country:allemagne

  • Concert d’ouverture des « 100 ans du Bauhaus » depuis Berlin | ARTE Concert
    https://www.arte.tv/fr/videos/086298-001-A/concert-d-ouverture-des-100-ans-du-bauhaus-depuis-berlin

    Lors de la soirée d’ouverture du festival Les 100 ans du #Bauhaus, le pianiste de #jazz allemand Michael Wollny donnera un concert, après l’allocution de bienvenue du président de la République fédérale d’Allemagne Frank-Walter Steinmeier. Il sera accompagné par Emile Parisien, Wolfgang Heisig, Leafcutter John et Max Stadtfeld.

    #musique


  • Déstructuration en vogue
    http://www.dedefensa.org/article/destructuration-en-vogue

    Déstructuration en vogue

    Peut-être plus encore que les avatars qu’ont connus l’Allemagne et Merkel, et l’Allemagne grâce à Merkel, depuis 2015, les événements en France (révolution-GJ) commencent à marquer singulièrement les commentateurs indépendants anglo-américains spécialisés dans la finance mais très attentifs à donner à ce domaine des effets et des conséquences géopolitiques. Les événements français agissent essentiellement comme un détonateur, à partir duquel l’affaiblissement considérable du couple franco-allemand rendrait l’Allemagne extrêmement vulnérable à une déstructuration et à une fragmentation. On retrouverait alors les tendances régionales centrifuges, notamment entre l’ancienne Allemagne de l’Est, la Bavière, la Rhénanie...

    Dans le même ordre d’idée, le mouvement populiste général tendrait à (...)


  • Gilets Jaunes : regards sur une crise | Inscriptions | EHESS
    https://www.ehess.fr/fr/regards-sur-une-crise

    Du 23 janvier au 11 février, en partenariat avec France Culture, l’Ecole des hautes études en sciences sociales propose une série de conférences gratuites et ouvertes au public avec des chercheurs de différentes disciplines et des journalistes pour réfléchir collectivement au mouvement et confronter les lectures de l’événement.

    Afin d’éviter une trop forte affluence, une inscription préalable vous est demandée, dans la limite des places disponibles.

    GILETS JAUNES ET CLASSES POPULAIRES ?
    Mercredi 23 janvier de 18h-20h30.

    Intervenants :
    • Florence Aubenas (sous réserve), journaliste au Monde , auteure de Le quai de Ouistreham (Éditions de l’Olivier, 2010)
    • Isabelle Coutant (CNRS), auteure de Les migrants en bas de chez soi (Seuil, 2018)
    • Julian Mischi (INRA), co-auteur, avec Ivan Bruneau, Gilles Laferté et Nicolas Renahy, de Mondes ruraux et classes sociales (Éditions de l’EHESS, 2018)
    • Gérard Noiriel (EHESS), auteur d’Une histoire populaire de la France (Agone, 2018)

    REVENDICATIONS, MOBILISATIONS, RÉPRESSIONS
    Lundi 4 février de 18h à 20h30

    Intervenants :
    • Guillaume Duval, journaliste à Alternatives économiques
    • Cédric Moreau de Bellaing (ENS), auteur de Force publique. Une sociologie de l’institution policière (Économica, 2015)
    • Danielle Tartakowsky (Paris 8), auteur avec Michel Margayraz de L’État détricoté. De la Résistance à la République en Marche (Éditions du détour, 2018)

    UNE CRISE DE LA DÉMOCRATIE
    Jeudi 7 février de 18h à 20h30

    Intervenants :
    • Julia Cagé (Sciences Po), auteure de Le Prix de la Démocratie (Fayard, 2018)
    • Olivier Christin (Université de Neuchâtel), auteur de Vox Populi. Une histoire du vote avant le suffrage universel (Seuil, 2014)
    • Magali Della Sudda (CNRS), membre d’un collectif de chercheurs enquêtant sur les gilets jaunes

    INÉGALITÉS ET JUSTICE SOCIALE
    Lundi 11 février de 18h à 20h30

    Intervenants :
    • Antoine Bozio (EHESS), auteur d’Économie des politiques publiques (La Découverte, 2018)
    • Rachel Renault (Université du Maine), auteure de La permanence de l’extraordinaire. Fiscalité, pouvoirs et monde social en Allemagne aux XVIIe-XVIIIe siècles (Editions de la Sorbonne, 2017)
    • Alexis Spire (CNRS), auteur de Résistances à l’impôt, attachement à l’Etat. Enquête sur les contribuables français, Paris (Seuil, 2018)


  • All We Need Is #acid | Episode 4
    http://www.radiopanik.org/emissions/all-we-need-is-acid/all-we-need-is-acid-episode-4

    Une chope de bière à la main il est temps d’aller explorer les terres acid du côté de nos voisins allemands. Depuis la chute du mur de #berlin en 1989, les germaniques ont la réputation de savoir faire la fête et plutôt deux fois qu’une ! Et n’allez pas croire que la capitale est le seul point sur notre carte musicale, dans ce numéro nous ferons également escale à Frankfurt, à Köln ainsi qu’à Tbilissi qui n’est pas en Allemagne mais semble avoir pris la relève en matière de contestation à 140 bpm.

    Les morceaux de l’émission :

    Umo Detic // Fahrenheit // ICM // 1989 : https://www.youtube.com/watch?v=pk7xoqXiRPg

    Mark N.R.G // Turn the bass // 1992 : https://www.youtube.com/watch?v=YJKYGKmZm1c

    Ongaku // Mihon #3 // Pod Communication // 1992 : (...)

    #techno #tb303 #awnia #djnormal4 #allweneedisacid #berlin,techno,acid,tb303,awnia,djnormal4,allweneedisacid
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/all-we-need-is-acid/all-we-need-is-acid-episode-4_06023__1.mp3


  • Vu d’Allemagne. Le grand débat français, une psychanalyse collective vouée à l’échec Die Welt - 15 Janvier 2019 - Courrier International
    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/vu-dallemagne-le-grand-debat-francais-une-psychanalyse-collec

    Le quotidien berlinois conservateur Die Welt met en doute les chances de réussite de l’initiative du président Emmanuel Macron. 

    “Comment Macron veut sauver la France et pourquoi il va échouer”, tranche  Die Welt, au premier jour du “grand débat national” lancé par le président français pour “transformer les colères [du mouvement des “gilets jaunes”] en solutions”.

    Après avoir été le “wonderboy” de l’Europe, Emmanuel Macron se lance dans “une alchimie politique” délicate afin de “faire de la crise une chance” pour la France, résume le quotidien berlinois conservateur. Avant d’ajouter : “Pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de raisons d’être confiant.” Une référence aux sondages, selon lesquels 70 % des Français ne croient pas que le débat. . . . .

    La suite est payante

    #debatblabla ou #pasdedebat


  • Sans l’action de la France, l’Europe aurait subi une gigantesque panne électrique
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/sans-l-action-de-la-france-l-europe-aurait-subi-une-gigantesque-panne-elec

    C’est un scénario catastrophe qui a été évité jeudi dernier. A cause d’une production d’électricité insuffisante par rapport à une forte demande, le système d’approvisionnement européen s’est trouvé au bord de la rupture. Et la France a dû demander en urgence à de grands groupes industriels énergivores de réduire leur consommation d’électricité pour préserver l’Europe d’un blackout général. Et l’origine du déséquilibre européen n’étant toujours pas connue, EDF continue d’enquêter.

    Le système électrique européen est passé tout près de la rupture jeudi dernier en raison d’une production insuffisante qui a contraint la France à réduire la consommation de certains clients industriels, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

    « Le 10 janvier vers 21h00, la fréquence du système électrique français et européen est passée très en-dessous de 50 Hertz. Or, quand la fréquence s’écarte trop de ce niveau, le système électrique pourrait connaître des coupures importantes, voire un ’black-out’ », a fait savoir le régulateur dans un communiqué diffusé samedi.
    RTE, filiale de transport d’électricité détenue par EDF, la Caisse des dépôts et CNP Assurances, a en conséquence demandé immédiatement à de grands groupes industriels énergivores, dans l’acier par exemple, de réduire leur consommation d’électricité de plus de 1.500 mégawatts (MW) pour faire remonter la fréquence, ce qui a permis d’éviter une rupture.

    Les six clients industriels ayant conclu avec RTE des contrats dits « _d’interruptibilité » ont baissé leur consommation pendant des périodes de 20 à 45 minutes, a indiqué lundi le gestionnaire de réseau, qui a eu ainsi recours pour la première fois à ce dispositif mis en place en 2014.

    L’origine du déséquilibre européen n’est toujours pas connu
    L’équilibre entre offre et demande d’électricité était assuré au niveau français, a cependant fait savoir une porte-parole de RTE, sans toutefois pouvoir à ce stade préciser l’origine du déséquilibre constaté à l’échelle européenne.

    « Le système a très bien fonctionné et a permis de sécuriser l’ensemble de la zone Europe », a-t-elle également souligné.
    A la suite de cet incident, la CRE a demandé à RTE « de travailler avec ses homologues européens pour identifier les causes de cet événement et proposer des mesures correctives ».

    Les réseaux d’électricité européens sont interdépendants et un manque de production dans un pays, même temporaire, peut se traduire par une coupure chez ses voisins.

    Le risque est logiquement plus élevé en période hivernale où le réseau électrique est très sollicité et les marges de manoeuvre en matière de production supplémentaire sont moins importantes.

    • La production, l’acheminement et les transactions liées à l’énergie : un nouveau domaine des #sciences_occultes :

      C’est un « bug » resté très discret. Jeudi soir 10 janvier, à 21 h 02, une baisse de la fréquence sur le réseau d’électricité européen a déclenché l’activation, en France, d’une coupure de courant chez 22 grands industriels, pendant vingt à quarante-cinq minutes.

      .../...

      « Le cumul de l’écart sur l’interconnexion entre l’Allemagne et l’Autriche et celui des mouvements de production a fait baisser la fréquence de 190 millihertz », poursuit-il. Or, en France, quand la fréquence baisse de 180 millihertz (c’est-à-dire quand elle atteint 49,82 Hertz), un dispositif d’« interruptibilité » se déclenche automatiquement. Cumulant une puissance de 1.541 mégawatts (à comparer à environ 78.000 MW de consommation au moment de la mise en oeuvre du dispositif), 22 industriels ayant conclu un contrat avec RTE doivent s’arrêter dans les 5 secondes ou les 30 secondes.

      Une flexibilité qui se rémunère : « entre 80 et 100 millions d’euros par an », rappelle Jean-Paul Roubin. Pour 2019, 96,5 millions d’euros sont budgétés, que les industriels aient à se déconnecter du réseau ou non.

      (Quand tu déclenches ton disjoncteur et que ça te rapporte un max mais il faut bien compenser la perte de productivité, hein !)

      (lu ici-même) : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0600511555138-electricite-pourquoi-le-reseau-europeen-a-connu-une-faiblesse

      (Et, du coup, les Échos répondent aux interrogations de La tribune : une erreur d’appareils de mesure de charge sur l’interconnexion du réseau entre l’Allemagne et l’Autriche. On est bien peu de choses.)


  • De l’Influence des États-Unis sur le national-socialisme – Fragments sur les Temps Présents
    https://tempspresents.com/2019/01/14/de-linfluence-des-etats-unis-sur-le-national-socialisme

    La parution rapprochée du Modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman et du Nazisme dans la civilisation. Miroir de l’Occident de Jean-Louis Vullierme nous donne le prétexte de revenir sur l’influence des États-Unis sur le national-socialisme. Encore aujourd’hui, il est difficile d’admettre que le système juridique et la politique raciale des nazis aient pu être influencées par une grande démocratie. Pourtant, ce pays ne fut pas qu’une nation tolérante et accueillante pour les persécutés d’Europe et d’ailleurs. Il fut aussi une nation raciste qui a cherché à préserver son « sang », comprendre celui des Pères fondateurs, blancs, anglo-saxons et protestants.

    Des politiques de quotas, les Quota Law, furent mises en place pour restreindre l’arrivée d’immigrants venant du Sud et de l’Est de l’Europe, surtout entre 1914 et la fin des années 1920. Une politique de ségrégation, les « lois de Jim Crow », racialisèrent les populations afro-américaines entre 1865 –la fin de la Guerre de Sécession– et les années 1960. Et cela sans parler de l’extermination des populations amérindiennes qui finirent parquées dans des Réserves. Pour justifier ces politiques, des essayistes et des universitaires théorisèrent l’inégalité des races et justifièrent cette politique raciale de promotion du sang nordique. De fait, les États-Unis étaient les leaders de la législation raciale au début du XXe siècle. Certains sont restés dans les mémoires comme Madison Grant, l’auteur du Déclin de la grande race, ou comme Lothrop Stoddard, celui du Flot montant des peuples de couleur, des ouvrages encore réédités aujourd’hui par des éditeurs d’extrême droite.

    • Quelques résultats de la recherche pour « american holocaust »

      Vidéo : American Holocaust of Native American Indians
      https://seenthis.net/messages/744082

      NATIVE AMERICAN HISTORY, COMPARATIVE GENOCIDE AND THE HOLOCAUST : HISTORIOGRAPHY, DEBATE AND CRITICAL ANALYSIS
      https://seenthis.net/messages/744080

      Reexamining the American Genocide Debate : Meaning, Historiography, and New Methods
      https://seenthis.net/messages/714125

      Ugly Precursor to Auschwitz : Hitler Said to Have Been Inspired by U.S. Indian Reservation System
      https://seenthis.net/messages/336319

      The Holocaust and the Bush family fortune - World Socialist Web Site
      https://seenthis.net/messages/741295

      Big business avec Hitler Jacques Pauwels
      https://seenthis.net/messages/741295#message741417

      Surviving the Nazis, Only to Be Jailed by America
      https://seenthis.net/messages/340794

      In Cold War, U.S. Spy Agencies Used 1,000 Nazis
      https://seenthis.net/messages/306331

      Korean War, a ‘Forgotten’ Conflict That Shaped the Modern World
      https://seenthis.net/messages/656300

      The Making of an American Nazi
      https://seenthis.net/messages/645956

      Aux #Etats-Unis, lumière sur les disparitions et meurtres d’#Amérindiennes
      https://seenthis.net/messages/710924

      Hedy Epstein, 90-Year-Old Holocaust Survivor, Arrested During Michael Brown Protest
      https://seenthis.net/messages/285870

      American exceptionalism
      https://en.wikipedia.org/wiki/American_exceptionalism

      Les sources disponibles font penser que racisme et extermination systématique de populations entières font partie du concept politique étatsunien dès sa naissance. Les pilgrim fathers étaient des fanatiques religieux qui inspirent la politique étatsunienne encore de nos jours. Il suffit d’énumérer les groupes de populations et peuples qui ont souffert sous l’influence des américains du nord pour se rendre compte du caractère profondément inhuman du protestantise nord-américain.

      Des chercheur scientifiques ont montré que le type de religion qui promet le paradis aux fidèles et l’enfer aux autres est un moteur pour le développement du capitalisme surtout quand on prêche que richesse et santé sont des recompenses de dieu pour les meilleurs disciples du prophète.

      Le résultat direct de cet état d’esprit est l’exceptionnalisme américain qui justifie les pires exactions avec l’argument de la supériorité du modèle américain. Son anticommunisme a couté la vie à des millions dont les habitants d’Indonésie massacrés en 1965.

      Son messianisme rapproche la nation étatsunienne des autres régimes religieux qui sont intégrés dans son discours comme amis et forces du bien comme l’Israel ou comme ennemi héréditaire comme la république islamique d’Iran.

      Dans le contexte d’un capitalisme aux forces productives et technologiques à la faim de ressources gargantuesque l’éradication de pays et d’éthnies par cet état-énergumène armé jusqu’au dents n’est qu’une note de bas de page pour ses défenseurs. Heureusement l’Allemagne a tenté dans le passé de jouer le même rôle civilisateur. Les bourreaux américains n’ont alors aucun mal à minimiser l’impact désastreux de leur politique en se référent aux génocidé soi-disant unique et indépassable commis par la nation allemande.

      Comparer des actes des États-Unis ou d’un de leurs alliés avec des éléments de l’histoire nazie suscite systématiquement des réactions extrèmes. Il ne faut surtout pas mettre en question le caractère unique des méfaits allemands parce en absence de ce dogme on risque d’identifier le véritable caractère de la politique des USA.

      #USA #nazis #collaboration #génocide


  • Quand l’#histoire chante un air #populaire (#Gérard_Noiriel)
    https://grozeille.co/quand-lhistoire-chante-un-air-populaire-gerard-noiriel

    « Le populaire dans tous ses états »
    https://noiriel.wordpress.com

    je me situerais moi-même suivant un troisième profil qui a été historiquement incarné par des sociologues comme #Durkheim ou #Bourdieu, #Foucault également. C’est d’ailleurs de lui que vient la formule pour le nommer : « intellectuel spécifique ». Je conçois donc mon engagement dans la mesure où je ne me contente pas de produire des connaissances, chose que je suis censé faire suivant ma profession d’enseignant-chercheur. J’essaye aussi de transmettre les connaissances que j’ai produites, dans un langage adapté à des publics qui ne sont pas spécialistes. Beaucoup de chercheurs restent dans la sphère universitaire : ils sont ce que j’appelle des « savants purs ».

    Je trouve cela très clair dans un passage où Bourdieu explique pourquoi, dans les années 1970, les syndicats privilégiaient les revendications salariales. En disant « j’ai mal au salaire » au lieu de dire « j’ai mal partout », ils cherchaient à unifier, grâce au langage, les souffrances multiples qui affectent les classes populaires. Au XVIe siècle par contre, les classes populaires ne disaient pas « j’ai mal au salaire » mais « j’ai mal à la foi ». La Réforme 3 ouvre la voie à toute une série de révoltes qui, si elles n’expriment pas forcément un malaise chrétien, passent par les canaux religieux.

    Ce qui se passe dans la sphère domestique, c’est très important. Dans mon livre sur le clown Chocolat, j’avais essayé de montrer que, dès qu’on rentre dans la sphère domestique, on rentre aussi dans une logique de familiarité. Les catégories construites rationnellement et intellectuellement explosent : vous ne verrez plus seulement des « races » : le nègre, ou le noir, ou le juif, parce que vous faites face à une personne qui est définie par de multiples critères. C’est là où je suis en désaccord avec d’autres courants de la recherche sur ces questions : ce qui compte pour moi, ce sont les individus, « la société des individus » comme disait Norbert #Elias. De ce fait, je pars aussi de la diversité des critères identitaires. Chacun d’entre nous est le produit de nombreux critères identitaires qui se combinent différemment à chaque fois. Si l’on ne s’intéresse qu’à l’un d’entre eux, on tombe dans le piège de l’essentialisme. Essentialisme que l’on retrouve autant dans l’extrême droite que dans l’extrême gauche identitaire. J’ai donc choisi de parler de ces formes paradoxales de résistance plutôt que d’autres formes plus connues, comme le marronnage (fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître).

    J’étais content de voir que Jürgen #Habermas, dans un texte que j’ai lu il y a peu, disait qu’au lieu d’être « ni de droite ni de gauche », il fallait que les partis se repositionnent clairement sur les deux pôles qui structurent le champ politique. Car cette tendance au « ni de droite ni de gauche » a correspondu à une évolution malheureuse de la sociale-démocratie en Europe : Schroeder en Allemagne, Tony Blair en Angleterre. Ces gens-là ont repositionné la gauche du côté du libéralisme. Je crois qu’on est en train de sortir de cette phase. Même une fraction du capitalisme se rend compte qu’on va droit dans le mur. C’est qu’il y a aussi des tensions internes au capitalisme, les dominants ne sont pas tous unis, ils ont des intérêts divergents ! Et donc il y a des opportunités qui peuvent s’avérer positives pour ceux qui aspirent à ce que le monde change et soit moins injuste…


  • Sida, un héritage de l’époque coloniale | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

    Réalisation : Carl Gierstorfer
    Pays : Allemagne
    Année : 2014

    #colonialisme #maladie


  • Gazoduc Nord Stream 2 : les Etats-Unis s’en prennent directement aux entreprises européennes
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/gazoduc-nord-stream-2-les-etats-unis-s-en-prennent-directement-aux-entrepr

    Washington maintient la pression contre le projet de #gazoduc germano-russe, #Nord_Stream_2, en menaçant de sanctions les entreprises allemandes impliquées.

    Le porte-parole de l’ambassade américaine à Berlin a indiqué dimanche à l’AFP que « La lettre rappelle à toutes les entreprises impliquées dans le secteur des gazoducs d’exportation de l’énergie russe qu’elles s’exposent à des sanctions américaines », une information révélée par le quotidien allemand Bild paru dimanche.

    Ce risque de sanctions est prévu par la Loi sur les « sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique » (CAATSA), adoptée en 2017 et qui vise l’Iran, la Corée du Nord et la Russie.

    Le porte-parole a précisé que cette missive n’avait pas « pour but d’être comprise comme une menace mais comme un message clair de la politique américaine ». Il a également souligné que le seul « chantage » possible dans ce dossier serait de voir à l’avenir le Kremlin contrôler les livraisons gazières à l’Europe.

    Le gazoduc qui attire ainsi les foudres de Washington est le projet Nord Stream 2 qui doit permettre de livrer directement du gaz russe à l’Allemagne et au reste de l’Europe en passant par la mer Baltique. Cela en contournant l’Ukraine, aujourd’hui principal point de passage.

    Afin de multiplier par deux la capacité de gaz transportée, Nord Stream 2 a pour objectif de doubler Nord Stream 1, dont le parcours traverse les eaux territoriales de cinq pays, Russie, Finlande, Suède, Danemark et Allemagne.

    Le projet regroupe le géant russe Gazprom et plusieurs groupes énergétiques européens dont les allemands Wintershall et Uniper, le néerlando-britannique Shell, le français Engie et l’autrichien OMV.

    Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis critiquent ce projet mais en menaçant directement de sanctions les entreprises concernées, ils franchissent in pas de plus dans leur opposition.

    #NordStream (1 et 2)


  • La coalition menée par Washington annonce le début de « son processus de retrait » de #Syrie
    https://www.france24.com/fr/20190111-syrie-etats-unis-coalition-internationale-retrait-americain-syrie

    Cette coalition qui réunit une soixantaine de pays a été formée autour des États-Unis et de la France à l’été 2014. Elle compte notamment l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège ou l’Espagne. Aux côtés des nations occidentales, figurent l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Maroc, la Jordanie, Bahreïn, le Qatar ou encore la Turquie.


  • Revue de presse normale du 06.01 au 12.01.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Emmanuel Macron : coup d’État phase II ?

    Comprendre le malaise tunisien en cartes

    Vol des rapports d’autopsie des victimes du 22 mars : le suspect est un ancien combattant de Syrie

    Mélenchon bannit Cocq : les enseignements très politiques d’une querelle entre Insoumis

    « Pourquoi la question de l’immigration est devenue centrale en Belgique »

    Les seniors partagent plus facilement des infox sur Facebook que les autres Américains

    Chers stylos rouges, ne vous trompez pas de combats !

    Allemagne : un député de l’AfD, parti d’extrême droite, violemment agressé

    Le désastre kurde en Syrie

    « Collabeur », « bougnoule », « arabe de service » : le racisme intracommunautaire décomplexé

    « Il y avait le politiquement correct, il y a désormais l’artistiquement correct »

    Zineb El Rhazoui : la grande oubliée du féminisme « intersectionnel »

    Bonus

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • David Dufresne : « La police s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190110.OBS8278/david-dufresne-la-police-s-est-enfermee-dans-une-logique-d-escalade-et-d-

    Les images d’un « gilet jaune » de 72 ans violemment projeté au sol par un CRS samedi 5 janvier à Paris. Le témoignage d’un homme à « Sud-Ouest », photos de son visage blessé à l’appui, affirmant avoir reçu un projectile non identifié – tir de Flash-Ball ? éclat de grenade ? – le même jour à Bordeaux. D’autres images prises à Aix-en-Provence samedi dernier qui montrent, face à des « gilets jaunes », deux membres des forces de l’ordre, l’un d’eux bras levé, une grenade dans sa main qu’on entend crier « Le premier qui avance, il est mort ». Autant de « signalements » que le journaliste indépendant David Dufresne, spécialiste de la question du maintien de l’ordre dans la police, recense depuis début décembre. Il en a aujourd’hui 253, qu’il a tous notifiés, via Twitter, au ministère de l’Intérieur. Interview.

    Quel regard portez-vous sur le maintien de l’ordre à la française ?

    Il s’est enfermé dans une logique contraire à celle des polices européennes comparables comme en Angleterre ou en Allemagne... Alors que celles-ci sont dans une logique de désescalade – c’est-à-dire dans l’idée du dialogue et de montrer sa force pour ne pas l’utiliser –, la police française s’est enfermée dans une logique d’escalade et d’affrontement.
    « Aujourd’hui, pour de nombreuses raisons, et alors qu’il existe d’autres méthodes, on demande aux policiers d’aller au contact. C’est évidemment multiplier les risques de blessures, de bavures… »

    De plus, on fait des effets d’annonces et dramatiser en annonçant un déploiement inouï de policiers – comme l’a fait Edouard Philippe lundi en annonçant 80.000 forces de l’ordre pour samedi –, on envoie des policiers au front qui ne sont absolument pas formés et entraînés au maintien de l’ordre. Ils ont l’habitude d’être gardiens de la paix, policier de l’anti-gang ou de la Brigade anti-criminalité (BAC). Ils viennent avec leur culture, leurs méthodes, leurs appréhensions, ils ne sont pas du tout préparés à se retrouver face à une foule de manifestants.

    Enfin, la France utilise massivement des armes prohibées dans le reste de l’Europe en matière de maintien de l’ordre : je pense aux Flash-Balls et LBD (lanceurs de balles de défense). Rappelons que le Défenseur des droits recommande depuis des années, et encore très récemment dans son rapport de 2017, l’interdiction du Flash-Ball en maintien de l’ordre. Ces armes provoquent des dégâts invraisemblables.

    Les policiers, sur-sollicités depuis des mois, font face à certaines personnes au comportement particulièrement violent...

    Il ne s’agit pas de contester la difficulté du travail policier. Mais avancer la fatigue comme argument justifiant leur violence ne tient pas. Ce n’est pas aux gens mutilés de payer la fatigue du policier. Je dis « mutilés » car il faut employer les bons mots : ceux qui perdent un œil le perdent à vie, ne parlons donc pas de simples blessures.
    « La société doit réfléchir au fait de savoir si sa conversion au tout sécuritaire mérite que les policiers travaillent 15 heures par jour. Avec les risques inhérents. »

    Quelle serait, selon vous, la réponse policière proportionnée face aux manifestants violents, pour certains dotés de bombes artisanales ou autres ?

    Question insidieuse : aucun des blessés graves n’était porteur de menaces dont vous faites état. La question est, comme le dit un syndicat puissant de commissaires, de sortir du côté match de foot manifestants vs. policiers. C’est à l’arbitre – le politique – de donner une réponse proportionnée. Elle sera politique, sociale, économique. Pas répressive.

    Vos signalements ne concernent pas seulement des violences physiques.

    En effet. Certains portent sur des manquements potentiels à la déontologie. Briser le téléphone portable d’un manifestant qui filme n’est pas physiquement violent, mais ça reste illégal. Idem quand un policier arrache un gilet jaune. Ou quand les canons à eau visent, comme à Toulouse samedi dernier, des secouristes volontaires.

    Fin décembre, l’Inspection générale de la police nationale avait été saisie par la justice pour 48 affaires de violences policières présumées. [78 selon les derniers chiffres de France Inter, publiés après cette interview].

    On en est maintenant à 53 saisines. C’est-à-dire autant de dossiers que l’IGPN a accepté de traiter. Quid des autres ? Pour l’heure, c’est cinq fois plus que lors des manifestations contre la loi travail. De mon côté, je compile ce qui est traçable visuellement, photos et vidéos à l’appui. C’est donc sans compter les violences non filmées, probablement plus nombreuses, que je ne peux, faute de temps, pas documenter.

    Selon l’AFP, les forces de l’ordre annonçaient de leur côté plus de 1.000 blessés fin décembre.

    Le problème, c’est qu’on a des chiffres extrêmement précis concernant les forces de l’ordre, mais pas concernant les manifestants. Les chiffres varient, on serait entre 1.200 et 1.700 blessés côté manifestants. Tout le monde n’est pas blessé au Flash-Ball bien sûr, mais ces chiffres sont considérables. L’omerta sur ces chiffres est tout proprement incompréhensible.

    « La Nouvelle République » rapporte que mercredi soir, à Tours, un Comité de défense des victimes des violences policières a lancé un appel à témoignages.

    Je constate en effet une évolution. Au début du mouvement, les gens filmaient la manifestation. Maintenant, ils filment pour contester les violences policières. Comme la justice va commencer à passer, certains demandent aussi à d’autres s’ils ne possèdent pas des images de tel ou tel acte pour les produire en justice.

    Comment expliquez-vous que vous recensiez autant de signalements ?

    Je ne m’attendais pas, au début, à ce que ça dure aussi longtemps. Le drame, c’est ça : la masse. Au-delà de l’irresponsabilité policière, il y a les autorisations, donc le politique. En France, politique et maintien de l’ordre sont intimement liés. Dans le maintien de l’ordre, une arme ne sort que sur autorisation du commandement préfectoral qui prend ses ordres à Beauvau, qui les prend à Matignon, qui éventuellement les prend à l’Elysée. Les 250 cas que je soulève sont autant de cas politiques.
    « La seule réponse politique, à coups de déclarations ministérielles voire présidentielles avant chaque acte, c’est d’envoyer la police. »

    Une réponse tout à fait insuffisante qui ne réglera jamais la question. La preuve : tous les samedis, des gens vont manifester en sachant qu’ils peuvent perdre un œil. Par ailleurs, certains policiers me contactent aussi pour exprimer leur exaspération, leur colère, leur désarroi face à des ordres, à un jeu qu’on leur demande de jouer pour lequel ils considèrent ne pas être efficaces.

    Ma démarche est de lutter contre le déni médiatique – après l’effroi face à une telle violence, j’étais sidéré, dans les premiers temps, de voir que les images n’étaient pas diffusées – mais aussi contre le déni politique. Quand on reprend les déclarations de Christophe Castaner, Edouard Philippe, ou Emmanuel Macron, il n’y a pas un mot pour les victimes.

    Qu’avez-vous à répondre à ceux affirmant qu’on ignore dans certains cas ce qu’il s’est passé avant et/ou après ces signalements, qu’il manque la mise en contexte ?

    Je m’évertue à essayer de donner une source menant à des témoignages écrits. La justice passe son temps à juger des choses qu’elle n’a pas vues. Bien sûr, chercher le contexte est plus que légitime et nécessaire, mais il peut s’établir autrement qu’en vidéo. Le maintien de l’ordre obéit à deux règles : l’absolue nécessité de l’usage de la force et la proportionnalité. Dans les vidéos de bavures recensées, ces deux principes sont bafoués. Et aucune ne peut se justifier par tel ou tel événement s’étant déroulé auparavant. Sinon, c’est la loi du talion, et la police n’est pas, justement, la loi du talion. La République non plus.

    Aujourd’hui, en matière de maintien de l’ordre, en France, les samedis, pendant le mouvement des gilets jaunes, la République est en dessous de ses valeurs. C’est ce que montrent ces vidéos.

    Propos recueillis par Céline Rastello

    #maintien_de_l'ordre


  • Migreurop | En Allemagne, des centres d’accueil …. de plus en plus fermés
    https://asile.ch/2019/01/10/migreurop-en-allemagne-des-centres-daccueil-de-plus-en-plus-fermes

    Cet article de Migreurop revient sur l’évolution récente du système d’accueil en Allemagne. Dès 2015, l’instauration de centres dits de “premier accueil”, regroupant l’administration nécessaire dans un seul lieu, a représenté une coupure des personnes qui y sont logées avec la société civile. Depuis 2018, un nouveau modèle de centres semi-fermés “Ankerzentren” a vu le […]


  • – Une attaque contre la démocratie (tiens ça me rappelle quelque chose…)
    – L’usine à trolls du Kremlin, vous dis-je !

    – Ah, ben non, c’est un lycéen vivant chez ses parents.

    Un étudiant de 20 ans avoue la cyberattaque sur les responsables politiques allemands
    https://www.linformaticien.com/actualites/id/51116/un-etudiant-de-20-ans-avoue-la-cyberattaque-sur-les-responsables-pol

    Un jeune homme de 20 ans a avoué être l’auteur de la cyberattaque de grande ampleur en Allemagne, expliquant avoir agi pour protester conte les déclarations de responsables politiques et personnalités qui l’irritaient.

    Ce piratage de grande envergure, révélé vendredi, a choqué le pays, nourrissant les spéculations selon lesquelles des services de renseignements étrangers pourraient être à la manoeuvre. La ministre de la Justice Katarina Barley avait même parlé « d’attaque contre la démocratie ». 

    Mardi, les autorités ont écarté à ce stade un lien avec l’extrême droite, envisagé au départ, ou avec une puissance étrangère, affirmant que le jeune homme avait agi seul.

    Il s’agit d’un Allemand de 20 ans, encore scolarisé et vivant chez ses parents. Il a réussi à pirater et diffuser sur des comptes twitter des données confidentielles d’un millier de responsables politiques, dont la chancelière Angela Merkel, de journalistes et de personnalités publiques.

    « Concernant son motif, il a dit avoir été agacé par des propos publics » de ses victimes, a expliqué Georg Ungefuk, porte-parole du département de lutte contre la cybercriminalité au parquet de Francfort lors d’une conférence de presse. Il n’a pas donné plus de détail.

    Même si les élus du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) sont les seuls à avoir été épargnés, « il n’y a aucun indice objectif laissant conclure à une motivation politique », a-t-il assuré.

    Toutefois, c’est un élément « qui doit être éclairci », a souligné le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, lors d’une conférence de presse séparée à Berlin.

    Le jeune homme a été interpellé dimanche à son domicile dans la région de Francfort. Mais son arrestation n’a été rendue publique que deux jours plus tard.

    Il a reconnu les faits et a affirmé avoir agi seul, puis a été remis en liberté étant donné qu’il a pleinement coopéré avec la police et en l’absence de tout danger de fuite, ont indiqué les autorités.

    Le « hacker », dont le cas relève de la justice pour mineurs, aurait acquis ses connaissances techniques par lui-même en passant « beaucoup de temps sur son PC », selon M. Ungefuk.

    Via un compte Twitter @Orbit, désormais bloqué, il avait jour après jour diffusé les données de ses victimes en décembre, à la manière d’un calendrier de l’Avent dont il fallait ouvrir porte après porte pour accéder à l’information.

    Les données dérobées se trouvaient dans des comptes sur les médias sociaux ou stockées dans le « _cloud ».


  • L’Alternative Für Deutschland (AFD) veut devenir le parti du « Dexit »
    https://www.crashdebug.fr/international/15458-l-alternative-fur-deutschland-afd-veut-devenir-le-parti-du-dexit

    Brexit, ItalExit, Dexit, si tout ces pays quittent la Zone Euro, ce sont les pays qui resteront dans l’Europe qui devrons payer la cotisations des sortants, c’est ce qu’expliquait François Asselineau dans sa conférence : François Asselineau la France face au désastre en 2017, Aussi il faut nous aussi RAPIDEMENT sortir de ce piège avant que l’échaffaudage Européen ne nous tombent sur le coin de la figure, et ainsi retrouver notre souvraineté et désavouer le Pacte de Marrakech.

    Après le Brexit, faut-il s’attendre à un Dexit, c’est à dire, un retrait de l’Allemagne de l’UE ? C’est en tout cas ce qu’envisage le parti d’extrême-droite nationaliste allemand Alternative Für Deutschland (AFD), si une réforme fondamentale n’est pas engagé pour modifier le (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Un splendide isolement. Les politiques françaises du maintien de l’ordre

    Tandis qu’en France, la #police tenue pour coupable d’#acharnement appelle à un rassemblement contre la « haine #anti-flics », en #Allemagne, en #Suède, en #Suisse, l’interaction entre police et manifestants se distingue par la #maîtrise et le #dialogue. La police française résiste aux nouveaux modèles de maintien de l’ordre, articulés autour de la notion de #désescalade. O. Fillieule et F. Jobard expliquent les raisons de ce retranchement doctrinal.

    https://laviedesidees.fr/Un-splendide-isolement.html
    #maintien_de_l'ordre #violences_policières #France
    ping @davduf


  • Les Sentiers de l’Utopie, par Isabelle Fremeaux et John Jordan (2011)

    À la fois récit de voyage et documentaire fictionnel, ce livre-film propose un périple réel et imaginaire, une exploration lancée à la découverte de formes de vie postcapitalistes.

    Sillonner les routes d’Europe pendant sept mois, à la rencontre d’une dizaine d’utopies vécues au quotidien comme une alternative au capitalisme : c’est le pari fou que se sont donné en 2007 Isabelle Fremeaux et John Jordan, deux globe-trotters activistes partagés entre anarchisme et écologisme.

    Isa est maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-University de Londres. John est un artiste activiste, cofondateur du CIRCA (Clandestine Insurgent Rebel Clown Army), un groupe de clowns activistes ayant essaimé dans toute l’Europe.
    À bord d’un camion, de Londres à Copenhague en passant par l’Espagne, la France, la Serbie et l’Allemagne, leur objectif était de « rendre visibles ces utopies proches de nous, sans avoir cette tendance à décontextualiser des expériences lointaines », et « raconter des expériences avec leurs imperfections - des collectifs et des êtres humains faillibles. »
    Lassés de leur quotidien londonien urbain et stressé, de leur consommation compulsive de l’information made in Internet, ils sont partis à l’aventure et sont revenus métamorphosés, ce livre-film en guise de témoignage.
    Un récit de voyage fascinant pour découvrir quelques unes de ces « utopies réalisées ».
    « Il n’est pas question d’atteindre l’autosuffisance pour vivre détaché du monde, mais de choisir ses propres réseaux d’interdépendance afin d’être autant que possible maître de ses choix et de sa vie. »

    https://lessentiersdelutopie.wordpress.com/trailer


  • Revue de presse « normale » du 30.12 au 05.01.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Vous êtes encore là ? », s’interroge Charlie Hebdo, 4 ans après l’attentat

    Cette police communautaire qui tente de faire taire les Musulmans français critiques

    Artificialisés, accaparés, appauvris : les sols sont assaillis de tous côtés

    Pourquoi le régime iranien reprend ses activités terroristes en Occident

    La Réunion, nouvel Eldorado des migrants de l’océan Indien

    « Boko Haram a été le révélateur de toutes les haines de voisinage »

    « En Afrique, la Russie sème des petits cailloux et attend de voir ce que ça donne »

    « La peur de l’immigration est un aveu de notre faiblesse »

    Tremblement de terre dans l’Église orthodoxe

    Pourquoi les médias égyptiens ont-ils passé sous silence le meurtre de deux coptes par un policier ?

    « La loi de 1905 est trop symbolique pour être retouchée ! »

    Allemagne : un siège de l’AfD visé à l’explosif

    Bonus

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Un piratage informatique d’ampleur secoue l’Allemagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040119/un-piratage-informatique-d-ampleur-secoue-l-allemagne

    Des hackers non identifiés ont publié sur le Web les données personnelles d’environ un millier de personnalités allemandes. Des journalistes, des artistes, des youtubeurs et des élus des principales formations politiques, à l’exception notable du parti d’extrême droite AfD, sont concernés.

    Il s’agirait de la plus grande fuite de l’histoire allemande. Les données personnelles de plusieurs centaines de membres des principaux partis politiques allemands, de journalistes et d’artistes ont été piratées et (...)

    #hacking


  • Vive émotion en Allemagne, après les révélations d’une cyberattaque massive
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/05/vive-emotion-en-allemagne-apres-les-revelations-d-une-cyberattaque-massive_5

    Des milliers de documents, appartenant principalement à des responsables politiques, mais aussi à des personnalités du monde des médias et de la culture, ont été publiés en ligne depuis le 1er décembre 2018.

    Des photocopies de papiers d’identité, des numéros de comptes bancaires, des photos, des adresses et des numéros de téléphone personnels… Des milliers de documents confidentiels, appartenant principalement à des responsables politiques, mais aussi à des personnalités du monde des médias et de la (...)

    #hacking


  • « Gilets jaunes » : Un niveau jamais atteint de violences policières | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040119/gilets-jaunes-le-gouvernement-est-determine-en-finir

    Un niveau jamais atteint de violences policières

    L’usage de la force comme le niveau, jamais atteint jusqu’alors, des violences policières sont parfaitement assumés par le pouvoir. Selon les chiffres officiels, 1 407 manifestants ont été blessés, dont 46 grièvement, de la mi-novembre à la mi-décembre. 717 policiers, gendarmes et pompiers ont aussi souffert de violences durant cette période. Des dizaines de personnes ont été gravement blessées, mutilées parfois, par des tirs de flashball (ou LBD40) et de grenades GLI-F4 contenant de l’explosif.

    Dans un rapport publié le 17 décembre, Amnesty International dénonce une telle escalade de violence et « de nombreux cas de recours excessifs à la force par des policiers ».

    « Les forces de l’ordre ont utilisé des flashball, des grenades de désencerclement et des gaz lacrymogènes contre des manifestants majoritairement pacifiques », ajoute l’ONG, qui demande des « enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces ». Amnesty avait déjà enquêté, en 2017 et en 2015, sur les nombreuses restrictions apportées au droit de manifester et sur l’augmentation de violences policières. « L’application de l’état d’urgence et un usage disproportionné de la force ont restreint ce droit fondamental de manière préoccupante dans ce pays », notait l’organisation.

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    Une autre association, l’ACAT (Association chrétienne contre la torture et la peine de mort), a rappelé qu’elle alertait depuis 2017 « les autorités françaises sur la dangerosité des armes dont elle se dote et sur le caractère contre-productif et possiblement contraire au droit international du recours à ces armes ». « Notre police est surarmée. Ces armes sont-elles vraiment adaptées au maintien de l’ordre lors de manifestations ? Sont-elles indispensables ? »

    À l’occasion des manifestations des gilets jaunes, l’association a rappelé ses recommandations et publié le catalogue des armes aujourd’hui utilisées en maintien de l’ordre (à voir ici) :

    la création d’un organe d’enquête indépendant ;
    l’interdiction des lanceurs de balles de défense ;
    la publication annuelle de chiffres relatifs à l’usage de la force par les policiers et gendarmes : sur les utilisations d’armes, les sanctions disciplinaires pour des faits de violences et le nombre de personnes blessées ou tuées dans le cadre d’opérations de police ou de gendarmerie.

    Les ONG ne sont pas seules à s’inquiéter de la violence disproportionnée des forces de l’ordre. Le Défenseur des droits, autorité indépendante présidée par Jacques Toubon, a choisi d’ouvrir plusieurs enquêtes sur des cas de violences (en particulier les interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie en décembre). L’autorité rappelle, elle aussi, qu’elle demande depuis 2017 :

    le retrait des lanceurs de balles de défense de la dotation des forces chargées du maintien de l’ordre au cours des manifestations ;
    la réalisation d’une expertise sur les armes dites de force intermédiaire, notamment la GLI-F4, visant à mieux encadrer leur usage ;
    le renforcement de la communication et du dialogue dans la gestion de l’ordre public, avant et pendant le déroulement des manifestations ;
    la conduite d’une étude sur la mise en œuvre en France de la doctrine dite de la « désescalade de la violence ».

    L’arme qui suscite les plus vives critiques est le LDB40, qui a succédé en 2015 au Flash-Ball. Interrogé par Le Parisien, son fabricant Jean-Verney Carron reconnaît que cette arme tire des balles en caoutchouc « d’un calibre de 40 mm… c’est beaucoup plus dangereux que le Flash-ball. C’est un calibre de guerre ». Sur de courtes distances, le risque existe de traumatismes graves, voire de décès dans des cas exceptionnels.

    Car le fameux maintien de l’ordre « à la française » est de plus en plus critiqué. « Il est largement perçu comme contre-productif. Bien loin d’apaiser les tensions et de maintenir l’ordre, le recours conséquent à la force publique génère une escalade de la violence. Une autre approche, basée sur le dialogue et la désescalade, se développe chez nos voisins européens », note Aline Daillère, l’une des responsables de l’ACAT (texte à lire ici).

    Dès le mois de mai 2016, deux des meilleurs spécialistes universitaires des stratégies de maintien de l’ordre, Fabien Jobard et Olivier Fillieule, notaient « le splendide isolement » de la France. « En Allemagne, en Suède, en Suisse, l’interaction entre police et manifestants se distingue par la maîtrise et le dialogue. La police française résiste aux nouveaux modèles de maintien de l’ordre, articulés autour de la notion de désescalade », écrivent-ils dans ce texte.

    Autre spécialiste de la police et du maintien de l’ordre, Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, notait récemment que dans le contexte du mouvement des gilets jaunes, « la moindre des choses semble d’essayer d’apaiser la colère plutôt que de l’exacerber ». « Le pouvoir politique, ajoute-t-il, serait bien avisé de donner à ses forces de maintien de l’ordre les mêmes consignes claires de retenue et de stratégie de désescalade que celles qu’il a manifestement données aux forces locales de police et de gendarmerie par le biais des préfectures. »

    Le journaliste David Dufresne, auteur du livre Maintien de l’ordre, tient depuis le 4 décembre une chronique méticuleuse de ces violences policières sur Twitter et sur Seenthis. Les vidéos, témoignages et situations décrites sont accablantes pour le pouvoir et le ministre de l’intérieur, qui n’a à aucun moment rappelé aux forces de sécurité les règles basiques de déontologie, d’engagement et de proportionnalité des réponses.

    Les « factieux », selon Castaner, les « insurrectionnels », selon Griveaux, mettent aujourd’hui en tête de leurs revendications le respect du droit de manifester, l’arrêt des violences et de l’impunité policière. « La répression que vous menez sans aucune retenue sur l’ensemble des lanceurs d’alerte et des citoyens de ce pays est une déclaration de guerre sans cesse renouvelée », écrivent les auteurs des « vœux » au chef de l’État. L’escalade est en route. Le gouvernement le sait et mise à nouveau sur cette stratégie du pire pour tenter d’en finir avec les gilets jaunes.

    #maintien_de_l'ordre


  • Réflexions provisoires sur les #gilets_jaunes
    https://nantes.indymedia.org/articles/44088

    Le texte suivant est issu des réflexions de camarades vivant en France, en Suisse et en Allemagne, et a pour but de présenter la situation actuelle en France à un public allemand (puis vaille que vaille, traduira qui voudra). Nous partageons ses conclusions avec seulement quelques réserves, notamment par rapport à l’utilisation de l’enquête du Monde dont nous trouvons la méthodologie peu satisfaisante, biaisant de ce fait la représentation des composantes sociales du mouvement, et surtout leur politisation (sur la présence de l’extrême droite particulièrement).

    #gilets_jaunes


  • CES Las Vegas 2019 : comment la French Tech tente de monter en gamme
    https://www.latribune.fr/technos-medias/ces-las-vegas-2019-la-french-tech-tente-de-monter-en-gamme-802601.html

    […]
    "What country is Occitanie" ? La France face au défi d’une présence plus cohérente
    Cocorico ? Pas vraiment. Ce nouveau record a plutôt tendance à embarrasser la Mission French Tech et Business France, qui fédèrent la présence française au CES et qui prévoyaient - pour ne pas dire espéraient - une petite décrue. Car la France a changé son fusil d’épaule.

    « Désormais, la stratégie est moins d’exhiber le plus de startups possible pour que le monde remarque que la France sait innover, mais de mettre en avant des futurs champions mondiaux, des belles boîtes dans des domaines d’excellence, pour attirer des talents du monde entier en France et montrer que notre écosystème tech est mature », explique Éric Morand, le directeur du département Tech et Services de Business France.

    Autrement dit, battre encore des records de présence est inutile quand on souhaite mettre l’accent sur la qualité plutôt que sur la quantité. « La course aux records au CES, c’est terminé », avait déclaré le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, au printemps dernier.

    Car, autant du côté de Bercy que de Business France ou de la Mission French Tech, l’édition 2018 avait laissé un arrière-goût amer. Certes, la France était immanquable l’an dernier à Las Vegas. Mais quel désordre ! Au lieu de présenter une délégation unique, thématiquement organisée autour des forces de la scène tech française - ce que font d’autres pays comme l’Italie ou l’Allemagne -, la France était arrivée avec des troupes en ordre dispersé. Chaque région avait envoyé sa propre délégation et menait sa propre politique d’attractivité. Mais, dans un immense salon international, cette logique s’est avérée improductive, voire absurde. « What country is Occitanie ? », a-t-on pu entendre près du stand toulousain.

    « C’était le bal des ego : chacun voulait tirer la couverture à soi. Du coup le message global de la marque France était complètement inaudible, admet Éric Morand. Il y a aussi eu une course à l’échalote pour amener la plus grande délégation possible, quitte à prendre des startups trop jeunes ou trop axées sur le marché professionnel, qui n’avaient rien à faire dans un salon grand public comme le CES », poursuit-il.

    D’après Olivier Ezratty, ces « erreurs de casting » représentent tous les ans jusqu’à 15 % de la présence française... avec une mention spéciale l’an dernier aux régions Nouvelle-Aquitaine (39 % de l’effectif total) et Occitanie (33 %).


  • " Ramon " par Dominique Fernandez
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2019/01/je-lai-apercu-pierre-drieu-la-rochelle.html

    « Je l’ai aperçu [Pierre Drieu La Rochelle] pour la dernière fois, à Saint-Germain-des-Prés, quelques jours avant l’hallali : l’enterrement de Ramon Fernandez m’avait fait sortir du quartier où je me cachais. Nous n’avons échangé aucune parole. A-t-il compris ce que signifiait ma présence à une pareille heure, auprès de ce cercueil où la miséricordieuse mort avait étendu notre pauvre Ramon ? »

    François Mauriac, La Table ronde, juin 1949.

    5 août 1944. Samedi. Rue Saint-Benoît. Le cortège funèbre part de la porte du 5 encadrée d’un drap noir, remonte la rue, tourne à gauche par la rue de l’Abbaye, traverse la place Saint-Germain-des-Prés. En tête du cortège, le chef de famille, qui mène le deuil et marche seul en avant, est un garçon qui aura quinze ans dans trois semaines.

    Il est en culottes courtes, car on a dit à sa mère que les Allemands aux abois raflent les adolescents à peine sortis de l’enfance. Sur sa veste grise, on a cousu un brassard noir. Il garde les yeux baissés. Chagrin ? Peur ne pas se montrer à la hauteur de la situation, devant ces centaines de regards qui l’épient ? Ou confusion extrême des sentiments dans son cœur ?

    Celui qu’on sort maintenant du fourgon pour le transporter dans l’église a été un collabo, des plus notoires.

    (...)

    Son gaullisme s’étoffe d’une admiration passionnée pour la Russie et le courage des Russes. La carte de Russie, sur son mur, est beaucoup plus grande que celle de France. Il déteste les Allemands, le bruit des bottes sur la chaussée de la rue de Rivoli, les pancartes en allemand plantées aux carrefours. Déjà mélomane, il vomit le triomphalisme pangermanique de Wagner. Mais peut-il détester, peut-il vomir celui qu’on vient de déposer devant l’autel, dans le cercueil recouvert d’un drap noir ?

    Cet homme, c’est Ramon Fernandez, et ce garçon, c’est moi.

    Le RF brodé sur le drap du catafalque semble à l’orphelin une parodiecruelle de cette République française que le mort a trahie en se faisant le complice du Reich allemand de Hitler et de l’Etat français du maréchal Pétain. Je suis né de ce traître, se dit-il, je porte son nom, il m’a légué son nom, son œuvre, sa honte, je suis son héritier.

    (...)

    C’est au début de 1943 que Marguerite Duras, ayant opté définitivement pour son camp, s’en ouvrit franchement à mon père, avec une candeur qui prouve quelle confiance elle avait en lui. « Ramon descendait l’escalier. Je l’ai abordé. Je lui ai dit : “Ramon, nous venons d’entrer dans la Résistance. Il ne faut plus nous saluer dans la rue. Ne plus se voir. Ne plus téléphoner.” » Et de conclure, par cette phrase qui vaudrait absolution s’il pouvait y en avoir une : « Il a été un roi, dans le secret et dans la discrétion »

    (...)

    Il fit aussi un éloge funèbre d’Henri Bergson qui entraîna sa rupture avec Céline. De plus, il n’écrivit pas contre les Juifs pendant la guerre et avait à cœur, selon son fils, de monter dans le wagon de queue du métro, alors imposé aux Juifs.

    (...)

    « Combien de fois, en Allemagne, en 1932, un communiste et un nazi, discutant dans la rue, ont été frappés de vertige mental en constatant qu’ils étaient d’accord sur tous les points ! ». Simone Weil