• Le coronavirus pousse les Vénézuéliens sur le chemin du retour
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/08/le-covid-19-pousse-les-venezueliens-sur-le-chemin-du-retour_6042145_3210.htm

    Accaparés par la gestion de la crise sanitaire et la récession économique qui s’installe, ministères et mairies se renvoient dos à dos la prise en charge des Vénézuéliens précarisés. La xénophobie y trouve son compte. « Je préfère avoir faim dans mon pays que me faire humilier ici », soupire Miguel. Le délabrement du système sanitaire vénézuélien ne dissuade pas les migrants de rentrer. « Ici en Colombie, nous n’avons pas non plus accès à un lit d’hôpital », rappelle Mayra. Un de ses voisins renchérit, rageur : « S’il faut crever, je veux crever entouré des miens. Pas dans la rue, comme un chien. » La frontière a été officiellement fermée le 14 mars. Mais deux couloirs humanitaires ont été maintenus, l’un entre la ville de Cucuta et celle de San Cristobal au Venezuela, l’autre dans le département de l’Arauca. Ils permettent aux Vénézuéliens de rentrer chez eux. Covid-19 oblige, Bogota et Caracas ont autorisé les administrations locales à dialoguer. Une première depuis la rupture, il y a seize mois, des relations diplomatiques entre les deux pays. « Le Covid-19 n’a pas de passeport, rappelle Victor Bautista, directeur départemental des affaires frontalières à Cucuta. L’Etat vénézuélien du Tachira et le département colombien du Norte de Santander fonctionnent en miroir : si la situation se dégrade de l’autre côté du fleuve, nous en paierons ici le prix et vice versa. » Des deux côtés de la frontière, les autorités locales – administratives et sanitaires – le savent et coopèrent « en bonne entente ». Bogota et Caracas semblent l’ignorer.

    #covid-19#migrant#migration#Colombie#Venezuela#migrant-retour#santé#frontières#couloir-humanitaire#accès-santé

  • L’OIM et l’UE renforcent leur réponse à l’impact de la COVID-19 sur les migrants de retour à travers l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-et-lue-renforcent-leur-reponse-limpact-de-la-covid-19-sur-les-migrants-de-
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/west_africa_pbn_civ.jpg?itok=2ffprpkp

    L’OIM fait face à la pandémie de COVID-19 en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et aide les migrants les plus touchés par les difficultés socioéconomiques. Grâce au soutien de l’UE, un fonds d’urgence pour la COVID-19 de plus d’un million d’euros a été mis à disposition dans le cadre de l’Initiative conjointe UE-OIM pour aider au retour volontaire des migrants lorsque des couloirs humanitaires sont accordés par les pays d’origine.
    Afin d’améliorer la disponibilité des fournitures médicales de base dans toute la région, l’OIM intègre les activités liées à la COVID-19 dans les initiatives existantes. Dans le cadre de leur aide à la réintégration, les migrants de retour produisent des milliers d’articles d’équipement de protection pour les fonctionnaires de l’immigration et des frontières en première ligne. L’OIM développe également des programmes d’assistance alternatifs. Dans certains pays, elle prévoit par exemple d’utiliser l’aide à la réintégration pour fournir des subventions aux migrants de retour pendant trois mois

    #Covid-19#migrant#migration#migrant-retour#réintégration#OIM2quipement-médical#santé#couloirs-humanitaires#vulnérabilité

  • Amérique centrale : le corridor de la sécheresse

    « Nos deux journalistes ont parcouru en septembre le bien nommé « 
    couloir de la sécheresse » en Amérique centrale, du Guatemala au
    Honduras en passant par le Salvador. Parce qu’aux causes entendues et entremêlées de la migration centraméricaine vers le nord — violence, chômage, corruption — s’en greffe une autre, de plus en plus déterminante : la crise climatique, qui frappe de plein fouet le monde rural.

    (…)

    Pour une grande partie de la population de ces trois pays — encore
    largement ruraux — qui forment le « triangle du Nord », le sentiment
    est prégnant qu’il y a peu ou pas d’espoir de s’en sortir en restant
    là. « Tout le monde veut partir », entendrons-nous dire partout, tout
    le temps. Et tout le monde semble connaître quelqu’un ou quelqu’une qui est parti.

    (…)

    Insécurité et absence de perspectives d’emploi : maux connus et
    profonds. S’y superpose aujourd’hui une sécheresse qui dure depuis au moins cinq ans et dont peu doutent qu’elle soit aggravée par le
    dérèglement climatique. Aussi, cette météo dérangée est devenue une cause majeure de la migration en milieu rural, sinon de la migration tout court. De l’insécurité alimentaire à la migration, la corrélation est claire. »

    Source : Le Devoir, 13 décembre 2019.

    https://www.ledevoir.com/documents/special/19-12_arpenter-corridor-secheresse/index.html

  • Le Niger, #nouvelle frontière de l’Europe et #laboratoire de l’asile

    Les politiques migratoires européennes, toujours plus restrictives, se tournent vers le Sahel, et notamment vers le Niger – espace de transit entre le nord et le sud du Sahara. Devenu « frontière » de l’Europe, environné par des pays en conflit, le Niger accueille un nombre important de réfugiés sur son sol et renvoie ceux qui n’ont pas le droit à cette protection. Il ne le fait pas seul. La présence de l’Union européenne et des organisations internationales est visible dans le pays ; des opérations militaires y sont menées par des armées étrangères, notamment pour lutter contre la pression terroriste à ses frontières... au risque de brouiller les cartes entre enjeux sécuritaires et enjeux humanitaires.

    On confond souvent son nom avec celui de son voisin anglophone, le Nigéria, et peu de gens savent le placer sur une carte. Pourtant, le Niger est un des grands pays du Sahel, cette bande désertique qui court de l’Atlantique à la mer Rouge, et l’un des rares pays stables d’Afrique de l’Ouest qui offrent encore une possibilité de transit vers la Libye et la Méditerranée. Environné par des pays en conflit ou touchés par le terrorisme de Boko Haram et d’autres groupes, le Niger accueille les populations qui fuient le Mali et la région du lac Tchad et celles évacuées de Libye.

    « Dans ce contexte d’instabilité régionale et de contrôle accru des déplacements, la distinction entre l’approche sécuritaire et l’approche humanitaire s’est brouillée », explique la chercheuse Florence Boyer, fellow de l’Institut Convergences Migrations, actuellement accueillie au Niger à l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Géographe et anthropologue (affiliée à l’Urmis au sein de l’IRD, l’Institut de recherche pour le Développement), elle connaît bien le Niger, où elle se rend régulièrement depuis vingt ans pour étudier les migrations internes et externes des Nigériens vers l’Algérie ou la Libye voisines, au nord, et les pays du Golfe de Guinée, au sud et à l’ouest. Sa recherche porte actuellement sur le rôle que le Niger a accepté d’endosser dans la gestion des migrations depuis 2014, à la demande de plusieurs membres de l’Union européenne (UE) pris dans la crise de l’accueil des migrants.
    De la libre circulation au contrôle des frontières

    « Jusqu’à 2015, le Niger est resté cet espace traversé par des milliers d’Africains de l’Ouest et de Nigériens remontant vers la Libye sans qu’il y ait aucune entrave à la circulation ou presque », raconte la chercheuse. La plupart venaient y travailler. Peu tentaient la traversée vers l’Europe, mais dès le début des années 2000, l’UE, Italie en tête, cherche à freiner ce mouvement en négociant avec Kadhafi, déplaçant ainsi la frontière de l’Europe de l’autre côté de la Méditerranée. La chute du dictateur libyen, dans le contexte des révolutions arabes de 2011, bouleverse la donne. Déchirée par une guerre civile, la Libye peine à retenir les migrants qui cherchent une issue vers l’Europe. Par sa position géographique et sa relative stabilité, le Niger s’impose progressivement comme un partenaire de la politique migratoire de l’UE.

    « Le Niger est la nouvelle frontière de l’Italie. »

    Marco Prencipe, ambassadeur d’Italie à Niamey

    Le rôle croissant du Niger dans la gestion des flux migratoires de l’Afrique vers l’Europe a modifié les parcours des migrants, notamment pour ceux qui passent par Agadez, dernière ville du nord avant la traversée du Sahara. Membre du Groupe d’études et de recherches Migrations internationales, Espaces, Sociétés (Germes) à Niamey, Florence Boyer observe ces mouvements et constate la présence grandissante dans la capitale nigérienne du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) et de l’Organisation internationale des migrations (OIM) chargée, entre autres missions, d’assister les retours de migrants dans leur pays.

    https://www.youtube.com/watch?v=dlIwqYKrw7c

    « L’île de Lampedusa se trouve aussi loin du Nord de l’Italie que de la frontière nigérienne, note Marco Prencipe, l’ambassadeur d’Italie à Niamey, le Niger est la nouvelle frontière de l’Italie. » Une affirmation reprise par plusieurs fonctionnaires de la délégation de l’UE au Niger rencontrés par Florence Boyer et Pascaline Chappart. La chercheuse, sur le terrain à Niamey, effectue une étude comparée sur des mécanismes d’externalisation de la frontière au Niger et au Mexique. « Depuis plusieurs années, la politique extérieure des migrations de l’UE vise à délocaliser les contrôles et à les placer de plus en plus au sud du territoire européen, explique la postdoctorante à l’IRD, le mécanisme est complexe : les enjeux pour l’Europe sont à la fois communautaires et nationaux, chaque État membre ayant sa propre politique ».

    En novembre 2015, lors du sommet euro-africain de La Valette sur la migration, les autorités européennes lancent le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique « en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique ». Doté à ce jour de 4,2 milliards d’euros, le FFUA finance plusieurs types de projets, associant le développement à la sécurité, la gestion des migrations à la protection humanitaire.

    Le président nigérien considère que son pays, un des plus pauvres de la planète, occupe une position privilégiée pour contrôler les migrations dans la région. Le Niger est désormais le premier bénéficiaire du Fonds fiduciaire, devant des pays de départ comme la Somalie, le Nigéria et surtout l’Érythrée d’où vient le plus grand nombre de demandeurs d’asile en Europe.

    « Le Niger s’y retrouve dans ce mélange des genres entre lutte contre le terrorisme et lutte contre l’immigration “irrégulière”. »

    Florence Boyer, géographe et anthropologue

    Pour l’anthropologue Julien Brachet, « le Niger est peu à peu devenu un pays cobaye des politiques anti-migrations de l’Union européenne, (...) les moyens financiers et matériels pour lutter contre l’immigration irrégulière étant décuplés ». Ainsi, la mission européenne EUCAP Sahel Niger a ouvert une antenne permanente à Agadez en 2016 dans le but d’« assister les autorités nigériennes locales et nationales, ainsi que les forces de sécurité, dans le développement de politiques, de techniques et de procédures permettant d’améliorer le contrôle et la lutte contre les migrations irrégulières ».

    « Tout cela ne serait pas possible sans l’aval du Niger, qui est aussi à la table des négociations, rappelle Florence Boyer. Il ne faut pas oublier qu’il doit faire face à la pression de Boko Haram et d’autres groupes terroristes à ses frontières. Il a donc intérêt à se doter d’instruments et de personnels mieux formés. Le Niger s’y retrouve dans ce mélange des genres entre la lutte contre le terrorisme et la lutte contre l’immigration "irrégulière". »

    Peu avant le sommet de La Valette en 2015, le Niger promulgue la loi n°2015-36 sur « le trafic illicite de migrants ». Elle pénalise l’hébergement et le transport des migrants ayant l’intention de franchir illégalement la frontière. Ceux que l’on qualifiait jusque-là de « chauffeurs » ou de « transporteurs » au volant de « voitures taliban » (des 4x4 pick-up transportant entre 20 et 30 personnes) deviennent des « passeurs ». Une centaine d’arrestations et de saisies de véhicules mettent fin à ce qui était de longue date une source légale de revenus au nord du Niger. « Le but reste de bloquer la route qui mène vers la Libye, explique Pascaline Chappart. L’appui qu’apportent l’UE et certains pays européens en coopérant avec la police, les douanes et la justice nigérienne, particulièrement en les formant et les équipant, a pour but de rendre l’État présent sur l’ensemble de son territoire. »

    Des voix s’élèvent contre ces contrôles installés aux frontières du Niger sous la pression de l’Europe. Pour Hamidou Nabara de l’ONG nigérienne JMED (Jeunesse-Enfance-Migration-Développement), qui lutte contre la pauvreté pour retenir les jeunes désireux de quitter le pays, ces dispositifs violent le principe de la liberté de circulation adopté par les pays d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la Cedeao. « La situation des migrants s’est détériorée, dénonce-t-il, car si la migration s’est tarie, elle continue sous des voies différentes et plus dangereuses ». La traversée du Sahara est plus périlleuse que jamais, confirme Florence Boyer : « Le nombre de routes s’est multiplié loin des contrôles, mais aussi des points d’eau et des secours. À ce jour, nous ne disposons pas d’estimations solides sur le nombre de morts dans le désert, contrairement à ce qui se passe en Méditerranée ».

    Partenaire de la politique migratoire de l’Union européenne, le Niger a également développé une politique de l’asile. Il accepte de recevoir des populations en fuite, expulsées ou évacuées des pays voisins : les expulsés d’Algérie recueillis à la frontière, les rapatriés nigériens dont l’État prend en charge le retour de Libye, les réfugiés en lien avec les conflits de la zone, notamment au Mali et dans la région du lac Tchad, et enfin les personnes évacuées de Libye par le HCR. Le Niger octroie le statut de réfugié à ceux installés sur son sol qui y ont droit. Certains, particulièrement vulnérables selon le HCR, pourront être réinstallés en Europe ou en Amérique du Nord dans des pays volontaires.
    Une plateforme pour la « réinstallation »
    en Europe et en Amérique

    Cette procédure de réinstallation à partir du Niger n’a rien d’exceptionnel. Les Syriens réfugiés au Liban, par exemple, bénéficient aussi de l’action du HCR qui les sélectionne pour déposer une demande d’asile dans un pays dit « sûr ». La particularité du Niger est de servir de plateforme pour la réinstallation de personnes évacuées de Libye. « Le Niger est devenu une sorte de laboratoire de l’asile, raconte Florence Boyer, notamment par la mise en place de l’Emergency Transit Mechanism (ETM). »

    L’ETM, proposé par le HCR, est lancé en août 2017 à Paris par l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie — côté UE — et le Niger, le Tchad et la Libye — côté africain. Ils publient une déclaration conjointe sur les « missions de protection en vue de la réinstallation de réfugiés en Europe ». Ce dispositif se présente comme le pendant humanitaire de la politique de lutte contre « les réseaux d’immigration économique irrégulière » et les « retours volontaires » des migrants irréguliers dans leur pays effectués par l’OIM. Le processus s’accélère en novembre de la même année, suite à un reportage de CNN sur des cas d’esclavagisme de migrants en Libye. Fin 2017, 3 800 places sont promises par les pays occidentaux qui participent, à des degrés divers, à ce programme d’urgence. Le HCR annonce 6 606 places aujourd’hui, proposées par 14 pays européens et américains1.

    Trois catégories de personnes peuvent bénéficier de la réinstallation grâce à ce programme : évacués d’urgence depuis la Libye, demandeurs d’asile au sein d’un flux dit « mixte » mêlant migrants et réfugiés et personnes fuyant les conflits du Mali ou du Nigéria. Seule une minorité aura la possibilité d’être réinstallée depuis le Niger vers un pays occidental. Le profiling (selon le vocabulaire du HCR) de ceux qui pourront bénéficier de cette protection s’effectue dès les camps de détention libyens. Il consiste à repérer les plus vulnérables qui pourront prétendre au statut de réfugié et à la réinstallation.

    Une fois évacuées de Libye, ces personnes bénéficient d’une procédure accélérée pour l’obtention du statut de réfugié au Niger. Elles ne posent pas de problème au HCR, qui juge leur récit limpide. La Commission nationale d’éligibilité au statut des réfugiés (CNE), qui est l’administration de l’asile au Niger, accepte de valider la sélection de l’organisation onusienne. Les réfugiés sont pris en charge dans le camp du HCR à Hamdallaye, construit récemment à une vingtaine de kilomètres de la capitale nigérienne, le temps que le HCR prépare la demande de réinstallation dans un pays occidental, multipliant les entretiens avec les réfugiés concernés. Certains pays, comme le Canada ou la Suède, ne mandatent pas leurs services sur place, déléguant au HCR la sélection. D’autres, comme la France, envoient leurs agents pour un nouvel entretien (voir ce reportage sur la visite de l’Ofpra à Niamey fin 2018).

    Parmi les évacués de Libye, moins des deux tiers sont éligibles à une réinstallation dans un pays dit « sûr ».

    Depuis deux ans, près de 4 000 personnes ont été évacuées de Libye dans le but d’être réinstallées, selon le HCR (5 300 autres ont été prises en charge par l’OIM et « retournées » dans leur pays). Un millier ont été évacuées directement vers l’Europe et le Canada et près de 3 000 vers le Niger. C’est peu par rapport aux 50 800 réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés auprès de l’organisation onusienne en Libye au 12 août 2019. Et très peu sur l’ensemble des 663 400 migrants qui s’y trouvent selon l’OIM. La guerre civile qui déchire le pays rend la situation encore plus urgente.

    Parmi les personnes évacuées de Libye vers le Niger, moins des deux tiers sont éligibles à une réinstallation dans un pays volontaire, selon le HCR. À ce jour, moins de la moitié ont été effectivement réinstallés, notamment en France (voir notre article sur l’accueil de réfugiés dans les communes rurales françaises).

    Malgré la publicité faite autour du programme de réinstallation, le HCR déplore la lenteur du processus pour répondre à cette situation d’urgence. « Le problème est que les pays de réinstallation n’offrent pas de places assez vite, regrette Fatou Ndiaye, en charge du programme ETM au Niger, alors que notre pays hôte a négocié un maximum de 1 500 évacués sur son sol au même moment. » Le programme coordonné du Niger ne fait pas exception : le HCR rappelait en février 2019 que, sur les 19,9 millions de réfugiés relevant de sa compétence à travers le monde, moins d’1 % sont réinstallés dans un pays sûr.

    Le dispositif ETM, que le HCR du Niger qualifie de « couloir de l’espoir », concerne seulement ceux qui se trouvent dans un camp accessible par l’organisation en Libye (l’un d’eux a été bombardé en juillet dernier) et uniquement sept nationalités considérées par les autorités libyennes (qui n’ont pas signé la convention de Genève) comme pouvant relever du droit d’asile (Éthiopiens Oromo, Érythréens, Iraquiens, Somaliens, Syriens, Palestiniens et Soudanais du Darfour).

    « Si les portes étaient ouvertes dès les pays d’origine, les gens ne paieraient pas des sommes astronomiques pour traverser des routes dangereuses. »

    Pascaline Chappart, socio-anthropologue

    En décembre 2018, des Soudanais manifestaient devant les bureaux d’ETM à Niamey pour dénoncer « un traitement discriminatoire (...) par rapport aux Éthiopiens et Somaliens » favorisés, selon eux, par le programme. La représentante du HCR au Niger a répondu à une radio locale que « la plupart de ces Soudanais [venaient] du Tchad où ils ont déjà été reconnus comme réfugiés et que, techniquement, c’est le Tchad qui les protège et fait la réinstallation ». C’est effectivement la règle en matière de droit humanitaire mais, remarque Florence Boyer, « comment demander à des réfugiés qui ont quitté les camps tchadiens, pour beaucoup en raison de l’insécurité, d’y retourner sans avoir aucune garantie ? ».

    La position de la France

    La question du respect des règles en matière de droit d’asile se pose pour les personnes qui bénéficient du programme d’urgence. En France, par exemple, pas de recours possible auprès de l’Ofpra en cas de refus du statut de réfugié. Pour Pascaline Chappart, qui achève deux ans d’enquêtes au Niger et au Mexique, il y a là une part d’hypocrisie : « Si les portes étaient ouvertes dès les pays d’origine, les gens ne paieraient pas des sommes astronomiques pour traverser des routes dangereuses par la mer ou le désert ». « Il est quasiment impossible dans le pays de départ de se présenter aux consulats des pays “sûrs” pour une demande d’asile », renchérit Florence Boyer. Elle donne l’exemple de Centre-Africains qui ont échappé aux combats dans leur pays, puis à la traite et aux violences au Nigéria, en Algérie puis en Libye, avant de redescendre au Niger : « Ils auraient dû avoir la possibilité de déposer une demande d’asile dès Bangui ! Le cadre législatif les y autorise. »

    En ce matin brûlant d’avril, dans le camp du HCR à Hamdallaye, Mebratu2, un jeune Érythréen de 26 ans, affiche un large sourire. À l’ombre de la tente qu’il partage et a décorée avec d’autres jeunes de son pays, il annonce qu’il s’envolera le 9 mai pour Paris. Comme tant d’autres, il a fui le service militaire à vie imposé par la dictature du président Issayas Afeworki. Mebratu était convaincu que l’Europe lui offrirait la liberté, mais il a dû croupir deux ans dans les prisons libyennes. S’il ne connaît pas sa destination finale en France, il sait d’où il vient : « Je ne pensais pas que je serais vivant aujourd’hui. En Libye, on pouvait mourir pour une plaisanterie. Merci la France. »

    Mebratu a pris un vol pour Paris en mai dernier, financé par l’Union européenne et opéré par l’#OIM. En France, la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) confie la prise en charge de ces réinstallés à 24 opérateurs, associations nationales ou locales, pendant un an. Plusieurs départements et localités françaises ont accepté d’accueillir ces réfugiés particulièrement vulnérables après des années d’errance et de violences.

    Pour le deuxième article de notre numéro spécial de rentrée, nous nous rendons en Dordogne dans des communes rurales qui accueillent ces « réinstallés » arrivés via le Niger.

    http://icmigrations.fr/2019/08/30/defacto-10
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Europe #UE #EU #sécuritaire #humanitaire #approche_sécuritaire #approche_humanitaire #libre_circulation #fermeture_des_frontières #printemps_arabe #Kadhafi #Libye #Agadez #parcours_migratoires #routes_migratoires #HCR #OIM #IOM #retour_au_pays #renvois #expulsions #Fonds_fiduciaire #Fonds_fiduciaire_d'urgence_pour_l'Afrique #FFUA #développement #sécurité #EUCAP_Sahel_Niger #La_Valette #passeurs #politique_d'asile #réinstallation #hub #Emergency_Transit_Mechanism (#ETM) #retours_volontaires #profiling #tri #sélection #vulnérabilité #évacuation #procédure_accélérée #Hamdallaye #camps_de_réfugiés #ofpra #couloir_de_l’espoir

    co-écrit par @pascaline

    ping @karine4 @_kg_ @isskein

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765325

    • Etrange dispositif. J’ai du mal à comprendre comment les chauves-souris l’utilisent.

      edit - https://www.sudouest.fr/2012/02/28/un-couloir-a-chauves-souris-644852-706.php

      Un chiroptèroduc a été installé la semaine passée à Roquefort, au-dessus de l’autoroute A 65. Intriguant pour les automobilistes, indispensable aux animaux.

      On connaît les passerelles pour le gros gibier, voici le corridor à chauves-souris. En termes techniques, un chiroptèroduc. Lors de la nuit de jeudi à vendredi, la société d’autoroutes A’liénor en a installé un en travers de l’A 65, entre le diffuseur de Roquefort et celui du Caloy dans les Landes. Une intervention qui a duré toute la nuit ou presque et a occasionné la fermeture de l’autoroute sur la portion concernée.

      Pourquoi les chauves-souris – qui jusqu’à preuve du contraire volent – ont-elles besoin d’un tel aménagement  ? Jérôme Fouert, secrétaire du Groupe chiroptère Aquitaine (GCA), explique : « Les chauves-souris se repèrent grâce à un système radar. Pour certaines variétés, forestière et de lisière, notamment, traverser l’autoroute revient à traverser un désert qui ne renvoie pas leurs ultrasons. Confrontées à ça, elles ont deux options. Soit ne plus traverser, soit le faire en épousant la topographie du relief et s’exposer à des risques de collision. »

      Le choix de l’implantation du chiroptèroduc n’est évidemment pas lié au hasard. Nous sommes là à proximité immédiate du vallon du Cros, une zone Natura 2000 identifiée depuis longtemps comme un couloir de vols pour les chauves-souris qui aiment à se retrouver dans les grottes environnantes. « À l’automne, il y passe des centaines d’individus tous les jours, explique Jérôme Fouert. C’est comme une grande foire aux célibataires, fondamentale pour éviter la consanguinité. »


      Sachant qu’une quinzaine de couloirs de vol ont été identifiés sur le trajet de l’A 65 entre Lescar et Captieux, d’autres passages pour chauves-souris ont été aménagés mais ils sont souterrains.
      Là, c’est un ouvrage d’art de 27 tonnes, 5 mètres de long, 3 mètres de large pour autant de haut. Il a fallu faire appel à une cinquantaine de personnes ainsi qu’à une grue de 350 tonnes. Coût de l’opération : 500 000 euros, intégrant les plantations de guidage de part et d’autre de l’ouvrage. « Ce n’est pas gratuit », commente Olivier de Guinaumont, le patron d’A’liénor, qui est venu personnellement superviser l’opération.

      Une opération dont il est plutôt fier. « Il a été pensé avec des environnementalistes et c’est un des premiers ouvrages de ce type en France », avance-t-il. Du côté de GCA, qui était associé à l’élaboration du projet, on ne fait pas le même bilan. « C’est en effet quelque chose d’assez neuf mais il en existe d’autres », glisse Jérôme Fouert. Le même, se glissant dans le costume du rabat-joie, explique. « Ce n’est pas un cadeau. La chauve-souris est une espèce protégée. A’liénor avait obligation légale à le faire. Il aurait même dû être en place dès l’ouverture. » Loin de ce début de polémique, Jean-Paul Decloux, l’ingénieur qui supervisait le chantier, livre son point de vue. « Nous sommes des bâtisseurs, mais on a du respect pour la nature. Ces petites bêtes, on les dérange. C’est une façon de s’excuser du dérangement. Après, savoir si elles vont aimer… Il faudra leur demander. »

      Un suivi sera de fait effectué régulièrement pour jauger de l’efficacité de l’équipement. Une chose est sûre : même si aucune étude n’a été faite concernant la mortalité des chauves-souris liée au trafic routier, elle apparaît faible. « Faible comme le trafic », ironise un riverain.

      Autre certitude, pour les chiroptères, le passage est gratuit et devrait le rester. Enfin, en bonne logique.

    • Bat bridge - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/Bat_bridge

      The theory is that these “bridges” will be seen by the bats’ sonar as linear features sufficiently similar to the old hedgerows as to provide an adequate substitute.[1] The Highways Agency is performing a study of those on the Dobwalls bypass to determine if this assumption is justified.

  • La coopération économique avec la #Chine inquiète le #Pakistan

    La Chine et le Pakistan se sont engagés dimanche à promouvoir ensemble la construction du #Couloir_économique_Chine-Pakistan (#CECP), mais les contrats suscitent des inquiétudes. Ils avantageraient les entreprises chinoises, selon des propos tenus – puis démentis – par un responsable pakistanais.


    https://www.courrierinternational.com/article/la-cooperation-economique-avec-la-chine-inquiete-le-pakistan

  • Nord-#Tillabéri : analyse du #conflit lié aux #ressources_naturelles

    Cette note d’analyse, commandée par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), prolonge l’atelier de formation du personnel de cette institution, sur l’approche de la transformation de conflit conduit par l’institut de formation et de recherche en analyse et transformation de conflit, Modus operandi (Modop, Grenoble, France). A l’issue de cette formation, la problématique du conflit des ressources naturelles, avec en toile de fond la spécificité transfrontalière de la région du Nord Tillabéri, a retenu l’attention de tous les participants. Pour mener à bien cette étude, une équipe réunissant chercheurs de Modop et de la HACP a été mise en place  ; une mission d’enquête dans différentes localités de la région du #Nord-Tillabéri a été réalisée par plusieurs employés de la HACP.

    Lors de cette enquête sur le terrain, les données recueillies ont permis de dépasser l’analyse des conflits sous le prisme communautaire ou identitaire, et d’aller au-delà pour ouvrir d’autres perspectives et appréhender le conflit en se focalisant sur une plus large diversité de données sociologiques. Un glissement de lecture d’analyse s’est opéré. D’une analyse fondée sur les discours dominants des acteurs en conflit, l’attention s’est focalisée sur les logiques d’appartenance des individus. Le répertoire de ces logiques d’appartenance montre que les individus sont tournés vers la recherche ou la défense de leurs intérêts. D’où notre choix de lire cet espace transfrontalier du Nord Tillabéri comme une «  arène  » au sens de Bailey qui y voit «  la vie politique, nationale comme locale, en termes de «  jeu  », où se confrontent et s’affrontent les acteurs sociaux, autour de leaders et de factions  », l’arène poursuit-il «  est au fond l’espace social où prennent place ces confrontations et affrontements  »1. Ces logiques d’appartenance s’inscrivent dans un espace qui déborde les frontières nationales et nous forcent à prendre en compte une échelle transfrontalière. Ceci dit, l’identification d’une élite comme porte-parole, ou encore défenseur auto-proclamé des intérêts de la région, est plus à comprendre comme une démarche instrumentale qui participe à affaiblir un État déjà absent et à dresser les populations contre cet État.

    Dans la première partie de cette note d’analyse, la #frontière a occupé une place centrale. Il en ressort que la circulation des populations dans cette région fait fi des frontières administratives. Suivant un regard sociologique, les chercheurs de la HACP ont délaissé la tentation d’avoir une vision aérienne afin de rendre compte des dynamiques des populations dans les lieux de socialisation identifiés (marchés, écoles, fêtes culturelles, etc.). Le mouvement des populations donne à voir l’ouverture des territoires pour ne plus s’enfermer dans une lecture figée de celui-ci. L’espace transfrontalier du Nord Tillabéri offre la vision de ce qui est dessiné et défini par les populations, suivant leurs pratiques et usages de vie.

    La deuxième partie quant à elle, a postulé l’idée suivant laquelle l’#espace_transfrontalier du Nord Tillabéri devrait être la nouvelle échelle socio-spatiale de l’action publique. Les pratiques des populations, qu’elles soient économiques (pastoralisme, agriculture, commerce, transport), sociales (généalogie, mariages) ou culturelles (fêtes et célébrations religieuses ou rituelles) structurent des circulations et des échanges qui effacent, pour l’atténuer, l’existence d’une frontière formelle. Pour circuler dans cet espace, des #couloirs de passage sont prévus pour que les troupeaux puissent transhumer des enclaves pastorales à la zone pastorale. Ces couloirs existent à deux échelles : nationale et internationale. On peut également parler des marchés pour indiquer les lieux de socialisation majeurs des populations. Ceux de Inates, Ayorou, Hanam-tondi, Tingarane, ou encore Tinahouma, Tidimbawène au Mali, attirent des populations nombreuses qui se déplacent parfois depuis le pays voisin. On observe un véritable brassage de populations à la frontière. Mêmes les activités culturelles comme la course de chameaux et le Guéroual, par exemple, sont des occasions de rassemblements festifs et d’expression des coutumes, de pratiques artistiques ou sportives, de célébrations nationales, qui permettent aux populations de se réunir et d’échanger des informations sur la vie dans la région. L’administration fait passer ses messages auprès de communautés à travers ces célébrations. Pour finir, les usages pratiques d’expression des langues ont lieu sans tenir compte de la frontière. Six langues nationales sont parlées dans cet espace du Nord-Tillabéri  ; elles circulent entre leurs interlocuteurs qui parlent plusieurs d’entre elles. Il s’est dégagé de ce qui précède un tableau sur les vecteurs de connexion et les vecteurs de division des personnes et des groupes dans cet espace transfrontalier.

    La troisième partie s’est focalisée sur la délivrance des biens publics. L’éducation a été identifiée comme un besoin et sa délivrance n’est plus uniquement l’affaire de l’État. Dans cet espace transfrontalier, il serait intéressant de dépasser la simple coopération transfrontalière symbolisée par un partenariat entre administration centrale de deux ou trois pays. L’objectif de ce dépassement est de travailler sur les logiques d’appropriation par les populations de cette #coopération_transfrontalière  ; ce qui oblige ici à porter le regard sur les individus et non plus sur les communautés. Il en est de même de la lutte contre toutes les formes d’#insécurité. Elle est une demande très récurrente des populations et révèle bien qu’il s’agit là d’un besoin fondamental. Les attentes des populations sont grandes et elles fondent leur espoir sur une présence forte de l’État pour assurer leur quiétude et protéger leurs biens matériels. Sauf qu’en privilégiant uniquement les réponses sécuritaires, elles peuvent devenir, à terme, un poison. La décision de décréter l’état d’urgence dans le Nord Tillabéri a participé à freiner les échanges économiques et accentuer une forme de gouvernance du soupçon.

    La dernière partie s’est concentrée sur ce que peut faire l’État dans cet espace transfrontalier. L’analyse s’est portée sur les fondements de la violence pour penser l’action. L’hypothèse qui s’est dégagée est l’ouverture de la frontière pour développer l’espace transfrontalier. Nous avons étudié ici les singularités du conflit au Nord-Tillabéri, et c’est bien dans ce sens-là qu’ouvrir la frontière contribuera à réduire la violence sous ses différentes formes. Une autre idée qui a émergé est la cohérence entre les politiques et les données locales et le positionnement de la HACP comme centre de production d’analyse des espaces transfrontaliers du Sahel.


    http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-705_fr.html
    #conflits #mobilité #frontières #Niger #Mali #rapport

  • RTS, Babel | Bilan sur les couloirs humanitaires des Eglises italiennes
    https://asile.ch/2017/11/27/rts-babel-bilan-couloirs-humanitaires-eglises-italiennes

    Les Eglises italiennes tirent le bilan de leurs couloirs humanitaires entre Beyrouth et Rome. L’opération, qui a duré deux ans et qui a profité à quelque mille migrants, a acheminé des Syriens vers l’Italie pour qu’ils y déposent une demande d’asile et y reconstruisent une vie loin des conflits.

  • France opens its first humanitarian corridors to Middle Eastern refugees

    The French government launched a program in March to open its first humanitarian corridor to Syrian and Iraqi refugees. Five Christian charity organizations signed an agreement to transfer 500 Syrian and Iraqi refugees to France over the next 18 months in cooperation with the French government. The goal is to transfer migrants directly by plane from Lebanon to France and reduce the deadly human traffic of the Mediterranean Sea route.

    http://en.infomigrants.net/post/159037082580/france-opens-its-first-humanitarian-corridors-to-middle

    #couloirs_humanitaires #corridors_humanitaires #France #asile #voies_légales #migrations #réfugiés

  • Reaching out with art from death row in #San_Quentin, California
    The aim of the Art Reach project is to give men on death row in the United States the opportunity to express themselves with their own art, something all human beings should be free to do.

    I have always felt a need to create. So much so, that after 25 years working in a very corporate world, I have finally given in my notice to pursue my dream of being an artist. It was not an easy decision by any means, letting go of years of certainty and security, but personally, it was essential. The sense that time was passing me by and that I was feeling unable to express myself creatively in my workplace was the catalyst for change. I am fortunate enough to have been able to choose to leave my current situation to pursue my artwork, unlike the prisoners on death row in San Quentin, California. It is highly unlikely that they will ever be freed from their incarceration. Expression through art however, can take their minds and imaginations on a liberating journey as they create a painting or drawing, or write stories and poems.


    https://www.artsincriminaljustice.org.uk/reaching-out-art-death-row-san-quentin-california
    #couloir_de_la_mort #peine_de_mort #art

  • Ouvrir les portes pour éviter les morts

    De nombreuses voix plaident pour que l’UE ouvre des « canaux légaux » permettant aux demandeurs d’asile de venir en Europe. Le point avec Vincent Cochetel, chef du bureau européen du HCR, et Judith Sunderland, chercheuse à Human Rights Watch.

    http://www.micmag.be/les-dossiers/controle-des-frontieres-de-l-ue-l-impasse/item/498-ouvrir-les-portes-pour-eviter-les-morts
    #corridors_humanitaires #asile #migration #réfugiés #couloirs_humanitaires

  • Roger McGowen, condamné #889
    #Webdocumentaire
    http://www.letemps.ch/dossiers/dossiers_2013/2013_roger_mcgowen

    « Le Temps » a soutenu la création d’un webdoc original consacré à un condamné à mort dans une prison du Texas, Roger McGowen, presque 50 ans, dont 27 en prison, une personnalité d’un humanisme exceptionnel. Plongée dans l’enfer du #couloir_de_la_mort

    #peine_capitale #USA
    http://www.letemps.ch/tout_le_temps/le_temps/webdocs/roger-mcgowen/index.jpp