country:colombie

  • Notes anthropologiques (XXXIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIX

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (III)
    Le grand commerce

    À mon arrivée au Mexique, il y a maintenant deux jours, ce qui m’a frappé d’emblée en discutant avec les gens est bien l’importance que peut prendre l’argent dans leur vie. En Europe aussi l’argent a bouleversé de fond en comble la vie des gens ; au Mexique, il la bouleverse. C’est l’odeur de l’argent semblable à celle du sang qui a engendré dans tout le pays les cartels du capitalisme sauvage et la longue liste des meurtres impunis. C’est lui qui dicte la politique du président de la République mexicaine face aux puissances du Nord. C’est bien enfin cette actualité d’un chambardement qui distingue les pays qui seront toujours « en voie de développement » des pays du premier monde. C’est bien cette nécessité impérieuse de l’argent qui jette les habitants du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, de Colombie et du Venezuela sur les routes de l’exil, c’est elle aussi qui condamne les Mexicains à quitter leur famille, leur village ou leur quartier pour les États-Unis. Il s’agit d’un véritable exode et tous ces êtres humains qui se dirigent désespérément et au péril de leur vie en direction des pays du premier monde sont les victimes de la guerre qui fait rage actuellement. Cette guerre n’est pas à venir, elle est le malheur quotidien des hommes et des femmes. C’est une guerre contre l’humain. Encore faut-il, dans la confusion que cette guerre fait régner dans les esprits, tenter de préciser ce qu’est l’humain et chercher à définir ce qui s’oppose à lui. (...)

    #anthropologie #monnaie #Mexique #Grèce_antique #Nouvelle-Guinée #don #humanité #société #Odyssée #esclave

  • Le Venezuela affirme avoir déjoué une tentative de « coup d’Etat » militaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/26/le-venezuela-affirme-avoir-dejoue-une-tentative-de-coup-d-etat-militaire_548

    Le ministre de la communication vénézuélien a accusé l’opposition, les Etats-Unis, la Colombie et le Chili d’avoir planifié l’assassinat de Nicolas Maduro.

    « Nous serons implacables au moyen d’une contre-offensive révolutionnaire face à une tentative de coup d’Etat fasciste, implacables ! » C’est ce qu’a déclaré le président vénézuélien Nicolas Maduro mercredi 26 juin, dans un discours radiotélévisé quelques heures après que son gouvernement avait affirmé avoir déjoué un coup d’Etat prévoyant l’assassinat du président socialiste.

    L’opération, impliquant des militaires actifs et en retraite ainsi qu’un ancien chef du renseignement, devait avoir lieu entre dimanche et lundi, selon le ministre de la communication, Jorge Rodriguez. « Nous avons assisté à toutes les réunions de planification du coup d’Etat », a-t-il affirmé. Des agents gouvernementaux auraient été infiltrés dans la préparation de cette tentative de renversement de M. Maduro et son remplacement par un général.

    Jorge Rodriguez a accusé le président de droite colombien Ivan Duque de « planifier des coups d’Etat, des assassinats du président » et le chef de file de l’opposition, Juan Guaido, d’être derrière ce putsch. Des allégations que ce dernier a rejetées.

  • « Vos toilettes propres, nos propres papiers » Maxime Vancauwenberge - 17 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/vos-toilettes-propres-nos-propres-papiers

    Ils et elles sont entre 100 000 et 150 000 en Belgique. Travailleurs et travailleuses sans-papiers. Hormis l’aide médicale urgente et la scolarisation de leurs enfants, les personnes sans-papiers ne jouissent d’aucun droit et ne reçoivent aucune aide. Beaucoup sont employées dans certains secteurs comme l’Horeca, la construction, et le nettoyage.

    « Elles ont peur parce qu’elles sont sans papiers. Elles ont peur des conséquences par rapport à leur employeur », commence Magali Verdier, l’animatrice du MOC (Mouvement ouvrier chrétien) qui coordonne la Ligue des Travailleuses Domestiques, juste avant le début de l’entretien. Nous voilà immédiatement plongés dans le quotidien des personnes sans-papiers : vivre caché et dans la peur. Mais depuis quelques mois, des travailleuses domestiques sans-papiers ont décidé de sortir de l’ombre. Elles revendiquent l’application de la Convention Internationale C189, ratifiée par la Belgique en 2011, qui garantit le respect de certains droits élémentaires comme un salaire minimum, le paiement des heures supplémentaires et la possibilité de porter plainte contre l’employeur en cas d’abus. Elles revendiquent également la possibilité de pouvoir rester légalement en Belgique et de pouvoir ainsi contribuer à la sécurité sociale de notre pays.

    « Le plus dur c’est de ne plus voir sa famille »
    « Je suis venue en Belgique un peu avant 2008 parce que je n’arrivais plus à joindre les deux bouts avec mes deux enfants lorsque leur papa nous a quittés. Je suis aide-soignante mais je travaillais souvent plusieurs mois sans être payée en Afrique. Je ne savais plus quoi faire. Mes enfants sont restés au Cameroun. Je ne savais pas où j’allais. Je ne pouvais pas emmener mes petits bouts avec moi. Je les ai laissés chez mes parents. Ils s’en sortent avec le peu que je leur envoie. Ils me manquent beaucoup. Je me sacrifie pour eux. J’aimerais pouvoir les revoir un jour. Ma maman aussi m’a demandé si elle allait me revoir avant de mourir », explique Lucie, la gorge nouée, avant d’éclater en sanglots. « C’est cela qui est vraiment le plus dur : ne plus pouvoir voir sa famille », confirme Alexandra, qui n’a pas pu assister à l’enterrement de son père. Alexandra est originaire de la Colombie, qu’elle a quittée il y a plus de 10 ans. Elle ne se voit pas retourner là-bas à présent. Elle se sent chez elle en Belgique. « Nous sommes beaucoup comme toi, Lucie. Il faut se battre », s’exclame Naima. Elle aussi, elle a quitté son pays, le Maroc, il y a plus de 10 ans, en laissant tout derrière elle. Là-bas, elle travaillait dans une banque mais n’était presque pas payée. « Je ne m’en sortais pas. » Elle a préféré tenter sa chance en Belgique.

    Maricel est un peu plus âgée. Elle a quitté les Philippines il y a 11 ans afin de pouvoir offrir un avenir à ses enfants restés aux pays. « Je discute avec eux chaque jour via Messenger mais je ne les ai pas vus depuis que je suis partie. Je suis aussi devenue grand-mère entre-temps et j’aimerais pouvoir voir mes petits-enfants… »

    « Certains me demandent de travailler pour 7 euros de l’heure »
    En Belgique, leur situation est cependant loin d’être enviable. Comme tous les sans-papiers, elles sont souvent utilisées comme main-d’œuvre corvéable à merci. « En 2008, j’ai commencé à travailler ici pour 800 euros par mois. De 8h du matin à 8h du soir. Je me suis enfuie. À présent, je suis payée 1 300 euros. Je travaille de 7h du matin à 7h du soir. Les employeurs savent que tu n’as pas de papiers. Ils savent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent », raconte Maricel.

    « La situation se dégrade, précise Lucia. Des employeurs osent me demander des choses qu’ils n’osaient pas il y a plusieurs années. Certains me demandent aujourd’hui de travailler pour 7 euros de l’heure et me raccrochent au nez lorsque je refuse ».

    « Après la crise, l’employeur a diminué mon salaire. Mais je n’ai rien osé dire parce que je n’ai pas de papiers », enchaîne une autre. « Nous sommes des esclaves. C’est ça ou la rue. Et même quand tout se passe bien avec l’employeur et qu’on est bien payée, il y a tout le reste. On est par exemple angoissée dans un bus, même quand on a acheté un ticket, parce qu’on risque un contrôle de police et d’être envoyée en centre fermé », continue Lucia.

    Alexandra estime qu’elle a de la chance : « De mon côté, je suis super-bien payée. J’ai aussi droit à des congés payés et des congés maladie. » En fait, elle gagne un peu plus que le salaire minimum. C’est ce qui symbolise le mieux la condition de ces travailleuses : être complètement à la merci de son employeur et s’estimer chanceuse lorsque celui-ci n’en profite pas.

    « Nous voulons sortir de l’ombre »
    « En tant que travailleuse domestique, on est tout au fond du panier. Nous travaillons dans les soins aux personnes, nous occupons des enfants, des gens malades, des personnes âgées. Mais nous sommes vraiment précarisées, et c’est ça notre lutte. On veut rendre cette réalité visible », explique Lucia. « Nous faisons partie intégrante de l’économie. Nous remplissons des tâches essentielles dans la société. Nous voulons sortir de l’ombre », continue Lucie.

    « Le syndicat m’a rendu l’espoir que je pouvais améliorer ma situation. La Ligue nous permet de nous rendre compte que notre situation n’est pas unique. Que beaucoup d’autres sont dans notre situation. La Ligue nous aide beaucoup. J’espère qu’on va pouvoir rassembler toutes les femmes dans notre situation », s’enthousiasme Naima.

    Magali Verdier, l’animatrice du MOC, explique que la Ligue des Travailleuses Domestiques a en effet pour but de mettre en avant la situation très précaire dans laquelle les femmes sans-papiers se retrouvent, de lutter collectivement, d’intéresser les médias, et d’aller chercher du soutien dans la société. « La Ligue des Travailleuses Domestiques fait partie intégrante de la CSC et du combat plus large mené par l’organisation syndicale auquel les femmes de la Ligue prennent part également. »

    « Je suis optimiste. C’est déjà pas mal. Je pense que nous allons y arriver », dit Naima. « Moi aussi ! » répond Alexandra. Elles rient. Après deux heures de discussions, nous demandons si nous pouvons faire une photo d’elles. Elles hésitent. Certaines préfèrent se mettre de dos. Elles s’encouragent mutuellement et décident finalement de faire la photo à visage découvert. Pour sortir de l’ombre.

    #emploi #travail #femmes #sans-papiers #travailleuses domestiques #esclavage #luttes_sociales #Syndicats #syndicalisation #Belgique

  • La menace terroriste en France n’est pas seulement islamiste

    « #Terrorisme d’Etat, cyber, ultradroite, ultragauche, radicaux régionaux et même animalistes : pour les services de renseignement, d’autres menaces s’ajoutent à la principale, celle des jihadistes »

    https://www.lopinion.fr/edition/politique/menace-terroriste-en-france-n-est-pas-seulement-islamiste-189864

    Y’en aura pour tout le monde, au supermarché de la construction des terreurs d’Etat !

    Au risque d’une confusion entre les violences dans les manifestations – #NDDL #GiletsJaunes – et le terrorisme

    Ha bon ?!

    Les services français redoutent notamment les membres de l’ultragauche qui ont été formés militairement en allant combattre avec les Kurdes syriens de l’YPG ou en Colombie avec les Farc ou l’ELN. Plusieurs gendarmeries ont bien été incendiées en 2017, comme à Grenoble, mais la justice n’a pas ouvert d’enquêtes pour terrorisme. Une certaine prudence semble de mise depuis le fiasco judiciaire de l’affaire du « Groupe de Tarnac », qualifié de « terroriste » en 2008 avant d’être définitivement blanchi en 2018.

    De quoi faire ironiser @davduf sur twitter ?
    https://twitter.com/davduf/status/1140525200406175745

    Au demeurant l’article prouve surtout que les seuls qui passent à l’acte, sauf geste suicidaire de solitaire fragile psychologiquement, ce sont les groupuscules d’ultra-droite, armés, et fréquemment militarisés...

    • Ces réfugiés dans leur propre pays

      En 2018, il y a eu autant de nouveaux « déplacés internes » dans 55 pays que de réfugiés en séjour dans le monde entier.

      A voir le nombre de personnes exilées à l’intérieur de leur propre pays, celui des réfugiés paraît faire moins problème. A fin 2018, le nombre de réfugiés recensés dans le monde entier atteignait 28,5 millions, soit autant que celui des « déplacés internes » supplémentaires enregistrés au cours de la seule année dernière.

      Selon le Rapport global 2019 de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) du Conseil norvégien des réfugiés, dont le siège se trouve à Genève, on comptait, à fin 2018, 41,3 millions de personnes vivant en situation de déplacés internes dans 55 pays, suite à des catastrophes naturelles ou à des conflits. Il s’agit d’un effectif record de personnes déplacées dans leur propre pays du fait de conflits, de violence généralisée ou de catastrophes naturelles.
      Catastrophes naturelles

      Parmi les désastres qui ont provoqué l’an dernier quelque 17,2 millions de nouveaux déplacements, certains sont très probablement dus au changement climatique. Ainsi, les incendies qui ont détruit une grande partie de la forêt californienne et qui ont contraint 1,2 million d’Américains – sans compter les morts – à abandonner leur domicile et à s’installer ailleurs peuvent probablement être attribués au réchauffement climatique et à la sécheresse.

      Au contraire, le Bangladesh n’a enregistré l’an dernier « que » 78’000 déplacements de personnes en raison des inondations. C’est presque l’équivalent de la population de la ville de Lucerne qu’il faut recaser sur des terrains sûrs dans un pays comptant 1’100 habitants au kilomètre carré. Le Bangladesh prévoit de construire trois villes de taille moyenne pour accueillir les déplacés récents et ceux qui ne vont pas manquer d’affluer dans les années à venir. Mais que pourra-t-on faire lorsque le niveau de la mer montera ?

      Au Nigeria, cet immense pays de plus de 100 millions d’habitants, 80% des terres ont été inondées par des pluies torrentielles, causant 541’000 déplacements internes.

      Problème : les personnes qui, en raison d’inondations ou de conflits locaux, doivent chercher refuge ailleurs dans leur propre pays se rendent systématiquement dans les villes, souvent déjà surpeuplées. Comment imaginer que Dhaka, la capitale du Bangladesh récemment devenue une mégapole approchant les 17 millions d’habitants, puisse encore grandir ?
      Violences et conflits

      En 2018 toujours, 10,8 millions de personnes ont connu le sort des déplacés internes en raison des violences ou des conflits qui ont sévi surtout dans les pays suivants : Ethiopie, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Nigeria, Somalie, Afghanistan, République centrafricaine, Cameroun et Soudan du Sud. Outre ces mouvements internes, des personnes sont allées chercher secours et refuge notamment en Turquie (3,5 millions), en Ouganda (1,4 million) ou au Pakistan (1,4 million).

      Les trois pays qui comptent le plus de déplacés internes dus à la violence sont la Syrie, (6,1 millions de personnes), la Colombie (5,8 millions) et la RDC (3,1 millions). S’agissant de la Syrie, nous savons que la guerre civile n’est pas terminée et qu’il faudra faire des efforts gigantesques pour reconstruire les villes bombardées.

      Mais que savons-nous de la Colombie, depuis l’accord de paix entre le gouvernement de Santos et les Farc ? En 2018, il y a eu 145’000 nouveaux déplacés internes et de nombreux leaders sociaux assassinés : 105 en 2017, 172 en 2018 et 7, soit une personne par jour, dans la première semaine de janvier 2019.

      L’Assemblée nationale colombienne ne veut pas mettre en œuvre les accords de paix, encore moins rendre des terres aux paysans et accomplir la réforme agraire inscrite à l’article premier de l’accord de paix. Les Farc ont fait ce qu’elles avaient promis, mais pas le gouvernement. Ivan Duque, qui a remplacé Manuel Santos, s’est révélé incapable de reprendre le contrôle des terrains abandonnés par les Farc – et repris par d’autres bandes armées, paramilitaires ou multinationales, ou par des trafiquants de drogue. Triste évolution marquée par une insécurité grandissante.

      Et que dire de la RDC ? C’est au Kivu, Nord et Sud, véritable grotte d’Ali Baba de la planète, que les populations sont victimes de bandes armées s’appuyant sur diverses tribus pour conserver ou prendre le contrôle des mines riches en coltan, diamant, or, cuivre, cobalt, étain, manganèse, etc. Grands responsables de ces graves troubles : les téléphones portables et autres appareils connectés à l’échelle mondiale ainsi que les multinationales minières.

      Il y a probablement bien d’autres pays de la planète où les violences sont commises par des multinationales qui obligent les habitants locaux à fuir devant la destruction de leurs villages et de leurs terres. Où vont-ils se réfugier ? Dans les villes bien sûr, où ils espèrent trouver un toit. Mais un toit ne suffit pas, ni l’éventuelle aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge et les Etats occidentaux. Quand débarquent des dizaines de milliers de déplacés, les municipalités doivent aussi construire des écoles, des hôpitaux, assurer la distribution d’eau potable et l’évacuation des eaux usées.

      Dans les pays africains où il arrive que moins de la moitié des habitants aient accès à l’eau potable, un déplacement important risque fort de remettre en cause tout le programme gouvernemental. Le rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne va même jusqu’à prévoir que certains des Objectifs de développement durable fixés par les Nations unies en 2015 ne pourront jamais être atteints.


      https://www.domainepublic.ch/articles/35077

    • Displaced people: Why are more fleeing home than ever before?

      More than 35,000 people were forced to flee their homes every day in 2018 - nearly one every two seconds - taking the world’s displaced population to a record 71 million.

      A total of 26 million people have fled across borders, 41 million are displaced within their home countries and 3.5 million have sought asylum - the highest numbers ever, according to UN refugee agency (UNHCR) figures.

      Why are so many people being driven away from their families, friends and neighbourhoods?
      Devastating wars have contributed to the rise

      Conflict and violence, persecution and human rights violations are driving more and more men, women and children from their homes.

      In fact, the number of displaced people has doubled in the last 10 years, the UNHCR’s figures show, with the devastating wars in Iraq and Syria causing many families to leave their communities.

      Conflict in the Democratic Republic of Congo (DRC), Yemen and South Sudan, as well as the flow of Rohingya refugees from Myanmar to Bangladesh, have also had a significant impact.

      Most do not become refugees

      While much of the focus has been on refugees - that’s people forced to flee across borders because of conflict or persecution - the majority of those uprooted across the world actually end up staying in their own countries.

      These people, who have left their homes but not their homeland, are referred to as “internally displaced people”, or IDPs, rather than refugees.

      IDPs often decide not to travel very far, either because they want to stay close to their homes and family, or because they don’t have the funds to cross borders.

      But many internally displaced people end up stuck in areas that are difficult for aid agencies to reach - such as conflict zones - and continue to rely on their own governments to keep them safe. Those governments are sometimes the reason people have fled, or - because of war - have become incapable of providing their own citizens with a safe place to stay.

      For this reason, the UN describes IDPs as “among the most vulnerable in the world”.

      Colombia, Syria and the DRC have the highest numbers of IDPs.

      However, increasing numbers are also leaving home because of natural disasters, mainly “extreme weather events”, according to the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), which monitors the global IDP population only.

      The next biggest group of displaced people are refugees. There were 25.9 million by the end of 2018, of whom about half were children.

      One in four refugees came from Syria.

      The smallest group of displaced people is asylum seekers - those who have applied for sanctuary in another country but whose claim has not been granted. There were 3.5 million in 2018 - fewer than one in 10 of those forced to flee.
      Places hit by conflict and violence are most affected

      At the end of 2018, Syrians were the largest forcibly displaced population. Adding up IDPs, refugees and asylum seekers, there were 13 million Syrians driven from their homes.

      Colombians were the second largest group, with 8m forcibly displaced according to UNHCR figures, while 5.4 million Congolese were also uprooted.

      If we just look at figures for last year, a massive 13.6 million people were forced to abandon their homes - again mostly because of conflict. That’s more than the population of Mumbai - the most populous city in India.

      Of those on the move in 2018 alone, 10.8 million ended up internally displaced within their home countries - that’s four out of every five people.

      A further 2.8 million people sought safety abroad as newly-registered refugees or asylum seekers.

      Just 2.9 million people who had previously fled their homes returned to their areas or countries of origin in 2018 - fewer than those who became displaced in the same period.

      The world’s largest new population of internally displaced people are Ethiopians. Almost three million abandoned their homes last year - many escaping violence between ethnic groups.

      The conflict in the DRC also forced 1.8 million to flee but remain in their home country in 2018.

      In war-torn Syria, more than 1.6 million became IDPs.

      Venezuelans topped the list of those seeking asylum abroad in 2018, with 341,800 new claims. That’s more than one in five claims submitted last year.

      Hyperinflation, food shortages, political turmoil, violence and persecution, have forced hundreds of thousands of Venezuelans to leave their homeland.

      Most left for Peru, while others moved to Brazil, the US or Spain. More than 7,000 applied for asylum in neighbouring Trinidad and Tobago - just seven miles off Venezuela’s coast - last year alone.

      Annielis Ramirez, 30, is among the thousands of Venezuelans seeking a better life on the islands.

      “All my family is in Venezuela, I had to come here to work and help them,” she says. "I couldn’t even buy a pair of shoes for my daughter. The reality is that the minimum salary is not enough over there.

      “I’m here in Trinidad now. I don’t have a job, I just try to sell empanadas [filled pastries]. The most important thing is to put my daughter through school.”
      Those driven from their homelands mostly remain close by

      Almost 70% of the world’s refugees come from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia, according to the UNHCR. And their neighbouring nations host the most.

      Most Syrians have escaped to Turkey and more than half of Afghan refugees are in Pakistan.

      Many South Sudanese go to nearby Sudan or Uganda. Those from Myanmar - the majority Rohingya refugees displaced at the end of 2017 - mainly fled to Bangladesh.

      Germany, which doesn’t border any of those countries with the largest outflows, is home to more than half a million Syrian and 190,000 Afghan refugees - the result of its “welcome culture” towards refugees established in 2015. It has since toughened up refugee requirements.

      When assessing the burden placed on the host countries, Lebanon holds the largest number of refugees relative to its population. One in every six people living in the country is a refugee, the vast majority from across the border in Syria.

      The exodus from Syria has also seen refugee numbers in neighbouring Jordan swell, putting pressure on resources. About 85% of the Syrians currently settled in Jordan live below the poverty line, according to the UN.

      Overall, one third of the global refugee population (6.7 million people) live in the least developed countries of the world.
      Many go to live in massive temporary camps

      Large numbers of those driven from their home countries end up in cramped, temporary tent cities that spring up in places of need.

      The biggest in the world is in Cox’s Bazar, Bangladesh, where half a million Rohingya now live, having fled violence in neighbouring Myanmar.

      The second largest is Bidi Bidi in northern Uganda, home to a quarter of a million people. The camp has seen many arrivals of South Sudanese fleeing civil war just a few hours north.

      Bidi Bidi, once a small village, has grown in size since 2016 and now covers 250 sq km (97 sq miles) - a third of the size of New York City.

      But what makes Bidi Bidi different from most other refugee camps, is that its residents are free to move around and work and have access to education and healthcare.

      The Ugandan government, recognised for its generous approach to refugees, also provides Bidi Bidi’s residents with plots of land, so they can farm and construct shelters, enabling them to become economically self-sufficient.

      The camp authorities are also aiming to build schools, health centres and other infrastructure out of more resilient materials, with the ultimate aim of creating a working city.

      Among those living in Bidi Bidi are Herbat Wani, a refugee from South Sudan, and Lucy, a Ugandan, who were married last year.

      Herbat is grateful for the welcome he has received in Uganda since fleeing violence in his home country.

      “The moment you reach the boundary, you’re still scared but there are these people who welcome you - and it was really amazing,” he says. “Truly I can say Uganda at this point is home to us.”

      Lucy says she doesn’t see Herbat as a refugee at all. “He’s a human being, like me,” she says.

      However, despite the authorities’ best efforts, a number of challenges remain at Bidi Bidi.

      The latest report from the UNHCR notes there are inadequate food and water supplies, health facilities still operating under tarpaulins and not enough accommodation or schools for the large families arriving.
      Displacement could get worse

      Alongside conflict and violence, persecution and human rights violations, natural disasters are increasingly responsible for forcing people from their homes.

      Looking at data for IDPs only, collected separately by the Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), natural disasters caused most new internal displacement cases last year, outpacing conflict as the main reason for people fleeing.

      On top of the 10.8 million internally displaced by conflict last year, there were 17.2 million people who were forced to abandon their homes because of disasters, mainly “extreme weather events” such as storms and floods, the IDMC says.

      The IDMC expects the number of people uprooted because of natural disasters to rise to 22 million this year, based on data for the first half of 2019.

      Mass displacement by extreme weather events is “becoming the norm”, its report says, and IDMC’s director Alexandra Bilak has urged global leaders to invest more in ways of mitigating the effects of climate change.

      Tropical cyclones and monsoon floods forced many in India and Bangladesh from their homes earlier this year, while Cyclone Idai wreaked havoc in southern Africa, killing more than 1,000 people and uprooting millions in Mozambique, Zimbabwe and Malawi.

      Idai was “one of the deadliest weather-related disasters to hit the southern hemisphere”, the World Meteorological Organization (WMO) said.

      Although linking any single event to global warming is complicated, climate change is expected to increase the frequency of such extreme weather events.

      The WMO warns that the physical and financial impacts of global warming are already on the rise.

      Phan Thi Hang, a farmer in Vietnam’s Ben Tre province, has told the BBC his country’s changing climate has already had a “huge impact” on rice yields.

      “There has been less rain than in previous years,” he says. "As a result, farming is much more difficult.

      “We can now only harvest two crops instead of three each year, and the success of these is not a sure thing.”

      He says he and his fellow farmers now have to work as labourers or diversify into breeding cattle to make extra cash, while others have left the countryside for the city.

      Like Phan’s fellow farmers, many IDPs head to cities in search of safety from weather-related events as well as better lives.

      But many of the world’s urban areas may not offer people the sanctuary they are seeking.

      Displaced people in cities often end up seeking shelter in unfinished or abandoned buildings and are short of food, water and basic services, making them vulnerable to illness and disease, the IDMC says. They are also difficult to identify and track, mingling with resident populations.

      On top of this, some of the world’s biggest cities are also at risk from rising global temperatures.

      Almost all (95%) cities facing extreme climate risks are in Africa or Asia, a report by risk analysts Verisk Maplecroft has found.

      And it’s the faster-growing cities that are most at risk, including megacities like Lagos in Nigeria and Kinshasa in the Democratic Republic of Congo.

      Some 84 of the world’s 100 fastest-growing cities face “extreme” risks from rising temperatures and extreme weather brought on by climate change.

      This means that those fleeing to urban areas to escape the impact of a warming world may well end up having their lives disrupted again by the effects of rising temperatures.

      https://www.bbc.com/news/world-49638793
      #conflits #violence #Bidi-Bidi #camps_de_réfugiés #bidi_bidi #vulnérabilité #changement_climatique #climat #villes #infographie #visualisation

  • Dans son reportage « Les nouveaux ordres de tuer de l’armée inquiètent les troupes » publié samedi, le journaliste dénonce le fait que l’armée exige que ses troupes « doublent » les pertes et les captures au combat, sans leur demander « perfection » ni totale « précision » au moment de « l’exécution d’attaques létales ». Il affirme avoir consulté des documents officiels de l’armée et interviewé des officiers de haut rang.

    S’agit-il du Vénézuela ? De Cuba ? De la Russie ou de l’Iran ?

    Suspens insoutenable. Mais pas d’inquiétude, l’article est strictement neutre et aucune réelle condamnation n’est même qu’envisagée. Le journaliste est parti, il a pu faire son travail, alors bon hein, on va pas s’offusquer plus que nécessaire.

    Ne rigolez-pas, ce WE, le chef de gang de l’univers a promis la « fin officielle » d’un pays. Lui aussi, on l’a cité religieusement, presque en se félicitant qu’enfin quelqu’un agisse dans ce monde de confusionnisme et de pseudogauchisme.

    Et chez nous, le chef du service d’ordre du gang au pouvoir, plutôt que de s’occuper d’organiser le référendum que l’on attend tous, a décidé de s’en prendre à un chanteur (noir, c’est bien la preuve qu’il est pas tout à fait artiste), chanteur qui a eu l’odieuse idée de raconter une histoire où on évoque la mise à feu du pays. Le dit chanteur aurait mieux fait d’en annoncer la « fin officielle ».

  • Cartographie numérique : L’Atlas de #Woodbridge et la première carte des isothermes à l’échelle mondiale (1823) : quand la géographie scolaire était en avance sur la publication scientifique

    http://cartonumerique.blogspot.com/2019/05/atlas-de-woodbrige-1823.html

    La commémoration des 250 ans de la naissance d’Alexandre de Humboldt (1769-1859) est l’occasion de (re)découvrir l’oeuvre du célèbre géographe allemand. Son expédition dans les Amériques – Vénézuela, Colombie, Équateur, Pérou, Cuba, Mexique et États-Unis - qu’il a réalisée entre 1799 et 1804 avec le biologiste français Aimé Bonpland, a contribué à en faire un géographe de terrain fondant son approche scientifique sur l’observation. De retour en Europe, il publie une oeuvre monumentale. Considéré comme le père de la géographie moderne, il montre les interactions des phénomènes humains avec les phénomènes géologiques, météorologiques, biologiques ou physiques.

    En 1817, il publie « Des lignes isothermes et de la distribution de la chaleur sur le globe », Mémoires de Physique et de Chimie de la Société d’Arcueil (consulter l’ouvrage). Il faut cependant attendre 1838 pour qu’il élabore sa fameuse carte des isothermes à l’échelle mondiale (voir la carte sur la collection David Rumsey). Entre temps, un éducateur peu connu du Connecticut, William Woodbridge, qui a voyagé en Europe et a fréquenté Humboldt à Paris, publie en 1823 un Atlas scolaire qui contient une carte de répartition des isothermes qui est la plus ancienne carte connue à cette échelle. Retour sur une histoire originale à travers ce fil Twitter qui fait suite à un article publié par Gilles Fumey sur le blog Géographie en mouvement de Libération : Alexandre de Humbolt, le premier écologiste (8 mai 2019).

    #cartographie #atlas #humboldt

  • Venezuela. La répression s’accélère contre les auteurs du soulèvement raté - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/venezuela-la-repression-s-accelere-contre-les-auteurs-du-soulevement-ra


    EPA

    Le régime de Nicolas Maduro a accéléré, ce mercredi, la répression contre les auteurs de la tentative de soulèvement du 30 avril, avec l’arrestation du bras droit de Juan Guaido et l’inculpation de nouveaux députés.

    La Cour suprême, que l’opposition accuse d’être à la solde de Nicolas Maduro, a inculpé de haute trahison, conspiration et rébellion civile trois nouveaux députés, portant à dix le nombre d’élus poursuivis pour leur soutien à la tentative d’insurrection menée par Juan Guaido.

    L’un de ces dix députés, Edgar Zambrano, bras droit de Juan Guaido et vice-président de l’Assemblée nationale, a été arrêté par le Sebin, le service de renseignement du régime. « Nous alertons le peuple du Venezuela et la communauté internationale : le régime a enlevé le premier vice-président de l’Assemblée nationale », a tweeté Juan Guaido. « Ils tentent de mettre en pièces le pouvoir qui représente tous les Vénézuéliens, mais ils ne vont pas y arriver ».

    Peu avant son arrestation, Edgar Zambrano avait raconté sur Twitter que des agents du Sebin venaient de cerner son véhicule devant le siège de son parti, Action démocratique : « Comme nous avons refusé d’en sortir, ils ont utilisé une grue pour nous emmener de force directement à l’Helicoïde », le bâtiment du siège des services secrets.

    Les États-Unis ont condamné cette « arrestation arbitraire ». « S’il n’est pas libéré immédiatement, il y aura des conséquences », a menacé le compte Twitter de l’ambassade américaine à Caracas, actuellement fermée. L’Argentine, la Colombie, le Chili et le Pérou ont également exigé la libération de l’opposant.

    Une députée inculpée, Mariela Magallanes, s’est, elle, réfugiée dans la résidence de l’ambassadeur d’Italie à Caracas, tandis que les autres élus poursuivis évitent de se montrer en public. Leopoldo Lopez, autre figure de l’opposition, s’est, pour sa part, réfugié dans l’ambassade d’Espagne le 30 avril, après l’échec de la tentative de soulèvement.

  • Juan Guaidó (il court toujours,…) : après l’échec de «  la phase ultime de l’Opération Liberté  » (et ceux des précédentes phases finales depuis janvier…) annonce la prochaine stratégie qui lui a été suggéré : des grèves tournantes en vue d’une grève générale.

    À chaque fois il y a moins de monde bloqué par la peur, le seul coup d’État qu’il pourrait y avoir au #Venezuela serait qu’ils m’arrêtent.

    Guaidó en El Marqués : Todos los días tendremos acciones de protesta
    http://www.el-nacional.com/noticias/oposicion/guaido-marques-todos-los-dias-tendremos-acciones-protesta_281081

    "Mañana vamos a acompañar la propuesta que nos hicieron de paros escalonados, hasta lograr la huelga general", anunció

    El presidente interino Juan Guaidó advirtió que la única forma de un golpe de Estado en el país es que lo detengan.

    Cada vez hay menos gente secuestrada por el miedo, la única forma de que haya golpe de Estado en Venezuela es que me detengan, vieron ayer el respaldo de la comunidad internacional”, dijo en la concentración en El Marqués.

    Destacó que la ruta planteada para Venezuela es cívica y pacífica y que a partir de este primero de mayo se realizarán acciones de protestas hasta lograr la libertad.

    «Mañana vamos a acompañar la propuesta que nos hicieron de paros escalonados, hasta lograr la huelga general», anunció.

    • À destination des mal-comprenants, lecture des événements par Le Monde, en 4 questions.
      (article du 1/05, MàJ à 21h23)

      Quatre questions sur l’opération « Liberté » de Juan Guaido au Venezuela
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/01/quatre-questions-sur-l-operation-liberte-de-juan-guaido-au-venezuela_5457139

      • S’agit-il d’un « coup d’Etat » ou d’un soulèvement pacifique ?
      [alignement total sur la position de Guaidó : l’Assemblée nationale a déclaré illégitime le deuxième mandat de Maduro, c’est donc elle qui détient la légitimité]

      • Combien de militaires se sont-ils rangés du côté de Juan Guaido ?
      […] Les premières images de la base de La Carlota laissaient penser que de nombreux militaires l’avaient rejoint dans son opération « Liberté ». « Aujourd’hui, Maduro n’a plus le soutien des forces armées », a-t-il proclamé mardi.
      M. Guaido a bien compté avec le soutien de quelques militaires pour faire sortir l’opposant Leopoldo Lopez de chez lui, et probablement de membres du Sebin qui le surveillaient. Le chef du Sebin, Manuel Ricardo Cristopher Figuera, a d’ailleurs été destitué mardi.

      Mais le gros des forces armées n’a pas rejoint le président par intérim et continue d’être fidèle à Nicolas Maduro. Pour Juan Guaido, le fait que l’armée n’ait pas violemment réprimé les manifestations mardi est cependant le signe d’un changement progressif au sein des différentes unités de l’armée.

      • Quelle est, au juste, la stratégie de Juan Guaido ?
      [Bonne question !]
      La stratégie de M. Guaido est donc celle des petits pas pour maintenir une pression constante. « Tous les jours, essayons de faire quelque chose de plus pour aller dans le sens du changement dans le pays », a-t-il dit mercredi.
      […]
      • Pourquoi l’opération « Liberté » a-t-elle eu lieu un jour avant la date prévue ?
      [parce que c’est un génie tactique,…]

      Bref,
      cette fois-ci, c’est la bonne !
      ah ben non, mais on a progressé.

    • BBC Mundo, reprise par El Nacional, informe des manifestations du premier mai, pour et contre le gouvernement.

      Tensión en Venezuela luego del levantamiento de Guaidó y López
      http://www.el-nacional.com/noticias/bbc-mundo/tension-venezuela-luego-del-levantamiento-guaido-lopez_281124

      En la mañana, comenzaron a llegar los primeros grupos ciudadanos a las concentraciones convocadas a favor y en contra del oficialismo.

      Por un lado, se pudo ver a ciudadanos con pancartas pidiendo la salida de Maduro ("No a la dictadura") y, por otro, a miembros de la Milicia Bolivariana con mensajes al «comandante» Maduro.

    • Pendant que John Bolton décrit un Maduro terré au fond de son bunker, entouré de ses surveillants cubains, alors que Guaidó démontre son courage dans la rue…

      John Bolton : Maduro está oculto en un búnker custodiado por cubanos
      http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/john-bolton-maduro-esta-oculto-bunker-custodiado-por-cubanos_281128


      EFE

      El presidente interino, Guaido, conduce con valentía al pueblo venezolano por las calles, mientras que Maduro se esconde en un búnker militar en algún lugar, rodeado de sus supervisores cubanos y amigos corruptos. Guaido muestra el coraje de un líder; Maduro no es más que un autócrata cobarde”, señaló Bolton en Twitter.

      John Bolton sur Twitter :
      https://twitter.com/ambjohnbolton/status/1123676318506340356

      Interim President Guaido bravely leads the Venezuelan people through the streets, while Maduro hides in a military bunker somewhere, surrounded by his Cuban overseers and corrupt cronies. Guaido shows the courage of a leader; Maduro is nothing but a cowardly autocrat.

    • Ouh la !

      Visiblement Guaidó et ses tireurs de ficelles ont pris leurs désirs pour des réalités. Que le pays aille mal, c’est sûr, d’autant plus qu’on s’emploie à l’asphyxier par ailleurs, que l’administration et les politiques soient corrompus, ce n’est pas vraiment une nouvelle dans ce pays, qu’il y ait du monde opposé à Maduro, c’est certain, il y en a toujours eu depuis le début du chavisme à crier à l’illégitimité radicale du régime (un peu sur le mode Mitterand en 1981,…), que même ses partisans soient critiques (cf. le très intéressant entretien de BBC Mundo avec une jeune chaviste, il y a 2 mois, https://seenthis.net/messages/765364 ).

      Mais que tout cela suffise à faire réussir un Maïdan vénézuélien, ça fait 4 mois que ça ne prend pas. Les anti-maduro ne rallient visiblement pas les masses et, en conséquence, l’armée ne bouge pas. Et aucun parti d’opposition autre que Voluntad Popular ne s’est manifesté à l’occasion de la tentative du 30 avril.

      La situation est bloquée, en fait depuis les législatives de 2015 avec aggravations successives dont un « premier » coup d’État le 1er mai 2017 avec l’annonce d’une nouvelle constitution puis – je saute des étapes,…– le déssaisissement de l’Assemblée nationale de ses pouvoirs législatifs par la Constituante pour « finir » avec le « second » coup d’État du 10 janvier 2019 (auto-proclamation de Guaidó) et les flux et reflux de l’Opération Liberté,…

      Alors ? L’effondrement économique et social se poursuit, le pays se détruit. J’ai du mal à imaginer : tout manque, les réseaux eau, électricité sont en état catastrophique, l’inflation est délirante, les estimations 2019 sont de +3%/jour, soit +23%/semaine et +160%/mois. Les gens luttent pour leur survie, dépendant de plus en plus d’un système de distribution de secours, ou s’en vont (on n’en parle plus tellement d’ailleurs en ce moment).

      Au grand désespoir de la bande à Trump, Colombie et Brésil se gardent bien d’intervenir. On s’achemine vers une nouvelle forme d’#État_failli. Dans l’histoire du pays, on a une grande guerre civile, il y a longtemps (plus de 150 ans), sur des bases politiques qui recoupent en partie un particularisme régional (les régions andines) pas tout à fait éteint. Par ailleurs, en dehors de la frange côtière et andine, le contrôle des ressources commence à devenir problématique entre guerrilleros (ELN et FARC dissidents venus de Colombie), narco-trafiquants et forces militaires et paramilitaires (mais les llanos sont quasi vides et l’Amazonie l’est complètement).

      Vu d’il y a très longtemps et de très loin…

      Comme dit la jeune Ángela dans l’entretien cité plus haut, la solution doit passer par des élections. #yapuka

    • Ah, après mûres réflexions, pour Le Monde, c’est un «  échec  »
      #paywall (mais c’est pas grave…)

      Au Venezuela, Nicolas Maduro résiste à une nouvelle offensive de Juan Guaido
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/02/au-venezuela-nicolas-maduro-resiste-a-une-nouvelle-offensive-de-juan-guaido_

      Le jeune président « autoproclamé » appelle à une grève générale après deux jours de confusion à Caracas, marqué par l’échec d’un soulèvement militaire.

  • Peu d’écho pour la grève générale du jeudi 25 avril en Colombie pour protester contre le plan de réformes du président Duque…

    Les manifestations, syndicats et étudiants, se sont déroulées dans le calme.

    Huelga de 24 horas en Colombia - Diario La Prensa
    https://www.laprensa.hn/mundo/1278945-410/huelga-24-horas-colombia-protestas-presidente-ivan-duque

    Miles de trabajadores colombianos suspendieron ayer sus actividades para sumarse a una huelga nacional de 24 horas convocada por las centrales obreras en contra de las políticas económicas y sociales del presidente Iván Duque.

    Esperamos movilizar por lo menos un millón de colombianos en todas las ciudades capitales y adicionalmente en las ciudades intermedias”, dijo en el inicio de la jornada a periodistas el presidente de la Central Unitaria de Trabajadores (CUT), Diógenes Orjuela.

    Los manifestantes, que se congregaron en diferentes puntos del país, están en contra del Plan Nacional de Desarrollo (PND) del Gobierno nacional, que según afirman, incorpora una reforma laboral y una de la seguridad social.

    Según Orjuela, dicho plan “permite la contratación por debajo del salario mínimo y elimina el sistema de seguridad social para los trabajadores, con lo que perderían su derecho a pensión, riesgos laborales, licencias de maternidad, paternidad, e incapacidades, y el derecho a la afiliación a Cajas de Compensación Familiar”.

    A la jornada se sumaron conductores de los autobuses públicos de Bogotá, que en su gran mayoría salieron con sus vehículos a la calle pero sin recoger pasajeros y solo unos pocos prestaron el servicio.

    • Revue de presse avant la journée de grève. Airs connus :
      • réforme des retraites,
      • réforme du Code du travail (flexibilité pour les employeurs, précarisation des salariés, suppression du salaire minimum.

      De 9h à 14h, enseignants, agriculteurs, étudiants, syndicats vont se mettre en marche contre les politiques d’Ivan Duque. Dans toutes les villes du pays, des milliers de personnes se mobilisent contre le #Plan_national_de_développement actuellement débattu au Congrès et qui prévoit notamment une réforme de la loi travail.

      Plus de flexibilité pour les employeurs, moins de sécurité pour les travailleurs. Le principal point d’achoppement c’est l’élimination du salaire minimum, remplacé par un système de rémunération à l’heure : « une attaque directe aux Conventions collectives » condamne le président de la Centrale unitaire des travailleurs dans La Opinión.

      La réforme des retraites aussi crispe de nombreux Colombiens, rappelle le journal en ligne Social Geek, car elle prévoit le remplacement du système contributif par un système de « prestations périodiques » qui, selon les syndicats, réduira l’enveloppe des retraités.

      Dans El Tiempo, on lit que huit écoles sur dix seront à l’arrêt aujourd’hui puisque les enseignants seront dans la rue pour rappeler qu’ils attendent toujours l’augmentation du budget consacré à l’éducation qu’ils ont réussi à négocier avec le gouvernement. « Cette protestation est un nouveau défi pour le gouvernement, et le moment politique lui est très défavorable » juge El Espectador.

  • Deux ans après la paix, le nouveau combat des #FARC
    https://lemediapresse.fr/international/deux-ans-apres-la-paix-le-nouveau-combat-des-farc

    En #Colombie, au cœur du Guaviare, une zone naturelle longtemps préservée mais aujourd’hui menacée, les membres de la #Guérilla communiste ont déposé les armes en juin 2017. Leur retour à la vie civile est ralenti par l’effet des années d’isolement et les positions vindicatives de la droite au pouvoir. Reportage.

    #International #Amérique_du_Sud #Gauche #Lutte #Lutte_armée

  • #Gourde filtrante en voyage : Test Lifestraw et comparatif (bouteilles, pailles, filtres à eau...)
    http://traverserlafrontiere.com/gourde-filtrante-voyage

    L’eau est essentielle au fonctionnement de notre corps. Lorsqu’elle coule, propre et en abondance à travers nos robinets français, tout va bien.

    Mais en voyage, où l’#eau #potable est parfois une denrée rare, tout se complique.

    J’ai déjà chopé la turista, en Indonésie ou en Colombie. Je peux vous dire que rester coincé aux toilettes au lieu de faire de la plongée ou une belle randonnée, c’est quand même ballot. En tant que voyageur on y passe tous un jour, et si cela vous n’ait pas encore arrivé, ne vous inquiétez pas, elle s’occupera de vous !

    Tant que c’est une petite diarrhée ça va, mais quand une bonne gastro, voire la fièvre typhoïde, la dysenterie ou certaines hépatites débarquent, c’est moins beaucoup drôle.

    Vous ne pourrez jamais contrôler à 100% tout ce qui rentre dans votre corps en voyage, mais vous pouvez contrôler l’eau que vous buvez. Alors oui, on achète des bouteilles d’eau pour être certain de ne pas tomber malade, mais au bout de quelques semaines ou quelques mois de voyage, le portefeuille tire la gueule.

    Heureusement, il existe maintenant d’excellents moyens de boire de l’eau en toute sécurité, partout dans le monde. Je pense notamment aux fameuses gourdes filtrantes ou bien aux pailles filtrantes, pastilles purificatrices et autres rayons UV.

    Dans cet article, je vous livre mon avis sur la gourde Lifestraw après un an d’utilisation.

    Nous comparons ensuite les autres bouteilles filtrantes du marché, pour enfin terminer sur les alternatives aux gourdes pour purifier votre eau en voyage.

    Avertissement : vous allez devenir super calé dans la purification d’eau !

  • En #Colombie, le long bras de fer entre les Indiens et le gouvernement
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/08/en-colombie-le-long-bras-de-fer-entre-les-indiens-et-le-gouvernement_5447216

    Samedi 6 avril, les bulldozers sont entrés en action pour déblayer la route panaméricaine bloquée depuis vingt-sept jours entre les villes de Cali et de Popayan, dans le sud-ouest de la Colombie. La veille, les envoyés de Bogota et les représentants des communautés indiennes du département du Cauca étaient arrivés à un accord dans le hameau de Mondomo. Aux abords de la voie, les #Indiens ont commencé à emballer leurs casseroles et à démonter les bâches en plastique qui leur ont servi de tentes pendant plus de trois semaines.

    « Si le président Ivan Duque ne tient pas ses promesses, on reviendra », avertit Jeson, un jeune de la communauté Nasa.

    #paywall... #amérindiens #peuples_autochtones #contestation

  • Venezuela : l’Assemblée constituante lève l’immunité de Juan Guaido
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/03/venezuela-l-assemblee-constituante-leve-l-immunite-de-juan-guaido_5444926_32


    L’Assemblée constituante vénézuélienne s’est réunie pour voter la levée de l’immunité parlementaire de Juan Guaido, le 2 avril à Caracas.
    ARIANA CUBILLOS / AP

    Acquise à Nicolas Maduro, l’Assemblée constituante permet ainsi des poursuites pénales contre le chef de l’opposition. Juan Guaido dénonce une forme d’« inquisition ».

    L’Assemblée constituante vénézuélienne a levé mardi 2 avril l’immunité et autorisé des poursuites pénales pour usurpation de fonctions contre le chef du Parlement, Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par plus de cinquante pays. L’Assemblée constituante a voté à l’unanimité pour « autoriser la continuation des poursuites pénales engagées contre le député » d’opposition devant la Cour suprême, a annoncé le président de cette institution Diosdado Cabello.

    Tant la Cour suprême que l’Assemblée constituante sont jugées comme acquises au pouvoir du chef de l’Etat socialiste, Nicolas Maduro, par l’opposition, tous leurs membres ayant été désignés par le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez).

    • Tant la Cour suprême que l’Assemblée constituante sont jugées comme acquises au pouvoir du chef de l’Etat socialiste, Nicolas Maduro, par l’opposition, tous leurs membres ayant été désignés par le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez).

      Rappel, l’Assemblée constituante a été élue le 30 juillet 2017 ; le boycott de cette élection par l’opposition ayant effectivement eu pour conséquence une assemblée totalement monocolore.

      C’est à cette phrase que s’arrête la reprise du texte de l’AFP. La suivante, absente de la suite dans la version du Monde, explicite la raison des poursuites :

      Venezuela : l’opposant Guaido menacé de levée de son immunité | AFP.com
      https://www.afp.com/fr/infos/334/venezuela-lopposant-guaido-menace-de-levee-de-son-immunite-doc-1fa8ur4

      Il est reproché à Juan Guaido, qui est le président du Parlement vénézuélien contrôlé par l’opposition, de ne pas avoir respecté une interdiction de sortie du territoire.

      L’opposant de centre-droit de 35 ans avait bravé cette décision prise le 29 janvier par la Cour suprême en quittant clandestinement le pays pour effectuer une tournée en Colombie voisine, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur, de fin février à début mars.

    • . . . . .
      – Part des revenus d’exportation consacrés au remboursement de la dette

      L’Allemagne est autorisée à ne pas consacrer plus de 5 % de ses revenus d’exportation au paiement de la dette.

      En 2017, les pays en développement ont dû consacrer en moyenne 14 % de leurs revenus d’exportation au paiement de la dette [7]. Pour les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, ce chiffre a atteint 23,5 % en 2017. Quelques exemples de pays incluant des PED et des économies européennes périphériques : en 2017, ce chiffre atteignait 13 % pour l’Angola, 36 % pour le Brésil, 15 % pour la Bosnie, 21 % pour la Bulgarie, 41,6 % pour la Colombie, 17 % pour la Côte d’Ivoire, 21 % pour l’Ethiopie, 28,6 % pour le Guatemala, 34 % pour l’Indonésie, 70 % pour le Liban, 14 % pour le Mexique, 20 % pour le Nicaragua, 22,8 % pour le Pakistan, 21 % pour le Pérou, 22 % pour la Roumanie et la Serbie, 17 % pour la Tunisie, 40 % pour la Turquie.

      – Taux d’intérêt sur la dette extérieure

      Dans le cas de l’accord de 1953 concernant l’Allemagne, le taux d’intérêt oscille entre 0 et 5 %.

      En revanche, dans le cas des PED, les taux d’intérêt ont été beaucoup plus élevés. Une grande majorité des contrats prévoient des taux variables à la hausse.

      Entre 1980 et 2000, pour l’ensemble des PED, le taux d’intérêt moyen a oscillé entre 4,8 et 9,1 % (entre 5,7 et 11,4 % dans le cas de l’Amérique latine et de la Caraïbe et même entre 6,6 et 11,9 % dans le cas du Brésil, entre 1980 et 2004). Ensuite, le taux d’intérêt a été historiquement bas pendant la période 2004 à 2015. Mais la situation a commencé à se dégrader depuis 2016-2017 car le taux d’intérêt croissant fixé par la FED (le taux directeur de la FED est passé de 0,25 % en 2015 à 2,25 % en novembre 2018) et les cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises étatsuniennes par Donald Trump entraînent un rapatriement de capitaux vers les États-Unis. Par ailleurs, les prix des matières premières ont eu une tendance à baisser ce qui diminue les revenus des pays en développement exportateurs de biens primaires et rend plus difficile le remboursement de la dette car celui-ci s’effectue principalement en dollars ou en d’autres monnaies fortes. En 2018, une nouvelle crise de la dette a touché directement des pays comme l’Argentine, le Venezuela, la Turquie, l’Indonésie, le Nigéria, le Mozambique, … De plus en plus de pays en développement doivent accepter des taux d’intérêt supérieurs à 7 %, voire à 10 %, pour pouvoir emprunter en 2019.

      – Monnaie dans laquelle la dette extérieure est remboursée

      L’Allemagne était autorisée à rembourser une partie de sa dette avec sa monnaie nationale.

      Aucun pays en développement n’est autorisé à faire de même sauf exception et pour des montants dérisoires. Tous les grands pays endettés doivent réaliser la totalité de leurs remboursements en devises fortes (dollar, euro, yens, franc suisse, livre sterling).

      – Clause de révision du contrat

      Dans le cas de l’Allemagne, l’accord établit la possibilité de suspendre les paiements pour en renégocier les conditions si survient un changement substantiel limitant la disponibilité des ressources.

      Dans le cas des contrats de prêts avec les PED, les créanciers imposent qu’il n’y ait pas de clause de ce type. Pire, en cas de difficulté des PED, les créanciers ont le droit de réclamer le paiement anticipé des sommes dues dans le futur.

      – Politique de substitution d’importation

      Dans l’accord sur la dette allemande, il est explicitement prévu que le pays puisse produire sur place ce qu’il importait auparavant.

      Par contre, la Banque mondiale, le FMI et les grandes puissances imposent aux PED de renoncer à produire sur place ce qu’ils pourraient importer.

      – Dons en devises (en cash)

      L’Allemagne, pourtant à l’origine de la deuxième guerre mondiale, a bénéficié de dons importants en devises dans le cadre du Plan Marshall et près celui-ci.

      Les PED dans leur ensemble, à qui les pays riches ont promis assistance et coopération, reçoivent une aumône sous forme de dons en devises. Alors que collectivement, ils remboursent plus de 500 milliards de dollars par an, ils reçoivent en cash nettement moins que 100 milliards de dollars.

      Incontestablement, le refus d’accorder aux PED endettés le même type de concessions qu’à l’Allemagne indique que les créanciers n’ont pas pour objectif le désendettement de ces pays. Bien au contraire, ces créanciers s’attachent à maintenir les PED dans un endettement structurel de manière à en tirer un revenu permanent maximal à travers le paiement des intérêts de leur dette, à leur imposer des politiques conformes aux intérêts des prêteurs et à s’assurer de la loyauté de ces pays au sein des institutions internationales.
      . . . . .

  • Le NY Times reconnaît l’opposition vénézuélienne comme étant la cause de l’incendie des camions de l’aide humanitaire, faisant écho aux premiers rapports de la presse alternative
    https://www.crashdebug.fr/international/15769-le-ny-times-reconnait-l-opposition-venezuelienne-comme-etant-la-cau

    Les troupes de la Garde nationale bolivarienne dressent une barricade qui bloque l’accès au pont international Francisco

    De Paula Santander à Urena, Venezuela, à la frontière avec la Colombie, le 23 février 2019. Fernando Llano | AP

    Alors que les médias indépendants ont fait des progrès dans la remise en question des récits du gouvernement, ces médias sont souvent dénigrés par les médias grand public influents pour leurs reportages qui remettent en question l’histoire officielle - du moins jusqu’à ce que les Médias grand public décident de s’y rallier et de remettre cette histoire en question eux-mêmes.

    par Whitney Webb

    11 mars 2019

    CARACAS, VENEZUELA - L’indignation internationale suscitée par les images de l’aide " humanitaire " donnée par les États-Unis qui a pris (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • #Medellín (Colombie) : #expulsion de terrains occupés et #émeutes dans le quartier La Aurora
    https://fr.squat.net/2019/03/01/medellin-colombie-expulsion-de-terrains-occupes-et-emeutes-dans-le-quartie

    Le lundi 25 février 2019, une grande opération d’expulsion de terrains occupés a eu lieu dans un quartier de La Aurora, à l’ouest de Medellín (comuna 7). De 300 à 500 personnes sans logement s’étaient installées là depuis au moins quinze jours. Tôt dans la matinée, la police est arrivée pour faire dégager les gens […]

    #Amériques #Antioquia #Colombie #ouverture

  • Venezuela : articles du Monde sur les événements du week-end.
    (notez que dans les deux premiers « factuels », l’incendie des camions provoqué par les cocktails Molotov n’est pas même mentionné alors qu’il saute aux yeux sur la photo d’ouverture qui laisse même penser à un pillage en règle…)

    Aux frontières du Venezuela, scènes de confusion et de violences
    25/02, 15h28-15h35
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/25/aux-frontieres-du-venezuela-scenes-de-confusion-et-de-violences_5428069_3210


    A 15 km au nord [du pont international Simon Bolívar], un camion d’aide humanitaire a été bloqué puis vidé sur le pont Francisco-de-Paula-Santander, qui relie la Colombie et le Venezuela.
    FERNANDO VERGARA / AP

    Des centaines de Vénézuéliens se sont mobilisés ce week-end aux frontières brésilienne et colombienne, mais les camions d’aide humanitaire sont restés bloqués par les forces de sécurité. Les anti-Maduro attendent, eux, qu’une directive d’action soit donnée.
    […]
    Il s’agit des fameux colectivos (« collectifs ») mis en place par Hugo Chavez et développés par Nicolas Maduro. Ces groupes de civils armés ont fait régner la terreur pendant plusieurs heures, samedi, à la frontière avec la Colombie. Mais il n’y a pas eu de mort.

    Les services migratoires colombiens ont par ailleurs confirmé, dimanche, que 156 membres des forces armées vénézuéliennes avaient déserté en quarante-huit heures. Une victoire à relativiser pour l’opposition, alors que les forces de sécurité vénézuéliennes comptent plus de 350 000 membres.

    Note : El Nacional (d’opposition) n’a mentionné nulle part l’intervention de collectivos, mais parle d’affrontements avec la police et la garde nationale (bien présentes sur les photos).

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    Escalade de violence aux frontières du Venezuela
    25/02, 17h57 (intégralité de l’article accompagnant une vidéo)
    https://www.lemonde.fr/international/video/2019/02/25/escalade-de-violence-aux-frontieres-du-venezuela_5428134_3210.html

    Depuis le samedi 23 février, la situation est toujours tendue aux frontières vénézuéliennes. Les violences ont fait au moins quatre morts et plus de 300 blessés.

    De l’aide humanitaire bloquée aux frontières vénézuéliennes : la situation dure depuis plusieurs jours et samedi 23 février la situation s’est tendue. Le président autoproclamé, Juan Guaido, avait donné au président officiel, Nicolas Maduro, jusqu’à cette date pour laisser entrer au Venezuela des camions de vivres et de médicaments. Refus catégorique du président en place. Les partisans de Guaido ont ainsi été violemment repoussés par les forces de sécurité, toujours fidèles à Nicolas Maduro.

    Gaz lacrymogènes, incendies, jets de projectiles, barricades… les violences ont fait au moins quatre morts et plus de 300 blessés, selon l’ONU. Du côté des forces de sécurité, les désertions se sont malgré tout multipliées. Face à une dangereuse escalade, Juan Guaido a demandé à la communauté internationale de considérer « toutes les options » pour résoudre la crise qui touche le pays.

    • Devant l’échec manifeste de l’effondrement du gouvernement Maduro que le buzz pré-23F laissait espérer, les appuis internationaux de Guaidó prennent un peu de marge…

      Après les bravades, le Brésil tente de calmer le jeu au Venezuela
      25/02, 11h21
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/25/apres-les-bravades-le-bresil-tente-de-calmer-le-jeu-au-venezuela_5427950_321


      Le vice-président brésilien Hamilton Mourao, à Brasilia le 21 février 2019.
      SERGIO LIMA / AFP

      La présidence brésilienne appelé la « communauté internationale » à reconnaître massivement le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido.

      Après les violents heurts du samedi 23 février, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a fait l’effort d’écrire un Tweet en espagnol pour soutenir les Vénézuéliens, qui se sont battus parfois au prix de leur vie afin de déstabiliser un Nicolas Maduro basculant chaque jour un peu plus dans l’autoritarisme. « Courage à nos frères vénézuéliens. Dieu est aux commandes », a déclaré le leader de l’extrême droite brésilienne.
      […]
      De la part du chef d’Etat brésilien comme de son ministre des affaires étrangères, Ernesto Araujo, habituellement prompt aux envolées belliqueuses envers le Venezuela de Maduro, ce ton diplomatique détonne.

      Marquant l’embarras du président brésilien, le propos atteste du changement de position du pays face à une crise à l’issue incertaine. Hier prêt à jouer les protagonistes alliés à « 100 % » avec les Etats-Unis pour en finir avec un chavisme honni, le géant d’Amérique

      #paywall

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      Venezuela : même s’il est anti-Maduro, le « groupe de Lima » ne veut pas d’usage de la force
      25/02, 22h12, mis à jour 26/92, 06h54
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/25/venezuela-les-etats-unis-soutiennent-guaido-a-100-et-n-ecartent-aucune-optio


      Le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, accompagné du président guatémaltèque, Jimmy Morales, du président colombien, Ivan Duque, et du président panaméen, Juan Carlos Varela, lors d’une réunion du groupe de Lima, en Colombie, lundi 25 février 2019.
      Martin Mejia / AP

      Cette alliance de quatorze Etats a répété que « la transition vers la démocratie doit être menée pacifiquement » et regretté la « grave situation humanitaire ».

      Le groupe de Lima, cette alliance de quatorze Etats majoritairement hostiles au président chaviste , a plaidé, lundi 25 février, pour une transition démocratique au Venezuela. Insistant sur la « grave situation humanitaire » dans le pays, ses membres ont cependant écarté l’usage de la force envisagé par Washington, allié de l’opposant Juan Guaido.

      Les Etats qui composent cette alliance ont ainsi réitéré :
      « leur conviction que la transition vers la démocratie doit être menée par les Vénézuéliens eux-mêmes pacifiquement, dans le cadre de la Constitution et du droit international, et soutenue par des moyens politiques et diplomatiques, sans usage de la force ».

    • Deux tribunes, datées du 26/03
      (également d’un côté, également de l’autre,…)

      Venezuela : « Le régime de Maduro se targuait d’agir au nom du peuple, aujourd’hui il le laisse mourir »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/26/venezuela-le-regime-de-maduro-se-targuait-d-agir-au-nom-du-peuple-aujourd-hu

      Alors que le gouvernement vénézuélien bloque l’arrivée de l’aide humanitaire et face à une tragédie de dimension internationale, les pays voisins du Venezuela et les puissances occidentales « ont été contraints de réagir », soulignent deux universitaires et une journaliste, dans une tribune au « Monde ».

      Fini le déni, c’est peut-être la chance pour un peuple de renaître demain. L’aide humanitaire, dernier épisode en date de la crise vénézuélienne, agit comme un puissant révélateur sur la nature du projet chaviste, dont Nicolas Maduro est l’héritier. En refusant à sa population son libre accès, l’Etat vénézuélien montre jusqu’où il peut aller dans la course à la fatalité.

      #paywall

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      Venezuela : « Pourquoi ces ultimatums typiques des époques impériales ? »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/26/venezuela-pourquoi-ces-ultimatums-typiques-des-epoques-imperiales_5428317_32

      Selon Boaventura de Sousa Santos, figure du Forum social mondial, le Venezuela est à la veille d’une intervention militaire américaine appuyée par l’Europe, alors même que les démocrates de ce pays réclament une solution négociée.

      Ce qui se passe au Venezuela est une tragédie annoncée, qui va entraîner la mort de beaucoup d’innocents. Le pays est à la veille d’une intervention militaire étrangère et le bain de sang pourrait atteindre des proportions dramatiques. Celui qui l’affirme sait de quoi il parle : c’est le plus connu des leaders de l’opposition à Nicolas Maduro, Henrique Capriles. Il assure que le président fantoche Juan Guaidó est en train de faire des Vénézuéliens de la « chair à canon ». Il sait qu’Hugo Chávez [président de 1999 à 2013] avait pris très au sérieux le précédent Salvador Allende [renversé par un coup d’Etat soutenu par les Etats-Unis en 1973] au Chili, et qu’il avait armé la population civile.

      Les milices, bien sûr, peuvent être désarmées, mais cela ne se fera pas sans résistance. Capriles sait aussi que malgré l’immense souffrance à laquelle est soumis le pays par le mélange des fautes politiques internes et des pressions externes, notamment l’embargo (condamné par l’ONU), un sentiment d’orgueil nationaliste reste chevillé au corps du peuple vénézuélien, qui n’acceptera pas d’intervention étrangère.

  • Venezuela : les coulisses de l’ascension de Juan Guaido, jeune député devenu visage de l’opposition
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/21/juan-guaido-le-recit-d-une-irresistible-ascension_5426055_3210.html


    Manifestation des partisans du président autoproclamé vénézuélien Juan Guaido à Maracaibo, le 12 février
    ISAAC URRUTIA / REUTERS

    Tiens ! une équipe (solide !) du Monde enquête sur le phénomène Guaidó … (sous #paywall, hélas…)

    Par Claire Gatinois, Gilles Paris, Sandrine Morel, Marie Delcas et Jean-Pierre Bricoure

    La main droite est ouverte et levée, l’autre posée sur un exemplaire de la Constitution. Il est peu avant 14 heures et le jeune député de l’opposition Juan Guaido fait face à plusieurs dizaines de milliers de manifestants rassemblés sur l’avenue Francisco de Miranda, cœur de Caracas. « Aujourd’hui 23 janvier 2019, lance-t-il, en tant que président de l’Assemblée nationale, invoquant les articles de la Constitution bolivarienne, devant Dieu tout-puissant et devant mes collègues de l’Assemblée, je jure d’assumer formellement les pouvoirs de l’exécutif national en tant que président en charge du Venezuela. » Tonnerres d’applaudissements.

    A peine une dizaine de minutes plus tard, alors que les opposants au régime de Nicolas Maduro battent encore le pavé, Donald Trump annonce dans un communiqué et un Tweet qu’il reconnaît le président par intérim. La déclaration du président américain fait l’effet d’une bombe. Non seulement elle prend de court les dirigeants chavistes, et surprend par son côté abrupt et risqué en termes diplomatiques, mais elle renvoie à une action coordonnée inédite.

    Il est 15 heures et Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, basée à Washington, félicite l’impétrant. Encore un quart d’heure et c’est au tour du Canada de reconnaître Juan Guaido. Arrive le Brésil, cinq minutes plus tard. Puis la Colombie et le Pérou. Encore deux heures, et c’est le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui dit « espérer que toute l’Europe va être unie en soutien des forces démocratiques au Venezuela ».

    Jamais un opposant au régime chaviste n’avait suscité un tel élan d’unanimité. En moins d’une après-midi, Juan Guaido, encore inconnu quelques jours plus tôt de la majorité des Vénézuéliens et de la communauté internationale, est devenu le visage d’une opposition qui s’était surtout distinguée, depuis des années, par ses divisions malgré les faiblesses du régime. Pour la première fois, glisse un diplomate occidental à Caracas, elle fait preuve d’une capacité …

  • Washington lance un ultimatum au Venezuela sous couvert du stratagème de « l’aide humanitaire » - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2019/02/08/vnzl-f08.html

    Il est absurde de prétendre que les camions de vivres et de médicaments amenés à la frontière entre la Colombie et le Venezuela résorberont la profonde crise économique et sociale qui sévit au Venezuela. L’aide, quand et si elle arrivera, est un #cheval_de_Troie classique, destiné non pas à alléger les souffrances du peuple vénézuélien, mais à provoquer soit un coup d’État militaire, soit une confrontation armée.

    La #Croix-Rouge et #Caritas, le groupe d’aide affilié à l’Église catholique, ont refusé de participer à toute opération impliquant le « corridor humanitaire » américain, invoquant leurs principes de neutralité et d’indépendance.

  • Rapport de la Brigade internationale de solidarité avec le Codedi

    https://lavoiedujaguar.net/Rapport-de-la-Brigade-internationale-de-solidarite-avec-le-Codedi

    Santa María Huatulco, Oaxaca, Mexique,
    15 mars 2018.

    Les 14 et 15 mars 2018, une Brigade internationale de solidarité composée de personnes venant de Suisse, du Portugal, du Mexique, d’Italie, de l’État espagnol, de Colombie, du Brésil, de Belgique, d’Autriche et d’Argentine s’est rendue au Centre de formation « Finca Alemania » du Comité pour la défense des droits indigènes (Codedi), en réponse à la violente agression soufferte le 12 février 2018 durant laquelle furent lâchement assassinés trois défenseurs de la communauté.

    En tant que Brigade, nous avons pris connaissance du projet autonome en construction dans le centre de formation, nous avons écouté le témoignage des survivants et l’analyse du contexte actuel des membres des différents comités de l’organisation.

    Le Codedi lutte pour la défense du territoire et la construction de l’autonomie. Cela commence avec un petit collectif de théâtre prônant l’organisation sociale des communautés comme outil pour améliorer ses propres conditions de vie. (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #autonomie #solidarité

  • Venezuela : pourquoi maintenant et pourquoi pas il y a 18 mois ?

    C’est le point aveugle de la campagne actuelle (et des médias). La raison probable est que cette fois-ci, le coup a été soigneusement monté et préparé de longue date, avec le soutien de qui l’on sait. Prévu pour se déclencher à l’occasion de l’entrée en fonction de Nicolás Maduro dans son nouveau mandat (le 10 janvier) alors que le président de l’Assemblée nationale (Juan Guaidó) venait, comme prévu par l’accord interne de l’opposition qui a organisé une rotation entre ses composantes, de prendre ses fonctions.

    Je rappelle, pour la énième fois, la situation institutionnelle :

    • l’Assemblée nationale a été élue le 6 décembre 2015, elle est entrée en fonction le 5 janvier suivant pour un mandat se terminant le 5 janvier 2021. L’opposition y est majoritaire et la présidence est assurée par rotation de un an. Voluntad Popular n’est que le troisième parti dans cette coalition et Juan Guaidó de VP est le quatrième à assurer cette présidence tournante (à la suisse ;-) après AD, PJ et UNT.


    https://es.wikipedia.org/wiki/Asamblea_Nacional_de_Venezuela

    Face au blocage institutionnel, Nicolás Maduro, appuyé par le TSJ – la cour suprême – à sa main, a émis un décret présidentiel le premier mai 2017 annonçant un changement de constitution (de 1999) et convoqué des élections le 30 juillet. Avec les résultats suivants :


    https://es.wikipedia.org/wiki/Asamblea_Nacional_Constituyente_de_Venezuela_de_2017

    La Constituante fixa initialement sa durée à 2 ans, puis l’étendit en tant que de besoin… Le18 août 2017, elle s’auto-attribue les pouvoirs législatifs ("courants") de l’Assemblée nationale.

    Seuls les pays amis du Venezuela ont reconnu ce « coup d’état institutionnel » (c’est de moi, les juristes s’empoignent autour du (volumineux) texte de la constitution de 1999 pour savoir si le président a effectivement le droit d’appeler à une constituante…)

    Les autres (y compris tous les pays occidentaux) rejettent l’Assemblée constituante, l’excluent des rencontres et organismes interparlementaires etc. mais n’ont rien fait. Leur seul vrai souci, c’est que la Constituante respecte les accords internationaux conclus précédemment par les Assemblées,… Ce dont ils ont obtenu garantie.

    L’Assemblée nationale, dépourvue de tout pouvoir, et dont les membres ont été privés de leur immunité par la Constituante, n’a pas été dissoute (c’est pas prévu…) ni dispersée par la force ce qui acterait un « vrai » coup d’état.

    Ainsi, s’est constitué ce « coup d’état permanent » ( :-) et cette situation de double pouvoir (même si l’AN n’en a de fait aucun) dont on sait depuis quelque temps (… ;-) qu’elle est propice aux révolutions. Et c’est sur cette situation que peut ainsi se bâtir - finalement - le « coup d’état » visant à transférer les pouvoirs effectifs à celle des deux instances qui ne le détient pas.

    Qu’est-ce qui est légal ? qu’est-ce qui est légitime ? On n’en est plus là. Ça fait plus de deux bonnes années que le régime vénézuélien s’éloigne des « normes démocratiques » et transforme ses institutions dans un sens dictatorial avéré (le président de la Constituante, Diosdado Cabello est un ancien militaire, « dur » avéré, qui s’est vu un temps comme successeur de Chávez et joue aussi certainement son jeu personnel) . Dénoncer l’illégitimité de l’élection présidentielle de 2018 (boycottée, comme celle de la Constituante, par l’opposition) ou reconnaitre la légitimité de Juan Guaidó, mise en avant comme une évidence par tout le monde (politiques et médias) fait partie du « jeu ».

    Encore une fois, pourquoi maintenant et pas en août 2017, comme quelques voix l’ont fait dès cette époque.

    • Juan Guaidó a plutôt bien joué son coup (!) Une preuve est que celui-ci dure nettement plus longtemps que les précédents.

      Pour le moment, il offre une amnistie à tout ceux qui le rejoindraient, incluant y compris Nicolas Maduró et les membres des forces armées et de répression.

      Qu’en est-il des autres membres de la MUD ? la plate-forme UNIE (?) démocratique. Acción Democrática et Primero Justicia n’ont pas brillé par un soutien appuyé. C’est l’éclatement de l’opposition et le tiraillement entre les ambitions personnelles qui est depuis longtemps le point fort de l’officialisme

      Que va faire Leopoldo López, fondateur de VP, doublé par un p’tit jeune ?

    • Enfin, mais à ce compte-là, je finis par devenir paranoïaque, mais comme tout arrive en même temps,… on ne peut pas exclure une intervention armée de la Colombie (et plus, si affinités) dans les llanos, au choix ou simultanément,
      • pour venir en aide au régime légitime (on n’en est pas encore au soulèvement populaire contre la dictature)
      • pour faire le ménage dans la guérilla qui y a de solides implantations, ménage que ne fait pas le gouvernement Maduro, et venger l’attentat (ne pas oublier monstrueux d’autant plus qu’il y a des rumeurs appuyées de false flag) de l’école de police de Bogotá
      • pour une opération d’aide humanitaire au peuple vénézuélien,
      • pour récupérer quelques bouts de territoire (dans le Golfe du Venezuela, la Commission permanente de conciliation colombo-vénézuélienne est au congélateur (WP) depuis 1990, et, pourquoi pas, remettre la main, sur un bout de l’état d’Apure (Vén.), qui viendrait compléter le département d’Arauca (Col.) où l’on vient de confirmer la découverte de pétrole léger…
      https://es.wikipedia.org/wiki/Frontera_entre_Colombia_y_Venezuela

      Le principal problème est qu’une telle action entrainerait rapidement une union nationale contre l’ennemi colombien. Et qu’un gouvernement né dans de telles conditions ne pourrait sans doute pas survivre à des abandons territoriaux.

      La guerra del petróleo, Alí Primera, 1977
      (bruits d’armes sur la Guajira et le Golfe du Venezuela)
      https://www.youtube.com/watch?v=T_roTFQvKe8

    • Une chose que j’ajoute, c’est qu’en définitive, il est très difficile de gouverner contre les élites économiques, surtout quand celles-ci sont soutenues et encouragées de l’extérieur. Le marasme économique n’est pas issu que de la mauvaise (?) gestion du régime en place... Il est aussi issu des sanctions extérieures et d’une forme de sabotage intérieur de la part des élites économiques. Et il me semble qu’on retrouve le même type de sabotage au Brésil, au Mexique, et en Argentine... Cf. les compagnies nationales pétrolières et minières.
      Enfin, pourquoi maintenant particulièrement ? Sans doute parce qu’en 2017, il y avait la Syrie et la digestion de l’élection de Trump... et il n’y avait pas encore la décision du Vénézuela de commercer son pétrole en autre monnaie que le dollar (cf. le dernier billet du Grand Jeu).

    • Oui, je n’ai pas parlé des sanctions,… Note que les infrastructures du pays sont profondément détériorées, pas seulement par éventuel sabotage (c’est la réponse du régime) mais aussi par insuffisance de maintenance et sous-investissement : les raffineries sont utilisées à une très faible fraction de leur capacité - le pays est devenu importateur de carburants…, les réseaux sont dans un état désastreux ( on ne compte plus les coupures de courant (apagón), d’eau, etc., les étals sont vides, vidés aussi par l’hyperinflation,…

      Agite, par surcroît, sous le nez des Trump, Bolton et consorts des « provocations » comme la visite d’un navire hôpital chinois, le bref séjour de bombardiers stratégiques russes, les propositions de fournitures de frégates iraniennes (tout ça en moins de 6 mois,…)

      Enfin, que le pétrole de la frange de l’Orénoque soit confié à des sociétés russes ou chinoises (d’ailleurs, la production n’arrive même plus à couvrir le remboursement des dettes,…) passe encore, c’est du lourd (je veux dire du pétrole lourd – pas tout à fait autant que l’asphalte des premières exploitations orientales du pays (1885) mais pas loin – donc difficile à exploiter et peu rémunérateur). Mais les toutes récentes confirmations de découvertes à la frontière colombo-vénézuélienne portent sur du pétrole léger, bien plus rentables, situées de plus dans une région très proche d’une zone d’exploitation d’hydrocarbures sur le déclin (le lac de Maracaïbo). Bon, il y a les Andes entre les deux, mais il y a de grandes chances que San-Cristobal–del–Táchira deviennent un lieu stratégique, plus seulement comme centre économique de l’espace frontalier avec la Colombie (avec Cúcuta, de l’autre côté de la frontière) mais aussi sur un axe nord-sud de transport transandin pour les oléoducs… avec un débouché direct sur les raffineries vénézuéliennes) (le débouché fluvial par l’Arauca et l’Apure (navigables tous les deux), via l’Orénoque est aussi envisageable, mais je ne sais quelles sont les véritables capacités d’emport).

      Et pour l’instant le petro, éventuelle cryptomonnaie pour (aussi) s’affranchir du dollar et de la pression extérieure, développé avec des experts russes a plus l’air d’un serpent de mer…

  • Tentative de putsch au Venezuela ?
    https://lemediapresse.fr/actualites/tentative-de-putsch-au-venezuela

    Ce mercredi 23 janvier, le président du Parlement vénézuélien, Juan Guaido s’est proclamé chef de l’État par intérim du pays, en attendant de nouvelles élections. Les États-Unis, le Canada, la Colombie, le Pérou et le Brésil l’ont déjà reconnu comme tel. Donald Trump a même vivement félicité le chef de l’opposition, âgé de 34 ans. « Je jure d’assumer […]