country:iran

  • MIT and Harvard reconsidering Saudi ties after Khashoggi murder | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/nov/13/saudi-arabia-mit-harvard-funding-mohammed-bin-salman-reconsidering-khas

    Last March, Saudi Arabia’s de facto ruler, Crown Prince Mohammed bin Salman, came to the United States with a mission: to boost his image as a moderniser, liberaliser and reformer at a time when he stood accused of war crimes in Yemen and had recently consolidated power by jailing rivals, critics, rights activists and even family members.
    Saudi Arabia says it is a beacon of light fighting ‘dark’ Iran
    Read more

    Over the course of his three-week trip he appeared alongside American giants of government, business and entertainment, inking lucrative business deals while letting the celebrity and reputation of people such as Michael Bloomberg, Bill Gates, Jeff Bezos and Dwayne Johnson rub off on him.

    #mit #boston #arabie_saoudite


  • 11 novembre : l’histoire se répète dans le monde arabe ?
    Par Abdelbari Atwan - Rai Al-Youm – Actuarabe - Lundi 12 novembre
    http://actuarabe.com/11-novembre-lhistoire-se-repete-dans-le-monde-arabe

    (...) Les Etats-Unis jouent le rôle que jouaient la Grande-Bretagne et la France

    Cent ans après, l’histoire se répète. Les Etats-Unis jouent le rôle que jouaient la Grande-Bretagne et la France. Ils préparent le terrain à une deuxième grande révolution arabe sous le nom d’OTAN arabe sunnite, afin de faire la guerre à l’Iran cette fois-ci, avec la participation d’Israël.

    Le Chérif Hussein Ben Ali a lancé sa grande révolution arabe depuis La Mecque et son successeur, ou plutôt son rival saoudien, le Roi Salman Ben Abdulaziz et peut-être son fils Mohammed Ben Salman, seront les chefs de ce mouvement « arabe sunnite » parrainé par les Etats-Unis et Israël, sous prétexte de lutte contre l’expansion iranienne menaçant la région. Il est paradoxal que la Jordanie fasse partie de ce nouvel OTAN arabe, qui sera peut-être annoncé en janvier au sommet des huit (six Etats du Golfe avec l’Egypte et la Jordanie) à Washington, si tout se passe comme l’ont prévu Benyamin Netanyahou et Jared Kushner, gendre du Président américain. En ce qui concerne la nouvelle déclaration Balfour, elle est incarnée par la « transaction du siècle », qui est un des piliers du plan américano-israélien que nous venons de mentionner.

    Nous sommes devant un leurre qui sera peut-être plus dangereux que le premier et nous impliquera dans une guerre dont nous, les Arabes, seront les premières victimes. Elle épuisera nos richesses, ou ce qu’il en reste, et se terminera par la destruction de nos villes et villages, sans oublier nos puits de pétrole. Il y a tout de même une différence de taille : Israël, qui appelle à la guerre, n’en sortira pas indemne et sera d’une manière ou d’une autre victime des destructions comme les pays de « l’OTAN arabe ». (...)


  • Les échanges israélo-marocains ? Un secret de Polichinelle qui se répand
    Middle East Eye - Sebastian Shehadi - Dernière mise à jour : 08 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/les-changes-isra-lo-marocains-un-secret-de-polichinelle-qui-se-r-pand

    Les échanges israélo-marocains « secrets » le sont de moins en moins, en dépit du fait que le Maroc n’a aucune relation officielle avec Israël et que, dans le pays, une opposition politique se développe contre le renforcement des liens avec Israël.

    Les récentes divergences statistiques constituent un bon début. Bien que les données officielles des échanges commerciaux du Maroc n’aient jamais mentionné Israël, les archives israéliennes font état de 37 millions de dollars d’échanges avec le Maroc en 2017, selon les données publiées par le Bureau central israélien des statistiques cette année.

    Cela signifie que, sur les 22 partenaires commerciaux africains d’Israël, le Maroc figure parmi les quatre premiers pays en termes d’importations, et au neuvième rang des exportations, selon le Bureau central des statistiques. Cependant, avec 149 millions de dollars d’échanges commerciaux entre 2014 et 2017, ce partenariat n’est pas nouveau.

    Le premier investissement étranger déclaré d’Israël dans le monde arabe est plus inhabituel : le géant israélien de la technologie agricole Netafim a créé une filiale pour 2,9 millions de dollars au Maroc l’année dernière, créant ainsi dix-sept emplois, selon fDi Markets, un service de données du Financial Times qui surveille les investissements de création transfrontaliers dans le monde entier depuis 2003. L’investissement de création désigne une entreprise établissant ses opérations dans un pays étranger à partir de zéro.

    Cette évolution pourrait s’inscrire dans les tendances régionales plus larges. Les relations israélo-arabes s’améliorent, d’une part en raison de l’alliance de plus en plus forte contre l’Iran. La récente visite à Oman de Benyamin Nentanyaou, le Premier ministre israélien, illustre parfaitement ce réchauffement. (...)

    #IsraelMaroc


  • 45 | 2018 juillet 2018/septembre 2018`

    http://journals.openedition.org/echogeo/15326

    A noter dans cette livraison sur l’#iran l’article très intéressant « Représenter l’espace par la carte dans les manuels scolaires en Iran (1973-2012) » d’Alice Bombardier

    À travers un corpus de huit manuels de géographie et persan, publiés en Iran avant ou après la Révolution islamique et supports de l’école primaire ou secondaire, cet article analyse la place de la carte du point de vue graphique, sémiologique et discursif. Des scénarios cartographiques originaux sont mis en lumière. La situation de la carte dans le système d’images mais aussi son rôle dans l’« iconicisation » du territoire national et dans la représentation du monde sont présentés. Cette exploration des procédés de la cartographie scolaire en Iran permet de mettre en exergue la contribution de la géographie à la fabrique du territoire et de l’identité nationale dans une société multi-ethnique et multi-linguistique.

    –----
    Sommaire :

    Amin Moghadam, Mina Saïdi-Sharouz et Serge Weber
    Déclinaisons géographiques du changement social en Iran [Texte intégral]
    Introduction
    Alice Bombardier
    Représenter l’espace par la carte dans les manuels scolaires en Iran (1973-2012) [Texte intégral]
    Mina Saïdi-Sharouz
    Le rôle des séries télévisées turques dans la circulation des modèles urbains et des modes d’habiter en Iran [Texte intégral]
    Ronan des Vallières
    Pourquoi tant de malls à Téhéran ? [Texte intégral]
    Éléments d’économie politique des centres commerciaux en République islamique (1987-2017)
    Amir Amiri
    Dynamiques migratoires des espaces ruraux en Iran : une étude de cas [Texte intégral]


  • Opinion | Iran & Saudi Arabia, Thelma & Louise - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/11/06/opinion/iran-saudi-arabia-thelma-louise.html

    Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît... Après avoir chanté les louanges de MBS (Mohamed Bone Saw), Friedman vous analyse la politique extérieure iranienne !

    And how did that work out?

    Iran denuclearized, but the Revolutionary Guards used the release of pressure and fresh cash and investments from the West to further project their power into the Sunni Arab world, consolidating the grip of Iran’s proxies over four Arab capitals: Baghdad, Damascus, Sana and Beirut.

    Worse, Iran and its Lebanese Shiite mercenary army, Hezbollah, joined with Syria’s pro-Shiite regime in suppressing any chance of power-sharing with Syrian rebels and helped that regime ethnically cleanse Sunnis from key districts in Syria. Iran and its mercenaries also winked at Syria’s genocidal use of poison gas and barrel bombs, which contributed mightily to the death toll from the Syrian civil war of some 500,000 people, with 11 million people displaced.

    Iran’s imperial overstretch was halted only by the Israeli Air Force dealing a heavy blow to Iranian units in Syria when Iran sent missiles there to attack Israel.

    I thought the Iran deal was a bet worth making. No regrets. It did curb Iran’s nuclear program — a big deal — but it did nothing to moderate Iran’s regional behavior, which was never part of the pact. Indeed, it may have been the price of it, as Iran’s supreme leader seemed to compensate for making the deal with the “American devil” by allowing the Revolutionary Guards a freer hand to project their power.

    #friedman #nyt #iran


  • Walid Pharès, le John Bolton’s boy par excellence ou les dérives mortifères de l’irrédentisme maronite – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/07/walid-phares-le-john-boltons-boy-par-excellence-ou-les-deriv

    Une grande honorabilité bardée d’expertise. Des postes prestigieux dans la haute administration américaine républicaine : La vitrine d’exposition est parfaite, mais sous le vernis de la respectabilité, une façade lézardée, un personnage gangréné.

    Contrairement à ce que suggère son nom patronymique en arabe, Walid Pharès n’est pas le fils d’un preux chevalier, mais plutôt le parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme. Libanais d’origine, naturalisé américain, il est en fait « UN ISRAELIEN d’ORIGINE LIBANAISE », comme l’a très justement qualifié le quotidien libanais « Al Akhbar ».

    « La propulsion de Walid Pharès au poste de conseiller du président Donald Trump ne constitue pas, loin s’en faut, une reconnaissance du savoir faire libanais encore moins un succès diplomatique pour le Liban, mais plutôt une percée majeure de la stratégie israélienne par la promotion d’un des affidés libanais de l’État Hébreu dans le cercle décisionnaire du pouvoir à Washington.(…) Preuve est faite qu’il est plus aisé pour les Forces Libanaises (milices chrétienens) de décrocher un poste regalien à Washington qu’à Beyrouth », poursuit Al Akhbar dont le portrait de l’ancien milicien se trouve sur ce lien pour le lectorat arabophone.

    http://www.al-akhbar.com/node/268049

    UN ISOLATIONNISTE VINDICATIF
    La biographie en langue française de cet isolationniste vindicatif est lisse.
    Sa biographie en langue anglaise, éditée par le site Mother Jones, est infiniment plus caustique et toxique.
    Sur ce lien : http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

    Natif de la localité de Ghouma, district de Batroun, dans le Nord Liban, en 1957, Walid Pharès a effectué une scolarité éclectique à l’Université Saint Joseph des Pères Jésuites et à l’Université Libanaise à Beyrouth, avant de décrocher, en 1981, à 24 ans un Master en Droit International à l’Université Jean Moulin LYON III, une structure où a longtemps professé une figure de proue de l’extrême droite française Bruno Gollnisch, passé à la postérité pour avoir matraqué des journalistes avec son parapluie.

    Précoce, il publie à 22 ans, en 1979, son premier ouvrage « At Taadoudiya Fi Loubnane », « le pluralisme au Liban ». Edité par l’Université du Saint Esprit de Kaslick, le fief du militantisme des moines maronites lors la guerre civile libanaise sous le magistère du Père Charbel Kassis, ce livre paru quatre ans après le déclenchement de la guerre civile, reprend en les popularisant les thèmes des milices chrétiennes sur la spécificité chrétienne, particulièrement maronite, dans le Monde arabe.

    Considérant qu’il existe au Liban deux cultures distinctes, la culture chrétienne par essence démocratique et la culture islamo-arabe qui l’est moins ou pas du tout, l’idéologue en herbe reprend à son compte en l’amplifiant le thème « du choc des civilisations », théorisé par l’universitaire américain Samuel Huttington. Il préconise en conséquence la ségrégation entre groupes libanais et prône le développement séparé, s’inspirant de thèses de la « white supremacy », si courantes dans certains milieux du Sud des États-Unis.

    LE CORPUS IDÉOLOGIQUE DE CE SOLDAT DE LA GUERRE FROIDE
    En 1981, l’année qui précède l’invasion israélienne du Liban, il fonde une publication « La voix de l’Orient » pour poulariser ses idées et adhère au « Comité des Chrétiens du Moyen Orient » (MECHRIC), et trois ans plus tard, à l’ Union Sociale Démocratique Chrétienne (USDC). Une démarche destinée à se doter, via ce gropuscule, d’ un vernis social démocrate chrétien, afin d’atténuer quelque peu les aspérités de son personnage belliqueux animé de surcroît d’une volonté de croisade.

    Prolixe, il récidive en 1981 en publiant Hiwar Dimucrati (Le dialogue démocratique), dans une maison d’édition libanaise Dar Al Mashreq Press, conviant ses compatriotes de confession musulmane au dialogue. Une proposition de pure forme, destinée à la galerie en vue de bonifier l’image des milices chrétiennes, discréditées par leurs massacres successifs. Son idole, Bachir Gemayel dont il fut un proche collaborateur, ayant décrété qu’il existait « un peuple de trop » au Moyen orient, en pointant du doigt les Palestiniens, avait initié la première guerre d’épuration ethnique de l’époque contemporaine en ordonnant les massacres de la Quarantaine, janvier 1976, Tall El Zatar, en juillet 1976, enfin Sabra Chatila, septembre 1982 que son assassinat suscita par réflexe pavlovien.

    Sous l’effet du matraquage idéologique, ses frères d’armes miliciens chrétiens ignoreront d’ailleurs allégrement, l’année suivante, cette invitaiton au dialogue envers les musulmans, s’en donnant à cœur joie, au mépris de la tradition chrétienne de commisération, aux massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra Chatila, dans la banlieue est de Beyrouth, en 1982, sous la supervision israélienne.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    http://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    Celui qui avait gouverné par l’épée périra par l’épée, dynamité dans son fief d’Achrafieh, le secteur chrétien de Beyrouth Est, à la veille de son entrée en fonction. Farouchement islamophobe et araphobe, épris d’Occident, son idéologie xénophobe et populiste irriguera naturellement la pensée de ses disciples qui en seront les apôtres sur la scène internationale :

    « Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique », lancera-t-il à ses subordonnés à peine élu président.

    Sur la pensée de Bachir Gemayel et ses méfaits :
    http://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    http://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2

    Walid Pharès appliquera à la lettre ses enseignements. C’est ainsi qu’en 1986, l’année où le Liban vivait une spirale infernale de prise d’otages occidentaux, le graphomane publie, dans le droit fil de la pensée de son idole, un opus révélant l’objet de sa fixation. Non son oeuvre majeure mais le sujet de sa vindicte publique : Al Thawra al Islamiya al Khumaynia (La Révolution de Khomeiny – Dar Al Machreq Press).

    Pour ce milicien chrétien, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny avait eu le triple tort d’évincer le Chah d’Iran, gendarme du Golfe pour le compte de l’OTAN, grand bailleur de fonds des formations paramilitaires chrétiennes libanaises, et surtout grand allié d’Israël, parrain de ses camarades de combat.

    Thème gratifiant s’il en est en ce qu’il diabolisait la République Islamique d’Iran et exonérait de leurs turpitudes les pays occidentaux : la France de son satut de « co belligérant de l’Irak » contre l’Iran (1979-1989) et le double jeu américain à l’égard des deux belligérants, illustré par le scandale de l’Irangate et les promesses d’assistance faites simultanément à Saddam Hussein par Donald Rumsefd en personne, à l’époque secrétaire général de la Mlaison Blanche, sous la présidence Ronald Reagan et futur ministre de la défense sous présidence George Bush jr, artisan de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

    Putchiste dans l’âme, nulllement légaliste, il trempera dans la conjuration visant à évincer de la présidence des Forces Libanaises, les deux successeurs de Bachir Gemayel : son Frère et successeur Amine ainsi que son ancien lieutement Elie Hobeika. Il en sera gratifié en retour d’un siège au commandement de la formation milicienne sous la présidence de Samir Geagea.

    Inconsolable de la perte de Bachir Gemayel, il quitte les milices chrétiennes en 1989 pour rallier le général Michel Aoun lors de la guerre fratricide inter chrétienne. Il demeurera fidèle jusqu’à la chute du chef du gouvernement intérimaire libanais, le 13 octobre 1990. Placé sur une liste des opposants les plus recherchés du Liban, il s’exile en même temps que son deuxième mentor. Il fuit le Liban, via Israël et s’établit aux États-Unis, obtenant sans retard la nationalité américaine.

    Des mésaventures des milices chrétiennes libanaises, il en tirera deux ouvrages relatant les avatars de la guerre inter-factionnelle inter-chrétienne libanaise : « Lebanese Christian Nationalism : The rise and fall of an ethnic resistance (L. Rienner Published 1995) et « The Nationalist claim and the Lebanese Christian resistance : an ethnic case study ».

    À l’heure de la mondialisation, ce chrétien issu d’une société libanaise pluriconfessionnelle prônera, non le brassage culturel et le métissage humain, mais la ségrégation, la séparation, la grande muraille de démarcation, à l’exemple du Mur d’Apartheid dressé par ses amis israéliens en Cisjordanie. Le ghetto en somme.

    Mais, faille capitale de son argumentaire, ce fervent admirateur de l’Occident occultera le fait majeur de l’histoire contemporaine, le fait que ses idoles, -l’Amérique suprématiste et puritaine et l’Europe chrétienne,- auront été les principaux fossoyeurs de la cause des chrétiens arabes, maronites ou non : De la création d’Israël, en 1948, provoquant l’exode des Palestiniens chrétiens vers la Californie, à l’expédition franco anglo israélienne contre l’Egypte, en 1956, entraînant l’exode des chrétiens égyptiens vers l’Europe et l’Amérique du Nord, à la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’invasion américaine de l’Irak, à la guerre de Syrie, 2011, vidant quasiment le Moyen Orient de sa population chrétienne.

    Pour aller plus loin sur ce thème :
    https://www.renenaba.com/france-vatican-les-deux-francois-et-la-chretiente-d-orient

    LE PARCOURS AMÉRICAIN
    Mariée à une américaine, il atterit en Floride, le fief des anticastristes cubains, où il enseignera à l’Université Atlantique de Floride (1993-2004), qu’il quittera au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour présider the « Global Policy Institute ».
    Collaborateur du « Centre Ariel de Recherches Politiques » de Jerusalem, il se livrera, en tandem avec le lobby juif américain, à un actif lobbying anti syrien en vue de faire adopter par le Congrès américain la « Syrian Accountability Act » et de criminaliser le Hezbollah libanais, via une disposition législative similaire le « Hezbollah accountabilty Act ». Via son réseau israélien, il fait parvenir aux dirigeants israéliens un vade mecum pour une nouvelle gouvernance du sud Liban à la suite de la déconfiture de leurs supplétifs libanais dans la zone frontalière libano-israélienne ; une zone à forte majorité chiite, qui deviendra par la suite le fief du Hezbollah.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

    Taiseux pendant pendant les cinq premières années de l’occupation américaine de l’Irak, alors que l’armée américaine était en butte à la guerilla anti américaine tant djihadiste que baasiste, Walid Pharès retrouvera l’inspiration en 2007, -l’année qui a suivi la riposte balistique victorieuse du Hezbollah contre Israël de 2006-, pour commettre un ouvrage intitulé « The War of Ideas : Djihadisme against Democracy » (Palgrave Mac Millan).

    Mais, en bon soldat de la guerre froide, il s’attaquera aux combattants islamistes, les terroristes islamiques, ses semblables musulmans du temps où il était milicien chrétien, de surcroit « idiots utiles » de la stratégie atlantiste dans la fragmentation du Monde arabe. Amnésique, il s’abstiendra de dénoncer la connivence des pétromonarchies dans le financement du terrrorisme islamique, de même que la complaisance des États-Unis à l’égard de l’islamisme politique et de son instrumentalisation en Afghanistan et ailleurs dans une guerre de détournement du champ de bataille de la Palestine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :
    https://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Sa qualité de correspondant du Centre israélien Ariel renforce sa crédibilité dans les milieux néo conservateurs américains et le propulse au sein du cercle dirigeant du parti conservateur. Il sera ainsi tour à tour conseiller du candidat Mitt Romney pour les présidentielles américaines de 2008, puis conseiller du président Donald Trump pour le Moyen Orient et le terrorisme en 2016.
    À l’accession de Donald Trump à la présidence américaine, Walid Pharès, dévient Secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur le contre-terrorisme (TAG), une tribune destinée à asseoir son rôle prescripteur, dans un domaine de prédilection des Etats Unis, à détourner en fait l’attention de l’opinion internationale sur le rôle trouble des administrations successives américaines avec le terrorisme islamique.

    La promotion simultanée de l’ultra faucon John Bolton président de l’ultra conservateur « Gatestone Institute » au poste de conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche et de Mike Pompeo, l’homme des ténèbres de la CIA, à la tête du Département d’état, a placé Walid Pharès dans un état de lévitation comparable à celui qu’il a vécu à l’élection de son mentor Bachir à la présidence libanaise, avant son trépassement violent. En synchronisation avec Joseph Jibeily, le dirigeant du « Centre des Renseignements du Liban », une officine des Forces Libanaises de Samir Geagea basée à Washington, il mulitiplie ses actions de lobbying au sein du Congrès américain en vue d’obtenir l’exclusion du gouvernement libanais, le Hezbollah, pourtant grand vainqueur des élections législatives libanaises de Mai 2018, et disposant de surcroït, d’une majorité relative à la chambre des députés.

    La propulsion de John Bolton à l’épicentre du pouvoir américain a renforcé la capacité de nuisance de son correspondant libanais, Samir Geagea, dont le discours souverainniste masque en fait une servilité à l’égard des Saoudiens en substitution à sa soumission aux Israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), consacrant le chef des « Forces Libanaises », l’un des plus grands criminels de la guerre comme l’un des plus grands mercenaires du personnel politique libanais.

    Sur l’équipée des milices chrétiennes particulièrement Samir Geagea, ce lien :
    https://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    GATESTONE, JOHN BOLTON, ANNE ELIZABETH MOUTET, ET L’ÉMISSION 28 MINUTES SUR ARTE
    Présidée par le monarchiste iranien Amir Tahiri, ancien directeur du journal Keyhan sous le règne de la dynastie Pahlevi, dans la décennie 1970, la structure européenne de Gatestone est composée de Marc D’anna, aka Alexandre Del Valle, le théoricien du « patriotisme intégrateur », ainsi que de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux « dinstinguished senior fellow » de cette instance.

    La liste des auteurs de Gatestone sur ce lien :
    https://www.gatestoneinstitute.org/authors

    En dissonance toutefois avec Bernard Henry Lévy, Amir Tahéri, une fois n’est pas coutume, brisera net le délire fabulatoire du philo mondain sur les origines hitlériennes du terme Iran, lancée par le fer de lance médiatique du lobby pro israélien en Europe dans une campagne d’intoxication de l’opinion occidentale préludant à sa préparation à une intervention militaire de l’Otan contre la République Islamique d’Iran. Monarchiste revanchard, Amir Taheri ciblera dans son argumentaire de refutation les « Gardiens de la Révolution et le régime islamique, ces deux bêtes noires, mais non le fondement même de la démarche du théoricien du Botul.
    https://www.gatestoneinstitute.org/12333/hitler-reza-shah

    Intervenante régulière de la chaîne franco allemande ARTE dans l’émission d’Elizabeth Quinn « 28 Minutes », la chroniqueuse du Daily Telegraph justifiera le carnage israélien des Palestiniens de Gaza (57 morts et 2.400 blessés), -le jour du transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem, le 14 Mai 2018-, en reprenant textuellement les « éléments de langage » de la propagande israélienne.
    Cette séquence a plongé dans la stupeur les autres participants à l’émission par la virulence de sa défense de la politique israélienne, faisant volet en éclat l’apparente objectivité qu’elle s’evertuait à afficher pour la défense de la politique atlantiste.
    L’émission a été diffusée le vendredi 17 mai sur Arte en présence des deux présentatrices du programme Elizabeth Quin et Nadia Daam, ainsi que de l’historien Pascal Blanchard et Alexis Poutin, journaliste au Monde Moderne. Elle demeurera dans les mémoires comme un morceau d’anthologie de la duplicité professionnelle, lorsqu’elle se pare de la qualité journalistique pour propager des thèses d’un think tank néo conservateur, sous l’apparence de la neutralité.

    Sur ce lien, la séquence :
    https://sites.arte.tv/28minutes/fr/le-club-28-revisite-lactualite-de-la-semaine-28minutes-75

    LE JOURNALISME MILICIEN EN FRANCE
    La reconversion des journalistes miliciens dans l’expertise contre terroriste est une pratique courante. Une forme de recyclage dans la respectabilité, qui s’est développée tant aux Etats Unis qu’en France.
    Walid Pharès a ainsi fait son apparition dans les lucarnes françaises notamment sur France 24, sous la direction de Christine Ockrent, auditrice assidue du groupe de Bilderbeg, réputé pour son atlantisme.

    Sur ce lien le portrait de Christine Ockrent : https://www.renenaba.com/christine-ockrent-le-passe-droit-permanent

    Le journalisme milicien qu’il incarne si parfaitement a trouvé son illustration en France, sous couvert d’expertise anti terroriste, en la personne de deux libanais maronites habitués des plateaux français : Antoine Basbous, Directeur de « l’Observatoire des Pays arabes », auparavant ancien porte-parole des Forces Libanaises, l’organisation dirigée par Samir Geagea, un des plus grands criminels de la guerre libanaise et fossoyeur du leadership chrétien, et, Antoine Sfeir, Directeur des « Cahiers de l’Orient et des Pays arabes », auparavant cheville ouvrière sur le plan médiatique de la campagne pour l’élection à la présidence de la République Libanaise du chef milicien phalangiste Bachir Gemayel, en 1982, puis de son frère Amine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien : https://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

    Et pour le recyclage des membres de l’« État Profond américain » dans les médias américains, sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/des-anciens-de-letat-profond-sont-embauches-par-les-medias-grand-public/5623065

    Walid Pharès a vécu 33 ans au Liban de 1957 à 1990. Mais ses nuisances continuent à se faire encore sentir de nos jours contre sa patrie d’origine. Son retour au pays natal, il l’a accompli muni d’un passeport diplomatique américain. Doté d’une immunité et d’une impunité pour revisiter ses méfaits, comme étranger à ses forfaits comme étranger au pays qu’il a tant contribué à sinistrer.

    Le tropisme pro israélien des dirigeants maronites libanais, auquel il a grandement contribué, a conduit le président phalangiste Amine Gémayel à conclure un Traité de Paix entre le Liban et Israël, en 1983, mais la mise en œuvre de ce document a été entravée par un soulèvement de la population de Beyrouth, cas unique dans les annales diplomatiques internationales d’un traité mort-né, abrogé par la volonté populaire.

    Parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme, Walid Pharès appartient à la cohorte des soldats perdus d’une cause perdue, sécrétée par la guerre interfactionnelle libanaise ; À l’exemple du commandant Saad Haddad, l’officier félon libanais, garde frontière d’Israël au sein de l’Armée du Sud Liban (ASL), de son successeur, le général Antoine Lahad, dont la famille a eu l’outrecuidance de vouloir enterrer au Liban mais que la vox populi l’en dissuada ; Tous vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant « le complexe des exilés de Coblence », du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution.

    Autant de manifestations des pulsions mortifères de l’irredentisme maronite qui débouchèrent sur la relégation politique du leadership maronite, désormais réduit à un rôle d’appoint ou de nuisance, non à un rôle constructif de proposition, mais à un rôle destructeur d’obstruction, au terme de quinze ans de bruits et de fureurs, de dérives et de délires.

    EPILOGUE : LE SYNDROME MARONITE
    Cadeau empoisonné de la France, le confessionnalisme constitue une négation de la démocratie en ce que la citoyenneté libanaise est conditionnée et handicapée par la naissance.

    Mur de verre invisible et infranchissable, il contribue à ce titre à la nécrose de la vie poilitique libanaise. Sur un point nommé, dans des domaines précis, la naissance confère un primat à une communauté au détriment des autres communautés par le Fait du Prince, l’arbitraire du pouvoir colonial.

    Elle prédétermine les membres d’une communauté à des fonctions indépendamment de leur compétence. Elle conforte une communauté dans un sentiment de supériorité ou de frustration.

    Les exemples sont nombreux des dérives du confessionnalisme. Le leadership maronite a ainsi assumé, par une sorte de Hold up, la direction des combats du camp chrétien lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’exclusion des autres composantes de la chrétienté libanaise, quand bien même elles en subissaient les conséquences.

    Le primat conféré par la France à la communauté maronite dans l’exercice des responsabilités suprêmes au Liban aurait dû se vivre comme une délégation de pouvoir au bénéfice de l’ensemble des communautés chrétiennes du Monde arabe et non comme la marque d’une supériorité immanente d’une communauté spécifique au détriment des autres, en ce que les Maronites constituaient la plus importante minorité des minorités chrétiennes du Liban et non la communauté chrétienne majoritaire d’un Monde arabe, majoritairement musulman.

    Pour n’avoir pas observé cette règle non écrite de la prudence politique, elle en paiera le prix par le déclassement de ses prérogatives constitutionnelles, entraînant dans sa relégation les autres composantes chrétiennes innocentes de cet emballement.
    Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoin, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises.

    Par une sorte d’abus de position dominante conféré par la France en sa qualité de puissance mandataire sur le Liban et la Syrie, les Maronites ont procédé à une sorte de captation d’héritage se présentant comme les dépositaires des intérêts supérieurs de la chrétienté d’Orient, réduisant la chrétienté aux seuls intérêts de l’Eglise maronite, confondant en somme maronitisme et chrétienté, se vivant en maître incontesté du Liban.

    L’extravagante position de Camille Chamoun, président du Liban (1952-1958), se refusant seul contre l’ensemble arabe, à rompre ses relations diplomatiques avec la France, dans la foulée de l’expédition de Suez, alors que l’Egypte faisait l’objet d’une agression concertée entre la France, Israël et la Grande Bretagne (1956) et que l’Algérie ployait sous le joug des ratonnades coloniales, constituait déjà un indice prémonitoire de la psychorigidité maronite, de la cécité politique de ses dirigeants et de la serviabilité extrême dont témoignent des membres de cette communauté à l’égard des puissances occidentales particulièrement de la France et des États-Unis, se plaçant paradoxalement en situation de « dhimitude » par rapport à leurs protecteurs occidentaux, une servitude qu’il dénonçait du temps de l’époque ottomane. Le discours souverainiste des Libanais masque mal une logique de vassalité à l’ordre atlantiste.

    L’inculpation en juillet 2010 de plusieurs officiers supérieurs chrétiens de même que des cadres supérieurs exerçant des responsabilités sensibles à un poste stratégique de leur entreprise de communications pour « intelligence avec l’ennemi », au même titre que la formation d’une armée de supplétif sous commandement chrétien au service des israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ont alimenté la suspicion sur la loyauté des chrétiens arabes à leur environnement avec ses conséquences corrosives sur le sort des chrétiens dans le monde arabe.

    L’alliance du leadership maronite avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe, et les chefs de cette équipée suicidaire, Bachir Gemayel, président éphémère du Liban, et ses successeurs, Elie Hobeika et Samir Geagea, comme les plus sinistres personnages de l’histoire du Liban en termes de bilan pour la chrétienté, en ce qu’ils ont substitué la lutte pour la réalisation des droits nationaux des Palestiniens, par la recherche de l’éradication d’un peuple déjà spolié de sa patrie, les Palestiniens, en compensation des turpitudes occidentales à l’égard des Juifs européens.

    Les miliciens chrétiens ont intériorisé, ce faisant, la perversité de la logique occidentale dans un tragique dévoiement de la pensée, ne s’imaginant pas un seul instant que « le peuple de trop au Moyen orient », selon l’expression du chef phalangiste Bachir Gémayel, pourrait être un jour « le peuple chrétien arabe ».

    Pour aller plus loin sur les Maronites, ce lien :

    www.renenaba.com/france-liban-a-propos-des-maronites/

    ILLUSTRATION
    Walid Phares lecturing in front of a Lebanese Forces banner in 1986Photo courtesy of An-Nahar                                                                                                                                                           By René Naba , in Actualités Liban Moyen-Orient Portrait on 6 novembre 2018 .


  • DOCU AUTOCENSURÉ D’AL-JAZEERA SUR LE LOBBY PRO-ISRAÉLIEN : CE QU’IL RÉVÈLE VRAIMENT

    Arrêt sur images

    Le Qatar a fait taire sa télé emblématique pour éviter une catastrophe diplomatique. Arrêt sur Images a visionné deux épisodes de "The Lobby - USA", le documentaire interdit. On vous raconte.
    Une enquête filmée en caméra cachée, qui met au jour le poids et les pratiques des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis… C’est l’angle d’attaque de "The Lobby – USA", documentaire en quatre volets produit par la chaîne qatarie Al-Jazeera, qui promettait des révélations en cascade sur la stratégie d’influence du gouvernement Nethanyaou outre-Atlantique.

    Sauf que voilà, au début de l’année, après des mois d’expectative, le bras armé télévisé du Qatar a finalement décidé de remiser son film au placard. La raison ? En plein conflit larvé avec l’Arabie Saoudite, le petit émirat aurait préféré la jouer tactique. Soucieux de ne pas s’aliéner les puissants groupes de pressions israéliens, le Qatar a préféré geler la diffusion du reportage. Selon le site spécialisé sur le monde arabe, Orient XXI, Doha aurait accepté de déprogrammer le film "suite à un accord entre le gouvernement du Qatar et une partie du lobby pro-israélien qui a, en échange, accepté d’adopter une attitude neutre dans le conflit entre l’Arabie saoudite et le petit Emirat." Quelle histoire !

    "The Lobby - USA", une enquête sacrifiée sur l’autel des intérêts géostratégiques du Qatar… clap de fin pour un documentaire mort-né ? Non, car dès septembre, le Monde Diplomatique, sous la plume d’Alain Gresh, également directeur de publication du site Orient XXI, s’est procuré le film interdit, et en a divulgué les grandes lignes.

    Et voici que ce 2 novembre, Orient XXI, en partenariat avec le site pro-palestinien The Electronic Intifada (Etats-Unis) et le journal libanais Al-Akhbar ont rendu le documentaire public. Les deux premiers épisodes (sur quatre) ont pour l’instant été sous-titrés en français et mis en ligne par Orient XXI qui estime qu’"il y va du droit à l’information." Alors à quoi ressemble "The Lobby - USA" ? Que révèlent les premiers volets de l’enquête maintenue sous cloche par le Qatar ?

    INFILTRÉ

    "The Lobby - USA" se présente comme la suite d’un précédent documentaire de la chaîne déjà consacré aux lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni. Diffusé début 2017, ce premier opus avait, comme nous vous le racontions à l’époque, déclenché un début de crise diplomatique entre Israël et la Grande-Bretagne. En cause : une séquence en caméra cachée dans laquelle un diplomate israélien conspirait avec un haut fonctionnaire pour faire « tomber » un ministre britannique aux positions jugées trop pro-palestiniennes. Cette fois, avec "The Lobby - USA", Al Jazeera reprend les mêmes ficelles pour mettre au jour le poids des groupes de pression pro-israéliens aux Etats-Unis.

    Pour les besoins de l’enquête, la chaîne a réussi à intégrer l’un de ses reporters dans les rangs des organisations pro-Israël aux Etat-Unis. James Anthony Leinfeld, dit "Tony", a infiltré durant cinq mois The Israël Projet (TIP) ou encore l’American Israël Public Affairs Comittee (AIPAC, le plus puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis). De cocktails en congrès, de conventions en stages de formation pour militants pro-israéliens, Tony a recueilli en caméra cachée les confidences de plusieurs membres et cadres de ces organisations qui poussent les intérêts israéliens sur le sol américain. "C’est une campagne psychologique impliquant espionnage et calomnies", commente la voix off dans les premières minutes du documentaire.
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    LE TEASER DU DOCUMENTAIRE

    "The Lobby – USA" - version sous-titrée - Orient XXI

    LE GOUVERNEMENT ISRAELIEN FINANCERAIT LE COMBAT ANTI-BDS AUX USA

    L’enquête d’Al-Jazeera montre l’obsession du pouvoir israélien pour le mouvement pro-palestinien BDS et ses partisans aux Etats-Unis. Lancée en 2005 par des ONG palestiniennes, la campagne BDS (pour Boycott, désinvestissement et sanctions) a gagné les facs américaines en appelant au boycott et à diverses pressions économiques à l’encontre d’Israël aussi longtemps que l’occupation des territoires palestiniens se poursuivra. Sous couverture, le reporter d’Al-Jazeera assiste à la conférence annuelle de l’Israeli American Council (IAC), dont le rôle est de mettre en relation les Juifs américains avec Israël. En caméra cachée, il a filmé l’événement : "Cette année, combattre BDS était le sujet central", explique la voix off.

    "The Lobby – USA"

    Mais comment remporter cette guerre d’influence contre un mouvement non violent ? "En utilisant notamment des outils cyber et Internet", expose lors de cet événement Sagi Balasha, membre de l’IAC, qui explique comment son organisation a mis en place "une unité civile de renseignement qui collecte, analyse, et agit contre les militants du mouvements BDS" aux Etats-Unis. L’enquête d’Al-Jazeera suggère que ce travail de surveillance des militants du BDS se fait avec le concours et le soutien opérationnel du gouvernement israélien. Filmée par Al Jazeera lors de ce congrès de lobbyiste, la ministre israélienne des affaires stratégiques invitée ce jour-là explique à la tribune de l’IAC que son ministère est partenaire de cette opération de renseignement. Elle explique : "Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents." Une ministre d’un gouvernement étranger explique coordonner une campagne de surveillance sur le sol américain pour "cartographier" et "collecter du renseignement" sur les partisans du BDS. Une révélation d’importance.

    JULIA, L’ÉTUDIANTE-ESPIONNE QUI VEUT "CONTRÔLER LE RÉCIT"

    Sous couverture, Tony, le reporter d’Al-Jazeera, réussit à approcher une jeune Américaine qui lui en dit plus sur la façon dont le gouvernement israélien travaille avec ses relais diplomatiques aux Etats-Unis.
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    "IL S’AGIT PRINCIPALEMENT DE COLLECTE DE RENSEIGNEMENTS"

    Il s’agit de Julia Reifkind, alors employée à l’ambassade d’Israël à Washington, et membre de l’organisation pro-israélienne AIPAC. Filmée en caméra cachée dans un café de Washington, elle explique : "Personne ne sait ce qu’on fait. C’est essentiellement beaucoup de recherches, en surveillant les activités de BDS. Il s’agit principalement de collecte de renseignements que nous transmettons à Israël. C’est une grosse partie de mon travail. Renvoyer cela au ministère des affaires étrangères, et au ministère des affaires stratégiques."

    Al Jazeera nous explique qu’elle a dirigé un groupe pro-israélien affilié à l’AIPAC pendant qu’elle était à l’université de Davis, en Californie. Le documentaire ne dit pas si la jeune femme était déjà alors en poste à l’ambassade et si elle avait une double casquette d’agent diplomatique et de responsable étudiant. En revanche, le reportage s’attarde sur les facs américaines, et particulièrement sur celle de Davis en Californie, où des groupes de pression pro-israéliens tentent de discréditer le mouvement BDS et ses leaders étudiants.

    Face caméra, Julia Reifkind raconte comment, membre actif de l’AIPAC et leader étudiante pro-israélienne, elle a orchestré une campagne de dénigrement du BDS . Durant un débat, les étudiants pro-israéliens sont partis en signe de protestation, et ont mis en ligne des vidéos pour rendre publique leur protestation.
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    Le tout orchestré par l’AIPAC et Reifkind. "Notre volonté était de contrôler le récit", explique la jeune femme. Un activisme qui se double d’une stratégie de communication bien rôdée sur les réseaux sociaux. Reifkind raconte comment son groupe de pression a publié le jour-même des dizaines de tribunes, et inondé la presse de communiqués dénonçant le BDS, comme un "mouvement enraciné dans le mensonge et la haine". Elle raconte : "Quand les gens ouvraient leur Facebook, il ne voyaient pas les étudiants célébrant leur victoire mais il partageaient notre point de vue."

    L’AVOCAT QUI RACONTE LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES ÉLECTORALES AMÉRICAINES

    DE L’ART DE BIEN ORIENTER UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE

    Nouveau témoin filmé et enregistré à son insu, un "important avocat pro-israélien", David Ochs, compte inviter l’infiltré à une collecte de fonds. Dans un entretien téléphonique, il lui détaille le principe de ces collectes, pour lesquelles les donateurs pro-israéliens se réunissent au sein du "plus grand groupe de politique ad hoc, certainement le plus riche de Washington" D’après lui, le groupe soutient entre autre "Mark Lirk, sénateur de l’Illinois, Ted Deutch, de Floride, Barbara Comstock, députée de Virginie, Richard Burr de Caroline du Nord Kelly Ayotte [...] du comité des armements."
    David Ochs

    "TONY" A OBTENU LES CONFIDENCES DE DAVID OCHS

    Au téléphone, Ochs explique le déroulement des rencontres à Tony, sans que ce soit toujours très clair. Sauf ceci : "La seule manière de mettre la pression sur [les membres du congrès], c’est avec de l’argent". Pour cibler les candidats qu’ils feront bénéficier de leurs largesses, les membres du groupe de donateurs, qui semble piloté par l’AIPAC, “choisissent les candidats qui sont dans une course serrée”. On comprend qu’ils seront d’autant plus sensibles au “coup de pouce” de lobbys, et donc plus sensible à leur cause. Les donateurs viennent nombreux. Un militant anti-lobbys explique pourquoi à Al-Jazeera. "La limite de la contribution d’une personne à un candidat est de 2700 dollars."

    Donc, pour pouvoir amener beaucoup d’argent à un candidat sans enfreindre la loi, les particuliers se regroupent. "Ceci permet d’acheter le législateur", poursuit le militant. L’enjeu est aussi celui de la discrétion. En donnant en tant que particulier, et non en tant que groupe, “tout ce que nous verrons, sur les rapports financiers de campagne, ce sont les noms des particuliers qui ont contribué. Mais il n’y aura aucune trace, dans ces rapports, sur le fait qu’ils ont travaillé ensemble en tant que groupe”, conclut Holman. Quels sont les sujets sur lesquels les donateurs pilotés par l’Aipac souhaitent faire pression ? David Ochs répond crûment. “A New York (...) nous ne demandions rien sur ces putain de Palestiniens. Tu sais pourquoi ? Parce que c’est un petit problème, tout simplement. L’enjeu important, c’est l’Iran, nous voulons que tout soit concentré sur l’Iran.”

    INSINUATIONS AU PROGRAMME

    Ces pratiques semblent jouer avec la loi sans l’outrepasser vraiment. Mais l’avocat David Ochs sous-entend aussi que certains gros bienfaiteurs de la cause israélienne, pour dépasser la limite des 2700 dollars, transfèrent de l’argent à de plus petits donateurs pour qu’ils fassent des dons "à leur place". Une pratique "illégale" selon Holman, mais dont le documentaire peine à établir clairement la réalité, du moins dans les deux premiers épisodes.

    En septembre dans le Monde Diplo, le directeur d’Orient XXI, Alain Gresh, expliquait avoir eu accès au film "grâce à un ami résidant dans les pays du Golfe". Il ajoutait : "Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques." Des remous au sein de la chaîne ? C’est peu dire. En mars 2018, le chef de la cellule investigation d’Al-Jazeera, Clayton Swisher, avait pris la parole pour expliquer qu’il regrettait cette déprogrammation. Quelques jours plus tard, en signe de défiance, il prenait un congé sabbatique. A-t-il fait fuiter le documentaire ? Mystère. Dans tous les cas, Orient XXI annonce que les deux derniers des quatre épisodes de l’enquête seront sous-titrés en français et mis en ligne "dans les semaines à venir".

    –-
    *


  • WATCH | “There is a minefield sign and the migrants will go into this area because they know the police won’t be there”. Hans von der Brelie (@euronewsreport) is reporting from the Bosnia-Herzegovina border.

    https://twitter.com/euronews/status/1058409250043633671

    #Bonsie_Herzégovine #Bosnie #migrations #asile #réfugiés #mines_anti-personnel #frontières #Croatie

    Ici le reportage:
    On the ground at the Bosnian-Croatian border where migrant tensions are rising

    Tensions are rising on the Bosnian-Croatian border, where scores of migrants are demanding entry to the European Union, amid reports this week of fresh police clashes, plummeting temperatures and inadequate living conditions.

    Thousands of migrants and refugees fleeing wars and poverty in North Africa and Asia are sleeping rough near the border, which they hope to cross to gain access to the EU.

    Several people were injured on Wednesday in clashes with Croatian police, with migrants accusing officers of beating them and smashing their phones.

    Meanwhile, Doctors Without Borders warned that “as temperatures drop the situation becomes more difficult and tensions are rising.”

    Euronews correspondent Hans von der Brelie is at the scene. Take a look at his pictures and videos below to find out what is really happening on the ground:
    https://twitter.com/euronews/status/1058409250043633671
    Matiola and Nazir want to enter the European Union without visas. However, they can’t cross the well-protected Bosnian border with Croatia.

    They are stuck in the northwestern part of Bosnia and Herzegovina, in Bihac, sleeping rough — protected against rain by plastic sheets.

    Tensions are rising on the Bosnian-Croatian border, where scores of migrants are demanding entry to the European Union, amid reports this week of fresh police clashes, plummeting temperatures and inadequate living conditions.

    Thousands of migrants and refugees fleeing wars and poverty in North Africa and Asia are sleeping rough near the border, which they hope to cross to gain access to the EU.

    Several people were injured on Wednesday in clashes with Croatian police, with migrants accusing officers of beating them and smashing their phones.

    Meanwhile, Doctors Without Borders warned that “as temperatures drop the situation becomes more difficult and tensions are rising.”

    Euronews correspondent Hans von der Brelie is at the scene. Take a look at his pictures and videos below to find out what is really happening on the ground:

    Matiola and Nazir want to enter the European Union without visas. However, they can’t cross the well-protected Bosnian border with Croatia.

    They are stuck in the northwestern part of Bosnia and Herzegovina, in Bihac, sleeping rough — protected against rain by plastic sheets.

    A torn EU umbrella lays on top of destroyed tents and garbage in a public park of #Bihac.

    Hundreds of migrants had put their tents here, but they are no longer tolerated and the camp was dismantled.


    Migrants rebuild a shelter in Bihac park.

    These friends from the Kurdish part of Iraq have stayed together throughout the difficult journey. They dream of building a future in Germany or France.

    This is 24-year-old Muhamed Suliman. He worked as a taxi driver in Dubai before heading towards Europe. It was "too hot to stay there. Not enough pay. Too many fines,” he said.

    Suliman said his dream is to reach Italy, but there is no way to cross into Croatia.

    “I will try again. Again and again,” he said.

    Wearing plastic sandals, he said Croatian police took his shoes.


    The remains of a dismantled tent camp in Bihac park.

    Kurdish Iraqi migrants discuss their broken smartphone. “The Croatian police smashed it,” they said.

    Ageed, Muhemed, Jalal, Karwan, Lawin, Ahmad, Tahiro are from Iraq. They speak Kurdish.

    They have been staying for many weeks in the public park of Bihac, the starting point to cross illegally over the external EU border.

    They have tried several times to enter Croatia but were always caught by border guards.

    Muhamed claims he was surrounded by seven Croatian policemen and beaten up.

    This is a former students dormitory building in Bihac park, where almost 1,000 migrants and refugees sleep rough. They mainly come from Afghanistan, Pakistan, Northern Africa, Bangladesh, Iran and Iraq.

    People cook on an open fire in front of a former students’ dormitory in Bihac.

    The migrants from Pakistan are aiming to cross the nearby external EU border illegally into Croatia and travel further towards Italy, Germany, France and Spain.

    This official tries to detect migrants crossing into Croatia illegally every day and night.

    Ivana and Josip are two of 6,300 police officers controlling the Croatian border with Bosnia and Herzegovina.

    As it prepares to join the EU’s Schengen zone soon, Croatia has invested heavily in human resources.

    “We have really a lot of colleagues around here at the external border of the EU”, Ivana and Josip told Euronews.

    This is just one out of many watchtowers and observation posts on the Croatian side of the external EU border with Bosnia and Herzegovina.

    “No need to build a border fence here,” says Damir Butina, head of the border police unit in Cetingrad.

    This is the famous “#green_border” between Croatia and Bosnia and Herzegovina. The tiny creek marks the exact borderline.

    The left side of the picture is Croatia, the right is Bosnia and Herzegovina.

    Dozens of migrants try to cross the border every day and every night. While there is no fence, there is hidden high tech surveillance all around. You move — and you will be detected.

    https://www.euronews.com/2018/11/02/on-the-ground-at-the-bosnian-croatian-border-where-migrant-tensions-are-ri
    #frontière_verte #militarisation_des_frontières


  • HÉLÈNE VEILLEUX « LA DENT DE L’OEIL »
    https://laspirale.org/photo-586-helene-veilleux-la-dent-de-l-oeil.html

    Comme une plongée dans une zone interdite. De lointaines silhouettes de titans qui continuent de hanter nos inconscients, fantômes d’une guerre froide et d’un monde en apparence engloutis. Géorgie, Ukraine, Japon, Iran, Russie, Kirghizistan, Chine, Abkhazie ou encore Corée du Nord. Les photographies de #Hélène_Veilleux empruntent des routes méconnues afin de mieux dynamiter les murailles de nos certitudes.

    Basée à Lyon, lorsqu’elle ne parcourt pas le monde, Hélène avoue une affection particulière pour les architectures totalitaires, dont le #brutalisme des anciennes républiques soviétiques. Vous pouvez retrouver son travail sur La dent de l’oeil, en parallèle de la veille technologique qu’elle opère sur I Screw Robots et des Brutal Tours qu’elle contribue à organiser en Géorgie.

    #photographie #laspirale


  • The CIA’s communications suffered a catastrophic compromise
    https://www.yahoo.com/tech/cias-communications-suffered-catastrophic-compromise-started-iran-090018710.h

    #Espionnage et #cybersécurité : des dizaines d’agents de la #CIA arrêtés ou exécutés... sur simple clic #Google !
    https://information.tv5monde.com/info/espionnage-et-cybersecurite-des-dizaines-d-agents-de-la-cia-ar

    Au moins 30 agents « neutralisés », des dizaines d’autres démasqués. La CIA a payé un lourd tribut au renseignement entre 2009 et 2013. L’Agence américaine possédait des serveurs de communication « cachés » sur #Internet. Les services iraniens et chinois avaient trouvé la « formule magique » pour récupérer leurs adresses. Explications

    #Etats-Unis #Iran #Chine


  • Sanctions contre l’Iran : les États-Unis redoutent une hausse du prix du pétrole
    https://www.crashdebug.fr/international/15239-sanctions-contre-l-iran-les-etats-unis-redoutent-une-hausse-du-prix

    "L’Inde a expliqué aux Etats-Unis qu’elle ne pouvait pas arrêter ses importations avant mars, alors qu’elle fait

    face à une crise monétaire grave" qui pèse sur le pouvoir d’achat, a commenté Joel Hancock, analyste chez

    Natixis. Le pétrole iranien est bon marché et adapté aux raffineries indiennes. (Crédits : Reuters)

    Après avoir adopté un ton dur à l’égard de Téhéran, Washington a assoupli sa position sur les sanctions, en accordant des exemptions à 8 pays, dont l’Inde et la Turquie, qui pourront continuer à acheter du brut iranien, principale ressource de revenus de l’Iran.

    Avec ses sanctions contre les importateurs de pétrole iranien, Washington pourrait faire basculer un marché à l’équilibre précaire et provoquer une flambée des prix du brut, le tout (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Effondrement ? – Régis Chamagne
    https://www.regischamagne.fr/effondrement

    Le changement de paradigme géopolitique s’accélère. Les indicateurs, dans le domaine de la défense notamment, sont très clairs : nous assistons en direct à l’effondrement de la puissance militaire américaine. Le reste va suivre.

    Sourire :

    Du reste, la tendance actuelle des USA à lancer des menaces de sanctions économiques tous azimuts – Chine, Inde, Iran, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Turquie, etc. -, pour des prétextes divers, est le signe évident d’un pays qui perd le contrôle. Il s’agit d’un aveu de faiblesse. Il faut être idiot ou soumis pour s’imaginer que ces menaces sont crédibles.


  • UAE. The Other Murderous Gulf - Carnegie Endowment for International Peace

    https://carnegieendowment.org/2018/10/30/other-murderous-gulf-pub-77606

    Since the murder of Jamal Khashoggi by a Saudi hit squad in early October, Mohammed bin Zayed, the crown prince of Abu Dhabi and patron of Saudi Arabia’s own crown prince Mohammed bin Salman (MbS), has resembled the cat that swallowed the canary. The disastrous regional adventurism and ruthless despotism of his protégé has averted Washington’s gaze from the UAE’s own responsibility for the carnage that is roiling the region. But the UAE should not be given a get out jail free card. If the White House refuses to hold the Emirates accountable for undermining U.S. interests, Congress should use its constitutional power to step into the leadership void.

    Richard Sokolsky

    Richard Sokolsky is a nonresident senior fellow in Carnegie’s Russia and Eurasia Program. His work focuses on U.S. policy toward Russia in the wake of the Ukraine crisis.
    Throughout Yemen’s three-and-a-half-year civil war, the Emiratis have been as brutal and reckless as the Saudis. While Saudi aircraft slaughter innocent civilians at wedding halls, funerals, homes, markets, schools, and ports, UAE boots on the ground have also contributed to the humanitarian disaster. The UAE-led military offensive in and around the port city of Hodeidah has been a catastrophe: over 400,000 Yemenis have been displaced since June and the fighting has considerably worsened the country’s already alarming food crisis and famine. Human rights organizations have reported on secret UAE-administered detention facilities where torture, beatings, electric shocks, and killings have occurred. The UAE royal family has paid retired U.S. Special Forces soldiers to track down and assassinate Yemeni political figures that it believes are in league with the wider Muslim Brotherhood movement. In Aden, the UAE has organized, supplied, and paid militias to foment fractious proxy violence. Yemenis who once saw the Emirati intervention as an heroic act to defend their nation’s sovereignty from a ruthless Iran-supported militia are now depicting it as an occupation, if not colonization.

    The UAE is part of the coalition of “Saudi-led” Arab countries (along with Bahrain and Egypt) that imposed a blockade against Qatar in May 2017. These nations were attempting to, among other things, end Qatar’s “terrorism,” cut its ties to Iran, get it to stop meddling in the internal affairs of other countries, and force it to pursue a less independent foreign policy. The UAE has taken an even more hardline stance against the Qataris than the Saudis, in part because it is more fanatical than Riyadh about eradicating any trace of Muslim Brotherhood influence in Qatar and the region more broadly. The boycott, which has divided America’s partners in the Gulf Cooperation Council, has been a disaster for both the UAE and Saudi Arabia, affording both Iran and Turkey opportunities to expand their influence in Doha. Nor has it worked out well for Washington, which hoped to forge a united Gulf front to contain Iranian influence. But for the UAE, the Saudis have been a useful surrogate for outsized regional ambitions; the Emiratis’ relationship with the Kingdom has allowed them to punch well above their weight. That’s not a good thing.


  • Le prix du carburant, facture salée de l’étalement urbain | Olivier Razemon
    http://transports.blog.lemonde.fr/2018/11/03/prix-carburant-facture-etalement-urbain

    Passons sur l’absurdité qui consiste à organiser un blocage routier, en brûlant du pétrole pour protester… contre l’augmentation du prix du carburant qu’on est en train de brûler. Le prix de l’essence est devenu, pour chaque personne concernée, un indicateur ressenti du coût de la vie, et sa contestation un marqueur social. Un peu comme prix du blé autrefois, rapporte le directeur du département opinion de l’Ifop. Source : L’interconnexion n’est plus assurée

    • Ensuite parce que l’augmentation du carburant, contrairement aux idées reçues, est davantage la conséquence de la hausse du baril de pétrole que des taxes supplémentaires ponctionnées sur le litre d’essence.

      Heu ... J’ai vérifié. Ça marche pas ...

    • Pourtant c’est corroboré ailleurs :
      https://www.la-croix.com/Economie/Le-carburant-flambe-grogne-aussi-2018-10-30-1200979720

      Entamée depuis plusieurs années, cette envolée de la fiscalité n’a pas toujours autant fait réagir. Car elle était souvent dissoute dans l’évolution favorable des cours du pétrole. Ce n’est plus le cas. Sur les marchés mondiaux, secoués par les tensions internationales, de l’Iran au Venezuela, le pétrole flambe.

      « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », assure Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Les derniers mois ont été effectivement marqués par des variations brusques des cours. Le baril qui valait moins de 30 dollars début 2016 était autour de 50 dollars début 2018. Il coûte désormais autour de 80 dollars et la hausse récente du dollar face à l’euro accentue ce renchérissement.

      Cette variation explique largement la récente flambée des prix à la pompe.

      https://mobile.francetvinfo.fr/economie/automobile/diesel/carburant-comment-expliquer-la-hausse-des-prix_3015347.amp

      « Or, les taxes représentent plus de la moitié, 60% en moyenne, du prix que vous payez à la pompe. La moindre augmentation pèse donc lourd », poursuit Hervé Godechot, qui estime cependant que le facteur principal de la hausse des prix à la pompe « c’est bel et bien la flambée des cours mondiaux du pétrole ». Et le journaliste de préciser : « En un an, le prix du baril a explosé de presque 15%. »

      https://www.liberation.fr/france/2018/11/02/prix-de-l-essence-la-faute-au-petrole_1689619

      Si on met en rapport cette hausse avec la progression du prix depuis un an, on arrive à ce résultat : le litre de gazole est environ 29 centimes plus cher. Sur ce total, l’augmentation de la TICPE représente 7,6 centimes. Soit un gros quart (26 %). Concernant le sans plomb, la hausse annuelle a été de 21,3 centimes. Sur ce total, 3,9 centimes sont dus à la hausse de la TICPE. Soit un peu moins de 20 %. Il est donc exact de dire que, sur un an, l’augmentation des taxes n’a été qu’un facteur secondaire de la flambée des prix à la pompe. La principale raison de l’augmentation tient à l’accroissement du prix du carburant hors taxe, elle-même liée à la hausse du prix du pétrole.

      Sinon, quelque chose qui n’est pas évoqué dans le papier :
      https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-188292-opinion-actions-contre-le-prix-des-carburants-il-faut-cesser-

      Si l’essence augmente, il ne faut pas oublier qu’à niveau de salaire en euros équivalent, avec une heure de travail au SMIC en 2018 on peut s’acheter plus de litres d’essence qu’en 1980.
      Par exemple : en 1980, le SMIC horaire était de 14,76 francs, soit 2,25 euros, le prix moyen de l’essence étant de 4,17 francs, soit 0,63 euro, avec une heure de travail on pouvait s’acheter un peu plus de 3 litres d’essence (3,4 L). En octobre 2018 le taux horaire du SMIC est de 9,88 euros le prix moyen d’un litre d’essence est de 1,539 euro. Autrement dit actuellement avec une heure de travail on peut acheter un peu plus de 6 litres d’essence (6,4 L).

    • Il y a le froid ressenti. N’y aurait il pas les dépenses ressenties ?

      Augmentation des dépenses incompressibles, nouveau mode de vie (smartphone, liaison internet, achat de plats préparés, frais de toutes sortes, dont les frais bancaires).
      Des veaux (leurs bagnoles) de plus en plus gros, et de marque, de préférence germanique.

      Il y a aussi les augmentations des prix depuis le passage à l’euro.
      Quand je converti le prix d’un article en francs, je suis halluciné. Faites le par exemple pour un sandwich en ville.

      Les salaires, des petit.e.s bourgeois.e.s qui se croient grand.e.s bourgeois.e.s n’ont pas suivi.

      Leur pouvoir d’achat a diminué sans qu’ils s’en aperçoivent, puisqu’on leur dit pas à la télé.
      Ils s’en aperçoivent à la station service, en faisant le calcul de ce qu’il reste sur le compte en banque.

      Bon, c’est pas pour cela qu’ils/elles vont couper leur moteur à l’arrêt, ou ne pas faire 30 minutes de bagnole pour profiter d’une réduction de 2 euros à l’hyper marché.

    • Il faut dire aussi, que l’opinion publique, c’est un investissement. Exemple, à cet instant, quelques titres sur le site du figaro.

      Les propriétaires des merdias se doivent de montrer leur capacité de nuisance à emmanuel macron, et par ailleurs cela permet de ne pas parler des vrais sujets qui fâcheraient : fermeture ses hôpitaux, destruction de la Sécurité Sociale, de la SNCF, bradage du patrimoine public ce bien commun, au profit des plus riches, rôle destructeur de l’union européenne, de la monnaie qui tue : l’euro, des banques, de l’environnement, du harcelement meurtrier au travail. . . .

      Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Siphonnages, agressions : la hausse du prix des carburants aiguise l’appétit des délinquants

      Édouard Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Première mobilisation contre la hausse du prix des carburants

      Les Français opposés à la hausse des taxes sur les carburants

      L’exécutif cherche des réponses à la colère des automobilistes

    • Il est nécessaire de réduire la consommation de pétrole, et si il n’y a qu’avec l’augmentation du prix de l’essence, pourquoi pas. Ras-le-bol des bagnoles !
      Le hic, c’est justement, quels autres moyens de transports pour les péquenots, les pas riches, et tous ceux qui doivent se déplacer sur l’ensemble du territoire ?
      Il faudrait peut-être se questionner sur le fait qu’à partir du moment où le ministère de l’intérieur s’est approprié l’aménagement du territoire (sous Pasqua) l’ensemble des déplacements a été pensé pour être contrôlé, sinon pourquoi donner les routes à l’armée ? Est-ce également cela qui les a rendu plus difficile à effectuer avec peu d’argent, les paranos de la révolution bolchevique nous dirigent encore.
      #contrôle_social

    • Un communiqué de Nantes Révoltée sur sa page FB :

      QUE FAIRE LE 17 NOVEMBRE ?

      Début octobre, une jeune femme, Priscilla, lance une pétition contre l’augmentation du prix de l’essence, partant d’un constat simple : « toutes les personnes qui vivent en banlieue ou dans des zones rurales et qui prennent leur voiture tous les jours n’en peuvent plus de ces augmentations ». La pétition se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, et recueille des centaines de milliers de signatures. Elle devient le moteur d’une journée d’action le 17 novembre. De nombreux internautes appellent alors à faire de cette date un moment de blocage des voies. Parmi les plus influents, deux routiers dont les vidéos sont vues des millions de fois. Et dans un second temps, des récupérateurs d’extrême droite apparaissent, notamment un certain Franck B., militant proche du Front National, qui publie des vidéos relayant l’appel. Les notables d’extrême droite, Le Pen et Dupont Aignan, lui emboîtent le pas. Entre temps, la mobilisation sur facebook pour le 17 novembre a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes. Des groupes s’organisent dans chaque ville, avec l’intention de ralentir ou d’arrêter la circulation. Leur slogan ? « Bloquons tout ». Un sondage vient de paraître : « 78% des français soutiennent le mouvement ». Le gouvernement tente déjà d’y répondre dans les médias. Quel que soit l’impact réel de cette journée, elle aura déjà beaucoup plus fait parler d’elle que les jours de grève inutiles, sans perspective ni énergie, décidés par les centrales syndicales depuis deux ans. Tentative d’analyse de cette mobilisation inclassable.

      Quelles revendications ?

      La revendication première paraît très limitée : la lutte contre l’augmentation du prix du carburant, qui atteint effectivement des sommets ces dernières semaines, à cause de l’augmentation des taxes. Au delà de l’hypocrisie d’un gouvernement qui prétend taxer l’essence pour raisons « écologiques » tout en faisant des cadeaux faramineux aux plus riches et au multinationales qui détruisent la planète, cette revendication pose une question bien réelle. Celle des formes de vies contemporaines. Celle des existences gâchées à passer des heures chaque jour au volant pour aller subir des jobs précaires et inutiles, toujours plus éloignés de nos lieux de vie. Les métropoles s’étendent, le béton dévore le paysage, et de plus en plus de personnes sont contraintes de se loger toujours plus loin, dans des zones péri-urbaines sans âmes, pour des raisons économiques. Les mêmes doivent rouler toujours plus longtemps pour aller rejoindre leurs lieux de travail. Cette France périphérique, éloignée des centre-villes, est celle des perdants de la mondialisation, des perdants de la métropole, des exclus de la gentrification. Celle qui ne peut pas aller au travail en vélo, en transports en commun, voire en taxi. Balayer cette réalité en traitant simplement les organisateurs du 17 novembre de « fachos » est un non-sens et une erreur politique.

      Oui, l’appel au 17 novembre est insatisfaisant, mais il part du réel. Il part des conditions objectives d’existence déplorables subies par des millions de personnes. De la même manière, le mouvement contre la loi travail en 2016 était parti du réel, avec des recueils de témoignages en ligne contre la précarité, les humiliations des petits-chefs, les salaires de misère ...

      Une initiative d’extrême droite ?

      En regardant les groupes facebook d’appel au 17 novembre, on ne peut que constater une grande confusion. Des appels à chanter la Marseillaise côtoient des appels à « refaire Mai 68 ». On y débat pour savoir s’il faut avoir le soutien des policiers, ou au contraire les attaquer. D’autres veulent « élargir les revendications » plutôt que se concentrer sur le prix de l’essence. Ces groupes ne sont pas d’extrême droite, mais il est incontestable que des militants d’extrême droite tentent de faire de l’entrisme sur ces réseaux. On y trouve aussi des syndicalistes, des militants de gauche, voire d’extrême-gauche. Mais pour l’immense majorité, il s’agit d’une France périphérique sans références précises, qui se revendique « apolitique ». A l’image de la situation du pays : instable et atomisé, mais en colère.

      Sur le fond, les protestations contre les taxes rappellent effectivement des mouvements réactionnaires, comme celui de Pierre Poujade dans les années 1950, ou plus récemment le mouvement confus des Bonnets Rouges en Bretagne. D’autant plus qu’on trouve aussi bien des travailleurs précaires que des patrons d’entreprise dans ces différents appels : autant de mondes qui n’ont aucun intérêt commun, et qui se retrouvent ligués ensemble contre le prix de l’essence.

      Mais si l’on remonte plus loin, les révoltes anti fiscales font aussi écho aux Jacqueries paysannes de l’Ancien Régime, qui ont mené à des situations insurrectionnelles contre les injustices. On a aussi vu ces dernières années en Espagne des refus collectifs de payer les loyers ou les taxes. Dans un climat où le président s’affiche comme un monarque aux goûts luxueux, et crache ouvertement sur la plèbe, ce refus de payer plus de taxes se comprend largement.

      En bref, il est difficile de classer ces revendications sur l’échiquier politique traditionnel, même si, redisons le, elles ne sont pas suffisantes pour en faire un véritable mouvement social. Il s’agit pour l’instant d’un agrégat de colères.

      « On bloque tout ». Un moyen d’action efficace ?

      C’est là le plus important, et aussi le plus douloureux. Nous avons tous constaté l’inefficacité des seules manifestations. Nous savons tous qu’une victoire sociale passe par le blocage de l’économie. Alors que les mouvements sociaux appellent depuis des années à « tout bloquer » sans jamais y parvenir, ni à organiser sérieusement les blocages, le mouvement du 17 novembre lui, a l’air de vouloir se donner les moyens de paralyser les flux.

      Les directions syndicales ont fait preuve de leur totale inefficacité alors que les attaques de Macron sont d’une violence sans précédent : tout au plus quelques manifestations minables, isolées, sans volonté d’engager le rapport de force. Les « cortèges de tête » non plus, ne sont pas parvenu à aller au delà des actions spectaculaires et des slogans radicaux. Pendant tout le printemps 2016, nous avons crié « on bloque tout » sans effet. Au printemps 2018, nous n’avons pas été capables de dépasser le calendrier syndical qui nous a mené à l’échec, malgré une multitude de luttes.

      En s’organisant sur facebook, le mouvement du 17 novembre a imposé sa propre date, son propre calendrier, avec l’objectif affiché de tout bloquer. Ce mouvement que beaucoup insultent, ou traitent avec mépris, serait-il en passe de réussir ce que les révolutionnaires n’ont pas réussi à mettre en œuvre ? Nous aurons la réponse dans une dizaine de jour.

      Que faire ?

      Si notre seule réaction face aux dizaines de milliers de personnes qui s’organisent pour bloquer effectivement l’économie, se cantonne à les traiter de fascistes, alors nous avons déjà perdu. Rejoindre sans regard critique cet agrégat de colères n’est pas non plus la solution. Si ces colères confuses n’émergent ni dans les manif classiques, ni dans les cortèges de tête, posons nous les bonnes questions. Les centrales syndicales font échouer toutes les luttes depuis 10 ans, les mouvements radicaux se font isoler par la répression, la propagande, et les logiques d’entre-soi puristes. Comment dépasser ces contradictions ? En organisant des blocages parallèles ? En ciblant des multinationales comme Total ? En allant soutenir ces blocage tout en affichant des revendications anticapitalistes ? La question reste ouverte.


  • #Guerre_commerciale. Le #soja américain dont la Chine ne veut plus finit en… #Iran

    À l’approche de l’entrée en vigueur de #sanctions américaines, le 4 novembre, la République islamique fait des réserves. Elle profite du fait que Pékin ne se fournisse plus aux États-Unis en soja pour en acheter à bas prix.


    https://www.courrierinternational.com/article/guerre-commerciale-le-soja-americain-dont-la-chine-ne-veut-pl
    #USA #Chine #globalisation #mondialisation #agriculture


  • Limogeage d’Al-Assiri : « Mauvaise nouvelle pour Israël » - Actuarabe - Al-Akhbar – Lundi 22 octobre 2018
    http://actuarabe.com/le-limogeage-dal-assiri-mauvaise-nouvelle-pour-israel

    Ahmed Al-Assiri

    (...à Mais les médias ne sont pas tous demeurés aussi silencieux, notamment suite aux conséquences internes en Arabie saoudite et le limogeage du sous-directeur des services de renseignement, Ahmed Al-Assiri.
    Moav Vardi, l’analyste des affaires internationales sur la dixième chaîne, a décrit cette mesure comme « une très mauvaise nouvelle pour Israël ». Il a ainsi révélé les liens solides entre Al-Assiri et ses homologues israéliens, ainsi que le niveau de coopération entre Riyad et Tel-Aviv. Sur son compte Twitter, il a déclaré : « de nombreuses personnes ont perdu cette nuit un allié précieux ».

    De son côté, le journaliste Ben Kaspit a écrit dans un article pour The Monitor qu’en coulisse, Israël se tenait aux côtés de l’Arabie saoudite, pour qu’elle « digère » l’assassinat de Khashoggi, sans autre choix possible. Il a rapporté ces propos d’un dirigeant israélien : « La lutte contre l’Iran rend tout insignifiant. La sécurité nationale d’Israël et la menace iranienne sont nos priorités. Les affaires internes de l’Arabie saoudite nous concernent moins actuellement ». La source a ensuite ajouté : « Si cela s’était passé sous Obama, il est clair que l’administration se serait retournée contre les Saoudiens en moins de deux ». Donald Trump a une approche opposée : « Le Président Trump comprend que le problème iranien est plus important et la démocratie devra attendre ». Ces déclarations confirment les propos tenus à plusieurs reprises par le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, sur la coopération sécuritaire croissante avec de grands Etats arabes et musulmans, sans les nommer. Elles interviennent quelques jours après une rencontre entre le chef d’état-major de l’armée d’occupation, Gadi Eizenkot, et son homologue saoudien, Fayad Al-Ruwaili, lors d’une conférence réunissant les chefs des armées de plusieurs pays aux Etats-Unis. (...)


  • The Illogic of the U.S. #Sanctions Snapback on #Iran | Crisis Group
    https://www.crisisgroup.org/middle-east-north-africa/gulf-and-arabian-peninsula/iran/b64-illogic-us-sanctions-snapback-iran

    A 40-year analysis of Iran’s economic performance and regional policy reveals little to no correlation between the two, as Tehran has continued to pursue policies it deems central to its national security no matter its degree of economic wellbeing at home.

    En Iran, les #pauvres, premières victimes des sanctions américaines
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/23/en-iran-les-pauvres-premieres-victimes-des-sanctions-americaines_5373267_321

    #Etats-Unis


  • Israël protège l’Europe contre les attentats terroristes préparés par l’Iran (ou par lui-même)
    https://www.haaretz.com/israel-news/netanyahu-events-at-istanbul-consulate-horrendous-1.6615648

    “We have helped uncover two terrorist attacks – one in Paris, and the other one in Copenhagen, organized by the Iranian secret service,” Netanyahu said. Iran allegedly planned an attack in Denmark in October, targeting the head of the Danish branch of an Iranian organization known as the Arab Struggle Movement for the Liberation of Ahvaz.


  • Barak Ravid sur Twitter : « 1 \ Scoop on news10 tonight : Israel asked France to convey a warning message to Lebanese Prime Minister Hariri regarding the missile factories built by Hezbollah and Iran near Beirut, Western Diplomats told me » / Twitter
    https://twitter.com/BarakRavid/status/1058076740118036480

    Si je comprends bien ces psychopathes qui promettent depuis plus de 10 ans à longueur de colonnes de journaux l’apocalypse au Liban, ce dernier devrait fermer les soit disant ateliers de missiles pour pouvoir pulvériser tranquillement le pays ?

    #insane #Israel #pays_de_merde


  • Saudi Arabia is a model country. So is Israel, naturally - Opinion - Israel News | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-saudi-arabia-is-a-model-country-so-is-israel-naturaly-1.6613356

    Why is Saudi Arabia singled out for harassment, a country that is itself fighting terror, is a partner to the battle against Iran and creates thousands of jobs in the West?

    Et 2 « #villas_dans_la_jungle » (et non ce n’est pas un article satirique)

    #sans_vergogne


  • TV report: Israel silent as Iran hit by computer virus more violent than Stuxnet | The Times of Israel
    https://www.timesofisrael.com/tv-report-israel-silent-as-iran-hit-by-computer-virus-more-violent-th

    Iranian infrastructure and strategic networks have come under attack in the last few days by a computer virus similar to Stuxnet but “more violent, more advanced and more sophisticated,” and Israeli officials are refusing to discuss what role, if any, they may have had in the operation, an Israeli TV report said Wednesday.


  • Israeli ’Freedom is basic’ niqab advert criticised - BBC News
    https://www.bbc.com/news/blogs-trending-46042657

    An advert for an Israeli clothing company which shows a woman ripping off a niqab and headscarf, has been heavily criticised online.

    The ad, for clothing brand Hoodies, opens with a caption reading “Is Iran here?” and shows Israeli supermodel Bar Refaeli wearing a face veil.

    Ms Refaeli then removes the niqab and dances before a voiceover states: “Freedom is basic.”

    The video has been viewed thousands of times on various social media platforms and has triggered outrage and attracted accusations of Islamophobia.

    #clichés_arabes

    • Les spécialistes du niqab, ce seraient plutôt nos clients wahhabites saoudiens. Sur le niqab en Iran, wikipedia est utile(https://fr.wikipedia.org/wiki/Niqab) :

      « Le niqab a été porté traditionnellement dans le sud de l’Iran par les minorités ethniques arabes depuis l’arrivée de l’islam jusqu’à la fin de la dynastie Kadjar. Il y eut de nombreuses variations régionales. Traditionnellement les femmes y portaient déjà le tchador bien avant la nouvelle religion.

      Reza Shah interdit toutes les formes de voile en 1936, le considérant comme incompatible avec les ambitions d’un pays moderne. La police devait arrêter les femmes portant un niqab, lesquelles étaient sommées de le retirer avec usage de la force si nécessaire. Le clergé s’en insurgea, déclarant qu’il était obligatoire pour les femmes de se voiler le visage. De nombreuses femmes se rassemblèrent à la Mosquée Goharshad le visage couvert en signe de protestation.

      L’application de la loi s’assouplit entre 1941 et 1979 mais resta un symbole rétrograde. Le voilement du visage devint rare et les femmes se couvraient simplement d’un foulard. Les restaurants et hôtels à la mode refusaient de servir les femmes voilées d’un niqab. Les lycées et universités toléraient le foulard mais décourageaient aussi le niqab.

      Après l’établissement du gouvernement de la république islamique, l’interdiction du niqab ne fut plus punie par les forces de l’ordre.

      Dans l’Iran moderne, le port du niqab est rare et seulement pratiqué par des minorités ethniques et une minorité de musulmans arabes dans les cités côtières méridionales comme Bandar Abbas, Minab ou Bushehr. Quelques femmes de la province du Khuzestan, davantage arabe, portent toujours le niqab. »


  • MbS: The New Saddam of Arabia? – LobeLog
    https://lobelog.com/mbs-the-new-saddam-of-arabia

    As Mohammad bin Salman (MbS) has terrorized his opponents at home and abroad, fear has spread within the Saudi kingdom. Has he become the new Saddam of Arabia? As Iraq’s Saddam Hussein did in the 1980s, MbS is cementing his power domestically and regionally through fear and economic largesse under the guise of fighting Iran, Islamic radicalism, and terrorism.

    Much like the tyrant of Baghdad did in Iraq, MbS has crushed his domestic and regional opponents. Both of them have enlisted the support of foreign powers, especially the United States and Britain, to buttress their hold on power in their territories and expand their reach internationally. They both spoke the language of “reform,” which appeals to Western audiences, and both demonized Iran as a promoter of regional instability and a source of evil internationally.

    They both used chemical weapons against their opponents—Saddam against his Kurdish citizens and against Iran during the Iran-Iraq war; MbS against civilians in Yemen. Saddam threatened and later invaded his neighbor Kuwait. MbS has waged a vicious campaign against his neighbor and fellow Gulf Cooperation Council member Qatar and threatened to invade it.

    Saddam and MbS also cynically donned the mantle of Sunni Islam in their hypocritical claims against the so-called Shia Crescent and its main proponent Iran. Saddam’s “Republic of Fear” seems to be slowly morphing into a “Kingdom of Fear” under MbS.

    #arabie_saoudite


  • Riyad aurait-il décidé de frapper à l’ultime porte ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/30/riyad-aurait-il-decide-de-frapper-a-lultime-porte

    Le journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi ©Getty                                                                                                           

    Quelques heures après l’annoncé de l’assassinat du journaliste saoudien Khashoggi en territoire turc, la presse occidentale a affirmé que les Américains iraient « sanctionné » le régime tortionnaire de Riyad. Le même jour, la chaîne saoudienne Al-Arabiya a fait publier un article où l’auteur menaçait les États-Unis : » Si Washington gèle les avoirs saoudiens placés dans les banques occidentales ( avoirs dont le montant est estimé à des milliers de milliards de dollars, NDLR) , Riyad se rapprocherait de la Russie et de la Chine et irait jusqu’à renouer les liens avec l’Iran et le Hezbollah ». Personne n’a cru l’auteur dont les propos ont été très rapidement démentis par les officiels saoudiens.

    PressTV-Les USA ont-ils « éliminé » MBS ?
    Depuis que la garde personnelle de Ben Salmane, composée entre autre d’agents US, l’a évacué de son palais à Riyad, en plein tentative de coup d’État, le prince héritier n’a fait aucune apparition publique.

    Près d’un mois après l’assassinat du journaliste Khashoggi, assassinat revendiqué désormais par Riyad force est de constater que les Saoudiens n’ont pas eu gain de cause. Diabolisé par la presse américaine et européenne, y compris par celle qui voyait en lui » le super réformateur », Ben Salmane (MBS) se sent abandonné : Certes les USA n’ont pas décidé d’annuler leurs contrats d’armements signés avec Riyad ni de revoir à la baisse leur niveau des relations avec ce dernier mais MBS croit toujours à un coup d’État « occidental » contre sa propre personne lequel a permis à l’opportuniste président truc de pêcher largement dans les eaux troubles.

    Un website d’informations proche de Doha vient d’affirmer avoir à sa disposition des informations selon lesquelles « un contact secret aurait eu récemment lieu entre les ministres saoudien et saoudien des Affaires étrangères ». Le site d’information « Al-Khaleej Online » ajoute que le chef de la Diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir aurait entré en contact, ces quelques dernières semaines et à plusieurs reprises, avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif pour parvenir à une entente sur les questions régionales, dont et surtout le Yémen. Ces contacts, à en croire le site, se seraient passés en secret. Cette information qui n’a été confirmée ni par les sources iraniennes ni par les sources saoudienne et qui au demeurant, cadrent bien mal avec le contexte actuel de la région, a également été reprise la semaine dernière, par certaines sources sur Twitter, qui confirmaient des contacts entre les deux ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères.

    Aucune source iranienne n’a encore confirmée ces prétendus contacts.

    Le diable iranien VS l’ange saoudien ?
    L’Arabie saoudite, qui se donne pour « un phare de lumière » devant l’Iran, conclut un contrat d’équipements d’espionnage avec Israël.

    Les relations diplomatiques irano-saoudiennes sont interrompues depuis 2016, date à laquelle le régime de Riyad a décapité le leader des chiites et opposant pacifiste des politiques discriminatoires, Cheikh Nimr al-Nimr. Remonté sans cesse par ses alliés américain et israélien contre l’Iran, le prince Ben Salmane n’a cessé depuis de souffler sur les braises des hostilités contre l’Iran en qui il voit son pire ennemi. Si l’information de « Al-Khaleej Online » s’avère vraie, cela prouverait l’impasse dans laquelle se trouve le régime de Ben Salmane après avoir été lâché par ses mentors occidentaux. Ceci étant dit, l’Arabie des Salmane continue, à l’heure qu’il est à mener de la pire façon son oeuvre d’extermination de masse au Yémen.

    Khashoggi : Israël a piégé MBS ?
    Le départ du général saoudien, al-Assiri, a été accueilli avec consternation par les milieux du renseignement israélien. Pourquoi ? Quels liens entre al-Assiri et Israël ?                                                                                        https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/30/578514/contact-secret-arabie-saoudite-riyad-iran-aljubeir-zarif