country:italie

  • Délit de solidarité : le guide est là ! ⋅ GISTI
    https://www.gisti.org/spip.php?article6189

    Délit de solidarité : le guide est là !

    Le 6 juillet 2019 marquera le premier anniversaire de la décision du Conseil constitutionnel consacrant la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle. Une année où les poursuites et intimidations à l’encontre des solidaires ont gagné en légitimité dans le discours politique, en dépit de la reconnaissance du principe de fraternité.

    Procès des « 7 de Briançon » accusés d’avoir aidé à « l’entrée irrégulière » en prenant part à une manifestation entre l’Italie et la France, intimidations répétées des maraudeurs dans les Alpes, condamnations sur divers motifs tels que la diffamation, dégradation de bien, faux et usage de faux… le délit de solidarité continue d’être d’une brûlante actualité en France. Mais également dans toute l’Europe où les solidarités sont attaquées, que ce soit en Méditerranée pour des actions de sauvetage mises en place par des ONG ou des pêcheurs, dans les aéroports pour des actions d’opposition à des expulsions, dans les maisons où les citoyens et citoyennes s’organisent pour accueillir dignement.

    C’est dans ce contexte que le collectif Délinquants solidaires rend public un nouvel outil intitulé « Délit de solidarité : le guide ». Il s’adresse à tout·es celles et ceux qui se mobilisent en solidarité avec les personnes exilées, migrantes, sans papiers en France. En partant des questions que peuvent se poser les personnes solidaires quand il s’agit d’hébergement, d’opposition à des expulsions, de transport, etc. cet outil propose des éléments pour comprendre le cadre légal et les enjeux soulevés ainsi que des conseils pratiques afin d’agir sans être intimidé·e.

    Bref, un vrai guide pour se mobiliser en solidarité ! A diffuser sans modération.

    https://seenthis.net/messages/558925
    https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/07/04/guide-juridique-et-pratique-de-la-solidarite-avec-les-refug
    #immigration #solidarité #Gisti

  • A la rencontre de Marc’O
    https://lundi.am/A-la-rencontre-de-Marc-O

    Maquisard en Auvergne à quinze ans, marlou de Saint-Germain-des-Près après la guerre, programmateur au Tabou avec Boris Vian, introducteur de la poésie lettriste, producteur du Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou qu’il impose à Cocteau en 1951 à Cannes, éditeur du premier texte de Debord dans la revue Ion financée par le cagoulard Robert Mitterrand, animateur dès les années 1950 du groupe et du journal « Le soulèvement de la jeunesse » basée sur l’idée du prolétariat externiste (le prolétariat déserte de plus en plus une classe ouvrière toujours plus intégrée et se concentre chez les jeunes et tous ceux qui se vivent comme étrangers à cette société), inventeur du théâtre musical et d’un théâtre où le comédien n’est plus réduit à interpréter des rôles, mais à créer la pièce elle-même, mentor de la jeune troupe formée entre autres par Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti et Jacques Higelin, critique impitoyable des yéyés, de la célébrité et de la télé-réalité (et quasi-inventeur du style punk) dès 1966 avec Les idoles, pionnier de l’occupation des théâtres dès 1967 à Reggio Emilia contre la guerre du Vietnam, co-fondateur avec Monique Wittig et Antoinette Fouque à la Sorbonne en mai 1968 du Comité Révolutionnaire d’Action Culturelle (CRAC), ancêtre du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), passeur continu, avec Guattari, entre la France et l’Italie des années 1970, présent à Bologne, toujours avec Guattari, en septembre 1977 lors du fameux Congrès international contre la répression, initiateur en 1979 de l’opéra-rock Flashes rouges porté par la jeune Catherine Ringer, chercheur dans les années 1980 autour des nouvelles possibilités qu’ouvre pour l’image le développement des techniques audiovisuelles, animateur dans les années 1990 avec Cristina Bertelli des Périphériques vous parlent et de la jeune troupe Génération Chaos, où officient des anciens de l’excellent groupe de rock Witches Valley et qui ira jusqu’à faire des premières parties de concerts de Noir Désir, et puis on s’arrête là.

    Karen O n’est pas la fille de Marc’O

    https://www.youtube.com/watch?v=n8GTewTUQeg


    https://karenomusic.com/projects/i-shot-the-sheriff
    https://karenomusic.com
    https://www.discogs.com/artist/245778-Karen-O
    #musique

  • Après l’élection de David Sassoli à la présidence du Parlement européen, Matteo Salvini ironise
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/03/apres-l-election-de-david-sassoli-a-la-presidence-du-parlement-europeen-matt


    Le nouveau président du Parlement européen David Sassoli, lors de la conférence de presse qui a suivi son élection le 3 juillet 2019.
    Jean-Francois Badias / AP

    Dans son premier discours en tant que président du Parlement européen, David Sassoli a affirmé mercredi sa volonté de parvenir à une réforme des accords de Dublin sur les demandeurs d’asile et assuré que « sous [sa] présidence, le Parlement sera toujours ouvert aux ONG ». Des propos qui n’ont pas été du goût de l’homme fort du gouvernement italien, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), qui semble peu apprécier le fait que le seul visage de l’Italie au sommet des institutions européennes soit l’un de ses adversaires politiques.

  • Ces migrants refoulés dans de vaines expulsions
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/ces-migrants-refoules-dans-de-vaines-expulsions-6427142


    (...)
    Éjecté en avion, déjà revenu à Nantes


    Moussa, aux côtés du Nantais qui l’héberge. Pour avoir laissé ses empreintes en Italie, en fuyant Boko Haram, il a été renvoyé à Turin. D’où il est revenu aussitôt. | OUEST-FRANCE

    Ils se sont rencontrés square Daviais, la jungle du cœur de Nantes, où quelque 700 migrants avaient trouvé refuge, l’été dernier. La veille de l’évacuation, Thomas (les prénoms ont été changés) avait offert à Moussa et à deux autres exilés de les héberger chez lui, dans la petite commune de Loire-Atlantique où il habite.

    Ces trois jeunes hommes, tous dublinés, ont déjà été transférés en Italie. Ils en sont tous revenus. Moussa le premier. Le jeune Nigérien, 27 ans, est en errance depuis qu’il a fui les exactions de Boko Haram.

    Comme beaucoup d’exilés, il est entré en Europe par l’Italie, qui a pris ses empreintes, mais ne lui a rien donné en échange. Les services italiens auraient dû instruire sa demande d’asile. « Mais non, je n’ai rempli aucun papier, ils ne m’ont pas proposé de logement. Je n’avais pas d’endroit où dormir, raconte le jeune homme. Je ne pouvais pas rester dans la rue, comme ça, sans rien. »
    Cinq dans l’avion

    Alors, il a repris la route, a passé la frontière à Vintimille. En septembre 2017, il échouait porte de la Chapelle, à Paris. « Puis on m’a mis dans un bus, pour Tours, où j’ai été hébergé dans un centre d’accueil. À la préfecture, en prenant mes empreintes, ils ont su pour l’Italie. Ils m’ont assigné à résidence. Je devais aller deux fois par semaine au commissariat. »

    Le 16 mai 2018, coup de théâtre : « Un policier m’a dit c’est fini, tu es envoyé en Italie. » Deux heures plus tard, Moussa était dans l’avion. « Nous étions cinq migrants sur un vol spécial. Nous avons débarqué à Turin. Après trois heures d’attente des policiers italiens sont venus nous voir, se souvient Moussa. Ils m’ont dit : tes empreintes ont été prises à Milan. Il faut que tu retournes là-bas. Je n’avais pas de quoi payer le billet de train. Ils ont répondu : tu fais comme tu veux. Aucune solution. Le jour même, je repartais vers Vintimille, à pied. »

    Deux autres garçons cheminent avec lui. Éprouvante traversée vers la vallée française de la Roya : « Il faut passer la frontière de nuit. En journée, c’est trop risqué à cause des contrôles. Il faut franchir les montagnes. Marcher le long des ravins, pieds nus pour ne pas glisser. Ne jamais rester seul à cause des chutes possibles. Pour être secouru. Pour ne pas y rester. »
    « Chez Cédric »

    Les trois compagnons de route finissent par arriver « chez Cédric ». Cédric Herrou, figure de la défense des migrants dans la vallée. Puis Moussa prend le train pour Paris. Puis Nantes, où il rencontre un Érythréen qui vit lui aussi chez Thomas. Et qui n’avait pas compris qu’il devait aller pointer. Il a donc été déclaré en fuite, a perdu l’allocation pour demandeur d’asile (6,80 € par jour pour une personne seule). Seule solution pour lui : attendre le délai où il pourra représenter une demande en France (six à dix-huit mois). D’ici là, il sera une ombre. Sans droit ni existence légale.

    « Certains de mes amis ont déjà été renvoyés comme ça trois ou quatre fois, soupire Moussa. La France leur explique : c’est à l’Italie de s’occuper de ton cas. Et l’Italie répond : on ne veut pas de toi. Ils ne comprennent rien du tout. Alors oui, plusieurs en sont devenus fous. »❞

  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mercredi 3 juillet 2019
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/16208-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. Veuillez trouver ci-dessous la Revue de presse de notre Contributeur anonyme, et bien sûr plus de titres dans la Defcon Room,

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette / Doudou

    La Revue de presse du jour comprenant les informations de ce qui fait l’actualité française et internationale du 26 au 30 juin 2019 vues par notre contributeur anonyme.

    DON : https://www.paypal.me/revuedepresse ou https://www.paypal.com/pools/c/7ZGVkA4zY3

    ITALIE :..4287 milliards € d’épargne financière, 1/3 sur les comptes courants

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/les-epargnants-italiens-cible-des-banques-et-assurances-1034697

    1...Ces estimations et évaluations ne sont pas anodines car d’un part elle (...)

    • Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch, déclarée libre par la justice italienne
      https://www.nouvelobs.com/monde/20190702.OBS15311/migrants-la-capitaine-du-sea-watch-carola-rackete-declaree-libre-par-la-j

      Une juge italienne s’est prononcée mardi soir en faveur de la libération de Carola Rackete, la capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3 arrêtée samedi pour avoir accosté de force dans la petite île de Lampedusa avec 40 migrants à bord.

      La juge chargée de l’enquête préliminaire a en effet indiqué aux médias italiens qu’un décret italien sur la sécurité n’était « pas applicable aux actions de sauvetage ».

      Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, qui a vivement déploré la décision de la magistrature italienne, a précisé que la capitaine allemande allait faire l’objet d’une mesure d’expulsion vers l’Allemagne car elle est « dangereuse pour la sécurité nationale ».

      La mesure d’éloignement du territoire italien, avec accompagnement à la frontière, doit encore être confirmée par les autorités judiciaires, a-t-il précisé.

      « Elle retournera dans son Allemagne, où il ne seraient pas aussi tolérants avec une Italienne si elle devait attenter à la vie de policiers allemands », a commenté celui qui est aussi vice-Premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite).

      « L’Italie a relevé la tête : nous sommes fiers de défendre notre pays et d’être différents des autres petits leaders européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie »

  • Les soutiens et appels « à la résistance » se multiplient après l’emprisonnement de Carola Rackete en Italie
    https://www.bastamag.net/Carola-Rackete-Sea-Watch-sauvetage-migrants-Salvini-Pia-Klemp-Lampedusa-Me

    La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete, capitaine du navire Sea Watch 3 affrété par une ONG allemande, est arrêtée par la police italienne. Elle vient d’accoster dans le port de Lampedusa, avec à bord 42 personnes secourues dans les eaux internationales au large de la Libye. Après 17 jours d’errance en mer, la capitaine de 31 ans a décidé d’entrer sans autorisation dans le port pour permettre une mise à l’abri des personnes. Un appel à rassemblement ce 3 juillet à Paris Elle est aujourd’hui (...)

    En bref

    / #Solidarités_internationales, #Europe, #Migrations, #Droits_fondamentaux

  • Sea-Watch : les 40 migrants débarqués à Lampedusa, la capitaine Carola Rackete arrêtée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290619/sea-watch-les-40-migrants-debarques-lampedusa-la-capitaine-carola-rackete-

    Samedi 29 juin, les 40 migrants bloqués à bord du « Sea-Watch » depuis 17 jours ont pu débarquer sur l’île de Lampedusa à l’aube. La capitaine du navire a été arrêtée après avoir accosté sans autorisation dans le port de Lampedusa. Les 40 migrants seront répartis entre la France, l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande.

    #International #Sea-Watch,_migrants,_Carola_Rackete,_Italie,_Lampedusa,_Matteo_Salvini

  • #Bologne (Italie) : risque expulsion du centre social #XM24, manif le 29 juin
    https://fr.squat.net/2019/06/28/bologne-italie-risque-expulsion-du-centre-social-xm24

    Le centre social XM24 à Bologne (Italie) est menacé d’expulsion. Cet espace public autogéré est depuis plus de 17 ans un lieu de socialisation et d’expérimentation politique, artistique et culturelle à Bologne. Un espace qui est traversé et vécu par des centaines de personnes quotidiennement ; en raison de ses valeurs politiques, de ses nombreux […]

    #Italie #manifestation

  • Le « Sea-Watch 3 » toujours bloqué au large de Lampedusa après avoir forcé le blocus italien
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280619/le-sea-watch-3-toujours-bloque-au-large-de-lampedusa-apres-avoir-force-le-

    En pénétrant dans les eaux territoriales italiennes mercredi, Carola Rackete, capitaine du navire humanitaire « Sea-Watch 3 », a forcé le blocus italien, bravant ainsi l’interdiction du ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini. L’ONG espère pouvoir débarquer les 40 migrants secourus au large de la Libye qui sont à bord. Depuis, le navire attend les instructions des autorités maritimes en face du port de l’île de Lampedusa.

    #Note_de_veille #Lampedusa,_Italie,_Matteo_Salvini,_libye,_migrants,_Sea-Watch

  • Infrastructures : 25 000 ponts sont dans un état préoccupant en France (Franceinfo)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16194-infrastructures-25-000-ponts-sont-dans-un-etat-preoccupant-en-franc

    Suite à la catastrophe de Gènes en Italie, François Asselineau avait été le 1er a tirer la sonette d’alarme pour la France.

    ", détaille Gérard, retraité et qui doit ramener ses provisions à pied, en passant par le pont fermé aux voitures. Le pont de la ville est obsolète, avec des taches de rouille qui ont atteint la structure. La mairie ne dispose pas du million d’euros nécessaire aux travaux de réparation.On ne comprend pas que la mairie, l’administration restent muettes à nos différentes démarchesLe pont de Tigeaux (Seine-et-Marne) est coupé à la circulation depuis 2014. "

    Un budget d’entretien trop faible

    Les 3 km du pont de l’Île de Ré (Charente-Maritime) sont touchés par la corrosion. La France compte entre 200 000 et 250 000 ponts. Parmi eux, 25 000 sont en mauvais état, (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Adult mortality among second-generation immigrants in France : Results from a nationally representative record linkage study (Volume 40 - Article 54 | Pages 1603–1644)
    https://www.demographic-research.org/Volumes/Vol40/54

    Background: France has a large population of second-generation immigrants (i.e., native-born children of immigrants) who are known to experience important socioeconomic disparities by country of origin. The extent to which they also experience disparities in mortality, however, has not been previously examined.

    Methods: We used a nationally representative sample of individuals 18 to 64 years old in 1999 with mortality follow-up via linked death records until 2010. We compared mortality levels for second-generation immigrants with their first-generation counterparts and with the reference (neither first- nor second-generation) population using mortality hazard ratios as well as probabilities of dying between age 18 and 65. We also adjusted hazard ratios using educational attainment reported at baseline.

    Results: We found a large amount of excess mortality among second-generation males of North African origin compared to the reference population with no migrant background. This excess mortality was not present among second-generation males of southern European origin, for whom we instead found a mortality advantage, nor among North African–origin males of the first-generation. This excess mortality remained large and significant after adjusting for educational attainment.

    Contribution: In these first estimates of mortality among second-generation immigrants in France, males of North African origin stood out as a subgroup experiencing a large amount of excess mortality. This finding adds a public health dimension to the various disadvantages already documented for this subgroup. Overall, our results highlight the importance of second-generation status as a significant and previously unknown source of health disparity in France.

    Author’s Affiliation

    Michel Guillot - University of Pennsylvania, United States of America [Email]
    Myriam Khlat - Institut National d’Études Démographiques (INED), France [Email]
    Matthew Wallace - Stockholms Universitet, Sweden [Email]

    Les hommes nés en France de parents nord-africains ont un risque accru de mourir avant 65 ans - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/les-hommes-nes-en-france-de-parents-nord-africains-ont-un-risque-accru-de

    « Les résultats suggèrent que cette surmortalité ne s’explique pas simplement par les différences de niveau d’éducation, mais par un ensemble de désavantages, notamment sur le marché du travail et sur le niveau des revenus », expliquent les auteurs, qui estiment qu’il s’agit d’une « dimension de santé publique importante et inconnue jusqu’ici ».
    « Impact négatif » des discriminations

    La discrimination sur le marché du travail, qui est « plus répandue » parmi la deuxième génération, peut se traduire par une « détérioration du fonctionnement psychosocial » et par un « impact négatif sur la santé », explique les chercheurs de l’Ined, qui ont précisé qu’il a été « difficile » de travailler sur le sujet à cause du manque de données.

    • La première étude sur la mortalité des descendants d’immigrés de deuxième génération en France révèle une importante surmortalité chez les hommes d’origine nord-africaine - Espace presse - Ined - Institut national d’études démographiques
      https://www.ined.fr/fr/actualites/presse/la-premiere-etude-sur-la-mortalite-des-descendants-dimmigres-de-deuxieme-genera

      La France compte une importante population de descendants d’immigrés de deuxième génération, c’est-à-dire les personnes nées en France de parent(s) immigré(s). Si les disparités socioéconomiques selon les pays d’origine sont bien identifiées, les inégalités de santé, et plus particulièrement en matière de mortalité, demeurent méconnues. Michel Guillot et Myriam Khlat, directeur.rice.s de recherche à l’Ined, et Matthew Wallace, post-doctorant à l’Université de Stockholm, ont analysé les niveaux de mortalité entre 1999 et 2010 d’adultes nés en France de deux parents immigrés. Ces travaux, réalisés pour la première fois en France, révèlent une importante surmortalité chez les hommes d’origine nord-africaine.

      Parmi les pays de l’Union européenne de plus d’un million d’habitants, la France est le pays qui compte la plus grande population de descendants d’immigrés de deuxième génération, tant en termes absolus que relatifs. En 2014, la population d’individus nés en France avec au moins un parent immigré représentait 9,5 millions de personnes, soit 14,3 % de la population totale. En raison de l’histoire de l’immigration en France, la population de deuxième génération est, aujourd’hui, vaste et diversifiée : les régions d’origine les plus représentées sont l’Europe du Sud (Portugal, Italie ou Espagne) et l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc ou Tunisie), chaque région représentant un tiers environ, le dernier tiers comprenant un ensemble très diversifié de pays d’origine des parents, notamment des pays d’Afrique subsaharienne, d’Europe et d’Asie.
      Un travail de recherche unique en France

      Si les inégalités en matière de niveau scolaire, d’emploi et de revenu des descendants d’immigrés de deuxième génération d’origine non européenne sont bien documentées, aucun travail de recherche ne s’était intéressé jusqu’alors aux disparités dans le domaine de la mortalité.
      Les auteurs de cette étude, Michel Guillot, Myriam Khlat et Matthew Wallace, ont choisi d’étudier pour la première fois ce sujet. Ils ont utilisé l’échantillon longitudinal de mortalité (ELM), échantillon représentatif à l’échelle nationale de 380 000 personnes âgées de 18 ans et plus en 1999 (issu de l’Étude de l’histoire Familiale-EHF de 1999) et ont exploité un suivi de la mortalité au moyen de registres de décès appariés jusqu’en 2010. Ils ont comparé les niveaux de mortalité des descendants d’immigrés de deuxième génération âgés de 18 à 64 ans et originaires d’Europe du Sud et d’Afrique du Nord avec ceux de leurs homologues immigrés de première génération et avec ceux de la population de référence (personnes nées en France de deux parents eux-mêmes nés en France).
      Une surmortalité importante constatée chez les hommes d’origine nord-africaine

      Alors que la probabilité estimée de décès entre 18 et 65 ans s’élève à 162 pour 1 000 pour les hommes de la population de référence, elle est 1,7 fois plus élevée pour les hommes nés en France de deux parents immigrés d’Afrique du Nord (276 pour 1 000). Elle est en revanche plus faible pour ceux de la deuxième génération d’origine sud-européenne (106 pour 1 000), ainsi que pour les hommes immigrés de première génération toutes origines confondues. La surmortalité observée pour les hommes de deuxième génération d’origine nord-africaine demeure importante après ajustement en fonction du niveau d’instruction.
      Les résultats concernant les femmes ne relèvent pas de différences statistiquement significatives par rapport à la population de référence sauf pour les femmes immigrées de première génération d’origine sud-européenne qui bénéficient d’un avantage en matière de mortalité similaire à celui des hommes.

  • Chronique Europe | du 10 février 2019 au 16 mars 2019
    https://asile.ch/2019/06/25/chronique-europe-du-10-fevrier-2019-au-16-mars-2019

    10 février La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a ordonné à l’Italie de porter assistance au navire de l’ONG allemande Seawatch 3 après que le gouvernement italien ait refusé de laisser accoster le bateau en Sicile. Sur le navire, 47 personnes secourues au large de la Libye. 19 février En avril 2018, le […]

  • Montée de l’Asie et marginalisation du paria US
    https://www.dedefensa.org/article/montee-de-lasie-et-marginalisation-du-paria-us

    Montée de l’Asie et marginalisation du paria US

    Le roquet euro-américain se ridiculise sur tous les champs de bataille verbaux. On imagine mal comment on attaquerait l’Iran après s’être dégonflé/ridiculisé en Syrie et au Venezuela. Pour rentabiliser le pétrole pourri de Wichita peut-être ? Tout cela ne durera pas longtemps entre la dette, notre agressivité brouillonne et notre dépeuplement. L’Europe c’est 4% de la population du monde, a rappelé Giscard, quand c’était 25% du monde en 1914 (elle payé cher ce surpeuplement du reste). Et mon ami Blondet rappelle qu’en Italie 50% des femmes n’ont pas d’enfants. La prostitution explose partout, et la natalité a baissé de 40 % en Espagne depuis la Crise de 2007. En Amérique comme je l’ai rappelé avec Hamilton, cela ne va pas mieux. Ce qui désole plus c’est (...)

  • Découvrir la #France derrière des barbelés

    Chaque année, à leur descente de l’avion, du train ou du bateau qui les a menés en France, des milliers d’étrangers sont victimes de l’arbitraire de la frontière et ne sont pas autorisés à pénétrer sur le territoire. Quand ils ne sont pas renvoyés illico, on les enferme en « #zone_d’attente ».

    Tout commence lors des contrôles des passagers. Certaines personnes sont admises sur le territoire Schengen sur simple présentation de leurs documents de voyage. D’autres, en raison de leur provenance, de leur nationalité ou de leur comportement, subissent un contrôle plus poussé.

    Claudia, Lola et Sarah [1], trois amies de nationalité dominicaine, résident à Naples depuis huit ans. Elles décident de venir en France, sans avoir réservé leur billet retour, une condition nécessaire à leur entrée sur le territoire – ce qu’elles ignorent. Lorsque Claudia passe les #contrôles_frontaliers, aucune question ne lui est posée : elle est admise sur le territoire français. Ses deux amies n’ont pas la même chance et subissent un contrôle plus approfondi. Elles ont beau présenter immédiatement leurs cartes de résidence italienne, comme pour rassurer la police française : elles ne veulent pas rester, elles ont leur vie en Italie... rien n’y fait. L’entrée leur est refusée et elles sont enfermées jusqu’à leur refoulement.

    Bienvenue en « zone d’attente ». Des lieux de #privation_de_liberté [2] qui se trouvent dans les #aéroports, les #ports et les #gares desservant l’international. En France, il en existe cent une, toutes différentes. Il peut s’agir d’une salle dans l’aéroport de Toulouse, de cellules dans le sous-sol de l’aéroport de Marseille ou encore d’une chambre d’hôtel en face de l’aéroport de Nantes.

    À #Roissy, la #Zapi_3 (Zone d’attente pour personnes en instance) s’étend sur deux niveaux et peut recevoir jusqu’à 120 personnes. Placé au bord des pistes, le bâtiment est entouré de grillages surplombés de barbelés. L’intérieur n’est pas moins oppressant : présence policière constante, caméras de surveillance, fenêtres condamnées, lumière de néons blafarde et bruit incessant des haut-parleurs appelant des personnes pour un éventuel renvoi. Surnommée « l’hôtel » par la police aux frontières, la Zapi 3 est la vitrine des zones d’attente françaises.
    *

    Lorsqu’elles ne sont pas immédiatement renvoyées vers leur pays de provenance, les personnes non-admises sur le territoire sont donc enfermées en zone d’attente, pour une durée initiale de quatre jours et une durée maximum de vingt jours, le temps pour les autorités d’organiser leur renvoi. Durant leur maintien, elles sont dépendantes de la #police_aux_frontières (#PAF) pour l’exercice de leurs droits : enregistrement d’une demande d’asile, repas, accès aux soins.

    Dina et Ehsan, un couple afghan, sont arrivés de Grèce à l’aéroport de Beauvais. Placés en zone d’attente, ils ont vécu un calvaire durant cinq jours avant d’être libérés au titre de l’asile. Dina, alors enceinte de cinq mois, souffrait de maux de ventre et de saignements abondants ; Ehsan, lui, avait une plaie au bras nécrosée et inquiétante, due à une blessure par balle. Seule une lotion vitaminée leur a été délivrée lors de leur bref passage à l’hôpital.

    Les conditions d’enfermement étaient également inhumaines : un espace extrêmement sale, des poubelles débordantes, une chaleur suffocante, l’impossibilité de se laver, pas d’accès à un espace extérieur et une nourriture en quantité et qualité insuffisantes.

    À leur arrivée, la police a refusé d’enregistrer leurs demandes d’asile, et tenté de les renvoyer à deux reprises vers la Grèce. Pendant quatre jours, le couple n’a reçu aucune explication sur ses droits, la PAF n’ayant pas fait appel à un interprète. Les agents ont refusé de leur remettre les documents administratifs relatifs au refus d’entrée et au maintien en zone d’attente.

    La procédure de demande d’asile à la frontière est un #filtre qui sert avant tout au contrôle des flux migratoires, au détriment de la protection des personnes. Elle ne tend pas à reconnaître le statut de réfugié, mais seulement à donner l’autorisation d’entrer sur le territoire français afin d’y déposer une demande d’asile. Cette première décision revient au ministère de l’Intérieur. Pour cela, le demandeur est entendu par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) qui examinera de façon superficielle le « caractère manifestement infondé » de sa demande [3].

    Lydia est nicaraguayenne. Elle a demandé l’asile à la frontière depuis la zone d’attente de Roissy. Sur la base d’un entretien de 25 minutes avec interprète, l’Ofpra et le ministère de l’Intérieur ont considéré que sa demande était manifestement infondée, décision confirmée par le tribunal administratif qui a rejeté son recours contre la décision ministérielle. Lydia a alors subi plusieurs tentatives d’embarquement. Après vingt jours d’enfermement, elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer, puis directement au Centre de rétention administrative (#CRA) sur la base d’une obligation de quitter le territoire français émise à l’issue de la garde à vue. L’Ofpra lui accordera finalement le statut de réfugiée depuis le CRA.

    La situation de Lydia n’est malheureusement pas isolée. Si certaines personnes finissent par être libérées de la zone d’attente, les autres sont majoritairement refoulées ou placées en garde à vue pour leur refus d’embarquer, ce qui constitue souvent le point d’entrée d’une spirale d’enfermements successifs. Les possibilités sont nombreuses : prison, local ou centre de rétention administrative. Si le juge prononce une interdiction du territoire français, la personne est placée en rétention juste après l’audience. Si, en plus, le juge condamne la personne (le refus d’embarquer est un délit passible de trois ans de prison ferme), elle sera placée en rétention à sa sortie de prison. La police tentera de nouveau de l’éloigner et si elle persiste à refuser d’embarquer, elle pourra une nouvelle fois être placée en garde à vue et condamnée.
    *

    Pour se protéger d’un prétendu « risque migratoire » ou d’un « afflux massif », l’enfermement est un instrument central et banalisé de gestion des populations migrantes en Europe et au-delà. Les logiques frontalières sont généralement les mêmes : rejet, #invisibilisation, opacité des pratiques, fichage, violations des droits fondamentaux. L’enfermement se double d’une dimension de « #tri à l’entrée », qui renverrait à l’idée de prévention associée à l’image de « criminels » placés derrière des barreaux. Cet enfermement crée surtout des traumatismes profonds.

    http://cqfd-journal.org/Decouvrir-la-France-derriere-des

    #zones_d'attente #refoulement #push-back #refoulements #refoulements #aéroport #enfermement #détention_administrative #rétention

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  • 1969, « Que je t’aime » devient le succès de l’année - Archives vidéo et radio Ina.fr
    https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/1969-que-je-t-aime-devient-le-succes-de-l-annee

    Que je t’aime, le titre culte de Johnny Hallyday souffle ses cinquante bougies. Cette chanson est l’un des plus grands succès du chanteur et elle est toujours plébiscitée par le public.

    « Quand on a fait l’amour. Comme d’autres font la guerre. Quand c’est moi le soldat. Qui meurt et qui la perd ». La chanson Que je t’aime, l’autre héritage de Johnny...

    Nous sommes le 22 juin 1974 sur le plateau de l’émission de variétés Top à. Johnny Hallyday interprète ce jour-là l’un de ses plus grands tubes intitulé Que je t’aime. Il est accompagné par son orchestre dirigé par Tommy Brown.

    Que je t’aime est sorti en 1969, c’est une chanson d’amour écrite par le compositeur Jean Renard et le parolier Gilles Thibaut qui, fou amoureux, l’avait écrit en une nuit pour exprimer ses sentiments. Il envoie ce texte avec d’autres à Johnny Hallyday qui recherche justement un titre fort pour sa rentrée au Palais des sports. Touché par ces paroles à la fois tendres et sauvages, le chanteur la transmet à son compositeur Jean Renard. Il lui aurait dit « Tu verras, c’est un truc qui parle d’amour ».

    Jean Renard, à l’inverse de l’auteur des paroles, traverse une crise sentimentale compliquée et compose une musique plutôt nostalgique qu’il réservait d’ailleurs à un autre titre fourni par Johnny, Ceux que l’amour a blessé, également proposé par Thibaut en même temps que Que je t’aime.

    Le contraste paroles enflammées sur musique dépressive ne séduit pas l’idole des jeunes. Il juge la tonalité trop haute pour lui. Jean Renard apporte quelques modifications à sa composition. De son côté, sur les conseils de Johnny, Thibaut modifie l’agencement des paroles. A l’origine « que je t’aime » était placé au début de chaque couplet. Modification faite, le titre fonctionne parfaitement.

    Que je t’aime est créé à la scène lors du spectacle de Johnny Hallyday au Palais des sports du 26 avril au 4 mai 1969. A chaque fois, il provoquera l’hystérie parmi les spectatrices. Même sur les plateaux télé, si on en juge par le niveau sonore des cris dans l’émission Cadet Rousselle en 1973.

    L’année de sa sortie, le titre sera n° 1 des ventes durant 16 semaines, le 45t s’écoule à plus de 700 000 exemplaires en France, devenant la meilleure vente de singles de l’année 1969. La version italienne sera également n° 1 en Italie.

    #Musique #Johnny_Hallyday

  • Ce matin, l’Ambassadeur d’Italie au Niger, S.E.M. #Marco_Prencipe, a présidé, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de lancement des projets #SCCAN et #SINA mis en œuvre par @OIM_Niger et financés à hauteur de 3 millions EUR par le Gouvernement italien.


    https://twitter.com/ItalyinNiger/status/1141747201628155905?s=19
    #Italie #Niger #OIM #IOM #externalisation #frontières #asile #migrations #réfugiés
    #Assamaka (à la frontière entre le Niger et l’#Algérie)
    #Nigeria

    ping @karine4 @isskein

    Ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/731749

  • Application du règlement Dublin en #France en #2018

    Plus de 45 000 saisines

    Selon les statistiques d’Eurostat, 45 358 saisines d’un autre Etat ont été effectuées par la France en 2018 contre 41 620 en 2017, 25 963 en 2016 et 11 657 en 2015.

    Les procédures de reprises en charge représentent 74% des saisines soit quatre points supplémentaires par rapport à 2017. La majorité d’entre elles visent des demandeurs qui ont une demande en cours dans un autre État-membre. L’Italie est de loin le premier pays saisi avec15 428 saisines avec un changement notable puisque 71% sont des reprises en charge. L’Allemagne est le deuxième pays saisi avec 8694 saisines (8688s en 2017) dont 93% sont des reprises en charge. A noter que près de 21% des saisines vers ce pays sont faites sur le fondement d’une demande d’asile rejetée. Ce chiffre est en légère hausse mais il bat en brèche le discours du ministre de l’intérieur qui indique que la majorité des personnes Dublinées en provenance d’Allemagne sont déboutées. Troisième pays l’Espagne avec 5 309 saisines dont 81% de prise en charge en raison d’un visa, d’une entrée irrégulière (à Ceuta et à Mellila) ou d’un séjour régulier. La Suède et l’Autriche suivent avec un nombre très inférieur (1 807 et 1 805 saisines).

    29 000 accords des Etats-membres

    29 259 réponses favorables ont été obtenues (29 713 en 2017) soit 65% d’accords. Pour certains pays, le taux de refus est anormalement élevé comme pour la Hongrie (90%) ou la Bulgarie (76%).

    3 500 #transferts

    3 533 transferts ont été effectués en 2018 (2 633 en 2017 contre 1 293 transferts en 2016 et 525 en 2015). Cela représente 12% des accords et 8% des saisines,

    L’Italie est de nouveau le premier pays concerné avec 1 6 47 transferts (soit 13% des accords (implicites pour la plupart et 11% des saisines), suivie de l’Allemagne (783 contre 869 en 2017, 9% des accords) puis vient l’Espagne avec 262 transferts (8% des accords). La grande majorité des transferts s’effectue dans un délai de six mois.

    L’expiration du délai de transfert est la principale raison qui conduit la France à se déclarer responsable avec 6 744 décisions (ce qui ne correspond aux statistiques du ministère (23 650). L’application de la clause discrétionnaire ou celle des défaillances d’un Etat représente 2 000 demandes.

    A l’inverse, des personnes sont transférées vers la France (on parle de transfert entrants) . En 2018, il était au nombre de 1 837 contre 1 636 en 2017 principalement en provenance d’Allemagne, du Benelux, de Suisse, d’Autriche et de Suède.

    Au niveau européen, environ 22 000 personnes ont été transférées vers un autre Etat-membre soit 13% des saisines. A noter qu’après l’Allemagne, c’est la Grèce qui est le pays qui transfère le plus (principalement en Allemagne)

    https://www.lacimade.org/application-du-reglement-dublin-en-france-en-2018
    #Dublin #règlement_dublin #asile #migrations #réfugiés #chiffres #statistiques #renvois #renvois_dublin

  • Grandeurs et misères de la caricature
    Jean-François Nadeau, Le Devoir, le 15 juin 2019
    https://www.ledevoir.com/culture/medias/556800/grandeurs-et-miseres-de-la-caricature

    Voici une poire. Un dessin de poire. Mais regardez mieux. Dans un second dessin, la poire semble mûrir un peu vite. Au bout d’un enchaînement de quatre dessins, la tête d’un roi gras, Louis-Philippe, est là, à la place de la poire… La poire devenue roi. Et vice versa. Tout le monde rigole de cette audace du dessinateur. Vive la poire ! Vive le roi ! Nous sommes en 1831. La première version de ce dessin, qui connaîtra plusieurs déclinaisons, est un grand succès. Elle est l’oeuvre d’Honoré Daumier, selon une idée de Charles Philipon, directeur du journal La Caricature.

    En ce roi terne, Charles Philipon voit un barrage contre la liberté de la presse. C’est dans des saillies pareilles, portées par la caricature, que la presse gagne, au XIXe siècle, le droit d’exprimer librement des idées.

    Pour Ersy Contogouris, professeur au Département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal et spécialiste de l’histoire de la caricature, « le gouvernement de Louis-Philippe attendait un prétexte pour essayer de limiter davantage la liberté d’expression ». En 1835, une tentative d’assassinat contre le roi, commise avec une arme artisanale, forgée de 25 canons, donne l’occasion à l’État de limiter la liberté d’expression. On en a particulièrement contre le dessin de presse, dit Ersy Contogouris, parce qu’il peut être vu et compris même par ceux qui ne savent pas lire. Avec le temps, la censure incline à censurer tantôt le dessin, tantôt l’écriture.

    Auteure d’une histoire de la caricature au Québec, Mira Falardeau juge que « c’est très grave ce qui se passe en ce moment dans l’univers de la caricature ». Pour elle, la censure constante dont fait de plus en plus l’objet cette discipline « n’a rien d’anecdotique » et devrait inquiéter au plus haut point.

    « Il y a en effet de quoi s’inquiéter », observe lui aussi Robert Aird, auteur d’une Histoire politique du comique au Québec. « Il y a eu plusieurs cas de caricaturistes muselés. Au Venezuela, au Nicaragua, en Russie. Aux États-Unis, les caricaturistes Nick Anderson et Rob Rogers, jugés trop anti-Trump, et maintenant le New York Times. »

    « On le sait, de tout temps, la caricature est détestée par les dictatures, rappelle Mira Falardeau. Or, ce n’est plus du côté des dictatures qu’on fait la guerre à la caricature. Qu’un journal comme le New York Times décide désormais qu’il vaut mieux arrêter les caricatures plutôt que de les prendre pour ce qu’elles sont — des objets de discussion —, cela participe d’un mouvement social inquiétant, le même qui invite à faire reculer le droit à l’avortement pour les femmes. On veut taire la caricature, pour toutes sortes de raison. C’est un très gros coup qui est porté. Ce n’est pas anecdotique. Le New York Times, qui est tout de même un pilier dans le monde du journalisme, envoie un signal inquiétant. Très inquiétant. »

    Il existe des lois contre la diffusion de messages haineux. Mais dans les limites de ces législations, on se montre néanmoins toujours plus frileux. C’est ce qu’estime en tout cas Mira Falardeau. « Dès qu’il est question de religion, on entre dans une frilosité pas possible. Les journaux sont hyperfrileux. Lorsqu’un débat éclate, on voudrait nous faire croire soudain qu’une caricature publiée n’est avalisée par personne, qu’un rédacteur en chef n’approuve pas la publication au préalable. Et on pénalise la caricature seule, le caricaturiste. On commence à écraser la caricature, mais où est-ce que cela va finir ? »

    Distinctions

    Ersy Contogouris expose le cas de deux caricatures dessinées autour de l’affaire SNC-Lavalin. Elles montrent Justin Trudeau boxer contre Jody Wilson-Raybould. Les deux dessins ont tous les deux été publiés le 15 février dernier. « Il y a eu tollé sur les réseaux sociaux à cause de la question de la violence représentée ou sous-entendue, qui a été jugée particulièrement problématique étant donné que Mme Wilson-Raybould est une femme autochtone. Un des caricaturistes, Michael de Adder, s’est excusé et a dit qu’il serait plus sensible à cette problématique, qu’il ne dessinerait plus d’images de femmes dans des situations violentes, alors que l’autre, Graeme MacKay, a dit que c’était une question de liberté d’expression et qu’il avait donc le droit de montrer ce qu’il voulait. » Selon l’historienne, les caricaturistes sont peut-être plus conscients désormais du caractère potentiellement sexiste, racisme, homophobe ou autre de leurs caricatures. Ils font sans doute plus attention. Mais « la censure qui vient du haut, de l’État ou des éditeurs et propriétaires de publications » soulève un tout autre type de problème, insiste-t-elle. Il ne faut pas tomber dans le piège de confondre les deux.

    Pour Robert Aird, il existe plusieurs angles d’analyse aux récents cas de censure. « La crise de la presse écrite affecte le dessin de presse comme le reste de l’information », dit-il. Par souci d’économie, au nom du profit, plusieurs journaux se sont séparés de leur caricaturiste attitré pour faire plutôt affaire avec des pigistes, moins payés, moins mordants aussi, explique Robert Aird. « Depuis plusieurs années, la presse engage des agences qui vendent des dessins de presse. Je me disais, en regardant ce phénomène, que cela engendrerait des caricatures plus inoffensives… Et voilà que le New York Times se fait reprocher la publication d’une caricature venant justement d’une agence ! » Dominic Hardy, professeur d’histoire de l’art à l’UQAM, observe aussi les piètres conditions de travail qui priment désormais chez les caricaturistes.

    Inadmissible

    Certes, reconnaît Mira Falardeau, les caricaturistes ne sont pas toujours très subtils. « Certains, disons, ont le trait un peu gros… Mais quoi qu’on pense par exemple de cette caricature particulière du New York Times, l’idée de supprimer complètement la caricature est un geste totalement inadmissible. »

    Aller jusque-là, insiste Robert Aird, voilà qui dépasse les bornes. « Dans le cas du New York Times, admettons que la caricature était d’un goût douteux, fallait-il cesser la publication d’autres caricatures ? Que fait-on des milliers d’autres qui ne causaient pas de controverses ? C’est abusif. »

    La caricature est peut-être dans une période de recul, après l’affranchissement qu’elle a connu au XIXe siècle, à la suite d’une lente maturation. « Cette forme graphique existe de longue date dans la tradition hollandaise, rappelle Ersy Contogouris. On y parle beaucoup de religions, contre le catholicisme en particulier. » Mais la tradition de la charge du dessin vient d’Italie, en particulier des frères Carracci qui, dans leurs ateliers, voient un côté très classique au dessin. Au XVIIIe siècle, les grands touristes anglais qui voyagent en Italie se font caricaturer. Ce travail est gravé puis diffusé en Angleterre. Ce mélange de tradition hollandaise et italienne va prospérer en Angleterre, dans un esprit de tolérance qui fera la fortune du genre.

    Pour Dominic Hardy, le contexte immédiat invite à penser que « la possibilité même d’une pensée complexe par le visuel » est désormais placée « sous haut soupçon, sous haute attaque ». Mais, dit-il, « je préfère encore de loin qu’on me dérange qu’on me dise que je n’ai pas le droit de penser, de réfléchir, de réagir, de ne pas être d’accord. »

    #BD #caricature #censure #liberté_d'expression

  • L’argent de la #drogue a sauvé les #banques pendant la #crise mondiale | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/270717/l-argent-de-la-drogue-sauve-les-banques-pendant-la-crise-mondiale

    Source : Rajeev Syal, The #Guardian, 13-12-2009

    On pense maintenant que les gangs tirent la plupart de leurs bénéfices du trafic de drogues, estimés à 352 milliards de livres, selon l’#ONU. Ils gardent habituellement leurs recettes en argent liquide ou les déplacent à l’étranger pour les cacher aux autorités. Il est entendu que les preuves que de l’argent de la drogue s’est écoulé dans les banques proviennent de responsables en Grande-Bretagne, en Suisse, en Italie et aux États-Unis.

    Les banquiers britanniques voudraient voir les preuves dont dispose Costa pour soutenir ses allégations. Comme un porte-parole de l’Association des Banquiers britanniques l’a déclaré : « Nous n’avons pris part à aucun dialogue réglementaire qui appuierait une théorie de ce genre. Il était clair qu’il y avait un manque de liquidités dans le système et dans une large mesure,il a été comblé par l’intervention des banques centrales ».

  • #Lecce (Italie) : à l’ombre du baroque
    https://fr.squat.net/2019/06/18/lecce-italie-a-l-ombre-du-baroque

    Qu’ont en commun les billets payants pour visiter les églises de Lecce et l’expulsion d’une bibliothèque anarchiste dans un immeuble occupé depuis trois ans ? Rien, apparemment. Et pourtant si. Ces deux actes, qui semblent déconnectés entre eux, nous parlent d’un changement de la ville et de la manière de la vivre, un changement qui […]

    #Bibliothèque_Anarchiste_Disordine #gentrification #Italie #tourisme

  • Le trafic aérien émet 10% des gaz à effets de serre en Suisse Pierre-Etienne Joye/pym - 17 Juin 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10511640-le-trafic-aerien-emet-10-des-gaz-a-effets-de-serre-en-suisse.html

    Ce lundi s’ouvre le 53e salon aéronautique du Bourget, en France, sur fond de croissance du trafic aérien et de questions sur l’urgence écologique liée à l’impact de l’aviation civile sur l’environnement. Le problème concerne bien sûr aussi la Suisse.
    Si le trafic des avions est à l’origine de 2 à 3% des émissions des gaz à effet de serre dans l’Union européenne, la proportion grimpe jusqu’à 10% pour la Suisse.

    Les incitations actuelles tendent vers l’abandon de l’avion pour d’autres moyens de transport comme le train, mais pour le spécialiste de l’aéronautique Michel Polacco, le problème n’est pas résolu : « S’il y a moins de passagers dans l’avion, quelque part la pollution par passager devient plus importante et par conséquent ça n’est pas un moyen réel de réduire les effets polluants de l’aviation. Il faut une vision beaucoup plus large et beaucoup plus globale ».

    Taxer les billets ?
    En Suisse, la proposition de taxer les billets d’avion est toujours pendante aux Chambres fédérales. Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert’libérale vaudoise, commente : « Aujourd’hui, on fait croire aux gens qu’on fera de l’écologie avec des taxes, mais ça n’est pas le cas. Je suis favorable aux trains de nuit, mais pour l’instant il n’y en a pas assez pour proposer des alternatives. L’avion est moins cher parce qu’il ne se voit pas imposer les mêmes règles du jeu que les autres moyens de transport. Et c’est là qu’il est important de mettre des taxes qui soient les mêmes qu’on a sur l’essence et sur les autres modes de transport ».

    Quoi qu’il en soit, l’aéronautique n’échappe plus aux critiques sur son empreinte carbone. Et en Suisse, les habitants prennent toujours l’avion deux fois plus souvent en moyenne qu’en France, en Allemagne, en Autriche ou en Italie.

    #avion #avions #transport_aérien #pollution #environnement #santé #climat #pollutions

  • L’Italie est-elle en train de créer une monnaie parallèle ?
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/170619/l-italie-est-elle-en-train-de-creer-une-monnaie-parallele

    Pour l’instant, ce n’est qu’une décision de principe : le gouvernement italien envisage de créer des bons du trésor (mini-BOTs) censés officiellement servir de moyens de paiement pour ses arriérés. L’initiative inquiète déjà les responsables européens et les financiers : ces mini-BOTs pourraient très vite se transformer en monnaie parallèle interne à l’Italie, au risque de miner l’euro.

    #EURO #europe,_Commission_européenne,_mini-BOTs,_Ligue_du_Nord,_Matteo_Salvini,_euro,_Italie,_monnaie