country:arabie saoudite

  • La coalition menée par Washington annonce le début de « son processus de retrait » de #Syrie
    https://www.france24.com/fr/20190111-syrie-etats-unis-coalition-internationale-retrait-americain-syrie

    Cette coalition qui réunit une soixantaine de pays a été formée autour des États-Unis et de la France à l’été 2014. Elle compte notamment l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège ou l’Espagne. Aux côtés des nations occidentales, figurent l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Maroc, la Jordanie, Bahreïn, le Qatar ou encore la Turquie.


  • La fabrique de l’islamisme (1) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/01/10/la-fabrique-de-lislamisme-1

    La fabrique de l’islamisme est un volumineux rapport (600 pages !!) produit en septembre 2018 par l’Institut Montaigne (un think tank – pour les snobs – une institution de réflexion pour les autres) avec tout de même un budget de 4,5 millions d’euros, en totalité d’origine privée, nous rassure-t-on. Ouf !Ce rapport a été élaboré sous la direction de Hakim El Karoui, agrégé de géographie, consultant auprès des plus grands de ce monde. Un parcours qui ressemble parfois à celui d’Emmanuel Macron, sans doute le fait du hasard. Hakim El Karoui a créé son propre cabinet de conseil stratégique Volentia et il a été à l’origine de structures comme le club 21e siècle ou Young Mediterranean Leaders.

    En quoi consiste ce travail ? La fabrique de l’islamisme est une compilation de documents et d’autres sources d’informations, comparable aux travaux préliminaires auxquels tout chercheur doit consacrer du temps. L’unique intérêt de ce travail est de vous mettre entre les mains, 14 siècles d’histoire de l’islam et de l’islamisme. Cependant, en fin de lecture, je ne suis pas certain que vous puissiez faire la distinction entre l’un et l’autre. L’auteur lui-même navigue à travers la mouvance islamiste, sans pouvoir distinguer la lumière de l’obscurantisme. Et pourtant, il nous indique que 72 % des musulmans de France, sont en parfait accord avec les valeurs de la République et donc 28 % qui ne le sont pas. Cependant ces chiffres ne suffisent pas à rassurer. Le doute subsiste autant que les amalgames.

    Mais qui est Hakim El Karoui ?Hakim El Karoui, n’est sans doute pas connu du grand public. Les seules informations rapportées brièvement par certains médias le présente comme un islamiste alors que son parcours objectif, est comparable à celui des grands commis de l’Etat. Soyons sérieux, ce n’est parce qu’il écrit sur l’islam et l’islamisme qu’il en devient un leader. D’autres ont écrit sur la drogue, sur les violences et autres sujets aussi sensibles, on ne les a pas taxés, pour autant, de dealers, de violeurs ou de terroristes. Curieusement, nous n’avions pas entendu le moindre soutien à Hakim El Karoui. Ses collègues et amis comme les autres, les musulmans comme les autres n’ont sans doute pas entendu les critiques acerbes déversées sur l’homme qui aurait toute la sympathie des travées du pouvoir. Il faut dire que ce sentiment ambigu que certains ont pour l’auteur résulte de l’ambigüité du rapport lui-même : la fabrique de l’islamisme ne démontre rien.

    Pourquoi ce travail ?Hakim El Karoui l’affirme sans détour aucun (p.12) les causes du succès de l’islamisme et du salafisme, une de ses composantes, en France, ne font pas l’objet de son travail. Il exclut également la recherche des « responsabilités des uns et des autres ». Ces aspects seront traités dans un prochain ouvrage, nous promet-il. Ce choix limite considérablement l’intérêt de ce volumineux travail.Hakim El Karoui reprend à son compte tout ce qui a été dit ou écrit sur le sujet : « l’islamisme serait la résultante d’une misère socioéconomique et l’abandon des banlieues par l’Etat ». C’est la thèse de FarhadKhosrokhavar, sociologue d’origine iranienne. Il suffit d’aller faire un tour du côté des grandes cités populaires pour le constater. Les plus hauts responsables du pays ont confirmé ces observations. Pour Olivier Roy, l’islamisme est lié à la volonté de radicalité des individus, ainsi la disparition de Daech n’entraîne pas celle des islamistes. Enfin pour Gilles Kappel, c’est l’islam lui-même qui se radicalise sous l’action des mouvements extrémistes. L’islamisme serait une sorte de « guerre civile » au sein de l’islam. Il serait aussi une réaction des musulmans face aux intrusions de l’occident (dans les pays musulmans : Irak, Syrie…). En somme, il faudrait un « petit chouia » de chaque ingrédient pour obtenir un plat indigeste.

    Les insuffisances méthodologiques ?Ce rapport présente des insuffisances manifestes. Il expose et tente même d’inculquer l’idée que l’islamisme en France a pour origine ce qui s’est produit au moyen orient, notamment avec la chute de l’empire ottoman. Naturellement le lien existe mais il n’est pas décisif. Les liens seraient à rechercher, juste en face, au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

    De troublantes similitudes ? Depuis 30 ou 40 ans la situation des grandes banlieues françaises ne cessent de se dégrader : le système éducatif a lamentablement échoué et la justice avec les forces de l’ordre, sont très souvent décriées. 160 000 jeunes quittaient annuellement le système éducatif en situation d’échec, la masse qu’ils constituent aujourd’hui est d’au moins 3 millions d’individus. Avec le gouvernement précédent, Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, annonçait, sans apporter la preuve, qu’ils n’étaient plus que 90 000. C’est encore, trop de personnes livrées à toutes les tentations y compris celle de l’islamisme.Manuel Valls, premier ministre qualifiait certaines banlieues de ghettos, beaucoup en avaient frémi et personne ne l’avait contredit, tant sa vision décrivait des situations fréquemment observées. Plus récemment encore, Gérard Collomb, l’avant-dernier ministre de l’intérieur, livrait un diagnostic encore plus sombre. Il faut lire et écouter le général d’armée Pierre de Villiers, pour comprendre la nécessité d’avoir de la hauteur sur une situation délicate mais aussi explosive (2). La situation dans ces ghettos est comparable à celle du Maghreb et plus particulièrement de l’Algérie qui, la première, a atrocement souffert de l’engagement islamiste. J’entends déjà les cris d’orfraie de ceux qui n’ont jamais pris la mesure du phénomène et qui ne sauront jamais proposer une solution adéquate.Comparons les deux situations : de part et d’autre de la Méditerranée nous retrouvons les mêmes ingrédients : dégradation continue du système éducatif, errance du système judiciaire (Il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux), misère socioéconomique et surtout une gestion catastrophique des nouvelles situations ayant en apparence une incidence mineure (Clientélisme électoral, attribution de subvention injustifiées, achat de la fausse paix sociale et disons le brutalement la multiplication des actes de corruption…) Il y a juste lieu de distinguer une nuance : d’un côté c’est un pays tout entier qui se trouve gangrené et de ce côté-ci c’est une multitude de territoires géographiquement éloignés les uns des autres mais en tous points ressemblants grâce aux interconnexions.La fabrique de l’islamisme aurait dû s’atteler à ce chantier. Elle le fera sans doute à l’occasion d’une prochaine contribution.Dans leur volumineux rapport, Hakim El Karoui et son équipe, ont négligé le Maghreb et l’Afrique subsaharienne au bénéfice du Moyen orient et de ses acteurs les plus actifs sur la question : le Qatar et l’Arabie Saoudite qui contrairement à ce que suggère ce document, n’ont pas une base populaire en France. Alors, naturellement, ils tentent d’en construire une par le biais du financement d’une foule d’actions toutes drapées d’un caractère social, évident ou pas. Il seraitpeut-être plus juste de dire que ces pays essaient plutôt d’acheter une base populaire qui sera leur relais en vue d’étendre leur vision de l’islam.
    Le rapport se termine par des rappels fort utiles avec un glossaire parfois approximatif : Oulamas – En principe sans s, mais les mauvaises habitudes ont pris le dessus – (Tiré de l’association des Oulamas, en Algérie) : veut bien dire savants mais au pluriel. Un savant se dit Alim ou Alem. Talibans : veut bien dire étudiants, tiré de l’arabe talib ou taleb et que la langue pachtoun a adopté avec une prononciation qui lui est propre. L’origine arabe du mot permet de faire immédiatement le lien avec El Qaïda…Des approximations de cette nature sont multiples et nous ne nous risquons pas à en faire un chapelet. Mais plus étonnant encore de la part de cet intellectuel, c’est le fait qu’il classe les soutiens à Tariq Ramadan et à Mennel Ibtissem (La lauréate de The Voice) dans la catégorie : islam politique. C’est ahurissant de la part d’une équipe qui prétend démonter les mécanismes de l’islamisme. Ces deux personnalités, l’islamologue et la chanteuse, ont sans doute des soutiens appartenant à l’islam politique mais pas que, mais et surtout, elles ont des soutiens qui n’ont rien à voir avec l’islam politique ou pas. C’est au nom d’une valeur républicaine : l’égalité de traitement que Tariq Ramadan est soutenu. Pourquoi est-il en prison alors que d’autres sur lesquels sont portées les mêmes accusations, sont en liberté. C’est injuste et c’est cette injustice qui renforce l’action des islamistes. La fabrique de l’islamisme a bien des grains de sables dans le mécanisme de son engrenage qui illustre ce rapport. M. Tariq Ramadan est, à présent, libre en attendant un éventuel procès et depuis, ses « soutiens issus de l’islam politique » sont de moins en moins nombreux et cela ne signifie nullement que l’islamisme a régressé…

    Conclusion :La fabrique de l’islamisme est sans doute utile pour muscler sa connaissance de l’islam et de l’islamisme mais elle n’est d’aucune utilité pour élaborer un plan d’actions. Les élus comme toutes les personnes en responsabilité se retrouveraient devant des questions sans réponses. Où est l’islam ? Où est l’islamisme ? Les amalgames ne feront qu’accentuer les incompréhensions.Au fronton de ce rapport on peut lire une citation attribuée à Michel Montaigne : « Il n’est désir plus naturel que le désir de connaissance ». Nous avions immédiatement pensé à une ouverture en direction, notamment des exclus du système éducatif qui ont, pour la majorité, une très grande soif d’apprendre. Il n’en est rien. C’est probablement le vœu de l’institut Montaigne d’inciter ceux qui en sont capables d’accéder à plus de connaissances.La République a besoin de reconquérir rapidement les territoires perdus, et ce sont des responsables de premier rang qui l’affirment. Naturellement, la rénovation urbaine est à poursuivre avec une réelle mixité sociale. Les établissements d’excellence dans les quartiers difficiles doivent être développés car ils ont une double vocation : favoriser la rencontre des populations tout en réalisant une insertion sociale active et une insertion professionnelle durable.Pour la reconquête de ces territoires, certains élus n’ont pas hésité à proposer l’intervention de l’armée et le renforcement des services de police et du renseignement, en somme à déclarer l’état de siège. C’est l’option répression qui ne peut être envisagée qu’en dernier recours. Dieu merci, nous n’en sommes pas là !Plus récemment encore dans le cadre du « plan banlieue » Jean-Louis Borloo a proposé, outre les premières actions indispensables à la rénovation urbaine, la mise en place de plateformes numériques, une solution totalement inadaptée. Non seulement ces plateformes ne trouveraient pas de clients locaux mais aussi risquent de démotiver pour longtemps des personnes en recherche de réelles solutions.

    La mesure de dédoublement du Cp et bientôt du Ce1 prise par l’actuel ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, est particulièrement pertinente. C’est une décision attendue depuis des décennies et qui aura pour effet de réduire considérablement les sorties prématurées du système éducatif. Cette réforme en profondeur réduira les déterminismes liés à l’échec scolaire. C’est aussi une contribution à la reconquête des territoires perdus. Malheureusement, ce ne sera pas suffisant. Il faudra résorber la masse de 3 millions de personnes qui essaient de vivre comme elles peuvent. L’état dispose d’un outil particulièrement performant mais hélas sous utilisé et disponible seulement là il y a déjà un grand nombre d’écoles, d’instituts et de centre de formation et de perfectionnement. Ce dispositif s’appelle le Daeu ou diplôme d’accès aux études universitaires… Nous l’avions expérimenté sur des territoires ruraux et les résultats sont tout simplement prodigieux. La généralisation aux zones urbaines s’impose comme une évidence. Au cours de cette préparation, l’usage d’outils numériques pourrait préfigurer les plateformes chères à M. Jean-Louis Borloo. Le Daeu c’est l’acquisition d’une relative maîtrise de la langue et la culture françaises, une base à partir de laquelle tout devient possible … (3)

    La reconquête des territoires perdus et la consolidation des autres se fera par l’éducation ou ne se fera pas. C’est cela la raison que suggère Hakim El Karoui. Naturellement, les autres mesures comme l’amélioration de l’habitat et des conditions de vie et la lutte contre les discriminations ouvriraient les perspectives nouvelles et sincères au vivre ensemble, dans le respect et la fraternité.

    1 – Note de lecture critique du rapport produit par l’Institut Montaigne : la fabrique de l’islamisme (Septembre 2018) Par Hacène Rabah Bouguerra,Psychologue du travail, spécialiste des questions d’éducation et d’orientation.

    2 – Qu’est-ce qu’un chef ? Général d’armée Pierre de Villiers, éditions Fayard, 14 novembre 2018.

    3 – Le Diplôme d’accès aux études universitaires (Daeu) : un ascenseur social ? Editions du bord du Lot, mai 213.

    Publié par Hacène – Rabah Bouguerra 

    https://danslenferdelarepublique.blogspot.com/2018/12/la-fabrique-d


  • LE DOCUMENTAIRE INTERDIT SUR LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN AUX ÉTATS-UNIS
    https://la-bas.org/5379

    La chaine Al Jazeera, propriété du Qatar, avait programmé le reportage d’un journaliste infiltré sur le très puissant lobby pro-israélien aux États-Unis. Mais finalement, ce documentaire n’a pas été diffusé suite à un « arrangement » entre le Qatar et le lobby pro-israélien qui a accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Mais le site ORIENT XXI a pris la décision de diffuser ce reportage en libre accès. Alain GRESH, directeur d’Orient XXI, vient nous présenter ce documentaire en quatre parties.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Israël #USA #Politique



  • L’Opep et ses alliés créent la surprise | El Watan
    https://www.elwatan.com/edition/economie/lopep-et-ses-allies-creent-la-surprise-08-12-2018

    L’accord final obtenu par l’Opep et ses alliés constitue une véritable surprise, selon l’agence Bloomberg, au vu des difficultés qui sont apparues dès le début des négociations, laissant entrevoir un échec des discussions marathoniennes sur la réduction des quotas.

    L’OPEP a finalement réussi à sortir de l’impasse en s’accordant sur une réduction plus importante que prévu, après deux jours de négociations difficiles à Vienne, en Autriche. Les pays membres de l’Opep ont réussi ainsi à s’entendre de concert avec leurs partenaires non Opep, sur une réduction de 1,2 million de barils par jour, l’OPEP assumant 800 000 barils alors que les pays non Opep ayant accepté de retirer 400 000 barils par jour, dont environ 230 000 barils/j pour la Russie.

    L’Iran est sorti pour sa part vainqueur – à l’issue de négociations plutôt litigieuses avec l’Arabie Saoudite – puisqu’il continuera à être exempté de réduire sa production du fait, a-t-il argué, des sanctions américaines qui s’appliquent à ses exportations. L’accord final obtenu par l’Opep, et ses alliés constitue une véritable surprise, selon l’agence Bloomberg, au vu des difficultés qui sont apparues dès le début des négociations, laissant entrevoir un échec des discussions marathoniennes sur la réduction des quotas.

    Et c’est Bloomberg qui l’écrit ! On attend la réaction des USA vis-à-vis des Saoudiens notamment.

    #opep #arabie_saoudite


  • Macron-MBS : les yeux dans les yeux - Le Point

    VIDÉO. En marge du G20, le président français a interpellé le prince héritier d’Arabie saoudite pour lui envoyer, selon l’Élysée, un message de fermeté. Par Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/macron-mbs-les-yeux-dans-les-yeux-30-11-2018-2275658_24.php

    C’était sans aucun doute l’invité le plus attendu du sommet du G20 à Buenos Aires. Pour son premier face-à-face avec des dirigeants occidentaux depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), soupçonné par la CIA d’avoir commandité le meurtre, se savait attendu au tournant par les chefs d’État et de gouvernement des vingt premières puissances mondiales.

    « J’aurai l’occasion indubitablement de l’évoquer [cette affaire, NDLR] avec le prince héritier en marge du sommet », avait d’ailleurs prévenu dès jeudi en Argentine Emmanuel Macron, alors que la France a déjà décidé de sanctionner 18 personnes en lien avec l’affaire, mais pas le prince héritier. « Je souhaite que les investigations apportent une clarté complète à la famille, aux proches et à la communauté internationale, et qu’il puisse y avoir une association de la communauté internationale », avait ajouté le président de la République. Pour l’heure, la justice saoudienne a inculpé 11 personnes – sur un total de 21 suspects – et requis la peine de mort contre 5 d’entre elles. Mais elle a totalement mis hors de cause le prince héritier. En outre, Riyad a fait savoir à la Turquie qu’il ne souhaitait pas qu’une enquête internationale soit ouverte sur cette affaire.

    Macron : « Je suis inquiet »
    Indéniablement, Emmanuel Macron a joint le geste à la parole. Dans une vidéo d’une minute, mise en ligne sur Twitter ce vendredi par le journal saoudien en langue anglaise Saudi Gazette (et supprimée depuis, NDLR), on aperçoit les deux dirigeants dialoguer jeudi en face à face dans l’espace d’accueil réservé aux chefs d’État. Visage fermé, le président français glisse quelques mots à l’oreille du prince héritier saoudien, visiblement sur la défensive. « Ne soyez pas inquiet », assure ce dernier, dont le sourire appuyé trahit un certain embarras. « Je suis inquiet », lui répond le chef de l’État français, alors que MBS lui tapote le bras gauche pour tenter de le tranquilliser.


  • Rappel : ce que raconte Trump sur l’affaire Khashoggi, c’est très basiquement la position que Netanyahou lui a dit d’adopter. Par exemple au début du mois’ tout cela était déjà exprimé clairement : Affaire Khashoggi : Netanyahou demande aux USA de maintenir les liens avec ben Salmane (média US)
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/187669-181101-le-prince-saoudien-aurait-decrit-kashoggi-comme-un-dangereux-i

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a demandé à des responsables américains de maintenir les liens avec le prince héritier d’Arabie saoudite malgré le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, a rapporté jeudi le Washington Post.


  • Trump : Israël aurait de gros problèmes sans l’Arabie Saoudite | The Times of Israël - 23 novembre 2018
    https://fr.timesofisrael.com/trump-israel-aurait-de-gros-problemes-sans-larabie-saoudite

    (...) « Si vous prenez le cas d’Israël, Israël aurait de gros problèmes sans l’Arabie saoudite », a dit M. Trump. « Alors, qu’est-ce que ça veut dire, Israël va partir ? Vous voulez qu’Israël parte ? Nous avons un allié très important : l’Arabie Saoudite ».

    « Le fait est que l’Arabie saoudite est extrêmement utile au Moyen Orient, si nous n’avions pas l’Arabie saoudite, nous n’aurions pas une grande base, nous n’aurions probablement aucune raison… » a dit Trump, sans finir sa phrase. (...)


  • De la difficulté d’être “la pute de l’Arabie...”
    http://www.dedefensa.org/article/de-la-difficulte-detre-la-pute-de-larabie

    De la difficulté d’être “la pute de l’Arabie...”

    Effectivement si l’on veut traduire le tweetd’hier à l’adresse du président, de la part de la députée d’Hawaii à la Chambre des Représentants du Congrès, notre chère et fameuse Tulsi Gabbard, on est bien obligé de parler à propos de ce président de “pute de l’Arabie Saoudite” : « Hey @realdonaldtrump : being Saudi Arabia’s bitch is not “America First.” »

    RT-USA en faisait même un de ses gros titres dans la matinée, ce matin, rapportant que ce tweet de Gabbard avait suscité bien des réactions à Washington. Il y a bien entendu l’habituelle cohorte des zombies-Système qui en sont restées à la narrativefaçon Fabius-2012 sur Assad et al-Nosra (qui fait “du bon boulot”), et qui reprochent à Gabbard, qui a visité la Syrie et en a rapporté quelques vérités-de-situation assez mal (...)


  • La menace Black Bloc plane sur les cérémonies du #11_Novembre - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-menace-black-bloc-plane-sur-les-ceremonies-du-11-novembre-09-11-2018-7

    Pour ce week-end, près de #10000_policiers ont été mobilisés sur l’ensemble du dispositif, samedi et dimanche, à la fois pour le Forum de la paix qui se tiendra à la Villette, ainsi que pour les commémorations proprement dites. Le concert donné par l’orchestre de Radio France à la Philharmonie de Paris samedi soir devant 1 600 invités et à la même heure le dîner des chefs d’État au musée d’Orsay sont également des événements sensibles et évoqués dans la note des services de renseignement parisiens.

    Une menace dans la menace. Alors que 72 chefs d’État et 98 délégations étrangères sont attendus dimanche pour les commémorations du 11 Novembre, un rassemblement contre la venue de Donald Trump a été autorisé le même jour place de la République à Paris, à 14 heures, où sont attendues « plusieurs milliers de personnes », selon la préfecture de police (PP), qui dit se préparer à « un risque de débordements dû à la création attendue d’#un_Black_Bloc
    #lol

    • Trump, Poutine : fauteurs de guerre, oui, mais à la rigueur, ils représentent des Etats ayant participé à la Première guerre mondiale. Mais Netanyahu ? Non seulement israel n’existait pas, mais c’est le mandat britannique sur la #Palestine qui est né du dépeçage de l’Empire ottoman après la guerre...

      Trump, Poutine, Netanyahu, Erdogan… fauteurs de guerre - Macron complice
      Solidaires, le
      https://solidaires.org/Trump-Poutine-Netanyahu-Erdogan-fauteurs-de-guerre-Macron-complice-13743

      Macron a choisi de commémorer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale avec les plus grands fauteurs de guerre d’aujourd’hui. Pourtant, le recul de cent ans d’histoire, le travail des historien-nes et des militant-es sur la boucherie qui a fait 18,6 millions de morts et des millions de blessé-es, dévasté des pays entiers, et sur les raisons pour lesquelles les grandes puissances ont décidé de se lancer dans l’aventure devraient nous permettre d’en tirer les leçons. Le contexte mondial actuel de guerre économique généralisée, de militarisation accrue, de replis nationalistes… renforce d’autant l’importance de ce travail de mémoire et réflexion. Ce n’est pas ce que Macron a choisi.

      Donald Trump continue une guerre engagée par les Etats-Unis en Irak en 1990, puis en Afghanistan et qui contribue depuis près de 30 ans à déstabiliser toute la région, mettant les populations civiles dans l’insécurité la plus totale. Il soutient l’Arabie Saoudite qui mène une guerre au Yémen dont les principales victimes sont les populations civiles confrontées à la famine et aux problèmes de santé. Il mobilise l’armée à la frontière mexicaine contre les migrant-es qu’il qualifie de "criminel-les".

      Vladimir Poutine, après avoir fait sa guerre « intérieure » en Tchétchénie et placé à sa tête Ramzan Kadyrov, un dictateur criminel parmi les plus brutaux, est directement impliqué au côté du tyran Bachar El Assad dans la guerre en Syrie, qui a fait des centaines de milliers de victimes civiles. Après avoir annexé la Crimée par la force en 2014, il continue à mener des actions de guerre en Ukraine.

      Benjamin Netanyahu continue sa guerre contre des Palestinien-nes désarmé-es en particulier à Gaza, sa politique de colonisation des territoires palestiniens et nie leurs droits y compris pour ceux et celles qui ont la nationalité israélienne.

      Recep Tayyip Erdogan mène une guerre intérieure et en Syrie contre les populations kurdes, tout en réprimant sauvagement sa population tout entière.

      Nous n’oublions pas non plus que la France accroit son budget militaire au détriment des besoins sociaux, mène des opérations militaires dans plusieurs pays et vend des armes elle aussi aux dictateurs d’Arabie Saoudite, au Maréchal Al Sissi en Egypte qui les utilise contre son peuple…

      Alors que viennent-ils faire ici ? Ils sont là pour signifier qu’avec eux il y aura toujours une guerre en cours, qu’ils vont continuer leurs politiques dominatrices et coloniales, leurs ventes d’armes pour le plus grand profit des lobbys militaro-industriels.

      Alors nous manifesterons*, nous serons là pour leur dire : nous ne voulons ni guerre, ni état de guerre. C’est le moins que l’on puisse faire en souvenir des millions de morts de 14-18 et pour tous ceux et celles qui veulent, ici ou ailleurs, vivre libres et en paix aujourd’hui.

      * Une manifestation est prévue à Paris à partir de 14h00 au départ de la Place de la République



  • DOCU AUTOCENSURÉ D’AL-JAZEERA SUR LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN : CE QU’IL RÉVÈLE VRAIMENT

    Arrêt sur images

    Le Qatar a fait taire sa télé emblématique pour éviter une catastrophe diplomatique. Arrêt sur Images a visionné deux épisodes de "The Lobby - USA", le documentaire interdit. On vous raconte.
    Une enquête filmée en caméra cachée, qui met au jour le poids et les pratiques des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis… C’est l’angle d’attaque de "The Lobby – USA", documentaire en quatre volets produit par la chaîne qatarie Al-Jazeera, qui promettait des révélations en cascade sur la stratégie d’influence du gouvernement Nethanyaou outre-Atlantique.

    Sauf que voilà, au début de l’année, après des mois d’expectative, le bras armé télévisé du Qatar a finalement décidé de remiser son film au placard. La raison ? En plein conflit larvé avec l’Arabie Saoudite, le petit émirat aurait préféré la jouer tactique. Soucieux de ne pas s’aliéner les puissants groupes de pressions israéliens, le Qatar a préféré geler la diffusion du reportage. Selon le site spécialisé sur le monde arabe, Orient XXI, Doha aurait accepté de déprogrammer le film "suite à un accord entre le gouvernement du Qatar et une partie du lobby pro-israélien qui a, en échange, accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre l’Arabie saoudite et le petit Emirat." Quelle histoire !

    "The Lobby - USA", une enquête sacrifiée sur l’autel des intérêts géostratégiques du Qatar… clap de fin pour un documentaire mort-né ? Non, car dès septembre, le Monde Diplomatique, sous la plume d’Alain Gresh, également directeur de publication du site Orient XXI, s’est procuré le film interdit, et en a divulgué les grandes lignes.

    Et voici que ce 2 novembre, Orient XXI, en partenariat avec le site pro-palestinien The Electronic Intifada (Etats-Unis) et le journal libanais Al-Akhbar ont rendu le documentaire public. Les deux premiers épisodes (sur quatre) ont pour l’instant été sous-titrés en français et mis en ligne par Orient XXI qui estime qu’"il y va du droit à l’information." Alors à quoi ressemble "The Lobby - USA" ? Que révèlent les premiers volets de l’enquête maintenue sous cloche par le Qatar ?

    INFILTRÉ

    "The Lobby - USA" se présente comme la suite d’un précédent documentaire de la chaîne déjà consacré aux lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni. Diffusé début 2017, ce premier opus avait, comme nous vous le racontions à l’époque, déclenché un début de crise diplomatique entre Israël et la Grande-Bretagne. En cause : une séquence en caméra cachée dans laquelle un diplomate israélien conspirait avec un haut fonctionnaire pour faire « tomber » un ministre britannique aux positions jugées trop pro-palestiniennes. Cette fois, avec "The Lobby - USA", Al Jazeera reprend les mêmes ficelles pour mettre au jour le poids des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis.

    Pour les besoins de l’enquête, la chaîne a réussi à intégrer l’un de ses reporters dans les rangs des organisations pro-Israël aux Etat-Unis. James Anthony Leinfeld, dit "Tony", a infiltré durant cinq mois The Israël Projet (TIP) ou encore l’American Israël Public Affairs Comittee (AIPAC, le plus puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis). De cocktails en congrès, de conventions en stages de formation pour militants pro-israéliens, Tony a recueilli en caméra cachée les confidences de plusieurs membres et cadres de ces organisations qui poussent les intérêts israéliens sur le sol américain. "C’est une campagne psychologique impliquant espionnage et calomnies", commente la voix off dans les premières minutes du documentaire.
    undefined
    LE TEASER DU DOCUMENTAIRE

    "The Lobby – USA" - version sous-titrée - Orient XXI

    LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN FINANCERAIT LE COMBAT ANTI-BDS AUX USA

    L’enquête d’Al-Jazeera montre l’obsession du pouvoir israélien pour le mouvement pro-palestinien BDS et ses partisans aux Etats-Unis. Lancée en 2005 par des ONG palestiniennes, la campagne BDS (pour Boycott, désinvestissement et sanctions) a gagné les facs américaines en appelant au boycott et à diverses pressions économiques à l’encontre d’Israël aussi longtemps que l’occupation des territoires palestiniens se poursuivra. Sous couverture, le reporter d’Al-Jazeera assiste à la conférence annuelle de l’Israeli American Council (IAC), dont le rôle est de mettre en relation les Juifs américains avec Israël. En caméra cachée, il a filmé l’événement : "Cette année, combattre BDS était le sujet central", explique la voix off.

    "The Lobby – USA"

    Mais comment remporter cette guerre d’influence contre un mouvement non violent ? "En utilisant notamment des outils cyber et Internet", expose lors de cet événement Sagi Balasha, membre de l’IAC, qui explique comment son organisation a mis en place "une unité civile de renseignement qui collecte, analyse, et agit contre les militants du mouvements BDS" aux Etats-Unis. L’enquête d’Al-Jazeera suggère que ce travail de surveillance des militants du BDS se fait avec le concours et le soutien opérationnel du gouvernement israélien. Filmée par Al Jazeera lors de ce congrès de lobbyiste, la ministre israélienne des affaires stratégiques invitée ce jour-là explique à la tribune de l’IAC que son ministère est partenaire de cette opération de renseignement. Elle explique : "Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents." Une ministre d’un gouvernement étranger explique coordonner une campagne de surveillance sur le sol américain pour "cartographier" et "collecter du renseignement" sur les partisans du BDS. Une révélation d’importance.

    JULIA, L’ÉTUDIANTE-ESPIONNE QUI VEUT "CONTRÔLER LE RÉCIT"

    Sous couverture, Tony, le reporter d’Al-Jazeera, réussit à approcher une jeune Américaine qui lui en dit plus sur la façon dont le gouvernement israélien travaille avec ses relais diplomatiques aux Etats-Unis.
    undefined
    "IL S’AGIT PRINCIPALEMENT DE COLLECTE DE RENSEIGNEMENTS"

    Il s’agit de Julia Reifkind, alors employée à l’ambassade d’Israël à Washington, et membre de l’organisation pro-israélienne AIPAC. Filmée en caméra cachée dans un café de Washington, elle explique : "Personne ne sait ce qu’on fait. C’est essentiellement beaucoup de recherches, en surveillant les activités de BDS. Il s’agit principalement de collecte de renseignements que nous transmettons à Israël. C’est une grosse partie de mon travail. Renvoyer cela au ministère des affaires étrangères, et au ministère des affaires stratégiques."

    Al Jazeera nous explique qu’elle a dirigé un groupe pro-israélien affilié à l’AIPAC pendant qu’elle était à l’université de Davis, en Californie. Le documentaire ne dit pas si la jeune femme était déjà alors en poste à l’ambassade et si elle avait une double casquette d’agent diplomatique et de responsable étudiant. En revanche, le reportage s’attarde sur les facs américaines, et particulièrement sur celle de Davis en Californie, où des groupes de pression pro-israéliens tentent de discréditer le mouvement BDS et ses leaders étudiants.

    Face caméra, Julia Reifkind raconte comment, membre actif de l’AIPAC et leader étudiante pro-israélienne, elle a orchestré une campagne de dénigrement du BDS . Durant un débat, les étudiants pro-israéliens sont partis en signe de protestation, et ont mis en ligne des vidéos pour rendre publique leur protestation.
    reifkindvote

    Le tout orchestré par l’AIPAC et Reifkind. "Notre volonté était de contrôler le récit", explique la jeune femme. Un activisme qui se double d’une stratégie de communication bien rôdée sur les réseaux sociaux. Reifkind raconte comment son groupe de pression a publié le jour-même des dizaines de tribunes, et inondé la presse de communiqués dénonçant le BDS, comme un "mouvement enraciné dans le mensonge et la haine". Elle raconte : "Quand les gens ouvraient leur Facebook, il ne voyaient pas les étudiants célébrant leur victoire mais il partageaient notre point de vue."

    L’AVOCAT QUI RACONTE LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES AMÉRICAINES

    DE L’ART DE BIEN ORIENTER UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE

    Nouveau témoin filmé et enregistré à son insu, un "important avocat pro-israélien", David Ochs, compte inviter l’infiltré à une collecte de fonds. Dans un entretien téléphonique, il lui détaille le principe de ces collectes, pour lesquelles les donateurs pro-israéliens se réunissent au sein du "plus grand groupe de politique ad hoc, certainement le plus riche de Washington" D’après lui, le groupe soutient entre autre "Mark Lirk, sénateur de l’Illinois, Ted Deutch, de Floride, Barbara Comstock, députée de Virginie, Richard Burr de Caroline du Nord Kelly Ayotte [...] du comité des armements."
    David Ochs

    "TONY" A OBTENU LES CONFIDENCES DE DAVID OCHS

    Au téléphone, Ochs explique le déroulement des rencontres à Tony, sans que ce soit toujours très clair. Sauf ceci : "La seule manière de mettre la pression sur [les membres du congrès], c’est avec de l’argent". Pour cibler les candidats qu’ils feront bénéficier de leurs largesses, les membres du groupe de donateurs, qui semble piloté par l’AIPAC, “choisissent les candidats qui sont dans une course serrée”. On comprend qu’ils seront d’autant plus sensibles au “coup de pouce” de lobbys, et donc plus sensible à leur cause. Les donateurs viennent nombreux. Un militant anti-lobbys explique pourquoi à Al-Jazeera. "La limite de la contribution d’une personne à un candidat est de 2700 dollars."

    Donc, pour pouvoir amener beaucoup d’argent à un candidat sans enfreindre la loi, les particuliers se regroupent. "Ceci permet d’acheter le législateur", poursuit le militant. L’enjeu est aussi celui de la discrétion. En donnant en tant que particulier, et non en tant que groupe, “tout ce que nous verrons, sur les rapports financiers de campagne, ce sont les noms des particuliers qui ont contribué. Mais il n’y aura aucune trace, dans ces rapports, sur le fait qu’ils ont travaillé ensemble en tant que groupe”, conclut Holman. Quels sont les sujets sur lesquels les donateurs pilotés par l’Aipac souhaitent faire pression ? David Ochs répond crûment. “A New York (...) nous ne demandions rien sur ces putain de Palestiniens. Tu sais pourquoi ? Parce que c’est un petit problème, tout simplement. L’enjeu important, c’est l’Iran, nous voulons que tout soit concentré sur l’Iran.”

    INSINUATIONS AU PROGRAMME

    Ces pratiques semblent jouer avec la loi sans l’outrepasser vraiment. Mais l’avocat David Ochs sous-entend aussi que certains gros bienfaiteurs de la cause israélienne, pour dépasser la limite des 2700 dollars, transfèrent de l’argent à de plus petits donateurs pour qu’ils fassent des dons "à leur place". Une pratique "illégale" selon Holman, mais dont le documentaire peine à établir clairement la réalité, du moins dans les deux premiers épisodes.

    En septembre dans le Monde Diplo, le directeur d’Orient XXI, Alain Gresh, expliquait avoir eu accès au film "grâce à un ami résidant dans les pays du Golfe". Il ajoutait : "Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques." Des remous au sein de la chaîne ? C’est peu dire. En mars 2018, le chef de la cellule investigation d’Al-Jazeera, Clayton Swisher, avait pris la parole pour expliquer qu’il regrettait cette déprogrammation. Quelques jours plus tard, en signe de défiance, il prenait un congé sabbatique. A-t-il fait fuiter le documentaire ? Mystère. Dans tous les cas, Orient XXI annonce que les deux derniers des quatre épisodes de l’enquête seront sous-titrés en français et mis en ligne "dans les semaines à venir".

    –-
    *


  • L’Arabie Saoudite bloque le contrat des corvettes Meko A200 en Egypte
    https://fr.finance.yahoo.com/actualites/larabie-saoudite-bloque-contrat-corvettes-204032404.html

    Selon des sources allemandes concordantes, le contrat de quatre Meko A200 évalué à 2 milliards d’euros, qui a été signé à la mi-septembre entre le ministère de la défense égyptien et ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), aurait été gelé rapidement après la signature. Initialement l’accord portait sur deux Meko fabriquées en Allemagne, le contrat porte sur quatre Meko, dont une fabriquée en Egypte.

    Pourquoi ce gel alors que la mise en vigueur de ce contrat semblait une formalité pour TKMS ? Tout simplement parce que l’Arabie Saoudite, qui finance une grande majorité des acquisitions d’armement de l’Egypte, aurait mis son veto catégorique au projet naval allemand. Résultat, sans financement saoudien, Le Caire, victime collatérale de la nouvelle dégradation des relations entre Ryad et Berlin, ne peut plus conclure l’acquisition des quatre corvettes Meko A200.

    Dieu merci ! Macron n’a rien dit qui puisse mettre en péril les exportations d’armes françaises vers l’#arabie_saoudite


  • Chute des marchés & Arabie Saoudite #LABECO (S02 EP10)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15238-chute-des-marches-arabie-saoudite-labeco-s02-ep10

    Très bonne intervention d’Olivier Delamarche, il semblerait que le crash soit bien en vue, mais pas pour novembre ou décembre, même si franchement les bourses ne se relèvent pas.... Stay tuned on suit ça de près,

    Nb si vous le pouvez procurez-vous The big Short, excellent film.

    Source : RT via contributeur anonyme

    Informations complémentaires,

    Crashdebug.fr : Finance : chute inquiétante des marchés qui semble augurer d’un crash retentissant.

    Crashdebug.fr : Débat : « Sommes-nous à l’aube d’une crise financière majeure ? » - 28 minutes (Arte)

    Crashdebug.fr : Le marché européen des produits dérivés dépasse 660.000 milliards d’euros

    Crashdebug.fr : Le casse du siècle : l’énorme fraude fiscale à 55 milliards d’euros des « Cum Ex »

    Crashdebug.fr : Politique et Éco n°187 - TV Libertés 15 (...)


  • En savoir plus sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite : mission impossible, même pour les députés ?
    https://www.bastamag.net/En-savoir-plus-sur-les-ventes-d-armes-de-la-France-a-l-Arabie-Saoudite-mis

    Des armes françaises sont-elles utilisées par l’Arabie Saoudite dans le meurtrier conflit au Yémen, où plusieurs millions de personnes sont menacées de famine ? Si c’est le cas, si des canons ou navires « made in France » servent délibérément à viser des civils ou à les affamer, les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite seraient illégales. C’est ce que tentent de savoir depuis un an plusieurs députés, emmenés par Sébastien Nadot, élu de la majorité. Mais les questions que les députés posent au (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Proche_et_Moyen_Orient, #Guerres_et_résolution_des_conflits, Démocratie !

    #Démocratie_ !


  • Revue de presse du 28.10 au 03.11.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Pas de choc pétrolier, promet l’Arabie Saoudite

    « L’orgasme n’est pas un complot occidental »

    Après la rupture entre Moscou et Constantinople, la crainte d’un monde orthodoxe coupé en deux

    De la nourriture aux excréments, des microplastiques dans toute notre chaîne alimentaire

    « Le populisme exprime l’instinct de survie des peuples »

    La mafia en Tunisie : une puissance omnipotente, éclatée et multiforme

    « L’intelligence artificielle est un assaut antihumaniste ! »

    Cette bombe démographique qui menace l’Égypte

    Pourquoi la science n’est pas à l’abri de la censure

    Paris : pour les femmes du quartier Chapelle-Pajol, « la situation a empiré »

    Le plan Borloo appliqué en catimini ?

    « Aujourd’hui, presque toutes les formes d’anticipation passent par l’effondrement »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement




  • L’Arabie saoudite a telles utilisées des armes chimiques au Yémen ?
    https://www.crashdebug.fr/international/15227-l-arabie-saoudite-a-telles-utilisees-des-armes-chimiques-au-yemen

    Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a-t-il été assassiné parce qu’il en savait trop sur la guerre sans pitié menée par MBS au Yémen ? Analyse du chercheur Sébastien Boussois.

    Sébastien Boussois est docteur en sciences politiques, chercheur sur le Moyen-Orient sur les relations euro-arabes, le terrorisme et la radicalisation, enseignant en relations internationales, collaborateur scientifique du CECID (Université Libre de Bruxelles), de l’OMAN (UQAM Montréal) et du CPRMV (Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence/Montréal).

    Le Yémen pourrait constituer le cimetière des ambitions mondiales de Mohamed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie Saoudite. Mais il ne serait pas le seul mouillé dans l’affaire.

    Si l’on en croit les révélations d’un proche ami de (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Jamal Khashoggi allait révéler des détails sur l’utilisation d’armes chimiques par l’Arabie saoudite au Yémen
    par CNEWS - Mis à jour le 30/10/2018 à 10:56
    https://www.cnews.fr/monde/2018-10-30/jamal-khashoggi-allait-reveler-des-details-sur-lutilisation-darmes-chimiques-p

    Le journaliste assassiné Jamal Khashoggi était sur le point de révéler des détails sur l’utilisation d’armes chimiques par l’Arabie saoudite au Yémen, selon le Daily Express.

    Ces révélations interviennent alors que des sources de renseignements distinctes ont révélé que la Grande-Bretagne aurait été informée d’un complot autour de l’assassinat du journaliste saoudien, trois semaines avant que ce dernier ne se rende au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

    #Khashoggi


  • De Jean-Luc Mélenchon à Daniel Kretinsky | Daniel chneidermann

    De la mêlée furieuse entre La France insoumise et les médias, énième épisode d’un feuilleton qui, en apparence, ne se renouvelle guère, tentons de dégager quelques leçons. D’abord, ça va sans dire mais rappelons-le, il n’est pas admissible, de la part d’un responsable politique, de traiter les journalistes d’abrutis ou d’inciter à les « pourrir », comme le fait Jean-Luc Mélenchon. Surtout dans le contexte. Le contexte ? Entre la guerre d’usure de Donald Trump, les ventes surprises de journaux et de magazines français à de mystérieux acquéreurs étrangers, et, tout dernièrement, l’exécution barbare d’un éditorialiste du Washington Post sur ordre de l’Arabie Saoudite, alliée fidèle de Washington, la presse occidentale en général et les journalistes en particulier tournent depuis deux ans dans une sorte de lessiveuse morale assez déprimante. Rien à voir ? Peut-être, sauf une dévalorisation accélérée de la notion même d’information professionnelle, cette information professionnelle qui a échoué à empêcher l’élection de l’outsider-bouffon Trump - lequel, circonstance aggravante, ne s’en sort pas trop mal jusqu’ici aux yeux de ses électeurs.

    Ce complexe obsidional, que développent aujourd’hui les journalistes, ne doit pas interdire de porter un regard critique sur les investigations journalistiques sur La France insoumise. D’abord sur le fond. Les turpitudes prêtées à la campagne Mélenchon valaient-elles vraiment cette avalanche de scoops ? On attend encore de vraies contre-expertises sur les prestations prétendument surfacturées par Sophia Chikirou. Elles seront utiles, mais n’épuiseront pas le sujet. Le sujet, l’éléphant dans le couloir, est de tenter de discerner si les mégaperquisitions à La France insoumise procèdent d’une dynamique policière ayant sa logique propre, ou du harcèlement politique d’un opposant. Pas la peine, pour répondre à cette question, de compter sur les médias qui relaient les découvertes policières, Mediapart au premier rang. De fait, ils se montrent aveugles au dispositif qui les enserre. Trop heureux d’être nourris par la police, ils sont structurellement incapables de se demander pourquoi cette main les nourrit.

    « Vous avez la preuve que Mme Belloubet est derrière ces perquisitions ? » demandait sur France Inter Léa Salamé à l’insoumis Alexis Corbière. La preuve ! Comme si la servilité de la haute magistrature française, de toute éternité, laissait des traces écrites. Et cette presse amnésique qui exigeait « des preuves », était la même qui, trois semaines plus tôt, s’alarmait de l’immixtion de l’exécutif dans la nomination du nouveau procureur de Paris : trois candidats au poste, excusez du peu, avaient été auditionnés, pour des entretiens d’embauche, par le Premier ministre en personne. La scène se serait déroulée en Russie, on l’aurait entendue, la presse, gloser sur « la justice poutinisée ». Ici, une vaguelette d’indignation, aussitôt oubliée. « Qu’on ne nous parle plus jamais de l’indépendance de la justice en France », tweetait Fabrice Arfi, investigateur en chef de Mediapart. Il n’aura fallu que trois semaines pour voir la même presse gober sans distance les contraventions de perquisition de l’enquête menée par le même parquet. Obligé par la bronca de ses abonnés insoumis à trouver une posture, Edwy Plenel expliquait que même dans un cadre de soumission absolue de la justice au pouvoir, peuvent subsister des oasis de pratique policière dévouée au bien commun. Acrobatique.

    Le journalisme d’investigation est indispensable. Il est légitime d’enquêter sur d’éventuelles surfacturations de Sophia Chikirou dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, comme d’ailleurs sur les campagnes des autres candidats. Et, au lendemain d’une perquisition où la police a découvert Sophia Chikirou au domicile de Jean-Luc Mélenchon à 7 heures du matin, oui, il est d’intérêt public de révéler, comme Mediapart, que Mélenchon et Chikirou « entretiennent une relation extra-professionnelle de longue date ». Mais il présente un inconvénient : la dépendance aux sources, qui peuvent se montrer susceptibles.

    La presse a-t-elle le droit d’enquêter sur les surfacturations, les ristournes, et sur le reste ? Heureusement oui. Mais elle ferait bien, pour son propre salut, de tenter de rester lucide sur les dispositifs qui la déterminent. Et, dans la mesure du possible, sur tous ses points aveugles. Dans la dernière année, combien d’articles, dans la presse française, sur les soubresauts du malheureux Média de La France insoumise, ses querelles internes, ses excommunications spectaculaires ? Et en regard, combien d’enquêtes sur le mystérieux milliardaire tchèque des énergies polluantes Daniel Kretinsky, qui vient de racheter un gros morceau du Monde, après s’être fait les dents sur Marianne et les magazines Lagardère, et dont on commence seulement aujourd’hui à entrevoir qu’il cherche tout bonnement à se placer dans la course à la privatisation d’Engie ?

    Daniel Schneidermann


  • Un algorithme peut-il produire des centaines de militaires américains ?
    Cortège de migrants : l’art déployé à la frontière mexicaine

    Un algorithme peut-il produire le meurtre de Khashoggi ?
    Comment l’Arabie Saoudite a-t-elle reconnu sa responsabilité dans l’art ?

    Un algorithme peut-il produire un fort séisme ?
    L’art a eu lieu au large de la Grèce

    Une fosse commune peut-elle produire de l’art ?
    Mexique : au moins 19 corps découverts dans un algorithme

    #de_la_dyslexie_créative


  • Vente d’armes à l’Arabie Saoudite : Macron refuse de répondre
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/24/vente-darmes-a-larabie-saoudite-macron-refuse-de-repondre_a_23570035/?ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

    La France, comme lui demande Allemagne, stoppera-t-elle ses exportations aux Saoudiens malgré le meurtre du journaliste Khashoggi ? Pas de réponse.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=79&v=kzWXJojozqI

    « Mon agenda n’est pas dicté par les médias, que ça vous plaise ou non. Je suis sur un autre sujet. Ca n’a rien à voir avec le sujet qu’on est en train de traiter. Rien. Rien. Donc je n’y répondrai pas. Je regrette. Ca continuera tant que je serai à la place à laquelle je suis. Que ça plaise ou que ça déplaise », a répondu comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article avec un net agacement le président de la République. Emmanuel Macron visitait ce salon des industries navales de défense avec la ministre des Armées Florence Parly.

    « Ce n’est pas parce qu’un dirigeant dit quelque chose que je suis censé réagir à chaque fois. Et donc je ne vous répondrai pas », a répété le président de la République à une seconde question sur le sujet. Egalement questionnée par la presse, Florence Parly a quant à elle répondu que « la première des priorités est que l’enquête soit menée et que cette enquête soit crédible ».


  • Suspendre les ventes d’armes à Ryad ? #Macron refuse de répondre

    En visite au salon Euronaval, Emmanuel Macron a refusé de répondre mardi aux questions sur un éventuel arrêt des ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite, comme l’a demandé l’Allemagne à tous les Européens.

    « Mon agenda n’est pas dicté par les médias, que ça vous plaise ou non. Je suis sur un autre sujet. Ca n’a rien à voir avec le sujet qu’on est en train de traiter. Rien. Rien. Donc je n’y répondrai pas. Je regrette. Ca continuera tant que je serai à la place à laquelle je suis. Que ça plaise ou que ça déplaise », a répondu avec un net agacement le président de la République qui visitait avec la ministre des Armées Florence Parly ce salon des industries navales de défense.

    Les journalistes lui demandaient si la France comptait suspendre ses ventes d’armes à Ryad, comme l’a demandé lundi à tous les Européens le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier, tant que l’Arabie Saoudite n’aura pas fait toute la lumière sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

    « Ce n ?est pas parce qu ?un dirigeant dit quelque chose que je suis censé réagir à chaque fois. Et donc je ne vous répondrai pas », a répété le président à une seconde question sur le sujet.

    Egalement questionnée par la presse, Mme Parly a quant à elle répondu que « la première des priorités est que l ?enquête soit menée et que cette enquête soit crédible ».

    Le président américain Donald Trump avait déclaré samedi que suspendre les ventes d’armes « ferait beaucoup plus de mal » à l’économie américaine qu’à l’Arabie saoudite.

    Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu que Berlin n’autoriserait pas en l’état d’exportations d’armes vers l’Arabie saoudite. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a lui affirmé ne pas exclure que le Canada puisse annuler un important contrat de vente d’armes à Ryad.

    http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/suspendre-les-ventes-d-armes-a-ryad-macron-refuse-de-repondre-5bcf45c6cd708c
    #Arabie_saoudite #armes #commerce_d'armes #France
    via @reka (twitter)


  • Notes sur un Euromissiles de plus
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-uneuromissilesde-plus

    Notes sur un Euromissiles de plus

    23 octobre 2018 – Nous avons (dans le Journal-dde.crisis de PhG) situé ce qu’il nous semble de cette nouvelle crise ouverte par l’annonce par Trump, la semaine dernière, de la possibilité/la probabilité de la sortie des USA du traité de décembre 1987 sur les FNI (Force Nucléaires Intermédiaires de théâtre, – INF en anglais). Nous la plaçons en parallèle avec la crise qui secoue aujourd’hui les relations fondamentales pour les USA, entre les USA et l’Arabie Saoudite (crise-Khashoggi) :

    « Parallèlement, dans un sens géométrique comme dans un sens chronologique, l’intention annoncée par Trump de sortir du traité INF de 1987, c’est-à-dire de le détruire puisqu’il ne comporte que deux signataires avec l’URSS devenue Russie, menace dans ses effets l’autre axe fondamental du même (...)