• Stéphanie Gibaud raconte « la traque des lanceurs d’alerte » | Le Lanceur
    http://www.lelanceur.fr/stephanie-gibaud-raconte-la-traque-des-lanceurs-dalerte

    “Les lanceurs d’alerte sont abandonnés par le monde du travail, abandonnés par la justice, abandonnés par Bruxelles, abandonnés par l’État et par les élus, affirme-t-elle après avoir recueilli des témoignages sur leur condition en France, en Europe et aux États-Unis. Les combats, aussi héroïques soient-ils, sont perdus parce que nous sommes isolés.” Depuis plusieurs années, Stéphanie Gibaud tente de fédérer les lanceurs d’alerte, malgré leurs différences. Une mission périlleuse quand “diviser pour mieux régner” tourne à plein régime et qu’elle peut se voir traiter de “trotskiste, léniniste” lorsqu’elle se rend à la fête de l’Huma avec le sénateur communiste et vice-président de la commission des finances Éric Bocquet, ou de “fasciste, raciste et antisémite” lorsqu’elle se trouve aux côtés du député Nicolas Dupont-Aignan, auteur d’un rapport sur la lutte contre les paradis fiscaux.

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-octobre-2017

    « je n’ai jamais retrouvé d’emploi »

    http://img.over-blog-kiwi.com/0/53/44/39/20171012/ob_238366_la-traque-des-lanceurs-alertes.jpg

    #lanceur_d'alerte #finance #justice #répression #secret #exclusion #corruption


  • Chez #Airbus, un parachute doré à 80 millions d’euros
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/191017/chez-airbus-un-parachute-dore-80-millions-deuros

    Jean-Paul Gut, directeur d’EADS International et de la stratégie jusqu’en juin 2007 © dr L’ancien directeur commercial d’EADS #Jean-Paul_Gut, qui a mis en place le système au cœur des enquêtes de #Corruption des justices française et britannique, a touché environ 80 millions d’euros d’indemnités à son départ du groupe #aéronautique en 2007.

    #Economie #Lagardère #Louis_Gallois #Tom_Enders


  • With a Journalist’s Murder in Malta, a Global Threat Grows - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/10/17/opinion/journalist-murder-malta-daphne-galizia.html

    https://static01.nyt.com/images/2017/10/18/opinion/18wed2web1/18wed2web1-facebookJumbo.jpg

    Mais que dit l’Union européenne sur Malte lui-même ?
    Un paradis fiscal de plus en Europe, et l’impunité pour ses dirigeants.

    At 2:35 p.m. on Monday, the fearless Maltese journalist Daphne Caruana Galizia published a characteristically blunt post on her influential blog accusing leading politicians of corruption.

    “There are crooks everywhere you look now,” she concluded. “The situation is desperate.”

    Less than 30 minutes later, the car she was driving was blown to pieces.

    For journalists around the world, this is the new normal. They are rounded up en masse and imprisoned in Turkey and murdered in Russia and the Philippines. In India, they have been slapped with spurious defamation suits when they report on suspicious doings of the powerful, and beaten by mobs and killed for their reporting — Gauri Lankesh was gunned down last month in front of her home. Even the president of the United States questions the patriotism of journalists for doing their job and taunts them in front of angry crowds.

    #Journalisme #Malte #Corruption #Paradis_fiscal


  • Toute la vérité dans un livre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/171017/toute-la-verite-dans-un-livre

    Fabrice Arfi et Karl Laske ont rassemblé dans un livre leurs six ans d’enquête sur l’affaire Sarkozy-Kadhafi. C’est « l’histoire d’une haute trahison », écrivent-ils : la #Corruption d’un clan politique français par l’argent d’une dictature étrangère.

    #France #Financement_libyen #Journalisme #Mediapart #Mouammar_Kadhafi #Nicolas_Sarkozy


  • Marseille va construire 34 écoles via un partenariat public-privé

    https://www.la-croix.com/Famille/Education/Marseille-construire-34-ecoles-via-partenariat-public-prive-2017-10-16-120

    Si la décision de rebâtir ces établissements fait l’unanimité chez les élus de droite comme de gauche, la forme juridique retenue par l’équipe municipale, un partenariat public-privé, interroge. La procédure permet à une collectivité de déléguer à un groupe privé la construction et la gestion d’équipements publics sur une durée pendant laquelle la collectivité verse un « loyer », avant de récupérer le site en fin de contrat. Marseille versera ainsi aux promoteurs retenus 41 millions d’euros annuels durant vingt-cinq ans. Montant global de l’enveloppe  : un milliard d’euros. « C’est le meilleur choix » et la garantie « de bonnes réalisations à des prix et des délais respectés », assure Roland Blum, adjoint chargé des finances, qui a piloté le dossier.
    Au sein de l’opposition, le recours à un partenariat public-privé (PPP) rencontre une franche hostilité. « Nous n’aurions pas besoin d’une réponse dans l’urgence si on n’avait pas laissé pourrir la situation depuis plus de vingt ans, pique Benoît Payan, le président du groupe PS au conseil municipal. Pour sauver ces écoles, il va falloir faire exploser notre dette (…) et réaliser la plus grande augmentation d’impôts de ces 30 dernières années. » Les socialistes regrettent également la possibilité offerte aux promoteurs d’utiliser l’emprise foncière autour des futurs bâtiments scolaires pour des « opérations immobilières connexes ».


  • #Malte : assassinat de la journaliste qui avait accusé le gouvernement de #corruption - International - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/international/malte-assassinat-de-la-journaliste-qui-avait-accuse-le-gouvernement-de-corruption/article-normal-739519.html
    http://www.levif.be/medias/10402/5326153.jpg

    « Il y a des #escrocs partout où l’on regarde maintenant, la situation est désespéré », concluait-elle.

    #Daphne_Galizia


  • Drug industry hired dozens of officials from the DEA as the agency tried to curb opioid abuse
    https://www.washingtonpost.com/investigations/key-officials-switch-sides-from-dea-to-pharmaceutical-industry/2016/12/22/55d2e938-c07b-11e6-b527-949c5893595e_story.html

    Pharmaceutical companies that manufacture or distribute highly addictive pain pills have hired dozens of officials from the top levels of the Drug Enforcement Administration during the past decade, according to a Washington Post investigation.

    The hires came after the DEA launched an aggressive campaign to curb a rising opioid epidemic that has resulted in thousands of overdose deaths each year. In 2005, the DEA began to crack down on companies that were distributing inordinate numbers of pills such as oxycodone to pain-management clinics and pharmacies around the country.

    Since then, the pharmaceutical companies and law firms that represent them have hired at least 42 officials from the DEA — 31 of them directly from the division responsible for regulating the industry, according to work histories compiled by The Post and interviews with current and former agency officials.

    #pharma #opiacés

    • Patent Monopolies Lead to #Corruption #54,358: The Case of Opioids | Beat the Press | Blogs | Publications | The Center for Economic and Policy Research
      http://cepr.net/blogs/beat-the-press/patent-monopolies-lead-to-corruption-54-358-the-case-of-opioids

      In the case of patent monopolies, the price can increase by a factor or ten or even a hundred, equivalent to a tariff of 1000 or 10,000 percent. The implied mark-ups provide an enormous incentive for companies to lobby to protect and enhance their markets. As the piece tells readers, “each 30-pill vial of oxycodone was worth $900.” If a 30-pill vial was selling for $30, there would have been much less incentive to lobby against legislation that would limit sales.

      For some reason patent monopolies and their role in maintaining high prices for opioids are never mentioned in this piece. It is probably worth mentioning that the Washington Post gets a substantial amount of advertising revenue from the pharmaceutical industry.

      #brevets #publicité


  • J’avais l’embarras du choix pour relater l’évènement. J’ai choisi "Le Figaro" mais il y pire surtout dans les commentaires des lecteurs ...

    La ministre du Travail ciblée par une « chasse aux DRH »
    http://www.lefigaro.fr/social/2017/10/12/20011-20171012ARTFIG00158-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-ciblee-par

    Muriel Pénicaud a annulé, pour « impératif d’agenda », une intervention au Congrès des DRH, organisé au Pré Catelan, au Bois de Boulogne, à Paris. Sur place, plusieurs dizaines de militants l’attendaient. 41 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

    et 5 sont actuellement en garde à vue selon une autre source.

    #DRH


  • #Portugal : l’ancien premier ministre accusé de #Corruption massive
    https://www.mediapart.fr/journal/international/121017/portugal-l-ancien-premier-ministre-accuse-de-corruption-massive

    José Socrates et #Ricardo_Salgado, co-accusés © Impala.pt Le cas de #José_Socrates, ancien premier ministre socialiste responsable de la faillite du pays en 2011 et désormais accusé officiellement d’avoir encaissé 24 millions d’euros de pots-de-vin, passionne le Portugal. Il devrait intéresser tous ceux qui, en Europe, pensent que la corruption ronge les régimes démocratiques.

    #International #Antonio_Costa #BES #opération_Marques #Portugal_Telecom #Sonae #troïka


  • #Portugal : l’ancien premier ministre Socrates accusé d’avoir reçu 24 millions d’euros en pots-de-vin
    https://www.mediapart.fr/journal/international/121017/portugal-l-ancien-premier-ministre-socrates-accuse-d-avoir-recu-24-million

    José Socrates et #Ricardo_Salgado, co-accusés © Impala.pt Le cas de #José_Socrates, ancien premier ministre socialiste responsable de la faillite du pays en 2011 et désormais accusé officiellement d’avoir encaissé 24 millions d’euros de pots-de-vin, passionne le Portugal. Il devrait intéresser tous ceux qui, en Europe, pensent que la #Corruption ronge les régimes démocratiques.

    #International #Antonio_Costa #BES #opération_Marques #Portugal_Telecom #Sonae #troïka


  • Sur la situation en Catalogne : #nationalisme bourgeois, résurgences franquistes, quelques rappels. Unité des travailleurs ! | Vive Le Parti Communiste Français !
    http://vivelepcf.fr/6383/sur-la-situation-en-catalogne-nationalisme-bourgeois-resurgences-franquist

    Les intérêts de la #bourgeoisie industrielle catalane se sont développés dans un autre sens que les intérêts de la bourgeoisie rentière de Madrid. C’est cette divergence qui a donné naissance au mouvement nationaliste qui a perduré au long du XXème siècle. La répression primaire de Franco contre la langue et la culture catalanes l’ont alimenté.

    Après la mort de Franco, ce mouvement politique a pris une autre forme. L’avènement de la démocratie espagnole a amené une décentralisation de l’Etat. A l’image des nationalistes du Pays Basque, la bourgeoisie catalane s’est dit qu’elle pouvait obtenir plus de privilèges, vis-à-vis des autres régions du pays, en s’organisant en force politique nationaliste.

    #oligarchie

    Mais la situation se précipite lorsque, en 2010-2011, la droite nationaliste catalane (la CDC) enchaîne les succès électoraux, profitant de l’écroulement des socialistes du PSOE. Elle s’empare du gouvernement régional et de plusieurs municipalités dont Barcelone. Tout cela dans un contexte de profonde #crise économique au niveau du pays. Dès 2011-2012, la région et les municipalités doivent appliquer des coupes budgétaires énormes. Elles coupent notamment dans l’éducation et la santé, gérées, en Espagne, entièrement par les régions. Des mouvements de contestation très larges émergent pour tenter de faire barrage à ces politiques qui provoquent la colère de tous les travailleurs d’Espagne.

    Dans ce contexte, où les nationalistes de droite doivent ouvertement mener une politique rejetée par l’ensemble des travailleurs, s’ajoutent plusieurs scandales de #corruption, remontant à loin. Le cas du « 3% » est le plus emblématique. Il touche directement des membres de CDC, qui s’étaient enrichis en prenant des commissions (de 3% – mais, en fait, c’était même plus) lors de l’attribution de marchés publics.

    Pour sauver sa situation #politique, la droite nationaliste s’est mise à agiter plus fort que jamais le drapeau de l’indépendance : une diversion en direction des travailleurs de la Catalogne qu’elle a si durement frappés avec ses politiques antipopulaires. Une consultation sur l’avenir politique de la Catalogne s’en est suivie en 2014, à l’initiative du président nationaliste CDC, Artur Mas, demandant si la Catalogne devait être indépendante. Elle déclenchera l’invalidation politique de Mas par Madrid. Mais le mouvement indépendantiste est lancé. Aux élections régionales de 2015, la droite nationaliste réussit à gagner l’appui de la gauche nationaliste sous le drapeau du « oui » à l’indépendance. Elles remportent les élections, et la droite et la gauche nationalistes forment ensemble un gouvernement grâce au soutien de l’extrême-gauche indépendantiste de la CUP. Cette victoire électorale est à l’origine du référendum du 1er octobre 2017, ressuscitant le spectre politique de l’indépendance de la Catalogne.

    #guerre_aux_pauvres

    • Comme le disent certains autres ailleurs, la Catalogne contient toutes les contradictions de notre époque. Voie sans issue européenne, corruption sans fin du capitalisme, laminage des couches populaires... et du coup les « ni-ni » des éclairés de « gauche », à base de grille de lecture du XXème siècle, en deviennent inaudibles, incompréhensibles, inopérants. J’explique : s’il y a une majorité populaire pour l’indépendance, ce n’est pas parce que les nationalistes ont du succès. Si ce que nos gauchistes pures disent est vrai, que les nationalistes tiennent le haut du pavé, ce n’est pas pour autant que leurs idées sont majoritaires. Si l’indépendance a le vent en poupe, c’est surtout parce que partout, les politiques économiques ne laissent aucun espoir au plus grand nombre et à la planète en général.

    • Oui, c’est ça. Du coup, toutes les analyses des uns et des autres qui n’amènent qu’à la même solution, celle de ne pas s’en mêler, elles laissent un gros sentiment de frustration et de passer à côté de l’évènement.
      Si Madrid décidait d’emboiter le pas de la Catalogne en proposant aux Catalans de sortir de l’Europe, il n’est pas dit que d’un coup, l’Espagne ne s’en retrouverait pas réunifiée...


  • #SwissLeaks : the map of the globalized tax evasion - Blog About Infographics and Data Visualization - Cool Infographics

    http://www.coolinfographics.com/blog/2017/10/3/swissleaks-the-map-of-the-globalized-tax-evasion.html

    pas mal du tout ... Et merci à Etienne Côme de l’avoir signalé sur Twitter

    http://www.coolinfographics.com/storage/post-images/Swissleaks-tax-havens.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1506570336216

    HSBC “Swiss Leaks” data shared by the International Consortium of Investigative Journalists reflect the globalization of tax evasion. While billions of dollars are inconceivable, mapping the origin of bank account holders allows an overview. This map is only a small contribution to the understanding of the Swiss Leaks data.
    Why this map?

    This map does voluntary not strictly stick to the geographical reality. It is a response to too many maps published in the media these days that are made unreadable by regrettable graphic choices: top-ten limited, overlapping points, colored territories (small countries and islands disappear), etc.
    What does it show?

    The number of affected countries and their diversity is very important. Note the strong presence of the Caribbean. In proportion to their population, South and East Asia are very poorly represented, while the Middle East is over-represented. The strong presence of “tax havens” is explained by the use of intermediates by the holders of bank accounts.

    #évasion_fiscale #paradis_fiscal #corruption #visualisation #anamorphose


  • Airbus visé par des enquêtes pour #corruption, Tom Enders dans la tourmente - ToulÉco
    http://www.touleco.fr/Airbus-vise-par-des-enquetes-pour-corruption-Tom-Enders-dans-la,22835
    http://www.touleco.fr/local/cache-gd2/6b59ad75028f24cc177bcdb9f496bfff.jpg

    Tom Enders, le PDG d’Airbus, a décidé de prendre les devants, anticipant une bourrasque politico-médiatique dans les prochains jours, à propos des enquêtes en cours sur les pratiques commerciales du géant européen de l’aéronautique. Le patron s’est fendu vendredi 6 septembre d’une lettre aux salariés pour les prévenir que l’entreprise s’apprêtait à traverser « des moments turbulents et déroutants », ont confirmé des salariés de l’avionneur.

    Tom Enders se réfère aux enquêtes en cours. En août 2016, le Serious Fraud Office (SFO) organisme britannique chargé de la lutte contre la corruption et le Parquet national financier (PNF) français avaient annoncé l’ouverture d’une enquête pour des soupçons de fraude, de corruption et de rétrocommissions illégales versées sur le marché de l’aviation civile outre-manche.


  • #Roumanie : les #femmes fuient l’hôpital pour accoucher (illégalement) à domicile

    Pour accoucher dans un hôpital roumain, mieux vaut préparer de l’argent à distribuer aux médecins et aux infirmières, et s’attendre à subir une césarienne, comme dans 40% des cas. Ce qui incite beaucoup de mères à donner illégalement naissance à leur enfant à la maison, avec un risque accru d’accidents et de complications.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Roumanie-le-marche-noir-des-accouchements-a-domicile
    #accouchement #grossesse


  • unctad.org | Résultats de l’enquête Juillet 2017 sur les tracasseries routières au Sahel et en Afrique de l’Ouest

    http://unctad.org/en/pages/newsdetails.aspx?OriginalVersionID=1576

    Je n’avais encore jamais vu de telles cartes... Très intéressant.

    http://unctad.org/en/NewsImages/ttl_blog11_image1_800x565_6.jpg

    Les échanges régionaux de produits agroalimentaires jouent un rôle important dans l’intégration régionale et dans la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Avec l’appui financier de l’USAID, le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel (C.I.L.S.S.) a mis en place depuis 2013 un mécanisme de documentation des flux commerciaux de certains produits agropastoraux (céréales, niébé et bétail) et des tracasseries routières auxquels ils sont confrontés sur les principaux corridors routiers d’Afrique de l’Ouest, mentionnés dans le tableau 1. Le CILSS documente aussi actuellement des informations de flux et de tracasseries routières sur le corridor côtier Abidjan-Accra-Lomé-Cotonou-Lagos concernant d’autres produits comme la noix de cola, le poisson, l’oignon, la tomate, les produits maraichers, les fruits et les légumes.

    Le CILSS collecte ces données sur plusieurs indicateurs auprès des commerçants, des chauffeurs et transporteurs, en partenariat avec les organisations socioprofessionnelles régionales qui sont appuyées par des Assistants en Gouvernance Routières placés sur des corridors stratégiques de la région. Cette collecte de données se fait suivant une méthodologie d’interview et de remplissage de fiches d’enquête. Ces données collectées et transmises au CILSS chaque mois, sont ensuite analysées et partagées avec plusieurs acteurs (secteur privé, gouvernements, universités, ONG, Banque Mondiale, USAID, Banque Africaine de Développement, CEDEAO, UEMOA, média, société civile, etc.) des marchés nationaux et régionaux à des fins d’information, de sensibilisation et de renforcement de capacités.

    #afrique_de_l_ouest #tracasseries_routières #contrôle #corruption


  • Schooled in Scandal : What Makes #Ukraine a Hotbed of Intrigue
    By ANDREW HIGGINS and ANDREW E. KRAMEROCT. 7, 2017
    https://www.nytimes.com/2017/10/07/world/europe/ukraine-russia-manafort-corruption.html

    Les services de renseignement ukrainiens sont sous les ordres de la #CIA et au service des #oligarques au pouvoir, l’allié des #Etats-Unis #Poroshenko est, comme son prédécesseur pro-russe, un #mafieux, mais tout, ou presque, est de la faute à la #Russie,

    “The thread that ties strange things together in Ukraine is nearly always #corruption,” said Serhiy A. Leshchenko, an opposition member of the Ukrainian Parliament and vociferous critic of President Petro O. Poroshenko.

    [...]

    “[Ukraine’s] attempts to stay democratic while building a nation are often messy, its oligarchs all powerful and, given the virtual absence of state control over media and oligarchic competition, post-Soviet corruption is out in the open,” Mr. Plokhii said.

    Ukraine’s domestic intelligence service, or S.B.U., its powers of #surveillance greatly enhanced by monitoring equipment provided by the United States after Mr. Yanukovych decamped to Russia, has added its own highly selective and distorted form of transparency by leaking information about alleged wrongdoing, often for political or financial gain.

    Controlled by Mr. Poroshenko , the S.B.U. has become a tool in domestic political and business battles, with anti-corruption activists accusing it of working to undermine, not help, their cause.

    [...]

    The Central Intelligence Agency tore out a Russian-provided cellphone surveillance system, and put in American-supplied computers, said Viktoria Gorbuz, a former head of a liaison office at the S.B.U. that worked with foreign governments.

    Ms. Gorbuz’s department translated telephone intercepts from the new system and forwarded them to the Americans. “This team would translate and immediately, 24 hours a day, be in full cooperation with our American colleagues,” she said.

    [..,]

    Ukrainian officials invariably cite Russian meddling to explain why anti-#corruption and other steps demanded by the West have often faltered. While Russia is a convenient excuse, it is also a very real menace.

    [...]


  • Le président du Comité olympique brésilien arrêté pour corruption Le Devoir - Peter Prengaman - Sarah Dilorenz - Associated Press - 6 Octobre 2017

    Le président du Comité olympique brésilien a été arrêté jeudi alors qu’il fait l’objet d’une enquête pour corruption. Nuzman est soupçonné d’avoir acheté des votes pour obtenir les JO à Rio de Janeiro.
     
    Carlos Nuzman, qui est aussi membre honoraire du Comité international olympique, a été interrogé par les autorités brésiliennes et françaises le mois dernier. Elles prétendent qu’il a été au coeur d’un détournement de 2 millions $US vers Lamine Diack, un ex-membre du CIO du Sénégal, qui a aidé à assurer des votes pour Rio de Janeiro en vue de l’élection de 2009.
    . . . . . .

    http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/509694/le-president-du-comite-olympique-bresilien-carlos-nuzman-arrete-pour-corru
    https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2015/02/Jeux-olympiques-ren%C3%A9-le-honzec.jpg

    #Jeux Olympiques #JO #JO_Paris #Corruption #Sport


  • Le dossier inquiète Paris et Berlin
    https://www.mediapart.fr/journal/international/061017/le-dossier-inquiete-paris-et-berlin

    Découvrant tardivement l’ampleur du scandale qui secoue #Airbus, Paris et Berlin sont décidés à faire front commun pour sauver le groupe #aéronautique. Tous cherchent à mettre en place au plus vite une transaction négociée avec les justices française et britannique.

    #International #France #Alexis_Kohler #Angela_Merkel #Corruption #Elysée #Justice


  • Un timbre letton lutte pour faire échec à la corruption

    Un timbre letton lutte pour faire échec à la corruption
    Latvijas Pasts fête le 15 ème anniversaire du KNAB

    Le Bureau de prévention et de lutte contre la corruption - Korupcijas novēršanas un apkarošanas biroja (KNAB) existe depuis 2002 en Lettonie. Latvijas Pasts - la Poste de Lettonie commémore sa naissance en publiant un nouveau timbre et une enveloppe. pour les philatélistes, le 1er jour d’oblitération du timbre sera le 10 octobre à Riga.
    Article mis en ligne le 6 octobre 2017

    https://www.lettonie-francija.fr/local/cache-vignettes/L596xH488/23654920608_1005c7dcca_o-r-42081.png

    Latvijas Pasts marque le 15ème anniversaire du KNAB en émettant un timbre pour lutter contre la corruption

    Le 10 octobre 2017, en Lettonie cela fait 15 ans depuis la naissance du Bureau de prévention et de lutte contre la corruption - Korupcijas novēršanas un apkarošanas biroja (KNAB).

    En l’honneur de cet événement, Latvijas Pasts a publié un nouveau timbre et une enveloppe. Le premier jour d’oblitération du timbre sera le 10 octobre au Tallink Hotel Riga , rue Elizabetes 24, du 9 au 17.

    La créatrice de cette nouvelle édition philatélique est Arta Ozola-Jaunarāja, artiste lettone qui a étudié à l’Académie des Arts de Lettonie.

    Le timbre-poste est émis en 200.000 exemplaires avec une valeur nominale de 0,50 €, ce qui correspond au coût d’envoi de la lettre B dans le territoire de la Lettonie. 1500 exemplaires d’une enveloppe spéciale ont également été édités avec le timbre.

    Les timbres-poste présentent le slogan du KNAB « Honneur au pouvoir » , qui dénote la grande importance de l’honneur dans la lutte contre la corruption. La notion d’honneur explique l’attitude d’une personne envers lui-même et l’attitude de la société vis-à-vis de la personne en particulier, mais l’honnêteté comprend des valeurs telles que la confiance, la vérité et la détermination des principes.

    Dans le graphisme du timbre, à leur tour les pièces du jeu d’échec représentent symboliquement le processus de lutte contre la corruption.

    [Lettonie - Francija : Informations, actualités, échanges, coopération, amitiés France- Latvija]
    https://www.lettonie-francija.fr/timbre-letton-echec-corruption-KNAB-1392

    #Lettonie, #Latvija, #Latvijas_Pasts, #philatélie, #timbre, #échec, #corruption,


  • Monsanto Papers : les dessous du retrait de l’étude Séralini révélés - CRIIGEN, Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique
    http://www.criigen.org/chronique/28/display/Monsanto-Papers-les-dessous-du-retrait-de-letude-Seralini-reveles

    Aujourd’hui, après les nouvelles révélations des Monsanto Papers2, on peut affirmer que l’intuition des scientifiques du CRIIGEN n’était pas totalement juste : la réalité était bien pire encore. Si Richard Goodman n’apparaît pas directement, le spectre de Monsanto plane en réalité sur la tête de A. Wallace Hayes, rédacteur en chef au moment de la publication et de la rétraction. L’une (et peut-être la principale) révélation de cette seconde vague de documents est que le responsable du journal a été approché par la multinationale de Saint-Louis le 21 août 2012 (soit un mois avant parution) pour devenir consultant, fonction qu’il occupera à partir du 7 septembre suivant. Avec un salaire pour le moins attractif : 400 $ de l’heure, dans la limite de 3 200 $ par jour. De quoi dissuader de contrarier la firme...

    #corruption


  • « Monsanto papers », désinformation organisée autour du glyphosate

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/04/monsanto-papers-desinformation-organisee-autour-du-glyphosate_5195771_3244.h

    « Le Monde » montre comment la puissante firme américaine a fait paraître des articles coécrits par ses employés et signés par des scientifiques pour contrer les informations dénonçant la toxicité du glyphosate.

    http://img.lemde.fr/2017/10/03/0/0/6000/4000/534/0/60/0/8576d5e_28492-1bgd668.w8un8z1tt9.jpg

    Mémos stratégiques, courriels, contrats confidentiels… Les « Monsanto papers » continuent de livrer petits et grands secrets. Après un premier volet publié en juin dernier, Le Monde s’est à nouveau plongé dans ces dizaines de milliers de pages de documents internes que le géant de l’agrochimie a été contraint de rendre publics à la suite de procédures judiciaires engagées aux Etats-Unis.

    Monsanto est poursuivi dans ce pays par un nombre croissant de plaignants – aujourd’hui 3 500 –, victimes ou proches de victimes décédées d’un lymphome non hodgkinien, un cancer du sang rare, et qu’ils attribuent à une exposition au glyphosate. Ce désherbant, mis sur le marché en 1974, notamment sous le nom de Roundup, s’est imposé comme un best-seller mondial en étant l’auxiliaire essentiel des semences génétiquement modifiées pour le tolérer. Monsanto lui doit sa fortune. Mais à quel prix ?

    La dernière livraison de « Monsanto papers », déclassifiés au cours de l’été 2017, lève le voile sur une activité jusqu’alors méconnue de la multinationale : le ghostwriting – littéralement « écriture fantôme ».

    Considérée comme une forme grave de fraude scientifique, cette pratique consiste, pour une entreprise, à agir en « auteur fantôme » : alors que ses propres employés rédigent textes et études, ce sont des scientifiques sans lien de subordination avec elle qui les endossent en les signant, apportant ainsi le prestige de leur réputation à la publication. Ces derniers sont bien entendu rémunérés pour ce précieux service de « blanchiment » des messages de l’industrie. Dans le plus grand secret, Monsanto a eu recours à ces stratégies.

    Conflits d’intérêts tenus secrets

    Prenons le cas du biologiste américain Henry Miller. Devenu polémiste à temps plein, il est associé à la Hoover Institution, le célèbre think tank sis à la prestigieuse université Stanford, et signe plusieurs fois par mois des tribunes au ton acerbe dans la presse américaine. Le Wall Street Journal ou le New York Times ouvrent régulièrement leurs colonnes à ses harangues contre l’agriculture biologique et ses apologies des organismes génétiquement modifiés (OGM) ou des pesticides.

    La version en ligne du magazine économique Forbes accueille également ses textes. Mais en août 2017, du jour au lendemain, sans préavis, l’intégralité des dizaines de tribunes signées du nom d’Henry Miller ont disparu de son site Internet, Forbes.com. « Tous les contributeurs de Forbes.com signent un contrat leur demandant de divulguer tout conflit d’intérêts potentiel et de ne publier que leurs écrits originaux, explique au Monde une porte-parole de la publication. Quand il a été porté à notre attention que M. Miller avait violé les termes de ce contrat, nous avons retiré tous ses articles de notre site et mis fin à nos relations avec lui. »

    Les documents déclassifiés le montrent sans ambiguïté : certains écrits de Henry Miller étaient en réalité concoctés par une équipe qui s’y consacrait au sein de… Monsanto. La collaboration entre le scientifique et la compagnie a, semble-t-il, débuté en février 2015. A l’époque, cette dernière prépare la gestion d’une crise qui s’annonce : le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) s’apprête à livrer son évaluation du glyphosate. Monsanto sait que le verdict de l’agence des Nations unies, attendu pour le mois suivant, sera calamiteux pour elle. Le 20 mars 2015, le glyphosate sera officiellement déclaré génotoxique, cancérogène pour l’animal et « cancérogène probable » pour l’homme.

    Monsanto décide donc d’allumer des contre-feux. Un cadre de la compagnie sollicite Henry Miller, qui a déjà produit sur le sujet : « Souhaitez-vous en écrire davantage au sujet du CIRC, son processus et sa décision controversée ? lui demande-t-il par courriel. J’ai les informations de base et je peux les fournir si besoin. » M. Miller accepte, mais à condition de « partir d’un brouillon de haute qualité ». De fait, le texte qui lui est transmis semble être « de haute qualité » : il sera publié le 20 mars, presque sans modification, sur le site de Forbes.

    Ni M. Miller ni la Hoover Institution n’ont répondu aux sollicitations du Monde. De son côté, Monsanto assume : « Des scientifiques de Monsanto ont simplement fourni la version de travail initiale, qu’Henry Miller a éditée et postée. Les points de vue et les opinions exprimées dans cette tribune sont les siens. »

    Pratique du « ghostwriting »

    Cet exemple de tromperie sur la marchandise n’est qu’un élément parmi d’autres. La stratégie mise en place par Monsanto ne se limite pas à convaincre l’opinion grâce aux médias grand public comme Forbes. A en croire les échanges des toxicologues du géant de l’agrochimie, elle concerne également de articles scientifiques en bonne et due forme, publiés dans les revues savantes. Au fil des « Monsanto papers » apparaît ainsi un faisceau d’indices suggérant que la firme pratique couramment le ghostwriting.

    Comme ce cas où, en novembre 2010, Donna Farmer, une des toxicologues en chef de la firme, envoie par courriel les « 46 premières pages » d’un manuscrit. Son correspondant travaille pour Exponent, un cabinet de consultant spécialisé en affaires scientifiques, et il doit superviser la publication de l’article dans une revue scientifique. Donna Farmer a elle-même, tout simplement, biffé son propre nom de la liste des auteurs. L’étude paraîtra plus tard dans la revue Journal of Toxicology and Environmental Health, Part B, sous la seule signature des consultants extérieurs. Elle conclut à l’absence de risques du glyphosate pour le développement du fœtus et la reproduction.

    Si la pratique du ghostwriting est notoirement répandue dans le secteur pharmaceutique, la lecture des « Monsanto papers » pose désormais la question de son ampleur dans l’industrie chimique et agrochimique. Elle semble en effet si prégnante dans la culture de la société que ses employés eux-mêmes ont recours à ce terme sulfureux, à plusieurs reprises et sans retenue, dans leurs correspondances internes.

    C’est surtout sur le front de la science que Monsanto veut allumer des contre-feux au verdict annoncé du CIRC. Une façon de procéder, écrit William Heydens, le responsable de la sécurité des produits réglementés, à ses collègues de Monsanto en février 2015, « serait d’y aller à plein régime en impliquant des experts de tous les domaines majeurs » – une option à 250 000 dollars (220 000 euros), précise-t-il. Et une autre façon, « moins chère/plus envisageable », serait de « n’impliquer les experts que sur les domaines où il y a débat (…), et d’être les auteurs-fantômes pour les parties sur l’exposition et la génotoxicité » – la capacité d’une substance à altérer l’ADN.

    Textes lourdement amendés par la firme

    Monsanto missionne Intertek, un cabinet de consultants, pour rassembler un panel d’une quinzaine d’experts extérieurs. Certains travaillent dans le monde académique, d’autres comme consultants privés. Moyennant finances, ils doivent rédiger cinq grandes synthèses de la littérature scientifique sur chaque domaine (toxicologie, épidémiologie, études animales, etc.) éclairant les liens entre cancer et glyphosate. Publiés en septembre 2016 dans un numéro spécial de la revue Critical Reviews in Toxicology, les cinq articles concluent – est-ce une surprise ? – que le glyphosate n’est pas cancérogène.

    Si le financement par Monsanto est bien signalé au pied de chacun des articles, une petite notice complémentaire offre ce gage de rigueur et d’indépendance : « Ni les employés de la société Monsanto ni ses avocats n’ont passé en revue les manuscrits du panel d’experts avant leur soumission à la revue. » Or non seulement des employés de Monsanto ont « passé en revue » ces articles, mais ils les ont aussi lourdement amendés, peut-être même directement écrits. C’est en tout cas le scénario que semble dérouler la chronologie des échanges confidentiels.

    Le 8 février 2015, le responsable de la sûreté des produits, William Heydens, adresse au cabinet Intertek une version de l’article principal corrigée par ses propres soins. Une cinquantaine de corrections et d’éditions diverses ont été apportées. « J’ai passé en revue l’ensemble du document et j’ai indiqué ce qui, selon moi, devrait rester, ce qui peut être supprimé et j’ai aussi fait un peu d’édition, écrit-il. J’ai aussi ajouté du texte. »

    D’autres messages internes mettent en évidence les interventions éditoriales de Monsanto. La firme veut décider de tout, jusqu’à l’ordre de signature des experts, indiquant par là qui a réalisé la majeure partie du travail. Elle voudrait également taire la participation de certains des experts sélectionnés par Intertek.

    Lustre de l’indépendance

    Un échange particulièrement acide a lieu entre William Heydens – toujours lui – et l’un des scientifiques enrôlés par Intertek, John Acquavella. Monsanto connaît bien M. Acquavella : il a travaillé comme épidémiologiste pour la firme pendant quinze ans. Et c’est justement parce qu’il est un ancien employé que William Heydens n’a pas prévu qu’il apparaisse comme coauteur de l’article qu’il a pourtant contribué à écrire — pour des honoraires de 20 700 dollars (18 300 euros), comme l’indique sa facture.

    La volonté de donner le lustre de l’indépendance aux cinq études est si implacable que les noms d’anciens collaborateurs de Monsanto ne doivent pas apparaître. L’explication est sèche. « Je ne vois pas mon nom dans la liste des auteurs », s’étonne John Acquavella par courriel. « Il a été décidé par notre hiérarchie que nous ne pourrions pas t’utiliser comme auteur, répond William Heydens, en raison de ton emploi passé chez Monsanto ». « Je ne pense pas que ce sera OK avec les experts de mon panel, rétorque John Acquavella. On appelle ça du ghostwriting et c’est contraire à l’éthique. » Il aura finalement gain de cause et sera mentionné comme coauteur.

    Quand, en février 2015, ce même William Heydens évoquait la façon de procéder la « moins chère », il avançait l’« option d’ajouter les noms de [Helmut] Greim, [Larry] Kier et [David] Kirkland à la publication, mais on maintiendrait le coût au plus bas en écrivant nous-mêmes, et ils n’auraient plus qu’à éditer et écrire leur nom, pour ainsi dire ».

    Professeur émérite de l’université technique de Munich (Allemagne), Helmut Greim, 82 ans, nie avoir servi de prête-nom à Monsanto. S’il a été rémunéré, assure-t-il au Monde, c’est pour un travail effectif et pour un montant raisonnable. « Je n’aurais pas pu m’acheter une Mercedes avec cet argent », dit-il avec espièglerie. Pour sa participation au panel Intertek, il affirme avoir été rémunéré « un peu plus » que les 3 000 euros qu’il a touchés de Monsanto pour un autre article de synthèse, publié tout début 2015 dans la revue Critical Reviews in Toxicology. Dans un mémo interne, un toxicologue de la firme consigne pourtant avoir été « l’auteur-fantôme de la synthèse de 2015 de Greim »…

    « Blague de machine à café »

    Un autre des trois experts cités, David Kirkland, un Britannique de 68 ans, est consultant privé, spécialiste en génotoxicité. « Je n’ai jamais fait l’expérience du ghostwriting, indique-t-il au Monde. Je n’ai jamais mis et je ne mettrai jamais mon nom sur un article ou un manuscrit écrit par quelqu’un que je ne connais pas ou que je connais sans avoir eu l’opportunité de vérifier toutes les données. » Pour lui, la phrase de William Heydens suggérant qu’il n’aurait qu’à apposer son nom relève de la « blague de machine à café ».

    Comme M. Greim, M. Kirkland est bien connu de la firme. En 2012, Monsanto l’avait déjà sollicité pour aider à la rédaction d’une importante revue de la littérature scientifique sur les propriétés génotoxiques du glyphosate. « Mon tarif journalier est fixé sur une base de huit heures, soit 1 400 livres [1 770 euros] par jour. J’estime un maximum de 10 jours (soit 14 000 livres [17 700 euros]) », écrit-il en juillet 2012, dans un courriel.

    C’est un peu cher pour son interlocuteur, David Saltmiras. Ce toxicologue de Monsanto voit là « doubler » le montant de la facture ; il estime cependant que la réputation de David Kirkland, reconnu et « hautement crédible », « vaut le coût supplémentaire ». L’article sera publié en 2013 dans la revue Critical Reviews in Toxicology.

    M. Kirkland est désormais lié à l’année à Monsanto par le biais d’un « master contract ». Ainsi qu’il l’a expliqué au Monde, ce type de contrats permet à la firme de recourir à son expertise sans être facturée à l’heure, comme le ferait un avocat. Ces forfaits à l’année prévoient cependant un plafond, « par exemple à 10 000 dollars par an », au-delà de quoi des avenants ou des contrats séparés sont signés, comme cela a été le cas pour sa participation au panel d’Intertek. M. Kirkland n’a pas souhaité révéler le montant de ce contrat.

    Liés par des « master contracts »

    Combien de scientifiques sont ainsi liés à Monsanto, que ce soit ponctuellement ou à l’année par des « master contracts » ? Si la firme n’a pas souhaité répondre, elle semble en tout cas capitaliser sur certains noms. Quelques-uns reviennent fréquemment dans les publications qu’elle sponsorise. Ainsi de Gary Williams, professeur de pathologie au New York Medical College (Etats-Unis), qui apparaît comme coauteur dans trois des cinq articles du panel Intertek. Il est même cité comme premier auteur de deux d’entre eux.

    Comme MM. Greim et Kirkland, Gary Williams a déjà collaboré avec Monsanto. Dans ce fameux courriel de février 2015, où le responsable de la sécurité des produits lâchait que les scientifiques « n’auraient plus qu’à éditer et écrire leur nom, pour ainsi dire », il évoque un précédent. « Rappelez-vous que c’est comme ça qu’on avait géré le papier de [Gary] Williams, [Robert] Kroes et [Ian] Munro en 2000 ».

    Interrogé par Le Monde, M. Williams assure pourtant avoir rédigé la partie de l’article qui lui incombait, mais dit ne pas pouvoir parler pour ses deux coauteurs – MM. Kroes et Munro étant décédés.

    Monsanto nie également tout ghostwriting et évoque quelques mots extraits d’un unique courriel « sorti de son contexte ». La firme a cependant tiré un bénéfice considérable de l’article en question. Cette longue synthèse des études disponibles a été citée plus de 300 fois dans la littérature scientifique. Il est, en somme, devenu une référence. Il concluait… à l’absence de danger du glyphosate.

    Les employés de Monsanto cités n’ont pas donné suite aux sollicitations du Monde ou ont redirigé vers le service communication de leur employeur.


  • Indemnités prud’homales : les trois mensonges de Pénicaud face à Elise Lucet - Libération
    http://www.liberation.fr/desintox/2017/09/28/indemnites-prud-homales-les-trois-mensonges-de-penicaud-face-a-elise-luce
    http://md1.libe.com/photo/1059773-000_rz7rp.jpg?modified_at=1506614084&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Dans « Cash Investigation » sur France 2, la ministre du Travail a tenté de justifier l’instauration d’un barème des indemnités prud’homales, au prix de grosses contre-vérités.

    Très bon article de Libération qui détaille :
    – d’une part la façon dont la ministre a voulu faire croire que les indemnités prud’homales n’allaient pas baisser avec la nouvelle loi.
    – qu’elle a essayé aussi de prouver que la loi allait régler le problème des disparités entre les décisions
    – ses mensonges concernant le cas précis d’une des personnes licenciée dans le reportage.
    J’en reviens à ce que j’avais dit par ailleurs, il aurait fallu quelqu’un de plus compétent sur la loi pour pouvoir démontrer tout ça en direct. Le faire dans un article quelques jours plus tard ça n’a pas du tout le même impact.
    #travail #exploitation #penicaud #prud'hommes #licenciement #loi_travail #code_du_travail #cash_investigation


  • C’est long mais a lire : édifiant sur les politiciens ! - fedetlib.overblog.com
    http://fedetlib.overblog.com/2017/09/c-est-long-mais-a-lire-edifiant-sur-les-politiciens.html
    http://img.over-blog-kiwi.com/0/35/71/51/201312/ob_b76de56a5bb8d3697d0b023964463c95_logo.png

    Aviez-vous conscience de faire quelque chose de potentiellement illégal ?

    Je ne me suis jamais posé la question avant d’être mis en examen. D’abord, le Sénat autorisait les sénateurs à déléguer une partie de leurs « crédits d’assistants » à leur groupe politique. Ensuite, il y avait une apparence d’équité, sinon de justice : il était normal que le groupe aide davantage un sénateur qui lui fournissait des recettes supplémentaires, plutôt qu’un sénateur qui utilisait la totalité de ses crédits d’assistants en recrutant sa femme, ses enfants, sa maîtresse, son amant ou même des membres de sa famille par la main gauche [via un collègue] !

    Que ce système de rétrocession ait été légal [ou non], ce n’est pas moi qui peux trancher cette question. D’autant qu’elle ne s’est jamais posée avant que la justice s’en saisisse. Moi, j’étais collaborateur des législateurs. Je ne faisais pas la loi, j’étais donc incompétent pour l’interpréter !

    #corruption


  • Spies, lies and the oligarch: inside London’s booming secrets industry
    https://www.ft.com/content/1411b1a0-a310-11e7-9e4f-7f5e6a7c98a2

    On my last evening in Astana, I sat in the lobby of a down-at-heel hotel talking to Yevgeny Zhovtis, the veteran human rights campaigner. I asked him what he made of the global industry that has grown up to serve the world’s kleptocrats and their rivals, laundering their money, burnishing their image and fighting their battles. “It’s a question for western societies,” he told me. “What are they doing with their #institutions and politicians? Our corrupted #elite has not corrupted itself.”

    #occident #corruption