorisation n’a pas été communiqué aux services d’enquête.

    Alain Juillet, un acteur pourtant bien placé – ancien directeur du renseignement à la DGSE, alors responsable de l’intelligence économique auprès du premier ministre –, a livré un tout autre avis aux juges en estimant au sujet d’Eagle qu’« une demande » avait « nécessairement été faite à la CIEEMG [la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre] » et que ce dossier comportait « nécessairement un avis du ministère de l’intérieur ». « S’il n’y a pas eu de demande et qu’ils l’ont fait directement, il y a faute, a tranché Alain Juillet. Et ça m’étonnerait d’une entreprise comme Amesys qui avait l’habitude de travailler avec du matériel sensible et qui connaissait les risques à se passer d’une demande d’autorisation, c’est-à-dire le risque que l’entreprise soit sanctionnée et fermée. »

    Ce type de dossier ne pouvait être que du ressort du cabinet du ministre de l’intérieur, selon Alain Juillet : « Une affaire comme cela, envoyer du matériel en Libye, ce n’est pas une affaire courante, c’est ce qu’on appelle une affaire sensible du domaine réservé du cabinet du ministre. »

    Lors de son audition, en octobre dernier, Nicolas Sarkozy a pourtant assuré n’avoir « à aucun moment » été « informé de l’existence de ce contrat ». « Que le directeur de cabinet du ministère de l’intérieur soutienne les intérêts d’une entreprise française à l’export ne me choque pas », a ajouté l’ancien président.

    Au ministère des armées, les juges n’ont pas retrouvé non plus le moindre document classifié portant sur les conditions de signature du contrat d’I2E, et l’implication du ministère de l’intérieur ou de son dircab.

    La pêche a été plus fructueuse au ministère de l’intérieur. Les juges ont souligné qu’un « ensemble de notes partiellement déclassifiées », « dont la plus ancienne date du 16 janvier 2007 et la plus récente du 27 juillet 2013 », montre « que les services de renseignement étaient parfaitement informés » et « suivaient les transferts de technologies de surveillance des sociétés françaises vers la Libye ».

    Ainsi, en janvier et mars 2007, des synthèses « confidentiel défense » des services du renseignement intérieur – alors placés sous l’autorité de Nicolas Sarkozy – détaillent très précisément les différents lots de matériels prévus au contrat. « La livraison à la Libye de matériels d’interception de communication et de contre-mesure électronique est extrêmement sensible et génère une certaine tension chez les personnels amenés à s’en occuper, signale la DCRI. Il conviendra de s’assurer que ces matériels sont vendus avec les autorisations nécessaires. »

    Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il n’avait « pas la mémoire » de ces notes de renseignement.

    Ni comme ministre, ni comme président de la République.

    #AMESys #Bull #DGSE #Nexa #EAGLE #corruption #écoutes #surveillance

  • Espionnage des journalistes mexicains : enquête sur le marché très rentable de la cyber surveillance
    https://forbiddenstories.org/fr/espionnage-des-journalistes-mexicains-enquete-sur-le-marche-tres-r

    Malgré des scandales à répétition, l’industrie mondiale de la cyber surveillance, aidée par quelques intermédiaires bien connectés, continue de fournir au Mexique des technologies toujours plus invasives. Plusieurs journalistes ont été pris pour cible par ces outils sans qu’aucun responsable mexicain ne soit jamais inquiété. Le Veracruz, État qui dénombre le plus de journalistes assassinés dont Regina Martínez, est allé jusqu’à mettre en place une unité d’espionnage suréquipée qui gardait un œil sur la (...)

    #NSO #HackingTeam #Pegasus #RemoteControlSystem #spyware #criminalité #journalisme #surveillance #corruption #activisme #CitizenLab (...)

    ##criminalité ##Amnesty

  • Spying on Mexican journalists : investigating the lucrative market of cyber-surveillance
    https://forbiddenstories.org/spying-on-mexican-journalists-investigating-the-lucrative-market-o

    Despite repeated scandals, the global cyber-surveillance industry continues to supply Mexico with more and more invasive technologies, assisted by well-connected intermediaries. Multiple journalists have been targeted by these tools, but Mexican authorities remain unconcerned. Veracruz, the state with the highest count of murdered journalists, including Regina Martínez, even used a sophisticated espionage unit to monitor journalists. KEY FINDINGS A forensic analysis done by Amnesty (...)

    #NSO #HackingTeam #Pegasus #RemoteControlSystem #spyware #activisme #journalisme #criminalité #surveillance #CitizenLab #corruption (...)

    ##criminalité ##données

  • Haïti : le pouvoir entre massacres et impunité
    https://www.cetri.be/Haiti-le-pouvoir-entre-massacres

    La tribune de Frédéric Thomas, chercheur au CETRI, publiée dans #Libération le 24 novembre 2020. Une campagne internationale a été lancée pour rompre le silence sur le massacre de La Saline perpétré il y a deux ans. Elle appelle à un changement de politique de l’Europe face à la dérive autoritaire du régime en place. Les 13 et 14 novembre 2018, était commis le massacre de La Saline. Deux ans plus tard, les Haïtiens réclament toujours justice, alors que la dérive autoritaire du pouvoir s’accélère. Une (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Haïti, #Le_regard_du_CETRI, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Corruption, Libération, Homepage - Actualités à la (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • Haïti : le peuple crève, la « communauté internationale » se tait
    https://www.cetri.be/Haiti-le-peuple-creve-la

    L’entretien de Yannick Bovy (FGTB) avec Frédéric Thomas, chercheur au CETRI, sur #La_Première le 19 novembre, dans l’émission « Opinions » Réécouter l’émission : Retrouver l’appel : Stop silence #Haïti #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, Haïti, #Aide_au_développement, #Corruption, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, La Première, #Audio

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements
    https://www.cetri.be/IMG/mp3/20201119_la_premiere_opinion_fgtb.mp3

  • C’est un meurtre qui secoue la Libye. L’avocate Hanane al-Barassi a été abattue dans sa voiture, mardi 10 novembre, en pleine rue à Benghazi, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’une source sécuritaire dans l’est du pays. Figure médiatique en Libye, Hanane al-Barassi, 46 ans, donnait constamment la parole à des femmes victimes de violences, dans des vidéos qu’elle diffusait ensuite sur les réseaux sociaux. Elle dirigeait aussi une association locale défendant les droits des femmes.
    « Hanane al-Barassi a été tuée par balles dans la Rue 20, l’une des plus grandes artères commerçantes de Benghazi », a dit à l’AFP la source sécuritaire, qui a requis l’anonymat.
    https://madame.lefigaro.fr/societe/lavocate-et-militante-des-droits-des-femmes-hanane-al-barassi-abattu
    #droitshumains #corruption #Libye #assassinat

  • Dermalog : le maillon allemand de la #Corruption en Haïti ?
    https://www.cetri.be/Dermalog-le-maillon-allemand-de-la

    Depuis plus de deux ans, #Haïti est secoué par un mouvement social inédit qui lutte à la fois contre la vie chère et la corruption ; corruption dont l’ampleur a été révélée par le scandale Petrocaribe. Les quelques 1,459 milliard d’euros destinés à des projets de développement dans cet accord énergétique passé avec le Venezuela ont très largement été détourné par la classe dirigeante. Le président, Jovenel Moïse, mis en cause dans cette affaire, contesté par une majorité de la population, s’accroche au pouvoir et (...) #Le_regard_du_CETRI

    / Haïti, Corruption, #Homepage_-_Actualités_à_la_une, #Allemagne, #Le_regard_du_CETRI, Le Sud en (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

  • The worst national security corruption case in Israel’s history
    Akiva Eldar, Gilead Sher, Uzi Arad | Nov. 17, 2020 | 12:37 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-the-worst-national-security-corruption-case-in-israel-s-history-1.

    “Case 3000” – the submarines and war ships affair – is not just another “ordinary” corruption scandal, which relates primarily to unethical practices. Rather, It is Grand Corruption combined with Defense Corruption, both having severe legal implications.

    Grand Corruption is defined as a scheme perpetrated at the highest levels of government, involving leaders and senior officials. It usually entails substantial benefits for the individuals involved and significant losses for the state. It also leads to illicit exchanges in the realm of policy formation. Such corruption causes egregious harm to citizens but regrettably often ends with impunity.

    The common denominator to all transactions in Case 3000 is that they all belong to the defense sector involving the acquisition of major weapon systems. The suspects in the affair are senior officials in the Prime Minister’s Office, relatives of Prime Minister Benjamin Netanyahu, as well as senior naval officers. All the acquisitions lead to the German Thyssenkrupp conglomerate.

    In several of these transactions, Netanyahu took decisions which contradicted the official stance of the military and defense establishment. The decision-making process undermined the binding procedure for strategic and defense procurement.

    One such decision related to the acquisition of a sixth submarine shortly after the defense establishment had determined that five submarines should suffice Israel’s military needs. The second decision dealt with the accelerated ordering of future submarines, 7, 8 and 9, despite opposition from the IDF chief of the general staff and the defense establishment who claimed such ordering is premature.

    Then there was another Netanyahu decision to wave Israeli opposition to the supply of advanced German submarines to Egypt, while concealing that decision from the defense establishment. Such supply apparently gave rise to the consideration of Israel purchasing anti-submarine vessels, something the Israel Navy never demanded – ostensibly to defend the sea lanes from the growing Egyptian submarine fleet.

    On top of it, was the distorted decision process to acquire four patrol boats to protect Israel’s economic waters? How come such large, heavy and expensive craft were ordered from Thyssenkrupp, when boats that meet operational requirements as defined could have been acquired from another supplier and at lower cost? Why was the international bidding process canceled, with Thyssenkrupp becoming sole supplier of these boats?

    How was the location of the main natural gas rig approved near the coast, without a comprehensive mandatory security risks assessment, which would have revealed that the site chosen was wrong in terms of security and safety? And finally, what lied behind the idea of privatizing Israel’s navy’s shipyards, in contradiction to the fundamental principle of Israeli self-reliance – for the sake of giving exclusivity to Thyssenkrupp?

    This is how the Israel Police summed up its investigation: “Deficiencies were found in matters relating to administrative procedures in various agencies, relating to strategic defense procurement for the State of Israel. Such deficiencies require that authorized bodies learn their lessons and draw the appropriate conclusions, to improve the defense procurement procedures, render them more efficient, and protect them from extraneous interests and inappropriate influences.”

    So why did the police confine itself only to pointing out the defects, which were exceptional in their scope and severity, without looking into the suspicions of security offences having been noticed by the investigation? Why did the Attorney General claim that the only criminal offences that should be investigated are those related solely to unethical behavior, and has not to-date allowed an investigation into the far more serious criminal offences in the realm of state security, foreign relations and official secrets? After all, the damages caused by such security offenses are often large-scale and the punishment accordingly heavier.

    Yet the Attorney General excluded, at the very outset, Netanyahu from the circle of suspects under investigation, and asserted – without there being any basis for such an assertion at that preliminary stage, as there isn’t one to this day – that Netanyahu is still not even a suspect in the whole affair. This disputed decision, taken by Israel’s chief prosecutor, has never been explained to the public.

    The AG himself said recently that disturbing materials had been brought to his attention, and that “the evidentiary material conveyed to me regarding the patrol boat transactions includes weighty claims, from senior and highly experienced officials in the public establishment … On the face of it, the claims show conduct that does not meet the proper standards of a public authority dealing with a matter of such importance to the national interests of the State of Israel.”

    And despite these very harsh statements, we still know of no process of clarification, examination, inquiry or investigation of the security offences committed under Case 3000, either by the Israel Police or even by the defense establishment. In the past, Israelis have been prosecuted on suspicion of undermining the state’s secrets, defined as serious espionage, harming military supplies or the country’s foreign relations, and some were prosecuted and sentenced – for committing far, far less severe crimes than what has been published to date as defense related violations in this case.

    Israel’s policy toward the German supply of submarines to Egypt was a particularly well-kept secret, and the prime minister himself explained that the reason for the unprecedented exclusion of defense establishment regarding these submarines was by itself a “secret.” Yet, the police investigation has revealed that non-official civilians among those suspected in the affair knew about Netanyahu’s secret approval for selling the submarines to Egypt – even before senior officials in the IDF and the defense establishment learned about it.

    Clearly the flow of top secret security and diplomatic information among suspects involved is no less serious than the flow of suspected money transfer. Prima Facie, the legal definition of such acts, in Israel’s Criminal Law, is “severe espionage.” No less. And the police investigation has explicitly stated some of the suspects were tasked with collecting and passing on of information, evidently classified, connected to the various weapons deals.

    It goes without saying that providing additional German attack submarines to Egypt poses a greater threat than there is now to shipping lanes, leading to and from Israel, places a heavier burden on its forces and adversely affecting its preparedness. That is certainly the reason for the defense establishment’s opposition to giving consent to this transaction. Top officials, former heads of the IDF General Staff and the Shin Bet security service, have described the actions undertaken in connection with the sale of German submarines to Egypt as seriously tainted – to the point of “treason.”

    Any Israeli acquisition of submarines, or patrol or anti-submarine craft, beyond what the army needs based on its multiyear plan, will come at the expense of weapon systems it considers of higher priority .Hence, a net detraction from the country’s military capability. But the greatest damage to Israeli future security stems from the corruption risk that has emerged out of the scandal and puts in jeopardy of the future supply of submarines 7, 8 and 9, which are meant to serve as a pillar of Israel’s future deterrent.

    The 2017 Israeli-German Memorandum of Understanding includes a clause that permits the German government to reconsider the deal for future submarines in the event that any elements of corruption are revealed. This new corruption risk caused by Israelis involved in the transactions, some of them subordinates and confidants of the Prime Minister, allegedly places on them a heavy responsibility, possibly criminal...

    Israel’s involvement in Egypt’s acquisition of submarines from Thyssenkrupp caused tension in relations between Israel and Egypt, and demanded that Jerusalem find ways to calm the anger in Cairo. The cancellation of the international tender for the patrol boats damaged relations with South Korea, and required compensation from Israel. And of course, the prosecution of Israelis accused of corruption in connection with ThyssenKrupp have cast a shadow over Israel-German relations, including relations between the German Chancellor and the Israeli Prime Minister.

    Article 5 of the OECD Convention on Combating Bribery of Foreign Public Officials reads as follows: “Investigation and prosecution of the bribery of a foreign public official shall be subject to the applicable rules and principles of each Party … and shall not be influenced by considerations of … the potential effect upon relations with another state.”

    As a member of the OECD, Israel is committed to complying with this convention. In the event that it does not carry out the investigation of this Grand Corruption security affair to the point of prosecution, for reasons of foreign relations, it will find itself in noncompliance of the above-mentioned article. This in itself will damage Israel’s renowned rule of law and standing as a law-abiding country that fights corruption.

    In light of the widespread public call for a government commission of inquiry into Case 3000, the delay in forming it can be described as highly unreasonable. The findings prove that this is the most severe, -security corruption Israel has had. Allegedly, excluding the prime minister from the investigation at the outset, and neglecting criminal security offenses, are also unreasonable in terms of law and national security.
    This affair must be thoroughly investigated, with all its ramifications and consequences, with no further delay – if only to prevent a future recurrence.

    Prof. Uzi Arad served as National Security Adviser to the Prime Minister and Head of the National Security Council, and as the Foreign Policy Adviser to the Prime Minister and Mossad’s Director of Intelligence.

    Col. (res.) Gilead Sher, an attorney, served as Chief of Staff and Policy Coordinator to former Prime Minister and Defense Minister Ehud Barak, and as a senior Israeli negotiator. He served recently as visiting professor at Georgetown University.

    Akiva Eldar, a political analyst, previously Haaretz columnist and editorial writer.

    #corruption #3000

  • Covid-19: Government buried negative data on its favoured antibody test | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4353

    The UK government delayed the findings of a Public Health England (PHE) study that question the accuracy of a leading covid antibody test just as it was about to announce that it had spent £75m (€84.3m; $99.4m) on buying one million of the tests.

    The study,1 published online this week at bmj.com, is the first independent assessment of the test and finds it to be significantly less accurate than a manufacturer funded study has claimed. If the test is used in the community as intended, and assuming that 10% of recipients have previously been infected, around one in five positive AbC-19 tests would be a false positive, the findings suggest.

  • Hanane Al-Barassi, avocate et défenseuse des droits des femmes, abattue en pleine rue en Libye
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/11/libye-une-avocate-defendant-les-droits-des-femmes-abattue-en-pleine-rue-a-be

    La veille de sa mort, elle avait annoncé qu’elle publierait une vidéo exposant la corruption du fils de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays. L’avocate Hanane Al-Barassi a été abattue dans sa voiture en pleine rue, mardi 10 novembre, à Benghazi, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’une source sécuritaire dans l’est de la Libye. Ce meurtre a suscité une grande émotion dans le pays. Figure médiatique en Libye, Mme Al-Barassi, 46 ans, donnait constamment la parole à des femmes victimes de (...)

    #corruption #féminisme #censure #violence

  • Corbeil-Essonnes. Prison ferme requise contre Dassault et ses proches | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/corbeil-essonnes-prison-ferme-requise-contre-dassault-et-ses-proches-695724

    Distribution d’enveloppes, prêts jamais remboursés, acheminement d’argent liquide depuis la Suisse… en tout, les dépenses pourraient avoir atteint 6,5 millions, selon les calculs de l’accusation. De quoi, « pulvériser » le plafond autorisé pour ces campagnes fixé à 84 000 euros, a souligné Patrice Amar. À l’encontre de l’ancien maire de la ville et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter, quatre ans de prison et 100 000 euros d’amende ont été requis. Pour deux ex-adjoints et trois intermédiaires présumés, des peines de deux ans de prison et 15 000 euros d’amende ont été demandées. Quant au grand absent du procès, Serge Dassault, décédé en 2018, que les avocats de la défense n’ont cessé de dépeindre comme victime de sa générosité, il n’aura pas échappé au réquisitoire. À la surprise du tribunal, le procureur a ainsi demandé contre celui qui a été maire de Corbeil de 1995 à 2009 « cinq ans d’emprisonnement » à « titre posthume ».

    je vois bien sarkozy se faire, lui aussi, condamner à titre posthume.

  • Court aperçu du temps long de l’État

    Louis de Colmar

    https://lavoiedujaguar.net/Court-apercu-du-temps-long-de-l-Etat

    Il n’y a pas de liberté sans responsabilité. La liberté c’est la capacité d’exercer ses responsabilités, la soumission c’est être dépossédé, volontairement ou non, de cette capacité d’exercer cette responsabilité sur tous les aspects de son existence.

    La liberté ce n’est donc pas une capacité de faire ou de ne pas faire, c’est pouvoir être responsable de ce que l’on fait et/ou de ce que l’on ne fait pas. La liberté de faire et/ou de ne pas faire est socialement aveugle, tandis que la responsabilité est toujours relative à un collectif, au regard de ses semblables.

    Tous les systèmes modernes de domination sociale sont non seulement des systèmes de privation de responsabilité, mais encore des systèmes de transferts de responsabilité, des systèmes d’anonymisation, d’invisibilisation, de dilution de la responsabilité. Ce qui caractérise les systèmes bureaucratiques, c’est que non seulement les individus de base sont privés des responsabilités essentielles sur leur vie, mais qu’en outre ce ne sont plus d’autres humains qui en assument la charge, mais que cette responsabilité se perd littéralement dans les rouages automatisés du fonctionnalisme administratif. La responsabilité est seulement réduite au respect passif des règles et des procédures pour masquer l’irresponsabilité de chacun dans leur détermination et contrôle. (...)

    #liberté #responsabilité #domination #dépossession #institutionnalisation #État #hiérarchie #guerre #monnaie #science #Albert_Einstein #corruption

  • Soupçons de financement libyen en 2007 : Nicolas Sarkozy mis en examen pour « association de malfaiteurs »
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/soupcons-de-financement-libyen-en-2007-nicolas-sarkozy-mis-en-examen-pour

    « J’ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction », a réagi l’ancien chef de l’Etat sur sa page Facebook, estimant son « innocence à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».

    #sarkozy #multi_récidiviste

  • Zypern : Mister X stellt Korruptionsnetzwerk auf Zypern bloß (neues-deutschland.de)
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1143148.zypern-mister-x-stellt-korruptionsnetzwerk-auf-zypern-blos

    Depuis l’entrée de la Chypre dans l’UE l’état a vendu des passeports à plus ou moins 2800 personnes pour une somme à partir de 2,5 millions d’Euros. Cette pratique touche à sa fin. On pourrait s’imaginer que désormais pour échapper aux poursuites pénales dans leurs pays les riches farudeurs russes et chinois aussi devron traverser la mer Méditerrannée à la nage.

    14.10.2020 von Peter Steiniger - Jetzt aber schnell: Bereits zum 1. November will die Republik Zypern das Investitionsprogramm auf Eis legen, über das Geldanleger ab 2,5 Millionen Euro einen zyprischen Pass erhalten und sich somit die EU-Staatsbürgerschaft kaufen können. Die Entscheidung teilte Regierungssprecher Kyriakos Koushos am Dienstag nach einer Dringlichkeitssitzung des Kabinetts mit. Besonderer Beliebtheit erfreut sich das Programm seit Jahren bei der entsprechenden Klientel im Nahen Osten und in Russland. Insgesamt hat Zypern, das 2004 die EU-Mitgliedschaft erhielt, damit etwa sieben Milliarden Euro generiert. Die Abschaffung vorgeschlagen haben laut Koushos unter Verweis auf »langjährige Schwächen, Missbrauch und Ausnutzung der Bestimmungen« der Innen- und der Finanzminister.

    Ganz freiwillig erfolgt der Schritt nicht. Tags zuvor hatte der Sender Al Jazeera mit Sitz in Katar eine Reportage gebracht, die zeigt, wie Beamte und Politiker sich ihre Hilfe für kriminelle Bewerber um einen »goldenen« Pass bezahlen lassen. Inhaber des Passes eines Mitgliedsstaates haben das Recht, sich in der Europäischen Union niederzulassen und frei zu bewegen. Undercover täuschten die Journalisten vor, für einen aus China geflohenen Interessenten aufzutreten. Bei ihrem »Mister X« handelte es sich um einen angeblich wegen Bestechung und Geldwäsche im Reich der Mitte in Abwesenheit zu sieben Jahren Haft verurteilten Geschäftsmann. Neben dem offiziellen Weg, erfuhren sie, existiert in Zypern noch ein weiterer, für »komplizierte« Fälle, der eine Kleinigkeit mehr kostet. Wer das begehrte Dokument ganz schnell benötigt, wer keine weiße Weste hat, muss auf die 2,5 Millionen Euro nur genügend draufpacken. Laut Al Jazeera soll es Dutzende Inhaber zyprischer goldener Pässe mit krimineller Vita geben. Korrupte Immobilienvertreter, Anwälte und Politiker arbeiten als Netzwerk Hand in Hand. Die Spur führt bis weit nach oben: Zyperns Parlamentspräsident Demetris Syllouris versprach den Lockvögeln »volle Unterstützung auf allen Ebenen« für den dubiosen Chinesen. Nur sein Name müsse aus der Sache herausgehalten werden, so Sylouris.

    Für Vermögende findet sich nicht nur in Zypern eine Tür hinein in die »Festung Europa«. Etliche weitere EU-Länder haben dazu lukrative Geschäftsmodelle entwickelt. Diese sollen mit EU-Privilegien Investoren anlocken. Meist handelt es sich bei den geforderten Investitionen um den Kauf teurer Immobilien. Weniger Interesse gilt trotz bestehender Regeln der Herkunft der Gelder. Zypern steht seit langem im Verdacht, ein Anlageplatz für das Schwarzgeld russischer Oligarchen und chinesischer Geschäftsleute zu sein.

    Die Praxis, EU-Aufenthaltstitel zu verhökern, sorgt seit Jahren von Bulgarien bis Portugal immer wieder für Skandale. Man habe »ungläubig beobachtet, wie hochrangige Beamte für finanzielle Bereicherung mit der europäischen Staatsbürgerschaft handeln«, kommentierte ein Sprecher der Europäischen Kommission am Dienstag den Bericht von Al-Jazeera. Die EU-Kommission begrüßte die Entscheidung der Regierung in Nikosia. Der im Mittelpunkt des Skandals stehende Parlamentspräsident Syllouris will die Ermittlungen der Justiz nicht durch Gebrauch seiner Abgeordneten-Immunität erschweren. Zurücktreten will er allerdings auch nicht, teilte er am Mittwoch mit.

    #migration #nantis #Europe #Chypre #corruption

  • Health Care: The Best and the Rest | by David Oshinsky | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/articles/2020/10/22/best-health-care

    By contrast, the US health care system—if one can call it that—excludes more people, provides thinner coverage, and is far less affordable. [...] Among the biggest problems, says Emanuel, is that Americans are baffled by their health care: uncertain of the benefits they’re entitled to, the providers that will accept their insurance, the amount of their deductibles and copays, and the accuracy of the bills they receive. It is a system, moreover, in which people are regularly switching insurers out of choice or necessity—a process known as churning. “The United States basically has every type of health financing ever invented,” Ezekiel adds. “This is preposterous.”

    And extremely expensive. America dwarfs other nations in both health care spending per capita ($10,700) and health care spending as a percentage of GDP (17.9). Hospital stays, doctor services, prescription drugs, medical devices, laboratory testing—the excesses are legion. Childbirth costs on average about $4,000 in Western Europe, where midwives are used extensively and charges are bundled together, but close to $30,000 in the US, where the patient is billed separately by specialists—radiologists, pathologists, anesthesiologists—whom she likely never meets, and where charges pile up item by item in what one recent study called a “wasteful overuse of drugs and technologies.” There is no evidence that such #extravagance makes for better health care outcomes. The rates of maternal and infant death in the US are higher than in other industrialized nations, partly because the poor, minorities, and children are disproportionately uninsured.

    For head-spinning price disparities, however, nothing compares to pharmaceuticals. Americans account for almost half the $1 trillion spent annually for prescription drugs worldwide, while comprising less than 5 percent of the world’s population. It is probably no coincidence that the pharmaceutical industry spent almost twice as much on political lobbying between 1998 and 2020 as its nearest competitor, the insurance industry. (The hospital/nursing home industry came in eighth.) Drug companies won patent protection, restraint-free pricing, and direct-to-consumer advertising (outside the US, only New Zealand allows this). “This high spending for drugs,” writes Emanuel, with some understatement, “is a result of high drug prices, not high drug use by Americans.”

    #états-unis #extorsion_légale #corruption_légale #santé #pharma

  • Purdue Pharma and the Sackler Family’s Plan to Keep Its Billions | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-sackler-familys-plan-to-keep-its-billions

    Many pharmaceutical companies had a hand in creating the opioid crisis, an ongoing public-health emergency in which as many as half a million Americans have lost their lives. But Purdue, which is owned by the Sackler family, played a special role because it was the first to set out, in the nineteen-nineties, to persuade the American medical establishment that strong opioids should be much more widely prescribed—and that physicians’ longstanding fears about the addictive nature of such drugs were overblown. With the launch of OxyContin, in 1995, Purdue unleashed an unprecedented marketing blitz, pushing the use of powerful opioids for a huge range of ailments and asserting that its product led to addiction in “fewer than one percent” of patients. This strategy was a spectacular commercial success: according to Purdue, OxyContin has since generated approximately thirty billion dollars in revenue, making the Sacklers (whom I wrote about for the magazine, in 2017, and about whom I will publish a book next year) one of America’s richest families.

    But OxyContin’s success also sparked a deadly crisis of addiction. Other pharmaceutical companies followed Purdue’s lead, introducing competing products; eventually, millions of Americans were struggling with opioid-use disorders. Many people who were addicted but couldn’t afford or access prescription drugs transitioned to heroin and black-market fentanyl. According to a recent analysis by the Wall Street Journal, the disruptions associated with the coronavirus have only intensified the opioid epidemic, and overdose deaths are accelerating. For all the complexity of this public-health crisis, there is now widespread agreement that its origins are relatively straightforward. New York’s attorney general, Letitia James, has described OxyContin as the “taproot” of the epidemic. A recent study, by a team of economists from the Wharton School, Notre Dame, and RAND, reviewed overdose statistics in five states where Purdue opted, because of local regulations, to concentrate fewer resources in promoting its drug. The scholars found that, in those states, overdose rates—even from heroin and fentanyl—are markedly lower than in states where Purdue did the full marketing push. The study concludes that “the introduction and marketing of OxyContin explain a substantial share of overdose deaths over the last two decades.”

    Arlen Specter, then a Republican senator from Pennsylvania, was unhappy with the deal. When the government fines a corporation instead of sending its executives to jail, he declared, it is essentially granting “expensive licenses for criminal misconduct.” After the settlement, Purdue kept marketing OxyContin aggressively and playing down its risks. (The company denies doing so.) Sales of the drug grew, eventually reaching more than two billion dollars annually. The fact that, thirteen years after the 2007 settlement, Purdue is alleged to have orchestrated another criminally overzealous campaign to push its opioids suggests that Specter was right: when the profits generated by crossing the line are enormous, fines aren’t much of a deterrent.

    Ne jamais oublier la corruption

    The Sacklers have long maintained that they and their company are blameless when it comes to the opioid crisis because OxyContin was fully approved by the Food and Drug Administration. But some of the more shocking passages in the prosecution memo involve previously unreported details about the F.D.A. official in charge of issuing that approval, Dr. Curtis Wright. Prosecutors discovered significant impropriety in the way that Wright shepherded the OxyContin application through the F.D.A., describing his relationship with the company as conspicuously “informal in nature.” Not long after Wright approved the drug for sale, he stepped down from his position. A year later, he took a job at Purdue. According to the prosecution memo, his first-year compensation package was at least three hundred and seventy-nine thousand dollars—roughly three times his previous salary. (Wright declined to comment.)

    But, at the time, Purdue was being sued by forty-five other states, and David Sackler offered to resolve all the cases against the company and the family in a single grand gesture. A wave of headlines reported the news: “PURDUE PHARMA OFFERS $10-12 BILLION TO SETTLE OPIOID CLAIMS.”

    This seemed like a significant figure, but the headlines were misleading. According to a term sheet in which attorneys for the Sacklers and Purdue laid out the particulars of this proposed “comprehensive settlement,” the Sacklers were prepared to make a guaranteed contribution of only three billion dollars. Further funds could be secured, the family suggested, by selling its international businesses and by converting Purdue Pharma into a “public benefit corporation” that would continue to yield revenue—by selling OxyContin and other opioids—but would no longer profit the Sacklers personally. This was a discomfiting, and somewhat brazen, suggestion: the Sacklers were proposing to remediate the damage of the opioid crisis with funds generated by continuing to sell the drug that had initiated the crisis. At the same time, the term sheet suggested, Purdue would supply new drugs to treat opioid addiction and counteract overdoses—though the practicalities of realizing this initiative, and the Sacklers’ estimate that it would represent four billion dollars in value, remained distinctly speculative.

    When the attorneys general refused to consent to the deal, the Sacklers followed through on their threat, and Purdue declared bankruptcy. But, significantly, the Sacklers did not declare bankruptcy themselves. According to the case filed by James, the family had known as early as 2014 that the company could one day face the prospect of damaging judgments. To protect themselves on this day of reckoning, the lawsuit maintains, the Sacklers assiduously siphoned money out of Purdue and transferred it offshore, beyond the reach of U.S. authorities. A representative for Purdue told me that the drugmaker, when it declared bankruptcy, had cash and assets of roughly a billion dollars. In a deposition, one of the company’s own experts testified that the Sacklers had removed as much as thirteen billion dollars from Purdue. When the company announced that it was filing for Chapter 11, Stein derided the move as a sham. The Sacklers had “extracted nearly all the money out of Purdue and pushed the carcass of the company into bankruptcy,” he said. “Multi-billionaires are the opposite of bankrupt.”

    You might think that this would leave open the possibility of future suits brought by states, but Drain has signalled a desire to foreclose those as well, maintaining that a blanket dispensation is a necessary component of the bankruptcy resolution. In February, he remarked that the “only way to get true peace, if the parties are prepared to support it and not fight it in a meaningful way, is to have a third-party release” that grants the Sacklers freedom from any future liability. This is a controversial issue, and Drain indicated that he was raising it early because in some parts of the country it’s illegal for a federal bankruptcy judge to grant a third-party release barring state authorities from bringing their own lawsuits. The case law is evolving, Drain said.

    The Trump Administration has paid lip service to the importance of addressing the opioid crisis. Bill Barr, Trump’s Attorney General, has said that his “highest priority is dealing with the plague of drugs.” In practice, however, this has meant rhetoric about heroin coming from Mexico and fentanyl coming from China, rather than a sustained effort to hold the well-heeled malefactors of the American pharmaceutical industry to account. Richard Sackler once boasted, “We can get virtually every senator and congressman we want to talk to on the phone in the next seventy-two hours.” Although the Sacklers may now be social pariahs, the family’s money—and army of white-shoe fixers—means that they still exert political influence.

    According to three attorneys familiar with the dynamics inside the Justice Department, career line prosecutors have pushed to sanction Purdue in a serious way, and have been alarmed by efforts by the department’s political leadership to soften the blow. Should that happen, it will mark a grim instance of Purdue’s history repeating itself: a robust federal investigation of the company being defanged, behind closed doors, by a coalition of Purdue lawyers and political appointees. And it seems likely, as was also the case in 2007, that this failure will be dressed up as a success: a guilty plea from the company, another fine.

    In a statement to The New Yorker, a representative for the families of Raymond and Mortimer Sackler denied all wrongdoing, maintaining that family members on Purdue’s board “were consistently assured by management that all marketing of OxyContin was done in compliance with law.” The statement continued, “Our hearts go out to those affected by drug abuse and addiction,” adding that “the rise in opioid-related deaths is driven overwhelmingly by heroin and illicit fentanyl smuggled by drug traffickers into the U.S. from China and Mexico.” At “the conclusion of this process,” the statement suggested, “all of Purdue’s documents” will be publicly disclosed, “making clear that the Sackler family acted ethically and responsibly at all times.”

    The states have asserted in legal filings that the total cost of the opioid crisis exceeds two trillion dollars. Relative to that number, the three billion dollars that the Sacklers are guaranteeing in their offer is miniscule. It is also a small number relative to the fortune that the Sacklers appear likely to retain, which could be three or four times that amount. As the March filing by the states opposed to the deal argued, “When your illegal marketing campaign causes a national crisis, you should not get to keep most of the money.” What the Sacklers are offering simply “does not match what they owe.”

    Nevertheless, in absolute terms, three billion dollars is still a significant sum—and the Sacklers have made it clear that they are prepared to pay it only in the event that they are granted a release from future liability. It may be that the magnitude of the dollars at stake will persuade Drain, the Justice Department officials on the case, and even the state attorneys general who initially rejected the Sacklers’ proposal to sign off. The problem, one attorney familiar with the case said, is that “criminal liability is not something that should be sold,” adding, “It should not depend on how rich they are. It’s not right.”

    #Opioides #Sackler #Patrick_Radden_Keefe

  • Big Pharma, labos tout-puissants - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/085428-000-A/big-pharma-labos-tout-puissants

    Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

    #big-pharma #crise_sanitaire #santé_publique #corruption #conflits_d'intérêts

  • Lutte de classe n° 210 / septembre-octobre 2020 | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org

    Lutte ouvrière dans les élections législatives partielles https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/lutte-ouvriere-dans-les-elections-legislatives-partielles_15 (sans six circonscriptions les 20 et 27 septembre prochains) #Lutte-Ouvriere #LO

    #Biélorussie : l’autocrate, l’opposition libérale et la classe ouvrière https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/bielorussie-lautocrate-lopposition-liberale-et-la-classe-ouv #repression #minsk

    #Liban : l’explosion du port de Beyrouth… et celle du pays https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/liban-lexplosion-du-port-de-beyrouth-et-celle-du-pays_151444 #FranceLiban #imperialisme #corruption #Beyrouth #Hezbollah

    États-Unis : le complexe médico-industriel face à la pandémie https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/etats-unis-le-complexe-medico-industriel-face-la-pandemie_15 (traduction d’un article paru le 19  juillet 2020 dans la revue Class Struggle (n° 105, août-septembre 2020), éditée par le groupe trotskyste américain #The-Spark) #hopital

    Le #chômage, armée de réserve permanente du capital https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-chomage-armee-de-reserve-permanente-du-capital_151446.htm #capitalisme #Lutte_de_classe

    Le #télétravail, c’est toujours l’exploitation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-teletravail-cest-toujours-lexploitation_151447.html

    L’#Arctique, enjeu de rivalités entre grandes puissances https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/larctique-enjeu-de-rivalites-entre-grandes-puissances_151448 #pétrole #transport #pipeline #transport-maritime #réchauffement_climatique #extractivisme
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