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  • Exhumation de Franco : Madrid dénonce une « ingérence » du Vatican Le Figaro - 1 er Juillet 2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/exhumation-de-franco-madrid-denonce-une-ingerence-du-vatican-20190701

    Le gouvernement socialiste espagnol va officiellement protester auprès du Vatican pour « ingérence » après des propos du représentant du Saint-Siège en Espagne critiquant le projet d’exhumation du dictateur Franco, a annoncé ce lundi sa vice-présidente. « Aujourd’hui, au plus tard demain, l’Etat du Vatican va recevoir une protestation formelle de l’Etat espagnol pour une ingérence de cette nature », a déclaré Carmen Calvo à la radio Cadena Ser.

    La numéro deux du gouvernement réagissait aux propos rapportés dans la presse espagnole du nonce apostolique Mgr Renzo Fratini qui a accusé l’exécutif de Pedro Sanchez de vouloir exhumer le dictateur de son mausolée monumental pour des « motifs surtout politiques ». « Ils ont ressuscité Franco. Il aurait été mieux de le laisser en paix, la majorité des gens, des politiciens pense cela. Il est mort depuis 40 ans, il a fait ce qu’il a fait, Dieu jugera », a affirmé celui qui a le rang d’ambassadeur du Vatican en Espagne.

    Carmen Calvo l’a appelé à « ne pas rentrer dans les affaires intérieures d’un Etat, et encore moins sur des sujets aussi importants ». L’exécutif socialiste essaie depuis un an, sans succès, d’exhumer le dictateur de sa tombe située dans une immense basilique non loin de Madrid que Franco avait fait lui-même construire, pour le réinhumer dans un lieu plus discret. L’affaire a tourné au bras de fer judiciaire entre le gouvernement et les descendants du dictateur qui dirigea l’Espagne d’une main de fer de 1939 à sa mort en 1975.

    Le Vatican, qui a autorité sur la basilique, . . . . . .

    #vatican #dictateurs #dictatures #violence #violences #religion #catholicisme #pape #culture_du_viol #religions #église #eglise #église_catholique #histoire

  • Le Vatican ne veut « rien lâcher sur la question de l’anthropologie chrétienne » »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140619/le-vatican-ne-veut-rien-lacher-sur-la-question-de-l-anthropologie-chretien

    Dans un texte publié le 10 juin, le Vatican poursuit, sous couvert de dialogue, son combat contre « l’idéologie du #GENRE » accusée de détruire les fondements de la famille et donc de la société. Entretien avec le sociologue Romain Carnac, selon qui l’essentiel de cet argumentaire contre les recherches sur le genre a été construit dès les années 1980 sous Jean-Paul II pour s’opposer aux revendications du féminisme.

    #église,_genre,_ABCD_de_l’égalité

  • Le Vatican veut aider les écoles catholiques à contrer la théorie du genre (L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190611.OBS14230/le-vatican-veut-aider-les-ecoles-catholiques-a-contrer-la-theorie-du-genr

    Le Vatican a publié un texte lundi 10 juin destiné à aider les enseignants dans les écoles catholiques à contrer la théorie du genre, qui selon lui « nie la différence naturelle entre un homme et une femme », en privilégiant dialogue et ouverture.

    Intitulé « Il les créa homme et femme », ce texte a pour vocation d’aider les personnels de l’enseignement catholique dans leur mission, précise un communiqué du Vatican. Il défend que l’acceptation d’idées souples en matière de genre constituerait une menace pour les familles traditionnelles et ignorerait les différences naturelles entre les hommes et les femmes.

    #éducation #religion #genre

  • Le nonce apostolique invité à Rome malgré des accusations d’agressions sexuelles
    https://www.liberation.fr/france/2019/06/11/le-nonce-apostolique-invite-a-rome-malgre-des-accusations-d-agressions-se

    Pour le moment, l’immunité diplomatique de Luigi Ventura n’a pas été levée, empêchant des mesures judiciaires à son égard.

    Représentant le Saint-Siège en France, le nonce Luigi Ventura, visé par une enquête pour agressions sexuelles, pourrait bien filer à l’anglaise. Ce 12 juin débute, à Rome, la conférence des nonces, un sommet, convoqué par le pape François, réunissant la centaine d’ambassadeurs du Vatican à travers le monde. Le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti, a confirmé, en début de semaine, que Luigi Ventura avait été convié à cette réunion qui s’achèvera le 15 juin.

    Le secret est bien gardé concernant la venue éventuelle de Luigi Ventura, accusé par plusieurs hommes de leur avoir fait subir des attouchements sexuels. A Paris, la nonciature apostolique (l’ambassade du Vatican) se refuse à tout commentaire, et n’indique pas si le diplomate est toujours en France. « Nous ne pouvons rien confirmer », répond-on à Libération.

    « C’est navrant si le nonce a quitté le territoire, s’indigne Me Antoinette Fréty, l’avocate des plaignants, interrogée par Libération. Mais le Vatican a l’habitude de déplacer les membres du clergé poursuivis pour des abus sexuels et de ne pas les sanctionner. » Me Fréty demande instamment que l’immunité diplomatique soit levée. Pour le moment, la Secrétairerie d’Etat (l’équivalent du Quai-d’Orsay et de Matignon) n’a pas répondu à la requête de la justice française.
    Audience par le pape François

    Du fait de l’immunité diplomatique, les autorités judiciaires à Paris ne peuvent pas contraindre le diplomate à demeurer dans l’Hexagone, ni lui intenter un procès. En mai, Luigi Ventura, qui réfute les faits, a été confronté à ses accusateurs. A sa demande, il avait été déjà entendu, le 3 avril, par la police.

    Si le nonce avait quitté le territoire français sans intention d’y revenir, rien n’empêcherait toutefois la justice du Vatican d’entamer elle-même une procédure. Récemment, le pape François a renforcé les normes en vigueur pour sanctionner les abus sexuels commis par des membres du clergé catholique.

    Les diplomates qui assistent à la conférence des nonces seront reçus, le jeudi 13 juin, en audience par le pape François qui leur adressera un discours. Le chef de l’Eglise catholique a décidé de réunir régulièrement au Vatican les représentants du Saint-Siège à l’étranger.
    Bernadette Sauvaget

    #catholicisme #violophilie #culture_du_viol #fraternité

  • Le Vatican ouvre un cours d’exorcisme (payant) à tous les chrétiens en raison de la « montée des forces démoniaques »
    https://www.crashdebug.fr/international/16021-le-vatican-ouvre-un-cours-d-exorcisme-payant-a-tous-les-chretiens-e

    L’Église catholique romaine a ouvert son cours d’exorcisme annuel à toutes les personnes de religion chrétienne afin d’essayer de renverser la tendance à la montée des "forces démoniaques dans le monde entier".

    Selon le Vatican, les démons ont proliféré et se sont multipliés ces dernières années, et l’Église a besoin de toute l’aide qu’elle peut obtenir pour bannir les forces sataniques du monde.

    Les médias sociaux et la culture pop ont conduit à une prolifération de groupes sataniques, selon le Vatican, et en tant que tels, ils font maintenant appel à l’aide de différentes dénominations chrétiennes pour "chasser le diable".

    "L’idée est de s’entraider, d’établir les meilleures pratiques si vous voulez ", a déclaré au Télégraphe le Père Pedro (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

    • "Nous n’avons pas encore de chiffres fiables, a-t-il dit, mais il pense que de nombreuses personnes qui se croient possédées par des démons peuvent aussi souffrir de problèmes psychologiques.

      Il se peut aussi que celleux qui prétendent les exorciser aient aussi des problèmes psychologiques !
      #catholicisme

  • Documentaire sur les religieuses abusées, la justice contraint Arte à cesser toute diffusion
    https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Documentaire-religieuses-abusees-justice-contraint-Arte-cesser-toute-diffu

    À la suite d’une plainte en référé, le tribunal d’instance de Hambourg (Allemagne) a rendu sa décision le 20 mars dans laquelle il interdit à ARTE de diffuser à nouveau le documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église dans sa version actuelle. Source : La Croix

    • Voisi le texte àl’origine du sujet mentinonné dans une interview avec l’auteure

      LES BORDELS DU VATICAN
      http://humanoides.free.fr/press-30.html

      lien mort vers le texte original
      http://www.motus.ch/bulletins/no4/bordelsvatican

      LES BORDELS DU VATICAN
      Enrôlées comme religieuses à destination des couvents du monde entier, les jeunes filles du Tiers-monde sont utilisées comme esclaves sexuelles par le corps ecclésiastique.

      Des religieuses-prostituées comme ces filles chrétiennes de l’état du Kerala - "la réserve « christianisée » des jésuites en Inde" sont envoyées au loin pour en faire des nonnes d’un genre spécial. Quelque part en Afrique, en guise de promesse du ciel, c’est l’enfer qu’elles découvrent à l’abri de la sainte Église qui les utilise comme bétail sexuel au service de son corps ecclésiastique. On a bien fait voeu de célibat mais pas de chasteté. Cette hypocrisie empoisonne l’Occident depuis dix-huit siècles, et serait même à l’origine de la prostitution moderne. Durant des siècles, ce commerce fut pris en mains par l’Église qui était à la fois cliente et maquereau. La moitié de la population féminine de Rome "la ville de pèlerinage obligée pour tout sémina-riste" fut réduite à la prostitution à certaines époques de l’histoire.

      Pour que ce scandale puisse être connu, il aura fallu que des religieuses-médecins, débordées par l’ampleur de ce crime organisé, se décident courageusement à publier des rapports. Mais, immanquablement, ces rapports destinés au Saint-Siège finissent aux oubliettes avec celles qui les ont rédigés.

      Selon l’agence Reuters, « accusé d’entretenir une conspiration du silence autour des cas d’abus sexuels dans les couvents, notamment en Afrique, le Vatican a reconnu l’existence d’une série de scandales, tout en assurant qu’ils étaient limités. » Selon un rapport, des prêtres et des missionnaires ont contraint des religieuses à avoir des relations sexuelles avec eux, en les violant. Certaines victimes ont été obligées de prendre la pilule, d’autres d’avorter. L’ampleur du scandale a amené Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Vatican, à déclarer que le Saint-Siège était « au courant du problème », mais que celui-ci était « limité à certaines zones géographiques » non précisées.

      Conspiration du silence.

      Le rapport, qui a été soumis il y a six ans au cardinal Martinez Solamo, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et pour les sociétés de vie apostolique, a été rédigé par une religieuse et médecin, Maura O’Donohue. Celle-ci a recensé des cas d’abus dans 23 pays, y compris les Etats-Unis, l’Italie et l’Irlande. Mais elle écrit que la plupart des violences sexuelles commises par des prêtres et missionnaires se sont produites en Afrique, où les religieuses présentent, aux yeux de leurs partenaires potentiels, l’avantage de passer pour être exemptes du virus du sida qui ravage le continent noir.

      L’auteur du rapport, qui mentionne des noms, cite le cas d’un prêtre qui avait mis enceinte une religieuse. Après l’avoir forcée à avorter, ce dont elle est morte, c’est lui qui a célébré la messe d’enterrement.

      Maura O’Donohue rapporte des cas de nombreuses religieuses tombées enceintes en même temps dans des communautés religieuses africaines, notamment celui d’une supérieure relevée de ses fonctions par son évêque après avoir signalé "la grossesse simultanée de 29 de ses soeurs" sans qu’aucune mesure ne soit prise par ailleurs. Selon Marco Politi, correspondant de la Republica au Vatican, ces scandales, qui n’ont commencé à transpirer hors des murs du Vatican qu’il y a peu de temps, ont été portés à l’attention du Saint-Siège à plusieurs reprises au cours de la décennie passée. Sans résultat.

      Une autre religieuse, Marie McDonald, supérieure des Missions de Notre-Dame d’Afrique, avait à son tour soumis en 1998 un rapport sur les « abus sexuels et viols commis par des prêtres et évêques ». « Que je sache, aucune inspection n’a eu lieu. La conspiration du silence aggrave le problème », a t-elle déclaré. Le Vatican observe la situation mais n’a pris aucune mesure concrète.

      Cherchez la secte.

      L’Église est beaucoup plus loquace en ce qui concerne les dérives des prétendues « sectes » qui lui font de la concurrence. Il y a environ 25 ans, un prêtre français au sourire immuable, manipulateur et ambitieux, le père Jean Vernette, fut chargé de répandre l’idéologie antisecte par une propagande extrêmement habile et efficace. Selon l’adage « hors de l’Église, point de salut », Jean Vernette et ses amis inquisiteurs ont fourni à l’association antisecte ADFI toute une panoplie d’armes intellectuelles et logistiques pour traquer les « sectes ». Après avoir quitté l’ADFI, trop virulente, il peaufine son image de saint homme qui prêche la « tolérance » et « l’évangélisation des sectes ».

      En réalité, derrière cette langue de bois onctueuse, « évangélisation » signifie guerre totale. Pour l’ADFI, Vernette rédigea la liste des « symptômes de sectarisme » qui est à l’origine de la persécution de milliers de non-conformistes (long temps de lecture et de méditation, changement de régime alimentaire...).

      Par cette manipulation, l’épiscopat de France nous a fait croire que la secte c’est l’autre, que la pédophilie c’est chez les autres, et que les pratiques mafieuses c’est chez ceux d’en face. Pourtant, dans le seul registre des moeurs, chaque semaine apporte un nouveau cas de pédophilie ecclésiastique en France.

      En bon jésuite, le porte-parole du Vatican a trouvé la parade : « Certaines affaires négatives ne doivent pas nous faire oublier la foi souvent héroïque manifestée par une grande majorité de ces hommes et femmes des ordres religieux et du clergé », a- t-il plaidé.

      Certes, mais lorsqu’un enfant attrape un mauvais rhume dans une « secte » pas très catholique, le journal La Croix et les bons cathos de l’ADFI n’hésitent pas à crier au « crime contre l’humanité ».

      Quant à « la foi souvent héroïque », si c’est de l’évangélisation planétaire dont on parle, il aurait mieux fallu pour l’humanité souffrante que les hordes de missionnaires incultes et arrogants qui ont la prétention de sauver l’âme des païens, restent tranquillement à la maison en s’exerçant à un métier honnête.

      #religion #catholicisme #abus_sexuel #église

    • « Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église » : une enquête choc qui rompt l’omerta
      https://information.tv5monde.com/terriennes/religieuses-abusees-l-autre-scandale-de-l-eglise-une-enquete-c

      Pendant deux ans, les documentaristes Marie-Pierre Raimbault et Éric Quintin, épaulé.e.s par la journaliste Élizabeth Drévillon, ont enquêté à travers le monde sur des faits d’abus sexuels commis par des prêtres sur les religieuses. Abusées pendant des années pour certaines, violées et avortées de force ... Ce documentaire permet aux victimes de sortir d’un trop long silence.

      Pourquoi ce phénomème est resté secret

      Ces rapports avaient été envoyés au Vatican par Maura O’Donohue et Mary Mac Donald, deux religieuses gynécologues, dans les années 1990. Elles étaient dignes de confiance puisqu’elles se sont retrouvées plusieurs fois confrontées à des religieuses violées, et parfois même, enceintes à la suite de ces viols. Au-delà de la thèse culturelle et des stéréotypes, puisqu’il était coutumier de renvoyer l’existence de ces abus sexuels à l’Afrique, les rapports faisaient mention du nombre de religieuses violées par des prêtres, dans 23 pays à travers le monde. C’était donc un mode de fonctionnement systémique dans l’Eglise catholique et le Vatican en avait connaissance. D’ailleurs, Rome n’a jamais répondu à ces religieuses. Elle demandaient une intervention de la part des autorités du clergé et réclamaient justice. Elles n’ont été entendues sur aucun de ces deux points.

      A ceci s’ajoute souvent une dualité de la part de ces lanceuses d’alertes. Elles ont certes dénoncé les abus des prêtres sur leurs consœurs religieuses, mais voulaient aussi protéger l’institution, en laquelle elles ont placé leurs croyances et à laquelle elles se sont dévouées. Pour ces raisons, elles n’ont pas osé en parler publiquement. Et si quelqu’un n’avait pas fait fuiter le contenu de ces rapports, l’opinion publique n’en aurait jamais rien su.

    • Religieuses abusées : une censure inexplicable
      Par Bernadette Sauvaget, Journaliste au service Société
      https://www.liberation.fr/planete/2019/04/29/religieuses-abusees-une-censure-inexplicable_1724080

      Personne ne s’attendait à cette censure. Et pour l’heure, rien n’indique qu’elle sera levée, ni, si c’est le cas, à quelle échéance. Le 20 mars, le tribunal de Hambourg, en Allemagne, a estimé - mais sans que cela ne soit rendu public à ce moment-là - qu’Arte devait suspendre illico la diffusion du documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise. Une enquête approfondie qui a provoqué un immense choc, particulièrement dans les milieux catholiques.

      Aucune voix ne s’était pourtant élevée pour remettre en cause la véracité des accusations, ni la réalité des abus sexuels subis par les religieuses catholiques, un tabou qui commence à se lever. Personne, sauf un prêtre qui estime pouvoir être reconnu comme l’un des abuseurs ! Pensant être en mesure d’arrêter la marche de l’histoire, il s’est adressé à la justice qui lui a donné, pour l’heure, gain de cause. Seul contre tous. Même contre le pape, qui a pris acte de ces abus. « C’est une procédure inique, dénonce à Libération le producteur Eric Colomer. L’objectif du film est de donner la parole aux victimes, pas de jeter en pâture tel ou tel. » A Hambourg, la défense, conformément aux règles de la procédure, n’a pas pu faire valoir ses droits mais prépare sa contre-attaque. La bataille ne fait que commencer. Doris, l’une des ex-religieuses qui témoignent, a déjà publié un livre et s’est largement exprimée dans la presse. Sans jamais subir les foudres de la justice. A l’aune du succès du documentaire (plus de 2 millions de personnes l’ont visionné), la peur pourrait bien avoir changé de camp.

  • “Dans les affaires des religieuses abusées et de pédophilie, la priorité pour l’Eglise est de maintenir l’omerta” - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/dans-les-affaires-des-religieuses-abusees-et-de-pedophilie,-la-priorite-pou

    Christian Terras, directeur du magazine chrétien “Golias”, témoigne dans “Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise”, le documentaire choc diffusé ce mardi 5 mars à 20h50 sur Arte. Il dénonce depuis des décennies les dérives du clergé. Interview coup de poing.

    Depuis trente-cinq ans aux manettes de Golias 1, magazine chrétien contestataire, Christian Terras continue d’être la bête noire de l’Eglise catholique. Insulté, menacé, il n’a jamais abdiqué, portant sur la place publique, dossier après dossier, les dérives de l’institution. Non pour la détruire, comme le clament ses détracteurs, mais pour réformer un système nécrosé de l’intérieur. Grand témoin du film Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise 2, diffusé ce soir sur Arte, il revient pour nous sur les révélations de ce film explosif, les nécessaires remises en cause qu’il suscite.

    Quel a été votre rôle dans le film ?
    Il s’est limité à de ponctuelles interventions. Les réalisateurs sont venus passer une journée à la rédaction. Au fur et à mesure de leur enquête, je leur ai indiqué quelques pistes, notamment par rapport à Mgr Barbarin. Eric Quintin souhaitait retrouver l’extrait vidéo de 2006 où il fait l’éloge de Marie-Dominique Philippe lors de ses obsèques. Celui-là même qui avait fondé en 1975 la communauté Saint-Jean, dont certains membres ont été jugés pour abus sexuels. Avant que le Vatican reconnaisse finalement, en 2016, dans un courrier confidentiel, « l’indulgence suspecte » des frères de Saint-Jean pour la pédophilie, les abus généralisés sur les femmes de la communauté.

    Depuis plus de trente ans, vous œuvrez avec Golias pour mettre au jour les dossiers enfouis par l’Eglise, ses dysfonctionnements. Avez-vous perçu, au fil du temps, une évolution de sa posture, sa volonté de sortir de l’opacité ?
    Il y a deux gros dossiers : les affaires de pédophilie, celles des religieuses abusées. A partir de 2010, l’institution prend conscience de la gravité du phénomène planétaire concernant les premières. Benoît XVI sort de la posture sur laquelle campait Jean-Paul II : à savoir que les affaires de pédophilie n’étaient que des complots contre l’Eglise. Pour ce qui est des religieuses abusées, l’affaire ne perce que depuis peu. Quand j’ai sorti le dossier dans Golias, en 1994, en révélant les rapports des sœurs Donovan et Donohue transmis au Vatican et qui documentaient, dans vingt-trois pays, les viols de religieuses par des prêtres, c’est tombé dans l’oreille d’un sourd.

    Dans les deux cas, la priorité pour l’institution est de maintenir l’omerta. Le système est au courant et gère cela en interne. On l’a vu avec Marie-Dominique Philippe et son frère Thomas Philippe, le fondateur de l’Arche. Les « fautifs » sont exfiltrés, mis entre parenthèses un moment, puis remis dans le circuit. C’est fou de songer qu’il aura fallu vingt-cinq ans, une génération, pour que les affaires de pédophilie ou de religieuses abusées aient enfin un écho dans l’opinion publique catholique et profane.

    Avant, nous prêchions dans le désert. J’ai reçu des menaces, des insultes. Et il faut bien avouer que la presse catholique s’est comportée comme une courroie de transmission de l’institution, pas comme des journalistes indépendants. Ils n’ont rien fait pour qu’émergent ces problématiques. La grande peur du clergé est que les victimes témoignent sur la place publique, relayées par les médias profanes. Et si tout cela se double de plaintes déposées, alors là ils mesurent l’ampleur du péril.
    “Dans l’Eglise catholique, le sacerdoce confère une impunité totale aux prêtres qui ont failli.”

    Le viol des religieuses semble systémique. Il ouvre sur des questionnements plus larges : la place de la femme, la sexualité, la question du célibat des prêtres.
    Ce dossier pose effectivement toutes ces questions et l’Eglise n’est pas au clair. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements, au début de la prise de conscience, de la mise à plat de ce que ces affaires révèlent profondément. Le clergé passe son temps à osciller entre déni et omerta. Il foule aux pieds les valeurs de l’Evangile pour défendre l’institution. Les victimes ne comptent pas, en tout cas moins que la réputation d’infaillibilité de l’institution. Ce qui prévaut est qu’elle soit épargnée par les scandales. Certains religieux consentent au constat et voient qu’il faut prendre des mesures. Mais on ne va pas au bout de la remise en question radicale que ces affaires renvoient à l’Eglise. Les victimes seront toujours suspectées d’affabuler, d’avoir tenté, séduit. On peut parler de raison d’Eglise comme on parle de raison d’Etat. Dans l’Eglise catholique, le sacerdoce confère une impunité totale aux prêtres qui ont failli. La justice des hommes n’a pas à s’en mêler.

    L’amoncellement de plaintes, le retentissement des affaires dans l’opinion publique commencent-ils à ébranler l’édifice ou le Vatican continue-t-il d’être très serein ?
    La défense de l’Eglise est toujours la même : dire que ce n’est pas l’institution qui génère ces dysfonctionnements, que c’est le fait de membres déviants. Elle s’en tient à écoper, à colmater les brèches, de manière à ce que le navire ne sombre pas. Il faut changer de paradigme. Il s’agit d’une révolution culturelle qui passe par la remise en cause du sacerdoce masculin qui crée et entretient une situation de patriarcat.

    Vous qui avez beaucoup travaillé sur la communauté Saint-Jean, avez-vous été surpris de retrouver, après les affaires de pédophilie, Mgr Barbarin dans la nébuleuse du dossier des religieuses abusées ?
    Barbarin a tout le moins manqué de discernement. Lorsque j’ai écouté son homélie dithyrambique lors des obsèques de Marie-Dominique Philippe en 2006, je n’en suis pas revenu. Il ne pouvait pas ne pas savoir. Quelques jours plus tôt, il avait reçu les familles de victimes de l’Avref [Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leur familles, ndlr] qui lui avaient fait part des dévoiements de Marie-Dominique. Ce qui ne l’a pas empêché, dans son discours, d’affirmer que ce dernier était incompris parce que prophète. Le rapport de Barbarin à la réalité et à la déviance s’inscrit dans la même posture, sauver l’image de l’institution, sauver le prêtre, envoyer un message à la société : ce ne sont que des rumeurs, circulez il n’y a rien à voir, on a besoin de ces gens-là pour éclairer votre chemin.

    Documentaire Sur Arte, “Sœurs abusées, l’autre scandale de l’Eglise” dénonce les viols de religieuses

    Si des religieuses intentent des plaintes et que Barbarin se retrouve au cœur d’un procès pour avoir couvert, la barque ne va-t-elle pas finir par être trop chargée ?
    Barbarin est devenu inaudible. Même quand il prend des décisions intéressantes, même lorsqu’il prononce un discours sur les pauvres, les marginaux, les sans-papier, il n’est plus écouté. Même s’il n’est pas condamné le 7 mars [Barbarin et cinq anciens membres du diocèse sont accusés de non-dénonciation d’agressions sexuelles commises par le père Preynat sur de jeunes scouts avant 1991, ndlr], il n’a plus de crédit. Il en sortira peut-être gagnant comme citoyen, parce que la justice lui aura donné quitus, mais perdant comme témoin de l’Evangile.
    Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise.

    Un des aspects saillants du film diffusé sur Arte concerne le recours à l’avortement planifié par l’institution, dès lors qu’une religieuse se retrouve enceinte.
    C’est épouvantable et abominable mais l’Eglise est prête à tout, y compris à ce qu’elle réprouve en public par rapport à sa doctrine. L’important est de sauver le sacerdoce de son prêtre, d’effacer les traces de son égarement.

    Que penser aussi du discours intransigeant sur le refus du préservatif, y compris dans des régions où le sida est endémique ?
    Le rapport des religieuses Donovan et Donohue documentait ce recours délibéré des prêtres à de jeunes religieuses. Le sida étant endémique dans certaines régions, les monastères ou les couvents constituaient un vivier de sûreté sanitaire. Ils pouvaient donc accomplir leurs forfaits dans ces communautés. Ils venaient prélever des religieuses saines, exemptes du sida ou de MST.
    “Pour certains catholiques, ce film va faire l’effet d’un électrochoc.”

    Pensez-vous que ce film peut susciter une prise de conscience de la communauté catholique, qu’elle va demander des comptes ?
    Pour certains catholiques, il va faire l’effet d’un électrochoc. Aujourd’hui, les évêques sont interpellés sur la question de la pédophilie, et le documentaire va enfoncer le clou en portant la question des religieuses abusées sur la scène publique et médiatique. Il révèle que ces dérives ne résultent pas du comportement isolé d’individus, que c’est le système qui est en cause. Il pardonne au nom de Dieu, il couvre… on est face à un système mafieux.

    A l’heure des réseaux sociaux, se murer dans le silence, enterrer les dossiers n’est plus possible.
    Je crois que le pape François en a pris la mesure. Mais il a fort à faire à la curie, où des réseaux de résistance freinent à tout-va. Le pape veut faire la vérité, sortir de l’ornière de l’hypocrisie. Il est dans une gymnastique tactique malaisée.

    Que devrait-il mettre en place ?
    Il ne faut pas en rester au stade du constat, à l’apitoiement. Il faut des mesures concrètes de médiation, d’investigation. Il faut pouvoir disposer d’archives qui permettent matériellement de suivre le parcours de quelqu’un, de faire en sorte qu’il ne réchappe pas de ses déviances. Et bien sûr, il faut, chaque fois, saisir la justice. Je ne suis pas sûr que l’Eglise s’achemine, de son propre chef, dans cette direction.

    En février, deux plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées contre l’ambassadeur du pape en France, Mgr Luigi Ventura, par des cadres de la mairie de Paris. Des faits qui se seraient déroulés lors d’une cérémonie officielle. Le sentiment d’impunité est à ce point ?
    Tout vient de la question du sacerdoce. Ces gens-là se vivent comme les élus, les intermédiaires de Dieu. Ils ne se rendent plus compte de leurs actes, n’ont plus aucun discernement.

    Ce comportement montre que l’institution est minée, nécrosée de l’intérieur à un niveau qu’on peine à imaginer. Il est révélateur de la grave crise qui couve depuis une vingtaine d’années, qui est en train de se matérialiser et met à mal la superbe de l’Eglise catholique, sa façon défensive de gérer les problèmes. Par les réseaux sociaux, par l’opinion publique, elle va être de plus en plus interpellée. Nous sommes au début d’un processus de dissolution de ce système ecclésial. Cela ne veut pas dire que l’Eglise va disparaître, mais ce système, sous cette forme, ne tient plus.
    Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise.

    Qu’avez-vous pensé du sommet organisé au Vatican fin février consacré à la pédophilie dans l’Eglise ?
    J’ai été agréablement surpris par l’introduction du pape, appelant tous les responsables réunis, cardinaux et évêques, à faire la transparence sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique. J’ai été impressionné par un certain nombre de témoignages, qui ont touché, je crois, les responsables religieux. On a aussi vu, ce qui n’est pas rien, le cardinal Reinhard Marx, proche conseiller du pape, admettre que l’institution avait détruit des dossiers sur des ecclésiastiques coupables d’avoir agressé sexuellement des mineurs. Je trouvais tous ces signes de bon augure.

    Malheureusement, le pape a loupé sa sortie. Son discours de conclusion était très en recul par rapport à ce qu’annoncé au départ. En appeler au diable, faire comme si certains prêtres étaient possédés, est pour le moins maladroit. C’est surtout scandaleux, car cela laisse à penser que ces ecclésiastiques sont pathologiquement possédés, donc malades, donc pas totalement responsables de ce qu’ils font. Le coupable n’est pas le diable mais l’institution, qui couvre des déviances individuelles. Dédouaner les responsables d’abus en invoquant le diable me laisse abasourdi.
    “Ce n’est pas parce que les crimes pédophiles existent dans la société civile qu’il ne faut pas nettoyer devant sa porte. L’Eglise doit assumer sa propre responsabilité.”

    Le pape a annoncé une loi future pour régler les questions de pédophilie dans l’Eglise, sans en préciser du tout les contours. Qu’en avez-vous pensé ?
    Je comprends qu’il ne puisse, à ce stade, en donner les éléments concrets. Mais il aurait pu en évoquer l’esprit. Que désormais, face à ces drames, ces scandales, la règle soit la tolérance zéro. J’aurais aussi aimé que le pape pointe la responsabilité d’un certain nombre d’évêques dans ces affaires délictueuses. Enfin, il aurait dû évoquer la nécessaire refonte du droit canonique, qui protège les prêtre d’une manière inouïe. Il faut que se noue un partenariat avec la police, la justice civile. Ces aspects auraient dû constituer les points forts de son discours, et de la loi à venir.

    L’autre grand manque concerne la réparation matérielle et financière. Il n’en a pas été question, or c’est un point important pour que les victimes fassent leur deuil et se reconstruisent. Pour celles qui sont restées fidèles à l’Eglise malgré ce qu’elles ont subi, il faudrait une réparation symbolique et liturgique, dans le cadre d’une cérémonie officielle où l’Eglise demanderait pardon.

    Avoir par ailleurs appelé à la recousse les statistiques de l’OMS pour relativiser la pédophilie dans l’institution est malhonnête. On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Or nous savons, depuis trente ans que nous enquêtons sur ces sujets, que l’Eglise, proportionnellement à sa population d’hommes, est l’endroit le plus pathogène en matière de pédophilie. Ce n’est pas parce que les crimes pédophiles existent dans la société civile qu’il ne faut pas nettoyer devant sa porte. L’Eglise doit assumer sa propre responsabilité.

    Avec ce sommet, le pape n’a répondu ni aux attentes des victimes, ni à celles du peuple de Dieu. L’Eglise catholique avait là une chance historique de faire sa révolution culturelle, de se rendre enfin crédible et audible. Mais le pape a préféré gérer les équilibres géopolitiques du Vatican et de l’épiscopat mondial.

    #catholicisme #viol

  • « Abus sexuel », antiféminisme, les recettes d’un ordre
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/03/08/abus-sexuel-antifeminisme-les-recettes-dun-ordre

    Actualité oblige… on a beaucoup lu ou entendu la terminologie « abus sexuel ». En tête d’affiche, le « sommet exceptionnel sur les abus sexuels sur mineurs », organisé au Vatican du 21 au 24 février 2019. Que signifie cette expression ? D’un point de vue linguistique, « abus » signifie mauvais usage. Associé à « sexuel » l’expression consacre l’idée qu’il y aurait un bon usage de la sexualité chez les enfants et un mauvais. L’Église catholique a donc décidé de s’attaquer à ce mauvais usage, occultant par voie de conséquence la question de la sexualité supposée des enfants. Ensuite, le mot « abus » reste flou, ne désigne pas précisément des faits qui sont criminels. Il les minimise et les nie. Pourtant il s’agit de pédophilie et non de pratique sexuelle, un crime aussi grave que les viols des religieuses, « révélés » dans la foulée. L’emploi de ce terme cache alors un abus de pouvoir : la relation des prêtres et autres ecclésiastiques (des hommes) avec les enfants et avec les nonnes (des femmes) est basée sur une relation de confiance ou d’autorité, qui pose la question du consentement1.

    Enfin, cette expression s’affiche au sein d’un ordre caractérisé par la hiérarchie, le sexisme endémique, la culture du silence, l’imperméabilité. Comme dans les autres ordres – médical, juridique, politique… –, l’impunité des violences sexuelles règne. Elles y sont non nommées, considérées normales, faisant partie de la fonction de ses membres. La parole de la victime (femme, enfant) y est systématiquement remise en cause alors que le criminel (homme) reste majoritairement impuni, protégé par des lois nationales ou propres2. Ces lois sont des retranscriptions ou le terreau de la vulgate populaire, qui nie par lâcheté, par peur, par ignorance ou par volonté (initier sexuellement), les violences exercées sur mineurs et qui entérinent l’appropriation sociale du corps des femmes3.

    La différence entre l’ordre de l’Église et les autres se manifeste notamment par la contradiction qui l’habite. Chez les catholiques, les membres font vœu de chasteté, bannissent l’avortement, s’opposent à la « théorie du genre », rejettent toute sexualité contre nature – c’est-à-dire qui n’a pas vocation à « l’enfantement » –, glorifient « la femme comme mère, porteuse d’enfants », alors que le contraire se vit en son sein. Aujourd’hui, la dialectique visant à « protéger les victimes » mise en exergue par le Vatican, obère la responsabilité des auteurs des crimes. En parallèle, elle perpétue une stratégie d’inversion des concepts féministes4.

    Le fond de l’entreprise reste effectivement familialiste : à travers tout ce bruit, il est question de promouvoir le mariage entre homme et femme, de protéger l’idée de famille. De plus, il s’agit de reconduire l’idéologie antiféministe portée de longue date par l’Église. Des déclarations récentes du pape François ont été évoquées : « Inviter une femme à parler, ce n’est pas entrer dans le mode d’un féminisme ecclésiastique, car au final, tout féminisme finit par être un machisme avec une jupe ». Par ces mots, le chef de l’Église catholique s’inscrit en digne héritier de Jean-Paul II qui faisait en 1995 la « promotion d’un féminisme chrétien ». Cette appropriation opportuniste du féminisme n’est pas nouvelle. Elle a pour but de le dissoudre. Nés au début du XXe siècle, les fondements du féminisme chrétien peuvent s’expliquer ainsi : « la collaboration de la femme aux questions d’intérêt commun se présente à elle sous un aspect sévère et son activité extérieure est motivée, non par des raisons puériles ou de mesquines rivalités de sexe et des théories déclamatoires sur l’égalité de l’homme et de la femme ; mais elle est justifiée par le fait que la fonction sociale de la femme différant par certains côtés de celle de l’homme, elle seule peut savoir dans quel sens elle doit la développer, la perfectionner et introduire dans sa propre vie ce progrès que la vie publique communique à la vie privée »5. Cette idéologie entend mettre en lumière le rôle de « la femme »6dans le processus de restauration de l’image de l’Église catholique, en tant qu’individu ayant des qualités propres. François de souligner : « elle est celle qui porte, la mère de la communauté ». Cette vision reprend presque mot pour mot les termes des textes (la bible) qui célèbrent la différence entre les sexes tout en excluant l’idée qu’il y ait inégalités.

    Or, il existe bien, dans la bible, une relation hiérarchisée entre les deux sexes. Dans le texte « 1 Timothée 2:1-15, verset 11 », Saint-Paul écrit : « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission ». L’« homme » et « la femme » ne jouent pas les mêmes rôles « dans l’église et dans le couple », l’homme étant chargé de l’autorité, et la femme de l’enfantement et du soin de la famille. C’est ainsi par exemple que l’ordination des femmes est interdite. Dans le verset 12, il est écrit : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence ». L’apôtre limite ce que « la femme » peut faire dans l’église : se taire et obéir.

    L’actualité n’est pas révolutionnaire. Certes, elle met en lumière des faits jusqu’ici passés sous silence et impunis, mais elle permet également aux juges autoproclamés de ces faits (des hommes) de continuer à dispenser la parole paternaliste : ils se placent en protecteurs désintéressés de leurs membres (femmes, enfants), ayant autorité naturelle à les guider, car ces membres seraient en demande, en situation de mineurs civiques. De la même manière, les femmes se retrouvent placées au rang de victimes ou d’actrices immobiles, ayant besoin d’encadrement technique, d’assistance, de soutien, parce que plus employées à la maternité ou au devoir d’accompagnement de l’autorité. Leurs savoirs propres ne sont pas pris en compte. Les femmes n’ont pas droit à la parole et à ce titre restent des « subalternes »7.

    Tant de rigueur dans la minorisation des violences sexuelles perpétrées par des hommes, d’ignorance de la parole des enfants, d’acharnement à garder les femmes dans leur rôle social de mère, d’épouse ou d’auxiliaire de la hiérarchie religieuse, me fait mesurer, en cette Journée internationale des femmes, l’ampleur des luttes restant à mener pour renverser le patriarcat.

    Joelle Palmieri, 8 mars 2019

    #violences_sexuelles #langage #culture_du_viol #pedocrimilalité #pedoviol #consentement #catholicisme #viol #déni #antiféminisme #complémentarité #domination_masculine #domination_adulte

  • « Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise » : une charge violente contre le Vatican
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/03/05/religieuses-abusees-l-autre-scandale-de-l-eglise-une-charge-violente-contre-

    Alors que vient de s’achever un séminaire inédit au Vatican sur la lutte contre les abus sexuels sur mineurs perpétrés au sein de l’Eglise, l’enquête qu’Arte met à disposition sur sa plate-forme de vidéo à la demande vient encore, s’il en est besoin, nourrir la consternation. Au point qu’on se demande si cette litanie de révélations, toutes plus sordides les unes que les autres, prendra un jour fin. Mais Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Eglise est moins une compilation de témoignages que la mise au jour d’un système organisé qui, comme le souligne le commentaire qui ne s’embarrasse pas de circonvolutions, dépasse le viol pour s’apparenter à une forme de « proxénétisme clérical ».

    Résultat d’une investigation menée pendant deux ans dans plusieurs pays par les journalistes Elizabeth Drévillon, Marie-Pierre Raimbault et Eric Quintin, ce film va bien au-delà de la dénonciation des sévices endurés par les membres des communautés religieuses, pour s’intéresser à la responsabilité du Vatican dans la protection des prêtres violeurs.

    Toute affaire gênante pour l’Eglise est réglée en son sein, et non par la justice des hommes

    Les témoignages recueillis, pour la majorité à visage découvert, sont édifiants. Comme celui de deux anciennes membres de la communauté de l’Arche, qui racontent les sévices subis de la part du père Thomas. Exerçant une emprise sans limite sur les membres de sexe féminin de cette communauté, il a abusé de son autorité, incontestable pour des sœurs souvent très jeunes à l’époque, pour assouvir ses pulsions, comme l’avait révélé un rapport publié en 2015.

    Acte de « pénitence », découverte de « l’amour véritable de Dieu », tous les prétextes sont bons, ce qui rend d’autant plus complexe pour les victimes de réaliser qu’elles ont été violées. Celles qui s’expriment ici évoquent avec douleur cette atteinte à leur chasteté, et l’épreuve immense que fut pour elle(s) de s’opposer à leur(s) bourreau (x).

    « Quand on dénonce un prêtre, dit Cecilia, ancienne membre de la communauté de l’Arche où sévissait le père Thomas, on dénonce aussi l’Eglise. » Mais on est pourtant loin d’avoir partie gagnée. Le père Thomas avait ainsi été sanctionné par le Vatican au début des années 1950 : depuis lors, il avait interdiction d’enseigner, d’exercer tout ministère et de faire de l’accompagnement spirituel. L’absence de suivi des sanctions internes à l’Eglise lui a laissé toute liberté pour continuer à violer. Il existe une « fraternité » au sein du clergé qui facilite l’impunité, analyse Jean de la Selle, un ancien responsable de la communauté de l’Arche, très investi dans la reconnaissance des victimes du père Thomas. Impunité renforcée par un principe tacite qui veut que « faute confessée égale faute pardonnée » et que toute affaire gênante pour l’Eglise soit réglée en son sein, et non par la justice des hommes.
    Culture de l’impunité

    A ce titre, le documentaire porte une charge particulièrement violente contre le Vatican. Il impute au pontificat de Jean Paul II d’avoir favorisé cette culture de l’impunité en minimisant systématiquement les accusations. Le prêtre Pierre Vignon, exclu du tribunal ecclésiastique de Lyon, vraisemblablement pour avoir réclamé la démission du cardinal Philippe Barbarin (récemment jugé pour non-dénonciation d’un prêtre accusé d’agressions sexuelles sur mineurs), relève que les sanctions, quand sanction il y a, sont in fine toutes soumises pour approbation au Vatican.

    Pendant longtemps, celui-ci n’a reconnu que des actes isolés dans certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest. Loin d’être cantonnés à ces pays, les abus commis au sein de ces communautés sont, il est vrai, facilités par une précarité économique propice au « trafic de faveurs », explique un prêtre jésuite qui se bat contre les viols de religieuses au Cameroun.

    Le summum de l’abject est atteint lorsqu’une des victimes tombe enceinte

    Et le summum de l’abject est atteint lorsqu’une des victimes tombe enceinte. Le panel des solutions proposées par la hiérarchie va alors de la plus simple – la future mère est purement et simplement bannie de la communauté – à la plus incompréhensible – un avortement dans la plus grande discrétion est organisé –, en passant par la plus hypocrite – la jeune femme se voit proposer « d’offrir son enfant à Dieu », c’est-à-dire de l’abandonner.

    Certains prélats ont beau dénoncer à visage découvert les déviances de leur Eglise, un prêtre contrit a beau avouer, à visage couvert cette fois, avoir manipulé et violé, on sort de ce film révulsé face au refus du Vatican de s’emparer du sujet. C’est bien d’un refus qu’il s’agit, puisque au moins deux rapports internes ont établi les faits au cours des années 1990. Sans qu’aucune mesure n’ait été prise. « Le Saint-Siège est incapable de faire un mea culpa sur les actes », dénoncent les réalisateurs du film. Au moins peut-on attendre de lui qu’il agisse enfin pour les empêcher.

  • Le silence sur la pédophilie est un « pêché collectif » pour le patron des évêques de France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/17/le-silence-sur-la-pedophilie-est-un-peche-collectif-pour-le-patron-des-evequ

    « Nous devons travailler tous ensemble contre la pédophilie. La hiérarchie (religieuse, ndlr) n’est pas la seule coupable. Dans certaines familles, des parents très chrétiens ont empêché leur enfant de parler. C’est un péché collectif."

    « Il y a quelque chose de systémique dans la négligence, le poids et la défense des institutions par rapport aux personnes victimes », dit-il, assurant que l’Église doit prendre ses responsabilités. « On ne peut plus rejeter la faute, dire que ce sont les médias ou le monde extérieur qui en voudraient à l’Église », ajoute Mgr Pontier.

    Mais on peu dire que c’est "des parents très chrétiens qui ont empêché leur enfant de parler" et que la faute est collective et non la responsabilité d’évêques, nous dit l’évêque.

    Le péché est collectif et surtout la faute des parents très chrétiens, par contre les violeurs d’enfants et leurs évêques qui organisent la récidive et l’impunité et les déplaces pour pouvoir bénéficié de la prescription sont présumés innocents.

    « Si des actes ont été commis qui auraient traumatisé profondément quelqu’un, ce serait bien sûr choquant. Je connais bien Mgr Ventura, et pour le moment je le présume innocent », dit Mgr Pontier.

    –----

    Accusé d’abus sexuels, l’ex-cardinal McCarrick défroqué par le Vatican, une première

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/16/l-ex-cardinal-mccarrick-accuse-d-abus-sexuels-defroque-par-le-vatican_542429

    C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.

    Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi, institution du Vatican qui veille au respect du dogme catholique, a précisé le Saint-Siège. L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte. Le pape François a envoyé un « signal clair » sur le fait que les abus sexuels ne seraient plus tolérés au sein de l’Eglise catholique, a réagi samedi le président de la conférence des évêques américains.

    Toujours cette manière sournoise de ne pas nommer les agressions sexuelles correctement. Une agression sexuelle n’est pas un ABUS, un abus c’est quant on use avec excès de son droit . Utilisé cette expression "abus sexuels" et "abus de pouvoir" ca indique que les prêtres ont le droit au sexe des gosses, mais qu’ils ont été seulement un peu excessif avec leur usage du sexe des enfants.

    « Aucun évêque, aussi influent soit-il, n’est au-dessus de la loi de l’Eglise », a ajouté le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston.

    Ce qui sous-entend qu’ils sont au dessus des lois humaines.

    #catholicisme #culture_du_viol #culte_du_viol

  • Une histoire des #micro-états

    #Paradis_fiscaux : une longue histoire ?

    Indissociables du fonctionnement de l’économie mondiale, les paradis fiscaux, du #Luxembourg aux #îles_Caïman, de l’état américain du #Delaware au #Panama en passant par la #Suisse n’ont pas toujours bénéficié de leur récente surexposition médiatique. Retour sur une histoire qui remonte au XIXe siècle.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-14-paradis-fiscaux-une-longue-histoire

    Le #Vatican, un Etat à part ?

    Créé le 11 février 1929 par les #accords_du_Latran, le Vatican est avec moins de 900 habitants le plus petit état souverain du monde. Mais le Saint-Siège, état théocratique où le pape dispose d’un pouvoir absolu, se considère-t-il comme un micro-état ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-24-le-vatican-un-etat-a-part

    L’Etat libre de #Fiume (1919-1924)

    A la suite du #Traité_de_Versailles et de la paix de 1919, l’Italie a récupéré le #Trentin et #Trieste, mais malgré l’ampleur de ses protestations, d’autres territoires convoités n’ont pas été obtenus. Fiume, en #Dalmatie, symbolise cette frustration devant une « victoire mutilée ».

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-34-letat-libre-de-fiume-1919-1924
    #histoire

    Et le 4ème épisode, sur la #république_des_Escartons :
    https://seenthis.net/messages/758082

    #micro-nations

  • Vatican : démission du porte-parole du Saint-Siège et de son adjointe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/31/vatican-demission-du-porte-parole-du-saint-siege-et-de-son-adjointe_5403947_

    Le Vatican a annoncé, sans explication, la démission de l’Américain Greg Burke et de l’Espagnole Paloma Garcia Ovejero, ainsi que la nomination d’un porte-parole par intérim.

    C’est une décision impromptue, donnée sans plus d’explication. Le Vatican a annoncé, lundi 31 décembre, la démission de son porte-parole, l’Américain Greg Burke et de son adjointe, l’Espagnole Paloma Garcia Ovejero, et la nomination d’un porte-parole par intérim.
    Le pape « a accepté la démission du directeur et du vice-directeur de la salle de presse du Vatican Greg Burke et Paloma García Ovejero, et a nommé directeur par intérim Alessandro Gisotti, jusqu’ici coordinateur des médias sociaux pour le dicastère [ministère] de la communication », précise un communiqué du Saint-Siège.

    L’Américain Greg Burke, membre de l’#Opus_Dei, influente institution conservatrice au sein de l’Eglise catholique, avait été nommé en juillet 2016 après avoir occupé le poste de numéro 2 du service de presse. Il succédait au jésuite Federico Lombardi.

    Il avait auparavant travaillé comme journaliste à Rome pour l’hebdomadaire catholique National Catholic Reporter, le magazine Time puis comme correspondant de la chaîne américaine Fox News. Agé de 59 ans, il était le deuxième membre de l’Opus Dei à occuper le poste de porte-parole du Vatican, après l’Espagnol Joaquin Navarro Valls, directeur tout-puissant de la communication de Jean Paul II.

    Première femme à occuper le poste de numéro 2 du service de presse du Vatican, la journaliste espagnole Paloma Garcia Overo, 43 ans, avait été auparavant correspondante pour le Vatican auprès de Cadena COPE, l’une des principales stations de radio espagnoles.

    Ces démissions interviennent deux semaines après que le pape François a annoncé avoir mis fin aux fonctions de trois des neufs cardinaux, qu’il avait choisis sur tous les continents pour le conseiller dans la réforme du Vatican, au début de son pontificat. Deux des cardinaux évincés font l’objet de poursuites dans des affaires de violences sexuelles sur mineurs ou pour en avoir couvert.

    Le Vatican prépare un important sommet sur la « protection des mineurs » qui sera organisé du 21 au 24 février 2019. Il réunira, à Rome, les présidents de toutes les conférences épiscopales du monde, des experts et des victimes. Cet événement est censé sonner une mobilisation générale pour la prévention des violences sexuelles dans l’ensemble de l’Eglise catholique, où la prise de conscience n’est pas au même niveau partout.

  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #église #enfants #catholicisme #eglise #viols #religion #violences_sexuelles #pedocriminalité #vatican #eglise_catholique #pape #usa #prêtres

  • Le Vatican assouplit la règle du célibat pour les gardes suisses jvr/vd - 12 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9989579-le-vatican-assouplit-la-regle-du-celibat-pour-les-gardes-suisses.html

    En pénurie d’effectifs, le Vatican autorisera les gardes suisses à se marier... à condition d’avoir effectué plus de 5 ans de service. Les couples pourraient alors emménager dans une nouvelle caserne prévue pour 2024.

    La garde suisse pontificale a fort à faire avec l’actuel locataire du Saint-Siège. Les multiples engagements du pape François l’obligent à étoffer ses rangs. Actuellement au nombre de 110, les gardes devraient passer à 135 unités.

    Mais les vocations manquent. L’une des raisons est le célibat obligatoire des soldats au service du souverain pontife. Cette règle va être assouplie par le Vatican. Le célibat ne devrait plus concerner que les gardes dont la durée du service est inférieure à 5 ans. Pour les autres, ils pourront se marier et vivre au Vatican.

    Une caserne flambant neuve
    Pour accueillir tout ce monde, l’actuelle caserne datant du XIXe est toutefois trop petite. Elle sera démolie au profit d’une nouvelle caserne qui s’étendra sur quelques 14’200 m2 et qui répondra aux critères écologiques de 2024.

    Une fondation suisse va s’occuper de réunir des fonds pour compléter le budget de 50 millions de francs. Des spécialistes de l’armée helvétique seront également appelés à travailler sur ce projet.

     #vatican #religion #catholicisme #pape #Italie #Suisse #mercenaires

  • * Une députée LREM demande la position de la France sur la pénalisation de l’avortement en Andorre AFP - 31 Octobre 2018 - La croix
    https://www.la-croix.com/France/Politique/deputee-LREM-demande-position-France-penalisation-avortement-Andorre-2018-

    La députée LREM des Pyrénées-Orientales Laurence Gayte a demandé au gouvernement de préciser la position de la France sur la pénalisation de l’avortement dans la principauté d’Andorre, dont Emmanuel Macron est coprince, un des derniers États en Europe à interdire l’IVG.

    Dans une question écrite adressée au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Mme Gayte précise que la principauté est « l’un des derniers États d’Europe - avec Malte, Saint-Marin et le Vatican - à interdire l’avortement, y compris en cas de viol, d’inceste, de maladie ou malformation du fœtus, ou de danger pour la vie de la mère ».

    « L’avortement y constitue un délit passible de six mois d’emprisonnement pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention », ajoute Mme Gayte, membre de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale et députée d’un département ayant une frontière commune avec la Principauté d’Andorre, rappelle-t-elle.

    Des femmes ont cependant recours à l’avortement, soit en se rendant en Espagne ou en France, soit « par des méthodes peu sûres ou clandestines », souligne la députée.

    Dans le cadre de la journée mondiale du droit à l’avortement, fin septembre, « de nombreuses Andorranes ont défilé dans les rues d’Andorre-la-Vieille afin de demander la dépénalisation de l’avortement dans leur pays », poursuit-elle dans sa question écrite. Elles souhaiteraient « savoir la position de la France sur cette question ».

    Lors de la manifestation, selon un correspondant de l’AFP, certaines affiches réclamaient « Pas de tutelle ni de l’État ni de l’Église » ou encore « Laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires », en référence à la position anti-avortement d’un des deux coprinces d’Andorre, l’évêque d’Urgell Mgr Joan-Enric Vives.

    #Laurence_Gayte #Andorre #IVG #interdiction #emmanuel_macron #Andorre #Femmes #catholicisme #droits_des_femmes #religion #catholicisme

  • The.Nun.2018.FRENCH.MD.TS.XViD-NUNERO
    https://ww9.torrentvf.com/the-nun-2018-french-md-ts-xvid-nunero

    Quand on apprend le suicide The.Nun.2018.FRENCH.MD.TS d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique– la nonne démoniaque de Conjuring 2 – qui bouscule […] L’article The.Nun.2018.FRENCH.MD.TS.XViD-NUNERO est apparu en premier sur Télécharger film torrent9 vf , Series cpasbien VOSTFR torrent français - Cpasbien torrents.

  • La.Nonne.FRENCH.TS.2018
    https://ww9.torrentvf.com/la-nonne-french-ts-2018

    Quand on apprend le suicide The.Nun.2018.FRENCH.MD.TS d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique– la nonne démoniaque de Conjuring 2 – qui bouscule […] L’article La.Nonne.FRENCH.TS.2018 est apparu en premier sur Télécharger film torrent9 vf , Series cpasbien VOSTFR torrent français - Cpasbien torrents.

  • #Pèlerinage à #Medjugorje, entre quête religieuse et #tourisme_de_masse

    24 juin 1981 : la #Vierge apparaît à six adolescents originaires de la petite ville de Medjugorje en #Bosnie-Herzégonie. Ils deviennent alors les « #voyants_de_Medjugorje ». Depuis cette date, la Vierge continue dʹapparaître à certains voyants quotidiennement à 17h40 et délivre des messages. Ce qui en fait un cas unique. Guérisons, apparitions, conversions, de nombreux pèlerins affluent du monde entier, faisant de Medjugorje, malgré les années de guerre, lʹun des principaux lieux de pèlerinage au monde. Pour autant, cet attrait nʹest pas sans conséquence, la ville étant aujourdʹhui méconnaissable pour ceux qui lʹont connu il y a 30 ans : hôtels, routes, commerces ponctuent chaque coin de rue. Est-il encore possible de concilier quête religieuse et #tourisme ?


    https://www.rts.ch/play/radio/a-labordage/audio/pelerinage-a-medjugorje-entre-quete-religieuse-et-tourisme-de-masse?id=9882248&s
    #catholicisme #religion

  • Allez, histoire de se faire du mal : un tour des hommages à l’autre pitre médiatique… Je pense que ça donne une assez fidèle image de la bande de clowns et de faux culs qui nous servent d’experts sur le monde arabe et musulman.

    – Christian Chesnot : Antoine Sfeir, mort d’un humaniste
    https://www.franceinter.fr/monde/antoine-sfeir-mort-d-un-humaniste

    – Abdennour Bidar
    https://twitter.com/AbdennourBidar/status/1046731571452170240

    Antoine Sfeir est mort cette nuit et la nouvelle m’émeut profondément : nous perdons un grand et noble cœur, ardent et doux humaniste, érudit engagé, pourfendeur lucide et courageux des obscurantismes.
    Merci Antoine, tu m’as appris beaucoup, et toujours soutenu, paix à ton âme.

    – Nathalie-A.Truchot
    https://twitter.com/n_truchot/status/1046694476398448640

    Ce matin je pleure l’immense ami, le confident de tous les instants... Le journaliste et politologue franco-libanais Antoine Sfeir, spécialiste du monde arabe et musulman, s’est éteint.

    – Georges Malbrunot
    https://twitter.com/Malbrunot/status/1046719837739917314

    Antoine Sfeir est mort. Un formidable conteur et vulgarisateur des complexités du Moyen-Orient. Le fondateur des Cahiers de l’Orient avait 70 ans.
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/01/01003-20181001ARTFIG00137-le-politologue-antoine-sfeir-passeur-entre-orient

    – Fabrice Balanche
    https://twitter.com/FabriceBalanche/status/1046708652948819969

    La disparition d’un grand homme. La pertinence de ses analyses et sa chaleur humaine nous manquerons.

    – Berengere Bonte
    https://twitter.com/berengerebonte/status/1046636141729001473

    Antoine Sfeir est parti cette nuit, apaisé. Un ami, d’une générosité inouïe, un confrère, longtemps consultant @Europe1 pour le Moyen-Orient. Je pense à sa compagne et à ses filles

    – Valérie Pécresse
    https://twitter.com/vpecresse/status/1046662787420835840

    Grande tristesse d’apprendre la disparition d’ #AntoineSfeir dont la parole était toujours bienvenue et instructive pour faire la pédagogie des complexités de l’islam et du monde arabe. Il prônait le dialogue des cultures et refusait tous les fanatismes

    – Laurent Bazin
    https://twitter.com/laurentbazin/status/1046640954973802496

    Antoine Sfeir était un expert lumineux, un honnête homme et un ami à l’humour savoureux. Tous ceux qui l’ont connu seront tristes à l’annonce de sa disparition.
    Laurent Bazin ajouté,

    – François Bayrou
    https://twitter.com/bayrou/status/1046647146349498368

    Antoine Sfeir était un passeur entre deux mondes, l’Orient et l’Occident. Il avait de l’Islam, dans ses multiples visages et dans son histoire, une connaissance profonde et chaleureuse. Il aimait décrypter et transmettre. Et il était un ami.

    – Caroline Fourest
    https://twitter.com/CarolineFourest/status/1046711067655770113

    Nous perdons un seigneur et un immense journaliste. De ceux qui savaient voir (il a vu le danger de Tariq Ramadan parmi les premiers) et qui avaient le courage de dire... Au revoir grand frère.

    – Roger Karoutchi
    https://twitter.com/RKaroutchi/status/1046677545192755200

    Triste d’apprendre le décés d’Antoine Sfeir avec qui j’avais eu plusieurs débats.Spécialiste,lui le chrétien maronite,du monde arabe,il délivrait une analyse toujours nuancée,empreinte d’humanisme mais aussi de convictions fortes liées à sa propre vie. Condoléances à ses proches.

    – François Clémenceau
    https://twitter.com/Frclemenceau/status/1046670299532529664

    Antoine Sfeir fut mon maître et mon ami, un pédagogue de l’Orient et une voix du Liban, un citoyen français au plus près des valeurs de la République, un confrère talentueux. Pensées émues et solidaires pour sa compagne et ses filles. Et longue vie aux Cahiers de l’orient.

    – Mohamed Sifaoui
    https://twitter.com/Sifaoui/status/1046666011951452160

    Salut camarade ! Repose en paix. Face à la maladie, tu as été courageux jusqu’au bout.

    – Jean-Do Merchet
    https://twitter.com/jdomerchet/status/1046661446992564225

    J’apprends avec beaucoup de peine la mort d’Antoine Sfeir, expert du monde arabo-musulman et bon camarade. RIP

    – Renaud Muselier
    https://twitter.com/RenaudMuselier/status/1046659853815607296

    C’est avec une infinie tristesse que j’apprends le décès de mon ami Antoine Sfeir.
    Un esprit brillant mais avant tout un homme généreux et bon.
    Je garde en souvenir nos discussions passionnées sur l’avenir du monde et de la #Méditerranée.
    Au revoir mon ami #RIP ??

    – Jean-Christophe Galeazzi
    https://twitter.com/jcgaleazzi/status/1046659560730238977

    Apprendre la mort d’Antoine Sfeir ce lundi matin ça fiche un coup. Journaliste et politologue, il avait fondé la revue « Les Cahiers de l’Orient », nous avions si souvent échangé avant et après de passionantes itw. À Dieu !

    – Valérie Boye
    https://twitter.com/valerieboyer13/status/1046658607390052352

    Grande tristesse d’apprendre que le grand érudit infatigable avocat du moyen orient Antoine #Sfeir ne viendra plus nous éclairer sur cet « Orient compliqué »
    je garde le souvenir récent de sa conférence à la commission des affaires étrangeres de l’assemblée
    #brillant #sensible

    – Christian Estrosi
    https://twitter.com/cestrosi/status/1046658109970812929

    Très attristé par le décès d’Antoine Sfeir. Un esprit brillant, un homme chaleureux qui a toujours voulu faire dialoguer l’Orient & l’Occident. Très attaché à @maregionsud, sa connaissance des questions euro-méditerranéennes nous manquera. Pensées pour sa famille & ses proches.

    – Marianne
    https://twitter.com/MarianneleMag/status/1046731970825334785

    [Hommage] Antoine Sfeir, l’âme du Liban https://www.marianne.net/debattons/billets/antoine-sfeir-l-ame-du-liban

    – Pascal Boniface
    https://twitter.com/PascalBoniface/status/1046695181851009025

    Triste et ému d’apprendre la disparition d’Antoine Sfeir avec lequel j’ai eu si souvent l’occasion de débattre amicalement .Sa réflexion sa pédagogie et son humour vont nous manquer

    – Boris Vallaud
    https://twitter.com/BorisVallaud/status/1046686408587583488

    Immense chagrin en apprenant le décès d’Antoine Sfeir, un homme de courage, de générosité, de paix et d’intelligence. 43 ans d’affection partagée. Pensées pour ses filles et ses proches.

    – Observatoire Laïcité
    https://twitter.com/ObservLaicite/status/1046682811267239937

    Nous avons appris avec tristesse le décès cette nuit d’Antoine Sfeir, journaliste et politologue spécialiste du Moyen-Orient et du monde musulman, fondateur des Cahiers de l’Orient. L’Observatoire de la laïcité transmet ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches

    – B de La Villardière
    https://twitter.com/BdLVillardiere/status/1046710364602290177

    #Sfeir c’est avec tristesse que j’apprends la mort d’Antoine Sfeir qui fut un ami proche et un de mes invités préférés sur LCI entre 94 et 96 dans le Journal du Monde. Il fut l’un des premiers en France à dénoncer l’expansion du wahhabisme à travers le monde.

  • En Andorre, l’avortement est interdit même en cas de viol ou de danger pour la santé - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/09/28/en-andorre-l-avortement-est-interdit-meme-en-cas-de-viol-ou-de-danger-pour-

    Andorre, 85 500 habitants, est moins connue pour un triste record. La petite principauté pyrénéenne située entre la France et l’Espagne est l’un des derniers États européens – avec Malte, Saint-Marin et le Vatican – à interdire totalement l’avortement, même en cas de viol, inceste, maladie du fœtus ou danger de mort pour la mère. Un délit passible de 6 mois de prison.

  • Eugénie Bastié : « Après #MeToo, il y a un climat détestable de suspicion généralisée entre les sexes »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-24-septembre-2018


    #backlash
    Odile Fillod partage :

    Hier matin, Eugénie Bastié était invitée sur France Inter pour parler du livre dans lequel elle fustige le mouvement #MeToo. Cette catholique conservatrice revendiquée, dont le militantisme suit consciencieusement le chemin tracé par le Vatican (anti-féministe, anti-"theorie du genre", anti-ABCD de l’égalité, pour une « écologie intégrale », etc), lancée dans l’arène médiatique en 2013 par le magazine Causeur, avait signé en avril dans ce dernier un vibrant appel : « Peggy Sastre, contre #balancetonporc, que nos luttes convergent ! ». En l’occurrence, leur point de convergence fondamental est ce qui motivait la tribune de Peggy Sastre & co : la croyance en une asymétrie naturelle du désir avec, en gros, d’un côté les hommes animés d’une pulsion sexuelle « par nature offensive et sauvage » se déclenchant à la vue du corps des femmes, et de l’autre les femmes animées du désir d’être désirées, attendant qu’un homme manifeste leur désir pour elles (c’est pourquoi il faudrait défendre la « liberté d’importuner » des hommes, qui serait « indispensable à la liberté sexuelle »). Bastié ne fait comme tant d’autres qu’afficher sans le savoir la pauvreté de sa propre sexualité, que son ignorance de la réalité biologique lui permet de prendre pour une généralité. Je la plains sincèrement de n’avoir jamais connu « l’équivalent de l’érection intempestive »... Verbatim d’un extrait de son itw :
    Léa Salamé : « Je comprends pas en quoi c’est incompatible de vouloir à la fois une liberté sexuelle et une sécurité sexuelle. Pourquoi c’est incompatible ? »
    Eugénie Bastié : « Moi, ce qui m’a marqué dans le discours de Natalie Portman, c’est cette idée... Enfin, c’est un peu son... Comment dire... Quand elle dit faisons la révolution du désir, je veux désirer, je veux afficher mon désir et en même temps que ce désir, finalement, ne suscite rien chez l’autre, et que ce désir ne... enfin... C’est la dimension complètement narcissique de cette... de cette.... de cette injonction. Finalement l’autre ne compte pas, il n’y a que ’moi moi moi’ qui expose mon désir, sans me soucier des conséquences que ça peut avoir sur l’autre. Et je pense, c’est ce que j’essaie d’expliquer dans le livre, qu’il y a une asymétrie du désir masculin et féminin et qu’en effet, la manière dont les hommes désirent et regardent le corps de la femme n’est pas la même que la manière dont les femmes désirent et regardent le corps des hommes. »
    Léa Salamé : « Pourquoi ? »
    Eugénie Bastié : « Parce que, il y a une asymétrie du désir. Par exemple, il n’y a pas l’équivalent de l’érection intempestive chez les femmes. Elle existe chez les hommes. [...] Non mais je veux dire, le corps des femmes affecte le regard des hommes, c’est une donnée. La question, c’est... évidemment, il faut empêcher ce regard, qui peut être concupiscent, de devenir un acte d’agression, c’est tout le travail de la civilisation, mais je pense qu’on peut pas effacer cette asymétrie radicale, au départ. »
    A écouter sur

    • Rappelons que la croyance affichée par Eugénie Bastié en une asymétrie naturelle fondamentale entre femmes et hommes en matière de désir sexuel (voir mon post précédent), avec les conséquences qu’elle en tire, est malheureusement largement partagée.
      Pour Bastié, cette « asymétrie radicale » a notamment pour conséquence la nécessité d’un côté d’apprendre aux hommes à « civiliser » la présumée concupiscence naturelle envahissante les poussant volontiers à l’agression, et d’autre part d’apprendre aux femmes à « se soucier des conséquences sur l’autre » - en clair, apprendre aux femmes à être pudiques, et à défaut leur faire comprendre qu’il est de leur responsabilité de soulager les hommes de l’excitation qu’elles ont causé chez eux, ou tout au moins leur apprendre à accepter sans « se victimiser » les initiatives que cela déclenche chez eux (d’ailleurs, « une main aux fesses n’a jamais tué personne », rappelle-t-elle si finement et si utilement).
      Pour Franck Ramus, membre du Conseil Scientifique de l’Education (on en frémit, mais ce n’est heureusement pas au titre de ses opinions sur ce sujet-là qu’il a été sollicité), c’est à peu près la même chose. Partant du principe que « les garçons et les filles ont des prédispositions différentes (en particulier en ce qui concerne la sexualité et la violence) », il appelle à fournir « aux hommes et aux femmes une éducation spécifique à ce sujet et en partie différenciée » : « Par exemple, éduquer les hommes 1) à mieux connaître leurs désirs sexuels, les conditions qui les déclenchent, les conséquences possibles, et les moyens de les gérer efficacement ; 2) à mieux connaître les biais cognitifs qui peuvent les conduire à mal interpréter les signaux des femmes ; et 3) les instruire de manière très explicite sur le fait qu’aucune pulsion sexuelle ne peut justifier de passer outre un consentement [...]. Symétriquement, éduquer les femmes d’une part sur les désirs sexuels des hommes et les conditions qui les déclenchent, d’autre part sur les signaux qu’elles émettent (volontairement ou pas) et la manière dont ils peuvent être interprétés (à tort ou à raison) par les hommes [...] »

      http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/ecueils-debat-differences-cognitives-cerebrales-sexes
      #victimes_bashing

    • J’ai le droit d’inventer le tag #érection_intempestive ? :-)))

      Ce qui est très frustrant quand on donne la parole à certain·e·s, c’est qu’on se dit qu’on devrait tous passer un permis d’émettre des pensées complexes et ne pouvoir parler dans le poste qu’à la condition d’avoir son permis. Et on pourrait même instituer un permis à point... comme ça, les Zemmour et cie pourraient enfin être dispensés de s’exprimer...

  • Britney Spears : « L’Europe ne doit pas seulement avoir une tête, mais aussi un coeur qui bat »
    Le flash-back en play-back de Bono

    Pédophilie en Pennsylvanie, des documents accablent Trump
    Le Vatican accuse Twitter et Google actualités de « censure »

    Interdites d’élite des écoles maternelles s’accrochent aux branches.

    Faute de bons jeux « Kalachnikov », les fans développent les leurs

    Le Vatican n’est plus dans le carcan du menu obligatoire
    Pédophilie en Pennsylvanie : des document accablent ARTE

    #de_la_dyslexie_creative

  • « Pour le pape François, la lutte contre la pédophilie n’est pas une urgence »

    À la suite d’un nouveau scandale d’abus sexuels perpétrés par des prêtres aux États-Unis, le pape reconnaît dans une lettre les manquements de l’Église dans la lutte contre ce fléau.
    Gianluigi Nuzzi, spécialiste du Vatican, décrypte la lettre du pape qui condamne de tels actes.

    Il en appelle au « peuple de Dieu », traduisez tous les baptisés du monde entier. Dans une lettre publiée lundi, le pape François exhorte les catholiques à se mobiliser face aux actes pédophiles commis par le clergé afin d’éradiquer cette « culture de la mort ». Il reconnaît également les manquements de l’Église dans la lutte contre ce fléau. La missive aux allures de mea culpa a été rédigée à la suite d’un nouveau scandale d’abus sexuels perpétrés par plusieurs centaines de prêtres pendant des décennies aux États-Unis, en Pennsylvanie.

    À l’instar des associations de victimes de curés-bourreaux, le célèbre journaliste italien d’investigation Gianluigi Nuzzi, spécialiste du Vatican et auteur du livre « Péché originel » (Flammarion), regrette que le souverain pontife s’en tienne à un discours et ne prenne pas de décisions concrètes pour en finir avec ces « crimes ». Décryptage avec celui qui connaît le mieux les arcanes du Saint-Siège, principal destinataire en 2012 et 2015 de documents ultra-confidentiels ayant fuité à la curie, des affaires baptisées VatiLeaks dévoilant au grand jour corruption et népotisme au sein du minuscule État.

    Quel sens donner à la lettre du pape François ?

    GIANLUIGI NUZZI. Ce sont des paroles fortes, le pape François fait des efforts mais c’est un acte qui entre totalement dans la politique de communication de ce pontificat. Dans la lutte contre la pédophilie, il y a eu davantage d’avancées sous Benoît XVI qui a dit, notamment, qu’il fallait indemniser les victimes. Pour François, ce n’est pas une urgence. Ce qui avait été lancé sous Ratzinger a été ralenti depuis le début de son pontificat.

    Que lui reste-t-il à faire ?

    On n’a pas la sensation qu’il a envie d’ouvrir les tiroirs, de sortir les dossiers. Il ne s’est jamais attaqué au système. Il doit réduire à l’état laïc les prêtres qui ont commis des agressions sexuelles, mettre à la porte les évêques et les cardinaux qui ont fermé les yeux, lancer rapidement des enquêtes, indemniser les victimes… Il est temps d’agir maintenant. Il a créé la commission pontificale pour la protection des mineurs, mais sans grands succès puisque certains de ses membres ont démissionné faute de changements.

    Pourquoi ne prend-il pas des mesures à la hauteur du fléau ?

    Je pense qu’il y a des résistances au sein de la curie. Il existe une peur de la réalité. Car « Spotlight » n’est pas seulement un film, c’est aussi une réalité. En Italie, il n’y a pas eu de scandales, c’est bizarre tout de même…

    Le Vatican vient d’annoncer que le pape François s’entretiendrait avec des victimes de prêtres pédophiles lors de son voyage ce week-end en Irlande…

    C’est important de rencontrer des victimes mais il faut aussi ouvrir les archives ! On ne peut pas imaginer qu’il y ait encore des secrets d’État sur les abus sexuels. La pédophilie laisse des souffrances à vie pour les victimes. Mais l’autre victime, c’est l’Église et sa crédibilité.

    La popularité du pape argentin est-elle écornée ?

    Je ne pense pas. Les catholiques espèrent que le pape François réussira à changer les choses. Et l’espérance, c’est ce qui fait vivre l’Église.

    #catholicisme #culture_du_viol

  • L’excommunication qui choque le Brésil - 2009
    http://www.liberation.fr/planete/2009/03/11/l-excommunication-qui-choque-le-bresil_544161

    Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa « tristesse ». Ce fervent catholique, qui a coutume d’aller à la messe tous les dimanches, est l’un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l’archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. « J’ai pitié de notre archevêque parce qu’il n’a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant », a déclaré le médecin. Frêle - 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, portait des jumeaux. L’équipe médicale qui a procédé à l’IVG a expliqué que celle-ci était d’autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d’abord cru à un abcès vermineux…

    Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d’Alagoinhas, dans l’arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

    Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu’il abusait de l’enfant depuis qu’elle a 6 ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d’un milieu pauvre où l’avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d’IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L’IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L’avortement était donc parfaitement légal.

    « La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts », martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il a déclaré : « Le viol est un péché moins grave que l’avortement » … Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’« il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir ». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’« obscurantisme » et la « cruauté » de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du « droit à la vie ».« C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés », a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

    Hommage.« A partir d’aujourd’hui, je cesse d’être catholique ! » écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit « écœurée et indignée ». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n’ont pas été excommuniés… La Folha accuse l’Eglise d’exercer une « pression indue alors que le domaine de l’avortement est du ressort exclusif de l’Etat ». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l’an dernier, c’est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. « Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l’avortement aux femmes qui viennent le confesser », renchérit Yury Puello Orozco, de l’ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l’IVG. L’opinion est d’autant plus choquée que ce cas est loin d’être isolé. Selon une étude menée l’an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans… Ces sévices sont généralement commis par quelqu’un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin… « Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l’avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles », dénonce Orozco.

    Olimpio Moraes, le chef de l’équipe qui a procédé à l’IVG, en sait quelque chose. C’est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l’excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. « Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m’attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine », a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a « sauvé la vie d’une enfant ». L’affaire devrait permettre de « faire mûrir dans la société l’idée que l’avortement est une question de santé publique », a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l’IVG, contrairement à l’écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines - près d’un million par an - sont la quatrième cause de mortalité maternelle.

    Ca date de 2009 mais c’est pour rappeler le sort que l’eglise catho réserve aux enfants et femmes victime de viol alors que le pape ne cesse de faire de grandes déclarations creuses.
    #catholicisme #IVG #culture_du_viol #pedoviol

  • Esclavage moderne : saisie de près d’un million d’euros chez les travailleuses missionnaires de Lisieux Stéphanie Potay - 14 Aout 2018 - France 3 Regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/esclavage-moderne-saisie-pres-million-euros-travailleus
    et aussi : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires

    L’histoire a été révélée en 2014, les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée ( TMI) travaillaient au mépris de tout droit social dans un réseau d’hôtellerie de pélerins . L’association qui gérait notamment celle du Sanctuaire de Lisieux vient de voir ses comptes saisis par la justice. 

    Dernier épisode judiciaire dans l’affaire de travail dissimulé chez les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée, la saisie de 950 000 euros. Cette somme est une première estimation des arriérés de rémunérations et de cotisations auprès des organismes sociaux relatif à l’emploi " d’étrangers démunis d’une autorisation de travail" et de "recours à personne exerçant un travail dissimulé".

    Qui sont les victimes ?  
    Des femmes recrutées au Burkina Faso, à Wallis et Futuna ou encore aux Philippines, ces jeunes filles ont rejoint la famille missionnaire Donum Dei, créé en 1950 sous le nom des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée. Elle fonde une grande partie de sa spiritualité sur la vie de Sainte-Thérèse-de Lisieux. Ces « vierges chrétiennes » sont motivées par un appel à la vie religieuse et une formation consacrée en Europe.

    Mais en fait, c’est dans plusieurs restaurants catholiques « L’Eau Vive » http://www.tourisme-marseille.com/fiche/restaurant-l-eau-vive-notre-dame-de-la-garde-marseille , une chaîne d’hôtellerie pour pèlerins, à Marseille, https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html Caen ou encore Lisieux https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/pays-auge/lisieux-suspectees-esclavage-moderne-travailleuses-miss qu’elles vont passer leur temps : elles y travaillent sans salaire, ni protection sociale parfois de 6h jusqu’à minuit. 

    Processus d’emprise et embarras de l’Eglise 
    En 2014, les dérives sectaires de ce groupe sont dénoncées dans un livre noir. Un processus d’emprise sur ces travailleuses missionnaires est décrit. 
    En 2015, une plainte est déposée par une membre de la communauté de Lisieux ( voir notre reportage de l’époque ci-dessous) pour exploitation d’une personne réduite en esclavage. 

    Reportage en 2015 par Catherine Berra : 
    https://www.youtube.com/watch?v=EP6razgXuGk


    En 2017, la convention qui liait le Sanctuaire de Lisieux à la Famille missionnaire n’est pas renouvelée, l’Eglise prend officieusement ses distances avec cette communauté.
    https://www.youtube.com/watch?v=jZJB21QNWP8

    Dossier hors norme
    Les Travailleuses missionnaires font l’objet de deux enquêtes : une enquête canonique, mandatée par le Vatican, qui concerne l’aspect spirituel de leur association et une enquête civile à propos des conditions de travail des travailleuses. L’association cherche à jouer sur le statut de communauté religieuse pour justifier que du fait de l’engagement spirituel de ses femmes, elles s’apparentent à des moniales et ne relèveraient pas de la justice ordinaire .

    Au Parquet d’Epinal, où l’ensemble des procédures sont regroupées pour accroître l’efficacité( celles de Lisieux, Marseille, Ars-sur-Formans), on rappelle que l’association en question est une association de fidèles laïques, en aucun cas un ordre religieux. 

    En novembre 2017, la responsable légale de l’association est mise en examen en tant que personne morale et dernièrement, la justice vient de saisir 950 000 euros comme l’indique nos confrères de Vosges matin https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires dans son édition du 10 août. Certaines de ces jeunes filles exerçaient dans le restaurant proche de la basilique de Domrémy, l ’association était en effet présente au restaurant « L’accueil du pèlerin », à Domrémy-la-Pucelle, juste à côté de la Basilique. 

    Au total, une dizaine de plaintes, pour esclavage moderne, ont été enregistrées auprès du parquet d’Epinal (Vosges), qui suit l’affaire. En attendant la fin de l’enquête, Vosges matin indique que les Travailleuses missionnaires de Domrémy ont quitté les Vosges pour Besançon.

    #esclavage #économie #Femmes #religion #eglise_catholique #Lisieux #pelerin.e.s #Marseille #Caen #secte #Ars-sur-Formans #Domrémy-la-Pucelle

    • Marseille : enquête au restaurant de Notre-Dame-la-Garde Delphine Tanguy - 10 Aout 2018 - La Provence
      https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html

      L’association des Travailleuses missionnaires, qui gère le restaurant L’Eau Vive, est mise en examen pour travail dissimulé.

      Sur #Tripadvisor, il obtient une note de 4 sur 5 : « sympathique », « excellent rapport qualité prix ». Avec son charme désuet et son panorama à couper le souffle, L’Eau Vive est toujours une adresse chérie des touristes visitant Notre-Dame de la Garde. De fait, cette cafétéria au menu à 13€ se niche précisément sous les jupes de la Bonne Mère, où la gèrent les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée : ces « vierges chrétiennes » font partie de la Famille Donum Déi, rattachée au tiers ordre du Carmel.


      Travail sans salaire, ni protection sociale et papiers confisqués
      Des femmes recrutées très jeunes, en Afrique ou en Asie, pour servir dans les différents restaurants L’Eau vive en Europe. En 2014, La Provence avait révélé le rapport accablant de l’association Avref (aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles), « Le livre noir des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée » qui rassemblait des témoignages d’anciennes ayant fui l’association. Nous avions pu nous aussi les rencontrer : toutes décrivaient avoir travaillé des années sans salaire, ni protection sociale, leurs papiers confisqués, dans ces restaurants situés à Marseille, Lisieux, Caen, Ars, Besançon, etc.

      Six plaintes pour « traite d’êtres humains aux fins de travail forcé » avaient été déposées et appuyées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), directement attachée aux services du Premier Ministre. C’est d’ailleurs Serge Blisko, président de la Miviludes, que nous avions entendu sur ce sujet « scandaleux et particulièrement sensible », qui avait défendu auprès du garde des Sceaux le principe d’un regroupement des plaintes « afin d’augmenter leurs chances d’aboutir ». En 2015, des enquêtes préliminaires avaient été ouvertes par plusieurs parquets en France dont celui de Marseille.

      Depuis, selon nos informations, les Travailleuses missionnaires avaient commencé à se mettre en conformité avec la loi, les femmes recevant par exemple les premières cartes Vitale de leur vie. Une visite canonique avait aussi été mandatée par Rome en 2016 : conduite par le dominicain Jean-Claude Lavigne, elle avait fait le tour des sites gérés par les TM. Car à Lisieux et Donrémyy, l’affaire avait jeté le trouble dans l’Église ; les évêques leur avaient même retiré la gestion de foyers. À Marseille, Mgr Pontier, à la tête de la Conférence des évêques de France, alerté depuis des années des soupçons pesant sur la gestion de L’Eau Vive, n’a jamais souhaité commenter l’affaire.

      Un dossier hors normes
      Que « les diocèses ouvrent enfin les yeux » est pourtant le souhait du Parquet d’Épinal auprès duquel l’ensemble des plaintes ont finalement été regroupées. « Les TM ne sont pas un ordre religieux mais bien une association, et à ce titre elles sont soumises au droit du travail », pointe Étienne Manteaux, le procureur. Au terme des investigations menées depuis 18 mois par l’office central en charge de la lutte contre le travail illégal, et closes cet été, la responsable des TM en France a été mise en examen, en tant que personne morale, le 9 novembre. « C’est un dossier hors normes, décrit le procureur, alors que l’instruction n’est pas encore clôturée. L’immense majorité de ces femmes se disent consentantes et satisfaites de leur sort. Mais le droit est le droit. » Des centaines ont bel et bien été employées depuis plus de 20 ans sans être payées ni déclarées. Un procès devrait s’ouvrir « avant l’été 2018 », escompte-t-on à Épinal.

      À nouveau contacté hier, Mgr Pontier garde le silence, tout comme la responsable de L’Eau Vive à Marseille. Quant au conseil de direction de la Famille Donum Déi, il indique, depuis Rome, que la comparution (de sa directrice française, ndlr) « est intervenue sur le seul délit de travail dissimulé à raison d’un débat technique tenant au statut administratif » des TM dans l’Hexagone. « Nous ne souhaitons pas fournir d’information complémentaire à cet égard », conclut-il.
      Et aussi Travail dissimulé à Marseille : l’Urssaf cible une vraie plaie sociale