country:suisse

  • Rapport de la Brigade internationale de solidarité avec le Codedi

    https://lavoiedujaguar.net/Rapport-de-la-Brigade-internationale-de-solidarite-avec-le-Codedi

    Santa María Huatulco, Oaxaca, Mexique,
    15 mars 2018.

    Les 14 et 15 mars 2018, une Brigade internationale de solidarité composée de personnes venant de Suisse, du Portugal, du Mexique, d’Italie, de l’État espagnol, de Colombie, du Brésil, de Belgique, d’Autriche et d’Argentine s’est rendue au Centre de formation « Finca Alemania » du Comité pour la défense des droits indigènes (Codedi), en réponse à la violente agression soufferte le 12 février 2018 durant laquelle furent lâchement assassinés trois défenseurs de la communauté.

    En tant que Brigade, nous avons pris connaissance du projet autonome en construction dans le centre de formation, nous avons écouté le témoignage des survivants et l’analyse du contexte actuel des membres des différents comités de l’organisation.

    Le Codedi lutte pour la défense du territoire et la construction de l’autonomie. Cela commence avec un petit collectif de théâtre prônant l’organisation sociale des communautés comme outil pour améliorer ses propres conditions de vie. (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #autonomie #solidarité


  • Solidarité sans Frontières | Emmanuel Mbolela raconte son humiliation par la police en Suisse
    https://asile.ch/2019/02/13/solidarite-sans-frontieres-emmanuel-mbolela-raconte-son-humiliation-par-la-pol

    Invité par l’Association auprès des Requérants d’Asile de Vallorbe Oeucuménique et Humanitaire (ARAVOH) pour une tournée de conférences en Suisse romande, l’auteur du livre “Réfugié : une odyssée africaine” Emmanuel Mbolela a été interpellé par la police à la gare de Lausanne le 3 février 2019 et avant cela par un douanier à la gare de […]


  • 40% des crevettes crues vendues en Suisse contaminées par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques Manuelle Pernoud/ebz - 12 Février 2019 - RTS A bon entendeur
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/10213260-40-des-crevettes-crues-vendues-en-suisse-contaminees-par-des-bacteries.

    Quelque 40% des crevettes crues analysées par A Bon Entendeur sont contaminées par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Un résultat inquiétant, qui concerne également des crevettes labellisées bio.

    A Bon Entendeur avait déjà apporté la preuve que du poulet élevé en Suisse peut être contaminé par des bactéries résistantes aux antibiotiques. C’est maintenant vrai également pour des crevettes d’élevage importées d’Inde, de Thaïlande et du Vietnam dans notre pays.


    Ces résultats sont inquiétants, réagit le professeur Stephan Harbarth, médecin adjoint au service de Prévention et de Contrôle de l’Infection des Hôpitaux universitaires de Genève. Pour lui, on ne tombera pas forcément malade en consommant des crevettes crues ou peu cuites porteuses de bactéries résistantes aux antibiotiques, mais il existe un risque : que les antibiotiques que les patients seraient amenés à prendre en cas d’infection ne fassent aucun effet.

    Et c’est bien le grand problème de la multirésistance aux antibiotiques : en cas d’infection bactérienne, la plupart des antibiotiques ne marchent plus. Dans les hôpitaux, on observe de plus en plus de patients sur lesquels les antibiotiques deviennent inefficaces. Heureusement, il existe des solutions de dernier recours.

    Des distributeurs qui minimisent leur responsabilité
    Interpellés par A Bon Entendeur, les distributeurs de ces crevettes contaminées répondent que ces bactéries résistantes peuvent se trouver dans l’environnement et dans l’eau utilisée pour l’aquaculture, ou qu’ils respectent les prescriptions légales.

    Tous ajoutent que ces bactéries sont éliminées par la chaleur et que les consommateurs doivent respecter les prescriptions d’hygiène dans la cuisine. Effectivement, ces bactéries sont détruites par la cuisson, quoique l’on ne sache pas à partir de quelle température elles sont réellement éliminées.

    Quitte à ce qu’elles deviennent dures, il faut bien cuire des crevettes d’élevage. Et ce n’est pas tout ! Des crevettes peuvent contaminer notre cuisine pendant la préparation, il est donc important de se laver les mains ainsi que tous les ustensiles ayant servi à leur préparation.

    #beurk #bactéries résistantes aux #antibiotiques #aquaculture #élevage #poisson #Inde #Thailande #Vietnam #pêche #alimentation #santé


  • « L’#industrie_du_tabac commet un génocide organisé en #Afrique »

    La Ligue Sénégalaise Contre le Tabac appelle les pays africains à contrôler la composition des cigarettes importées. Elle réagit au scandale des cigarettes suisses surdosées vendues en Afrique, révélé par la journaliste d’investigation indépendante Marie Maurisse. Le président de l’organisation Amadou Moustapha Gaye pointe aussi du doigt « le laxisme » des autorités helvétiques.

    Fumer nuit gravement à la santé mais encore davantage en Afrique. Une enquête (http://stories.publiceye.ch/tabac) de Marie Maurisse, lauréate du prix d’investigation de Public Eye, a récemment démontré que les entreprises suisses fabriquent des cigarettes volontairement plus addictives, mais aussi plus nocives, pour le marché africain que pour le marché suisse.

    La Suisse est en effet le seul pays du continent européen à exporter des cigarettes plus toxiques que celles fumées par ses propres ressortissants. Une pratique interdite par une directive en vigueur au sein de l’Union européenne (UE). Le président de la #Ligue_Sénégalaise_Contre_le_Tabac (#LISTAB) Amadou Moustapha dénonce les stratégies « monstrueuses et mortifères » des cigarettiers établis en Suisse.

    swissinfo.ch : Comment réagissez-vous à l’enquête commanditée par l’ONG Public Eye sur le double standard appliqué par les géants du tabac ?

    Amadou Moustapha Gaye : L’industrie du tabac commet ici un génocide organisé. Nos pays sont déjà très faibles, n’ont pas de moyens, nos populations ne peuvent pas se soigner. Si on nous envoie encore de Suisse des cigarettes dont la nocivité dépasse les normes, nous ne pouvons décidément pas être rassurés. En tant qu’acteur de la société civile, la LISTAB a décidé de réagir pour protéger les populations africaines. C’est un problème de santé publique, une question vitale.
    Que peuvent faire les pays africains concernés pour lutter contre ce phénomène ?

    L’industrie du tabac doit nous dire ce que contiennent réellement ces cigarettes. Les pays africains doivent se concerter pour contrôler davantage les produits qui sont importés, en particulier lorsqu’il s’agit du tabac, qui tue plus de sept millions de personnes dans le monde. Le Burkina Faso est le seul pays d’Afrique disposant d’un laboratoire qui analyse systématique les cigarettes importées. La LISTAB a écrit au gouvernement sénégalais pour exiger qu’il trouve un moyen de mettre en place des contrôles. La santé de la population en dépend.
    Dans un communiqué https://afriquematin.net/scandale-des-cigarettes-toxiques-fabriquees-en-suisse-vendues-en-afriq), vous accusez la Suisse de « laxisme coupable ». Qu’attendez-vous de la Confédération ?

    Nous n’accusons pas directement le gouvernement helvétique. Toutefois, nous ne comprenons pas qu’un Etat aussi responsable que la Suisse puisse permettre à des industries insérées sur son territoire de produire des cigarettes si nocives, avec des teneurs si dangereuses pour les populations. D’un point de vue moral, l’Etat devrait être plus regardant et examiner ces produits avant de permettre qu’ils soient diffusés dans d’autres pays. Nous allons contacter l’ambassade de Suisse au Sénégal pour lui poser des questions.

    Comment la population sénégalaise a réagi en apprenant que « fumer des Camel light à Casablanca revient à consommer des cigarettes plus nocives que des Camel Filters à Lausanne » ?

    Les consommateurs de tabac ont été sidérés et effrayés d’apprendre que les cigarettes qui nous viennent de Suisse sont doublement toxiques. La consommation de tabac nous posait déjà des problèmes, alors si on ajoute des cigarettes surdosées, la situation s’aggrave encore. Nous avons commencé une campagne d’information pour alerter la population.

    La loi sénégalaise peut-elle être améliorée pour lutter contre le tabagisme ?

    Le Sénégal a déjà l’une des meilleures lois anti-tabac d’Afrique. Depuis 2017, des avertissements sanitaires sous forme d’images sont placés sur les deux faces des paquets de cigarettes. Grâce à cela, les Sénégalais ont davantage conscience du fait que le tabac est mortel. Dans une société où beaucoup de gens ne comprennent pas les teneurs ou ne savent parfois pas lire, l’image est plus efficace que le texte. Nous avons aussi interdit la fumée dans les espaces publics ainsi que la publicité pour les produits du tabac.

    La lutte anti-tabac au Sénégal

    Le Sénégal vote déjà une loi, en 1981, sur l’interdiction de la publicité relative au tabac et de son usage dans les lieux publics. Cette loi n’a pas les effets escomptés. Elle subit même des modifications, en 1985, qui feront sauter l’interdiction de fumer dans les lieux publics pour ne garder que l’aspect lié à la publicité. En 2004, le pays ratifie la Convention Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. En 2008, la société civile va accompagner les autorités dans la rédaction d’un texte de loi réglementant la production, la distribution et l’usage du tabac. La loi de mars 2014 constitue l’aboutissement du processus.

    Le contenu de la loi peut-être décliné en cinq points : l’interdiction de toute forme d’ingérence de l’industrie du tabac dans la définition des politiques de santé, l’interdiction de toute forme de publicité, promotion ou parrainage qu’ils soient directs ou indirects, l’affichage des avertissements sanitaires illustrés par des photos en couleur, sur 75% des principales faces de tout emballage de tabac et de produits du tabac, l’interdiction totale de fumer dans tous les espaces publics, l’adoption d’une taxation forte. (source : L’Afrique des idées : http://www.lafriquedesidees.org/la-loi-anti-tabac-au-senegal-reelle-avancee-ou-ecran-de-fumee)

    https://www.swissinfo.ch/fre/cigarettes-surdos%C3%A9es_-l-industrie-du-tabac-commet-un-g%C3%A9nocide-organis%C3%A9-en-afrique-/44747864
    #tabac #cigarettes #Sénégal

    ping @marty


  • Khrys’presso du lundi 11 février 2019
    https://framablog.org/2019/02/11/khryspresso-du-lundi-11-fevrier-2019

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World La 5G s’adjuge en Suisse pour 330 millions d’euros (zdnet.fr) L’appel d’offres passé, les opérateurs helvètes … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #DRM #espionnage #Facebook #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Surveillance #veille #webrevue


  • Agenda du Libre pour la semaine 7 de l’année 2019
    https://linuxfr.org/news/agenda-du-libre-pour-la-semaine-7-de-l-annee-2019

    Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 39 événements (1 en Belgique, 38 en France, 0 au Luxembourg, 0 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche. lien n°1 : Aprillien n°2 : Agenda du Librelien n°3 : Carte des événementslien n°4 : Proposer un événementlien n°5 : Annuaire des organisationslien n°6 : Agenda de la semaine précédentelien n°7 : Agenda du Libre QCSommaire

    [FR Rennes] Expolibre d’April - Du lundi 21 janvier 2019 à 09h00 au vendredi 15 février 2019 à 18h30.

    [FR Châteaubriant] Initiation au système AccessDV Linux - Du samedi 9 février 2019 à 14h00 au jeudi 28 février 2019 à 16h30.

    [FR Montpellier] (...)


  • Rösti
    https://cuisine-libre.fr/rosti

    Succulente galette de pommes de terre venue de Suisse. Brosser et laver les pommes de terre. En prélever les 2/3, sans les peler, pour les précuire à l’eau salée, environ 20 minutes : elles ne doivent pas cuire complètement et rester fermes. Laisser refroidir et conserver une nuit au frais. Le lendemain, peler, essuyer et râper les pommes de terre cuites et les crues en gros filaments de 5 mm d’épaisseur, au robot ou à la râpe à rosti (à gros trous). Mélanger. Dans une poêle, faire fondre le beurre à…

    #Pomme_de terre, #Saindoux, #Röstis / #Sans_viande, #Sans_œuf, #Végétarien, #Sans_gluten, Sauté

    #Sauté


  • #Suisse : Les anguilles saisies à Genève ont été relâchées dans le lac de Morat Estelle Braconnier/Feriel Mestiri - 8 Février 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10204141-les-anguilles-saisies-a-geneve-ont-ete-relachees-dans-le-lac-de-morat.h

    Des alevins d’anguilles saisis le 19 janvier à l’aéroport de Genève par l’Administration fédérale des douanes (AFD) ont été relâchés vendredi dans le lac de Morat. La saisie a mis au jour un trafic international qui transite par la Suisse.

    « Ces petites anguilles avaient déjà subi un long voyage en avion et une petite partie des alevins saisis étaient morts avec le transport. Donc la priorité était de les mettre à l’eau le plus rapidement possible », explique à la RTS Frédéric Hofmann, inspecteur cantonal de la pêche du canton de Vaud.

    Pour ces alevins d’anguilles, appelés aussi civelles, le voyage a été moins long que prévu. Enfermés dans des sacs plastiques et cachés dans les bagages de sept voyageurs interpellés à l’aéroport de Genève, ils auraient dû poursuivre leur chemin jusqu’en Asie.

    Cinq des sept trafiquants interpellés sont toujours incarcérés dans la prison de Champ-Dollon, à Genève. Une semaine auparavant, deux personnes avaient déjà été arrêtées à Zurich avec des valises remplies de civelles. Elles ont été repérées lors du contrôle de leur bagage aux rayons X.

    Après plusieurs arrestations en Europe, notamment en France, les trafiquants d’anguilles testeraient-ils la route suisse ? « Il s’agit d’un réseau de trafiquants, principalement asiatiques, qui partent du Portugal ou de l’Espagne, qui transitent par différents pays, passent par la Suisse et repartent en direction de l’Asie », explique Jean-Claude Duvoisin, enquêteur à l’Administration fédérale des douanes.

    Trafic international pesant des dizaines de millions
    Un vaste trafic international s’est organisé depuis 2010 et l’interdiction d’exporter les anguilles hors d’Europe. Mais les Asiatiques sont très friands de cette chair. Ce marché noir pèse aujourd’hui des dizaines de millions de francs. Les civelles saisies en Suisse étaient destinées à l’engraissement dans des fermes chinoises.

    Selon les trafiquants, les anguilles rapporteraient autant que la vente de stupéfiants, mais avec les ennuis en moins. Pourtant, les sanctions tendent à se durcir avec la multiplication des arrestations et des peines de prison.

    « En Suisse, ils risquent jusqu’à trois ans de prison, puisque c’est un délit », précise Jean-Claude Duvoisin. En plus d’une peine privative de liberté, une amende pouvant aller jusqu’à 40’000 francs est prévue par la Loi sur les espèces protégées.

    #anguilles #frontières #alevins #douane #trafic #pêche #civelles #Portugal #Espagne #Chine

    • Dans la liste rouge des animaux menacés d’extinction
      Environ 90% des populations d’anguilles européennes ont disparu ces 30 dernières années. C’est pourquoi l’anguille est inscrite dans la liste rouge des espèces « en danger critique d’extinction » et figure dans l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

      L’importation et l’exportation en sont strictement interdites dans l’Union européenne.

      Trois menaces ont engendré la disparition des anguilles : la pollution, les obstacles à la migration (les nombreux ouvrages hydroélectriques qui jalonnent les grands fleuves d’Europe) et la surpêche. Depuis 2010, des restrictions de pêche ont été prises dans les estuaires. Mais en Suisse, nul besoin de restriction, puisqu’il n’y en a quasiment plus.


  • Quelle crise de la masculinité ?
    En accès libre
    #Francis_Dupuis-Déri
    https://www.hors-serie.net/En-acces-libre/2018-09-08/Quelle-crise-de-la-masculinite--id325
    En accès libre , émission publiée le 08/09/2018
    Durée de l’émission : 83 minutes

    Entretien visible en ligne ou à télécharger :
    – en vidéo :
    http://v42.hors-serie.net/telecharger/DLTDupuisD2.mp4
    – en #audio :
    https://www.hors-serie.net/medias/mp3/288783675.mp3

    (En suivant le tag, y’a deux entretiens récents écrits
    https://seenthis.net/messages/757145
    https://seenthis.net/messages/749037
    et audio
    https://seenthis.net/messages/751544)

    Le jeudi 7 février (hier), les Éditions du remue-ménage annoncent :

    Aujourd’hui paraissent en Europe francophone (France, Belgique, Suisse) LA CRISE DE LA MASCULINITÉ de Francis Dupuis-Déri et LES FILLES EN SÉRIE de @MartineDelvaux Grâce à Hobo Diffusion (Makassar), la présence outre-mer de notre maison d’édition féministe ne fera que croître.

    https://twitter.com/remue_menage/status/1093642964621033472

    Pour info, Dupuis-Déri sera en France en février :
    – Paris, librairie Violette and co, le jeudi 21, 19h
    http://www.violetteandco.com/librairie/spip.php?article1181
    – Rennes, librairie La Nuit des temps, mercredi 27, 19h
    "Si vous souhaitez réserver une place assise, vous pouvez nous envoyer un mail à librairielanuitdestemps/at/gmail.com ou nous appeler au 02 99 53 37 95 . Si toutes les places assises sont réservées, pas de panique, vous pouvez tout de même assister à la rencontre debout ou assis.e par terre.
    https://www.facebook.com/events/247047939553888
    – Ailleurs ?

    En attendant, Slate publie des extraits du bouquin :
    http://www.slate.fr/story/173145/crise-masculinite-mythe

    #fan-club

    • Présentation de l’entretien sur Hors-série :

      La Une de l’Obs cet été a tiré la sonnette d’alarme : « Etre un homme après #MeToo » serait une affaire compliquée - laissant les mecs, comme sur la photo qui illustrait cette couverture, hagards, démunis et esseulés. Que l’on ne s’inquiète pas trop, cependant : depuis l’Antiquité romaine, chaque fois que la moindre revendication féministe se fait entendre, l’alerte est sonnée et les masculinistes sont sur le pont, annonçant que la masculinité est en crise et la société en péril. Bien sûr, à l’époque de Caton l’Ancien ça ne s’appelle pas comme ça : « féminisme » et « masculinisme » ne sont pas encore des notions en vigueur, mais ça n’empêche pas le-dit Caton de penser le phénomène en une vision tout à fait analogue à celle d’un Eric Zemmour : « Les femmes, écrit-il en 195 avant J.C., sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public ».

      C’est le livre de Francis Dupuis-Déri qui nous l’apprend, en nous offrant une très précieuse mise en perspective historique : la prétendue « crise de la masculinité » est vieille comme le patriarcat, et son expression connaît des périodes de recrudescence à travers les siècles, non pas lorsque les rapports de sexe tendent vers des formes d’égalité (par exemple au Haut Moyen-Âge en Europe) mais lorsqu’au contraire la domination masculine a repris des formes si radicales et si spectaculaires que les protestations des femmes se font plus vives - suscitant, à chaque fois, ce qu’on pourrait appeler une « Réaction masculiniste ». Laquelle en général ne se contente pas de s’inquiéter qu’il ne soit plus possible d’être « un homme, un vrai » : c’est une rhétorique qui associe toujours la différenciation des sexes à leur hiérarchisation tacite (le masculin se caractérisant par des propriétés qui le vouent à une suprématie « naturelle ») et cette hiérarchisation à la bonne santé de la société. Dès le XVIIIème siècle, le masculinisme est un nationalisme, assignant les femmes aux seules tâches reproductives afin de soutenir une démographie assez tonique pour assurer la suprématie nationale sur les nations rivales. Et si par malheur les nations connaissent des crises économiques ou des défaites militaires, c’est bien sûr à cause des femmes, ou de la « féminisation de la société ».

      Il faut le lire pour le croire, et le livre du politiste québecois est une hallucinante somme de citations, dont la lecture est aussi cocasse que terrifiante : il s’est vraiment trouvé, à toutes les époques à peu près, des masculinistes pour expliquer les malheurs du monde par les trop voraces conquêtes des femmes. Le génocide au Rwanda, les attentats du 11 septembre 2001, l’échec scolaire des garçons, le taux de suicide des hommes, ne cherchez plus : c’est à cause de l’émancipation des femmes et de la féminisation de la société.

      On le comprend peu à peu, la soi disant « crise de la masculinité » a bon dos : c’est une arme de dépolitisation massive, qui permet de produire des pseudo-analyses du monde parfaitement aveugles aux rapports de violence et d’exploitation réels, et niant que la domination masculine est encore, factuellement, partout en vigueur. C’est aussi, tout bêtement, l’expression d’un anti-féminisme assez bas du front, qui s’invite ici et là - par exemple aux prochaines Universités d’été du féminisme, où s’exprimeront Raphaël Enthoven et Elizabeth Levy - en se faisant passer pour un art de la nuance ou un éloge de la différence dont il ne faut pas être dupe. Pour la paix des hommes et des femmes, pour leur émancipation respective et mutuelle, le masculinisme est le problème - ce n’est jamais la solution.

      NB : Le livre de Francis Dupuis-Déri, « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace », sorti au Québec (Ed. Remue Ménage), ne sera disponible dans les librairies françaises qu’à partir de janvier 2019.


  • Le mauvais sort des sorcières en Alsace | CUEJ.info
    http://www.cuej.info/web-en-continu/le-mauvais-sort-des-sorcieres-en-alsace

    L’#Alsace serait-elle un terrain propice à la chasse aux #sorcières ? Il semblerait. Pendant les deux siècles les plus meurtriers, 1 600 bûchers érigés dans la région ont vu mourir des milliers de victimes.

    La figure de la sorcière, ou “Hexe” en alsacien, voit le jour au Moyen-Âge. Assimilées aux hérétiques, elles sont traquées par l’#Inquisition, qui les accuse de complicité avec le #Diable. Le système juridique de l’époque est éclaté et permet aux magistrats d’appliquer la justice comme ils l’entendent. Quitte à cuire à feu doux les femmes de la région. À Strasbourg, centre industriel de l’époque, les autorités civiles et religieuses sont intransigeantes ; aucune chasse n’a eu lieu dans la capitale alsacienne. C’est dans les villages aux environs que se dressent les bûchers.

    À la #Renaissance — et non au #Moyen-Âge — les chasses aux sorcières se développent sur le vieux continent, avec un pic vers 1560, alors que l’essor de l’imprimerie permet une diffusion massive des textes sur le sujet.

    Le #Maleum Maleficarum, ou “#Marteau_des_sorcières”, est un texte écrit par l’Alsacien #Henri_Krämer et le Suisse #Jakob_Sprender, imprimé à Strasbourg en 1487. Les deux inquisiteurs y expliquent comment desceller la marque du Malin chez les #femmes et traquer les sorcières. Réimprimé plus d’une quinzaine de fois, l’ouvrage sera vendu à 30 000 exemplaires dans toute l’Europe. Le Maleum, divisé en trois parties sous la forme de questions-réponses, sert alors de référence aux juges civils et aux religieux dans les procès en sorcellerie. Les exemplaires originaux qui subsistent, très difficiles à dénicher aujourd’hui, sont estimés à près de 200 000 euros.

    Ce texte justifie le programme de répression de l’Église et les massacres qui l’accompagnent. Afin de rallier la population à sa lutte contre le Diable, Henri Krämer y détaille des anecdotes, censées prouver l’existence des sorcières et faire adhérer les plus sceptiques à son propos. Au chapitre six, le moine rapporte qu’à Reichshoffen, une femme provoquait des naissances prématurées. Cette #sorcière, en touchant le ventre d’une femme, lui aurait fait perdre son enfant. « Elle accoucha des morceaux de la tête puis des mains et des pieds », détaille Henri Krämer. De quoi rassurer la population.

    #misogynie #sexisme #patriarcat


  • Le Tribunal administratif fédéral conteste la #présomption_d'innocence en cas d’exclusion de l’asile

    Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) peut refuser l’asile à une personne qui ne se distancie pas de manière reconnaissable et crédible de l’#idéologie, des objectifs et des moyens des #groupements_radicaux.

    C’est la conclusion à laquelle parvient le Tribunal administratif fédéral (#TAF) dans son #arrêt de principe (E-2412-2014) du 25 septembre 2018. Celui-ci fait référence à la situation d’un ressortissant kurde de #Turquie qui a déposé une demande d’asile en Suisse en 2012. Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) avait alors reconnu le statut de réfugié à l’intéressé, qui affirmait être victime de persécutions politiques. Il lui avait toutefois refusé l’asile du fait de son appartenance présumée à l’organisation secrète « #Komalen_Ciwan », ainsi que sa participation à une réunion du groupement affilié au Parti des travailleurs-euses du Kurdistan (PKK). Selon les juges du TAF, l’homme aurait dû se distancer clairement de cette organisation afin d’écarter la présomption quant à l’exercice d’une #activité_illicite de nature à compromettre la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse. C’est parce qu’il n’y est pas parvenu que le SEM avait refusé de lui octroyer l’asile pour cause d’indignité. L’appréciation du SEM se fonde sur les informations du Service de renseignement de la Confédération (SRC), indiquant l’appartenance présumée de l’intéressé au groupement « Komalen Ciwan », auteur ou partisan d’actes terroristes et violents.
    Une présomption réelle suffit à entraîner l’exclusion de l’asile pour indignité

    L’intéressé a fait recours auprès du TAF contre la décision du SEM, arguant que le SEM ne disposait d’aucune preuve concrète d’activités pour le « Komalen Ciwan ». Par ailleurs, il n’aurait participé qu’à des manifestations pacifiques et culturelles. Bien que sympathisant des idéaux du PKK, il ne pouvait pas s’imaginer participer à des actions armées ou violentes du PKK ou des groupements affiliés.

    Le TAF a rejeté le recours du plaignant. Il a toutefois confirmé que l’homme ne pouvait pas être accusé d’une infraction pénale. D’après les informations du SRC, il aurait été établi que l’intéressé avait participé à un événement organisé par le « Komalen Ciwan » et qu’il entretenait des contacts concrets avec des membres du PKK. Combiné au refus de l’homme de se distancer de manière suffisante et crédible de l’organisation, cela permettait de poser une présomption de fait quant à l’exercice d’une activité au sein de l’organisation de nature à ce que sa présence en Suisse compromette la sûreté intérieure ou extérieure du pays.

    Dans son arrêt, le TAF a confirmé le refus d’octroi du droit d’asile pour cause d’indignité. L’expulsion n’étant pas autorisée sur la base de l’exigence de non-refoulement, l’intéressé a été admis à titre provisoire.

    Indignité en matière d’asile

    Selon la Convention relative au statut des réfugiés (Convention de Genève), la qualité de réfugié-e s’applique à toute personne exposée à de sérieux préjudices ou craignant à juste titre de l’être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques.

    Généralement, la reconnaissance du statut de réfugié-e conduit à l’octroi de l’asile. La législation suisse en la matière prévoit toutefois deux raisons principales pour lesquelles une personne se verra refuser l’asile, même si elle est reconnue comme réfugiée.
    Refus de l’asile après avoir commis un délit

    Le premier motif d’exclusion est la commission d’actes répréhensibles en Suisse ou à l’étranger (art. 53 al. a LAsi) passibles d’une peine privative de liberté de plus de trois ans. Cela inclue notamment les homicides, les lésions corporelles graves, les infractions contre le patrimoine comme le vol, la rapine ou la fraude, mais aussi les atteintes à la liberté sexuelle et à l’honneur, ou le trafic de stupéfiants. L’affiliation au PKK ne constitue pas un acte répréhensible et ne peut donc pas entraîner le refus d’une demande d’asile en vertu de l’article 53 al. a LAsi.
    Refus de l’asile pour atteinte à la sûreté

    L’affiliation présumée ou avérée au PKK ou à des groupements semblables est cependant pertinente au regard du second motif d’exclusion de l’asile. En sont en effet exclues les personnes réfugiées qui compromettent la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse (art. 53, al. b LAsi). Dans ce contexte, le terme de sûreté de l’Etat doit être compris dans un sens large. Cela concerne par exemple l’espionnage, le terrorisme ou, comme le déclare le TAF dans sa récente décision, l’appartenance présumée à des groupements considérés extrémistes. Or lorsque le SEM détermine si, en raison de son activité politique, une personne met en danger la sûreté de l’Etat, il lui revient également de prendre en compte le fait que les citoyen-ne-s étrangers-ères jouissent de droits fondamentaux, notamment les libertés d’expression et de réunion et que ceux-ci doivent être mis en pondération au cas par cas.

    Manuel Asile et retour. Article D9 Indignité
    Secrétariat d’Etat aux migrations (pdf, 16 p.)

    Octroi de l’asile vs admission provisoire

    Les personnes reconnues comme réfugiées auxquelles l’asile a été accordé obtiendront une autorisation de séjour (livret pour étrangers-ères B). Une autorisation d’établissement (livret C) pourra être demandée au terme d’un séjour ininterrompu de dix ans. En cas d’intégration « réussie », cela est déjà possible après cinq ans. Il en est tout autrement pour les personnes admises à titre provisoire uniquement. Elles obtiendront un livret F délivré pour une durée maximale de 12 mois renouvelables et leur statut sera marqué par une grande précarité. (Voir notre article : Toute une vie dans le provisoire : un rapport dénonce les effets pervers du permis F)
    Décision critiquée

    L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) dénonce un arrêt qui « ébranle les fondements du droit d’asile ». Le TAF placerait des « considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse » au-dessus du droit à la protection contre les persécutions et la violence.

    L’hebdomadaire Wochenzeitung (WOZ) dénonce quant à lui cet arrêt qui conduit à une « inversion de la présomption d’innocence », étant donné que la demande d’asile avait été rejetée sur la base d’une présomption de fait sans qu’aucun comportement criminel n’ait pu être prouvé. De surcroît, il pourrait devenir plus difficile pour les kurdes qui ont fui la région en conflit entre la Turquie et la Syrie d’obtenir l’asile en Suisse.

    https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-suisse/interieure/asile/jurisprudence/tribunal-federal-asile-presomption-innocence
    #asile #migrations #réfugiés #Suisse #droit_d'asile #PKK #indignité #justice #Kurdes
    ping @isskein

    • L’arrêt sur les Kurdes ébranle les fondements du droit d’asile

      Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rendu un arrêt de principe, concernant un Kurde requérant d’asile de Turquie, qui crée de la méfiance envers chaque réfugié-e persécuté-e en raison de ses #convictions_politiques. Un simple contact présumé avec un sous-groupe du PKK ne devrait pas être déterminant pour soupçonner un innocent de risque pour la #sécurité_intérieure de la Suisse et l’exclure ainsi de l’asile. Le droit à la protection contre les persécutions et la violence doit rester prépondérant face aux considérations sécuritaires qui relèvent de l’hypothèse.

      https://www.osar.ch/medias/communiques-de-presse/2018/larret-sur-les-kurdes-ebranle-les-fondements-du-droit-dasile.html

    • Die Umkehr der Unschuldsvermutung

      Aufgrund einer Vermutung bekommt ein politisch Verfolgter kein Asyl. In einem Grundsatzurteil hat das Bundesverwaltungsgericht in St. Gallen am vergangenen Freitag einen Entscheid des Staatssekretariats für Migration (SEM) bestätigt. Dieses hatte vor vier Jahren das Asylgesuch eines Kurden abgelehnt, dem vorgeworfen wird, Mitglied einer verbotenen Untergrundorganisation der PKK zu sein.

      Die Begründung des Gerichts steht auf wackligen Beinen. Das SEM stützte sich auf Informationen des Nachrichtendienstes des Bundes, laut denen der Asylsuchende 2012 an einem Treffen der Geheimorganisation Komalen Ciwan in den Niederlanden teilgenommen habe. Nur: Konkrete strafrechtlich relevante Handlungen konnte ihm der Nachrichtendienst bis heute nicht nachweisen. Übrig blieb eine «tatsächliche Vermutung», der Beschuldigte gefährde durch Kontakte zur Organisation die «innere oder äussere Sicherheit der Schweiz».

      Die Schweizerische Flüchtlingshilfe (SFH) kritisiert den Entscheid. Das Urteil rüttle am «Fundament des Asylrechts», indem die Behörden «hypothetische Sicherheitsüberlegungen» höher gewichten würden als den Schutz vor Verfolgung und Gewalt, sagt Peter Meier, Leiter Asylpolitik der SFH. Das Urteil sei zudem ein Präzedenzfall: «Es stellt Flüchtlinge, die aufgrund ihrer politischen Überzeugungen verfolgt werden, unter Generalverdacht.» Gerade für KurdInnen aus der Konfliktregion zwischen Syrien und der Türkei dürfte es schwieriger werden, in der Schweiz Asyl zu erhalten. Hinzu komme, dass der Beschuldigte vor Gericht den Beweis erbringen musste, dass er keine terroristischen Absichten verfolge, wodurch die Unschuldsvermutung verletzt worden sei.

      Für Asylsuchende bedeutet das Urteil neue Hürden: Um Asyl zu erhalten, muss man glaubhaft machen, sich politisch gegen ein Regime engagiert zu haben. In der Schweiz wiederum muss man den Beweis erbringen, dass man zu diesen Widerstandsgruppen keinen Kontakt mehr hat, und sich glaubhaft von ihnen distanzieren.

      Das Urteil kann nicht ans Bundesgericht weitergezogen werden, weil in Asylfällen das Bundesverwaltungsgericht letztinstanzlich entscheidet. Aufgrund des Non-Refoulement-Prinzips wird der Kurde jedoch nicht in die Türkei ausgeschafft, da ihm dort Verfolgung droht. Er lebt damit als vorläufig Aufgenommener weiterhin in der Schweiz, verfügt mit diesem Status jedoch über weniger Rechte als ein anerkannter Asylsuchender.

      https://www.woz.ch/-9159


  • Asile LGBT | Recherche-action sur l’accueil des personnes LGBT+ à Genève
    https://asile.ch/2019/02/05/asile-lgbt-recherche-action-sur-laccueil-des-personnes-lgbt-a-geneve

    Asile LGBT+ Genève publie le rapport final de sa recherche-action menée pendant 3 ans (2016-2018). Basé sur l’action communautaire, ce travail met le doigt sur la vulnérabilité renforcée à laquelle sont soumises les personnes issues de la communauté LGBT+ ayant déposé une demande d’asile en Suisse. Amenées à se mettre dans une position d’auto-exclusion face […]


  • Le temps des réfugiés | Les raisons sordides de la forte baisse des demandes d’asile en Suisse en 2018
    https://asile.ch/2019/02/04/le-temps-des-refugies-les-raisons-sordides-de-la-forte-baisse-des-demandes-das

    En 2018, le nombre de demandes d’asile déposées en Suisse n’a jamais été aussi bas depuis 2008 avec 15’255 demandes d’asile enregistrées contre 18’088 en 2017 (+16%), 27’207 en 2016 (+43%) et 39’523 en 2015 (+61%). Pourtant les conflits, les persécutions et les violations massives des droits de l’Homme continuent. Les principaux pays de provenance […]


  • Les Crises - Revue de presse du 03/02/2019
    https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-03-02-2019

    CRISE ÉCONOMIQUE
    Seine-et-Marne : leur usine va fermer, les salariés brûlent leur stock pour interpeller l’État
    "Les salariés de l’usine Arjowiggins Security de Crèvecoeur, à Jouy-sur-Morin tentent d’alerter l’État en vue d’obtenir des conditions de licenciement "décentes", alors que le site doit fermer d’ici à la fin du mois." [Fournisseur de papier de l’État laissé à un fonds de pension, ce qui encore une fois fait merveille.]
    Source : Europe 1

    DÉMOCRATIE
    Ils l’ont tant aimé
    "Le temps ronge l’enthousiasme plus sûrement que l’acide, mais il dissout aussi la mémoire : moins de deux ans après l’élection de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République française, l’idée qu’il fut élevé au rang de héros de la démocratie et porté en triomphe par la plupart des médias institutionnels paraît irréelle. Presque embarrassante."
    Source : Le Monde Diplomatique

    ENVIRONNEMENT
    L’allemagne se donne 19 ans pour se passer de charbon
    "A partir de 2038, le charbon ne devrait plus être utilisé pour produire de l’électricité outre-Rhin. La commission chargée par le gouvernement de proposer un plan pour organiser la transition préconise de mobiliser 40 milliards pour aider les régions minières à passer ce cap."
    Source : Les echos

    Un trou géant sous un glacier
    "Des scientifiques ont découvert une énorme cavité se développant sous l’Antarctique Un énorme « vide » a été découvert par des scientifiques au milieu de cette disparition massive de glaces. En effet, une grande cavité est en train de se développer sous l’Antarctique. Selon les scientifiques, elle couvre les deux tiers de l’empreinte de Manhattan et ferait près de 300 mètres de haut."
    Source : Trust my science

    La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs
    "Séduits par la perspective de garantir leurs revenus, les éleveurs se lancent dans la production de biogaz et installent des méthaniseurs. Reporterre a enquêté sur cette pratique subventionnée, qui suscite aussi plusieurs inquiétudes."
    Source : REPORTERRE

    Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux
    "Côté pile, la méthanisation permet de produire du gaz renouvelable et d’assurer aux éleveurs d’importants compléments de revenus. Côté face, elle présente une vraie menace de pollution des sols et d’émission de gaz à très grand effet de serre. Voici le deuxième volet de notre enquête sur ce mode de production d’énergie."
    Source : REPORTERRE

    EVASION FISCALE
    ChooseFrance à Versailles : Macron déroule le tapis rouge aux as de l’évasion fiscale
    "En plein mouvement social exigeant plus de justice fiscale et sociale, Emmanuel Macron déroule le tapis rouge à Versailles pour 150 patrons de grandes entreprises, dont bon nombre sont impliquées dans des scandales d’évasion fiscale, suppriment des emplois ou ont des pratiques nocives pour le climat et la planète : #ChooseFrance ou comment tout sacrifier au nom du Business as usual ?"
    Source : BLOG MEDIAPART MAXIME COMBES

    FRANCE
    Gilets jaunes : un ex de la DGSE dénonce la répression
    "Gilles Sacaze est un ancien officier du service action de la DGSE. Dans cet entretien avec Aude Lancelin, il revient sur le mouvement des gilets jaunes, sa perception dans les rangs de l’armée et des forces de l’ordre, et dénonce la répression mise en place par le gouvernement."
    Source : Le Média

    L’usage de la force dans la protestation française des gilets jaunes provoque la colère [VO]
    "Jean-Marc Michaud s’est joint à une manifestation "Gilets Jaunes" à Bordeaux, dans le Sud-Ouest de la France, et il s’est senti transporté de joie. Sa femme travaillait à proximité et ils ne s’étaient pas vus depuis un mois, alors la marche était l’occasion parfaite de se réunir. Au lieu de cela, sa vie a pris un sérieux tournant pour le pire lors de la manifestation au début de Décembre, quand un projectile en caoutchouc tiré par la police a détruit son oeil droit. M. Michaud, 41 ans, qui vit sur la côte ouest de la France, se joint maintenant à des manifestations pour protester contre la détresse économique et la violence policière."
    Source : New York Times

    Les dix jours où Emmanuel Macron a tremblé
    "Sous la Ve République, c’est une première. Vendredi 7 décembre, les collaborateurs qui seront de permanence le lendemain visitent un secteur du palais de l’Élysée qui leur est d’ordinaire interdit. Brigitte Macron s’est jointe à eux. À la veille de l’acte IV du mouvement des Gilets jaunes, le petit cortège, guidé par des hommes du service de sécurité, accède au fameux PC Jupiter, le bunker ultrasecret réservé au Président et à son état-major en cas d’attaque thermonucléaire. "On nous a expliqué qu’en cas d’alerte c’est là qu’il faudrait peut-être se réfugier", indique un témoin."
    Source : JDD

    Violences policières : « Je ne crois pas qu’il y ait eu des abus de la part des forces de l’ordre »
    "Yaël Braun-Pivet, présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, députée LREM des Yvelines," sur la loi "anti-casseurs" en cours d’examen à l’assemblée, mais aussi sur les commissions Benalla, etc. Le titre est plus racoleur (vers 6’) que le propos, néanmoins parfois voire souvent assez fallacieux. Le journaliste fait plutôt honneur à sa profession.
    Source : RFI

    Christophe Castaner veut poursuivre Eric Drouet après son appel au "soulèvement" des gilets jaunes
    "C’est un appel à l’insurrection !", s’indigne Christophe Castaner. Ce mardi 29 janvier, le ministre de l’Intérieur a annoncé sur BFMTV sa volonté de signaler le cas d’Eric Drouet au parquet en vue de poursuites. En cause : le groupe de gilets jaunes "La France en colère !!!", fondé par cette figure du mouvement, a publié samedi un communiqué de presse appelant à "un soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires".
    Source : Marianne

    INEGALITES
    Les multinationales françaises face aux simples citoyens : les chiffres de l’injustice
    "À partir de ce 22 janvier, grands patrons de multinationales et dirigeants politiques du monde entier se retrouvent à Davos, en Suisse, pour le Forum économique mondial. Lundi, Macron recevait plus de cent responsables de grandes entreprises à Versailles, dont ceux de ArcelorMittal, Coca Cola, Engie ou Google… Un rapport que l’organisation Attac vient de publier avec l’Observatoire des multinationales, montre, en chiffres, que les patrons de multinationales ne sont pas les meilleurs interlocuteurs, loin de là, au moment où la France se trouve en pleine crise sociale. À tous les niveaux, les multinationales profitent de largesses auxquelles les simples citoyens n’ont pas droit."
    Source : BASTAMAG

    LIBERTÉS
    Des députés LREM veulent forcer Twitter à recueillir une pièce d’identité à la création d’un compte
    "Trois députés LREM ont suggéré plusieurs pistes d’évolution pour la régulation des comptes, suite au « déferlement de haine » dont a fait l’objet Bilal Hassani sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter. En tête de liste, une obligation de recueil des pièces d’identité des nouveaux inscrits."
    Source : Next Inpact

    RÉFLEXION
    Le rôle des humanités numériques dans le nouvel espace politique
    "Alors que plus de 50% de la population mondiale est connectée à l’Internet, les grandes plateformes, et particulièrement Facebook, ont acquis un énorme pouvoir politique. Cette nouvelle situation nous oblige a repenser le projet d’émancipation des lumières."
    Source : Sens-public Pierre Levy

    On peut renverser le capitalisme sans modèle pour la suite
    "Par quoi remplacer le modèle de société dans lequel nous vivons dans le cas de son renversement ? Il n’y a pas de système tout prêt pour l’auteur de cette tribune, qui explique que les « révolutions » ont « le pouvoir de créer en permanence de nouvelles formes sociales, de nouvelles appartenance au monde »."
    Source : REPORTERRE


  • La pression de Roche sur Berne pour le prix de son anti-cancéreux Perjeta Feriel Mestiri avec Valentin Tombez - 31 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10183954-la-pression-de-roche-sur-berne-pour-le-prix-de-son-anti-cancereux-perje

    Depuis 2012, une partie de poker se joue entre le puissant groupe Roche et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le prix du médicament contre le cancer Perjeta. Une enquête montre les dessous de ce jeu de pouvoir opaque.

    Roche est le leader mondial dans le traitement du cancer du sein. La thérapie dite combinée avec les deux médicaments Perjeta et Herceptin, un autre médicament de Roche, est la thérapie courante et la plus efficace contre les cancers métastatiques du sein. Chaque année en Suisse, environ 500 femmes commencent ce traitement, qui prolonge l’espérance de vie de plus d’une année.

    L’émission alémanique Rundschau https://www.srf.ch/sendungen/rundschau/medikamentenpreise-sebastian-frehner-kaufsucht-trumps-mauer a eu accès aux documents et mails relatant les années de négociations entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique pour fixer le prix du traitement.

    La thérapie coûte en moyenne 103’200 francs par année et par patient, à la charge de la compagnie d’assurance de base. C’est le double de la combinaison Herceptin + Docetaxel, qui coûtait 50’500 francs par an.

    Négociations opaques et prix fictifs
    Tout commence en 2012, lorsque Roche tente de négocier le prix du paquet de Perjeta à 3950 francs. En face, l’OFSP ne l’approuve qu’à 1850 francs, soit moins de la moitié.

    Roche fait alors une offre inédite et propose de maintenir le prix de la boîte à 3950 francs, tout en remboursant 2100 francs à l’assurance maladie, ramenant ainsi le prix à 1850 francs, comme le souhaitait l’OSFP.

    « Il s’agit d’un prix-vitrine pour Roche vis-à-vis de l’étranger, qui permet de démontrer qu’ils obtiennent une certaine somme pour ce médicament en Suisse. Plus le prix est élevé en Suisse, plus ils pourront probablement en obtenir un prix élevé à l’étranger », explique Max Giger, ancien président de la Commission fédérale des médicaments.

    L’OFSP s’y oppose et refuse ce « prix-vitrine ». Roche réplique en présentant sa solution à Berne, avec le soutien des assurances maladie et des médecins. Et explique clairement que sans ce nouveau modèle de tarification, les patients perdraient bientôt l’accès aux médicaments innovants.

    La pression fonctionne. Une nouvelle rencontre a lieu entre Roche et l’Office fédéral de la santé publique à Berne. Quelques semaines plus tard, ce dernier capitule et accepte, pour une durée limitée à un an, le prix-vitrine de 3450 francs.

    Des prix moins chers que pour les pays européens
    Interrogé sur ces documents montrant les tentatives de pression, l’actuel directeur adjoint de la Commission fédérale des médicaments Thomas Christen répond : « Je ne sais pas exactement à quel passage vous vous référez. Mais le prix que nous avons fixé était basé sur les exigences étroites du Conseil fédéral et de la législation. Ensuite, je trouve que le prix que nous avons négocié et fixé est inférieur à celui des pays européens. » Selon lui, le « prix-vitrine » était donc un modèle réussi.

    De son côté, Roche n’a pas souhaité commenter les prix à l’étranger. Les sociétés pharmaceutiques offrent par ailleurs des rabais secrets dans de nombreux pays. Dans l’affaire Perjeta, Roche réfute avoir fait pression. Selon Remo Christen, directeur de l’autorisation de mise sur le marché en Suisse chez Roche, « les prix des médicaments sont clairement réglementés par la loi en Suisse. Les décisions de prix de l’OFSP sont publiques. On ne peut pas parler d’un manque de transparence. »

    Sur demande spéciale
    En 2014, un an après ce premier cycle de négociations, Roche et l’OFSP se mettent une nouvelle fois à table à propos du prix de Perjeta. Roche menace de faire disparaître le médicament de la liste des spécialités sans le prix demandé. Il ne serait donc plus automatiquement pris en charge par l’assurance de base.

    Dans un mail adressé à l’OFSP, Roche précise que cela aurait des conséquences négatives pour les patients et attirerait beaucoup l’attention des médias. Les négociations échouent malgré tout. Le médicament Perjeta ne figurera plus sur la liste des spécialités.

    Désormais, les patients n’ont accès au médicament que sur demande spéciale. Mais selon Roche, il n’a jamais été question de pourparlers sur le dos des patients : « Les prix des médicaments sont réglementés par la loi et les patients ont toujours eu accès à Perjeta avec l’accord de Swissmedic, car les assureurs maladie reconnaissaient la valeur du traitement », souligne Remo Christen.

    A ce jour, les négociations de prix se poursuivent. Le médicament est utilisé encore plus largement et représente donc, pour l’assurance de base, un coût encore plus élevé qu’il ne l’était il y a 6 ans, même après déduction de la réduction du « prix-vitrine ».

    #big_pharma #industrie_pharmaceutique #profits #laboratoires_pharmaceutiques #assurances_maladies #cancer #ruissellement #prix #Roche #Perjeta #Herceptin #Femmes #prix-vitrine

    • Perjeta a rapporté 2,2 milliards de francs dans le monde

      Roche a franchi l’an dernier le cap des dix milliards de francs de bénéfice. Son chiffre d’affaires, en hausse de 7%, dépasse désormais les 56 milliards de francs.

      L’année 2018 a souri au géant pharmaceutique, porté notamment par les ventes de médicaments contre le cancer.

      Perjeta est l’un de ses blockbuster. Il s’agit de son quatrième médicament totalisant le plus de revenus. Selon le site internet du géant bâlois, il a rapporté 2,2 milliards de francs en 2017.


  • Prélèvement a la souce : Nouvelle maniere de renforcer la domination masculine.
    http://www.lefigaro.fr/argent/2019/01/30/05010-20190130ARTFIG00002-quand-le-prelevement-a-la-source-peut-devenir-une

    Pour près d’un Français (?), l’argent a déjà été un motif de dispute. au sein de leur couple. À l’heure où les contribuables découvrent leur première feuille de paie amputée de l’impôt sur le revenu, le sujet pourrait bien être source de nouvelles tensions au sein des couples mariés ou pacsés. Principalement ceux dont les écarts entre les deux salaires sont importants. Car même si le salaire n’est pas le seul paramètre dans le calcul de l’impôt sur le revenu des ménages - la composition du foyer est aussi prise en compte - il pèse néanmoins dans la balance et peut remettre en question l’équilibre et l’organisation financière du foyer.
    « Traditionnellement, l’impôt est considéré comme une dépense collective au sein du couple marié. C’est généralement le plus gros salaire qui le règle et l’autre, les dépenses de la vie courante. Désormais, l’impôt est ponctionné sur le revenu de chacun des membres du couple. Ce qui peut réduire leur autonomie financière et questionner le rapport d’égalité et de justice » analyse la sociologue Caroline Henchoz, enseignant chercheur à l’université de Fribourg, en Suisse et auteur de l’ouvrage « Le couple, l’amour et l’argent » (L’Harmattan, 2008).

    Le nombre de foyers fiscaux potentiellement concernés par la question est loin d’être anecdotique. Selon un rapport parlementaire d’évaluation de la réforme publié en 2016, sur 7,6 millions de couples imposés, dans 47% (3,6 millions de foyers fiscaux), l’un des deux membres gagne jusqu’à deux fois plus que son conjoint et dans 20% des cas (soit 1,5 million de foyers fiscaux), l’un des deux conjoints gagne plus de trois plus que l’autre. Or, d’après le fisc, seulement 7,6% des déclarants ont choisi un taux individualisé au sein du couple. C’est-à-dire que pour les autres, les deux membres sont prélevés au même taux, quel que soit le revenu de chacun.

    Les femmes grande cause du mandat, suppretion de la pension de réversion, Suppretion des aides sociales, durcissement des contrôles, assèchement budgétaire des assos et voici le renforcement de la domination économique des hommes qui sont déjà en situation de domination économique dans les couples. Le figaro ne parle que des hommes mais je reviens avec la part des revenus dans les couples selon le sexe.
    #impots #domination_masculine #backlash

    • En 2011, la France compte presque 10 millions de couples composés d’un homme et d’une femme âgés de 20 à 59 ans, non étudiants. Dans les trois quarts de ces couples, le revenu de l’homme est supérieur à celui de la femme.

      En moyenne, en 2011, les femmes vivant en couple ont perçu un revenu annuel de 16 700 euros contre 29 000 euros pour leur conjoint, soit 42 % de moins. Par comparaison, cet écart n’est que de 9 % entre les femmes et les hommes sans conjoint (encadré). Au total, sur l’ensemble de la population non étudiante âgée de 20 à 59 ans, l’écart de revenu est de 35 %.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281400#titre-bloc-1


  • Les cigarettes suisses produites pour le marché africain sont plus nocives ats/vkiss - 29 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10177837-les-cigarettes-suisses-produites-pour-le-marche-africain-sont-plus-noci

    Les cigarettes produites en Suisse pour le marché africain sont plus nocives : interview de Marie Maurisse Forum / 5 min. / à 18:02

    Une enquête commanditée par l’ONG Public Eye démontre que les entreprises suisses fabriquent des cigarettes volontairement plus addictives, mais aussi plus nocives, pour le marché africain que pour le marché suisse.

    La journaliste indépendante Marie Maurisse, interrogée mardi dans Forum, s’est intéressée aux recettes secrètes des géants suisses du tabac en Afrique, en particulier au Maroc, où plus de 3,6 milliards de cigarettes « Made in Switzerland » ont été exportées en 2017. Des tests exclusifs réalisés pour son enquête, publiée par l’agence d’investigation sociale et économique Vesper.media, révèlent l’existence d’un double standard, écrit Public Eye.

    Procédé pas illégal
    Les cigarettes produites en Suisse et vendues au Maroc par Philip Morris International et Japan Tobacco International présentent des taux de particules totales, de nicotine et de monoxyde de carbone plus élevés que celles destinées au marché helvétique. S’il apparaît peu moral, le procédé n’est cependant pas illégal en Suisse, précise l’enquête.

    En effet, contrairement à la directive en vigueur dans l’UE, la législation helvétique permet aux géants du tabac installés en Suisse de fabriquer et d’exporter des cigarettes plus nocives et plus addictives que celles commercialisées sur son territoire. Or, selon l’OMS, les décès liés au tabac vont doubler en Afrique d’ici à 2030.

    « Aucune cigarette n’est sans risque »
    Répondant pour Swiss Cigarette, la faîtière groupant les trois fabricants suisses contactée par Keystone-ATS, Japan Tobacco International précise que de nombreux pays dans le monde ont des « limites d’émission pour les cigarettes différentes de celles appliquées en Suisse ou dans l’UE ».

    On peut ainsi produire en Suisse des produits du tabac respectant les limites des pays auxquelles leur exportation est destinée, précise la compagnie. Aucune cigarette n’est sans risque, ajoute le fabricant.

    #Suisse #Maroc #tabac #nocivité #santé #cigarettes #cancer #cigarette #Philip_Morris_International Japan_Tobacco_International #Public_Eye


  • CSDM | Nouvelle décision du Comité contre la Torture contre la Suisse
    https://asile.ch/2019/01/29/csdm-nouvelle-decision-du-comite-contre-la-torture-contre-la-suisse

    Le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a à nouveau conclu à une violation de la Convention contre la torture par la Suisse dans le cas d’un renvoi d’un ressortissant éthiopien victime de torture vers l’Italie. Cette décision du 6 décembre 2018 a été communiquée le 28 janvier 2019 par le Centre suisse […]


  • Chronique Suisse | Septembre à décembre 2018
    https://asile.ch/2019/01/29/chronique-suisse-septembre-a-decembre-2018

    27 septembre Le Conseil national et le Conseil des Etats font de la surenchère dans le durcissement des conditions de voyage imposées aux réfugiés reconnus prévu par le projet de révision de la LEtr. Les restrictions à la liberté de voyager existent déjà dans la législation actuelle : sans autorisation expresse, les réfugiés ne peuvent se […]


  • Des #cigarettes plus nocives pour l’#Afrique : comment les industriels suisses rendent le continent accro

    Une enquête publiée par l’ONG Public Eye pointe du doigt les pratiques des industriels du tabac suisse : les cigarettes qu’ils produisent pour l’Afrique sont plus chargées en substances nocives et addictives que celles pour l’Europe. Avec une population qui fume de plus en plus, l’enjeu économique est gigantesque.

    https://www.franceinter.fr/monde/des-cigarettes-plus-nocives-pour-l-afrique-comment-les-industriels-suiss
    #Suisse #industrie_du_tabac


  • Rien ni Davos n’échappent à la crise
    http://www.dedefensa.org/article/rien-ni-davos-nechappent-a-la-crise

    Rien ni Davos n’échappent à la crise

    Ce texte (avec ses annexes) nous a paru intéressant parce qu’il aborde deux situations différentes, mais simplement et très largement pour renforcer notre perception de l’universalité de la crise, et pour observer la similitude des composants. Il y est question de la grande rencontre annuelle quasiment en-cours (sans nous) de Davos, en Suisse, d’une part ; et, d’autre part, comme complément, de la situation en Suisse. Il s’agit d’une approche économique, mais on se trouve nécessairement entraîné dans les domaines politiques et plus généraux, avec tous les éléments de la Grande Crise d’Effondrement du Système.

    On observe trois thèmes de réflexion, ou de simples constats retirés aussi bien des rencontres fastueuses de Davos que de la situation suisse, qui rejoignent ce que (...)


  • Des couacs sur la ligne de train Delle-Belfort deux mois après son ouverture Gaël Klein/kkub - 28 Janvier 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/jura/10173243-des-couacs-sur-la-ligne-de-train-delle-belfort-deux-mois-apres-son-ouve

    La ligne de train Delle-Belfort ne remplit pas les attentes, près de deux mois après son ouverture, avec tout juste 200 passagers par jour au lieu des 1500 attendus. En cause, notamment, de nombreux dysfonctionnements côté français.

    Ces problèmes ont été révélés vendredi lors de l’assemblée d’une association présidée par le canton du Jura et le département français du Territoire de Belfort. Les élus sont fâchés.


    Frédéric Rousse, vice-président du Conseil départemental du Territoire de Belfort, a dressé la liste des problèmes qui affectent en France la ligne Bienne-Belfort. Pêle-mêle : le tarif forfaitaire prohibitif, la desserte réduite par la SNCF durant le week-end et les vacances scolaires et même l’ascenseur pour le transfert en gare TGV qui n’a jamais fonctionné parce qu’il n’est pas fait pour l’extérieur.

    La SNCF a également décidé la semaine passée de supprimer, en raison de travaux et pour trois mois, le premier train de la journée prévu pour emmener les frontaliers en Suisse. Ce train a été remplacé par des bus avec une demi-heure de trajet supplémentaire.

    Solutions à trouver rapidement
    Pour Frédéric Rousse, la région doit intervenir au plus vite. « On ne peut pas continuer comme ça, la région doit revoir sa copie, engager une vraie réflexion et trouver des solutions viables qui permettront de faire de cette ligne une vraie réussite », préconise-t-il.

    Côté suisse, on constate, mais on entend réagir. La Confédération et le Jura ont investi plus de 30 millions de francs dans la réouverture de la ligne, une exception au principe de territorialité. 

    Projet pour promouvoir la mobilité durable
    « Il est inquiétant de voir que de petites anomalies peuvent être fortement préjudiciables aux usagers et rendre la ligne peu attractive au départ, ce qui sera par la suite difficile à récupérer », relève le ministre de l’Environnement jurassien David Eray. L’élu indique qu’un plan d’action et des délais seront exigés de la part de la SNCF.

    Pourtant, en dépit des difficultés, élus et collectivités continuent à y croire. Ils ont même voté le dépôt d’un projet Interreg de 900’000 francs destiné à promouvoir la mobilité durable transfrontalière, nommé « BienBel », pour Bienne-Belfort.

    #Transports #mobilité #trains #transports_en_commun #intercités #transfrontaliers #lignes #BienBel #France #Suisse #SNCF #CFE #dysfonctionnements

    • 25 ans de fermeture
      Faute de voyageurs suffisants et de volonté politique pour la moderniser, la ligne Bienne-Belfort, vieille de plus d’un siècle, avait été fermée au trafic voyageurs il y a un peu plus de 25 ans.

      Reconstruite et inaugurée le 6 décembre, elle offre une connexion directe par le rail entre le réseau suisse et la gare TGV de Belfort-Montbéliard, ouverte il y a sept ans à une quinzaine de kilomètres de la frontière jurassienne.


  • Politique | Détention administrative des enfants, non c’est non !
    https://asile.ch/2019/01/28/politique-detention-administrative-des-enfants-non-cest-non

    La détention administrative d’enfants, seuls ou accompagnés de leurs parents, en vue de leur renvoi forcé est une réalité en Suisse. La loi sur les étrangers permet la mise en détention des enfants de quinze à dix-huit ans, un point ardemment combattu lors des référendums – perdus – de 1994 et 2006. En revanche, elle […]


  • Le nom d’un célèbre faussaire pour de vrais billets de banque

    Pour ceux qui ont commis une infraction au code de la route, le sentiment doit être grisant : à Sion, capitale du Valais, ils peuvent payer leur amende en francs, mais aussi en #farinets, une monnaie locale portant le nom du plus célèbre faux-monnayeur de Suisse.

    Le temps est peut-être venu de dépoussiérer l’image des Suisses et de leur relation à l’argent. La confiance dans le franc suisse est intacte, cela ne fait aucun doute. Mais en Valais, par exemple, une monnaie complémentaire circule en plus du franc depuis un peu plus d’un an : le farinet. À l’automne dernier, Sion, la capitale du canton, lui a donné ses lettres de noblesse, décidant en effet que les services administratifs pourraient désormais aussi être payés en farinets. Aujourd’hui, même la police accepte les farinets. Le taux de change utilisé simplifie les choses : un farinet vaut un franc.

    Il faut connaître l’origine de l’appellation de la monnaie valaisanne pour pouvoir goûter tout le sel de la décision des autorités cantonales. Le farinet a été baptisé du nom de Joseph-Samuel Farinet (1845–1880), bête noire des pouvoirs publics, contrebandier et faux-monnayeur. Traqué jadis par les autorités et la police, c’est le plus célèbre faussaire de Suisse et une légende en Valais. Son patronyme ne représente donc ni la loi, ni l’ordre, ni le respect de l’action publique. Par quel miracle des billets de banque – acceptés par l’administration – portent-ils donc justement l’effigie de Farinet aujourd’hui ?

    David Crettenand est l’un des pères de la monnaie valaisanne. À ses yeux, ce nom exprime le fort ancrage local de la monnaie : « Tout le monde connaît Farinet. » Mais le nom choisi soulève aussi un débat sur ce qu’est la « vraie monnaie ». En effet, les pièces fabriquées par le faussaire étaient restées en circulation après sa mort brutale, ni la Confédération ni le canton ne se sentant responsable du retrait des énormes quantités de fausses pièces. Comme Crettenand nous le rappelle : « Les fausses pièces étaient alors utilisées au même titre que la vraie monnaie pour la seule et bonne raison que les gens les considéraient comme telle et avaient confiance en leur valeur. »

    La monnaie complémentaire valaisanne n’a néanmoins pas vu le jour dans le but de rendre hommage au défunt faussaire. Il s’agit bien plus de renforcer l’économie et la communauté régionales, déclare Crettenand. La monnaie locale pousse les commerçants valaisans à former un réseau avec les producteurs de la région et à se tourner encore davantage vers les consommateurs locaux. « Les chances de survie du commerce de proximité sont plus faibles sans monnaie complémentaire et sans nouveau réseau », martèle-t-il. Le farinet serait donc la réponse optimiste à la question de savoir à quoi pourrait ressembler une vie économique et sociale durable en ces temps de mondialisation : un circuit monétaire restreint et complémentaire profitant à tous ceux qui y prennent part. On ne peut se procurer des farinets qu’en Valais. Et on ne peut dépenser des farinets qu’en Valais.

    L’aura du légendaire faussaire donne sans aucun doute à cette monnaie propre une dimension affective et facétieuse. Ainsi les farinets doivent-ils être dotés d’éléments de sécurité afin d’en empêcher la contrefaçon et d’éviter au canton d’être inondé par une deuxième vague de fausse monnaie à la Farinet.

    Comparée à la masse monétaire suisse, la quantité de farinets en circulation est marginale. Toutefois le farinet est représentatif des nombreuses monnaies alternatives qui fleurissent en Suisse. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs très prisées. Le parfait exemple est celui de la Caisse suisse de voyage, dont la monnaie, les chèques REKA, représente environ 600 millions, avec une tendance à la hausse. Mais le plus grand réseau de monnaie parallèle est celui de la banque WIR, qui compte 45 000 entreprises et réalise 1,3 milliard de chiffre d’affaires, même si la tendance est à la baisse. En comparaison, le farinet du Valais, le léman de Genève, le bonobo de Berne, le netzbon de Bâle, l’eulachtaler de Winterthour et le dragon de Fribourg sont des phénomènes exotiques et parfois aussi de courte durée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le gardien de la monnaie nationale ne s’émeut pas davantage face à ces monnaies. Évidemment, la plus importante instance de contrôle, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), garde aussi un œil sur le marché monétaire alternatif. Les experts financiers estiment que le risque – en termes de blanchiment d’argent par exemple – est toutefois minime au regard du volume très réduit de ces monnaies. Les émetteurs de monnaie parallèle sont d’ailleurs largement exemptés des obligations imposées par la loi sur le blanchiment d’argent pour autant qu’ils parviennent à maintenir les volumes au-dessous des seuils fixés.

    La tendance aux monnaies alternatives ne se limite d’ailleurs pas à la Suisse. Depuis la crise financière, un nombre croissant de monnaies parallèles et complémentaires a vu le jour dans le monde.


    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/01/detail/news/detail/News/le-nom-dun-celebre-faussaire-pour-de-vrais-billets-de-banque
    #monnaie_locale #Valais #Suisse #économie #monnaies_complémentaires


  • Agenda du Libre pour la semaine 5 de l’année 2019
    https://linuxfr.org/news/agenda-du-libre-pour-la-semaine-5-de-l-annee-2019

    Calendrier web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 54 événements (0 en Belgique, 51 en France, 0 au Luxembourg, 2 au Québec, 0 en Suisse, 1 événement en ligne et 0 en Tunisie) est en seconde partie de dépêche. lien n°1 : Aprillien n°2 : Agenda du Librelien n°3 : Carte des événementslien n°4 : Proposer un événementlien n°5 : Annuaire des organisationslien n°6 : Agenda de la semaine précédentelien n°7 : Agenda du Libre QuébecSommaire

    [FR Châteaubriant] Ateliers d’informatique - Du mercredi 9 janvier 2019 à 14h30 au jeudi 31 janvier 2019 à 14h30.

    [FR Rennes] Expolibre d’April - Du lundi 21 janvier 2019 à 09h00 au vendredi 15 février 2019 à 18h30.

    [FR (...)