country:brésil

  • Siné Mensuel n°88 – été 2019 Dans les Kiosques

    Voici l’été, demandez le programme ! Pour les mois de juillet et août, quarante pages rafraîchissantes comme un seau de glaçons par temps caniculaire.

    Dans ce tonneau de délices, les nouvelles inédites de quatre écrivains – Laclavetine, Polet, Quadruppani, Donnadieu –, trois quiz dingos sur les papes, la mer et la langue française, des reportages, des cartes postales envoyées du Brésil ou d’ailleurs, un entretien avec une neurobiologiste, spécialiste du cerveau (bien plus malin qu’un robot, dixit la scientifique), et un tour des plages secrètes où il fait bon se baigner sans la foule.

    Dans ce numéro double, il y a aussi des chroniques, des expos, des arts, des recettes, des mots bizarres. Et bien sûr plein de dessins, de planches de dessinateurs, d’illustrations.

    Dégustez, profitez de la vie, faites-vous plaisir à une condition : ça ne marche qu’en emportant Siné Mensuel.

    Banzaï !, comme disait Siné, toujours dans les pages, toujours dans nos cœurs.

  • Notes sur les termites de l’apocalypse
    https://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-termites-de-lapocalypse

    Notes sur les termites de l’apocalypse

    3 juillet 2019 – Après le choc de l’extrême fin du mois dernière, l’espèce de nonchalante folie inconsciente avec laquelle Poutine a lancé son “paradigme badin” absolument relaps (« Le libéralisme est obsolète », – on croit rêver), on se trouve plongé dans une horror storycomme les croyants de l’Europe-UE et de sa liturgie intégriste en ont déjà connues beaucoup. La “crise” (qu’est-ce qui n’est pas crisique aujourd’hui ?) de l’accord de libre-échange UE-Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) qui a été l’un des rares sujets de quasi-accord au G20 d’Osaka, tombe à un bien-plus mauvais moment que les précédents crisiques du genre, dans tous les cas en France qui est une des deux poutres-maîtresses de la susdite Europe-UE, certes complètement pourries mais (...)

  • Comment des #Pesticides interdits en Europe se retrouvent dans nos jus, notre café et nos assiettes via le Brésil
    https://www.bastamag.net/Soja-OGM-cafe-orange-pesticides-deforestation-Bresil-Europe-Mercosur-trait

    Champion du monde de la consommation de pesticides, le Brésil semble vouloir conserver son titre si peu honorifique avec le président Bolsonaro aux commandes. Le consommateur européen pourrait regarder cela de loin, se pensant à l’abri derrière les normes sanitaires plus restrictives de son continent. En fait, cela nous concerne aussi directement. Car des pesticides interdits en Europe continuent d’y être fabriqués puis sont exportés vers le Brésil, qui nous les renvoie ensuite parmi les tonnes de (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Amériques, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, #Enquêtes, #Toxiques, Pesticides, #Agriculture, #Multinationales, (...)

    #Néo-colonialisme

  • Mercosur : une partie de la majorité contre Macron et la Commission
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010719/mercosur-une-partie-de-la-majorite-contre-macron-et-la-commission

    La signature de l’accord de libre-échange Mercosur entre la Commission européenne et quatre pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil de Bolsonaro, a provoqué de vives critiques au sein de LREM. Les tenants de la position de la France indique que tout a été négocié pour préserver les clauses écologiques. Mais le texte est encore confidentiel.

    #EUROPE #critiques,_union_européenne,_Bolsonaro,_Mercosur,_traité_de_libre-échange,_Jean-Claude_Juncker,_LREM,_Macron

  • Brésil : Bolsonaro secoué par l’affaire de l’« Aerococa », après la découverte de 39 kg de cocaïne dans un avion officiel
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/26/bresil-bolsonaro-secoue-par-l-affaire-de-l-aerococa-apres-la-decouverte-de-3


    Jair Bolsonaro marche sur la base aérienne de Brasilia, pour se rendre au Japon à la réunion du G20, le 25 juin.
    HANDOUT / REUTERS

    Mercredi, en Espagne, la garde civile a découvert une valise remplie de 39 kg de cocaïne dans l’avion de réserve qui devançait l’appareil du président brésilien Jair Bolsonaro.

    Ce ne devait être qu’une pause technique, une brève escale avant que l’avion de réserve qui devançait l’appareil officiel du président brésilien, Jair Bolsonaro, reprenne sa route pour Osaka, au Japon, où est organisée la réunion du G20. Mais rien ne s’est passé comme prévu.
    Ce mercredi 26 juin, à Séville, en Espagne, la garde civile découvre, lors d’un banal contrôle douanier à l’aéroport San Paul, une valise remplie de 39 kg de cocaïne, emballés dans trente-sept paquets… Son propriétaire présumé, l’un des quelque vingt militaires des forces aériennes brésiliennes qui voyageaient à bord, n’avait même pas pris soin de camoufler les briques de poudre sous des vêtements.

  • Au Brésil, des révélations étayent l’hypothèse d’une manipulation politico-judiciaire pour faire élire l’extrême droite
    https://www.bastamag.net/Bresil-corruption-Sergio-Moro-Bolsonaro-Lula-Intercept-Lava-Jato

    Le site d’informations indépendant The Intercept a publié des conversations tenues sur la messagerie cryptée Telegram entre des magistrats brésiliens, dont l’ancien juge Sergio Moro devenu ministre de la #Justice de l’actuel gouvernement d’extrême droite. Il en ressort que le procureur en charge de l’affaire impliquant l’ancien président de gauche Lula émettait des doutes sur la véracité des éléments qui ont fait condamner et mené Lula en prison, l’empêchant de se représenter. D’autre part, les magistrats (...)

    #Décrypter

    / #Droites_extrêmes, #Amériques, A la une, Justice, #Politique

  • Libre-échange ou écologie !
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/07/HALIMI/60058

    En remportant 10 % des sièges lors de l’élection du Parlement européen, les écologistes ont réveillé un vieux débat sur le positionnement politique de leur mouvement. Est-il plutôt de gauche, comme le suggèrent la plupart des alliances qu’il a nouées jusqu’ici, ou plutôt libéral, comme l’indiquent à la fois le ralliement à M. Emmanuel Macron de plusieurs anciens dirigeants écologistes (MM. Daniel Cohn-Bendit, Pascal Canfin, Pascal Durand) et certaines coalitions qui, en Allemagne, incluent déjà la droite et les Verts ?

    A priori, libéralisme et protection de l’environnement devraient former un couple explosif. En 2003, un théoricien libéral aussi essentiel que Milton Friedman concluait en effet : « L’environnement est un problème largement surestimé. (…) Nous polluons dès lors que nous respirons. On ne va pas fermer les usines sous prétexte d’éliminer tous les rejets d’oxyde de carbone dans l’atmosphère. Autant se pendre tout de suite (1) ! » Et dix ans avant lui, Gary Becker, autre pourfendeur de ce qu’on n’appelait pas encore l’« écologie punitive », « Nobel d’économie » lui aussi, avait jugé que « le droit du travail et la protection de l’environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés ». Mais déjà il espérait : « Le libre-échange va réprimer certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en développement » (2).

    On comprend par conséquent que les angoisses relatives à l’avenir de la planète aient réhabilité le terme longtemps honni de « protectionnisme ». En France, lors d’un débat de la campagne des élections européennes, les têtes de liste socialiste et écologiste ont même réclamé, presque dans les mêmes termes que Mme Marine Le Pen, « un protectionnisme aux frontières de l’Union européenne (3) ». On mesure les conséquences éventuelles d’un tel changement de cap dès lors que le libre-échange constitue le principe historique fondateur de l’Union, en même temps qu’il est le moteur économique de son État le plus puissant, l’Allemagne.

    Dorénavant, chacun sait que l’éloge, devenu consensuel, des producteurs locaux, des circuits courts, du retraitement sur place des déchets est incompatible avec un mode de production et d’échange qui multiplie les « chaînes de valeur », c’est-à-dire organise la noria des porte-conteneurs sur lesquels les composants d’un même produit « traverseront trois ou quatre fois le Pacifique avant qu’il n’arrive dans les rayons d’un magasin (4) ».

    Les occasions de confirmer dans les faits son refus d’un libre-échange écologiquement destructeur ne vont pas manquer dans les prochaines semaines. Les parlementaires de l’Union européenne devront en effet ratifier — ou plutôt, espérons-le, rejeter — un accord de libéralisation commerciale avec quatre États d’Amérique latine, dont le Brésil et l’Argentine (UE-Mercosur), un autre avec le Canada (CETA), un troisième avec la Tunisie (Aleca). On verra alors si une « vague verte » a vraiment déferlé sur le Vieux Continent.

    Serge Halimi

  • Malgré la destruction de l’Amazonie, les dirigeants européens négocient un traité commercial avec le Brésil
    https://www.bastamag.net/Amazonie-Mercosur-Bresil-Bolsonaro-climat-traite-commercial-libre-echange-

    Les discussions entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), ouvertes il y a 20 ans, pourraient aboutir cette semaine à un vaste accord de libre-échange. Dans une lettre ouverte, plus de 340 organisations appellent les présidents des institutions européennes, en amont de la réunion des ministres des affaires étrangères, à interrompre immédiatement ces négociations commerciales. En cause : la détérioration des droits humains et de la situation écologique au (...)

    En bref

    / Traités de libre-échange : les #Multinationales contre la démocratie ?, #Amériques, #Europe, Multinationales, Droits (...)

    #Traités_de_libre-échange_:les_multinationales_contre_la_démocratie ? #Droits_fondamentaux

  • Au Brésil, « quand les sambas du carnaval deviennent des instruments de résistance à l’extrême droite au pouvoir »
    https://www.bastamag.net/fete-de-la-musique-samba-bresil-carnaval-resistances-quartiers-populaires

    Alors que le « pays de la samba » traverse la pire crise de son histoire récente, la chanteuse brésilienne Ana Guanabara sort un album qui réunit quatorze morceaux emblématiques de l’expression de la population afro-brésilienne des quartiers pauvres de Rio de Janeiro. Ana Guanabara y exprime son admiration pour cette culture et les valeurs qu’elle porte, convaincue qu’elle peut être un outil de résistance en ces temps de régression démocratique et de répression populaire. Rencontre en France, à (...)

    #Résister

    / A la une, #Amériques, #Entretiens, #Arts_et_cultures, #Classes_populaires

  • La confiance dans les médias s’effondre en France (Sud Ouest, 14.06.19)
    https://www.sudouest.fr/2019/06/14/la-confiance-dans-les-medias-s-effondre-en-france-6211342-10228.php

    24% des Français ont #confiance dans les #médias, contre 35% il y a un an, avant le mouvement des gilets jaunes, selon le rapport annuel du Reuters Institute

    Seulement 24% des Français déclarent avoir confiance dans les médias, un pourcentage en chute libre par rapport à 2018 et qui compte parmi les plus faibles au monde, selon le rapport annuel du Reuters Institute publié mercredi.
    […]
    Seul le Brésil constate une dégradation aussi importante (-11% également), dans un contexte de défiance médiatique après l’élection de Jair Bolsonaro à l’automne.
    Dans le détail, les Français sont 24% à faire confiance aux médias, 34% aux médias qu’ils consultent, et 14% aux informations qu’ils lisent sur les réseaux sociaux.
    Si le journal Le Monde décroche la palme du titre jugé « le plus fiable » par les Français (indice de confiance à 6,36/10), la chaîne BFM TV connaît le paradoxe d’être à la fois le deuxième canal d’information le plus consulté (43%, derrière TF1 à 44%) et celui détenant la cote de confiance la plus basse (4,94).
    À noter aussi que l’usage du #smartphone pour consulter l’actualité en ligne dépasse pour la première fois celui de l’#ordinateur (59% contre 52%). Entre 2013 et 2019, l’usage de la #télévision s’est par ailleurs dégradé (de 84 à 71%) mais reste la première source d’information, devant Internet (stable à 69%). La #presse_écrite s’effondre : si 46% des Français affirmaient lire des journaux papier en 2013, ils ne sont plus que 18% en 2019, deuxième pourcentage le plus faible de tous les pays étudiés.
    9% des Français payent pour de l’info en ligne
    […]
    Enfin, 9% des Français disposent d’au moins un abonnement à un titre de #presse en ligne […]. 
    Mais même dans les pays où un plus grand nombre de personnes payent pour l’information, la majorité d’entre elles ne dispose que d’un seul #abonnement. Dans certains pays, le rapport observe une « saturation » des internautes pour les abonnements, qui favorise le #divertissement (Netflix / Spotify) face à l’information.

  • Peste porcine en Chine : au fait, de quoi parle-t-on et quels sont les risques ?
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/peste-porcine-en-chine-au-fait-de-quoi-parle-t-on-et-quels-sont-les-risques

    Cette maladie a déjà entraîné la mort de plus d’un million de porcs dans le pays. L’équivalent de la production européenne pourrait disparaître d’ici la fin de l’année, déstabilisant les échanges mondiaux. La France n’est pas touchée mais vit dans la crainte de la contagion.

    C’est une maladie qui fait des ravages en Chine. La peste porcine africaine (PPA) décime depuis l’été 2018 les élevages de porcs dans le pays, premier producteur et consommateur de cette viande au monde. Difficile à contrôler, elle se propage à une vitesse inquiétante et fait craindre le pire en Europe. Explications.

    • Qu’est-ce que la peste porcine africaine ?

    Découverte sur le continent africain, la PPA est une maladie contagieuse qui touche les cochons. Elle n’est pas dangereuse pour l’homme mais est souvent fatale pour les animaux touchés. Elle se manifeste par de la fièvre, de la perte d’appétit ou encore des hémorragies interne. Les porcs sont contaminés lorsqu’ils sont en contact direct avec d’autres animaux malades. Les tiques mais aussi le matériel agricole peuvent véhiculer le virus. Très résistant, ce dernier se propage rapidement. Problème : il n’existe aucun vaccin ni traitement efficace pour le contenir. Le seul moyen de stopper la propagation est d’abattre les bêtes dans les zones infectées et mettre en place des mesures de prévention pour éviter la contamination.

     » LIRE AUSSI - La peste porcine aux portes de la France

    • Dans quelle mesure la Chine est-elle touchée ?

    La PPA est apparue dans le pays en août 2018. Depuis, la maladie ne cesse de se répandre. Selon les derniers chiffres officiels, 136 foyers sont recensés dans 32 provinces. À ce stade, 1,2 million de bêtes sont mortes ou ont été abattues. Le pays, premier producteur et consommateur, est d’autant plus vulnérable qu’il héberge 700 millions de porcs. Les animaux sont pour la plupart élevés dans des fermes familiales où ils sont nourris avec des restes alimentaires, vecteurs importants de maladie. Les mesures de prévention et de contrôle sont aussi coûteuses et compliquées à mettre à place par les petits éleveurs. D’où la propagation rapide. Les experts de Rabobank estiment que d’ici la fin de l’année, la maladie pourrait décimer 150 à 200 millions de porcs, soit l’équivalent de la production annuelle européenne.

    • D’autres pays sont-ils touchés ?

    La PPA a malheureusement déjà dépassé les frontières chinoises. Des foyers ont été détectés au Vietnam, en Corée du Nord, en Mongolie et au Cambodge. « De plus, des aliments contaminés ont été détectés dans plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique : Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Taïwan et Japon. Si la PPA se concentre essentiellement en Chine, elle commence donc à dangereusement se propager dans l’espace et sur des distances considérables », souligne dans une note Sébastien Abis, chercheur à l’Iris. L’Europe n’est pas épargnée. « La maladie est endémique dans certaines régions d’Europe de l’Est, telles que les États Baltes et certaines régions de Pologne et de Russie. Des foyers de peste porcine africaine ont été enregistrés dans plusieurs autres pays, notamment la Belgique, en septembre 2018 », précise les analystes de Rabobank. Chez nos voisins belges, 700 sangliers ont été contrôlés positifs à cette maladie. De quoi pousser Matthew Stone, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à prévenir : « tous les pays doivent renforcer leur sécurité biologique, tous les pays doivent réfléchir sérieusement à leur chaîne d’approvisionnement et à la gestion de la sécurité biologique ».

    • La France est-elle touchée ?

    À ce stade, non, car la France a mis en place des mesures de prévention. Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes. Coût de l’opération : 5,3 millions d’euros. Grâce à cette clôture, une zone blanche a été délimitée dans laquelle tous les sangliers sont abattus. « Il ne faut pas baisser la garde, et aujourd’hui on baisse trop la garde. La garde, les Belges la baissent. Les sangliers se rapprochent et on doit remobiliser nos amis chasseurs en Meurthe-et-Moselle », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. Prudent, ce dernier estime que « cette guerre n’est pas gagnée » et que les éleveurs français vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’apparition d’un seul cas priverait le pays de son « statut indemne », ce qui empêcherait quasi-automatiquement l’exportation de viande de porc. Une catastrophe pour la filière.

    • Quelle conséquence cette crise entraîne-t-elle sur le commerce mondial de porc ?

    L’épidémie a des conséquences très visibles sur les marchés mondiaux. La Chine, qui doit faire face à sa demande intérieure (plus de 30 kilos de porcs consommés par habitant et par an), a relevé ses importations. L’Union européenne en profite : ses exportations vers la Chine ont bondi de 20 à 30%. Canada et Brésil se frottent aussi les mains. Les États-Unis un peu moins : la viande exportée vers Pékin est en effet taxée à hauteur de 62% dans le cadre du conflit commercial qui oppose les deux pays. Cette forte demande chinoise fait en tout cas flamber les prix. En France, le cours du porc a pris 35 centimes en deux mois. « Du jamais vu », selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), qui appelle les éleveurs à se saisir de cette opportunité qui pourrait durer. Il faudra en effet plusieurs années à la Chine pour se relever de cette crise sanitaire. La situation fait en revanche grimacer les fabricants de produits à base de porc, comme les charcutiers, qui font face à une hausse du prix de leur matière première. À terme, les consommateurs pourraient aussi en subir les conséquences dans les rayons.

    • D’autres filières sont-elles impactées ?

    À court et moyen terme, de nombreuses filières risquent d’être déstabilisés par cette crise qui entraînera un report de la consommation chinoise vers d’autres viandes. « Une évolution séculaire vers une consommation de porc chinoise plus faible soutiendra la demande accrue de volaille, de bœuf, de fruits de mer et de protéines alternatives qui façonnera les tendances de la production mondiale », estiment ainsi les experts de la Rabobank. Ces derniers s’attendent entre-temps à « une volatilité des marchés à court terme qui se traduira par une hausse des prix mondiaux des protéines ». Même avis pour Sébastien Abis, selon qui la filière volaille sera particulièrement concernée : « le département américain de l’Agriculture anticipe une hausse des importations chinoises de poulet de 70% en 2019. L’augmentation des prix n’est pas près de s’arrêter : le pic devrait être atteint entre le dernier trimestre 2019 et début 2020, une fois que les réserves de viande seront épuisées ». Autre filière touchée : celle su soja. La Chine est le premier importateur mondial de cette légumineuse (environ 100 millions de tonnes par an, soit 70% des achats de la planète). La moitié est utilisée par les éleveurs de porcs. « Dans une moindre mesure, les marchés du maïs et du lait en poudre seront aussi touchés, ces deux éléments faisant partie du régime alimentaire des porcs », juge le chercheur de l’Iris.

    #nos_ennemis_les_bêtes #peste_porcine #épidémie #élevage #viande #agriculture #chine #hommerie #carnisme

    • Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes.

      La comparaison historique est moyennement rassurante…
      • la ligne Maginot n’a pas été construite entre la France et la Belgique et
      • c’est par les Ardennes qu’est passée l’invasion allemande…

    • Bien vu @simplicissimus j’avais pas relevé cette histoire de ligne Maginot, ca ressemble au contournement des frontières française par le nuage de Tchernobyl. Je voie pas comment cette ligne bloquerait les sangliers et il me semble que cette « peste » ne les épargne pas.

  • Selon Erica Malunguinho, députée transgenre brésilienne, Bolsonaro veut « éliminer les droits des LGBT »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150619/selon-erica-malunguinho-deputee-transgenre-bresilienne-bolsonaro-veut-elim

    Erica Malunguinho est la première députée transgenre jamais élue au Brésil. Elle a pris ses fonctions au moment où Jair Bolsonaro, sorti vainqueur de l’élection présidentielle à l’automne dernier, prenait la tête du pays. Entretien avec une combattante qui n’a pas froid aux yeux.

    #Amérique_du_Sud #quilombos,_Jair_Bolsonaro,_Erica_Malunguinho,_Brésil,_afro-brésiliens,_SDF,_LGBT,_A_la_Une

  • Christophe Ventura : « Nous sommes peut-être à l’aube d’un séisme politique au #Brésil »
    https://lemediapresse.fr/international/christophe-ventura-nous-sommes-peut-etre-a-laube-dun-seisme-politique-

    Au Brésil, l’immense scandale de #Corruption #Lava_Jato pourrait bien avoir été instrumentalisé pour détruire politiquement le Parti des Travailleurs et son leader historique, #Lula, actuellement incarcéré. Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et spécialiste de l’Amérique Latine, revient sur les dernières révélations du média d’investigation The Intercept et leurs probables conséquences.

    #International #Bolsonaro #Dallagnol #Dilma #Mecanismo #Moro #Petrobras #Roussef

  • Brésil : l’impartialité du juge Moro fortement remise en cause, Bolsonaro dans la nasse
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110619/bresil-l-impartialite-du-juge-moro-fortement-remise-en-cause-bolsonaro-dan

    Mis en cause par les révélations du journal The Intercept, qui en annoncent d’autres, le président brésilien Jair Bolsonaro voit l’une des pièces maîtresses de son régime de fer, le ministre de la justice Sérgio Moro, accusé d’avoir instrumentalisé l’affaire de corruption Lava Jato pour nuire à l’ancien chef d’État Lula, toujours en prison.

    #International #Jair_Bolsonaro,_the_Intercept,_Brésil,_Sergio_Moro,_Lava_Jato,_Lula

  • Ces femmes qui ont compté dans l’ombre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/06/05/ces-femmes-qui-ont-compte-dans-l-ombre_5471924_1650684.html


    photo apparaissant « par magie », donc non créditée

    On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

    L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

    Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

    Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

    Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

    #paywall

    • Nicole-Reine Lepaute — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole-Reine_Lepaute


      Détail d’un portrait de Nicole-Reine Lepaute
      par Guillaume Voiriot, là aussi, il faut aller chercher l’auteur qui n’est pas mentionné dans les infos WP de l’image, mais en note de l’article…

      Nicole Reine Lepaute, née Étable, le 5 janvier 1723 à Paris, morte dans la même ville le 6 décembre 1788, est une calculatrice et astronome française. Elle est, avec Caroline Herschel et la marquise du Châtelet une des principales femme scientifique du siècle des Lumières.

      Son travail est souvent inclus dans celui d’autres auteurs, dont Jérôme de Lalande et son mari. Mais, s’il faut en croire Lalande, qui l’aimait beaucoup, elle était « un maître plutôt qu’un émule ». Elle a notamment aidé au calcul de la date précise du retour de la comète de Halley de 1759 et contributrice majeure au calcul de l’éphéméride astronomique La connaissance des temps.

    • On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

      L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

      Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

      Calculs faits à la main

      Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

      Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

      En remontant encore dans le temps, on arrive à une période où les calculs étaient faits à la main, et où la main en question était bien souvent féminine. Dans les années 1940, un membre d’un institut de mathématiques appliquées ose parler du kilogirl (kilofille) : la quantité de calculs qu’une femme peut produire en mille heures ! Vers 1880, l’astronome Edward Charles Pickering recrute, à Harvard (Massachusetts), une équipe de plus de 80 calculatrices féminines surnommées « harem de Pickering » et payées moins qu’un ouvrier.

      On sait que la comète de Halley est visible dans le ciel à peu près tous les soixante-seize ans. Sa trajectoire est perturbée par l’attraction de Jupiter et de Saturne. Au milieu du XVIIIe siècle, certains savants doutaient encore de la théorie de la gravitation de Newton. Le calcul de la date du retour de la comète fut un grand moment de l’histoire des sciences. En novembre 1758, l’académicien Alexis Clairaut annonce un retour « vers le mois d’avril de l’année prochaine ».

      Ce fut un triomphe quand sa prédiction se réalisa. La théorie est en effet due à Clairaut, mais les calculs monstrueux ont été effectués par Joseph Lalande et Nicole-Reine Lepaute qui « calculaient depuis le matin jusqu’au soir, parfois même à table ». Clairaut « oubliera » de remercier sa collaboratrice. La Ville de Paris rendra partiellement justice à Nicole-Reine, en 2007, en donnant son nom à une rue.

      Nicole-Reine Lepaute (1723-1788), calculatrice et astronome.

      En 2017, l’ingénieur de Google James Damore a été renvoyé après avoir affirmé que le manque d’informaticiennes était d’origine biologique.

  • Rebondissement dans l’affaire qui éclabousse Lula au Brésil
    ATS - Publié lundi 10 juin 2019 - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/rebondissement-laffaire-eclabousse-lula-bresil

    Le site « The Intercept » a publié dimanche des informations explosives sur la manière dont les responsables de l’enquête anticorruption Lavage express ont tenté d’empêcher l’ex-président Lula de revenir au pouvoir

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    How and Why The Intercept Is Reporting on a Vast Trove of Materials About Brazil’s Operation Car Wash and Justice Minister Sergio Moro
    Secret Brazil ArchivePart 1
    Glenn Greenwald, Leandro Demori, Betsy Reed -
    June 9 2019,
    https://theintercept.com/2019/06/09/brazil-archive-operation-car-wash

    Secret Brazil Archive Part 2
    Glenn Greenwald, Victor Pougy - June 9 2019
    https://theintercept.com/2019/06/09/brazil-car-wash-prosecutors-workers-party-lula

    A massive archive exclusively provided to the Intercept confirms long-held suspicions about the politicized motives and deceit of Brazil’s corruption investigators.

    “““““““““““““““““““““““““““““““““““

    Glenn Greenwald
    ‏@ggreenwald - 19:03 - 9 juin 2019
    https://twitter.com/ggreenwald/status/1137827553618608129
    #Brésil #Lula

  • #Conférence : Une #histoire_populaire du #football

    Salaires mirobolants des joueurs, omniprésence des sponsors, corruption des instances internationales, inflation insensée des droits de retransmission télévisée : le football incarne aujourd’hui les pires dérives du capitalisme débridé. À contre-pied du foot-business et de son cadre institutionnel, #Mickaël_Correia propose une histoire « par en bas » de ce sport populaire qui demeure aussi généreux que subversif. De l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, ce #livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu’à nos jours. Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d’un siècle, il a été un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les contestataires du monde entier.

    L’auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l’étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu’aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011. En proposant une histoire « par en bas », en s’attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.

    https://radioparleur.net/2019/06/09/conference-une-histoire-populaire-du-football
    #foot
    ping @albertocampiphoto

    • Une histoire populaire du football

      De l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, ce livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu’à nos jours.
      Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d’un siècle, il a été un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les contestataires du monde entier.
      L’auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l’étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu’aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011. En proposant une histoire « par en bas », en s’attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.


      https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Une_histoire_populaire_du_football-9782707189592.html
      #livre

  • Au Brésil, Jair Bolsonaro démantèle méthodiquement le droit de l’environnement
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040619/au-bresil-jair-bolsonaro-demantele-methodiquement-le-droit-de-l-environnem

    Déforestation, pêche, biodiversité… Depuis son élection, le président brésilien abaisse toutes les normes environnementales et se livre à une chasse aux sorcières à l’intérieur des administrations. Revue de détail d’une politique anti-écologique de fer.

    #Amérique_du_Sud #Jair_Bolsonaro,_environnement,_Brésil

  • Christine Angot, l’esclavage et la justification de l’ordre du monde
    https://joaogabriell.com/2019/06/03/christine-angot-et-la-justification-de-lordre-du-monde

    Outre leur dimension spécifiquement négrophobe, les propos de Christine Angot lors de l’émission On n’est pas couché ce samedi 1er juin sur la « différence fondamentale » entre shoah et esclavage industriel pratiqué par les européens contre les populations africaines, sont pour moi une des facettes de la conception eurocentrée du racisme[1]. A savoir une approche du racisme dont la compréhension n’a évidemment pas pour but d’y mettre fin, mais plutôt d’en avoir une lecture opportuniste et superficielle, et dont la finalité est la justification de l’ordre du monde. Ici je vise la façon dont les mots comme « racisme », « génocide » sont définis par les Etats ou les instances internationales sous pilotage occidental et repris ensuite par des personnages publiques. Source : Le blog de (...)

    • en réaction à cette hiérarchisation entre « génocide » et « esclavage », beaucoup pour insister sur l’importance de tel ou tel crime, utilisent dès lors du coup le mot de génocide pour désigner toutes les situations coloniales afin de « prouver » que c’était vraiment grave. Malheureusement cela revient au final à entériner la hiérarchisation qu’il revient au contraire de critiquer. Toutes les situations coloniales ne relèvent pas de génocide au sens d’un programme intentionnel d’extermination, ms toutes les situations coloniales produisent de l’extermination comme résultat. Et surtout c’est le fait colonial en tant que tel qu’il faut disqualifier, pas juste certains épisodes précis, car c’est le fait colonial qui crée les conditions pour que certaines de ses expressions les plus spectaculaires – génocide, esclavage – soit possible.

      #esclave #génocide #shoah #hiérarchisation #Histoire #racisme #Christine_Angot #colonisation

    • Il était si courant que les esclaves soient tués durant leur déportation, que les assureurs refusèrent de les rembourser
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_Zong

      Le massacre du Zong (anglais : Zong Massacre) est le meurtre estimé à 142 esclaves à partir du 29 novembre 1781, sur le Zong, navire négrier britannique de Liverpool qui se livrait au commerce triangulaire pour le compte du Gregson slave-trading syndicate (« syndicat du commerce d’esclaves Gregson »).

      Comme pratique courante, le syndicat avait pris une assurance sur les vies des esclaves du navire. Quand suite à des erreurs de navigation, le Zong allait se retrouver à court d’eau potable selon les estimations erronées, l’équipage jette des esclaves par-dessus bord pour les noyer, en partie pour assurer la survie du reste de l’équipage et de sa cargaison d’esclaves, mais aussi pour empocher l’assurance sur les esclaves, en ne perdant pas d’argent sur les esclaves qui seraient mort de soif.

      Quand le Zong arrive au port de Black River en Jamaïque, il fait une demande aux assureurs afin d’obtenir la compensation pour la perte des esclaves. Lorsque les assureurs refusent de payer, l’affaire est résolue en justice (Gregson v Gilbert (1783) 3 Doug. KB 232). Le jugement déclare que dans certaines circonstances, tuer des esclaves de manière délibérée était légal et que les assureurs pourraient devoir rembourser la mort des esclaves. Mais le Lord juge en chef d’Angleterre et du pays de Galles, William Murray, rend un jugement contre le syndicat propriétaire des esclaves à cause de nouvelles preuves suggérant que le capitaine et son équipage étaient en faute.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=1lXowB_FJu4

  • Je viens seulement de réaliser la présence d’un bandeau sur toutes les vidéos provenant de RT :

    RT est financée entièrement ou partiellement par le gouvernement russe.

    avec lien vers la page Wikipédia.

    À l’initiative de qui ?

    Va-t-on bientôt voir les vidéos de Guillaume Meurice, ornées d’un bandeau ?

    France Inter est financée entièrement ou partiellement par le gouvernement français.

    • C’est juste la mise en place du « code de bonne conduite » annoncé par Zuzu contre les #fakenews. Je m’en suis rendue compte y’a quelques jour avec un bandeau sous un des flux d’infos locales qui alimentent ma page « karacole » : @indymedianantes : ça montrait la traduction automatique du résumé Wikipedia anglais... qui met l’accent sur les raids judiciaires qui ont attaqué plusieurs collectifs...

    • L’outil de lutte contre les fakes news de Youtube fait un lien entre Notre-Dame et le 11 Septembre — RT en français
      https://francais.rt.com/france/61089-outil-lutte-contre-fakes-news-youtube-lien-notre-dame-11-septembr

      YouTube, qui appartient à Google, a introduit cette fonction l’année dernière dans l’optique de lutter contre la propagation des théories dites complotistes, notamment celles qui remettent en cause la version officielle des attentats du 11 septembre. « Ces bandeaux sont générés de manière algorithmique et nos systèmes peuvent parfois se tromper », s’est justifié un porte-parole de la plateforme de partage, cité par l’AFP. Cette nouvelle fonctionnalité est pour l’instant « uniquement disponible aux Etats-Unis et en Corée du Sud », a-t-il ajouté, précisant que le bandeau en question avait été enlevé.

      Présent donc depuis l’année dernière aux États-Unis et en Corée du Sud et maintenant « ouvert » en France depuis peu (article du 16 avril où ce n’était visiblement pas le cas).

      le tweet cité :
      @BenjaminNorton, 15 avril 2019
      https://twitter.com/BenjaminNorton/status/1117875121656619013

    • L’audiovisuel public français irrité par une nouvelle fonctionnalité de YouTube (02/05/2019)
      https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2019/05/02/l-audiovisuel-public-francais-irrite-par-une-nouvelle-fonctionnalite-de-yout

      Pour prévenir tout risque de propagande, la plate-forme américaine avertira l’utilisateur quand un média est doté d’un financement public. Le service public craint d’être assimilé à des chaînes proches du pouvoir.

      A moins d’un mois des élections européennes, les grandes plates-formes en ligne multiplient les garde-fous pour empêcher que des campagnes de manipulation de l’opinion puissent altérer le résultat du scrutin. Facebook, Google et Twitter sont attendus au tournant, après les interférences russes dans l’élection présidentielle américaine de 2016 sur les réseaux sociaux, ou la diffusion massive de fausses informations sur la messagerie WhatsApp, propriété de Facebook, par des partisans du candidat élu Jair Bolsonaro pendant la dernière campagne présidentielle au Brésil.

      Après Facebook et Twitter, Google vient, lui aussi, de dévoiler son arsenal pour déjouer les opérations de désinformation et les tentatives d’ingérence étrangères. En France et dans plusieurs pays d’Europe, les utilisateurs de son service vidéo YouTube verront bientôt s’afficher un bandeau sous les vidéos des médias publics ou gouvernementaux. Ce « label de transparence », qui précise le financement de l’éditeur et renvoie vers sa page Wikipédia, doit permettre aux internautes de « mieux comprendre les sources des actualités qu’ils regardent », a expliqué Google sur son blog, le 24 avril. En clair, de les aider à repérer les campagnes de propagande, même si le géant américain tient à préciser qu’il « ne s’agit pas d’un commentaire de YouTube sur la ligne éditoriale de l’éditeur ou de la vidéo, ni sur l’influence du gouvernement sur le contenu éditorial ».

      Si cette mesure existe déjà depuis un an aux Etats-Unis, en Irlande, au Royaume-Uni et en Inde – où elle s’applique aux chaînes YouTube de Franceinfo, d’Arte ou de Radio France –, son arrivée en France suscite l’embarras de l’audiovisuel public. « On assimile des médias du service public dans des démocraties à des médias d’Etat dans des régimes autoritaires », se désole un cadre de France Télévisions, sous couvert d’anonymat, en citant sans détour les déclinaisons françaises de Russia Today (RT) et Sputnik, deux médias financés par le gouvernement russe et régulièrement soupçonnés d’être sous son influence.

      Dans les pays où cette fonctionnalité est déjà active, YouTube distingue bien les « services audiovisuels publics » des « médias financés entièrement ou en partie par un gouvernement ». Mais, pour un autre dirigeant de France Télévisions, « ce n’est pas suffisant ». Selon lui, le simple fait que cette démarche « englobe » ces deux types d’acteurs risque « d’induire en erreur » le public, pour qui « la subtilité institutionnelle du service public à la française n’est pas forcément très claire ».

      De son côté, la présidente de RT France, Xenia Fedorova, dénonce, au contraire, cette « hiérarchie ». « Nous avons toujours été transparents sur le fait que RT France est financé par la Russie, tout comme France 24 est financé par l’Etat français ou la BBC par l’Etat britannique. »

      France Médias Monde (France 24, RFI, Monte Carlo Doualiya), juge « essentiel » que son « indépendance par rapport au pouvoir politique soit prise en compte dans les dénominations utilisées dans toutes les langues ». Le groupe, dont une large partie de l’audience est réalisée sur YouTube à l’étranger, n’était pas concerné par le dispositif dans les premiers pays où il a été lancé, de même que TV5 Monde. Contacté par Le Monde, Google explique que cela devrait désormais être le cas pour ces deux chaînes, sans détailler la liste définitive des médias ciblés.

      Plusieurs acteurs concernés déplorent, par ailleurs, le manque de concertation avec l’entreprise californienne. « C’est nous qui nous sommes rapprochés de Google après avoir découvert cette annonce dans une dépêche, fustige-t-on au sein de France Télévisions. Tout ce qui permet davantage de transparence va dans le bon sens, mais cela ne peut pas se faire dans le dos des éditeurs. »

      Les critères retenus suscitent aussi l’incompréhension. « Pourquoi ne pas afficher le même message quand un média est détenu par un actionnaire privé ? », interroge un cadre du groupe public, qui regrette une « transparence à géométrie variable ».

      Parmi les mesures prévues par Google à l’approche des élections européennes, YouTube va également « renforcer la visibilité » des éditeurs « faisant autorité », lorsqu’un événement important se produit. Reste à savoir si cette mesure, en bénéficiant aux grands médias publics, suffira à apaiser leur mécontentement.

    • Deux poids, deux mesures : YouTube instaure une nouvelle fonctionnalité discriminant RT — RT en français (article du 17/05/2019, jour de l’entrée en fonction du dispositif)
      https://francais.rt.com/france/62164-deux-poids-deux-mesures-youtube-instaure-nouvelles-fonctionnalite

      YouTube labellise désormais les médias d’Etat sous leurs vidéos, mais avec une différence sémantique notable : RT France est ainsi « financée par le gouvernement russe », quand France 24 ou la BBC sont des « chaînes de service public ».

      Le 17 mai, YouTube a introduit une nouvelle fonctionnalité, en ajoutant un bandeau sous les vidéos des médias publics ou gouvernementaux. Ce « label de transparence », selon les termes de Google (à qui YouTube appartient), indique le financement de l’éditeur de la vidéo, et renvoie à la page Wikipédia qui lui est consacrée. Selon Google, le but est de permettre aux internautes de « mieux comprendre les sources des actualités qu’ils regardent ».

      Et Google de préciser qu’il ne s’agit en rien d’un commentaire de la part de YouTube sur la ligne éditoriale de l’éditeur ou de la vidéo, ni sur l’influence du gouvernement en question sur le contenu éditorial. En d’autres termes, il ne s’agirait que d’une information à caractère purement objectif.

      Pourtant à y regarder de plus près, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, suivant le pays d’origine de son financement. Ainsi, RT, qui n’a jamais caché être financé par la Russie, dispose désormais d’un bandeau indiquant qu’elle est « entièrement ou partiellement financée par le gouvernement russe ».

      Or la différence sémantique est notable concernant France 24 ou encore la BBC, dont le financement dépend respectivement de la France et du Royaume-Uni, qui sont elles qualifiées de « chaînes de service public » française et britannique.

      La présidente de RT France, Xenia Federova s’inquiète : « Nous sommes plus préoccupés par le deux poids, deux mesures qu’induit cette procédure. Nous avons constaté une inéquité dans l’application de ces bandeaux. Certains médias étant ainsi labellisés, tandis que d’autres, avec le même mode de financement, ne le sont pas. De plus, même parmi ceux qui sont labellisés, une hiérarchie persiste. Par exemple, le fait que BBC News soit qualifié de "service public", et non pas "financé par le gouvermenent", même s’il reçoit un financement substantiel directement du Royaume-Uni. »

      Elle rappelle également que « RT France n’a jamais caché la source de son financement ». Avant d’ajouter : « Nous étions, dès le début, très clairs et transparents sur le fait que RT France est financée par la Russie. Tout comme France 24 est financée par l’Etat français ou la BBC l’Etat britannique. Dans le même temps, le lancement de cette initiative en France juste avant les élections européennes pourrait semer la confusion pour le public en créant une opinion erronée selon laquelle les sources de financement provenant du secteur privé ou de grands groupes sont meilleures – plus légitimes, crédibles ou objectives – que d’autres, publiques. Le critère pour juger un média étant alors uniquement la source de financement et non la réalité de son travail ou la qualité des contenus. »

      Une inquiétude d’autant plus légitime que les bandeaux en question renvoient vers la fiche Wikipédia des médias concernés. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’objectivité de l’encyclopédie en ligne sur le sujet prête à débat. Concernant RT, Wikipédia donne en effet une définition générale qui fait froid dans le dos : « RT est généralement considéré par les médias et experts occidentaux comme un instrument de propagande au service du gouvernement russe et de sa politique étrangère, se livrant à la désinformation, proche de l’extrême droite sur internet, complotiste et antisémite. »

      On notera que l’avis repose donc sur les médias, qui par définition sont les concurrents de RT, et celui d’obscurs « experts occidentaux ». Le son de cloche est tout autre quand on s’intéresse à la fiche Wikipédia de la BBC qui dispose selon l’encyclopédie, « d’une réputation d’excellence culturelle ».

      Si l’intention de YouTube est louable – comprendre qui tient les cordons de la bourse dans le paysage médiatique permet effectivement d’en avoir une lecture plus avisée –, les mesures prises à l’heure actuelle par la plateforme risquent d’avoir l’effet opposé de celui recherché.

  • Le pacte mondial pour l’environnement s’effondre à Nairobi - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-pacte-mondial-pour-l-environnement-s-effondre-a-nairobi,

    Quant au cœur du débat, la déclaration finale se contente de « reconnaître le rôle des discussions sur les principes du droit international de l’environnement dans l’amélioration de la mise en œuvre de ce droit ». « Un échec complet », selon Yann Aguila.

    « La méthode du consensus n’est pas adaptée aux négociations puisque quelques Etats peuvent torpiller à eux seuls un mouvement beaucoup plus large en faveur d’une évolution du droit international de l’environnement », résume son instigateur. Les Etats-Unis s’y sont en effet fermement opposés, aux côtés du Brésil (plutôt favorable avant la présidence Bolsonaro), de la Russie et de l’Egypte.

    #droit_de_l'environnement

  • La Une de #Marianne...
    L’offensive des obsédés de la race, du sexe, du genre, de l’identité...

    Reçu par email d’une collègue avec ce commentaire :

    la semaine passée j’ai retrouvé placardé sur les murs de mon département la Une de Marianne que vous trouverez en pièce jointe.

    Je me suis sentie assez seule je dois dire.. Et inquiète de me faire
    bientôt traiter d’identitaire (c’est déjà arrivé dans mon syndicat, que
    j’ai quitté) ou de fémi-nazie comme nos collègues du Brésil.

    #solitude #résistance #féminisme

    ping @mad_meg @aude_v

  • Greentech, spécialiste français des biotechnologies, carbure au végétal - L’Usine Santé
    https://www.usinenouvelle.com/article/greentech-specialiste-francais-des-biotechnologies-carbure-au-vegetal

    Le groupe détient des usines à Mèze (Hérault) via sa filiale Greensea acquise en 2005 et spécialiste des dérivés d’algues et de microalgues, à Saint-Étienne-de-Chomeil (Cantal) avec Biovitis, repris en 2000 et focalisé sur les micro-organismes, et près de São Paulo, au Brésil, depuis l’acquisition en 2016 de Mapric, un spécialiste des ingrédients dérivés de la biodiversité brésilienne. Mais c’est à Saint-Beauzire que se dresse le navire amiral.

    Le site s’étend sur 27 000 m² et quatre bâtiments, dont l’usine qui continue de se développer. « Nous allons bientôt ajouter une tour d’atomisation pour renforcer les applications pharmaceutiques », annonce, sourire aux lèvres, Jean-Yves Berthon, le fondateur et PDG de Greentech. Auvergnat de souche, ce docteur en biologie a misé sur les biotechnologies végétales à une époque où la biotech n’avait pas pignon sur rue et n’emballait pas les banquiers. « Nous avons démarré avec des petits contrats de recherche, un peu de trading. On nous prenait pour de gentils chercheurs, mais l’objectif était d’avoir notre usine. »

    #capitalisme_vert #biotechnologies

  • #Bolsonaro passe de la théorie à la pratique - Amnesty International France
    https://www.amnesty.fr/justice-internationale-et-impunite/actualites/bolsonaro-passe-de-la-theorie-a-la-pratique

    Parmi les actions entreprises par le gouvernement de Jair Bolsonaro :

    – L’assouplissement de la législation relative à la détention et au port d’armes à feu, qui risque d’accroître le nombre d’homicides au #Brésil ;

    – La nouvelle politique nationale en matière de stupéfiants, qui adopte une approche plus punitive et porte atteinte au droit à la santé ;

    – Les mesures néfastes pour les droits des populations indigènes et des quilombolas (descendants d’esclaves) ;

    – Les initiatives visant à intervenir indûment dans le travail des organisations de la société civile présentes au Brésil ;

    – Les diverses dispositions du « plan anti-criminalité » (notamment l’assouplissement des critères permettant d’invoquer la légitime défense pour justifier le recours à la force et aux armes à feu par la police) ;

    – Les mesures portant atteinte au droit des victimes à la vérité, à la justice et à des réparations pour les crimes de #droit international commis par les autorités sous le régime militaire ;

    – La remise en cause de l’indépendance et de l’autonomie du Système interaméricain des droits de la personne ;

    – L’emploi d’un discours hostile aux droits humains par de hauts responsables, dont le président lui-même, qui pourrait légitimer diverses violations des droits humains.