country:syrie


  • « L’Autre Côté de l’espoir » : Aki Kaurismäki, désarmer le désespoir
    http://www.la-croix.com/Culture/Cinema/LAutre-Cote-lespoir-Aki-Kaurismaki-desarmer-desespoir-2017-03-14-120083185
    http://img.aws.la-croix.com/2017/03/14/1200831851/quelques-coups-poing-echangesWikhstrom-guise-presentation-Khaled-finit-devant-assiette-soupe_0_729_487.jpg

    Six ans après « Le Havre », le cinéaste finlandais sonde toujours l’humanité d’une Europe ambivalente face au malheur des réfugiés.

    Ours d’argent du meilleur réalisateur à la dernière Berlinale, Aki Kaurismäki poursuit dans cette veine avec un nouveau long métrage dont les premières images montrent un homme au visage charbonné, s’extrayant du ventre d’un cargo pour se glisser dans la nuit.

    Le quai n’est plus français, mais finlandais. L’ombre discrète ne vient plus d’Afrique mais de Syrie. Elle se dirige tout droit vers les douches publiques, et de là au commissariat le plus proche, pour demander asile. Derrière sa machine à écrire et la fumée de sa cigarette, un barbu blond en uniforme lui répond : « ça coûte rien d’essayer. Vous êtes pas le premier. »

    Khaled fuit la guerre, Wikhström sa femme. Ce représentant de commerce, spécialisé dans la chemise pour homme, bazarde son stock et en joue le prix au poker dans une arrière-salle interlope...

    • Avec une image très construite et un montage très précis, Aki Kaurismäki dénonce un système d’accueil de réfugiés capable de renvoyer chez eux des réfugiés fuyant des pays en guerre. Et même si le long métrage L’autre côté de l’espoir traite ce sujet sur le ton de la comédie et en musique, Aki Kaurismäki n’en oublie pas pour autant la réalité plutôt sombre du statut de migrants actuellement en Europe et ce, malgré le soutien que reçoit Khaled par le patron de restaurant Wikhström et son équipe.

      En effet, alors que de nombreuses pauses musicales ponctuent le film à travers des sets filmés en entier, la magnifique chanson interprétée par Haji avec un saz est interrompue, comme si la Finlande, et donc l’Europe, ne voulait plus entendre les voix et les douleurs de ces migrants.

      Ainsi, avec le film L’autre côté de l’espoir , Aki Kaurismäki propose une nouvelle fois un regard décalé sur le sort réservé aux exilés par nous, les européens, à travers la réalisation d’un film drôle, burlesque et à la playlist musicale toujours aussi sympa.

      http://bullesdeculture.com/2017/03/critique-l-autre-cote-de-l-espoir-aki-kaurismaki.html

      Chez Kaurismäki, cafés ou restaurants sont les meilleurs lieux pour refaire le monde : gargote d’Au loin s’en vont les nuages , soupe populaire de l’Homme sans passé et désormais brasserie défraîchie de L’Autre Côté de l’espoir.
      C’est là que Khaled, réfugié syrien menacé d’expulsion, va pouvoir construire une nouvelle vie, sous la protection du patron, homme en quête d’un second souffle. Kaurismäki distribue avec sobriété et élégance couleurs et mots pour composer cette délicate fable humaniste. Il y a bien des fonctionnaires obtus, des fachos qui traquent l’immigré, mais le cinéaste leur oppose la solidarité et un humour qui flirte avec le burlesque. Si Khaled, rescapé d’Alep, paraît dans le film l’âme brûlée et le corps couvert de charbon, il en ressort comme lavé de sa détresse, un sourire aux lèvres. Et nous avec lui.

      Frédéric Theobald pour la Vie

      http://www.telerama.fr/cinema/sherwan-haji-un-destin-kaurismakien,155435.php

    • Pas mal, la scène où la demande d’asile est rejetée au motif qu’il n’y a pas de danger à Alep, suivie d’un reportage larmoyant sur Alep en guerre, un hôpital pédiatrique a été touché, tout ça... Cliché (le rejet de l’asile m’apparaît vraiment peu réaliste et le reportage fait penser à la persistance du dernier hôpital d’Alep à se retrouver sous les bombes) mais costaud.

    • Si Khaled, rescapé d’Alep, paraît dans le film l’âme brûlée et le corps couvert de charbon, il en ressort comme lavé de sa détresse, un sourire aux lèvres.

      Et un couteau dans le ventre, blessure dont on ne sait pas s’il va réchapper. Il faudrait être un peu attentif tout de même. Ca permetterait notamment d’éviter de qualifier ce film de comédie, je ne pense pas que ce soit son but (faire rire), même si, de fait, la scène du restaurant japonais est délirante, je crois au contraire que la fonction de ce récit est toute autre, désespérée presque.

    • Oui, @philippe_de_jonckheere j’ai vu le film L’Homme sans passé hier sur Arte et je partage l’idée que le cinéaste finlandais estompe dans ses films cet épais désespoir qui forme l’encre noire de son œuvre : « À quoi sert le pessimisme lorsque tout espoir est perdu ? »

      Selon le comédien Sherwan Haji : « la tristesse d’Aki Kaurismäki en tant qu’homme, sa vulnérabilité sont liées à l’absurdité du monde. Il y a un peu du Don Quichotte en lui. Il veut sauver ce que beaucoup de gens ont presque oublié : leur humanité ».



  • i24NEWS - Israël : l’armée de l’air accueillera sept pays pour un exercice commun
    21/03/2017
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/140712-170321-israel-l-armee-de-l-air-accueillera-7-nations-pour-un-exercice

    Il y aura des aviateurs des États-Unis, de la Grèce, de la Pologne, d’Italie, de France, d’Allemagne et d’Inde

    L’armée de l’air israélienne devrait accueillir sept pays pour un exercice biannuel de deux semaines baptisé « Drapeau bleu » à l’automne, a rapporté mardi le ministère de la Défense.

    Israël accueillera des centaines d’aviateurs des États-Unis, de Grèce et de Pologne et, pour la première fois, de France, d’Allemagne, d’Inde et d’Italie.

    Quelque 40 autres pays ont été invités à participer en qualité d’observateurs. Il s’agit d’une série d’exercices la plus importante jamais exécutée avec huit nations incluant Israël.

    « Il s’agit de la présence de sept nations, plus Israël », a déclaré le lieutenant-colonel Richard Hecht, chef des affaires internationales de l’armée de l’air israélienne.

    Selon Hecht, Israël est utilisé comme un terrain d’entraînement mondial pour de nombreux pays qui s’arrêtent avant d’accomplir des missions dans la région.

    « Les gens voient qu’il y a beaucoup à apprendre d’Israël. Dans notre petit espace aérien et dans l’environnement qui nous entoure, les choses sont si intenses. Les Russes sont ici », a-t-il affirmé.

    De nombreuses forces aériennes du monde passent par ici pour se rendre en Syrie et ailleurs dans la région. « Nous fournissons donc une sorte de laboratoire dans lequel les forces peuvent mettre au point un éventail de compétences nécessaires pour lutter contre les menaces croissantes », a ajouté M. Hecht.

    #Israël_terrain_d’entraînement_mondial


  • Laurent Fabius et le « bon boulot » du Front Al-Nosra en Syrie, histoire d’une citation dévoyée
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/21/laurent-fabius-et-le-bon-boulot-du-front-al-nosra-en-syrie-histoire-d-une-ci

    Laurent Fabius et le « bon boulot » du Front Al-Nosra en Syrie, histoire d’une citation dévoyée

    Les décodeursdans leurs oeuvres. Pour mémoire, je renvoie sur Seenthi par exemple à ce signalement de @Souriyâm : https://seenthis.net/messages/429835.

    L’empilage de citations auquel se livre Decodex pour éclairer la position de Fabius à l’époque est assez réjouissant.

    • Ce qui est "marrant" c’est que les gars du #decodex, au lieux de partir de l’information pour qualifier une source, partent maintenant des sources (qu’ils ont disqualifiées dans leur appli, et qui les disqualifient en les citant ("qui dénonce régulièrement la supposée « propagande » des médias occidentaux")) pour qualifier l’information (regardez ce sont les méchants qui relaient cette info)

    • @rastapopoulos Le pinaillage consiste ici à se focaliser entièrement sur la formulation exacte de Fabius, en faisant remarquer que « certains » (l’extrême-droite et les-crises.fr) l’ont tournée d’une manière qui serait fausse (« trompeur »).

      Or, dans le cas de les-crises, on est clairement dans une citation volontairement exagérée et parodique :

      On a donc notre ministre qui, lorsqu’on lui dit qu’une organisation vient d’être classée par les Américains comme terroriste, répond : “Je ne comprends pas, mes nouveaux amis syriens démocrates sont vent debout et me disent qu’ils font du bon boulot…” – alors qu’on parle d’Al-Qaida ! Tout va bien…

      Deux aspects étonnants ici :
      – même avec sa tournure parodique, le billet de “les-crises” n’attribue pas la citation du « bon boulot » à Fabius lui-même ;
      – on entre bien dans le pinaillage sur une tournure volontairement exagérée et parodique (commençant par la formule de naïveté feinte « je ne comprends pas »), où l’on a remplacé « les Arabes » par « mes nouveaux amis syriens démocrates ». Ce qui est certes une exagération, mais qui est une lecture parfaitement valable de la position officielle française (Fabius revenait d’une réunion du groupe des « Amis de la Syrie », tous admirateurs de la notion de démocratie, et disant à l’époque clairement que, parmi ceux qui refusaient de condamner Al Qaeda, « le président de la coalition »).

      Du coup, dans le cas de la citation de les-crises.fr, reprocher à une tournure parodique de remplacer la lettre par une lecture (à mon avis très correcte et mesurée) de l’esprit de la déclaration de Fabius relève du pinaillage malhonnête.

      Mais ce n’est qu’un détail. Ce que je considère être le principal aspect de pinaillage, ici, c’est le fait de se focaliser sur l’analyse de la lecture à la lettre prêt de ce qu’aurait dit exactement Fabius, pour dénoncer les interprétations qui en ont été faites, tout en faisant l’impasse sur les éléments de situation – factuels – qui généralement permettaient d’utiliser la déclaration de Fabius comme un résumé de sa position sur la Syrie.

      @gonzo a déjà mis un lien, mais je pourrais ajouter par exemple :
      https://seenthis.net/messages/460548
      ou plus récemment (sur la position américaine) :
      https://seenthis.net/messages/462882

      Et de fait, on termine avec une phrase typiquement négationniste et, tout aussi typiquement, fausse :

      Bien qu’on puisse s’interroger sur les choix stratégiques de la France face à la situation en Syrie depuis 2011, il est donc pour le moins trompeur de résumer la position du ministre en décembre 2012 à un « Fabius a dit qu’Al-Nosra faisait du bon boulot en Syrie », et lundi 20 mars lors du débat, que « on en disait le plus grand bien au sein du gouvernement de François Hollande il y a encore quelque mois ».

      Cette conclusion est fausse, parce que dans cette idéologie du pinaillage hypercritique (le respect des faits ?), on conclut très explicitement qu’il est « pour le moins trompeur de résumer la position du ministre à… ». Mais justement, le principe même de « résumer la position du ministre », qui plus est dans le cadre de l’échange oral d’un débat politique télévisé, c’est bien de « résumer » et non de citer mot pour mot une vieille déclaration. Il existe une foule d’autres éléments (factuels) qui permettent de penser que cette façon de « résumer » n’est, justement, pas trompeuse. Se focaliser sur le détail approximatif, « résumé », exagéré ou parodique pour en conclure que ce résumé de l’ensemble de « la position du ministre » est « pour le moins trompeur », tout en faisant totalement l’impasse sur le contexte général de cette position, c’est le principe même du pinaillage hypercritique.

      (Et ajoutons, évidemment, la méthode pénible de l’homme de paille, qui consiste à s’attaquer à cette citation de Fabius justement sous la forme de réponse à une intervention de Le Pen.)

    • Surtout qu’à la base, MLP ne cite pas Fabius, c’est les gars du decodex qui relient cette pensée à cette citation précise pour ensuite démonter cette citation précise pour dénoncer la pensée principale. Bon on se doute que la citation du « bon boulot » a contribué à cette pensée mais peut être qu’il y avait d’autres éléments d’ensemble (qui semblent bien exister) qui sont juste évacués de cet article très réductionniste.


  • Combats en Syrie : la Russie veut éviter tout incident avec Israël
    RFI | Publié le 21-03-2017
    Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170321-russie-israel-syrie-bogdanov-hezbollah-palmyre-netanyahu
    http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/RUSSIA_177.JPG Mikhaïl Bogdanov : « Il ne doit pas y avoir de malentendu sur qui fait quoi en Syrie ».

    L’ambassadeur d’Israël à Moscou convoqué au ministère russe des Affaires étrangères. Il a été reçu vendredi par le vice-ministre chargé du Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov, qui a rendu publique l’information, lundi 20 mars. Cette convocation fait suite à des tirs de l’aviation israélienne en Syrie non loin de Palmyre près des positions de la Syrie et de ses alliés.

    « Il existe un canal de communication entre les deux pays, et on aimerait qu’il soit efficace », a déclaré Mikhaïl Bogdanov, ajoutant : « Il ne doit pas y avoir de malentendu sur qui fait quoi en Syrie. » Depuis le début de l’intervention russe en Syrie, les deux états-majors sont en contact de façon à éviter tout incident aérien.

    L’aviation israélienne intervient en effet régulièrement en Syrie contre des bases du Hezbollah. Elle le fait en toute discrétion, sans se mêler de la guerre en Syrie. Mais, cette fois, Damas affirme que ses batteries antiaériennes ont abattu un avion israélien ce qu’Israël dément. La cible était située près de Palmyre où se trouvent l’armée syrienne et ses alliés, c’est-à-dire les Russes et le Hezbollah.

    #Israël_Syrie


  • علم سوريا يرفرف في سماء مستضيفي القمة رغم التأكيدات على عدم حضورها.. أبو الغيط متحمس كما عمرو موسى وينبئ بـ”إعلان هام” من عمان.. الأضواء تتجه للاعب الروسي.. وأجندة مصر تثير بعض الهواجس المكتومة على جدول الاعمال.. | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=641370

    On commente beaucoup en Jordanie la présence du drapeau syrien parmi ceux qui jalonnent la route menant au lieu où se tiendra le prochain sommet arabe. Les déclarations contradictoires se multiplient mais il semble qu’on se dirige bien vers un retour discret et très négocié de la Syrie au sein de la Ligue des pays arabes.

    #syrie #ligue_arabe


  • L’Europe et les migrants, faits et chiffres

    Quelle part de la population de l’Union européenne est « étrangère », combien de permis de résidence y sont accordés, combien d’Européens travaillent dans d’autres pays de l’Union, quel est l’impact de la crise migratoire ? Réponses en chiffres :

    – Moins de 7% d’étrangers

    Sur près de 507 millions d’habitants dans l’UE, 34,1 millions (donc moins de 7%) sont des « ressortissants étrangers », n’ayant pas la nationalité de leur pays de résidence, selon des chiffres d’Eurostat, datant de fin 2015 et portant sur 2014.

    Parmi eux, 14,3 millions sont des ressortissants d’un autre Etat membre de l’Union et 19,8 millions viennent de pays hors-UE, selon #Eurostat.

    C’est le Luxembourg qui compte la part la plus élevée d’étrangers dans sa population (45,3%). La proportion est supérieure à 10% à Chypre (19,5%), en Lettonie (15,2%), en Estonie (14,9%), en Autriche (12,5%), en Irlande (11,8%), en Belgique (11,3%) et en Espagne (10,1%).

    Cinq pays ont des taux inférieurs à 1% : la Pologne, la Roumanie, la Croatie, la Lituanie et la Bulgarie.

    Parmi les Européens résidant dans un autre pays de l’UE, les Polonais sont dans le « top 5 » des nationalités étrangères dans 10 pays. Suivent les Allemands (dans 9 pays), Italiens et Roumains (8). Parmi les ressortissants non-UE, les Ukrainiens sont dans le top 5 dans 9 pays, les Turcs et les Russes dans 7.

    – Permis de séjour

    Quelque 2,6 millions nouveaux permis de résidence ont été délivrés dans l’UE à des citoyens de pays tiers (hors UE) en 2015, selon les derniers chiffres d’Eurostat.

    Le nombre le plus élevé (633.000) a été accordé par le Royaume-Uni. Suivent ensuite la Pologne (541.600), la France (226.600), l’Allemagne (194.800), l’Espagne (192.900) et l’Italie (178.900).

    Le pays qui a accordé le plus de titres de séjour pour des raisons d’emploi est la Pologne. Le Royaume-Uni est celui qui en a accordé le plus pour des raisons d’éducation (études). L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la France et le Royaume-Uni sont, dans cet ordre, ceux qui ont délivré le plus de permis pour motifs familiaux en 2015.

    Les pays tiers dont les ressortissants ont obtenu le plus de nouveaux permis en 2015 sont l’Ukraine (19,2% du total, pour des raisons d’emploi très largement), devant les Etats-Unis (10%, principalement pour raisons d’éducation) et la Chine (6,4%).

    – Travailleurs détachés

    Le nombre de travailleurs détachés dans l’UE était de 2,05 millions en 2015, selon un récent rapport de la Commission, en hausse de près de 60% depuis 2010. Il s’agit d’Européens envoyés dans un autre Etat membre par leur employeur à titre temporaire (quatre mois en moyenne).

    Ils représentent moins de 1% du nombre total d’emplois en Europe. Selon des chiffres de 2014, le secteur de la construction regroupe environ 44% des détachements.

    L’Allemagne est de loin l’Etat membre qui accueille le plus de travailleurs détachés (418.908 en 2015), suivi de la France (177.674) et de la Belgique (156.556).

    Et les détachés sont principalement originaires de Pologne (251.107), d’Allemagne (218.006) et de France (130.468).

    – Crise migratoire

    L’UE a connu en 2015 et 2016 un afflux exceptionnel de centaines de milliers de migrants arrivant par la Méditerranée, fuyant pour la plupart la guerre et l’insécurité dans leurs pays.

    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus d’un million de personnes sont arrivées en 2015, dont plus de 850.000 via les côtes grecques, venant en large majorité de Syrie (56%), d’Afghanistan (24%) et d’Irak (10%).

    En 2016, toujours selon l’OIM, le total d’arrivées par la mer a chuté à plus de 363.000 (sans compter 24.000 arrivées par des routes terrestres).

    Un accord conclu en mars 2016 avec la Turquie a en effet permis de faire chuter considérablement les arrivées par la mer Egée. Mais l’afflux a atteint lui un niveau record en 2016 sur les côtes italiennes, avec plus de 180.000 arrivées.

    Contrairement aux migrants débarqués en Grèce, qui peuvent prétendre au statut de réfugié, ceux qui rejoignent l’Italie, venant d’Afrique subsaharienne le plus souvent, sont surtout des migrants économiques aux yeux de l’UE.

    – Demandes d’asile

    Plus de 1,2 million de demandes d’asile ont été recensées dans les pays de l’UE en 2016, soit un nombre proche du record de 1,26 million de 2015, selon Eurostat.

    Les Syriens (334.800), les Afghans (183.000) et les Irakiens (127.000) sont restés les trois principales nationalités des demandeurs.

    Et l’Allemagne est toujours de loin le pays où le plus de nouvelles demandes ont été enregistrées (722.300 en 2016, soit 60% du total), devant l’Italie (121.200), la France (76.000) et la Grèce (49.000).

    – Impact des réfugiés sur l’économie

    Fin 2015, la Commission européenne a estimé que "l’afflux de réfugiés, « s’il est géré correctement, aura un léger effet favorable sur la croissance dans le court et le moyen terme ».

    Selon elle, il devrait provoquer des « hausses de dépenses publiques dans plusieurs Etats membres », mais la hausse attendue de la main d’oeuvre « pourrait aussi se traduire par de l’emploi supplémentaire, une fois que les réfugiés avec suffisamment de compétences entreront sur le marché du travail ».

    http://www.courrierinternational.com/depeche/leurope-et-les-migrants-faits-et-chiffres.afp.com.20170319.do
    #démographie #étrangers #Europe #statistiques #chiffres #migrations #asile #réfugiés #demandeurs_d'asile



  • Ghassan Salamé sur le corruption de la classe politique libanaise par l’argent extérieur, et les effets de la fermeture des robinets locaux par la concurrence d’autres théatres d’intervention des puissances extérieures.
    « Les Libanais se sentaient un peu comme les enfants uniques ; maintenant, ils ont plein de frères et sœurs dans la région » - Propos recueillis par Michel HAJJI GEORGIOU et Sandra NOUJEIM - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/1040924/-les-libanais-se-sentaient-un-peu-comme-les-enfants-uniques-maintenan
    https://s.olj.me/storage/attachments/1041/66086_136044_large.jpg

    Le problème plus particulier du Liban, c’est que jusqu’en 2010, il était un endroit où les acteurs régionaux et internationaux pouvaient aisément investir dans des acteurs locaux et en obtenir quelque chose en retour. Cela est plus possible que jamais : les candidats sont là. Le problème, c’est que des espaces beaucoup plus larges se sont créés dans la région, et jouent le même rôle, mais de manière plus tragique que le Liban, c’est-à-dire celui d’un espace de compétition entre les forces régionales et internationales : l’Irak, la Syrie, l’Égypte, la Libye, le Yémen et d’autres. Le Liban qui, du fait de son système relativement ouvert, pouvait, par notamment le financement externe de ses forces politiques et de ses organes de médias, jouer le rôle d’un espace de compétition, est désormais lui-même en compétition avec des scènes beaucoup plus larges, et finalement beaucoup plus déterminantes pour l’avenir de la région. Cela aboutit à un assèchement du financement extérieur des acteurs libanais, que nous constatons chez tous, mais cela aussi aboutit à une espèce d’investissement beaucoup plus net depuis cinq ou six ans, dans des théâtres beaucoup plus larges et conséquents que le Liban. Ce qui accentue une certaine idée de marginalité chez les Libanais. Ils se sentaient un peu comme les enfants uniques et maintenant, ils ont plein de frères et sœurs dans la région, qui sont à des endroits où l’on peut s’acheter de l’influence. Je crois que tant que ces conflits restent ouverts, cette compétition perdurera. Le Liban sera toujours fortement concurrencé, au niveau de l’Iran, de la Turquie ou de l’Arabie saoudite, par d’autres pays comme l’Irak, la Syrie, la Libye, L’Égypte, etc...

     

    C’est le fait qu’il ne soit plus cet orphelin gâté et privilégié qui provoque un retour aux crispations identitaires – comme le reste de la planète – au sein de notre chefferie politique ?
    Le problème, c’est que ces chefferies ont été entretenues pendant une trentaine d’années très généreusement. Elles se retrouvent aujourd’hui dans une situation d’appauvrissement, ce qui les rend plus coriaces à se nourrir sur la bête. Cela est inquiétant au plus haut point. Je ne suis certes pas favorable à ce que les États s’achètent des espaces au Liban, mais je ne suis pas favorable non plus à cette espèce de concentration sur la nécessité d’extraire de l’argent politique de la machine interne dans un pays surendetté. Le danger sur les finances publiques est là, il est difficile de ne pas le voir ! Ce danger est réel. Certes, nous avons quelques réserves en or ou en immobilier au niveau des finances publiques, mais nous dépendons beaucoup de notre stabilité politique, notamment pour le tourisme et le commerce. Nous avons accumulé une dette publique qui dépasse 70 milliards de dollars – dans les trois premières places au monde de ratio entre la dette et le PNB – et nous avons connecté comme des siamois le secteur public et le secteur bancaire, puisque les banques libanaises sont le principal pourvoyeur de financement de l’État. C’est une situation qui, ailleurs, a fait des drames, comme en Argentine, en Grèce... Si nous n’avons pas ce dilemme au sommet de nos soucis, si nous occultons cette menace grave, c’est que nous sommes des insouciants !


  • Monsieur Anis | Making-of
    https://making-of.afp.com/monsieur-anis
    https://making-of.afp.com/sites/default/files/medias/aa_new_posts/countries/syria/aleppo-cars-2017/aleppo-conflict-cars-header-003.jpg

    Alep, Syrie — Il y a des hommes, des rêves, et des objets plus forts que la guerre, et Mohammed Mahiedine Anis, sa collection de voitures anciennes, sa pipe et son phonographe, en font partie.

    Le collectionneur avait fait l’objet d’un reportage vidéo à Alep, il y a un peu plus d’un an, par mon collègue syrien et photographe Karam Al-Masri. Nous l’avons retrouvé avec le directeur du bureau de Beyrouth, Sammy Ketz et le JRI de Damas, Youssef Karwashan. Ses voitures détruites, mais lui bien vivant, avec toujours ses rêves, sa pipe et sa musique.

    #Alep #Syrie #monsieur-Anis #afp


  • « La peine de mort a été abolie mais l’État accepte que ses agents tuent des personnes qu’ils interpellent »
    http://www.bastamag.net/La-peine-de-mort-a-ete-abolie-mais-l-Etat-accepte-que-ses-agents-tuent-des

    Qu’est-ce qu’être de gauche selon vous ? Y a-t-il encore du sens à se dire de gauche ? Comment voit-on la gauche du futur ? Quelles sont ses valeurs, ses idées, ses projets, ses défis ? #imagineLaGauche, c’est la série lancée par Basta !, pour comprendre, reconstruire, rêver, renouveler, mettre en débat… Salariés, chômeurs, retraités, étudiants, paysans, militants associatifs, syndicalistes, artistes, chercheurs, jeunes et moins jeunes, témoignent. Aujourd’hui Ramata Dieng, 45 ans, opérateur de saisie, et (...)

    #Débattre

    / #imagineLaGauche, A la une


  • Assad dévoile ce qui a engendré la crise migratoire en Europe
    https://www.crashdebug.fr/international/13359-assad-devoile-ce-qui-a-engendre-la-crise-migratoire-en-europe

    Durant sa rencontre avec les membres de la délégation du Parlement européen, qui s’est tenue dimanche, le président de la République arabe syrienne Bachar el-Assad a dévoilé les raisons pour lesquelles une crise migratoire a éclaté en Europe.

    La crise migratoire, qui a touché plusieurs pays européens, est une conséquence d’une mauvaise politique des dirigeants de ces États à l’égard de la Syrie et du Proche-Orient en général, a déclaré dimanche le président syrien Bachar el-Assad.

    « La politique inappropriée mise en place par plusieurs États européens à l’égard de la Syrie et du Proche-Orient en général, qui consiste au soutien du terrorisme et à l’imposition de sanctions économiques contre le peuple syrien, a engendré ce que l’on voit aujourd’hui : la propagation du terrorisme et (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales


  • Les Enjeux internationaux par Thierry Garcin
    Syrie. Le rôle politique et militaire de l’Iran dans la guerre civile
    Intervenants : Frédéric Pichon : enseignant et chercheur en géopolitique
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/les-enjeux-internationaux-lundi-13-mars-2017

    Cette guerre civile syrienne avait été prédite, on l’avait annoncée immanquablement régionalisée, on ne l’avait pas imaginé autant internationalisée, la Russie ayant profité des hésitations ou des atermoiements américains, notamment en 2013.

    Dans ce contexte hautement meurtrier, quels sont les réels desseins de Téhéran ? Faut-il parler d’un véritable « arc chiite » (Iran-Irak-régime syrien-mouvement armé et parti Hezbollah libanais) ou, sinon, comment est-il instrumentalisé par les uns et par les autres (jusqu’au Yémen compris) ? Quel poids accorder à la rivalité entre l’Iran chiite et les monarchies sunnites du Golfe, dont certaines (Qatar, Arabie Séoudite…), tout comme la Turquie non arabe, sont accusées d’avoir aidé l’État islamique ? Et aussi, si l’on élargit le spectre, comment les relations entre Téhéran et Moscou s’articulent-elles ? (Th. G.)

    http://rf.proxycast.org/1275761584676806656/13305-13.03.2017-ITEMA_21257386-0.mp3


  • HCR | Les risques augmentent pour les réfugiés et migrants tentant de se rendre en Europe

    Après la “fermeture” de la route des Balkans et la déclaration commune UE-Turquie de mars 2016, le nombre de personnes atteignant la Grèce via la Méditerranée a rapidement chuté. Depuis, la Méditerranée centrale, entre l’Afrique du Nord et l’Italie, est devenue la voie d’accès principale à l’Europe. Concernant les tendances observées pour les arrivées en Italie, les principales nationalités qui arrivaient en Grèce ne se sont pas reportées en nombre significatif sur l’itinéraire de la Méditerranée centrale.

    Au total, quelque 181’436 personnes sont arrivées en Italie par la mer en 2016, dont 90% par bateau en provenance de la Libye. Parmi ces arrivants en Italie en 2016, il y a des personnes qui requièrent une protection internationale, ainsi que des migrants en quête d’une vie meilleure et des victimes de la traite d’êtres humains. Les Nigérians (21%) et les Érythréens (11%) sont les deux groupes de nationalités les plus importants parmi les arrivants. Une autre particularité marquante est le nombre croissant d’enfants non accompagnés et séparés qui font le voyage : plus de 25’000 en 2016. Ils représentaient 14% des nouveaux arrivants en Italie et leur nombre a plus que doublé par rapport à l’année précédente.

    La traversée vers l’Italie est particulièrement dangereuse et le nombre de décès recensés en mer Méditerranée en 2016 a dépassé celui de toutes les années précédentes. Sur les 5096 réfugiés et migrants portés disparus ou morts en mer l’année dernière, 90% avaient fait la traversée vers l’Italie par la mer, ce qui représente un décès pour 40 personnes effectuant la traversée.

    Le rapport montre également qu’au cours de la dernière partie de 2016, davantage de personnes ont rejoint l’Europe via l’ouest de la Méditerranée, soit en traversant ce bras de mer depuis le Maroc et l’Algérie vers l’Espagne, soit en entrant dans les enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta.

    Les départs depuis la Turquie via l’est de la Méditerranée se sont poursuivis dès avril, mais en nombres nettement inférieurs. La plupart d’entre eux ont effectué la traversée vers la Grèce, mais certains ont également traversé les frontières terrestres vers la Grèce et la Bulgarie, ou encore vers Chypre par la mer. Ceux qui empruntent cette voie sont nombreux à avoir besoin de protection. En 2016, 87% des personnes arrivées en Grèce par la mer étaient issues des dix principaux pays générateurs de réfugiés.

    Il en est de même pour ceux ayant continué à emprunter la route de l’ouest des Balkans. En Serbie par exemple, 82% des arrivants viennent d’Afghanistan, d’Iraq et de Syrie et la moitié d’entre eux sont des enfants, dont 20% sont non accompagnés, et leur nombre a cependant baissé depuis avril 2016. Comme l’indique le rapport, par suite du renforcement des restrictions aux frontières, ils sont nombreux à faire appel à des passeurs, s’exposant ainsi aux risques élevés qui sont à l’origine de plusieurs décès en 2016.

    Selon l’étude du HCR, des dizaines de milliers de personnes ont apparemment été refoulées par les autorités aux frontières de l’Europe, notamment en Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Serbie, Espagne, et dans l’Ex-République yougoslave de Macédoine ; de nombreux rapports évoquent des cas de violences et d’abus ayant pour but de dissuader toute autre tentative d’entrée.

    Le HCR a par ailleurs reçu des informations très préoccupantes sur des cas d’enlèvement de réfugiés et de migrants, sur leur détention contre leur gré pendant plusieurs jours, sur des cas d’abus physiques et sexuels ainsi que des cas de torture et d’extorsion perpétrés par des passeurs et des bandes de criminels à plusieurs endroits le long des principaux itinéraires.

    « Ce rapport montre clairement que l’absence de voies d’accès régulières et sures pousse les réfugiés et les migrants à prendre d’énormes risques pour essayer de se rendre en Europe, y compris pour ceux qui veulent simplement rejoindre des membres de leur famille », a déclaré Vincent Cochetel, Directeur du bureau Europe du HCR.

    http://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2017/03/DesperateJourneys-211x300.png
    https://asile.ch/2017/03/12/hcr-risques-augmentent-refugies-migrants-tentant-de-se-rendre-europe
    #risques #asile #migrations #mortalité #Italie #Grèce #réfugiés #Melilla

    #abus_sexuels, Ceuta, #décès, #frontières, #Grèce, #Italie, #Méditerranée, #mineur_non_accompagné, #passeur#, #refoulement, #routes_migratoires, #Serbie, #traite, #voies_légales #itinéraires_migratoires #rapport


  • "Que des gens meurent encore de faim, c’est un échec de l’humanité"

    Alors que la famine menace de tuer plusieurs centaines de milliers de personnes en Afrique et au Yémen, Gilles Carbonnier, professeur d’économie à Genève, rappelle les causes politiques de ces crises alimentaires.

    http://www.rts.ch/2017/03/03/10/34/8432421.image?w=1500&h=843#.jpg

    http://www.rts.ch/info/monde/8429764--que-des-gens-meurent-encore-de-faim-c-est-un-echec-de-l-humanite-.html

    #crises_alimentaires #famine #faim

    • Ce que l’on nous dit pas, c’est que se sont des pays, régions sous embargo, bombardés par les Usa, Arabie Saoudite, et leurs alliés la France, dans le cadre de la refondation des frontières du grand moyen-orient. Le crime est d’abord le fait d’agresser ces pays a cause de leur richesse en pétrole ou du passage en force des pipelines un grand plan décidé dès avant le 11 septembre 2001 : le PNAC avait planiffé ces attaques sans précédant ayant déjà assassiné plus de 5 millions de musulmans selon Nafeez Ahmed qui a fait une étude du vrai body-count...http://armedforcesjournal.com/peters-blood-borders-map Il suffit de lire les frontières de sang du site forces armées des Usa et le reste n’est que littérature. Accuser le réchauffement climatique ou des guerres tribales est un mensonge, les pays les plus riches se réservent les poches de gaz et les réserves de pétrole, de façon colonialiste pour désintégrer ces pays Irak, Somalie, Syrie, Afrique du Nord, Lybie, Egypte et former la ceinture verte chère a Brzezinski Zbigniew le fossayeur de l’Empire Us...http://www.intelligence-info.com/Moyen-Orient/le-moyen-orient-est-dans-un-etat-de-decomposition-avancee.html Prophétie auto-proclammée c’est le voeux des Bush père et fils après Reagan, Obama et maintenant Trump qui veux en découdre avec l’Iran qui fait parti du grand découpage au profit des compagnies pétrolières. Après on va nous faire des campagnes sous l’angle que ces peuples meurent de faim et de soif et que le climat y joue un rôle ? Quelle hypocrisie ..


  • Kenneth Roth : Aux Etats-Unis, « il sera de plus en plus difficile de rendre audible le message de la vérité »
    http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2017/03/10/kenneth-roth-aux-etats-unis-il-sera-de-plus-en-plus-difficile-de-ren
    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/10/644x322/5092388_3_2295_le-president-donald-trump-a-la-maison-b_adf4654b57beb5f9e52ace807ccab278.jpg

    Les institutions américaines peuvent-elles être un contre-pouvoir efficace ?

    Les checks and balances [l’équilibre des pouvoirs] ont bien fonctionné dans le cas du travel ban, mais je reste très inquiet. Qu’en sera-t-il à l’avenir, face à d’autres initiatives de cette administration ? Aussi efficaces que soient les institutions, nous nous trouvons dans une situation inédite, face à un président qui ne montre pas la moindre considération pour les normes de base de la gouvernance démocratique. Il pourfend publiquement le système d’équilibre des pouvoirs qui l’empêche de faire ce qu’il veut. Le Congrès, où les républicains sont majoritaires, n’est pas prêt, du moins pour le moment, à jouer ce rôle de contre-pouvoir. Il y a quelques velléités : on l’a vu lors des auditions du nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson [ex-PDG d’ExxonMobil], qui a passé sa vie à négocier des « accords » avec des dictateurs pour extraire du pétrole. Il n’a été confirmé dans ses nouvelles fonctions, par le Sénat, que d’une très courte majorité.

    Le plus préoccupant est le refus de Donald Trump d’accepter la réalité, ainsi que sa propension à tordre les faits dans le sens qui l’arrange. Il est tellement prolifique dans ses mensonges que la presse, je le crains, n’arrive plus à le suivre afin de rétablir la vérité, même si les grands médias se sont engagés dans une vérification des faits (fact checking) sans précédent, réagissant en temps réels aux affabulations présidentielles.

    En tant qu’organisation de défense des droits humains, nous travaillons depuis longtemps sur les Etats-Unis. Il y a eu des jours difficiles par le passé, notamment pendant l’administration de George W. Bush. Mais cela s’annonce bien pire. Le président Bush reconnaissait l’existence d’un certain nombre de principes en matière de droits de l’homme, même s’il faisait tout pour les contourner. Pour Donald Trump, ces principes n’existent même pas et il ne voit pas en quoi ils pourraient concerner le travail de l’exécutif.

    #post-truth #droits_humains #Trump

    • Ancien magistrat, l’Américain Kenneth Roth est directeur exécutif de l’ONG internationale de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, depuis 1993.

      http://s1.lemde.fr/image/2017/03/10/534x0/5092387_6_2299_kenneth-roth-directeur-executif-de_6bd8bc5f6d381699764ecac068df8aa8.jpg

      Comment jugez-vous les débuts de la présidence Trump ?

      Certains ont dit « attendons de voir ». Mon approche n’est pas celle du wait and see. Sa campagne était à ce point marquée par la xénophobie, que tout était déjà clair : il s’agissait de rendre acceptable l’inacceptable. Même si Donald Trump n’avait pas été élu, cette démagogie aurait quand même créé d’immenses dégâts. Aujourd’hui, il gouverne comme il a mené campagne. Mais au-delà de ses déclarations fracassantes et de ses multiples Tweet, Trump n’a pas fait grand-chose.
      Ce qu’il a fait de pire, outre le travel ban [l’interdiction d’entrée sur le territoire des ressortissants de sept pays musulmans], ce sont des nominations telle que celle de l’ex-général Michael Flynn comme conseiller à la sécurité nationale – même si celui-ci a dû depuis démissionner.

      Steve Bannon, le « conseiller stratégique » du président, est toujours en fonction, qui essaie d’influencer Trump avec sa vision extrémiste de suprémaciste blanc. Le travel ban a certes été bloqué par la justice, mais cette mesure absurde, prise sans considération pour ses terribles conséquences humaines, est révélatrice du style Trump. Ce président cherche plus un effet symbolique qu’à combattre efficacement le terrorisme. Aucun des ressortissants des pays visés n’a été responsable de la moindre attaque meurtrière sur le sol américain ces dernières décennies. La nouvelle mouture du décret signé cette semaine répond de fait aux obstacles juridiques que soulevait la version initiale, mais sur le principe, rien ne change. Trump assimile toujours la nationalité d’une personne originaire de certains pays à majorité musulmane à une menace terroriste, bien que cela ne corresponde en rien à la réalité aux Etats-Unis.

      Les institutions américaines peuvent-elles être un contre-pouvoir efficace ?

      Les checks and balances [l’équilibre des pouvoirs] ont bien fonctionné dans le cas du travel ban, mais je reste très inquiet. Qu’en sera-t-il à l’avenir, face à d’autres initiatives de cette administration ? Aussi efficaces que soient les institutions, nous nous trouvons dans une situation inédite, face à un président qui ne montre pas la moindre considération pour les normes de base de la gouvernance démocratique. Il pourfend publiquement le système d’équilibre des pouvoirs qui l’empêche de faire ce qu’il veut. Le Congrès, où les républicains sont majoritaires, n’est pas prêt, du moins pour le moment, à jouer ce rôle de contre-pouvoir. Il y a quelques velléités : on l’a vu lors des auditions du nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson [ex-PDG d’ExxonMobil], qui a passé sa vie à négocier des « accords » avec des dictateurs pour extraire du pétrole. Il n’a été confirmé dans ses nouvelles fonctions, par le Sénat, que d’une très courte majorité.

      Les risques de dérives sont donc réels ?

      http://s2.lemde.fr/image/2017/03/10/534x0/5092386_6_adbb_2017-03-06-eaa3168-23351-1xgfdzj-11s8twqaor_44267d121f33bec9131651f12336f04f.jpg

      Le plus préoccupant est le refus de Donald Trump d’accepter la réalité, ainsi que sa propension à tordre les faits dans le sens qui l’arrange. Il est tellement prolifique dans ses mensonges que la presse, je le crains, n’arrive plus à le suivre afin de rétablir la vérité, même si les grands médias se sont engagés dans une vérification des faits (fact checking) sans précédent, réagissant en temps réels aux affabulations présidentielles.
      En tant qu’organisation de défense des droits humains, nous travaillons depuis longtemps sur les Etats-Unis. Il y a eu des jours difficiles par le passé, notamment pendant l’administration de George W. Bush. Mais cela s’annonce bien pire. Le président Bush reconnaissait l’existence d’un certain nombre de principes en matière de droits de l’homme, même s’il faisait tout pour les contourner. Pour Donald Trump, ces principes n’existent même pas et il ne voit pas en quoi ils pourraient concerner le travail de l’exécutif.

      Comment bloquer cette évolution ?

      Il y a eu de grandes manifestations contre le travel ban, mais une telle mobilisation sera difficile à tenir dans la durée. Car aux Etats-unis, cette tradition de descendre dans la rue n’existe pas comme en France. La seule chose à laquelle Trump pourrait être sensible est la pression de l’opinion, à travers les médias et les réseaux sociaux. Il est très peu sûr de lui et tient à son image publique. C’est un véritable « media addict ». Si la presse continue son travail éthique, elle pourra marquer des points. Mais cela ne sera pas simple. Il y a en effet un abîme entre les partisans de Donald Trump, qui croient à ses mensonges, et ses adversaires mobilisés vent debout contre tout ce qu’il peut dire ou faire. Dans un tel contexte, très polarisé, avec 40 % de l’opinion pro-Trump et un pourcentage équivalent d’anti-Trump, rendre audible le message de la vérité sera de plus en plus difficile, car les uns et les autres ne veulent entendre que ce qui correspond à leurs convictions. Il reste ces 20 % d’Américains qui n’ont pas de certitudes arrêtées et qu’il est encore possible de persuader en leur montrant les faits et en rappelant les principes fondamentaux de notre démocratie.

      Selon vous, l’Europe et la France sont-elles menacées d’une dérive similaire ?

      Quand on me dit, en France, que Marine Le Pen ne pourra jamais gagner, je réponds : on disait la même chose pour Trump ! Ce qui m’inquiète, c’est que le phénomène est beaucoup plus général. Nous assistons au même phénomène avec Geert Wilders aux Pays-Bas, Viktor Orban en Hongrie, Jaroslaw Kaczynski en Pologne et dans toute l’Europe. Ces mouvements populistes prétendent parler au nom du peuple et poussent vers la droite extrême les classes défavorisées. Cela est vrai des deux côtés de l’Atlantique, malgré de réelles différences.

      L’islamophobie des populistes européen n’est pas dominante dans le discours populiste américain, même si Trump joue sur cette corde. Ses électeurs se sentent plus concernés par la présence de la main-d’œuvre immigrée mexicaine, que par la menace d’une attaque terroriste. En Europe, les deux vont ensemble parce que beaucoup de migrants sont musulmans. En outre, il y a aussi une crainte de changements culturels. Pour les populistes, cette triple peur se focalise sur la même cible. La question de l’islam est prépondérante en Europe. Des gens comme Wilders utilisent des valeurs libérales, en prenant la défense des droits des femmes ou des gays, pour dénoncer la menace qu’il est censé représenter.

      Aux Etats-Unis, cette appréhension des changements culturels est moins forte. Mais le simple fait qu’un Afro-Américain ait pu devenir président des Etats-Unis représentait déjà un anathème pour ces courants populistes. Il y a un conservatisme culturel derrière le populisme de Trump.
      http://s1.lemde.fr/image/2017/03/10/534x0/5092388_6_17a1_le-president-donald-trump-a-la-maison_b6cbf747d9d97cb81d070226893b08b7.jpg

      Le président Donald Trump à la Maison Blanche, le 31 janvier.
      Quels pays européens vous inquiètent le plus ?

      La Hongrie et la Pologne sont déjà sur le chemin de ce que l’on appelle ces « démocraties non libérales », où sont mis danger les principes de l’équilibre des pouvoirs. La réaction des institutions européennes a été pitoyable en ce qui concerne la Hongrie. Elles ont mieux réagi dans le cas de la Pologne quand le gouvernement [du Parti Droit et justice, PiS, droite conservatrice] a pris le contrôle du Tribunal constitutionnel. L’Union européenne (UE) a su imposer des standards des droits de l’homme pour les nouveaux entrants. Mais, maintenant que le populisme se déploie à l’intérieur même de l’Union, elle doit mieux défendre ses valeurs parmi ses Etats membres.

      Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, le rôle de garant des valeurs universelles du trio Etats-Unis, Royaume-Uni, France ne vous semble-t-il pas menacé ?

      Le manque de leadership pour défendre les droits de l’homme dans le monde m’inquiète. Trump n’a envoyé son premier Tweet sur le sujet que tardivement, et sur le Venezuela ! Le Royaume-Uni a pratiquement déserté l’arène internationale : Theresa May veut quitter la Cour européenne des droits de l’homme et son ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, ne se préoccupe pas de cette thématique. [La chancelière allemande] Angela Merkel a été très courageuse lors de la crise des réfugiés. Elle a été forte face à la Russie, mais moins ferme à l’égard du président turc, Recep Tayyip Erdogan, car elle dépend de lui pour la lutte contre les passeurs.

      Mais on peut faire beaucoup avec des coalitions d’Etats, même quand les grandes puissances sont à la traîne. La campagne internationale contre les mines (lancée par HRW et cinq autres ONG), qui a remporté le prix Nobel de la paix [en 1997], avait été menée contre la volonté des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine, grâce à une coalition de soixante gouvernements. En décembre 2016, a été mis en place un mécanisme d’enquête sur les crimes de guerre en Syrie en passant par l’Assemblée générale des Nations unies, pour circonvenir le veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité. Les deux pays qui ont été à l’initiative de ce texte sont le Canada et le Liechtenstein. Il a été voté par 105 voix pour – dont la France et le Royaume-Uni – et seulement 15 contre. On peut donc agir sans les superpuissances. Des coalitions de petits gouvernements peuvent changer le monde.

      Craignez-vous un rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine ?

      Vladimir Poutine aimerait revenir à un monde où les gouvernements discutent les uns avec les autres de la marche du monde, sans ingérence dans leurs affaires intérieures et sans chercher à savoir comment les peuples sont traités. Il ne veut surtout pas entendre parler de la destruction du pluralisme en Russie. Mais les standards internationaux et les institutions ont évolué. La façon dont un gouvernement traite sa population est devenue une préoccupation internationale depuis la seconde guerre mondiale. Les Etats-Unis ont joué un rôle déterminant dans cette évolution. Poutine n’aime pas ça, Trump non plus. Au nom de son credo America first, il ne veut pas qu’on se mêle de ses affaires. Cela pose des problèmes au sein de son propre parti, car cela touche aux fondements de la diplomatie américaine. Les relations internationales, le soutien des alliés, la défense des droits ne font pas partie de l’univers d’un magnat de l’immobilier. Nous allons devoir l’éduquer.


  • #TURQUIE, Israël Russie- Bibifoc, sultan insulté et autres nouvelles
    http://vilistia.org/archives/13888

    10 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Russie Coïncidence (ou pas) du calendrier, deux importants voisins de la Syrie sont à Moscou pour rendre visite au boss du conflit. Commençons par Netanyahou, arrivé hier. Bibi l’a … Lire la suite →

    #TURQUIE_POLITIQUE_INTÉRIEURE


  • Frédéric Pichon : « L’avenir de l’Occident se joue en Syrie »
    Par Vianney Passot Mis à jour le 10/03/2017
    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/03/10/31002-20170310ARTFIG00134-frederic-pichon-l-avenir-de-l-occident-se-joue-en
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2017/03/10/XVMba39c7ae-0584-11e7-9d46-1fade7a22b6c.jpg

    FIGAROVOX.- Dans votre livre , vous revenez sur ce conflit en Syrie qui dure depuis 2011. Pourquoi ce titre ?

    Frédéric PICHON.- J’ai effectué près d’une dizaine de séjours depuis 2011, à Damas, Homs, Alep, Suweida, Lattaquié ou Tartous : c’est cette impression de gâchis qui m’est venue à l’esprit lors qu’il s’est agi de trouver un titre. En particulier lors d’un séjour à Alep fin janvier où j’ai achevé mon manuscrit…Ce conflit a éclaté il y a tout juste 6 ans. Il a mis à bas les infrastructures du pays, déplacé plus de la moitié de la population syrienne, forcé ses élites à l’émigration et fait près de 400 000 victimes selon moi. Admettons que les revendications de départ aient été aussi celles de davantage de partage des richesses et de libertés publiques (je crois qu’elles ne furent pas essentielles ni générales) : le résultat est tout autre.

    Tout ça pour ça…

    La Syrie, jadis relativement épargnée par l’extrémisme sunnite, est devenu un de ses sanctuaires, le niveau de vie s’est effondré et la corruption s’est généralisée. Les politiques et les intellectuels qui s’étaient beaucoup investi (surtout verbalement il faut le dire) dans un conflit qui « fonctionnait » très bien pour leur univers mental post historique et droits-de-l’hommiste ont vu toutes leurs prévisions déjouées, leurs actions entravées. Tout ça pour ça… C’est-à-dire devoir se résoudre à admettre que la Russie faisait peut-être partie de la solution, que le départ d’Assad n’était peut-être pas un préalable réaliste (même Emmanuel Macron, véritable machine à recycler les néoconservateurs français l’a reconnu) et qu’enfin entre deux maux il faut choisir le moindre... Tout cela aurait pu être évité. Voilà où nous en sommes aujourd’hui . A Palmyre, des dizaines de frappes américaines ont précédé la reprise du site par les forces spéciales russes, les Syriens et même le Hezbollah. En prévision de l’assaut sur Raqqa, les Marines sont en train de se coordonner avec les Russes, tandis que les Kurdes entraînés par le Pentagone ont fait leur jonction avec l’armée syrienne. (...)


  • Poutine et Erdogan déminent leur différend syrien
    http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/10/01003-20170310ARTFIG00303-poutine-et-erdogan-deminent-leur-differend-syrien

    Ce projet de constitution d’une zone tampon, destinée à isoler les belligérants sous parapluie russe, a donc connu un sérieux accroc, jeudi 9 février au matin, lorsque des accrochages ont opposé dans ces mêmes villages, les forces turques et syriennes. Le PYD a rendu Ankara responsable de ces affrontements qui selon des sources kurdes, aurait fait huit victimes militaires syriennes. Dans son briefing hebdomadaire consacré hier à la Syrie, le ministère russe de la Défense n’a fait aucune mention de ces incidents meurtriers.

    Ce silence souligne l’embarras du Kremlin vis-à-vis de son allié turc, dont il ne cesse par ailleurs de vanter les mérites. « Même si la Russie nous soutient, elle ne peut pas tout résoudre face à la Turquie dont l’objectif est de contrôler une part grandissante du territoire syrien », dénonce Abdoussalam Ali, le représentant du PYD à Moscou. Le cas de Manbij est d’autant plus emblématique qu’il s’agit d’un verrou stratégique vers Raqqa, la capitale autoproclamée de l’État islamique située plus à l’est. C’est là-bas que se prépare l’assaut décisif, préparé par les forces occidentales de la coalition - États-Unis en tête - avec l’aide des combattants kurdes.

    #Syrie #Turquie #Kurdes


  • Bibifoc, sultan insulté et autres nouvelles
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/03/bibifoc-sultan-insulte-et-autres-nouvelles.html

    Coïncidence (ou pas) du calendrier, deux importants voisins de la Syrie sont à Moscou pour rendre visite au boss du conflit. Commençons par Netanyahou, arrivé hier. Bibi l’a mauvaise en ce moment, voyant l’Iran reprendre plus que jamais pied en Syrie...


  • Romain Caillet | « L’Etat islamique va s’installer durablement en Irak et en Syrie »
    http://www.saphirnews.com/L-Etat-islamique-va-s-installer-durablement-en-Irak-et-en-Syrie_a19229.h

    Aaah la mémoire du Web ! Ces propos d’un expert ont deux ans et demi. #bêtisier

    Donc l’EI pourrait s’installer durablement en Irak ?
    Romain Caillet : Oui, je pense que l’EI va s’installer durablement. Les sunnites savent que l’EI est leur seul espoir de redevenir maîtres chez eux. Ils ont certes un désavantage démographique en Irak, mais c’est l’objectif de l’EIIL que de fusionner avec la Syrie pour inverser le rapport démographique et avoir un Etat sunnite à cheval entre l’Irak et la Syrie. Peut-être que des gens plus modérés que l’EI prendront leur place. Mais je pense que le Moyen-Orient tel qu’on le connaissait est fini, que les frontières régionales issues des accords de Sykes-Picot (signés en 1916 entre la France et la Grande-Bretagne pour le découpage des frontières du Moyen-Orient, ndlr) n’existeront plus.

    L’idée que les frontières vont disparaître n’est pas nouvelle. Walid Joumblatt, le leader druze, avait déjà émis cette idée quand a commencé la révolution en Syrie (en 2011, ndlr). Et Robert Fisk l’a reformulée dans un article pour The Independant, il y a quelques semaines, quand l’EI a rasé au bulldozer un mur de sable qui faisait office de frontière entre l’Irak et la Syrie.

    L’EI va-t-il aussi durablement s’installer en Syrie ?
    Romain Caillet : Bien sûr. Actuellement, ils occupent quasiment 90 % de la région de Deir Ezzor (est de la Syrie, ndlr). Globalement, la vallée de l’Euphrate, où il y a des populations culturellement très proches des sunnites irakiens, est clairement sous contrôle de l’EI. Il y a une cohérence historique dans un Etat comme celui-là. En Syrie, la vallée de l’Euphrate est peuplée de tribus qui ont été sédentarisées de force avec le tracé des frontières, et ces tribus nomades étaient à cheval sur l’Irak et la Syrie. J’ai fait des entretiens avec des gens qui ne sont pas proches de l’EI, mais qui se sentent appartenir à une tribu, qui se sentent bédouins avant d’être Syriens et ils se sont toujours sentis plus proches des Irakiens que des Syriens de Damas ou du littoral, sans même parler de la question confessionnelle. Parce qu’au-delà, il y aussi une culture qu’ils ont en commun.

    Après, est-ce que l’EI a la possibilité de s’installer plus loin que la vallée de l’Euphrate ? Je ne le sais pas. A l’ouest d’Alep et dans la région d’Idlib, où les populations se sentent pleinement syriennes, et pas du tout proches des Irakiens, il y a un gros rejet de l’EI.


  • Congrès National de l’Opposition Démocratique de Syrie, 15-17 Avril à Genève
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3040

    Le contexte s’y prête à une reprise des activités de l’opposition démocratique syrienne. Le mandat du haut comité des négociations créé lors de la crise et mis sous la coupe saoudienne a expiré en décembre 2016. Cette instance n’est plus habilitée à de quelconques pourparlers au nom de l’ensemble de l’opposition. Les travaux de la composante de Moscou est une instance consultative entre l’opposition et le pouvoir. L’instance du Caire est aussi inopérante, elle a été neutralisée par les efforts conjoints de (...)

    international, suivi, grand événement, internationaux, monde, continent, Etats, conflits, paix,

    / #Syrie,_opposition,_Turquie,_Qatar,_armée,_Alep,_Damas,_Bashar_Al-Assad,_Liban, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, Terrorisme , (...)

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    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/pdf/Opposition_syrienne_communique_1.pdf


  • Lafarge, du financement de groupes armés au mur anti-migrants de Trump
    https://www.bastamag.net/Lafarge-du-financement-de-groupes-armes-au-mur-anti-migrants-de-Trump

    L’entreprise franco-suisse de ciment LafargeHolcim a reconnu, ce 2 mars, avoir financé des groupes armés en Syrie entre 2012 et 2014 pour maintenir en activité son usine syrienne dans un pays en pleine guerre (lire leur communiqué en anglais). Six mois après les premières révélations du quotidien Le Monde sur les pratiques douteuses de l’usine syrienne de Lafarge, l’entreprise a concédé que « les mesures prises pour poursuivre l’activité de son usine étaient inacceptables » et que la filiale locale de (...)

    En bref

    / #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Multinationales, #Migrations, #Amériques, Proche et Moyen (...)

    #Proche_et_Moyen_Orient


  • L’entonnoir qu’est la postmodernité
    http://www.dedefensa.org/article/lentonnoir-quest-la-postmodernite

    L’entonnoir qu’est la postmodernité

    08 mars 2017 – La chose est comme une cascade, un tourbillon, une poignée de sable entre les doigts... Passez de la fuite massive dite-Vault7 sur les œuvres de la CIA pour écouter et manipuler everybody et la Russie en premier, à l’antirussisme furieux et sans retour qui soulève les cœurs à Washington D.C. mais aussi bien le cœur gros comme ça du p’tit Micron, à cette deuxième réunion en moins d’un mois des deux chefs d’état-major US et russe (cette fois avec le CEM turc, à Ankara) – puis soufflez un peu, d’une part pour vous reprendre et comprendre qu’il n’y a rien à comprendre après tout, d’autre part comme on éteint une bougie puis la rallume en se frottant les yeux pour voir si l’on a bien vu. Voyez, c’est ce que je fais.

    En composant le titre de cette page de mon (...)

    • Avec entre autre, pour rire :

      Il s’agit ici de signaler que vient de se tenir à Ankara une intéressante rencontre. Trois chefs d’état-major s’y trouvaient réunis : celui des USA, celui de la Russie, et également, tout de même, celui de la Turquie. C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les deux potes, Dunford (USA) et Gerasimov (Russie) se rencontrent. Cette fois, les circonstances étaient particulières et remarquables : Dunford et le Turc (appelons-le par son nom, le Général Hulusi Akar) avaient quelque désaccord considérable à débattre, de la sorte qui caractérise deux bons alliés de l’OTAN, sur les Kurdes ou à peu près... Qui pouvaient-ils appeler pour jouer au médiateur, sinon l’ami Gerasimov, qui est Russe et qui ne fait pas partie de l’OTAN, qui est donc un copain loyal et digne de confiance à la fois de Dunford et de Akar ? Tout va bien en Syrie (et au sein de l’OTAN encore mieux).