country:mozambique

  • Augmenter les forages pétroliers et planter des millions d’arbres dans des monocultures industrielles : l’étrange façon de protéger le climat du groupe ENI.
    www.sauvonslaforet.org/petitions/1177/des-groupes-petroliers-neutres-pour-le-climat-quelle-blague

    ENI veut étendre ses activités forestières sur 8,1 millions d’hectares. Les pays ciblés (Ghana, Mozambique, Zimbabwe et Afrique du Sud) ne disposent pas de surfaces libres. L’appropriation à grande échelle de terres par des sociétés comme ENI est une spoliation aboutissant à l’expulsion de ses habitants.

  • Splendeurs et misères de la collapsologie - Les impensés du survivalisme de gauche | Pierre Charbonnier
    https://www.cairn.info/revue-du-crieur-2019-2-page-88.htm

    La #collapsologie se glisse sans le dire dans cette mythologie moderne en envisageant astucieusement que le tournant anthropologique décrit par Rousseau pourrait être parcouru à rebours. La catastrophe climatique, dans le dispositif de l’effondrement, c’est d’abord cela : l’opportunité à ne pas manquer d’abolir gaiement l’ensemble des médiations techniques, juridiques, économiques qui alourdissaient notre mode de vie pendant la parenthèse moderne, et de reconquérir la liberté primitive, la seule liberté authentique. Rousseau, dans une intuition grandiose, nous disait : quand change votre relation à la nature, tout change. C’est ce qui nous est arrivé lorsque a été prononcé le « Ceci est à moi » inaugural du Discours, et c’est ce qui nous a obligés à envisager notre coexistence de façon politique. À cela, les collapsologues répondent : puisque la catastrophe va détruire toutes les médiations modernes avec la nature, nous allons enfin pouvoir tout recommencer et reconquérir notre liberté prépolitique.

    Fin de l’abondance, de la propriété, de la domination – les ruines n’ont jamais semblé aussi attirantes. Mais ce reboot du système moderne n’est rousseauiste qu’en apparence, puisque la thèse centrale du philosophe consistait à affirmer que les adieux à l’état premier étaient définitifs. L’institution d’une justice sociale conçue comme compensation des tendances violentes et inégalitaires de l’économie était absolument irréversible. Quoi qu’il en soit des modifications ultérieures des rapports au monde, l’apprentissage de la justice constitue le legs de la modernité parce que nous ne reviendrons jamais à un stade où la rareté et la compétition seront éliminées à la racine. Or nous savons déjà que les crises écologiques ne font qu’accroître la rareté, la compétition, les inégalités. Aux bouleversements climatiques doit donc répondre une réflexion sur les instruments de protection contre ces phénomènes, sur nos moyens de faire aboutir de nouvelles demandes de justice dans une nouvelle conflictualité sociale.

    La question qu’il s’agit en définitive d’adresser aux avocats de l’effondrement est celle de leur engagement à l’égard de l’avenir. Le débat avec eux ne doit pas concerner la gravité et l’ampleur des bouleversements écologiques et sociaux en cours, car pour l’essentiel, nous sommes d’accord sur le fait que l’agencement des humains et des choses que nous avons connu est en bout de course, ainsi que les formes politiques dominantes qui l’ont accompagné. Ce débat doit concerner la promesse qu’ils font à leurs lecteurs, et qui les engage : que disent-ils aux millions de personnes prises au piège de l’extension urbaine, à celles qui ne peuvent accéder au luxe que constitue trop souvent un mode de vie écologique ? Que disent-ils, surtout, à ceux et celles qui, par exemple, ont été frappés par le cyclone Idai au Mozambique au printemps dernier ? Peuvent-ils se contenter de leur dire que faire face à une catastrophe est une affaire de « cheminement intérieur  » ? Autrement dit : vont-ils se montrer à la hauteur des affects qu’ils soulèvent et mobilisent, vont-ils assumer la responsabilité qui découle de leurs annonces ?

  • Le Botswana décriminalise l’homosexualité - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190611-le-botswana-decriminalise-homosexualite

    C’était une décision très attendue : la Haute Cour du #Botswana a ordonné l’abrogation des lois criminalisant l’#homosexualité ce mardi 11 juin. Après l’Afrique du Sud, les Seychelles, l’Angola et le Mozambique, un nouveau pays d’Afrique lève donc l’interdiction pénale en la matière.[...]

    Dans son arrêt, elle affirme que les lois en question sont « des reliques de l’ère victorienne », qu’elles « oppriment une #minorité » et « ne passent pas l’épreuve de la constitutionnalité ». Comme dans la plupart des pays, la #Constitution botswanaise affirme en effet la stricte #égalité entre les citoyens.

  • Emmanuel Macron va-t-il décider de céder à Madagascar les #îles Éparses ? - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/france/201905311041302542-Macron-madagascar-iles-eparses

    La promesse d’Emmanuel Macron de régler la situation des îles Éparses d’ici 2020, revendiquées par Madagascar, a suscité la polémique. Le président du mouvement Objectif France et le mouvement République souveraine dénoncent, notamment, l’éventuelle remise des îles, en appelant à la préservation de la souveraineté et du patrimoine français.

    Emmanuel Macron a consenti avec le Président de Madagascar Andry Rajoelina, reçu à l’Élysée le 29 mai, à aborder le sujet de la remise des îles Éparses, situées dans le #canal_du_Mozambique, à Madagascar qui prétend avoir le droit à ces îles.

    Dans sa lettre adressée au Président français et postée sur Facebook, M.Rajoelina appelle Emmanuel Macron à « réparer l’erreur de l’Histoire » et demande « la restitution des îles Éparses ».

    Selon la déclaration de M.Macron, « un travail conjoint, totalement partenarial » sera lancé pour « bâtir une solution commune ». Le Président français a promis que « pour les célébrations du 20 juin de l’année prochaine [le 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar, ndlr], cette solution soit trouvée ».

  • Congo Ebola response must be elevated to maximum level, UN told | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2019/may/29/congo-ebola-response-must-be-elevated-to-maximum-level-un-told

    The UN has been urged by charities to ramp up Ebola prevention work in the Democratic Republic of the Congo to the highest level of emergency response.

    Only three crises – Yemen, Syria and Mozambique – are treated as the equivalent of a level-three response, activated when agencies are unable to meet needs on the ground.

    Charities including Mercy Corps and Oxfam said the same declaration should also be made in DRC, following a recent acceleration in the spread of Ebola.

    Almost 2,000 cases of Ebola have been recorded since the outbreak began in August. As of Monday, 1,287 people have died from the disease.

    #santé #ebola #rdc

  • Après le cyclone | Making-of
    Maryke Vermaak- Vendredi 26 avril 2019
    https://making-of.afp.com/apres-le-cyclone

    Mais ça, c’était avant mars dernier, quand je m’y suis rendu par avion pour couvrir les suites du passage du cyclone Idai, un des plus meurtriers à avoir frappé l’hémisphère sud. Il a dévasté des parties du Mozambique et du Zimbabwe, tué plus de 1.000 personnes et en a affecté plus de deux millions, principalement au Mozambique.

    J’avais déjà couvert des inondations dans ce pays en 2015, mais cette fois la dévastation causée par Idai le 14 mars était sans commune mesure. (...)

  • U.N. to probe sex-for-food aid allegations after ...
    http://news.trust.org/item/20190426133548-oe3xz

    The United Nations said on Friday it will investigate allegations that survivors of a deadly cyclone in Mozambique are being forced to have sex with community leaders for food.

    More than 1,000 people died and tens of thousands were forced from their homes when Cyclone Idai hammered Mozambique before moving inland to Malawi and Zimbabwe, in one of the worst climate-related disasters to hit the southern hemisphere.

    The U.N. pledge came a day after Human Rights Watch (HRW) published accounts of female survivors who said they were abused by local leaders and as a second powerful storm, Cyclone Kenneth, pounded the impoverished southeast African nation.

    “As with any report on sexual exploitation and abuse, we are acting swiftly to follow-up on these allegations, including with the relevant authorities,” the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (UNOCHA) said in a statement.

    “The U.N. has a zero tolerance policy on sexual exploitation and abuse. It is not, and never will be, acceptable for any person in a position of power to abuse the most vulnerable, let alone in their time of greatest need.”

    #abus_de_pouvoir #viols #abus_sexuels #Mozambique #catastrophe

    • et ce n’est pas tout #femmes #discrimination

      A local community leader in the town of Tica, Nhamatanda district, told Human Rights Watch that in some cases, where access by road is impossible, local community leaders are responsible for storing the food and distributing it to families on a weekly basis. She said that, “Because the food is not enough for everyone,” some local leaders have exploited the situation by charging people to include their names on the distribution lists.

      One aid worker said that the distribution list often contains only the names of male heads of households, and excludes families headed by women. “In some of the villages, women and their children have not seen any food for weeks,” she said. “They would do anything for food, including sleeping with men in charge of the food distribution.”

      Another aid worker said that her international organization had received reports of sexual abuse of women not only in their villages, but also in camps for internally displaced people. She said they were monitoring the situation and training people to raise awareness among women and to report any cases of sexual exploitation or abuse.

      https://www.hrw.org/news/2019/04/25/mozambique-cyclone-victims-forced-trade-sex-food

  • Pourquoi le #paludisme est-il à nouveau en hausse ? by Fredros Okumu - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/malaria-prevention-mosquito-nets-not-enough-by-fredros-okumu-2019-04/french

    ... malgré ses avantages, cette approche [utilisation de moustiquaires imprégnées, pulvérisation d’insecticide dans les foyers et traitements à base d’artémisinin] comporte un sérieux problème : elle a alimenté la montée en puissance d’une énorme #industrie de lutte contre le paludisme, qui est de plus en plus déconnectée de sa mission principale, consistant à maintenir les collectivités en bonne #santé.

    Les pays africains les plus touchés - Burkina Faso, Cameroun, République démocratique du Congo, Ghana, Mozambique, Niger, Nigeria et Ouganda, qui représentent ensemble 60 % de la charge mondiale du paludisme - importent régulièrement des moustiquaires, des insecticides et des médicaments préconisés par les acteurs de l’industrie. Pourtant le paludisme est à nouveau en hausse, avec un nombre de nouveaux cas dans 16 pays africains en hausse de plus de 100 000 entre 2016 et 2017, selon l’OMS. La « banalisation » de la lutte contre le paludisme a également contribué à l’appauvrissement de l’#expertise pratique sur le paludisme dans les pays endémiques.

  • Zimbabweans struggle to recover from Cyclone Idai | Steve Kretzmann and Ashraf Hendricks
    https://www.groundup.org.za/article/zimbabweans-struggle-recover-cyclone-idai

    On 15 March, Cyclone Idai slammed into the Chimanimani Mountains that form the border between Zimbabwe and Mozambique. Torrential rain and sustained winds of up to 190km per hour flattened the low-lying area between Beira in Mozambique and the Zimbabwean border. It set off landslides in the Zimbabwe highlands that have altered the landscape. Source: GroundUp

  • Végétal = ???? ?
    C’est un peu plus compliqué. Noix de cajou et agribusiness.

    Women in India pay the price for cashew nut demand as vegan diets rise | Metro News
    https://metro.co.uk/2019/04/04/women-india-pay-price-cashew-nut-demand-vegan-diets-rise-9110415

    Women who shell cashew nuts for as little as £2 a day are regularly left with agonising acid burns while trying to meet British demands for the snack, a new report has found.

    As vegetarian and vegan diets increase in the UK – whether for health, environmental or animal rights reasons – shoppers are said to be hoovering up nuts, eating 17,000 tonnes in 2016, a huge 35 per cent increase compared to 2012.

    But according to the Daily Mail, there is a human cost to producing the millions of cashews needed, which are predominantly shelled by hand in India, Brazil, Mozambique and Vietnam.

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6883233/Indian-cashew-processors-2-day-left-burns-shells-superfood-loved-vegans

    • Oui, ça nous renvoie à la ferme végane du bouquin Meat qui refusait de faire pâturer des moutons, passait la tondeuse et commandait des tonnes de tahin chaque année.

      En préfiguration, un billet sur...

      Le privilège végétarien

      Vu d’ailleurs, la propension des Européen·nes éduqué·es à manger végétarien ou végan ressemble à un caprice de riches. Cela fait longtemps que le végétarisme et ses avatars sont un critère de distinction sociale : les moines bouddhistes prétendent ne pas manger de viande (beaucoup, dans la péninsule sud-est asiatique, se contentent de ne pas manger d’animal tué à leur intention précise), tandis que les brahmanes, aussi pauvres seraient-ils (1), restent la caste supérieure, trop pure pour manger avec les personnes du commun, celles qu’aujourd’hui on appelle les « carnistes ». Aujourd’hui, chez nous, le véganisme évoque désormais les restaus à burgers végans du 11e arrondissement parisien, un truc à la mode qui en plus se paie le luxe d’être riche en valeurs : droit des animaux, protection de l’environnement… Rien à redire sur le plan moral (encore que) mais pour l’écologie, on repassera : l’agriculture biologique est la seule qui fasse la preuve de sa capacité à nous nourrir sans dégrader les sols et le climat, et elle repose sur les apports des animaux (2). Dans On achève bien les éleveurs, l’éleveur (et donc aussi cultivateur) Xavier Noulhianne rappelle l’idée en quelques phrases :

      « Dans la conception initiale de la bio il y a un lien entre la surface agricole et la quantité d’animaux qu’elle est capable de nourrir. On ne doit pas s’en écarter, ni dans un sens (trop d’animaux), ni dans l’autre (plus d’animaux). Ce n’est d’ailleurs pas un principe uniquement bio, c’est un principe qui court le long de l’histoire agricole et qui agit comme un antidote à l’industrialisation. Des engrais verts de temps en temps, oui, mais on ne peut pas faire sans les animaux. »

      J’invite donc les végans à être un peu conséquents et à refuser cette agriculture-là, qui correspond si peu à leurs valeurs. Et je referme cette parenthèse pour revenir aux rapports de classe qui se jouent dans le véganisme et la mode actuelle pour les produits végans. L’écologie est massivement investie par les classes aisées, renouvelant le mépris de classe, comme j’en partageais l’intuition dans Égologie et comme le montre Mathieu Adam dans une excellente enquête (3), et rendant cette valeur peu accessible, voire assez répugnante aux classes populaires pour qui c’est devenu un truc de bourges arrogant·es. Et cela malgré tout le potentiel de l’écologie sociale, celle qui a bien compris que la réduction des inégalités faisait partie de la solution pour baisser l’impact environnemental de toute une société. Le véganisme fonctionne un peu de la même manière, à convaincre des classes fières de leur rôle d’avant-garde éclairée, des militant·es aux hipsters et à ceux et celles qui les imitent, suscitant les sarcasmes et l’incompréhension des autres. Et cela bien qu’un régime végétarien bien composé soit le meilleur choix économique pour des familles pauvres, bien qu’un repas végan soit la meilleure option pour produire des repas collectifs bon marché et accessible à tou·tes, bien que tout le monde ait besoin d’une culture alimentaire (beaucoup) moins carnée et lactée.

      C’est un paradoxe assez énervant, de voir que les végans sont ceux et celles qui pourraient acheter des produits animaux d’origine bio et paysanne mais préfèrent les produits les plus répugnants de la boutique bio, ceux qui sont le plus transformés, produits le plus loin possible (tahin du Mali, lait de coco des Philippines, quinoa des Andes, baies de goji de l’Himalaya, noix de cajou d’Inde ou du Vietnam, etc.) et parfois tout simplement les plus dégueulasses (spéciale dédicace à l’une des marques de faux gras qui utilise comme ingrédient principal la levure – d’où le goût de… levure – tandis qu’une autre a la décence d’utiliser de la pâte de noix de cajou et de revenir ainsi au cas précédent). Ce mode de vie n’est-il pas celui d’enfants gâtés ? Le poulet industriel, les trucs à deux balles gras et sucrés, tout cela qui est le produit d’une agriculture basée sur la concentration animale et la monoculture végétale, avec tous les problèmes sanitaires et écologiques qu’on sait, a produit un monde d’abondance alimentaire. Mais le mode de vie végan qui domine le paysage est celui d’un monde de post-abondance repu de trop-plein et qui, deux générations après avoir connu le rationnement, se permet de refuser un tas d’ingrédients, un peu comme les enfants de vos potes qui font les difficiles. La plupart des végans, ceux et celles qui profitent d’un choix en matière alimentaire jamais vu auparavant, pratiquent moins la sobriété qu’une hyper-sélection permise par une hyper-abondance. (Les omnivores en profitent autant, et leur hyper-sélection peut porter sur le choix exclusif de filets ou de volaille à l’exception des autres viandes. C’est une abondance qui concerne tous les rayons.)

      Il m’est arrivé de faire valoir que beaucoup de peuples sur terre avaient une dépendance vitale aux apports des animaux et j’ai déjà entendu des réponses à la « qu’ils mangent de la brioche », c’est à dire des invitations à changer d’endroit, de manière de produire et de vivre… C’est déjà peu charitable pour les gens qui vivent en France dans des vallées de haute montagne, qui dépendent de l’élevage et dont le mode de vie contribue au peu de diversité régionale qu’il nous reste. Ça devient carrément indécent quand il s’agit d’Inuits, de Mongols ou de plein de monde sur terre qui peut mettre entre une heure et un jour pour gagner de quoi se payer un litre d’essence (« qu’ils mangent leur bicyclette ! »). Par exemple, dans un petit village jakun au milieu de la jungle malaise, tout le monde pratique l’élevage en ayant des poules, des chiens, des chats auxquels n’est témoignée aucune tendresse. Les chiens avertissent quand il y a des éléphants ou des sangliers pas loin, les poules mangent les surplus alimentaires qui sont perdus en l’absence de réfrigérateur, quant aux chats… je n’ai pas encore compris puisque les gens du coin ne caressent jamais leurs chats mais c’est peut-être pour cela que le village n’est pas infesté de rongeurs.

      Loin de l’idée que nous avons d’être des superprédateurs – ce qui est vrai en tant qu’espèce ! – ces villageois·es, à une heure et demie de route du premier supermarché, vivent des vies beaucoup plus précaires. Il y a vingt ans, l’arrière-grand-mère a été tuée par un tigre (on en voit encore à l’occasion) et une voisine a été piétinée par un éléphant. La tante est encore là pour raconter comment sa famille s’est jetée à coups de machette sur un ours qui les attaquait mais d’autres n’ont pas eu cette chance. Plus communément, les serpents mordent les paysan·nes qui dégagent des clairières, les sangliers viennent déterrer les racines de tapioca, les singes prennent la meilleur part des fruits et les éléphants saccagent les plantations quand les arbres sont encore jeunes : « Habiskan », ils n’ont plus rien laissé. Chaque nuit porte avec elle cette crainte. Les êtres humains sont aussi prédateurs : l’art de la sarbacane est encore maîtrisé même s’il est désormais interdit de tuer les singes, les villageois·es mangent des tortues et des grenouilles, tirent les faisans à la fronde, la saison des pluies intensifie leur chasse aux cervidés et aux sangliers, au piège ou à la lance, et toute l’année la rivière permet de se procurer du poisson. Ce sont de drôles de relations avec les animaux, bien plus riches que celles qui ont cours dans les pays où l’agriculture ne représente plus que 3 % des actifs et où nous ne sommes plus en contact qu’avec des chats et des chiens qui eux-mêmes ont peu de contacts avec leurs congénères.

      Ailleurs les relations sont plus variées et la puissance n’est pas toujours du même côté. Il n’est pas question d’utiliser ces exemples pour justifier la simple et bête prédation que les sociétés industrielles opèrent sur le monde animal – et végétal, et minéral ! – mais de montrer que les relations entre humains et autres animaux sont plus complexes que l’alternative simple entre prédation et protection que déploient les militant·es de la cause animale de manière un peu paternaliste. Les villageois·es eux-mêmes vont tous les mois faire leurs courses au supermarché, ramènent du poulet et des œufs qui sortent de l’usine ou se contentent d’anchois séchées quand leurs finances sont à sec. Comme nous, ils et elles deviennent alors les consommateurs et consommatrices de produits hors-sol et peut-être un jour seront-ils et elles tellement « avancé·es » qu’il pousseront un chariot végan ? Ce serait une sacrée perte qui viendrait consacrer la déforestation de la péninsule et l’administration du désastre.

      Je voudrais pour finir rappeler deux choses : beaucoup de personnes dans le monde se procurent des protéines comme elles peuvent et n’ont pas besoin des bons conseils de citadin·es incapables de faire pousser autre chose qu’un basilic. Et puisque notre impact environnemental suit de manière assez mécanique notre revenu, devinez qui pourrit le plus la planète, du couple de paysan·nes qui gagne un Smic pour deux dans la vallée ou de l’amateur de faux gras à 5 euros les 200 g de levure ? De la foodie qui court les restaus végans ou de la famille d’autochtones malaisien·nes qui est la première génération à profiter d’une relative abondance alimentaire ? C’est une des raisons pour lesquelles, avec mon revenu et mon statut, j’aurais honte de refuser les anchois séchées dans le plat de riz du matin.

      (1)Voir comment l’anthropologue omnivore et impur se voit privé de commensaux chez les brahmanes népalais dans Le Chemin des humbles, Rémi Bordes, « Terre humaine », Plon, 2017.
      (2) D’autres agricultures sont possibles, sans domestication animale, comme la forêt-jardin équatoriale qui n’a pas grand-chose de commun avec les contraintes (densité démographique, sols, climat) de nos agricultures. Les Achuar d’Amazonie (Ph. Descola), comme les Batek de Malaisie (K. et K. Endicott, Lye T.P.), pratiquent la chasse (ainsi que la capture récréative, pour ce qui concerne les premiers), notamment aux abords de leurs « jardins » qui servent également d’appât à gibier.
      (3) Mathieu Adam, « L’injonction aux comportements "durables", nouveau motif de production d’indésirabilité ».

    • . . . . .
      – Part des revenus d’exportation consacrés au remboursement de la dette

      L’Allemagne est autorisée à ne pas consacrer plus de 5 % de ses revenus d’exportation au paiement de la dette.

      En 2017, les pays en développement ont dû consacrer en moyenne 14 % de leurs revenus d’exportation au paiement de la dette [7]. Pour les pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, ce chiffre a atteint 23,5 % en 2017. Quelques exemples de pays incluant des PED et des économies européennes périphériques : en 2017, ce chiffre atteignait 13 % pour l’Angola, 36 % pour le Brésil, 15 % pour la Bosnie, 21 % pour la Bulgarie, 41,6 % pour la Colombie, 17 % pour la Côte d’Ivoire, 21 % pour l’Ethiopie, 28,6 % pour le Guatemala, 34 % pour l’Indonésie, 70 % pour le Liban, 14 % pour le Mexique, 20 % pour le Nicaragua, 22,8 % pour le Pakistan, 21 % pour le Pérou, 22 % pour la Roumanie et la Serbie, 17 % pour la Tunisie, 40 % pour la Turquie.

      – Taux d’intérêt sur la dette extérieure

      Dans le cas de l’accord de 1953 concernant l’Allemagne, le taux d’intérêt oscille entre 0 et 5 %.

      En revanche, dans le cas des PED, les taux d’intérêt ont été beaucoup plus élevés. Une grande majorité des contrats prévoient des taux variables à la hausse.

      Entre 1980 et 2000, pour l’ensemble des PED, le taux d’intérêt moyen a oscillé entre 4,8 et 9,1 % (entre 5,7 et 11,4 % dans le cas de l’Amérique latine et de la Caraïbe et même entre 6,6 et 11,9 % dans le cas du Brésil, entre 1980 et 2004). Ensuite, le taux d’intérêt a été historiquement bas pendant la période 2004 à 2015. Mais la situation a commencé à se dégrader depuis 2016-2017 car le taux d’intérêt croissant fixé par la FED (le taux directeur de la FED est passé de 0,25 % en 2015 à 2,25 % en novembre 2018) et les cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises étatsuniennes par Donald Trump entraînent un rapatriement de capitaux vers les États-Unis. Par ailleurs, les prix des matières premières ont eu une tendance à baisser ce qui diminue les revenus des pays en développement exportateurs de biens primaires et rend plus difficile le remboursement de la dette car celui-ci s’effectue principalement en dollars ou en d’autres monnaies fortes. En 2018, une nouvelle crise de la dette a touché directement des pays comme l’Argentine, le Venezuela, la Turquie, l’Indonésie, le Nigéria, le Mozambique, … De plus en plus de pays en développement doivent accepter des taux d’intérêt supérieurs à 7 %, voire à 10 %, pour pouvoir emprunter en 2019.

      – Monnaie dans laquelle la dette extérieure est remboursée

      L’Allemagne était autorisée à rembourser une partie de sa dette avec sa monnaie nationale.

      Aucun pays en développement n’est autorisé à faire de même sauf exception et pour des montants dérisoires. Tous les grands pays endettés doivent réaliser la totalité de leurs remboursements en devises fortes (dollar, euro, yens, franc suisse, livre sterling).

      – Clause de révision du contrat

      Dans le cas de l’Allemagne, l’accord établit la possibilité de suspendre les paiements pour en renégocier les conditions si survient un changement substantiel limitant la disponibilité des ressources.

      Dans le cas des contrats de prêts avec les PED, les créanciers imposent qu’il n’y ait pas de clause de ce type. Pire, en cas de difficulté des PED, les créanciers ont le droit de réclamer le paiement anticipé des sommes dues dans le futur.

      – Politique de substitution d’importation

      Dans l’accord sur la dette allemande, il est explicitement prévu que le pays puisse produire sur place ce qu’il importait auparavant.

      Par contre, la Banque mondiale, le FMI et les grandes puissances imposent aux PED de renoncer à produire sur place ce qu’ils pourraient importer.

      – Dons en devises (en cash)

      L’Allemagne, pourtant à l’origine de la deuxième guerre mondiale, a bénéficié de dons importants en devises dans le cadre du Plan Marshall et près celui-ci.

      Les PED dans leur ensemble, à qui les pays riches ont promis assistance et coopération, reçoivent une aumône sous forme de dons en devises. Alors que collectivement, ils remboursent plus de 500 milliards de dollars par an, ils reçoivent en cash nettement moins que 100 milliards de dollars.

      Incontestablement, le refus d’accorder aux PED endettés le même type de concessions qu’à l’Allemagne indique que les créanciers n’ont pas pour objectif le désendettement de ces pays. Bien au contraire, ces créanciers s’attachent à maintenir les PED dans un endettement structurel de manière à en tirer un revenu permanent maximal à travers le paiement des intérêts de leur dette, à leur imposer des politiques conformes aux intérêts des prêteurs et à s’assurer de la loyauté de ces pays au sein des institutions internationales.
      . . . . .

  • Le #Mozambique. Promesses de prospérité et instabilité – GeoStrategia
    https://www.geostrategia.fr/le-mozambique-promesses-de-prosperite-et-instabilite

    Cet article s’intéresse aux enjeux auxquels le Mozambique est confronté. La récente découverte de gisements d’hydrocarbures permet à ce pays d’envisager un développement économique rapide en devenant un champion énergétique du continent africain. Toutefois l’auteure nuance ce propos et rappelle que depuis 2013 une crise politico-militaire subsiste, marquée notamment par la déstabilisation islamiste au nord du pays.

  • #Pro-savana

    Vision

    Improve the livelihood of inhabitants of #Nacala_Corridor through inclusive and sustainable agricultural and regional development.

    Missions

    1. Improve and modernise agriculture to increase productivity and production, and diversify agricultural production.

    2. Create employment through agricultural investment and establishment of a supply chain.

    Objective

    Create new agricultural development models, taking into account the natural environment and socio-economic aspects, and seeking market-orientated agricultural/rural/regional development with a competitive edge.

    Principles of ProSAVANA

    1. ProSAVANA will be aligned with the vision and objectives of the national agricultural development strategy of Mozambique, the “Strategy Plan for the Agricultural Sector Development – 2011 – 2020 (PEDSA)”,

    2. ProSAVANA supports Mozambican farmers in order to contribute to poverty-reduction, food security and nutrition,

    3. Activities of ProSAVANA, in particular those involving the private sector, will be designed and implemented in accordance with Principles of Responsible Agricultural Investment (PRAI) and Voluntary Guidelines on the Responsible Governance of Tenure of Land, Fisheries and Forests,

    4. Ministry of Agriculture and Food Security of Mozambique (MASA) and Local Government, in collaboration with Japan International Cooperation Agency (JICA) and the Brazilian Cooperation Agency (ABC), will strengthen dialogue and involvement of civil society and other appropriate parties,

    5. Appropriate consideration will be given for mitigation of the environmental and social impacts, which might be provided through the activities under ProSAVANA.

    Approaches of ProSAVANA

    1. Incorporate the results of relevant studies on the natural conditions and socio-economic situations, to support the establishment of appropriate agricultural development models,

    2. Increase agricultural productivity and production through appropriate measures, including improvement of farming systems, access to agricultural extension services including techniques and quality/quantity of inputs, value chain system and expansion of farmland,

    3. Promote diversification of agricultural production, based on research results to increase profitability,

    4. Provide opportunities to change from subsistence agriculture into a sustainable agriculture, with respect given to the farmers´ sovereignty,

    5. Strengthen the capacity and the competitiveness of farmers and farmers’ organisations,

    6. Enhance the enabling environment to promote responsible investments and activities, aiming to establish a win-win relationship between small-scale farmers and agribusiness firms,

    7. Promote and strengthen local leading farmers to disseminate and scale-up development impacts,

    8. Establish regional agricultural clusters and develop value chain systems,

    9. Promote public and private partnership as one of the driving forces for inclusive and sustainable agricultural development.

    http://www.prosavana.gov.mz
    #Pro_savana #land_grabbing #terres #Mozambique #accaparement_de_terres

    ping @odilon

    Apparemment, le programme a été arrêté avant d’être implémenté.
    Programme qui avait été promu par #Lula

    • What Happened to the Biggest Land Grab in Africa? Searching for #ProSavana in Mozambique

      What if you threw a lavish party for foreign investors, and no one came? By all accounts, that is what’s happening in Mozambique’s Nacala Corridor, the intended site for Africa’s largest agricultural development scheme – or land grab, depending on your perspective.

      The ProSavana project, a Brazilian-and-Japanese-led development project, was supposed to be turning Mozambique’s fertile savannah lands in the north into an export zone, replicating Brazil’s success taming its own savannah – the cerrado – and transforming it into industrial mega-farms of soybeans. The vision, hatched in 2009, but only revealed to Mozambicans in 2013, called for 35 million hectares (nearly 100 million acres) of “underutilized” land to be converted by Brazilian agribusiness into soybean plantations for cheaper export to China and Japan.

      In my two weeks in Mozambique, including one week in the Nacala Corridor, I had a hard time finding evidence of any such transformation. It was easy, though, to find outrage at a plan seen by many in the region as a secret land grab. That resistance, which has evolved into a tri-national campaign in Japan, Brazil, and Mozambique to stop ProSavana, is one of the reasons the project is a currently a dud.

      The new face of South-South investment?

      I came to look at ProSavana because, out of all the large-scale projects I studied over the course of the last year, this one sounded almost plausible. It wasn’t started by some fly-by-night venture capitalist, growing a biofuel crop he’d never produced commercially for a market that barely existed. That’s what I saw in Tanzania, and such failed land grabs litter the African landscape.

      ProSavana at least knew its investors: Brazil’s agribusiness giants. The planners also knew their technology: Brazil’s soybeans, which had adapted to the harsh tropical conditions of Brazil’s cerrado. And they knew their market: Japan’s and China’s hog farms and their insatiable appetite for feed, generally made with soybeans. That was already more than a lot of these grand schemes had going for them.

      I was also compelled by the sheer scale of the project. When first announced, ProSavana was to encompass 35 million hectares of land, an area the size of North Carolina. That would have made it the largest land acquisition in Africa.

      ProSavana also interested me because it was not the usual neo-colonial megaproject promoted by the Global North. It was a projection of Brazil’s agro-export prowess. This was South-South investment, the new wave of development in a multipolar world. Wouldn’t Brazil do this differently, I wondered, with the kind of strong developmental focus that had characterized the country’s ascendance under the leadership of the left-leaning Workers’ Party?

      ProSavana’s premise was that the soil and climate in the Nacala Corridor of Mozambique were similar to those found in the cerrado, so technology could be easily adapted to tame a region inhospitable to agriculture.

      Someone should have gone there before they issued the press releases.

      It turns out that the two regions differ dramatically. The cerrado had poor soils, which technology was able to address. That’s also why it had few farmers, and those that were there could be moved by Brazil’s then-military dictatorship. The Nacala Corridor, by contrast, has good soils, which is precisely why it is the most densely-populated part of rural Mozambique. (If there are good lands, you can bet civilization has discovered them and is farming them.)

      Mozambique also has a democratic government, forged in an independence movement rooted in peasant farmers’ struggle for land rights. So the country has one of the stronger land laws in Africa, which grants use rights to farmers who have been farming land for ten years or more.

      The disconnect between the claims ProSavana was making to its investors and the reality of the situation reached almost laughable proportions. Agriculture Minister Jose Pacheco led sales visits to Mozambique, organized by Brazil’s Getulio Vargas Foundation, which had put together the agribusiness-friendly draft “Master Plan” that was leaked to Mozambican civil society organizations in March 2013. Brazil’s biggest farmers came looking for thousands of hectares of land, only to find three disappointments: they couldn’t own land in Mozambique; what land they could lease was by no means empty; and it was far from the ports, with no decent roads to transport their soybeans. Brazil’s soybean mega-farmers packed up their giant combines and went back to the cerrado, where there are still millions of hectares of undeveloped land.

      A kinder, gentler ProSavana

      There are a few large soybean farms in Gurue, producing for the domestic poultry industry; but nothing like the export boom promised by ProSavana. According to Americo Uaciquete of ProSavana’s Nampula office, Brazilian farmers came expecting 40,000 hectares free and clear. He told me no investor could expect that in the Nacala Corridor. The only foreign investors who will farm there, he said, are those willing to take 2,000 hectares and involve local farmers.

      To me, that sounded like a very quick surrender on the ProSavana battlefield. Couldn’t the Mozambican government open larger swaths of land?

      “Not without a gun,” Uaciquete said, clearly rejecting that path. “We are not going to impose the Brazilian model here.” He went on to describe ProSavana as a support program for small-scale farmers, based on its two non-investment components: research into improved locally adapted seeds, and extension services to improve productivity.

      In Maputo, the ProSavana Directorate did its best to polish up the new, development-friendly ProSavana. Jusimere Mourao, of Japan’s cooperation agency, had it down best. She lamented that ProSavana was “poorly timed” because its “announcement” (a leak) “coincided” with international concerns about land grabbing. Hmmm….

      After taking civil society concerns into account, she said, the program had issued a new “concept note” and the Master Plan is under revision. “Small and medium producers are the main beneficiaries of ProSavana,” she said. “We have no intention of promoting the taking of their land. It would be a crime.” It’s not about promoting foreign investment, she assured me; that is up to the Mozambican government.

      The turnaround was stunning, and welcome, if not quite believable. It certainly had not quieted the coalition calling for an end to ProSavana until farmers and civil society groups are consulted on the agricultural development plan for the Nacala Corridor.

      Luis Sitoe, Economic Adviser to the Minister of Agriculture, smirked when I told him I’d been in the region researching ProSavana. “Did you find anything?” For him, ProSavana had failed.

      But lest I think anything profound had been learned from that experience, he reassured me that the Mozambican government remains firmly committed to relying on large-scale foreign investment to address its agricultural underdevelopment.

      He pulled out a two-inch-thick binder to show me he was serious. It was the project proposal for the Lurio River Valley Development Project, a 200,000-hectare irrigation scheme right there in the northern Nacala Corridor. Was it part of ProSavana? Absolutely not. Had the communities been consulted on this ambitious project along the heavily populated river valley?

      “Absolutely not,” said Vicente Adriano, research director at UNAC, Mozambique’s national farmers’ union, which had just presented its own agricultural development plan, based on the country’s three million family farmers.

      The ProSavana directorate is still promising a new Master Plan for the project in early 2015. So it would be a mistake to think that ProSavana is dead. Large-scale land deals certainly aren’t, however they are branded. Investors may just be waiting for the Mozambican government to bring more to the table than just promotional brochures. Things like land, which turns out to be rather important for a successful land grab. In the Nacala Corridor, that land is anything but unoccupied.

      https://foodtank.com/news/2014/12/what-happened-to-the-biggest-land-grab-in-africa-searching-for-prosavana-i

  • Emmanuel Macron, une mort pendant les manifestations
    Les forces de l’ordre craignent par dessus tout deux jours au Tchad loin des « gilets jaunes »

    Indonésie, avec les « délogés » : « L’Hôtel c’est pour les vacances, pas pour vivre »
    A Marseille, le bilan du tsunami s’alourdit à plus de 280 morts

    Selon Trump, Eric Drouet, l’une des figures du mouvement des « gilets jaunes » va « éradiquer » le groupe Etat Islamique en Syrie
    Erodagn sera jugé le 5 juin

    A Lille, l’ancienne conseillère de Martin Aubry dans l’enfer de la dette
    Le Mozambique choisit le macronisme pour conquérir la ville

    Besoin de fuir la foule ? Emmanuel Macron deux jours au Tchad
    Cinq idées pour être seul au monde loin des gilets jaunes

    Il y a trente ans une enquête ouverte après une scène antisémite dans le métro parisien
    « Gilets jaunes », le monde a failli trouver un accord sur le climat.

    Des briques de lait contaminées par l’Etat
    Climat : la pétition réclamant un recours en justice contre les résidus de détergent recueilli 1,6 million de signatures.

    #de_la_dyslexie_créative

  • Quién es Edgar Peña, el venezolano que será el número 3 del Vaticano
    http://www.el-nacional.com/noticias/bbc-mundo/quien-edgar-pena-venezolano-que-sera-numero-del-vaticano_255759

    El tercer hombre más influyente de la Iglesia católica romana será a partir de este lunes 15 de octubre un religioso políglota, con 25 años de experiencia diplomática y nuncio en naciones de Asia y África.

    Y es venezolano.

    El papa Francisco nombró en agosto a monseñor Edgar Peña Parra como sustituto para asuntos generales de la Secretaría de Estado del Vaticano.

    Es el cargo más importante en el Vaticano luego del propio pontificado y la cancillería, liderada desde 2013 por el italiano Pietro Parolín, exnuncio en Venezuela durante el gobierno de Hugo Chávez.

    Peña tiene 58 años y reemplazará al italiano Angelo Becciu, nuevo cardenal.
    […]
    La curia describe a monseñor Peña Parra como un hombre inteligente, de trato amable y sensible a las causas de los pobres.

    La primera es su currículo: es licenciado en Filosofía y Teología, doctor en Derecho Canónico y especialista en Derecho Internacional de la Pontificia Universidad Gregoriana; habla español, inglés, francés, portugués, serbocroata, italiano, latín; y ha ejercido con éxito como nuncio apostólico en Pakistán y Mozambique.

    La segunda es simple: su gentilicio.

  • Premature Postcolonialists: the Afro-Asian Writers Association and Soviet Engagement with Africa | Lefteast
    http://www.criticatac.ro/lefteast/premature-postcolonialists-the-afro-asian-writers-association-and-soviet-

    In October 1958, over two hundred writers from Asia and the emerging African nations descended onto Tashkent, the capital of the Soviet Republic of Uzbekistan. Among the participants was W. E. B. Du Bois, who at age 90 had just flown in from Moscow (where he persuaded Nikita Khrushchev to found an Institute for the Study of Africa). Alongside leading Soviet writers and cultural bureaucrats, some of the major figures of the 1930s literary left outside of Europe or the Americas were in attendance: the Turkish modernist poet Nazim Hikmet and his Pakistani counterpart Faiz Ahmad Faiz, the Chinese novelist Mao Dun and Mulk Raj Anand. Though poorly known at the time, some of the younger delegates at that meeting would go on to become the leading literary figures of their countries: the Senegalese novelist-cum-filmmaker Sembene Ousmane, the Indonesian writer Pramoedya Toer, the poet and founder of Angola’s Communist Party Mario Pinto de Andrade, and the Mozambican poet and FRELIMO politician Marcelino dos Santos. By all accounts, Tashkent impressed visitors with its mixture of Western modernity and familiar “eastern-ness,”—an effect carefully curated by the Soviet hosts who sought to make it a showcase city for Third-World delegations.

    The gathering that brought all these writers together—the inaugural congress of what would later become known as the Afro-Asian Writers Association—represented the literary front of the Soviet Union’s return to the colonial question after a two-decade-long lapse. The Stalinist state’s geopolitical zigzags and the rumors, confirmed in Khrushchev’s 1956 Secret Speech, of oppressive practices at home had considerably dimmed the flame of the Russian Revolution by the mid-1950s. African and Asian intellectuals’ doubts over the Soviet state’s emancipatory promises were now partly made up by the resources of a world super-power, which interwar Soviet anti-imperialism had lacked. These resources exercised a powerful, if ambiguous, effect on black political life worldwide, resulting, on the one hand, in devastating proxy wars in Angola and Mozambique and, on the other, fueling emancipatory struggles against apartheid in South Africa and Jim Crowe in the US.1

    This article will be particularly interested in the cultural consequences of the Soviet engagement with the postcolonial world, namely, in its effect on African letters. As a heir to the literature-centrism of the revolutionary Russian intelligentsia of the late nineteenth century, the Soviet state, down to its very bureaucracy, believed in the capacity of literature to transform society and invested heavily in literary engagements even with societies very different from its own. By the reciprocal logic of the Cold War, the U.S. State Department and CIA, institutions not known as patrons of literature before or after the Cold War had to match those investments. The real beneficiaries of this competition were African writers, interest in whose work significantly increased, as well as readers in the first, second, and third worlds, who were given greater access to those writers.

  • The poachers and the treasures of the deep: diving for abalone in South Africa | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2018/aug/19/poachers-abalone-south-africa-seafood-divers

    Abalone is dried in clandestine cookhouses in South Africa before being sent to Hong Kong, usually via neighbouring African countries with laxer borders and no laws for policing the abalone trade. Trucks routinely cross into Namibia or Zimbabwe or Mozambique with abalone in false compartments or hidden among boxes of dried fruit. It is a bizarre supply chain, from the shores of South Africa to plates in China.

    In the last 25 years, according to Traffic, syndicates have exported more than 50,000 tonnes of the shellfish, equivalent to some 130 million abalone. The annual illicit catch exceeds 3,000 tonnes, averaging eight tonnes every single day. The legal catch, set by the South African government, is 30 times smaller.

    #trafic #braconnage #coquillages

  • La victoire des paysans sur les modèles de développement transnationaux au Mozambique.
    Article du monde diplomatique du mois de juin 2018

    Aujourd’hui, Wuacua est un village fantôme, entouré des plantations d’Agromoz. Des vigiles recrutés par l’entreprise ne laissent personne approcher. La terre est nue, dans l’attente d’être semée. Le contraste est frappant avec le paysage de Nakarari, où s’étendent de petites parcelles de haricots et de manioc, où poussent des manguiers et où des bandes d’enfants courent de tous côtés.