• Le Monde en sphères | BnF - Site institutionnel
    https://www.bnf.fr/fr/agenda/le-monde-en-spheres

    L’exposition « Le Monde en sphères » relate les origines antiques du modèle cosmologique et astronomique de sphères concentriques, puis la réception et l’évolution de ces théories et représentations à l’époque médiévale, dans le monde arabo-musulman et l’Occident chrétien. Au fur et à mesure que s’affirme le globe terrestre géographique, à la faveur des explorations européennes et de la Renaissance des arts et sciences en Europe aux XVe et XVIe siècles, au fil des révolutions scientifiques de Copernic à Newton et jusqu’aux origines de l’astrophysique moderne, le globe s’enrichit, se transforme, devient un objet familier à haute valeur symbolique, que les artistes s’approprient et réinterrogent à la lumière des défis de leur époque.
    Sphère terrestre, orbes des #planètes et #zodiaque, dans Barthélemy l’Anglais, Livre des propriétés des choses. Copie de 1479-1480. Manuscrit enluminé sur parchemin Paris, BnF, département des Manuscrits

    L’#exposition fait la lumière sur l’« invention » du modèle sphérique dans l’Antiquité gréco-latine. Au VIe siècle avant notre ère émerge une conception de l’univers fondée sur l’observation des mouvements cycliques du #ciel, complétée par une intuition #mathématique sur les propriétés de la #sphère qui en font, aux yeux des savants et des philosophes, la forme la plus juste du #cosmos. S’impose alors le modèle d’un monde clos composé de sphères concentriques portant astres et étoiles autour d’une #Terre sphérique et immobile. Ce modèle est perfectionné par Ptolémée et matérialisé par les premiers globes. La plus ancienne sphère céleste connue, présentée dans l’exposition, date du IIe siècle avant J-C. La présence de la sphère dans les arts antiques illustre par ailleurs sa forte portée symbolique. En témoignent les figures récurrentes des Empereurs tenant un globe - le monde - en leurs mains ou d’Uranie, muse de l’astronomie pointant sa baguette sur un #globe suggérant l’influence des astres sur la destinée humaine.

  • Mercredi ! Dans le #Cosmos // 12.12.2018
    http://www.radiopanik.org/emissions/mercredi-/mercredi-dans-le-cosmos-12-12-2018-2

    Au programme ce mercredi !

    L’espace et le cosmos, un sujet qui interroge tant les Hommes. C’est Louise, Nolwenn et Hélène qui vont vous expliquer ce qu’on sait de cet univers si mystérieux.

    Les musiques de l’émission :

    Moteur-fusée - Marc de Blanchard

    Ainsi parlait zarathoustra - Richard Strauss

    Extrait du film Agora

    Crédit photo

    illustration par Minjeong Kang

    #Jeune_Public #Espace #Jeune_Public,Cosmos,Espace
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/mercredi-/mercredi-dans-le-cosmos-12-12-2018-2_05850__1.mp3

  • Les nuits lumineuses de Beth Moon
    http://www.kaizen-magazine.com/les-nuits-lumineuses-de-beth-moon

    Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg ont récemment montré l’influence positive de l’énergie émise par les rayons cosmiques sur le développement des arbres. Ce constat scientifique a largement inspiré l’Américaine Beth Moon pour la réalisation de Diamond Nights, une envoûtante série de photographies. Cette amoureuse des arbres – dont nous dévoilions la série Portraits of Time il y a quelques mois – présente ici des clichés pris dans l’hémisphère sud de l’Afrique où la pollution lumineuse brille par son absence. Et nos yeux sont absorbés.

    « Quand la nuit tombe sur le pan de Makgadigadi, les grands arbres se tiennent nettement à l’horizon – les branches dénudées de feuilles atteignent alors la lumière. Quand le soleil tombe, le ciel se vide de ses couleurs pour ne garder que ses tons rougeâtres. De l’autre côté du ciel, l’ombre de la Terre se lève, portant un rideau d’indigo et la promesse d’une nuit claire. Science et art fusionnent comme une myriade d’étoiles incandescentes qui se dessoudent indéfiniment, et nos pensées suivent. »

    Beth Moon

    #étoiles #cosmos #ciel #nuit #arbres #vie #photographie #magnifique #poésie #imaginaire #couleurs

    Le site de Beth_Moon
    http://www.bethmoon.com/index.html

  • Vu à Riga IV - Août 2015

    Qu’est devenu le légendaire cinéma soviétique de Riga « Les pionniers » (Kino Pioneris) construit dans les années 1970 ?

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    En 2015, c’est devenu une boite de nuit à la mode.
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    Cinéma « Cosmos » à Riga en 1962 (cadeau Bonus)

    source : http://fotokvartals.lv/2012/03/15/valdemars-upitis
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    #riga #lettonie #cinéma #kino #architecture #photographie #cosmos #pionniers #soviétisme

  • L’Informatisation en service social... du rêve au cauchemar !

    http://fr.scribd.com/doc/119269562/L-Informatisation-en-service-social-du-reve-au-cauchemar

    Peut-on encore parler de travail humain ? Et ce, d’autant plus que l’assujettissement qu’exigent ces « machines » numériques imposent non seulement aux hommes de ne pas penser, de s’adapter aux signes informatiques sans recourir à la pensée, mais encore d’intégrer les normes et les forces symboliques qui n’ont aucun rapport avec les significations concrètes et réelles des objets et des pratiques de leur existence. Naguère, les « chefs » devaient veiller à la docilité du travailleur, à ce qu’il se soumette à quelques fonctions exigées par la machine (d’un nombre fini) ; désormais c’est l’organisation bureaucratique avec son traitement statistique de toutes les données et sa rhétorique d’expertise qui donne aux chefs une légitimité au développement infini de l’#oppression_sociale.
    La néo-évaluation est le nom de cette nouvelle perte de pensée et de subjectivité des professionnels assujettis à l’automatisme numérisé, aux nouveaux rapports de production et d’échange découlant du (modèle du) marché financier. Quitte à ce que s’aggrave encore la perte du « monde commun », phénomène qui est le propre de nos sociétés modernes ».
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    Des assistantes sociales ne trouvent plus de sens à leur travail parce que les tâches administratives sont démultipliées, l’empilement de dispositifs cache l’injustice sociale, et enfin la relation humaine est reléguée au second plan

    À ceux qui brandissent l’archaïsme pour justifier le suivisme d’une modernisation forcée, nous répondons que nous n’avons pas besoin de l’outil informatique pour interférer dans notre relation avec les personnes reçues et dans notre savoir-faire. Il veut s’immiscer entre les personnes et nous, il provoque la méfiance et le doute,il veut éloigner les collègues les unes des autres. Nous voulons garder notre subjectivité, notre ressenti, notre savoir-faire et notre pensée.
    Les constats faits au sein de l’Éducation Nationale ou à l’époque du lancement des logiciels ANIS et ANAISS à la CRAM 16 mériteraient qu’au service social de la Seine Saint Denis,nous prenions le temps de la réflexion et que nous n’acceptions pas un oubli de notre savoir- faire et une occultation du service public que nous devons rendre tous les jours aux personnes que nous recevons.

    #COSMOS #informatisation #travailleurs_sociaux #précarité #fichage_social #données_personnelles

    voir aussi http://seenthis.net/messages/351999

  • Le Jardin de Babylone - Bernard Charbonneau (Encyclopédie des nuisances, 2002)
    http://biosphere.ouvaton.org/de-1182-a-1999/1780-1969-le-jardin-de-babylone-de-bernard-charbonneau-encycloped
    Texte écrit en 1969, extrêmement visionnaire et complet

    « La #nature est à la fois la mère qui nous a engendrés, et la fille que nous avons conçue. A l’origine, il n’y avait pas encore de nature. L’homme ne s’était pas encore distingué d’elle pour la considérer. Individus et société étaient englobés dans le #cosmos. C’est en Judée que naquit la nature, avec la Création : Jahvé a profané le cosmos et l’homme peut y porter la main. Même provisoirement écrasée, la révolte de la liberté humaine était à tout jamais déchaînée. Alors grandirent parallèlement la maîtrise et le #sentiment_de_la_nature. La science pénétra le mécanisme du cosmos, et ainsi la #technique permit de la transformer. Le sentiment de la nature apparaît là où le lien avec le cosmos est rompu, quand la terre se couvre de maisons et le ciel de fumées ; là où est l’#industrie, ou bien l’#Etat. La #campagne s’urbanise, et l’Europe devient une seule banlieue. Mais quand la nature vient à disparaître, c’est l’homme qui retourne au chaos.

    1/5) Reconstruction de la nature, fin de la nature
    L’intervention puissante et aveugle de l’homme risque de rompre l’équilibre fragile dont l’homme est issu. Le souci de la #productivité s’attache trop au présent, pas assez à l’avenir ; alors vient un jour où le #rendement baisse. Si la production continue d’augmenter indéfiniment, alors se posera un autre problème, celui de l’élimination des déchets. Trop souvent, au constat de l’épuisement du milieu naturel, les fidèles du progrès opposent un acte de foi : « On trouvera bien un moyen. » Or il y a de fortes chances que nous soyons obligés de reconstituer à grand frais les biens qui nous étaient fournis par la nature ; et ceci au prix de discipline autant que d’efforts. L’homme naît de la nature comme au sein d’une mère. Là où elle disparaît, la société moderne est obligée de fabriquer une surnature, l’homme devra réempoissonner l’océan comme il empoissonne un étang. Mais alors l’homme doit imposer à l’homme toute la rigueur de l’ordre que le Créateur s’est imposé à lui-même. En substituant dans cette recréation l’inhumanité d’une police totalitaire à celle d’une nature totale.

    Si l’homme dépasse la nature, il en est aussi le fruit. Aussi voit-on se développer dans les sociétés industrielles et urbaines un « sentiment » de nature qui reflète la gravité de la rupture avec le cosmos. Ainsi au siècle de l’artifice, nous avons la passion de cette nature que nous détruisons. Le sentiment de la nature est à la fois profond et extérieur à la vie des individus ; il se nourrit d’apparences, son domaine est celui de la peinture et du spectacle. Sauf exception, nous aimons la nature, mais nous craignons d’y vivre.

    2/5) La fin des paysans
    « Là où il existe, le #paysan est l’homme du pays, il est englobé dans la pulsation du cosmos. L’Eden terrestre n’est pas un don de Dieu, mais le fruit de la peine, moissonneurs des plaines courbés sur l’horizon. Au siècle de la division du travail le paysan est l’homme des cultures et des travaux multiples. Jusqu’en 1914, il fallait prendre la carriole à la gare pour gagner le village, et parfois du village c’est à pied qu’il fallait gagner l’encart. Jusqu’en 1945 l’industrie agricole n’existait vraiment qu’aux USA et dans quelques pays neufs. Maintenant des machines toujours plus puissantes ébranlent son univers. La campagne doit se dépeupler pour accueillir le peuple des tracteurs. Il n’y a plus de nature ni d’homme qui puisse tenir devant l’impitoyable tracé des raisons de l’Etat ou de la Production. Des lois déracinent les peuples comme le bulldozer les haies.

    L’instruction primaire obligatoire fut une sorte de #colonisation bourgeoise de la campagne. En même temps qu’il apprenait à lire et à écrire, le jeune paysan devait désapprendre : sa langue et son folklore. Les instituteurs de la IIIe République participèrent d’autant plus à cette entreprise de colonisation qu’ils étaient fils de paysans, pour lesquels devenir bourgeois était une promotion sociale. On peut imaginer une évolution différente où l’école eût continué l’Eglise dans le village, s’insérant dans la nature et la tradition en leur ajoutant, avec l’instruction, la dimension de la conscience. Mais les manuels scolaires, qui se lamentaient de la « dépopulation » des campagnes, se mirent à déplorer leur surpopulation.

    Le plan Monnet a déraciné les paysans que 1789 avait enracinés en leur donnant la terre. Comment des ingénieurs auraient-ils pu concevoir la campagne autrement que comme une industrie ? Dans cette optique, la campagne française était évidemment « sous-développée ». Le plan prévoyait le passage d’une agriculture de subsistance à une agriculture de marché qui intégrait le paysan dans le cycle de l’argent et de la machine. Le paysan vivait sur la propriété de polyculture familiale, maintenant il se spécialise. La monoculture le fait dépendre du marché. Désormais il lui faut acheter pour vendre, et vendre pour acheter, le superflu dont il commence à prendre l’habitude, et le nécessaire : les machines, les engrais, et même la nourriture. Les critères du plan furent exclusivement techniques : rendements à l’hectare, consommation d’énergie, possession d’une auto ou d’un téléphone. Certains facteurs ne furent pas pris en compte : la conservation des sols, la saveur des produits, l’espace, la pureté de l’air ou de l’eau. A plus forte raison certains facteurs humains comme le fait d’être son propre maître. La vie à la campagne comportait un relatif isolement, la participation à un groupe retreint mais aux liens solides ; et voici que l’organisation administrative et syndicale, la diffusion de l’instruction et de la presse, de la TV, absorbent les paysans dans la société globale.

    La seconde révolution industrielle, celle des hydrocarbures et de la chimie, va s’imposer aux campagnes européennes. La machine va trop vite pour la pensée : son usage précède toujours la conscience de ses effets. La tronçonneuse ne laisse plus le temps de la réflexion comme la hache. Si on peut abattre un chêne en quelques secondes, il faut toujours un siècle pour le faire. Le tracteur n’est plus le monopole du très grand propriétaire, les produits chimiques diminuent le travail du paysan, mais comme il faut les payer, il faut d’autant plus travailler. La petite exploitation n’était pas rentable. Le progrès technique signifie la concentration, la mécanisation engendre la grande exploitation. Le ruisseau n’est plus que l’effluent d’un terrain saturé de chimie et il suffit de quelques pompes-canons pour le tarir. Qu’est devenue la vie secrète des vallons ? Il n’y a plus que l’eau morte des retenues collinaires. Le travail devient vraiment du travail, c’est-à-dire du travail d’usine. Avant peu, les paysans réclameront à leur tour le droit de passer leurs vacances à la campagne.

    L’électrification et l’adduction d’eau multiplient les tâches en intégrant le paysan dans le système urbain. L’#aménagement_du_territoire, ou plutôt le déménagement, étendit ses méthodes à la campagne. La grande presse, et surtout la TV, achèvent d’entraîner la campagne dans le circuit des villes. Avant la dernière guerre, la ville gagnait dans la campagne, maintenant elle la submerge. C’est ainsi qu’à la France des paysages succède celle des terrains vagues. Et bientôt la France rurale ne sera plus que la banlieue de Paris. La campagne n’est plus qu’un élément d’une seule économie dont la ville est le quartier général. Le reste n’est plus que terrain industriel, aérodromes, autostrades, terrain de jeu pour les citadins. Partout pénètrent les autos, et avec elles les masses, les murs : la ville.

    3/5) Le cancer de l’urbanisation
    Les villes anciennes étaient beaucoup moins nombreuses et beaucoup plus petites que les nôtres. Elles étaient perdues dans la nature. En hiver, la nuit, les loups venaient flairer leurs portes, et à l’aube le chant des coqs résonnait dans leurs cours. Puis un jour, avec le progrès de l’industrie, elles explosèrent, devenant un chaos. Le signe le plus voyant de la montée du chaos urbain c’est la montée des ordures. Partout où la population s’accumule, inexorablement l’air s’épaissit d’arômes, l’eau se charge de débris. La rançon du robinet, c’est l’égout. Sans cesse nous nous lavons, ce n’est plus une cuvette qui mousse, mais la Seine.

    Les villes sont une nébuleuse en expansion dont le rythme dépasse l’homme, une sorte de débâcle géologique, un raz de marée social, que la pensée ou l’action humaine n’arrive plus à dominer. Depuis 1960, il n’est plus question de limiter la croissance de Paris, mais de se préparer au Paris de vingt millions d’habitants dont les Champs-Élysées iront jusqu’au Havre. Les tentacules des nouveaux faubourgs évoquent irrésistiblement la prolifération d’un tissu cancéreux. La ville augmente parce qu’elle augmente, plus que jamais elle se définit comme une agglomération. La ville augmente parce que les hommes sont des êtres sociaux, heureux d’être nombreux et d’être ensemble. Il est bien évident qu’elle n’est pas le fruit d’un projet.

    Les hommes se sont rassemblés dans les villes pour se soustraire aux forces de la nature. Ils n’y ont que trop bien réussi ; le citadin moderne tend à être complètement pris dans un milieu artificiel. Non seulement dans la foule, mais parce que tout ce qu’il atteint est fabriqué par l’homme, pour l’utilité humaine. Au milieu des maisons, les hommes ont amené de la terre, construit un décor. Les usagers des jardins publics sont trop nombreux : regardez, mais ne touchez pas. Les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. Il faut faire venir plus d’énergie, plus d’eau. Il faut assurer le transport des vivants, se débarrasser des cadavres et autres résidus. Il boit une eau qui n’est plus que celle, « recyclée » de ses égouts, la ville en est réduite à boire sa propre urine. Je propose en plus d’estimer en francs le mètre carré ou le mètre cube d’air pur, comme le kilowatt. Le XIXe siècle avait ses bagnes industriels, le nôtre a l’enfer quotidien du transport. Mégalopolis ne peut être sauvée que par le sacrifice, chaque jour plus poussé, de ses libertés.

    Après le style primitif, après l’ordre monarchique, le désordre de la période individualiste, la ruche monolithique d’une collectivité totalitaire. Si nous n’y prenons garde, en supposant un meilleur des mondes sans crise ni guerre, nous finirons dans une caverne climatisée, isolée dans ses propres résidus ; où nous aurons le nécessaire : la TV en couleur et en relief, et où il nous manquera seulement le superflu : l’air pur, l’eau claire et le silence. La ville pourrait bien devenir le lieu de l’inhumanité par excellence, une inhumanité sociale. Peut-être que si la science réussit à rendre l’individu aussi indifférencié qu’une goutte d’eau, la ville pourra grandir jusqu’à submerger la terre. Peut-être que le seul moyen de mettre un terme à la croissance inhumaine de certaines agglomérations est de laisser la pénurie atteindre un seuil qui, en manifestant avec éclat l’inconvénient d’y vivre, découragera les hommes d’y affluer.

    Le citadin s’est libéré en s’isolant du cosmos ; mais c’est ainsi qu’il a perdu sa liberté. Aujourd’hui, pour être libre, prendre des vacances, c’est sortir de la ville.

    4/5) Le tourisme, produit de l’industrie
    Pour les primitifs et les paysans, rien n’est plus étranger que l’idée de voyager. Ceux qui ont traversé les pays ignorés du tourisme savent à quel point leurs habitants sont surpris de voir un homme qui se déplace pour son plaisir. A l’origine, l’homme ne change de lieu que contraint par une nécessité supérieure : pour fuir un ennemi, s’enrichir, ou obéir à l’ordre d’un dieu. Pour le Moyen Age, le voyageur, c’est le pèlerin ou le trafiquant. Le voyage généralisé apparaît lorsque les conditions économiques et sociales permettent à l’individu de rompre avec son milieu. Il naît avec la richesse, la sécurité des routes, la curiosité et l’ennui. Le premier touriste, ce fut peut-être l’empereur Hadrien. Au contraire, le goût des voyages décroît avec la misère et l’insécurité. Le temps des invasions n’est jamais celui du tourisme ; alors l’individu se cramponne au sol pour subsister. Comme autrefois, il n’est pas assez d’une existence pour connaître vraiment son canton, parce qu’il lui faut avancer pas à pas. Et le quitter pour un autre, c’est le perdre.

    Le #tourisme commence au XVIIIe siècle, et d’Angleterre il gagne l’Europe. Le voyage n’est plus le fait d’une aristocratie, il devient celui d’une classe sociale tout entière : la bourgeoisie, et finalement les masses populaires. Pour un homme des villes, vivre physiquement et spirituellement, c’est retourner à la nature. Accablés de vêtements et d’artifices, nous nous étendons nus sur le sable. Ce sont les hommes de l’auto et de l’avion qui escaladent à pied les montagnes. La sympathie pour les sociétés indigènes aboutira tout au plus à un folklore pour touristes plaqué sur un abîme d’uniformité. On enfermera les derniers hommes sauvages, comme les derniers grands mammifères, dans des réserves soigneusement protégées, où ils joueront le rôle du primitif devant un public de civilisés. Le parc national n’est pas la nature, mais un parc, un produit de l’organisation sociale : le jardin public de la ville totale. C’est la terre entière qui devrait devenir un parc national ; tandis que la masse humaine irait vivre sous cloche dans quelque autre planète.

    La nature reste l’indispensable superflu de la société industrielle. La nature est photogénique ; notre civilisation de l’image est portée à l’exploiter pour compenser la rationalité de son infrastructure mathématique. Les mass media diffusent quotidiennement les mythes de la Mer, de la Montagne ou de la Neige. Le touriste n’est qu’un voyeur pour lequel le voyage se réduit au monument ou au site classé. Partout l’artifice cherche à nous restituer la nature. Isolé de la nature dans son auto, le touriste considère d’un œil de plus en plus blasé le plat documentaire qui se déroule derrière le miroir. Admirer les glaciers à travers les vitres d’un palace n’empêche pas de se plaindre de la faiblesse du chauffage. Un touriste ne vit pas, il voyage ; à peine a-t-il mis pied à terre que le klaxon du car le rappelle à l’ordre ; le tourisme et la vraie vie ne se mélangent pas plus que l’huile et l’eau. Avec la société capitaliste, le tourisme est devenu une industrie lourde. L’agence de tourisme fabrique à la chaîne quelques produits standard, dont la valeur est cotée en bourse. Il n’y aura plus de nature dans la France de cent millions d’habitants, mais des autoroutes qui mèneront de l’usine à l’usine – chimique ou touristique.

    L’auto, qui nous permet de nous déplacer aisément, par ailleurs nous enferme. Certains massifs de Pyrénées dépourvus de routes sont moins fréquentés qu’à l’époque de Russel et de Chausenque. Mais demain, le bulldozer permettra aux modernes centaures d’envahir partout la montagne, sans risque d’abîmer leurs délicats sabots de caoutchouc. Il faut du nouveau à l’individu moderne, n’en fût-il plus au monde. Le touriste change de lieu chaque fois plus vite – jusqu’au moment où le voyageur n’est plus qu’un passager affalé qui ronfle dans le fauteuil d’un avion lancé à mille à l’heure. Ce qui rend les voyages si faciles les rend inutiles. L’avion fait de Papeete un autre Nice, c’est-à-dire un autre Neuilly. Les temps sont proches où l’avion pour Honolulu n’aura pas plus de signification que le métro de midi. Tourisme ? Exactement un circuit fermé qui ramène le touriste exactement à son point de départ. A quoi bon l’auto qui permet de sortir de la ville, si elle nous mène au bord d’un autre égout ? Sur deux cents kilomètres de plage landaise, il n’est pas un feston de la frange des vagues qui ne soient ourlé par les perles noires du mazout. Et le soir, à la villa, le bain d’essence devient le rite complémentaire du bain de mer. On pouvait voir les bancs de perche évoluer dans les algues par trois mètres de fond dans l’étang de Biscarosse ; selon un rapport du Muséum il est aujourd’hui classé dans la quatrième catégorie, le maximum de pollution. La paix de l’hiver est rompue par les skieurs, le blanc des neiges, piétiné et balafré, n’est plus qu’un terrain vague maculé de débris et de traces. La montagne est mise à la portée des masses payantes. Mais est-elle encore la montagne ? Il n’y a plus de montagne ; il ne reste qu’un terrain de jeu. Le domaine du loisir étant celui de la liberté, pourquoi dépenser des milliards à couvrir les montagnes de téléphériques pour hisser le bétail humain sur les crêtes ? Aujourd’hui sites et monuments sont plus menacés par l’admiration des masses que par les ravages du temps. On voit venir le moment où les lieux les plus célèbres se reconnaîtront au fait que la visite en est interdite.

    Rien n’empêche la société industrielle d’enfermer la momie de Thoreau dans la vitrine de la littérature bucolique. Si nous voulons retrouver la nature, nous devons d’abord apprendre que nous l’avons perdue.

    5/5) Conclusion : échec et résurrection du sentiment de la nature
    Il n’est pas de lieu plus artificiel que ceux où la nature est vendue. Si un jour elle est détruite, ce sera d’abord par les industries de la mer et de la montagne. Si un « aménagement du territoire » désintéressé et intelligent s’efforce d’empêcher le désastre, il ne pourra le faire qu’au prix d’une organisation raffinée et implacable. Or l’organisation est l’exacte antithèse de la nature. Le « sentiment de la nature » s’est laissé refouler dans le domaine du loisir, du superflu et du frivole. La révolte naturiste n’a engendré qu’une littérature et non une révolution. Le scoutisme n’a pas dépassé l’enfance.

    Les passionnés de la nature sont à l’avant-garde de sa destruction : dans la mesure où leurs explorations préparent le tracé de l’autostrade, et où ensuite pour sauver la nature ils l’organisent. Ils écrivent un livre ou font des conférences pour convier l’univers à partager leur solitude : rien de tel qu’un navigateur solitaire pour rassembler les masses. L’amoureux du désert fonde une société pour la mise en valeur du Sahara. Cousteau, pour faire connaître le « monde du silence », tourna un film qui fit beaucoup de bruit. Le campeur passionné par les plages désertes fonde un village de toile. Ainsi, réaction contre l’organisation, le sentiment de la nature aboutit à l’organisation.

    En réalité il n’y a probablement pas de solution au sein de la société industrielle telle qu’elle nous est donnée. L’organisation moderne nous assure le superflu en nous privant du nécessaire. En dehors de l’équilibre naturel dont nous sommes issus, nous n’avons qu’un autre avenir, un univers résolument artificiel, purement social. L’homme vivra de la substance de l’homme, dans une sorte d’univers souterrain. Si l’espèce humaine s’enfonçait ainsi dans les ténèbres, elle n’aurait fait qu’aboutir à la même impasse obscure que les insectes. A moins qu’on ne s’adapte pour grouiller comme des rats dans quelque grand collecteur. Que faire ?

    La nature n’est pas une mère au sens sentimental du terme, elle est la Mère : l’origine de l’homme. L’homme doit péniblement se maintenir entre ces deux abîmes : la totalité cosmique et la totalité sociale ; et c’est ce terme même de nature qui lui indique où est son étroit chemin. Il faudra dominer l’industrie comme on a dominé la nature. Il nous faut réviser nos notions de nécessaire et de superflu. Il faut affronter le standard de vie, les investissements, les fusées et la bombe atomique pour choisir l’air pur. Ce n’est que si l’homme est capable de se dominer qu’il pourra continuer de dominer la terre. La solution suppose un renversement des valeurs. Il faut que la fin : la nature pour les hommes, commande les moyens : la science, l’industrie, l’Etat. Pour nous et surtout pour nos descendants, il n’y a pas d’autres voies qu’une véritable défense de la nature. Désormais toute entreprise devrait être envisagée en tenant compte de la totalité de l’équilibre qu’elle perturbe. Les hommes qui se voueraient à une telle révolution pourraient constituer une institution, indépendante des partis ou des Etats, consacrée à la défense de la nature. Elle se considérerait comme une sorte d’ordre, imposant à ses membres un certain style de vie, qui les aiderait à prendre leurs distances vis-à-vis de la société actuelle. Ils pratiqueraient une sorte d’objection de conscience. La merveille de Babylone est ce jardin terrestre qu’il nous faut maintenant défendre contre les puissances de mort.

    #ruralité #paysannerie #urbain_diffus #banlieue_totale #administration_du_désastre #wilderness #écoumène #critique_techno #système_technicien #déracinement #effet_rebond #hors_sol #soleil_vert #contre-productivité

    • A relire ici Charbonneau, il me semble y trouver bien plus de raisons qu’il ne m’a été nécessaire d’en réunir pour chercher à cesser de penser nos existences en fétichisant comme lui la Nature - mère ou non, peu importe - et en se mettant en travers de la pensée un dualisme aussi sclérosant que nature vs culture.

      Si je fais volontiers mien ses constats historiques quant à la dévastation à laquelle il assiste, je ne suis pas du tout en accord avec la manière dont il prétend trancher -

      l’origine de l’homme. L’homme doit péniblement se maintenir entre ces deux abîmes : la totalité cosmique et la totalité sociale ; et c’est ce terme même de nature qui lui indique où est son étroit chemin.

      , etc ;
      ou des perspectives aussi clairement exprimées que celles-ci (c’est moi qui graisse ) :

      Ce n’est que si l’homme est capable de se dominer qu’il pourra continuer de dominer la terre. La solution suppose un renversement des valeurs. Il faut que la fin : la nature pour les hommes ,

      [...]

      Les hommes qui se voueraient à une telle révolution pourraient constituer une institution , indépendante des partis ou des Etats, consacrée à la défense de la nature. Elle se considérerait comme une sorte d’ordre ,

      Voilà qui me semblent quant à moi tout aussi sinistres (il y a dans un tel propos naturaliste quelque chose qui sonne banalement chrétien -

      dominer la terre, la nature pour l’homme

      - voir fasciste à mes oreilles : le naturalisme s’y donne assez vite à voir se prenant les pieds dans son propre tapis culturel) - et participer de - cela même que l’auteur croit critiquer et combattre.

      Lisant cela, l’innocence naturalisme des hétérosexistes anti-industriels (ou l’hétérosexisme innocent des naturalistes anti-industriels) dont Aude cite un morceau de choix me surprends finalement assez peu ; il procède assez clairement de vieilles carences critiques qu’il partage avec ceux dont il se réclame.

      (autres morceaux de bravoure hétérosexiste issu du même site - là encore, je graisse :

      Sur ce blog, nous n’avons aucune préférence religieuse et une seule éthique, la volonté d’être à l’écoute d’une nature … qui nous a fait homme ou femme . La volonté des gays et lesbiennes de se marier et d’avoir un enfant est une forme de discrimination envers l’autre sexe [tiens donc : mais lequel ?] : un couple hétéro est naturellement dédié à une relation sexuelle et seul capable d’assurer la reproduction nécessaire à l’espèce. L’homosexualité, c’est donc la volonté de transcender les limites naturelles et sociales en s’accaparant du mariage [sic] , une institution jusque là réservé à l’union d’un homme et d’une femme

      http://biosphere.blog.lemonde.fr/2012/11/23/mariage-des-homosexuels-lois-de-la-nature-et-socialisme
      et en commentaire, cet accès de délirium :

      la revendication d’une ultra-minorité d’activistes qui parlent le langage de l’égalitarisme idéologique, synonyme de dé-différenciation.

      - où l’on retrouve notre vieil ami Escudero dans le texte...

      .
      C’est ballot pour eux, mais je préfère de loin consacrer du temps... aux écrits des féministes matérialistes, par exemple, qu’à grenouiller en compagnie de pareil tissu d’imbécilité béate).

    • Oui il y a certains trucs qui ont mal vieilli dans le texte de Charbonneau, notamment dans les pistes qu’il propose. Aussi un autre terme que « dominer » aurait sûrement été choisi s’il avait écrit son texte aujourd’hui.
      Pour ma part sur ces questions je reste sur la grille #écoumène vs #wilderness, qui a l’avantage de trancher la fausse dichotomie nature/culture et de rappeler que l’humain et ses milieux se co-créent (partout, localement et sans avoir recours à des institutions) et que le souci est là où cette co-creation n’a plus lieu.

    • @koldobika

      Je me suis attelé depuis plusieurs mois à la découverte (passionnante) des travaux de A. Berque.
      malgré quelques limites évidentes (un ton facilement universaliste abstrait), je dois dire que j’en trouve la lecture des plus stimulantes. Son érudition est parfois à double tranchant : autant je me régale à le suivre dans ses références, ses rapprochements et ses comparaisons... et parfois, il me semble qu’il se complaît dans ce qui ressemble tout de même à du jargon. Et, par exemple, ses références à Heidegger ne sont pas de mon goût.

      Heureusement, il y a bien d’autres choses chez lui, et il a le bon goût d’en laisser plus qu’assez en libre accès.

      je disputerai volontiers un de ces jours de ce qu’il me semble apporter au débat (entre autres, il m’a fait penser à Gunther Anders comme à l’historien d’art Gombricht) mais je pense que l’originalité de son approche exige, de ma part au moins, un temps de digestion conséquent avant de prétendre commencer d’en faire quelque chose.

      Quoi qu’il en soit, merci encore de me l’avoir fait connaître !

    • Ce n’est pas de la Nature avec un grand N qu’il s’agit, cette dame est très recommandable et bien des professeurs lui font la cour. Cette « Nature » n’existe pas, nous avons vu les Landes, les Pyrénées, suivi les chemins de montagne où des générations de paysans sont allés apporter des provisions à des générations de bergers. La « Nature » nous laisse froids, mais nous connaissons ces grands caps de bois qui s’avancent dans les landes vides, les derniers tisons qui luisent pendant que dans le ciel étoilé de l’été monte de plus en plus strident le chant des grillons. Avez-vous brisé contre une roche un de ces cailloux creux remplis de cristaux violets ? Alors vous avez connu le sentiment de la nature

      Le sentiment de la nature, force révolutionnaire, 1937, Bernard Charbonneau
      ça reste assez peu défini dans les pages suivantes, il y parle de Rousseau, de la déclinaison en littérature du sentiment de la nature, ce que j’y perçois surtout c’est une aspiration à sortir de la rationalité totale et de l’industrialisation de tout, mais les catégories dont il cause ne sont pas très claires.
      J’y trouve une résonance avec Retrouver l’Océan, d’Henri Raynal http://www.peripheries.net/article3.html et avec La mystique sauvage, de Michel Hulin http://www.peripheries.net/article53.html

  • DOCUMENTAIRE : DESTINATION COSMOS

    http://www.imarginal.com/images/logo_imarginal_2012.jpg
    http://www.imarginal.com/blog/realisations/destination-cosmos-realise-pour-france-5

    - Chasseurs de planètes

    Les #astronomes se lancent dans la course à la découverte des #exoplanètes, ces #planètes orbitant autour d’autres #systèmes_solaires.
    La détection des exoplanètes est compliqué car elle émet trop peu de lumière pour être détectée par les #télescopes.

    C’est en comparant la variation lumineuse produite par le passage d’une planète #tellurique qu’on peut détecter la présence de planètes, ces variations de l’ #étoile sont minimes mais peuvent désormais être détectée.

    Les étoiles les plus proches de notre système #stellaire sont situées déjà à plusieurs #années_lumières ce qui rend la détection des planètes nouvelles malaisée.

    La #pulsation d’une étoile peut également révéler un #système_planétaire #extra_solaire.
    En cherchant un monde comparable au notre, les scientifiques ont fait des découvertes qui nous ont obligé à revoir notre vision des systèmes solaires ainsi que la place qu’occupait la #Terre au sein de l’ #Univers.

    L’univers est plus dangereux et plus effrayant au fil des découvertes, remettant en cause les fondements même de la création de notre système solaire.

    Les exoplanètes les plus faciles à détecter sont les #planètes_gazeuses (ou joviennes) mais il est désormais possible de détecter les planètes telluriques (comme la Terre).

    http://youtu.be/6_lVSH3ZB-A

    - météorites, comètes et astéroides

    Existe t’il un risque de collision entre la Terre et un #Géocroiseur ?? Aux vues du nombre d’objets célestes en orbite dans le système solaire, nous avons beaucoup de chances de croiser la trajectoire d’une #météorite, un #astéroïde voire une #comète comme ca s’est produit déjà plusieurs fois dans le passé...

    Découvrez les parties de notre système solaire qui abritent ces bombes extérminatrices et apprenez à les distinguer, de par leur composition et leur formation...

    Ceinture d’astéroïdes, ceinture de Kuiper sans oublier le nuage d’Oort

    http://youtu.be/OMisn7PUNzQ

    - Les Secrets de l’Univers

    Nous sommes à une époque cruciale pour la cosmologique, une révolution dans la compréhension du #cosmos est en marche.

    Grace à de nouveaux instruments de mesures, nous sommes peut etre en mesure de connaitre la taille et la forme de l’Univers.

    L’ #Espace semble être en constant #expansion mais il semblerait que nous vivions dans une illusion et que l’Univers pourrait ne pas être aussi grand qu’on le pensait jusqu’à présent.

    Les téléscopes évoluée comme le #VLT dans le désert d’ #Atacama permettent de remonter le temps en voyant aux confins de l’espace, en effet, la lumière met un certain temps pour nous parvenir des objets lumineux et ceux situés le plus loin nous envoie leur image vieille de plusieurs milliards d’années pour certains.

    Notre Univers est né il y a 14 ou 15 milliards d’années et il n’a cessé de se développer depuis ce jour en connaissant une phase d’accéleration depuis ces 4 derniers milliards d’années.

    L’Univers est régie par un cycle naturel ou les étoiles naissent et meurent au sein des galaxies au coeur desquelles il semble qu’un #trou_noir gravite.

    Pour explorer les confins de l’Univers, les téléscopes optiques atteignent leurs limite car la lumière, au cours de son trajet de plusieurs milliards d’années, a été déformée par les objets célestes et s’est transformée en micro ondes.

    C’est une #sonde_spatiale, baptisée map qui fut en charge de mesure les micros ondes émanant des limites de l’Univers et qu’on connait également sous le nom de #fond_diffus_cosmologique.

    Le fond diffus cosmologique a été généré par le #Big_Bang, et donne un aperçu de l’Univers lorsqu’il était agé de 500 000 ans.

    Il y a une limite à l’Univers observable, l’horizon, tel qu’il existe sur Terre quand on observe au loin, celà induit qu’on ne peut que déduire ce qui se trouve dans le cosmos au delà de l’horizon observable.

    Les #cosmologistes ne savent actuellement pas si notre Univers est infinie ou s’il est courbe, comme le suppose Einstein. En effet, dans sa théorie de la relativité, il a démontré que la gravitation courbe l’espace temps dans notre Univers. Quant à savoir ce qu’il en est de notre Univers, cela est une autre question à laquelle vous trouverez des hypothèses de réponses.

    Un des phénomènes qui illustre parfaitement cette déformation du #tissu_spatio_temporel est le trou noir qui déforme tellement l’espace temps qu’il crée un piège puissant capable de piéger jusqu’à la lumière.

    Ceux qui sont familiers des documentaires cosmologique retrouveront des thèmes passionnants tels que la masse de l’Univers, la composition de la #matière_noire et de l’ #énergie_sombre, #multivers, univers parellèles... Sans oublier le Boson de Higgs, probablement mis en évidence pour la première fois par le LHC du CERN en juillet 2012.

    http://youtu.be/ZSfsYjozn5c

    #documentaire, #imarginal

  • Au coeur de la voie lactée

    La Voie lactée est le nom de la #galaxie dans laquelle se situe le #système_solaire. Sa forme générale est un disque spiral. Elle s’est formée à partir d’un nuage de gaz il y a environ 12 milliards d’années. Son diamètre est de cent mille années-lumière et elle contient entre 200 et 400 milliards d’étoiles. C’est à un fascinant voyage à travers l’#espace-temps que nous convie ce documentaire, qui retrace les moments clés de l’histoire de la #Voie_lactée et fait le point sur l’état de nos connaissances. Les dernières innovations technologiques en terme d’images 3D et d’effets spéciaux permettent au spectateur de voguer à la recherche des trous noirs super-massifs ; de découvrir comment naissent et meurent les étoiles ; et de voler au coeur de notre galaxie pour tenter d’en comprendre la forme, le fonctionnement et l’évolution depuis le #big_bang jusqu’à aujourd’hui. Images haute définition étonnantes en provenance de la #NASA et du #télescope #Hubble, paroles de scientifiques et d’astronomes qui repoussent toujours plus loin les frontières de nos connaissances font de ce documentaire à la fois esthétique et pédagogique un très bel événement pour la Nuit des étoiles. {Arte}

    http://youtu.be/1Aoaj9Fe4y4

    #arte, #documentaire, #astronomie, #cosmos

  • LA MAGIE DU COSMOS

    - L’ILLUSION DU TEMPS :

    Quand le physicien Brian Greene invite à une exploration du temps, de l’espace et de l’univers. Une série documentaire époustouflante sur les infinis mystères du cosmos.

    Si l’homme s’échine à mesurer le temps avec une précision croissante depuis des millénaires et à se construire autour, il serait bien en mal de le définir, tant il demeure encore l’un des plus grands mystères de la physique. Car la perception de son flux continu n’est rien d’autre qu’une illusion. C’est Albert Einstein qui, le premier, fait voler en éclats l’hypothèse d’Isaac Newton sur un temps universel et met en lumière qu’il s’agit en réalité d’une expérience subjective. Pourquoi ? « Simplement » parce que le mouvement dans l’espace affecte son écoulement. Einstein révèle ainsi la connexion fondamentale entre espace et temps, induisant au passage que passé, présent et futur existent de la même manière et sans distinction !

    REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE
    Ainsi, si la machine à voyager dans le temps reste à inventer, il est déjà théoriquement possible d’accélérer un « aller » vers le futur. Le retour vers le passé, en revanche, serait impossible, mais les physiciens n’arrivent pas encore à le prouver… Brillant physicien autant que vulgarisateur virtuose, Brian Greene livre ici une vision cathodique de son livre best-seller La magie du cosmos. Expliquer la passionnante complexité du temps, quand même les physiciens confessent une perplexité sur la notion, relève de la gageure. À force d’images, de comparaisons et d’animations, le « professeur » parvient pourtant à remettre les pendules (de notre ignorance) à l’heure. Car ce voyage dans le temps sape avec habileté nos certitudes quotidiennes. Et si la physique n’y apparaît pas, loin de là, comme un jeu d’enfants, le tout compose un formidable cours d’initiation.

    http://www.youtube.com/watch?v=-xyxvt2NsCM&feature=share&list=PLSF0mGL-wYClTJK8o0DFqF5ebFMLNkCon

    - QU’EST-CE QUE L’ESPACE ? :

    L’espace sépare aussi bien deux galaxies que deux atomes. Il est partout dans l’univers. Le physicien Brian Greene révèle qu’il s’agit d’un tissu dynamique qui peut s’étirer, se tordre, se déformer, onduler sous les effets de la pesanteur. Plus étrange encore : la découverte récente d’un mystérieux ingrédient qui constituerait 70 % de l’univers et que les physiciens nomment « énergie sombre ». Même s’ils admettent son existence, ils ignorent encore ce que c’est. Et l’examen de l’espace à des échelles infiniment petites ne fait que rendre le mystère plus profond…

    http://www.youtube.com/watch?v=PTM-FdeJXYs&feature=share&list=PLSF0mGL-wYClTJK8o0DFqF5ebFMLNkCon

    - LE SAUT QUANTIQUE :

    Brian Greene nous emmène - dans une boîte de nuit - à la découverte de la physique quantique, qui régit l’univers à l’échelle de l’infiniment petit. Il y a un siècle, quand la théorie quantique fut élaborée, les plus grands esprits, comme Albert Einstein et Niels Bohr, s’affrontaient pour l’âme de la physique. Pourquoi les règles du monde quantique, qui semblent si bien décrire le comportement des atomes et leurs composants, sont-elles si différentes de celles qui s’appliquent aux individus, aux planètes et aux galaxies ? Aujourd’hui encore, le débat autour de l’impact de la mécanique quantique sur la véritable nature de la réalité fait rage.

    http://www.youtube.com/watch?v=LbSMhZvs18g&feature=share&list=PLSF0mGL-wYClTJK8o0DFqF5ebFMLNkCon

    - UNIVERS OU MULTIVERS ? :

    Et s’il n’y avait pas un seul univers, mais un nombre infini de mondes parallèles constituant un « multivers » ? À quoi pourraient ressembler ces réalités alternatives ? Brian Greene nous explique cette toute nouvelle théorie aux frontières de la physique. Certains de ces univers seraient presque impossibles à distinguer du nôtre ; d’autres pourraient contenir des versions différentes de chacun de nous, où nous existerions mais avec des familles, des carrières et des histoires différentes. Dans d’autres encore, la réalité serait si différente de la nôtre qu’on ne pourrait plus la reconnaître. Cette théorie ne sera pas facile à vérifier, mais si elle s’avère juste, elle changera radicalement notre compréhension de l’espace, du temps et notre place dans l’univers…

    http://www.youtube.com/watch?v=7p4XMTQQmYY&feature=share&list=PLSF0mGL-wYClTJK8o0DFqF5ebFMLNkCon

    #astronomie, #cosmos, #documentaire, #arte, #Brian_Greene

  • Neil DeGrasse Tyson - The Universe

    http://youtu.be/qK0dF2hHqyU

    Le Dr Neil DeGrasse Tyson est l’un des astrophysiciens les plus connus de la planète.
    Récemment interviewé par Time Magazine qui lui a demandé : "Quel est le fait le plus étonnant que vous pouvez partager avec nous à propos de l’Univers ?", voici ce qu’il a répondu...

    « Quand je regarde le ciel la nuit, je sais que, oui, nous faisons partie de cet Univers, nous sommes dans cet Univers, mais surtout l’Univers est en nous. Quand je réfléchis là-dessus, je lève les yeux — beaucoup de gens se sentent tout petits parce qu’ils sont petits et l’Univers est grand, mais moi je me sens grand parce que mes atomes proviennent de ces étoiles ».

    #astronomie, #astrophysique, #cosmos, #Neil_DeGrasse