country:maroc

  • Bziz, l’humoriste qui ne fait pas rire le roi du Maroc
    Omar Brousky

    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/bziz-l-humoriste-qui-ne-fait-pas-rire-le-roi-du-maroc,2848

    Ahmed Snoussi — surnommé Bziz (le garnement) — est un mythe vivant de l’humour politique au Maroc, ce qui lui vaut une interdiction qui dure depuis un quart de siècle. Il vient d’être convoqué par la police judiciaire de Casablanca. Motif ? Il a dénoncé sur sa page Facebook les arrestations arbitraires des artistes du Rif lors du Hirak de 2016-2017. Un texte rédigé il y a… un an et demi. Portrait d’un artiste entêté.


  • La coalition menée par Washington annonce le début de « son processus de retrait » de #Syrie
    https://www.france24.com/fr/20190111-syrie-etats-unis-coalition-internationale-retrait-americain-syrie

    Cette coalition qui réunit une soixantaine de pays a été formée autour des États-Unis et de la France à l’été 2014. Elle compte notamment l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège ou l’Espagne. Aux côtés des nations occidentales, figurent l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Maroc, la Jordanie, Bahreïn, le Qatar ou encore la Turquie.


  • Appel des Gilets Jaunes de Montreuil en réponse à Commercy - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=mfjcqj001Rc

    A Montreuil aussi, nous avons enfilé des #gilets_jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les #banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

    Le gilet jaune est le symbole d’une révolte.
    Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

    Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

    Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la #répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « #maintien_de_l’ordre » et nous affirmons notre #solidarité aujourd’hui comme demain.

    On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « #casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la #police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

    Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des #médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

    Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

    Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

    Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

    Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

    Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les #immigrés ni les #exilés mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

    Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

    En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

    Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

    L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies.
    C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

    A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une #intelligence_collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien.
    Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

    Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

    C’est pour cela que nous serons présents à #Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

    C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

    Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !

    #violence_d'État


  • A Bayonne, nouvelle route migratoire, l’impressionnante solidarité des habitants malgré les carences de l’État
    https://www.bastamag.net/A-Bayonne-nouvelle-route-migratoire-l-impressionnante-solidarite-des-habit

    La route de la Libye et de l’Italie étant coupée, de plus en plus de migrants arrivent en Europe via le Maroc et l’Espagne. Certains passent ensuite par le Pays Basque. En deux mois, 2500 réfugiés ont déjà transité par un centre d’accueil ouvert à Bayonne. La démarche, d’abord spontanée, bénéficie désormais du soutien de la mairie. L’État a quant à lui exercé des pressions sur les chauffeurs de taxi ou les compagnies d’autobus, en exigeant notamment l’identité des voyageurs. Basta ! a passé la nuit du 31 (...)

    #Résister

    / #Solidarités_internationales, #Reportages, #Migrations, #Droits_fondamentaux, A la une


  • Tentative de coup d’Etat militaire au #Gabon
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/07/gabon-des-militaires-s-emparent-de-la-radio-d-etat_5405824_3210.html

    Cette première tentative de putsch dans l’histoire de cette république au sous-sol gorgé de pétrole intervient alors que le président Ali Bongo est absent du pays depuis plus de deux mois. Le 24 octobre 2018, l’héritier du clan familial, au pouvoir depuis 1967, avait été victime d’un accident vasculaire cérébral en Arabie saoudite, puis transféré en décembre au Maroc où il poursuit sa convalescence. Après des semaines d’une communication minimale et des arrangements avec la Constitution pour éviter une vacance du pouvoir, Ali Bongo était réapparu à la télévision nationale pour les vœux du 31 décembre.

    L’intervention avait eu le mérite de mettre un terme aux rumeurs sur sa mort, sans rassurer pleinement sur son état de santé. Les militaires qui ont investi la radio publique n’ont en en tout cas pas été convaincus. Dans leur communiqué, ceux-ci estiment que « le message du chef de la nation visant à clore le débat sur sa santé a plutôt renforcé les doutes sur sa capacité à assumer la fonction de président de la République ». L’entourage du président a organisé une mise en scène avec un président « malade et dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », dénoncent-ils, évoquant le « spectacle désolant » d’un pays « qui a perdu sa dignité ».


  • « Charlie Hebdo » : Zineb El Rhazoui, le courage d’une femme face à la dictature islamiste
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15449-charlie-hebdo-zineb-el-rhazoui-le-courage-d-une-femme-face-a-la-dic

    Quatre ans après l’attentat du 7 janvier 2015 contre "Charlie Hebdo", une journaliste qui travaillait pour le journal satirique vit encore sous protection. Zineb El Rhazoui est menacée de mort pour avoir tenu récemment des propos critiques envers l’islam. Elle a décidé de porter plainte face au déferlement de haine dont elle est victime.

    C’est désormais l’une des femmes les plus protégées de France, suivie comme son ombre par ses officiers de protection, depuis que ses collègues de Charlie Hebdo ont été abattus le 7 janvier 2015. Près de quatre ans d’une vie ultra planifiée, sans place pour l’improvisation et pour l’insouciance. Zineb El Rhazoui, 36 ans, ancienne journaliste à Charlie Hebdo, est la cible permanente de menaces de mort. Elle qui était au Maroc (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs - JForum
    https://www.jforum.fr/israel-reclame-250-milliards-aux-arabes-pour-lexpulsion-des-juifs.html

    Israël se prépare à demander une indemnisation d’un montant total de 250 milliards de dollars à sept pays arabes et à l’Iran pour les biens et avoirs laissés par les Juifs qui ont été forcés de fuir ces pays, à la suite de la création de l’État d’Israël.

    “Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran, et de restaurer, pour des centaines de milliers de Juifs qui ont perdu leurs biens, ce qui leur revient légitimement”, a déclaré samedi le ministre israélien de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, qui coordonne le traitement de la question par le gouvernement israélien, a déclaré samedi.

    Selon les chiffres cités samedi soir par le journal israélien Hadashot, les demandes d’indemnisation des deux premiers des huit pays concernés sont en cours de finalisation, Israël devant demander 35 milliards de dollars d’indemnisation pour la perte d’actifs juifs de Tunisie et 15 milliards de dollars à la Libye.

    Au total, le reportage télévisé a déclaré qu’Israël chercherait plus de 250 milliards de dollars auprès de ces deux pays, ainsi que du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

    #israël #sans_vergogne

    • Israël réclame 250 milliards $ d’indemnisations aux Etats arabes !
      7 يناير، 2019
      https://algeriepress.com/israel-reclame-250-milliards-dindemnisations-aux-etats-arabes

      Des médias israéliens ont encore une fois rouvert le dossier des biens laissés par des Juifs dans un certain nombre de pays arabes qu’ils ont quittés pour la Palestine occupée.

      Ainsi, les Juifs réclament des indemnisations et envisagent même d’employer cette donne, provocante à l’endroit des Etats arabes-, lors des discussions prévues prochainement avec l’Etat de la Palestine.

      En effet, une télévision israélienne a annoncé dans un reportage que l’Etat hébreu a avancé pour la première fois une estimation officielle des biens laissés par des Juifs dans des pays arabes évaluée à 250 milliards de dollars, bien que la même chaîne n’a pas indiqué le montant de ces biens prétendus en Algérie.

      Un membre du parlement israélien (La Knesset) avait estimé, lui, que les biens laissés par les Juifs en Algérie s’élevaient à plus de 2 milliards de dollars, suggérant ainsi d’utiliser la carte des Juifs d’Algérie pour mettre la pression sur le gouvernement algérien afin de se montrer moins hostile vis-à-vis d’Israël et de cesser ses aides accordées aux résistants palestiniens. (...)


  • https://aeon.co/ideas/reach-out-listen-be-patient-good-arguments-can-stop-extremism

    https://www.youscribe.com/BookReader/Index/3017904/?documentId=3387320

    Non, les arguments aussi bons ne peuvent contraindre et donc convaincre,un vrai extrémiste et de droite et de gauche . À moins , si l’argumentation est ciblée et ficelée ,donc l’argumentation est présentée sous conditions .

    Car l’extrémisme à mon sens est une conviction et non un moyen pour arriver à un objectif quelconque. Quoique ,aujourd’hui , beaucoup de partis politiques, si on prend cette extension politique de l’extrémisme, sont animés par des femmes et des hommes qui prétendent être des extrémistes sans une vraie conviction ; ce qui les intéressent est le pouvoir exécutif . À l’instar de Bruno Megret en France qu’il avait failli à l’alliance du Front national pour frayer son propre chemin à l’Élysée. Le politique qui veut accaparer le système judiciaire et législatif . 20 de prison ferme à Zefzefi ,au Maroc,est une décision purement politique émane d’un extrémisme profond...

    Et puis, bien sûr , il y a de l’extrémisme sociétal qui s’exprime au niveau de la société pour un oui et/ou pour un non, de couleur, de religion, de conviction, d’échelle sociale, d’illettrisme, de culture...à condition , de remarquer que l’extrémisme n’est pas d’un seul sens mais à double sens.

    Par exemple ,au niveau ethnique ,au Maroc , les berbères qui sont une minorité et partagés en 4 factions sont aussi extrémistes l’une à l’encontre de l’autre et tous à l’encontre des arabes , à savoir les soussis qui détestent les arabes et les musulmans qui sont une majorité et au Maroc et tous les arabes des pays arabes ; il s’’agit d’une conviction profonde chez cette ethnie . Les berbères célèbrent leur nouvel an qui date de plus de 950 av.J.-C ; il suffit de voir leurs comportement vis-à-vis des arabes et ceci déclenche un extrémisme berbère qui ne peut être résolu que par une guerre civile et non par une argumentation aussi solide qu’elle peut être.

    Car selon certains observateurs politiques et de la vie sociétale, les soussis sont utilisés par le pouvoir dictatorial en place et dans la police et dans le commerce de grande envergure ...afin que le pouvoir s’éternise au détriment d’un peuple qui souffre quotidiennement et d’où leur conviction de ne pas s’aligner aux différents printemps arabes à l’instar, de ce berbère qui interpellait Hicham le cousin du roi, à Paris, que les berbères ne sont pas intéressés par le printemps arabe au Maroc.

    Qui est une évidence que l’extrémisme est ancré dans les têtes des berbères( sans faire pour autant une extrapolation !!) et de préférer l’esclavagisme d’un pouvoir et de l’aider dans ses fausses manœuvres, à commencer par une politique de bergague(délateurs omniprésents dans la société et influants) et qui ont la même mentalité celle des Souss et des Kabyles d’Algérie...à une différence les berbères d’autrefois qui étaient situaient, au nord de Souss et au sud de Kabylie ,qui étaient des papes de l’Église catholique(3 papes d’origine berbère) et l’extrémisme de ces berbères d’aujourd’hui s’inspirent de cette gloire de ces ancêtres qui avaient un comportement à l’opposé de ceux d’aujourd’hui qui sont plus proches d’une juiverie que d’un état d’esprit musulman.

    Or ,le Maroc a une particularité, est un ensemble des ethnies et des juifs et des athées qui vivent difficilement ensemble car le consensus sociétal ne peut avoir une valeur d’existence si le pouvoir en place et/ou des autres États colonisateurs ne veulent pas de ce consensus . D’où ce genre d’extrémisme mène directement à une guerre civile et tôt ou tard !

    L’extrémisme politique découle donc ,de cet extrémisme sociétal. Quand la société, est dans ce cas de figure ,il y va de soi cela ressemble à une boule de neige et entre temps le citoyen et des deux côtés apprend à durcir sa conviction et aucune écoute de l’autre ou l’apprentissage à comprendre l’autre si ce n’est de trouver les points faibles de l’autre pour le faire souffrir ,en ironisant sur l’autre : et le berbère sur l’arabe et vice-versa, ou encore à développer les arguments des uns et des autres. Non ,tout est sclérosé et bloqué . Tout cela engendre l’extrémisme politique qui devrait donner corps à cet extrémisme sociétal . Je prend pour exemple, le plus souvent, l’Allemagne hitlérienne, où le troisième Reich était prié par tout un peuple de gouverner et de rétablir l’ordre en Allemagne. Hitler comme Goebels, comme Himler,...avaient certes,leur part de responsabilité mais c’étaient juste la cerise sur la crème . Et donc par voie de conséquence l’extrémisme puise sa source d’une histoire riche, d’un comportement de l’État qui manque à ses devoirs , d’une classe politique à côté de la plaque qui représente les intentions suicidaires d’un groupe de pression ou des lobbys qui ont d’autres vecteurs politiques autres que des vecteurs humains et, qui sont des asociaux politiques.

    À remarquer, que l’extrémisme est un sentiment profond qui se développe tout au long de la vie. Dans un certain sens ,l’enfant est extrémiste mais tout au long de la vie affronte(pour se corriger !!) ses arguments de l’extrémisme avec celles de la société et du réel qui est une logique scientifique et d’une vérité clairvoyante .

    Les lois en vigueur ne sont qu’une complémentarité d’autres lois interne à l’humain et que tout être humain charrie depuis son indépendance ,en sus, des effets biologiques(héréditaires ou autres...) dus à l’environnement propre du citoyen.

    L’extrémisme est très développé ,naturellement chez des catégorie de personnes plus que chez d’autres. Or en politique , c’est l’exploitation de ces sentiments profonds des citoyens qui émanent de leur situation et financière et économique... dans ce cas de figure, l’extrémisme peut être contrer car il n’est pas profond , il est du à une carence qui peut être corrigé par le travail, par un salaire convenable fonction de la société de consommation, d’un pouvoir d’achat, d’un mécanisme biologique et il ne peut être corrigé par un métissage de pauvres et de riches ou des argument d’ordre opposé , il faut donc assainir la société car les comportements se diffèrent d’une classe sociale à une autre et les uns ne peuvent suivre les autres d’où l’accentuation de ce sentiment d’extrémisme psychologique avant qu’il soit sociologique voire politique. Et puis l’extrémisme ne serait vaincu par des arguments autres que des arguments concrets qui mettent en lice un côté objectif de la question ; la contre partie, aide énormément à édulcorer un extrémisme de base ,enfantin et delà à vaincre le système interne de la personne qui est une mission impossible car si on peut convaincre quelqu’un de la validité des arguments objectifs ,d’autres et ils sont nombreux sont infiltrables et par voie de conséquence ne répondent pas positivement aux mêmes arguments .

    Donc tout compte fait , il faut essayer par des arguments qui contiennent de l’écoute et d’un plan de participation ,mais il n’est en aucun cas un argument solide . Et donc les arguments changent selon les époques et pour exemple Marine Lepen , en France , qui oriente la pensée des gilets jaunes vers ses objectifs politiques qui ne sont rien d’autres que l’exploitation d’une catégorie des citoyens par d’autres ce que faisait l’extrême gauche à un moment de l’histoire. Il est à noter dans cet exemple que les gilets jaunes réclament un pouvoir d’achat ,du travail, ...et comme Macron ne peut rien ,il devrait donc démissionner et faire appel à des élections anticipées ,que toute la classe politique française n’est pas en mesure de donner une réponse positive d’où la courbe de l’extrémisme,ce genre d’extrémisme explicite, croit vers l’infini qui engendrerait à un moment donné le rejet de l’autre à commencer par les 4 millions d’immigrés marocain et autant d’algériens et d’égyptiens...vers leur pays d’origine et, par relation inverse, les immigrés rejeterraient la responsabilité de leur blocage sur le dos des français de souche et nous y voilà dans une guerre civile et que l’armée serait appelée à rétablir l’ordre avec une sixième constitution comme cela a été fait avec le général de brigade De Gaulle . Un sens ou un non sens ,cela dépendra de la volonté d’un peuple qui ne peut contrôlé ses sentiments internes à commencer par son extrémisme sans fin ,...

    cet exemple est aussi valable dans tous les pays du monde , d’où les gilets jaunes sont en Serbie, Maroc,Égypte,Espagne,Belgique...il s’agit en effet de l’extériorisation d’un sentiment d’extrémisme et ce mouvement constitue en soi une thérapie ,à condition , qu’il existe une issue qui déloquerait toute une société et par voie de conséquence, les voies psychologique du citoyen de son extrémisme béant.

    L’extrémisme est une voie psychologique a double sens dont le système politique délivre les citoyens de ce genre d’extrémisme apparent . Car il y va de soi, tout le monde a une dose d’extrémisme qu’il faut savoir contrôler , ce sentiment existe chez tout être humain et animal depuis l’aube des temps et persisterait encore...


  • Depuis la crise des « gilets jaunes », la vie à huis clos d’Emmanuel Macron

    Insultes, huées, menaces… Quand il sort, désormais, cela tourne mal. Depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes », pour le président qui aimait tant les promenades, elles sont devenues rares (et discrètes). Comme les visites.

    De l’aéroport de Loudes, en Haute-Loire, jusqu’au Puy-en-Velay, il y a 10 km, un quart d’heure en voiture. Ce 4 décembre, pour rejoindre la préfecture incendiée trois jours plus tôt par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron n’a heureusement pas besoin de passer par le rond-point de Lachamp, sur la commune de Saint-Pierre-Eynac. C’est là, sur la RN88, que des manifestants avaient cousu un pantin de taille humaine, posé sur un échafaud plus vrai que nature. Sur le billot était écrit : « Te guillotiner c’est notre projet. »

    Le président de la République file vers la préfecture. En route, il discute avec les passagers en gilet jaune d’une voiture croisée par hasard. Aucune image, aucune vidéo. Le 3 décembre, il n’a aussi passé qu’une tête dans le bureau de l’un de ses collaborateurs qui recevait un « gilet » venu de Chalon-sur-Saône à pied. Ces gens seront parmi les rares protestataires qu’Emmanuel Macron a rencontrés durant cette crise ouverte le 17 novembre, où sa capacité à réformer et sa popularité se sont abîmées, mais où il a aussi perdu une part de sa liberté.

    Sans prévenir les élus, il est venu au Puy apporter son soutien au préfet. Celui-ci montre les armoires en cendres, les vitres brisées, les bureaux noircis par la suie. Il conte au chef de l’Etat ce samedi où le « portail a été pété », les pneus entassés et enflammés, et cette bataille inégale entre les « trente » de la préfecture et les deux cents manifestants empêchant les pompiers d’accéder au bâtiment. Bilan : trente-huit blessés… « Ils criaient : “Vous allez tous griller comme des poulets ! », termine le préfet. « Vous les connaissez ? », interroge Emmanuel Macron, incrédule.

    Dès que l’avion présidentiel s’est posé à Loudes, la nouvelle de sa visite s’est ébruitée. Un message posté sur Facebook a réveillé quelques « gilets jaunes ». Une vingtaine d’hommes et de femmes attendent le chef de l’État à la sortie de la préfecture. « Ouuuuuh ! Démission ! », « Enculé ! », « Président des riches ! » Pas encore de quoi trop s’émouvoir. C’est sur la route de la caserne de gendarmerie que tout va basculer…

    « On vous hait ! »

    M. Macron commence par traverser Le Puy vitre ouverte, pour dire bonjour. Des insultes lui répondent, il doit vite la remonter. Un homme se jette ensuite devant la voiture. En sortant de la caserne, cinquante manifestants l’injurient encore : « On vous hait ! »

    L’échange promis à la presse locale est annulé. Les services de sécurité exfiltrent le président par une sortie annexe. De la séquence ne reste que l’image d’un démarrage en trombe sous les huées. Quelques jours plus tard, le chef de l’État racontera au président du MoDem François Bayrou que, de la voiture, il a entendu une femme lancer : « Salope, j’espère que tu vas crever sur la route ! »

    Emmanuel Macron aime pourtant les promenades. Dès son arrivée au ministère de l’économie, en 2014, il avait fait de ces échappées sa griffe. Elles étaient à la fois le thermomètre de sa popularité et un moyen d’asseoir sa notoriété. « Il est où, Emmanuel ? », s’agaçait François Hollande à chaque déplacement avec lui. « Emmanuel » traînait derrière. Selfies, autographes, bisous, il se régalait. Mais, depuis que les « gilets jaunes » le traquent sur Facebook, ces déambulations sont impensables. Il voyage incognito, ou alors sans caméras.

    Jeudi 20 décembre, c’est avec l’AFP et France-info, ces médias de « l’ancien monde », qu’il est allé à Soissons, dans l’Aisne, visiter sans prévenir un centre pour enfants victimes de maltraitance. Officiellement, personne n’a été exclu du voyage, mais il fallait éviter les caméras, en cas d’incident. « S’il ne prévient pas avant de partir, c’est qu’il sait déjà qu’il risque de s’en prendre plein la figure », confirme un conseiller. Sa photographe officielle, Soazig de la Moissonnière, envoie seule quelques clichés où le président, décontracté au milieu de son équipe, rit à la table d’un restaurant Courtepaille, à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne).

    Gibets, cibles et cercueils

    Deux jours avant les injures du Puy-en-Velay, sa petite promenade à pied au milieu des vitrines fracassées de l’avenue Kléber, à Paris, avait déjà mal tourné. Il revenait alors d’Argentine, où il avait participé au G20. Sur les portables de ses collaborateurs, il a découvert de Buenos Aires les images des violences du 1er décembre et il se rend à l’Arc de triomphe saccagé avant de partir à la rencontre des commerçants. Mais des « gilets jaunes » débarquent. Copieusement sifflé, il doit s’éclipser sous la protection des policiers.

    Avant le 11-Novembre, « il était déjà revenu de son périple dans l’est de la France très conscient qu’une colère grondait », assure Philippe Grangeon, l’un de ses conseillers. Mais c’était au temps où l’Élysée pouvait encore accuser les médias de grossir le trait. « Je parle aux gens, ça se passe bien, mais les journalistes écrivent à l’avance un scénario où je me ferais sans cesse alpaguer, comme si j’étais un personnage de télé-réalité ! », se plaint Emmanuel Macron devant les ministres Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jean-Michel Blanquer et François de Rugy qu’il reçoit à l’Élysée au retour de sa fameuse « itinérance mémorielle » dans onze départements. Ce n’est qu’à la deuxième journée de mobilisation des « gilets jaunes », le 24 novembre, qu’il évoque des « scènes de guerre ». Une semaine plus tard, l’Arc de triomphe est pris d’assaut.

    « Je connais cette violence et cette vulgarité, ce sont les mêmes qui étaient déposées dans la boîte aux lettres de mes parents, lorsque j’ai rencontré Emmanuel », assure Brigitte Macron à ses conseillers désolés. Sauf qu’à l’époque les insultes n’étaient pas si menaçantes. Désormais, les manifestants crachent sur les vitrines et prennent à partie les employés de la chocolaterie familiale d’Amiens. « J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir » : le 4 décembre, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire du commerce, se fend d’une mise au point : la boutique n’appartient pas au président, son oncle par alliance. Un internaute de la Somme, terre des plus farouches ennemis du président – le député François Ruffin et l’écrivain Edouard Louis –, est placé en garde à vue.

    Dans les « manifs », l’effigie du président est lardée de coups de couteau, ligotée par des chaînes, ensanglantée. Gibets, cibles, cercueils trônent devant les cahutes de bord de route. Sur les sites des manifestants, on parle de lui « jeter des pierres » et même de « le pendre ». Quant aux comptes Facebook d’Eric Drouet et de Priscillia Ludosky, deux des initiateurs du mouvement, ils relaient un faux « mandat d’arrêt » contre Emmanuel Macron, coupable de « haute trahison. »

    Déplacements officiels annulés

    Il n’y a pas que les coups de menton ou de gueule sur les réseaux sociaux. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, le député (La République en marche, LRM) de l’Eure Bruno Questel voit débouler devant chez lui « un groupe d’hommes, mais aussi de femmes, largement alcoolisés ». Des visages déjà croisés dix fois dans cette circonscription où il a été élu maire en 2002, conseiller général et enfin parlementaire.

    « Ils voulaient s’installer chez moi », raconte le député au téléphone à Emmanuel Macron et à son premier ministre, Edouard Philippe, après que la police a retrouvé six douilles de cartouches tirées devant sa maison. Même le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, pratiquement inconnu du grand public, a vu ses enfants menacés.

    A Paris, les époux Macron aimaient improviser un dîner à La Rotonde, cette brasserie de Montparnasse où les patrons leur arrangent toujours une table au fond du restaurant. Ils étaient même allés voir Le Grand Bain, le « feel good movie » de Gilles Lellouche, dans une « vraie » salle de cinéma. Trop dangereux aujourd’hui. Depuis le 1er décembre, Brigitte Macron n’a pas franchi les limites du périphérique, se contentant, sans aucune publicité, d’une visite à l’hôpital des Invalides, d’une autre à Necker, d’une troisième à l’Institut de la mémoire de la Pitié-Salpêtrière.

    Adieu les longs week-ends à la Lanterne, aux confins du parc du château de Versailles, où Brigitte Macron a l’habitude d’acheter son pain dans les boulangeries avoisinantes : depuis la mi-novembre, les séjours sont brefs et rares. Hormis sa visite surprise à Soissons, le président lui-même est peu sorti de l’Élysée. Le ministère de l’intérieur craint des bousculades, une agression, voire bien pire. Ses agendas ont été vidés, des déplacements officiels annulés : sa visite en Serbie, les 5 et 6 décembre, puis son séjour à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 18 décembre, afin de préparer le G7 de 2019 en compagnie de 150 ambassadeurs. L’agenda officiel est loin d’être rempli. « Il est en réunion interne », répond son service de communication.

    Aucun de ceux qui l’entourent n’a souvenir d’un tel rejet sur le terrain. Seul Bruno Le Maire, lorsqu’il était le ministre de l’agriculture de Nicolas Sarkozy, a connu les quolibets et les tas de fumier déversés sur son passage. Pour les jeunes conseillers de l’Élysée, l’expérience est inédite. « On ne va pas finir le quinquennat dans un abri antiatomique », expliquait au Monde le chargé de la communication de l’Élysée, Sylvain Fort, en prenant ses fonctions après l’« affaire » Benalla. « Débunkériser », disait-on alors au Palais. Devant l’association de la presse présidentielle, à la Maison des polytechniciens, le 17 décembre, il détaille cette fois la menace que fait peser sur le président une « défiance transformée en sécession ».

    « Il ne sort plus sans se maquiller »

    Devant les députés LRM, ou en conseil des ministres, Emmanuel Macron ne laisse échapper aucune fébrilité. Occupé à ne pas imposer ses certitudes, il laisse les autres parler. Mais ceux qui le croisent notent sa fatigue. « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains », assure un député LRM qui a l’oreille du chef de l’État. Lors de son allocution enregistrée à l’Élysée, le 10 décembre, plus de 23 millions de téléspectateurs découvrent un président mal rasé et amaigri.

    L’Élysée est devenu un huis clos où les corps étrangers sont de plus en plus rares. Le président (Les Républicains) du Sénat, Gérard Larcher, ou l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy ont été reçus les 4 et 7 décembre. Le jeudi, John Chambers, l’ex-patron du groupe informatique Cisco devenu ambassadeur de la French Tech à l’international, a aussi franchi le perron du Palais avec une quarantaine de « capital-risqueurs » et d’investisseurs venus découvrir de prometteuses jeunes pousses françaises. Mais le chef de l’État a surtout consulté son premier cercle.

    Depuis que les présidents communiquent par messagerie privée, les « visiteurs du soir » sont rares, ou plus exactement leurs visites sont désormais virtuelles. Emmanuel Macron possède deux téléphones et passe de l’un à l’autre. Naguère, les conseillers ou les gardes guettaient l’heure à laquelle il quittait son bureau et éteignait les lumières. Aujourd’hui, ceux qui communiquent avec lui par Telegram notent l’heure à laquelle il cesse ses consultations : 2 heures, 3 heures du matin…

    Il échange évidemment avec son secrétaire général et son premier ministre, qui ont longtemps plaidé que des concessions aux « gilets jaunes » obéreraient la capacité de réforme du gouvernement. Mais ces dernières semaines, Philippe Grangeon, François Bayrou et Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale), les « sociaux », comme on les appelle, ont joué les premiers rôles dans l’entourage du chef de l’État. Avec Jean-Paul Delevoye (haut-commissaire à la réforme des retraites), ces trois-là ont participé à la vidéoconférence qu’Emmanuel Macron a organisée le 8 décembre à l’Élysée afin de réfléchir à la sortie de crise. C’est avec eux, ces représentants du vieux monde, qu’il s’est convaincu de lâcher plus de 10 milliards d’euros pour « sauver le capital des réformes ».

    Pas de trêve pour son anniversaire

    Insulté sur les réseaux sociaux, le président n’ignore pas la tentation et les références révolutionnaires d’une partie des émeutiers. « Le référendum d’initiative citoyenne n’est pas conçu par ses initiateurs – qui ne sont pas des gentils “gilets jaunes”, mais des complotistes de la pire espèce – comme un outil démocratique mais comme un outil de sédition », a encore confié Sylvain Fort, lundi 17 décembre.

    Quand une partie de l’extrême gauche s’est mise à espérer tout haut que la police rejoigne le mouvement de contestation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a été prié d’éteindre au plus vite la sourde fronde au sein des forces de l’ordre. Une prime de 300 euros a été attribuée à 110 000 policiers et gendarmes, ainsi qu’une hausse de salaire de 150 euros.

    Même au sein de l’armée, il a fallu menacer de sanctions une dizaine de généraux, un amiral et un colonel de la 2e section, c’est-à-dire retraités mais encore mobilisables, après qu’ils ont signé une lettre ouverte sur un site d’extrême droite.

    « Vous ne pouvez pas décider seul d’effacer nos repères civilisationnels et nous priver de notre patrie charnelle, disait le texte, en s’insurgeant de la signature par la France du pacte de Marrakech (Maroc) sur les migrations. Vous êtes comptable devant les Français de vos actions. Votre élection ne constitue pas un blanc-seing. » Des airs de putsch ? En tout cas un affront pour le président, qui est aussi le chef des armées, et déteste qu’elles le contestent.

    Vendredi 21 décembre, c’était son anniversaire. Quarante et un ans. Encore une jeunesse. Évidemment, Facebook a repéré l’événement et appelé à « pourrir la fête ». Pas de trêve, au contraire. « A bas sa majesté Macron ! », « Dégage Macron Ier ! », continuent de crier les « gilets jaunes » sur les ronds-points rasés puis reconstruits. Rond-point de la Jaunaie, à Redon, en Ille-et-Vilaine, une nouvelle guillotine vient d’être installée : « On veut juste qu’il comprenne qu’il faut qu’il s’en aille », explique une manifestante.

    Voilà le jeune président rattrapé par le fameux « dégagisme » qui l’a aidé à se hisser à la tête du pouvoir, mais aussi par ses analyses historiques et ses critiques sur la « normalisation » progressive des présidents de la Ve République. En juillet 2015, dans l’hebdomadaire Le 1, il assurait que le grand « absent » de « la politique française » était « la figure du roi », dont « fondamentalement le peuple français n’a [vait] pas voulu la mort ». A l’époque, il pensait encore qu’il manquait un roi à la France.

    Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin, Virginie Maling . Publié dans #LeMonde.
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/22/emmanuel-macron-a-huis-clos-en-son-palais_5401266_823448.html

    • C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde.

      Peut pas parler français le Méprisant de la république ?
      Il en appelle à la concorde  !
      Le seul qui ne pourra pas la ramener, en appelle à la concorde ... Pitoyable. Surtout de la part de celui qui a tout déclenché par sa Haine de nous.


  • #Maroc : le réveil social
    https://www.cetri.be/Maroc-le-reveil-social-4845

    Sept ans après le printemps arabe, la situation au Maroc est marquée par un durcissement des conflits sociaux et leur émergence sur le terrain politique. Le processus de délégitimation du pouvoir et des institutions est en train de s’accélérer, malgré le tournant répressif. Le réveil des marges, l’action pacifique, la féminisation des mouvements et la désobéissance civile participent d’une reconfiguration de l’espace (...)

    #Analyses

    / #Analyses, Maroc

    https://www.cetri.be/IMG/pdf/analyse_2018_-_maroc_le_reveil_social_-_cetri.docx.pdf


  • Bab Sebta
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/170-a-fabrica-de-nada/pedro-pinho-terratreme/article/bab-sebta

    Pedro Pinho, 2008, PT, VO ST ANG, 110’

    Marqués par les images sur-médiatisées de ces grappes humaines d’émigrants d’Afrique noire qui tentent de rejoindre l’Europe, Pedro Pinho et Frederico Lobo en ont pris le contre-pied : prendre le temps de la rencontre, remonter le fil de Tanger à Oujda, de Nouhadibou à Nouakchott, autant de lieux qui voient affluer des personnes voulant franchir cette frontière via Bab Sebta (« la porte de Ceuta » en arabe), une des deux enclaves espagnoles situées au nord du Maroc. S’y croisent, des bateaux très convoités pour aller vers le nord, et d’autres qui ramènent des poissons plutôt que des noyés. De longs moments où l’on s’attache aux parcours de quelques-uns. Les portraits d’hommes et de femmes sont filmés dans leur quotidien, sans pathos, dramatisation ni (...)


  • #Sahara_occidental : premier jour de discussion après six ans de silence - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20181205-sahara-occidental-premier-jour-discussion-apres-six-ans-silence

    Cette première journée de discussions a été préparée minutieusement par l’équipe de l’ONU. Horst Kohler a rencontré les délégations séparément mercredi matin à Genève. Des entretiens bilatéraux, qui ont eu lieu à son hôtel, et qui avaient pour but d’entendre chaque partie en tête à tête, de faire le point avant de commencer cette table ronde, la première depuis six ans.

    D’ores et déjà, les attentes pour cette rencontre ne sont pas importantes. Il ne devrait pas y avoir de grandes avancées sur le dossier du Sahara occidental. L’enjeu de ce rendez-vous est surtout de prendre la température et de voir le rôle que chacun entend se donner dans ce nouveau processus. Un processus qui devra tout de même compter avec la dernière décision du Tribunal de l’Union européenne qui vient de donner raison au Front Polisario. Ce dernier avait saisi la justice européenne pour contester l’accord sur l’aviation civile conclu en janvier dernier entre le Maroc et l’UE estimant qu’il ne devait pas concerner le territoire du Sahara occidental. Un verdict qui a un goût de victoire pour le Front Polisario.


  • COMMENT LES DIRIGEANTS ARABES BASCULENT-ILS DANS LA DICTATURE ?
    (Le Monde Arabe-Sébastien BOUSSOIS-2018-12-03

    A entendre parler tous les jours de Mohamed ben Salman, depuis les débuts de l’affaire Khashoggi et la prise de conscience internationale (tardive) de la guerre menée contre le Yémen depuis quatre ans, on finit par oublier qu’à une époque, le jeune leader saoudien était moins présent dans les médias. Non pas que ces derniers saturaient, mais il y a quelques mois, personne ne savait où avait disparu le prince héritier saoudien, après la fusillade violente survenue le 21 avril 2018, dans son palais à Riyad. Pendant plus d’un mois, celui que l’on surnomme MBS s’était claquemuré, de quoi générer toute sorte de spéculations hasardeuses. Du moins, les médias occidentaux le pensaient-ils.

    Prix du trône

    Certains titres de presse affirmaient ainsi que le fils du roi Salman avait été touché mortellement. Tandis que, pour d’autres, la purge du Ritz-Carlton, fin 2017, avait généré encore plus d’ennemis, pour le prince héritier, qu’auparavant dans ses propres rangs. Une telle attaque étant dès lors à prévoir. Depuis le selfie de MBS entouré de Mohamed VI et Saad Hariri, à Paris, plus aucune information ou preuve qu’il était toujours vivant n’avait émané d’Arabie saoudite. Pourtant, fin avril, il inaugurait le début des travaux de la Cité du Divertissement (Qiddya), un nouveau hub dédié à l’entertainement et à la culture à Riyad. Certaines sources diplomatiques, de leur côté, de renseigner que le 22 mai, MBS et le président français, Emmanuel Macron, avaient échangé par téléphone. Au sujet, surtout, de la crise générée par le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien et de la guerre au Yémen.

    Le monde entier spéculait encore jusqu’au jour où un cliché de MBS avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi – qui aurait pu être pris n’importe où et n’importe quand… -, a ressurgi. Et calmé les esprits. L’Occident avait enfin retrouvé la trace du prince. Qui n’avait jamais, jusqu’alors, connu pareille menace. Cette attaque au palais a été, depuis, largement occultée. Mais c’est à cette époque, probablement, qu’il a commencé à développer un puissant sentiment de paranoïa, accompagné d’une dose de réflexe de survie et de protection de sa personne. A tout prix et coûte que coûte. Quitte à ne même plus hésiter à liquider ses adversaires les plus farouches, comme Jamal Khashoggi, dont il se « contentait » de faire les poches pour leur extorquer quelques milliards et les contrôler. Le prix du trône à venir ?

    Avidité de pouvoir

    Ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’un dirigeant arabe suscite tant de convoitises, mais aussi de haines. Et se voit menacé de mort. Ce n’est pas la première fois non plus qu’un dirigeant arabe bascule dans la dictature, à partir du moment où il se sent physiquement directement menacé. Saddam Hussein, ancien président d’Irak, a lui aussi été la victime d’une tentative d’assassinat en 1996. Problème : dans le second cas comme dans le premier, comment avoir la certitude que de tels actes ont véritablement existé ?A l’époque, alors que la CIA cherchait à déstabiliser l’homme fort de Bagdad, l’argument du complot et de la tentative de meurtre revêtait un certain intérêt : justifier le renforcement de ses pleins pouvoirs. Qu’il n’avait pas hésité à utiliser, d’ailleurs, pour faire arrêter et exécuter plusieurs centaines d’officiers soupçonnés d’avoir participé au complot.
    MBS ne manque déjà pas de « proximité » avec l’ancien dirigeant irakien, qui se radicalisait un peu plus à chaque menace pesant sur son siège. Avidité de pouvoir, quête obsessionnelle de leadership régional, ingérence dans les affaires de ses voisins, persécution des chiites, chez eux au Bahreïn et au Yémen, etc. En prenant le pouvoir en 1979, le président-dictateur aspirait non seulement à faire de son pays la première puissance militaire du Moyen-Orient, mais également à devenir le leader du monde arabe. Et, comme le prince héritier aujourd’hui – qui a la main sur la défense et l’économie du royaume -, Saddam Hussein concentrait également tous les pouvoirs en étant chef d’Etat, chef de gouvernement et chef des armées.

    Capacités nucléaires

    La surenchère va bon train. Et plus MBS affiche un visage cynique, plus il continue à être invité partout, semble-t-il. La preuve : son récent circuit diplomatique, fin novembre, pour tenter de faire oublier l’assassinat du journaliste saoudien et la guerre désastreuse au Yémen. Une véritable « résurrection », qui n’est pas sans rappeler celle du roi du Maroc Hassan II, après deux tentatives d’assassinat contre sa personne, en 1971 et 1972, lors de putschs ratés. Le monarque, père de l’actuel roi du Maroc, Mohammed VI, en sort renforcé, dans son culte de la personnalité notamment. Mais, revers de la médaille, la paranoïa envers toute opposition qui pourrait fomenter un complot contre lui le gagne. C’est le début des années de plomb (de 1970 à sa mort), où une violence et une répression sans précédent à l’égard de toute opposition sévira comme jamais. Et dépassera largement le cadre de la « disparition » de son opposant numéro 1, Mehdi ben Barka, en 1965.

    La crainte, à présent, est de voir MBS ressembler de plus en plus à Saddam Hussein. Effrayant, surtout lorsque l’on sait que certains seraient prêts à lui confier des capacités nucléaires – civiles pour commencer. Mais il n’est que le reflet de la personnalité de nombreux dirigeants arabes, qui ont fait de la personnalisation du pouvoir une marque de fabrique. Attenter au raïs, ainsi, c’est attenter au pays. Saddam Hussein et Hassan II en sont les preuves « vivantes ». Va-t-on marquer cette date du 21 avril 2018, sur le calendrier géopolitique du Golfe, comme le catalyseur de la dérive autoritaire du prince héritier, afin d’y mettre un terme ? Ou va-t-on, au contraire, y assister en simple spectateur – ce qui est le cas aujourd’hui ? Pour rappel, c’est ce sentiment de toute puissance qui a contribué à faire du Yémen « la pire crise humanitaire du monde », selon les Nations unies.


  • Sahara occidental : l’ONU tente de relancer le dialogue - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20181205-sahara-occidental-onu-tente-relancer-le-dialogue

    Alors, on reparle du #Sahara_occidental après quelques années de silence

    Le dialogue sur le Sahara occidental doit reprendre ce mercredi 5 décembre. Les discussions se dérouleront pendant deux jours, au Palais des droits de l’homme des Nations unies de Genève. Le Sahara occidental est situé au sud du Maroc, à la frontière avec la Mauritanie et l’Algérie. Depuis le retrait en 1976 de l’Espagne, qui l’avait colonisé, ce territoire est contrôlé à 80% par le Maroc alors que le Front Polisario, mouvement politique et armé sahraoui, demande son indépendance. Les négociations, sous l’égide de l’ONU, sont au point mort depuis 2012. Jusqu’à ce que, Horst Kohler, nouvel envoyé des Nations unies sur cette question, ne décide de ressusciter le dialogue en invitant tous les acteurs à Genève.

    De notre envoyée spéciale à Genève,

    C’est la grande nouveauté de ces discussions. Pour la première fois, le Front Polisario, le Maroc, mais aussi l’Algérie et la Mauritanie, ont été invités à s’asseoir autour de la table, avec le même statut. L’idée, c’est de sortir du clivage entre le Maroc et le Front Polisario, qui dure depuis plus de quarante ans. Le point de crispation majeur c’est celui du statut du Sahara occidental.


  • « Selon Le Dauphiné Libéré, François Molins est visé par une instruction judiciaire à Lyon ! C’est cet homme qui classe de suite la plainte sur les magouilles de campagne de Macron et qui refuse d’enquêter sur le coffre de Benalla ! »

    Le Dauphiné Libéré révèle que François Molins est dans le viseur de la justice lyonnaise. Récemment, il a même été entendu par un juge d’instruction dans le cadre d’une affaire de fausse garde à vue. Le dossier de « trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs, faux en écriture publique aggravée » a été ouvert en 2017 entre Rhône et Saône.

    Selon un ancien agent infiltré, un individu avait été extrait de sa prison en 2015 pour être placé en garde à vue. Sauf qu’il s’agissait d’un coup monté. Informateur de la police, l’homme se trouvait en réalité dans un hôtel où il avait passé une grosse commande de cannabis en provenance du Maroc. Le tout pour les besoins d’une enquête de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

    Il semblerait que les services de François Molins, pas au courant des intentions premières de l’OCRTIS, aient ensuite maquillé l’affaire.

    Le procureur de Paris de l’époque a-t-il supervisé l’affaire ou bien ses services ont-il agi dans son dos ? C’est ce que devra déterminer la justice lyonnaise ces prochains mois.

    https://www.lyonmag.com/article/98404/la-justice-lyonnaise-enquete-sur-francois-molins


  • VIDÉO. DES ÉVÉNEMENTS D’AL HOCEIMA AUX GILETS JAUNES: LE TRAITEMENT SCHIZO DE FRANCE 24 – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/03/video-des-evenements-dal-hoceima-aux-gilets-jaunes-le-traite

    Affrontements dans les avenues de Paris, samedi 1er décembre 2018.                                                                                                 © Copyright : DR

    Très critique à chaque fois que les autorités réagissent à des émeutes au Maroc, la chaîne française s’est montrée des plus sévères à l’égard du mouvement des Gilets Jaunes, avec un traitement minimal. Que cache cette politique de deux poids, deux mesures ?

    France 24 nous a habitués à un traitement des plus critiques de l’actualité parfois mouvementée au Maroc, comme les évènements qui sont survenus, en 2017, à Al Hoceima. Toute réaction des autorités est ainsi systématiquement passée par la chaîne d’information en continu par les filtres des droits de l’homme et de la liberté d’expression, et ses journalistes n’ont eu de cesse de dire, à cor et à cri, ô combien les réactions des autorités marocaines sont dures, inacceptables et disproportionnées.

     

    Au cours de ces mêmes évènements d’Al Hoceima, nous, téléspectateurs, avons d’ailleurs été amplement servis par cette ligne éditoriale partiale, quand Nasser Zefzafi, le meneur de ces émeutes, avait été dépeint comme un Che des temps modernes, et quand le maintien de l’ordre et de la sécurité des personnes et des biens avait été présenté comme une répression à large échelle. La chaîne n’ayant pas hésité, au demeurant, à illustrer ses propos par des images ayant trait à une toute autre actualité, relative à d’autres lieux et à d’autres dates.

     

    Cette fois-ci, d’autres émeutes ont éclaté, non au Maroc, mais au cœur de Paris, ville lumière, capitale de France.

     

    Les images qui ont circulé à travers les médias du monde entier sont choquantes. L’irruption de la violence, samedi dernier, a été illustrée par des faits extrêmement graves. Le New York Times parle d’une « version moderne d’une révolte des paysans et des ouvriers » qui a transformé « les plus riches avenues et les sites les plus célèbres du pays en véritables zones de guerre ». Les médias britanniques ont diffusés en boucle les images des affrontements dans les avenues de Paris, l’Arc de triomphe noyé dans les gaz lacrymogènes et le visage vandalisé de la statue de Marianne dans la galerie de ce monument. Frankfurter Allgemeine Zeitung parle, quant à lui, de « scènes de guerre civile ». 

    Les dégâts observés sur les Champs-Elysées, sous l’Arc de Triomphe et sur l’avenue Kléber, entre autres, sont impressionnants.

     

    Mais alors que la contestation désorganisée du mouvement des Gilets jaunes, née de l’opposition à la hausse des taxes sur le carburant, est la plus sérieuse secousse du quinquennat d’Emmanuel Macron, cette même France 24 a curieusement préféré regarder ailleurs.

     

    Alors que pour la seule journée de samedi, on dénombre 678 interpellations, dont 412 à Paris -dépassant de loin le nombre des interpellés lors des événements d’Al Hoceima, 248 incendies, 112 véhicules incendiés, 130 mobiliers urbains détruits et quelque 263 blessés, la chaîne, qui relève du ministère français des Affaires étrangères auquel elle doit son financement, s’est empêtrée dans un traitement bizarrement minimal, amoindrissant ces faits.

     

    Plusieurs centaines de milliers (voire un million d’euros) de pertes matérielles sont à déplorer : un symbole national, l’Arc de Triomphe, a été vandalisé samedi après-midi, des œuvres d’art ont été endommagées, des dispositifs informatiques sont désormais hors d’usage.

     

    Mais ces faits graves ne le sont pas tant que ça, aux yeux de la chaîne.

     

    Le chef de l’Etat chamboule son agenda pour constater les pertes et dépêche son Premier ministre pour trouver une issue à une crise qui va crescendo ?

     

    Cela ne mérite que d’être vaguement évoqué. La capitale de la septième plus grande puissance au monde est à feu et à sang ?

     

    Cela n’a finalement aucun intérêt.

     

    La presse du monde entier est, de son côté, fortement choquée par l’ampleur de la violence et les événements de Paris sont à la Une de tous les journaux.

    Vidéos. Nouveau scandale : quand France 24 illustre les manifestations d’Al Hoceima avec des images…du Venezuela

     

    Mais France 24, qui avait été si prompte à accorder un intérêt interlope aux évènements d’Al Hoceima, allant jusqu’à substituer d’autres images, issues d’autres faits, pour appuyer ses « dénonciations », a très curieusement fait preuve d’un traitement minimaliste de ces émeutes et de leurs conséquences.

     

    Que faut-il donc retenir, si ce n’est que le traitement journalistique de la chaîne dépend pour beaucoup des humeurs et des orientations idéologiques de ses dirigeants ? Et qu’à l’objectivité devant guider la démarche de ces derniers, prévaut l’injuste, inique, règle du deux poids, deux mesures ?

     

    En France, des chefs d’« actes de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique », « dégradations sur des biens destinés à l’utilité publique », « regroupements en vue de commettre des violences », ou encore « port d’armes », passibles de 3 à 7 ans d’emprisonnement, choquent la presse mondiale, mais interpellent peu France 24 qui a pourtant si bien su fait preuve de zèle quand il s’est agi du Maroc.

     

    Au Maroc, on peut donc allègrement mettre le feu à un commissariat de police, au risque de voir ses agents en fonction brûler vif, mais passer quand même pour un héros aux yeux de France 24… Quand des chefs d’accusation identiques sont retenus, ils sont par définition suspects et quand un procès est mené, il devient très vite politique. En France, quand les manifestants ont mis le feu dans une préfecture de police et ont empêché les sapeurs pompiers de le circonscrire alors que les policiers étaient dedans (à l’image d’ailleurs de ce qui avait été commis à Imzouren lors du « Hirak »), les poursuites sont immédiatement lancées.

     

    D’une seule voix, sur tous les plateaux télé de France, on redouble d’efforts et de messages pour dénoncer les violences et les casseurs. Certains commentateurs ont appelé à mieux équiper les forces de l’ordre pour sécuriser les espaces publics et protéger les biens des citoyens.

     

    Mais quand il s’est agi du Maroc, et au nom des droits de l’homme, tous les excès des émeutiers ont été curieusement tolérés, et les tentatives de faire régner l’ordre, de protéger les biens publics (et ceux des citoyens), se sont transmuées, aux yeux des journalistes, en « violences policières ».

     

    Chers journalistes de France 24, où fichtre sont donc passés ces beaux principes que vous prôniez pour le Maroc, face aux violences inouïes de ce samedi noir à Paris ?

    Par Tarik Qattab                                                                                              http://fr.le360.ma/medias/video-des-evenements-dal-hoceima-aux-gilets-jaunes-le-traitement-schizo-de- ?


  • Le message clair des gilets jaunes à BHL. Par Michel Onfray – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/03/le-message-clair-des-gilets-jaunes-a-bhl-par-michel-onfray

    A l’heure où la France pauvre et modeste des Gilets jaunes fait savoir ses difficultés à se nourrir, à se loger, à se vêtir et son impossibilité d’offrir des sorties, des loisirs ou des vacances à ses enfants, Carlos Ghosn, grand patron français (mais aussi brésilien et libanais, il a la triple nationalité), se fait arrêter au Japon parce qu’il fraude le fisc… Pauvre chéri : il ne gagnait que 16 millions d’euros par an ! Il lui fallait bien mettre un peu d’argent de côté s’il voulait survivre un peu…

    J’y vois un symbole de la paupérisation induite par ce libéralisme que Mitterrand fait entrer dans la bergerie française en 1983 avec les intellectuels médiatiques du moment, Nouveaux Philosophes en tête. Des pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux, puis des riches de plus en plus riches et de moins en moins nombreux : voilà ce qu’est la paupérisation. L’Empire maastrichtien est la créature des clones de Carlos Ghosn qui paupérisent à tour de bras. Macron est l’un d’entre eux.

    Les journalistes des médias dominants clament partout que le message des Gilets jaunes est confus, invisible, illisible, divers, diffus, multiple, contradictoire : non, il ne l’est pas. Il est même très clair : ce que dénoncent les Gilets jaunes, c’est tout simplement cela : la paupérisation.

    On le voit dans les reportages, ce peuple-là n’est pas doué pour la rhétorique et la sophistique, la dialectique et la parole. Il dit simplement et clairement des choses simples et claires que les diplômés des écoles de journalisme, de Science Po, de l’ENA ou de Normale Sup ne comprennent pas parce que ça dépasse leur entendement. Ils sont pauvres et l’engeance qui tient le pouvoir, politique, médiatique et économique, ne sait pas ce que signifie faire manger une famille avec 5 euros par repas. Ils ne le savent pas…

    Il est facile de salir ces gens modestes comme le font Libération et Le Monde, L’Obs (avec un article dégoûtant d’un nommé Courage, probablement un pseudonyme…), voire l’inénarrable BHL. “Ces pauvres qui disent qu’ils le sont et qu’ils n’en peuvent plus de l’être, quelle beaufitude, quelle grossièreté, quel manque de manière !”. Et ces journaux seraient des journaux de gauche ? Qui peut encore le croire ?

    “Salauds de pauvres !” disent Quatremer & Joffrin, Courage & Askolovitch (qui m’inonde de textos insultants en me disant que tout le monde “se fout” de ce que j’écris, sauf lui apparemment…), Xavier Gorce, dessinateur au quotidien du soir & BHL. Car tous souscrivent comme un seul homme à cette saillie qu’on entend dans la bouche de Gabin dans La Traversée de Paris, un film de Claude Autant-Lara, un ancien du Front national version Jean-Marie Le Pen : “Salauds de pauvres !” Le rideau se déchire enfin !

    BHL écrit : “Poujadisme des Gilets jaunes. Échec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo” (17 novembre 2018). Passons sur la rhétorique du personnage, il y a bien longtemps qu’il ne pense plus et qu’il ne fonctionne qu’aux anathèmes –peste brune, rouges-bruns, poujadistes, fascistes, nazis, staliniens, pétainistes, vichystes, maurrassiens sont ses arguties préférées pour clouer au pilori quiconque ne pense pas comme lui. BHL a le record mondial du point Godwin ! Chez lui l’insulte a depuis longtemps remplacé toute argumentation digne de ce nom. Dans le registre des insultes, on l’a oublié, il y avait aussi : “saddamite”…

    C’est le néologisme créé par lui pour insulter Jean-Pierre Chevènement lors de la guerre du Golfe. A cette époque, BHL ne s’est pas fait traiter d’homophobe ! Il est vrai que ses amis dans la presse sont nombreux et qu’il dispose d’un efficace pool qui nettoie le net de ses bêtises en les renvoyant dans les pages invisibles du net –vérifiez en tapant “BHL saddamite Chevènement” sur le net, plus rien, nettoyé… Étonnant ! Car dans Bloc-Notes. Questions de principe cinq, page 141 de l’édition du Livre de poche, on peut encore y lire : “Chevènement saddamite et philoserbe”. J’attends que, des Inrocks à Libération, du Monde à France-Inter, on dénonce cette homophobie qu’on m’a prêtée il y a peu parce que, moi, je ne souscrivais pas au doigt d’honneur antillais qui semblait ravir le président de la République, et que je l’ai fait savoir sur le mode ironique. Il est vrai que BHL et l’humour, ça fait deux…

    BHL qui fait tant pour qu’on parle de ses livres à chacune de ses parutions voudrait qu’on ne parle pas des Gilets jaunes dans les médias ! Comme si c’étaient les journalistes qui créaient l’actualité…

    La pauvreté existe parce qu’on la montre.

    Ne la montrons pas,

    De cette manière elle n’existera plus.

    C’est ainsi qu’on apprend à penser à l’Ecole normale supérieure ! Censurons ces Gilets jaunes à la télévision, demandons à France-Culture comment on s’y prend pour interdire de parole sur les radios du service public, et faisons taire cette racaille populiste, crypto-fasciste, lepeniste, vichyste, pétainiste, nazie –ne nous interdisons rien ! Car quiconque demande du pain pour ses enfants est une ordure populiste bien sûr…

    Que BHL soutienne Macron, il n’y a rien là que de très normal. Avec Stéphane Bern et les Bogdanoff, Line Renaud et Philippe Besson, ce qui se faisait de mieux chacun dans son domaine a offert ses courbettes au Prince. Il y en eut de plus malins qui vinrent manger la soupe payée par le contribuable à Bercy, qui servait à préparer la présidentielle. On n’y mangeait pas des repas à cinq euros…

    Enfin, que BHL soutienne “la fiscalité écolo”, comme son ami Cohn-Bendit, n’est pas non plus étonnant : il reprend l’élément de langage qui voudrait que ces taxes aillent à la fiscalité verte alors qu’elles vont majoritairement dans les caisses de l’Etat. La revue Que choisir l’a récemment montré dans l’un de ses articles [1].

    Pour salir les Gilets jaunes, des journalistes et des éditorialistes affirment qu’ils refusent la fiscalité, qu’ils sont contre les taxes, qu’ils refusent les impôts, qu’ils rechignent à payer des taxes écologiques. C’est faux. C’est Carlos Ghosn qui refuse de payer ses impôts, ainsi que les riches qui ont placé leur argent dans les paradis fiscaux avec l’assentiment de l’Etat français, pas les Gilets jaunes qui, eux, veulent bien payer des impôts directs et indirects, mais s’insurgent que ces impôts, qui doivent servir à payer le salaire des fonctionnaires, à faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les commissariats, les gendarmeries, soient accompagnés en province de suppressions de fonctionnaires et de fermetures d’écoles, d’hôpitaux, de commissariats, de gendarmeries.

    Revenons à BHL : s’il est tellement soucieux de l’état de la planète qu’il estime que l’Etat maastrichtien doive faire payer les pauvres avec leurs voitures de travail afin que les riches puissent polluer en se déplaçant en avion, alors qu’il cesse de passer son temps entre deux aéroports lui qui disait sans vergogne qu’il avait trop de maisons…

    On peut lire en effet dans L’Obs (5 juillet 2017) : “J’ai trop de maisons dans le monde” : Bernard-Henri Lévy se résout à vendre une de ses villas pour 6 millions d’euros. Lisons cet article : “Trop d’argent, pas assez de temps. Bernard-Henri Lévy a confié à Bloomberg dans un article publié ce lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment : “Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde et hélas, l’année ne dure que 52 semaines”. Prix de la demeure sacrifiée : 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés “au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée”, affirme BHL, bon vendeur. Bonjour la trace carbone du philosophe !

    On comprend que cet homme-là ignore quelle misère signifie un trou de cinquante euros dans le budget d’une famille vivant avec moins de mille euros par mois… “Salauds de pauvres !”, en effet.

    Michel Onfray
    ______________________________

    [1] : https://www.quechoisir.org/billet-du-president-fiscalite-ecologique-le-matraquage-fiscal-se-colore-

    Source : Michel Onfray, 18-11-2018

    https://www.les-crises.fr/le-message-clair-des-gilets-jaunes-a-bhl-par-michel-onfray


  • #Sahara_occidental. Après des années d’impasse, une table ronde à Genève - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/sahara-occidental-apres-des-annees-d-impasse-une-table-ronde-a-geneve-0

    Front Polisario, Maroc, Algérie et Mauritanie se réunissent mercredi à Genève pour relancer les débats sur l’avenir du Sahara occidental.
    L’émissaire de l’Onu Horst Kohler réunit mercredi 5 et jeudi 6 décembre à Genève le Maroc, le #Front_Polisario, l’Algérie et la Mauritanie pour une « table ronde initiale », avec l’espoir de relancer les négociations sur ce territoire disputé du Sahara occidental, au point mort depuis 2012. « Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre dans le processus politique », souligne la lettre d’invitation adressée en octobre par Horst Kohler, décidé à trouver une solution pour le dernier territoire du continent africain en attente d’un statut post-colonial.

    #paywall


  • Revue de presse [normale] du 26.11 au 01.12.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    France : les piscines de combustibles nucléaires menacées de saturation

    Qui sont les « casseurs de pédés » ?

    Le « décolonialisme », une stratégie hégémonique : l’appel de 80 intellectuels

    Le chômage tue entre 10 000 et 20 000 personnes par an en France

    Un groupe de militants radié de la France insoumise pour avoir organisé une réunion sur le communautarisme

    Enquête : « Je veux quitter le Maroc »

    Les Etats-Unis ouvrent la voie à la « viande de laboratoire »

    Les sénateurs (ne) rabote(ro)nt (pas) la niche fiscale des journalistes

    Turbulences en série à la France insoumise

    Entre peur et idéologie, l’école abandonne la laïcité

    « Vague populiste » en Europe : mais que leur reproche-t-on au juste ?

    Overdoses et suicides font encore baisser l’espérance de vie aux Etats-Unis

    Bonus

    *

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  • « Résilients », les touristes algériens en Tunisie à l’origine d’un nouveau record - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201811291039109351-touristes-algerie-tunisie-record

    « Les Algériens, surtout, n’ont pas beaucoup de choix au niveau des destinations. Pour le Maroc, la fermeture des frontières terrestres depuis 1994, mais aussi un rapport qualité/prix plus élevé, opèrent comme barrière à l’entrée, barrière infranchissable pour beaucoup d’Algériens. La Turquie, elle, a bien essayé d’attirer le marché algérien, sans succès. D’abord en raison de l’exclusivité du transport aérien comme voie d’accès, ce qui se traduirait par un coût important vu les taux de change, d’autant plus que le prix du billet représente, à lui seul, 40% du coût des offres en mode package. De plus, le marché turc est bien plus structuré qu’en Tunisie. Le circuit informel est plus difficile à emprunter. Le produit égyptien, quant à lui, n’a pas revu ses tarifications à la baisse depuis les événements de 2011, contrairement au marché tunisien. Quant à l’offre locale algérienne, il n’y a rien qui corresponde aux attentes des Algériens ou pouvant concurrencer l’offre tunisienne. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que beaucoup d’Algériennes préfèrent les plages tunisiennes pour des considérations liées aux libertés individuelles. Elles savent qu’elles y seront à l’abri des tracasseries liées à leur choix vestimentaire », compare Moez Kacem.

    Suis en Tunisie, avec mon bikini, je résiste à ma manière aussi, et suis ravie de cette résistance des femmes algériennes 👏🏼👏🏼👏🏼
    — madiha ellaffi (@MaEllaffi) 6 août 2017

    ​Côté algérien, c’est une certaine amertume qui règne de voir les touristes algériens passer entre les mailles des frontières et se détourner « de l’un des pays les plus beaux au monde ». En effet, le plus grand État du continent regorge de potentiels pouvant en théorie en faire un pôle d’attractivité touristique de premier plan. D’ailleurs, en matière de tourisme, l’Algérie avait connu dans les années 1970 ses heures de gloire. Des complexes touristiques étaient construits et des Zones d’Extension Touristiques (ZET) aménagées. La prestigieuse école du tourisme « l’Aurassi » attirait ensuite, de nombreux candidats aux carrières du tourisme, y compris des Tunisiens. Mais depuis les années 1980, la succession de crises économiques et sécuritaire, ainsi que des choix politiques, ont entravé l’éclosion d’une véritable tradition touristique. Aujourd’hui, Badis Khenissa, analyste et acteur politique, regrette un manque à gagner important alors que le pays est à la recherche d’une diversification de son économie pour sortir de l’indépendance aux hydrocarbures.

    #tourisme #algérie #tunisie #maghreb


  • Gabon: Ali Bongo va finir sa convalescence au Maroc
    https://fr.news.yahoo.com/gabon-ali-bongo-va-finir-003305820.html

    Ali Bongo quitte ce mercredi 28 novembre l’hôpital du roi Fayçal de Riyad en Arabie saoudite où il était hospitalisé depuis plus d’un mois. La présidence gabonaise garde toujours un mystère sur la cause exacte de la maladie d’Ali Bongo.

    Après des semaines d’incertitude, le président Bongo va mieux et va poursuivre sa convalescence à Rabat, affirme sa femme dans un communiqué publié hier en fin de journée sur sa page Facebook. Selon la première dame, ce transfert vers le Maroc a été rendu possible grâce à l’amélioration très significative de l’état de santé du président.

    (...) Des mots qui remettent en cause la version initiale d’un simple malaise. Depuis l’hospitalisation d’Ali Bongo il y a mois, la communication de la présidence s’est caractérisée par une quasi absence d’informations, entretenant le doute chez de nombreux Gabonais.

    L’annonce n’a pas suffi pour rassurer les Gabonais qui réclament des images, des preuves de vie de leur président. « Peut-être que dans deux, trois, quatre jours, dans une semaine, vous verrez les images du président. Vous verrez bien le président de la République qui a retrouvé ses automatismes habituels », répond M. Mapangou.



  • EXCLUSIF : La #propagande antiterroriste britannique auprès des jeunes du monde arabe | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-la-propagande-antiterroriste-britannique-aupr-s-des-jeunes-d

    Le Service européen pour l’action extérieure a fourni jusqu’à présent 11 millions d’euros pour la deuxième phase ; 3,65 millions de dollars devraient ainsi être dépensés en moyenne en Tunisie, au Maroc et au Liban. Ce montant représente une augmentation significative par rapport à la première phase du projet, lors de laquelle les dépenses moyennes dans chaque pays s’élevaient à 1 101 372 euros.

    Au vu des programmes (sport à Tripoli au Liban, tag, « sous la discrète protection de policiers », en Tunisie, film montrant qu’il est dangereux - sic- de s’adonner au terrorisme...) il ne fait aucun doute que leur utilité est ailleurs que dans la prévention du #terrorisme.

    #farce


  • C’est l’Eure.

    Dans l’Eure, « le réservoir de la colère explose » 23 NOVEMBRE 2018 PAR FRANÇOIS BONNET

    Dans l’Eure, péages d’autoroute et gros ronds-points demeurent bloqués tout ou partie de la journée. Le prix des carburants est oublié. Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter.

    « Le prix du carburant, pardon, mais je m’en contrefous », assure Line – « Appelez-moi Madame Line », insiste-t-elle. Madame Line est donc arrivée à pied, ce mercredi matin, au rond-point de Gaillon, dans l’Eure, avec son panier à roulettes. Des cakes faits maison et du café. Deux kilomètres de trajet. Une soixantaine de gilets jaunes sont là, sur le rond-point, pour un barrage filtrant. Ça dure depuis samedi. C’est juste à côté de Kiabi, de McDo et d’Auchan. C’est un rond-point dans une zone commerciale comme partout.

    Et là, les Klaxon des poids lourds et des voitures font connaître leur soutien. Les gilets jaunes sont en évidence derrière les pare-brise. On rigole bien. Ça blague autour des braseros, des barbecues et en tapant la converse avec les automobilistes qui attendent. Sans compter ce camionneur qui fait trois fois le tour du rond-point, Klaxon à fond. Lui, il réchauffe les cœurs. Il fait très froid. Depuis samedi, la fatigue s’accumule.

    C’est aussi pour ça que vient Madame Line. La voiture, elle a fait une croix dessus. « Je l’ai depuis deux ans au parking. Faudrait le contrôle technique, j’ai pas les sous, ma voiture réussira pas l’examen et il faudrait que je remette l’assurance, pas possible », précise-t-elle. Adieu la voiture, mais là, sur le rond-point, surgissent plein de nouveaux amis.

    Madame Line est retraitée. 720 euros par mois. Et une vie dont l’horizon au-delà de son logement HLM se résume au Auchan du rond-point de Gaillon et aux quelques sorties organisées quand ses enfants le peuvent. « Charges fixes enlevées, j’ai quoi ? 150, parfois 200 euros par mois », dit-elle.

    « Ben, il y a dix jours, on se connaissait pas », dit Alain. Lui a la quarantaine, c’est un grand costaud qui travaille à quelques kilomètres, au centre technique de Renault. Ça tombe bien, il y a quinze jours, il a loué un vélo électrique pour voir « si ça pouvait le faire pour aller au boulot ». Quinze kilomètres par jour, avec une grande côte. C’est pas évident, conclut-il.

    Une révolte, dit-il, c’est aussi plein de plaisir. Des découvertes, des gens, des horaires qui volent en éclats, une liberté. « Sur le groupe Facebook, on est des centaines. Là, on se relaie, moi je repars au boulot et je reviens ce soir. On se croisait dans la rue et on se disait pas bonjour, là on discute et il y a ce mot : solidarité. On pense pas pareil ? On s’en fout. Il y a des cons, des racistes ? On leur demande de se taire. La solidarité, c’est quand même ce gouvernement qui devrait montrer que cela existe au lieu de nous piétiner. »

    Ce que disent Line et Alain ? C’est ce qu’on pouvait entendre cette semaine sur la dizaine de gros points de blocage visités dans cette partie du département de l’Eure qui va de Vernon à Val-de-Reuil. La hausse des carburants est oubliée depuis longtemps. D’autant que les prix, constatés à l’Intermarché de Gasny vendredi matin, sont dans la fourchette basse. « Les carburants, c’est la goutte qui a fait exploser le réservoir de la colère », assure Smaïn, un « bloqueur » du péage de l’autoroute A13 à Heudebouville.

    Non, sur les ronds-points, on ne parle plus carburant mais des vraies choses qui fâchent : la pauvreté, les jeunes sans horizon ou précaires à l’éternité, les retraités à la ramasse, et soi-même ou bien dans la galère ou pas vraiment assuré des deux ou trois ans qui viennent. La peur de plonger à son tour. Et surtout, les salaires qui ne permettent pas de finir les mois.

    Il y a ce plaisir de se retrouver ensemble. Des gens que rien n’aurait réunis. Des petits gestes. À l’entrée des Andelys, c’est Anaïs qui raconte : « Un vieux dans une caisse pourrie me donne un billet de 5 euros, en fait c’est lui qu’il faudrait aider. » Le gars qui laisse un plateau de charcuterie d’au moins 50 euros à Gaillon. Ce voyageur dans une belle voiture qui, à Fleury-sur-Andelle, tend un billet de 20 euros. Ce boulanger qui a fait une fournée spéciale d’éclairs au chocolat « Soutien au blocage 27 » (le 27, c’est l’Eure).

    « On se bat pour nos jeunes, pour les retraités, pour nos salaires. »

    Partout, sur tous les ronds-points bloqués, les tables sont remplies de victuailles et de matériel avec parfois le groupe électrogène qui tourne. À Vernon, à la sortie de l’A13, une R5 traîne une carriole remplie de bois de chauffage. Aux Andelys, un routier passe un sac de gâteaux. Sur la barrière de péage de Heudebouville, c’est l’entassement de casse-croûte. Et là, ce jeune gendarme qui discute avec les gilets jaunes :
    « Bon, vers quelle heure vous arrêtez le blocage ?
    — Pourquoi ?
    — Euh, ça va devenir dangereux après 17 heures. Et puis faut que je rentre nourrir mon chien, soyez sympas.
    — Votre chien peut attendre.
    — Non, c’est un gros, il fait trente kilos, faut qu’il ait sa ration à l’heure. Et puis j’ai pas envie d’être rappelé pour ramasser un corps démembré.
    — Sympa, vous nous portez chance…
    — Non mais attention, c’est très dangereux les entrées de péage. »

    Et aux Andelys, où le centre des impôts a été bloqué puis fermé, voilà deux femmes gendarmes qui s’avancent sur le rond-point :
    « Alors, on se respecte, pas vrai ? Donc ne mettez pas des photos de nous sur Facebook.
    — Y’en a déjà de parties, je crois.
    — Justement, faut arrêter. Regardez, on n’a pas notre calot, on va se faire engueuler par la hiérarchie.
    — Mettez votre calot, c’est pas mal.
    — Ben non, regardez la gueule qu’on a avec ça.
    — OK, on supprime les photos. »

    C’est bien joli de faire la fête et les barbecues merguez-chipo avec de nouveaux amis, mais « ici c’est pas la kermesse de l’école », corrige David. Il est là depuis cinq jours, à Gaillon. Les yeux rougis et creusés par le froid, la fumée, le manque de sommeil, les discussions sans fin. Comme les autres. David résume : « On se bat pour nos jeunes, pour les retraités, pour nos salaires. On nous traite de beaufs, d’illettrés, de sans-dents, on veut du respect, de la moralité et de l’écoute. Et on veut surtout la fin des injustices : Macron supprime l’ISF, les grandes boîtes ne paient pas les impôts, regardez Carlos Ghosn et les paradis fiscaux. »

    À Vernon, Éric, 41 ans, préfère faire dans l’imagé : « C’est quoi l’histoire ? On nous demande de se serrer la ceinture et en plus de baisser notre froc. Ça, c’est un truc pas possible. Donc stop ! » Ouvrier dans une entreprise de traitement des métaux près de Mantes-la-Jolie, il dit y avoir perdu une épaule. En arrêt de travail depuis avril, un accident professionnel et un patron qui ne respecte aucune consigne de sécurité. « On travaille avec des bains de cyanure, d’acides différents, de chrome. Pas de bleus de travail sécurisés, des petits masques de peinture qui ne servent à rien. L’inspection du travail est passée. Et qu’est-ce qu’a fait le patron ? Acheter des hottes de cuisine ! Et là-dessus, en équipe de nuit, j’ai fait une chute. Comment je fais maintenant avec une épaule foutue… »

    Traditionnellement ouvrière, cette partie de la vallée de la Seine a un temps bien vécu : automobile, métallurgie, industries chimiques, des entreprises de sous-traitance de partout pour les grands groupes et des logements pas trop chers. Depuis vingt ans, l’histoire n’est plus la même avec les crises, les délocalisations et les plans de licenciements qui se sont empilés. « Du boulot, il y en a encore, dit Kevin, 32 ans, mais faut voir les conditions. Moi, je suis cariste en intérim. En ce moment, c’est chômage : 806 euros par mois. J’ai un loyer de 450 euros, une fille à charge. Eh bien, je marche avec un compte dans le rouge et mes découverts enrichissent la banque ! J’ai calculé l’an dernier : 700 euros de frais bancaires dans l’année. »

    Chantal et Rose viennent prendre le relais sur le rond-point. La première est retraitée, 800 euros par mois, une sortie en voiture tous les quinze jours pour faire le « plein de courses », les habits achetés dans les vide-greniers et des jongleries comptables pour, parfois, se payer un billet de train. « On peut vivre comme cela quelques années mais tout le temps, non, c’est trop dur », commente-t-elle.
    Rose approuve en riant. Son mari est au chômage depuis deux ans. Elle est en intérim – « je prends tout, ménage, caissière, etc. » – au Smic et en ce moment en arrêt maladie avec le dos cassé. « 740 euros d’indemnités, on va pas loin avec ça. Donc pour deux de mes trois gosses, c’est plus d’activités et pas de vacances. »

    Le cahier de doléances de René, soudeur à la retraite
    « Ici, c’est la révolte de la France qui a 1 000 euros par mois, voire moins, pour vivre », dénonce Laurence, auto-entrepreneuse dans le service à la personne. Elle ne se plaint pas, son mari a « un bon travail », mais elle dit connaître des « gens qui bossent et qui vivent au camping ou dans leur voiture ». Alain abonde dans son sens. « Il y avait un espoir avec Macron et il ne se passe rien ou le pire. Il n’écoute personne, il a écrasé tout le monde avec ses ordonnances. “Licencier pour mieux embaucher”, c’était ça son truc. Les embauches, je les vois pas. Je suis depuis vingt-huit ans chez Renault et c’est le contraire qui se passe. »

    À Écouis, sur la grande départementale qui mène vers Rouen, ils sont une dizaine à taper des pieds pour se réchauffer devant le feu rouge. Et voici un petit tract : « Les gilets jaunes ne sortent pas que pour l’essence. » Suit une longue énumération de 27 mesures, impôts, taxes : de l’augmentation du gaz au projet de vignette pour les véhicules polluants ; de la suppression de l’ISF à la fermeture des services dans les hôpitaux ; de l’augmentation de l’âge de la retraite aux suppressions de poste dans l’éducation… Tout y passe. C’est un paysage social apocalyptique qui est dressé avec cette conclusion : « Une fois mort, ça ne s’arrête pas : il faut payer l’enterrement et tout le tralala, soit environ 4 000 euros et plus. »

    René, lui, est bien content. Ça lui rappelle Mai-68, quand il commençait sa carrière d’ouvrier chez Bata, à Vernon, avant de se reconvertir en soudeur spécialisé. Le voilà qui émerge de l’épais brouillard qui noie le rond-point un grand cahier à la main. « Je fais tous les blocages et je demande à chacun d’écrire une mesure qu’il faudrait prendre, vous voulez mettre quoi vous ? »

    Le cahier est feuilleté. Rembourser tous les médicaments. Baisser le prix des mutuelles. Mettre les banques à genoux. Augmenter le Smic. Aider les jeunes pour louer des logements – « C’est vrai qu’à 30 piges, être toujours chez Papa-Maman, c’est la honte », commente René. Que les patrons paient leurs impôts. Ouvrir la gare de Gaillon qui est fermée tous les après-midi et où les distributeurs de billets sont cassés. Annuler les 80 km/h sur les nationales.

    Et ça continue. Sur le rond-point, une jeune femme fait elle aussi l’inventaire. « J’en ai marre de tout, j’en ai marre de rien pouvoir faire avec mes gosses, j’en ai marre de compter en permanence pour finir le mois, j’en ai marre de pas être respectée par le patron, j’en ai marre des conneries des journalistes à la télé. » Et elle fond en larmes. « Excusez, je suis fatiguée. »

    Emmitouflé dans sa grosse veste camouflage, Daniel s’offre un petit moment de politique en filtrant les poids lourds. « Moi, c’est pas le pire, je suis à la retraite depuis quatre ans, 1 300 euros par mois. » Daniel a été délégué syndical et il regrette bien que les syndicats ne soient pas dans le coup. « Pourquoi la CGT n’est pas là ?, demande-t-il. Si les gars à l’usine Renault-Flins arrêtaient le travail, ne serait-ce qu’une journée, ce serait plié. »

    L’ancien syndicaliste expose à qui veut l’entendre son choix d’un « capitalisme régulé et juste ». Les multinationales ont trop de pouvoir, le CAC 40 ne paie pas ses impôts, les jeunes galèrent et doivent compléter leur salaire par le travail au noir. Il se souvient de ce reportage sur Starbucks – « c’est à la mode ça » – qui ne paie pas un sou d’impôt en France. Il est pour l’Europe mais pas celle-là, qui ne « fait rien pour le salarié ». Et il en a assez de se faire marcher dessus : « En 2005, on vote non à la Constitution européenne et, trois ans après, on nous l’impose, c’est la démocratie, ça ? »

    À une quarantaine de kilomètres de là, à Fleury-sur-Andelle, en bordure du plateau agricole du Vexin, c’est une autre syndicaliste qui tient avec une cinquantaine de personnes le rond-point. Leïla travaille dans une usine de sous-traitance automobile qui produit des joints de portière et carrosserie. « Attention, je suis là en tant que citoyenne, prévient-elle. Vient ici qui veut, avec ses idées et ses envies, c’est pas un bataillon syndical et justement ça nous change. »

    « Faut discuter, ouvrir une grande négociation »

    Un de ses collègues de l’usine est à ses côtés, trente ans dans cette boîte, la retraite dans trois ans et il s’inquiète. « Quand je suis rentré, on était 1 800 employés, maintenant on est 400 dont 200 intérimaires. Et la moitié ont été virés », résume Marc. L’usine vient de perdre la fabrication de deux joints, assure-t-il, produits désormais chez des sous-traitants à l’étranger. « Regardez l’usine Renault au Maroc, tout va partir et tous ces jeunes, ils vont devenir quoi ? Moi, je dois aider mon fils et puis aider aussi ma mère qui s’en sort pas, c’est humiliant pour tout le monde. »

    Serge a 20 ans, une grande mèche orange dans les cheveux et un scooter poussif fait de récupérations diverses. « J’ai pas le permis et ici, sans bagnole, ça aide pas. » Jardins, espaces verts : il met des C.V. partout et ne trouve nulle part. « Là, je me dépanne dans un centre équestre, 30 euros la journée, je vais faire quatre, cinq jours ce mois. Mais les retraités n’ont plus de thune, on ne peut plus faire leur jardin, les haies, les arbres. »

    Les retraités, voilà un chef d’entreprise qui veut en parler. À Gaillon, Raphaël a une menuiserie, six salariés et est habitué à tourner avec deux mois de travail d’avance. « J’ai quelques marchés d’entreprise, dit-il, mais l’essentiel de mes clients sont des particuliers et à 80 % des retraités. » Il l’assure et enrage : la CSG, le projet de désindexation des retraites, la hausse du fuel de chauffage, les frais de santé… Voilà que les retraités ont gelé ou différé leurs commandes. « Je vois mon chiffre d’affaires fondre comme neige au soleil. Ça, c’est un truc que le gouvernement n’avait pas prévu mais demandez à tous les artisans, les retraités sont à l’arrêt et on se prend cela en pleine tête. »
    Raphaël a donné la semaine à ses salariés. Tous sur les ronds-points ! « J’ai mis dix-huit ans à construire cette boîte, je les laisserai pas la détruire. C’est une folie, il n’y a plus de pouvoir d’achat et c’est nous, en bout de chaîne, qui tombons. »

    Et après ? Ça discute sur les ronds-points et les péages de l’A13. Bien peu des gilets jaunes disaient vouloir manifester à Paris, samedi. « Ça sent le traquenard, s’il y a des affrontements, on va tout perdre et le gouvernement fera tout pour que ça se passe mal », assure un « bloqueur » du péage d’Heudebouville. À Écouis, le groupe qui tient le feu rouge est bien décidé à y aller : « On va faire opération train gratuit, on va quand même pas polluer pour aller à la capitale ! » Et puis Paris n’est qu’un moment. Sans mesures fermes du gouvernement, les blocages vont continuer, assurent les manifestants.

    « Faut discuter, ouvrir une grande négociation avec les syndicats et annoncer vite l’annulation de certaines taxes. Il faut que les petits Mickeys au pouvoir acceptent de reculer, il n’y a que les idiots qui ne changent pas. D’autant que dans six mois, on vote et là, Macron va comprendre sa douleur », dit l’ancien syndicaliste de Vernon. À Fleury-sur-Andelle, Marc attend une « solution correcte pour tout le monde ». « On veut bien payer si nos impôts servent à quelque chose mais on sait aussi que le petit ne peut pas tout payer. Il faut remettre de l’équilibre, de l’égalité. »

    Sans représentant, sans structure et organisation, les occupants de ronds-points n’en démordent pas. C’est justement l’absence de chefs, de délégués, de revendications précises qui « fout le bazar », assurent-ils. Au pouvoir de se débrouiller avec ça et de trouver la porte de sortie. Voilà un exercice qui sonne déjà comme une revanche pour cette France des mille euros et moins par mois.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/231118/dans-l-eure-le-reservoir-de-la-colere-explose?onglet=full

    #giletsjaunes #eure #blocage


  • En #Afrique aussi, le combat pour l’égalité entre femmes et hommes avance
    https://www.bastamag.net/En-Afrique-aussi-le-combat-pour-l-egalite-entre-femmes-et-hommes-avance

    Collectivités locales et société civiles africaines s’organisent pour solidifier la démocratie, lutter contre le dérèglement climatique, assurer l’accueil de migrants : 5000 maires, élus et militants associatifs se rencontrent en ce moment à Marrakech, au Maroc, pour le 8ème sommet d’Africités. Basta ! s’en fait l’écho. Paroles de participantes, qui travaillent à l’égalité entre femmes et hommes. La salle est pleine à craquer. Tellement de femmes y affluent que trois rangs de chaises supplémentaires doivent (...)

    #Inventer

    / #Politique, #Féminisme, #Innovation_politique, Afrique