country:bulgarie

  • – « On ne peut scinder la #prostitution de la traite des personnes à des fins sexuelles » (Interview avec Manfred Paulus) |
    https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2014/09/03/on-ne-peut-scinder-la-prostitution-de-la-traite-de

    J’ai récemment eu à faire avec le procureur en chef de Palerme, qui combat la mafia en Italie. Il était stupéfait et m’a demandé : « Ne voyez-vous vraiment pas ce qui se passe chez vous ? N’êtes-vous toujours pas prêts à créer de nouvelles lois ? » En Roumanie et en Bulgarie, j’entends la même chose. Je pense que va augmenter la pression exercée par les pays d’origine des femmes sur la politique allemande. Dans tous ces pays, on sait très bien ce qui arrive aux femmes dans notre pays. Et on nous méprise profondément de n’y opposer pratiquement rien d’efficace. Ce que nous appelons la liberté ici est l’absence totale de liberté pour d’innombrables femmes – c’est de l’esclavage sexuel.


  • L’Europe au pied des #murs
    https://viaoccitanie.tv/leurope-au-pied-des-murs

    Avec Stéphane Rosière, Claire Rodier, Laetitia Sedoux entre autre, et des images intéressante de mon terrain de recherche à Melilla

    L’Europe au pied des murs

    Près de 30 ans après la chute du rideau de fer, l’UE ferme ses frontières. À travers leur documentaire, Nicolas Dupuis et Elsa Putelat interrogent la politique européenne de repli sur soi.

    Plus de 55 murs-frontières déchirent la planète, emprisonnent des populations et éloignent les hommes les uns des autres. L’Espagne, la Grèce, la Bulgarie, maintenant la Hongrie, la France à Calais, et bientôt l’Ukraine ferment leurs frontières extérieures par un mur. L’actualité migratoire a encore accéléré le rythme de construction de ces fortifications et renforcé les contrôles.

    Des centaines de milliers de caméras, de capteurs, des équipements de plus en plus coûteux et techniques, des milliers d’hommes pour surveiller, et bien sûr des milliards d’euros dépensés. Malgré tous ces murs, l’Europe voit arriver plusieurs milliers de réfugiés chaque mois. Alors pourquoi continuer à les construire ?

    #frontières #europe


  • Je ne sais pas ce qu’il y dans mon café ce matin, mais je viens de réaliser quelque chose qui me donne le vertige, nous sommes donc, désormais, en 2019, ce qui veut dire que cette année, en octobre, nous allons commémorer le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui, dans mon souvenir, était hier, avant-hier tout au plus.

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/cinquantaine/pele-meles/022.htm

    • ah oui tiens ! j’aurai dû m’en souvenir aussi @sombre ma fille est aussi née en 89 mais au mois de mars.
      Par contre je me souvenais toujours de la date de construction du mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961 par la RDA. Un bon copain était né le lendemain, le 14.

    • C’est aussi la fin de la guerre Afghanistan/URSS et de celle du Liban, mais c’est le début de la guerre au Kosovo

      C’est la répression place Tien An Men en Chine et la mort de Khomeiny en Iran

      C’est l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné en Nouvelle Calédonie

      C’est la tuerie de Polytechnique à Montréal (14 femmes tuées)

      C’est le début de la transition démocratique en Tchecoslovaquie, Hongrie, Pologne, Bulgarie, Chili, Paraguay, Nicaragua, et Salvador

      C’est l’année de Camille Claudel (avec Isabelle Adjani) et de Do the Right Thing de Spike Lee, de Mystery Train de Jim Jarmusch et de Dangerous Liaisons de Stephen Frears, de Sex Lies and Videotapes de Steven Soderbergh et du Temps des Gitans de Emir Kusturica

      C’est l’année de Puta’s Fever, de la Mano Negra, et de Mlah, des Negresses Vertes, de New-York, le retour de Lou Reed, de Oh Mercy, le retour de Bob Dylan

      (oui, je suis aussi obsédé par 1989)

      #1989


  • Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/12/10/un-principe-d-innovation-porte-par-l-industrie-chimique-pourrait-entrer-dans

    Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

    Ce « #principe_d’innovation » figure en effet en préambule du texte établissant le prochain programme de recherche de l’UE qui distribuera près de 100 milliards d’euros en six ans. Appelé « Horizon Europe », il doit être discuté et mis au vote mercredi 12 décembre au Parlement européen en séance plénière. Que dit ce « principe » ? En des termes très généraux, que « l’impact sur l’#innovation devrait être pleinement évalué et pris en compte » à l’occasion de chaque initiative législative.

    « Aucune personne sensée ne pourrait s’y opposer. C’est le génie de cette opération de lobbying », décrypte Kathleen Garnett, une chercheuse indépendante, coauteure d’un article sur le sujet dans une revue académique de droit. Mais ce que ce concept, flou et consensuel en apparence, cible en réalité, explique-t-elle, ce sont les réglementations environnementales de l’UE, et en particulier celles qui encadrent l’usage des produits chimiques – comme le règlement Reach –, des #pesticides, des #OGM ou encore des nano et biotechnologies. Intégré à la loi, le « principe d’innovation » permettrait de faire contrepoids à ce que ces industriels estiment être un obstacle majeur à leurs affaires : le principe de précaution.

    et #paywall

    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17579961.2018.1455023?journalCode=rlit20

    • Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen

      En apparence anodin, le concept a été imaginé pour neutraliser le principe de précaution par un think tank issu de la pétrochimie et du tabac.

      Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

      Ce « principe d’innovation » figure en effet en préambule du texte établissant le prochain programme de recherche de l’UE qui distribuera près de 100 milliards d’euros en six ans. Appelé « Horizon Europe », il doit être discuté et mis au vote mercredi 12 décembre au Parlement européen en séance plénière. Que dit ce « principe » ? En des termes très généraux, que « l’impact sur l’innovation devrait être pleinement évalué et pris en compte » à l’occasion de chaque initiative législative.

      « Aucune personne sensée ne pourrait s’y opposer. C’est le génie de cette opération de lobbying », décrypte Kathleen Garnett, une chercheuse indépendante, coauteure d’un article sur le sujet dans une revue académique de droit. Mais ce que ce concept, flou et consensuel en apparence, cible en réalité, explique-t-elle, ce sont les réglementations environnementales de l’UE, et en particulier celles qui encadrent l’usage des produits chimiques – comme le règlement Reach –, des pesticides, des OGM ou encore des nano et biotechnologies. Intégré à la loi, le « principe d’innovation » permettrait de faire contrepoids à ce que ces industriels estiment être un obstacle majeur à leurs affaires : le principe de précaution.
      « Porte dérobée »

      Pour Geert Van Calster, professeur de droit à l’Université de Louvain (Belgique) et coauteur de l’article, « il est tout simplement extraordinaire de voir les institutions européennes se faire complètement avoir par un lobby de l’industrie pour introduire cela dans le droit communautaire ». A ce jour, ce « principe d’innovation » n’est rien qu’un slogan de lobbying : contrairement au principe de précaution, inscrit, lui, dans les traités européens, il n’a aucune existence légale. Or son entrée dans un texte officiel « par une porte dérobée » le « légitimerait ». « Et c’est là le véritable danger : si, en tant que fait accompli, il acquiert le statut de principe, il sera alors très difficile de revenir en arrière », déplore M. Van Calster.

      Le « cerveau » de cet outil d’influence est un think tank bruxellois au fonctionnement opaque, l’European Risk Forum. Créé en 1996 par British American Tobacco (Lucky Strike, Dunhill…), il avait pour objectif initial d’entraver la mise en place de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, en intervenant sur la conception des politiques de gestion des risques par l’UE. La science documentait alors la nocivité du tabagisme passif. En 2010, le minutieux travail d’enquête d’une équipe de politologues de l’université de Bath (Grande-Bretagne) avait montré comment le cigarettier s’était entouré d’autres industriels, alliés naturels dans la vente de produits dangereux, en particulier le secteur chimique.

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment le lobby des implants médicaux a fait plier la Commission européenne
      Au début de l’année, le Risk Forum comptait une vingtaine de membres, comme le numéro un mondial de la chimie, BASF, Bayer (qui vient de racheter Monsanto), le fabricant de détergents Henkel, Philip Morris ou encore les organisations de lobbying des secteurs des énergies fossiles et du plastique. A ses membres, le Forum propose de « contribuer à l’élaboration des règles et procédures utilisées par les institutions de l’UE pour déterminer comment les décisions réglementaires sont prises », en ciblant « les leaders d’opinion et les décideurs » au sein des institutions, ainsi que l’indique son site.

      « Aversion au risque »

      L’histoire publique du « principe d’innovation » a commencé en octobre 2013, quand, à l’initiative du Risk Forum, une vingtaine de PDG de grandes firmes adressaient une lettre aux présidents de la Commission, du Parlement et du Conseil européen. Bruxelles était alors le théâtre d’une offensive de grande ampleur menée par les lobbys des pesticides et de la chimie contre la réglementation des perturbateurs endocriniens. Offensive à laquelle le think tank avait participé.
      Dans ses rapports et livrets publiés au fil des années, les mots du Risk Forum ne trompent pas. Il s’agit bien de systématiquement « soumettre le principe de précaution à une étude d’impact », expliquait-il en 2011. La manière de procéder en Europe actuellement, précisait-il quatre ans plus tard, est « empreinte d’une aversion au risque » et aurait empêché le développement de « la locomotives à vapeur, du four à micro-ondes, du téléphone mobile et de la radiographie ».
      Depuis 2013, le Risk Forum a multiplié les actions de lobbying pour imposer son idée dans les cercles du pouvoir européen. C’est ce que montre un rapport de recherche publié lundi 10 décembre par l’ONG Corporate Europe Observatory. Par le biais d’une demande d’accès aux documents administratifs à la Commission, cette ONG spécialisée dans la surveillance du lobbying à Bruxelles s’est procuré de nombreux documents que Le Monde a pu consulter. « Cet exemple montre bien de quelle manière les intérêts des firmes essaient de capturer les processus de décision européens, analyse Nina Holland, auteure de ce travail. Il fait ressortir un niveau exceptionnel d’accès privilégié » auprès des décideurs.

      « Evangéliste de l’innovation bien encadrée »

      Les courriels et notes internes ont permis à la chercheuse-militante de retracer précisément le parcours du « principe » : essentiellement des rendez-vous et interactions avec les hauts fonctionnaires de plusieurs directions générales (DG) de la Commission (recherche, industrie et santé). En juin 2015, la démarche était soutenue par Carlos Moedas, le commissaire à la recherche, et en février 2017 une « Task Force » dédiée était créée au sein de la DG recherche. Le Risk Forum a également ciblé les Etats membres ayant assumé la présidence de l’UE comme Malte, la Bulgarie ou les Pays-Bas. En janvier 2016, la présidence néerlandaise a même coorganisé une conférence sur le sujet avec le Risk Forum et les deux principales organisations industrielles, BusinessEurope et European Roundtable of Industrialists.

      Tous ces efforts d’influence ont également bénéficié de la bienveillance d’un homme-clé. Robert Madelin a exercé plusieurs fois la fonction de directeur général, poste parmi les plus importants dans la hiérarchie administrative de la Commission, avant de devenir conseiller spécial pour l’innovation du président Juncker en 2015. Le Britannique produisait l’année suivante une « note stratégique » faisant la promotion d’un « principe d’innovation ». Trois mois après sa publication, il basculait vers une activité de lobbyiste : M. Madelin est désormais consultant pour Fipra, un cabinet influent dont il est aussi président et qui est également… membre du Risk Forum. « Je suis un évangéliste de l’innovation bien encadrée, explique Robert Madelin, interrogé par Le Monde. Alors je pense que ce serait tragique d’oublier qu’on doit la soutenir en Europe à cause de l’historique d’un think tank. »


  • Gilets jaunes : Appel à la tenue d’assemblées
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-appel-a-la-tenue-d-assemblees

    Transcription de la vidéo ici : https://www.facebook.com/jeanmarc.w...

    Le mouvement des gilets jaunes exprime, depuis le 17 novembre dernier, le ras le bol d’un peuple qui n’en peut plus d’être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité, toujours plus arrogant envers les faibles, toujours plus acquis aux puissants.

    Depuis le 17 novembre, les actions de blocages économiques routiers des centres de la grande consommation se multiplient partout en France. L’objectif est d’assécher les puissances de l’argent pour faire plier un pouvoir politique qui leur est acquis.

    Ces actions ont aussi pour conséquences malheureuses de gêner de simples citoyens dans leurs tâches quotidiennes, des citoyens qui subissent eux aussi un système qui élimine toujours plus les rapports humains et bienveillants pour leur substituer les rapports comptables d’argent. Notre objectif n’est pas d’instaurer une gêne durable et prolongée pour les femmes et les hommes qui vivent sur notre territoire. Notre objectif est de redonner le plus rapidement possible le pouvoir de décision au peuple, par le peuple, pour le peuple, un pouvoir qui lui revient pleinement de droit. Si nous attendons trop notre mouvement s’essoufflera et se divisera fatalement. Pourtant, l’éveil du peuple se répand. Partout, en Belgique, en Bulgarie, en Allemagne, ailleurs dans le monde les peuples se réveillent, ils décident eux aussi de ne plus subir. Le problème est chez eux comme chez nous. (...)


  • Patrouiller, dénoncer, détruire : comment le vigilantisme est né à Calais
    http://theconversation.com/patrouiller-denoncer-detruire-comment-le-vigilantisme-est-ne-a-cala

    Les collectifs anti-migrants ont ainsi mené une activité soutenue entre 2013 et 2016, incluant des citoyens a priori sans affiliation politique particulière. Ils sont pourtant discrètement appuyés par des groupuscules d’extrême droite qui oeuvrent plus ou moins dans l’ombre, et grâce aux réseaux sociaux.

    Si ces derniers attirent l’attention médiatique, par exemple le groupe des Identitaires, ils essaiment aussi désormais parmi « Monsieur et Madame Tout Le Monde ».

    [...]

    Ces groupes ne vont pas ainsi seulement manifester, mais aussi agir contre les migrants, en les surveillant, en les signalant en ligne, voire en intervenant directement à leur encontre.

    [...]

    Les militants de Sauvons Calais nient avoir participé à ces actes « individuels commis par des gens perturbés ». Cette version est mise à mal par Alain Fauquet, le maire du village, qui nous affirme lors d’un entretien que les militants de Sauvons Calais ont « remplit des grands sacs de pierres [pris] sur la voie ferrée pour organiser le caillassage » sans nécessairement les jeter eux-mêmes, se contentant de fournir les pierres.

    Ces faits illustrent une violence de groupe organisée, certes minimisée mais aussi une stratégie d’évitement. Les militants agissent en sous main afin de ne pas se voir attribuer la responsabilité des violences et préserver ainsi une forme de « respectabilité ».

    [...]

    Les groupes anti-migrants à Calais sont ainsi représentatifs d’un certain flou entretenu sciemment par certains militants de l’extrême droite, permettant d’impliquer des citoyens « ordinaires » dans des actes de violence collective.

    Ce type de mouvement contre l’immigration n’est pas isolé en Europe, loin de là. En Allemagne, les actes contre les migrants se sont multipliés pour culminer dans des journées de mobilisations et de violences à Chemnitz lors du mois d’août 2018.

    Cette tendance se retrouve aussi en Italie ou les actes de vigilantisme contre les migrants se multiplient depuis l’accession de la Ligue de Matteo Salvini au pouvoir

    De même, en Bulgarie, des milices traquent les migrants à la frontière turque.

    En France, les groupes de « Calaisiens » semblent avoir trouvé une postérité avec les actions du mouvement Génération Identitaire, qui a bloqué la frontière franco-italienne et mène campagne contre les ONG qui soutiennent les migrants en Méditerranée.


  • De plus en plus de sans-abri partout en Europe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/21/de-plus-en-plus-de-sans-abri-partout-en-europe_5273875_3224.html

    Le rapport observe aussi l’explosion du prix des logements partout en Europe, sans rapport avec les revenus des habitants, surtout les plus pauvres, les locataires étant les plus pénalisés. Entre 2010 et 2016, la hausse du coût du logement, que l’on soit propriétaire ou locataire, dépasse 20 % dans la moitié des Etats membres, dont + 54 % en Bulgarie, + 45 % au Royaume-Uni, + 40 % au Portugal et + 21,5 % en France. Seuls six pays, dont les Pays-Bas, Chypre et l’Espagne, voient leurs prix reculer.


  • Revue de presse continue spéciale « Gilets jaunes » à partir du 18.11.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Gilets jaunes : la Belgique et la Bulgarie ont elles aussi leurs Gilets jaunes

    Du Moyen Age aux « gilets jaunes », quand les hausses de taxes déclenchent des révolutions

    Les blocages en France vus d’Allemagne

    #gelbewesten

    De Maastricht aux Gilets jaunes, une même colère

    Gilets jaunes. Appel à un nouveau rassemblement à Paris samedi prochain

    « C’est la peste brune qui a manifesté » sur les Champs Elysées à Paris déclare Gérald Darmanin au Grand jury LCI

    « Gilets jaunes » : et les Champs-Elysées se couvrirent de gaz lacrymogènes…

    Les activistes d’extrême-droite ne feraient pas partie des personnes interpellées

    Les #GiletsJaunes ramassent ce que les casseurs ont fait aux #ChampsElysees le #24Novembre… "

    Mélenchon, Hamon, le PS : la gauche face au miroir des gilets jaunes

    Qui sont et que veulent les « gilets jaunes » ?

    (...)

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Rappel : ce que raconte Trump sur l’affaire Khashoggi, c’est très basiquement la position que Netanyahou lui a dit d’adopter. Par exemple au début du mois’ tout cela était déjà exprimé clairement : Affaire Khashoggi : Netanyahou demande aux USA de maintenir les liens avec ben Salmane (média US)
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/187669-181101-le-prince-saoudien-aurait-decrit-kashoggi-comme-un-dangereux-i

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a demandé à des responsables américains de maintenir les liens avec le prince héritier d’Arabie saoudite malgré le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, a rapporté jeudi le Washington Post.


  • Baudour : de nombreuses infractions en matière de dumping social à nouveau constatées sur le chantier Google
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_baudour-de-nombreuses-infractions-en-matiere-de-dumping-social-a-nouveau

    Lors d’une deuxième opération menée sur le chantier Google à Baudour, l’ Auditorat du travail du Hainaut a constaté de nombreuses infractions dans le domaine du dumping social . Des badges d’accès ont été bloqués.

    L’opération menée entre 7h30 et 22h30 sur le site Google a révélé plusieurs infractions sociales. L’action a mobilisé 23 inspecteurs spécialisés en dumping, venus de toute la Belgique, trois policiers et dix interprètes en langues bulgare et roumaine.

    Au terme de l’opération, l’Auditorat du travail a apposé des scellés virtuels, en bloquant des badges d’accès de 105 travailleurs qui ont donc été interdits de chantier. Vingt-neuf de ces travailleurs ont produit de faux documents de détachement « A1 » et ces faux ont été confirmés par la Bulgarie. Septante-six autres travailleurs roumains n’avaient pas de document de détachement « A1 » malgré un premier contrôle organisé précédemment qui avait déjà mis le même problème en évidence.

    Selon l’Auditorat, ces travailleurs seraient en outre de faux indépendants. « Ils ne savent pas tous sous quel statut ils travaillent », a expliqué Charles-Eric Clesse, auditeur du travail. « Certains disent qu’ils reçoivent des ordres, d’autres ne savent pas s’ils sont indépendants ou salariés. »

    Une première intervention de l’Auditorat du travail menée il y a trois semaines sur ce même chantier à Baudour avait notamment débouché sur plusieurs auditions d’employeurs roumains et bulgares.

    #google #fraude #esclavage #Belgique #travailleurs_détachés #travail #dumping_social


  • En Bulgarie aussi, des manifestants protestent contre la hausse du prix des carburants Ouest France

    À Sofia la capitale, plusieurs dizaines de manifestants ont perturbé la circulation sur les principaux boulevards en scandant «  mafia  !  » et «  démission  !  » Dimitar Dilkoff - Crédit AFP

    Des milliers de Bulgares ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

    Il n’y a pas qu’en France qu’on se mobilise contre la hausse du prix du carburant. En Bulgarie, des milliers de conducteurs ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants.

    Blocage des postes frontière
    Les protestataires ont bloqué pendant plusieurs heures la circulation dans différents endroits sur les autoroutes Trakia et Hemus qui traversent le pays avant d’être dispersés par la gendarmerie, a rapporté la radio publique BNR. Des manifestants ont également bloqué l’autoroute Maritsa qui mène vers les postes frontière de Kapitan Andreevo et Lesovo à la frontière avec la Turquie, et l’accès au poste frontière de Kulata (sud-ouest) avec la Grèce. Des moments de tension ont eu lieu lorsque des manifestants ont réussi à rompre le cordon des gendarmes qui tentaient d’empêcher le blocus.

    Quelque 2 000 gendarmes et policiers avaient été déployés pour maintenir l’ordre.

    Pour le deuxième jour dimanche, des rassemblements ont également eu lieu dans les grandes villes tandis que d’autres sont prévus lundi.

    «  Mafia  » et «  démission  »
    À Sofia la capitale, plusieurs dizaines de manifestants ont perturbé la circulation sur les principaux boulevards en scandant «  mafia  !  » et «  démission  !  ».

    Les manifestations du week-end contre la hausse du prix des carburants et l’augmentation prévue de la taxe sur les vieux véhicules avaient débuté il y a trois semaines, mais elles ont pris de l’ampleur, les protestataires dénonçant également le faible niveau de vie en Bulgarie, où le pouvoir d’achat atteint à peine la moitié de la moyenne de l’UE.

    #GiletsJaunes #Bulgarie effet #manu


  • Report de la révision des lois de bioéthique comprenant l’extension de la PMA : un très mauvais signal pour l’égalité des droits

    Hier, Jean-Louis Touraine, rapporteur de la mission d’information sur la bioéthique, a officiellement confirmé la rumeur sur le report à l’été 2019, après les élections européennes, de la présentation du projet de loi sur la bioéthique, qui doit notamment contenir, selon les engagements du Gouvernement, l’extension de la PMA.

    Ce report est un aveu de faiblesse du Président de la République, du Gouvernement et de la majorité. Il légitime les discours des opposant·e·s selon lesquels l’extension de la PMA serait un sujet par essence polémique, alors que plus de 60% des Français et des Françaises y sont favorables. Il laisse le champ libre aux discours les plus radicaux, souvent homophobes, au détriment des familles et des personnes concernées par la PMA.

    SOS homophobie oeuvre depuis un an et demi en faveur d’un débat le plus rationnel et apaisé possible afin d’éviter la recrudescence de haine homophobe que nous avons vécu au moment du Mariage pour tou·te·s. Pourtant, notre pays connaît actuellement une vague de violences LGBTphobes inédite qui démontre la nécessité d’agir au plus vite pour éviter un pourrissement du débat.

    Pendant que le Gouvernement tergiverse et s’interroge sur les possibles conséquences électorales d’une action rapide en faveur de l’égalité des droits, les discours homophobes progressent chaque jour, à l’instar des déclarations récentes du sénateur Henri Leroy, qui est allé jusqu’à comparer l’extension de la PMA aux expérimentations nazies. Des familles attendent la réforme de la filiation qui leur permettra d’assurer plus facilement la sécurité juridique pour leurs enfants. Des femmes prennent des risques sanitaires inconsidérés pour avoir un enfant, quand d’autres vivent la fondation de leur famille comme un acte clandestin.

    Pire encore, ce report interroge sur la volonté réelle de porter cette réforme essentielle. Comment savoir si, comme en 2013, les reports ne s’enchaîneront pas jusqu’à l’abandon de la promesse ?

    L’attente a assez duré et la colère est là. Les personnes qui souhaitent avoir recours à la PMA, elles, ne peuvent pas attendre. Le temps biologique n’est pas le temps politique, médiatique ou électoral. Le énième report de ce projet de loi est un profond mépris à l’égard de toutes les personnes qui comptent sur l’extension de la PMA pour fonder leur famille, pour être considérées comme des citoyennes à part entière. SOS homophobie demande au Gouvernement d’agir avec conviction en défendant ce projet dès le début de l’année 2019.

    A part les majuscules en trop, je suis assez d’accord et j’en profite pour reposter ce texte (un peu trop inscrit dans la polémique du moment mais puisque ça traîne assez pour qu’elle reparte avec cinq ans de fascisation du pays en plus).

    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Critique-emancipatrice-de-la-PMA

    • Laurent Wauquiez qui explique que c’est pas par des raclures comme lui que viendra la prochaine version du nazisme. Pas par des fachos anti-migrant.es, pas par des politiciens populistes à la Macron qui disent tout et son contraire, pas par des ministres de l’éducation nationale nostalgiques d’une école qui dresse les gosses. Non, ça viendra des lesbiennes, woouuhhh ! Et des sorcières aussi, un peu.

      PMA : l’heure des injures et de l’ignominie est venue

      S’exprimant ce dimanche 19 novembre 2018 devant les troupes de Sens Commun, le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, s’est inquiété de l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes. Il a notamment déclaré :

      «  Oui, c’est un engrenage. Et cet engrenage mènera nécessairement à la marchandisation des gamètes  »

      «  Tout ceci a un nom, c’est l’eugénisme  ; tout ceci a été fait par un régime, c’est le nazisme  »

      SOS homophobie et l’ADFH rappellent qu’en France, la PMA avec don est déjà en place pour les couples hétérosexuels depuis plusieurs décennies. Qu’en conséquence, des hommes stériles peuvent bénéficier de don de sperme, des femmes stériles peuvent bénéficier de don d’ovocytes, des couples hommes/femmes tous deux stériles peuvent bénéficier de don d’embryons. Plusieurs milliers d’enfants sont déjà nés par ces techniques de reproduction assistée. Pour le président du parti Les Républicains, si un homme hétérosexuel marié et stérile peut recourir à un don de sperme sans déclencher ses foudres, cette même technique utilisée par une femme célibataire ou homosexuelle deviendrait alors une pratique nazie.

      Au-delà de l’ignorance dont témoigne Laurent Wauquiez dans ses déclarations, c’est surtout la haine et l’injure qui viennent aujourd’hui stigmatiser tous ces enfants déjà nés par PMA, y compris ceux de couples de femmes lesbiennes qui ont recourus à cette technique dans les pays voisins où cela est déjà légal.

      Au sein des États membres du Conseil de l’Europe, 26 États ouvrent déjà l’accès à la PMA aux célibataires ou aux couples de femmes*. De même, aucun des États non européens dans lesquels les couples homosexuels peuvent se marier et adopter, n’interdit l’accès à la PMA en raison de l’orientation sexuelle**. Ces pays ont-ils des pratiques nazies ? Leurs dirigeants ont-ils été traduits devant la Cour pénale internationale ?

      SOS homophobie et l’ADFH appellent le Gouvernement à légiférer sans tarder sur ce sujet afin de couper court aux déclarations homophobes, aux actes homophobes qui peuvent en découler, et aux tribunes offertes pour l’occasion à celles et ceux qui n’ont toujours pas digéré la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe de 2013

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      Il s’agit de l’Arménie, de l’Autriche, de la Belgique, de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre, du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Géorgie, de la Grèce, de la Hongrie, de l’Islande, de l’Irlande, de la Lettonie, du Luxembourg, de la Moldavie, du Monténégro, des Pays-Bas, de la Norvège, du Portugal, de la Russie, de l’Espagne, de la Suède, de l’Ukraine et du Royaume-Uni.

      * A savoir l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie, les États-Unis, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et l’Uruguay.


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Le r apport "Expanding the fortress" et des liens associés à la sortie de ce rapport :
    https://seenthis.net/messages/694887
    Lien avec les #droits_humains

    Et des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’ #UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Le lien entre #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique et externalisation :
    https://seenthis.net/messages/707133
    #fonds_fiduciaire
    v. aussi plus de détail sur la métaliste migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/733358

    –------------------------------------

    Le #post-Cotonou :
    https://seenthis.net/messages/681114
    #accord_de_Cotonou

    –----------------------------

    Externalisation des contrôles frontaliers en #Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401
    (lien avec #droits_humains)
    https://seenthis.net/messages/623809

    "Dossier Libia" —> un site d’information et dénonciation de ce qui se passe en Libye :
    https://seenthis.net/messages/742662

    Reportage en allemand, signalé par @_kg_ :
    https://seenthis.net/messages/744384

    Des #timbres produits par la poste libyenne :
    https://seenthis.net/messages/745453

    #Statistiques et #chiffres du nombre de personnes migrantes présentes en Libye (chiffres OIM) :
    https://seenthis.net/messages/751596

    Sur les #centres_de_détention en Libye, voulus, soutenus et financés par l’UE ou des pays de l’UE :
    https://seenthis.net/messages/615857
    #torture #viols #abus_sexuels #centres_de_détention #détention

    Un analyse intéressante des centres de détention en Libye, avec #chronologie (et #cartographie) depuis les années 1980 :
    https://seenthis.net/messages/752742

    Ici en #dessins :
    https://seenthis.net/messages/747869
    #dessin
    https://seenthis.net/messages/612089
    Et des mesures-sparadrap en lien avec l’#OMS cette fois-ci —> projet “Enhancing Diagnosis and Treatment for Migrants in detention centers in Libya” :
    https://seenthis.net/messages/737102

    D’autres liens où l’on parle aussi des centres de détention en Libye :
    https://seenthis.net/messages/689187
    https://seenthis.net/messages/612089

    #Poursuites_judiciaires —> "Un demandeur d’asile va poursuivre le Royaume-Uni pour le financement de centres de détention libyens"
    https://seenthis.net/messages/746025

    Et l’excellent film de #Andrea_Segre "L’ordine delle cose" , qui montre les manoeuvres de l’Italie pour créer ces centres en Libye :
    https://seenthis.net/messages/677462

    Autour des #gardes-côtes_libyens et les #refoulements (#push-back, #pull-back) en Libye :
    https://seenthis.net/messages/719759

    Les pull-back vers la Libye :
    https://seenthis.net/messages/730613
    –-> et centres de détention
    https://seenthis.net/messages/651505
    Le reconstruction d’un naufrage et d’un pull-back vers la Libye effectué par les gardes-côtes libyen. Reconstruction #vidéo par #Charles_Heller et #Lorenzo_Pezzani :
    https://seenthis.net/messages/747918

    Résistance de migrants sauvetés en Méditerranée, qui refusent d’être ramenés en Libye en refusant de descendre du navire ( #Nivin ) qui les a secourus :
    https://seenthis.net/messages/735627

    #évacuation de migrants/réfugiés depuis la Libye vers le #Niger :
    https://seenthis.net/messages/737065
    #réinstallation
    –-> attention, il y a peut-être d’autres articles sur ce sujet dans les longs fils de discussions sur le Niger et/ou la Libye (à contrôler)

    L’aide de la #Suisse aux gardes-côtes libyens :
    https://seenthis.net/messages/623935

    Et quelques lignes sur le #traité_de_Benghazi , le fameux #pacte_d'amitié entre l’#Italie et la #Libye (2009)
    https://seenthis.net/messages/717799
    J’en parle aussi dans ce billet que j’ai écrit pour @visionscarto sur les films #Mare_chiuso et #Mare_deserto :
    Vaincre une mer déserte et fermée
    https://visionscarto.net/vaincre-une-mer-deserte-et-fermee
    –-> il y a certainement plus sur seenthis, mais je ne trouve pas pour l’instant... j’ajouterai au fur et à mesure

    –--------------------------------------

    Externalisation des contrôles frontaliers au #Niger (+ implication de l’#OIM (#IOM) et #Agadez ) :

    Mission #Eucap_Sahel et financement et création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF), financé par #Pays-Bas et Allemagne financés par l’Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/733601

    Et des #camps_militaires :
    https://seenthis.net/messages/736433

    Autres liens sur le Niger :
    https://seenthis.net/messages/696283
    https://seenthis.net/messages/626183
    https://seenthis.net/messages/586729
    https://seenthis.net/messages/370536

    Le Niger et l’Italie se félicitent de la chute des flux migratoires... (sic)
    https://seenthis.net/messages/752551
    –-> v. aussi : "Baisse des demandes d’asile. Pas de quoi se réjouir" :
    https://seenthis.net/messages/693203

    Conséquences de l’externalisation des politiques migratoires sur le #Niger, mais aussi le #Soudan et le #Tchad :
    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2018/12/multilateral-damage.pdf
    signalé ici :
    https://seenthis.net/messages/741956

    –-------------

    Externalisation des frontières au #Sénégal et en #Mauritanie :
    https://seenthis.net/messages/740468
    https://seenthis.net/messages/668973
    https://seenthis.net/messages/608653
    https://seenthis.net/messages/320101

    –------------------------------------------

    Italie, Allemagne, France, Espagne

    Les efforts de l’ #Italie d’externaliser les contrôles frontaliers :
    https://seenthis.net/messages/600874
    https://seenthis.net/messages/595057

    L’Italie avec l’ #Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/566194

    #France et ses tentatives d’externalisation les frontières (proposition de Macron notamment de créer des #hub, de faire du #tri et de la #catégorisation de migrants) :
    https://seenthis.net/messages/704970
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/677172

    L’#Espagne :
    https://seenthis.net/messages/737099
    #modèle_espagnol
    https://seenthis.net/messages/737095
    v. aussi plus bas la partie consacrée au Maroc...

    –-----------------------------

    L’ #accord_UE-Turquie :
    https://seenthis.net/tag/accord_ue-turquie
    Et plus en général sur l’externalisation vers la #Tuquie :
    https://seenthis.net/messages/427270
    https://seenthis.net/messages/419432
    https://seenthis.net/messages/679603

    Erdogan accuse les Européens de ne pas tenir leurs promesses d’aide financière...
    https://seenthis.net/messages/512196

    Et le #monitoring de l’accord (#observatoire) :
    https://seenthis.net/messages/478621

    Sur la "#facilité" en faveur des réfugiés en Turquie, le rapport de la Cour des comptes européenne :
    https://seenthis.net/messages/737085
    #aide_financière

    Un lien sur comment l’aide a été utilisée en faveur des #réfugiés_syriens à #Gaziantep :
    https://seenthis.net/messages/667241

    –---------------------------------

    L’externalisation en #Tunisie (accords avec l’Italie notamment) :
    https://seenthis.net/messages/511895
    https://seenthis.net/messages/573526
    Et avec l’UE :
    https://seenthis.net/messages/737477

    –-------------------------

    Tag #réintégration dans les pays d’origine après #renvois (#expulsions) :
    https://seenthis.net/tag/r%C3%A9int%C3%A9gration

    –-------------------------------------

    La question des #regional_disembarkation_platforms :
    https://seenthis.net/messages/703288
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement

    En 2004, on parlait plutôt de #centres_off-shore en #Afrique_du_Nord ...
    https://seenthis.net/messages/607615

    Tentatives d’externalisation des contrôles migratoires, mais aussi des #procédures_d'asile en #Afrique_du_Nord , mais aussi dans l’ #Europe_de_l'Est et #Balkans) :
    https://seenthis.net/messages/701836
    Et au Niger :
    https://seenthis.net/messages/749456
    #externalisation_de_l'asile #délocalisation

    Et en #Bulgarie (ça date de 2016) :
    https://seenthis.net/messages/529415

    #Serbie , toujours en 2016 :
    https://seenthis.net/messages/462817

    Les efforts d’externalisation au #Maroc :
    https://seenthis.net/messages/696321
    https://seenthis.net/messages/643905
    https://seenthis.net/messages/458929
    https://seenthis.net/messages/162299
    #Frontex

    #Bosnie :
    https://seenthis.net/messages/743581
    Où l’#OIM est impliquée

    –------------------------------------

    Lien #coopération_au_développement, #aide_au_développement et #contrôles_migratoires :
    https://seenthis.net/messages/660235

    Pour la Suisse :
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/721921
    –-> il y a certainement plus de liens sur seenthis, mais il faudrait faire une recherche plus approfondie...
    #développement #conditionnalité
    Sur cette question, il y a aussi des rapports, dont notamment celui-ci :
    Aid and Migration : externalisation of Europe’s responsibilities
    https://concordeurope.org/wp-content/uploads/2018/03/CONCORD_AidWatchPaper_Aid_Migration_2018_online.pdf?1dcbb3&1dcbb3

    –-------------------------------

    La rhétorique sur la #nouvelle_frontière_européenne , qui serait le #désert du #Sahara (et petit amusement cartographique de ma part) :
    https://seenthis.net/messages/604039
    #cartographie #visualisation
    https://seenthis.net/messages/548137
    –-> dans ce lien il y a aussi des articles qui parlent de l’externalisation des frontières au #Soudan

    Plus spécifiquement #Soudan :
    https://seenthis.net/messages/519269

    –--------------------------------------

    Et du coup, les liens avec le tag #processus_de_Khartoum :
    https://seenthis.net/tag/processus_de_khartoum

    –----------------------------------------

    Les efforts d’externalisation des contrôles frontaliers en #Erythrée et #Ethiopie :
    https://seenthis.net/messages/729629
    https://seenthis.net/messages/493279
    https://seenthis.net/messages/387744

    Et le financement de l’Erythrée via des fonds d’aide au développement :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/366439

    L’Erythrée, après la levée des sanctions de l’ONU, devient un Etat avec lequel il est désormais possible de traiter (sic) :
    https://seenthis.net/messages/721926

    ... Et autres #dictateurs
    https://seenthis.net/messages/318425
    #dictature

    –-----------------------------------

    La question des #carrier_sanctions infligées aux #compagnies_aériennes :
    https://seenthis.net/tag/carrier_sanctions

    –--------------------------

    Des choses sur la #pacific_solution de l’#Australie :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=%23pacific_solution

    –---------------------------------

    L’atlas de Migreurop, qui traite de la question de l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/690134

    ping @isskein @reka


  • Chronique Suisse | Juin à septembre 2018
    https://asile.ch/2018/10/15/chronique-suisse-juin-a-septembre-2018

    27 juin Le TAF a annulé une décision de renvoi Dublin vers la Bulgarie concernant le cas d’un requérant afghan. Il a estimé que le SEM ne pouvait pas exclure le risque de refoulement en chaîne sur la base de ses investigations, qui auraient dû être plus approfondies. En effet, en Bulgarie, certaines nationalités sont […]


  • Une journaliste enquêtant sur les fraudes aux subventions de l’UE assassinée en Bulgarie
    https://www.crashdebug.fr/international/15167-une-journaliste-enquetant-sur-les-fraudes-aux-subventions-de-l-ue-a

    (c) REUTERS / TVN.bg

    Le corps de la journaliste d’investigation Viktoria Marinova a été découvert ce samedi dans un parc de la ville bulgare de Ruse. Il n’est pas exclu que son assassinat soit lié à ses activités professionnelles. Elle menait actuellement une enquête sur des faits de corruption impliquant des fonds européens.

    Viktoria Marinova, responsable administrative et présentatrice de la chaîne bulgare TVN, a été retrouvée morte ce samedi 6 octobre dans un parc de la ville bulgare de Ruse, a annoncé ce dimanche le procureur régional, Georgy Georgiev.

    Selon la police locale, la jeune femme âgée de 30 ans aurait été frappée à la tête et étranglée. Le ministre bulgare de l’Intérieur a également ajouté qu’elle avait été violée.

    Les enquêteurs n’excluent pas que son assassinat soit lié à ses (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • En Bulgarie Viktoria Marinova, journaliste violée, assassinée pour avoir pointé la corruption à grande échelle
    08 oct 2018 par Sylvie Braibant avec AFP
    https://information.tv5monde.com/terriennes/en-bulgarie-viktoria-marinova-journaliste-violee-assassinee-po

    L’assassinat et le viol de Viktoria Marinova, journaliste bulgare d’une chaîne de télévision locale, qui s’était récemment intéressée à des dossiers de corruption, n’étonne malheureusement plus, après ceux d’autres enquêtrices pugnaces, cibles privilégiées des nouvelles mafias, politiques et économiques.

    Le corps de Viktoria Marinova, 30 ans, responsable administrative et présentatrice sur TVN, une chaîne locale de Ruse ou Roussé ou même Roustchouk (nord du pays, proche de la frontière avec la Roumanie), a été découvert samedi 6 octobre 2018 dans un parc de la ville. C’est le procureur régional, Georgy Georgiev qui en a fait l’annonce. La jeune journaliste avait été frappée à la tête et étranglée, le ministère de l’Intérieur précisant qu’elle avait aussi été violée.
    Une « précision » effrayante, que l’on retrouve dans d’autres assassinats récents de femmes journalistes, tel celui de la suédoise Kim Wall en août 2017...

    #corruption #féminicides #viols


  • Pour celles et ceux que ça intéresse, le Québec élit ses députés lundi prochain, d’où sortira un nouveau gouvernement. Quatre partis s’attendent à récolter de nouveaux députés :

    1) Le Parti Libéral, le même que celui de Justin Trudeau au niveau fédéral, est au pouvoir quasi ininterrompu depuis une quinzaine d’années, mais il est en perte de vitesse et pourrait devoir céder sa place. C’est la droite économique, mais paradoxalement son « laisser faire » et son fédéralisme font moins peur à celles et ceux qui se sentent incapables de rentrer dans un moule québécois trop rigide.

    2) Le Parti Québécois, l’opposition historique. Ce fut un parti de gauche, mais comme ses homologues européens, il ne propose plus d’alternative au capitalisme et s’est recentré sur un séparatisme et sur des « valeurs » québécoises qu’on peut facilement qualifier de racistes.

    3) La Coalition Avenir Québec est le nouveau parti du millionnaire (tiens donc, comme Berlusconi, Trump...) François Legault, fondateur de Air Transat. Très à droite économiquement, bien sûr, il surfe aussi sur la vague identitaire d’extrême droite. Encore plus raciste que le Parti Québécois sans revendiquer l’indépendance, il l’a doublé dans les sondages. Jusqu’à il y a quelques semaines, la Coalition Avenir Québec s’attendait à être majoritaire en députés et donc capable de constituer un gouvernement sans coalition. De récente sondages laissent entendre que le scrutin sera peut-être plus serré et que le vainqueur (CAQ ou Libéral), devra peut-être gouverner en coalition, et dans ce cas... avec qui ?

    4) Québec Solidaire est le seul parti véritablement de gauche, à la fois sur le plan économique que sociétal, et revendique aussi le séparatisme. Qualifié d’extrême gauche, son programme ressemble en fait à celui du PS en France dans les années 1990 ! Crédité en général de moins de 10% des voix, il a quand même 3 députés (de quartiers de Montréal) qui font entendre une parole différente à l’assemblée et dans les médias. Des rumeurs laissent entendre que QS peut créer la surprise, non pas en remportant les élections, mais en rafflant d’autres circonscriptions au Parti Québécois, afin de constituer une opposition de gauche digne de ce nom...

    Réponses lundi soir ou mardi matin...

    #Québec #Canada #élections #gauche #droite

    • Comme prévu par les sondages depuis deux ans, l’extrême droite de la CAQ a gagné au Québec (après avoir gagné en Ontario, aux Etats-Unis, en Italie, Autriche, Finlande, Bulgarie et dans plein d’autres pays...). Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la victoire.

      Comme prévu depuis deux ans, le Parti Québécois a chuté. Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la défaite, l’humiliation, l’annihilation de ce parti (ça rappelle le PS en France ou le PASOK en Grèce).

      La vraie bonne nouvelle dans un système politique dont on n’attendait de toutes façons pas grand chose, est le succès de Québec Solidaires qui passe de 3 à 10 député.e.s et double le Parti Québécois. Dix casse-couilles qui vont empêcher la nomenklatura de gouverner en paix (ils gouverneront quand même, avec leur politique de merde raciste, en faveur des riches et des patrons, mais pas en paix !). C’est déjà ça...


  • Ardennes : Peste porcine africaine : la filière française s’inquiète

    Le ministère français de l’Agriculture a reçu les différents acteurs de la filière porcine pour faire le point sur la situation, ce vendredi après-midi. Alors que deux cas de peste porcine africaine ont été détectés en Province de Luxembourg ce jeudi, les autorités françaises prennent des mesures pour contrer une menace économique importante dans l’Hexagone.


    Au lendemain de la détection de deux cas de Peste porcine africaine en Belgique, les acteurs français de la filière porcine ont été reçus par la Direction générale de l’Alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture. Éleveurs, abatteurs, vétérinaires et chasseurs ont participé à cette réunion. L’objectif principal était qu’ils présentent leur stratégie pour contrer l’entrée de la maladie des suidés sur le territoire français.

    Mesures de prévention
    Si les éleveurs porcins sont très engagés dans la prévention, c’est notamment parce que la menace de peste les inquiète depuis plusieurs mois, sachant que la maladie existe depuis quatre ou cinq ans dans les pays de l’Est de l’Europe. C’est donc bien préparés que les acteurs de la filière ont interpellé les autorités. Des mesures ont ainsi été prises, notamment auprès des chasseurs de France. Il leur est d’abord demandé de restreindre la chasse dans les communes qui longent la frontière belge, de manière à éviter au maximum les déplacements d’animaux. Mais aussi d’organiser des actions de surveillance de l’état sanitaire des sangliers. Du côté des élevages, les autorités rappellent les règles de biosécurité, demandent d’isoler les bâtiments contre les animaux sauvages, et de porter « une attention particulière au développement frontalier avec la Belgique. »

    Tout un secteur en danger
    C’est la Bretagne qui est particulièrement concernée par le risque économique que représente la maladie, puisque 60% de la production porcine de France viennent de cette région du pays. Si le virus devait passer la frontière, c’est toute une filière pérenne qui serait en danger. Concrètement, si un cas est détecté dans un élevage de l’Hexagone, il sera directement question d’un abattage total. Mais également d’une désinfection complète des lieux, de l’instauration d’un périmètre de sécurité, d’une maîtrise du mouvement des animaux et d’un contrôle de tout ce qui entrera et sortira de l’exploitation victime. Bref, une éradication immédiate qui représenterait une perte colossale pour tout éleveur concerné.

    #agriculture #élevage #productivisme #mondialisation #porcs #cochons #sangliers #ue #union_européenne #Bretagne #transports #camions #sanglier

    • La peste porcine s’étend rapidement dans l’est de l’Europe, plus particulièrement en #Estonie, en #Lettonie, en #Lituanie, en #Pologne, en #Tchéquie, en #Hongrie, en #Roumanie et en #Bulgarie. Sur les huit premiers mois de l’année, quelque 4800 cas ont été recensés dans l’Union européenne, 3800 sur des sangliers et 1000 foyers dans de petits élevages porcins ou des structures plus professionnelles. Le nombre de cas dépasse déjà celui de l’ensemble de l’année 2017 lorsque 4100 foyers avaient été comptabilisés. La situation en Bulgarie est particulièrement préoccupante alors que l’épidémie a aussi vu le jour en #Chine.

      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-boerenbond-appelle-a-la-vigilance-face-a-la-peste-porcine-africaine?i


      Peste porcine africaine : l’inquiétude des chasseurs
      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_peste-porcine-africaine-l-inquietude-des-chasseurs?id=10019284

      Jeudi soir, l’Afsca annonçait la découverte dans le sud du pays de plusieurs cas de peste porcine africaine. La maladie a été détectée sur des sangliers localisés sur la commune d’Etalle. Aujourd’hui, les chasseurs s’inquiètent. Dans 3 semaines, la saison de la chasse en battue démarre et ils se demandent franchement s’ils pourront chasser.
      . . . . . .
      Des sangliers contaminés exportés par des chasseurs ?

      D’après les premiers éléments de l’Afsca, l’épidémie serait arrivée chez nous (en Belgique) par le biais d’un morceau de porc venant d’un pays touché par cette peste porcine, un pays de l’est probablement. Si l’hypothèse du déchet alimentaire est privilégiée, une autre piste est avancée. Certains pensent que des sangliers infectés pourraient avoir été importés de ces pays.

    • Des sangliers d’élevage français régulièrement abattus lors de chasses belges, affirme un chasseur Christine Borowiak - 20 Septembre 2018 - RTBF
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_des-sangliers-d-elevage-francais-regulierement-abattus-lors-de-chasses-b


      Ce témoignage interpellant : celui d’un chasseur belge, d’un grand chasseur, habitué autant à chasser en Afrique ou dans les pays de l’Est, que dans nos contrées. Il a choisi de nous expliquer, sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles, le pourquoi de la pratique d’importation de sangliers d’élevage venant de pays étrangers, alors que la peste porcine africaine est présente parmi les sangliers wallons, et que l’importation de sangliers venant de pays de l’Est est une des hypothèses de l’arrivée de la maladie.

      Les sangliers d’élevage, ce chasseur les connaît bien : “J’en ai déjà tiré plusieurs, dans les Ardennes et du côté de Chimay. Souvent, ils ont une médaille à l’oreille. Ils sont numérotés, et la médaille a une couleur différente selon le pays. Ceux que j’ai tués venaient de France. Parfois aussi, je tombe sur des sangliers non identifiables, mais on voit tout de suite de quoi il s’agit, on n’est pas fou : un sanglier qui a le poil luisant comme celui d’un chien, on ne va pas me dire qu’il s’est roulé dans les boues hein !” Il évoque aussi ce camion, qui avait amené des sangliers du côté de Janhay, dans les Ardennes : “Les bêtes avaient encore de la paille dans les onglets !”

      Encore un cochon de ferme !
      Des rencontres qui ne semblent pas déranger grand monde : “On rigole entre nous, on se dit : c’est encore un cochon de ferme !”. Et quand on lui demande ce que deviennent ces médailles, la réponse fuse : “On coupe l’oreille, ainsi ça ne se voit pas ! On en fait pas de la publicité avec un sanglier qui a de la garniture aux oreilles !”.

      Pourquoi de telles pratiques ? Pour ce chasseur, c’est clair, c’est une question d’argent et de prestige. « Ce sont des chasses d’affaire. Des endroits où on va faire passer un bon moment aux invités, des gens de “la haute”, des notables. Il faut leur faire plaisir, parce qu’après la chasse, on va parler affaires avec eux. J’ai connu des chasses où, le matin même ou la veille au soir, on remettait dans le bois quelques belles bêtes, bourrées de calmants. On les envoient vers les invités, et ceux-ci tirent un gros cochon,un deuxième gros cochon, et ils se disent : fantastique, c’est une belle chasse ici ! Et alors, ils prennent des actions. »

      1000 euros par jour de #chasse
      Des actions, c’est-à-dire des parts de droit de chasse, payer pour avoir le droit de chasser du gibier. “Ça démarre à 1000 euros par jour, et ça peut aller jusqu’à 3000 euros, quand il y a des cervidés. Vous ajoutez à cela la location. Une grosse chasse, ça peut valoir 100.000 euros par an ! Donc, il faut trouver des actionnaires qui ont des gros moyens !”.

      Et pour les appâter, il faut du gibier en nombre. "Les invités, ils vont brûler des cartouches, ils vont tirer, tirer, tirer, il faut s’amuser. Avant, lors d’une journée de chasse, on tuait 3, 4, 5 sangliers, et on était satisfait. Maintenant, on aime en tirer 40, 50 sur la journée s’il y a moyen. Les gens ne sont plus contents avec 2 bêtes. Et avec le prix qu’ils mettent par jour, il leur faut du gibier, ils paient pour avoir quelque chose. Et s’il n’y a pas assez de gibier, on va le chercher ailleurs et on le ramène ici.



  • #métaliste sur la « #nouvelle_route_des_Balkans », soit l’après-2015 (probablement à compléter) :

    1. Les nouvelles routes des Balkans... qui passent au nord (#Bulgarie, #Roumanie, #Hongrie, #Autriche) et au sud (#Grèce, #Albanie, #Monténégro, #Bosnie, #Croatie, #Slovénie, #Autriche) par rapport l’ « originale », celle de l’automne 2015 :

    2. Description de cette nouvelle route et news :
    https://seenthis.net/messages/669257

    3. #Bosnie, nouveau pays de transit (route du nord) ?
    https://seenthis.net/messages/639454
    3a. sur la fermeture des #frontières entre #Bosnie et #Croatie
    https://seenthis.net/messages/702915

    4. #Bulgarie, nouveau pays de transit (route du sud) ?
    https://seenthis.net/messages/609387
    https://seenthis.net/messages/575032
    https://seenthis.net/messages/554021

    1. sur les #morts sur cette route :
    https://seenthis.net/messages/714897
    #décès #mourir_dans_la_forteresse_europe

    #route_des_Balkans

    cc @isskein @reka


  • Des migrants portent plainte contre la #Bulgarie pour #traitements_inhumains

    Quatorze demandeurs d’asile afghans aujourd’hui en France ont porté plainte contre l’État bulgare, le 27 juin, auprès de la #Commission_européenne et de la #commission_des_pétitions du Parlement européen pour #traitements_inhumains_et_dégradants. Selon le règlement de #Dublin, ils risquent tous de se voir renvoyer en Bulgarie.

    « Lorsque l’on se promenait en ville, si la police nous voyait, elle nous arrêtait, nous demandait nos documents, nous fouillait, volait nos affaires. Les policiers nous donnaient des claques et nous disaient de rentrer immédiatement au camp. Comme on avait peur qu’ils nous prennent nos documents, on les payait tout le temps. Je ne peux pas dire que les mauvais traitements soient systématiques, je peux seulement vous parler de mon expérience personnelle, mais moi tous les policiers que j’ai vus étaient très violents. »

    Nasser est l’un des quatorze Afghans qui a déposé plainte. Son témoignage, comme les autres, est la légère variation d’une même histoire où l’on retrouve systématiquement des violences, des vols et des traitements dégradants commis par les policiers bulgares sur les migrants.

    « Ils étaient dans un état d’anxiété que les groupes d’aide n’avaient jamais vu auparavant », raconte Chloé Gerbert Cahuzac, l’avocate française représentant Nasser et ses compagnons d’infortune, qui sont tous demandeurs d’asile en France. Elle rapporte une phrase qui revient cesse dans leur bouche : « On préfère rentrer à Kaboul que revenir à Sofia. En Afghanistan, les gens vous tuent directement avec une balle, en Bulgarie, on vous laisse mourir doucement ». « L’un d’eux a vu sa famille entière tuée en Afghanistan », continue-t-elle, « mais c’est de la Bulgarie qu’il fait des cauchemars ».

    Ces quatorze Afghans, et tant d’autres demandeurs d’asile dans leur position, ont de bonnes raisons de s’inquiéter : selon le règlement de Dublin, ils risquent tous de se faire renvoyer en Bulgarie, le premier pays de l’UE où ils ont été enregistrés comme réfugiés. Le système de Dublin fait supporter la plus grande pression sur les pays en première ligne de la route migratoire vers l’Europe : en particulier l’Italie, la Grèce et la Bulgarie. Le sommet européen du 28 juin devait réformer ce système, mais aucun consensus n’a pu être trouvé.

    Ces derniers mois, plusieurs tribunaux administratifs français ont pris la décision de ne pas renvoyer les demandeurs d’asile en Bulgarie, reconnaissant ainsi les déficiences du système bulgare et prenant en compte les rapports de mauvais traitements des demandeurs d’asile. Mais ces décisions ne constituent en aucun cas un précédent juridique les rendant systématiques à l’échelle française et européenne, et d’autres tribunaux valident encore ces transferts. La Commission européenne et la Cour européenne de Justice sont en effet les seules institutions qui peuvent juger les déficiences systémiques dans la politique bulgare vis-à-vis des demandeurs d’asile. La plainte déposée par les quatorze demandeurs d’asile afghans pourrait néanmoins forcer l’UE à statuer sur ce problème.

    “Sofia viole les principes de la loi internationale de non-criminalisation des passages frontaliers illégaux.”

    Clément Père est avocat au barreau de Paris et l’un des auteurs du rapport de 20 pages exposant les mauvais traitements que les autorités bulgares auraient commis vis-à-vis des migrants. Selon lui, ce rapport concerne d’abord la Commission européenne qui doit « enquêter sur les violations graves des standards européens par l’État bulgare ».

    Il explique également que la Bulgarie considère les passages illégaux de ses frontières comme un crime, ce qui « viole les principes de la loi internationale de non-criminalisation des passages frontaliers illégaux ». En d’autres termes, si le passage frontalier illégal est une infraction, les migrants demandeurs d’asile ne sont pas des criminels et ne doivent pas être traités comme tels.

    Ces migrants doivent d’abord voir leur demande d’asile jugée. Pendant ce temps-là, ils sont considérés comme des réfugiés. Or, explique Clément Père, l’État bulgare ne respecte pas le principe d’examen individuel des demandes d’asile. Ce manquement a d’ailleurs été dénoncé par la Direction générale de la migration et des affaires intérieures, un service de la Commission européenne, dans une lettre à l’Agence bulgare pour les réfugiés du 6 juillet 2017, par le secrétariat général des migrations et réfugiés du Conseil de l’Europe et le haut-commissaire des Nation unies pour les droits humains. À titre de comparaison, en 2017, la Bulgarie a octroyé l’asile, c’est-à-dire la protection internationale, à 1,5% des demandeurs afghans (pour 1287 demandes), contre 90% en France. Un écart flagrant entre les systèmes de deux pays faisant pourtant tous les deux partie de l’UE.

    En fait, le mode opératoire bulgare est d’envoyer les demandeurs d’asile directement dans des centres de détention après qu’ils ont passés la frontière. « Dans le camp d’Ovcha Kupel, ils ont pris nos empreintes. Ils ne nous ont pas expliqué que c’était pour la demande d’asile. Ils nous ont juste donné l’ordre en nous poussant. […] Ils prennent les empreintes sans que tu racontes ton histoire, sans entretien. Juste, ils prennent les empreintes et t’expliquent que tu peux sortir et entrer dans le camp », raconte Jahangir, un autre des quatorze Afghans ayant porté plainte.

    La seule chose qui m’importe, ce sont les droits du peuple bulgare. Les citoyens bulgares ont le droit de dormir dans le calme.

    Le « traitement inhumain » des demandeurs d’asile en Bulgarie n’est pas le seul fait de la police. Certains citoyens bulgares ont pris le rôle de miliciens chasseurs de migrants et d’autres s’en prennent à eux sans raison dans la rue, sans que les autorités n’y fassent quelque chose. « Un jour, j’ai marché 6h dans une direction à la recherche d’un camp que je n’ai pas trouvé, j’étais seul. Sur le retour, des civils m’ont attaqué et battu », raconte Moncef. « Je ne pouvais plus marcher. Deux femmes m’ont emmené en taxi, j’étais au bord du malaise, j’avais du sang sur moi. J’ai retrouvé des Afghans sous un pont. Les Bulgares détestent les migrants. Dans les transports en commun, j’ai très souvent été harcelé et humilié. Les Bulgares ne veulent pas être près de nous, ils disent que nous sentons mauvais. » Dans son dernier rapport, le comité des Nations unies contre la torture a exhorté Sofia à tout faire pour prévenir les mauvais traitements des demandeurs d’asile.

    L’avocate française Olfa Ouled est une autre des auteurs du rapport. Selon elle, les dirigeants européens sont parfaitement conscients de ce qui se passe en Bulgarie, mais redoute de prendre une quelconque décision. « Nous n’hésiterons pas à porter ce problème devant le comité des Nations unies contre la torture si nous voyons que [les autres options] ne marchent pas », prévient-elle. La porte-parole de la Commission, Natasha Bertaud, assure quant à elle que les dirigeants européens ne sont pas conscients des mauvais traitements systématique subits par les demandeurs d’asile.

    Pendant ce temps-là, Boïko Borissov, le Premier ministre bulgare, a d’abord fait la sourde oreille. « Honnêtement, je n’ai jamais entendu pareille critique. La seule chose qui m’importe, ce sont les droits du peuple bulgare. Les citoyens bulgares ont le droit de dormir dans le calme », estime-t-il. Il s’est aussi vanté, pendant le sommet européen du 28-29 juin, qu’en tant qu’ancien policier et pompier, il comprenait la problématique migratoire mieux que ses pairs. Il a assuré que la Bulgarie continuerait à recevoir les réfugiés qui ont besoin de protection pour un certain laps de temps avant qu’ils ne retournent d’où ils viennent, mais que les migrants économiques devaient être reçus par les pays qui ont besoin d’eux. Or, la Bulgarie, pays d’émigration, souffre d’une pénurie de main-d’œuvre et doit faire venir des travailleurs de l’étranger.

    Ensuite, le Premier ministre bulgare s’est lavé les mains. Il a déclaré que la phase cruciale de maîtrise des « mouvements secondaires » de réfugiés se faisaient « sur la base du volontariat », laissant entendre qu’il ne fallait pas attendre plus d’efforts de la Bulgarie dans l’accueil des réfugiés.

    Enfin, il a joué les victimes, frisant le hors-sujet : « Peut-être que les avocats français réputés devraient plutôt s’intéresser à Donald Trump et sa nouvelle loi de repousser quiconque arrive aux frontières américaines. Ils devraient s’occuper de lui avant de s’occuper de moi. Ou peut-être est-il trop gros pour eux, alors pressons la Bulgarie pour la remplir de migrants et dire que c’est le bon comportant à avoir ».

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Des-migrants-portent-plaintes-contre-la-Bulgarie-pour-traitement-
    #Bulgarie #asile #migrations #réfugiés #France #mauvais_traitements #justice #violence #condamnation #renvois_Dublin #renvoi


  • La légendaire efficacité saoudienne : il faut à peine six mois pour qu’une énorme quantité d’armes de Bosnie soient livrées à l’Arabie séoudite et se retrouvent entre les mains d’Al Qaeda en Syrie : A Bosnian signs off weapons he says are going to Saudi Arabia – but how did his signature turn up in Aleppo ?
    https://www.independent.co.uk/voices/syria-war-bosnia-saudi-arabia-aleppo-weapons-arms-deals-a8451841.html

    Five-hundred mortars is a massive shipment of weapons – most European armies don’t have that many in their individual inventories – and some of them at least appear to have ended up in the hands of Bashar al-Assad’s Islamist Nusrah Front/al-Qaeda enemies in northern Syria within six months of their dispatch from Bosnia 1,200 miles away. Because the mortars left Bosnia on 15 January 2016 under a BNT-TMiH factory guarantee for 24 months – numbered 779 and with a weapons series number of 3677 – the documents now in The Independent’s possession must have reached Aleppo by late July of 2016, when Syrian government troops totally surrounded the enclave held by armed factions including Nusrah, Isis and other Islamist groups condemned as “terrorists” by the United States.

    Si tu veux rigoler, tu essaies de faire livrer de telles armes, légalement, à l’armée libanaise en moins de cinq ans, et tu regardes comment ça se passe. (Apparemment, Israël, qui considère que des cerfs-volants aux mains des Palestiniens sont des armes de destruction massive, n’a pas de souci avec 500 mortiers livrés à des milices islamistes en Syrie.)

    Document important : parfaitement en phase avec ce qu’on avait « appris » en septembre 2016 : livrer des armes à Daech depuis la Bulgarie ou la Serbie via l’Arabie séoudite se fait de manière « quasiment directe » :
    https://seenthis.net/messages/524137


  • Par voie judiciaire et syndicale, un front mondial se lève contre Uber - Equal Times
    https://www.equaltimes.org/par-voie-judiciaire-et-syndicale

    De San Francisco à Tokyo, de Rio de Janeiro à Paris, de Santiago du Chili à Hong Kong, partout où Uber a s’est implanté, les taxis ont répondu par des protestations, voire des actions en justice. C’est que l’application mobile qui met en relation des clients avec des chauffeurs particuliers, parfois totalement amateurs, fait directement concurrence aux taxis professionnels. Les services Uber contournent toutes les règles, de salariat, de cotisations sociales, de sécurité, de formation, qui s’imposent aux taxis.

    Dans plusieurs villes et pays, la justice ou les autorités politiques ont décidé d’interdire tout ou partie des services d’Uber

    Fin 2016, la métropole brésilienne de Rio de Janeiro a ainsi adopté une loi de prohibition de toutes les plateformes de transports de ce type. À Bruxelles, la capitale belge, c’est la justice qui a interdit Uberpop, l’application de mise en relation de chauffeurs particuliers et de personnes à transporter. En France, le cas Uberpop est allé jusqu’au conseil constitutionnel, qui a confirmé en septembre 2015 l’interdiction du service introduit dans le pays un an plus tôt. En Italie, Uberpop a été interdit en 2015. Tous les autres services de chauffeurs de la firme se sont aussi vu prohibés par la justice italienne en avril 2017, suite à une plainte des taxis italiens.

    « Mais Uber a fait appel de la décision. Celle-ci ne peut donc pas encore être mise en œuvre. C’est en suspens », regrette Mac Utara, secrétaire du transport interne à la Fédération internationale des travailleurs des transports (International Transports Workers’ Federation).

    « Dans de nombreux pays, il y a une opposition des gouvernements, des chauffeurs de taxi et des compagnies de taxi contre Uber. Souvent, Uber perd en justice. Et parfois, la mise en œuvre des décisions de justice est stricte », explique Mac Utara. « C’est bien. Mais c’est encore mieux quand de véritables lois sont adoptées pour contrer Uber. »

    C’est ce qui s’est passé au Danemark et en Bulgarie. Le Danemark a adopté une nouvelle loi sur les taxis en mars 2017, qui oblige notamment tous les véhicules à avoir des caméras de vidéosurveillance et des taximètres à bord pour avoir le droit de proposer un service de transport. « Ce qui exclut de fait les chauffeurs Uber qui roulent avec leurs véhicules personnels », souligne Mac Utara.

    Suite à l’adoption de cette nouvelle réglementation, Uber a annoncé fermer ses services au Danemark. La Bulgarie a elle aussi adopté une loi spéciale en octobre 2015, qui a eu pour conséquences de chasser Uber du pays. Selon le texte, seules des sociétés enregistrées qui respectent les réglementations afférentes aux taxis peuvent opérer dans le pays.

    En Allemagne, un groupement de sociétés de taxis a attaqué Uber en justice dès son implantation dans le pays en 2014. Il a ensuite fallu deux ans pour que, en juin 2016, la justice allemande interdise, en deuxième instance, l’usage de l’application par des particuliers. Depuis, seuls les taxis, les vrais, peuvent se servir d’Uberpop pour entrer en contact avec leurs clients.

    « En plus de cette procédure judiciaire, des villes allemandes ont décidé d’elles-mêmes d’interdire Uber parce que ses services ne respectent pas les règles qui s’imposent aux entreprises de transport. Uber ne s’est pas opposé à ces interdictions », ajoute Mira Ball, responsable à la section des transports de la fédération syndicale allemande des services Verdi (Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft).

    « Mais il faut bien faire la différence entre Uberpop et les autres services d’Uber », tient à préciser Herwig Kollar, l’avocat qui défend les taxis allemands dans cette bataille judiciaire. « Les services UberBlack et UberX existent toujours en Allemagne, à Berlin et Munich. »

    UberBlack est un service de location de voiture de luxe avec chauffeur, UberX un service de chauffeurs. « Et le conflit juridique avec Uber est encore en cours. L’entreprise a contesté le jugement d’interdiction rendu en deuxième instance. La procédure va donc aller jusqu’à la cour fédérale allemande. Celle-ci attend cependant une décision de la Cour de justice de l’Union européenne pour se prononcer. »

    Le 11 mai, l’avocat général de la Cour a publié ses recommandations sur l’affaire. Celles-ci sont claires : Uber doit être considéré comme un service de transport. Et en tant que tel, l’entreprise peut être contrainte à respecter les obligations de licences et d’autorisations qui s’imposent aux entreprises de transports dans les différents pays européens.

    « Dans 80 % des cas, la Cour de justice de l’Union européenne suit les recommandations de l’avocat général » se réjouit Mac Utara.

    Les chauffeurs Uber s’organisent
    Au-delà des batailles juridiques menées par les taxis et les autorités, il existe un autre front des travailleurs du transport face à Uber : celui des chauffeurs Uber eux-mêmes, qui commencent à s’organiser pour de meilleurs conditions de travail et de rémunération.

    « Depuis qu’Uber a baissé les tarifs des courses, nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts, même en travaillant 12 ou 14 heures par jour », rapporte Félix, chauffeur Uber à Paris depuis deux ans et membre de l’association française de chauffeurs de VTC (véhicules de transports avec chauffeurs) ‘Actif-VTC’. « Après l’interdiction d’Uberpop en France, Uber a revu les tarifs à la baisse avec l’argument que cela leur avait fait perdre de la clientèle et qu’il fallait des tarifs plus bas pour l’attirer à nouveau. Les autres plateformes de VTC ont suivi. Uber a aussi augmenté ses commissions. Le travail était déjà dur il y a deux ans. Aujourd’hui, c’est catastrophique. »

    En janvier dernier, les différentes organisations représentatives des chauffeurs Uber en France ont entamé des négociations avec l’entreprise. Sans succès. « Uber n’a pas bougé d’un pouce, sur aucune des demandes de chauffeurs, ni l’augmentation des tarifs, ni sur l’arrêt du recrutement des nouveaux chauffeurs partenaires. Car aujourd’hui, tous les jours, Uber intègre de nouveaux chauffeurs », déplore Félix.

    « Malheureusement, la plateforme Uber considère aujourd’hui les séances de négociations comme de simples consultations de façade, montrant son incapacité (volontaire ou non) à accepter un véritable échange sur la question prioritaire des tarifs », regrette aussi la fédération de transports du syndicat CFDT (Confédération française démocratique du travail), qui a participé aux discussions. Face à ce blocage, l’intersyndicale des chauffeurs Uber en France en a finalement appelé aux clients de la plateforme, en leur demandant de la boycotter tant que l’entreprise se refuse à négocier.

    « Il y a une impuissance générale pour faire face à Uber », constate Félix. Pourtant, son organisation, qui réunit environ 200 personnes, refuse de baisser les bras. Les chauffeurs sont en train de lancer leur propre application et une coopérative indépendante pour travailler sans avoir à le faire avec Uber.

    « Nous ne voulons plus de la dépendance à Uber », résume le chauffeur parisien.

    –—

    La fédération a recensé des actions en justice ou des interdictions prononcées contre Uber dans 49 pays de la planète, sur tous les continents. Toutes les actions ne débouchent toutefois pas forcément sur une interdiction pure et simple, et les procédures sont souvent longues.

    Une association de taxis espagnols a en effet saisi la plus haute juridiction européenne pour trancher la question de savoir si l’activité d’Uber doit être classée comme un service de transports ou une simple plateforme de commerce en ligne, comme le réclame l’entreprise basée en Californie.

    « Uber n’a jamais voulu négocier. À chaque fois, ils disaient qu’ils ne pouvaient pas bouger les tarifs parce que, sinon, ils ne faisaient pas d’argent. En gros, ça veut dire qu’eux ont le droit de gagner de l’argent mais pas nous. »

    #Europe #Uber


  • Un permis de mendier à 15 euros voté par une ville suédoise !
    https://www.marianne.net/monde/un-permis-de-mendier-15-euros-vote-par-une-ville-suedoise

    Dans la ville d’Eskilstuna, en Suède, les plus pauvres devront débourser 15 euros pour obtenir un permis de mendier.

    « Une autorisation des autorités policières pour la collecte passive d’argent est obligatoire dans certaines zones géographiques ». A Eskilstuna, une ville de 69.000 habitants en Suède, le conseil municipal s’est réuni ce jeudi 14 juin pour voter un arrêté imposant aux mendiants un permis… de mendier. La mesure, défendue par les sociaux-démocrates, les conservateurs, les centristes et l’extrême droite, a été adoptée à une majorité absolue. Seuls les écologistes, le parti de Gauche, les libéraux et les chrétiens-démocrates se sont exprimés contre.

    Le conseil municipal de cette ville située à une centaine de kilomètres de Stockholm assure vouloir seulement recenser les populations pauvres et très pauvres, ainsi qu’identifier les trafics. Jimmy Jansson, adjoint au maire social-démocrate de la ville d’Eskilstuna, a réaffirmé que le but n’était pas d’empêcher la mendicité mais de faciliter la mise en relation des personnes en grande précarité avec les associations ou les services d’aide sociale. Il s’est ainsi exprimé à la radio publique suédoise : « Nous sommes une société civilisée, où règne l’ordre, avec de la bureaucratie, des institutions. Mais aussi une société où la marge s’accroît, en dehors de la loi ». Avant d’ajouter que, pour les étrangers, cette mesure devait aussi « les aider à rentrer dans leur pays ». En effet, cette dernière vise avant tout les Roms de Roumanie et de Bulgarie venus vivre en Suède depuis plusieurs années.

    Loin de se contenter de délivrer des permis de mendier, l’arrêté prévoit un coût à ces autorisations : 15 euros. Une amende sera donc infligée à quiconque mendie sans permis, à partir du 1er octobre prochain. Avant son entrée en vigueur, le texte doit toutefois être validé par le comté, qui pourrait le juger inconstitutionnel.

    Bien que le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven ait rejeté la proposition des conservateurs et de l’extrême droite d’interdire la mendicité, il a malgré tout jugé l’initiative du permis de mendier « intéressante ».

    Attention, la dream team maquerone, toujours prête à nous vanter le modèle social « suédois », risque fort d’être très inspirée par la dernière saloperie antisociale en date...
    #social-démocratie

    • Les sociaux-démocrates (Blair, Schroeder, Delors….), et pas qu’en Europe (les Clinton en sont une version), ont été, encore plus que la droite, les meilleurs alliés du « néolibéralisme » en reprenant la suite des Thatcher/Reagan et en généralisant les « réformes ».

      La gauche de gouvernement, qui a répudié le marxisme, (mise au pouvoir en alternance avec la droite libérale depuis 30 ans) a fait le bonheur des investisseurs.
      Il faut se rappeler que Rocard, Delors, Juppé furent les fers de lance du démontage de tout l’héritage communiste du CNR. C’est Rocard qui a crée les emplois jeunes ; premier pas pour faire entrer dans la tête de la jeunesse que quand on entre dans la vie professionnelle on n’a pas à recevoir un salaire décent, qu’on doit dire merci parce qu’on est un peu assisté, Rocard qui a mis en place la CSG pour remplacer les cotisations patronales.
      Ce n’est pas pour rien que Mélenchon se fait surtout défoncer par la « gauche » ; c’est qu’il représente la tentative de reconstruire une vraie sociale-démocratie d’inspiration socialiste, et qu’il fait un autre score que celui du NPA, s’il se contentait de 5%, tout le monde l’adorerait comme Arlette en son temps.


  • Selahattin Demirtas : « Je continuerai à m’opposer sans reculer d’un pas, quel qu’en soit le prix à payer »

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/16/selahattin-demirtas-je-continuerai-a-m-opposer-sans-reculer-d-un-pas-quel-qu

    Incarcéré depuis 2016 en Turquie, le leader du parti pro-kurde et candidat à l’élection présidentielle turque du 24 juin, appelle à ne faire aucun compromis avec Erdogan.

    Incarcéré depuis le 4 novembre 2016 au Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne en Turquie, Selahattin Demirtas a écrit ce texte mardi 12 juin et l’a transmis au « Monde ». En attente d’un procès, il risque une peine de prison de cent quarante-deux ans, selon le code pénal turc. Turc d’origine kurde, il préside le Parti démocratique des peuples et a présenté sa candidature à l’élection présidentielle turque du 24 juin.

    Tribune . J’écris ces mots depuis le Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne, tout près de la frontière avec la Bulgarie. La prison est située à sept kilomètres du centre-ville d’Edirne, dans une zone vierge de toute habitation, au milieu des champs de tournesols. Chaque année, au mois d’août, les alentours de la prison se parent de vert et de jaune, étouffant dans une immense orgie de couleurs ses murs gris et monotones. Tous, on connaît les tournesols. Ils poussent en l’espace de quelques mois seulement, puis leur face supérieure, d’abord inclinée, se redresse pour regarder le soleil.

    Depuis ma jeunesse, et aujourd’hui encore, chaque fois que je contemple un champ de tournesols en fleur, j’ai l’impression de voir une foule de jeunes gens serrés côte à côte dans le cortège d’une manifestation. La rivière Toundja, venue des profondeurs de la Bulgarie, coule non loin de la prison. Après avoir sinué pendant des kilomètres, cette longue ligne verte rencontre les eaux du fleuve Maritsa, à quelques encablures du centre-ville d’Edirne. La confluence de ces deux cours d’eau m’évoque les retrouvailles pudiques et heureuses de deux amis qui ne se seraient pas vus depuis des années. Or, depuis vingt mois que je suis ici, je n’ai encore jamais eu la possibilité de voir ni l’un ni l’autre. C’est cela, être en prison. Pour comprendre la géographie de l’endroit où je me trouve, il me faut faire un effort d’imagination. La vérité est que je suis enfermé dans une cellule que l’on s’est appliqué à rendre intégralement grise du sol au plafond, et que j’écris ces lignes assis sur une chaise en plastique plutôt inconfortable. J’ai la nostalgie des promenades dans les champs de tournesols.

    Il y a un an et huit mois que j’ai été transféré ici, après avoir été arrêté à Diyarbakir, capitale de la région kurde de Turquie, là où habite ma famille. Une distance d’environ 1 700 kilomètres me sépare désormais d’elle et de mes amis. Avocat des droits de l’homme, j’ai eu l’occasion de faire le tour de presque toutes les prisons de la région kurde, afin de recenser et de dénoncer les atteintes au droit qui y étaient commises. Mais on ne m’avait jamais obligé à demeurer dans une prison aussi longtemps qu’aujourd’hui. Pourtant, mon sort ne me semble pas spécialement différent de celui des autres détenus, hormis que je suis un prisonnier politique connu. Il y a aujourd’hui, dans les prisons turques, des dizaines de milliers de gens qu’on a incarcérés en les qualifiant de « terroristes », simplement parce qu’ils ont usé de leur droit à s’exprimer et à s’organiser librement.

    Prison à ciel ouvert

    Dans ces conditions, et quoique je ne puisse l’affirmer assurément, il me semble que la situation dans laquelle se trouvent les opposants à Erdogan qui ne sont pas en prison, si elle est par certains aspects meilleure que la nôtre, l’est par d’autres bien pire. Là où elle est meilleure, c’est qu’ils peuvent se déplacer librement à travers le pays, qu’ils ne sont pas séparés de ceux qu’ils aiment et qu’ils peuvent se promener tant qu’ils veulent dans les champs de tournesols. Là où elle est pire, c’est qu’ils ne sont pas aussi libres que nous autres derrière les barreaux. Il suffira d’un commentaire de leur part sur les réseaux sociaux, de quelques phrases prononcées au travail ou dans la rue contre le pouvoir d’Erdogan et son parti l’AKP [Parti de la justice et du développement, au pouvoir depuis 2002], d’une critique contre la politique menée par l’Etat concernant la question kurde ou encore de l’organisation d’une réunion pédagogique sur la question des droits de l’homme, ou bien même de n’avoir rien fait mais d’être l’objet d’une diffamation anonyme, pour qu’ils se retrouvent en prison dans la seconde. Car, comme vous pouvez le voir dans ce texte envoyé de prison, nous y jouissons d’une plus grande tranquillité et y trouvons plus de liberté. Ici nous n’avons pas peur du gouvernement. Ceux qui sont dehors vivent dans une prison à ciel ouvert.

    Je suis l’un des six candidats à l’élection présidentielle qui aura lieu le 24 juin prochain en Turquie. Cela n’a pourtant jamais été mon ambition de figurer dans l’histoire aux côtés des rares leaders politiques qui ont « candidaté à la présidence depuis leur cellule de prison ». C’est Erdogan qui en a voulu ainsi, pas moi. Après mon incarcération, un an s’est écoulé sans que je comparaisse devant aucun juge. Par la suite, cela est arrivé deux fois seulement. Je ne vois rien qui puisse me laisser croire que mon procès sera équitable. Si la justice s’exerçait dans le cadre prévu par la loi, j’aurais déjà dû être relaxé. Désormais, les juges peuvent faire traîner mon procès autant qu’ils en auront envie, ou bien me jeter en prison pour plus d’un siècle, suivant le bon plaisir du gouvernement.

    « SI FAIBLE SOIT MA CONFIANCE DANS LES INSTITUTIONS JUDICIAIRES, GRANDE EST MA FOI EN LA CAPACITÉ DU PEUPLE TURC À SE LIBÉRER LUI-MÊME ET À RENDRE SON INDÉPENDANCE À LA JUSTICE »

    Je n’attends rien, aucune justice, de la part de juges et de procureurs qui tremblent devant Erdogan. Or, si faible soit ma confiance dans les institutions judiciaires, grande est ma foi en la capacité du peuple turc à se libérer lui-même et à rendre son indépendance à la justice. Les quatre autres candidats se sont tous ouvertement prononcés pour que je sois relaxé. Pour nos concitoyens, cette situation a de quoi déconcerter. Car, si je suis coupable, comme Erdogan le martèle chaque jour dans ses meetings, ils se demandent comment il est encore possible que je sois candidat à la présidence. Et, si je ne suis pas coupable, pourquoi n’ai-je pas encore été remis en liberté ? La réponse à leurs interrogations est pourtant assez claire : moi en liberté, comme c’était le cas lors des élections du 7 juin 2015, le pouvoir sait qu’il y aurait quelqu’un pour faire virer au cauchemar les rêves autoritaires d’Erdogan, malgré toutes les pressions visant à m’en empêcher, malgré l’injustice du traitement qui m’est réservé.

    Dictature ou démocratie

    Bien que mes moyens soient limités, je continue à suivre de près la politique européenne. Force est malheureusement de reconnaître qu’elle ne fait pas grand-chose pour soutenir les citoyens de Turquie dans leur combat pour la liberté, dans leur prison à ciel ouvert. Ces élections qui auront lieu bientôt en Turquie exprimeront avant tout un choix entre la dictature et la démocratie. Or, même si l’on abandonne complètement le processus d’adhésion à l’Union européenne, l’avenir de la Turquie, en particulier dans ses versants sécuritaires, économiques, sans compter la question des réfugiés, tout cela intéresse directement l’Europe.

    Naturellement, je peux concevoir que les pays européens veuillent avant tout une Turquie stable politiquement et économiquement. Il est néanmoins pour moi inconcevable de ne pas voir que le régime autoritaire d’Erdogan, loin de favoriser la stabilité économique et politique, est la source même de l’instabilité la plus totale. Les gouvernements européens peuvent bien trouver dans sa politique des réponses, à court terme, à certains de leurs besoins, en matière d’économie ou de politique migratoire, quitte à fermer un œil sur les exactions antidémocratiques d’Erdogan, mais cela ne mène nulle part. Une crise économique profonde vient maintenant se superposer aux crises politiques que le règne autoritaire d’Erdogan, islamiste et nationaliste, a imposées à la société en la polarisant de manière systématique. Et, même si, au soir du 24 juin, Erdogan proclame que c’est la ruse et la pression qui ont gagné les élections, les multiples crises qui frappent la Turquie ne feront qu’empirer.

    Ceux qui se demandent comment Erdogan, l’homme qui a mobilisé toutes les ressources de l’Etat pour sa propre campagne, qui tient sous son contrôle 90 % des médias de Turquie, ne renonce devant rien pour rester au pouvoir, ceux-là n’ont qu’à suivre de près la polémique qu’il a déclenchée contre moi. Dans son meeting du 10 juin, il a promis à ses électeurs qu’il me ferait exécuter. Voici la question à poser aux leaders européens qui s’inquiètent du sort de la Turquie : avez-vous, sous prétexte qu’on ne peut pas revenir en arrière, à tel point abandonné les valeurs européennes que vous osez encore vous asseoir à la même table qu’un homme qui promet aux électeurs la tête d’un des candidats concourant avec lui à la présidence de la République ?

    Pour ma part, je peux dire, en mon propre nom et pour la cause du peuple, que je continuerai à m’opposer sans reculer d’un pas, quel qu’en soit le prix à payer. Car je sais qu’il y a en Turquie des dizaines de millions de gens qui luttent comme moi pour la paix et la démocratie, qui ne feront aucun compromis avec ce régime autoritaire. Aussi poursuivrons-nous notre combat pour l’égalité, la justice et la liberté, peu importe le résultat des élections.