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  • Aucun pays au monde ne sait quoi faire de ses déchets radioactifs, constate Greenpeace
    1er février 2019 / Émilie Massemin (Reporterre)
    https://reporterre.net/Aucun-pays-au-monde-ne-sait-quoi-faire-de-ses-dechets-radioactifs-consta

    « Il n’y a pas un pays où la gestion des déchets radioactifs fonctionne. Chacun s’interroge sur comment les traiter. Avec, en France, le cas particulier du retraitement des combustibles nucléaires usés. » Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, résume ainsi le rapport « La crise mondiale des déchets radioactifs », publié mercredi 30 janvier par l’organisation. En une centaine de pages, six experts indépendants sur le nucléaire — Robert Alvarez (États-Unis), Hideyuki Ban (Tokyo), Miles Goldstick (Suède), Pete Roche (Écosse), Bernard Laponche et Bertrand Thuillier (France) — dressent l’inventaire mondial des déchets radioactifs et passent en revue les stratégies de gestion de sept pays : la Belgique, la France, le Japon, la Suède, la Finlande, le Royaume-Uni et les États-Unis. (...)


  • En pleine crise des « gilets jaunes », Bruno Le Maire alerte sur les inégalités
    https://www.latribune.fr/economie/france/en-pleine-crise-des-gilets-jaunes-bruno-le-maire-alerte-sur-les-inegalites

    A la veille d’un événement organisé au ministère de l’Economie en compagnie de Melinda Gates, Bruno Le Maire a mis l’accent sur les effets néfastes des écarts de richesse. Reste à savoir comment le gouvernement va s’attaquer à ce sujet dans les prochains alors que la France va présider le G7 finances dédié aux inégalités.

    « L’Europe bascule, le capitalisme bascule, les technologies basculent, c’est un moment où le politique est plus que jamais nécessaire. » Dans le contexte du ralentissement de l’économie mondiale et de la montée des populismes, Bruno Le Maire a tiré la sonnette d’alarme ce lundi matin. « Nous pensons que la croissance française reste robuste mais le refus croissant des inégalités et des injustices liées au capitalisme est de plus en plus visible », a expliqué le ministre de l’Economie devant plusieurs journalistes.
    […]
    Face à ces signaux d’alerte, le locataire de Bercy indique « qu’il est nécessaire de défendre notre vision du capitalisme. Il y a une place pour une vision française et européenne du système capitaliste ». A l’approche du sommet G7 finances que la France doit présider au mois de juillet prochain à Biarritz, l’ancien ministre de l’agriculture a énuméré les quatre priorités du gouvernement :

    D’abord, « construire une fiscalité du XXIème siècle qui doit permettre de financer des biens publics et une justice. » Il a notamment insisté sur la nécessité d’une taxation des géants du numérique en mentionnant les noms des pays européens qui refusaient encore d’appliquer une telle fiscalité. « Il s’agit de la Suède, la Finlande, le Danemark et l’Irlande. » Il a également expliqué qu’il avait appelé récemment le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, lui rappelant qu’il ne voulait pas simplement « cibler les entreprises américaines mais aussi les géants asiatiques (BATX, Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) ». Pour les questions de fiscalité, il a plaidé « pour un passage d’un vote à l’unanimité à un vote à la majorité qualifiée au sein de l’Union européenne », pour éviter de nombreux blocages.

    Deuzio : mettre en place « une imposition minimale » pour les entreprises qui ont implanté leur siège dans des paradis fiscaux. « Ce sont les plus grandes entreprises qui échappent à l’impôt. L’impôt minimal permet de réduire ces contournements ». A l’automne dernier, le ministre allemand des finances Olaf Scholz avait plaidé également pour la mise en oeuvre d’un tel dispositif. « Une telle initiative serait un prolongement du mécanisme de l’OCDE de lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) », soulignait l’agence Reuters.

    Troisièmement « limiter la concentration capitalistique ». Sur ce sujet, le ministre a fait référence à certaines entreprises qui réalisent des capitalisations boursières record "à plus de 600, 700 voire 1.000 milliards de dollars". Sans directement la nommer, le ministre faisait référence au géant Apple qui avait franchi la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars l’été dernier. Enfin, la réduction des inégalités à l’intérieur des pays développés. M. Le Maire a appelé à construire des outils communs entre tous les pays pour faciliter les comparaisons.

    • La « taxe Gafa » de Bruno Le Maire, coup d’épée dans l’eau ou coup de poker ?
      https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/taxe-gafa-de-bruno-le-maire-un-repli-strategique-et-des-questions-804641.h

      Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire vient d’annoncer qu’un projet de loi pour taxer les géants du numérique à hauteur de 3% minimum de leur chiffre d’affaires en France, sera présenté d’ici à fin février. Un repli stratégique face au blocage des négociations en Europe, pour une loi essentiellement symbolique.
      […]
      D’après plusieurs sources, les Gafa eux-mêmes, notamment Google et Facebook, considéreraient la taxation de leurs revenus comme inévitable et seraient prêts à céder maintenant pour éviter plus tard une addition encore plus salée. D’autant plus que d’autres pays, notamment le Royaume-Uni pourtant très libéral, mais aussi l’Autriche ou l’Espagne, agissent également dans ce sens.

      « Par son impact limité sur les recettes de l’Etat et les effets de seuils, l’annonce d’une taxe sur les géants du numérique est surtout symbolique, résume Guillaume Glon, de Pwc Avocats. C’est un message politique à double portée. Le premier répond à la pression populaire des Gilets jaunes en s’attaquant aux entreprises qui dominent l’économie. Le deuxième vise à peser davantage sur les discussions au niveau européen ».


  • En Finlande, de la nourriture bientôt fabriquée à partir de rien ou presque, seulement des bactéries
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/15492-en-finlande-de-la-nourriture-bientot-fabriquee-a-partir-de-rien-ou-

    Après la viande à base de cellules souches, les bactéries.... miam, miam.... L’avenir serat vertigineux...

    À Helsinki, le monde fabuleux des bactéries est à l’étude dans un laboratoire qui compte bien les transformer, de façon simple et peu onéreuses.

    En Finlande, une entreprise d’Helsinki, Solar Foods, veut remplir nos assiettes avec des protéines issues de bactéries. Les essais se font en laboratoire, avec l’objectif de créer une usine dans deux ans.

    L’élément de base, ce sont des bactéries, des micro-organismes que vous mettez dans de l’eau où circule un courant électrique, ce qui va produire de l’hydrogène et de l’oxygène. Ces gaz vont servir de sources d’énergie et permettre aux bactéries d’utiliser le CO2, dioxyde carbone, et surtout le carbone, pour le transformer en protéines. Le (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences


  • Gazoduc Nord Stream 2 : les Etats-Unis s’en prennent directement aux entreprises européennes
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/gazoduc-nord-stream-2-les-etats-unis-s-en-prennent-directement-aux-entrepr

    Washington maintient la pression contre le projet de #gazoduc germano-russe, #Nord_Stream_2, en menaçant de sanctions les entreprises allemandes impliquées.

    Le porte-parole de l’ambassade américaine à Berlin a indiqué dimanche à l’AFP que « La lettre rappelle à toutes les entreprises impliquées dans le secteur des gazoducs d’exportation de l’énergie russe qu’elles s’exposent à des sanctions américaines », une information révélée par le quotidien allemand Bild paru dimanche.

    Ce risque de sanctions est prévu par la Loi sur les « sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique » (CAATSA), adoptée en 2017 et qui vise l’Iran, la Corée du Nord et la Russie.

    Le porte-parole a précisé que cette missive n’avait pas « pour but d’être comprise comme une menace mais comme un message clair de la politique américaine ». Il a également souligné que le seul « chantage » possible dans ce dossier serait de voir à l’avenir le Kremlin contrôler les livraisons gazières à l’Europe.

    Le gazoduc qui attire ainsi les foudres de Washington est le projet Nord Stream 2 qui doit permettre de livrer directement du gaz russe à l’Allemagne et au reste de l’Europe en passant par la mer Baltique. Cela en contournant l’Ukraine, aujourd’hui principal point de passage.

    Afin de multiplier par deux la capacité de gaz transportée, Nord Stream 2 a pour objectif de doubler Nord Stream 1, dont le parcours traverse les eaux territoriales de cinq pays, Russie, Finlande, Suède, Danemark et Allemagne.

    Le projet regroupe le géant russe Gazprom et plusieurs groupes énergétiques européens dont les allemands Wintershall et Uniper, le néerlando-britannique Shell, le français Engie et l’autrichien OMV.

    Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis critiquent ce projet mais en menaçant directement de sanctions les entreprises concernées, ils franchissent in pas de plus dans leur opposition.

    #NordStream (1 et 2)


  • Ultra-droite. Plongée au cœur de l’extrémisme [Vidéo] - France - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/ultra-droite-nous-sommes-entres-en-periode-revolutionnaire-03-01-2019-1

    À quoi ressemble l’ultra-droite ? Le Télégramme s’est invité à l’un des rares grands rassemblements d’une partie de cette mouvance, le 8 décembre dernier. Il y a beaucoup été question du mouvement des gilets jaunes.

    Il y a le rock against communism (RAC). Et il y a la petite musique des Brigandes. Les deux ont leur public au sein de la mouvance de l’extrême droite radicale. Robe rouge et dorée au-dessus du genou pour les choristes, bandeau noir sur les yeux, elles sont quatre à subjuguer quelque 400 à 500 militants et sympathisants réunis aux « tables rondes » de la mouvance identitaire, à Rungis, au sud de Paris. Sous l’œil vigilant de leur escorte de gros bras, les Soldiers of Odin, une milice suprémaciste blanche anti-migrants fondée en Finlande, les Brigandes célèbrent Jeanne d’Arc, Jean-Marie Le Pen, « la femme blonde celtique, notre modèle », et chantent l’obsession de l’ultra-droite : la menace du « grand remplacement ». Le public, éclectique (du jeune nazillon à la famille bon...

    #paywall


  • Au Niger, la France donne l’asile à des migrants rescapés des geôles libiennes

    Début décembre, une mission de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides s’est délocalisée au #Niger pour examiner la situation d’environ 200 demandeurs d’asile.

    « Vous pouvez sourire ! » Cela fait une heure que Jemal raconte pourquoi il a quitté son pays, l’Erythrée, il y a quatre ans. La mort de sa mère, son père infirme, lui travaillant dans les mines d’or, la « discrimination » subie par la communauté protestante dont il fait partie, la peur d’être enrôlé de force dans l’armée… Et puis sa fuite en Ethiopie. L’attente près de deux ans dans un camp de réfugiés, puis le passage au Soudan. Il détaille comment il a été vendu par un passeur à un autre et son arrivée en Libye. Les mois de détention, la torture, par l’eau, les câbles électriques… « Souriez », répète, encourageant, l’officier de protection français. Il a placé son appareil à bonne hauteur pour tirer le portrait du demandeur d’asile. Il ne lui manque plus que cette photo d’identité pour compléter le dossier. Jemal (tous les prénoms des demandeurs d’asile ont été modifiés) a 21 ans et il voudrait obtenir la protection de la France.
    En ce début du mois de décembre, dans l’exiguïté des petits préfabriqués d’une antenne du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Niamey, au Niger, ils sont autour de 200, parmi lesquels une très grande majorité d’hommes érythréens, à passer des entretiens avec des agents français. C’est la sixième mission effectuée depuis un an au Niger par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
    Ce dispositif singulier de délocalisation de l’examen de la demande d’asile au Sahel est le fruit d’un engagement du président de la République. Le 9 octobre 2017, Emmanuel Macron s’était ainsi positionné pour accueillir, d’ici à octobre 2019, 10 000 réfugiés dans le cadre des programmes de réinstallation, dont 3 000 en provenance du Niger et du Tchad. La spécificité du Niger est qu’il reçoit des migrants évacués de Libye, après qu’ils ont été identifiés par le HCR dans des centres de détention, principalement à Tripoli.
    Horreur de la Libye
    « Même si notre mission de protection est limitée, j’y tiens beaucoup car elle permet de prendre en charge des gens très vulnérables », défendait Pascal Brice, directeur de l’Ofpra, jusqu’à fin décembre. Dans un contexte où, depuis un an, le taux de mortalité en Méditerranée centrale a plus que doublé pour les migrants qui tentent de la traverser, elle est aussi un moyen « d’éviter des drames », appuie Sophie Pegliasco, directrice de cabinet de l’Ofpra.
    Rapportés au nombre de personnes qui restent bloquées dans le pays, les quelque 2 700 migrants évacués de Libye depuis un an vers douze pays d’accueil en Occident demeurent une goutte d’eau. Près de 58 000 réfugiés et demandeurs d’asile sont enregistrés par le HCR dans le pays mais l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies estime à près de 700 000 le nombre de migrants présents, dont un nombre indéterminé est détenu dans des prisons sauvages, aux mains de passeurs ou de milices. Une partie de ces migrants ont pour projet de gagner l’Europe. Mais, résultat d’unesérie de mesures adoptées par l’Union européenne depuis fin 2016, l’itinéraire migratoire à travers la Méditerranée centrale s’est refermé et les arrivées en Europe depuis la Libye sont en chute libre, passées de près de 120 000 en 2017 à moins de 25 000 en 2018.
    Au fil des entretiens entre les officiers de protection et les demandeurs d’asile, auquel Le Monde a pu assister, c’est d’ailleurs l’horreur de la Libye qui est reconstituée. Ali a failli ne pas en réchapper. Comme de nombreux jeunes Erythréens, il a fui son pays notamment pour ne pas être soumis au service militaire obligatoire à durée indéterminée. Le jeune homme aurait voulu rester en Ethiopie, dans le camp de réfugiés où il a d’abord atterri. Mais porteur d’un projet de vie qui dépasse sa simple personne, « [ses] frères n’ont pas accepté », avoue-t-il. Sa famille débourse 1 700 dollars pour qu’il gagne le Soudan. Comme d’autres avant lui, Ali tombe aussitôt dans un trafic d’êtres humains. Il dit avoir été kidnappé et revendu à un Soudanais, un certain Aziz, qui détient plusieurs hangars en Libye, où les migrants sont reclus et rackettés.

    Aziz, Kidani, Mohamed… Dans les récits des personnes rescapées de Libye, « il y a des noms qui reviennent, souligne Vincent (qui a requis l’anonymat), chef de la mission Ofpra au Niger. Ce sont des gens qui souvent travaillent pour des Libyens dans des hangars où ils font régner la terreur. Cela donne l’impression d’une structuration du système. Compte tenu de l’argent en jeu, c’est logique ». Le rançonnage y est en effet systématisé. Dans le cas d’Ali, le passeur réclame 6 000 dollars en échange d’une libération et d’une traversée de la Méditerranée. Le jeune Erythréen passe six mois en détention. Il est battu, jusqu’à ce que sa famille lui transfère l’argent.
    Prisons sauvages
    Qu’ils parviennent ou non à réunir les sommes exigées, le sort des détenus demeure très aléatoire. Kidane, un Erythréen de 20 ans, également entendu par l’Ofpra, raconte au Monde les cinq mois qu’il a passés dans l’une des prisons sauvages de Beni Oualid, une commune sur la route vers le littoral libyen. « C’est le foyer des passeurs, dit-il. Ils font ce qu’ils veulent. Ils te frappent à coups de bâtons, ils te déshabillent et te jettent dans l’eau… Certains migrants restent enfermés un ou deux ans. D’autres meurent de faim parce qu’ils n’ont pas d’argent. Et même si tu paies, tu n’as aucune garantie d’être libéré. » La famille de Kidane aurait déboursé 4 000 dollars à deux reprises et en vain. Il a fini par réussir à s’échapper. Beaucoup des migrants entendus par la France au Niger ont tenté la traversée de la Méditerranée. Ali a été intercepté en mer par les garde-côtes libyens. Moussa, un Erythréen de 28 ans, aussi. Il a alors été envoyé dans un centre de détention « officiel » à Tripoli. C’est là qu’il sera repéré par le HCR, au bout de cinq mois. L’agence des Nations unies a conclu un accord avec les autorités libyennes pour pouvoir organiser des évacuations du pays depuis les centres gérés par le gouvernement où sont actuellement détenues environ 5 000 personnes.
    Kidane s’est rendu à l’un d’eux, de son plein gré, justement dans l’espoir d’être identifié par le HCR et de quitter la Libye. Il a attendu des mois, avec un millier d’autres migrants, réunis dans une seule et même pièce. « Même si j’ignorais ce qui allait se passer, au moins on ne me demandait pas d’argent. Je n’en pouvais plus d’être kidnappé par les passeurs et torturé. »
    « Dormir et attendre »
    Après l’exfiltration de la Libye, l’attente est longue encore. Moussa est arrivé au Niger en mai. Dans le centre du HCR où il est logé, « on ne fait que dormir et attendre », résume-t-il. Sur les 1 500 personnes que la France doit réinstaller depuis le pays d’ici à fin 2019, seules 352 sont déjà arrivées sur le territoire. Outre les migrants évacués de Libye, l’Ofpra auditionne aussi à Niamey des demandeurs d’asile identifiés par le HCR au Niger. A l’image de Bintou, une femme malienne arrivée en 2012, fuyant la région de Gao, dans le nord du Mali, où son village a été le théâtre de combats entre les djihadistes du Mujao et les Touareg du MNLA. Son « plus grand souhait » est d’être choisie par la France.
    Le Niger, pays parmi les plus pauvres du globe, accueille près de 60 000 réfugiés maliens qui ont fui comme Bintou le nord du pays en 2012 et près de 120 000 réfugiés nigérians qui ont fui Boko Haram à partir de 2013. Si les missions de réinstallation pilotées par le HCR sont aussi l’occasion de faire partir quelques poignées de ces réfugiés, parmi les plus vulnérables, elles génèrent par ailleurs des effets plus inattendus.
    Il y a un peu plus d’un an, au moment où le programme de réinstallation était lancé, un groupe d’environ 2 000 Soudanais originaires du Darfour est arrivé à Agadez, dans le nord du Niger. La plupart étaient descendus directement de Libye, où ils avaient transité après de longues années dans des camps de réfugiés au Tchad ou au Soudan. Certains observateurs voient dans ce mouvement un effet d’« appel d’air » créé par les missions de réinstallation, ce que dément le HCR sur place. Début décembre, plusieurs dizaines de ces réfugiés soudanais ont pourtant manifesté et organisé pendant plusieurs jours un sit-in devant les bureaux du HCR à Niamey. Ils réclamaient d’être eux aussi réinstallés en Europe ou en Amérique. Un projet qui n’est pas au programme.
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    Programmes de #réinstallation
    Depuis novembre 2017, douze pays occidentaux, parmi ­lesquels la France, la Belgique, le Canada et la Finlande, participent au Niger à un programme de réinstallation de réfugiés évacués par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) des centres de détention du gouvernement libyen. Ces Etats ont promis d’accorder l’asile à près de 5 500 migrants au total. Emmanuel ­Macron s’est engagé à accueillir en France, d’ici à la fin de l’année 2019, 10 000 réfugiés, dans le cadre des programmes de réinstallation depuis des pays du Sahel et du Proche-Orient. Parmi eux, 1 500 seront réinstallés depuis le Niger, dont une partie ayant été évacués de Libye.
    En Libye, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a identifié près de 700 000 migrants. Certains d’entre eux ­seulement souhaitent gagner l’Europe. En 2018, l’OIM a rapatrié plus de 16 000 migrants de Libye vers leurs pays d’origine au moyen d’un programme d’aide au retour volontaire.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/05/au-niger-la-france-donne-l-asile-a-des-migrants-rescapes-de-libye_5405385_32
    #OFPRA #asile #migrations #externalisation #procédure_d'asile #réfugiés #France #délocalisation


  • Le revenu universel est-il féministe ?

    Ce fut l’une des propositions inattendues et insolites de la campagne présidentielle de 2017, le revenu universel. Mais quels en sont les effets pour les femmes ? Cette question est souvent balayée d’un revers de main, quand elle n’est pas tout simplement occultée. A l’occasion d’un numéro consacré à cette séquence électorale, la revue Travail, Genre et Sociétés revient sur cette mesure et ses implications pour les femmes. Un état des lieux éclairant proposé par des philosophes, des économistes et des sociologues, dans une perspective féministe. De quoi rappeler que cet axe d’analyse devrait être incontournable et pris au sérieux dans toute discussion sur le sujet.

    En finir avec une vision viriliste du travail La parole est à la défense. « Parce qu’il est utopique et polémique à la fois, [le revenu universel] ouvre une série de débats sur le prix du travail, la qualité des emplois… et de façon plus décisive encore sur les frontières du travail (ce qui en est, ce qui n’en est pas) ». Voilà un argument régulièrement mis en avant par les tenants du revenu universel et que reprennent la philosophe Sandra Laugier et la psychologue Pascale Molinier, qui y sont favorables.

    De manière plus originale – et féministe –, les deux universitaires invitent à « intégrer le care dans la réflexion sur le revenu universel ». Car le travail tel que nous l’entendons aujourd’hui (en réalité, bien souvent l’emploi) est construit sur « la valorisation des tâches réalisées par les hommes et l’exclusion des tâches réalisées par les femmes. Cette valorisation du travail masculin a reposé sur une héroïsation du travail comme activité virile (où l’homme prouve qu’il en est un), associée à un déni de réalité non seulement du travail des femmes, mais des conditions d’exploitation des hommes », soulignent-elles.

    La proposition d’un revenu universel est donc un moyen de « dévoiler la tromperie d’une “valeur travail” construite sur un déni de la masse des invisibles, relégués dans les coulisses d’un monde du travail qui veut les ignorer ». Prendre au sérieux le care dans toutes ses dimensions, c’est « transformer notre vision du travail aussi en faisant apparaître des tâches, et des personnes, comme indispensables au fonctionnement ordinaire du monde ». Et, concrètement, mettre au centre de la réflexion des phénomènes comme la féminisation des migrations transnationales pour prendre en charge les personnes âgées ou dépendantes.

    Les auteures ne sont pas dupes pour autant : oui, le revenu universel peut se transformer en salaire maternel ou rendre encore plus invisibilise le travail du care au lieu de le valoriser.

    Se battre sur le terrain de l’emploi C’est ici que des approches plus empiriques surgissent pour nuancer l’enthousiasme initial. L’économiste Rachel Silvera, qui avait déjà cosigné en 2000 une analyse des écueils du revenu universel pour les femmes, reprend les principaux points d’achoppement. Ces arguments sont aussi portés par le collectif des Economistes atterrés.

    Pour commencer, le diagnostic de départ (fin de l’emploi et fin du travail), qui semble hâtif. Plutôt qu’à une disparition de l’emploi sous l’effet de la révolution numérique, nous assistons à sa mutation (développement d’emplois dans l’informatique mais aussi dans le soin à la personne). Ici, la réponse consiste à améliorer les formations tout au long de la vie, plutôt qu’à mettre en place un revenu de base.

    Quant à la fin du travail, à sa perte de sens, la réalité paraît plus ambivalente notamment pour les femmes : le travail est pour nous à la fois facteur d’aliénation et d’émancipation, rappelle l’économiste. Ce qui n’empêche pas de chercher à remettre en cause la centralité du travail rémunéré ni chercher un meilleur équilibre des temps sociaux. Mais « d’un point de vue féministe, le travail demeure la clé de l’égalité », tranche-t-elle.

    Deuxième argument : le revenu universel redonne un pouvoir de négociation individuel aux précaires, face à l’employeur. Comme je suis assurée de toucher un revenu, je peux plus facilement refuser un emploi que je juge dégradant. Les femmes occupant de fait les emplois les plus précaires (temps partiel et temps de travail morcelé), cela revient à encourager le temps partiel des femmes, pointe la chercheuse. Conclusion là encore : la bataille doit se situer au sein de l’emploi, pour de meilleures conditions de travail et une meilleure reconnaissance des emplois dévalorisés (dont ceux du care).

    Troisième argument : le revenu universel est un moyen de rééquilibrer les temps sociaux, entre emploi et loisir. Mais quid des tâches domestiques et familiales dans les ménages ? Elles échoient très largement aux femmes. Même s’il est individuel et universel, le risque est que le revenu universel renforce les inégalités au sein des couples hétérosexuels. Mais aussi les inégalités sociales entre les femmes : entre celles qui auront un emploi valorisé et celles pour qui il sera plus intéressant de rester chez soi à réaliser un travail domestique rémunéré par le revenu universel.

    Enfin, dernier argument, le revenu universel, parce qu’il est individuel, permettra aux femmes de sortir du statut d’ayant-droits. Le modèle français d’Etat providence est en effet mixte avec des droits sociaux propres pour l’emploi et le chômage (je touche une allocation chômage en fonction de mes cotisations), et des droits dits familialisés pour les minima sociaux : le montant du RSA dépend ainsi de la composition du foyer. Là encore, Rachel Silvera est d’accord sur le diagnostic : un modèle familialisé pénalise les femmes. Mais elle défend une autre solution : individualiser les minima sociaux et supprimer (ou du moins limiter fortement) l’imposition fiscale conjointe.

    Pour changer la vision viriliste du travail, répond-elle donc à Sandra Laugier et Pascale Molinier, il faut changer l’emploi lui-même (revaloriser les « sales boulots », favoriser une mixité des métiers, développer la formation) et partager le travail en amont, par une réduction du temps de travail plutôt que d’accepter le partage du temps de travail tel qu’il existe actuellement et qui pénalise les femmes.

    L’engagement associatif a bon dos Emploi ou loisir ? Mais que recouvre exactement le « loisir » et qu’est-ce que ce loisir si valorisé qu’est l’engagement associatif ? C’est l’objet du troisième article de ce dossier, signé par la sociologue Maud Simonet, spécialiste du travail gratuit et semi-gratuit (type service civique, « indemnisé » à hauteur de 580 euros par mois et sans cotisation chômage) et auteure d’une livre récent, Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?.

    Il n’y a pas un « bon » travail gratuit, porteur d’émancipation, dans la sphère associative et un « mauvais » travail gratuit, aliénant, lui, qui serait le travail domestique. « Loin d’échapper aux rapports sociaux de sexe et aux processus d’assignation au féminin, l’espace associatif les reproduit », souligne-t-elle.

    Dans les associations aussi la division du travail est sexuée : aux hommes les postes de pouvoir, aux femmes, le travail invisible et ingrat (préparer le repas et la table pour le repas associatif, nettoyer le centre social après son utilisation par l’association, etc.). A ce plafond de verre du monde associatif s’ajoute un « mur de verre » selon les termes de la chercheuse Sophie Rétif. Au sein du monde associatif, les femmes ont moins accès aux partis et syndicats que les hommes, « dont les carrières militantes sont marquées par une circulation entre ces différents types d’organisations et un pluri-engagement ».

    Bref, « “au nom de l’engagement”, s’opère ainsi dans les associations un “déni de travail”, qui n’est pas sans rappeler celui qui s’opère, “au nom de l’amour”, dans la maison ».

    Autre angle mort du débat qu’elle relève : le rôle de l’Etat dans l’organisation de ce travail gratuit. Il est vital « de saisir combien le bénévolat est aujourd’hui à la fois objet et instrument de politiques publiques, qu’il est en partie financé, construit et orienté par l’État, vers certains secteurs et pour certaines populations. Dans un contexte de rigueur budgétaire et de baisse des dépenses publiques, la mise au travail gratuit, ou indemnisé, de citoyens, qui sont bien souvent des citoyennes, dans les services publics, est l’une des conséquences – et sans doute en partie l’un des objectifs – de ces politiques qui valorisent et soutiennent l’“engagement citoyen” », analyse Maud Simonet. Concrètement, il s’agit du recours au bénévolat dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires ou l’entrée des services civiques dans les services publics, à l’hôpital, dans l’Education nationale ou à Pôle emploi. Cette « “bénévolisation” du travail dans les services publics, si elle nous concerne tous comme citoyens, concerne au premier chef les femmes comme travailleuses ».

    Face à cela, il faudrait « expliquer en quoi et comment » le revenu universel permettrait enfin de reconnaître et de rendre visible le travail gratuit des femmes, demande-t-elle aux partisans de la mesure.

    D’autant plus que l’opposition entre travail domestique aliénant et engagement associatif émancipateur reproduit en réalité un rapport de classe. Comme le rappelle Bell Hooks à propos des mouvements féministes étasuniens des années 1970, « tandis que les féministes blanches “lasses d’être isolées dans [leurs] foyers” voulaient “être libérées de tout ça pour entrer dans le monde du travail”, les femmes noires qui avaient toujours travaillé en dehors du foyer mais aussi les femmes blanches des classes ouvrières désiraient, elles, “passer plus de temps avec leur famille” et “quitter le monde du travail aliéné” ».

    Devenir des sorcières Les deux dernières contributions nous emmènent au Japon et en Finlande.

    L’économiste Kaori Katada y voit le moyen de « devenir des sorcières », c’est-à-dire de refuser, pour les femmes, l’assignation au travail reproductif et productif, qu’il soit gratuit (travail domestique) ou rémunéré (emploi). Dans la société japonaise actuelle, les femmes sont, d’une part, encouragées à faire des enfants dans un contexte de faible taux de natalité et sans qu’il y ait de véritables dispositifs d’accompagnement (la part du PIB consacrée aux politiques familiales type allocations familiales est de moitié inférieure à ce qu’elle est en France ou en Suède). Et, d’autre part, incitées à travailler pour pallier la pénurie de main d’œuvre. Les mères célibataires sont particulièrement touchées par les bas salaires et la pauvreté, bien loin de l’image de la working girl parvenue à un poste de pouvoir d’une prestigieuse entreprise.

    Si elle prend au sérieux les objections faites au revenu universel (voir ci-dessus), elle répond, comme beaucoup de ses partisans, que son rôle n’est pas de venir à bout de la division sexuée du travail. Et que celui-ci doit donc s’accompagner d’autres mesures (partage ou réduction du temps de travail, congé parental substantiel, équité salariale, formation…).

    Enfin, le journaliste Alain Lefebvre revient sur l’expérimentation d’un revenu de base en Finlande. Imposée par un gouvernement pro-austérité dirigé par un ancien homme d’affaires, cette expérimentation n’avait en fait rien d’universelle puisqu’elle a porté sur des chômeurs de longue durée. Elle a de plus totalement fait l’impasse sur les questions de genre. Il y avait pourtant matière à y réfléchir dans un pays où les inégalités entre femmes et hommes restent conséquentes : l’écart de rémunération horaire entre femmes et hommes était par exemple de 17 % en Finlande en 2015, contre 16 % en France (et 13 % en Suède). « S’il y a une conclusion à tirer de cette expérimentation malheureuse, c’est qu’il faut se donner le temps de préparer sérieusement la mise en place d’un tel dispositif, et se poser la question de ses objectifs […]. En parallèle, une attention particulière doit être portée à la manière dont ce type de dispositif est susceptible d’atténuer, ou au contraire, de renforcer les inégalités », conclut le journaliste. Un message pour les 19 départements qui ont décidé de se lancer.

    https://www.alternatives-economiques.fr/revenu-universel-feministe/00087292

    #revenu #féminisme @revenu_universel #revenu_garanti



  • On a visité une « prison ouverte » en Finlande
    https://usbeketrica.com/article/finlande-prison-ouverte-suomenlinna

    Cent hommes purgeant leur peine au milieu des visiteurs, des touristes et des oiseaux, en surplomb des eaux glaciales de la mer Baltique, à vingt minutes de bateau du centre d’Helsinki. Suomenlinna : une forteresse édifiée en 1748 sur un chapelet d’îlots rocailleux afin de protéger la capitale des invasions maritimes, devenue aujourd’hui l’adresse atypique du centre pénitentiaire ouvert le plus avant-gardiste du pays.

    Oui, ils se baladent à l’air libre, un boîtier GPS accroché à la cheville. Ils prennent le bateau quand bon leur semble, pour aller travailler, rendre visite à des proches ou faire quelques emplettes dans la capitale. Ils se mêlent au million de visiteurs parcourant chaque année cette île vedette du tourisme local, prisée aux beaux jours pour les pique-niques autant que pour les photos de mariage. Surtout, ce sont eux qui, revêtus de la doudoune jaune fluo des agents municipaux, ont pour mission de réparer les dégâts du temps passé sur les murailles de l’île – un monumental bastion classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

    #prison #incarcération #taule


  • Khrys’presso du lundi 17 décembre
    https://framablog.org/2018/12/17/khryspresso-du-lundi-17-decembre

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World On a visité une « prison ouverte » en Finlande (usbeketrica.com) À Tokyo, des humains paralysés contrôlent des … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • Alerte sanitaire lancée sur de la nourriture pour animaux contaminée Simon Corthay/lan - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10034467-alerte-sanitaire-lancee-sur-de-la-nourriture-pour-animaux-contaminee.ht

    Une vingtaine de pays, dont la Suisse, sont touchés par une affaire de contamination d’aliments pour animaux, a révélé le journal Le Monde. Ces aliments ont été contaminés par une bactérie génétiquement modifiée et résistante aux antibiotiques.


    L’alerte sanitaire, déclenchée en Belgique début octobre, porte sur des milliers de tonnes de produits alimentaires destinés au bétail et commercialisés dans toute l’Europe. Le problème : un additif largement répandu dans ces produits a été fabriqué en Chine à l’aide d’une bactérie génétiquement modifiée. Quelques traces de cet organisme résistant aux antibiotiques sont passées dans les produits, ce qui menace la santé des animaux et à terme celle des hommes qui les consomment.

    La Suisse épargnée
    Il y a quelques jours, les autorités européennes ont aussi alerté la Suisse, a expliqué dans le 12h30 Louis Tamborini, responsable de l’alimentation animale à l’Office fédéral de l’agriculture. Grâce à cette alerte , « on a réussi à repérer ce lot et a bloqué la marchandise ».

    En Suisse, le bétail n’a donc pas avalé ces produits contaminés. Ce n’est pas le cas partout. Selon le journal Le Monde, des animaux en Finlande avaient déjà ingéré 2600 tonnes d’aliments potentiellement infectés, importés au mois de juin.

     #antibiotiques #santé #alimentation #résistance_aux_antibiotiques #élevage #Suisse #Chine #pharma #génétique #alimentation #génétiquement_modifié #antibiotiques


  • La Finlande au Marché de Noël : « C’est comme si on vendait de la choucroute sans parler d’Alsace »
    https://www.rue89strasbourg.com/finlande-marche-noel-strasbourg-polemique-sami-145302

    Les chalets du village finlandais du Marché de Noël proposent de nombreux produits issus de la culture samie, comme la fourrure de rennes, le saumon à la flamme, ou les tasses traditionnelles en bois. Un universitaire strasbourgeois regrette qu’aucune mention de cette population autochtone ne soit faite sur la place Gutenberg. (lire l’article complet : La Finlande au Marché de Noël : « C’est comme si on vendait de la choucroute sans parler d’Alsace »)


  • Frontex et l’externalisation de l’Europe Fortresse
    http://www.radiopanik.org/emissions/la-voie-sans-frontieres/frontex-et-l-externalisation-de-l

    Mardi 22/10 à 19h. Rediffusion samedi 9/11 à midi.

    Émission bilingue (anglais-français) sur les frontières en collaboration avec Radio Centraal (Anvers), Air Libre (Bruxelles) et Radio Patapoe (Amsterdam).

    Interviews faites à Rotterdam, Amsterdam, Paris et Warschau. Participants du Kurdistan, de Republique Démocratique du Congo, de Finlande, de France et de Belgique.

    Frontex et l’externalisation de l’Europe Fortresse montrent d’un côté la militarisation des frontières européennes par les agences comme Frontex et, de l’autre côté, la possibilité d’un monde sans frontières où la liberté de circulation est un droit humain de base et une base pour le dévelopment. Interview avec le directeur exécutive de Frontex : Ilka Laitinen et les histoires des (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/la-voie-sans-frontieres/frontex-et-l-externalisation-de-l_05759__1.mp3


  • Finlande : Le « passeur de jouets » d’Alep est un escroc - Monde - lematin.ch
    //www.lematin.ch/monde/passeur-jouets-alep-escroc/story/26395060

    Un finno-syrien, devenu célèbre pour avoir distribué des jouets à des orphelins en Syrie, a été condamné à dix mois de prison ferme par un tribunal finlandais mercredi, pour blanchiment d’argent et fraude.

    Rami Adham est surnommé « le passeur de jouets » en raison de ses bonnes oeuvres en faveur des orphelins d’Alep, ville syrienne ravagée par la guerre. Il a été condamné pour avoir détourné des collectes de fonds au profit d’organismes caritatifs et réuni plus de 300’000 euros de dons sans les autorisations requises.

    #syrie

    Pour mémoire : Rami Adham, le livreur de bonheur, Le Figaro, 21/10/2016, signé par Delphine Minoui !!! Rami Adham, http://www.lefigaro.fr/international/2016/10/21/01003-20161021ARTFIG00064-rami-adham-le-livreur-de-bonheur.php


  • Report de la révision des lois de bioéthique comprenant l’extension de la PMA : un très mauvais signal pour l’égalité des droits

    Hier, Jean-Louis Touraine, rapporteur de la mission d’information sur la bioéthique, a officiellement confirmé la rumeur sur le report à l’été 2019, après les élections européennes, de la présentation du projet de loi sur la bioéthique, qui doit notamment contenir, selon les engagements du Gouvernement, l’extension de la PMA.

    Ce report est un aveu de faiblesse du Président de la République, du Gouvernement et de la majorité. Il légitime les discours des opposant·e·s selon lesquels l’extension de la PMA serait un sujet par essence polémique, alors que plus de 60% des Français et des Françaises y sont favorables. Il laisse le champ libre aux discours les plus radicaux, souvent homophobes, au détriment des familles et des personnes concernées par la PMA.

    SOS homophobie oeuvre depuis un an et demi en faveur d’un débat le plus rationnel et apaisé possible afin d’éviter la recrudescence de haine homophobe que nous avons vécu au moment du Mariage pour tou·te·s. Pourtant, notre pays connaît actuellement une vague de violences LGBTphobes inédite qui démontre la nécessité d’agir au plus vite pour éviter un pourrissement du débat.

    Pendant que le Gouvernement tergiverse et s’interroge sur les possibles conséquences électorales d’une action rapide en faveur de l’égalité des droits, les discours homophobes progressent chaque jour, à l’instar des déclarations récentes du sénateur Henri Leroy, qui est allé jusqu’à comparer l’extension de la PMA aux expérimentations nazies. Des familles attendent la réforme de la filiation qui leur permettra d’assurer plus facilement la sécurité juridique pour leurs enfants. Des femmes prennent des risques sanitaires inconsidérés pour avoir un enfant, quand d’autres vivent la fondation de leur famille comme un acte clandestin.

    Pire encore, ce report interroge sur la volonté réelle de porter cette réforme essentielle. Comment savoir si, comme en 2013, les reports ne s’enchaîneront pas jusqu’à l’abandon de la promesse ?

    L’attente a assez duré et la colère est là. Les personnes qui souhaitent avoir recours à la PMA, elles, ne peuvent pas attendre. Le temps biologique n’est pas le temps politique, médiatique ou électoral. Le énième report de ce projet de loi est un profond mépris à l’égard de toutes les personnes qui comptent sur l’extension de la PMA pour fonder leur famille, pour être considérées comme des citoyennes à part entière. SOS homophobie demande au Gouvernement d’agir avec conviction en défendant ce projet dès le début de l’année 2019.

    A part les majuscules en trop, je suis assez d’accord et j’en profite pour reposter ce texte (un peu trop inscrit dans la polémique du moment mais puisque ça traîne assez pour qu’elle reparte avec cinq ans de fascisation du pays en plus).

    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Critique-emancipatrice-de-la-PMA

    • Laurent Wauquiez qui explique que c’est pas par des raclures comme lui que viendra la prochaine version du nazisme. Pas par des fachos anti-migrant.es, pas par des politiciens populistes à la Macron qui disent tout et son contraire, pas par des ministres de l’éducation nationale nostalgiques d’une école qui dresse les gosses. Non, ça viendra des lesbiennes, woouuhhh ! Et des sorcières aussi, un peu.

      PMA : l’heure des injures et de l’ignominie est venue

      S’exprimant ce dimanche 19 novembre 2018 devant les troupes de Sens Commun, le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, s’est inquiété de l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples de femmes. Il a notamment déclaré :

      «  Oui, c’est un engrenage. Et cet engrenage mènera nécessairement à la marchandisation des gamètes  »

      «  Tout ceci a un nom, c’est l’eugénisme  ; tout ceci a été fait par un régime, c’est le nazisme  »

      SOS homophobie et l’ADFH rappellent qu’en France, la PMA avec don est déjà en place pour les couples hétérosexuels depuis plusieurs décennies. Qu’en conséquence, des hommes stériles peuvent bénéficier de don de sperme, des femmes stériles peuvent bénéficier de don d’ovocytes, des couples hommes/femmes tous deux stériles peuvent bénéficier de don d’embryons. Plusieurs milliers d’enfants sont déjà nés par ces techniques de reproduction assistée. Pour le président du parti Les Républicains, si un homme hétérosexuel marié et stérile peut recourir à un don de sperme sans déclencher ses foudres, cette même technique utilisée par une femme célibataire ou homosexuelle deviendrait alors une pratique nazie.

      Au-delà de l’ignorance dont témoigne Laurent Wauquiez dans ses déclarations, c’est surtout la haine et l’injure qui viennent aujourd’hui stigmatiser tous ces enfants déjà nés par PMA, y compris ceux de couples de femmes lesbiennes qui ont recourus à cette technique dans les pays voisins où cela est déjà légal.

      Au sein des États membres du Conseil de l’Europe, 26 États ouvrent déjà l’accès à la PMA aux célibataires ou aux couples de femmes*. De même, aucun des États non européens dans lesquels les couples homosexuels peuvent se marier et adopter, n’interdit l’accès à la PMA en raison de l’orientation sexuelle**. Ces pays ont-ils des pratiques nazies ? Leurs dirigeants ont-ils été traduits devant la Cour pénale internationale ?

      SOS homophobie et l’ADFH appellent le Gouvernement à légiférer sans tarder sur ce sujet afin de couper court aux déclarations homophobes, aux actes homophobes qui peuvent en découler, et aux tribunes offertes pour l’occasion à celles et ceux qui n’ont toujours pas digéré la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe de 2013

      –--------------------------------------------
      Il s’agit de l’Arménie, de l’Autriche, de la Belgique, de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre, du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Géorgie, de la Grèce, de la Hongrie, de l’Islande, de l’Irlande, de la Lettonie, du Luxembourg, de la Moldavie, du Monténégro, des Pays-Bas, de la Norvège, du Portugal, de la Russie, de l’Espagne, de la Suède, de l’Ukraine et du Royaume-Uni.

      * A savoir l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie, les États-Unis, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et l’Uruguay.


  • A Moment in the Reeds
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-pink-screens/cloture/article/a-moment-in-the-reeds

    Mikko Makela, 2017, GB-FI-GB, video, VO ANG ST FR ANG, 107’

    Étudiant à Paris, Leevi est de retour en Finlande pour aider son père à rénover la maison de famille. Tarek, jeune Syrien demandeur d’asile, a été engagé pour donner un coup de main. Lors d’une absence du père, les deux jeunes hommes se rapprochent et entament une relation fougueuse et torride dans la douceur de l’été finlandais... Pour ce premier film, le réalisateur a choisi de laisser la place à l’improvisation, donnant aux acteurs une grande liberté et conférant ainsi au film une simplicité étonnante et une vitalité surprenante. « A Moment in the Reeds » aborde avec force des thèmes comme la liberté, l’acceptation et le bonheur d’être quelque part au monde et en même temps de s’y sentir chez soi, à la maison.

    samedi 17 novembre 2018 (...)


  • Finlande, 12 sites, 4 ambiances, 306 chalets, 1 patinoire… Tout sur le Marché de Noël de Strasbourg 2018
    https://www.rue89strasbourg.com/finlande-12-sites-4-ambiances-306-chalets-patinoire-marche-de-noel-

    La Ville de Strasbourg a présenté les animations, et quelques nouveautés, pour la 448è édition du Marché de Noël qui se tiendra du vendredi 23 novembre au dimanche 30 décembre 2018. (lire l’article complet : Finlande, 12 sites, 4 ambiances, 306 chalets, 1 patinoire… Tout sur le Marché de Noël de Strasbourg 2018)


  • Des fragments de micro-plastiques présents dans la chaine alimentaire humaine
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/15203-des-fragments-de-micro-plastiques-presents-dans-la-chaine-alimentai

    Its too late... On se dirige droit vers Idocratie... Ce qui est beau c’est que les principaux concernés ne s’en rendent même pas compte..... (Informations complémentaires)

    Différents types de plastique ont été trouvés chez les huit volontaires de cette étude pilote, présentée lors d’un congrès de gastro-gastroentérologie à Vienne comme une première mondiale.

    Pendant une semaine, cinq femmes et trois hommes âgés de 33 à 65 ans, vivant en Finlande, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie, en Pologne, en Russie, au Japon et en Autriche, ont noté ce qu’ils mangeaient.

    La taille des échantillons de plastique trouvés dans leurs selles varie de 50 à 500 micromètres, soit l’épaisseur d’un cheveu ou plus. Les scientifiques supposent qu’ils ont été ingérés via des produits de la mer (...)


  • Dix géants de l’agroalimentaire émettent plus de gaz à effet de serre que quatre pays nordiques | Slate.fr
    http://www.slate.fr/life/87587/coca-danone-agroalimentaire-gaz-effet-serre-pollution

    La confédération d’ONG Oxfam International s’est penchée sur les émissions de gaz à effets de serre globales (pour les matières premières agricoles, le transport, la fabrication, la réfrigération…) et les efforts concernant le climat de plusieurs géants de l’agroalimentaire. Le bilan (PDF) est inquiétant : les dix plus grosses entreprises du secteur (Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg’s, Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever) émettent chaque année 263,7 millions de tonnes de gaz à effet de serre. C’est un peu plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunis, souligne le rapport.


  • Après la rupture entre Moscou et Constantinople, la crainte d’un monde orthodoxe coupé en deux - La Croix
    https://www.la-croix.com/Monde/Apres-la-rupture-entre-Moscou-et-Constantinople-la-crainte-dun-monde-ortho

    Entre appels à l’unité et premiers signes de discorde, de nombreuses craintes ont émergé mardi au sein du monde orthodoxe au lendemain de la rupture des relations entre le puissant Patriarcat de Moscou et l’historique Patriarcat de Constantinople.

    Lors d’une réunion extraordinaire à Minsk au Bélarus, l’Eglise orthodoxe russe a décidé lundi de rompre tous ses liens avec sa rivale historique de Constantinople. Les prêtres et les fidèles de Moscou ne pourront plus participer à des offices en commun ou communier dans des églises du Patriarcat de Constantinople.

    Ces tensions étaient à attendre après la reconnaissance la semaine dernière par Constantinople d’une Eglise indépendante en Ukraine, une décision qui met fin à 332 années de tutelle religieuse russe dans le pays et qui a provoqué l’ire de Moscou.

    Les orthodoxes en Ukraine sont divisés : une partie sont fidèles au Patriarcat de Moscou et une autre se revendique d’un Patriarcat de Kiev autoproclamé après l’indépendance du pays en 1991 et qui n’était jusqu’alors reconnu par aucune autre Eglise orthodoxe dans le monde.
    […]
    «  Nous ne sommes pas dans une logique de +pour ou contre+. Nous sommes pour l’unité de l’Eglise, l’harmonie, la responsabilité, la loyauté envers l’ordre canonique et contre tout ce qui divise et conduit au danger d’une rupture  », a réagi le Patriarche serbe Irinée dans une interview.

    Le Patriarche serbe a néanmoins estimé que la reconnaissance d’une Eglise indépendante en Ukraine par Constantinople était «  une décision qui mène à la rupture  » et «  qui ouvre de manière directe et sans ambiguïtés la possibilité de nouvelles divisions au sein d’autres Eglises  » dans le monde.

    Au Monténégro, le métropolite Stevo Vucinic a soutenu la reconnaissance d’une Eglise indépendante en Ukraine et dénoncé une affaire «  politique  » entre Constantinople et les Eglises russe et serbe, ces dernières étant, selon lui, entre les « mains de Moscou et Belgrade ».

    Cette rupture «  va permettre à toutes les Eglises orthodoxes pro-européennes, y compris l’Eglise monténégrine, d’obtenir une unité liturgique dans un futur proche  », a ajouté Mgr Vucinic.

    «  C’est une décision unilatérale, triste et très regrettable  », a déploré de son côté l’Eglise orthodoxe de Finlande tout en espérant la poursuite «  d’activités culturelles non-liturgiques  » avec le Patriarcat de Moscou.

    Dans une lettre adressée vendredi au Patriarche russe Kirill, l’archevêque Rostislav de l’Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie a appelé à condamner «  toutes tentatives visant à légaliser les schismatiques ukrainiens  ».
    […]
    Cité par RBK, l’expert russe Roman Lounkine a affirmé que la situation actuelle pourrait entraîner l’apparition «  de deux mondes orthodoxes antagonistes  », l’un fidèle à Moscou, qui revendique le plus grand nombre de croyants, et l’autre loyal à Constantinople, qui jouit d’une légitimité en tant que premier Patriarcat de l’Histoire.

    Comme d’autres médias russes, le quotidien gouvernemental Rossiskaïa Gazeta a regretté que les fidèles russes ne puissent plus prier dans les monastères du mont Athos, en Grèce, un haut lieu du monachisme orthodoxe se trouvant sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople.

    Le quotidien Izvestia a rappelé les deux précédents grands schismes de la chrétienté, en 1054 entre orthodoxes et catholiques et 1517 entre catholiques et protestants.

    Selon le journal russe, cette rupture pousse désormais «  l’ensemble du monde orthodoxe à choisir  » entre Constantinople et Moscou.


  • Framapic est de retour ! – Framablog
    https://framablog.org/2018/10/12/framapic-est-de-retour

    Cela ne vous a peut-être pas échappé, Framapic, notre service de partage d’images, est subitement devenu indisponible le vendredi 17 août. Nous l’avons relancé lundi 24 septembre.

    Nous ne l’avons pas coupé de gaieté de cœur, mais c’était soit la coupure du service Framapic, soit la coupure de l’IP du serveur, ce qui aurait entraîné l’arrêt de l’ensemble des services hébergés sur ce dernier.

    #hébergement #décentralisation

    • Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous nous sommes rendu compte que certains sites utilisaient Framapic pour stocker… les assets de leur site. Autrement dit, les images affichées sur le site web ne proviennent pas de leur hébergement (c’est à dire la machine hébergeant les pages web), mais sont récupérées depuis Framapic.org. Et il ne s’agissait pas que de blogs personnels, hein ! Des sites institutionnels en .gouv.fr utilisaient cette même mauvaise pratique ! (tous créés par la même entreprise qui n’a pas répondu à notre mail de contact leur demandant de ne pas le faire… mais qui a fini par cesser. Forcément, avec plus d’un mois d’images toutes cassées 😁)


  • Pour celles et ceux que ça intéresse, le Québec élit ses députés lundi prochain, d’où sortira un nouveau gouvernement. Quatre partis s’attendent à récolter de nouveaux députés :

    1) Le Parti Libéral, le même que celui de Justin Trudeau au niveau fédéral, est au pouvoir quasi ininterrompu depuis une quinzaine d’années, mais il est en perte de vitesse et pourrait devoir céder sa place. C’est la droite économique, mais paradoxalement son « laisser faire » et son fédéralisme font moins peur à celles et ceux qui se sentent incapables de rentrer dans un moule québécois trop rigide.

    2) Le Parti Québécois, l’opposition historique. Ce fut un parti de gauche, mais comme ses homologues européens, il ne propose plus d’alternative au capitalisme et s’est recentré sur un séparatisme et sur des « valeurs » québécoises qu’on peut facilement qualifier de racistes.

    3) La Coalition Avenir Québec est le nouveau parti du millionnaire (tiens donc, comme Berlusconi, Trump...) François Legault, fondateur de Air Transat. Très à droite économiquement, bien sûr, il surfe aussi sur la vague identitaire d’extrême droite. Encore plus raciste que le Parti Québécois sans revendiquer l’indépendance, il l’a doublé dans les sondages. Jusqu’à il y a quelques semaines, la Coalition Avenir Québec s’attendait à être majoritaire en députés et donc capable de constituer un gouvernement sans coalition. De récente sondages laissent entendre que le scrutin sera peut-être plus serré et que le vainqueur (CAQ ou Libéral), devra peut-être gouverner en coalition, et dans ce cas... avec qui ?

    4) Québec Solidaire est le seul parti véritablement de gauche, à la fois sur le plan économique que sociétal, et revendique aussi le séparatisme. Qualifié d’extrême gauche, son programme ressemble en fait à celui du PS en France dans les années 1990 ! Crédité en général de moins de 10% des voix, il a quand même 3 députés (de quartiers de Montréal) qui font entendre une parole différente à l’assemblée et dans les médias. Des rumeurs laissent entendre que QS peut créer la surprise, non pas en remportant les élections, mais en rafflant d’autres circonscriptions au Parti Québécois, afin de constituer une opposition de gauche digne de ce nom...

    Réponses lundi soir ou mardi matin...

    #Québec #Canada #élections #gauche #droite

    • Comme prévu par les sondages depuis deux ans, l’extrême droite de la CAQ a gagné au Québec (après avoir gagné en Ontario, aux Etats-Unis, en Italie, Autriche, Finlande, Bulgarie et dans plein d’autres pays...). Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la victoire.

      Comme prévu depuis deux ans, le Parti Québécois a chuté. Ce qui a légèrement surpris c’est l’ampleur de la défaite, l’humiliation, l’annihilation de ce parti (ça rappelle le PS en France ou le PASOK en Grèce).

      La vraie bonne nouvelle dans un système politique dont on n’attendait de toutes façons pas grand chose, est le succès de Québec Solidaires qui passe de 3 à 10 député.e.s et double le Parti Québécois. Dix casse-couilles qui vont empêcher la nomenklatura de gouverner en paix (ils gouverneront quand même, avec leur politique de merde raciste, en faveur des riches et des patrons, mais pas en paix !). C’est déjà ça...


  • Les orthodoxes russes et ukrainiens au bord du schisme
    https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/19/les-orthodoxes-russes-et-ukrainiens-au-bord-du-schisme_5357206_3214.html


    Le métropole Hilarion remet un message du patriarche Bartholomée 1er au président ukrainien Petro Porochenko durant une réunion, à Kiev, le 17 septembre.
    MIKHAIL PALINCHAK / AP

    Territorial et politique, le conflit entre la Russie et l’Ukraine se déplace désormais sur le terrain religieux. Dans la foulée d’une assemblée extraordinaire, le Saint-Synode, l’institution collégiale au sommet de sa hiérarchie, qui s’est réunie à Moscou le 14 septembre, l’Eglise orthodoxe russe a pris la décision sans précédent de rompre pour partie ses relations avec le patriarcat de Constantinople. Car ce dernier s’apprête à reconnaître l’autocéphalie, l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, aujourd’hui encore divisée en deux principales branches concurrentes, dont la plus importante dépend de Moscou depuis la fin du XVIe siècle.

    La décision finale de Bartholomée Ier, le patriarche de Constantinople, considéré comme le chef symbolique des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, devrait intervenir lors de la réunion de son propre synode, prévue du 9 au 11 octobre. Mais l’envoi préalable de deux de ses représentants à Kiev « dans le cadre des préparatifs de l’octroi de l’autocéphalie à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine », selon les termes de son communiqué, ne laisse guère de doutes sur ses intentions. « Nous sommes arrivés avec une mission extraordinaire (…) afin de continuer le travail sur une chose déjà décidée », a confirmé, lundi 17 septembre, l’un des deux émissaires, l’archevêque américain Daniel, en marge d’une rencontre avec le président ukrainien, Petro Porochenko.

    • Territorial et politique, le conflit entre la Russie et l’Ukraine se déplace désormais sur le terrain religieux. Dans la foulée d’une assemblée extraordinaire, le Saint-Synode, l’institution collégiale au sommet de sa hiérarchie, qui s’est réunie à Moscou le 14 septembre, l’Eglise orthodoxe russe a pris la décision sans précédent de rompre pour partie ses relations avec le patriarcat de Constantinople. Car ce dernier s’apprête à reconnaître l’autocéphalie, l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, aujourd’hui encore divisée en deux principales branches concurrentes, dont la plus importante dépend de Moscou depuis la fin du XVIe siècle.

      « CONSTANTINOPLE EST PRESSÉ D’ACHEVER [CE] PROCESSUS TANT QUE L’ACTUEL PRÉSIDENT UKRAINIEN, PETRO POROCHENKO, EST AU POUVOIR, CAR IL LE SOUTIENT ACTIVEMENT », LE MÉTROPOLITE HILARION

      La décision finale de Bartholomée Ier, le patriarche de Constantinople, considéré comme le chef symbolique des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, devrait intervenir lors de la réunion de son propre synode, prévue du 9 au 11 octobre. Mais l’envoi préalable de deux de ses représentants à Kiev « dans le cadre des préparatifs de l’octroi de l’autocéphalie à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine », selon les termes de son communiqué, ne laisse guère de doutes sur ses intentions. « Nous sommes arrivés avec une mission extraordinaire (…) afin de continuer le travail sur une chose déjà décidée », a confirmé, lundi 17 septembre, l’un des deux émissaires, l’archevêque américain Daniel, en marge d’une rencontre avec le président ukrainien, Petro Porochenko.

      « Constantinople est pressé d’achever [ce] processus tant que l’actuel président ukrainien, Petro Porochenko, est au pouvoir, car il le soutient activement », avait déjà fustigé depuis Moscou le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures de la patriarchie de Moscou. Ce n’est « rien de moins qu’une invasion brutale sans précédent du territoire canonique du patriarcat de Moscou », a tonné sur sa messagerie Telegram le porte-parole de l’Eglise russe, Vladimir Legoïda.

      La donne a changé

      La querelle ne date pas d’hier. Dès 1992, après la chute de l’URSS, une partie de la hiérarchie religieuse ukrainienne avait fait sécession, donnant naissance au patriarcat de Kiev – non reconnu jusqu’ici par aucune instance orthodoxe – qui réclamait en vain l’indépendance de l’Eglise ukrainienne. Mais depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et le conflit dans le Donbass entre séparatistes prorusses et forces loyales à Kiev qui a entraîné plus de 10 000 morts, la donne a changé. Le chef de l’Etat ainsi que plusieurs députés ukrainiens soutiennent cette revendication.

      « Je considère comme absolument nécessaire de couper tous les tentacules avec lesquels le pays agresseur [la Russie] opère au sein de notre Etat », a déclaré en juin Petro Porochenko lors des cérémonies du 1 030e anniversaire de la Russie kiévienne, en évoquant une « menace pour la sécurité nationale ». L’église orthodoxe relevant du patriarcat de Moscou, ajoutait-il, « n’est séparée de l’Etat russe que sur le papier [et] soutient totalement et inconditionnellement la politique revanchiste et impérialiste du Kremlin ».

      Pour la patriarchie de Moscou, l’enjeu de la décision de Constantinople est énorme : avec 11 392 édifices religieux et 12 328 communautés de croyants sous sa tutelle directe (contre 3 784 édifices et 5 114 communautés pour le patriarcat de Kiev), la branche ukrainienne représente un tiers de son patrimoine, évalué au total à 36 878 édifices. L’affranchissement d’une partie non négligeable de ses fidèles en Ukraine est donc une question sensible. Elle l’est d’autant plus que la Russie dispute à sa voisine ses origines religieuses.

      En novembre 2016, Vladimir Poutine avait ainsi inauguré à Moscou une immense statue de Vladimir le Grand, prince du peuple Rous, façon d’imposer la capitale russe comme le berceau du christianisme slave. Or, ses racines sont nées à Kiev, en l’an 988 – Moscou n’existait pas à cette époque – après que l’illustre membre de la dynastie des Riourikides se fut converti – en Crimée, qui plus est, selon certaines chroniques. En présence du patriarche Kirill Ier, le chef du Kremlin l’avait surtout présenté comme « l’unificateur des terres russes ».

      Publications de documents historiques

      Le patriarche de Moscou et « de toutes les Russies » entretient des liens étroits avec le chef du Kremlin, qui s’appuie sur la religion orthodoxe pour fédérer sa conception du « monde russe » et, pour lui, une église autocéphale ukrainienne entraînerait une perte d’influence inimaginable du magistère russe. C’est un sérieux revers, un de plus, dans un conflit entre la Russie et l’Ukraine enlisé, mais toujours vif. La dernière rencontre de Kirill avec Bartholomée, le 31 août, à Istanbul, n’a pas permis de dénouer la situation.

      Le métropolite Hilarion a ainsi souligné avec rage :

      « Chaque fois que l’Eglise orthodoxe russe est confrontée à des circonstances difficiles, nous recevons du patriarcat de Constantinople des coups dans le dos. Dans les années 1920, [il] a unilatéralement accordé l’autocéphalie à l’Eglise polonaise, et créé ses propres structures sur le territoire de l’Estonie et de la Finlande, bien que ces pays eussent fait partie de la juridiction de l’Eglise orthodoxe russe. »
      Moscou évoque désormais la perspective d’un schisme dans la famille orthodoxe et la fin complète des relations avec Constantinople. « Après la rupture de la communion eucharistique, au moins la moitié des 300 millions [d’orthodoxes dans le monde] ne reconnaîtront même plus le patriarche de Constantinople comme le primus inter pares [“le premier parmi ses pairs”] », a menacé Hilarion. Lundi, l’Eglise annonçait son intention de publier les documents « historiques » datant de 1678-1686 sur la mise sous tutelle de Kiev.


  • RÉPONSE AUX PROPOS DU DR BERTRAND DE ROCHAMBEAU SUR L’IVG.
    https://www.pourunemeuf.org/2018/09/12/reponse-aux-propos-du-dr-bertrand-de-rochambeau-sur-livg

    En effet l’exercice de la clause de conscience met en péril l’accès à l’IVG pour les femmes comme l’a récemment montré le cas de l’hôpital de Bailleul dans la Sarthe. Le métier de gynécologue-obstétricien·ne consiste notamment à aider les femmes pour la gestion de leur fertilité à tout moment de leur vie ; l’IVG fait donc partie intégrante de leur activité. Nos confrères et consœurs ne devraient plus pouvoir s’offrir le luxe de dénier ce droit fondamental aux femmes qu’ils suivent et accompagnent dans leurs projets de vie. Les médecins choisissent librement leur spécialité médicale ; un médecin ne souhaitant pas pratiquer d’IVG ne devrait pas devenir gynécologue et exercer son métier « à la carte ». Il existe de nombreuses autres spécialités dont les champs de compétences n’impliquent pas la réalisation d’IVG.

    Nous demandons ainsi la suppression de l’article L2212-8 du Code de la santé publique qui régit la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les professionnel·le·s de santé. Nous rappelons que cette clause n’existe pas en France pour les pharmacien·ne·s qui sont tenu·e·s de délivrer des médicaments abortifs quelles que soient leurs convictions personnelles. Elle a également été abolie dans plusieurs pays européens (Suède, Finlande, Islande). En 2017, le Haut Conseil à l’Égalité a aussi formulé dans ses recommandations sur l’accès à l’IVG la suppression de la double clause de conscience. Enfin, la possibilité de recours à la “clause de conscience” est déjà accordée de manière générale aux médecins pour l’ensemble des actes médicaux hors cas d’urgence par l’article R4127-47 du Code de la santé publique (article 47 du Code de déontologie médicale).


  • Education : « Un des éléments statistiques que je préfère, c’est la dépense publique par élève » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/09/11/education-un-des-elements-statistiques-que-je-prefere-c-est-la-depense-pu

    Eric Charbonnier, expert des questions d’éducation à l’OCDE, livre son analyse sur le dernier rapport « Regards sur l’éducation ».

    Voilà de quoi alimenter les débats (très vite enflammés) sur notre système éducatif. L’OCDE publie la 27e édition de son pavé annuel, Regards sur l’éducation, comparant tout ce qu’il est possible de comparer entre les systèmes éducatifs de ses 36 pays membres mais aussi de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, de l’Argentine, du Brésil, de la Chine, de la Colombie, du Costa Rica, de la Fédération de Russie, de l’Inde et de l’Indonésie. Au total, 486 pages de tableaux et de graphes, où il est question de dépenses publiques, scolarisation des tout-petits, rémunération des enseignants, statut des chefs d’établissement… Le point de vue d’Eric Charbonnier, analyste français, à la direction de l’éducation de l’OCDE.

    Vos publications, à commencer par l’enquête #Pisa publiée tous les trois ans, ont à chaque fois un fort retentissement médiatique, et donc politique. Comment l’expliquer ?

    Les comparaisons internationales ont pris de l’importance dans tous les pays, ce n’est pas propre à la France. C’est relativement nouveau. Il y a trente ans, les pays se comparaient beaucoup moins. Les choses ont commencé à changer avec la première enquête Pisa, au début des années 2000. Elle a cassé des idées reçues. Jusqu’ici, on avait coutume de vanter les systèmes éducatifs français et allemands. Pisa est venu montrer que c’étaient en fait des systèmes très inégalitaires, et qu’il existait de bonnes pratiques ailleurs : en Finlande par exemple, au Royaume-Uni ou encore en Estonie. L’Allemagne a réagi rapidement, prenant en compte nos travaux et nos recommandations. Cela a mis plus de temps en France où on a d’abord commencé par critiquer notre méthodologie, avant de commencer à bouger il y a dix ans.

    Quelles informations apporte ce nouveau tome de Regards sur l’éducation sur notre système éducatif ?

    Un des éléments statistiques que je préfère observer, c’est la dépense publique par élève. La France dépense en moyenne 15% de moins pour les élèves en élémentaire que dans les autres pays de l’OCDE. En revanche, l’enveloppe dévolue au secondaire est 35% plus élevée en moyenne que les autres pays de l’OCDE. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

    Ces chiffres par exemple, sont les mêmes depuis des années, alors que les gouvernements successifs répètent qu’ils mettent le paquet sur le primaire…

    C’est vrai. Les données étaient les mêmes en 2012. En partie, parce que pendant ce temps-là, les autres pays continuent d’investir plus dans le primaire, vu que toutes les études montrent que c’est en agissant dès les premières années de scolarité que l’on peut combattre les inégalités.

    Dans votre note sur la France, vous évoquez la scolarisation des enfants de trois ans, où la France est là bien classée.

    La France est en tête : quasiment tous les enfants vont à l’école dès trois ans, contre une moyenne de 76% dans l’OCDE. Annoncer la scolarisation obligatoire c’est bien, mais dans les faits cela ne change rien. Il y a en revanche de gros progrès à faire pour améliorer la qualité de l’enseignement en maternelle, notamment le taux d’encadrement. En maternelle, on a un professeur pour 23 élèves, soit 8 de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. Dans nos travaux, on insiste beaucoup sur la qualité de l’enseignement, c’est une donnée très importante pour lutter contre les inégalités. Les politiques publiques ne doivent pas se contenter d’être axé sur la quantité. C’est la même chose pour l’enseignement professionnel.

    C’est-à-dire ?

    La France investit plus d’argent que les autres pays de l’OCDE dans la filière professionnelle. En revanche, elle reste encore beaucoup trop une voie de garage pour ceux qui décrochent. Là encore, les statistiques sont éloquentes : 87% des élèves en filière professionnelle ont des parents qui n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur, contre 51% dans les filières générales. Il faut déplacer le débat et avoir aujourd’hui une vraie réflexion sur la qualité de la voie professionnelle.

    Vous pointez aussi la faible reconnaissance du travail de directeur ou directrice d’école, ce qui fait d’ailleurs écho à un débat actuel en France.

    Nos indicateurs sont préparés longtemps en avance, bien en dehors du temps politique. Certains résonnent avec les débats en cours, comme celui des directeurs d’école. C’est une bonne chose, mais ceci dit, on soulève le problème depuis dix ans. En France, un directeur d’école en France gagne à peine 7% de plus que ses collègues enseignants en élémentaire. Ils sont fatalement moins payés chez nous qu’ailleurs. Dans les autres pays de l’OCDE, l’écart de salaire entre enseignant et directeur est en moyenne de 40%. Au-delà de la rémunération, la question de leur rôle et donc de leur statut se pose. Même chose pour les chefs d’établissement au collège et lycée. En France, leurs missions se résument à des questions de disciplines et de budget.

    Vous êtes en train de dire qu’il faudrait laisser plus d’autonomie aux établissements, une idée que défend le ministre Blanquer ?

    Il faut être prudent avec ce mot « autonomie » qui suscite toujours de vives réactions, surtout en France. Je pense qu’il serait intéressant de réfléchir au rôle des chefs d’établissement à l’égard des équipes. Il y a une réflexion à engager. Sur ce sujet comme sur d’autres, l’idée n’est pas de reproduire à l’identique ce qui se fait ailleurs, mais d’avoir une idée précise des politiques qui sont menées et de la façon dont les pays réagissent à des difficultés semblables aux nôtres. Ces comparaisons permettent d’avoir des éléments de réponse sur les façons d’intervenir.
    Marie Piquemal

    Tableau de données chiffrées dans l’article même.

    #école #OCDE #éducation #