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  • L’Aquarius ne sauvera plus personne | Euronews
    https://fr.euronews.com/2018/12/07/l-aquarius-ne-sauvera-plus-personne

    L’Aquarius, le navire de secours en mer de Médecins sans frontières et de SOS Méditerranée, ne sauvera plus personne. Même si les deux ONG refusent de rester les bras croisés alors que des gens continuent de mourir en mer, elles se sont résignées à mettre un terme aux opérations de sauvetage de l’Aquarius, devenu le symbole de la crise politique autour de l’accueil des migrants.

    Privé de pavillon par Gibraltar puis par le Panama, le navire s’est retrouvé bloqué à Marseille début octobre dans l’attente d’un registre où s’inscrire. La semaine dernière Berne lui avait refusé le pavillon suisse malgré une pétition citoyenne.

    « Pour nous, il y a une combinaison de facteurs, ce procureur en Italie qui a demandé la saisie du bateau et notre recherche de pavillon nous ont amené à penser qu’il n’est plus possible de continuer avec ce bateau, mais cela ne veut pas dire que nous ne reviendrons pas avec un autre navire », a expliqué Karline Kleijer, responsable des urgences à MSF.

    • Flash Info – Sauver des vies sans l’Aquarius
      http://www.sosmediterranee.fr

      Chers amis,

      Ceci n’est pas un message comme les autres.

      Nous tenions à vous informer - le cœur lourd mais plein d’espoir - que nous avons décidé de mettre fin à l’affrètement de l’Aquarius, ce bateau citoyen qui a sauvé près de 30 000 vies en Méditerranée centrale grâce à votre soutien.

      Comme vous pouvez l’imaginer, cette décision a été extrêmement difficile à prendre pour les équipes de SOS MEDITERRANEE comme pour notre partenaire médical Médecins Sans Frontières. Après 34 mois d’opérations, ce navire est devenu un symbole pour toutes celles et ceux qui, comme vous, considèrent que porter assistance aux personnes en détresse en mer est un impératif légal et moral qui doit primer sur toute considération.

      Pourquoi une telle décision ?

      Suite aux multiples manœuvres politiques le privant par deux fois de son pavillon (Gibraltar puis Panama), l’Aquarius est à quai à Marseille dans l’impossibilité de repartir. Nous avons appris en début de semaine que la Suisse n’offrirait pas son pavillon au bateau malgré le soutien de nombreux citoyens que nous remercions chaleureusement.

      L’Aquarius doit aujourd’hui répondre à des accusations disproportionnées et infondées. Lundi 19 novembre, les autorités judiciaires italiennes ont demandé la mise sous séquestre du navire. A ce jour - à notre connaissance -, le juge italien n’a pas activé une demande de coopération avec la France pour la mise en exécution de cette demande, mais l’acharnement dont ce bateau est la cible rend très difficile son utilisation dans le cadre de notre mission à court et long terme, et nous contraint à nous en séparer.

      Nous continuons notre mission

      Cette nouvelle est certes difficile à accepter pour nous tous mais notre mission est de sauver des vies humaines. Nous ne pouvons pas accepter que l’on entrave notre action alors que, depuis le début de l’année, plus de 2 100 personnes sont mortes noyées en Méditerranée.

      Nous sommes déterminés à repartir en mer le plus rapidement possible. Notre équipe étudie sérieusement plusieurs propositions pour trouver un nouveau navire afin de poursuivre durablement nos opérations de sauvetage dès le début de l’année prochaine.

      C’est un nouveau défi que nous relèverons ensemble !

      Rappelez-vous, il y a plus de trois ans, vous étiez déjà des milliers à vous engager dans cette aventure collective à laquelle personne ne croyait : affréter un navire citoyen pour sauver des vies en haute mer. 34 mois plus tard, ce sont près de 30 000 hommes, femmes et enfants qui ont été sauvés de la noyade, dont 6 bébés nés à bord de ce navire, grâce à votre mobilisation ! Cet incroyable engagement est l’une de nos plus grandes forces.

      Portés par votre indéfectible soutien, nous sommes plus déterminés que jamais à prendre ce nouveau départ. C’est une promesse, nous repartirons bientôt sauver des vies !

      Tant que des êtres humains risqueront leur vie en mer nous continuerons. Tant que vous serez à nos côtés, renoncer ne sera jamais une option.

      Merci pour votre engagement,
      L’équipe de SOS MEDITERRANEE
      #TogetherForRescue


  • Projet de mon prochain patriarche sur l’or.
    Patriarche n°8 - El Dorado
    à partir de cette image

    “Bernard Otto Holtermann and the world’s largest ‘nugget’ of gold, North Sydney, ca. 1874-1876 / montage photograph by American and Australasian Photographic Company” The ‘nugget’ was found in Hill End, New South Wales by German prospector, Bernhard Otto Holtermannon 19th October 1872. More than half of the 630 lbs weight was pure gold, at that time having the value of 12,000 pounds ($24,000). Today, with gold worth say $1400 per ounce, the value today would be over $10 million. Three photographs were used to create this image of Holtermann, (supposedly holding the worlds’ largest accumulation of rock and gold ever brought to the surface in one piece). He was posed in the studio with his hand on a headclamp, the nugget was inserted and both placed on a photograph of the verandah of his mansion, built from the proceeds of his goldmine.[1]

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    Fiche wikipédia sur la montagne d’or
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_d%27or_(mine)


    Résultats de la coulée de boues (de cyanure) issue de la rupture de barrages de Bento Rodrigues en 2015
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    Projet Montagne d’or en Guyane : après la mine de Lefa en Guinée, Nordgold peut-il faire mieux ? - Outre-mer la 1ère
    https://la1ere.francetvinfo.fr/pojet-montagne-guyane-apres-mine-lefa-guinee-nordgold-peut-il-fa

    L’Etat doit se prononcer sur la réalisation de ce projet avant la fin de l’année. François de Rugy, le ministre de la Transition écologique a été interrogé à plusieurs reprises par la presse à ce sujet. Il a déclaré sur France Inter que « le projet ne pouvait pas être mené tel qu’il avait été envisagé ». A l’Assemblée nationale, le ministre a été plus loin en ajoutant « qu’il fallait le revoir de fond en comble ».

    Nordgold en Guinée
    En attendant la décision de l’Etat, deux journalistes du Monde et de France Inter se sont intéressés aux activités en Guinée du groupe russe Nordgold censé se charger de l’exploitation de la Montagne d’or en Guyane.

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    Le projet de Montagne d’or en Guyane va être revu pour obtenir le feu vert de l’Etat

    Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/07/montagne-d-or-nordgold-pret-a-revoir-son-projet-pour-obtenir-le-feu-vert-de-

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    Guyane française : la traque des orpailleurs clandestins
    https://www.youtube.com/watch?v=kRtFvKlC43w

    Cayenne : le nouveau far west français
    https://www.youtube.com/watch?v=SebdJ9FN-mc

    Chasseur de chercheur, l’or de Guyane
    https://www.youtube.com/watch?v=5geIRZZPWSc

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    Controverses géopolitiques 1A - Projet de la montagne d’or en Guyane
    https://www.youtube.com/watch?v=9qEeddqdPNA

    Mines en Guyane : le projet Montagne d’or "inacceptable" pour les autochtones
    https://www.youtube.com/watch?v=j5XaI65Hn-Y

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    mine d’or en Australie

    The ‘Super Pit’ is Australia’s largest open cut gold mine. It is 3.5 km long, 1.5 km wide and 350 m deep, and is large enough to be seen from space. It produces around 28 tonnes of gold per year, and they estimate it won’t reach the end of its life until 2021.

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    Mine de Yanacocha (Pérou)
    La plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Amérique du sud


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_de_Yanacocha

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    Cartographie

    Schéma structural de la Guyane française( C. Delor , 2004 )


    http://www.jump-voyage.com/carte-guyane-francaise/vacances-guyane

    http://sphaera.cartographie.ird.fr/images/telechargement/00756.pdf

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    Vers la structuration d’une filière aurifère « durable » ? Etude du cas de la Guyane française
    Jessica Oder

    L’objectif de cet article est de se demander si la filière aurifère légale en Guyane française peut servir les objectifs du développement durable. En effet, cette filière est en proie à des difficultés : alors que les cours de l’or sont en constante augmentation, le nombre d’opérateurs miniers diminue constamment, depuis près de sept ans. Ce paradoxe aurifère guyanais trouve ses origines dans la volonté étatique française d’organiser la filière et d’en faire un exemple en matière de « durabilité », volonté clairement exprimée à la suite du Grenelle de l’Environnement. Principalement élaboré à partir d’entretiens semi-directifs et d’archives, l’article a notamment cherché à analyser les principaux éléments de cette structuration, le schéma départemental d’orientation minière (SDOM), en cours d’adoption, et plusieurs initiatives destinées à améliorer les pratiques des opérateurs miniers qui sont majoritairement des artisans. Toutefois, cette évolution révèle des antagonismes entre les parties prenantes (collectivités territoriales, services de l’État, opérateurs miniers et environnementalistes). Ces derniers ont fait surface lors de l’affaire du Camp Caïman, impliquant la multinationale Iamgold, et pendant le processus d’élaboration du SDOM lui-même. Des problématiques connexes telles que les revendications locales de gestion de la ressource aurifère, mais aussi et surtout l’orpaillage illégal, dressent des perspectives d’avenir plutôt incertaines pour la filière aurifère.

    https://journals.openedition.org/echogeo/12587

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    #mad_meg #or

    • José-Maria de Heredia
      Les Conquérants de l’Or

      Après que Balboa menant son bon cheval
      Par les bois non frayés, droit, d’amont en aval,
      Eut, sur l’autre versant des Cordillères hautes,
      Foulé le chaud limon des insalubres côtes
      De l’Isthme qui partage avec ses monts géants
      La glauque immensité des deux grands Océans,
      Et qu’il eut, s’y jetant tout armé de la berge,
      Planté son étendard dans l’écume encor vierge,
      Tous les aventuriers, dont l’esprit s’enflamma,

      Rêvaient, en arrivant au port de Panama,
      De retrouver, espoir cupide et magnifique,
      Aux rivages dorés de la mer Pacifique,
      El Dorado promis qui fuyait devant eux,
      Et, mêlant avec l’or des songes monstrueux,
      De forcer jusqu’au fond de ces torrides zones
      L’âpre virginité des rudes Amazones
      Que n’avait pu dompter la race des héros,
      De renverser des dieux à têtes de taureaux
      Et de vaincre, vrais fils de leur ancêtre Hercule,
      Les peuples de l’Aurore et ceux du Crépuscule.

      Ils savaient que, bravant ces illustres périls,
      Ils atteindraient les bords où germent les béryls
      Et Doboyba qui comble, en ses riches ravines,
      Du vaste écroulement des temples en ruines,
      La nécropole d’or des princes de Zenu ;
      Et que, suivant toujours le chemin inconnu
      Des Indes, par delà les îles des Épices
      Et la terre où bouillonne au fond des précipices
      Sur un lit d’argent fin la Source de Santé,
      Ils verraient, se dressant en un ciel enchanté
      Jusqu’au zénith brûlé du feu des pierreries,
      Resplendir au soleil les vivantes féeries
      Des sierras d’émeraude et des pics de saphir
      Qui recèlent l’antique et fabuleux Ophir.

      Et quand Vasco Nuñez eut payé de sa tête
      L’orgueil d’avoir tenté cette grande conquête,
      Poursuivant après lui ce mirage éclatant,
      Malgré sa mort, la fleur des Cavaliers, portant
      Le pennon de Castille écartelé d’Autriche,
      Pénétra jusqu’au fond des bois de Côte-Riche
      À travers la montagne horrible, ou navigua
      Le long des noirs récifs qui cernent Veragua,
      Et vers l’Est atteignit, malgré de grands naufrages,
      Les bords où l’Orénoque, enflé par les orages,
      Inondant de sa vase un immense horizon,
      Sous le fiévreux éclat d’un ciel lourd de poison,
      Se jette dans la mer par ses cinquante bouches.

      Enfin cent compagnons, tous gens de bonnes souches,
      S’embarquèrent avec Pascual d’Andagoya
      Qui, poussant encor plus sa course, côtoya
      Le golfe où l’Océan Pacifique déferle,
      Mit le cap vers le Sud, doubla l’île de Perle,
      Et cingla devant lui toutes voiles dehors,
      Ayant ainsi, parmi les Conquérants d’alors,
      L’heur d’avoir le premier fendu les mers nouvelles
      Avec les éperons des lourdes caravelles.

      Mais quand, dix mois plus tard, malade et déconfit,
      Après avoir très loin navigué sans profit

      Vers cet El Dorado qui n’était qu’un vain mythe,
      Bravé cent fois la mort, dépassé la limite
      Du monde, ayant perdu quinze soldats sur vingt,
      Dans ses vaisseaux brisés Andagoya revint,
      Pedrarias d’Avila se mit fort en colère ;
      Et ceux qui, sur la foi du récit populaire,
      Hidalgos et routiers, s’étaient tous rassemblés
      Dans Panama, du coup demeurèrent troublés.

      Or les seigneurs, voyant qu’ils ne pouvaient plus guère
      Employer leur personne en actions de guerre,
      Partaient pour Mexico ; mais ceux qui, n’ayant rien,
      Étaient venus tenter aux plages de Darien,
      Désireux de tromper la misère importune,
      Ce que vaut un grand cœur à vaincre la fortune,
      S’entretenant à jeun des rêves les plus beaux,
      Restaient, l’épée oisive et la cape en lambeaux,
      Quoique tous bons marins ou vieux batteurs d’estrade,
      À regarder le flot moutonner dans la rade,
      En attendant qu’un chef hardi les commandât.
      II

      Deux ans étaient passés, lorsqu’un obscur soldat
      Qui fut depuis titré Marquis pour sa conquête,
      François Pizarre, osa présenter la requête
      D’armer un galion pour courir par-delà
      Puerto Pinas. Alors Pedrarias d’Avila
      Lui fit représenter qu’en cette conjoncture
      Il n’était pas prudent de tenter l’aventure
      Et ses dangers sans nombre et sans profit ; d’ailleurs,
      Qu’il ne lui plaisait point de voir que les meilleurs
      De tous ses gens de guerre, en entreprises folles,
      Prodiguassent le sang des veines espagnoles,
      Et que nul avant lui, de tant de Cavaliers,
      N’avait pu triompher des bois de mangliers

      Qui croisent sur ces bords leurs nœuds inextricables ;
      Que, la tempête ayant rompu vergues et câbles
      À leurs vaisseaux en vain si loin aventurés,
      Ils étaient revenus mourants, désemparés,
      Et trop heureux encor d’avoir sauvé la vie.

      Mais ce conseil ne fit qu’échauffer son envie.
      Si bien qu’avec Diego d’Almagro, par contrats,
      Ayant mis en commun leur fortune et leurs bras,
      Et don Fernan de Luque ayant fourni les sommes,
      En l’an mil et cinq cent vingt-quatre, avec cent hommes,
      Pizarre le premier, par un brumeux matin
      De novembre, montant un mauvais brigantin,
      Prit la mer, et lâchant au vent toute sa toile,
      Se fia bravement en son heureuse étoile.

      Mais tout sembla d’abord démentir son espoir.
      Le vent devint bourrasque, et jusqu’au ciel très noir
      La mer terrible, enflant ses houles couleur d’encre,
      Défonça les sabords, rompit les mâts et l’ancre,
      Et fit la triste nef plus rase qu’un radeau.
      Enfin après dix jours d’angoisse, manquant d’eau
      Et de vivres, sa troupe étant d’ailleurs fort lasse,
      Pizarre débarqua sur une côte basse.

      Au bord, les mangliers formaient un long treillis ;
      Plus haut, impénétrable et splendide fouillis

      De lianes en fleur et de vignes grimpantes,
      La berge s’élevait par d’insensibles pentes
      Vers la ligne lointaine et sombre des forêts.

      Et ce pays n’était qu’un très vaste marais.

      Il pleuvait. Les soldats, devenus frénétiques
      Par le harcèlement venimeux des moustiques
      Qui noircissaient le ciel de bourdonnants essaims,
      Foulaient avec horreur, en ces bas-fonds malsains,
      Des reptiles nouveaux et d’étranges insectes
      Ou voyaient émerger des lagunes infectes,
      Sur leur ventre écaillé se traînant d’un pied tors,
      Ces lézards monstrueux qu’on nomme alligators.
      Et quand venait la nuit, sur la terre trempée,
      Dans leurs manteaux, auprès de l’inutile épée,
      Lorsqu’ils s’étaient couchés, n’ayant pour aliment
      Que la racine amère ou le rouge piment,
      Sur le groupe endormi de ces chercheurs d’empires
      Flottait, crêpe vivant, le vol mou des vampires,
      Et ceux-là qu’ils marquaient de leurs baisers velus
      Dormaient d’un tel sommeil qu’ils ne s’éveillaient plus.

      C’est pourquoi les soldats, par force et par prière,
      Contraignirent leur chef à tourner en arrière,
      Et, malgré lui, disant un éternel adieu

      Au triste campement du port de Saint-Mathieu,
      Pizarre, par la mer nouvellement ouverte,
      Avec Bartolomé suivant la découverte,
      Sur un seul brigantin d’un faible tirant d’eau
      Repartit, et, doublant Punta de Pasado,
      Le bon pilote Ruiz eut la fortune insigne,
      Le premier des marins, d’avoir franchi la Ligne
      Et poussé plus au sud du monde occidental.

      La côte s’abaissait, et les bois de santal
      Exhalaient sur la mer leurs brises parfumées.
      De toutes parts montaient de légères fumées,
      Et les marins joyeux, accoudés aux haubans,
      Voyaient les fleuves luire en tortueux rubans
      À travers la campagne, et tout le long des plages
      Fuir des champs cultivés et passer des villages.

      Ensuite, ayant serré la côte de plus près,
      À leurs yeux étonnés parurent les forêts.

      Au pied des volcans morts, sous la zone des cendres,
      L’ébénier, le gayac et les durs palissandres,
      Jusques aux confins bleus des derniers horizons
      Roulant le flot obscur des vertes frondaisons,
      Variés de feuillage et variés d’essence,

      Déployaient la grandeur de leur magnificence ;
      Et du nord au midi, du levant au ponent,
      Couvrant tout le rivage et tout le continent,
      Partout où l’œil pouvait s’étendre, la ramure
      Se prolongeait avec un éternel murmure
      Pareil au bruit des mers. Seul, en ce cadre noir,
      Étincelait un lac, immobile miroir
      Où le soleil, plongeant au milieu de cette ombre,
      Faisait un grand trou d’or dans la verdure sombre.

      Sur le sable marneux, d’énormes caïmans
      Guettaient le tapir noir ou les roses flamants.
      Les majas argentés et les boas superbes
      Sous leurs pesants anneaux broyaient les hautes herbes,
      Ou, s’enroulant autour des troncs d’arbres pourris,
      Attendaient l’heure où vont boire les pécaris.
      Et sur les bords du lac horriblement fertile
      Où tout batracien pullule et tout reptile,
      Alors que le soleil décline, on pouvait voir
      Les fauves par troupeaux descendre à l’abreuvoir :
      Le puma, l’ocelot et les chats-tigres souples,
      Et le beau carnassier qui ne va que par couples
      Et qui par-dessus tous les félins est cité
      Pour sa grâce terrible et sa férocité,
      Le jaguar. Et partout dans l’air multicolore
      Flottait la végétale et la vivante flore ;

      Tandis que des cactus aux hampes d’aloès,
      Les perroquets divers et les kakatoès
      Et les aras, parmi d’assourdissants ramages,
      Lustraient au soleil clair leurs splendides plumages,
      Dans un pétillement d’ailes et de rayons,
      Les frêles oiseaux-mouche et les grands papillons,
      D’un vol vibrant, avec des jets de pierreries,
      Irradiaient autour des lianes fleuries.

      Plus loin, de toutes parts élancés, des halliers,
      Des gorges, des ravins, des taillis, par milliers,
      Pillant les monbins mûrs et les buissons d’icaques,
      Les singes de tout poil, ouistitis et macaques,
      Sakis noirs, capucins, trembleurs et carcajous
      Par les figuiers géants et les hauts acajous,
      Sautant de branche en branche ou pendus par leurs queues,
      Innombrables, de l’aube au soir, durant des lieues,
      Avec des gestes fous hurlant et gambadant,
      Tout le long de la mer les suivaient.

      Cependant,
      Poussé par une tiède et balsamique haleine,
      Le navire, doublant le cap de Sainte-Hélène,
      Glissa paisiblement dans le golfe d’azur
      Où, sous l’éclat d’un jour éternellement pur,
      La mer de Guayaquil, sans colère et sans lutte,

      Arrondissant au loin son immense volute,
      Frange les sables d’or d’une écume d’argent.

      Et l’horizon s’ouvrit magnifique et changeant.

      Les montagnes, dressant les neiges de leur crête,
      Coupaient le ciel foncé d’une brillante arête
      D’où s’élançaient tout droits au haut de l’éther bleu
      Le Prince du Tonnerre et le Seigneur du Feu :
      Le mont Chimborazo dont la sommité ronde,
      Dôme prodigieux sous qui la foudre gronde,
      Dépasse, gigantesque et formidable aussi,
      Le cône incandescent du vieux Cotopaxi.

      Attentif aux gabiers en vigie à la hune,
      Dans le pressentiment de sa haute fortune,
      Pizarre, sur le pont avec les Conquérants,
      Jetait sur ces splendeurs des yeux indifférents,
      Quand, soudain, au détour du dernier promontoire,
      L’équipage, poussant un long cri de victoire,
      Dans le repli du golfe où tremblent les reflets
      Des temples couverts d’or et des riches palais,
      Avec ses quais noircis d’une innombrable foule,
      Entre l’azur du ciel et celui de la houle,
      Au bord de l’Océan vit émerger Tumbez.

      Alors, se recordant ses compagnons tombés
      À ses côtés, ou morts de soif et de famine,
      Et voyant que le peu qui restait avait mine
      De gens plus disposés à se ravitailler
      Qu’à reprendre leur course, errer et batailler,
      Pizarre comprit bien que ce serait démence
      Que de s’aventurer dans cet empire immense ;
      Et jugeant sagement qu’en ce dernier effort
      Il fallait à tout prix qu’il restât le plus fort,
      Il prit langue parmi ces nations étranges,
      Rassembla beaucoup d’or par dons et par échanges,
      Et, gagnant Panama sur son vieux brigantin
      Plein des fruits de la terre et lourd de son butin,
      Il mouilla dans le port après trois ans de courses.
      Là, se trouvant à bout d’hommes et de ressources,
      Bien que fort malhabile aux manières des cours,
      Il résolut d’user d’un suprême recours
      Avant que de tenter sa dernière campagne,
      Et de Nombre de Dios s’embarqua pour l’Espagne.
      III

      Or, lorsqu’il toucha terre au port de San-Lucar,
      Il retrouva l’Espagne en allégresse, car
      L’Impératrice-Reine, en un jour très prospère,
      Comblant les vœux du prince et les désirs du père,
      Avait heureusement mis au monde l’Infant
      Don Philippe — que Dieu conserve triomphant !
      Et l’Empereur joyeux le fêtait dans Tolède.
      Là, Pizarre, accouru pour implorer son aide,
      Conta ses longs travaux et, ployant le genou,
      Lui fit en bon sujet hommage du Pérou.
      Puis ayant présenté, non sans quelque vergogne
      D’offrir si peu, de l’or, des laines de vigogne
      Et deux lamas vivants avec un alpaca,
      Il exposa ses droits. Don Carlos remarqua

      Ces moutons singuliers et de nouvelle espèce
      Dont la taille était haute et la toison épaisse ;
      Même, il daigna peser entre ses doigts royaux,
      Fort gracieusement, la lourdeur des joyaux ;
      Mais quand il dut traiter l’objet de la demande,
      Il répondit avec sa rudesse flamande :
      Qu’il trouvait, à son gré, que le vaillant Marquis
      Don Hernando Cortès avait assez conquis
      En subjuguant le vaste empire des Aztèques ;
      Et que lui-même ainsi que les saints Archevêques
      Et le Conseil étaient fermement résolus
      À ne rien entreprendre et ne protéger plus,
      Dans ses possessions des mers occidentales,
      Ceux qui s’entêteraient à ces courses fatales
      Où s’abîma jadis Diego de Nicuessa.
      Mais, à ce dernier mot, Pizarre se dressa
      Et lui dit : Que c’était chose qui scandalise
      Que d’ainsi rejeter du giron de l’Église,
      Pour quelques onces d’or, autant d’infortunés,
      Qui, dans l’idolâtrie et l’ignorance nés,
      Ne demandaient, voués au céleste anathème,
      Qu’à laver leurs péchés dans l’eau du saint baptême.
      Ensuite il lui peignit en termes éloquents
      La Cordillère énorme avec ses vieux volcans
      D’où le feu souverain, qui fait trembler la terre
      Et fondre le métal au creuset du cratère,
      Précipite le flux brûlant des laves d’or

      Que garde l’oiseau Rock qu’ils ont nommé condor.
      Il lui dit la nature enrichissant la fable ;
      D’innombrables torrents qui roulent dans leur sable
      Des pierres d’émeraude en guise de galets ;
      La chicha fermentant aux celliers des palais
      Dans des vases d’or pur pareils aux vastes jarres
      Où l’on conserve l’huile au fond des Alpujarres ;
      Les temples du Soleil couvrant tout le pays,
      Revêtus d’or, bordés de leurs champs de maïs
      Dont les épis sont d’or aussi bien que la tige
      Et que broutent, miracle à donner le vertige
      Et fait pour rendre même un Empereur pensif,
      Des moutons d’or avec leurs bergers d’or massif.

      Ce discours étonna Don Carlos, et l’Altesse,
      Daignant enfin peser avec la petitesse
      Des secours implorés l’honneur du résultat,
      Voulut que sans tarder Don François répétât,
      Par-devant Nosseigneurs du Grand Conseil, ses offres
      De dilater l’Église et de remplir les coffres.
      Après quoi, lui passant l’habit de chevalier
      De Saint-Jacque, il lui mit au cou son bon collier.
      Et Pizarre jura sur les saintes reliques
      Qu’il resterait fidèle aux rois Très-Catholiques,
      Et qu’il demeurerait le plus ferme soutien
      De l’Église Romaine et du beau nom chrétien.
      Puis l’Empereur dicta les augustes cédules

      Qui faisaient assavoir, même aux plus incrédules,
      Que, sauf les droits anciens des hoirs de l’Amiral,
      Don François Pizarro, lieutenant général
      De Son Altesse, était sans conteste et sans terme
      Seigneur de tous pays, îles et terre ferme,
      Qu’il avait découverts ou qu’il découvrirait.
      La minute étant lue et quand l’acte fut prêt
      À recevoir les seings au bas des protocoles,
      Pizarre, ayant jadis peu hanté les écoles,
      Car en Estremadure il gardait les pourceaux,
      Sur le vélin royal d’où pendaient les grands sceaux
      Fit sa croix, déclarant ne savoir pas écrire,
      Mais d’un ton si hautain que nul ne put en rire.
      Enfin, sur un carreau brodé, le bâton d’or
      Qui distingue l’Alcade et l’Alguazil Mayor
      Lui fut remis par Juan de Fonseca. La chose
      Ainsi dûment réglée et sa patente close,
      L’Adelantade, avant de reprendre la mer,
      Et bien qu’il n’en gardât qu’un souvenir amer,
      Visita ses parents dans Truxillo, leur ville,
      Puis, joyeux, s’embarqua du havre de Séville
      Avec les trois vaisseaux qu’il avait nolisés.
      Il reconnut Gomère, et les vents alizés,
      Gonflant d’un souffle frais leur voilure plus ronde,
      Entraînèrent ses nefs sur la route du monde
      Qui fit l’Espagne grande et Colomb immortel.
      IV

      Or donc, un mois plus tard, au pied du maître-autel,
      Dans Panama, le jour du noble Évangéliste
      Saint Jean, fray Juan Vargas lut au prône la liste
      De tous ceux qui montaient la nouvelle Armada
      Sous Don François Pizarre, et les recommanda.
      Puis, les deux chefs ayant entre eux rompu l’hostie,
      Voici de quelle sorte on fit la départie.

      Lorsque l’Adelantade eut de tous pris congé,
      Ce jour même, après vêpre, en tête du clergé,
      L’Évêque ayant béni l’armée avec la flotte,
      Don Bartolomé Ruiz, comme royal pilote,
      En pompeux apparat, tout vêtu de brocart,

      Le porte-voix au poing, montant au banc de quart,
      Commanda de rentrer l’ancre en la capitane
      Et de mettre la barre au vent de tramontane.
      Alors, parmi les pleurs, les cris et les adieux,
      Les soldats inquiets et les marins joyeux,
      Debout sur les haubans ou montés sur les vergues
      D’où flottait un pavois de drapeaux et d’exergues,
      Quand le coup de canon de partance roula,
      Entonnèrent en chœur l’Ave maris stella ;
      Et les vaisseaux, penchant leurs mâts aux mille flammes,
      Plongèrent à la fois dans l’écume des lames.

      La mer étant fort belle et le nord des plus frais,
      Leur voyage fut prompt, et sans souffrir d’arrêts
      Ou pour cause d’aiguade ou pour raison d’escale,
      Courant allègrement par la mer tropicale,
      Pizarre saluait avec un mâle orgueil,
      Comme d’anciens amis, chaque anse et chaque écueil.
      Bientôt il vit, vainqueur des courants et des calmes,
      Monter à l’horizon les verts bouquets de palmes
      Qui signalent de loin le golfe, et débarquant,
      Aux portes de Tumbez il vint planter son camp.
      Là, s’abouchant avec les Caciques des villes,
      Il apprit que l’horreur des discordes civiles
      Avait ensanglanté l’Empire du Soleil ;
      Que l’orgueilleux bâtard Atahuallpa, pareil
      À la foudre, rasant villes et territoires,

      Avait conquis, après de rapides victoires,
      Cuzco, nombril du monde, où les Rois, ses aïeux,
      Dieux eux-mêmes, siégeaient parmi les anciens Dieux,
      Et qu’il avait courbé sous le joug de l’épée
      La terre de Manco sur son frère usurpée.

      Aussitôt, s’éloignant de la côte à grands pas,
      À travers le désert sablonneux des pampas,
      Tout joyeux de mener au but ses vieilles bandes,
      Pizarre commença d’escalader les Andes.

      De plateaux en plateaux, de talus en talus,
      De l’aube au soir allant jusqu’à n’en pouvoir plus,
      Ils montaient, assaillis de funèbres présages.
      Rien n’animait l’ennui des mornes paysages.
      Seul, parfois, ils voyaient miroiter au lointain
      Dans sa vasque de pierre un lac couleur d’étain.
      Sous un ciel tour à tour glacial et torride,
      Harassés et tirant leurs chevaux par la bride,
      Ils plongeaient aux ravins ou grimpaient aux sommets ;
      La montagne semblait prolonger à jamais,
      Comme pour épuiser leur marche errante et lasse,
      Ses gorges de granit et ses crêtes de glace.
      Une étrange terreur planait sur la sierra
      Et plus d’un vieux routier dont le cœur se serra
      Pour la première fois y connut l’épouvante.
      La terre sous leurs pas, convulsive et mouvante,

      Avec un sourd fracas se fendait, et le vent,
      Au milieu des éclats de foudre, soulevant
      Des tourmentes de neige et des trombes de grêles,
      Se lamentait avec des voix surnaturelles.
      Et roidis, aveuglés, éperdus, les soldats,
      Cramponnés aux rebords à pic des quebradas,
      Sentaient sous leurs pieds lourds fuir le chemin qui glisse.
      Sur leurs fronts la montagne était abrupte et lisse,
      Et plus bas, ils voyaient, dans leurs lits trop étroits,
      Rebondissant le long des bruyantes parois,
      Aux pointes des rochers qu’un rouge éclair allume,
      Se briser les torrents en poussière d’écume.
      Le vertige, plus haut, les gagna. Leurs poumons
      Saignaient en aspirant l’air trop subtil des monts,
      Et le froid de la nuit gelait la triste troupe.
      Tandis que les chevaux, tournant en rond leur croupe,
      L’un sur l’autre appuyés, broutaient un chaume ras,
      Les soldats, violant les tombeaux Aymaras,
      En arrachaient les morts cousus dans leurs suaires
      Et faisaient de grands feux avec ces ossuaires.

      Pizarre seul n’était pas même fatigué.
      Après avoir passé vingt rivières à gué,
      Traversé des pays sans hameaux ni peuplade,
      Souffert le froid, la faim, et tenté l’escalade
      Des monts les plus affreux que l’homme ait mesurés,
      D’un regard, d’une voix et d’un geste assurés,

      Au cœur des moins hardis il soufflait son courage ;
      Car il voyait, terrible et somptueux mirage,
      Au feu de son désir briller Caxamarca.

      Enfin, cinq mois après le jour qu’il débarqua,
      Les pics de la sierra lui tenant lieu de phare,
      Il entra, les clairons sonnant tous leur fanfare,
      À grand bruit de tambours et la bannière au vent,
      Sur les derniers plateaux, et poussant en avant,
      Sans laisser aux soldats le temps de prendre haleine,
      En hâte, il dévala le chemin de la plaine.
      V

      Au nombre de cent six marchaient les gens de pied.
      L’histoire a dédaigné ces braves, mais il sied
      De nommer par leur nom, qu’il soit noble ou vulgaire,
      Tous ceux qui furent chefs en cette illustre guerre
      Et de dire la race et le poil des chevaux,
      Ne pouvant, au récit de leurs communs travaux,
      Ranger en même lieu que des bêtes de somme
      Ces vaillants serviteurs de tout bon gentilhomme.

      Voici. Soixante et deux cavaliers hidalgos
      Chevauchent, par le sang et la bravoure égaux,
      Autour des plis d’azur de la royale enseigne
      Où près du château d’or le pal de gueules saigne

      Et que brandit, suivant le chroniqueur Xerez,
      Le fougueux Gabriel de Rojas, l’alferez,
      Dont le pourpoint de cuir bordé de cannetilles
      Est gaufré du royal écu des deux Castilles,
      Et qui porte à sa toque en velours d’Aragon
      Un saint Michel d’argent terrassant le dragon.
      Sa main ferme retient ce fameux cheval pie
      Qui s’illustra depuis sous Carbajal l’Impie ;
      Cet andalou de race arabe, et mal dompté,
      Qui mâche en se cabrant son mors ensanglanté
      Et de son dur sabot fait jaillir l’étincelle,
      Peut dépasser, ayant son cavalier en selle,
      Le trait le plus vibrant que saurait décocher
      Du nerf le mieux tendu le plus vaillant archer.

      À l’entour de l’enseigne en bon ordre se groupe,
      Poudroyant au soleil, tout le gros de la troupe :
      C’est Juan de la Torre ; Cristobal Peralta,
      Dont la devise est fière : Ad summum per alta ;
      Le borgne Domingo de Serra-Luce ; Alonze
      De Molina, très brun sous son casque de bronze ;
      Et François de Cuellar, gentilhomme andalous,
      Qui chassait les Indiens comme on force des loups ;
      Et Mena qui, parmi les seigneurs de Valence,
      Était en haut renom pour manier la lance.
      Ils s’alignent, réglant le pas de leurs chevaux
      D’après le train suivi par leurs deux chefs rivaux,

      Del Barco qui, fameux chercheur de terres neuves,
      Avec Orellana descendit les grands fleuves,
      Et Juan de Salcedo qui, fils d’un noble sang,
      Quoique sans barbe encor, galope au premier rang.
      Sur un bravo étalon cap de more qui fume
      Et piaffe, en secouant son frein blanchi d’écume.

      Derrière, tout marris de marcher sur leurs pieds,
      Viennent les démontés et les estropiés.
      Juan Forès pique en vain d’un carreau d’arbalète
      Un vieux rouan fourbu qui bronche et qui halète ;
      Ribera l’accompagne, et laisse à l’abandon
      Errer distraitement la bride et le bridon
      Au col de son bai brun qui boite d’un air morne,
      S’étant, faute de fers, usé toute la corne.
      Avec ces pauvres gens marche don Pèdre Alcon,
      Lequel en son écu porte d’or au faucon
      De sable, grilleté, chaperonné de gueules ;
      Ce vieux seigneur jadis avait tourné les meules
      Dans Grenade, du temps qu’il était prisonnier
      Des mécréants. Ce fut un bon pertuisanier.

      Ainsi bien escortés, à l’amble de leurs deux mules
      Fort pacifiquement s’en vont les deux émules :
      Requelme, le premier, comme bon Contador,
      Reste silencieux, car le silence est d’or ;

      Quant au licencié Gil Tellez, le Notaire,
      Il dresse en son esprit le futur inventaire,
      Tout prêt à prélever, au taux juste et légal,
      La part des Cavaliers après le Quint Royal.

      Or, quelques fourrageurs restés sur les derrières,
      Pour rejoindre leurs rangs, malgré les fondrières,
      À leurs chevaux lancés ayant rendu la main,
      Et bravant le vertige et brûlant le chemin,
      Par la montagne à pic descendaient ventre à terre.
      Leur galop furieux fait un bruit de tonnerre.
      Les voici : bride aux dents, le sang aux éperons,
      Dans la foule effarée, au milieu des jurons,
      Du tumulte, des cris, des appels à l’Alcade,
      Ils débouchent. Le chef de cette cavalcade,
      Qui, d’aspect arrogant et vêtu de brocart,
      Tandis que son cheval fait un terrible écart,
      Salue Alvar de Paz qui devant lui se range,
      En balayant la terre avec sa plume orange,
      N’est autre que Fernan, l’aîné, le plus hautain
      Des Pizarre, suivi de Juan, et de Martin
      Qu’on dit d’Alcantara, leur frère par le ventre.
      Briceño qui, depuis, se fit clerc et fut chantre
      À Lima, n’étant pas très habile écuyer,
      Dans cette course folle a perdu l’étrier,
      Et, voyant ses amis déjà loin, se dépêche
      Et pique sa jument couleur de fleur de pêche.

      Le brave Antonio galope à son côté ;
      Il porte avec orgueil sa noble pauvreté,
      Car, s’il a pour tout bien l’épée et la rondache,
      Son cimier héraldique est ceint des feuilles d’ache
      Qui couronnent l’écu des ducs de Carrion.

      Ils passent, soulevant un poudreux tourbillon.

      À leurs cris, un seigneur, de ceux de l’avant-garde,
      S’arrête, et, retournant son cheval, les regarde.
      Il monte un genet blanc dont le caparaçon
      Est rouge, et pour mieux voir se penche sur l’arçon.
      C’est le futur vainqueur de Popayan. Sa taille
      Est faite pour vêtir le harnois de bataille.
      Beau comme un Galaor et fier comme un César,
      Il marche en tête, ayant pour nom Benalcazar.
      Près d’Oreste voici venir le bon Pylade :
      Très basané, le chef coiffé de la salade,
      Il rêve, enveloppé dans son large manteau ;
      C’est le vaillant soldat Hernando de Soto
      Qui, rude explorateur de la zone torride,
      Découvrira plus tard l’éclatante Floride
      Et le père des eaux, le vieux Meschacébé.
      Cet autre qui, casqué d’un morion bombé,
      Boucle au cuir du jambard la lourde pertuisane
      En flattant de la voix sa jument alezane,
      C’est l’aventurier grec Pedro de Candia,

      Lequel ayant brûlé dix villes, dédia,
      Pour expier ces feux, dix lampes à la Vierge.
      Il regarde, au sommet dangereux de la berge,
      Caracoler l’ardent Gonzalo Pizarro,
      Qui depuis, à Lima, par la main du bourreau,
      Ainsi que Carbajal, eut la tête branchée
      Sur le gibet, après qu’elle eut été tranchée
      Aux yeux des Cavaliers qui, séduits par son nom,
      Dans Cuzco révolté haussèrent son pennon.
      Mais lui, bien qu’à son roi déloyal et rebelle,
      Étant bon hidalgo, fit une mort très belle.

      À quelques pas, l’épée et le rosaire au flanc,
      Portant sur les longs plis de son vêtement blanc
      Un scapulaire noir par-dessus le cilice
      Dont il meurtrit sa chair et dompte sa malice,
      Chevauche saintement l’ennemi des faux dieux,
      Le très savant et très miséricordieux
      Moine dominicain fray Vincent de Valverde
      Qui, tremblant qu’à jamais leur âme ne se perde
      Et pour l’éternité ne brûle dans l’Enfer,
      Fit périr des milliers de païens par le fer
      Et les auto-da-fés et la hache et la corde,
      Confiant que Jésus, en sa miséricorde,
      Doux rémunérateur de son pieux dessein,
      Recevrait ces martyrs ignorants dans son sein.

      Enfin, les précédant de dix longueurs de vare,
      Et le premier de tous, marche François Pizarre.

      Sa cape, dont le vent a dérangé les plis,
      Laisse entrevoir la cotte et les brassards polis ;
      Car, seul parmi ces gens, pourtant de forte race,
      Qui tous avaient quitté l’acier pour la cuirasse
      De coton, il gardait, sous l’ardeur du Cancer,
      Sans en paraître las, son vêtement de fer.

      Son barbe cordouan, rétif, faisait des voltes
      Et hennissait ; et lui, châtiant ces révoltes,
      Laissait parfois sonner contre ses flancs trop prompts
      Les molettes d’argent de ses lourds éperons,
      Mais sans plus s’émouvoir qu’un cavalier de pierre,
      Immobile, et dardant de sa sombre paupière
      L’insoutenable éclat de ses yeux de gerfaut.

      Son cœur aussi portait l’armure sans défaut
      Qui sied aux conquérants, et, simple capitaine,
      Il caressait déjà dans son âme hautaine
      L’espoir vertigineux de faire, tôt ou tard,
      Un manteau d’Empereur des langes du bâtard.
      VI

      Ainsi précipitant leur rapide descente
      Par cette route étroite, encaissée et glissante,
      Depuis longtemps, suivant leur chef, et, sans broncher,
      Faisant rouler sous eux le sable et le rocher,
      Les hardis cavaliers couraient dans les ténèbres
      Des défilés en pente et des gorges funèbres
      Qu’éclairait par en haut un jour terne et douteux ;
      Lorsque, subitement, s’effondrant devant eux,
      La montagne s’ouvrit sur le ciel comme une arche
      Gigantesque, et, surpris au milieu de leur marche
      Et comme s’ils sortaient d’une noire prison,
      Dans leurs yeux aveuglés l’espace, l’horizon,

      L’immensité du vide et la grandeur du gouffre
      Se mêlèrent, abîme éblouissant. Le soufre,
      L’eau bouillante, la lave et les feux souterrains,
      Soulevant son échine et crevassant ses reins,
      Avaient ouvert, après des siècles de bataille,
      Au flanc du mont obscur cette splendide entaille.

      Et, la terre manquant sous eux, les Conquérants
      Sur la corniche étroite ayant serré leurs rangs,
      Chevaux et cavaliers brusquement firent halte.

      Les Andes étageaient leurs gradins de basalte,
      De porphyre, de grès, d’ardoise et de granit,
      Jusqu’à l’ultime assise où le roc qui finit
      Sous le linceul neigeux n’apparaît que par place.
      Plus haut, l’âpre forêt des aiguilles de glace
      Fait vibrer le ciel bleu par son scintillement ;
      On dirait d’un terrible et clair fourmillement
      De guerriers cuirassés d’argent, vêtus d’hermine,
      Qui campent aux confins du monde, et que domine
      De loin en loin, colosse incandescent et noir,
      Un volcan qui, dressé dans la splendeur du soir,
      Hausse, porte-étendard de l’hivernal cortège,
      Sa bannière de feu sur un peuple de neige.

      Mais tous fixaient leurs yeux sur les premiers gradins
      Où, près des cours d’eau chaude, au milieu des jardins,
      Ils avaient vu, dans l’or du couchant éclatantes,
      Blanchir à l’infini, les innombrables tentes
      De l’Inca, dont le vent enflait les pavillons ;
      Et de la solfatare en de tels tourbillons
      Montaient confusément d’épaisses fumerolles,
      Que dans cette vapeur, couverts de banderoles,
      La plaine, les coteaux et le premier versant
      De la montagne avaient un aspect très puissant.

      Et tous les Conquérants, dans un morne silence,
      Sur le col des chevaux laissant pendre la lance,
      Ayant considéré mélancoliquement
      Et le peu qu’ils étaient et ce grand armement,
      Pâlirent. Mais Pizarre, arrachant la bannière
      Des mains de Gabriel Rojas, d’une voix fière :
      Pour Don Carlos, mon maître, et dans son Nom Royal,
      Moi, François Pizarro, son serviteur loyal,
      En la forme requise et par-devant Notaire,
      Je prends possession de toute cette terre ;
      Et je prétends de plus que si quelque rival
      Osait y contredire, à pied comme à cheval,
      Je maintiendrai mon droit et laverai l’injure ;
      Et par mon saint patron, Don François, je le jure ! —

      Et ce disant, d’un bras furieux, dans le sol
      Qui frémit, il planta l’étendard espagnol
      Dont le vent des hauteurs qui soufflait par rafales
      Tordit superbement les franges triomphales.

      Cependant les soldats restaient silencieux,
      Éblouis par la pompe imposante des cieux.

      Car derrière eux, vers l’ouest, où sans fin se déroule
      Sur des sables lointains la Pacifique houle,
      En une brume d’or et de pourpre, linceul
      Rougi du sang d’un Dieu, sombrait l’antique Aïeul
      De Celui qui régnait sur ces tentes sans nombre.
      En face, la sierra se dressait haute et sombre.
      Mais quand l’astre royal dans les flots se noya,
      D’un seul coup, la montagne entière flamboya
      De la base au sommet, et les ombres des Andes,
      Gagnant Caxamarca, s’allongèrent plus grandes.
      Et tandis que la nuit, rasant d’abord le sol,
      De gradins en gradins haussait son large vol,
      La mourante clarté, fuyant de cime en cime,
      Fit resplendir enfin la crête plus sublime ;
      Mais l’ombre couvrit tout de son aile. Et voilà
      Que le dernier sommet des pics étincela,

      Puis s’éteignit.

      Alors, formidable, enflammée
      D’un haut pressentiment, tout entière, l’armée,
      Brandissant ses drapeaux sur l’occident vermeil,
      Salua d’un grand cri la chute du Soleil.

      https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Conqu%C3%A9rants_de_l%E2%80%99Or

    • Question @simplicissimus
      En cherchant l’ideogramme chinois pour l’or, j’ai trouvé un symbole de « triple or »

      https://fr.wiktionary.org/wiki/%E9%91%AB
      mais il n’y a pas de traduction ni définition pour ce signe. Gogol translate traduit par Xin et Xin veut dire nouveau, mais j’ai un doute.
      Est-ce que tu sait si un triple or fait un nouveau mot qui n’a pas de rapport direct à l’or ou est ce que ca veux dire qu’il y a trois fois plus d’or dans cet or ?

    • Merci @mad_meg de ta grande confiance en mes capacités ! et, surtout, merci de mobiliser ma curiosité qui ne demande que cela…

      Je ne suis pas sinisant, mais un peu de recherche en partant de ton idéogramme me donne des éléments de réponse. Apparemment, différents idéogrammes retranscrivent le même son, transcrit xīn (et parfois jīn, avec la même prononciation…, le trait horizontal, dont le nom typographique est un #macron est la marque du premier ton (haut et long dixit WP https://fr.wikipedia.org/wiki/Macron_(diacritique)#Transcription_du_chinois )

      cf. gg:translate (à l’écoute du robot qui prononce ces trois idéogrammes, je ne perçois pas vraiment de différence)
      https://translate.google.fr/#zh-CN/fr/金%0A鑫%0A新

      D’après Chine nouvelle et son dictionnaire (Xinhua, justement l’un des xin, comme pour Xin Jiang (ex-Sinkiang dans les transcriptions françaises anciennes)

      • 金 : or

      • 鑫 : ton « triple or », signifiant prospère (et pas d’autre info, si ce n’est que ce caractère est très utilisé pour les noms de commerce…)

      • 新 : nouveau

      Au passage, je trouve les articles de Chine nouvelle particulièrement bien faits… et tu peux apprendre à l’écrire (semble-t-il çar le lien demande une connexion à son compte gmail…)

      https://www.chine-nouvelle.com/outils/dictionnaire.html

    • De mon point de vue, un incontournable : L’Or de Blaise Cendrars

      L’Or (roman) — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Or_(roman)

      L’Or (sous-titré La Merveilleuse Histoire du général Johann August Suter) est un roman de Blaise Cendrars paru chez Grasset en 1925. C’est le premier roman publié par son auteur, connu jusqu’alors pour ses poèmes (Les Pâques à New York, la Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France) et ses collaborations avec les peintres dans les milieux d’avant-garde.

    • Merci @simplicissimus j’étais sur que tu saurais résoudre cette énigme du « triple or » j’avais vu en effet beaucoup de logos commerciaux avec ce signe. Pour L’Or de Cendras je l’avais lu dans ma jeunesse mais je m’en souviens pas très bien, je vais voir si je te retrouve dans mes livres pour m’y replongé car c’est le moment de m’y mettre vu ma thématique actuelle.
      Et merci aussi pour le lien vers les mines sauvages des indiens du venezuela. Je vais regarder ca de près, ainsi que ce macron que j’ai pas bien compris ce que c’est ^^

    • Sinon sur l’or ca me fait toujours pensé à ce passage du deuxième chant de Maldoror - je pense pas l’utilisé mais j’en profite pour le collé ici

      Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains et d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ; une fois à la bouche, on devine ce qu’il en faisait. Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !… jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. Il lui dévorait d’abord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien ; car, il croquait les os. Ainsi de suite, durant les autres heures de son éternité. Quelquefois il s’écriait : « Je vous ai créés ; donc j’ai le droit de faire de vous ce que je veux. Vous ne m’avez rien fait, je ne dis pas le contraire. Je vous fais souffrir, et c’est pour mon plaisir. » Et il reprenait son repas cruel, en remuant sa mâchoire inférieure, laquelle remuait sa barbe pleine de cervelle.

      https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chants_de_Maldoror/Chant_II

    • Encore une question pour @simplicissimus ou toute personne qui aurais des infos là dessus.
      Dans un interview sur la chaine Thinkerview mais je ne sais plus laquelle, le mec qui fait les entretiens dit que la Chine constituerait un stock d’or de manière à pouvoir étaloné le yuan sur l’or et prendre ainsi le dessus sur le dollar et faire du yuan la nouvelle monnaie de référence. J’en sais pas plus, mais si quelqu’un·e à des infos là dessus, ou sur cette rumeur, je suis prenneuse.
      Merci

      sur gogol j’ai trouver quelques infos de 2017 mais je sais pas ce que ca vaut
      https://www.loretlargent.info/crise/la-chine-adossera-le-yuan-%E5%85%83-a-l%E2%80%99or/7762
      https://www.businessbourse.com/2017/12/13/letalon-or-russo-chinois-signifie-fin-de-domination-dollar-americain
      https://medium.com/@Pierre_Paperon/alibaba-et-un-standard-mon%C3%A9taire-le-yuan-or-419b578c58d7
      https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/170917/le-brics-prepare-la-mise-en-place-dun-nouvel-etalon-or

    • Une histoire de la ruée vers l’or, en Californie, à partir de 1848
      https://www.youtube.com/watch?v=XKxVyBo9jek

      Effondrement minier survenu sur la mine d’Elura située à 600 km à l’ouest-nord-ouest de Sydney, qui exploitait un gisement découvert dans les années 1970. Les mineurs y extrayaient de l’or, de l’argent, de l’ilménite, du leucoxène (altération de l’ilménite1), du zircon, du cuivre, du zinc et du plomb. L’effondrement s’est heureusement produit peu après le retrait des mineurs (et du matériel de chantier).

    • Dans l’Aude, la vallée de l’Orbiel minée par une pollution à l’arsenic
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/12/05/dans-l-aude-la-vallee-de-l-orbiel-minee-par-une-pollution-a-l-arsenic_539270
      #paywall je vais voire si il y a d’autres sources sur ce sujet.

      https://www.lindependant.fr/2018/11/14/pollution-a-larsenic-dans-lorbiel-suite-aux-intemperies-trois-associati
      –—

      https://www.lindependant.fr/2014/08/02/cet-arsenic-qui-empoisonne-la-vie-de-la-vallee-de-l-orbiel,1914128.php

      La préfecture a reconduit le 8 juillet un arrêté de 1997 interdisant la mise sur le marché des légumes-feuilles, légumes-racines, de thym ou d’escargots issus de huit communes.

      Le triste rituel est reconduit, chaque année, à de rares exceptions près, depuis 1997. Le 8 juillet, le préfet de l’Aude Louis Le Franc a, comme ses prédécesseurs, signé l’arrêté « portant suspension de la mise sur le marché des légumes feuilles, des légumes racines, des poireaux cultivés, du thym et des escargots ramassés dans la vallée de l’Orbiel, de ses environs et du site industriel de Salsigne ».

      C’est, comme pour les arrêtés des années passées, à de multiples analyses effectuées de 1997 à 2007 sur les végétaux que se réfère la préfecture. Arsenic, plomb, cadmium, mercure, voilà les éléments dont des « concentrations supérieures aux teneurs au-delà desquelles la sécurité des populations ne peut être garantie » ont été détectées.

      De quoi justifier ces suspensions de mise sur le marché des carottes, navets, choux, épinards, salades, mâche, blette, céleris branches et autres poireaux « cultivés sur des parcelles inondables, irriguées ou arrosées par des eaux en provenance de l’Orbiel et de ses affluents » : Villanière, Villardonnel, Conques-sur-Orbiel, Salsigne, Lastours et Villalier sont visées. Même mesure, donc, pour le thym et les escargots, avec une liste de villages concernés à laquelle viennent se rajouter Fournes-Cabardès et Limousis.

      –-----
      La mine d’or de Salsigne est un des sites les plus pollué en France.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_d%27or_de_Salsigne


  • Le fisc peut-il croire à nos profils Facebook ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-fenetre-de-la-porte/la-fenetre-de-la-porte-13-novembre-2018

    Mais, à mon sens, les vraies questions sont ailleurs.

    Tout ça repose sur l’idée que ce que les gens versent dans les réseaux sociaux, c’est vraiment leur vie. Il suffit de les fréquenter un peu pour s’apercevoir que non. Pas vraiment… C’est la vie mise en scène. Concrètement, ça veut dire quoi : qu’on peut mentir sur la date d’une photo, sur qui y apparaît, et qu’on transforme vite une chaumière en château… C’est assez drôle parce que l’administration fiscale est habituée à débusquer des gens qui essaient de se faire passer pour moins riches qu’ils le sont. Là elle risque de devoir dénouer le problème inverse : être confrontée à des gens qui essaient de se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont. Le risque n’est-il pas de perdre beaucoup de temps ?

    Par ailleurs, je ne suis pas un pro de la fraude, mais je me pose une question : est-ce vraiment chez les gens qui s’affichent dans les réseaux sociaux qu’on va débusquer les gros fraudeurs ? Je dis ça parce qu’après l’affaire Cahuzac, l’administration fiscale a ouvert un guichet pour les fraudeurs qui voulaient régulariser leur situation. 36 000 dossiers ont été traités entre 2013 et fin 2017, 35 milliards d’euros cachés à l’étranger, 7,8 milliards de redressements fiscaux. Savez-vous quel était l’âge moyen du repenti ? 72 ans… Pas sûr qu’on les ait beaucoup vus s’afficher sur Instagram allongés en string sur leurs Porsche ceux-là… Et il me semble que les affaires de fraude ou d’évasion massive - révélées par exemple par les Panama Papers - n’ont rien à voir avec la différence entre un train de vie annoncé au fisc et train de vie réel : le problème est celui de montages financiers hyper complexes, de l’alliance entre banques et sociétés off-shore etc…

    #Médias_sociaux #Xavier_de_La_Porte #Fraude_Fiscale


  • #Venezuela: 97% de los venezolanos está insatisfecho con la economía
    http://www.el-nacional.com/noticias/politica/los-venezolanos-esta-insatisfecho-con-economia_259498

    La insatisfacción en la democracia, los altos niveles de corrupción y la crisis económica hacen de Venezuela el peor país evaluado en América Latina por sus ciudadanos, según el informe anual de Latinobarómetro, el cual muestra las percepciones de los habitantes de 18 naciones de la región sobre esos 3 aspectos.

    El estudio indica que 9 de cada 10 venezolanos afirman que en el último año ha aumentado la corrupción, lo que ubica al país en el primer puesto. Agrega que 65% de los consultados cree que el presidente y sus funcionarios están inmiscuidos en casos de corrupción, mientras que 64% considera que los parlamentarios de la Asamblea Nacional también han estado involucrados en hechos ilegales.

    Los casos de corrupción que se han destapado en América Latina ha sido uno de los factores que ha incidido negativamente en la visión de los ciudadanos sobre sus funcionarios, señala Latinobarómetro. Venezuela no escapa de ello, en los últimos años ha mostrado la confianza más baja en el gobierno, en 2018 este indicador se ubica en 24%. Lo cual influye en el clima democrático del país.

    ¿Diría que está muy satisfecho, más bien satisfecho, no muy satisfecho o nada satisfecho con el funcionamiento de la democracia en Venezuela?”. A la pregunta solo 12% respondió de manera positiva. El resto, 88%, está insatisfecho, lo que representa el peor índice desde 1995, según el registro de la ONG con sede en Chile.

    Venezuela es el país de la región que presenta una caída constante en el nivel de satisfacción democrática. Este año la medición está 10 puntos porcentuales por debajo de 2017, reporta el estudio financiado por el Banco Interamericano de Desarrollo, el Instituto de Integración de América Latina y el Banco de Desarrollo de América Latina, entre otros.

    El país alcanzó su máximo nivel de satisfacción en 2007 con 59%, en esa fecha se llevó a cabo el referéndum revocatorio para la reforma constitucional y ganó la opción “no”. Desde entonces, ese nivel se vino abajo, hasta ahora que comparte el primer lugar con Nicaragua, donde un tercio de la población asegura que no hay democracia.

    A pesar de que 37% de los entrevistados afirman que no viven en democracia, 75% apoya ese sistema. Sin embargo, ese respaldo cayó 3 puntos porcentuales con respecto al año pasado.

    El estudio añade que los venezolanos son los latinoamericanos menos satisfechos con la economía del país: 97% dice que no está a gusto, 3% responde que sí y para 1% la situación es buena.

    Venezuela se encuentra entre los primeros países, por debajo de México y Paraguay, con la peor expectativa económica: 3 de cada 10 habitantes muestran desesperanza en que la situación mejore. “Estos tres países han tenido elecciones presidenciales en 2018 y esta expectativa es la que tienen de los nuevos gobiernos”, indica.

    Las expectativas netas son positivas en toda la región a excepción de Venezuela, donde 14% de los consultados considera que el futuro económico es negativo. “Es la primera vez que registramos una expectativa económica futura negativa, indicando más bien el nivel de desesperanza del pueblo venezolano”.

    De las 18 naciones consultadas, Venezuela es el país con menor confianza en la Fuerza Armada y el segundo que desconfía de la policía, está por debajo de Panamá que el índice es cero.

    Se encuentra entre los 15 países de la región donde menos del tercio de la población confía en el Poder Judicial, solo 18% lo hacen. Ese índice se repite en el indicador de confianza en el Poder Electoral. También señala que es el país con mayor desconfianza en ONG y sindicatos con 23% y 14% respectivamente.

    La institución que tiene mayor credibilidad y confianza es la Iglesia. 7 de cada 10 venezolanos afirman que creen en las autoridades eclesiásticas.


  • [Rap] Olivier Besancenot - Diviser pour mieux régner (feat. Jo)
    https://www.youtube.com/watch?v=k6yeig34Y38

    Le premier acte de ce nouveau gouvernement, exécuté le jour même du remaniement, est un signal donné à toutes celles et ceux qui lui résistent. À l’évidence, en Macronie, mieux vaut être dans la cour de Jupiter que dans son opposition politique et sociale.

    https://npa2009.org/communique/perquisitions-le-deux-poids-deux-mesures-sauce-macron

    • Les paroles :

      Diviser pour mieux régner (#Olivier_Besancenot et Jo, 2018)
      https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-olivier-besancenot/paroles-divier-pour-mieux-regner.html

      [Olivier Besancenot]
      Les uns contre les autres ils nous dressent
      Nous stigmatisent nous oppressent
      En victimes ils voudraient que l’on pose
      S’attaquer aux effets jamais on cause
      Pouvoir non partagé
      Richesses non partagées
      8 milliardaires au sommet
      3 milliards et demi se font spolier

      Financiers n’est pas cagoulés
      Sponsors officiels de l’Élysée
      Place les pions sur l’échiquier
      Dans les media beaucoup de chiqué
      Dans vos ??? des manettes de billets
      Dans nos quartiers le mal-être par milliers
      On ne sait même plus à qui se fier
      En vrai pour Macron t’es qu’une planche à billets

      Et tu voudrais qu’on reste tranquille
      Après tout ça
      Qu’on ne mente pas, ne vole pas, ne triche pas
      Après tout ça
      Tu voudrais qu’on reste docile
      Après tout ça , tout ça
      Le carnage de tes lois

      Diviser c’est la technique pour mieux régner
      Diviser

      [Coluche]
      On est vachement balèze, pas tout mais y’a des trucs on est vachement balèze, y’ des trucs.. Ah si ! En politique on est vachement balèze, surtout en politique française. On est parmi les plus balèzes du monde.

      [Ous-D-Ous]
      On vit au quartier avec toutes les communautés.
      Mais être stigmatisés, c’est c’qu’on m’a écopé (?)
      Dans leur François t’es Charlie ou t’es dans l’néant

      [Ous-D-Ous]
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      [Ous-D-Ous]

      Si on traficotte c’est pour faire le plein d’blé
      Mener la grande vie squatter dans les soirées huppées
      A l’instar des flambeurs sur la Côte d’Azur
       ??? dans l’rouge car on a grandi à la dur
      Déboires, c’est là d’ssus qu’on a battu
      Pour nos mère la haute couture s’arrête aux rayons de Tati
      Archi d’accord qu’on doit monter en grade
      Mais j’s’rai pas c’porc de service de service qui pousse ses frères à la noyade
      Le panorama c’est pas l’Panama ou Singap’

      Et c’est pas des lingots d’or que cache le fond du sac
      Des mômes dans un système qui tourne pas rond
      Aucune loyauté c’est normal que le peuple soir marron
      Les manuels de l’ENA vous apprennent les bonnes moeurs
      Donneurs de l’çons pour les magouilles vous êtes les first
      Hé p’tit choisis bien tes amis dans la cour
      Squatte le premier rang et tu seras une Betancourt

      [Ous-D-Ous]
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      On vous enverrait tous au trou
      Dans nos rêves les plus fous
      C’est du matraquage fiscal, pas d’phobie qu’on crève nous
      Tôt l’matin on souffre pour l’économie
      Alors bafouer nos droits pour certains c’est une belle connerie
      Ni larme ni compassion on a la tête sous l’eau
      Et c’est pas un discours bobo qui nous fera sortir du flot
      C’est si facile de jacter dans sa villa cozy
      Vous détestez les pauvres, aimez qu’les riches, les stars aussi
      Ni taulards ni cancres on veut voir nos gosses finir en haut
      Enfants du monde, pas d’histoire de race pour nos marmots
      Radine parfois est la vie, c’est pas Disnyland
      Laissez tomber si vous êtes mous comme un fromage d’Hollande
      En froid avec le peuple arrive bientôt le tourbillon
      Même si faire tout beau tout neuf à priori c’est l’bon filon
      En soit racistes au fond d’leur âme alors ils veulent qu’on s’casse
      Les Roms, les musulmans c’est bizarre toujours la même valse

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      [Olivier Besancenot]
      Hé ouais 2017 on prend les mêmes et on r’commence
      Ecoute les parler tu verras l’visage de la finance
      Il est grand temps qu’on prenne nos propres affaires en main
      Qu’on se laisse plus représenter par ces politiciens
      Qui parlent en notre nom alors qu’ils ne connaissent pas nos vies
      Leurs promesses sont bidon et l’atmosphère devient pourrie
      Ils ne doutent de rien pourtant rien n’se passera comme prévu
      Car le système nous saigne pour des rebuts et corrompus
      C’est pas vraiment d’chef ou d’leader dont on est orphelin
      Simplement d’la conscience qu’on peut écrire notre destin

      #Musique #Musique_et_politique #Rap #France


  • Duc de Saint-Frippon

    Quand ton service abonnement te téléphone en pleine nuit pour te dire que les boîtes mails sont saturées de demandes de désabonnement

    Edwy Plenel
    ‏Compte certifié @edwyplenel

    En dix ans de révélations d’intérêt public, @Mediapart a subi des campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et, maintenant, Mélenchon. Décidément la presse libre et indépendante dérange. @Mediapart

    . . . . . .

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1053428210837438466


  • Une affaire d’évasion fiscale coûte 55 milliards d’euros aux Etats européens Cédric Guigon/gma - 18 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9928011-une-affaire-d-evasion-fiscale-coute-55-milliards-d-euros-aux-etats-europ

    Le quotidien français Le Monde, associé à 17 autres médias européens, révèle jeudi une gigantesque affaire d’évasion fiscale. La somme dérobée serait de 55 milliards d’euros en l’espace de quinze ans à plusieurs Etats européens.
    L’enquête internationale s’appelle « CumEx Files ». Contrairement à l’affaire des Panama Papers, il ne s’agit pas de paradis fiscaux mais de financiers, en bande organisée, qui opèrent sur les marchés par des échanges rapides et discrets d’actions de grandes entreprises cotées en Bourse.

    L’escroquerie aurait donc profité de la souplesse qu’offrent les marchés. A l’origine, l’enquête s’appuie sur une fuite de documents judiciaires en Allemagne. En 2015, une bande de #traders, de #banques et d’#avocats auraient mis en place un montage fiscal pour frauder l’administration du pays. La facture aurait coûté plus de 10 milliards d’euros au contribuable allemand.


    Taxe sur les dividendes
    La technique, baptisée « Cum Ex », consiste à duper les Etats européens, qui ont mis en place une taxe sur les dividendes des actionnaires.

    Le but est de transférer rapidement les actions entre différents propriétaires étrangers afin que les Etats européens peinent à en retrouver les véritables détenteurs, et rembourse ainsi plusieurs fois la taxe sur les dividendes.

    Banques dans le coup
    Traders, courtiers, fonds, avocats et mêmes banques, seraient alliés dans cette escroquerie. L’enquête des CumEx Files affirme que cinquante institutions financières parmi les plus grandes de la planète y auraient participé, à des degrés divers.

    Les établissements bancaires auraient été au courant et auraient même joué le jeu. Le directeur de l’administration fiscale allemande, cité par Le Monde, parle de « crime organisé ». Les banques françaises, contactées par le quotidien, ont démenti catégoriquement toute implication.

    La Suisse concernée
    Le schéma aurait été répliqué sous des formes similaires au #Danemark, en #Belgique, en #Autriche, en #Norvège et en #Suisse. L’enquête ne précise en revanche pas quels montants auraient été dérobés à la Confédération, ni si certaines banques seraient impliqués.

    La #France, les #Pays-Bas, l’#Espagne auraient également subis des préjudices.

    La fraude liée au CumEx serait la partie émergée d’un problème bien plus important et qui coûterait des milliards de francs aux Etats : l’arbitrage des dividendes. Une forme d’optimisation fiscale qui permettrait aux banques internationales d’éviter l’impôt sur les dividendes.

     #bourse #cac40 #dividendes #économie #finance #capitalisme #actionnaires #fiscalité #CumEx


  • Sri Lanka: Government Slow to Return Land. Create Consultative Process to End Military Occupation

    The Sri Lankan government has yet to fully restore civilian ownership of land and property nearly a decade since the end of the civil war in 2009, Human Rights Watch said in a report released today. Progress, particularly since the election of a new government in 2015, has been hindered by broad military claims of national security and the lack of a transparent process.

    The 80-page report, “‘Why Can’t We Go Home?’: Military Occupation of Land in Sri Lanka,” details security force occupation of land both during and after the armed conflict. It identifies the lack of transparency and due process, failure to map occupied land, inadequate support to affected people and communities, and prolonged delays in providing appropriate reparations for decades of loss and suffering. The military has also used some confiscated lands for commercial profit rather than national security and returned damaged or destroyed property to owners without compensation.

    “All those displaced during Sri Lanka’s brutal civil war are entitled to return to their homes,” said Meenakshi Ganguly, South Asia director. “Despite repeated pledges by the authorities, the military has been frustratingly slow to restore land to its rightful owners.”

    The report is based on over 100 interviews between August 2017 to May 2018 with members of affected communities, activists, local officials, and lawyers. It looks into cases of military occupation and land release in 20 areas in six districts, primarily in Sri Lanka’s north and east.

    The three-decade civil war in Sri Lanka ended with the decisive defeat of the separatist Liberation Tigers of Tamil Eelam (LTTE) in May 2009. Large areas, including those previously held by the LTTE in the north and east, came under military control. At the end of the war, some 300,000 people ended up in a military detention camp.

    While the administration of then-President Mahinda Rajapaksa released some land to its original owners, the military retained control over large areas for military but also non-military purposes, such as agriculture, tourism, and other commercial ventures.

    The new government, led by President Maithripala Sirisena, took some steps to release civilian land held by the security forces. At the United Nations Human Rights Council in October 2015, the government promised to address conflict-related issues, including returning land to its original owners. However, the government’s response has fallen far short of its promises. On October 4, 2018, the president ordered the state to release all civilian land by December 31, 2018.

    The military has also retained control of land it previously announced it would return. For instance, in April 2017, the navy responded to protests by displaced communities from the Mullikulam area in Mannar by announcing it would release 100 acres of the land that security forces had been occupying. More than a year later, people are still waiting.

    “Now there is no war,” said Francis Crooss, a village elder. “It’s now peacetime. So why can’t we go back home?”

    State agencies have exchanged properties without releasing the land to civilians. In Pallimunai in Mannar, land belonging to residents displaced since 1990 was occupied first by the army and then the police. At war’s end, the police promised to release their land and homes, but instead, the navy took control.

    “We’ve been made refugees in our own village,” said Helena Perera, one of the residents.

    All three major ethnic communities in the country – the Sinhalese, Tamils, and Muslims – are affected by military occupation of land in the north and east. However, the vast majority of cases impact the Tamil community.

    Human Rights Watch documented a number of cases in which properties were destroyed while held by the military after the war, including Hindu temples, churches, mosques, and Buddhist shrines.

    Government authorities have also carried out land grabs since the end of the war. In July 2010, the military forcibly evicted residents of Ragamwela, Panama, in southeastern Ampara district. In November 2011, 200 soldiers arrived in Ashraf Nagar village in Ampara district and demanded that all its occupants leave. In such cases, the security forces set up military camps or used the land for other purposes, including commercial use.

    The government’s failure to establish a uniform policy on resettlement remains a critical problem, Human Rights Watch said. Some displaced families did not receive proper resettlement assistance when they returned to formerly occupied lands. The government transferred others from displacement camps, but they then entered into other forms of displacement, such as living with friends and relatives, or moving to other camps closer to their original properties, which the military still occupied. Those resettled more than once were denied full resettlement assistance when their land was eventually released.

    A 70-year-old fisherman from Myliddy said his family had moved 24 times in 27 years until the military released his property in July 2017. But without resettlement assistance, he is severely in debt. “We hope the government will at least help us restart our lives this one last time,” he said.

    Partial releases pose particular problems for returnee communities. Military control of neighboring areas hinders access to services and jobs, and heightens fears of surveillance and harassment by soldiers.

    Establishing ownership of land where multiple displacements have occurred over decades is difficult, Human Rights Watch said. But instead of leaving it exclusively to the military, the government should urgently set up a transparent and consultative process, including displaced communities, to establish land claims and restore civilian ownership.

    “The government has adopted an arbitrary, piecemeal approach to land returns, which is fomenting deep distrust among communities wary that the military is still in charge,” Ganguly said. “It should address rights violations and provide remedies to end the distress of those who have long suffered because of the military’s occupation of land.”


    https://www.hrw.org/news/2018/10/09/sri-lanka-government-slow-return-land
    #terre #Sri-Lanka #guerre #conflit #occupation #occupation_militaire #retour #rapport #IDPs #déplacés_internes #réfugiés #restitution_des_terres

    Lien vers le rapport:
    https://www.hrw.org/report/2018/10/09/why-cant-we-go-home/military-occupation-land-sri-lanka


  • Pétition | Un pavillon suisse pour l’Aquarius
    https://asile.ch/2018/10/08/petition-un-pavillon-suisse-pour-laquarius

    Une pétition citoyenne a été lancée pour que la Suisse donne son pavillon à l’Aquarius, navire de sauvetage en mer Méditerranée opéré par SOS Méditerranée et MSF. Après Gibraltar, c’est le Panama qui a décidé de lui retirer son pavillon. Le navire, bloqué à quai à Marseille, se retrouve donc sans drapeau et ne peut […]


  • How mapmakers help indigenous people defend their lands
    https://www.nationalgeographic.com/culture-exploration/2018/10/indigenous-cultures-mapping-projects-reclaim-lands-columbus

    One early project in the 1990s focused on the remote Darién region of Panama. Official maps of the area contained little detail—the persistent cloud cover and dense rainforest canopy were impenetrable to the satellite imagery and aerial photos that government cartographers used to make their maps. But to the three main indigenous groups in the region, Emberá, the Wounaan, and the Guna, the land was filled with landmarks.

    The organization’s approach was simple: ask indigenous people to draw detailed maps of their lands, and then get professional cartographers to incorporate this information into modern, geographically accurate maps.

    To map the Darién, indigenous leaders selected men from communities in the region to act as surveyors. The surveyors then set out by bus, by canoe, or on foot, armed with pencils, pens, and blank sheets of manila paper to sketch the local waterways and other landmarks. In collaboration with villagers and their leaders they carefully drew maps that included things of importance to their communities that wouldn’t typically appear on government maps, like hunting and fishing grounds, or places where firewood, fruit, or medicine were gathered. They often chose to leave out cemeteries and sacred sites, preferring to keep that knowledge within their communities. The quality of these maps varies considerably, but the best of them are works of art, Chapin says (see below).

    #cartographie #cartographie_participative #territoire #peuples_autochtones


  • Latin American and Caribbean countries sign historic treaty giving environmental rights the same status as human rights | UN Environment
    https://www.unenvironment.org/news-and-stories/story/latin-american-and-caribbean-countries-sign-historic-treaty-giving

    Within 24 hours of its opening, fourteen nations signed the Escazú Agreement; with one more signing the next day. This treaty enacts binding provisions for States to equip their citizens with information, judicial corrections and spaces for public participation in environmental matters concerning them. The Escazú Agreement’s official name is the Regional Agreement on Access to Information, Public Participation and Justice in Environmental Matters.

    “The fact that fourteen countries have already signed today is extraordinary” stated Epsy Campbell Barr, the Vice President of Costa Rica.

    The agreement is not only the first environmental treaty for the Latin America and Caribbean region. It is also:

    At the forefront of environmental democracy with only one other regional treaty on environmental democracy: Europe’s Aarhus Convention
    The only treaty to have emerged from Rio+20
    The first time a legal agreement includes an Article on environmental human rights defenders (Article 9)

    The Latin America and Caribbean region is home to numerous multifaceted conflicts involving communities opposing business and government interest that threaten their environment,livelihoods and ancestral lands. Global Witness reports that Latin America and the Caribbean has consistently the highest number of murders of environmental defenders in the world. [...]

    In an emotional ceremony at United Nations Headquarters in New York on 27 September 2018, Heads of State and ministers from the following countries signed the Agreement: Antigua and Barbuda, Argentina, Brazil, Costa Rica, Ecuador, Guatemala, Guyana, Mexico, Panama, Peru, Saint Lucia and Uruguay. The Dominican Republic and Haiti added their signatures to the legal instrument later the same day and Paraguay signed on the following day.

    #traité #environnement #Amérique_latine #Caraïbes


  • Techniques. Ré-évaluation. A qui profitait la violence ?
    (Interpersonal violence at Playa Venado, Panama (550-850 AD) : a reevaluation of the evidence). Latin American Antiquity.

    Enterré vivant. Boucherie. Décapité. Mutilé. Tué. L’archéologue Samuel K. Lothrop n’a pas obscurci le tableau en décrivant ce qu’il pensait être arrivé aux 220 corps que son expédition avait trouvés sur le site de Playa Venado au Panama en 1951. Le seul problème est que Lothrop s’est probablement trompé. Une nouvelle évaluation des vestiges du site par des archéologues du Smithsonian n’a révélé aucun signe de traumatisme au moment de la mort ou presque. Le lieu de sépulture raconte probablement une histoire plus nuancée culturellement.

    (...)

    Les interprétations erronées de Lothrop sont probablement dues à l’ère de « l’archéologie romantique », des méthodes sous-développées pour les études mortuaires et les lectures littérales par les espagnols des contes des peuples autochtones après un contact européen.

    « Nous réalisons maintenant que beaucoup de ces chroniqueurs espagnols étaient motivés à montrer les populations indigènes rencontrées comme » non civilisées « et ayant besoin de conquérir », a déclaré Smith-Guzmán, ajoutant que de nombreux récits de sacrifices et de cannibalisme n’ont pas été confirmés.

    (...)

    « Plutôt qu’un exemple de mort violente et de déposition imprudente, Playa Venado présente un exemple de la façon dont les sociétés précolombiennes de la région isthmo-colombienne ont montré du respect et du souci pour leurs proches après la mort. »

    Le problème c’est que

    l’article de Lothrop publié en 1954, « Le suicide, le sacrifice et les mutilations dans les sépultures à Venado Beach, au Panama », a marqué les annales de l’archéologie panaméenne. Il a été cité plus de 35 fois comme preuve de violence, de cannibalisme ou de décapitation de trophées. Certains auteurs ont utilisé l’article pour suggérer que Playa Venado est un lieu de sépulture de masse ou une manifestation de conflit.

    Pour la défense de Lothrop, qui était archéologue au musée d’archéologie et d’enthologie de l’université de Harvard, la bioarchéologie (étude des restes humains issus de contextes archéologiques) n’a existé qu’en tant que sous-discipline deux décennies après sa conclusion à Playa Venado. Les praticiens d’aujourd’hui bénéficient également des méthodes développées dans les années 1980 et 1990.

    (...)

    À l’examen, Smith-Guzmán n’a trouvé que des plaies qui montraient des signes de guérison bien avant que les individus ne décèdent, notamment des coups à la tête et un pouce disloqué. Lothrop a probablement expliqué la présence de divers os cassés et de restes désarticulés en raison des processus normaux de décomposition et d’enfouissement secondaire des restes, qui auraient une pratique commune de vénération des ancêtres au Panama précolombien.

    (...)

    « Le positionnement uniforme de l’enterrement et l’absence de traumatisme périphérique (au moment de la mort) sont en contradiction avec l’interprétation de Lothrop sur la mort violente sur le site », a déclaré Smith-Guzmán. dans le cadre de l’enquête. « Les taux de traumatisme sont généralement faibles et la bouche ouverte des squelettes notés s’explique plus facilement par un relâchement musculaire normal après la mort et la pourriture. »

    #Méthodes
    #Nicole_E._Smith-Guzmán #Richard_G._Cooke

    2018; 1 DOI: 10.1017/laq.2018.48

    Pre-Columbian burials | Smithsonian Tropical Research Institute
    https://stri.si.edu/story/pre-columbian-burials


  • UN Human Rights Council passes a resolution adopting the peasant rights declaration in Geneva - Via Campesina
    https://viacampesina.org/en/un-human-rights-council-passes-a-resolution-adopting-the-peasant-right

    Seventeen years of long and arduous negotiations later, peasants and other people working in rural areas are only a step away from having a UN Declaration that could defend and protect their rights to land, seeds, biodiversity, local markets and a lot more.

    On Friday, 28 September, in a commendable show of solidarity and political will, member nations of United Nations Human Rights Council passed a resolution concluding the UN Declaration for the Rights of Peasants and Other People Working in Rural Areas. The resolution was passed with 33 votes in favour, 11 abstentions and 3 against. [1]

    Contre : Australie, Hongrie et Royaume-Uni

    In favour: Afghanistan, Angola, Burundi, Chile, China, Cote d’Ivoire, Cuba, Democratic Republic of Congo, Ecuador, Egypt, Ethiopia, Iraq, Kenya, Kyrgyzstan, Mexico, Mongolia, Nepal, Nigeria, Pakistan, Panama, Peru, Philippines, Qatar, Rwanda, Saudi Arabia, Senegal, South Africa, Switzerland, Togo, Tunisia, Ukraine, United Arab Emirates, Venezuela

    Abstention: Belgium, Brazil, Croatia, Georgia, Germany, Iceland, Japan, Republic of Korea, Slovakia, Slovenia, Spain

    https://viacampesina.org/en/wp-content/uploads/sites/2/2011/03/Declaration-of-rights-of-peasants-2009.pdf

    #droit_des_paysan·nes



  • Venezuela : invasion ou pas invasion ?
    #Remember_Panamá

    ¿Nos invadirán, no nos invadirán ?
    http://www.el-nacional.com/noticias/columnista/nos-invadiran-nos-invadiran_252909

    El presidente de Estados Unidos, Donald Trump, hablará en la próxima sesión de la Asamblea General de la ONU y allí tocará el tema Venezuela. Sin duda será un discurso duro y muy probablemente dicte sentencia de muerte contra la dictadura de Nicolás Maduro, que no otra cosa significaría que la catalogase como una amenaza para Estados Unidos, pues así comenzó el desenlace de la dictadura de Manuel Noriega en Panamá.

    Me atrevo a vaticinar que pronto se producirá una imputación formal de la Fiscalía de Estados Unidos por lo menos contra Diosdado Cabello por una cadena de delitos relacionados con el narcotráfico y se dictará su detención, si no es que ya ha ocurrido y se mantiene bajo secreto (sellada), lo cual es permisible en el proceso penal (Federal Rules of Criminal Procedure) que estipula la denuncia ante un Gran Jurado como punto de inicio, en el que se determina si hay causa probable y en caso positivo este formaliza acusación (Indictment) y se ordena la detención. Así ocurrió, por ejemplo, con el caso de los sobrinos Flores. No es imposible que en tal caso también se incluya a Maduro, Padrino y otros, y allí estará no solo la justificación legal sino la obligación de buscarlos para llevarlos ante un tribunal federal.

    Dos más dos siguen siendo cuatro
    Recordemos que los más altos funcionarios del gobierno estadounidense han estado denunciando las actividades ilícitas de Maduro y de Cabello. El lenguaje de Trump al respecto es cada vez más duro; la embajadora ante las Naciones Unidas, Nikki Haley, ha declarado que el pueblo de Venezuela “es víctima de un narcoestado criminal” y que “para la seguridad de todos los pueblos de América Latina es hora de que Maduro se vaya”. Mike Pompeo, secretario de Estado, también ha estado haciendo alusiones y hasta anuncios indicativos de que algo fuerte ocurrirá. Trump no ha escatimado señalamientos contra el régimen, lo tiene entre ceja y ceja. Y si seguimos en las matemáticas tenemos que sumar el hecho de la significativa abstención de Estados Unidos y Colombia a firmar el comunicado del Grupo de Lima negando la posibilidad de una salida distinta a la negociación.

    Otros detalles
    Aquí en Miami tengo un buen amigo que hace política y que es también amigo del senador Marco Rubio. Meses atrás le pedí que fuéramos a hablar con él sobre la necesidad de una intervención militar. Mi amigo me respondió: “Ni se te ocurra, ¡en esa oficina está prohibido hasta hablar de ese tema!”, y de repente el senador aparece hablando sobre la amenaza a la seguridad de la región que implica el régimen madurista y que “las circunstancias han cambiado” a favor de la opción militar.

    Qué ganaría Trump
    En Estados Unidos está próximo un proceso electoral para formar el Congreso, que implica un juzgamiento a la mitad del período presidencial. Una actuación de rescate de Venezuela será factor decisivo para conquistar el cada vez más grande mercado del voto latino.

    Remember Panamá
    En el mes de mayo de 1988 la Fiscalía de Estados Unidos presentó una denuncia contra el general Manuel Antonio Noriega, a la postre jefe del gobierno de Panamá, ante la Corte del Distrito Sur de Miami bajo cargos de narcotráfico y lavado de dinero. Se convocó a un jurado, que decidió formalizar acusación y ordenar la detención para llevarlo a juicio, todo lo cual se mantuvo en secreto, o sellado, que es como se le denomina en las reglas procesales, como antes dijimos. Con base en tal actuación judicial el presidente de Estados Unidos, George W. Bush, ordenó la operación denominada “Just Cause” para ejecutar el arresto. Tal fue la justificación para que fuerzas militares norteamericanas iniciaran el operativo de captura en Panamá el 20 de diciembre de 1989, que culminó con Noriega juzgado y condenado a 40 años de cárcel según sentencia que dictó la Corte en julio de 1992 y que se cumplió hasta el último día.

    ¿Habrá una operación “Just Cause” en Venezuela?
    ¿Por qué no?

    Hay muchas similitudes

    El cielo encapotado anuncia tempestad.

    ¡Te lo pedimos Señor!



  • [COMMUNIQUE] Le gouvernement italien fait pression sur le Panama pour stopper les opérations de sauvetage de l’Aquarius sur la route maritime la plus mortelle | SOS MEDITERRANEE Suisse
    https://sosmediterranee.ch/communique-le-panama-revoque-le-pavillon

    Les autorités maritimes du Panama ont annoncé à SOS MEDITERRANEE et Médecins Sans Frontières (MSF) avoir été forcées de révoquer l’enregistrement du navire de secours en mer Aquarius. Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu’est devenu la Méditerranée. Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l’Aquarius, le seul navire de recherche et de sauvetage non gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale.

    Nos deux organisations demandent aux gouvernements européens d’autoriser l’Aquarius à poursuivre sa mission en intercédant auprès des autorités panaméennes et en réaffirmant que les menaces de rétorsion formulées à leur égard par les autorités italiennes sont infondées, ou en lui délivrant immédiatement un nouveau pavillon sous lequel naviguer.

    Le samedi 22 septembre, l’équipe de l’Aquarius a été choquée d’apprendre qu’une communication officielle émanant des autorités panaméennes, indiquait que le gouvernement italien les avait exhorté à prendre des « mesures immédiates » contre l’Aquarius. Le message des autorités maritimes du Panama expliquait alors que « malheureusement, il faut qu’il [l’Aquarius] soit exclu de notre registre, car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens ». Cela intervient en dépit du fait que l’Aquarius répond à toutes les normes maritimes en vigueur et qu’il respecte scrupuleusement les spécifications techniques exigées par les autorités du Panama.

    Les deux organisations humanitaires dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu’au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages.

    « Les dirigeants européens semblent n’avoir aucun scrupule à mettre en œuvre des tactiques de plus en plus violentes et sordides qui servent leurs propres intérêts politiques au détriment des vies humaines », a déclaré Karline Kleijer, responsable des urgences chez MSF. « Au cours des deux dernières années, les dirigeants européens ont affirmé que plus personne ne devait mourir en mer, mais elles ont parallèlement mis en place des politiques dangereuses qui n’ont fait que renforcer la crise humanitaire en Méditerranée et en Libye. Cette tragédie doit cesser, et pour cela il faut que les gouvernements de l’Union européenne autorisent l’Aquarius et d’autres navires de recherche et de sauvetage à continuer à fournir une assistance, là où elle est nécessaire, pour sauver des vies et témoigner de ce qu’il se passe. »


  • Pourquoi le Panama veut-il retirer son pavillon à l’« Aquarius »
    https://www.crashdebug.fr/international/15129-pourquoi-le-panama-veut-il-retirer-son-pavillon-a-l-aquarius

    Ce qu’ils ne disent pas c’est que l’Aquarius fait vraisemblablement du trafic d’être humain…(voir la vidéo ci-dessous). Avec pour preuve les trajets archivés par les balises de ces navires dans la vidéo de cet article et les « informations complémentaires » en bas d’article.

    Amitiés,

    f.

    L’Aquarius va-t-il devenir un pirate des mers ? Le navire humanitaire de SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF) est sur le point de se voir retirer son pavillon par l’Etat du Panama, alors même qu’il patrouille actuellement au large des côtes libyennes, dans le cadre de sa mission de recherche et de sauvetage.

    L’Etat d’Amérique centrale justifie sa démarche en expliquant que l’Italie lui a signalé un comportement de l’Aquarius contrevenant au droit international. « L’autorité maritime panaméenne a engagé le (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Israel became hub in international organ trade over past decade - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israel-became-hub-in-international-organ-trade-over-past-decade-1.

    Israel has become increasingly involved in the world transplantation industry in the last decade. This comes a few years after India, which until the 1990s was the global center of the organ trade, enacted legislation prohibiting transplants using organs acquired from living people.

    According to a 2015 European Parliament report, Israeli physicians and patients played a major role in the international organ trade, initially reaching Eastern Europe and later to other locales. The report says Israel played a key role in the trade that developed in Azerbaijan, Cyprus, Kosovo, the United States, Costa Rica, Panama, Ecuador and Colombia.

    2008 was a turning point in which a Knesset law banned the purchase and sale of human organs. The illegal transplantation industry has continued to flourish globally in recent years, the European Parliament notes, but the place of Israel – along with the Philippines and Pakistan – as hubs of the organ trade has been taken by new countries, among them Costa Rica, Colombia, Vietnam, Lebanon and Egypt.

    A number of organ trade networks were uncovered in Israel, but until the 2008 legislation, the subject was addressed officially only in circulars issued by directors general of government ministries. In a 2003 trial of members of an Israeli network that engaged in illegal organ trade, the court expressed disapproval at the prosecution’s attempt to convict the dealers on a variety of charges ranging from forgery of documents to offenses against the Anatomy and Pathology Law.

    #israël #trafic_organes


  • « Un écrivain passe l’essentiel de sa vie dans l’obscurité » : rencontre avec Zadie Smith - Culture / Next
    https://next.liberation.fr/livres/2018/09/21/un-ecrivain-passe-l-essentiel-de-sa-vie-dans-l-obscurite-rencontre-a

    C’est une belle soirée de juillet, tout Paris semble s’être précipité pour voir les joueurs de l’équipe de France descendre les Champs-Elysées. Mais une petite foule compacte et fébrile a fait le choix d’élire domicile à quelques kilomètres de là, devant la librairie Shakespeare and Company. Vu ce qu’a duré la parade triomphale des Champs, il semble qu’ils aient fait le bon choix, car l’écrivaine britannique Zadie Smith, attendue ce soir-là avec son mari, Nick Laird, pour une lecture publique, est restée bien plus que dix-sept minutes. La taille de l’attroupement, la présence en son sein de l’écrivain américain en vue Dave Eggers, tout cela disait quelque chose de la célébrité de l’écrivaine au turban. « Oh, il y a toujours du monde ici », nous confia-t-elle avec légèreté, sans que l’on sache si cela disait quelque chose de la France, ou de cette librairie en particulier. Mais depuis la parution en 2000 de son premier roman, Sourires de loup, lorsqu’elle avait 24 ans, et le succès retentissant de cette plongée dans le Londres multiculturel de l’époque, il n’est pas excessif de qualifier Zadie Smith de star.

    Depuis, l’écrivaine mi-anglaise mi-jamaïcaine a signé d’autres bons romans - Ceux du Nord-Ouest est à nos yeux le meilleur - et quantité d’essais. Le couple habite désormais New York, où Zadie Smith enseigne le creative writing à la New York University, et s’ils sont à Paris ce soir, c’est pour présenter deux recueils paraissant en anglais à ce moment-là - des essais pour elle, des poèmes pour lui -, dont la particularité est de porter le même nom, Feel Free (« sens-toi libre »). Cette homonymie leur a donné l’occasion de lever un voile pudique sur leurs relations de couple et de travail, avec le genre d’humour autodépréciatif que les écrivains de langue anglaise manient avec agilité. Et n’est-ce pas une chose passionnante, la petite fabrique du métier d’écrivain, sur quoi Zadie Smith disserte très généreusement lorsqu’on l’interviewe ? Il faut l’avouer, Swing Time n’est peut-être pas, d’elle, notre livre préféré, sa magistrale première partie, qui met en scène l’amitié fusionnelle de deux fillettes métisses dans le Londres des années 80, bourrée de détails ironiques et de commentaires sociaux fulgurant tous azimuts, faisant place à une deuxième partie un brin plus mécanique, affaiblie par l’entrée en scène d’une pop star ressemblant à Britney Spears. Mais quelle intelligence, toujours, chez cette écrivaine-là. Le matin même est parue une nouvelle signée de sa plume dans le New Yorker, charge déjantée contre la tentation de notre époque à vouloir « oblitérer » tel ou tel dès lors qu’ils font un faux pas, et il fut jouissif de l’entendre, elle, s’entretenir à bâtons rompus. « On n’est libre nulle part, nous confiera-t-elle, autant être libre sur la page. »

    Il y a dans Swing Time une célébrité qui a grandi dans l’œil du public. Un écrivain n’est pas une rock star, mais n’y a-t-il pas des résonances avec votre parcours ?

    J’ai 42 ans, mes 24 ans me semblent loin ! (Rires) Mais ma renommée n’a rien à voir avec le genre de célébrité que je décris dans le livre : un écrivain passe l’essentiel de sa vie dans l’obscurité, la plupart des gens ne lisent pas, personne ne nous agresse. A New York, il m’arrive de voir des gens constamment harcelés, jour et nuit, et cela me fascine. Pas la célébrité en soi, mais qu’elle puisse continuer à exercer ce pouvoir d’attraction, particulièrement sur les jeunes, alors que l’on constate tous les jours que c’est un enfer. Cette aspiration, à quoi tient-elle ? Qu’en attendent ces gens ? J’en suis venue à la conclusion que ce qu’ils souhaitent, c’est être libérés de l’énorme anxiété qui naît des rencontres. Débarrassés de toutes ces choses qu’induisent les rapports sociaux. La célébrité les annihile, puisque tout le monde vous connaît déjà. Visiblement, une part de nous-mêmes aspire à cela : n’avoir aucune intimité à partager avec quiconque.

    Il y a un autre élément qui semble autobiographique, c’est ce sentiment de loyauté coupable d’un enfant envers ses parents, exacerbé par la différence de leurs origines…

    Je ne peux parler de ce que je ne connais pas, et je ne peux imaginer avoir deux parents blancs ou deux parents noirs ou tout simplement deux parents à qui je ressemble. Je ne sais pas si les différences entre mes deux parents ont pu rendre plus aiguë cette interrogation éternelle : « De qui es-tu davantage l’enfant ? » Mais je suis convaincue qu’il y a une attente génétique de similarité. Si un enfant ressemble à ses parents, c’est le résultat d’un attendu très profond. Ce qui se passe quand cela n’arrive pas, par exemple lorsque la couleur de peau n’est pas la même, n’est pas un problème ni une tragédie, mais c’est différent. Et cette différence-là m’intéresse.

    Votre livre commence en 1982, il est truffé de références, notamment musicales, à cette époque et à sa pop culture. En avez-vous la nostalgie ?

    Enfant, j’en avais plutôt pour les années 30 et 40. Mais étant donné la personne que je suis, je passe mon temps à me corriger : « Euh, non, ça ne serait pas merveilleux de vivre à cette époque-là et de porter les vêtements magnifiques qu’on portait alors car j’aurais sans doute été servante, et peut-être même qu’on m’aurait lynchée. » Il est certain que j’aurais été pauvre, que je n’aurais pu aller à la fac ni choisir un travail. Est-ce que les filles blanches se disent ce genre de chose ? En Angleterre, je vois toutes ces bandes de filles qui s’habillent dans le style des années 20 ou 50, mais avec des yeux de Noire, chacune de ces époques m’offre un scénario de meurtre potentiel, d’oppression certaine. C’est tentant, la nostalgie, mais je n’y ai pas droit. Cela m’a rendue, je ne dirais pas optimiste, mais en tout cas certaine que ce monde-ci, qui n’a rien de parfait, est historiquement le meilleur des mondes pour moi, femme noire. Même s’il reste encore beaucoup de choses à améliorer.

    Une grande partie de Swing Time se déroule en Afrique, lorsque la narratrice doit suivre la pop star pour qui elle travaille dans un projet caritatif fumeux. On y trouve des échos à un reportage que vous aviez fait au Liberia en 2007, qui est dans votre recueil Changer d’avis. Pourquoi avoir fait ce reportage à l’époque ?

    Hmm… Je ne suis pas sûre. Les gens qui me l’ont commandé ont vraiment été très insistants ! Je ne suis pas une grande voyageuse, pas une aventurière, et je décline généralement les propositions de reportages intéressants. Mais je crois que j’étais fascinée par l’histoire des origines du #Liberia, cet aveuglement total du « premier monde » vis-à-vis du tiers-monde, cette création ex nihilo. Mais pour moi ce premier voyage était totalement sentimental. Je suis sûre que beaucoup de Noirs britanniques et d’Afro-Américains vous diraient la même chose : aller en Afrique, c’est comme rentrer à la maison. C’est comme cela que je l’envisageais, et comme cela que je l’ai vécu. Ce n’était pas un fantasme, mais un fait historique et génétique : voilà l’endroit d’où vient le peuple de ma mère.

    L’article et le livre sont assez critiques des bonnes intentions des pays du « premier monde ». Tout Swing Time ne parle finalement que de responsabilité sociale. Vous croyez à quel type d’action ?

    Je m’intéresse peu au travail individuel des ONG dès lors qu’il existe d’immenses inégalités structurelles. Quand les Panamá Papers sont sortis, on a pu constater l’étendue du blanchiment d’argent américain, anglais, français, italien ou allemand en Afrique. Il faut se rendre à l’évidence : on peut envoyer autant d’organismes caritatifs qu’on veut au Liberia, tant que ce système de pillage ne change pas, par des lois internationales - car le pillage des ressources économiques de l’Afrique ne s’arrêtera pas à moins -, le reste est un détail.

    La question de la responsabilité personnelle, de la culpabilité et du privilège se retrouve souvent dans vos livres…

    Hmmm… Je crois que le sens des responsabilités par quoi il faut être habité pour être un bon citoyen, français, new-yorkais ou anglais, est désormais hors de portée pour n’importe qui. Voilà le piège : être un bon citoyen aujourd’hui, c’est devoir transformer radicalement sa manière de vivre, voyager, manger, envoyer ses enfants à l’école, les habiller. Chaque aspect de notre vie occidentale revient grosso modo à exploiter quelqu’un. Qu’il soit quasiment impossible de changer les choses au niveau individuel fait partie du problème. Cela me rappelle le krach de 2008 - ces banquiers qui nous ont fichus dedans, qui étaient-ils ? Des gens de mon âge, qui avaient fréquenté ma fac. Je les connaissais, c’étaient des connards de base. Rien de spécial, des connards de base. Mais le système où ils évoluaient leur a permis d’accomplir une destruction globale sans précédent. On peut bien s’émouvoir de la vanité, l’égoïsme et l’avidité de cette génération de jeunes hommes (car c’étaient surtout des hommes), et certes ils étaient avides et prétentieux. Mais ne le sommes-nous pas tous ? La différence, c’est que la plupart d’entre nous n’auront jamais accès à des structures permettant de tels dégâts. Je pratique le réalisme moral, je ne m’attends pas à ce que les gens soient parfaits. Mais j’aimerais en revanche qu’ils existent au cœur d’un système où les dégâts qu’ils causent peuvent être limités. C’est sans doute là que je m’éloigne de certains activistes. Je ne suis pas catholique, mais la conception très catholique du péché me parle : nous sommes tous en position de pécher. Il faut en tenir compte lorsqu’on travaille sur la réalité sociale, les gens ne sont que ce qu’ils sont.

    Swing Time est le premier livre que vous avez écrit à la première personne. C’était libérateur ou contraignant ?

    Oh, très difficile ! Cela allait à l’encontre de tout ce que je fais lorsque j’écris de la fiction. Les histoires que j’écris, pour le meilleur et pour le pire, traitent de notre vie en société, s’intéressent à des tas de gens différents. Me limiter à une seule personne était incroyablement étrange, mais cela m’a permis d’explorer les modalités de la subjectivité. D’être injuste et jalouse et cruelle, toutes ces choses qu’on est dans la vie. Dans mes autres romans, je m’octroyais la voix de la justice. Mais ça n’existe pas, la voix de la justice ! Il n’y a que nous et notre expérience subjective. J’ai commencé en pensant que j’allais écrire un roman existentiel français, quelque chose de très ramassé, à la Camus, mais après vingt pages j’avais déjà quinze personnages (rires). On ne se refait pas. Je n’ai aucun mal à inventer des personnages, je pourrais écrire un roman avec sept cents personnes dedans. Mais je ne voulais pas écrire un livre comme ça, je crois qu’il faut se méfier de ce qui nous vient trop facilement. Je voulais m’essayer à quelque chose d’un peu plus difficile, d’un peu nouveau.

    Pensez-vous revenir un jour aux « gros romans » ?

    Oh, j’espère bien ! J’ai une immense tendresse pour ce genre d’épaisseur. Les livres avec lesquels j’ai grandi, George Eliot, Dickens, que vous, Français, trouvez un peu ringards, je les adore. Ils sont loin de l’existentialisme, ce ne sont pas des livres idéologiques, plutôt des romans qui décortiquent la société - mais précisément, c’est à cet endroit-là qu’on vit. Donc aussi banals et petits et ennuyeux et pragmatiques et anglais qu’ils puissent paraître, ils sont aussi notre lieu de vie, notre réalité sociale. Ces romans-là sont d’un sublime un peu différent, parce qu’ils sont prêts à descendre dans la boue, à se colleter avec les gens… Oui, j’espère sincèrement me remettre à écrire comme ça.

    Ringards, vous y allez fort ! Ceux qui les lisent les aiment beaucoup ! Mais Eliot souffre en effet d’être mal connue ici. Pourquoi pensez-vous qu’elle n’a jamais « pris » en France ?

    Parce que c’est tout le contraire de l’esthétique française ! Les romans d’Eliot sont trop hégéliens, thèse-antithèse-synthèse. Complètement programmatiques et sociaux, là où les romans français sont tout en subjectivité, la vie comme processus…

    Enfin il y a Balzac quand même…

    Mais même Balzac… Il n’a pas ce côté domestique qu’ont les Britanniques et qui exaspère les écrivains français. Ils n’ont peut-être pas tort, mais les Anglais ont aussi quelque chose de précieux.

    Dans votre écriture, vous êtes toujours plus « micromanagement » que « macroplanning », pour reprendre des termes que vous utilisiez dans Changer d’avis ?

    Je n’écris rien à la légère, je ne fais pas d’esquisse, pas plus que je n’avance en me disant « bon, ce truc, j’y reviendrai ». J’écris une phrase, je la réécris, je la réécris encore, et je passe à la suivante. Je ne changerai jamais.

    Pas de plan ?

    Pas vraiment. Une vague idée, oui, mais très vague. Je crois que cela traduit un mélange de besoin de tout contrôler et de ressentir l’horreur de ne pas savoir où je vais - enfin, j’imagine que ça ressemble à l’horreur aux yeux d’un écrivain d’un autre genre.

    Quel plaisir trouvez-vous à l’écriture d’essais ?

    Je ne suis pas sûre… J’essaie d’en écrire un en ce moment, et je ne trouve pas l’expérience très gratifiante. Généralement, ces textes tournent mal, ou deviennent une source d’embarras. Ou alors, et c’est le problème que je rencontre actuellement, on me demande sept pages mais j’en écris quinze. Alors ça devient de la torture, je m’énerve, je tente de me sortir de la commande, j’envoie des mails hystériques. Et puis je sors du lit à 10 heures du soir, je m’y remets, je tente un truc. Et parfois je me rends compte que je n’ai pas besoin de ces huit feuillets-là, que je peux condenser ceci, et petit à petit je resserre, et l’essai devient meilleur. Bien meilleur que ce que je pensais tenir au départ, bien plus intelligent et raisonné que je ne le suis. C’est ça, le cadeau que vous font les essais : en corrigeant, en enlevant, en éditant, tout s’améliore. La #fiction, ce n’est pas pareil, rien n’est aussi précis, alors que le but de l’essai est limpide : j’ai un argument, et je veux vous convaincre. Quel est le but de la fiction ? Qui peut le dire ? On ne le sait jamais vraiment.

    Vous lisez quoi ?

    Je sors d’une année sabbatique où j’ai eu le temps de lire toutes sortes de choses. Quel bonheur ! Plein de jeunes, j’ai l’air vieille en disant ça, mais je pense à des écrivains de l’ère Internet, qui n’ont pas 27 ans et écrivent une prose habitée par leur vie en ligne. Ce n’est pas mon monde, c’est une génération à qui les noms de Roth, DeLillo ou Pynchon ne disent rien du tout. Mais j’aime bien le fait qu’ils écrivent tout court, à leur place je serais sur mon téléphone jour et nuit… Le fait qu’ils arrivent à prendre du recul et à écrire m’impressionne, il y a tellement plus de tentations pour eux.

    Vous relisez des vieux livres ?

    Ouhlala non, je ne tiens vraiment pas à être le genre d’écrivain British qui passe ses étés à relire Middlemarch. Je veux savoir ce qu’il y a de neuf. Je fais un cours chaque année sur quatorze livres, les quatorze mêmes, voilà pour la relecture. Évidemment, si je tombe sur un Dostoïevski que je n’ai jamais lu, c’est merveilleux : on adore tous découvrir des choses qu’on a ratées à 15 ans. Mais sinon, du neuf !
    Elisabeth Franck-Dumas

    Très intéressant le passage sur la nostalgie.
    J’aurais bien aimé qu’elle cite des auteurs et autrices qu’elle lit, dommage !

    #zadie_smith #littérature #race #Afrique #écriture


  • Comment l’évasion fiscale contribue à la surpêche et à la déforestation
    https://www.bastamag.net/Comment-l-evasion-fiscale-contribue-a-la-surpeche-et-a-la-deforestation

    La fraude et l’évasion fiscales représentent en Europe une perte de 1000 milliards d’euros chaque année ! Les révélations par la presse d’investigation des Paradise Papers, des Panama Papers, des Luxleaks ou des Swissleaks, montrent que ces pratiques d’évasion fiscales sont massives, mondiales, et concernent les milliardaires et les multinationales. En plus d’appauvrir les finances publiques – donc l’éducation, la santé ou les protections sociales des pays concernés – des Etats où ces milliards échappent (...)

    En bref

    / #Amériques, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, #Agriculture, #Epuisement_des_ressources, Paradis (...)

    #Paradis_fiscaux


    • C’est du n’importe quoi comparable à la campagne actuelle contre Jeremy Corbyn.

      Les adversaires de Sarah Wagenknecht au sein du parti Die Linke construisent le mythe de l’ex communiste convertie en membre de la cinquième colonne de la droite qui aurait infiltre le parti afin de le diviser. Ces reproches sont ensuite repris et interprétées par la droite pour nuire au projet de gauche dans son ensemble.

      On commence à comprendre les raisons pour les reproches en question quand on regarde les différentes tendance de la gauche allemande qui se rencontrent dans ce parti. Ce sont surtout les militants de Ouest issus des milieux « sponti » anti-dogmatiques et anarchistes qui revendiquent l’abolition de toutes les frontières et considèrent cette revendication comme critère essentiel pour décider si quelqu’un est de gauche .

      Sarah Wagenknecht par contre fait partie de ceux qui envisagent des solutions faisables et pour les réaliser elle abandonne les revendications maximales et illusoires. Pour les milieux de l’extrème gauche ses positions sont alors des positions de droite. Parallèlement elle se trouve en concurrence directe avec d’autres personnes à la tête du parti qui n’hésitent pas de tout faire pour nuire à son image de marque.

      Initialement Sarah Wagenknecht faisait partie du courant Kommunistische Plattform (KP) au sein du parti (https://kpf.die-linke.de/start). Elle a donc appris à analyser les choses d’une manière systématique et scientifique. Ce n’est pas le cas des adhérents des idées libertaires et des militants des courants de gauche modernes peu informés sur ce qui constituait la gauche prolétarienne et marxiste. La base de leur engagement est une moralité individualiste donc en oppostion au raisonnement marxiste classique.

      Cette gauche radicale et intellectuelle représente une vision du monde assez répandue chez les jeunes citadins plus ou moins précarisés qui survivent comme web-designer, étudiants et petits cadres sans poste fixe qui sont dépourvus de toute expérience collective prolétaire. Au fond ils se sentent proches des réfugiés africains et syriens parce qu’ils vivent dans une situation aussi isolée et incertaine qu’eux sauf qu’ils profitent encore du soutien de papa/maman et du système social de l’état. La revendication d’ouvrir toute les frontières immédiatement leur est pour le moins sympatique.

      Sarah Wagenknecht par contre ne se situe plus dans une perspective communiste et surtout pas dans une perspective de jeunes intellectuels citadins. Elle dévéloppe un projet inspiré par son mari l’ex candidat social-démocrate pour le poste de chancelier allemand Oskar Lafontaine et par La France insoumise de Jean-Luc Melenchon .


      Le site de son projet Aufstehen ! n’est actuellement pas joignable à cause du trop grand succès (ou d’une attaque DOS).
      https://www.aufstehen.de

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      L’initiative Aufstehen cherche à regrouper et à activer les électeurs et militants social-démocrates trahis par leur parti et les sydicalistes que font fuir les militants Spontis . On lit souvent dans la presse que le mouvement Aufstehen chercherait à récupérer les électeurs de la gauche votant à droite actuellement. Sarah Wagenknecht défendrait des positions de droite pour y réussir. Quand on l’écoute on comprend que ce n’est pas le cas. Même si on part du principe que Aufstehen n’est qu’une tentative supplémentaire de vendre de la politique ce point de vue est idiot car il s’agit d’un nombre d’électeurs trop petit pour justifier le grand effort pour lancer un mouvement. Quand on regarde les statistiques on trouve par contre que les pauvres ne votent pas AfD ou NPD. Ils ne votent simplement pas parce qu’ils se sentent trahis par les partis politiques.

      N’oublion pas que le sujet de la vague d’immigrés est utilisé par la droite (y compris les médias de la droite modérée) pour faire peur aux employés afin de pouvoir encore mieux baisser les salaires et créer une ambiance de la peur.

      Voilà ma conclusion : Sarah Wagenknecht et plein de militants de gauche lancent un nouveau projet qui tente de resoudre un tas de problèmes posés par les appareils des partis et par l’impression qu’ils donnent au public. C’est un projet de gauche ouvert mis en place par des « pros » de la communication, c’est du « top down » pas du « bottom up », ce n’est pas non plus un projet « grassroots » si cher à la gauche hippie californienne à l’origine de la silicon valley . C’est très allemand et très européen. C’est un projet qui s’adresse à monsieur et madame tout-le-monde.

      On verra la suite ...

      P.S. Sarah Wagenknecht est membre du parti Die Linke et défend ses positions même si elle n’est pas d’accord avec toutes les décisons des congrès divers. Voici un petit extrait du programme du parti - ce ne sont certainement pas des positions de droite.

      Prigramm der Partei Die Linke
      https://www.die-linke.de/partei/grundsatzdokumente/programm

      Menschen, die vor Menschenrechtsverletzungen, Kriegen und politischer Verfolgung geflohen sind, dürfen nicht abgewiesen oder abgeschoben werden. Wir fordern die Wiederherstellung des Grundrechts auf Asyl und kämpfen gegen die Illegalisierung von Flüchtlingen, gegen Abschiebungen, jede Form von Sondergesetzen wie die Residenzpflicht sowie gegen Sammellager. Die Abschottungspolitik der EU ist unmenschlich – wir wollen keine Festung Europa. DIE LINKE richtet ihre Flüchtlingspolitik nach Humanität und Menschenrechten, so dass der Schutz von Menschen in Not im Vordergrund steht und nicht ordnungspolitische oder ökonomische Überlegungen. Deshalb setzt sich DIE LINKE für die Abschaffung der Grenzschutzagentur FRONTEX ein, die das wichtigste Abschottungsinstrument der EU darstellt.

      #Aufstehen #gauche #immigrés #Allemagne #réfugiés

    • Que dit exactement Sahra Wagenknecht sur l’immigration ? - Libération
      http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

      Bonjour,

      Vous nous avez demandé le verbatim en français des propos polémiques de Sahra Wagenknecht.

      En ce mardi 4 septembre 2018, la femme politique allemande, figure important du parti Die Linke, lance un nouveau mouvement politique nommé Aufstehen (en français : Debout), qui intéresse la presse étrangère.

      Ainsi Le Monde parle de « l’émergence d’une gauche antimigrants », le HuffPost titre « un mouvement politique de gauche radicale et anti-migrants lancé en Allemagne », Libération note au sujet de Wagenknecht que « l’une des cadres de Die Linke va lancer début septembre un mouvement qui reprend les accents de l’extrême droite sur la question migratoire » et Grazia ose même la présenter comme « l’Allemande à cheval entre Mélenchon et Le Pen ». Dans ces articles, on peut lire que cette égérie de la gauche radicale allemande a décidé de défendre une politique antimigrants pour récupérer le vote des électeurs des couches populaires qui se seraient tournées vers le parti d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD).

    • Que dit exactement Sahra Wagenknecht sur l’immigration ? - Libération

      Lire cet article permet de comprendre dans le texte ce que dit Sarah Wagenknecht. On est loin, très loin des caricatures de la simplification médiatique. Et encore plus loin de l’injurieuse solidarité inconditionnelle de certains dirigeants du PCF avec la fraction est allemande des anciens communistes de Die Linke.
      Jlm

    • Danke, Sahra !
      Très occupée, cet été, par ma xième remigration en France, je découvre la campagne de récupération des voix de l’AfD de Sahra Wagenknecht et son « mouvement de rassemblement » Aufstehen (https://www.sahra-wagenknecht.de ).
      Marqué au coin du bon sens, son propos en séduira plus d’unE, mais sont-ce vraiment les personnes que la pauvre gauche allemande doit séduire aujourd’hui ?
      Où l’on comprend que l’internationalisme n’est qu’un leurre capitaliste et que tous ces migrantEs (de la classe moyenne) vont venir nous prendre nos derniers jobs à quelques sous, ou ceux de nos camarades migrants saisonniers intra-EU (?)…
      Perplexe face à une démarche stratégique -ou plutôt tactique- qui vise les symptômes (la migration) pour guérir des causes (le capitalisme), je retiens cependant une problématique très intéressante, et vieille d’une centaine d’années au moins : l’Etat souverain est-il le seul rempart possible contre le capitalisme ?
      En tout cas, remercions Sahra de nous forcer à nous poser la bonne vraie question : qu’est-ce que cela veut dire être de gauche aujourd’hui ? Et je le pense sincèrement.

      #Sahra_Wagenknecht #gauche #migration

    • On a commencé la discussion parce qu’un grand journal francais titre qu’en Allemagne émergerait une gauche antimigrants. Cette affirmation se réfère à l’initiative #Aufstehen lancée par Sarah Wagenknecht et d’autres.

      Nous avons constaté pourquoi cette affirmation est fausse. On pourrait passer beaucoup de temps à identifier de nombreuses citations qui le prouvent. Je pense que c’est inutile et que chacun peut très bien le faire lui même avec les moteurs de recherche divers. Les résultats sont le bienvenus.

      A mon avis la question des « réfugiés » cache le véritable problème qui est l’existence d’une classe économique qui en défendant ses intérêts détruit l’espace vital de tous dans le monde entier. Elle abuse des habitants des zone défavorisées en les mettent en concurrence directe avec ceux parmi les habitants des pays les plus riches qui n’ont pas d’autre source de revenus que leur travail. Autrefois on parlait du prolétariat. Nous somme tous redevables aux militants du mouvement ouvrier parce que ces prolétaires se sont battus pendant des siècles pour enfin obtenir une récompense sous forme de travail bien payé et de garanties sociales.

      Ces acquis sont menacés par les capitalistes de tous les pays et par leur agents dans les entreprise, dans les institutions de l’état et dans les médias. Les migrants jouent un rôle clé tactique dans cette lutte pour le profit. On a vu comment ca a marché aux États-Unis au dix neuvième et vingtième siècle et nous assiston actuellement à l’exploitation du phénomène par un président xénophobe et raciste. Ce pays immense a vu le génocide des autochtones au profit des immigrés arrivant par vagues consécutives entre le dix huitième et le vingtième siècle.

      L’immigration vers l’Europe est profondément différente des événements historiques américaines. Les raisons pour quitter son pays natal sont toujours les mêmes mais la situation dans les pays d’acceuil donne aux grandes vagues d’immigration une qualité différente à chaque fois.

      Après la guerre de trente ans qui avait dévasté le pays et réduit la population de trente pour cent le roi de Prusse n’était que trop content de pouvoir acceuillir les réfugiés protestants de France. La réaction de ses sujets ressemblait aux actes xénophobes d’aujourd’hui : la populace de Berlin incendiait les maisons des nouveaux sujets de leur roit. Ils n’étaient décidément pas le bienvenus. Pourtant les huguenots ont prospéré et constituent aujourd’hui une partie des allemands fortunés ou pour le moins cultivés.

      En Chine la dernière vague d’immigration au dix septième siècle se présentait sous forme d’invasion guerrière mandchoue. Une fois le pays conquis ces envahisseurs adoptaient la culture chinoise à un point où ils n’étaient plus distinguable des chinois « de souche » par un visiteur du pays. Quelques siècles auparavant les Mongoles avaient suivi le même chemin.

      Face aux phénomènes d’immigration d’aujourd’hui nous nous trouvons plutôt dans la situation des Prussiens ou Chinois historiques. S’il n’y avait pas le problème de l’épuisement des ressources planétaires et du changement climatique par le capitalisme insatiable on pourrait nous contenter de critiquer quelques questions concernat la gestion de l’acceuil des nouveaux citoyens.

      Malheureusement il y a ces questions de base qu’il faudra resourde si on veut permettre à nos grands enfants de vivre dans la paix et sans soucis matériels énormes. Notre tâche consiste alors dans la défense de nos droits économiques et et politiques afin de pouvoir contribuer aux solutions envisageables dont aucune ne sera l’oeuvre de la classe capitaliste marquée par l’avarice et la méchanceté.

      Rappellons enfin l’histoire des Koslowski ces Polonais qu’on a fait venir dans la Ruhr afin d’y extraire le charbon dans les mines. Ce sont leurs enfants et grands-enfants qui ont crée les grandes organisations ouvrières comme le parti social-démocrate dont la renaissance est tant désirée par Sarah Wagenknecht et Oskar Lafontaine .

      Soyons solidaires avec les nouveaux arrivants, ils nous remercieront et soutiendront notre combat. Si l’initiative #Aufstehen se dévéloppe en véritable mouvement il pourra contribuer aux actions communes afin de créer l’unité des gens sans capital et armée.

    • Travailleurs de tous pays, unissez-vous, mais s’il vous plaît restez chez vous (on n’est pas prêts, promis on se fera une bouffe, en attendant bon courage, hein).

      La « caissière de Lidl » et le bobo ont bon dos. Le dumping salarial ne date pas d’hier et l’Allemagne s’en gave particulièrement depuis trente ans. Profiter de l’obsession migratoire et du contexte actuel pour ratisser des voix, oui, c’est de l’opportunisme politique sordide et une forme de capitulation.

      Ce sont les dirigeants politiques, de droite et surtout de « gauche », et les patrons qui sont responsables du dumping, du précariat, du travail forcé en Allemagne, pas les migrants. Se dédouaner sur eux et sur le Grand Capital International des inconséquences et des trahisons de la gauche allemande, comment dire... c’est pratique, en effet.

      Pour un autre point de vue sur le sujet en (beaucoup) moins énervé — plutôt qu’avec Corbyn, le parallèle dans le malaise sur le fond est plutôt à faire avec une bonne partie de la gauche française et surtout avec la FI et Mélenchon (qui pourrait reprendre mot pour mot Wagenknecht : « Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine », « Plus de migrants économiques, cela signifie plus de concurrence pour les bas salaires dans le secteur de l’emploi », etc) —

      cf. (par exemple)

      http://www.regards.fr/politique/article/sur-l-immigration-la-gauche-n-a-plus-les-mots

    • On m’envoie quelques précisions :

      Les adversaires politiques de Sarah Wagenknecht sont d’abord les membres du courant « pragmatique » Forum demokratischer Sozialismus (FdS). Je ne parlais pas explicitement d’eux car ce sont surtout les milieux d’extrème gauche et du courant Emanzipatorische Linke (EmaLi https://emanzipatorischelinke.wordpress.com/uber-uns ) qui revendiquent l’ouverture immédiate et totale de toutes les frontières.

      Apparemment il faut être plus précis en ce qui concerne le sujet du vote des pauvres : La petite bourgeoisie et les fonctionnaires constituent la base principale de l’extrême droite comme c’était déjà le cas des nazis dans les années 1920. Il y a quand même un nombre non négligeable de gens pauvres et défavorisés qui votent pour le parti AfD et les nazis du NPD. On trouve des informations imprécises et erronnées à ce sujet dans quelques études rectifiées depuis par d’autres analyses plus exactes.

    • @nepthys J’ai l’impression que l’histoire de la position anti-migrants de SR n’est qu’une fabrication. D’après ce que je lis sur le projet #Aufstehen les problèmes en relation avec l’immigration ne se trouvent pas au centre de l’initiative. Son but est plutôt de développer une solution pour des gens qui aimeraient apporter leur grain de sel au processus politiques mais n’y arrivent pas à cause du caractère hermétique des appareils politiques.

      Les sujets du mouvement #Aufstehen sont actuellemen collectionnés et il y a un début de discussion autour. Les questions de sécurité et de l’immigration seront sans doute abordées et il reste à tester si on pourra développer des approches et des solutions plus réalistes et humaines que les concepts farfelus présentés par la droite et par les extrémistes de gauche.

      Cet article de Telepolis l’explique très bien (je profite de l’occasion pour attirer votre attention sur l’ecellent moteur de traduction DeepL https://www.deepl.com/translator)

      Ein kommender Aufstand ? Sarah Wagenknecht startet « Aufstehen »
      05. September 2018 Malte Daniljuk
      https://www.heise.de/tp/features/Ein-kommender-Aufstand-Sarah-Wagenknecht-startet-Aufstehen-4155535.html

    • Je ne sais pas trop quoi penser... J’ai lu des trucs de Mélenchon hallucinants, « c’est pas que les migrants soient méchants mais le capitalisme nous les envoie pour augmenter le chômage ». Je ne sais pas si Sarah W est aussi ambivalente mais en France la lente courbe autoritaire et raciste de Chonchon me fait craindre le pire.

    • @baroug Suite au seen de @aude_v j’ai profité de la dernière journée chaude et ensoleillée à Berlin pour passer du temps à la piscine et lire le livre de Sarah Wagenknecht Couragiert gegen den Strom . C’est une série d’interviews par le rédacteur en chef de Telepolis Florian Rötzer où elle explique ses position et principes. Je peux alors confirmer ce que j’écris plus haut et je peux dire que les propos de Mélusine sur Twitter sont ou de très mauvaise foi ou marqués par son ignorance.

      On est en pleine lutte politique et il faut partir du principe que toute affirmation sert l’agenda de quelqu’un, généralement c’est la droite qui est très habile en ce domaine. Seule solution : vérifier les sources et ne faire confiance qu’aux personnes compétentes qui le méritent.

      Mélusine
      ‏ @Melusine_2Attendez, Wagenknecht n’est pas « anti-migrants », elle a seulement dit que :
      – l’arrivée des migrants nuit aux travailleurs allemands,
      – les frontières ouvertes augmentent le risque d’attentats,
      – l’argent de l’accueil des réfugiés aurait mieux profité aux Allemands précaires.

      Melusine ne cite pas ses sources, alors je pars du principe que ce sont des rumeurs (l’article dans Libé ?). J’explique plus haut comment et par qui elles arrivent.

      SR dit que les capitalistes se servent de l’arrivé des réfugiés pour faire augmenter la concurrence entre les ouvriers simples. Elle explique que c’est une des raisons pourquoi le gouvernement allemand ne s’est intéressée que très tard à la question des réfugiés. C’est la signification de sa critique de la politique des frontières ouvertes.

      Pour des affirmations comme les frontières ouvertes augmentent le risque d’attentats les anglophones utilisent la jolie expression « truism » cad un truc tellement évident que ce n’est pas la peine de le mentionner.

      La dernière phrase est complètement fausse. SW dit qu’on aurait mieux fait d’investir l’argent qu’on dépense pour les intervention militaires en Syrie et ailleurs pour aider les gens sur place par des mesure humanitaires et économiques.

      encore Melusine :

      En 2016 après l’attentat de Berlin elle n’avait pas hésité à dénoncer l’ouverture incontrôlée des frontières.

      Là c’est encore une déformation des propos de SR : Elle critique le fait que rien n’a été fait pour préparer ou prévenir l’arrivée des centaintes de milliers de réfugiés alors que tout le monde savait longtemps avant qu’ils étaient en train de se préparer à partir. Le gouvernement allemand a participé à la guerre en syrie du côté des turcs et américains avec des avions d’espionnage. Il était parfaitement informé sur chaque détail des événements à venir.

      Nous sommes actuellement confrontés à une tentative systématique d’associer chaque critique de la politique du gouvernement Merkel avec des agissements d’extrême droite. Les médias allemands (dont 85% se trouvent entre les mains de quelques familles de milliardaires, l’ex journal d’opposition TAZ s’étant rallié au courant vert-néolibéral et belliciste) font tout pour ne pas faire passer le message de la gauche (et de Sarah Wagenknecht) que l’internationalisme et la solidarité signifient autre chose que de faire venir tous les malheureux du monde en Europe.

      La solidarité internationaliste siginfie au contraire de lutter contre le « brain drain » dont souffrent les pays pauvres et de tout faire pour permettre aux populations locales de mener une vie digne et de défendre les revenus des ouvriers et petits producteurs sur place.

      En même temps SR défend le droit à l’asyl politique et le droit de trouver refuge pour les victimes des guerres contre les mesures prévues par la droite allemande. Elle rappelle que ce sont les gouvernements de droite et social-démocrates qui ont amputé et rendu impracticable ce droit dans le passé, alors que la gauche l’a toujours défendu. Le PS de France ne rentre pas dans cette définition de la gauche comme son homologue allemand.

      Un des sujets du projet #Aufstehen sera sans doute de trouver des manhières pour intégrer les ouvriers immigrés dans les syndicats. C’est également un aspect de la solidarité internationale d’enseigner la manière de défendre ses intérêts collectifs.

      Voila quelques uns des sujets et arguments qui sont systématiquement tus par les médias majoritaires « de qualité » dans le cadre de leur défense des intérêts et points de vue de la classe donimante et de ses agents confrontés au mécontenement des gens ordinaires.

      P.S. J’ai l’impression que Melusine ne cherche pas à dénoncer SR mais elle n’arrive pas à sortir de la matrice d’interprétation omniprésente. En conséquence elle n’arrive pas à saisir le sens des propos et positions de SR et contribue aux dénociations des positions de gauche. Elle n’est pas seule dans cette situation et c’est pour cette raison que j’ai commencé mon seen initial en citant la campgane contre Jeremy Corbyn.

      P.P.S. Dans lutte pour la communication de nos convictions nous ne sommes pas confrontés à une conspiration de forces occultes mais à sa version pluralistes, ouverte et beaucoup plus efficace.

    • @baroug je trouve que la remarque ironique de @biggrizzly est tout à fait justifiée.

      Les médias allemands suivent généralement un choix des mots ( wording en Denglish ) qui contient des jugements là où suivant l’éthique journalistique traditionelle une information non partisane serait appropriée. C’est pareil pour ses grilles explicatoires. Les discussions, communiqués de presse et événements sont filtrés par une sorte d’égalisateur qui assure que chaque contenu qui risque de mettre en cause la politique Merkel est rendu inoffensif.

      Ce formatage le rend quasiment impossible de comprendre quoi que ce soit aux processus politiques allemands si on ne fait pas partie des cercles du pouvoir. Les autres sont obligés de passer énormément de temps à décoder les messages transmis par les médias majoritaires.

      Il faut lire la presse internationale en plusieurs langues dont l’Anglais et le Russe si possible. Ces sources ne couvrant qu’une petite partie des événements et publications qui concernent la politique allemande, il faut en plus se procurer des sources supplémentaires allemandes.

      Je viens de me rendre compte à quel point il est difficile même pour moi de comprendre dans le détail les positions politiques, de faire la différence entre informations construites et manipulées et les faits « dures » qui ont été confirmées par plusieurs source dignes de confiance, et je passe sur les affirmations d’un tel ou d’une telle plus ou moins crédible.

      Pour juger de la fiabilité d’une source je finis généralement par me poser a question de ses origines sociales, de qui elle dépend, qui la fait gagner son pain et qui décide sur sa carrière. Après il y a les journalistes (et politiciens et économistes et entrepreneurs et syndicalistes etc.) plus ou moins compétents en leurs domaines respectifs, ce qui fait encore varier le poids de leurs affirmations et positions.

      Ouf, avec tout cela comment veux-tu qu’une personne ordinaire comprenne quoi que ce soit aux contenu qui lui est vendu comme « vérité officielle » par les médias majoritaires.

      On peut effectivement comprendre, par exemple, le caractère de Sarah Wagenknecht, saisir le sens de ses mots passés par la moulinette idéologique des grands médias et juger du poids de ses décisons en prenant en compte exclusivement ce qui est dit sur elle dans la presse - soyons clairs - bourgeoise. L’utilité d’une telle démarche peut exister pour quelqu’un qui travaille dans l’office d’un député de la droite. Le militant de gauche n’apprend pas grand chose d’utile par les médias majoritaires.

      La droite populiste scande Lügenpresse, Lügenpresse parce que ses militants sont exposés à des informations dont ils connaissent le manque de précision et d’intérêt pour eux mêmes. A travers leur vision simpliste du monde ils y découvrent un énorme complot dont fait partie chaque reporteur d’une télé officielle. Ce n’est pas mon problème mais l’existence de cette vision des médias fait preuve de l’énormité des contradictions du système capitaliste plus ou moins démocratique.

      Alors où chercher les informations fiables ? Je ne sais pas, mais je vous fait confiance, enfin plus ou moins ;-)

    • Baroug a supprimé son commentaire, mais nous en avons reçu la notification et ce faisant son contenu.
      Je comprends son intention première, et son revirement.

      J’ai bien précisé « milliardaires » dans mon commentaire lapidaire.

      Les militants doivent passer le plus clair de leur temps à se justifier que « [leur] candidat n’a pas dit ceci ou cela, même si, c’est en première page de Libé ». Comme tu le dis Klaus, « tu es du côté du pouvoir, les articles et la titraille vont te faciliter la tâche. Tu es de l’autre côté, ceux-ci vont être malveillants ».

      Tiens. Ce matin, j’ai lu DS (ASI) qui expliquait que la faible mobilisation face au réchauffement climatique, c’était de la faute à Alex Jones et à tous les complotistes faiseurs de fakenews. J’ai bien rigolé. Il aime bien Twitter, DS. Et il va s’en rendre compte qu’il est plus (+) en train de regarder le doigt que la lune...

      Les premiers pourvoyeurs de fakenews sont les élites et leurs appareils étatiques. Et nous, on continue à faire comme si les fakenews, c’était les sites parodiques et les prédicateurs. Oubliées les lois sur le secret des affaires, et la destruction systématique des lanceurs d’alerte, avant même cette loi.

      Donc là, nous sommes tous anxieux, parce qu’une femme politique qu’on a l’habitude d’entendre dire des choses intelligentes, et bien des journaux de milliardaires lui ont collé l’étiquette « gauche anti-migrants ». Ils ont créé la polémique, ils ont choisi les mots, et ils ont balancé le cocktail molotov. Et ça se termine en « de toute façon, les politiques de gauche sont racistes, sexistes et autoritaires ». Carton plein pour les morveux certificateurs d’informations vraies. (Et admirez. D’un côté ça suscite la polémique avec le titre infamant, et de l’autre (Checknews), ça relativise et ça édulcore...)

    • Je l’ai viré parce que personne des gens à qui je l’avais transmis par ailleurs n’y avait compris grand chose.

      Mais :
      1) le diplo EST possédé par des milliardaires (50% appartient au Monde)

      2) dire "c’est libé donc c’est de la merde" c’est vraiment un raisonnement paresseux. Y’a beaucoup de merdes dans Libé, et y’a d’excellents papiers aussi, comme dans le Figaro, Le Monde ou Le Monde diplo. Pas à doses égales, et on a là dessus des ressentis différents, mais sans me faire l’apôtre inconditionnel de la nuance, il faut quand même en faire un minimum. On peut avoir une position critique sur « les médias dominants » et les propriétaires de la presse sans sombrer dans un manichéisme aussi absolu.

      3) Ce papier de Libé cite longuement la dame incriminée, et s’il faut décrypter ses propos à ce niveau de détail, c’est que oui, il y a un problème. Et pour moi, comme Mélenchon, oui, elle drague l’électorat d’extrême droite quand elle fait ça. Il me semble que comme lui, c’est de l’ordre de la stratégie politique davantage qu’autre chose, mais dans les deux cas ça ne me réjouit pas.

    • En l’occurrence, c’est Libé qui se permet de ne pas faire dans la nuance, comme tu me reproches de ne pas le faire avec raison (je n’en avais pas l’ambition).

      OK, si tu lis Libé dans le détail, tu découvres que c’est bien plus nuancé, qu’il y a parfois des articles passionnants. Mais il y a des choix qui sont fait dans ces journaux, et ces choix ne le sont pas, nuancés, ils sont politiques, et parfois malveillants, et d’autres fois borgnes.

      Décider de soutenir un choix dans un référendum, une personne dans une élection, la survenue d’une guerre, ou un menteur patenté, c’est un choix politique non-nuancé, voire un choix économique en faveur de certains milliardaires, et tout le decorum autour ne peut plus être désigné que comme une sorte d’alibi.

      On renifle la culotte des gauchistes qui ne savent plus comment faire pour intéresser les électeurs (« et ça ne [nous] réjouit pas »). Et on se retrouve avec une situation à l’américaine, où les élites ne savent plus comment faire pour faire élire des élus qui ne soient ni extrémistes de droite, ni gauchistes.

    • J’ai pas tout compris mais tu ne peux pas dire simultanément que le papier de Libé est mensonger et que tu est d’accord sur le fait que ce qu’il raconte de Sahra Wagenknecht ne te réjouit pas (entérinant l’idée qu’en fait non il n’est pas mensonger mais que tu préfèrerais qu’il n’évoque pas le sujet).

    • Le site du « mouvement de rassemblement » Aufstehen nous propose de nous organiser. Nous, i.e. le peuple, j’ai envie de dire : le peuple de la rue, vu le film de propagande qui montre Mme et M. tout le monde en bas de son immeuble. https://www.aufstehen.de
      Organisez-vous ! répète Wagenknecht et moi, depuis longtemps je veux m’imprimer un T-shirt noir avec en gros : Organize ! dessus et ne peux qu’approuver cent fois. « Don’t mourn, organize ! » sont d’ailleurs les mots prêtés au syndicaliste nord-américain Joe Hill, exécuté sans preuves en 1915 (cf. la chanson de Joan Baez), mots fréquemment repris par des mouvements contestataires (même contre Trump).
      Aufstehen propose donc de mobiliser la rue pour contrer le système politique (Politikbetrieb) qui ne la représente plus et mieux y entrer par la suite. C’est pour cela que Aufstehen veut être un mouvement et non un parti comme la SPD, Die Grünen, Die Linke (n.b. : du côté des fachos, Pegida est un mouvement anti-islam, l’AfD est un parti d’extrème-droite). Je ne peux qu’approuver cent fois.
      Mais si je cherche sur le site des informations sur la politique migratoire, je n’en trouve pas, même dans les interview de Wagenknecht. Peut-être ai-je mal cherché. (Hilf mir@Klaus !)
      Par contre, sur le site du mari de Sahra Wagenknecht, co-lanceur du mouvement, j’étais sûre de trouver plus d’idées de fond… Oskar Lafontaine a tout mon respect, un peu parce qu’il est sarrois comme moi, mais surtout parce qu’il est aussi courageux que sa femme.
      Effectivement, on trouve dans la première interview (12.8.18), des petites choses sur l’économie et la politique migratoire :
      L’économie : Sahra Wagenknecht et Oskar Lafontaine sont des adeptes de l’ordolibéralisme (en gros l’Etat donne un cadre général à l’économie pour garantir la libre-concurrence, mais sans le « laisser-faire » du libéralisme sauvage). Quand on lui demande si la formule du Godesberger Programm « Autant de marché que possible, autant d’Etat que nécessaire ! » est toujours valable, Lafontaine approuve. Le programme de Bad Godesberg de 1959 a signé la conversion de la SPD à l’économie de marché (social).
      Sur la politique migratoire, Oskar déclare : « Les problèmes sociaux tels la pauvreté des enfants et de la vieillesse, les salaires trop bas, les mauvaises prestations sociales et pas assez de logements sociaux, pour n’en nommer que quelques-uns, étaient déjà là avant. L’immigration les renforce par la mise en concurrence des salaires et des loyers.“ Comprend qui peut, comprend qui veut, mais il est bien écrit : « Durch die Zuwanderung werden sie über Lohn- und Mietkonkurrenz verstärkt. »
      Sinon, il y a toutes ces idées marquées au coin du bon sens (ne pas livrer d’armes au pays en guerre, etc.) auxquelles je ne peux que me rallier à 100 %. Et d’autres un peu moins convaincantes : http://www.oskar-lafontaine.de/links-wirkt/details/b/1/f/1/t/im-bundestag-muessen-sich-die-interessen-der-mehrheit-wieder-durchs
      Voilà les deux points qui me gênent un peu...
      Donc : organisons-nous ! mais en connaissance de cause, pour ou contre les frontières, pour ou contre l’internationale, pour ou contre l’Etat fort, etc. et non pas : pour ou contre le bien-être, pour ou contre la sécurité, etc.
      #ordolibéralisme #immigration

    • Ha oui tiens, Joe Hill, immigré hobo qui s’est quasiment fait buté en tant que tel.

      « Débarrassez la société de ses parasites » a dit le procureur au jury dans son réquisitoire.

      L’IWW qui luttait entre autres contre la xénophobie de l’AFL et se faisait taxer de cinquième colonne allemande pendant la guerre.

      Merde, quoi, les mots ont un sens et des conséquences.

    • Appel à fondation, le manifeste du mouvement « Aufstehen » | Le Média
      https://lemediapresse.fr/international/appel-a-fondation-le-manifeste-du-mouvement-aufstehen

      Lancé ce 4 septembre, le mouvement de gauche radicale Aufstehen de Sahra Wagenknecht fait polémique et est caricaturé en « mouvement anti-migrant ». Nous avons décidé, afin d’élever le débat, de publier une traduction inédite de leur manifeste.

      Je sais, le Média, c’est Télé Mélenchon. Mais après tout, entre Télé Bolloré, Télé Niel ou Télé Bouygues...

    • Les discours ambigus sur les réfugiés qui se développent à « gauche de la gauche » en France, en Allemagne et ailleurs, sont la conséquence d’un positionnement politique : la défense coûte que coûte d’une des faces du capital, à savoir : le travail.

      Défendant un des pôles du capital plutôt que de s’engager dans une critique de sa totalité dialectique, la « gauche de la gauche » ne peut que finir par adopter des positions réactionnaires dans une tentative illusoire de préserver le travail, alors que la dépassement de la société capitaliste, c’est justement l’abolition du travail.

      Évidemment, pour cela il faut comprendre comment les catégories de travail, de valeur, d’état ou de nation n’ont pas de caractère transhistorique et sont au contraire immanentes au capital. Ces catégories sont à critiquer négativement car elles sont avant tout déterminées par le capital et sa dynamique : elles n’ont aucun caractère émancipateur.

    • @baroug Je viens de relire l’article de Libération mentionné plus haut. J’y trouve la phrase suivante :

      http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

      Libération note au sujet de Wagenknecht que « l’une des cadres de Die Linke va lancer début septembre un mouvement qui reprend les accents de l’extrême droite sur la question migratoire »

      Si c’est vrai c’est une preuve pour les mauvaises intentions envers Sarah Wagenknecht parce que ce n’est simplement pas vrai.

      L’affirmation suivante de "Checknews" est erronée :

      On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement.

      Il est vrai que le parti Die Linke et SR défendent ce qui reste du droit d’asile politique que les gouvernements consécutifs ont démonté au fur et à mesure pendant les 30 années passées.

      En même temps il n’est pas vrai que SR défend "le droit d’asile dans sa forme actuelle" car le parti de gauche revendique la restitution du droit d’asile politique dans sa forme en vigeur jusqu’aux années 1970. En même temps il revendique de l’améliorer en reconnaissant l’homosexualité comme raison suffisante pour accorder l’asile aux personnes des pays où la pratique ouverte de l’homosexualté comporte un risque de discrimination grave. La gauche revendique également un statut de résidente pour les femmes ayant quitté leurs maris suite à des violences conjugales.

      Apart ces points le texte dans Libération/Checknews donne assez de place aux paroles de Sarah Wagenknecht pour permettre la compréhension de principe de ses positions.

      Pour ceux intéressés par les événements qui ont mené au débat actuel notamment à la manière dont le gouvernement Merkel a géré la grande vague de réfugiés avant la fermeture de la route du Balkan, voici une traduction d’un article de fond dans Telepolis :

      Qu’est-ce que Chemnitz a à voir avec « Diviser pour mieux régner » ? Ou comment la gauche est devenue l’outil volontaire de l’establishment. https://seenthis.net/messages/720547

    • Je suis assez d’accord avec vous sur ce fait que la gauche est incapable d’écouter les angoisses des gens et n’y répond que par des trucs moralisateurs ou pire.
      Moralisateurs, quand le truc est articulé dans des termes comme : tu es raciste, pas généreux.
      Bête, comme Sandrine Rousseau, en campagne lors des régionales : « Ces gens qui fuient la Syrie, ce sont des gens comme nous, des médecins, des professeurs. »
      Quelle ignorance et mépris envers les petits blancs du NPDC, qui ne sont pas « des gens comme nous = des petits bourges » et à qui elle dit que les migrants leur mangeront sur la tête.
      Et puis « on va tous leur proposer une chambre chez nous, chacun a une chambre d’amis, pas vrai ? » Ben non, tu ignores un électorat qui n’a que le canap du salon et qui y a peut-être déjà hébergé un cousin qui depuis est devenu SDF parce que c’est chaud, de cohabiter dans peu d’espace pendant des mois sans perspective.
      Et pareil sur les communes qui filent un logement social à une famille syrienne : trop classe, moi j’attends depuis quatre ans (sept ans, maintenant) et je dois vivre ça comment, de voir des gens me passer devant sur la liste ? C’est des discours de bourges qui doivent donner envie de taper, quand on est encore plus à la rue que moi.

      Alors que quand on lit des trucs chiffrés sur les migrations et le travail, c’est une autre image qui se dessine, autre que celle que vous nous présentez ici. Le fait que la directive Bolkenstein et les délocalisation font sûrement mieux en matière de compétition internationale que des gens qui viennent habiter ici, d’autant plus quand c’est en famille et pas dans un logement de célib qui paye un tiers de lit. Que la crise du logement, elle est due au nombre croissant de petits bourges qui peuvent se payer des séjours touristiques, aux mécanismes qui font construire des bureaux pour mieux spéculer, plutôt qu’à des personnes qui sont sur le marché de logements plus crades et vétustes que les locaux. Le fait que ça peut booster la croissance et faire remonter les petits blancs d’un cran dans la pyramide alimentaire (au lieu de les faire descendre comme propose Rousseau dans sa grande générosité). Le fait que les frontières ouvertes permettent de venir sans dépenser son magot, sans y perdre sa santé, choisir son pays de résidence sur la base de l’aide privée (famille, amis) qu’on peut y trouver et rentrer dès qu’on veut/peut. Le fait que le terrorisme, il est pas alimenté par des migrants mais par des gens de deuxième génération dégoûtés du rêve occidental qui leur a été refusé par le racisme et les discriminations.

      Je me dis qu’on peut vivre et parler des migrations autrement que les morceaux choisis que je vois ici et qui me semblent toujours aussi indigestes, à la moulinette Libé ou à la moulinette Seenthis. Et que je n’ai pas envie de choisir entre la petite bourgeoisie donneuse de leçons et Mélenchon qui flatte le drapeau en même temps qu’il défend le travailleur frrrançais d’une manière qui me semble contradictoire avec la réalité, pas qu’avec mon éthique.

      Et là j’aimerais appeler @reka et @cdb_77 pour avoir leur avis sur la justesse de ces discours sur les #migrations.

    • @aude_v Je suis d’accord avec les principes que tu proposes. Alors que faire ?

      Je vois trois positions acceptables et pourtant contradictoires. Ses défenseurs « de gauche » ont les choix entre une sorte de « cohabitation pacifique » accompagnée de discussions plus ou moins solidaires - sous peine de se faire tirer par le bout du nez par la droite intelligente (oui, ça existe ;-) )

      1. Tu es militant/e indépendant/e ou autonome et tu fais un travail de solidarité concrète ou une activité comparable avec des familles de réfugiés.
      – Tu cherches à faire venir les autres membres de la famille de tes amis réfugiés et tu t’engages pour les frontières ouvertes parce que tu te rends compte de la souffrance causée par ces barrières artificielles et inhumainaies.

      2. Tu es syndicaliste et tu luttes pour améliorer revenus et condtions de travail alors que ton patron te dit tous les jours à quel point son entreprise est victime de la concurrence déloyale et illégale à cause de Bolkenstein mais surtout à cause du travail au noir par des immigrés chez vos concurrents.
      – Tu vas alors défendre chaque mesure qui protège toi et ton entreprise contre les abus décrit. Tu sera pour l’abolition de Bolkenstein, pour une limitation du nombre de nouveaux immigrés avec ou sans papiers, et tu vas militer pour l’application stricte des règles censées te protéger par les institutions compétentes.

      3. Tu es membre d’un parti de la gauche qui a des place dans une administration locale, un gouvernement régional ou national.
      – Tu vas d’abord défendre les intérêts des gens qui te sont proches (catégorie 1. uo 2.) et tu vas essayer de trouver des compromis entre ta position de gauche et les choses indispensables pour conserver ton poste de maire/ministre/député/secretaire etc. Lors de rencontres avec des militants sur le terrain tu vas essayer de comprendre leur perspective et et tu vas demander à tes aides de la faire entrer dans ta conception du travail d’administrateur ou de responsable de gouvernement.

      On discute, on discute, mais comment trouver une solution à ce dilemme ? Je ne parle pas des obstacles mis en place par par nos véritables adversaires et je parle comme si les contradictions entre les acteurs de gauche se reglaient à l’amiable ...

      Bref ... elle nous mène où cette discussion ?

    • Merci @aude_v d’avoir pensé à mentionner les « petits blancs » (pas forcément du « NPDC ») dans ton intervention à propos de leurs craintes concernant l’immigration et leur refus du prêt-à-porter de la pensée médiatique « mainstream ».
      Leurs peurs (légitimes ou pas d’ailleurs) liées à un fort sentiment de #déclassement risquent bien de se focaliser encore plus sur les « migrants » maintenant que des politiques soit disant « de gauche » viennent cautionner un racisme profondément ancré dans nos sociétés industrielles et « laborieuses ».
      Mais ce n’est pas trop pour le petit Européen blanc que je suis que je m’inquiète. C’est surtout pour les pays limitrophes qui accueillent majoritairement ces « migrants » : Turquie, Liban, Lybie, pays du Maghreb, Grèce, Pakistan où un tel afflux de populations déplacées a de graves conséquences vu les problèmes que connaissent déjà ces pays en matière de ressources en eaux et au regard de la déliquescence de leurs infrastructures et de leurs institutions.
      Quelle peut bien être la vie de toutes ces personnes déplacées dans de telles conditions ? Je n’ose me l’imaginer ... (Mais bon, ceci dit vu que je ne suis pas « politisé », mon intervention est-elle « légitime » ?)

    • C’est très bien ce qu’il dit. Malheureusement le terme « salubrité publique » est terni par son utilisation dans des contextes de droite. J’ai réfléchi sur la siginification d’une tele expression dans la bouche d’un conseiller de melenchon et je comprend que ce qui compte c’est son discours complet au sein duquel il faut situer l’expression.

      Est-ce qu’en déployant la rhétorique du « surnombre », en faisant le lien entre chômage et migration, on n’entre pas sur un terrain favorable à l’extrême droite ?

      Cette accusation est absurde. Elle émane d’une partie de la gauche - celle que je dénonçais tout à l’heure - qui a oublié les discours de Jaurès dans le « socialisme douanier » par exemple ! Lorsque vous êtes de gauche et que vous tenez sur l’immigration le même discours que le patronat, il y a quand même un problème… Ce que nous disons n’a rien de nouveau. C’est une analyse purement marxiste : le capital se constitue une armée de réserve. Lorsqu’il est possible de mal payer des travailleurs sans papiers, il y a une pression à la baisse sur les salaires. Cette analyse serait d’extrême droite ? Vous plaisantez.

    • Faire appel au concept d’#armée_de_réserve, c’est garder de Marx ce qu’il a élaboré de plus daté. Il y a pas (plus) d’armée de réserve dans le cadre d’une économie nationale (sur laquelle les #étatistes plus ou moins #chauvins restent focalisés). Que ce concept garde (?) une validité impliquerait de procéder à une sérieuse mise à jour - à nouveaux frais - pour « coller » à l’échelle transnationale qui marque l’actuel palier de la mondialisation capitaliste.

    • http://www.regards.fr/politique/article/reponse-a-djordje-kuzmanovic

      Dans un entretien publié sur site de l’Obs, Djordje Kuzmanovic, présenté comme le conseiller de Jean-Luc Mélenchon et candidat potentiel de la France insoumise aux prochaines européennes, affirme son soutien aux analyses de l’Allemande Sahra Wagenknecht, l’une des principales figures du parti Die Linke. Se fixant l’objectif « de ralentir, voire d’assécher les flux migratoires » par le recours à un « protectionnisme solidaire », il fustige « la bonne conscience de gauche ». « Lorsque vous êtes de gauche et que vous avez sur l’immigration le même discours que le patronat, il y a quand même un problème », assène-t-il. Mais n’est-on pas en droit de s’étonner plus encore quand, se réclamant de la gauche, on tient des propos qui pourraient être taxés de proches du discours d’extrême droite ?
      Laissons les polémiques malsaines au vestiaire. Discutons des arguments retenus.

    • Le plaidoyer de Martelli (ex-PC, ce parti bien connu pour son internationalisme dans Regards) pour « universalisation des droits » en vaut bien d’autres et il suffit à récuser le ces nouvelles gauches de droite qui se donnent pour emblèmes du #gros_concepts (armée de réserve, par exemple) faute d’analyse concrète. Martelli :

      Or, à l’échelle de la mondialisation, cette réduction [ des coûts salariaux] s’opère avant tout dans les zones de faible prix du travail, dans l’ensemble des pays du Sud, y compris les États dits émergents.

      Ce sont les masses laborieuses d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine qui pèsent le plus fortement en faveur de la réduction relative de la masse salariale. Les migrants le font à la marge. À la limite, en s’insérant dans des zones de niveaux salariaux plus élevés, ils nourriraient plutôt une tendance inverse à la hausse. À la limite toujours, c’est en restant chez eux que les travailleurs du Sud tirent la masse salariale de nos pays vers le bas. Là est l’ armée de réserve véritable.

      ... sauf que chez Martelli comme chez JLM et ses amis parler encore d’armée de réserve c’est s’éviter de parler de luttes et de conflictualité (contre le rouleau compresseur capitaliste, votons !), c’est ne pas prendre en compte, par exemple, la « rigidité des salaires à la baisse » comme disent les économistes. Les ateliers de l’usine monde où le capital enrégimente en masse la main d’oeuvre sont en proie à des luttes sur le salaire qui déstabilisent la production (sa division, son commandement). Les ouvriers sud coréens qui avaient arraché des hausses de salaire durant les années 80 qui leur avaient permis de dépasser le salaire ouvrier portugais ne sont pas un cas isolé ; aujourd’hui, ceux de la Chine du sud-est deviennent du fait de leurs luttes moins « compétitifs », idem pour ce qui est de quelques pays d’Europe de l’est (...).

      #salaire #gauchededroite3.0

    • Pareil que @colporteur. @klaus, je serais d’accord sur toi avec la difficulté à concilier les intérêts locaux et les principes universels (liberté de circulation) si je n’étais pas convaincue que la pression sur les salaires n’est pas exercée par les migrant·es mais plutôt par tout ce que le capitalisme organise comme mise en concurrence : Bolkenstein, libre-échange.

      ton patron te dit tous les jours à quel point son entreprise est victime de la concurrence déloyale et illégale à cause de Bolkenstein mais surtout à cause du travail au noir par des immigrés chez vos concurrents.

      Ton patron te raconte des craques !
      Comme le dit l’extrait précédent, il me semble que c’est en restant chez eux que les travailleurs des pays pauvres font la plus grosse concurrence. Outre qu’en France ils et elles représentent des chiffres assez ridicules (combien de Chinois·es à Paris dans des ateliers ? combien en Chine !), ils et elles ont, et encore plus quand c’est en famille, des besoins de rémunération plus proches du Smic que des rémunérations de leurs pays. Par exemple, en Indonésie un·e ouvrièr·e gagne bien sa vie avec 200 euros mensuels. Personne en France ne peut s’aligner, même pas un·e migrant·e. Et d’autant moins quand sa famille est ici.

      Je connais pas assez le sujet pour dire que la gauche qui met en avant la question des migrant·es colporte des mensonges mais ça me semble assez douteux économiquement et c’est faux, de dire que le capitalisme organise la circulation des biens comme des personnes (ça bloque pour les personnes !). Sur ce sujet, dans le contexte de haine qu’on connaît, dire des trucs faux, c’est criminel.

      Il faut trouver d’autre arguments pour donner envie aux petit·es blanc·hes déclassé·es de voter à gauche (je suis très sensible à leurs arguments parce que je suis dans la même merde et que chez EELV j’étais dedans-dehors, je savais que je risquais de retrouver le chômage, la difficulté à se loger autrement qu’en coloc, la peur de perdre mes minima sociaux, etc. tandis qu’eux et elles, c’étaient des petit·es bourges qui s’en branlaient, de cette misère). Une vision du monde qui ne soit pas simplement en léger décalage avec le fascisme mais constitue un choix radicalement différent. En plus, je crois que ces arguments seraient plus offensifs contre le capitalisme !

    • It’s complicated

      et tous ceux qui veulent qu’on vote pour eux sont des malfaisants qui ne savent pas appréhender la complexité.

      A une époque, on disait que Rocard était mauvais parce qu’il avait toujours un discours trop complexe. Parce qu’en effet, il essayait sans doute trop de développer un argumentaire complet.

      Ce débat, au moins, nous permet tous, collectivement, d’appréhender cette complexité.

      Tiens, maintenant qu’on la touche du doigt, comment on écrit un « manifeste » un minimum concret afin de convaincre la masse d’y adhérer ? Et comment on fait pour s’assurer qu’il ne prête pas à la critique par simplifications ou occultations involontaires du fait de la contrainte du format ?

      Au moins, à l’extrême droite, ils n’ont pas ce genre de difficultés. C’est blanc et noir et on vote pour le chef.

    • Depuis le passage à la subsomption réelle avec la révolution industrielle, jusqu’à la fin des « trente glorieuses » (en fait, trente piteuses, faudrait-il dire), la valorisation du capital s’est faite sur la base d’une concurrence s’exerçant au sein de zones où le niveau de productivité était relativement homogène (Par exemple, les pays du centre capitaliste : États-Unis, Europe et Japon d’une part, et l’URSS et ses satellites européens d’autre part). Il y avait des disparités au sein de ces zones, mais elles n’étaient pas aussi étirées que celles que nous connaissons aujourd’hui, puisque dorénavant tout est intégré à un niveau global.

      Un des enjeux de l’introduction massive des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la restructuration de l’appareil productif au tournant des années 1970, c’était de pouvoir orchestrer massivement la valorisation du capital en combinant des activités ayant des niveaux de productivité très hétérogènes, en allant chercher des opportunités de valorisation dans le tiers-monde.

      Pour cela, il a fallu effectivement rendre la circulation des capitaux et des marchandises encore plus fluide, tandis que la circulation des personnes (en fait des travailleuses et des travailleurs) était entravée de façon à conserver cette juxtaposition des zones à niveaux de productivité très différents. Leur intégration dans un cycle global de valorisation était devenue possible avec les NTIC et s’est traduit par le phénomène qu’on a appelé délocalisation qui, au delà du déplacement anecdotique de l’appareil productif correspondait plutôt à un mouvement de « multilocalisation » de cet appareil. Ce mouvement nécessitait en retour de fixer les travailleurs sur place, non pas pour les empêcher d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des zones à haute productivité, mais pour maintenir les conditions structurelles de ce nouveau régime de valorisation du capital.

      Ainsi, les travailleurs des zones de haute productivité ont tout d’abord voulu freiner le mouvement car ils constataient la disparition des sites industriels qui les employaient massivement, moins du fait de leur déplacement dans le tiers-monde (parfois beaucoup moins loin d’ailleurs avec la sous-traitance) que parce que ces sites n’étaient pas adaptés à la production fragmentée et « liquide » requise par le mode de production restructurée autour des NTIC.

      Mais lorsqu’à partir des années 1990, ils constatent que la force de travail à haute productivité reste globalement la gagnante (relative, certes) de ce mode de production, alors s’engage un glissement des discours portés par les organisations la représentant (partis et syndicats) qui tend à faire du travailleur immigré, non plus le camarade qui lutte coude à coude pour la transformation des rapports de production (par l’amélioration des conditions aussi bien que dans le perspective de leur abolition) mais le perturbateur d’un équilibre précaire. L’immigré devient celui qui ne reste pas à sa place et met en danger le deal (fragile) de la division du travail productif entre zones de productivité hétérogènes sur lequel s’appuie le capital depuis quatre décennies au moins.

      L’argument des migrants comme « armée de réserve » du capital est donc obsolète depuis au moins quarante ans et ne fait que bégayer un slogan « marxiste » à l’encontre d’une analyse marxienne de la dynamique du capital.

    • Au moins, à l’extrême droite, ils n’ont pas ce genre de difficultés. C’est blanc et noir et on vote pour le chef.

      Pour le coup, c’est précisément un point précieux : certes, on perd du temps et des alliances, mais c’est comme quand on critique la démocratie actuelle : si on va dans le sens de plus de démocratie, de délibération, d’un maximum de gens impliqués, il faut s’attendre à ce que ce soit long, et chiant, et pas facile. Aucune solution miracle de ce point de vue.

      Il y a bien des tensions, immenses, entre les idées et leur radicalité et un programme populaire et mobilisateur. Mais trouver des solutions à ce problème ne devrait jamais impliquer de renoncer à des valeurs fondamentales.

    • (...) Cependant, ce n’est plus par la politique démocratique qu’il faut défendre ce qui fonde la civilisation, mais contre elle.

      Qui aspire à l’appropriation émancipatrice de l’ensemble du système social et à sa transformation peut difficilement ignorer l’instance qui, jusqu’à présent, en organise les conditions générales. Il est impossible de se révolter contre l’expropriation des potentiels sociaux sans se trouver confrontés à l’État. Car l’État ne gère pas seulement à peu près la moitié de la richesse sociale : il garantit aussi la subordination de tous les potentiels sociaux aux impératifs de la valorisation. De même que les ennemis du travail ne peuvent ignorer l’État et la politique, de même ils refuseront de jouer le jeu de l’État et de la politique.

      Puisque la fin du travail est aussi la fin de la politique, un mouvement politique pour le dépassement du travail serait une contradiction dans les termes. Les ennemis du travail font valoir des revendications face à l’État, mais ils ne constituent pas un parti politique et ils n’en constitueront jamais un. Le but de la politique ne peut être que la conquête de l’appareil d’État pour perpétuer la société de travail. Les ennemis du travail ne veulent donc pas s’emparer des commandes du pouvoir, mais les détruire. Leur lutte n’est pas politique, elle est antipolitique.

      Puisque à l’époque moderne l’État et la politique se confondent avec le système coercitif du travail, ils doivent disparaître avec lui. Tout le verbiage à propos d’une renaissance de la politique n’est que la tentative désespérée de ramener la critique de l’horreur économique à une action étatique positive. Mais l’auto-organisation et l’autodétermination sont le contraire même de l’État et de la politique. La conquête de libres espaces socio-économiques et culturels ne s’effectue pas par les voies détournées de la politique, voies hiérarchiques ou fausses, mais par la constitution d’une contre-société.

      Voilà un manifeste qui n’oublie rien : le travail, la politique, la démocratie... Et l’auto-organisation en guise de solution de remplacement. Mais de préférence une auto-organisation qui ne reproduit pas les institutions précédentes, j’imagine.

      Ce manifeste est chouette, mais tu le mets entre les mains d’un journaliste, il en fait quoi ? Il dit que ce nouveau mouvement politique est ultra.... ultra-chouette ? ultra-révolutionnaire... ultra-incompréhensible ?

      Quoiqu’on en dise, il y a le but, et il y a le chemin pour atteindre ce but. Ce chemin, c’est assez souvent ce qui va faire que les gens vont adhérer ou pas. Avec ce manifeste, le chemin, il ne transparait pas d’une façon évidente. Mais ce n’est sans doute pas son objet évidemment.

    • @biggrizzly

      Voilà un manifeste qui n’oublie rien : le travail, la politique, la démocratie...

      Et aussi le genre...

      Sans l’espace social séparé que constituent les formes d’activités « féminines », la société de travail n’aurait jamais pu fonctionner. Cet espace est à la fois sa condition tacite et son résultat spécifique.

      Ce qui précède vaut également pour les stéréotypes sexuels qui se sont généralisés à mesure que le système de production marchande se développait. Ce n’est pas un hasard si l’image de la femme gouvernée par l’émotion et l’irrationnel, la nature et les pulsions ne s’est figée, sous la forme de préjugé de masse, qu’en même temps que celle de l’homme travailleur et créateur de culture, rationnel et maître de soi. Et ce n’est pas un hasard non plus si l’autodressage de l’homme blanc en fonction des exigences insolentes du travail et de la gestion étatique des hommes que le travail impose est allé de pair avec des siècles de féroce « chasse aux sorcières ».

      @biggrizzly

      Ce manifeste est chouette, mais tu le mets entre les mains d’un journaliste, il en fait quoi ? Il dit que ce nouveau mouvement politique est ultra.... ultra-chouette ? ultra-révolutionnaire... ultra-incompréhensible ?

      Il en fait quoi ?...

      S’il s’agit du journaliste comme travailleur du secteur d’activités particuliers que sont les médias, alors il en fera une marchandise, un truc à vendre sans égard pour son contenu propre. Sans animosité ni avidité, mais simplement parce que c’est le rôle que lui attribuent (et avec lui, à toute la sphère médiatique) les nécessités de la société du travail

      S’il s’agit du journaliste comme individu particulier doté de sa subjectivité propre, on ne peut pas savoir ce qu’il en fera. Peut-être mettra-t-il son mouchoir dessus pour ne pas avoir à faire face à ses propres contradictions, peut-être essayera-t-il d’en parler autour de lui, à ses collègues, à ses proches. Qui sait ?

    • @aude_v Nous savons que les patrons défendent leur propre petite vérité qui est dictée par la concurrence quotidienne. Pourtant il y a de plus en plus de signes qui annoncent l’écroulement d’un monde dans lequel on avait pris l’habitude de s’arranger. C’est un désastre pour le petits gens.

      La gauche doit alors leurs apporter des solutions concrètes et les protéger contre ces menaces.

      Ce sont d’abord les petits patrons qui se rendent compte qu’ils perdent des contrat à cause des entreprises étrangères, ensuite ce sont les ouvriers qui ont du mal à communiquer avec les collègues de chantier parce qu’il s’est transformené dans une sorte de tour de babel. Les clients enfin remarquent qu’on ne leur fournit plus la qualité d’une entreprise homologuée avec des employés formés d’après les normes qu’on avait pris pour des valeurs sûres. Les prix ne baissent pourtant pas. Les clients (je pense surtout aux locataieres d’immeubles qui ne sont pas les clients directs des entreprises du bâtiment) ne connaissent pas mais se dountent des ruses des intermédiaires qui encaissent les profits supplémentaires devenus possible par les salaires en baisse constante.

      On a un problème parce que la gauche (ici plus précisément le parti Die Linke) refuse explicitement de soutenir des solutions au problème de la baisse des salaires. Quand tu parles avec des responsables de la gauche au gouvernement, donc avec les personnes qui sont en mesure d’appliquer des mesures concrètes, tu mènes un dialogue de sourds.

      Les mécanismes administratifs, parlementaires et politiques font que personne n’a envie de prendre des initiatives qui n’ont pas encore été homologuées par les instances occultes et officielles du parti. On a besoin de deux à trois années de travail dans les commisions du parti avant qu’un sujet ou une revendication se trouve sur l’ordre du jour d’un congrès régional ou national. Encore faut-il que personne ne te mette des bâtons dans les roues ce qui est toujour possible si du donnes l’impression de vouloir mettre en question (au choix) la position le poste / la réputation de quelqu’un qui fait partie de l’appareil. Ce n’est pas seulement le cas pour des problèmes syndicales. Les éco-socialistes ont le même problème. Tout le mond est d’accord qu’il faut lutter contre le capitalisme pour sauver l’environnement et que les verts ne font plus leurs travail, mais tu n’arriveras pas à transformer cette idée en politique concrète parce qu’il te faudra faire la queue et respecter l’ordre du jour.

      Tu comprends un peu pourquoi un mouvement indépendant fait peur ? Ce contexte explique les fausses accusations et réactions agressives. Il y a trop de personnes employé par l’appareil qui risquent de perde leur poste bien payé.

      Ici on peut discuter sur la meilleure ligne politique à suivre, mais dans un premier temps il faudrait enfin pouvoir agir au lieu de perdre son temps avec des procédures.

      #gauche #bureaucratie

    • Macron, il arrive à faire baisser les rémunérations (c’est un peu son cœur de métier, son prooojet) tout en laissant les gens à la mer ! C’est pour ça que je suis convaincue qu’on peut refuser les deux en même temps. Mais pour l’expliquer, c’est autre chose... et j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment le chemin pris par nos camarades, qu’ils et elles seront récompensé·es par l’ingratitude de classes populaires allant voir à la source des discours xénophobes.

      Dans le gouvernement représentatif, il y a une grande #captivité à l’égard des appareils, des procédures, et c’est dans le meilleur des cas, quand les partis ont eux-mêmes une culture démocratique (ce qu’ils ne sont pas tenus d’avoir). Pour avoir vu d’assez près, de 1999 à 2015, la misère des Verts, je suis assez blasée, d’autant que j’ai de l’estime pour certaines des personnes que j’y ai rencontrées.

    • Je ne comprend toujours pas très bien le point cardinal de #Aufstehen. Ce que j’ai pu voir c’est un procès consultatif en ligne, une sorte de #RFC collectif qui doit, je pense, mener vers quelque chose qui sera le programme du « mouvement ». On verra bien.

    • A la demande de Jean-Luc Mélenchon, nous avons rectifié le titre de D. Kuzmanovic, initialement présenté comme son “conseiller” « Le point de vue qu’il exprime sur l’immigration est strictement personnel. Il engage des polémiques qui ne sont pas les miennes »

      Timothée Vilars
      https://twitter.com/TimoVilars/status/1039532108119764993

      et donc -> « ... Entretien avec Djordje Kuzmanovic, orateur de la France insoumise. »

      Dont acte, mais décidément, Wagenknecht ou Mélenchon, sur le sujet, quelle obscure clarté malodorante.

    • Et au moment où on s’y attendait le moins, Philippe Martinez assène quelques vérités. Il était temps :

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/26/philippe-martinez-ce-n-est-pas-l-immigration-qui-cree-du-dumping-social-mais

      Nous ne faisons pas face à une invasion de migrants et notre pays doit accueillir humainement et dignement ceux qui fuient leurs pays. Cela se nomme la fraternité.
      Ces salariés font partie intégrante de la classe ouvrière ! Ce n’est pas l’immigration qui crée du dumping social mais l’absence de droits !...

      #paywall (désolé)

    • ... et Mélenchon de célébrer ce soutien, avant manifestement de se raviser, sans doute sur la forme plutôt que sur le fond — il allumait Mediapart, Politis, Regards, le PCF « et autres castors du dénigrement à n’importe quel prix de la LFI » :

      https://twitter.com/laurencedecock1/status/1045572166165700608

      (NB ce monsieur se permet par ailleurs de donner en ce moment des leçons sur le racisme. Mediapart, Politis et Regards lancent de leur côté le manifeste pour l’accueil des migrants.)

    • Les journalistes qui feignent l’indignation à l’écoute de Mme Wagenknecht ne peuvent ignorer que la plupart des partis européens appuient une politique beaucoup plus restrictive. En 2017, le candidat Emmanuel Macron promettait d’« accueillir dignement les réfugiés qui ont droit à la protection de la France. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins ». Aucun média français n’avait alors décrit En marche ! comme un « mouvement antimigrants ». Et Libération titrait en « une » (6-7 mai 2017) : « Faites ce que vous voulez, mais votez Macron ».

      Pierre Rimbert

      Gauche antimigrants, une fable médiatique

      https://seenthis.net/messages/725854

    • Le 6 octobre avec l’Aquarius

      L’Aquarius est désormais un nom connu. Ce bateau opère en Méditerranée depuis presque trois ans. Il a mené 230 opérations de sauvetage et secouru 29 523 personnes menacées de noyade. Ce sont des hommes, femmes ou enfants, migrants ou réfugiés, en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée. Compte tenu de sa mission et de l’état des gens au moment du secours, l’Aquarius opère en partenariat avec Médecins sans Frontières. Mais il est affrété par SOS Méditerranée. Cette association de sauvetage en mer n’a-t-elle pas reçu en 2017 le label « grande cause » de la part du gouvernement français ? Le même gouvernement qui aujourd’hui ferme les yeux à chaque fois que l’Aquarius en appelle à lui. Tels sont les hypocrites qui nous gouvernent !

      Ces derniers mois, l’Aquarius a été la cible de lourdes manœuvres politiques pour mettre un terme à sa mission de sauvetage en criminalisant ses équipages. Après la fermeture des ports italiens, il y a une difficulté répétée à trouver un port sûr pour débarquer les rescapés. Enfin, l’Aquarius été attaqué par l’État sous le pavillon duquel il naviguait. Le navire s’est ainsi vu retirer deux fois son pavillon en un mois : d’abord par Gibraltar, puis par le Panama, sous pression de l’Italie. L’Italie de Salvini a en effet menacé de ne plus laisser entrer dans ses eaux un navire sous pavillon panaméen. Puis elle s’est plainte de ce que « le navire ait refusé de ramener les migrants et réfugiés secourus à leur lieu d’origine ». Or, le droit international ordonne qu’un navire débarque des survivants au port le plus sûr et le plus proche. Le prétexte juridique de l’Italie ne vaut rien. La seule raison d’agir contre le pavillon de l’Aquarius est politique.

      Emmanuel Macron n’est pas passé loin de l’Aquarius quand il était à Marseille, avec Madame Merkel le 7 septembre dernier. Il annonçait incarner alors un grand mouvement « progressiste » face aux « nationalistes » Matteo Salvini et Viktor Orban. Mais « en même temps », il se faisait le plus proche complice de Salvini en jouant au Roi du silence. Il y a un an, il annonçait « Nous devons accueillir les réfugiés, c’est notre devoir et notre honneur ». Et en même temps, il refuse à plusieurs reprise de leur ouvrir les ports français. D’après ses propres mots, donc, le gouvernement français a failli à son devoir et terni notre honneur.

      Les navires de sauvetage sont empêchés dans leur mission ; l’obligation de porter assistance en mer n’est donc plus respectée. La solidarité et l’humanité sont criminalisées, en mer mais aussi à terre comme on a pu le voir avec la persécution de Cédric Herrou. Sans pavillon, le navire ne pourra plus opérer. D’autres vies seront alors sacrifiées en silence aux portes de l’Europe. Les gouvernements se rendent donc coupables de non assistance à personnes en danger.

      Porter assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation que les États doivent respecter. Toutes les manoeuvres visant à criminaliser les sauveteurs et travailleurs humanitaires sont une honte. Qu’est-ce qui empêche les États européens d’octroyer un pavillon au navire pour permettre à l’équipage de l’Aquarius de reprendre sa mission de sauvetage ? Pourquoi refuser d’établir un modèle de sauvetage européen en Méditerranée, incluant un mécanisme prévisible et pérenne de débarquement des rescapés dans un port sûr ?

      Des êtres humains meurent en Méditerranée chaque jour ! Neuf morts par jour ! L’Aquarius, avec le soutien de la société civile, tente de les secourir. C’est le moment d’agir. Face à la défaillance des gouvernement européens, c’est au peuple de se mobiliser. Pour cela on peut donner sa signature à la pétition internationale lancée par SOS Méditerranée. Il faut aussi rejoindre les rassemblements qui auront lieu dans toute l’Europe le 6 octobre prochain. Soyons nombreuses et nombreux dans toute la France à le faire. Nous ferons des « vagues oranges », couleur des gilets de sauvetage et de l’Aquarius. Ou bien les mots « humanité universelle » ne veulent plus rien dire.
      Jlm

    • LA GAUCHE À L’ÉPREUVE DE L’IMMIGRATION - VRAIMENT POLITIQUE

      La naissance en Allemagne d’un courant politique de gauche appelant à réguler l’immigration, aura suffi à rallumer la guerre des gauches dans notre pays. A nouveau la France Insoumise se retrouve sous le feu des critiques de la quasi totalité des autres forces progressistes. Aujourd’hui certains évoquent un risque de régression populiste des mouvements émancipateurs, tandis que se lancent des appels de personnalités pour exiger l’accueil inconditionnel des migrants. Cet été pourtant, le pouvoir macronien a fait voter la loi la plus dure qu’un gouvernement de la 5ème République ait promulgué contre l’immigration, mais la gauche semble plus préoccupée par ses propres dissensions. L’immigration sera-t-elle à nouveau le sujet interdisant tout rassemblement ? Faut-il abandonner la question du contrôle des flux migratoires aux droites extrêmes qui pointent désormais partout en Europe ? Jusqu’à quand laisserons-nous la Méditerranée se transformer en cimetière marin ? Voici quelques-unes des questions qui seront abordées dans cette nouvelle édition de « Vraiment Politique », le grand live mensuel de la rédaction du Média.

      https://youtu.be/ok21QOC7pBo?t=7



      https://www.lemediatv.fr/les-programmes/vraiment-politique/6-la-gauche-a-lepreuve-de-limmigration">

    • Du coup je rappelle le lien puisqu’il ne figure pas dans ce fil :

      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/CYRAN/57230
      (L’Allemagne et les réfugiés, deux ans après
      Un grand élan de solidarité, mais une xénophobie qui progresse)

      Et pour la France, sur la situation à gauche, avec un rappel des déclarations pré-wagenknechtiennes de Mélenchon :

      https://www.liberation.fr/france/2018/10/01/immigration-fracture-a-gauche_1682469

      Encore une fois, c’est pas parce que les médias et la droite s’amusent à appuyer où ça fait mal qu’il faut refuser de se poser les bonnes questions et d’essayer de trouver les bonnes réponses.

      Là tout ce que je vois c’est de la bataille tactique politicienne à deux balles, assez hypocrite, superficielle et loin des enjeux véritables.

    • Immigration : Clémentine Autain, au ban des Insoumis

      https://www.liberation.fr/france/2018/10/05/immigration-clementine-autain-au-ban-des-insoumis_1683502

      (Vous remarquerez au passage que monsieur Mélenchon n’avait pas été aussi vache avec monsieur Kuzmanovic, mais ce qu’il avait fait était beaucoup moins grave, hum, hum.)

      Pour archive, le texte d’Autain sur facebook :

      MIGRANTS. MENER LA BATAILLE

      Face aux renoncements et tergiversations des États à accueillir l’Aquarius, à la montée des droites extrêmes en Europe, à la propagation d’une xénophobie décomplexée, nous ne pouvons pas rester l’arme aux pieds.

      C’est pourquoi l’appel lancé par Regards, Mediapart et Politis rencontre un large succès. De Lilian Thuram à Josiane Balasko, de Thomas Picketty à Assa Traore, de Romane Bohringer à Sophie Wahnich, d’Annie Ernaux à Guillaume Meurice, 150 personnalités ont joint leurs forces à des collectifs militants pour donner de la voix en soutien aux migrants. La pétition en ligne engrange des dizaines de milliers de signatures citoyennes. Ce n’est pas rien.

      Dans le même temps, SOS Méditerranée a lancé une pétition pour sauver l’Aquarius, en demandant aux gouvernements de prendre leurs responsabilités et en appelant à une grande mobilisation citoyenne. L’ONG appelle à manifester le 6 octobre dans toute l’Europe. L’initiative est particulièrement bienvenue.

      Les réponses de Salvini et Macron, qui multiplient les atteintes aux droits fondamentaux, les murs et les contrôles, qui nourrissent le rejet et la rhétorique d’un danger immigré doivent être combattues sans relâche. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait à l’Assemblée nationale lors des débats sur la loi asile-immigration. À Gérard Collomb, nous avons dit et redit que leur présupposé de « submersion migratoire » était faux – le flux migratoire est globalement stable en Europe depuis plusieurs décennies – et que leur obsession à durcir les conditions d’accueil, jusqu’à l’enfermement de mineurs, était une folie. Le moulin de l’extrême droite fut ici comme ailleurs bien alimenté par la macronie, pourtant arrivée au pouvoir grâce au rejet de l’extrême droite… Dans ce paysage politique qui voit prospérer les idées xénophobes et, avec elle, des décisions dangereuses du point de vue des droits humains, la bataille contre ce qui fait le miel des droites extrêmes et du fascisme doit être menée sans ambiguïté.

      La façon dont Emmanuel Macron entend instrumentaliser la question est évidemment un piège. Il tente de se donner un visage moral face au FN en racontant une fable sur la question migratoire. La réalité est pourtant têtue : la macronie enfourche les recettes d’une droite radicalisée. La France n’a pas su accueillir l’Aquarius et la loi asile-immigration a mis en œuvre bien des rêves répressifs de la droite dure. Nous ne laisserons donc pas la macronie installer cette fausse bipartition, eux versus le FN. Nous tiendrons tête.

      Notre voix sur cette question capitale est celle qui défend des vies humaines et des symboles. Prendre à bras le corps le combat en faveur des migrants est un parti pris humaniste et stratégique. Pour le camp de la transformation sociale et écologiste, il n’y a pas de victoire possible dans les têtes comme dans les urnes sans une contre-offensive assumée sur l’enjeu migratoire. Ce fil à plomb que nous avons à tenir au long court participe de l’imaginaire, des batailles sociales, du projet politique d’une gauche de rupture. Ne pas céder une once de terrain aux adversaires sur cette question me semble indispensable pour faire grandir notre conception du monde. J’invite de ce point de vue à regarder la saga documentaire de Françoise Davisse et Carl Aderhold diffusé sur France 2 en prime time et retraçant 150 ans d’histoire de France par le prisme de l’accueil des migrants. Où l’on se rappellera combien cette question fut, à des périodes décisives, très structurantes d’un point de vue politique… J’invite également à lire la tribune dans Le Monde de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à la fraternité entre tous les travailleurs et rappelle que le dumping social tient davantage à l’inégalité des droits et non à la présence d’immigrés.

      Le récit que nous faisons, les thèmes que nous choisissons de porter en avant sur la question migratoire ne sont évidemment pas neutres. Mettre l’accent sur les causes des migrations ou bannir toute évocation de la liberté de circulation comme horizon, comme s’il s’agissait d’une ligne « no border » – à noter que le spectre des signataires de l’appel Regards, Politis, Mediapart est en l’occurrence si large qu’il me parait curieux d’y voir une mainmise « gauchiste » - ne me convainc pas. Ma conviction est qu’il ne faut donner aucun point à nos adversaires sur les termes du débat. Quand nous disons vouloir combattre le pouvoir de la finance, commençons-nous par égrener les difficultés bien réelles, comme la fuite des capitaux ? Non. Est-ce que, pour autant, nous ne prenons pas en compte la complétude du problème qui nous rendrait crédible à gouverner ? Je ne le crois pas. Nous menons une bataille d’idées, une confrontation politique. Celle-ci suppose de valoriser avant tout le sens et le cœur de notre proposition.

      Des voix s’élèvent pour dénoncer dans cet appel une diversion. Il ne faudrait pas parler des migrants car la question centrale, notamment pour les élections européennes qui s’annoncent, est ailleurs, dans la contestation de l’austérité et du libéralisme économique, l’enjeu migratoire n’étant qu’une entreprise de détournement des « vrais enjeux ». Comme si on pouvait échapper au moment politique qui est le nôtre, si bouillant sur la question migratoire. Bien sûr, ce n’est pas nous qui avons choisi d’en faire un thème de prédilection, et pour une bonne raison : nous contestons le fait que les immigrés soient considérés comme la grande cause des crises contemporaines. Il n’est pas question de courber l’échine devant l’agenda imposé par nos adversaires. Mais la façon dont le sujet émerge et s’impose dans le débat public nous oblige à mener la bataille. Oui, deux visions du monde s’affrontent.

      L’accusation de diversion me rappelle par ailleurs des querelles anciennes, quand on nous expliquait qu’il fallait mener la révolution prolétarienne et les droits des immigrés ou des femmes seraient réglés dans la foulée, quand on nous rabâchait la centralité de la lutte des classes, en ces temps où défendre les lesbiennes et les gays ou l’environnement était perçu comme une entreprise de diversion au regard du combat central. C’était avant Mai 68. Je me bats contre la dichotomie entre le social et le sociétal parce qu’en réalité, les sujets s’entremêlent. Je ne suis pas favorable à une approche reposant sur l’addition de luttes sectorielles, avec sa hiérarchie ancienne, mais pour une conception qui agrège et dégage du sens commun. Notre vision politique doit embrasser la cohérence de tous les combats émancipateurs.

    • ... vous vous rendez compte quand même que l’argument de fond le plus récurrent c’est que la FI est moins à droite que Macron et aufstehen que le SPD (quand c’est pas l’AfD) ? ...

      ... et que des militants de la FI se font passer pour des martyrs sur le dos des migrants ...

      (désolé d’insister y a un truc qui passe pas, là)

      #capitulation #petits_calculs #droitisation

    • @zorba : j’avoue humblement que je ne comprends pas ce que tu dis depuis le début. Je rigole en pensant que la campagne de Mélenchon en... 2012 ? était critiquée parce qu’il avait fait un discours très... choquant pour les partisans du grand remplacement. Et qu’un certain nombre de personnes là, font un procès en sorcellerie à partir d’éléments de langage des journaux capitalistes et des apparatchiks correspondants.
      Je lisais un compte-rendu sur les manifs du WE au sujet de SOS Méditerranée, et souriais en constatant qu’il y avait un tiers de l’article, avec titraille correspondante, pour nous expliquer que Brossa et Hamon avaient un avis sur la question. Ce n’est pas comme si la FI et JLM appelaient à se joindre à ces manifestations depuis plusieurs jours déjà.

    • Les « éléments de langage » dont tu parles (pression à la baisse sur les salaires, concurrence entre les pauvres, etc.) sont bien ceux, littéralement, de Wagenknecht et de Mélenchon, les têtes de gondole de ces partis politiques, et ces petits calculs et positionnements politiciens, soit disant pour ménager les prolos xénophobes et racistes, n’ont pas que des conséquences symboliques anecdotiques par les temps qui courent.

      Maintenant, entre un appel qui ne sert le plus souvent qu’à se compter et une pétition de soutien au caritatif, on ne peut pas dire que sur le sujet les représentants institutionnels de la gauche française brillent par leur audace et leur assurance, en effet.


  • Ce n’était pas un héros – John McCain était un criminel de guerre – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/03/ce-netait-pas-un-heros-john-mccain-etait-un-criminel-de-guer

    Le décorum et la décence humaine exigent que nous nous abstenions de parler mal d’un malade aux portes de la mort. Cette règle est nulle et non avenue lorsque la personne qu’on est censé pleurer est responsable de la mort et du massacre continu d’innombrables humains à travers le monde. Pardonnez-moi si je refuse de faire l’éloge de ce sénateur de l’Arizona, un belliciste. Même un rendez-vous imminent avec son créateur ne peut modérer la désinvolture de McCain. Comme un barbare montrant ses stéroïdes, Johnny Boy insiste pour pousser à déclencher une guerre impie après l’autre.

    McCain a utilisé le fait d’être un ancien du Vietnam pour se catapulter au sommet de la classe politique, même s’il a peu fait pour aider les anciens combattants qui subissent les ravages des guerres qu’il ne cesse de pousser à faire. Je ne cache pas mon admiration pour les anciens combattants. Après avoir été confronté à deux ans de difficultés et avoir appelé des vétérans sans abri, mes voisins et mes amis, je peux témoigner de la valeur et de la gentillesse de ceux qui ont servi dans notre armée. Ce qui fait des anciens combattants des héros, ce n’est pas le nombre de fois où ils ont déclenché des guerres et leur valeur n’est pas quantifiée par le nombre de tués à leur actif. C’est leur générosité et leur esprit de don qui en font de véritables guerriers dignes d’éloges et d’honneur.

    Les vrais héros sont ceux qui se battent dans les guerres et qui rentrent chez eux pour servir même s’ils combattent leurs propres démons. J’ai écrit sur mes expériences avec des anciens combattants à de nombreuses occasions. Cela me brise le cœur tous les jours en voyant des vétérans aux prises avec le PTSD (syndrome de stress post-traumatique) et aux immenses difficultés à se réadapter à la vie après avoir vu l’enfer déchaîné contre leurs semblables. Mon propre père était un vétéran et mes deux grands-pères étaient des héros de guerre qui ont combattu l’armée de Mussolini pendant la Seconde Guerre mondiale. Par conséquent, je suis un homme qui a toujours vénéré les gens qui portent l’uniforme pour servir leur pays. Cette révérence a été amplifiée par la magnitude lorsque je me suis fait des amis au cours des deux dernières années parmi une litanie de vétérans de Caroline du Sud, de Géorgie, du Tennessee et de l’Iowa jusqu’au Colorado. La gentillesse des vétérans qui m’ont maintenu dans la bonne humeur pendant ma période d’adversité est une dette que je ne pourrai jamais rembourser. Beaucoup étaient confrontés à des difficultés d’indigence et de détresse, tout en continuant à aider les autres – c’est la quintessence d’être un héros.

    Je connais des héros de guerre ; J’ai rencontré des héros de guerre. John McCain n’est pas un héros de guerre. Les réalisations passées ne compensent pas la malveillance actuelle. À l’origine de la souffrance humaine de ce monde, il y a un complexe militaro-financier hors de contrôle qui n’existe que pour voler la richesse des autres nations et tuer des millions de personnes à travers le monde. Cette même machine de mort est à l’origine des luttes que traversent les anciens combattants. Nos politiciens immoraux – des présidents aux sénateurs et aux membres du Congrès – continuent de déclarer les guerres illégales en utilisant des prétextes mensongers comme la « protection de la démocratie » pour commettre des crimes en violation directe des Conventions de Genève. S’il y avait une justice dans ce monde, Clinton, Bush, Obama, Trump et chaque marchand de guerre néo-conservateur et néo-libéral seraient envoyés au Tribunal International de La Haye et jugés pour crimes contre l’humanité. Si Clinton, Bush, Obama et Trump auraient été des as dans le jeu de cartes des criminels de guerre, John McCain serait le roi de cœur. Cet homme n’avait jamais assez de guerres. C’est un mélange de Dr. Folamour et de major frappant les tambours de guerre. Pendant près de quatre décennies, il a défilé devant le Sénat et a encouragé un flux continu de guerres. Liban, Grenade, Panama, Irak 1, Somalie, Bosnie, Kosovo, Irak 2, Afghanistan, Libye et Syrie ne sont là que quelques-unes des guerres que notre gouvernement en état de guerre continue a faites pour des profits et des massacres. Et si l’on commence à compter les guerres secrètes causées par notre gouvernement, la liste des pays frappés avec des balles et des bombes par nous dépasse la liste des pays que nous n’avons pas encore agressés. Mon pays natal L’Ethiopie est victime de cette atroce machine de guerre. Ce qui se fait sous nos noms est en train d’arriver à nos côtes alors que les mondialistes dépravés détruisent maintenant l’Amérique de l’intérieur (lire en anglais « When a Conscience Begets a Colonial Bullet ».)

    McCain a approuvé chacune de ces guerres. Il n’y a pas eu une guerre contre laquelle il s’est opposé pendant sa carrière à Washington DC. Après avoir vu les horreurs de la guerre, la plupart des gens reviennent avec le but d’y mettre fin. Pas McCain ! Ce qu’il a connu à Hanoi Hilton est bien inférieur aux ravages qu’il a commis dans le monde, car il a été l’un des principaux défenseurs de la guerre et le plus grand partisan de la politique guerrière au Congrès. S’il ne consacrait qu’une partie de l’effort qu’il déploie pour pousser à faire des guerres à aider les anciens combattants, je pourrais lui donner au moins un petit peu de crédit comme être humain. Au lieu de cela, il a voté à plusieurs reprises contre les droits des Anciens Combattants et hier, il s’est envolé pour Washington DC pour voter contre les soins de santé.

    Je n’écris pas cela comme un parti pris comme la plupart des experts des médias de l’établissement. Je reste très claire au sujet de l’Obamacare. L’Affordable Care Act a été une arnaque et un cafouillage qui a profité au secteur des assurances, car il nous a tous jetés dans un système de soins de santé cassé qui va rapidement imploser (lire en anglais « Obamacare, Obama’s Scam »). Cependant, McCain ne s’est pas rendu à Washington DC pour défendre les petites gens ou pour promouvoir un système d’assurance maladie plus équitable. Il a pris le micro pour défendre les intérêts des entreprises et à nouveau pour colporter l’idéologie brisée de l’économie par ruissellement. McCain ne voit rien de mal à dépenser des billions de dollars sur le complexe militaro-financier, mais il refuse de soutenir des politiques de santé qui garantiraient aux anciens combattants et au reste des Américains le même type de couverture dont lui et ses collègues législateurs bénéficient. Nous sommes une nation dirigés par des hommes sans loi et des criminels de guerre. Trop souvent, nous appelons héros des canailles non pas parce qu’ils le méritaient, mais parce qu’ils ont réussi à gagner la gloire et le statut. Avoir combattu dans une guerre ne fait pas de lui un héros car si tel était le cas, Hitler en serait un lui-aussi parce qu’il a également combattu dans une guerre (la Première Guerre mondiale) et a été victime d’armes chimiques. Nous avons raison de qualifier Adolf de monstre parce que nous le jugeons en fonction de ce qu’il a fait après avoir quitté l’uniforme. Dans le même esprit, je juge McCain non pas pour son service au Vietnam, mais pour ce qu’il a fait une fois devenu sénateur. Les mains de McCain sont couvertes par le sang de millions de personnes qui ont péri au cours des 40 dernières années de guerres interminables qu’il a endossé et poussé à faire. Ce n’est pas un héros, c’est un criminel de guerre.

    Pour conclure, une phrase de Kennedy :

    « L’humanité doit mettre fin à la guerre avant que la guerre ne mette fin à l’humanité. » ~ John F. Kennedy

    Teodrose Fikre

    Article original : https://ghionjournal.com/no-hero-mccain

    Traduit de l’anglais par La Gazette du Citoyen

    Paru le 26 juillet 2017 sous le titre No Hero : John McCain is a War Criminal                                                                                                                                             https://arretsurinfo.ch/ce-netait-pas-un-heros-john-mccain-etait-un-criminel-de-guerre

    • John McCain : salut pourriture ! Gabriel PROULX - 3 septembre 2018 - Le Grand Soir
      https://www.legrandsoir.info/john-mccain-salut-pourriture.html
      . . . . .
      Alors qu’il était jeune pilote dans l’aviation de guerre des États-Unis, John McCain, fils d’un amiral 4 étoiles, forge son mythe héroïque dans le ciel du nord du Vietnam. Là-bas, il bombarde une usine de fabrication d’ampoules électriques et quelques champs de riz, avant que ceux qu’il bombardait n’osent répliquer en abattant avec précision son avion de guerre. Il aurait pu être lynché sur place par une foule en colère, mais il a plutôt été sauvé par ceux qu’il bombardait. Ayant eu droit à un logement adéquat pour son statut de fils d’amiral, les histoires sur les tortures qu’il aurait subi, appartiennent plus à la catégorie des rumeurs qu’à celle des faits historiques, en l’absence de preuves. C’est ici que s’arrête le mythe sur son héroïsme militaire supposé.

      Quoi qu’il en soit, John McCain a toujours gardé une haine raciste pleinement assumée en public contre le peuple vietnamien qu’il a bombardé, mais qui ne l’a pas tué en retour. Alors qu’il participait en 2000 à la course pour l’investiture républicaine à la présidence des États-Unis, John McCain lançait encore des insultes racistes contre le peuple vietnamien.


      Dans les années 70, après son retour du Vietnam, John McCain a milité aux États-Unis pour le maintien de la politique de bombardements massifs contre le Cambodge, sous prétexte que les Vietnamiens avaient des lignes logistiques dans la jungle de ce pays. Les bombardements aveugles des États-Unis contre des villages cambodgiens, qui ont causé des dizaines de milliers de morts parmi la population rurale du Cambodge, sont la cause directe de la montée au pouvoir de Pol Pot et de ses Khmers Rouges, principalement un mouvement de fermiers enragés par les morts dans leurs familles sous les bombes des États-Unis.

      John McCain, qui était pilote de guerre dans cette région quelques années plus tôt, devait être au courant de l’ampleur des destructions dans la campagne du Cambodge, mais il est évident que tout ce qui lui importait à ce moment était de tuer des Vietnamiens, qu’ils soient militaires ou civils.

      John McCain a ensuite soutenu, avec un fanatisme peu commun, chaque guerre d’agression des États-Unis, ainsi que chaque action militaire, ouverte ou par procuration, contre des socialistes, partout dans le monde. Durant sa croisade anti-communiste, il n’a pas hésité un seul instant à collaborer avec des nazis, des terroristes et même les fondateurs du groupe terroriste Al-Qaïda.

      Après l’implosion et la chute de l’URSS, John McCain a soutenu la destruction de la Yougoslavie par l’OTAN, avant de soutenir avec zèle le bombardement massif des infrastructures civiles de la Serbie.

      Devenu sénateur républicain de l’Arizona, où les gens voteraient pour tout candidat investi par le parti républicain, John McCain a voté en faveur de l’invasion de l’Afghanistan, au nom de la guerre contre ses anciens amis anti-communistes d’Al-Qaïda.

      Il a ensuite soutenu la guerre d’agression illégale des États-Unis contre l’Irak, basée sur une montagne de mensonges peu convaincants. McCain a défendu l’invasion de l’Irak par son pays pendant des années, malgré l’absence d’un début d’argumentaire crédible pour défendre sa position. Peu de temps avant sa mort, il aurait laissé entendre que la guerre qui a complètement détruit l’Irak et a causé la mort de plus d’un million de citoyens de ce pays, aurait été « peut-être une erreur ». Dans le merveilleux monde de l’impérialisme occidental, détruire un pays au complet sur la base de purs mensonges inventés pour faire rouler le complexe militaro-industriel et voler du pétrole, ce n’est pas un crime, mais une malheureuse erreur...

      Soutien indéfectible de l’apartheid sioniste israélien, John McCain n’a jamais exprimé assez bruyamment son adoration pour chaque crime de guerre commis par l’armée israélienne contre le peuple palestinien sous son occupation militaire coloniale. Quand il se rendait en Israël, à de multiples reprises, avec son ami et collègue sénateur de Caroline du Sud, Lindsay Graham, John McCain n’était plus le « grand patriote » des EU, mais un valet d’Israël, un pays étranger qui a long savoir-faire dans le domaine de l’ingérence dans les affaires internes occidentales par corruption de politiciens.

      Le même John McCain a dénoncé en 2008 la réaction défensive de la Russie devant une attaque de l’armée géorgienne contre la force de maintien de la paix russe en Ossétie du Sud. La deuxième guerre d’Ossétie du Sud a duré 4 jours. Dans son attaque suicidaire basée sur les mauvais calculs géopolitiques du gouvernement géorgien du fasciste Mikhail Saakachvili (qui milite aujourd’hui en Ukraine du côté des nazis les plus fanatiques), l’armée géorgienne a essuyé la perte de 171 morts et de 1 147 blessés. 224 civils géorgiens ont trouvé la mort durant ces 4 jours de combats, alors qu’environ 300 civils sud-ossètes ont été tués durant l’attaque initiale de leur capitale, Tskhinvali, par l’armée géorgienne.

      Sur la base de ces données, John McCain, qui était en campagne électorale en tant que candidat officiel du parti républicain à la présidence des États-Unis, a déclaré que s’il était élu président, il allait bombarder la Russie, une puissance nucléaire, pour sa « guerre d’agression sauvage » contre la Géorgie. Rien de moins, de la part d’un homme qui retirait une grande fierté des guerres de son pays contre des nations pauvres, causant au passage des millions de victimes civiles, allant des centaines de milliers de morts au nombre incalculable de blessés et de réfugiés.

      McCain a ensuite apporté un support bien sélectif aux révoltes du mal nommé « printemps arabe » à partir de 2011. Après avoir complètement ignoré les événements de Tunisie, McCain a soutenu la campagne de destruction de la Libye par l’aviation de l’OTAN et ses mercenaires islamistes sur le sol libyen, dont Al-Qaïda. John McCain et ses collègues Lindsay Graham et Marco Rubio (sénateur républicain de Floride) se sont rendus en Libye occupée pour apporter de vive voix leur soutien à des miliciens islamistes qui commettaient à ce moment même des exactions contre les libyens noirs, qu’ils accusaient de tous leurs problèmes.

      Il faut savoir que la Libye était au début de 2011 le pays le plus prospère du continent africain, avec un indice de développement humain et un niveau de vie comparable à celui des pays européens de la Méditerranée. Aujourd’hui, la Libye « démocratisée » à la sauce libérale occidentale est un enfer terrestre, avec l’un des pires niveaux de vie du monde, une infrastructure en ruines, jamais reconstruite après les bombardements de l’OTAN, une guerre civile qui s’éternise, des ressources pétrolières en cours de pillage par des compagnies occidentales et pour couronner cette grande réussite d’exportation de la démocratie libérale par une « intervention humanitaire » de l’OTAN : des marchés d’esclaves à ciel ouvert.

      Dans le cadre du printemps arabe, John McCain n’avait rien à faire des répressions violentes subies par le peuple du Bahreïn. Après tout, le monarque absolu du Bahreïn est un allié des États-Unis et de l’Arabie saoudite, dont le régime totalitaire fut un autre parrain de la carrière politique de McCain.

      John McCain s’est ensuite rendu en Syrie, pour apporter son soutien aux fameux « rebelles modérés » qui venaient d’un peu partout dans le monde dans le but parfaitement altruiste de créer un régime « démocratique » en coupant les têtes des infidèles et en pratiquant l’esclavage sexuel des femmes et des petites filles qui appartenaient à la mauvaise religion. Sur les photos de sa réunion avec les bons rebelles, on retrouve un McCain souriant, entouré de membres d’Al-Qaïda et flanqué d’un certain Abou Bakr al-Baghdadi, avant que ce terroriste irakien ne soit mieux connu comme le chef du mouvement terroriste État Islamique (Daech).

      John McCain retournera ensuite à ses racines anti-communiste et russophobe, lorsqu’il se rendra à Kiev pour se mêler directement des affaires politiques internes de l’Ukraine. Il monte sur un podium pour livrer un discours « pro-démocratie » profondément anti-russe, flanqué d’un certain Oleh Tyahnybok, chef d’un parti politique ukrainien ouvertement nazi qui appelle assez régulièrement à exterminer les russes et la « juiverie bolchévique ». Un autre nazi ukrainien bien connu, Andriy Parubiy, sera plus tard reçu par McCain dans son bureau de sénateur aux États-Unis. Il est important de noter que les alliés sionistes et israéliens de McCain n’ont jamais vu le moindre problème dans ses relations avec des nazis ukrainiens.

      Enfin affaibli par la maladie, John McCain, qui était considéré par la base Démocrate comme la risée de la politique étasunienne pour sa campagne présidentielle de 2008 assez désastreuse, sera élevé au rang de héros de la « résistance » contre le président Donald Trump en 2017 pour avoir accusé ce dernier d’être un agent russe. John McCain s’est ensuite mis à voir des espions et des ingérences russes partout.

      Jusqu’à son dernier souffle, John McCain aura défendu bec et ongles la guerre génocidaire infligée par le régime saoudien au peuple yéménite. Il a voté contre toutes les propositions visant à mettre un terme aux livraisons d’armes au régime saoudien dans le cadre de sa guerre d’agression contre le Yémen, tout comme il a voté contre toutes les propositions pour améliorer l’accès de ses compatriotes moins fortunés à des soins de santé abordables. Lui avait droit aux meilleurs soins pour sa maladie, mais pas les pauvres et les exploités du système.

      Pour un homme qui nous est présenté comme ayant été « héroïque » dans sa vie, qui voulait déclencher la Troisième Guerre mondiale pour répondre à 4 jours de guerre entre la Russie et la Géorgie, il est assez révélateur qu’il n’avait strictement rien à faire du sort du peuple yéménite. Sur les bombardements aveugles de l’Arabie saoudite contre des marchés, des fermes et des écoles au Yémen, qui ont causé un grand nombre de morts et de blessés chez les enfants yéménites, John McCain s’acharnait à dire que les saoudiens étaient « justifiés » dans leurs actions, que les victimes de cette guerre étaient toutes à blâmer sur les Houtis, qui ne font pourtant que défendre leur territoire. Sans le soutien des États-Unis et des Britanniques, les Saoudiens seraient incapables de continuer leur campagne de bombardements aveugles contre les infrastructures civiles du Yémen. Si cela devait arriver, quelques fabricants d’armes aux États-Unis feraient un peu moins de bénéfices et c’est le droit de ces marchands de morts de profiter d’un génocide que McCain a défendu jusque sur son lit de mort.

      Conclusion sur une vie trop longue :
      John McCain était visiblement un homme de peu de jugement, qui n’avait rien à faire des victimes des bombes fabriquées aux EU. Après tout, qu’est-ce qu’un enfant mort ou mutilé sous les bombes de son pays ou d’un de ses alliés, dans un pays pauvre situé de l’autre côté du monde, quand les grands fabricants d’armes sont aussi généreux pour les coffres-forts de votre carrière politique ? John McCain avait bien compris cela. Ce n’est pas pour rien que les milieux réellement progressistes aux États-Unis considèrent McCain comme le politicien le plus militariste de mémoire d’homme dans leur pays.

      Criminel de guerre, terroriste, sioniste, grand ami des nazis, des monarques absolus et autres ennemis des peuples, la disparition de John McCain est une bonne nouvelle pour la paix dans le monde. Il aura au moins vécu assez longtemps pour voir cette Russie qu’il détestait tant, faire échouer ses sinistres plans pour l’Ukraine et la Syrie.

      Les grands médias se lamenteront de l’hostilité entre Trump et McCain. Le manque de respect de Trump pour McCain sera dénoncé sur toutes les tribunes. Pourtant, les seuls qui devraient pouvoir s’exprimer aux funérailles de McCain, se sont les familles de ses innombrables victimes.

      Voici donc l’expression de tout mon respect pour John McCain et l’ensemble de son œuvre :

      John McCain : Salut pourriture !

      Gabriel Proulx 
Coporte-parole du PCQ


  • Sommaire Préhistoire.

    (en construction...chaque nouvel article y sera inclus)

    Paléolithique.

    – La mécanique de marche humaine a évolué avant le genre Homo [apparu entre 200 000 et 300 000 ans] il y a 3.6 millions d’années.
    https://seenthis.net/messages/689824 2018

    – Paléolithique archaïque : les premiers outils du lomekwien ? (3.3M a.)
    https://seenthis.net/messages/659607 2017

    – Le geste et la parole... (2.6Ma)
    L’étude suivante ne confirme pas l’« hypothèse technologique » qui propose que le langage gestuel évolue chez les premiers hominidés pour permettre la transmission culturelle des compétences de fabrication d’outils en pierre.
    La transmission par geste serait plus efficace que par la parole.
    https://seenthis.net/messages/661653 2017

    – Les humains ont-ils quitté l’Afrique plus tôt que prévu ?
    Découverte d’anciens outils en Chine (2.12Ma)
    https://seenthis.net/messages/708369 2018

    – La dispersion humaine à eu lieu il y a moins de 1 millions d’année en Europe du Sud.
    https://seenthis.net/messages/676250 2018

    – Probable apprentissage il y a 700 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/670444 2018

    – Signs of symbolic behavior emerged at the dawn of our species in Africa
    Long-distance stone transport and pigment use in the earliest Middle Stone Age
    Scientists Discover Evidence of Early Human Innovation, Pushing Back Evolutionary Timeline (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/690597 2018

    – Pourquoi des sourcils expressifs ont pu avoir de l’importance dans l’évolution humaine.
    https://seenthis.net/messages/687585 2018

    – La taille du cerveau des homininés à augmenté régulièrement
    https://seenthis.net/messages/671208 2018

    – L’organisation du cerveau humain moderne a émergé seulement récemment.
    https://seenthis.net/messages/663676 2017

    – Les humains ne provenaient pas d’une seule population ancestrale dans une région de l’Afrique ou comme le dit le titre de l’article original : nos espèces ont-elles évolué dans des populations subdivisées à travers l’Afrique, et pourquoi est-ce important ?
    https://seenthis.net/messages/708373 2018

    – Un site d’hominidés du Pléistocène supérieur a été identifié dans des roches d’éoliennes côtières sur la côte sud du Cap en Afrique du Sud (90 000a)
    https://seenthis.net/messages/687805 2018

    – La technologie acheuléenne et l’utilisation de l’environnement à Dawadmi, Arabie centrale pendant le Paléolithique inférieur. (2.8Ma-300000a)
    https://seenthis.net/messages/712594 2018

    – Les traces les plus ancienne d’une activité humaine au Philippines date de 709 000 ans... Ils savaient donc naviguer !
    https://seenthis.net/messages/693239 2018

    – La vague sans précédent d’extinctions de grands mammifères durant les 66 millions dernières années est liée à nos ancêtres.
    https://seenthis.net/messages/690587 2018

    – Une dent trouvée à Tautavel, vieille de 560.000 ans, devient le plus ancien fossile humain de France
    https://seenthis.net/messages/710501 2018

    – Les comportements modernes d’« Homo sapiens » apparus plus tôt que ce qu’on croyait. (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/678589 2018

    – La dépendance aux drogues est-elle influencée par un rétrovirus venu de nos ancêtres ? (250 000a)
    https://seenthis.net/messages/725693 2018

    – Découverte de retouches osseuses d’environ 115 000 ans à Lingjing, Henan, Chine
    https://seenthis.net/messages/687935 2018

    – Les plus anciens outils en bois de Néandertal trouvés en Espagne. (137 000-50 000a)
    https://seenthis.net/messages/690600 2018

    – Comme on pouvait peut-être s’en douter (l’histoire est toujours plus complexe qu’on ne le pense), il y a eu beaucoup de sorties d’Afrique. Il y a avait « l’Out of Africa I et II », maintenant, nous avons au moins « Out of Africa III ».
    https://seenthis.net/messages/690545 2018

    – La culture du Paléolithique moyen ancien en Inde autour de 385-172 ka redéfinit les modèles de migrations dit « Out of Africa ».
    https://seenthis.net/messages/668000 2018

    – Découverte du plus ancien fossile d’humain moderne hors d’Afrique. (220 000a)
    https://seenthis.net/messages/663646 2017

    – Preuves d’une chasse rapprochée pendant le dernier interglaciaire par Neandertal. (120 000a)
    https://seenthis.net/messages/707997 2018

    – Des paléorivières qui traversaient le Sahara ont peut-être servi d’anciennes voies de migration humaine. (100 000a)
    https://seenthis.net/messages/690066 2013

    – Les humains ont prospéré en Afrique du Sud au moment et après l’éruption du supervolcan Toba il y a 74 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/691906 2018

    – L’éruption volcanique massive de Toba sur l’île de Sumatra, il y a environ 74000 ans, n’a pas provoqué un « hiver volcanique » de six ans en Afrique de l’Est et provoqué ainsi la chute de la population humaine de la région.
    https://seenthis.net/messages/670115 2018

    – Découverte du premier dessin ? Il a 73 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/724733 2018

    – Un artefact de pierre gravé provenant de Crimée a pu aider à démontrer le symbolisme néandertalien (35 000 et 37 000a cal BP)
    https://seenthis.net/messages/691572 2018

    – Pourquoi l’Homme (Homo Sapiens) est le dernier homininé ? Homo sapiens a développé une nouvelle niche écologique qui le sépare des autres homininés .
    https://seenthis.net/messages/716235 2018

    – Les scientifiques ont analysé les premiers ADN humains anciens de l’Asie du Sud-Est : les résultats révèlent trois grandes vagues de migrations dans la région au cours des 50 000 dernières années et leurs conséquences sur les différents langages.
    https://seenthis.net/messages/695805 2018

    – Réévaluation chronologique des transitions du Paléolithique moyen et supérieur et du Paléolithique supérieur précoce en Espagne cantabrique [ou précisions sur la coexistence Néandertal/Humain anatomiquement moderne].
    https://seenthis.net/messages/689020 2018

    – Utilisation symbolique des coquillages marins et des pigments minéraux par les Néandertaliens ibériques il y a 115 000 ans
    https://seenthis.net/messages/687926 2018

    – La datation U-Th (Uranium-Thorium) des croûtes carbonatées révèle l’origine néandertalienne de l’art pariétal ibérique.
    (64 800a)
    https://seenthis.net/messages/671457 2018

    – Deux épisodes distincts de mélange génétique entre les humains modernes et les Dénisoviens. (44 000-54 000a)
    https://seenthis.net/messages/677431 2018

    – Première gravure sur roche néandertalienne trouvée à Gibraltar
    (39 000a)
    https://seenthis.net/messages/671855 2014

    – Une étude de l’université de York révèle que « La compassion a aidé les Néandertaliens à survivre ».
    https://seenthis.net/messages/677089 2018

    – Neandertal au menu de grands carnivores.
    https://seenthis.net/messages/665999 2017

    – Réévaluation de la mandibule de Montmaurin-la niche.
    Cette étude permet aussi d’émettre l’hypothèse que le peuplement de l’Europe était le résultat de plusieurs vagues de population, à différents moments, peut-être à l’origine d’un même ancêtre commun, ainsi que d’une histoire complexe « d’effacements » et de recolonisations.
    https://seenthis.net/messages/660798 2017

    – Première découverte d’un fossile hybride : Père Denisovien, mère Néandertal
    https://seenthis.net/messages/717078 2018
    – Commentaires et traductions supplémentaires :
    https://seenthis.net/messages/716737

    – "Dans les moindres détails : comment nos ancêtres aux traits autistiques ont mené une révolution dans l’art de l’ère glaciaire".
    https://seenthis.net/messages/694629 2018

    – « Illuminer la grotte, dessiner en noir : analyse du charbon de bois à Chauvet-Pont d’Arc »
    https://seenthis.net/messages/691023 2018

    L’art rupestre d’il y a 40 000 ans en Indonésie ressemble étonnamment à celui d’Europe
    https://seenthis.net/messages/672653 2017

    "Une peinture de bœuf musqué à Niaux ? Nouvelle proposition de lecture d’une figure du Salon noir de la Grotte de Niaux (Ariège)"
    https://seenthis.net/messages/668503 2018

    – Une nouvelle piste de recherche : des linguistes cherchent le lien entre le langage et les arts pariétal et rupestre. Mais l’article original en dit plus sur les capacités cognitives d’Homo Sapiens.
    https://seenthis.net/messages/685101 2018

    – Le désert occidental australien peuplé depuis environ 47 800 ans.
    https://seenthis.net/messages/725687 2018

    – Loup des neiges, Caribou, la liste des animaux momifiés s’allonge ! Des mineurs ont découvert les restes d’un veau de caribou et d’un louveteau pris dans le pergélisol canadien depuis 50 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725643 2018

    – Des vers de 40000 ans extraits du permafrost
    https://seenthis.net/messages/721517 2017

    Est-ce que Cro-Magnon 1 avait une neurofibromatose de type 1 ?
    https://seenthis.net/messages/689576 2018

    – Des réseaux sociaux à la Préhistoire.
    Les premiers humains semblent avoir reconnu les dangers de la consanguinité il y a au moins 34 000 ans et ont développé des réseaux sociaux et d’accouplement étonnamment sophistiqués pour les éviter.
    https://seenthis.net/messages/668163 2018

    – L’empreinte d’un ancien changement climatique abrupt trouvée dans l’Arctique.
    https://seenthis.net/messages/708360 2018

    – Bien choisir sa pointe en fonction du gibier.
    https://seenthis.net/messages/667509 2018

    – La recherche sur le site de Gault repousse la date des premiers nord-américains : La datation par luminescence confirme la présence humaine en Amérique du Nord avant 16 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/710762 2018

    – Colonisation de l’Amérique : la route du Varech.
    https://seenthis.net/messages/665930 2017

    – L’étude des pointes de lance donne une nouvelle explication de la façon dont les premiers humains se sont installés en Amérique du Nord.
    https://seenthis.net/messages/682803 2018

    – La dernière période glaciaire a-t-elle affecté l’allaitement chez les Amérindiens ? De nouvelles découvertes établissent un lien entre la mutation génétique et la croissance des canaux mammaires, et les dents en forme de pelle.
    https://seenthis.net/messages/689822 2018

    – Sous la plage, une empreinte de pas de 15000BP.
    Terminal Pleistocene epoch human footprints from the Pacific coast of Canada
    https://seenthis.net/messages/682163 2018

    – Art rupestre. Colombie : la paix dévoile des merveilles d’art rupestre cachées dans la jungle : Geo.fr
    https://seenthis.net/messages/702058 2018

    – Les Natoufiens fabriquaient de la bière il y a 13 000 ans (avant l’arrivée de l’agriculture).
    https://seenthis.net/messages/722216 2018

    – Les archéologues ont découvert du pain fabriqué il y a 14 400 ans, soit 4000 ans avant le début de l’agriculture. (Moyen-Orient)
    https://seenthis.net/messages/708830 2018

    – Du nouveau à l’Ouest : l’art paléolithique du Rocher de l’Impératrice (Plougastel-Daoulas, Finistère)
    https://seenthis.net/messages/690966 2018

    – Göbekli Tepe, le plus vieux temple du monde, berceau de l’#architecture et des classes sociales
    https://seenthis.net/messages/715592 2018

    – « Cheddar Man », le plus ancien squelette complet (Mésolithique, 9000 BP) trouvé sur les îles britanniques.
    https://seenthis.net/messages/666932 2017

    – L’histoire de la population nord-européenne révélée par les anciens génomes.
    – il y a eu deux routes de colonisation de la Scandinavie
    – l’agriculture et l’élevage ont été importés par de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/664866 2017

    – L’hypothèse des routes maritimes pour la colonisation de l’Europe. 9000BP
    https://seenthis.net/messages/726261 2014

    – D’où vient l’ambre dans la péninsule ibérique préhistorique ?
    https://seenthis.net/messages/719108 2018

    – Les humains sont arrivés à Madagascar 6 000 ans plus tôt que prévu
    https://seenthis.net/messages/721857 2018

    Mésolithique

    – Les archéologues ont trouvé des traces de la colonisation de l’âge de pierre submergées dans le sud-est de la Finlande
    https://seenthis.net/messages/717096 2018

    Néolithique

    – Les agriculteurs néolithiques ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles après s’être répandus à travers l’Europe
    https://seenthis.net/messages/668821 2018

    - Comment les agriculteurs du Néolithique se sont adaptés au changement climatique. 8200BP
    https://seenthis.net/messages/717099 2018

    – Le débat du peuplement du Sud-Est asiatique clôt par une analyse novatrice de l’ADN ancien extrait de squelettes âgés de 8 000 ans... Et ce n’est pas la solution qu’on pouvait espérer (comme souvent).
    https://seenthis.net/messages/708003 2018

    – Mise en évidence d ’inégalité sociales , d’ élites et ce, sur plusieurs milliers de kilomètres en Europe . Grandes haches alpines du Néolithique européen Ve et IVe millénaires av. J-C.
    https://seenthis.net/messages/690538 2018

    – Le sud-est asiatique à connu une explosion démographique il y a 4000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725240

    – Découverte du plus ancien et le plus grand cimetière monumental d’Afrique orientale. ... des mégalithes en Afrique.
    https://seenthis.net/messages/716364 2018

    – Les routes de l’orge.
    https://seenthis.net/messages/710253 2018

    – La guerre et la structure des clans expliquent un événement biologique singulier : le goulot d’étranglement du Néolithique.
    https://seenthis.net/messages/698269 2018

    – Une civilisation du végétal inconnue en Asie du sud-est ?
    https://seenthis.net/messages/697555 2018

    – L’ADN ancien révèle un remplacement génétique malgré la continuité de la langue dans le Pacifique Sud.
    https://seenthis.net/messages/672945 2018

    Age des métaux

    – Évolution de la population et climat. Une étude à l’âge du Bronze.
    https://seenthis.net/messages/714571 2018

    – comment faisait-on de la fibre végétale à l’Âge du Bronze ?
    https://seenthis.net/messages/711092 2018

    – Premier exemple de transmission d’une culture en tant qu’idée.
    https://seenthis.net/messages/674612 2018

    – Les plus anciens virus humains découverts étaient âgés d’environ 450 ans, mais la plupart n’avaient pas plus de 50 ans. Maintenant c’est 4500 ans !
    https://seenthis.net/messages/709274 2018

    – On savait qu’Ötzi était décédé d’une mort violente. Voici maintenant une tentative pour reconstituer le scénario !
    https://seenthis.net/messages/704506 2018

    – Première preuve de l’utilisation d’un mors parmi les premiers équidés domestiques, et en particulier les ânes, au Proche-Orient.
    https://seenthis.net/messages/695836 2018

    – La fille d’Egtved (Age du Bronze) n’était pas du Danemark
    https://seenthis.net/messages/695823 2018

    – La vie de la fille d’Egtved reconstituée (Age du bronze).
    https://seenthis.net/messages/687927 2018

    – Les caractéristiques génétiques maternelles de la population de Tagars de l’âge du fer de Sibérie méridionale (1er millénaire avant JC)
    https://seenthis.net/messages/725635 2018

    – Les chercheurs ont découvert des traces d’opiacés conservés à l’intérieur d’un vase datant de la fin de l’âge du bronze.
    https://seenthis.net/messages/727296 2018

    Techniques.
    De nouvelles perspectives pour l’étude de la maîtrise du feu en préhistoire.
    https://seenthis.net/messages/695828 2018

    – Gran Dolina, Sierra de Atapuerca (Burgos, Espagne) : La couche TD6 (aux environs de 800 000 ans donc) serait plus importante que ce qu’on avait pensé auparavant.
    https://seenthis.net/messages/663680 2017

    – Techniques. Ré-évaluation. A qui profitait la violence ?
    (Interpersonal violence at Playa Venado, Panama (550-850 AD) : a reevaluation of the evidence). Latin American Antiquity.
    https://seenthis.net/messages/725642 2018

    #sommaire_préhistoire


  • Des polices pour détecter la contrefaçon
    Jeanne Corriveau - 8 août 2018 - Le Devoir _
    https://www.ledevoir.com/societe/533921/des-polices-pour-detecter-la-contrefacon

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante, dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Cinquième texte d’une série estivale consacrée à ce sujet.

    Le commun des mortels ne prête pas toujours attention aux caractères typographiques avec lesquels les textes qu’il lit sont composés. Dans certains cas, toutefois, le choix d’une police de caractères peut avoir des conséquences politiques insoupçonnées. C’est ainsi qu’au cours des dernières années, les polices Calibri et Times New Roman se sont retrouvées au coeur de polémiques concernant la contrefaçon de documents.

    En 2016, embourbés dans une affaire de corruption à la suite de la publication des Panama Papers, Nawaz Sharif, alors premier ministre du Pakistan, et sa fille Maryam avaient remis à la justice des documents en preuve dans une tentative pour se disculper. Parmi ces documents figurait une déclaration faite par Maryam Sharif prétendument signée en février 2006.

    Or, ont découvert les enquêteurs, la déclaration était composée en Calibri, une police de caractères qui n’a été distribuée commercialement par #microsoft qu’en 2007, ce qui laisse croire que le document a été contrefait. Calibri allait-elle faire tomber le premier ministre ?

    En entrevue au journal pakistanais Dawn, le bureau du designer Lucas de Groot, qui a conçu la police Calibri pour Microsoft, a précisé qu’une version bêta de Calibri était disponible en 2006, mais que celle-ci était destinée aux programmeurs et aux « freaks » de technologie. Il paraissait donc « très peu probable » que quelqu’un ait pu utiliser cette police pour des documents officiels.

    Condamné à 10 ans de prison pour corruption, Nawaz Sharif a finalement pris le chemin du pénitencier au début du mois de juillet dernier. De son côté, sa fille a reçu une sentence de sept ans de prison.

    Le « Rathergate »
    La police Times New Roman a elle aussi été mêlée à une controverse politique. En 2004, le journaliste #Dan_Rather, de l’émission 60 minutes, diffusée sur #CBS, avait présenté en ondes des documents qui semblaient démontrer que le président américain George W. Bush avait pu bénéficier d’un traitement de faveur pour être affecté à la Garde nationale du Texas dans les années 1970 et, du même coup, échapper à la guerre du #Vietnam. Il s’agissait de rapports internes du colonel Jerry Killian, mort en 1984, qui dirigeait l’escadron de la Garde du Texas.

    La veuve du colonel Killian, de même que plusieurs blogueurs et médias ont mis en doute l’authenticité du document, relevant diverses incongruités, dont l’utilisation de fontes dites proportionnelles, par opposition à celles de taille fixe, ainsi que la présence des caractères « th » mis en exposant dans « 111 th » ou « 147 th ». Les machines à écrire des années 1970 étaient-elles en mesure de produire de telles fontes ? Selon divers experts, le document en question semblait plutôt avoir été réalisé par ordinateur avec la police Times New Roman, offerte avec le logiciel Word de Microsoft. L’affaire a embarrassé CBS.

    Dan Rather a par la suite présenté ses excuses et quitté ses fonctions.

    L’univers numérique
    Calibri et Times New Roman ont deux points en commun : non seulement se sont-elles retrouvées au centre de controverses, mais elles ont toutes deux été lancées dans l’univers numérique comme police par défaut dans le logiciel Word de Microsoft, la Calibri ayant délogé son aînée en 2007. Mais alors que la Calibri a à peine 10 ans d’âge, la création de la Times New Roman remonte à 1931.

    Cette police de caractères avait été commandée auprès du typographe Stanley Morison par le quotidien britannique Times. Stanley Morison fit appel à l’artiste Victor Lardent, qui dessina cette police de caractères. Inspirée des fontes Plantin et Perpetua, la police Times New Roman, dotée d’empattements, est étroite, ce qui permet de corder plus de mots dans une ligne. Un avantage pour les journaux. Elle est aussi vantée pour sa lisibilité.

    Conçue pour la presse écrite et largement utilisée dans l’édition, la police Times New Roman a connu une seconde vie dans l’espace numérique. Mais une telle gloire a ses revers. Surexposée et omniprésente, elle rappelle à certains leurs travaux scolaires. D’autres diront qu’elle est fade, sans émotion et qu’elle dénote la paresse de l’auteur qui ne se serait pas donné la peine de chercher une autre police plus originale et plus proche de sa personnalité.

    Jamais à la mode
    Le designer graphique Denis Dulude reconnaît que la police Times New Roman n’est guère prisée par les professionnels de la typographie et du graphisme. « Elle est un peu mal-aimée. À l’époque où elle est arrivée, elle venait dans la boîte. Beaucoup de gens l’avaient utilisée pour faire des lettres et des logos qui n’étaient pas nécessairement faits par des designers graphiques. Elle n’a jamais été à la mode. Pour cette raison, on a peut-être été un peu frileux avec cette police. »

    Denis Dulude a toutefois osé utiliser Times New Roman pour un projet de catalogue de photos. Or, il y a mis sa touche personnelle en retirant de tous les « S » majuscules l’empattement du bas. « Je me la suis appropriée en faisant ma propre version. J’ai aussi brisé un peu l’espacement entre les lettres pour qu’elle soit un peu plus maladroite et saccadée. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour être à l’aise avec cette police », admet-il.

    #Panama_Papers #typographie #Calibri #Times_New_Roman #Pakistan #Imprimerie #Police de #Caractère #Histoire #médias #art #typographique #mise_en_page #Lay_out