country:syrie

  • Ils voulaient la guerre civile, ils ont récolté la révolution – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/01/15/ils-voulaient-la-guerre-civile-ils-ont-recolte-la-revolution

    Les pyromanes mondialo-sionistes n’en reviennent pas. Tant d’années passées à monopoliser la parole dans tous les grands médias, en nous alertant contre la menace verte, le danger islamiste, la cinquième colonne musulmane…

    Tant de chroniques haineuses et d’analyses apocalyptiques, prédisant le déferlement prochain de hordes d’islamistes violeurs de femmes et poseurs de bombes, venues de nos banlieues pour instaurer la charia dans l’Hexagone. Le tout avec la complicité et la complaisance des médias, transformés en machines de propagande dignes de la Pravda de la grande époque.

    Le bon peuple gaulois, à qui on martelait l’essence judéo-chrétienne de la France, était assailli de toute part par cette menace verte : voile, laïcité, halal, droit à la caricature et à l’islamophobie, etc. Telles étaient les nouvelles priorités de notre société.

    Les agents sionistes semaient les graines de la division et soufflaient sur les flammes de la guerre civile, dans leur stratégie du « diviser pour régner ». Le musulman se retrouvait stigmatisé, coupable par défaut, bouc émissaire idéal, pour détourner l’opinion des véritables problèmes.

    Mais c’était insulter l’intelligence du peuple français, cette majorité silencieuse à qui on ne demande pas son avis, qu’on méprise constamment, en tentant de lui faire prendre des vessies musulmanes pour des lanternes sionistes, et qui a bien compris, malgré ces tentatives d’enfumage, quel était le problème, et qui étaient les véritables responsables de sa situation dramatique.

    Une majorité qui se retrouve pleinement dans un mouvement de jaune vêtu, portant haut et fort ses revendications et criant sa colère à la face d’une Élite dirigeante complètement dépassée et déconnectée des réalités du pays.

    Un aveuglement incroyable qui confine à l’autisme, mais qui n’est guère étonnant pour une classe dominante vivant depuis trop longtemps dans sa tour d’ivoire, incapable de comprendre ou de ressentir la fureur d’un peuple à bout.

    Un peuple qui a bien compris quels étaient les tenants et les aboutissants d’un système oligarchique dont il ne veut plus et dont il a parfaitement identifié les acteurs : les banques, les multinationales, les lobbies, ainsi que les politiciens et les médias qui sont à leur service.

    Un système qui favorise les plus forts et fragilise les plus faibles, à l’inverse de ce qu’exige le peuple. Celui-ci a décidé de renverser la table pour congédier ceux qui n’ont jamais cessé de lui mentir et de le trahir, alors qu’ils étaient censés le représenter.

    Le mouvement des gilets jaunes, que beaucoup prenait pour un feu de paille, est beaucoup plus profond que cela. Il exprime une exaspération contenue depuis trop longtemps, contre les injustices de tout bord, contre la paupérisation, contre le coût de la vie, contre les cadeaux fiscaux faits aux plus riches, contre la disparition programmée des acquis sociaux, contre la justice à deux vitesses, contre les mensonges des médias, contre la non-représentativité de la classe politique, en bref, contre le modèle néolibéral impérialo-sioniste que l’on veut nous imposer coûte que coûte.

    Non, la France ne doit pas être gérée comme une entreprise. Non, l’hôpital, l’école ou l’université n’ont pas vocation à être des centres de profits. Non au racket des radars et des péages d’autoroutes, non à la privatisation des services publics, non aux guerres néocoloniales, non à l’alignement sur la vision américano-sioniste, non à la soumission aux banques et à la dette, non à l’individualisme, non à l’américanisation de la société, non au rejet des valeurs traditionnelles.

    Voila ce que les gilets jaunes, et à travers eux la majorité du peuple de France, expriment.

    Nul ne peut dire sur quoi ce mouvement révolutionnaire va déboucher, mais il a déjà une victoire à son actif, celle d’avoir dévoilé la nature de ce système. Le roi est désormais nu.

    Démocratie, liberté d’expression, droit de manifester, etc., terminé. Le pouvoir sonne « la fin de la récré » comme on a pu l’entendre dans une expression visant à infantiliser un mouvement légitime, et il se montre tel qu’il est vraiment.

    Place à la répression, aux comparutions immédiates et aux mépris envers des citoyens révoltés qualifiés de « foule haineuse », d’antisémites, d’homophobes, d’extrémistes de droite ou de gauche, de complotistes… La litanie d’anathèmes habituels lancés à la face de ceux qui s’opposent à ce système oligarchique, dépassant bien sûr le cadre Hexagonal.

    Face à eux, un pouvoir pris en otage entre le monde de l’argent qui l’a « élu », et un peuple qui lui demande des comptes. Un pouvoir ne représentant que lui-même et une classe de privilégiés, qui n’a pour seule réponse que de vagues promesses ainsi qu’une répression policière et judiciaire impitoyable.

    Un pouvoir qui ne manque pas de superlatifs pour vilipender la violence d’une minorité de casseurs, en oubliant celle, beaucoup plus brutale, du système dominant qu’il incarne.

    La violence de l’usure bancaire, des licenciements, de la misère sociale, du mépris de classe et de l’arrogance avec lesquels est traité le petit peuple. La violence des guerres menées par nos armées au Sahel et en Syrie, celle qui s’abat sur les enfants yéménites avec les armes que nous fournissons à nos « alliés » saoudiens, la violence du massacre des Palestiniens par nos « amis » israéliens, et bien d’autres violences encore, dont les journalistes aux ordres et les politiciens, philosophes ou autres experts de l’Élite, oublient de nous parler, ou minimisent à l’extrême.

    Une Élite dont les agents se permettent d’exhorter les policiers à faire usage de leurs armes, sans risquer d’être condamnés par la justice pour « appel à la violence ». Une Élite dont les journalistes usent de « fake news » à longueur d’émissions en relayant les mensonges étatiques sur la soi-disant faible mobilisation populaire ou en se basant sur des sondages bidonnés minimisant le soutien, pourtant massif, de l’opinion publique envers les gilets jaunes.

    Les masques sont tombés et ce pouvoir ne tient que par la grâce des forces de police qui, malgré leur sympathie évidente envers les manifestants, sont sommées de les réprimer pour préserver l’ordre public. Des policiers exténués, sous-payés, qui comprennent et approuvent les revendications du peuple dont ils sont issus, et qui ont certainement conscience d’être le dernier rempart d’un système aux abois.

    Un peuple qu’on a méthodiquement remonté contre ses concitoyens musulmans pour le détourner des véritables responsables de ses problèmes économico-sociaux, et qui démontre aujourd’hui qu’il ne s’y est pas trompé, lorsqu’il hurle sa haine des banques, des journalistes et des politiciens.

    Un peuple qui a compris que la religion de ses oppresseurs n’était ni l’Islam, ni aucune autre religion monothéiste, mais qu’il s’agissait de la religion de l’argent, du pouvoir, de l’exploitation des faibles et de la loi du plus fort.

    La guerre civile n’aura pas eu lieu. Il s’agit de lutte des classes et de révolte populaire, prémices probables d’une révolution à venir, car lorsque la coupe de l’injustice est pleine, le peuple veut changer le paradigme et rabattre les cartes.

    Le Parti Anti Sioniste se réjouit de ce réveil populaire, lui qui a toujours œuvré pour l’éveil des consciences, et qui a toujours dénoncé ce système injuste ne profitant qu’à une minorité.

    Il en a lui-même subi les foudres, à la veille du lancement de ce mouvement révolutionnaire, et a toujours prévenu les pyromanes à la solde de l’oligarchie que leurs manigances se retourneraient contre eux. Nous y sommes.

    Mais nous appelons également les Français à ne pas tomber dans les pièges que ce système en bout de course ne manquera pas de leur tendre, lui qui est prêt à tout pour sa survie.

    La conscience aura alors raison de l’injustice, et, sortant des ténèbres dans lesquelles le grand capital nous aura plongés depuis trop longtemps, nous pourrons enfin nous mettre en marche vers un monde plus juste, dont la France serait l’un des phares.

    https://www.partiantisioniste.com/articles/ils-voulaient-la-guerre-civile-ils-ont-recolte-la-revolution.html


  • #Pologne : le maire de #Gdansk meurt après une agression au couteau - Europe - RFI
    http://www.rfi.fr/europe/20190114-pologne-pawel-adamowicz-maire-gdansk-deces-agression-couteau

    #Pawel_Adamowicz participe à la Gay Pride, défend l’indépendance de la justice du pays. Il fait aussi de Gdansk une ville très ouverte aux migrants, crée un centre qui leur vient en aide. Il fait voter un ensemble de principes pour les accueillir au mieux. Tout cela lui vaut de multiples critiques du gouvernement et de la télévision publique qu’il contrôle, voire des menaces.

    En 2017, la Jeunesse polonaise, un mouvement d’extrême droite, publie un « certificat de décès » symbolique du maire de Gdansk. Dimanche soir, juste avant d’être attaqué sur la scène de l’événement de charité, Pawel Adamowicz a rendu hommage à sa ville, qu’il voulait pleine de bonté et de tolérance.

    HCR - En Pologne, une ville exemplaire en matière de solidarité pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2018/2/5a8a9d95a/pologne-ville-exemplaire-matiere-solidarite-refugies.html

    Le modèle de Gdansk est un programme inclusif qui aide les #réfugiés et les #migrants dans leur insertion. L’idée générale est que tous les individus et l’ensemble des secteurs de la société — de l’éducation à la culture en passant par le monde du travail ou le secteur de la santé — doivent activement inclure les réfugiés. Un conseil consultatif, composé de 13 personnes migrantes (dont deux réfugiés), tient le maire régulièrement informé des préoccupations de cette tranche de la population. 

    Gdansk est une ville portuaire de 460 000 habitants, qui accueille environ 25 000 réfugiés et migrants. Ils sont pour la plupart originaires de territoires de l’ancienne Union soviétique, comme l’Ukraine ou la Tchétchénie, mais aussi du Rwanda ou de la Syrie.


  • Pourquoi les Etats-Unis éprouvent-ils soudain la nécessité de déguerpir de la Syrie ?
    https://www.crashdebug.fr/international/15490-pourquoi-les-etats-unis-eprouvent-ils-soudain-la-necessite-de-degue

    S-300

    Il y a une semaine, deux batteries de fusées S-300 ont été déployées à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie. Immédiatement après cela, l’intensité des vols de la coalition dirigée par les États-Unis a diminué de 80% dans le nord-est de la Syrie. Depuis le 18 septembre, la Force aérienne israélienne n’a effectué aucun raid dans l’espace aérien syrien.

    Une délégation de l’armée israélienne, dirigée par le major général Aharon Haliva (chef des opérations), s’est rendue à Moscou et s’est entretenue avec le major général Vasily Trushin (chef adjoint des opérations de l’armée russe). Les relations entre les deux armées se sont détériorées après la destruction de l’avion russe IL-20 lors de l’attaque des cibles syriennes près de la base aérienne russe de Hmeymim par des F-16 israéliens.

    La délégation israélienne est arrivée (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Quelle est la véritable portée du LBD 40 ?
    12 janv. 2019 Par Les invités de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/120119/quelle-est-la-veritable-portee-du-lbd-40

    Le réalisateur de documentaires Florent Marcie, habitué des zones de guerres (Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Libye, Tchad, Irak, Syrie...), a été touché de retour de Raqqa au visage par un flashball tandis qu’il filmait les gilets jaunes devant le Musée d’Orsay, se faisant blesser pour la première fois de sa carrière. Il nous a confié ce texte sur la dangerosité du LBD 40, et le sens de son usage en démocratie. (...)

    #LBD40

    • Un tireur assermenté qui, voulant viser la jambe, tire dans la tête ou dans l’œil, ou bien qui, sous l’effet du stress ou d’un sentiment de toute puissance, se met à tirer à tort et à travers, n’est pas un garant de l’ordre, c’est un danger public.
      […]
      Encourager l’utilisation d’une arme capable d’éborgner, voire de tuer ses concitoyens, tout en profitant du flou de la légalité et de la balistique pour évacuer toute responsabilité des tireurs, n’est pas anodin. C’est une rhétorique de la violence qui nous entraîne tous sur une pente habituellement située dans d’autres contrées.


  • Un « mur de la honte » entre Turquie et Syrie
    http://www.lefigaro.fr/international/2013/11/12/01003-20131112ARTFIG00576-un-mur-de-la-honte-entre-turquie-et-syrie.php

    Les autorités turques ont commencé la construction d’un mur le long de la frontière avec la Syrie, officiellement pour protéger les populations des mines antipersonnelles. Mais « le mur de la honte », comme l’ont surnommé certains, renforcera surtout la séparation entre Kurdes de part et d’autre de la frontière.


  • Le Drian : « Si le Président Bachar el-Assad est candidat, il sera candidat » - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201901131039624456-syrie-france-ledrian-reglement

    Presque un cas d’école. Un même discours de Le Drian sur la #syrie, quatre titres...

    "Si le Président Bachar el-Assad est candidat,il sera candidat." Paris ne s’oppose pas à la participation de Bachar el-Assad aux élections en Syrie, peut-on déduire de la déclaration faite lors d’une conférence de presse par le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. (Sputnik New : )

    Syrie : la guerre contre Daech n’est pas achevée. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ce dimanche à Amman que la guerre contre le groupe Etat islamique (EI) n’était pas achevée en Syrie ajoutant que ceux qui pensent que les jihadistes ont été vaincus "se trompent". (Le Figaor : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/13/97001-20190113FILWWW00153-syrie-la-guerre-contre-daech-n-est-pas-achevee-le)

    La France ne quittera la Syrie qu’après "l’éradication de Daech"
    Contrairement aux États-Unis, la France va poursuivre "inlassablement" son engagement, a averti Jean-Yves Le Drian. (HuffPost : https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/13/la-france-ne-quittera-la-syrie-quapres-leradication-de-daech_a_236415)

    C’est mois qui GRAISSE ;-)

    Mais aucun des trois ne reprend la chose la plus importante pour une partie de la presse arabe (Abdelbari Atouane dans Rai al-yom en l’occurrence, qui en fait même le titre de son édito : https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%88%d8%b2%d9%8a%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%ae%d8%a7%d8%b1%d8%ac%d9%8a%d8%a9) ; "Le deal du siècle [le possible accord US/Israël/Saoudiens] n’est plus d’actualité."


  • Morts aux frontières (de 1988 à 2011)
    –-> la carte n’a pas été mise à jour... c’est Filippo Furri qui me l’a signalée... je la mets ici pour archivage (inspiration peut-être ?) :


    #visualisation #décès #mourir_aux_frontières #Forteresse_europe

    On peut y voir aussi les #causes_du_décès pays par pays.

    Ici par exemple la Suisse :

    http://app.owni.fr/mortsauxfrontieres

    #frontières #migrations #asile #réfugiés

    ping @reka

    • Je l’avais déjà archivée en 2014 sur seenthis...
      https://seenthis.net/messages/234408
       :-)

      @reka y signalait déjà quelques problèmes...

      Cristina, cette carte et cet article posent des problèmes un peu ennuyeux.

      Nous connaissons bien ce projet qui a été mené par un copain (#Jean-Marc_Manach) au début de l’année 2011. Nous avions été avec @fil discuter avec lui et l’équipe d’#Owni en janvier 2011 si je me souviens bien, puisqu’ils nous avaient demandé la permission de reproduire quelques documents établis par Olivier Clochard pour Migreurop, et repris et édité par moi pour le Monde diplo en 2010.

      Je trouve que l’idée du mémorial est plutôt originale et intéressante, pour lutter contre l’oubli. Mais puisque la forme du mémorial est une carte interactive, il faudrait qu’elle soit régulièrement mise à jour, au moins deux fois par an quand United publie ses précieuses statistiques, et ce n’est pas le cas, et pour cause : Owni n’existe plus.

      Ça m’ennuie de voir publier en mars 2014 un article en référence à une initiative de 2011 basé sur des chiffres de 2010 (qui étaient même incomplets au moment où la carte a été faite). Je veux dire par là que Vivre ensemble peut tout à fait mentionner l’initiative qui est légitime et importante, mais il faudrait l’accompagner d’une note visible, d’un texte précisant la date et expliquant ce qui s’est passé depuis.

      Aujourd’hui, et selon les dernières statistiques de United (toujours des chiffres à minima d’ailleurs puisqu’ils ne référencent que les cas reconnus et documentés) on est passé à 17 300 morts.

      http://www.unitedagainstracism.org/campaigns/the-fatal-realities-of-fortress-europe

      C’est le chiffre qu’on retient, mais officieusement, on craint qu’il ne soit en réalité beaucoup plus élevé puisqu’on sait que beaucoup de migrants disparaissent sans laisser de trace, où sans que leur mort ne fasse l’objet d’une citation ou d’un article de presse qui est le matériau primaire avec lequel United travaille pour établir ses chiffres.

      Entre temps, il y a eu la révolution en Tunisie, en Libye et en Egypte (puis la Syrie un peu plus tard) ce qui a aussi considérablement changé le contexte, contribué à une très sensible augmentation des flux et donc des décès en mer et sur terre, sans qu’il soit aujourd’hui vraiment possible de les évaluer avec précision.

      Tous les chiffres de l’article de Vivre ensemble sont ceux de mi-2010 (ce qui est normal puisque c’est une reprise de l’article d’Owni). Mais il faudrait les compléter avec les derniers chiffres, à défaut de pouvoir mettre à jour la carte interactive.

      Sur la carte, ce qui est aussi très ennuyeux (je suppose que c’est un bug que les auteurs n’ont pas pu corriger), comme les données de 2010 étaient incomplètes et qu’il n’y avait pas de données pour 2011, le point des courbes revient à zéro, laissant penser que le phénomène diminue ou même disparait. Or, 2011 a été une des années la plus meurtrière (la cause, c’est conjointement le début des révoltes arabes en Afrique du Nord et renforcement des politiques anti-migrants). Ainsi, tous les graphiques produit interactivement sont faux dans la forme pour les trois dernières années, et donnent une impression visuelle qui fait comprendre au lecteur le contraire de ce qui s’est passé en réalité.

      Voilà, en espérant que ces remarques soient utiles et servent de base à une discussion avec les membres de Vivre ensemble pour compléter l’article publié en référence à la mention faite au Mémorial proposé par Jean-Marc et Owni en février 2011.


  • سيّدة سُوريّة تَحرِق نفسها وأطفالها في مخيم الركبان بسبب الجوع - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%b3%d9%88%d8%b1%d9%8a%d8%a9-%d8%aa%d8%ad%d8%b1%d9%82-%d9%86%d9%81%d8%b

    Une Syrienne s’immole par le feu avec ses deux enfants dans un camp de réfugiés. Ils n’avaient plus rien à manger depuis 3 jours. Cela se passe à la frontière sud de la #Syrie, à 13 kms de la base US de al-Tanf.


  • Revue de presse normale du 06.01 au 12.01.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Emmanuel Macron : coup d’État phase II ?

    Comprendre le malaise tunisien en cartes

    Vol des rapports d’autopsie des victimes du 22 mars : le suspect est un ancien combattant de Syrie

    Mélenchon bannit Cocq : les enseignements très politiques d’une querelle entre Insoumis

    « Pourquoi la question de l’immigration est devenue centrale en Belgique »

    Les seniors partagent plus facilement des infox sur Facebook que les autres Américains

    Chers stylos rouges, ne vous trompez pas de combats !

    Allemagne : un député de l’AfD, parti d’extrême droite, violemment agressé

    Le désastre kurde en Syrie

    « Collabeur », « bougnoule », « arabe de service » : le racisme intracommunautaire décomplexé

    « Il y avait le politiquement correct, il y a désormais l’artistiquement correct »

    Zineb El Rhazoui : la grande oubliée du féminisme « intersectionnel »

    Bonus

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Aerolíneas de EAU, Omán y Baréin barajan reanudar vuelos a Damasco | HISPANTV
    https://www.hispantv.com/noticias/siria/408460/vuelos-directos-damasco-emiratos-bahrein-oman

    Petite chronique de la #normalisation accélérée en #syrie...
    – Oman va reprendre ses vols vers les Syrie, rapidement suivi par les Emirats et Bahreïn
    – d’ailleurs, et avec toutes sortes de circonvolutions d’usage, le ministre des AE de Bahreïn finit par dire que son pays n’est pas totalement contre le régime syrien (https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%a8%d9%86-%d8%ac%d8%a7%d8%b3%d9%85-%d9%84%d8%b3%d8%aa-%d8%b6%d8%af-%d8)
    – enfin, Ahmed Jarba, le chef d’une des forces d’opposition syrienne très soutenues à l’étranger (il est chevalier de la Légion d’honneur par exemple !) serait prêt à négocier avec « le régime de Bachar » (http://www.almayadeen.net/news/politics/927865/%D9%85%D8%B5%D8%A7%D8%AF%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%D8%A7%D8%AF%D9%8)...


  • Appel des Gilets Jaunes de Montreuil en réponse à Commercy - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=mfjcqj001Rc

    A Montreuil aussi, nous avons enfilé des #gilets_jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les #banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

    Le gilet jaune est le symbole d’une révolte.
    Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

    Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

    Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la #répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « #maintien_de_l’ordre » et nous affirmons notre #solidarité aujourd’hui comme demain.

    On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « #casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la #police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

    Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des #médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

    Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

    Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

    Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

    Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

    Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les #immigrés ni les #exilés mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

    Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

    En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

    Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

    L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies.
    C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

    A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une #intelligence_collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien.
    Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

    Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

    C’est pour cela que nous serons présents à #Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

    C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

    Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !

    #violence_d'État


  • Bolton, “voyou” en balade
    http://www.dedefensa.org/article/bolton-voyou-en-balade

    Bolton, “voyou” en balade

    Après la “sortie” de Trump sur la Syrie puis l’Afghanistan, la situation était bouleversée à Washington D.C. Il y eut une contre-attaque en règle et selon toutes les règles, appuyée sur les deux atouts-maîtres restant dans le War Party : le conseiller à la sécurité nationale et directeur du NSC John Bolton et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo. On prenait à nouveau les paris et cette fois, – rien de moins qu’une fois de plus après tout, dans une longue série qui semble sans fin, – on donnait à dix ou cent contre un Trump perdant, victime du nième “coup d’État en douceur” (“Soft Coup”). Effectivement, le tandem Bolton-Pompeo entreprenait une croisade au Moyen-Orient pour remettre les pendules à l’heure.

    L’objectif principal était la Turquie d’Erdogan qui devait assurer qu’elle (...)


  • EXCLUSIF : Le plan secret entre les États du Golfe et Israël pour réhabiliter Assad | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-le-plan-secret-entre-les-tats-du-golfe-et-isra-l-pour-r-habi

    EXCLUSIF : Le plan secret entre les États du Golfe et Israël pour réhabiliter Assad

    Le chef du Mossad, Yossi Cohen, a rencontré des responsables saoudiens, émiratis et égyptiens le mois dernier pour discuter des moyens de contrer l’influence régionale turque, selon des informations recueillies par MEE

    L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte ont manigancé un plan avec Israël pour accueillir de nouveau le président syrien Bachar al-Assad au sein de la Ligue arabe afin de marginaliser l’influence régionale de la Turquie et de l’Iran, révèle en exclusivité Middle East Eye.

    Cette initiative diplomatique a été approuvée lors d’une réunion secrète, tenue dans une capitale du Golfe le mois dernier, à laquelle ont assisté de hauts responsables des services de renseignement des quatre pays, dont Yossi Cohen, directeur du Mossad, ont indiqué à MEE des sources au fait de cette réunion.

    La réunion a également été organisée en réaction au « refroidissement » notable des relations entre le président américain Donald Trump et Riyad depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre.

    Trump a publiquement pris le parti du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, que la CIA et des membres du Congrès américain tiennent pour responsable du meurtre de Khashoggi.

    Cependant, selon un responsable au courant de la réunion, il aurait été dit aux responsables des services de renseignement : « Trump a fait ce qu’il pouvait et ne fera rien de plus. »

    Les responsables ont également convenu lors de la réunion qu’ils considéraient la Turquie, et non l’Iran, comme leur principal rival militaire dans la région, et ils ont discuté de plans pour parer l’influence d’Ankara.

    Les Israéliens ont déclaré à cette occasion que l’Iran pouvait être maîtrisé militairement, mais que la Turquie avait des capacités beaucoup plus grandes. Lors de la réunion, Cohen aurait déclaré : « Le pouvoir iranien est fragile. La vraie menace vient de la Turquie. »

    Quatre mesures selon l’article :
    – Négociations avec les talibans
    – « contrôler la carte sunnite » en Irak
    – retour à la Ligue arabe pour Assad
    – soutenir les Kurdes de Syrie contre les tentatives de la Turquie d’expulser les YPG et leur homologue politique, le PYD

    #grand_jeu



  • Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs - JForum
    https://www.jforum.fr/israel-reclame-250-milliards-aux-arabes-pour-lexpulsion-des-juifs.html

    Israël se prépare à demander une indemnisation d’un montant total de 250 milliards de dollars à sept pays arabes et à l’Iran pour les biens et avoirs laissés par les Juifs qui ont été forcés de fuir ces pays, à la suite de la création de l’État d’Israël.

    “Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran, et de restaurer, pour des centaines de milliers de Juifs qui ont perdu leurs biens, ce qui leur revient légitimement”, a déclaré samedi le ministre israélien de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, qui coordonne le traitement de la question par le gouvernement israélien, a déclaré samedi.

    Selon les chiffres cités samedi soir par le journal israélien Hadashot, les demandes d’indemnisation des deux premiers des huit pays concernés sont en cours de finalisation, Israël devant demander 35 milliards de dollars d’indemnisation pour la perte d’actifs juifs de Tunisie et 15 milliards de dollars à la Libye.

    Au total, le reportage télévisé a déclaré qu’Israël chercherait plus de 250 milliards de dollars auprès de ces deux pays, ainsi que du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

    #israël #sans_vergogne

    • Israël réclame 250 milliards $ d’indemnisations aux Etats arabes !
      7 يناير، 2019
      https://algeriepress.com/israel-reclame-250-milliards-dindemnisations-aux-etats-arabes

      Des médias israéliens ont encore une fois rouvert le dossier des biens laissés par des Juifs dans un certain nombre de pays arabes qu’ils ont quittés pour la Palestine occupée.

      Ainsi, les Juifs réclament des indemnisations et envisagent même d’employer cette donne, provocante à l’endroit des Etats arabes-, lors des discussions prévues prochainement avec l’Etat de la Palestine.

      En effet, une télévision israélienne a annoncé dans un reportage que l’Etat hébreu a avancé pour la première fois une estimation officielle des biens laissés par des Juifs dans des pays arabes évaluée à 250 milliards de dollars, bien que la même chaîne n’a pas indiqué le montant de ces biens prétendus en Algérie.

      Un membre du parlement israélien (La Knesset) avait estimé, lui, que les biens laissés par les Juifs en Algérie s’élevaient à plus de 2 milliards de dollars, suggérant ainsi d’utiliser la carte des Juifs d’Algérie pour mettre la pression sur le gouvernement algérien afin de se montrer moins hostile vis-à-vis d’Israël et de cesser ses aides accordées aux résistants palestiniens. (...)


  • #Lee_Lakeman : Solstice 2018
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/04/solstice-2018-lee-lakeman

    C’était peut-être les vents d’hiver de la veille, ceux qui ont poussé les traversiers en les berçant jusqu’au rivage et retenu les voyageurs sur cette rive de la mer des Salish, les vents qui pliaient les conifères, pas comme les garçons de Frost faisaient fléchir les bouleaux vers le sol*, mais en arrachant cruellement toutes les branches non assurées et faisant peur à tous les êtres réfugiés au-dessous, le vent qui amenait sept corbeaux à planer au-dessus de ma cour et me supplier pour des arachides comme s’il existait une chance que je puisse les apprivoiser. Ou était-ce la force de la lune grandissant jusqu’à sa plénitude globale de ce soir qui nous l’a rappelé ? Mais nous savons, nous savons, nous savons, les colibris d’Anna, ce petit couple qui travaillait dans mon jardin d’hiver malgré ce vent, et je sais, nous savons, qu’avec l’aube silencieuse qui suit cette longue nuit, la précieuse lumière de la promesse revient.

    Tout l’hiver, les bombes continuent à tomber sur la Syrie et les Yéménites meurent de faim et une jeune fille demeure mal habillée sur la rue Fraser pour faire face à l’odeur maladive de la bouche et aux mains froides d’un étranger avide moins brutal que son père, et la Méditerranée, autrefois si belle, noie l’espoir des Africains et les corps de leurs enfants. Même si les vents ont été cléments à notre égard et que les morts de cet hiver ne sont pas les nôtres. La mort lente d’un oiseau ou d’une souris captive de la cheminée, tout au long de la longue journée, heurtant de moins en moins souvent à l’intérieur du mur de ma cuisine, martelant mes insuffisances, était, bien que pénible, pas encore ma propre mort.

    Le désespoir qui a glissé sous la porte avec l’hiver et qui s’est répandu sur les planchers jusqu’à s’écouler d’hier à demain sur l’horloge ne peut être repoussé qu’avec l’éternel balai, le dur travail de la beauté et l’espoir naturel de l’humilité.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale affichée sur la page FB de Lee Lakeman


  • Une France qui se tient sage

    Aveugles et hostiles à l’intelligence d’un mouvement qui retourne contre le néo-pouvoir les #valeurs qu’on lui inculque (#disruption, #mobilité, #agilité) et qui renvoie la #police à sa #violence archaïque (#blindés, #voltigeurs et #police_montée), les médias auront été les meilleurs #chiens_de_garde du #pouvoir et de la police, mais aussi les révélateurs du mépris des #élites et des journalistes pour les gilets jaunes, ces ploucs défavorisés  : Cnews invitant #Patrick_Sébastien qui connaît ces gens-là, Le Monde les traitant d’« #invisibles » (mais aux yeux de qui  ?), des philosophes contrits qui auraient préféré voir surgir un autre #peuple, plus jeune et plus mixte, congédiant ce peuple-ci comme beauf et FN. Et tous ces #experts nous expliquant que la #révolte a lieu grâce au changement d’#algorithme de #Facebook accentuant le rôle des «  groupes  », comme si les gens n’étaient pas capables de s’assembler tout seuls, et qu’il fallait bien une intelligence supérieure pour les sortir de leur bêtise. Merci M. Zuckerberg d’illuminer nos campagnes. Or le #mouvement est d’abord un mouvement de #rond-point, de #proximité et de #rencontres, qui provoque une extraordinaire redistribution des rôles.

    Le récit raconté par les médias était répugnant. La #TV s’est encore une fois ridiculisée face à #Internet. D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de #violences_policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des #CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat  : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. #Intimidation totale des manifestants. Et la honte  : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants.

    Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case  : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un #fait_politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal  !), on le judiciarise. On le scinde  : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore  : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts  ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi  ?

    Le contrechamp logique est la vidéo inouïe des lycéens de Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, qui dit l’ambition de ce pouvoir de plus en plus autoritaire. Une France qui se tient sage comme une image. La #banlieue ressemblait soudain aux pires fantasmes de BFM, TF1 ou LCI  : à la Syrie. Une voix sinistre se félicitait en sifflotant  : « Voilà une classe qui se tient sage, faudra balancer à leurs profs, je pense ils ont jamais vu ça. » Des #images « choquantes » ont dit les médias  : ça n’engage à rien. Même ce planqué de Blanquer l’a dit. Alors qu’elles sont monstrueuses, inadmissibles, inexcusables. Les journalistes ont appris à l’école à ne pas donner leur avis, à recueillir les propos, citer les réseaux sociaux et réciter les éléments de langage. Des lycéens ont été agenouillés comme attendant une balle dans la tête, et jetés au milieu des poubelles, comme des détritus. Quelle leçon le petit coq français sur son fumier va-t-il encore vouloir donner au monde en matière de droits de l’homme  ?


    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n751-janvier-2019-une-france-qui-se-tient-sage

    #médias #gilets_jaunes #presse #journalisme #catégorisation #bons_manifestants #mauvais_manifestants #casseurs
    ping @davduf @reka @fil


  • Quoi qu’il en soit, Trump ne quittera pas la Syrie et l’Afghanistan Stephen Gowans - 2 Janvier 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/117672

    Il ne fait que transférer le fardeau sur les alliés et compter davantage sur les mercenaires

    Le retrait annoncé des troupes américaines de #Syrie et la diminution des troupes d’occupation en #Afghanistan ne correspondent très probablement pas à l’abandon par les #États-Unis de leurs objectifs au #Moyen-Orient, mais bien plutôt à l’adoption de nouveaux moyens pour atteindre les buts que la politique étrangère américaine vise depuis longtemps. Plutôt que de renoncer à l’objectif américain de dominer les mondes arabe et musulman par un système colonialiste et une occupation militaire directe, le président #Donald_Trump ne fait que mettre en œuvre une nouvelle politique – une politique basée sur un transfert plus important du fardeau du maintien de l’#Empire sur ses alliés et sur des soldats privés financés par les monarchies pétrolières.

    Le modus operandi de Trump en matière de relations étrangères a été constamment guidé par l’argument que les alliés des États-Unis ne parviennent pas à peser leur poids et devraient contribuer davantage à l’architecture de la sécurité américaine. Recruter des alliés arabes pour remplacer les troupes américaines en Syrie et déployer des #mercenaires (appelés par euphémisme des fournisseurs de sécurité) sont deux options que la Maison-Blanche examine activement depuis l’année dernière. De plus, il existe déjà une importante présence alliée et mercenaire en Afghanistan et le retrait prévu de 7000 soldats américains de ce pays ne réduira que marginalement l’empreinte militaire occidentale.

    Le conflit entre le secrétaire américain à la Défense #Jim_Mattis et Trump quant à leurs visions du monde est perçu à tort comme l’expression d’opinions contradictoires sur les objectifs américains plutôt que sur la manière de les atteindre. Mattis privilégie la poursuite des buts impériaux des États-Unis par la participation significative de l’armée américaine tandis que Trump favorise la pression sur les alliés pour qu’ils assument une plus grande partie du fardeau que constitue l’entretien de l’empire américain, tout en embauchant des fournisseurs de sécurité pour combler les lacunes. Le but de Trump est de réduire la ponction de l’Empire sur les finances américaines et d’assurer sa base électorale, à qui il a promis, dans le cadre de son plan « #America_First », de ramener les soldats américains au pays.

    Fait significatif, le plan de Trump est de réduire les dépenses des activités militaires américaines à l’étranger, non pas comme fin en soi mais comme moyen de libérer des revenus pour l’investissement intérieur dans les infrastructures publiques. De son point de vue, les dépenses pour la république devraient avoir la priorité sur les dépenses pour l’#Empire. « Nous avons [dépensé] 7 mille milliards de dollars au Moyen-Orient », s’est plaint le président américain auprès des membres de son administration. « Nous ne pouvons même pas réunir mille milliards de dollars pour l’infrastructure domestique. »[1] Plus tôt, à la veille de l’élection de 2016, Trump se plaignait que Washington avait « gaspillé 6 trillions de dollars en guerres au Moyen-Orient – nous aurions pu reconstruire deux fois notre pays – qui n’ont produit que plus de terrorisme, plus de mort et plus de souffrance – imaginez si cet argent avait été dépensé dans le pays. […] Nous avons dépensé 6 trillions de dollars, perdu des milliers de vies. On pourrait dire des centaines de milliers de vies, parce qu’il faut aussi regarder l’autre côté. » [2]

    En avril de cette année, Trump « a exprimé son impatience croissante face au coût et à la durée de l’effort pour stabiliser la Syrie » et a parlé de l’urgence d’accélérer le retrait des troupes américaines. [3] Les membres de son administration se sont empressés « d’élaborer une stratégie de sortie qui transférerait le fardeau américain sur des partenaires régionaux ». [4]

    La conseiller à la Sécurité nationale, #John_Bolton, « a appelé Abbas Kamel, le chef par intérim des services de renseignement égyptiens pour voir si le Caire contribuerait à cet effort ». [5] Puis l’#Arabie_ saoudite, le #Qatar et les Émirats arabes unis ont été « approchés par rapport à leur soutien financier et, plus largement, pour qu’ils contribuent ». Bolton a également demandé « aux pays arabes d’envoyer des troupes ». [6] Les satellites arabes ont été mis sous pression pour « travailler avec les combattants locaux #kurdes et arabes que les Américains soutenaient » [7] – autrement dit de prendre le relais des États-Unis.

    Peu après, #Erik_Prince, le fondateur de #Blackwater USA, l’entreprise de mercenaires, a « été contactée de manière informelle par des responsables arabes sur la perspective de construire une force en Syrie ». [8] À l’été 2017, Prince – le frère de la secrétaire américaine à l’Éducation #Betsy_De_Vos – a approché la Maison Blanche sur la possibilité de retirer les forces étasuniennes d’Afghanistan et d’envoyer des mercenaires combattre à leur place. [9] Le plan serait que les monarchies pétrolières du golfe Persique paient Prince pour déployer une force mercenaire qui prendrait la relève des troupes américaines.

    En avril, Trump a annoncé : « Nous avons demandé à nos partenaires d’assumer une plus grande responsabilité dans la sécurisation de leur région d’origine. » [10] La rédaction en chef du Wall Street Journal a applaudi cette décision. Le plan de Trump, a-t-il dit, était « la meilleure stratégie » – elle mobiliserait « les opposants régionaux de l’Iran », c’est-à-dire les potentats arabes qui gouvernent à la satisfaction de Washington en vue du projet de transformer « la Syrie en un Vietnam pour l’Ayatollah ». [11]

    En ce moment, il y a 14 000 soldats américains reconnus en Afghanistan, dont la moitié, soit 7 000, seront bientôt retirés. Mais il y a aussi environ 47 000 soldats occidentaux dans le pays, y compris des troupes de l’#OTAN et des mercenaires (14 000 soldats américains, 7 000 de l’OTAN [12] et 26 000 soldats privés [13]). Diviser la contribution étasunienne de moitié laissera encore 40 000 hommes de troupes occidentales comme force d’occupation en Afghanistan. Et la réduction des forces américaines peut être réalisée facilement en engageant 7000 remplaçants mercenaires, payés par les monarques du golfe Persique. « Le retrait », a rapporté The Wall Street Journal, « pourrait ouvrir la voie à un plus grand nombre d’entrepreneurs privés pour assumer des rôles de soutien et de formation », comme le souligne « la campagne de longue date d’Erik Prince ». Le Journal a noté que le frère de la secrétaire à l’Éducation « a mené une campagne agressive pour convaincre M. Trump de privatiser la guerre ». [14]

    La démission de Mattis a été interprétée comme une protestation contre Trump, qui « cède un territoire essentiel à la Russie et à l’Iran » [15] plutôt que comme un reproche à Trump de se reposer sur des alliés pour porter le fardeau de la poursuite des objectifs étasuniens en Syrie. La lettre de démission du secrétaire à la Défense était muette sur la décision de Trump de rapatrier les troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan et insistait plutôt sur « les alliances et les partenariats ». Elle soulignait les préoccupations de Mattis sur le fait que le changement de direction de Trump n’accordait pas suffisamment d’attention au « maintien d’alliances solides et de signes de respect » à l’égard des alliés. Alors que cela a été interprété comme un reproche d’avoir abandonné le fer de lance américain en Syrie, les Kurdes, Mattis faisait référence aux « alliances et aux partenariats » au pluriel, ce qui indique que ses griefs vont plus loin que les relations des États-Unis avec les Kurdes. Au contraire, Mattis a exprimé des préoccupations cohérentes avec une plainte durable dans le milieu de la politique étrangère américaine selon laquelle les efforts incessants de Trump pour faire pression sur ses alliés afin qu’ils supportent davantage le coût du maintien de l’Empire aliènent les alliés des Américains et affaiblissent le « système d’alliances et de partenariats » qui le composent. [16]

    L’idée, aussi, que la démission de Mattis est un reproche à Trump pour l’abandon des Kurdes, est sans fondement. Les Kurdes ne sont pas abandonnés. Des commandos britanniques et français sont également présents dans le pays et « on s’attend à ce qu’ils restent en Syrie après le départ des troupes américaines ». [17] Mattis semble avoir été préoccupé par le fait qu’en extrayant les forces américaines de Syrie, Trump fasse peser plus lourdement le poids de la sécurisation des objectifs étasuniens sur les Britanniques et les Français, dont on ne peut guère attendre qu’ils tolèrent longtemps un arrangement où ils agissent comme force expéditionnaire pour Washington tandis que les troupes américaines restent chez elles. À un moment donné, ils se rendront compte qu’ils seraient peut-être mieux en dehors de l’alliance américaine. Pour Mattis, soucieux depuis longtemps de préserver un « système global d’alliances et de partenariats » comme moyen de « faire progresser un ordre international le plus propice à la sécurité, à la prospérité et aux valeurs [des États-Unis], le transfert du fardeau par Trump ne parvient guère à « traiter les alliés avec respect » ou à « faire preuve d’un leadership efficace », comme Mattis a écrit que Washington devrait le faire dans sa lettre de démission.

    Le président russe #Vladimir_Poutine a accueilli l’annonce de Trump avec scepticisme. « Nous ne voyons pas encore de signes du retrait des troupes américaines », a-t-il déclaré. « Depuis combien de temps les États-Unis sont-ils en Afghanistan ? Dix-sept ans ? Et presque chaque année, ils disent qu’ils retirent leurs troupes. » [18] Le #Pentagone parle déjà de déplacer les troupes américaines « vers l’#Irak voisin, où environ 5000 soldats étasuniens sont déjà déployés », et qui ‘déferleront’ en Syrie pour des raids spécifiques ». [19] Cette force pourrait aussi « retourner en Syrie pour des missions spéciales si des menaces graves surgissent » [20] ce qui pourrait inclure les tentatives de l’armée syrienne de récupérer son territoire occupé par les forces #kurdes. De plus, le Pentagone conserve la capacité de continuer de mener des « frappes aériennes et de réapprovisionner les combattants kurdes alliés avec des armes et du matériel » depuis l’Irak. [21]

    Trump n’a jamais eu l’intention d’apporter à la présidence une redéfinition radicale des objectifs de la politique étrangère américaine, mais seulement une manière différente de les atteindre, une manière qui profiterait de ses prouesses autoproclamées de négociation. Les tactiques de négociation de Trump n’impliquent rien de plus que de faire pression sur d’autres pour qu’ils paient la note, et c’est ce qu’il a fait ici. Les Français, les Britanniques et d’autres alliés des Américains remplaceront les bottes étasuniennes sur le terrain, avec des mercenaires qui seront financés par les monarchies pétrolières arabes. C’est vrai, la politique étrangère des États-Unis, instrument pour la protection et la promotion des profits américains, a toujours reposé sur quelqu’un d’autre pour payer la note, notamment les Américains ordinaires qui paient au travers de leurs impôts et, dans certains cas, par leurs vies et leurs corps en tant que soldats. En tant que salariés, ils ne tirent aucun avantage d’une politique façonnée par « des #élites_économiques et des groupes organisés représentant les intérêts des entreprises », comme les politologues Martin Gilens et Benjamin I. Page l’ont montré dans leur enquête de 2014 portant sur plus de 1700 questions politiques américaines. Les grandes entreprises, concluaient les chercheurs, « ont une influence considérable sur la politique gouvernementale, tandis que les citoyens moyens et les groupes fondés sur les intérêts des masses n’ont que peu d’influence ou pas d’influence du tout ». [22] Autrement dit, les grandes entreprises conçoivent la politique étrangère à leur avantage et en font payer le coût aux Américains ordinaires. 

    C’est ainsi que les choses devraient être, selon Mattis et d’autres membres de l’élite de la politique étrangère américaine. Le problème avec Trump, de leur point de vue, est qu’il essaie de transférer une partie du fardeau qui pèse actuellement lourdement sur les épaules des Américains ordinaires sur les épaules des gens ordinaires dans les pays qui constituent les éléments subordonnés de l’Empire américain. Et alors qu’on s’attend à ce que les alliés portent une partie du fardeau, la part accrue que Trump veut leur infliger nuit est peu favorable au maintien des alliances dont dépend l’Empire américain. 

    Notes :
    1. Bob Woodward, Fear : Trump in the White House, (Simon & Shuster, 2018) 307.

    2. Jon Schwarz, “This Thanksgiving, I’m Grateful for Donald Trump, America’s Most Honest President,” The Intercept, November 21, 2018.

    3. Michael R. Gordon, “US seeks Arab force and funding for Syria,” The Wall Street Journal, April 16, 2018.

    4. Gordon, April 16, 2018.

    5. Gordon, April 16, 2018.

    6. Gordon, April 16, 2018.

    7. Gordon, April 16, 2018.

    8. Gordon, April 16, 2018.

    9. Michael R. Gordon, Eric Schmitt and Maggie Haberman, “Trump settles on Afghan strategy expected to raise troop levels,” The New York Times, August 20, 2017.

    10. Gordon, April 16, 2018.

    11. The Editorial Board, “Trump’s next Syria challenge,” The Wall Street Journal, April 15, 2018.

    12. Julian E. Barnes, “NATO announces deployment of more troops to Afghanistan,” The Wall Street Journal, June 29, 2017.

    13. Erik Prince, “Contractors, not troops, will save Afghanistan,” The New York Times, August 30, 2017.

    14. Craig Nelson, “Trump withdrawal plan alters calculus on ground in Afghanistan,” The Wall Street Journal, December 21, 2018.

    15. Helene Cooper, “Jim Mattis, defense secretary, resigns in rebuke of Trump’s worldview,” The New York Times, December 20, 2018.

    16. “Read Jim Mattis’s letter to Trump : Full text,” The New York Times, December 20, 2018.

    17. Thomas Gibbons-Neff and Eric Schmitt, “Pentagon considers using special operations forces to continue mission in Syria,” The New York Times, December 21, 2018.

    18. Neil MacFarquhar and Andrew E. Kramer, “Putin welcomes withdrawal from Syria as ‘correct’,” The New York Times, December 20, 2018.

    19. Thomas Gibbons-Neff and Eric Schmitt, “Pentagon considers using special operations forces to continue mission in Syria,” The New York Times, December 21, 2018.

    20. Gibbons-Neff and Schmitt, December 21, 2018.

    21. Gibbons-Neff and Schmitt, December 21, 2018.

    22. Martin Gilens and Benjamin I. Page, “Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens,” Perspectives on Politics, Fall 2014.
    Traduit par Diane Gilliard
    Source : https://gowans.wordpress.com/2018/12/22/no-matter-how-it-appears-trump-isnt-getting-out-of-syria-and-afgha


  • Syrie, point final de l’Empire ?
    http://www.dedefensa.org/article/syrie-point-final-de-lempire

    Syrie, point final de l’Empire ?

    Le commentateur Tom Luongo développe sur toute sa perspective la thèse selon laquelle la décision du président Trump concernant le retrait des forces US de Syrie est décisive en ceci qu’elle représente la prise en compte et la confirmation opérationnelle du coup d’arrêt effectivement décisif à l’expansion de l’“Empire”.

    (On acceptera ce terme d’“Empire” pour la facilité du propos, bien qu’il soit dans ce cas tout à fait justifié d’en discuter la correspondance tant avec la situation stratégique et politique spécifique, qu’avec la situation générale des relations internationales par rapport au caractère de la puissance américaniste. L’appréciation se nuance alors à partir de l’observation que, depuis qu’ils se voient eux-mêmes comme un empire, – depuis la fin de la Guerre froide, et (...)


  • Lettre ouverte au Premier Ministre relative aux mutilations de Gilets jaunes s’apparentant à des blessures de guerre et au maintien des festivités de la Saint-Sylvestre, correspondance du syndicat France Police – Policiers en colère | Syndicat France Police – Policiers en colère
    https://france-police.org/2018/12/30/lettre-ouverte-au-premier-ministre-relative-aux-mutilations-de-gilets

    Monsieur le Premier Ministre,

    Depuis le 17 novembre dernier, plusieurs Français ont été gravement mutilés lors de tensions entre nos services et des manifestants gilets jaunes au cours d’opérations de maintien de l’ordre.

    Mes collègues se sont engagés dans la police nationale pour protéger la vie de leurs compatriotes. Malheureusement, des citoyens ordinaires, comme nous policiers, vont désormais devoir vivre avec un œil ou une main en moins.

    Ces mutilations permanentes semblent avoir été causées par les LBD et les GLI-F4. Jamais sous la cinquième République nous avions fait un usage aussi intensif de telles armes contre la foule.

    Dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, l’emploi de ces armes est ordonné par l’autorité administrative. Il s’agit généralement des préfets qui appliquent les orientations du ministre de l’Intérieur.

    Il ne m’appartient pas d’apprécier si l’usage de la force ordonnée par l’autorité ministérielle et préfectorale a été proportionné ou non.

    Toutefois, il appert que les victimes mutilées sont généralement de simples manifestants pacifiques s’étant retrouvés au milieu des casseurs. Le plus souvent, les émeutiers aguerris à nos méthodes, n’ont pas été blessés ni interpellés.

    Lors de l’affaire Théo, le Président de la République en personne s’était déplacé au chevet de cette prétendue victime de violences policières. A l’époque, l’ensemble du Show-biz s’était levé, vent debout, pour dénoncer une simple blessure anale, n’ayant pas entraîné d’infirmité permanente.

    S’agissant des Gilets jaunes mutilés, alors que certains dommages corporels s’apparentent à des blessures de guerre, je m’étonne que personne, ni dans la classe politique ni chez les people, ne s’en émeuve.

    S’il est indéniable que les Gilets jaunes sont régulièrement infiltrés par des casseurs ultra-violents et déterminés, cela ne peut en rien justifier les victimes collatérales innocentes.

    Même en Syrie, l’Occident a souvent préféré épargner des terroristes de Daesh plutôt que de risquer de blesser ou de tuer les populations civiles.

    Dans le contexte français du moment, vous ne pouvez pas ignorer que les festivités de la nuit de la Saint-Sylvestre vont forcément dégénérer. En maintenant les manifestations festives du 31 un peu partout en France et, notamment sur les Champs-Élysées, vous exposez l’intégrité physique de mes collègues mais également celle de la population qui s’y rendra, pacifiquement ou non.

    Dans un contexte proche de la guerre civile, il aurait été raisonnable de proscrire l’ensemble des rassemblements dans les villes de plus de 10.000 habitants partout en France pour cette Saint-Sylvestre.

    Mais pour des raisons sans doute politiques et économiques, vous exposez vos administrés et vos agents publics à des risques de blessures graves, voir à un risque de mort. Il ne vous aura pas échappé que mes collègues sont épuisés. Dès lors, ils maitrisent moins bien leurs gestes professionnels.

    Notre organisation France Police – Policiers en colère, cinquième force syndicale du ministère de l’Intérieur vous avertit et vous met en garde sur les conséquences possiblement dramatiques de votre gestion de la sécurité de la Nation.

    Pour conclure, 48 procédures ont été ouvertes par l’IGPN contre des collègues pour des faits présumés de violences policières. Ces enquêtes devront être l’occasion d’évaluer si la force engagée par l’autorité administrative était bien proportionnée et strictement nécessaire.

    Si un usage excessif de la force a été employé, pour France Police – Policiers en colère, il ne s’agira pas de bavure policière mais bien d’une faute de l’État. Chacun devra alors prendre ses responsabilités.

    Recevez, Monsieur Le Premier Ministre, l’expression de mes salutations les plus respectueuses et cordiales.

    Michel Thooris, secrétaire général de France Police – Policiers en colère.


  • Revue de presse « normale » du 23.12 au 29.12.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Zineb El Rhazoui : “S’ils me tuent, des milliers se lèveront”

    Les impératifs sécuritaires auront-ils raison de notre droit fondamental à la vie privée  ?

    La gauche racialiste

    Le basculement religieux latino-américain

    #LAffaireduSiecle : Greenpeace et Oxfam mettent en ligne une pétition bidonnée, Décodex aux abonnés absents

    Le taux de fécondité baisse pour toutes les femmes en France, sauf les immigrées

    Les tunisiens et les egyptiens broient du noir

    Pourquoi le retrait américain de Syrie menace les Kurdes

    L’aide publique au développement, nous aide-t-elle vraiment ?

    Charia : ce que révèle la décision de la CEDH

    L’armée allemande envisage de recruter des étrangers

    Les jeunes ont le sexe en berne

    Bonus

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Le Liban porte plainte contre Israël à l’ONU
    Dec 27, 2018 20:01 UTC
    http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i74378-le_liban_porte_plainte_contre_isra%c3%abl_%c3%a0_l%e2%

    Le Liban va déposer une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, après que des frappes aériennes lancées par des avions de combat israéliens visant la Syrie ont menacé des avions de ligne civils survolant l’espace aérien libanais.

    Le ministre libanais des Transports, Youssef Fenianos, a déclaré que les chasseurs israéliens avaient mis en danger la vie de centaines de civils qui se trouvaient à bord d’avions de ligne survolant le Liban au moment de l’attaque.

    Un communiqué publié par le ministère libanais des Affaires étrangères a dénoncé l’utilisation par Israël de l’espace aérien libanais pour lancer des attaques contre des « pays amis » — en référence à la Syrie.

    Il a appelé l’ONU et la communauté internationale à dénoncer l’agression.

    #Liban


  • Turkish state media exposes locations of French army bases in Syria
    http://www.kurdistan24.net/en/news/a95df7e7-b16f-4b94-b9f5-96d0795bc201

    Un média turc révèle quelles bases françaises resteraient en Syrie - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201812281039465989-media-turc-bases-francaises-syrie

    Suite à l’engagement de la Défense française à rester en #Syrie, l’agence de presse turque Anadolu a évalué, citant ses propres sources, le nombre de bases militaires et de soldats français qui pourraient rester sur le sol syrien.

    #Turquie #France


  • Houari.Boumediene : un grand analyste et fin stratège, un fier nationaliste, un humaniste, il aimait son pays et son peuple. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/27/houari-boumediene-un-grand-analyste-et-fin-stratege-un-fier-

    « UN PEUPLE IGNORANT, EN EFFET, EST UN PEUPLE SUSCEPTIBLE D’ÊTRE EXPLOITÉ, SOIT PAR L’ÉTRANGER SOIT PAR UNE CLASSE QUELCONQUE, CAR IL N’EST PAS EN MESURE D’ACCÉDER À LA CONNAISSANCE. UN PEUPLE IGNORANT S’EXPOSE À TOUS LES DANGERS .C’EST POUR CELA QUE LA RÉVOLUTION RÉSERVE LA PRIORITÉ AU DÉVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT » MESSAGE À LA NATION 31/10/66

    Au-dedans,les options de H. Boumediene se sont précisées en son temps, raffermies et affirmées petits à petits à travers ses propres discours. 
    Au dehors, la voix de H. Boumediene était écoutée, son conseil était recherché, ses décisions étaient prises au sérieux car l’Algérie se mettait à se tenir debout avec sa vitalité politique, économique, culturelle et même sociale. 
    S’il est bien des vertus que nous en tant que génération de H. Boumediene voudrions affecter à ce recueil de mémoire d’un passé récent riche en événement culturel , économique et politique ,c’est un refus qui consiste à rejeter l’état actuel de ceux qui ont en main la destinée de ce très beau et grand pays .Ce pays est conduit et géré et ce depuis la disparition de H. Boumediene ,par un régime de gabegie, de l’indifférence totale de la corruption généralisée et de la médiocrité qui a permis d’ effacer le Rêve , l’ Espérance, l’Utile et l’Agréable ou l’Art n’est plus mis en valeur. 
    « L’Algérie n’est pas une simple expression géographique mais plutôt un programme d’action et une philosophie politique »discours aux cadres du parti Tiziouzou 18/11/74 
    Le destin de l’Algérie est suspendu, et le choix s’impose aujourd’hui et non demain à moins que le changement soit fait par le « yo-yo » des forces du mal qui travaillent à la destruction de ce beau pays et de son oblitération générale en « médiocrisant » les centres de culture et en éliminant les centres de recherche ( instituts et universités). Je sais pertinemment du fond de ma tête, de mon âme et conscience, de mes forces vives que sans justice sociale, il ne pourrait y avoir de paix, ni de salut dans ce pays. Et ceci est bien un geste, un ton dont l’écho à travers le temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain ; c’est une attitude claire, une expression qui se nourrissait dans le visage du feu H. Boumediene qui était un véritable autoritaire mais pas dictateur car la parole était donnée aux doctes et universitaires plus qu’aux mauvais politiciens de son temps. Son habit et son décor font de lui un homme de valeur respectable, H. Boumediene sait profondément et pertinemment que la justice et la dignité représentent le mobile à grande vitesse qui mène la société vers la prospérité et la paix sociale. 
    Il est clair que chaque régime quel qu’il en soit a pour règle en générale, de faire oublier, de gommer parfois ou noircir son prédécesseur même si c’est un proche de lui ; croyant l’effacer de l’histoire du pays, mettant en avant les fautes, erreurs pour masquer les siennes. Alors, pour ce qui est d’un chef d’état ses accomplissements positifs ; nul n’a le droit de l’évacuer de la mémoire d’un peuple. 
    Par cette modeste contribution, mettre à la disposition de l’opinion public algérienne qui est trop préoccupée par les agitations moroses du pays et contraint tôt ou tard d’opérer un véritable choix de société plus égalitaire via la véritable démocratie. Ce projet de société aurait pu être opérer pendant la période de l’Age d’or ou le pays avait un mérite celui d’avoir implanté un type spécifique algérien de la politique et qui semble de nouveau en sommité en raison des manifestations spirituelles qui s’attachent au nom et à l’œuvre de H. Boumediene, peut être que la priorité n’était pas encore à l’ordre du jour car le temps était bien utile et nécessaire. Laissant une marge pour ceux qui considèrent H. Boumediene ; sa politique était loin d’être positive c’est un droit incontestable et respectable mais un excès allant plus loin et sont prêt à mettre sur le compte de H. Boumediene ce qui arrive aujourd’hui comme mal au pays .En tant que démocrate qui défend les bienfaits de H. Boumediene, elles seront appuyés par des intuitions émanant de ces discours, de l’impression de ses actes et paroles et des sentiments qui paraphent nôtre jugement. Car l’Algérie n’est pas malade de son corps mais bien de son esprit d’aujourd’hui car après H. Boumediene il y avait la décennie faste (pour une vie meilleurs) qui était trompeuse, ensuite la décennie noire( terrorisme) fabriquée par la stratégie du chaos , suivie de la décennie perdue( démocratie de façade) liquidation du poids économique de l’Algérie et enfin nous y sommes dans la décennie pourrie( capitalisme sauvage) ou valeurs ,morales , principes ,droit et normes ne veulent rien dire . Le destin de l’Algérie est suspendu et le choix n’est pas encore amorcé… en attendant le réveil du peuple qui dort encore oubliant sa dignité ! 
    « Dans notre proclamation du 19 juin 1965, nous avons promis de restituer à ce pays, en premier lieu sa dignité. Voilà aujourd’hui que cette dignité représente la caractéristique dominante de la personnalité de notre peuple, en proclamant que le peuple algérien était l’unique détenteur de la souveraineté » Meeting à Médéa 04/06/69 
    Dès son jeune âge, Houari. Boumediene était une personne très et trop occupé de son pays meurtri pendant la colonisation, déchiré pendant la guerre et après l’indépendance. Pour ceux, qu’ils l’ont traités de fasciste, d’assassin et de bien trop d’autres mauvais qualificatifs suite au redressement du 19 juin 1965. 
    Cependant et à travers ses interviews, et une multitudes de ses discours, et les entretiens qu’il l’avait eu avec Paul Balta*1 qui avait le sang arabe ,H. Boumediene parlait selon les propos de P.Balta d’une voix très douce, sachant placé ses mots dans un contexte qui se veut à lui sans être un « rêveur », pesant et articulant très bien ses mots qui se confondent avec la paix ,la justice, l’équité ,la dignité, le respect, la fermeté et bien d’autres mots propres au bien être de l’homme.Et entre deux phrases, il investit un silence d’or remarquable et laisse communiquer ses yeux pétillants et perçants à la fois, donnant l’air d’un véritable« rêveur ». 
    C’est un homme qui sait très bien manipuler le geste à la parole et la parole au geste, il est celui qui fait toujours ce qu’il dit et dit toujours ce qu’il faut faire, dans le cadre du bien, du juste , du vrai et parfois même du beau et de l’agréable. 
    De loin H. Boumediene était qualifié comme un inégal impénétrable comme disait Ania Franco*2.Il était austère et timide, d’un contact bien compliqué que l’on ne pense. 
    Lors de la conférence des non alignés à Alger en 1973, ses portraits fusaient et se multipliaient à travers les unes de la presse internationale et chacun se permettait de mettre son grain de sel en avant ; ce qui les étonne ensuite .Par contre H. Boumediene n’avait pas changé, ses actions, ses comportements à l’intérieur du pays. Il misait sur la stabilité du pays, la réussite politique et le triomphe d’un homme d’état exemplaire que le sommet des non-alignés lui a permis de lui confectionner une stature à l’échelle internationale pour le profit de la dignité de l’algérien et de l’Algérie. Cet événement politique, lui avait permis d’effacer ce visage que l’on lui avait attribué comme d’un loup affamé et ironique qui inquiétait bien des personnalités et des journalistes du monde politique, culturel et médiatique. 
    Ses sourires étaient parfois en éclats, se fondaient par la suite en public ; le temps est passé ou il dissimulait ses sourires derrières ses mains préférant sourire, très souvent avec les fellahs, les travailleurs, la jeunesse, les intellects et les petites lambadas. 
    En public, Le cigare de Fidèle Castro ne le quittait pas, de même que le burnous noir, un bien noble et sacré des grands des hauts plateaux. H.Boumediene voulait donnait une stature nouvelle de « l’algérien lambda » qu’il soit ouvrier au sens de l’industrialisation, fellah au sens de la révolution agraire, étudiant au sens universel , jeune au sens culturel et travailleur au sens de la création de la richesse. De nouveaux êtres pleins d’orgueil à partir du plein sens d’équité et de justesse dépassant la fraternité pour en fin de compte faire de l’Algérie un pays fier et orgueilleux à la fois par l’instauration d’une nouvelle culture algérienne et d’un nouveau algérien ombrageux c’est-à-dire qui s’inquiétait pour la moindre raison et à la moindre saison. 
    Au lendemain de la conférence des non alignés, H. Boumediene professera du haut de la tribune internationale d’Alger, très haut et bien fort qu’un pays ne peut jouer un rôle international que s’il est vraiment : 
    stable. 
    totalement indépendant au sens large du terme. 
    s’il amorce le décollage économique. 
    Ces trois principes clés que l’Algérie de son temps faisait des efforts louables, pour les atteindre, permettaient de représenter le pays en tant que« phare du tiers monde ».L’Algérie était devenue un pôle d’attraction parce qu’elle s’est attelée à la bataille du développement par plan interposé. Tout cela s’identifiait au sentiment national et que le bonheur et le progrès de notre peuple se construisaient autour de notre digne personnalité distincte, tout en admettant que la liberté, la nation, la justice , la dignité et l’équité qui représentent la dimension universelle, mais au fait le produit n’est que l’origine de la culture progressiste ou le peuple ne devrait consommer que ce qu’il a produit, en nourriture, en santé, en transport, en habit, en amusement et en éducation. La culture au sens prôné par H. Boumediene c’est ce qui permettait à l’homme d’ordonner sa vie pour donner ce qu’il a de bien, de beau, d’utile et de nécessaire. 
    La culture est la représentation d’une économie , d’un style de vie, de rapports sociaux bien déterminés à un moment de la vie des hommes libres qui lui impliquent une orientation, un style, une sensibilité conforme aux conditions d’existence rencontrées comme aux règles sociales bien raffinées. H.Boumediene pensait dans l’avenir ,à concevoir un nouveau contexte pour mettre en évidence toutes nos caractéristiques et nos particularismes afin d’affirmer les composantes de notre personnalité algérienne et de notre authenticité. 
    « L’Algérie est à nous tous. Il est intolérable qu’une fraction de la population vive dans l’opulence et que l’autre vive dans le dénuement. Toutes les religions rejettent pareille chose. Notre religion n’y manque pas. Le prophète Mohamed était pauvre, il vivait de son travail, bien qu’investi de sa mission céleste » Meeting à Boufarik le 02/10/66 
    Le mot développement et culture revenaient souvent et en permanence dans sa bouche et dans ses discours. H. Boumediene en tant que chef d’état est entré dans la révolution depuis son très jeune Age. Il avait fait de la révolution algérienne sa deuxième religion tout en laissant de coté sa vie personnelle qui devrait lui permettre de s’occuper de son être et de sa famille sinon de vivre le quotidien d’un simple lambda .Il dira, par ailleurs :« quand on est très haut et on regarde devant soi, on ne voit pas le ciel, on ne voit que le ravin ». 
    H. Boumediene savait pertinemment que très peu de chefs d’état du tiers monde meurent dans leur lit de vieillesse sauf que lorsqu’il s’agit de président ! 
    Pour H. Boumediene une course à la montre était engagée, il dira à cet effet : « lorsque je ne travaille pas je m’ennuie à mourir » ; l’institution de la présidence se confondait avec H. Boumediene car il avait l’habitude des longues réunions de nuits, beaucoup de personnalités lui ont reproché la personnalisation du pouvoir, mais en réalité c’était le contraire ; H. Boumediene déléguait des pans entiers de son autorité à ses ministres, ils étaient des ministrables face à ceux d’aujourd’hui et quand à ses membres du conseil de la révolution ou il dira clairement haut et fort que : « la réussite de la révolution est le fruit du conseil de la révolution par contre l’échec je l’assumerai personnellement ». 
    H. Boumediene ne saisi le problème que lorsqu’ il s’agit d’un secteur névralgique (pétrole-parti-Révolution agraire –diplomatie..) ensuite il l’abandonne quand la crise s’atténue face à sa résolution. 
    « Le non Alignement trouve sa raison d’être dans la défense des causes justes contre toute forme d’hégémonie politique et de domination économique. Son action vise avant tout l’émancipation des peuples, dans le cadre d’une coopération internationale basée sur l’égalité des états, le respect des souverainetés et l’instauration d’une paix juste dans le monda »Révolution Africaine N° 498 du 7 au 13/09/73 
    Exemple en 1976, l’éclatement de l’affaire du Sahara occidentale, H. Boumediene s’est senti menacé de l’extérieur, il ne prenait aucune décision sans avoir délibérer avec la direction politique et même avec certains doctes. En 1974, H.Boumediene avait beaucoup appris les cours de politisation interne et externe (conférence internationale-échanges…) ; le fait de bien écouter et comprendre, des opinions différentes des siennes, lui ont permis de se faire une idée de ce qui se passe chez soi.Il dira en ce sens que les expériences acquises lui ont permis de découvrir que les européens qui se prétendent comme des paternalistes suivis avec d’attitudes hautaines, se trompent en croyant que les chefs d’état et non des présidents du tiers-monde se retrouvent entre eux pour uniquement s’amuser. L’exemple de la conférence des non alignés que les occidentaux n’avaient pas pris au sérieux, mais suite à la crise du pétrole,lorsqu’ils ont eu un peu froid, ils ont commencé à écouter ce petit tiers –monde. 
    H. Boumediene dira par la suite que les relations internationales ne sont pas imprégnées d’une certaine morale universelle mais bel et bien d’un rapport de force ou la loi du plus fort est mise en pratique et les deux poids deux mesures deviennent le Dada des Etats Unis. 
    Les occidentaux commençaient timidement à effectuer des pèlerinages vers la nouvelle « Mecque des révolutionnaires » qu’est Alger qui était aussi la « capitale révolutionnaire arabe ». 
    En 1973, lors du sommet des non alignés H. Boumediene s’en était aperçu que la ligne de démarcation passait entre les pays riches et les pays pauvres, les analphabètes et les doctes entre ceux qui aillent à dos de l’âne et ceux qui empruntent des avions supersoniques. 
    Cette constations a été accomplie et confortée par la rencontre spéciale (USA-URSS) en juillet 1975, ils avaient la même technologie ; H. Boumediene reconnaissait ouvertement que le socialisme de l’URSS et son camp de l’EST avaient vivement contribué à affaiblir l’impérialisme US et avait permis par cette occasion la libération des peuples du tiers-monde.L’amitié dans ce monde n’est pas gratuite disait-il et l’Algérie devrait avoir des rapports égalitaires avec les deux camps. 
    H. Boumediene se plaint,qu’il soit très difficile de travailler avec les pays de l’EST, il dit que tout est secret politique, économique ; on ne peut se procurer un prospectus et on ne sait pas ce que l’on achète, d’autre part, il accuse ouvertement les multinationales de corrompent nos cadres .H. Boumediene. Disait, « je ne puis ordonner d’acheter socialiste si les produits de l’EST sont de moins bonnes qualités » 
    H Boumediene diversifiait ses échanges entre les USA –Europe- le Japon – la Chine et l’URSS sachant pertinemment que les petits pays ne sont rien dans le jeu des grandes puissances, il ne s’agit pas aussi de confondre le péché soviétique et les crimes US envers le tiers -monde. 
    Quant un pays du tiers- monde bouge, on le liquide par tous moyens et il est mis en galère via les médias en exhibant quelques scandales de la CIA -maison blanche -pentagone c’est la même chose comme aujourd’hui, c’est les medias « mainstream » qui propagent la désinformation, les « fakes news », les mensonges, la désintoxication par le TIC*2. 
    « Nous pays membres de l’OPEP, nous devons en tout état de cause, agir positivement de sorte qu’aux yeux de l’histoire, il soit bien établi que nous aurons tous mis en œuvre pour réunir toutes les chances de réalisation de ces promesses »Al Moudjahed le 5/3/75 
    En 1974, H. Kissinger trouve la petite Algérie, qui s’agite beaucoup, et la course à la montre s’engageait entre le plus puissant pays capitaliste du monde et le leader le plus clairvoyant du tiers- monde. Le plan Kissinger prévoyait d’isoler d’abord l’OPEP du tiers- monde via une augmentation du prix du pétrole afin de torpiller le développement des pays non producteurs de pétrole du tiers- monde. 
    H.Boumediene est le 1er chef d’état de l’OPEP, il déclama lors du sommet islamique de Lahore (Pakistan) : « nous entendons s’élever des voix pour dire aux pays du tiers- monde que la hausse du prix du pétrole est dirigée contre eux.Depuis quand l’exploiteur est-il devenu l’avocat de l’exploité ? Que les pays industriels ôtent leurs mains de nos richesses. Nous importons des produits industriels et la technologie à des prix excessifs. La bataille du pétrole est une partie de la bataille d’ensemble qui concerne toutes les matières premières, une bataille qui a posé le problème des rapports entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement ». 
    Poursuivant dans sa lancée, pour défendre le bien-fondé du tiers- monde ; il envoie un message au S/G Kurt Waldheim de l’ONU en sa qualité de président des pays non- alignés pour réclamer une session spéciale des nations unies portant sur une réunion de toutes les questions se rapportant à l’ensemble des matières premières il dira que :« les algériens en tant que tels ne veulent nullement que l’OPEP porte le chapeau pour tous les malheurs de l’économie mondiale » 
    H. Kissinger voulait dans ce cadre-là, capsuler la fente et un H.Boumediene sûr de lui voulait élargir le plus possible pour que toutes les matières premières(cuivre –cacao-fer –caoutchouc- café…..) soient à l’image de l’OPEP. Le climat de la situation politique internationale se compliquait pour le développement et pour la paix également, car certains généraux américains pensaient déjà à remettre sur leurs têtes« Kriegspiel »( jeu de la guerre) 
    L’habilité de H. Boumediene tente d’un autre côté de séduire l’Europe, grande consommatrice de matières premières dans le but de l’écarter du chemin du gros rouleau compresseur. Déjà les USA ,lors de la conférence de Washington ou étaient réunis les plus gros consommateurs du pétrole pour fonder l’OTAN du pétrole. Car la vision principale des USA n’était pas la question des prix, mais le pouvoir de contrôler les sources d’énergie et par conséquent assurer son pouvoir politique à l’échelle de la planète. 
    La session spéciale des Non-alignés, s’ouvre le 10 avril 1974, une session qui faisait croire à beaucoup de monde comme une forme ou discours et parlotes stériles vont garnir la tribune Onusienne. 
    Le discours de Boumediene entièrement en arabe, vient de frapper fort les esprits avec une nouvelle conception , sur les relations entre pays pauvres et pays riches, nationalisation des ressources naturelles, valorisation sur place des matières premières et revalorisation des cours ,de là le développement des pays jeunes doit s’inscrire dans une dialectique de lutte sur le plan international et compter d’abord sur soi, sur ses propres moyens sur le plan interne . 
    C’était le nouvel ordre économique international prôné par le grand chef de l’Etat : Monsieur Houari Boumediene. 
    Pour H.Boumediene, cela voulait dire que les nantis doivent revoir leurs copies en matière monétaire,financière, technologique et alimentaire car le gaspillage des nantis est une forme d’ insulte à la misère des pauvres la course à l’armement ,à la destruction du surplus agricole face à un monde en proie à la famine. 
    Toutes les manipulations que ce soit monétaires ou financières ou autres ne font qu’appauvrir les pays pauvres et enrichir les pays riches. 
    Le nouvel ordre économique permet au tiers- monde à ce qu’il s’organise et se généralise en forme d’association à l’image de l’OPEP sinon viendrait une mondialisation ou les oligarchies sèmeront leur propres dictatures par une expropriation gratuite de toutes les ressources naturelles. 
    H. Boumediene s’avait pertinemment que cette conférence ne va pas être suivie d’effet dans l’immédiat.Mais, en recevant à Alger, des personnalités de tout horizon, suite à l’écho de la conférence des non alignés, tout le monde lui fait avancer que ce nouveau ordre économique mondial va provoquer un tel chambardement qu’il est impossible de le construire. H Boumediene dira que ce système est certes, dur à changer, l’essentiel est de reconnaître d’abord et avant tout qu’il est injuste ! 
    H. Boumediene voulait semer d’abord, pour faire fructifier et avancer les idées de justesses et non d’arracher dans l’immédiat des résolutions triomphantes qui n’ont point d’effet sur le terrain. 
    L’idée du nouvel ordre économique plus juste, va être présente dans toutes les officines et conférences internationales H. Boumediene avait pris une position en flèche dans ce nouvel affrontement « Nord-Sud »très différentes de la rivalité « Est-Ouest » ou la guerre froide faisait rage ; une forme de diversion politique basée sur la« realpolitik » c’est à partir de là que l’Algérie est devenue la capitale « révolutionnaire » du monde arabe et des pays progressistes et donc devenue la cible N°1 de l’impérialisme US 
    H. Kissinger s’est arrêté à Alger en décembre 19 73, pour tester le poids de l’Algérie sur le conflit du moyen orient et voir, si vraiment Alger était dans le camp des modérés ou celle des irréductibles comme Baghdâd, Syrie, tripoli. H. Boumediene devait lui répondre ainsi :« je ne peux vous répondre de ce que j’avais déjà dit aux leaders de la résistance palestinienne , l’Algérie ne pratique pas la surenchère, exiger plus d’eux ,c’est de la démagogie moins c’est de la trahison ». 
    H. Boumediene savait que les USA cherchaient à faire taire par tous les moyens cette Algérie qui tonne fort à l’OPEP et aussi dans le concert du tiers-monde .H. Boumediene était le seul chef d’état du tiers –monde à pouvoir dire aux grands de ce monde que le roi est nu. H. Boumediene sait très bien que dans ce monde les faibles s’effondrent, et sont massacrés comme des bêtes, et effacés de l’histoire par contre les forts, survivent pour leurs biens et pour le mal des autres. Dans ce monde les forts se font respecter forcement et se concertent sur le dos des faibles, par conséquent, la paix se fait par les forts. 
    Par ailleurs, suite à la disparition de Nasser ; Sadat « dé-Nassériste » par sa politique d’« infitah » (libéralisation sauvage et à outrance de l’économie égyptienne ou les prédateurs s’accaparent de tous) . 
    Devant ce fait accompli, l’Algérie se retrouve seule, H. Kissinger avait convaincu Sadat de monnayer pas à pas et en douceur les succès de la guerre d’octobre 73, tandis que H. Boumediene ressent que la « pax americana » est en marche sur le monde arabe.Il découvre les complicités et manigances des petits présidents larbins arabes. 
    La bataille et non la guerre de 73 était un événement, un plus pour H. Boumediene, il dira à cet effet « les arabes ont vaincu leur peur et les palestiniens se sont débarrassés de leur tutelle arabe » 
    Le sommet d’Alger de novembre 73, il propulsa en avant Yasser Arafat sur la scène internationale malgré les réticences Égyptiennes et Jordanienne. L’OLP est reconnue à Alger par la majorité des pays arabe comme étant l’unique représentant légitime du peuple palestinien. Suite, à cet événement majeur H Boumediene voulait encore faire avancer la préparation d’une stratégie arabe commune qui devrait s’élaborer au niveau même de ce sommet : cette stratégie devrait reposer : 
    *Comment combiner contre Israël toutes les armes arabes à savoir le pétrole –les finances- le poids diplomatique-les alliances- les groupements- H. Boumediene dessine à cet effet une politique arabe à long terme qui ne séduit pas le larbin Sadat, ni même son banquier le roi Fayçald’Arabie saoudite encore moins le roitelet de Jordanie. 
    *H. Boumediene suite à ces événements riches en activité, le dialogue avec les grands commence à se faire d’égal à égal, alors que certains parmi les cadres algériens se posaient déjà la question si H. Boumediene ne va pas sacrifier au gout du prestige comme au temps du « Benbelisme » pour se prendre pour un Mao , et l’accident de l’avion avec ses 40 morts avait permis de rehausser les discussions sur l’absence des institutions du pays. Que serait-il arrivé à l’Algérie si l’avion écrasé était présidentiel et c’est à partir de là que la construction de l’état prenait forme par l’instauration des premières intuitions de l’état, en commençant par le bas de l’échelle commune -wilaya -APN .A partir de là, l’édification d’un état fort commençait à prendre forme, elle était à la fois l’objectif et la raison du redressement du 19 juin65 que le temps n’a pas permis à ce rêveur de finir sa bataille car les loups internes et externes étaient par derrière et n’attendaient que sa fin pour mettre en œuvre la stratégie du chaos. 
    Pour conclure d’une manière générale , tout ce qui se rapporte au pays à son peuple, sa vision profonde dans son ensemble était comment appliquer le concept des dispositions du premier novembre 1954, à savoir un premier novembre social, un premier novembre économique, un premier novembre financier ,un premier novembre politique, un premier novembre culturel, un premier novembre humain, un premier novembre révolutionnaire, un premier novembre technologique ou la justice , la dignité et le bien être jouent les premiers rôles…. Il est clair que l’Algérie est passée d’un pays non aligné respecté à un pays aligné soumis, autrement plus imagé d’un homme libre à un homme soumis. L’Algérie s’ est alignée sur les pays occidentaux reniant ses propres principes de novembre , cela se justifie par le changement du système économique socialiste à un système libéral d’économie de marché ou les règles du jeu du marché économique , culturel, et politique ont été préparées , établies et imposées par cet occident arrogant et impérialiste. L’Algérie a été propulsé au premier rang en tant que leadership, sur la scène internationale par le mouvement des non-alignés en 1975 ; l’Algérie avait créé le G77 *4(groupe des 77) qui avait pour mission de réduire les inégalités économiques entre le nord et le sud. Le droit au développement économique et de la nécessité de reformer le système économique international par l’établissement d’un nouvel ordre économique international basé sur des échanges justes et équitables entre le nord et le sud. Tout cela est tombé à l’eau suite à la disparition du feu H.Boumediene. 
    BENALLAL MOHAMED ANCIEN CADRE 
    2*Anias francos et J.P Sérénie 
    1*Paul Balta et Claudine Rulleau « La Stratégie de Boumediene » Paris Sindbad 1978. 
    3*P.Balta « Boumediene me disait que j’avais du sang arabe » 
    4
    G77 Organisé en 1967 à Alger où il a publié la fameuse « charte des droits économiques du 1/3 monde : base de tout débat ultérieur « Nord –Sud » 
    *Que reste –t-il de Boumediene –Jeune Afrique du 18-12-2008- 
    *www.jeune afrique.com 187687 politique que reste-t-il de boum-di-ne 
    *citations du Président Boumediene L’héritage ; Que reste-t-il ? 
    Discours du Président Boumediene 19 Juin-1965-19 Juin 1970 Tome II Edit2 par le Ministère de l’information et de la culture 

    Mohamed BENALLAL

    http://www.alterinfo.net/Houari-Boumediene-un-grand-analyste-et-fin-stratege-un-fier-nationaliste-


  • https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/syrie-les-emirats-arabes-unis-rouvrent-leur-ambassade-a-damas-fermee-de

    Syrie : les Emirats arabes unis rouvrent leur ambassade à Damas, fermée depuis sept ans

    C’est une victoire diplomatique pour le président syrien Bachar al-Assad, mis au ban par les pays arabes depuis le début du conflit.
    Vue du quartier d\’Abou Roumaneh, à Damas (Syrie), en 2015, où l’ambassade des Emirats arabes unis doit rouvrir, le 27 décembre 2018.

    (Le même jour, Syrianair reprend ses vols pour Tunis, également suspendus depuis 7 ans.)

    Tout ça pour ça... #syrie