country:liban

  • Je ne suis pas une voyageuse | Ma vie à Téhéran
    https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/2019/07/05/je-ne-suis-pas-une-voyageuse

    A l’étranger, cette routine agit comme un repère, une trace de soi, mais aussi comme une sorte de rite d’intégration. Mes premiers horaires de travail en Inde, ma première carte de métro en Iran, mon premier café fétiche pour étudier au Liban, mes virées dans les mythiques supermarchés 7/11 en Asie du Sud, mes plantes à arroser aux Émirats, mes cours de yoga à l’aube en Inde : tous ces petits détails me restent comme des souvenirs émus, comme autant de rites de passage vers un nouveau moi qui vit et s’épanouit à l’étranger.

    #voyages

  • Tractations entre Riyad et Tel Aviv sur un aéroport militaire israélien en Arabie ? – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1412864

    Selon des sources arabes citées par le site d’informations en ligne Khalij on line, cet aérodrome devrait être destiné à accueillir ses avions militaires, à les approvisionner en carburant et y héberger ses soldats. Il serait même question d’y installer des radars et des appareils de surveillance et d’espionnage spécialement conçus pour les aéroports militaires.

    La demande israélienne a déjà été présentée aux autorités saoudiennes depuis plusieurs mois, indiquent les sources arabes selon lesquelles les tractations ont été entamées pour louer une portion de terre pour une longue durée.

    Elle pourrait se situer non loin de l’aéroport de l’émir Sultane ben Abdel Aziz à deux kilomètres de la ville de Tabouk, dans le nord du royaume.
    Cette région hautement sensible revêt son importance stratégique et militaire du fait qu’elle se situe dans une zone censée être la plus proche de la Palestine occupée.

    #new_middle-east

  • Syrie : des bombardements aériens, israéliens selon Damas, font quatre morts - moyen orient
    Par RFI Publié le 01-07-2019
    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190701-syrie-bombardements-aeriens-israeliens-selon-damas-font-quatre-morts

    Des missiles tirés par des avions dans la nuit de dimanche à lundi ont fait au moins quatre morts civils, dont un nouveau-né, et 21 blessés, selon l’agence officielle syrienne Sana.

    Des chasseurs-bombardiers probablement israéliens ont tiré plus d’une vingtaine de missiles à partir de l’espace aérien libanais vers des cibles à l’intérieur de la Syrie. Le vrombissement des avions était perceptible dans plusieurs régions du Mont-Liban et une série d’explosions ont été entendues dans les zones frontalières entre les deux pays.

    Des sources militaires syriennes citées par l’agence officielle Sana ont indiqué que la défense anti-aérienne a abattu plusieurs missiles israéliens qui se dirigeaient vers des cibles dans les régions de Damas et dans la province centrale de Homs. Mais d’autres projectiles ont atteint leurs cibles et ont fait des victimes et des dégâts, notamment dans la localité de Sahnaya, au sud-ouest de Damas. Des explosions ont été entendues dans le ciel de la ville où des habitants ont pu voir le départ d’au moins une dizaine de missiles tirés par la défense anti-aérienne vers des cibles qui approchaient de la capitale.

    #IsraelSyrie

    • Damas accuse Israël de « terorrisme d’Etat » après des frappes meurtrières
      Par Le Figaro avec AFP Mis à jour le 02/07/2019
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/damas-accuse-israel-de-terorrisme-d-etat-apres-des-frappes-meurtrieres-2019

      (...) « Les autorités israéliennes pratiquent de plus en plus le terrorisme d’Etat », a déclaré le ministère des Affaires étrangères syrien dans un communiqué rapporté par Sana. « La dernière agression odieuse s’inscrit dans le cadre des tentatives constantes d’Israël de prolonger la crise en Syrie », a-t-il ajouté.

      Après l’attaque, le ministère des Affaires étrangères syriennes a porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, selon Sana. Les actes « hostiles » d’Israël n’auraient pas été possibles sans le soutien de ses alliés à Washington, a ajouté l’agence. Selon l’OSDH, les frappes de dimanche ont touché des positions iraniennes près de Damas et visé un centre de recherche et un aéroport militaire à l’ouest de la ville de Homs où des combattants du Hezbollah chiite libanais et des Iraniens sont déployés. (...)

  • L’armée israélienne achemine des foreuses à la frontière avec le Liban - 24/06/2019 - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176094/larmee-israelienne-achemine-des-foreuses-a-la-frontiere-avec-le-liban

    L’armée israélienne a acheminé lundi matin des quatre foreuses à la frontière avec le Liban, près des positions militaires installées au niveau du kibboutz de Misgav Am, alors que l’armée libanaise et la Force intérimaire de l’ONU au Liban-Sud se sont déployées, du côté libanais de la frontière, rapporte l’Agence nationale d’Information (Ani, officielle).
    Depuis plusieurs mois, Israël renforce sa frontière avec le Liban, notamment en élargissant le mur en béton longeant la frontière et en installant des miradors et des équipements de surveillance.

    #IsraelLiban

  • Au Liban, la fête du Fitr assombrie par les attaques de Tripoli
    https://www.lorientlejour.com/article/1173476/au-liban-la-fete-du-fitr-assombrie-par-les-attaques-de-tripoli.html

    Le premier jour de la fête du Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, a été assombri au Liban par l’attaque meurtrière qui a fait quatre tués lundi soir dans les rangs des forces de sécurité à Tripoli. En dépit de la gravité de cette agression, les responsables se veulent rassurants quant à la situation sécuritaire dans le pays.

    Abdel Rahmane Mabsout a abattu lundi soir quatre membres des forces de sécurité avant de se faire exploser. La direction générale des Forces de sécurité intérieure a ainsi annoncé mardi dans un communiqué la mort du sergent Johnny Khalil et du caporal Youssef Faraj. Le commandement de l’armée libanaise a pour sa part annoncé la mort du lieutenant Hassan Ali Farhat et du soldat Ibrahim Mohammad Saleh.

    Il n’y a pas eu de revendication immédiate des attaques et les mobiles de l’assaillant restent inconnus. Mais selon des responsables de sécurité, l’auteur était un extrémiste récemment libéré de prison. Des médias locaux ont rapporté que cet homme, originaire de Tripoli, avait combattu à Raqqa, en Syrie, dans les rangs de l’Etat islamique. Le tireur a d’abord ouvert le feu sur une branche de la Banque centrale, puis sur un poste de police et un véhicule militaire, avant d’être coincé dans un immeuble résidentiel par les forces de sécurité et de faire détonner sa ceinture d’explosifs.

  • Israël aurait largement compté sur la #NSA pendant la #guerre du #Liban de 2006 | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/israel-aurait-largement-compte-sur-la-nsa-pendant-la-guerre-du-lib

    Israël a largement compté sur les renseignements américains lors de la guerre du Liban de 2006, et a demandé, à de nombreuses reprises, de l’aide pour localiser des terroristes du #Hezbollah en vue d’assassinats ciblés, selon les derniers documents classifiés ayant fuité par l’intermédiaire du lanceur d’alerte américain Edward Snowden.

    Les deux documents divulgués mercredi ont révélé que même si l’Agence de sécurité nationale (NSA) n’avait pas l’autorisation légale de partager des informations en vue d’assassinats ciblés, la pression israélienne a conduit à la création d’un nouveau cadre de travail pour faciliter le partage de renseignements entre les deux pays.

    L’un des documents rendu public cette semaine, par The Intercept, était un article de 2006 paru dans la newsletter interne de la NSA, SIDToday, écrit par un officiel anonyme de la NSA à Tel Aviv qui officiait comme agent de liaison avec des officiels israéliens pendant le conflit de 2006.

    [...]

    Le rapport explique que la guerre de 2006 a poussé l’ISNU [l’unité israélienne SIGINT de renseignements militaires] dans ses « limites techniques et de moyens », et des officiels israéliens se sont tournés vers leurs homologues américains à la NSA pour obtenir un grand soutien et de nombreuses informations sur des cibles du Hezbollah.

    #états-unis #agression #guerre_des_33_jours

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • MEE : le vrai message de Pompeo à Téhéran envoyé via Bagdad : Trump veut un accord de son nom – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1365905

    Selon le site d’informations américain Middle East Eye, le secrétaire d’état américain Mike Pompeo a envoyé un message de Donald Trump à Téhéran, via le médiateur irakien, qui n’a rien à voir avec le climat médiatique qui fait état de menaces de guerre américaine contre l’Iran.

    Ceci a eu lieu lors de sa dernière visite à Bagdad, le 8 mai dernier, lorsqu’il a rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi.

    Selon MEE, citant des sources irakiennes informées, ce dernier a été surpris par la proposition de Pompeo. Alors qu’il s’attendait à ce qu’il se lance dans une diatribe contre l’Iran, d’autant que les informations rendaient compte de l’envoi d’un porte-avion et des bombardiers américains dans la région, il a écouté de sa part un discours diamétralement différent.

    Ainsi, Pompeo a demandé à Abdel Mahdi de transmettre un message à Téhéran lui faisant part que les USA ne sont pas enthousiasmes pour faire la guerre et que tout ce que Donald Trump voudrait faire est de conclure un nouvel accord nucléaire qui serait baptisé de son nom.

    La réponse d’Abdel Mahdi a été de lui dire que les Iraniens sont très fiers d’eux-mêmes pour qu’ils puissent admettre une nouvelle discussion sur l’accord nucléaire, mais qu’ils pourraient peut-être accepter de lui rajouter un protocole.
    Selon les sources du MEE, la proposition semble avoir plu à Pompeo qui l’a qualifiée de « bonne idée ».

    Le ton de Pompeo a été positif et il n’a pas menacé l’Iran. Le lendemain, Abdel Mahdi a envoyé un émissaire à Téhéran pour informer les responsables iraniens de la proposition », ont conclu ces sources.

    Pas si improbable que cela en a l’air à mon avis... #iran

  • Le refus de la part d’Israël d’accorder aux réfugiés palestiniens le droit au retour a engendré sept décennies de souffrances
    15 mai 2019 - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/05/israels-refusal-to-grant-palestinian-refugees-right-to-return-has-fuelled-s

    La Nakba, qui est commémorée le 15 mai, désigne le déplacement de plus de 700 000 Palestiniens à la suite de la création de l’État d’Israël en 1948
    Plus de 70 années se sont depuis écoulées, et Israël continue de priver les réfugiés palestiniens de leur droit de retourner sur leurs terres
    Amnesty International a créé un site dédié à la Nakba qui décrit les difficultés des réfugiés palestiniens qui vivent au Liban, en Jordanie et dans les territoires palestiniens occupés

    #Nakba

  • EAU : des doutes planent sur les « actes de sabotage » de Fujaïrah et sur la version d’Abu Dhabi – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1362484

    EAU : des doutes planent sur les « actes de sabotage » de Fujaïrah et sur la version d’Abu Dhabi

    24 heures à peine après le présumé incident du port émirati al-Fujaïrah, les doutes planent sur la véracité des faits, voire sur la version véhiculée par Abu Dhabi aussi et selon laquelle des actes de sabotage ont été perpétrés contre 4 navires commerciaux. D’autant que dans un premier moment Abu Dhabi avait catégoriquement démenti l’information, révélée en premier lieu par la télévision libanaise al-Mayadeen Tv. Accusant par la voix du conseiller du prince héritier, Abdel Khalek Abdallah, l’Iran, les Frères musulmans et la Turquie d’être derrière elle.

    Par la suite, lorsque les autorités émiratie ont décidé de changer de version, faisant état d’actes de sabotage, leur information a paru biaisée surtout que les images lui font défaut. Et les rares qui ont diffusées par les médias émiratis, celles d’un vieux cargo saoudien, ne montrent aucune trace de déflagration ou d’incendie.

    La télévision iranienne arabophone al-Alam semble pencher pour le premier scénario, mettant le fait en question. « Il n’y a aucune trace de feu dans le premier reportage diffusé par la chaine de télévision émiratie Sky news », a-t-elle commenté, en faisant allusion aux images vidéo du cargo saoudien al-Marzoukah qui arraisonnait au port Fujaïrah, et dont la carapace aurait été fortement endommagée, selon les allégations du ministre saoudien de l’Energie Khaled Abdel Faleh.

    Ce dernier aurait aussi commis une grosse erreur dans sa déclaration. En plus du fait qu’elle est advenue 12 heures après le présumé incident, il indique que les deux pétroliers saoudiens soi-disant visés étaient sur le point d’emprunter la Golfe persique, alors que l’un d’entre eux se devait de se diriger vers les Etats-Unis. (voir article « Les EAU et l’Arabie évoquent « des actes de sabotage » à Fujaïrah : l’Iran réclame une enquête »)

    Sachant que pour se rendre aux Etats-Unis, il n’a pas besoin de passer par le Golfe persique, du fait que le port Fujaïrat se trouve en dehors.

    « Il est claire qu’il y a un effort pour impliquer les États-Unis dans cet incident », conclut al-Alam.

    Des soupçons aussi du côté du site d’information qatari Watanserb qui, a la différence avec le média iranien, n’a pas sapé la véracité de l’information mais a fait part de son scepticisme quant à la version des EAU et de l’Arabie.

    shadow_fujairat1Il a relayé le tweet d’un ex-responsable des renseignements émiratis, qui s’exprime via Twitter sous le pseudonyme Without Shadow. Selon lui, ce sont les services de renseignements émiratis qui seraient derrière les présumés « actes de sabotage ».
    Le gouverneur de Dubaï le prince Mohamad ben Rached aurait opposé une fin de non-recevoir aux attentats.
    « Mais on a menacé ben Rached que s’il n’accepte pas le plan, le port Jabal-Ali sera la seconde cible », dévoile Without Shadow.

    Ce dernier est le principal port de Dubaï et l’un des plus importants au Moyen-Orient des pays du Conseil de coopération des Etats du Golfe.

    Les doutes sont d’autant plus légitimes que la version émiratie est truffée de vide. En plus de l’absence d’illustration, elle n’a pas précisé la nature des soi-disant actes de sabotage. Une mission compliquée du fait qu’elle soulève des questions justifiées sur les lacunes sécuritaires occasionnées qui auraient permis que les attentats soient menés à bien. Si attentats sont. Sans oublier la contradiction dans laquelle les autorités émiraties sont tombées entre le démenti puis l’aveu.

    #ramadan_torride : à la liste des 4 suspects d’Atwane d’hier, on pourrait donc ajouter les #Emirats pour une opération sous #faux_drapeau

  • Pourquoi la Russie, gavée de pétrole, n’aide-t-elle pas son allié syrien qui subit une grave crise énergétique ? – Le Saker Francophone
    https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-la-russie-gavee-de-petrole-naide-t-elle-pas-son-allie-sy

    L’ensemble de la population syrienne souffre beaucoup de la crise énergétique qui fait rage ; les causes en remontent aux sanctions étasuniennes, mais les effets pourraient facilement en être évités avec l’aide de l’« allié » russe, riche en pétrole. Moscou bloque en ce moment toute aide à Damas, tant que celle-ci n’aura pas souscrit à ses exigences politiques, au premier plan desquelles la mise en œuvre du « brouillon de constitution » rédigé par les Russes et le lancement d’un « retrait programmé » des forces iraniennes présentes sur son territoire. L’aggravation de la crise en cours complique considérablement le retour des réfugiés dans leur pays depuis le Liban voisin, et pourrait déboucher sur une Révolution de Couleur contre le président Assad. La Russie ne craint pas un tel scénario, elle dispose déjà de plans de secours, qui lui permettraient de préserver ses intérêts stratégiques. Après tout, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov en personne avait proclamé haut et fort en 2016 qu’« Assad n’est pas notre allié » : aux yeux de Moscou, il importe peu que l’homme reste en place. Les médias alternatifs refusent pour l’instant de l’admettre, mais on dirait bien que le président Poutine ne craint plus l’incantation maudite « Assad doit partir ».

    #syrie #russie #iran : une analyse intéressante.

  • Campagne Macron : les vrais chiffres d’une levée de fonds hors norme
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-04-mai-2019

    L’immense majorité des dons (environ 15 millions d’euros) ont été collectés par En Marche. Seul un million d’euros a atterri directement sur le compte du candidat sous la forme de 251 dons, quasiment tous au plafond de 4 600 euros.


    L’explication est simple : ceux qui ont donné à l’association de campagne étaient ceux qui avaient déjà donné le maximum au parti. Les fichiers de dons fournis par la Commission des comptes de campagne sont anonymisés mais suffisamment précis pour faire certains recoupements. On observe par exemple qu’un don de 4 600 euros arrive de Tirana, en Albanie, le 25 janvier 2017. Le même jour, un autre don de 7 500 euros atterrit sur le compte d’En Marche de… Tirana. Six jours plus tard, un couple de Zurich (Suisse) fait deux virements de 4 600 euros sur le compte de la campagne, au moment même où le parti reçoit un virement de 15 000 euros partis d’un compte commun de Zurich. Ce couple vient donc de donner 24 200 euros. Et il n’est pas le seul à l’avoir fait.

    Nous avons même retrouvé la trace d’un virement unique de 24 200 euros qu’En Marche a dû rembourser pour cause de dépassement du plafond. Quelques jours plus tard, son émetteur, habitant à Tahiti, faisait deux virements séparés au parti et à l’association de campagne pour le même total. Ces données sont par ailleurs confirmées par d’autres, contenues dans les Macron Leaks. Ainsi, si le candidat Macron (ou son parti) a bien reçu 1 212 dons supérieurs à 4 500 euros, entre ceux qui ont donné plusieurs fois et ceux qui ont multiplié le plafond par deux en donnant également pour leur conjoint-e, on peut estimer à environ 800 le nombre réel de grands donateurs.

    • On en avait déjà parlé ici (mais je ne retrouve plus le lien), des #Macron_Leaks révélés dès 2017, et de l’article du JDD en décembre 2018 qui détaillait les #dons avec des origines surprenantes...

      18 dons en provenance du Liban ont plus pesé que les sommes versées par les Toulousains et les Rennais.

      Royaume Uni 800 000€
      Etast-Unis 115 000 €
      Liban 105 000 €
      Suisse 95 000€

      1,2 % des dons totaux ont rapporté à eux-seuls 6,3 millions d’euros, soit 48 % du montant total des dons faits à Emmanuel Macron pendant sa campagne.

      56 % des dons viennent de la région parisienne

      #Liban #financement #campagne_électorale #Emmanuel_Macron #En_Marche

  • New York Times : l’auteur de la caricature anti-sioniste dénonce la « machine de propagande juive » – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1349878

    Perso, l’aspect antisémite du désormais très célèbre dessin de presse ne m’avait pas sauté aux yeux... Suis-je le seul dans ce cas ou bien atteint, bien malgré moi, d’un antisémitisme inconscient ?

    Le caricaturiste portugais Antonio Moreira Antunes, auteur du dessin controversé publié la semaine dernière dans le New York Times qui représente le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sous la forme d’un chien, a rejeté les accusations d’antisémitisme, affirmant que les critiques faisaient partie de la « machine de propagande juive ».

    La publication du dessin a suscité un tollé aux Etats-Unis et en ‘Israël’, de nombreux responsables ayant vivement condamné la caricature, ainsi que le journal newyorkais.

    Antonio Moreira Antunes, qui dessine pour le journal portugais Expresso, a déclaré mercredi à CNN que les Juifs n’étaient pas « au-dessus de la critique ».

    Selon le dessinateur, les appels à l’antisémitisme ont été « lancés à travers la machine de propagande juive », qui considère que « chaque fois qu’il y a une critique, c’est parce qu’il y a un antisémite de l’autre côté ».

    « Or ce n’est pas le cas », a-t-il précisé.

    Lundi, Antunes a déclaré que le dessin était « une critique de la politique israélienne, qui a un comportement criminel en Palestine aux dépens de l’ONU, et non des Juifs », a rapporté le journal Expresso.

    « L’étoile de David aide à identifier une figure [Netanyaheu] peu connue au Portugal », s’est justifié le caricaturiste à Expresso.

    Le caricaturiste a fustigé « la droite juive qui ne veut pas être critiquée », et qui « quand on la critique, nous répond +Nous sommes un peuple persécuté, nous avons beaucoup souffert… c’est de l’antisémitisme+ ».

    Antunes a affirmé avoir été personnellement affecté par les excuses présentées par le Times depuis la publication de la caricature, affirmant que le journal aurait dû considérer son travail comme « un problème politique et non religieux ».

    Suite aux réactions provoquées par la publication du dessin, le journal Expresso a tenu a clarifié cette semaine sur son site web qu’il « a toujours défendu la liberté d’expression et d’opinion, rejetant l’affirmation selon laquelle la caricature était antisémite, et qualifiant Antunes de « dessinateur de renommée internationale. »

  • Dans le #business de l’#humanitaire : doit-on tirer #profit des #réfugiés ?

    Depuis la crise économique de 2008 et la multiplication des conflits dans le monde, l’insuffisance des fonds alloués au secteur humanitaire n’a jamais été aussi importante. En effet seulement 59 % des besoins en la matière ont été financés en 2018.

    Pour l’une des crises humanitaires les plus médiatisées, celle des réfugiés, les chiffres sont plus alarmants encore. Le Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR) estime que pour l’année 2019 tout juste 14 % de l’aide nécessaire a été financée pour venir en aide aux 68,5 millions de réfugiés, demandeurs d’asile, personnes déplacées et apatrides.
    L’échec du système d’asile

    Bien que garanti par le droit international l’accueil de ces populations vulnérables reste globalement infime. En moyenne, seulement 1 % des réfugiés sont référés par le HCR pour être réinstallés dans des pays d’accueil chaque année. Le cantonnement en camps ou les installations plus ou moins précaires dans les pays limitrophes des zones de conflits deviennent les seules alternatives pour la grande majorité des réfugiés, pour qui la durée moyenne d’exil est d’environ 26 ans.

    Victimes des politiques d’asile de plus en plus restrictives des pays occidentaux plus de 85 % vivent dans des pays « en développement », dont les services élémentaires sont déjà sous pression.

    Le privé à la rescousse

    Pour pallier ces tensions, les capacités financières et innovatrices du secteur privé semblent aujourd’hui s’imposer comme une solution. Le HCR reconnaît en effet que le monde commercial joue un rôle central pour fournir des opportunités aux réfugiés et les soutenir.

    Le Pacte mondial sur les réfugiés adopté par 181 membres de l’ONU en décembre 2018 a lui aussi souligné le rôle primordial du secteur privé pour contrer les failles du système humanitaire.

    Que ce soit en termes d’emploi, d’opportunités commerciales ou de fourniture de biens et de services essentiels par l’intermédiaire de partenariats public-privé, ou encore en aidant les agences non gouvernementales ou gouvernementales à innover pour améliorer la qualité et la provision de l’aide, le monde du business semble désormais indissociable du monde humanitaire.

    Mais normaliser la condition du réfugié dans la logique économique de marché, n’est pas un artifice idéologique servant de plus en plus les intérêts corporatifs ? Et ces derniers ne passeront-ils pas avant ceux des réfugiés dans ce business désormais très rentable – fort de ses 20 milliards de dollars par an- qu’est devenu l’humanitaire ?
    De nombreuses plates-formes impliquées

    Le secteur commercial est impliqué à de nombreux niveaux du système d’asile. Par exemple, via des forums consultatifs comme la branche UNHCR Innovation du HCR créée en 2012 et financée par la fondation IKEA. Ce forum cherche à développer des moyens créatifs d’engager les entreprises et leurs ressources technologiques.

    D’autres plates-formes comme l’initiative #Connecting_Business ou encore #The_Solutions_Alliance tendent à impliquer le secteur privé dans les solutions en déplacement et en mesurer l’impact.

    Ou encore des organismes comme #Talent_beyond_boundaries ou la plate-forme française #Action_emploi_réfugiés élaborent des #bases_de_données regroupant des réfugiés et leurs #compétences techniques et académiques afin de les connecter à des employeurs potentiels dans les pays les autorisant à travailler.

    Afin de coordonner et de conseiller les actions et réponses du monde du profit, d’autres acteurs comme les consultants #Philanthropy_Advisors ont vu le jour pour promouvoir le développement de la collaboration philanthropique stratégique entre les #entreprises et le monde humanitaire, et les aider à projeter leur retour sur #investissement.

    Les marchés prospèrent

    Ainsi les partenariats public-privé avec le HCR et les ONG se multiplient, tant pour les prestations de service que l’expertise du secteur privé dans l’innovation.

    De gigantesques salons commerciaux réunissent régulièrement les grandes agences onusiennes, des ONG et des sociétés privées de toute taille afin d’essayer de prendre les marchés de l’humanitaire. Au salon DIHAD de Dubai par exemple, des stands de vendeurs de drones, de lampes photovoltaïques ou encore de kits alimentaires côtoient ceux des sociétés de services financiers comme MasterCard Worldwide ou des grands cabinets d’audit et de réduction des coûts en entreprise, comme Accenture et Deloitte.

    Cette concurrence grandissante des marchés de l’humanitaire semble suggérer que le système d’asile s’inscrit lui aussi progressivement dans un modèle néolibéral, appliquant la logique économique de marché jusque dans la sphère humanitaire.
    Abus et philanthropie des bailleurs de fonds

    Ce monde humanitaire qui pratique une logique propre à celle du monde des affaires soulève de multiples questions éthiques et pragmatiques.

    Au niveau philanthropique par exemple, les partenaires majeurs du HCR incluent des multinationales comme #Nike, #Merck, #BP, #Nestlé, #IKEA ou encore #Microsoft.

    Or, bien que l’apport financier de ces corporations soit essentiel pour contrer le manque de fonds du système d’asile, la crédibilité et la légitimité de certains partenaires a été contestée.

    Pour cause, les exploitations et abus déjà recensés à l’encontre de ces corporations. Nestlé a récemment été accusé d’esclavagisme en Thaïlande ; Nike et BP ont eux aussi été régulièrement critiqués pour leur modèle économique peu regardant des droits du travail ; ou encore Microsoft, récemment accusé d’exploitation d’enfants dans les mines de cobalt en République Démocratique du Congo. L’entreprise IKEA, bailleur majeur du HCR à quant à elle été inculpée dans un scandale d’évasion fiscale, accusée d’échapper ainsi aux taxes dans les états qui entre autres, financent le HCR.
    Des employeurs douteux

    En tant qu’employeur, le secteur privé embauche et rémunère des réfugiés dans des contextes légaux comme clandestins.

    Par exemple, 20 % de la main d’œuvre de la compagnie #Chobani, spécialiste du yaourt à la grecque implantée aux États-Unis est réfugiée. Son PDG estime que dans le monde actuel le secteur privé est l ‘agent de changement le plus efficace et a ainsi créé la fondation #Partenariat_Tent, afin de sensibiliser le monde commercial à l’importance du secteur privé dans la cause réfugiée.

    Par l’intermédiaire de cette plate-forme, plus de 20 entreprises dont #Microsoft, #Ikea, #H&M et #Hilton ont annoncé des initiatives d’#emploi destinées à contrer la crise des déplacements.

    Cependant, puisque souvent sans droit de travail dans les pays d’accueil de la majorité des réfugiés, ceux-ci sont souvent prêts à accepter n’importe quelle opportunité, et s’exposent à toute sorte de mécanisme d’exploitation, des multinationales aux petites entreprises, légalement ou dans l’économie informelle.

    Des enfants réfugiés Rohingya au Bangladesh aux Syriens en Turquie, Irak, Jordanie ou au Liban exploités dans diverses industries, les exemples d’abus par des entreprises de toutes tailles sont souvent recensés et vaguement relayés dans la presse. Parfois, les entreprises inculpées ne sont autres que des géants comme #Zara, #Mango, #Marks_and_Spencer, qui ne sont pas légalement réprimandés car il n’existe ni mécanisme de coercition ni cadre de sanction pour les multinationales.

    L’ambiguïté des sous-traitants

    Par ailleurs, les gouvernements, le #HCR et les #ONG sous-traitent progressivement l’assistance et la protection des réfugiés à divers partenaires commerciaux afin d’améliorer les conditions de vie dans des secteurs aussi divers que la finance, la provision de service, le conseil, la construction, la santé, la technologie ou encore l’éducation.

    Si de tels projets sont souvent très positifs, d’autres se font complices ou tirent profit de politiques publiques allant à l’encontre de la protection des droits humains. La multinationale espagnole #Ferrovial, un entrepreneur indépendant contracté par l’état australien pour gérer son système carcéral des demandeurs d’asile offshore, a été accusée de mauvais traitements chroniques envers les réfugiés dans des centres de détention extraterritoriaux administrés par l’Australie. Cette dernière est elle-même accusée de crimes contre l’humanité pour son traitement des demandeurs d’asile arrivés par bateau.

    Amnesty International a aussi dénoncé des actes de torture par la compagnie Australienne #Wilson_Security, sous-traitant de la filiale australienne de Ferrovial, #Broadspectrum.

    La compagnie britannique de sécurité #G4S a elle aussi fait l’objet d’une multitude d’allégations concernant des violences physiques perpétrées par ses employés dans des camps contre des réfugiés, par exemple à Daddab au Kenya, et sans conséquence pour G4S.

    Des compagnies comme #European_Homecare ou #ORS spécialisées dans la provision de service aux migrants et réfugiés ont été accusées de #maltraitance dans les milieux carcéraux envers les gardes et les réfugiés.

    Ainsi, selon un rapport de L’Internationale des services publics, la privatisation des services aux réfugiés et aux demandeurs d’asile a un impact direct sur leur qualité et aboutit à des services inappropriés, caractérisés par un manque d’empathie, et ne respectant souvent pas les droits humains.

    Le business de la catastrophe

    Par soucis d’efficacité, en privatisant de plus en plus leurs services et en laissant le monde du profit infiltrer celui de l’humanitaire, le HCR et les ONG prennent le risque de créer des conditions d’exploitation échappant aux mécanismes légaux de responsabilité.

    Aux vues de nombreuses questions éthiques, le monde commercial peut-il réellement contrer les failles étatiques et organisationnelles du monde humanitaire ? L’intégration du secteur privé dans le système de protection et d’assistance aux réfugiés, est-ce aussi en soi justifier le désengagement des États de leurs obligations en matière de protection des personnes les plus vulnérables ?

    Comment ainsi éviter que cette source d’opportunité commerciale pour les entreprises, et les opportunités d’émancipation que cela engendre pour les réfugiés, n’entraîne leur marchandisation et exploitation, dans un contexte où les cadres juridiques en matière de business et droits humains ne sont visiblement pas assez strictes ?

    https://theconversation.com/dans-le-business-de-lhumanitaire-doit-on-tirer-profit-des-refugies-
    #privatisation #partenariats_public-privé #PPP #asile #migrations #philanthropie #travail #salons_commerciaux #salons #DIHAD #néolibéralisme #sous-traitance

  • L’Australie exporte ses réfugiés

    Au nom de la lutte contre les passeurs, Canberra sous-traite une partie de sa gestion des demandeurs d’asile à des pays tiers. Cette politique d’externalisation inspire les gouvernements européens et indigne les défenseurs des droits humains, tant les réfugiés s’y réduisent à une monnaie d’échange.

    C’est un petit restaurant dans une ruelle du sud de Phnom Penh, un comptoir, quelques tables et une odeur de falafels. Mideast Feast propose des spécialités syriennes et libanaises. Une rareté dans une capitale certes cosmopolite mais où les ressortissants du Proche-Orient ne sont pas légion. Du Cambodge M. Abdullah Zalghanah, le propriétaire, ne connaissait rien, jusqu’à ce qu’il y soit parachuté.

    M. Zalghanah est syrien. Il y a huit ans, il était encore boulanger et restaurateur à Deraa, où il vivait avec son épouse et leurs quatre enfants. Puis, comme tant d’autres, il a fui sa ville, devenue un champ de bataille, jusqu’au Liban. Il y a laissé sa famille pour se mettre en quête d’un pays d’accueil. « Je ne voyais pas d’avenir pour mes enfants au Liban, avec les milices de Bachar Al-Assad traquant les réfugiés, la situation économique et les conséquences de la guerre », raconte-t-il. En 2012 débute un long périple qui le mènera de l’autre côté du monde, porté par l’espoir de rejoindre l’Australie, un pays « paisible » où, lui a-t-on dit, « on peut se reconstruire une vie en six mois ». « Dans la communauté syrienne, il se disait que l’Australie était une meilleure option que l’Europe. Et j’avais un frère là-bas, qui y était parti avant la guerre », explique-t-il. On le met en contact avec des passeurs, qui l’expédient en Indonésie. Là, il doit prendre un bateau avec soixante et onze autres personnes. Une simple barque à moteur, pour une traversée de plus de quatre cents kilomètres jusqu’à l’île Christmas, territoire australien perdu au milieu de l’océan Indien. « Le voyage a été terrible. Au bout d’une journée, l’un des deux moteurs a cessé de fonctionner. Plus d’une fois, j’ai cru que nous allions mourir. » Quatre jours et une nuit d’angoisse, jusqu’à ce que les passeurs indonésiens les abandonnent sur une plage. Là, ils sont cueillis par des gardes australiens et menés dans un centre de rétention. En cet été 2013, plus de deux mille personnes s’y entassent : des demandeurs d’asile, en attente de transfert dans l’un des camps de détention sur l’île-État de Nauru ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Aucun ne pourra jamais rejoindre l’Australie. Car, quelques mois plus tôt, Canberra a réactivé et durci sa politique radicale de refoulement des boat people — ce qu’on appelle la « solution du Pacifique ».

    Lancée au début des années 2000, cette politique repose sur des accords passés avec ses deux voisins pauvres. En échange d’une compensation financière, ces États acceptent de recevoir les demandeurs d’asile arrivés clandestinement. Le temps que leur dossier soit examiné, ils sont détenus dans des camps extraterritoriaux construits aux frais de Canberra et gérés par des sociétés privées sous contrat avec le gouvernement. Officiellement, il s’agit de lutter contre les réseaux de passeurs en décourageant toute tentative de rejoindre les côtes par bateau.

    Selon les organisations de défense des droits humains, l’Australie s’arrange avec le droit international, notamment avec le principe de non-refoulement figurant dans la convention de Genève sur les réfugiés, dont elle est signataire (1). Et sa méthode a fait école au sein de l’Union européenne, qui a mis au point des politiques d’« externalisation des frontières », tel l’accord avec la Turquie.

    En Australie, les conservateurs qui ont conçu cette stratégie de sous-traitance notent une nette diminution des arrivées clandestines : moins de 150 par an entre 2002 et 2008, contre 3 000 à 5 500 par an entre 1999 et 2001 (2). Toutefois, en 2007, un rapport d’Oxfam estime son coût total — des interceptions de bateaux aux frais de gestion des camps — à plus de 1 milliard de dollars australiens (625 millions d’euros) en six ans (3), pour la prise en charge de moins de 1 700 personnes. Sous le feu des critiques, la « solution du Pacifique » a été suspendue en 2008 par le gouvernement travailliste qui arrivait au pouvoir. Les camps de Nauru et de l’île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée) ont été vidés… pour être rouverts quatre ans plus tard.

    En réponse à un nouveau pic d’arrivées clandestines et de naufrages meurtriers (4), le gouvernement réactive les accords de coopération avec les deux États et durcit sa politique. Si l’Australie continue d’accueillir plusieurs milliers de demandeurs d’asile arrivés légalement sur son sol (5), elle affiche désormais une tolérance zéro vis-à-vis des clandestins. « Nul demandeur d’asile arrivé en Australie par bateau ne sera jamais autorisé à s’installer sur le territoire en tant que réfugié », assène le premier ministre Kevin Rudd (British Broadcasting Corporation, 19 juillet 2013). Peu importe la légitimité de sa demande de protection et les difficultés rencontrées pour la formuler. Un Syrien qui dépose une demande d’asile pour l’Europe ou l’Australie à partir d’un pays voisin où il a pu fuir, comme la Turquie ou le Liban, s’expose à un refus sous prétexte que la requête est émise d’un pays « sûr ». Obtenir un visa temporaire n’est pas moins ardu. Quant aux clandestins pris dans les filets de cette politique, ils auront le choix entre un vol retour vers leur pays d’origine et un transfert dans les camps extraterritoriaux — pour une durée indéterminée.
    Improbable accord avec le Cambodge

    Si l’accord passé avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée prévoit, en théorie, une installation permanente des réfugiés sur le territoire, dans les faits « les autorités ne leur octroient pas de statut légal », dénonce un rapport d’Amnesty International (6). Celles de Nauru refusent officiellement toute installation permanente. Les réfugiés reçoivent au mieux un visa de cinq ans, puis de dix ans, payé par les autorités australiennes. « Les camps extraterritoriaux, qui étaient à l’origine des lieux de transfert, sont ainsi devenus des centres de détention permanente, sans autre issue que le retour au pays », nous explique M. Ian Rintoul, porte-parole de la Refugee Action Coalition, une organisation non gouvernementale (ONG) australienne.

    Quand M. Zalghanah est transféré à Nauru, en avril 2014, environ 1 200 personnes y vivent. « Nous dormions à quarante dans de grandes tentes sales, sans aucune intimité. Il n’y avait que dix toilettes et dix douches sans porte. Nous n’étions pas des criminels, mais ce camp, c’était une prison. » Au-delà de ces conditions de vie insupportables, c’est sa situation, floue et sans issue, qui le détruit. « Nous étions tous sous antidépresseurs et sous somnifères pour pouvoir dormir. L’atmosphère n’a cessé de se dégrader, avec des rixes qui éclataient, mais surtout des suicides. Je me souviens d’un homme qui a avalé une boîte de pilules, d’un autre qui s’est immolé par le feu… » M. Zalghanah perd le compte, mais les disparus peuplent toujours ses cauchemars. En dépit des restrictions d’accès imposées par les autorités, plusieurs enquêtes successives dénoncent les conditions de vie des détenus. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont une délégation s’est rendue à Nauru fin 2013, évoque une « détention systématique et arbitraire » contraire au droit international, et critique l’absence de solution à long terme pour des personnes maintenues dans l’incertitude (7).

    À partir de 2013, la campagne « Frontières souveraines », opération militaire de refoulement des navires clandestins vers leur point de départ, limite les arrivées. Mais il devient urgent de trouver une solution pour les quelque trois mille réfugiés entassés à Manus et Nauru. La Nouvelle-Zélande a bien proposé d’en accueillir cent cinquante chaque année, mais l’Australie a décliné l’offre, estimant qu’une telle perspective, trop alléchante, ne ferait que soutenir le commerce des passeurs. Canberra pense trouver son salut dans l’externalisation.

    Le 26 septembre 2014, M. Scott Morrison, alors ministre de l’immigration, annonce la signature d’un accord inédit avec le Cambodge. Négocié en secret, il prévoit l’installation sur le territoire cambodgien d’une partie des réfugiés parqués à Nauru, Phnom Penh recevant en échange 40 millions de dollars australiens (25 millions d’euros) sous forme d’aide au développement. Le voyage, l’accueil et l’installation des réfugiés sont également à la charge de l’Australie, laquelle prévoit d’y consacrer un budget global de 15 millions de dollars (9,4 millions d’euros), sans plus de précision.

    « L’un des pays les plus riches du monde a convaincu l’un des plus pauvres d’accueillir les réfugiés dont il ne veut pas », résume le magazine américain Foreign Policy (8), tandis que M. António Guterres, l’actuel secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, alors haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, critique une « inquiétante dérogation aux normes internationales (9) ». S’il ne viole pas explicitement le droit international, l’accord n’en constitue pas moins « un dangereux précédent qui porte atteinte à l’intégrité du système de partage des responsabilités à l’égard des réfugiés », analyse Madeline Gleeson, avocate et chercheuse à l’université de Nouvelle-Galles du Sud (10).

    « Avec cet accord, l’Australie espère avoir enfin trouvé la pièce manquante de sa politique d’asile extraterritorial : une solution de long terme », souligne la chercheuse. L’entente est au moins claire sur un point : les réfugiés doivent se porter volontaires. Or les prisonniers de Nauru n’accueillent pas la nouvelle avec enthousiasme. Alors que les ministres de l’intérieur australien et cambodgien sablent le champagne, une nouvelle vague de protestations agite les camps entre fin septembre et début octobre 2014. Quand les premières délégations cambodgiennes s’y rendent, début 2015, aucun volontaire ne se présente. « Dans les mois qui ont suivi, on nous a rapporté des pressions exercées sur les réfugiés, du chantage, de fausses promesses », dit M. Rintoul. En vain : seuls sept d’entre eux acceptent d’être envoyés au Cambodge.

    M. Zalghanah est du nombre. En 2016, il consent à sa relocalisation à Phnom Penh, à condition que l’Australie y rapatrie également sa famille restée au Liban. « Au début, ils disaient que le rapprochement familial était impossible. Mais, après un an, ils ont fini par me dire que ma famille me rejoindrait au bout de trois ou quatre mois », raconte-t-il. Débarquant dans la capitale cambodgienne en novembre 2016, il est pris en charge par l’antenne locale de l’Organisation internationale pour les migrations. Celle-ci le guide et l’héberge pendant trois mois, à l’issue desquels il lance un projet de restaurant grâce à une allocation de l’Australie. Mais, plus d’un an après son arrivée, le rapprochement familial est au point mort. M. Zalghanah craint d’être oublié, évacué dans les vieux papiers d’un accord raté. Car l’entente entre le Cambodge et l’Australie prenait officiellement fin à l’automne 2018. Son échec est si cuisant qu’elle ne sera pas reconduite. Sur les sept réfugiés transférés, quatre ont déjà quitté le pays.

    « Depuis le début, cet accord n’était qu’une vaste blague, dénonce M. Rintoul. Le gouvernement désespérait de trouver une issue à sa politique d’asile extraterritorial. En définitive, il a payé plus de 40 millions de dollars pour délocaliser sept personnes. On atteint des sommets d’absurdité. » Des tentatives de négociations similaires avec d’autres pays, dont le Kirghizstan, n’ont jamais abouti.

    Reste une issue possible : l’entente conclue avec les États-Unis lors des derniers mois de la présidence de M. Barack Obama selon laquelle Washington prendrait en charge jusqu’à 1 200 réfugiés des camps extraterritoriaux. Les clauses de l’accord de septembre 2016 n’ont pas été rendues publiques. Mais, le même mois, Canberra annonçait son intention d’accueillir un nombre non défini de demandeurs d’asile sud-américains actuellement dans des camps gérés par les États-Unis. De quoi alimenter les rumeurs d’« échange de réfugiés », malgré les dénégations du gouvernement australien (11). Contre toute attente, M. Donald Trump n’a pas mis un terme à l’arrangement. Si le président américain a jugé l’accord « stupide », il s’est engagé à l’honorer. Depuis l’automne 2016, 445 réfugiés relégués à Nauru et Manus ont obtenu l’asile aux États-Unis. Washington aurait refusé près de 200 autres personnes, parmi lesquelles de nombreux Iraniens. Et aucune nouvelle procédure de transfert n’a été annoncée.
    « Une population au-delà du désespoir »

    Selon un rapport du Parlement d’Australie, entre 2012 et 2017, la politique de détention extraterritoriale des demandeurs d’asile aurait coûté près de 5 milliards de dollars (plus de 3 milliards d’euros) à l’État, sans compter le budget de l’« aide au développement » prévue dans les accords régionaux. Une somme coquette pour la détention de 3 127 réfugiés et demandeurs d’asile, au total, depuis 2012. Mille quatre cents d’entre eux seraient toujours bloqués à Manus et Nauru. Si les camps sont désormais ouverts, les îles n’en restent pas moins des prisons pour ces hommes, femmes et enfants qui disposent dans les faits d’une liberté de circulation relative. Expulsée en octobre dernier par les autorités nauruanes après avoir passé onze mois auprès des réfugiés, l’ONG Médecins sans frontières décrit une population « au-delà du désespoir » et recense « un nombre alarmant de tentatives de suicide et de cas d’automutilation » (12). En décembre 2018, 1 200 réfugiés et demandeurs d’asile, soutenus par l’association National Justice Project, ont lancé une procédure judiciaire à l’encontre de l’État australien, accusé devant la Haute Cour d’emprisonnement arbitraire, de persécution, de torture et de crimes contre l’humanité.

    M. Zalghanah, lui, se considère comme un rescapé. En janvier dernier, après deux ans d’attente, sa famille est enfin arrivée au Cambodge.

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/04/BJURSTROM/59709
    #asile #migrations #réfugiés #Cambodge #Australie #externalisation #réfugiés_syriens

    ping @albertocampiphoto

    v. aussi cette compilation qui parle du deal entre l’Australie et le Cambodge :
    https://seenthis.net/messages/476197

  • Un policier français et une agent de la DGSE impliqués dans un vol de sac à main au Liban - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-policier-francais-et-une-agent-de-la-dgse-impliques-dans-un-vol-de-sac

    « Au Liban, les choses auraient même pu très mal tourner avant l’arrivée de la police », écrit-il dans son rapport. D’autant qu’une « spécificité culturelle » du pays est de pouvoir y laisser ses objets personnels en évidence sans craindre de se les faire dérober, les vols de voie publique étant extrêmement rares.

    Eueuh... comment dire... Je ne tenterais pas l’expérience ! Mais la lecture de cet article est très drôle, y compris pour la mention du salaire du flic de l’ambassade qui a dû oublier de, mentionner ses primes...

    #liban #affaires_étrangères #étranges_affaires

  • Le leader du Hezbollah : “Israël va sans doute nous attaquer cet été et vous pourriez me perdre”. – Elijah J. Magnier
    https://ejmagnier.com/2019/04/20/le-leader-du-hezbollah-israel-va-sans-doute-nous-attaquer-cet-ete-et-vous

    Le dirigeant du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah croit en la possibilité d’une guerre surprise avec Israël, cet été, au Liban.

    S’adressant à ses plus hauts commandants, Sayyed Nasrallah leur a demandé de ne pas cacher la réalité de la situation ni la possibilité d’une guerre à leurs hommes, leurs familles et aux gens des villages et des villes dans lesquels le Hezbollah opère.

    “Il se pourrait bien que je ne sois plus parmi vous très longtemps ; il est possible que tout le premier niveau du leadership soit tué. Israël peut réussir à assassiner de nombreux dirigeants et commandants. Leur mort n’entraînera pas celle du Hezbollah, parce que notre parti ne s’appuie pas uniquement sur des individus mais sur l’ensemble de la société, qui est un élément essentiel de son existence”, a déclaré Sayyed Nasrallah pendant le meeting. Il a ajouté que “des mesures et des procédures ont déjà été décidées pour répondre à la situation la plus grave (l’assassinat d’un membre du haut-commandement y compris celui de Sayyed Nasrallah lui-même).”

    Propos inquiétants d’un dirigeant qui parle rarement pour ne rien dire...

    #hezbollah #nasrallah

  • L’#accord_du_siècle de Trump : transfert massif de Palestiniens en Jordanie où une partie d’entre eux seraient naturalisés, au Liban également, naturalisation massive. Et une autorité «tripartite», Jordanie, Autorité palestinienne, Israel pour administrer la «Judée-Samarie»…
    (rien que le terme employé,…)

    Movimiento Político de Resistencia: Un millón de palestinos serán desplazados por el ‘Acuerdo del Siglo’ entre Israel y Estados Unidos
    https://movimientopoliticoderesistencia.blogspot.com/2019/04/un-millon-de-palestinos-seran.html

    El plan de paz para Oriente Medio de la Administración Trump, llamado “Acuerdo del Siglo”, incluye el reasentamiento masivo de árabes palestinos en Jordania, la transferencia del territorio jordano a Israel y la formación de una confederación tripartita entre Jordania, la Autoridad Palestina e Israel para administrar Judea y Samaria en Cisjordania.

    Otras informaciones indican que el plan incluiría un acuerdo regional amplio en el que varios Estados árabes desempeñarían un papel activo. Se invitará a Jordania a recibir permanentemente a un millón de árabes palestinos que figuran actualmente en la lista de refugiados. El plan prevé que Jordania naturalice a otros 300.000 palestinos y a los que ya viven en Jordania, lo que, según las cifras, no supera los 200.000.

    Se instará al Líbano a que conceda la ciudadanía a todos los árabes palestinos que viven actualmente en el país. El gobierno libanés ha negado la ciudadanía a los aproximadamente 450.000 árabes palestinos que viven en el Líbano, lo que ha restringido sus derechos desde su llegada en 1948.

    También se le pedirá a Jordania que ceda a Israel dos áreas que actualmente están arrendadas por el Estado de Israel. El rey Abdullah ya ha anunciado que no prorrogará el contrato de arrendamiento por otros 25 años, lo que crea incertidumbre entre los agricultores israelíes que utilizan estos lugares. Jordania recibirá unos 45.000 millones de dólares en subvenciones extranjeras. Arabia saudí daría a Jordania un territorio equivalente a lo largo de su frontera con el país.

    Para que el plan sea viable, Jordania formará una confederación tripartita integrada por la Autoridad Palestina y la Administración Civil israelí.

  • Shlomo Sand : « Je n’ai pas cessé d’être historien en devenant romancier »
    14 avril 2019 Par Thomas Cantaloube
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140419/shlomo-sand-je-n-ai-pas-cesse-d-etre-historien-en-devenant-romancier?ongle

    (...) On dirait presque qu’avec La Mort du Khazar rouge vous avez écrit votre autobiographie !

    Shlomo Sand : J’ai combiné plusieurs choses : mes rapports avec l’Histoire, mes positions politiques sur Israël, avec le suspense, l’énigme et certains personnages très israéliens. J’ai mis de moi-même dans les trois principales figures de mon roman : le policier arabe Emile Morkus, le professeur assassiné Yitzhak Litvak et son assistante Gallia Shapira. L’origine de ces trois personnages est réelle.

    Ce sont des personnes ayant existé ou encore vivantes, mais ce sont un Arabe, un homosexuel et une femme. Je ne suis aucun des trois, mais j’ai essayé de ressentir les trois par mon écriture. Même le vrai méchant, j’essaie de le comprendre. Il a assisté aux massacres de Sabra et Chatila en 1982 au Liban, qui continuent de le hanter. Il a une expérience de guerre proche de la mienne. J’ai participé à la guerre de 1967 quand j’avais 20 ans et c’était traumatisant. Puis, lors du premier service que j’ai fait après (on fait 40 jours par an lorsqu’on est réserviste), j’ai assisté à la torture d’un vieil Arabe. Je n’y ai pas participé moi-même, mais je l’ai vu faire par des amis de combats. Et j’ai essayé de transmettre ce sentiment pervers.

    Pourquoi avoir choisi le terrain de la fiction, vous qui avez déjà écrit de nombreux essais ?

    Je n’ai pas cessé d’être historien en devenant romancier. Tout d’abord, je me suis retrouvé à l’hôpital, sans archives, sans bibliothèque et je voulais écrire car j’étais désespéré. Ensuite, la liberté. La fiction, c’est à la fois plus facile et plus difficile qu’une écriture universitaire historiographique. Plus facile parce que je n’ai pas tout le temps besoin de rechercher dans mes notes pour être précis. L’Histoire pour moi a toujours été une fiction avec des notes de bas de page. Or, je voulais me débarrasser de cela. Dans la fiction, je ne me détache pas de la réalité, mais je me sens beaucoup plus libre.

    L’écriture de fiction est aussi plus difficile parfois : il m’arrive des fois d’être bloqué. En tant qu’historien, j’ai toujours quelque chose à quoi me raccrocher. Mais, paradoxalement, j’ai eu l’impression de moins bluffer dans le roman que dans mes essais. Je ne devrais pas le dire (rires) ! Je ne crois pas que l’écriture historique soit la vérité. Il y a des textes qui sont plus ou moins proches de la réalité passée, mais, dans l’histoire nationale en Israël, je pense que la plupart des textes historiques sont très éloignés de ce que qui s’est déroulé. Ce sont des constructions imaginaires. (...)

  • Urbex au Liban, l’exploration urbaine des vestiges de la guerre civile
    https://www.middleeasteye.net/fr/gallery/en-images-urbex-au-liban-lexploration-urbaine-des-vestiges-de-la-guer

    Au Liban, les adeptes de l’exploration urbaine (urbex) donnent à imaginer l’âge d’or du pays en partant à la découverte de lieux chargés d’histoire souvent abandonnés par leurs propriétaires pendant la guerre

  • L’Arabie saoudite aurait-il forcé El-Béchir à partir ? – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1322598

    Moins de 24 heures après sa nomination à la tête du Conseil militaire de transition au Soudan, le général Ibn Auf a démissionné à la surprise générale vendredi soir 12 avril. Il a été remplacé par l’ancien chef d’état-major Abdel Fattah Abdelrahman Burhan.

    Les médias « mainstream » en sont désormais à voir à travers lui un « personnage plus consensuel » surtout qu’il n’est pas connu du grand public et qu’on ne lui connait aucune appartenance politique, souligne l’AFP qui affirme qu’il n’est pas issu du parti au pouvoir. Certains commentateurs n’ont cessé de souligner le rôle joué par l’axe Riyad-Le Caire-Abou Dhabi dans le renversement du général El-Béchir, hypothèse qui, vu les événements en cours en Libye, pourrait ne pas être totalement dénuée de sens. Al-Binna retient cette piste.

    Selon al-Binna, journal libanais, les récentes évolutions au Soudan semblent avoir été au moins en partie orchestré par Riyad qui souhaite exploiter l’armée régulière soudanaise dans le sens de leurs propres intérêts. Sous l’intitulé, « D’Hormuz à Gibraltar et en Corne de l’Afrique… l’Amérique est derrière la porte », le journal écrit :

    (...) Le quotidien évoque ensuite le rôle joué par le prince saoudien Mohammed ben Salmane dans les récentes évolutions au Soudan et écrit : « Le coup d’État au Soudan a eu lieu très probablement suite à une série de coordinations entre le prince saoudien Mohammed ben Salmane et le ministre soudanais de la Défense Aouad Ibn Aouf qui s’était rendu, quelques jours auparavant avant le coup de force, à Riyad pour prendre part à une réunion de “l’OTAN arabe”. En effet, le coup d’État au Soudan constitue en effet un pas préventif destiné à étouffer tout autre mouvement de protestation de nature populaire dont le succès pourrait entraîner la fin de l’implication des mercenaires soudanais largement impliqués dans les conflits au Yémen et ce, au profit de l’Arabie saoudite ».

    L’Arabie saoudite, disposant d’une armée désintégrée aux faibles capacités militaires, vise effectivement à bénéficier de l’absence d’Omar el-Béchir, qui s’opposait à l’engagement militaire « trop vaste » de son pays dans les conflits au Yémen bien que les mercenaires soudanais se battent depuis longtemps contre les forces yéménites. Riyad croit pouvoir désormais compter sur l’armée régulière soudanaise, l’une des plus puissantes de toute l’Afrique et la déployer plus efficacement contre les forces yéménites qui continuent à avancer sur tous les fronts et progressent même dans le sud de l’Arabie saoudite. Ce plan B intéresserait Riyad qui commence à perdre le soutien de ses alliés occidentaux à sa guerre génocidaire. Mais avec l’appui soudanais, l’Arabie saoudite pourrait-elle changer la donne ?

    #arabie_saoudite #soudan

  • Changement climatique et pression démographique, terreau de la violence au Sahel
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/11/changement-climatique-et-pression-demographique-terreau-de-la-violence-au-sa

    La zone qui a été auscultée concentre 9,5 millions de personnes et couvre une superficie aussi grande que la France. Tous les indicateurs y sont au rouge. Le nombre de personnes en insécurité alimentaire a augmenté de 60 % entre 2015 et 2018. La pauvreté généralisée a rendu la population particulièrement vulnérable aux chocs, alors que ceux-ci ont tendance à se multiplier : depuis les années 1980, la sécheresse frappe de façon régulière la région du Liptako-Gourma.

    Land matrix a recensé 1 million d’ha de terres accaparées au Mali, 800,000 au Burkina mais c’est un « détail » qui échappe à l’analyse.

    • Netanyahu polishes security image in Moscow as vote approaches
      Ben Caspit April 3, 2019
      https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/04/israel-russia-syria-benjamin-netanyahu-vladimir-putin.html#ixzz5kCuSazCq

      Prime Minister Benjamin Netanyahu will pass up no opportunity for political points as the April 9 elections approach. Today, April 4, he will meet with Russian President Vladimir Putin in Moscow, their second meeting in about six weeks. The last one took place on Feb. 27, after a long disconnect between the two leaders. This one comes only a few days before the political electoral verdict that will also decide Netanyahu’s personal fate. During this meeting, Netanyahu will also thank Putin. The Arab media reported that Russia was a third country that helped Israel to return the body of soldier Zacharia Baumel, who had been missing for 37 years. After he milked the March 25 celebration with President Donald Trump in the White House, Netanyahu is looking toward Putin, who is still venerated by many former Soviet Union citizens who moved to Israel. In this last-minute trip, Netanyahu is again trying to convey that no one can replace him in terms of international status.

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      Russia helps find remains of Israeli soldier missing since 1982
      April 4, 2019 4:56 P.M. (Updated : April 5, 2019 1:03 P.M.)
      http://www.maannews.com/Content.aspx?id=783107
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      https://seenthis.net/messages/772531

    • Le Hezbollah se mure dans son silence après le « cadeau » russe fait à Netanyahu
      Jeanine JALKH | OLJ | 05/04/2019
      https://www.lorientlejour.com/article/1164974/le-hezbollah-se-mure-dans-son-silence-apres-le-cadeau-russe-fait-a-ne

      La remise par Moscou des restes du soldat porté disparu en 1982 n’affectera toutefois pas les relations entre le parti chiite et la Russie, estime un analyste proche du Hezb.

      Par-delà sa signification et ses effets escomptés sur les relations russo-israéliennes, la remise des restes de Zachary Baumel, commandant de char du 362e bataillon blindé porté disparu en 1982 au Liban, par la Russie à Israël, n’a suscité aucune réaction de la part du Hezbollah qui se refuse catégoriquement à commenter cette affaire. Le parti a probablement du mal à comprendre pourquoi Moscou, voire même le régime syrien, partenaire présumé de la Russie dans cette opération, aurait consenti à cet échange, sachant qu’il a de tout temps adopté la politique du donnant donnant, notamment dans le cadre d’échanges de prisonniers de guerre ou des dépouilles de combattants ou de soldats.

      Hier, la Russie a annoncé officiellement son parrainage de l’opération de recherche qui a abouti à localiser le corps du soldat, un commandant de char qui avait disparu entre le 10 et le 11 juin 1982 lors d’une bataille qui s’était déroulée à la Békaa, dans la localité de Sultan Yacoub, non loin de la frontière libano-syrienne. (...)

    • Poutine : la Syrie a aidé la Russie à récupérer la dépouille de Zachary Baumel
      Par Judah Ari Gross, Times of Israel Staff et AFP 4 avril 2019
      https://fr.timesofisrael.com/poutine-la-syrie-a-aide-la-russie-a-recuperer-la-depouille-de-zach

      Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que l’armée russe, avec l’aide de la Syrie, avait participé aux efforts visant à récupérer la dépouille du sergent Zachary Baumel, qui avait été tué en 1982 lors de la Première guerre du Liban lors de la bataille de Sultan Yacoub contre l’armée syrienne.

      « Les soldats de l’armée russe ont trouvé le corps en coordination avec l’armée syrienne », a déclaré Poutine durant une conférence de presse avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

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      La Syrie contredit Poutine, nie avoir aidé au rapatriement de Zachary Baumel
      Par Judah Ari Gross, Adam Rasgon et Times of Israel
      https://fr.timesofisrael.com/la-syrie-contredit-poutine-nie-avoir-aide-au-rapatriement-dun-sold

      Damas soutient que "toute l’opération était l’œuvre d’Israël et de groupes terroristes," après que le Kremlin a indiqué que les troupes russes l’avaient menée avec l’armée syrienne
      (...)
      « Nous n’avons pas la moindre information sur le sujet et ignorons s’il y a des restes ou pas, » ajoute le communiqué.
      Un responsable de l’organisation terroriste palestinienne du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) basé en Syrie a fait savoir mercredi que des insurgés ayant pris le contrôle du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas jusqu’à l’année dernière avaient excavé des tombes à la recherche des dépouilles de trois soldats disparus. Le FPLP l’avait déjà affirmé par le passé.

      Le ministre de l’Information syrien Imad Sara a assuré à la télévision officielle que la Russie n’était pas non plus impliquée. « Ce que nous croyons, c’est que toute l’opération a été menée par Israël et des groupes terroristes armés en Syrie. »(...)

    • . . . . .
      – Part des revenus d’exportation consacrés au remboursement de la dette

      L’Allemagne est autorisée à ne pas consacrer plus de 5 % de ses revenus d’exportation au paiement de la dette.

      En 2017, les pays en développement ont dû consacrer en moyenne 14 % de leurs revenus d’exportation au paiement de la dette [7]. Pour les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, ce chiffre a atteint 23,5 % en 2017. Quelques exemples de pays incluant des PED et des économies européennes périphériques : en 2017, ce chiffre atteignait 13 % pour l’Angola, 36 % pour le Brésil, 15 % pour la Bosnie, 21 % pour la Bulgarie, 41,6 % pour la Colombie, 17 % pour la Côte d’Ivoire, 21 % pour l’Ethiopie, 28,6 % pour le Guatemala, 34 % pour l’Indonésie, 70 % pour le Liban, 14 % pour le Mexique, 20 % pour le Nicaragua, 22,8 % pour le Pakistan, 21 % pour le Pérou, 22 % pour la Roumanie et la Serbie, 17 % pour la Tunisie, 40 % pour la Turquie.

      – Taux d’intérêt sur la dette extérieure

      Dans le cas de l’accord de 1953 concernant l’Allemagne, le taux d’intérêt oscille entre 0 et 5 %.

      En revanche, dans le cas des PED, les taux d’intérêt ont été beaucoup plus élevés. Une grande majorité des contrats prévoient des taux variables à la hausse.

      Entre 1980 et 2000, pour l’ensemble des PED, le taux d’intérêt moyen a oscillé entre 4,8 et 9,1 % (entre 5,7 et 11,4 % dans le cas de l’Amérique latine et de la Caraïbe et même entre 6,6 et 11,9 % dans le cas du Brésil, entre 1980 et 2004). Ensuite, le taux d’intérêt a été historiquement bas pendant la période 2004 à 2015. Mais la situation a commencé à se dégrader depuis 2016-2017 car le taux d’intérêt croissant fixé par la FED (le taux directeur de la FED est passé de 0,25 % en 2015 à 2,25 % en novembre 2018) et les cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises étatsuniennes par Donald Trump entraînent un rapatriement de capitaux vers les États-Unis. Par ailleurs, les prix des matières premières ont eu une tendance à baisser ce qui diminue les revenus des pays en développement exportateurs de biens primaires et rend plus difficile le remboursement de la dette car celui-ci s’effectue principalement en dollars ou en d’autres monnaies fortes. En 2018, une nouvelle crise de la dette a touché directement des pays comme l’Argentine, le Venezuela, la Turquie, l’Indonésie, le Nigéria, le Mozambique, … De plus en plus de pays en développement doivent accepter des taux d’intérêt supérieurs à 7 %, voire à 10 %, pour pouvoir emprunter en 2019.

      – Monnaie dans laquelle la dette extérieure est remboursée

      L’Allemagne était autorisée à rembourser une partie de sa dette avec sa monnaie nationale.

      Aucun pays en développement n’est autorisé à faire de même sauf exception et pour des montants dérisoires. Tous les grands pays endettés doivent réaliser la totalité de leurs remboursements en devises fortes (dollar, euro, yens, franc suisse, livre sterling).

      – Clause de révision du contrat

      Dans le cas de l’Allemagne, l’accord établit la possibilité de suspendre les paiements pour en renégocier les conditions si survient un changement substantiel limitant la disponibilité des ressources.

      Dans le cas des contrats de prêts avec les PED, les créanciers imposent qu’il n’y ait pas de clause de ce type. Pire, en cas de difficulté des PED, les créanciers ont le droit de réclamer le paiement anticipé des sommes dues dans le futur.

      – Politique de substitution d’importation

      Dans l’accord sur la dette allemande, il est explicitement prévu que le pays puisse produire sur place ce qu’il importait auparavant.

      Par contre, la Banque mondiale, le FMI et les grandes puissances imposent aux PED de renoncer à produire sur place ce qu’ils pourraient importer.

      – Dons en devises (en cash)

      L’Allemagne, pourtant à l’origine de la deuxième guerre mondiale, a bénéficié de dons importants en devises dans le cadre du Plan Marshall et près celui-ci.

      Les PED dans leur ensemble, à qui les pays riches ont promis assistance et coopération, reçoivent une aumône sous forme de dons en devises. Alors que collectivement, ils remboursent plus de 500 milliards de dollars par an, ils reçoivent en cash nettement moins que 100 milliards de dollars.

      Incontestablement, le refus d’accorder aux PED endettés le même type de concessions qu’à l’Allemagne indique que les créanciers n’ont pas pour objectif le désendettement de ces pays. Bien au contraire, ces créanciers s’attachent à maintenir les PED dans un endettement structurel de manière à en tirer un revenu permanent maximal à travers le paiement des intérêts de leur dette, à leur imposer des politiques conformes aux intérêts des prêteurs et à s’assurer de la loyauté de ces pays au sein des institutions internationales.
      . . . . .

  • Pompeo en prépare une de plus
    http://www.dedefensa.org/article/pompeo-en-prepare-une-de-plus

    Pompeo en prépare une de plus

    Le secrétaire d’État Mike Pompeo est sans doute un phénomène de la diplomatie américaniste, – ou bien, plus simplement, “un Signe des Temps” comme disait Guénon. Il semble ne pouvoir qu’enfiler, comme des perles sur un collier, les plus grossières inconvenances, les menaces les plus crues, et, considérées dans le contexte plus général, les sottises les plus aberrantes pour les intérêts du constant projet hégémoniste américaniste. Mais il ne fait, en cela, que suivre l’irrésistible pente de l’autodestruction ménagée par le président Trump, la plus antiSystème des créatures du Système.

    Pompeo arrive au Liban. Il va émettre des exigences incroyables dont l’effet ne peut être à la fois que l’étranglement du pays et sa soumission complète au désordre américaniste. En même temps, bien (...)