country:chine

  • Scène de récré à l’Élysée
    http://www.dedefensa.org/article/scene-de-recrea-lelysee

    Scène de récré à l’Élysée

    11 novembre 2018 – Tout avait commencé par les propos cavaliers et sabre au clair du président Macron, qui semblerait parfois se prendre fort au sérieux. Voici ce qu’en disait dedefensa.org dans le texte consacré à Castelnau :

    « La polémique est rude et, surtout, couvre un vaste territoire parcouru par le plus complet désordre où l’on rencontre tous les sujets... Il est vrai que Régis de Castelnau n’a sans aucun doute pas tort, dans son texte, de juger “sidérant” le propos de Macron plaidant pour une armée européenne à cause de la présence de la Russie “sur nos frontières”. Il aurait pu ajouter pour en rajouter dans la sidération que c’est aussi pour nous “protéger” de quelque chose de menaçant, – outre de la Chine également citée, – venue des USA... “Very insulting”, a tweeté (...)


  • Revue de presse du 04.11 au 10.11.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Un syndicat de police appelle à une journée blanche sur les petites infractions le 17 novembre

    Des Etats-Unis à la France : la question du politiquement correct

    Minuit et quart

    Préparez-vous à la crise mondiale, lancée par la Chine... et par l’énergie

    La France connaît la plus forte proportion d’immigrés de toute son histoire contemporaine

    « Pour un contrôle démocratique de nos services de renseignement ! »

    Après l’attaque de Pittsburgh, des juifs américains s’entraînent à manier les armes

    Le Maroc, un navire à la dérive

    Vers un boom des vols de carburant ?

    Homicides : Beauvau a peur de son nombre

    Les médicaments polluent les eaux - mais il y a des solutions !

    Tour du monde des pays touchés par la vague du populisme

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Découvrez Firefox Lite pour Android
    https://linuxfr.org/news/decouvrez-firefox-lite-pour-android

    Autant je connais et utilise Firefox Focus (alias Firefox Klar sur F-Droid), autant j’étais passé à côté d’une autre variante officielle de Firefox sur Android : Firefox Lite, dont la version 1.0.0 est parue le 1er novembre dernier. lien n°1 : Billet de présentation : « Firefox Lite (Firefox Rocket) — A tailor-made browser for Indonesia »lien n°2 : GitHub du projetlien n°3 : Documentation officielle : « Débuter avec Firefox Lite »Pourquoi Firefox Lite ?

    Firefox Lite (précédemment Firefox Rocket), c’est en quelque sorte Firefox Focus avec des fonctionnalités supplémentaires destinées à ceux qui veulent minimiser leur consommation de données et ainsi faire des économies sur leur forfait.

    Il cible les pays en voie de développement comme la Chine, l’Indonésie, la Thaïlande, l’Inde et les Philippines, mais il (...)


  • Le crâne américain : minceur durable ou désintégration ?
    http://www.dedefensa.org/article/le-crane-americain-minceur-durable-ou-desintegration

    Le crâne américain : minceur durable ou désintégration ?

    Un curieux et lourd déséquilibre s’est développé entre les trois grandes puissances internationales – les États-Unis, la Russie et la Chine. Au fur et à mesure que les deux dernières se renforcent et, avec leurs voisins, s’unissent pour former un ensemble eurasien cohérent et coopératif, la première, plongée dans un bourbier qu’elle a elle-même créée, devient de plus en plus désespérée et agit d’une manière économiquement et militairement provocatrice, voire carrément autodestructrice. Des sanctions aux taxes douanières en passant par les bruits de sabre, les États-Unis refusent de s’effacer discrètement. Les réponses de la Russie et de la Chine à ces provocations ont été mesurées et prudentes.

    La confrontation entre les États-Unis et la Russie se limite (...)


  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? | #Jean-Baptiste_Fressoz
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Le thème de l’#effondrement de la civilisation industrielle, très présent dans les années 70, revient actuellement en force. Depuis la parution du best-seller Collapse de Jared Diamond en 2006 (Effondrement, Gallimard), il ne se passe guère un mois sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune, nous prédise un « effondrement » à court terme des grandes structures productives et politiques du monde industriel. Cette vogue de l’effondrement - à laquelle ne se réduit pas la pensée écologique contemporaine - est bien entendu liée à la crise environnementale : la sixième extinction des espèces, le réchauffement prévisible de 3 °C en 2100, et, plus généralement, la perturbation des cycles biogéochimiques, bref, ce que les scientifiques du système Terre appellent « l’#anthropocène ». Mais « effondrement » est-il le bon mot ? Est-ce la bonne manière de désigner et donc de penser ce qui nous arrive ? Sans avoir une opinion tranchée, j’y vois au moins quatre problèmes.

    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop anthropocentrique. Car de quel effondrement parle-t-on ? Celui de la nature est déjà largement consommé : les humains et leurs bestiaux représentent 97 % de la biomasse des vertébrés terrestres ; il ne reste que de 10 % des poissons de grande taille par rapport à l’entre-deux-guerres ; en Allemagne, les insectes ont diminué de trois quarts en trente ans. En se focalisant sur l’effondrement à venir de la civilisation industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la nature qui sont en cours et même déjà très avancés.

    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le changement climatique accentue les autres formes de violence et d’inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. Quand on voit l’océan d’indifférence dans lequel se noient des dizaines de milliers de réfugiés en Méditerranée, comment espérer mobiliser en invoquant le paysan du Bangladesh chassé de chez lui par la montée des eaux ? La « pédagogie de la catastrophe » est une illusion démentie par l’histoire : qui, à part dans les pays concernés, se souvient du cyclone Bhola (au moins 300 000 morts au Bangladesh en 1970), du typhon Nina (170 000 morts en Chine en 1975) ou du cyclone Nargis (130 000 morts en Birmanie en 2008) ? Et en Europe, qu’est-ce qu’ont changé les 70 000 morts de la canicule de 2003 ? Il faut reconnaître au capitalisme sa résilience extraordinaire face aux désastres de tout ordre.

    Troisièmement, le discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la perturbation du système Terre et la sixième extinction, qui sont avérées, et l’épuisement des ressources fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. Le problème est que ces deux phénomènes jouent à des échelles temporelles très différentes : selon les climatologues, pour ne pas dépasser + 2 °C en 2100, il faudrait laisser sous le sol les deux tiers des réserves de pétrole, de gaz et de charbon économiquement exploitables (1). Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.

    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique. Un peu comme les intellectuels marxistes des années 70 attendaient l’effondrement du capitalisme sous le poids de ses contradictions internes (la fameuse baisse tendancielle du taux de profit), il ne faudrait surtout pas attendre l’effondrement du capitalisme fossile parce que « la nature » le décidera. La lutte écologique ne doit pas mobiliser contre, mais pour l’effondrement, du moins celui du capitalisme fossile.

    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques. Au début du XIXe siècle, les élites libérales issues de la Révolution française utilisent déjà ce discours pour réprimer les usages de la nature - les communs forestiers en particulier - des masses paysannes libérées des obligations féodales. Au même moment, en Angleterre, Malthus expliquait qu’il fallait couper les aides aux pauvres pour éviter qu’ils ne prolifèrent dangereusement. Tout au long des XIXe et XXe siècles, l’effondrement est avant tout porté par les chantres de l’industrie et de l’Empire : c’est l’économiste Stanley Jevons qui s’inquiète pour la domination de la Grande-Bretagne à court de charbon ; c’est Paul Leroy-Beaulieu qui justifie le pillage des ressources coloniales au nom de l’effondrement prévisible de l’Europe ; c’est la commission Paley établie par Truman qui organise le drainage des matières premières du tiers-monde ; et c’est encore le Club de Rome, un assemblage d’industriels et de savants de la guerre froide qui a curieusement séduit la contre-culture (2), et dont les travaux ont joué un rôle certain dans l’élaboration du programme chinois de l’enfant unique (3). Remarquons pour finir que dans les années 90, quand la question climatique émerge dans l’espace public, le discours de l’effondrement a d’abord fait turbiner une clique de consultants travaillant pour le Pentagone, des néomalthusiens affolés par leurs fantasmes racistes - des hordes brunes de réfugiés climatiques - et voulant aussi prévoir les nouveaux terrains de déploiement de l’armée américaine dans un Global South en proie au collapse généralisé. Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.

    « Mal nommer un objet, disait Camus, c’est ajouter au malheur de ce monde. » En étant optimiste, on pourrait dire de l’effondrement que sa fonction politique est encore indécise. Il pourrait devenir le clairon d’une mobilisation générale pour le climat, mais il pourrait aussi renforcer l’option nucléaire et demain, qui sait, la géoingénierie. L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une civilisation occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa puissance au prisme de son effondrement.

    (1) « Unburnable Fossil-Fuel Reserves », de Michael Jakob et Jérôme Hilaire, Nature, vol. 517, 2015, p. 150-152.
    (2) Le Club de Rome est financé par la famille Agnelli (la Fiat), piloté par l’industriel Aurelio Peccei et Jay Forrester, l’inventeur de l’ordinateur numérique pour les besoins du programme nucléaire américain, y joue un rôle central.
    (3) Fatal Misconception : The Struggle to Control World Population, de Matthew Connelly, Heron and Crane, 2008.


  • Quel est le poids des #importations françaises sur la #déforestation ?
    https://abonnes.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2018/11/08/quel-est-le-poids-des-importations-francaises-sur-la-deforestation_5

    Approvisionner la France en matières premières – dans les sept secteurs précédemment cités –, a nécessité en moyenne une superficie de 14,8 millions d’hectares cultivés durant la période 2012-2016, dont 5,1 millions sont suspectés avoir contribué à la déforestation.

    Le Brésil est aussi, avec la Chine notamment, un gros fournisseur de #bœuf, dont chaque Français mange en moyenne 23 kg par an. Pour les lui fournir, il faut en faire venir 260 000 tonnes, soit 17 % de la consommation nationale. Quant au cuir des chaussures, sacs, sièges, il correspond à une moyenne annuelle de 100 000 tonnes de peaux originaires d’autres pays. Le rapport décline d’autres chiffres qui permettent de prendre la mesure de nos appétits pour le cacao et les produits chocolatés (environ 10 % de la production mondiale), le caoutchouc (3 %), le bois, la pâte à papier.

    Le cas de l’#huile_de_palme
    Il cible aussi bien sûr l’huile de palme, une sorte de championne de la déforestation. Il semble que 84 % des importations françaises proviennent de pays qui y sont exposés, Indonésie et Malaisie en tête. Avec 0,97 million de tonnes, toujours en moyenne annuelle, l’empreinte française s’élève à 410 000 ha. C’est relativement peu pour un oléagineux qui entre dans la composition de plus de la moitié des produits transformés sur les rayons des supermarchés.


  • Fascisme ou économisme ultra ? Nous voulons les deux
    https://lundi.am/Fascisme-ou-economisme-ultra

    Reprenons la question à l’envers.

    Nous allons actualiser la vieille thèse marxiste que le fascisme est le dernier rempart du capitalisme.
    Thèse développée dans les années 1930, après l’élimination des SA par les notables nazis, comme gage donné aux grands capitalistes allemands de l’acier ou de la chimie. Le « national-socialisme » se transformant en « national capitalisme ».
    Et le fascisme est devenu le vecteur de la répression violente « anti-communiste », anti-syndicale, anti-ouvrière, etc.
    Ne voyons-nous pas cela ressurgir au Brésil ? Mais également dans tous les pays « autoritaires », comme la Turquie, par exemple.
    Et comme en 1930, la droite, qui se dit « non fasciste » voire du centre, tente de jouer de la menace fasciste, mais décalée, pour faire de l’autoritarisme, anti-syndical en priorité, mais aussi contre tous les mouvements anti-économiques (dénoncés comme « chavezistes » partisans de la pénurie), pour faire de l’autoritarisme sans le fascisme : fascisme sans fascisme, comme le café décaféiné.
    Et c’est bien comme cela qu’il faut interpréter l’action répressive, tous azimuts, de la droite des macrons (« le centre »), faire du fascisme sans fascisme.
    Qu’est-ce donc que ce fascisme, franc comme au Brésil, ou déguisé en autoritarisme nationaliste, comme en Chine ou en Turquie, qu’est-ce que cette droite versaillaise, cet autoritarisme sous le double masque du « centre » ou de « la démocratie chrétienne » :
    Tout simplement un économisme ultra.
    Il faut toujours ramener les choses, dites politiques, culturelles ou morales, à l’économie ;
    À l’économisme.
    Le fascisme est la dernière défense, directe ou inversée (fantasmée comme menace), de l’économie menacée.
    L’exemple brésilien offre une caricature éclairante de cette vieille idée.
    Comment anéantir la forêt brésilienne, et les Indiens amazoniens en passant, pour le développement économique des exportations agro-industrielles (le futur pétrole vert) ?
    Il faut lire l’action du gouvernement ultra libéral (économiste ultra) des macrons, dont celui de Macron en France, à la lumière violente du fascisme économiste ultra brésilien.
    C’est depuis le Brésil qu’il faut regarder la France !

    #fascisme #économisme #extrême-centre


  • HÉLÈNE VEILLEUX « LA DENT DE L’OEIL »
    https://laspirale.org/photo-586-helene-veilleux-la-dent-de-l-oeil.html

    Comme une plongée dans une zone interdite. De lointaines silhouettes de titans qui continuent de hanter nos inconscients, fantômes d’une guerre froide et d’un monde en apparence engloutis. Géorgie, Ukraine, Japon, Iran, Russie, Kirghizistan, Chine, Abkhazie ou encore Corée du Nord. Les photographies de #Hélène_Veilleux empruntent des routes méconnues afin de mieux dynamiter les murailles de nos certitudes.

    Basée à Lyon, lorsqu’elle ne parcourt pas le monde, Hélène avoue une affection particulière pour les architectures totalitaires, dont le #brutalisme des anciennes républiques soviétiques. Vous pouvez retrouver son travail sur La dent de l’oeil, en parallèle de la veille technologique qu’elle opère sur I Screw Robots et des Brutal Tours qu’elle contribue à organiser en Géorgie.

    #photographie #laspirale


  • Explosion des inégalités (Épisode 42)

    La fortune des milliardaires dans le monde a explosé en 2017 (Wladimir Garcin, Le Figaro Économie, 02/11/2018)
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/02/20002-20181102ARTFIG00105-la-fortune-des-milliardaires-dans-le-monde-a-expl

    Le dernier rapport UBS sur les #milliardaires dans le monde souligne la forte croissance des #fortunes des plus #riches, en particulier en Chine. Les 40 milliardaires français réunissent, quant à eux, 320 milliards de dollars.

    « La France est le pays d’Europe qui compte la plus forte progression de millionnaires en 2018 » (Philippe Escande, Le Monde, 19/10/2018)
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/19/la-france-est-le-pays-d-europe-qui-compte-la-plus-forte-progression-de-milli

    Le classement de la banque Crédit Suisse consacre l’enrichissement spectaculaire des Etats-Unis et de la Chine. Sur le Vieux Continent, l’Hexagone reste l’un des pays les moins #inégalitaires, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

    Pourquoi le nombre de millionnaires augmente-t-il en France  ? (Thibaut Chéreau, Ouest France, 23/10/2018)
    https://www.ouest-france.fr/economie/pourquoi-le-nombre-de-millionnaires-augmente-t-il-en-france-6033015

    Selon le rapport annuel du Crédit Suisse, plus de deux millions de Français possèdent un #patrimoine supérieur à un million de dollars. Un résultat qui pose la question des #inégalités de #revenus dans la société française.

    Les inégalités de richesse explosent aux États-Unis, alimentant le populisme (Pierre Haski, France Inter, 01/11/2018)
    https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-01-novembre-2018

    Selon un rapport, la #fortune des trois familles les plus riches des États-Unis a augmenté de 6 000% en trente-cinq ans, tandis que le #revenu_médian américain diminuait de 3% dans la même période. Un fossé croissant aux conséquences politiques évidentes.

    Toujours plus de richesse et plus de milliardaires dans le monde (Jérôme Porier, Le Monde, 30.10.2018)
    https://www.lemonde.fr/argent/article/2018/10/30/toujours-plus-de-richesse-et-plus-de-milliardaires-dans-le-monde_5376353_165

    Deux études, publiées respectivement par Credit Suisse et UBS, montrent un accroissement de la #richesse dans le monde.

    Les milliardaires sont de plus en plus riches (Sarah Ugolini, Capital, 27/10/2018)
    https://www.capital.fr/economie-politique/les-milliardaires-sont-de-plus-en-plus-riches-1313185

    Selon une étude publiée ce vendredi 26 octobre par la banque suisse UBS, la fortune globale des 2.158 milliardaires de la planète a augmenté de 19% en 2017. Une #croissance sans précédent.

    Un point technique sur ces études

    Comment mesurer les inégalités de revenus au niveau mondial ? (Anne Brunner, L’Observatoire des inégalités, 25/10/2018)
    https://www.inegalites.fr/Comment-mesurer-les-inegalites-de-revenus-au-niveau-mondial

    Il n’est pas simple de mesurer les inégalités de revenus au niveau mondial. Doit-on comparer les pays entre eux ? Les inégalités au sein de chaque pays ? Les inégalités entre l’ensemble des habitants de la planète sans tenir compte du pays où ils vivent ?

    Pour mémoire

    – Les 1% les plus fortunés ont accaparé 82% des richesses créées l’an dernier (Delphine Cuny, LaTribune, 22/01/2018)
    https://seenthis.net/messages/687546
    – Inégalités : les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que le reste de la planète (Les Échos, 18/01/16)
    https://www.lesechos.fr/18/01/2016/lesechos.fr/021627401171_inegalites---les-1---les-plus-riches-du-monde-possedent-plus-q
    – La fortune des 500 Français les plus riches multipliée par sept en 20 ans (Aubin Laratte, Le Parisien, 27/06/2017)
    http://www.leparisien.fr/economie/la-fortune-des-500-francais-les-plus-riches-multipliee-par-sept-en-20-ans
    – Les 500 Français les plus riches sont encore plus riches (Olivier Bénis, France Inter, 27/06/2017)
    https://www.franceinter.fr/economie/les-500-francais-les-plus-riches-sont-encore-plus-riches
    – Inégalités : les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que le reste de la planète (Claude Fouquet, Les Échos, 18/01/16)
    https://www.lesechos.fr/18/01/2016/lesechos.fr/021627401171_inegalites---les-1---les-plus-riches-du-monde-possedent-plus-q
    – Etats-Unis : en trois ans, les 1% les plus riches ont capté 95% des hausses de revenus (Caroline Piquet, Slate, 11/09/2013)
    http://www.slate.fr/monde/77574/reprise-revenus-menages-riches-etats-unis


  • Effondrement ? – Régis Chamagne
    https://www.regischamagne.fr/effondrement

    Le changement de paradigme géopolitique s’accélère. Les indicateurs, dans le domaine de la défense notamment, sont très clairs : nous assistons en direct à l’effondrement de la puissance militaire américaine. Le reste va suivre.

    Sourire :

    Du reste, la tendance actuelle des USA à lancer des menaces de sanctions économiques tous azimuts – Chine, Inde, Iran, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Turquie, etc. -, pour des prétextes divers, est le signe évident d’un pays qui perd le contrôle. Il s’agit d’un aveu de faiblesse. Il faut être idiot ou soumis pour s’imaginer que ces menaces sont crédibles.


  • Détroit Les profs montent au front Marco Fortier - 3 Novembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/540534/les-profs-montent-au-front

    On se trouve au sud-est du Michigan, un État du nord des États-Unis. Mais parfois, on se croirait au Québec.

    Les élèves des 106 écoles publiques de Detroit ont eu toute une surprise à la rentrée scolaire : il n’y avait plus d’eau potable. Dans aucune école. La commission scolaire a découvert que l’eau des trois quarts des écoles publiques est contaminée au plomb à cause de la plomberie datant du siècle dernier. Les autorités n’ont pas couru de risques. Elles ont fermé les robinets de toutes les écoles.

    Autre signal alarmant pour les écoles publiques, les bâtiments ont été tellement négligés qu’ils ont besoin de travaux de 500 millions de dollars. Toits qui coulent, trous dans les murs, moisissures, portes et fenêtres qui ne ferment pas, la liste des rénovations est interminable.

    Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, on se croirait au Québec. Mais encore ? Les enseignants des écoles publiques du Michigan ont le moral à terre. Ils désertent la profession, épuisés par les classes remplies d’élèves ayant des difficultés. Le métier est dévalorisé. Il y a une pénurie de profs. Comme chez nous.


    Photo : Carlos Osorio Associated Press Le délabrement des écoles publiques au Michigan préoccupe les parents et les enseignants. Une manifestation s’est déroulée en février à Detroit pour protester contre la fermeture de dizaines d’écoles.

    En roulant au #Michigan, on peut aussi s’imaginer au Québec. Les ponts et chaussées ont été négligés depuis des décennies dans cet État éprouvé par les fermetures d’usine et la délocalisation des emplois en Chine et au Mexique. Les nids-de-poule font partie des joies de la conduite automobile — et de la marche en ville : l’autre jour, un pauvre journaliste montréalais a failli se fouler la cheville (et se faire écrapoutir par une camionnette) en mettant le pied dans une crevasse en traversant un de ces immenses boulevards à six voies…

    Loin des coups de gueule et des pitreries de Trump, l’avenir des #services_publics — la notion même de service public — est au coeur de la campagne électorale américaine, qui connaîtra son dénouement aux urnes, mardi.

    La bataille des services
    Deux visions s’affrontent : le Parti républicain prône bien sûr le « libre choix » (y compris en éducation) et favorise l’entreprise privée tous azimuts. Ce qui est nouveau, c’est que le Parti démocrate prend résolument position pour les services publics et pour les droits des travailleurs, que ce soit en éducation, en santé ou en services sociaux. Quitte à passer pour un parti « socialiste ».

    « On assiste à la montée d’une aile progressiste chez les démocrates, qui s’inspirent de la campagne de Bernie Sanders en 2016 », dit Frédérick Gagnon, directeur de l’Observatoire sur les États-Unis et professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

    Le chercheur rentre d’une tournée d’une demi-douzaine d’États du Midwest, dont le Michigan. Ce qui l’a frappé, c’est la montée d’une gauche décomplexée chez les #démocrates.

    « Trump a remporté la présidence, mais les démocrates estiment que ce sont d’abord eux qui ont perdu l’élection de 2016. Ils en ont tiré des leçons. »

    Fouettés par Trump, les jeunes, les femmes et les minorités s’engagent comme jamais en politique. Et ça commence sur les bancs d’école. La semaine dernière, les élèves d’une école secondaire de Detroit ont fait la grève. Avec leur campagne #DoWeCount, ils réclamaient de l’#eau_potable et des tests de qualité de l’#eau dans toute la ville, et non seulement dans les écoles.

    Les jeunes s’inspirent de leurs profs. Au printemps dernier, des #enseignants d’une série d’États sont sortis dans les rues pour réclamer de meilleures conditions de travail.

    La suite logique, on la voit dans cette campagne électorale : pas moins de 554 membres du personnel de l’éducation, en vaste majorité des femmes (profs, orthophonistes, directions d’école, etc.), sont candidates pour des postes à Washington ou dans les législatures d’État, selon une compilation menée par les deux plus grands syndicats de l’éducation.

    Inégalités croissantes
    « Les enseignants se prennent en main pour sauver l’école publique. Le problème de notre système, c’est que la majorité des élus n’ont jamais mis les pieds dans une école publique, sauf pour se rendre dans un bureau de vote le jour des élections », dit Deb Lotan, directrice générale du Michigan Education Association (MEA), un des grands syndicats de l’éducation.

    Deb Lotan est fâchée. Les huit années de règne républicain au Michigan ont porté un coup dur aux écoles publiques, selon elle. Dans les faits, la plupart des familles qui en ont les moyens envoient leurs enfants au privé ou dans les #écoles_à_charte — des écoles financées par les fonds publics, mais qui ne relèvent pas des commissions scolaires.

    Le gouverneur républicain sortant, Rick Snyder, a tout fait pour favoriser l’éclosion des écoles à charte, fait valoir le MEA. À commencer par éliminer les limites au financement de ces écoles hybrides, dont certaines font des profits. Les conditions de travail des enseignants du secteur public ont aussi souffert. Gel salarial, hausse des primes d’assurance maladie, dégradation des conditions de retraite…

    « Les républicains gouvernent pour les riches. Les élèves démunis ou handicapés et leurs enseignants écopent en se retrouvant dans des classes difficiles de l’école publique », dit Deb Lotan.

    Maternelle 4 ans
    Gretchen Whitmer, candidate démocrate au poste de gouverneur de l’État (qui devance son adversaire républicain Bill Schuette), incarne la gauche progressiste qui promet de « redonner ses lettres de noblesse à l’#école_publique ». À la rentrée scolaire, elle a accompagné une enseignante qui allait acheter — de sa poche — des fournitures pour ses élèves démunis du comté de Jackson. Facture : 84 $ de papier, crayons, gommes à effacer et cartables.

    Le programme de Whitmer éveille des souvenirs de la campagne électorale québécoise : maternelle 4 ans pour tous (ça, c’est socialiste, du moins au Michigan !), investissements dans les infrastructures scolaires, hausse des salaires des enseignants et embauche de professionnels pour soutenir les profs en classe.

    Mais on est ici aux #États-Unis : la présence d’armes à feu en classe est au coeur de la campagne. Dans le 20e district, le sénateur #républicain sortant (au Parlement de l’État du Michigan) veut armer le personnel. Son opposant démocrate, le prof Matt Koleszar, s’oppose à la présence d’armes dans les écoles.

    « Les commissions scolaires n’en veulent pas, les enseignants n’en veulent pas, les gestionnaires n’en veulent pas, mais surtout les enfants et leurs parents n’en veulent pas », a déclaré Koleszar dans le journal interne de la MEA.

    Des armes dans les écoles. Cette fois, pas de doute : on est bel et bien aux États-Unis, et non au Québec.


  • #Guerre_commerciale. Le #soja américain dont la Chine ne veut plus finit en… #Iran

    À l’approche de l’entrée en vigueur de #sanctions américaines, le 4 novembre, la République islamique fait des réserves. Elle profite du fait que Pékin ne se fournisse plus aux États-Unis en soja pour en acheter à bas prix.


    https://www.courrierinternational.com/article/guerre-commerciale-le-soja-americain-dont-la-chine-ne-veut-pl
    #USA #Chine #globalisation #mondialisation #agriculture


  • Kleist et le transhumain vers 1800…
    http://www.dedefensa.org/article/kleist-et-le-transhumain-vers-1800

    Kleist et le transhumain vers 1800…

    Oublions les embarras de la géopolitique et demandons-nous à quelle sauce l’élite globale et milliardaire, technophile et transhumaniste va nous reprogrammer. BRICS et occidentaux tous dans le même sac ! L’Inde a interdit le cash ou presque, la Chine contrôle sa population par le portable, le suédois se fait scanner pour aller au théâtre… La race humaine est fatiguée, me disait Jean Parvulesco peu avant sa mort, et elle désire se faire remplacer non pas démographiquement mais anthropologiquement, et euphoriquement.

    Relisons la fameuse et merveilleuse interview de Lucien Cerise :

    « À vrai dire, une conscience numérique ne serait qu’une forme simulée de vie puisqu’elle serait dépourvue d’épiderme (ou alors un épiderme simulé, donc faux). En effet, le (...)



  • Les pierres tombales sur mesure importées de Chine ont envahi le marché Pierre Fagniez - 12 mai 2016 - RTL
    Ce n’est pas qu’en Belgique, en France aussi, voir le Canard Enchaîné de cette semaine
    https://www.rtl.be/info/vous/temoignages/des-pierres-tombales-venues-de-chine-prosperent-dans-les-cimetieres-belges-c-est
    . . . . .

    Désormais, ce n’est pas seulement le bloc de pierre qu’on importe de Chine mais bien la pierre tombale entièrement façonnée et prête à être placée, comme ce fut le cas pour le monument funéraire commandé par Carine. Car le façonnage est un domaine où la main d’œuvre chinoise, très bon marché, défie toute concurrence. « Ce sont des artistes », souligne le chef de la Marbrerie Gowie. « Par ici si on voulait faire la même pièce ce serait 4 à 5 fois plus cher », estime-t-il. « La Chine est le pays de la copie. Vous prenez une photo de n’importe quel monument et on vous le fait. Ça se fait régulièrement », raconte le responsable du commerce du cimetière Robermont. Ce dernier dessine les plans des monuments funéraires avec l’aide d’un marbrier, puis achète à un producteur chinois. « C’est comme un costume », dit-il. « Vous avez les dimensions, le dessins. Je veux ci, je veux ça et il me le fait ». 

Ces pierres tombales fabriquées en Chine ne sont pas toujours synonymes de mauvaise qualité puisqu’elles ne sont pas forcément faites avec du granit local. « Les Chinois importent par exemple du granit de la Norvège, fabriquent des pierres tombales chez eux, puis les revendent. Ce qui reste encore moins cher que si elles étaient fabriquées en Europe », explique le directeur de Granit Lucas. « On pense que le transport de la marchandise rendrait le coût de revient supérieur. Mais non », constate-t-il.
    . . . . .


    #mort #cimetière #Chine #importation #mondialisation


  • Riyad aurait-il décidé de frapper à l’ultime porte ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/30/riyad-aurait-il-decide-de-frapper-a-lultime-porte

    Le journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi ©Getty                                                                                                           

    Quelques heures après l’annoncé de l’assassinat du journaliste saoudien Khashoggi en territoire turc, la presse occidentale a affirmé que les Américains iraient « sanctionné » le régime tortionnaire de Riyad. Le même jour, la chaîne saoudienne Al-Arabiya a fait publier un article où l’auteur menaçait les États-Unis : » Si Washington gèle les avoirs saoudiens placés dans les banques occidentales ( avoirs dont le montant est estimé à des milliers de milliards de dollars, NDLR) , Riyad se rapprocherait de la Russie et de la Chine et irait jusqu’à renouer les liens avec l’Iran et le Hezbollah ». Personne n’a cru l’auteur dont les propos ont été très rapidement démentis par les officiels saoudiens.

    PressTV-Les USA ont-ils « éliminé » MBS ?
    Depuis que la garde personnelle de Ben Salmane, composée entre autre d’agents US, l’a évacué de son palais à Riyad, en plein tentative de coup d’État, le prince héritier n’a fait aucune apparition publique.

    Près d’un mois après l’assassinat du journaliste Khashoggi, assassinat revendiqué désormais par Riyad force est de constater que les Saoudiens n’ont pas eu gain de cause. Diabolisé par la presse américaine et européenne, y compris par celle qui voyait en lui » le super réformateur », Ben Salmane (MBS) se sent abandonné : Certes les USA n’ont pas décidé d’annuler leurs contrats d’armements signés avec Riyad ni de revoir à la baisse leur niveau des relations avec ce dernier mais MBS croit toujours à un coup d’État « occidental » contre sa propre personne lequel a permis à l’opportuniste président truc de pêcher largement dans les eaux troubles.

    Un website d’informations proche de Doha vient d’affirmer avoir à sa disposition des informations selon lesquelles « un contact secret aurait eu récemment lieu entre les ministres saoudien et saoudien des Affaires étrangères ». Le site d’information « Al-Khaleej Online » ajoute que le chef de la Diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir aurait entré en contact, ces quelques dernières semaines et à plusieurs reprises, avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif pour parvenir à une entente sur les questions régionales, dont et surtout le Yémen. Ces contacts, à en croire le site, se seraient passés en secret. Cette information qui n’a été confirmée ni par les sources iraniennes ni par les sources saoudienne et qui au demeurant, cadrent bien mal avec le contexte actuel de la région, a également été reprise la semaine dernière, par certaines sources sur Twitter, qui confirmaient des contacts entre les deux ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères.

    Aucune source iranienne n’a encore confirmée ces prétendus contacts.

    Le diable iranien VS l’ange saoudien ?
    L’Arabie saoudite, qui se donne pour « un phare de lumière » devant l’Iran, conclut un contrat d’équipements d’espionnage avec Israël.

    Les relations diplomatiques irano-saoudiennes sont interrompues depuis 2016, date à laquelle le régime de Riyad a décapité le leader des chiites et opposant pacifiste des politiques discriminatoires, Cheikh Nimr al-Nimr. Remonté sans cesse par ses alliés américain et israélien contre l’Iran, le prince Ben Salmane n’a cessé depuis de souffler sur les braises des hostilités contre l’Iran en qui il voit son pire ennemi. Si l’information de « Al-Khaleej Online » s’avère vraie, cela prouverait l’impasse dans laquelle se trouve le régime de Ben Salmane après avoir été lâché par ses mentors occidentaux. Ceci étant dit, l’Arabie des Salmane continue, à l’heure qu’il est à mener de la pire façon son oeuvre d’extermination de masse au Yémen.

    Khashoggi : Israël a piégé MBS ?
    Le départ du général saoudien, al-Assiri, a été accueilli avec consternation par les milieux du renseignement israélien. Pourquoi ? Quels liens entre al-Assiri et Israël ?                                                                                        https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/30/578514/contact-secret-arabie-saoudite-riyad-iran-aljubeir-zarif


  • Jakuchu, le pieux laïc
    https://www.franceculture.fr/emissions/lart-est-la-matiere/jakuchu-le-pieux-laic

    Arg, un seul mois d’exposition et une émission radio qui passe bien après. #parisianisme
    Cependant je découvre ce peintre et ses peintures sur soie exceptionnelles qu’aucune photographie ne peut rendre.

    Depuis le 15 septembre et jusqu’au 14 octobre, le Petit Palais a présenté, grâce aux prêts exceptionnels des collections impériales du Japon, l’ensemble de trente rouleaux suspendus de soie, intitulé D_ō"_shokusai-e « Le Royaume coloré des êtres vivants » réalisé par Itō Jakuchū entre 1757 et 1766 environ. Peintre actif au milieu de l’ère Edo (XVIIIe siècle), Jakuchū est un artiste plébiscité au Japon pour la finesse de son pinceau et l’éclat de ses couleurs. Cette série, qui n’a jusqu’alors été exposée qu’une seule fois hors du Japon (à la National Gallery of Art de Washington en 2012) est considérée comme le chef-d’œuvre de sa vie. En raison de la grande fragilité de ces œuvres, cette exposition a été présentée de manière exceptionnelle pendant un mois dans le cadre de la saison Japonismes 2018.

    Cette émission tente de percer les mystères de l’oeuvre d’Itō Jakuchū, véritable monument de la spiritualité au Japon, en compagnie de Manuela Moscatiello, responsable des collections japonaises au musée Cernuschi, le musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris, et de Christophe Leribault, directeur du Petit Palais.

    http://www.petitpalais.paris.fr/en/expositions/jakuchu-1716-1800


  • Khrys’presso du lundi 29 octobre
    https://framablog.org/2018/10/29/khryspresso-du-lundi-29-octobre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World La Chine et la Russie écoutent les appels téléphoniques personnels de Trump (thehill.com – en anglais) … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • La #Chine s’inquiète du passage des navires de guerre américains via le détroit de #Taiwan
    http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2018/1024/c31354-9511143.html

    Elle a indiqué que le problème de Taiwan concernait la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine et constituait le dossier le plus important et le plus sensible dans les relations sino-américaines.

    « Nous exhortons les #Etats-Unis à respecter les trois communiqués conjoints sino-américains et à traiter de manière appropriée les problèmes liés à Taiwan afin d’éviter de porter atteinte aux relations bilatérales ainsi qu’à la paix et à la stabilité à travers le détroit de Taiwan », a ajouté Mme Hua.

    Chine : l’armée s’opposera à l’indépendance de Taïwan
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/10/25/97001-20181025FILWWW00157-chine-l-armee-s-opposera-a-l-independance-de-taiw

    Le ministre chinois de la Défense a prévenu aujourd’hui que l’armée s’opposerait « quoi qu’il en coûte » à toute tentative de séparatisme de Taïwan, quelques jours après une manifestation pro-indépendance sur l’île et une opération navale américaine.

    La Chine considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l’île, située au large de ses côtes, est dirigée par un régime rival depuis 1949 et la fin de la guerre civile chinoise. Le territoire n’est pas reconnu comme un Etat par l’ONU et n’a jamais juridiquement coupé les liens avec le Continent, son appellation officielle restant « République de Chine ».

    « Il est extrêmement dangereux de défier sans cesse les limites de la Chine sur cette question », a averti dans un discours à Pékin le ministre chinois de la Défense, le général Wei Fenghe. "Si quelqu’un tentait de séparer Taïwan de la Chine, l’armée chinoise prendrait nécessairement des mesures fermes, quoi qu’il en coûte", a-t-il martelé lors du forum de Xiangshan, une conférence organisée par la Chine et consacrée aux questions de sécurité et de défense.


  • Les Baladeurs

    Si vous avez des envies d’ailleurs, ce #podcast peut être dangereux. C’est plus qu’une invitation au #voyage, c’est un départ.

    On y suit une surfeuse dans les vagues géantes de #Nazaré, un #photographe_animalier sous les aurores boréales du Grand Nord, un cycliste lancé péniblement sur les 1 300 kilomètres de la plus haute route du monde, entre la Chine et le Pakistan…

    Un concentré d’aventures dépaysantes contées avec talent et passion, où l’on apprend autant pourquoi il est important de savoir faire une bonne mayonnaise que comment dormir au mieux le long d’une paroi glacée à la frontière sino-kirghize. Si, si, ça peut être utile.

    https://www.lesothers.com/les-baladeurs-podcast-aventure

    Episode 1 : Face à face polaire, par Jérémie Villet

    Tous les ans, le photographe animalier Jérémie Villet s’échappe à travers les territoires enneigés du Grand Nord pour capturer la faune sauvage. Il en ramène des clichés blancs et poudreux, témoins de ces rencontres timides dans un environnement où la nature domine. Mais parfois, la rencontre n’est pas celle qu’il attend…

    https://app.pippa.io/public/streams/5b0030af61e30b211e0cbcde/episodes/5b051facf27275be1cfbbaab.mp3?ref=https%3A%2F%2Fwww.lesothers.com%2Fles-bal


  • La Chine abandonne-t-elle les Palestiniens ?
    Ramzy Baroud & Romana Rubeo - 23 octobre 2018 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/la-chine-abandonne-t-elle-les-palestiniens

    Réunion entre les dirigeants chinois et la délégation palestinienne lors d’un voyage officiel de l’Autorité de Ramallah - Juillet 2017 - Photo : Chinanews.com

    La Chine semble avancer ses pions comme si elle pouvait être à la fois pro-palestinienne et pro-israélienne.

    Le vice-président chinois Wang Qishan est arrivé lundi en Israël pour une visite de quatre jours, conduisant le quatrième Comité d’innovation Chine-Israël. Il est le plus haut responsable chinois à se rendre en Israël depuis près de 20 ans.

    En avril 2000, l’ancien président de la Chine, Jiang Zemin, avait été le premier dirigeant chinois à se rendre en Israël. Il avait visité le musée de l’Holocauste Yad Vashem et renforcé les liaisons diplomatiques avec ses homologues israéliens. Il a ensuite parlé des intentions de la Chine de consolider le lien entre les deux pays.

    La visite de Wang Qishan, cependant, est différente. Le « lien » entre Beijing et Tel-Aviv est beaucoup plus développé qu’il ne l’était à l’époque, comme cela apparaît dans les chiffres. Peu de temps après l’échange de missions diplomatiques entre les deux pays en 1992, les échanges commerciaux ont commencé à se développer. La taille des investissements chinois en Israël a augmenté de manière exponentielle, passant de 50 millions de dollars au début des années 90 à 16,5 milliards de dollars, selon les estimations de 2016. (...)

    • Israël et la Chine resserrent leurs liens économiques
      Par Thierry Oberlé Mis à jour le 24/10/2018
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/10/24/20002-20181024ARTFIG00295-israel-et-la-chine-resserrent-leurs-liens-economi

      Bienvenue en Israël ! L’État hébreu accueille pour la première fois depuis dix-huit ans un haut responsable chinois. Le vice-président Wang Qishan, qui effectue une visite de quatre jours, a été reçu lundi soir par Benyamin Nétanyahou et a participé, ce mercredi, avec le premier ministre israélien, à la quatrième réunion de la commission conjointe Chine-Israël sur la coopération et l’innovation.

      Ces rencontres marquent une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre les deux pays, qui ont lancé en 2016 des discussions sur un traité de libre-échange. L’an dernier, à l’issue d’un voyage à Pékin de Benyamin Nétanyahou, des accords ont facilité l’exportation de produits laitiers israéliens vers la Chine et autorisé les Chinois à venir travailler dans le secteur du BTP en Israël. Pékin a investi ces dernières années en Israël 25 milliards de dollars.

      Un groupe public chinois a pris le contrôle de Tnuva, le principal groupe alimentaire israélien ...


  • #Chine-Amérique latine : la nouvelle grande alliance ?
    https://www.cetri.be/Chine-Amerique-latine-la-nouvelle

    Le 19 juin 2018, le président bolivien Evo Morales signait à Pékin un pacte qui faisait de son pays un « partenaire stratégique » de la Chine. Il profitait de cette occasion pour mettre en avant la « coopération sans condition » avec le géant asiatique, et l’opposer à l’attitude des États-Unis . La Chine serait-elle, pour l’Amérique latine, un antidote à la proximité si encombrante du voisin nord-américain, voire une alternative à la politique régionale de celui-ci ? Une relation économique et commerciale (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Analyses, #Le_regard_du_CETRI, #Revue_internationale_et_stratégique, Chine, Amérique latine & Caraïbes, Le Sud en (...)

    #Amérique_latine_&_Caraïbes #Le_Sud_en_mouvement


  • “Si Vis Pacem, Para nuke Bellum”
    http://www.dedefensa.org/article/si-vis-pacem-paranukebellum

    “Si Vis Pacem, Para nuke Bellum”

    25 octobre 2018 – Il y a différentes façons de considérer la crise du traité FNI, sorte de crise des Euromissiles-III mais étendue au monde entier, et reflétant aussi bien la crise des relations entre les USA et la Russie (entre les USA et Russie/Chine, ou entre les USA et le reste du monde), la crise intérieure US et la Crise Générale de l’Effondrement du Système. Les jugements sont extrêmement nombreux et vont dans tous les sens... Ici, nous avons choisi comme illustration ou discussion de cette situation, un texte extérieur particulièrement alarmiste et critique du système washingtonien, du site trotskiste WSWS.org. Par ailleurs, ce texte est intéressant parce qu’il nous donne une bonne mesure de l’état de l’esprit à Washington D.C./“D.C.-la-folle”, et dans ce cas (...)


  • https://www.mediapart.fr/journal/international/221018/bresil-une-economie-en-panne-minee-par-les-inegalites

    Une copine m’envoie voir cet article qu’elle juge important sur la montée du fascisme au #Brésil.

    L’économie brésilienne peine à se remettre de la crise de 2015. Malgré les années Lula, les inégalités restent immenses et repartent à la hausse. Un carburant pour Jair Bolsonaro, qui promeut un programme néolibéral démagogique.

    À la différence des scrutins précédents, l’économie n’a guère été au centre de la campagne présidentielle brésilienne. La sécurité et la corruption ont été beaucoup plus déterminantes. Et de fait, les deux candidats qui s’affrontent au second tour le 28 octobre, Jair Bolsonaro, du Parti social-libéral (PSL, extrême droite), et Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT, gauche), sont restés très flous sur leurs programmes économiques. Pourtant, la situation du Brésil est loin d’être réjouissante et le pays demeure perclus par de très fortes inégalités, qui se creusent à nouveau. Souvent négligée, la cause économique de la crise politique n’est pourtant pas inexistante.

    Un modèle en crise depuis 2015

    Durant les présidences de Lula (2003-2011) et le premier mandat de Dilma Rousseff (2011-2014), le Brésil a connu une forte croissance, avec une moyenne annuelle de 3 %, et même de 5 % en 2011. Cette croissance a permis, sous l’impulsion du PT, de réduire fortement la pauvreté monétaire (qui avait cependant commencé à décroître une décennie auparavant). Selon la Banque mondiale, la part de la population vivant sous le taux de pauvreté est ainsi passée de 11,1 % en 2003 à 2,8 % en 2014. Le Brésil faisait alors partie des BRICS et faisait rêver les investisseurs internationaux. Lors de la crise de 2007-2009, il a montré une résistance remarquable, avec un recul du PIB de 0,13 % en 2008 et un rebond de 7,54 % en 2009.

    À cette époque, le modèle économique brésilien relevait d’un modèle classique pour le pays et les grands pays d’Amérique latine. La croissance s’appuyait principalement sur les exportations de produits agricoles et de matières premières, puis sur le réinvestissement par l’État de ces ressources pour développer la demande intérieure. Entre 2000 et 2015, ce modèle a été rendu possible par la forte demande de produits brésiliens venant principalement des autres pays émergents et en particulier de Chine. Entre 2003 et 2014, les exportations de biens brésiliens sont passées de 73,2 à 225,1 milliards de dollars, soit trois fois plus. La Chine comptait alors pour près de 20 % de ce total et 87 % des livraisons à l’empire du Milieu étaient constituées de matières premières. Parallèlement, l’investissement public a bondi de près de 11 % par an. Le PT a cependant mis l’accent sur la lutte contre la pauvreté et la précarité, notamment par la hausse continue du salaire minimum de près de 5 % par an.

    Composition des exportations vers la Chine du Brésil © OEC

    À partir de 2011, la demande de matières premières commence à reculer, notamment parce que la Chine, qui a sauvé l’économie mondiale en 2008-2009 par un vaste plan de relance, se retrouve dans une situation de surproduction industrielle. L’empire du Milieu entame alors un rééquilibrage stratégique vers la demande et la production intérieures. En 2012, les livraisons de minerais et de pétrole reculent. Parallèlement, les prix des produits agricoles chutent brutalement. Le boisseau de soja, dont le Brésil est le premier producteur mondial, passe de 17,37 dollars en septembre 2012 à 9,05 dollars trois ans plus tard. Un recul qui s’accompagne d’une nouvelle phase d’aversion au risque des investisseurs internationaux, échaudés par la crise européenne et le resserrement monétaire aux États-Unis.

    Fin 2013, la croissance brésilienne commence à ralentir. En 2015, le Brésil entre dans une récession qui durera deux ans, avec un recul des exportations de 15,2 %, suivi l’année suivante d’une baisse de 11,2 %. En deux ans, le PIB en volume a perdu plus de 7 % de sa valeur. Pour éviter une crise des changes et continuer à attirer les flux internationaux de capitaux, la Banque centrale du Brésil (BCB) a brutalement relevé son taux directeur, le Selic, de 10 à 14,25 %, déprimant la demande intérieure. La crise s’accompagne d’une forte détérioration des finances publiques, en raison de la baisse des recettes fiscales et d’une hausse des dépenses sociales, mais aussi et surtout de celles liées au crédit.

    Au Brésil, en effet, comme le souligne une note récente de BSI Economics, les banques commerciales jouent un rôle réduit dans le financement de l’économie : les crédits privés ne représentent que 26 % du PIB, contre 72 % dans l’OCDE. Dans un secteur faiblement concurrentiel, les instituts financiers préfèrent leurs marges aux volumes et pratiquent des taux prohibitifs. Avec la hausse des taux de la BCB, les entreprises se sont tournées vers la Banque nationale pour le développement économique et social (BNDES), qui propose des taux bonifiés inférieurs au taux de la banque centrale. Sa part dans le financement a doublé en quelques années pour représenter la moitié des encours. Mais le coût de ces taux revient au budget fédéral, qui doit donc s’endetter pour payer la différence à des taux élevés auprès... des banques commerciales. Ce cercle vicieux a plombé le budget de l’État. Le déficit est passé de 3 % du PIB en 2014 à 10,32 % en 2016, avec un coût de la dette qui s’élevait à 8,4 % du PIB. Cela a amené le deuxième gouvernement de Dilma Rousseff, puis de son successeur Michel Temer, à contracter les dépenses, notamment les investissements publics et les transferts sociaux.

    Une croissance durablement en panne

    La récession s’est terminée en 2017 grâce à la reprise de la demande internationale, mais le pays n’en est pas sorti indemne. Le rythme de croissance n’est plus le même. Il a été de 1 % en 2017 et sera, selon le FMI, de seulement 1,4 % cette année, un chiffre encore révisé à la baisse récemment. À moyen terme, le FMI prévoit une croissance de 2,2 %, plus de moitié moins que dans les années 2000. Le ressort est brisé : l’investissement public et les transferts sociaux ne permettent plus d’irriguer la demande intérieure.

    Parallèlement, la BCB a certes fortement baissé son taux directeur, jusqu’à 6,5 % en mars dernier. Mais avec une inflation de 3,67 % en moyenne prévue par le FMI cette année, les taux réels restent élevés, proches de 3 %. La BCB a continué à augmenter des réserves en devises déjà excédentaires par rapport aux recommandations du FMI, alors que le flux des investissements directs étrangers continuait à baisser dans la foulée de la remontée des taux de la Fed. Cette politique monétaire s’est assouplie, mais elle demeure encore restrictive. Certes, elle a en partie permis d’éviter une crise du type de celle de la Turquie et de l’Argentine, alors que, comme ces pays, le Brésil affiche un déficit courant. Le réal a bien baissé de 30 % en janvier et septembre, mais c’est deux fois moins que l’effondrement du peso argentin, alors que la BCB a baissé ses taux en mars. Ces réserves (et la faiblesse de l’endettement en dollars) permettent donc de maintenir la confiance.

    Evolution du PIB par habitant, en parité de pouvoir d’achat © Banque Mondiale

    Mais cette sécurité a plusieurs coûts, très lourds. La croissance est plus faible et le budget est moins mobilisable pour la relancer, puisque le financement des entreprises dépend des prêts bonifiés de la BNDES. En 2018, le déficit budgétaire brésilien devrait encore atteindre 8,6 % du PIB. La dette publique a bondi à 88 % du PIB, contre 61 % en 2010. Certes, la dette externe est faible – 26 % du PIB –, mais le poids du service de la dette contraint les autorités à réduire le déficit primaire, donc à abaisser encore l’investissement public et les transferts sociaux directement ou indirectement (par exemple par des incitations à l’emploi faiblement rémunéré). En début d’année, deux agences de notation, Moody’s et S&P, ont dégradé la note brésilienne, renchérissant le coût de la dette brésilienne, qui est passé de 10 % à 12 %. Or l’investissement privé ne prend pas le relais. Pire, le crédit privé recule, alors que l’État n’a plus de marge de manœuvre pour financer le crédit bonifié. Résultat : la productivité reste atone et le Brésil en est réduit à dépendre de ses seules exportations, de faible niveau de gamme ou de matières premières. La croissance risque donc de rester structurellement faible.

    Les inégalités, creuset de la poussée de l’extrême droite

    Le modèle sur lequel le PT a organisé l’économie brésilienne entre 2003 et 2013 ne fonctionne donc plus. Deux de ses principaux moteurs sont à l’arrêt. La conséquence est que le Brésil s’est appauvri. Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est, selon le FMI, encore sous son niveau de 2009 et, d’ici à 2023, il ne devrait pas revenir à son point haut de 2013. Même constat au niveau du taux de chômage. En août 2018, il était à 12,1 % de la population active. En 2014, il était à 6,8 %. Et le FMI estime que dans cinq ans, ce taux sera encore à 9,5 %... Autrement dit, la croissance brésilienne fonctionne désormais à un régime trop faible au regard de la situation démographique. Ce qui induit une capacité de redistribution faible dans un pays déjà miné par les inégalités.

    Car, de ce point de vue, le Brésil demeure un cas d’école. Malgré la baisse de l’extrême pauvreté durant la domination du PT, les inégalités sont toujours élevées. Selon la Banque mondiale, le Brésil est 148e sur 158 pays concernant l’indice de Gini, qui mesure les inégalités de revenus. Selon le rapport World Inequality Report (WID), les 0,1 % les plus riches (140 000 personnes) captent 14,4 % de l’ensemble des revenus, soit plus que les 50 % les moins riches (70 millions de personnes), qui obtiendront un peu plus de 12 % des revenus. Mais le plus frappant est que, grosso modo, l’évolution de ces deux classes a été la même depuis le début des années 2000, puisqu’en 2001, elles captaient la même proportion des revenus, autour de 11 %.

    Évolution de la part des revenus des 0,1 % les plus riches et des 50 % les plus pauvres au Brésil de 2001 à 2015 © WID Évolution de la part des revenus des 0,1 % les plus riches et des 50 % les plus pauvres au Brésil de 2001 à 2015 © WID

    La politique du PT a certes amélioré le sort des plus pauvres, mais aussi celui des plus riches. Les 1 % comme les 0,1 % les plus riches ont vu leur part du revenu global progresser. Le rapport du WID souligne ainsi qu’entre 2001 et 2015, les 10 % les plus riches ont obtenu 58 % de la richesse créée, contre 16 % pour les 50 % les moins riches. Les vrais perdants ont cependant été les classes moyennes. Les 40 % qui sont autour du revenu moyen ont vu, sur la même période, leur part dans le revenu passer de 34 % à 30 %. Un sentiment de déclassement qui, dans une société déjà très inégalitaire, est une bombe politique et favorise souvent l’extrême droite.

    À cela se sont ajoutées les conséquences de la crise et de la politique menée depuis 2016. La hausse du chômage et la reprise uniquement tirée par les exportations ont creusé encore les inégalités. Selon une autre note sur le sujet de BSI Economics qui cite une étude de la Fondation brésilienne Getulio-Vargas, le revenu moyen mensuel des 20 % les plus pauvres a reculé de 5 % en termes réels, alors que celui des 20 % les plus riches progressait de 10,8 % réellement. L’extrême pauvreté est repartie à la hausse et touchait, en 2017, 7,2 % de la population, contre 6,5 % en 2016.

    Evolution du marché du travail au Brésil © BSI Economics Evolution du marché du travail au Brésil © BSI Economics

    Plusieurs facteurs ont concouru à cette situation, notamment la politique de réduction des dépenses menée par Michel Temer, mais aussi, comme le signale BSI Economics, la progression du travail informel peu qualifié, qui concentre l’essentiel des créations d’emploi et qui induit des revenus et des protections plus faibles. Également en cause, la réforme du marché du travail du président sortant de juillet 2017, qui ressemble à s’y méprendre aux ordonnances françaises de la même époque : inversion de la hiérarchie des normes, réduction du rôle des syndicats, rupture conventionnelle favorisée, développement de l’intermittence et réduction des possibilités de recours aux prud’hommes. Cela a conduit à des licenciements de travailleurs peu qualifiés, qui n’ont d’autres recours, lorsqu’ils le peuvent, que d’accepter des emplois informels.

    Mais ces inégalités extrêmes freinent aussi l’économie brésilienne en la maintenant dans ses structures traditionnelles et en décourageant l’innovation, ainsi que toute hausse de la productivité. L’économie du pays est donc enfermée dans un cercle vicieux où les inégalités et le vieux modèle exportateur de matières premières s’auto-entretiennent.

    Le Parti des travailleurs n’a donc pas été en capacité de réellement réduire fortement les inégalités du pays. Le régime fiscal demeure très inégalitaire et le système éducatif peu performant. La crise économique et politique de 2015-2016 a fait repartir les inégalités et la pauvreté. À la crainte de déclassement des classes moyennes s’est ajoutée la crainte des classes les plus modestes de retourner dans la pauvreté extrême, deux moteurs classiques du succès de l’extrême droite. Jair Bolsonaro a pu jouer sur ces ressentiments pour fustiger les actions du PT pour les plus pauvres comme la « Bolsa Família » (« Bourse familiale ») vis-à-vis des classes moyennes, qui risquent le déclassement, mais aussi vis-à-vis des classes populaires, qui craignent de retourner dans la pauvreté.

    La situation économique et sociale peut donc expliquer aussi en partie le succès de Jair Bolsonaro. Si Lula pouvait encore rassembler les bénéficiaires de l’âge d’or de sa politique, Fernando Haddad n’a pas cette capacité. Mal à l’aise sur l’héritage du PT qui a initié la politique d’austérité, il est resté flou sur sa politique économique. Il a donc créé un vide dans lequel s’est engouffré le candidat du PSL, déjà porté par une classe moyenne qui ne veut plus de la droite traditionnelle, discréditée par la politique désastreuse de Michel Temer. Un sondage de Datafolha du 2 octobre, cité par le chercheur britannique Matthew Richmond, confirme cette alchimie : la classe moyenne, gagnant entre deux et cinq salaires minimums et entre cinq et dix salaires minimums, vote massivement pour Jair Bolsonaro, mais les classes populaires ont aussi placé le candidat d’extrême droite en tête.

    Quel projet économique pour l’extrême droite ?

    Reste une question centrale : que veut Jair Bolsonaro pour l’économie ? Lui-même reconnaît « ne rien y connaître ». Son opposition réflexe à la gauche lui fait rejeter la politique de redistribution du PT et sa culture politique issue de la dictature militaire le ferait pencher vers une protection douanière du marché intérieur ménageant les marchés exportateurs du pays. Sa campagne a pu prendre parfois des accents proches de ceux de Donald Trump : se protéger des appétits chinois et se méfier des accords de libre-échange en cours, comme le Mercorsur, le marché commun établi avec les voisins argentins, uruguayens et paraguayens.

    Mais rien ne semble certain, car Jair Bolsonaro a un mentor en économie, Paulo Guedes, qui devrait être son ministre des finances. Cet homme de 69 ans a été formé à l’université de Chicago dans les années 1970, au moment où elle était le creuset des idées néolibérales et monétaristes. Il a ensuite été professeur d’université à Santiago du Chili pendant la dictature du général Pinochet, dont la politique économique a été influencée par Friedrich Hayek et Milton Friedman. Intellectuel influent par la suite au Brésil, il défend des positions néolibérales classiques : impôt à taux unique de 15 % (comme la Lega italienne), réduction drastique du rôle de l’État, réforme radicale des retraites.

    Jair Bolsonaro et son gourou économique Paulo Guedes. © Reuters Jair Bolsonaro et son gourou économique Paulo Guedes. © Reuters

    Sont-ce des positions incompatibles avec le « trumpisme » de Jair Bolsonaro ? Nullement. Comme Donald Trump, le nouveau président brésilien pourrait favoriser des accords de libre-échange avantageux au cas par cas. Concernant le Mercorsur, le conseiller du candidat du PSL, Luiz Philippe de Orleans e Bragança, par ailleurs descendant de la famille impériale brésilienne, a indiqué qu’il s’agissait de « réévaluer la valeur du Mercosur » pour s’assurer qu’il n’est pas « comme aujourd’hui, un obstacle au libre-échange ». Ce que vise le Brésil, c’est sa capacité à retrouver sa liberté de négocier des accords bilatéraux de libre-échange et de taxer les importations.

    Jair Bolsonaro et Paulo Guedes proposent donc une alternative au modèle brésilien traditionnel, alternative fondée sur une forte déréglementation interne pour relancer la productivité et dynamiser la demande intérieure, et accompagnée d’une politique commerciale ciblée. C’est l’anticipation de cette politique qui a été saluée par l’envolée de la bourse de São Paulo au lendemain du premier tour. Paulo Guedes a permis de rallier à Jair Bolsonaro la finance internationale : le real a gagné 10 % en un mois et le Wall Street Journal a soutenu le candidat d’extrême-droite dans un éditorial. Il est vrai que les investisseurs internationaux voient dans les projets de Paulo Guedes d’immenses opportunités, par les baisses d’impôts, l’ouverture des marchés et les privatisations. Même les banques, a priori visées par la déréglementation et le développement de la concurrence, ne peuvent que se réjouir d’une politique qui donnera, par la réforme des retraites, la priorité au remboursement de la dette publique qu’elles détiennent massivement.

    Cette politique s’annonce néanmoins périlleuse. D’abord parce que le premier client du Brésil est la Chine et le deuxième les États-Unis. Le pays est donc au centre de la confrontation commerciale en cours. Or Jair Bolsonaro semble tenté de donner l’avantage à Washington. En août, il a fustigé la Chine, qui « n’achète pas au Brésil, mais achète le Brésil ». Le pays peut-il cependant se passer des marchés chinois et des investissements chinois, alors que son épargne intérieure est faible ? Rien n’est moins sûr.

    Surtout, mener une politique néolibérale dans un Brésil déjà perclus d’inégalités immenses semble suicidaire va encore précariser et fragiliser les plus modestes. De cette façon, il est peu probable que la productivité s’améliore. Surtout, les tensions sociales et la criminalité ne sauraient être endiguées par ce type de politique. L’expérience chilienne, qui est une référence de Paulo Guedes, montre une explosion des inégalités. Une étude datant d’avril 2015 et signée par Javier Rodríguez Weber, de l’université de la République d’Uruguay, a montré que durant le régime Pinochet, les inégalités se sont creusées d’un tiers au Chili. Seule la répression a permis de soutenir une telle situation. On voit mal comment une telle politique peut développer et soutenir la demande intérieure. Les études les plus récentes montrent que les inégalités sont une source de réduction de la croissance de la productivité. La compétition et les inégalités ne débouchent que sur la formation d’une nouvelle oligarchie ou le renforcement de l’ancienne.

    Il y a là de la naïveté propre à l’idéologie néolibérale de croire que la baisse des impôts et la dérégulation peuvent apporter la prospérité pour tous. Mais dans un Brésil traumatisé par la crise, miné par les inégalités et orphelin de son modèle économique, ce discours simpliste pouvait prospérer. Il est cependant peu probable qu’il donne des résultats.


    • Il n’est pas impossible que nous soyons arrivés à l’intant T et que des rumeurs plus qu’insistantes sur la vente du pétrole saoudien à la Chine en yuans soient parvenues aux grandes oreilles de l’empire. Ce n’est encore qu’une hypothèse mais elle permettrait de mieux comprendre l’inhabituel barrage de critiques - méritées, faut-il préciser - que le système impérial assène pour une fois à son cher allié, qui ne l’est peut-être plus tout à fait...