country:mexique

  • Notes anthropologiques (XXXIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXIX

    Et si nous parlions encore une fois d’argent ? (III)
    Le grand commerce

    À mon arrivée au Mexique, il y a maintenant deux jours, ce qui m’a frappé d’emblée en discutant avec les gens est bien l’importance que peut prendre l’argent dans leur vie. En Europe aussi l’argent a bouleversé de fond en comble la vie des gens ; au Mexique, il la bouleverse. C’est l’odeur de l’argent semblable à celle du sang qui a engendré dans tout le pays les cartels du capitalisme sauvage et la longue liste des meurtres impunis. C’est lui qui dicte la politique du président de la République mexicaine face aux puissances du Nord. C’est bien enfin cette actualité d’un chambardement qui distingue les pays qui seront toujours « en voie de développement » des pays du premier monde. C’est bien cette nécessité impérieuse de l’argent qui jette les habitants du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, de Colombie et du Venezuela sur les routes de l’exil, c’est elle aussi qui condamne les Mexicains à quitter leur famille, leur village ou leur quartier pour les États-Unis. Il s’agit d’un véritable exode et tous ces êtres humains qui se dirigent désespérément et au péril de leur vie en direction des pays du premier monde sont les victimes de la guerre qui fait rage actuellement. Cette guerre n’est pas à venir, elle est le malheur quotidien des hommes et des femmes. C’est une guerre contre l’humain. Encore faut-il, dans la confusion que cette guerre fait régner dans les esprits, tenter de préciser ce qu’est l’humain et chercher à définir ce qui s’oppose à lui. (...)

    #anthropologie #monnaie #Mexique #Grèce_antique #Nouvelle-Guinée #don #humanité #société #Odyssée #esclave

  • Golfe du Mexique : 17 000 litres de pétrole s’échappent chaque jour d’une plate-forme depuis quinze ans (Le Monde)
    https://www.crashdebug.fr/international/16190-golfe-du-mexique-17-000-litres-de-petrole-s-echappent-chaque-jour-d

    Une nouvelle estimation de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique contredit celle de la compagnie de forage, multipliant par mille le pétrole répandu quotidiennement.

    Un navire ravitailleur traverse une nappe de pétrole, près du lieu de l’accident de Taylor Energy, dans le golfe du

    Mexique. Gerald Herbert / AP

    C’est une catastrophe environnementale qui dure depuis bientôt quinze ans. En septembre 2004, l’ouragan Ivan dévaste le golfe du Mexique. Sous le niveau de la mer, d’immenses glissements de terrain se produisent. La plate-forme pétrolière 23051, installée à vingt kilomètres des côtes de Louisiane, est détruite. Son propriétaire, Taylor Energy, tente de colmater les fuites. Sur vingt-huit têtes de forage, d’où s’échappe le pétrole, six sont bouchées en un an. Mais les ouragans (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • AMLO à l’œuvre : des mégaprojets à la militarisation

    Caitlin Manning

    https://lavoiedujaguar.net/AMLO-a-l-oeuvre-des-megaprojets-a-la-militarisation

    Caché derrière son masque de progressiste, le président mexicain AMLO fait l’apologie d’un régime néolibéral et la promotion de mégaprojets fort controversés.

    Une bonne part de la gauche, tant au Mexique qu’à l’étranger, saluèrent l’arrivée du nouveau président mexicain dans l’espoir que son discours autour d’une « quatrième transformation » augurait d’une nouvelle ère de changement positif au Mexique. Andrés Manuel López Obrador (AMLO) avait même réussi à convaincre un certain nombre de groupes de résistance indigènes que son gouvernement serait favorable à leurs luttes contre les mégaprojets extractivistes néolibéraux qui ravagent leurs terres.

    Richard Gere, défenseur des droits des peuples indigènes, rencontra AMLO au Palais national et même Noam Chomsky se déclara favorable à AMLO après s’être entretenu avec lui lors de sa campagne l’année dernière. Le « Plan de développement national » dévoilé par Obrador en janvier se lit comme un rêve de gauche devenu réalité : il critique le néolibéralisme et le Consensus de Washington, favorise les énergies renouvelables et l’autonomie agricole et, bien sûr, défend les pauvres et les démunis. Le plan fut mis en avant comme un renouvellement moral et invoquait même une éthique prétendant « commander en obéissant » (mandar obedeciendo), une célèbre formule zapatiste qui résume leur engagement à pratiquer l’autogouvernement à partir de la base. Six mois plus tard, AMLO a démontré qu’il n’en est rien. (...)

    #Mexique #López_Obrador #Trump #peuples_originaires #mégaprojets #zapatistes #résistance #écologie #militarisation

  • 3,800 Volunteers Have Joined an Artist to Challenge Trump’s Idea of a “Big, Beautiful Wall” on the US–Mexico Border

    With the help of thousands of volunteers, #Enrique_Chiu is creating a large-scale mural on Mexico’s side of the border to spread a message of peace.


    https://hyperallergic.com/506480/3800-volunteers-have-joined-an-artist-to-challenge-trumps-idea-of-a-b
    #USA #Etats-Unis #murs #barrières_frontalières #frontières
    #art #graffitis

    Et la question qui notamment Anne-Laure Amilhat Szary se pose... en invitant des artistes à rendre le mur "joli"... ne réifie-t-on pas le mur ? N’est-ce pas une démarche contre-productive ?

    • L’expression des artistes est qualifié de jolie par Anne-Laure Amilhat Szary. Ca me fait le même effet d’entendre reproché à une cause d’être porté par une belle voix.
      C’est ma manière de répondre par l’absurde à ce reproche qui me semble absurde.

    • En fait, Anne-Laure qualifie peut-être de « joli » l’expression des artistes, mais justement pour dénoncer l’effet pervers que ça induit... Pour connaître bien son travail, c’est vraiment quelqu’un qui a dès le début dénoncer l’effet pervers des actions artistiques sur les murs frontaliers.

    • Elle dit notamment cela :
      https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/809322/filename/Amilhat_que_montrent_les_murs.pdf
      et ça :

      Partout où les frontières se ferment, des formes de border art surgissent. Le border art, c’est à la fois l’art de la frontière, l’art à la frontière et l’art sur la frontière. Les murs-frontières où le border art s’est le plus illustré sont les murs les plus médiatiques : Israël / Palestine, Etats-Unis / Mexique, Berlin et puis les deux autres cas qui ont été beaucoup mobilisés : Belfast et Chypre. Les murs-frontières sont un catalyseur extrêmement fort du border art et le border art est un catalyseur de ce que les murs-frontières nous disent.

      https://www.franceculture.fr/video/border-art-signe-de-fermeture-du-monde
      #border_art

      Elle met en évidence l’ambiguïté du border art, qui réifie ce qu’ils essaient de dénoncer...

    • Citation :

      « Ces images fonctionnent comme des prophéties autoréalisatrices : une fois investis des millions dans la construction d’une barrière dont les clichés seront régulièrement présentés dans les médias, il devient évident pour le destinataire de cette communication que le danger contre lequel la barrière devait le prémunir est réel. Selon un syllogisme fallacieux, l’immigrant illégal voit sa dangerosité confirmée par l’ampleur du dispositif mobilisé pour le combattre ».

      Amilhat Szary, 2015, Qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ?

  • D’un côté, celui états-unien (https://seenthis.net/messages/684302) et de l’autre, celui mexicain, la #frontière se militarise...
    Mexique : 15 000 hommes pour stopper les migrants

    Le Mexique a déployé près de 15 000 policiers et militaires à sa frontière avec les États-Unis dans le cadre de l’accord conclu avec Washington pour freiner l’immigration illégale, a annoncé lundi le ministre de la Défense, Luis Cresencio Sandoval.

    https://www.latribune.ca/actualites/monde/mexique-15000-hommes-pour-stopper-les-migrants-27107bd38bb7624923ae7e9210c

    #frontières #asile #migrations #réfugiés #militarisation #militarisation_des_frontières #Mexique #USA #Etats-Unis

  • L’Isle de Jean-Charles vouée à disparaître en Louisiane Caroline Montpetit en Louisiane - 22 juin 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557293/l-ile-de-jean-charles-vouee-a-disparaitre-en-louisiane

    Les habitants de l’Isle de Jean-Charles, en Louisiane, sont les premiers réfugiés liés à la montée des eaux en Amérique. Visite d’une communauté en sursis et d’un pays à la merci de la mer.

    Lorsque le prêtre catholique Roch Naquin était enfant, les étendues de terre s’étendaient à des kilomètres derrière sa maison. Il allait y couper du bois avec ses frères pour faire du feu, et les aînés y cueillaient les plantes utilisées pour soigner les maladies. Autour de sa maison, des troupeaux de bétail paissaient en liberté. Le jardin et la mer fournissaient amplement de quoi manger.

    Son île, c’est l’Isle de Jean-Charles, dans la paroisse de Terrebonne, à 127 kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Une étendue de 300 mètres sur 3 kilomètres de long, reliée au continent par une route, souvent rendue impraticable par les ouragans, les inondations et les marées. L’île, telle que les habitants l’ont connue dans leur jeunesse, a disparu sous les vagues d’eau salée que le golfe du Mexique fait entrer chaque année, de plus en plus loin à l’intérieur des terres. On dit que 98 % de la surface de l’île a ainsi disparu sous les eaux du golfe depuis 60 ans. En fait, l’ensemble de la côte louisianaise cède au golfe l’équivalent d’un terrain de football chaque heure.

    Derrière la maison du père Naquin, c’est désormais de l’eau que l’on voit à perte de vue, avec, au loin, un puits de pétrole qui surgit de la ligne d’horizon.

    Son voisin, Chris Brunet, a lui aussi vu le paysage se transformer depuis son enfance. « Ma soeur, qui a 16 ans de plus que moi, allait à la pêche à pied, avec pépère pis mémère. Moi, 16 ans plus tard, j’allais au même endroit avec mon père en pirogue », raconte-t-il.

    Des causes complexes
    Les causes de cette disparition graduelle de l’île sont complexes et multiples. Mais au premier rang des accusés, on trouve l’industrie du pétrole, qui a creusé des dizaines de milliers de kilomètres de canaux pour prospecter et extraire du pétrole et du gaz naturel du golfe. Ces canaux ont peu à peu grugé la terre. On montre aussi du doigt des digues qui ont été construites au nord-est, le long du Mississippi, après les inondations dévastatrices de 1927.

    « Ça a empêché l’eau douce de circuler jusqu’à nous, raconte Chris Brunet, l’un des habitants de l’île. Autrefois, on pouvait se rendre en pirogue jusqu’à La Nouvelle-Orléans. » Les digues empêchent aussi le fleuve Mississippi de distribuer chaque année le limon et les sédiments qui régénéraient la terre de toute la région. Et puis, il y a aussi la montée des océans, annoncée par les experts en changements climatiques, qui n’annonce rien qui vaille pour les prochaines décennies. « Les scientifiques parlent des changements climatiques, des gaz à effet de serre. J’imagine que ça doit jouer », dit-il.
    L’Isle de Jean-Charles en images : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557312/l-isle-de-jean-charles-en-images

    Autrefois si fertile, la terre de l’île, qui permettait aux habitants d’être autosuffisants, est désormais impropre à la culture, parce que trop salée. « Je m’ennuie de jardiner », soupire Denecia Billiot, 94 ans. Installée sur la galerie de sa maison, avec sa fille Theresa qui tricote à ses côtés, Mme Billiot se souvient de l’époque où elle cultivait un grand jardin derrière sa maison, où ses sept enfants ont grandi. Dans la maison voisine, sa petite-fille, Erica, vit avec son fils de six ans, Tristan. Malgré son grand âge et les difficultés d’accès à l’île par mauvais temps, quand la marée envahit la route, Mme Billiot a choisi de rester sur l’île. Sa petite-fille Erica aussi.

    « Si l’île coule, je vais la regarder couler », lance-t-elle.

    Quatre générations habitent ainsi dans ce petit coin de pays qui les a vues naître, et qu’elles vont peut-être voir disparaître. Quatre générations d’autochtones francophones, car la majorité des habitants de l’île appartiennent à la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui réunit des Autochtones de différentes ethnies. « Nous nous sommes unis pour être plus forts », raconte le chef Albert Naquin.

    Partir ou rester ?
    Mais tout cela ne sera plus qu’histoire ancienne d’ici quelques décennies. À cause du golfe qui mange de plus en plus la côte, la vie des habitants de l’Isle de Jean-Charles est tellement précaire que le gouvernement de la Louisiane a proposé un plan de relocalisation de sa population. Les habitants de l’île deviennent ainsi les premiers réfugiés liés à la montée des eaux d’Amérique. En janvier dernier, l’État a acheté pour 48 millions des terres situées à l’intérieur des côtes, quelques dizaines de milles au nord de Houma, à Shriever. Des terres, longées par la route 24, près d’une usine de Chevron, et qui n’ont aucun accès à l’eau. L’État de la Louisiane a promis d’y creuser un étang où on pourrait pêcher et d’y construire des maisons modernes.

    Déjà, de nombreux habitants ont quitté l’île, épuisés de faire face, année après année, aux inondations provoquées par les ouragans. Rita Falgout, effrayée par la montée des eaux qui envahit régulièrement la route d’accès à l’île, a décidé de partir lorsque son mari est devenu malade.

    « J’avais peur de l’eau, dit-elle, et peur de ne pas pouvoir sortir de l’île en cas de besoin. »

    Il y a à peine un an, elle a accepté la proposition du gouvernement lui offrant de déménager dans un appartement de la ville de Houma. Depuis, son mari est mort dans une maison de retraite, et Rita Falgout est revenue vivre auprès des siens à Pointe-aux-Chênes, près de l’Isle de Jean-Charles. « Mon frère ne voulait pas que je reste seule », dit-elle. Maintenant, elle a l’intention de profiter de la maison que lui propose de construire l’État à Shriever.

    Un plan contesté
    Mais le plan de relocalisation proposé ne fait pas l’affaire du chef de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, Albert Naquin, qui conseille à ses membres de ne pas accepter le « forfait ». D’abord, il souhaiterait que le plan soit un projet de réunification de la bande. Cette communauté a déjà été lourdement touchée par les politiques américaines à l’égard des Autochtones.

    De leur côté, les fonctionnaires du gouvernement de la Louisiane souhaitent que le nouveau projet soit offert à tous, quelles que soient leur appartenance ethnique ou leur origine ethnique, sans projet précis de réunification d’une bande en particulier. Selon eux, certains habitants de l’Isle de Jean-Charles ne sont pas des Biloxi-Chitamacha-Choctaw, mais plutôt des membres de la nation houma, ou encore des non-Autochtones. Or, pour le chef Naquin, « le but, c’est de réunifier la bande ». Il dit d’ailleurs travailler « sur un autre plan », qui se réaliserait sans l’intervention de l’État.

    Le chef Naquin lui-même ne vit pourtant plus sur l’île depuis longtemps, mais bien dans la communauté voisine de Pointe-aux-Chênes, protégée par une toute nouvelle digue de 12 pieds. La maison familiale, où il est né, a été rasée par l’ouragan Betsy en 1965 et le chef a décidé de déménager à Pointe-aux-Chênes après l’ouragan Carmen, en 1973. « Si j’étais resté sur l’île, je serais probablement pauvre, parce qu’il faut tout refaire tous les trois ou quatre ans », raconte-t-il, devant sa maison de briques.

    À son avis, les membres de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui ont hérité de maisons de l’Isle de Jean-Charles au fil des générations, n’ont pas les moyens de payer les frais inhérents à un déménagement dans une maison du gouvernement, en plus d’entretenir leur maison sur l’île.

    Nichées à 15 pieds de hauteur
    Autrefois, la maison du père Roch Naquin était construite sur des blocs de deux pieds, parce que le lieu n’était pas sujet aux inondations. « Puis, il y a eu l’ouragan Hilda qui nous a inondés, puis l’ouragan Carmen, et quelques autres. Mais il y a eu l’ouragan One, en 1985, on a reçu beaucoup d’eau. On a monté la maison sur huit pieds. On a été saufs pour quelques ouragans. Quand l’ouragan Lily s’est abattu au début des années 1990, nous inondant de nouveau, on l’a montée à 11 pieds. L’ouragan Crystal a quand même fait quelques dégâts. Le toit a été arraché », raconte-t-il.

    Même chose pour Bertha Naquin, qui nous reçoit dans sa maison perchée sur des piliers de 15 pieds. Après avoir vécu plusieurs années à Houma, elle a décidé de se réinstaller dans son coin de pays. « Ici, je suis chez moi », dit-elle.

    Si sa maison perchée est plus protégée des inondations, cela la rend toutefois plus vulnérable aux ouragans. « C’est sûr que, s’il y a un ouragan, je ne reste pas ici », dit-elle.

    Pour s’assurer de pouvoir partir avant que la route soit inondée, il faut constamment guetter les signes avant-coureurs des désastres. « Il faut regarder les marées et, si le vent vient du sud-est, il faut s’en aller », dit-elle.

    Le père Roch Naquin estime, de son côté, que les habitants de l’île devraient accepter l’offre du gouvernement de la Louisiane et saisir l’occasion de s’en aller. « Si tu ne pars pas, que quelque chose de terrible arrive, que ta maison est détruite, il sera trop tard. Moi, je suis prêt à partir, quand les nouvelles maisons seront construites », dit-il.

    #climat #réfugiés_climatiques #environnement #changement_climatique #usa

    • Les traces d’Iberville
      L’Isle de Jean-Charles doit son nom à Jean-Charles Naquin, colon français originaire de Saint-Malo, en France. Son fils, Jean-Marie Naquin, a épousé une Autochtone choctaw, Pauline Verdin, en 1824. Renié par sa famille en raison de ce mariage interracial, Jean-Marie trouve refuge sur l’île avec son épouse et lui donne le nom de son père qui y faisait des affaires, dit-on, avec le pirate français Jean Lafitte.

      « Ils faisaient de la contrebande autour du bayou de l’île. C’était un endroit caché, où ils ne pouvaient pas être vus », raconte le chef Albert Naquin, qui est son arrière-arrière-arrière-petit-fils. La légende veut d’ailleurs que Jean Lafitte ait laissé quelques trésors dans les environs.

      Mais c’est bien avant tout cela que les Autochtones choctaw, biloxi et chitimacha de Louisiane ont commencé à adopter le français, qu’ils parlent encore aujourd’hui, comme langue d’usage.

      En 1699, l’explorateur Pierre Lemoyne d’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi par la mer et y fait construire trois forts français. Au cours de trois voyages consécutifs, il crée dans la région des liens solides avec les autochtones, renforcés par l’envoi de missionnaires et de coureurs des bois français. Au fil des générations, le français a peu à peu supplanté les langues autochtones comme langue d’usage dans les familles, même si aujourd’hui, la plupart des habitants de l’Isle de Jean-Charles ont appris l’anglais à l’école. Chris Brunet, dont la famille vit sur l’île depuis des générations, raconte que son arrière-grand-mère parlait encore le choctaw.

  • Vous avez entendu parler de ces compagnies israéliennes régulièrement montrées du doigt parce que participant à l’espionnage ou au piégeage d’appareils électroniques à des fins politiques.

    L’une d’entre elles est NSO, pour le logiciel Pegasus, lié à l’assassinat de Jamal Khashoggi et à l’espionnage d’Amnesty International, mais aussi à d’autres saloperies au Mexique, au Panama etc.

    On trouve parmi les actionnaires principaux de NSO, le couple formé du Britannique Stephen Peel et de sa femme, la Canadienne Yana Peel. Lui était membre du conseil d’administration de Global Witness, une organisation de défense des droits humains (!), et elle était la présidente du conseil d’administration d’une grande galerie d’art internationale, Serpentine Galleries.

    Dénoncé par des militants, il a du démissionner en février dernier. Quant à elle, le Guardian ayant rendu ces fait publiquement la semaine dernière, elle a également été poussée à la démission.

    Stephen Peel has stepped down as a member of the Global Witness Board
    Global Witness, le 18 février 2019
    https://www.globalwitness.org/en/press-releases/stephen-peel-has-stepped-down-member-global-witness-board

    UK rights advocate co-owns firm whose spyware is ’used to target dissidents’
    Jon Swaine et Stephanie Kirchgaessner, The Guardian, le 14 juin 2019
    https://seenthis.net/messages/787319

    Serpentine Galleries Chief Quits, With Harsh Words for Activist Artists
    Alex Marshall, The New-York Times, le 18 juin
    https://www.nytimes.com/2019/06/18/arts/design/serpentine-galleries-ceo-resigns.html

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #Jamal_Khashoggi #Stephen_Peel #Yana_Peel #Global_Witness #Serpentine

  • Commerce contre migrants : le Mexique cède sous la pression du chantage de Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160619/commerce-contre-migrants-le-mexique-cede-sous-la-pression-du-chantage-de-t

    Face aux menaces de sanctions commerciales de son voisin du nord, le Mexique s’est vu contraint de durcir sa politique migratoire. Signe de cette volte-face : la démission du chef des services concernés, défenseur notoire des droits des migrants, remplacé par l’homme qui dirigeait jusqu’ici le système carcéral.

    #International #Etats-Unis,_Mexique,_migrants

  • Ricardo Flores Magón, le rêveur en éveil

    Freddy Gomez

    https://lavoiedujaguar.net/Ricardo-Flores-Magon-le-reveur-en-eveil

    Américo Nunes
    Ricardo Flores Magón. Une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique

    Ce livre, nous prévient d’entrée Américo Nunes, n’est pas une « biographie historique » de Ricardo Flores Magón (1873-1922), mais un « essai politique » sur un acteur emblématique d’un moment inaugural « proprement communiste » qui, de 1900 à 1912 et traversant diverses phases, travailla, sur le front d’un peuple du Mexique fait de divers peuples, à réaliser, dans l’imaginaire et dans la pratique, la « confluence entre révolution paysanne et révolution ouvrière ». Et c’est bien de cela dont il s’agit : une impressionnante plongée historico-critique dans l’imaginaire politique et sensible d’un des personnages les plus profonds et les plus ignorés d’une époque où, en terre mexicaine, la guerre des pauvres accoucha de géants.

    Fin connaisseur de cette histoire du Mexique insurgé, l’auteur avait, dans un précédent ouvrage, brillamment défendu la thèse que ladite révolution mexicaine n’était saisissable que dans sa multiplicité, dans cette constellation d’imbrications des origines qui, sur le temps long et dans un espace historique, géographique et sensible donné, favorisa ou empêcha la convergence de poussées émancipatrices, complémentaires ou contradictoires selon les cas. (...)

    #Mexique #anarchisme #révolutions #histoire #Flores_Magón #Oaxaca #Américo_Nunes #utopie #Ernst_Bloch #Walter_Benjamin

  • Les Africains qui migrent viennent de moins en moins en #France

    Selon la dernière note de l’#OCDE consacrée aux migrations africaines vers les pays développés entre 2001 et 2016, l’attractivité de l’Hexagone décroît sensiblement.

    Les tenants de la théorie du grand remplacement ou les agitateurs du spectre de la ruée africaine – vers l’Europe en général et la France en particulier – n’apprécieront sans doute pas la lecture de la dernière note de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) consacrée aux évolutions des migrations africaines vers les pays développés entre 2001 et 2016.

    On y lit en effet que « représentant un immigré sur dix, la migration africaine vers les pays de l’OCDE a vu son poids légèrement augmenter au cours des dernières années ; elle demeure toutefois faible par rapport à la part de l’Afrique dans la population mondiale […]. La France est toujours la principale destination, mais sa part se réduit. »

    Ces conclusions découlent de la dernière actualisation de la base de données développée depuis plusieurs années par l’OCDE, en coopération avec l’Agence française de développement (AFD), sur les immigrés dans les pays développés. Celle-ci compile des statistiques, par pays de naissance, des migrants internationaux, « définis comme les personnes [âgées de plus de 15 ans] résidant dans un pays autre que celui de leur naissance » sans tenir compte de leur « statut légal ou de la catégorie de migration. »
    « Pas de raz-de-marée annoncé »

    Ces données couvrent non seulement les effectifs d’immigrés par âge, sexe et niveau d’éducation, mais également des variables clés de l’analyse des migrations internationales et de l’intégration comme la nationalité, la durée de séjour, le statut dans l’emploi et la profession.

    Passées ces quelques précisions d’ordre méthodologique, il ressort de cette étude que « la part de la population originaire d’Afrique vivant dans un pays de l’OCDE a augmenté au cours des quinze dernières années, mais reste très modeste ». Le nombre de migrants africains y est en effet passé de 7,2 millions en 2000 à 12,5 millions en 2016. Mais ils ne représentent encore que 10,4 % des 121 millions de migrants répertoriés dans les pays développés, contre 9,2 % en 2000. A titre de comparaison, le nombre total de migrants venus du Mexique – pays classé en tête de liste des pays d’origine devant l’Inde et la Chine – s’établissait à 11,7 millions en 2016.

    L’OCDE remarque ainsi que « la croissance démographique africaine est encore loin de se traduire en un accroissement équivalent de la migration vers les pays de l’OCDE. » En marge de la polémique née de la publication en 2018 du livre de Stephen Smith – La Ruée vers l’Europe (éd. Grasset) –, le démographe François Héran remarquait également que « les projections démographiques de l’ONU actualisées tous les deux ans ont beau annoncer un peu plus qu’un doublement de la population subsaharienne d’ici à 2050 (elle passerait de 900 millions à 2,2 milliards dans le scénario médian), cela ne suffira pas à déclencher le raz-de-marée annoncé ». « Il n’existe pas de lien mécanique entre la croissance démographique et celle du taux de migration », ajoute Jean-Christophe Dumont, chef du département des migrations internationales à l’OCDE.

    #Féminisation et hausse du niveau d’éducation

    Et si la France demeure le principal pays de destination, « sa part s’est considérablement réduite, passant de 38 % des migrants africains installés dans les pays de l’OCDE en 2001 à 30 % en 2016 ». La part des immigrés dans la population totale (14 %), toutes origines confondues, a légèrement augmenté sur cette même période (environ 2 %), est supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE (12 %), mais demeure très inférieure à celle de pays comme la Suède, l’Irlande ou l’Autriche (20 %).

    La « préférence » française s’explique en partie par l’origine géographique des migrants africains. En effet, 54 % d’entre eux provenaient d’un pays francophone, notent les auteurs, or « les liens historiques et linguistiques restent des déterminants clés des migrations africaines ». Dans cet espace continental, les pays d’Afrique du Nord demeurent, de loin, les premiers pays d’origine (46 % de l’ensemble des migrants africains en 2016 contre 54 % en 2000). Le Maroc devançant tous les autres, étant « le pays de naissance de près d’un migrant africain sur quatre, devant l’Algérie (1 sur 8) ». Si la part de la France demeure prééminente, la surprise vient des Etats-Unis, dont la part est « en forte augmentation » avec l’accueil de 16 % des migrants africains en 2016 – notamment éthiopiens et nigérians – contre 12 % seize ans plus tôt. Les Etats-unis sont ainsi la deuxième destination devant le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, le Canada et l’Allemagne.

    Si la jeunesse des migrants africains par rapport aux autres continents d’origine demeure une constante, les évolutions de deux autres données sont plus notables : la féminisation et le niveau d’éducation. Concernant ce dernier point, plus de 60 % des migrants ont au moins un niveau de 2e cycle du secondaire (lycée), dont la moitié (30 %) sont diplômés de l’enseignement supérieur (contre 24 % en 2000). « Cette évolution s’explique en partie par la conjugaison de deux facteurs, note Jean-Christophe Dumont. D’une part, la compétition entre pays de l’OCDE pour attirer les talents. D’autre part, la baisse des besoins de main-d’œuvre non qualifiée dans les économies des pays développées ».

    La part des femmes augmente également sensiblement. Alors que celles-ci représentaient 46,7 % des migrants africains en 2000, elles étaient 48,2 % en 2016. « Dans des pays comme le Royaume-Uni, la France, l’Irlande, le Portugal, Israël, le Luxembourg ou encore l’Australie, les femmes sont même devenues majoritaires dans les diasporas africaines », note l’OCDE.

    Enfin, si la recherche d’un emploi et d’une vie meilleure figure parmi les motivations des candidats à l’émigration, cette quête s’avère difficile. « Sur le marché de l’emploi des pays de l’OCDE, les migrants africains sont fortement touchés par le chômage (13 %) et l’inactivité (28 %). » Surtout, une grande part de ceux qui trouvent un emploi doivent accepter une forme de relégation par rapport à leur niveau d’études. Le taux de déclassement professionnel était ainsi de 35 % en 2016. Concernant les raisons, l’OCDE se montre prudente : « Cette situation peut être due à une discrimination sur le marché du travail, mais aussi à des questions de qualité et de reconnaissance des diplômes. »

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/11/les-africains-qui-migrent-viennent-de-moins-en-moins-en-france_5474740_3212.
    #attractivité #Afrique #migrations #réfugiés #préjugés #grand_remplacement #statistiques #chiffres #femmes #ruée #ruée_vers_l'Europe

    Ajouté à ce fil de discussion autour du #livre de #Stephen_Smith, La ruée vers l’Afrique :
    https://seenthis.net/messages/673774

  • Nouveau coup porté contre les radios libres au Mexique

    Ké Huelga Radio

    https://lavoiedujaguar.net/Nouveau-coup-porte-contre-les-radios-libres-au-Mexique

    Le 21 mai 2019, le président de l’Institut fédéral de télécommunications (IFT), Gabriel Osvaldo Contreras Saldivar, a répandu des rumeurs à l’origine d’un climat de fortes violences à l’encontre du collectif radiophonique Ké Huelga Radio. Lors du forum « Analyse du secteur de la radiodiffusion dans le cadre du lancement du Plan national de développement 2019-2024 » qui s’est tenu à la chambre des députés, ce fonctionnaire a déclaré :

    « Je pense que tout le monde connais une radio illégale. Vous voulez un exemple ? Vous avez déjà écouté Ké Huelga ici dans la ville de Mexico ? Eh bien cette radio est illégale et ce qui pose un problème, c’est que cette radio met en péril les avions dans leur processus d’atterrissage sur les pistes de l’aéroport de la ville de Mexico. »

    Cette déclaration est fausse. Le jour même, vers 17 heures, l’ensemble des appareils électroniques de transmission de la radio Ké Huelga ont été révisés sans révéler la moindre anomalie. Le 22 mai, de nouveaux tests ont été réalisés et aucune interférence avec les signaux émis par la tour de contrôle de l’aéroport n’a été détectée. (...)

    #Mexique #radios_libres #répression #interférence #aéroport #Samir_Flores #López_Obrador #télécommunications

  • Mexique : une ministre en guerre contre la corruption qu’elle juge intrinsèque au néolibéralisme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100619/mexique-une-ministre-en-guerre-contre-la-corruption-qu-elle-juge-intrinseq

    Y a-t-il encore un espoir dans la lutte contre la corruption et l’impunité des abus de l’État au Mexique ? La nomination de l’économiste hétérodoxe Irma Sandoval Ballesteros au poste clé de secrétaire à la fonction publique a suscité de vives attentes au sein de la société civile. Elle s’explique sur les premières mesures de sa politique, dans un entretien à Mediapart.

    #Amériques #Transparence,_Andrés_Manuel_López_Obrador,_Corruption,_AMLO,_Mexique

  • Au Mexique, une ministre en guerre contre la corruption qu’elle juge intrinsèque au néolibéralisme
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100619/au-mexique-une-ministre-en-guerre-contre-la-corruption-qu-elle-juge-intrin

    Y a-t-il encore un espoir dans la lutte contre la corruption et l’impunité des abus de l’État au Mexique ? La nomination de l’économiste hétérodoxe Irma Sandoval Ballesteros au poste clé de secrétaire à la fonction publique a suscité de vives attentes au sein de la société civile. Elle s’explique sur les premières mesures de sa politique, dans un entretien à Mediapart.

    #Amériques #Transparence,_Corruption,_Andrés_Manuel_López_Obrador,_AMLO,_Mexique

  • #Conférence : Une #histoire_populaire du #football

    Salaires mirobolants des joueurs, omniprésence des sponsors, corruption des instances internationales, inflation insensée des droits de retransmission télévisée : le football incarne aujourd’hui les pires dérives du capitalisme débridé. À contre-pied du foot-business et de son cadre institutionnel, #Mickaël_Correia propose une histoire « par en bas » de ce sport populaire qui demeure aussi généreux que subversif. De l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, ce #livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu’à nos jours. Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d’un siècle, il a été un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les contestataires du monde entier.

    L’auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l’étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu’aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011. En proposant une histoire « par en bas », en s’attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.

    https://radioparleur.net/2019/06/09/conference-une-histoire-populaire-du-football
    #foot
    ping @albertocampiphoto

    • Une histoire populaire du football

      De l’Angleterre à la Palestine, de l’Allemagne au Mexique, du Brésil à l’Égypte, de la France à l’Afrique du Sud, ce livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu’à nos jours.
      Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d’un siècle, il a été un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les contestataires du monde entier.
      L’auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l’étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu’aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011. En proposant une histoire « par en bas », en s’attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.


      https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Une_histoire_populaire_du_football-9782707189592.html
      #livre

  • #ZAD. Comment les gendarmes ont remporté la bataille de #NDDL - Bretagne
    #Paywall : https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    Libéré & archivé : https://web.archive.org/save/https://www.letelegramme.fr/bretagne/zad-comment-les-gendarmes-ont-remporte-la-bataille-de-nddl-02-06-2019-1

    //edit : J’ai donc pris le temps de le lire plusieurs fois : je voulais faire petite analyse rapide sauf que je ne peux m’empêcher de chercher textes et références, partant du principe que ce qui me semble évident ne l’est pas pour tout le monde.

    Un an de préparation : il est donc bien question d’une stratégie de guerre, envisagée avec tous les angles d’attaques possibles, de la négociation pseudo diplomatique et ses inévitables trahisons (https://seenthis.net/messages/783834) à l’opération militaire, du chantage (https://seenthis.net/messages/690816) aux fausses informations, dont une campagne de #fakenews distillée très à droite (Valeurs Actuelles puis JDD https://seenthis.net/messages/653494) et ampliié par sont plus grand représentant, Christophe Castaner... Bref, tout est permis ! Et il faut reconnaitre que la plupart des coups ont porté, au fur et à mesure que les #NIMB ont négocié, puis les paysans & historiques, puis certain-e-s zadistes désormais (et logiquement) plus attaché à leur lieu de vie qu’à une lutte présentée comme terminée et gagnée.

    La gendarmerie et seulement la gendarmerie. : décidément le torchon brûle sévère avec la police. #Maintien_de_l'ordre & désordres !

    Le test de la « route des Chicanes » : le coup du test, en vrai, JAMAIS il n’aurait dû fonctionner. Sauf qu’une grande partie des légalistes et des historiques ne rêvaient que d’une chose : le retour à "l’état de droit" et pouvoir reprendre leur vie comme "avant", refusant d’admettre publiquement que ça ne serait possible qu’au prix d’une trahison de la partie "Contre son monde" de la lutte. De la Zad (https://seenthis.net/messages/660245) jusqu’au Mexique (https://seenthis.net/messages/662829) énormément de voix se sont exprimées pour dénoncer le passage en force de la décision de lâcher la route #D281 (qui allait de facto devenir une voie royale pour les militaires) et les légitimes (et finalement lucides) craintes de #trahison. En six ans et plusieurs périodes de "calme" (relatif) l’ensemble du mouvement n’avait jamais trouvé de consensus quand à la remise "en l’état" de ce petit tronçon de route, devenu, qui plus est, le symbole absolu de la liberté frondeuse locale face à César et capable de le faire un peu plier. Non, le véritable test était : qui aura suffisamment peur de la guerre pour céder ? Et c’est bien la raison qui a fait qu’un des premiers lieux détruits était les Cent Noms, pourtant partie prenante des négociations. Dès ce jour là, tout le monde pouvait comprendre, à défaut de l’avoir fait avant, qu’il n’y avait aucune négociation qui tenait, juste le besoin d’une énorme opération de communication pour ne pas perdre la face face aux zadistes. Et plus il y aurait de souffrances et de pleurs, mieux ça serait !

    De 200 à plus de 500 éléments violents. : "à l’ouest, des agriculteurs (hostiles mais non violents) ; à l’est, des éleveurs jugés non dangereux et, au centre, les « irréductibles »."
    L’auto-censure m’empêche encore d’être précise et complète sur ce passage méga-caricatural et, par conséquent faux, même le passage "aucun renfort d’élus et d’agriculteurs" qui prouve cependant l’ampleur de la docilité ressentie lors les négociations. J’espère juste qu’au fur et à mesure, des témoignages diront enfin combien celles et ceux qui ont pensé sincèrement pouvoir réussir avec la stratégie des négociations ont été floués et manipulés.
    Je passe sur toute la logistique et le fric, ... j’arrive juste pas trop à comprendre par quel accord les militaires ont pu squatter un ancien centre de formation ERDF...

    Pas d’unités sur zone la nuit. : partiellement faux vu le nombre d’allées et venues militaires et de barbouzeries recensées sur les comptes-rendus de Radio Klaxon (ils sont tous à retrouver à la fin de celui-ci par exemple https://web.archive.org/save/https://nantes.indymedia.org/articles/41509) ... mais là dessus, je ne suis clairement pas la mieux placée pour en parler.

    Trois phases chaque jour. : on sent bien toute la jubilation du chef militaire qui explique doctement, au dessus d’une carte, l’habilité théorique attendue... et contredite, concernant le sens du vent, par beaucoup de vidéos d’Armelle que ça faisait bien marrer de voir les GM s’auto-gazer régulièrement (la plupart de ses lives facebook ont été libérés et sauvegardés par là : https://peertube.parleur.net/video-channels/46c997d4-5ab7-4891-b018-eea452b3d904/videos )

    La stratégie : casser le moral des zadistes. : l’art d’édulcorer et minorer pour se rendre supérieur : ce ne sont clairement pas les destructions de barricades qui ont "cassé le moral" mais bien plus la guerre, les grenades, les multiples blessures, la peur, les dissensions aussi...

    Un adversaire « grégaire », « peu offensif » et « peu organisé ». : dans ce cas, et puisque les militaires étaient tellement bien renseignés, et donc le savaient même lorsqu’ils faisaient croire à des zadistes sur-entrainé-e-s telles des Viet Cong, pourquoi utiliser des armes de guerre ?

    Beaucoup de femmes. : bon j’avoue on est plusieurs copines a avoir kiffé ce passage qui fait remonter plein de chouettes souvenirs tant du côté réseaux de communication que du côté terrain : koeurs koeurs sur vous les soeurs <3 (même si j’ai du mal à pas y voir un machisme qui accepterait de donner un petit peu d’importance aux meuf passque c’est moins dangereux... bref !)

    Catapulte géante et atelier de fabrication d’engins explosifs. / Guérilla Vietcong. / Blindé en feu. /Drone capturé. : bon alors là on est en plein dans le récit militaire... et toute son inventivité sur certains faits pour justifier tout et son contraire dans les exactions militaires.

    – La catapulte géante, par exemple, c’est sans doute pour faire penser à celle, reconstitution historique, que j’avais photographiée et qu’ils ont utilisée pour leur fakenews plus haut, alors que je pense qu’il s’agit plutôt du panier de basket "amélioré" façon lance-pierre (et très galère d’emploi comme de déplacement) qu’on voit ici https://web.archive.org/save/_embed/https://pbs.twimg.com/media/DabN7PrX0AAreNe.jpg et vu l’effort nécessaire pour son fonctionnement

    ... bref, ça leur évite de parler des #cacapultes pour mieux faire passer les #pipitov sous l’appellation d’"acide" contribuant à entretenir ce fumeux mythe. Parce que j’ai beau bien connaître les milieux militants nantais et zadistes, et malgré toutes nos embrouilles, je n’ai JAMAIS entendu la moindre personne se venter d’avoir balancé de l’acide, ni même avoir vu ça, et à chaque fois que des "preuves" sont montrées, il s’agit soit de bouteilles de maalox+eau, soit... d’urine !
    – Les "800 engins explosifs" sentent sérieusement le pétard tout aussi mouillé quand on sait que les récup de grenades servaient à prouver à quel point la zad était gazée. Mais la mythologie paranoïaque est tellement entretenue que lorsqu’une partie de ces grenades, vides et non dangereuses, ont été déposées devant la préfecture de Loire-Atlantique, il y a eut intervention du déminage et deux militantes ont été inculpées, puis relaxées... puis le procureur a fait appel : elles passaient ce matin devant la cours d’appel : https://zad.nadir.org/spip.php?article6539 ... et en fait j’ai même pas envie de commenter la suite tant ça sent la mythologie militaire... surtout si c’est pour en arriver à :

    Pas d’armes à feu. : "il n’y avait pas de volonté réelle de tuer" : BAH OUAI ! Et idem dans les manifs ! En fait, ce que les militaires comme les policiers ne veulent pas comprendre, en partie grâce à ces mythes entretenus, c’est que la population, même "zadiste", est dans sa très très très grande majorité pacifiste. Et que tout ce à quoi ils font face, c’est simplement de la défense, de l’auto-défense, de la légitime défense, qui les défonce parfois, très rarement, mais jamais pour les tuer (sinon y’aurait des morts depuis longtemps !).

    Etc, etc, etc, tout ça pour en venir à dire que finalement, au delà du coût de 700 000 € pour cette opération, "Ce chiffre de 16 000 grenades en quelques mois (près d’un millier par jour au début de l’évacuation d’avril) correspond à ce qui a été tiré… en une seule journée, lors de la manifestation des gilets jaunes du 1er décembre 2018 (14 500 grenades, 1 300 tirs de LBD) !" et un décompte qui met sur le même plan les blessés : "430 blessés. Du côté des forces de l’ordre, 130 gendarmes ont été blessés (dont 4 graves), contre 300 pour les adversaires (traumas sonores, polycriblage et une main arrachée)" quand on sait que la tendance est à compter le moindre ongle retourné quel que soit le contexte de leur côté, et à très fortement minorer de l’autre, les médics le rappellent à chaque fois. Voir parmi d’autres : https://zadresist.antirep.net/article79-Bilan-medic-Blessures-causees-par-les-armes-de-la-genda ...

    Mais peu de chance que toutes ces nuances plus réalistes soient enseignées lors des super formations qui seront désormais proposées aux militaires.

    Si, de votre côté, vous souhaitez vous remettre en tête ce qui se savait sur zone et ce qui était compréhensible dès ce moment là, y’a cet enregistrement d’habitant-e-s qui est assez super : https://seenthis.net/messages/676097

  • La #5G, un danger pour l’évacuation des gens en cas de catastrophe naturelle ?
    https://www.numerama.com/tech/519206-la-5g-un-danger-pour-levacuation-des-gens-en-cas-de-catastrophe-nat

    Ce sont les patrons de l’agence spatiale (NASA) et de l’agence d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) qui ont tiré la sonnette d’alarme, rapporte le Washington Post. Ils craignent que l’exploitation de certaines fréquences pour la 5G ne réduise les capacités de prévision météorologique de l’Amérique. Ce serait même un retour de quarante ans en arrière dans l’anticipation, dit le patron du NOAA.

    Pour un pays comme les #États-Unis, c’est particulièrement grave : le territoire est chaque année exposé aux #cyclones tropicaux qui naissent dans l’océan Atlantique et qui remontent le golfe du Mexique, ravageant au passage les Caraïbes et la côte sud-est des USA. D’une année sur l’autre, on dénombre quelques dizaines à plusieurs milliers de morts, et bien plus de déplacés.

  • Où est le Ziegelbrenner ? - Partage Noir
    https://www.partage-noir.fr/spip.php?article66

    Publié dans Fanal en 1927, ce texte est un appel d’Erich Mühsam à son compagnon Ret Marut, alias l’écrivain Traven, alors bourlinguant à travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le passé anarchiste de Traven est systématiquement occulté dans les milieux littéraires, du moins en France.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/126556 via Partage Noir

  • Guerre commerciale : des entreprises américaines envisagent de délocaliser | Économie
    https://www.lapresse.ca/affaires/economie/201905/22/01-5227045-guerre-commerciale-des-entreprises-americaines-envisagent-de-del

    L’enquête a été réalisée la semaine dernière, après le regain de la guerre commerciale et l’annonce de nouvelles hausses de droits de douane tant par Pékin que par Washington.

    Selon les résultats de l’étude, 35 % des entreprises sondées disent s’orienter vers une stratégie « en Chine pour la #Chine » : à savoir investir dans le pays uniquement pour servir le marché local et non pour exporter vers les États-Unis ou des pays tiers.

    Plus de 40 % des firmes interrogées précisent qu’elles ont d’ores et déjà déménagé leurs sites de production ou bien envisagent de le faire, de préférence vers le Mexique ou l’Asie du Sud-est.

    Contrairement aux espoirs du président Donald Trump, seules 6 % des entreprises qui ont répondu à l’étude envisagent d’installer à nouveau leurs usines aux #États-Unis.

  • Américo Nunes – Ricardo Flores Magón, une utopie libertaire dans les révolutions du Mexique | Ab irato éditions
    https://abiratoeditions.wordpress.com/2019/04/01/americo-nunes-ricardo-flores-magon-une-utopie-libertaire-

    Il s’agit du premier essai d’envergure en France sur l’anarchocommuniste Ricardo Flores Magón (1874-1922), un des grands acteurs de la Révolution mexicaine de 1910-1920. De nombreux textes de Magón ont été publiés en français, il manquait un essai qui situe à la fois sa vie, son œuvre, et son action politique.

    #Ricardo_Flores_Magón #anarchie #révolution_mexicaine #livre

  • Israël. Amnesty International engage une action judiciaire pour mettre fin au système de surveillance créé par NSO Group | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/05/israel-amnesty-legal-action-stop-nso-group-web-of-surveillance

    Israël. Amnesty International engage une action judiciaire pour mettre fin au système de surveillance créé par NSO Group
    13 mai 2019, 00:01 UTC

    Amnesty International soutient une action judiciaire visant à faire comparaître devant la justice le ministère de la Défense israélien pour lui demander d’annuler l’autorisation d’exportation accordée à NSO Group, une entreprise israélienne qui vend des logiciels ayant été utilisés pour commettre des attaques contre des défenseur·e·s des droits humains dans le monde entier.

    NSO Group vend ses produits à des gouvernements qui commettent de façon notoire de révoltantes violations des droits humains, leur octroyant ainsi des outils qui leur permettent de pister des militants et des détracteurs.

    Dans le recours qui sera déposé demain devant le tribunal de district de Tel-Aviv, une cinquantaine de membres et de sympathisant-e-s d’Amnesty International Israël ainsi que d’autres représentant·e·s de la communauté de défense des droits humains expliquent que le ministère de la Défense a mis les droits humains en danger en autorisant NSO à continuer d’exporter ses produits. En août 2018, un membre du personnel d’Amnesty a fait l’objet d’une attaque menée au moyen d’un logiciel de surveillance de NSO Group particulièrement invasif appelé Pegasus, qui a également été utilisé contre des militants et des journalistes en Arabie saoudite, au Mexique et aux Émirats arabes unis.

    #amnesty #israël

  • NSO, une société israélienne qui vend ses spywares - Thread by oliviertesquet :
    https://threadreaderapp.com/thread/1108631504547127296.html

    En mai 2017, dix jours après l’assassinat du journaliste mexicain Javier Valdez, qui enquêtait sur les cartels de la drogue, sa femme a été ciblée par un logiciel espion de NSO, une société israélienne qui vend ses spywares… au gouvernement mexicain.
    Le remarquable @citizenlab de Toronto, qui enquête sur NSO depuis deux ans avec des ONG mexicaines, avait déjà montré que des collègues de Valdez ont été hameçonnés de la même manière dans les jours qui ont suivi sa mort.
    Au total, 25 personnes ont été pris pour cible à l’aide du spyware de NSO au Mexique : 9 journalistes, des avocats, un ressortissant américain et un enfant qui étudiait aux Etats-Unis.
    Ces derniers mois, le nom de NSO a ressurgi à 14000km de Mexico : en Arabie Saoudite. On soupçonne la société israélienne d’avoir aidé les sbires de Ben Salmane à surveiller Jamal Khashoggi dans les mois qui ont précédé son exécution stambouliote.

  • WhatsApp voice calls used to inject Israeli spyware on phones | Financial Times
    https://www.ft.com/content/4da1117e-756c-11e9-be7d-6d846537acab
    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fprod-upp-image-read.ft.com%2Fa5e1805e-75a7-11e9-be7d-6d846537acab?s

    A vulnerability in the messaging app WhatsApp has allowed attackers to inject commercial Israeli spyware on to phones, the company and a spyware technology dealer said.

    WhatsApp, which is used by 1.5bn people worldwide, discovered in early May that attackers were able to install surveillance software on to both iPhones and Android phones by ringing up targets using the app’s phone call function.

    The malicious code, developed by the secretive Israeli company NSO Group, could be transmitted even if users did not answer their phones, and the calls often disappeared from call logs, said the spyware dealer, who was recently briefed on the WhatsApp hack.

    WhatsApp is too early into its own investigations of the vulnerability to estimate how many phones were targeted using this method, a person familiar with the issue said.

    #israël #piraterie

    • repris par Le Monde sans #paywall

      Une faille de sécurité de WhatsApp utilisée pour installer un logiciel espion israélien
      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/05/14/une-faille-de-securite-de-whatsapp-utilisee-pour-installer-un-logiciel-espio

      WhatsApp a annoncé avoir corrigé la faille, et plusieurs ONG veulent porter plainte contre l’éditeur du logiciel, NSO group.

      Une importante faille de sécurité touchant la fonction « appel téléphonique » de WhatsApp a été corrigée lundi 13 mai, a annoncé l’entreprise, propriété de Facebook. La faille pouvait permettre d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un logiciel espion sur son téléphone, si l’utilisateur ne décrochait pas lorsqu’il recevait l’appel « infecté ».

      Difficile à détecter, la faille de sécurité en question ne pouvait être trouvée que par des équipes de haut niveau.

      Selon le Financial Times, cette faille a été exploitée pour installer les logiciels espions Pegasus de l’entreprise israélienne NSO Group, qui fournit ses logiciels aux forces de sécurité de nombreux pays dans le monde, y compris à des régimes peu ou pas démocratiques. Selon l’ONG antisurveillance Citizen Lab, un avocat militant pour la défense des droits de l’homme a été visé dimanche 12 mai par Pegasus. Le programme permet notamment de collecter la géolocalisation de sa cible, de lire ses messages et e-mails, et de déclencher à son insu le micro et la caméra de son téléphone.

      « Le groupe NSO vend ses produits à des gouvernements connus pour leurs violations répétées des droits de l’homme, et leur fournit les outils pour espionner leurs opposants et critiques », écrit l’ONG Amnesty International dans un communiqué publié ce 13 mai. « En août 2018, un employé d’Amnesty International a été ciblé par Pegasus, comme l’ont été des militants et des journalistes en Arabie saoudite, au Mexique et aux Emirats arabes unis. »

      L’ONG a annoncé qu’elle allait déposer une plainte contre le ministère de la défense israélien, autorité de tutelle de NSO Group, « qui a ignoré les monceaux de preuves liant NSO Group à des attaques contre des défenseurs des droits de l’homme. […] Tant que des produits comme Pegasus sont vendus sans contrôle effectif, les droits et la sécurité des salariés d’Amnesty International, des journalistes et des dissidents dans le monde entier sont en danger ». Plusieurs associations israéliennes ont déposé des plaintes similaires.

      Sans citer le nom de NSO Group, WhatsApp a confirmé que la faille avait été exploitée par « une entreprise privée dont il est connu qu’elle travaille avec ces gouvernements pour installer des logiciels espions sur des téléphones mobiles ». « Nous avons briefé un certain nombre d’organisations de défense des droits de l’homme à ce sujet », a déclaré WhatsApp.

      Les utilisateurs de WhatsApp – 1,5 milliard de personnes dans le monde, selon l’entreprise – sont incités à mettre à jour leur application si elle ne s’est pas faite automatiquement.

    • Israeli Firm Tied to Tool That Uses WhatsApp Flaw to Spy on Activists
      https://www.nytimes.com/2019/05/13/technology/nso-group-whatsapp-spying.html

      SAN FRANCISCO — An Israeli firm accused of supplying tools for spying on human-rights activists and journalists now faces claims that its technology can use a security hole in WhatsApp, the messaging app used by 1.5 billion people, to break into the digital communications of iPhone and Android phone users.

      Security researchers said they had found so-called spyware — designed to take advantage of the WhatsApp flaw — that bears the characteristics of technology from the company, the NSO Group.

  • #Émilie_Dubreuil : « Je pensais que j’étais transgenre »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/05/13/je-pensais-que-jetais-transgenre

    Une dizaine d’études ont été menées à travers le monde et arrivent sensiblement aux mêmes résultats : la majorité des enfants qui vivent une dysphorie de genre se réconcilient avec leur sexe biologique à la puberté.

    On parle ici de « désistance ». Le mot n’est pas très français, mais c’est celui utilisé dans le vocabulaire spécialisé.

    Et toujours dans une vaste majorité, ces jeunes se révèlent homosexuels.

    Ces recherches divisent les spécialistes de la question, qui se disputent à coup d’études, publiées principalement par la revue scientifique International Journal of Transgenderism. Le ton y est plus ou moins courtois, ce qui est plutôt singulier dans le monde sobre des revues scientifiques.

    Une des critiques les plus retentissantes de ces études va même jusqu’à suggérer de ne carrément pas faire d’études longitudinales et de seulement écouter les enfants. Elle s’attaque aussi à l’étymologie des mots « persistance » et « désistance » entrés dans le jargon. Ces mots, dit cette critique, seraient péjoratifs.

    En Suède, un chercheur a été jusqu’à publier une étude dont la conclusion est pour le moins originale en science : il demande à ses collègues d’arrêter de se chicaner ! « Les enfants et leurs familles n’ont pas besoin de cliniciens qui s’engueulent, mais de traitements responsables basés sur des données solides », résume-t-il.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://ici.radio-canada.ca/info/2019/05/transgenre-sexe-detransitionneurs-transition-identite-genre-orientation/#

  • Nearly half of white Republicans say it bothers them to hear people speaking foreign languages
    https://www.washingtonpost.com/business/2019/05/08/nearly-half-white-republicans-say-it-bothers-them-hear-people-speaki

    A new survey finds white Republicans are far more likely to be put off by foreign language speakers than their Democratic counterparts.

    According to Pew Research Center, 47 percent of such Republicans say it would bother them “some” or “a lot” to “hear people speak a language other than English in a public place.”

    On connaît donc désormais le prochain sujet d’indignation spontanée de la droite française : ces pas-de-chez-nous qui parlent une autre langue que le Français dans les supermarchés.

  • Cartographie numérique : L’Atlas de #Woodbridge et la première carte des isothermes à l’échelle mondiale (1823) : quand la géographie scolaire était en avance sur la publication scientifique

    http://cartonumerique.blogspot.com/2019/05/atlas-de-woodbrige-1823.html

    La commémoration des 250 ans de la naissance d’Alexandre de Humboldt (1769-1859) est l’occasion de (re)découvrir l’oeuvre du célèbre géographe allemand. Son expédition dans les Amériques – Vénézuela, Colombie, Équateur, Pérou, Cuba, Mexique et États-Unis - qu’il a réalisée entre 1799 et 1804 avec le biologiste français Aimé Bonpland, a contribué à en faire un géographe de terrain fondant son approche scientifique sur l’observation. De retour en Europe, il publie une oeuvre monumentale. Considéré comme le père de la géographie moderne, il montre les interactions des phénomènes humains avec les phénomènes géologiques, météorologiques, biologiques ou physiques.

    En 1817, il publie « Des lignes isothermes et de la distribution de la chaleur sur le globe », Mémoires de Physique et de Chimie de la Société d’Arcueil (consulter l’ouvrage). Il faut cependant attendre 1838 pour qu’il élabore sa fameuse carte des isothermes à l’échelle mondiale (voir la carte sur la collection David Rumsey). Entre temps, un éducateur peu connu du Connecticut, William Woodbridge, qui a voyagé en Europe et a fréquenté Humboldt à Paris, publie en 1823 un Atlas scolaire qui contient une carte de répartition des isothermes qui est la plus ancienne carte connue à cette échelle. Retour sur une histoire originale à travers ce fil Twitter qui fait suite à un article publié par Gilles Fumey sur le blog Géographie en mouvement de Libération : Alexandre de Humbolt, le premier écologiste (8 mai 2019).

    #cartographie #atlas #humboldt