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  • #Jon_Swain, la traversée des #Khmers_rouges

    Le Cambodge déchiré est au cœur des mémoires du reporter britannique qui narre la décennie 1970-1979, en proie à la peur, à la folie et à une « tristesse majestueuse ».

    La déflagration approche. La glissade a déjà commencé. Quand Jon Swain débarque à l’aéroport Pochentong de Phnom Penh, l’Indochine est presque déjà un souvenir. Elle hante encore les discussions, nourrit l’imaginaire et sert de toile de fond au chaos qui surgit. Jon Swain a alors « à peine plus de vingt ans », la foi des aventuriers et l’envie des rêveurs d’ailleurs, égarés dans le conformisme et la grise monotonie de l’Occident. Par un matin froid de 1970, le journaliste quitte son desk anglais de l’AFP à Paris pour rejoindre les rives du Mékong. Il ne quittera plus le « spectacle vraiment grandiose » de ce fleuve, écrit-il en empruntant à Henri Mouhot, naturaliste et explorateur français du XIXe siècle qui l’accompagne dans ce voyage sans réel retour. Marqué à vie par la « tristesse majestueuse d’un pays torturé mais magnifique ».

    Jon Swain va s’immerger sans sombrer, malgré de terribles remous. Il arrive dans un « Cambodge sans avenir ». Epaulé par les Etats-Unis, le maréchal Lon Nol vient de chasser du pouvoir Norodom Sihanouk. La guerre du Vietnam déborde dans le trop petit, trop fragile et trop divisé royaume khmer. Les combats sont déjà aux portes de Phnom Penh. Swain passe son baptême du feu comme reporter embarqué dans les rangs de l’armée cambodgienne du général Dien Del. Ses hommes luttent contre les vietcongs, un boudha sculpté autour du cou pour gri-gri antiballes, des baskets aux pieds et des chapelets de grenade comme des pommes à leur ceinture. Les Khmers rouges, casquette Mao et sandales Ho Chi Minh, sortent de la forêt.

    Rêvasseries opiacées.
    Swain découvre combien la « guerre nous rend aussi romantiques que cyniques ». Quelques pages avec des rêvasseries opiacées dans les antichambres des bordels, des « beautés exotiques aux yeux en amande et à la peau caramel » fleurent bon le folklore de pacotille à la mode du Mal jaune de Lartéguy. Même si l’on comprend que le « sexe et l’opium ont été des exutoires essentiels à la survie », rappelle Swain qui a trouvé l’amour dans les bras de Jacqueline et l’amitié indéfectible aux côtés des reporters et photographes.

    Hormis ces passages, ces mémoires, pour la première fois traduits en France, sont un témoignage rare et un récit prenant, parfois effrayant, d’un monde qui sombre, de Saigon à Phnom Penh, de Hanoi au golfe de Thailande, dans cette décennie (1970-1979) qui a été un bain de sang en Asie du Sud-Est. Dans la galerie de personnages côtoyés (tenancières, diplomates, patron de bar, combattants, villageois, écrivains et journalistes), dans ces scènes qui racontent la dérobade au bord de l’abîme, on voit la « peur gagner du terrain ». Swain campe comment les Cambodgiens « vivaient simplement, naturellement. Sans la moindre idée du désastre à venir. […] Avec une foi puérile dans la capacité des Occidentaux à résoudre leurs problèmes ». Le Cambodge est au cœur du livre, en proie aux déchirures.

    Capitale ratissée.
    Swain est à Phnom Penh quand la capitale est prise par les Khmers rouges, le 17 avril 1975. Il est bientôt minuit dans le Royaume. « La folie semblait prendre le pouvoir », note le reporter du Sunday Times. Le 17 avril 1975, il est braqué par des « gamins, les yeux injectés de haine, la bouche écumante. […] Des petits paysans avec la mort au bout des doigts. […] J’étais encore assez jeune pour penser que la mort, même au Cambodge, n’arrivait qu’aux autres. Là, j’avais le sentiment qu’elle me tendait les bras. » Grâce à Dith Pran, le fixeur cambodgien du New York Times, il échappe à l’exécution. L’histoire sera au cœur de la Déchirure, le film de Roland Joffé en 1985.

    Swain est l’un des très rares journalistes présents à l’ambassade de France, dernier îlot de liberté dans une capitale ratissée par des Khmers rouges vindicatifs et sanguinaires. « Mais que pouvait la souveraineté française au milieu de ce fatras révolutionnaire et du pouvoir absurde des armes ? » Le récit de ces jours « sombres entre tristesse et effroi » (Libération du 29 juin 2010) est quasi unique. River of Time raconte le dilemme des autorités françaises qui ont dû livrer des centaines de Cambodgiens aux mains de leurs futurs bourreaux. Et rappelle le rôle joué par François Bizot, alors anthropologue, qui, lui aussi, a consigné ces moments terribles dans le Portail.

    Puis l’ambassade est évacuée, Swain transféré vers la Thaïlande. Il parcourt le Laos, le Vietnam où le nord communiste finit par avaler pour de bon le sud du pays. Dans des pages terrifiantes et noires comme de l’encre, il croise la route de boat people vietnamiens, survivants des viols, des tortures, du cannibalisme. Raconte la tragédie d’un peuple qui « supporte l’insupportable ». Funeste parabole d’un monde englouti.

    https://next.liberation.fr/livres/2019/07/03/jon-swain-la-traversee-des-khmers-rouges_1737792
    #livre #histoire #génocide #Cambodge

    ping @albertocampiphoto

    • River of time

      « Le formidable livre de Jon Swain va bien plus loin que tout ce que j’ai lu sur le tragique conflit d’Indochine. C’est à la fois une lettre d’amour à un pays qu’il adore et une introspection sans concession. River of Time est le témoignage d’événements terribles et douloureux. Ce livre est d’une honnêteté désarmante. C’est une étude brillante et perturbante sur les liens ancestraux entre la beauté, la mort, la violence et l’imagination qui se sont mêlés au Vietnam comme nulle part ailleurs. » J. G. Ballard, Sunday Times. 1970. Jon Swain a vingt-deux ans. Il couvre la guerre du Vietnam et est l’un des rares journalistes présents à Phnom Penh quand la ville tombe aux mains des Khmers rouges. Capturé, il échappe de peu à l’exécution grâce à l’interprète cambodgien du New York Times, Dith Pran. Cette histoire bouleversante a inspiré le célèbre film de Roland Joffé, La Déchirure (The Killing Fields). « Le livre de Jon Swain conjugue plus qu’aucun autre la poésie avec une description précise et rigoureuse des faits. » François Bizot, auteur du Portail. « L’un des meilleurs livres sur les guerres d’Indochine écrits par un correspondant de presse avec ceux de Michael Herr ou de Neil Sheehan. » Rémy Ourdan, Le Monde.


      https://editionsdesequateurs.fr/Actualites/Catalogue/RiverOfTime

  • The Tiananmen Square massacre, 30 years on - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/06/08/tian-j08.html

    By Peter Symonds, 8 June 2019 - Thirty years have passed since heavily-armed Chinese troops, backed by tanks, moved through the suburbs of Beijing on the night of June 3–4, 1989, killing hundreds, probably thousands, of unarmed civilians. The military forces overwhelmed makeshift barricades with brute force as they made their way to Tiananmen Square—the site of weeks of mass protests by students and workers.

    Those barbaric events, which demonstrated the willingness of the Stalinist Chinese Communist Party (CCP) regime to do anything to stay in power, have gone down in history as the Tiananmen Square massacre. Yet most of deaths during that murderous assault were of workers who courageously tried to halt the progress of troops to central Beijing. Estimates vary, but up to 7,000 were killed and 20,000 wounded.

    Moreover, in the reign of terror that followed throughout China it was the workers who received the harshest penalties, including lengthy jail terms and death sentences. Around 40,000 people were arrested just in June and July, mostly members of Workers Autonomous Federations that had sprung up in the course of the protests.
    Protesters in Tiananmen Square

    What is commonly depicted as the crushing of student protesters was in fact a wave of repression directed overwhelmingly against a mass movement of the working class. What had begun in April as student protests calling for democratic reforms had swelled into the millions as workers joined the demonstrations by mid-May, making their own class demands.

    The Beijing Workers Autonomous Federation was established on April 20 with a handful of workers and rapidly expanded to become a major organising centre by mid-May. On May 17, up to two million people marched through the centre of Beijing, the majority being workers and their families under the banners of their work units or enterprises. Reflecting the impact of events in Beijing, Workers Autonomous Federations were established in a host of major cities, including Changsha, Shaoyang, Xiangtan, Hengyang and Yueyang.

    While moderate student leaders were intent on pressing the CCP bureaucracy for concessions on democratic rights, workers were animated by concerns over deteriorating living standards, soaring inflation and a wave of sackings and closures. The regime’s embrace of the capitalist market since the 1970s had led to widening social inequality and rampant bureaucratic corruption and profiteering. Workers were bitterly hostile to the accumulation of privileges and wealth by the top CCP leaders, such as Deng Xiaoping, Li Peng, Zhao Ziyang, Jiang Zemin, Chen Yun and their family members, and were contemptuous of their claims to be communist and socialist.

    A statement by workers issued on May 25 expressed the rebellious currents in the working class. “Our nation was created by the struggle and labour of we workers and all other mental and manual labourers. We are the rightful masters of this nation. We must be heard in national affairs. We must not allow this small band of degenerate scum of the nation and the working class to usurp our name and suppress the students, murder democracy and trample human rights.” [1]

    Premier Zhao Ziyang had been sympathetic to the demands of student leaders and had counselled making small concessions to calls for basic democratic rights. However, no compromise was possible with the working class, whose unrest threatened the very existence of the regime. As the protest movement rapidly grew in size and confidence, paramount leader Deng Xiaoping removed his ally Zhao as premier, installed hardline Li Peng in his place and ordered the military to violently suppress the protests in Beijing and nationally.
    The crisis of Stalinism

    The resort to such extreme measures was bound up with the profound crisis of Stalinism, not only in China but internationally. In response to deepening economic and social crises, a turn was underway in China, Eastern Europe and the Soviet Union toward the dismantling of centralised bureaucratic planning mechanisms, encouragement of private enterprise and establishment of market mechanisms.

    After assuming the leadership of the Communist Party of the Soviet Union in 1985, Mikhail Gorbachev introduced his keynote policies of perestroika (restructuring) and glasnost (openness and transparency) that laid the framework for greater autonomy for enterprises outside the central planning mechanisms and, under the guise of democratic reform, sought to establish a base of social support for the regime among the petty bourgeoisie.

    Gorbachev’s pro-market restructuring also encouraged the Stalinist regimes in Eastern Europe in their plans for capitalist restoration, making desperate bids to resolve their mounting economic and political crises. These processes dramatically accelerated as Gorbachev signaled that the Soviet Union would not intervene militarily to prop up its Soviet bloc allies, as it had done in Hungary in 1956 to crush the workers’ uprising and in Czechoslovakia in 1968 to end liberal reforms. In December 1987, he announced the withdrawal of 500,000 Soviet troops from Eastern Europe.

    In a very short period of time, during 1989–90, the Stalinist bureaucracies in one Eastern European country after another moved to restore capitalism, dismantling what remained of nationalised property relations and centralised planning.

    In Poland, talks between the government and opposition Solidarity leaders resulted in a deal in April 1989 to hold limited elections. This paved the way for the installation in August of Solidarity leader Tadeusz Mazowiecki as prime minister. He unleashed sweeping pro-market restructuring.

    Similar negotiations in Hungary, where the processes of pro-market restructuring were already advanced, led to a new constitution in August 1989. Multi-party elections in May 1990 resulted in a government that junked what remained of centralised planning and carried out wholesale privatisation.

    Amid a mounting economic and political crisis, Gorbachev visited Berlin in October 1989 to urge the East German government to accelerate pro-market reforms. Erich Honecker resigned as leader two weeks later. On November 9, the government announced the end of all border restrictions and Berlin citizens tore down the hated Berlin Wall. Before the end of the month, West German Chancellor Helmut Kohl unveiled a plan to integrate East Germany with capitalist West Germany—a process that was completed by October 1990.

    The collapse of the Stalinist regimes in Czechoslovakia, Romania and Bulgaria quickly followed. By the end of 1990, governments throughout Eastern Europe were giving full rein to the plunder of state-owned property, an influx of foreign capital and the dismantling of social services, leading to a precipitous deterioration in living standards.

    Gorbachev’s policies in the Soviet Union gave rise to intense pressures within the Stalinist bureaucracy and the emerging layer of entrepreneurs for a far speedier dismantling of all fetters on private ownership and market relations. This found expression in the installation of Boris Yeltsin in July 1991 and the implementation of pro-market “shock therapy.” In December 1991, the Soviet Union was formally dissolved.

    The break-up of the Soviet Union and collapse of the Stalinist states in Eastern Europe led to an orgy of triumphalism in the capitalist media proclaiming the end of socialism. Pundits, politicians and academics, who had foreseen nothing and could explain nothing, exulted over the triumph of the market, even going so far as to pronounce the end of history. In other words, capitalism supposedly represented the highest and final stage of human development. A new period of peace, prosperity and democracy would dawn, they all declared.

    The International Committee of the Fourth International (ICFI), based on the analysis made by Leon Trotsky of Stalinism, had rejected the universal adulation of Gorbachev and warned that his policies were rapidly leading to the dismantling of the gains of the first workers’ state. Its perspectives resolution entitled “The World Capitalist Crisis and the Tasks of the Fourth International,” published in August 1988, made clear that the breakdown of the Soviet Union was not a product of socialism, but rather of Stalinism and its reactionary autarchic conception of “socialism in one country”:

    The very real crisis of the Soviet economy is rooted in its enforced isolation from the resources of the world market and the international division of labour. There are only two ways this crisis can be tackled. The way proposed by Gorbachev involves the dismantling of state industry, the renunciation of the planning principle, and the abandonment of the state monopoly on foreign trade, i.e., the reintegration of the Soviet Union into the structure of world capitalism. The alternative to this reactionary solution requires the smashing of imperialism’s domination over the world economy by linking up the Soviet and international working class in a revolutionary offensive aimed at extending the planned economy into the European, North American and Asian citadels of capitalism. [2]

    In the aftermath of the dissolution of the Soviet Union, the ICFI identified the root cause of the crisis of Stalinism in the processes of the globalisation of production that had been underway since the late 1970s, which had undermined all programs based on national economic regulation. While the crisis of Stalinism was the most immediate and acute expression, these same processes lay behind the international embrace of pro-market restructuring by Social Democratic and Labour parties, and trade unions, and their abandonment of any defence of the social rights of the working class.
    Capitalist restoration in China

    The events in Eastern Europe and the Soviet Union had a profound impact in China, where processes of capitalist restoration had been underway since the 1970s. The CCP’s decision in June 1989 to use the military to brutally suppress the working class was in no small measure conditioned by its longstanding fear of a repetition in China of the mass strike movement in Poland in 1980–81 that led to the formation of the Solidarity trade union.

    China specialist Maurice Meisner explained that the involvement of masses of workers in the protests in Tiananmen Square on May 17 “did much to rekindle the ‘Polish fear’ among Party leaders, their decade-old obsession about the rise of a Solidarity-type alliance between workers and intellectuals in opposition to the Communist state. And that fear, in turn, contributed to their fateful decision to impose martial law.” [3]

    While Deng Xiaoping recognised the affinity of Gorbachev’s perestroika with the policies that he had already enacted, he did not embrace the political liberalisation of glasnost, fearing it would undermine the foundations of the CCP regime. When Gorbachev visited Beijing in mid-May 1989 to cement closer Sino-Soviet ties, the Chinese leadership kept him closeted from public view, anxious that his presence would give further impetus to the protests in Tiananmen Square. The rapid collapse of the Stalinist regimes in Eastern Europe only heightened the determination of the CCP bureaucracy to suppress any opposition.

    The roots of the crisis in China lay in the outcome of the 1949 Chinese revolution. The monumental events that brought the Chinese Communist Party to power ended more than a century of imperialist oppression that had mired the country of more than 500 million in squalor and backwardness. It expressed the aspirations of the vast majority of the population for economic security, basic democratic and social rights, and a decent standard of living. Decades of political upheaval and a war against Japanese imperialism from 1937 to 1945 had ravaged the country and left an estimated 14 million Chinese soldiers and civilians dead.

    Like the Soviet bureaucracy, however, the new CCP apparatus was based on the reactionary nationalist program of “socialism in one country,” which was a repudiation of socialist internationalism and Leon Trotsky’s theory of Permanent Revolution which underpinned the October Revolution in Russia in 1917.

    As a result, the course of the revolution and the subsequent evolution of the People’s Republic of China (PRC) proclaimed by Mao Zedong in 1949 was distorted and deformed by Stalinism, which dominated the CCP in the wake of Stalin’s betrayal of the Second Chinese Revolution of 1925–27. Stalin subordinated the very young CCP to the bourgeois nationalist Kuomintang, resulting in crushing blows to the Chinese Communists and working class in April 1927, and again in May 1927. CCP leaders and members who supported Trotsky’s analysis of the tragedy were expelled.

    In the wake of the 1949 Chinese Revolution, the pragmatic, nationalist ideology of Maoism led China rapidly into a blind alley. Mao’s perspective of a “New Democracy” sought to maintain a bloc with the national bourgeoisie, but the CCP government was driven, under conditions of the Korean War and the internal sabotage by bourgeois and petty bourgeois elements, to go further than intended. By 1956, virtually every aspect of the economy was nationalised and subject to bureaucratic planning along the lines of the Soviet Union, but the working class had no say through its own democratic organs.

    The organic hostility of the Maoist regime to the working class was expressed in its repression of Chinese Trotskyists, all of whom were jailed in 1952 amid the rising resistance by workers. As with the Eastern European states, the Fourth International characterised China as a deformed workers’ state, a highly conditional formula that placed the emphasis on the deformed, bureaucratic character of the regime.

    The national autarky of “socialism in one country” generated worsening economic and social turmoil, and crises for which the CCP bureaucracy had no solution, leading to bitter internal factional warfare. Mao’s fanciful scheme for a peasant socialist society, which underpinned his “Great Leap Forward,” ended in economic catastrophe and mass starvation. His factional opponents, led by Liu Shaoqi, followed the Soviet model of bureaucratic planning with its emphasis on heavy industry, but this provided no alternative.

    The economic crisis was greatly worsened by the 1961–63 split with the Soviet Union and the withdrawal of Soviet aid and advisers, as the two Stalinist regimes advanced their conflicting national interests. In a last desperate bid to oust his rivals, Mao unleashed the Cultural Revolution in 1966, which rapidly span out of his control, leading to confused and convulsive social struggles that threatened the very existence of the regime. Mao turned to the military to suppress workers who had taken literally his edict to “Bombard the Headquarters,” resulting in mass strikes in Shanghai and the formation of an independent Shanghai People’s Commune in 1967.

    Incapable of resolving the immense economic and social problems wracking the country, and facing a military confrontation with the Soviet Union, the CCP bureaucracy forged an anti-Soviet alliance with US imperialism that laid the basis for China’s integration into global capitalism. While Deng Xiaoping is generally credited with initiating market reforms, Mao’s rapprochement with US President Richard Nixon in 1972 was the essential political and diplomatic pre-condition for foreign investment and increased trade with the West.

    The process of “opening and reform” went hand-in-hand with the imposition of strict discipline and emphasis on boosting production in workplaces. Maurice Meissner noted: “Factory managers dismissed during the Cultural Revolution were restored to their former posts, accompanied by calls to strengthen managerial authority, labour discipline, and factory rules and regulations—and to struggle against ‘anarchism’ and ‘ultra-leftism.’ There were dramatic increases in foreign trade and in imports of foreign technology. Veteran party leaders attacked during the Cultural Revolution were ‘rehabilitated’ at an increasingly rapid pace; by 1973, it has been noted, ‘the pre-Cultural Revolution cadres were running the government ministries.” [4]

    From 1969 to 1975, the value of foreign trade increased from $US4 billion to $14 billion per annum. From the end of 1972 until mid-1975, China imported whole industrial plants, valued at $2.8 billion, mainly from Japan and western Europe.

    Deng Xiaoping who had been ostracised during the Cultural Revolution as the “No 2 capitalist roader,” was rehabilitated, appointed a vice premier of the state council under Zhou Enlai. Deng led the Chinese delegation to a special session of the UN in 1974 where he declared that the “socialist bloc” no longer existed and China was part of the Third World. In the factional power struggle that followed Mao’s death in 1976, Deng emerged as the dominant figure in the Stalinist bureaucracy. He embraced US imperialism ever more closely, formalising diplomatic relations in 1979, launching a border war against neighbouring Vietnam, and defending US allies such as the Chilean dictator Augusto Pinochet.

    From 1978, Deng greatly accelerated the “reform and opening” pro-market reforms. Four Special Economic Zones (SEZs) were established in 1979 in Shenzhen, Zhuhai, Shantou and Xiamen, where foreign entrepreneurs and joint ventures produced goods for export and enjoyed tax breaks and other concessions. A similar system was later implemented in key port cities such as Shanghai. In the countryside, the collectivised communes were dismantled and restrictions removed on the operation of private enterprises. Prices for agricultural produce were lifted. In the cities, moves were made to transform thousands of state-owned enterprises into profit-making corporations. Private enterprises were permitted, the market was increasingly allowed to determine prices for consumer goods, and a “labour market” was initiated, allowing the hiring and firing of workers.

    The pro-market reforms led to the rapid rise of social inequality. Millions of former peasants were left landless and forced to seek employment in the cities. In the SEZs, where the capitalist market was given free rein, corruption and criminal activity was rampant, including smuggling, bribery and the theft of state-owned property. The sons and daughters of the top party leaders took full advantage of their political connections to establish their own business empires. With the lifting of price restrictions, inflation rocketed to 18.5 percent in 1988, to which the regime responded by drastically reducing credit and re-imposing import restrictions. Hundreds of thousands of workers lost their jobs, as private enterprises reduced their workforces or closed down altogether. Unemployment, the loss of job security, as well as skyrocketing prices, combined with disgust at the corruption and enrichment of CCP bureaucrats, fueled the social unrest that erupted in the mass protests by workers the following year.
    Capitalist restoration following Tiananmen Square

    In the aftermath of the bloody crackdown in Tiananmen Square and the police dragnet throughout the country, the factional battle inside the CCP leadership sharpened in the next three years over Deng’s program of capitalist restoration. In ordering the troops against workers and students, Deng had removed his chief ally in pro-market restructuring, Zhao Ziyang, as premier. Former Shanghai party leader Jiang Zemin was installed as a compromise choice to the top post of CCP secretary general. The initiative shifted to the so-called hardliners—Li Peng and Chen Yun, who, in criticising Zhao, were also criticising Deng’s policies.

    However, in advocating restrictions on market relations, Li and Chen based their policies on the status quo ante and the nationalist perspective of “socialism in country,” which had already proven to be a dead-end. They were looking toward the Soviet Union, even as the deformed workers’ states in Eastern Europe were collapsing and Gorbachev’s policies were undermining centralised planning and nationalised property relations. Their so-called “Soviet faction” represented sections of the Chinese bureaucracy whose power and privileges resided in their control of key sections of state-owned industry and the central apparatus in Beijing.

    At the Fifth Plenum in November 1989, Li delivered the main report, based on the recommendations of a revived State Planning Commission. The adopted plan called for cutting inflation to 10 percent in 1990 and economic growth to 5 percent by maintaining tight controls on credit and balancing the national budget. Rural industries would not be allowed to compete with state-owned enterprises. While keeping the SEZs and “open door” policy in place, the new restrictions hit rural and provincial industries, particularly in the south of the country.

    While Deng no longer held any official party or state position, he still retained considerable political clout, especially in the southern provinces where the new profit-making industries were concentrated. Deng had sided with the hardliners in opposing any political liberalisation and, above all, supported the 1989 military crackdown, but he was adamant that the restrictions on private enterprises and foreign investment had to be completely dismantled.

    The snowballing crisis in the Soviet Union brought matters to a head. An attempted Stalinist putsch in August 1991 to oust Gorbachev and Yeltsin and wind back their program of pro-market restructuring ended in dismal failure. China scholar Michael Marti explained: “This one event changed the thinking about the political equation within the Chinese leadership, including that of Deng Xiaoping. The failure of the Soviet Red Army to support the Communist Party of the Soviet Union in its bid to regain control threw the CCP into a panic. The Chinese leadership feared that a precedent had been established.” [5]

    The factional battle lines were drawn. While the “Soviet faction” began to call into question the entire agenda of pro-market reforms, including the establishment of the SEZs, Deng insisted that the levels of economic growth were too low to maintain employment and social stability. “If the economy cannot be boosted over a long time,” he told a meeting of party elders as far back as late 1989, “it [the government] will lose people’s support at home and will be oppressed and bullied by other nations. The continuation of this situation will lead to the collapse of the Communist Party.” [6]

    Deng was also concerned that the crisis in the Soviet Union, following the collapse of Stalinism in Eastern Europe, would greatly change geo-political relations. Not only had Deng’s strategy sought to balance between the US and the Soviet Union, but his economic policies depended on a large influx of foreign investment, which could potentially shift to exploiting new opportunities opening up in the former Soviet republics.

    Along with provincial leaders in the southern provinces, Deng counted on the support of People’s Liberation Army (PLA). The generals had been shocked by the way in which US imperialism and its allies had deployed hi-tech weaponry in the 1990–91 Gulf War to rapidly destroy the Iraqi military. Their conclusion was that China had to invest heavily in modernising the PLA and only Deng’s policies could transform the economy and produce the growth needed to supply that investment.

    Deng set out on his “Southern tour” in January–February 1992, just 20 days after the formal liquidation of the Soviet Union in December 1991, accompanied by top generals, the state security chief Qiao Shi and party elder Bo Yibo. As he visited the SEZs and southern cities, he declared that there would be no reversal of economic policies in the face of the Soviet collapse. Dismissing concerns about growing social inequality, he is said to have declared: “Let some people get rich first.”

    In a showdown with Chen Yun in Shanghai, Deng reportedly shouted: “Any leader who cannot boost the economy should leave office.” Openly backing capitalist restoration, he declared: “We should absorb more foreign capital and more foreign-advanced experiences and technologies, and set up more foreign-invested enterprises. Do not fear when others say we are practicing capitalism. Capitalism in nothing fearsome.” [7]

    Deng prevailed, opening the door for wholesale capitalist restoration that transformed the whole country into a giant free trade zone for the exploitation of cheap Chinese labour. The crocodile tears shed by Western politicians over the Tiananmen Square massacre were rapidly cast aside as foreign investors recognised that the police-state regime in Beijing was willing to use any method, no matter how brutal, to discipline the working class. In 1993, the CCP proclaimed that its objective was a “socialist market economy,” giving a threadbare “socialist” disguise to its embrace of capitalism.

    In 1994, the CCP formally established a “labour market,” by legitimising the sale and purchase of labour power. State-owned enterprises were corporatised into companies run for profit. The unprofitable ones were restructured or shut down. The better equipped, in sectors not designated as strategic, were sold off or converted into subsidiaries of foreign transnationals. A small number were preserved as state-owned “national flagships.”

    Between 1996 and 2005, the number of employees in state- and collective-owned enterprises halved, from 144 million to 73 million workers. Along with guaranteed life-time employment, the “iron rice bowl” of cradle-to-grave services was also dismantled. Essential services that had previously been provided by state-owned enterprises—childcare, education, health care and pensions—were now left to individual workers.
    Chinese capitalism today

    The restoration of capitalism in China over the past 30 years has only exacerbated the underlying social tensions within Chinese society and compounded the political and geo-political dilemmas confronting the CCP apparatus.

    The extraordinary economic expansion of China to become the world’s second largest economy has rested, in the first place, on the immense gains of the 1949 Revolution that unified China for the first time in decades, created an educated and skilled workforce, and developed basic industries and essential infrastructure. The flood of foreign investment into the country transformed China into the sweatshop of the world and produced a massive 11-fold increase in the economy between 1992 and 2010. This rapid growth, however, did not reflect an inherent strength of the Chinese economy, but rather its role in the world economy, dependent on foreign investment and technology.

    The imperialist powers, above all the United States, were more than willing to exploit cheap Chinese labour as long as China’s economic expansion did not challenge their own established geo-political interests. However, the vast quantity of raw materials and energy that Chinese industries require from around the world have increasingly brought it into conflict with the US and other major powers, in Asia, Africa, the Middle East and internationally. Moreover, as China has sought to create its own hi-tech “national champions” such as Huawei and ZTE, the US, under the Trump administration, has declared economic war on Beijing, not just in matters of trade. It has openly opposed Chinese plans to develop and expand hi-tech industries and to more closely link Eurasia to China through massive infrastructure projects under Beijing’s Belt and Road Initiative.

    The delusion promoted by CCP leaders that China could, through a “peaceful rise,” become a world power on a parity with the US has been shattered. China’s expansion has brought it into conflict with the global imperialist order dominated by the United States. Under Obama and now Trump, the US has begun using all means at its disposal to ensure its continued global hegemony. Trump’s economic war goes hand-in-hand with a military build-up in the Indo-Pacific, escalating naval provocations in the South China Sea, under the guise of “freedom of navigation operations, and more open preparations for a war between the two nuclear-armed powers.

    The CCP leadership has no answer to the mounting danger of war, other than desperately seeking an accommodation with imperialism, while engaging in a frenetic arms race that can only end in catastrophe for the working class in China and internationally. Capitalist restoration, far from strengthening China’s capacity to counter the US, has greatly weakened it. The regime is organically incapable of making any appeal to the international working class, as that would inevitably lead to social struggles by the working class at home.

    Having abandoned even its previous nominal commitment to socialism and internationalism, the CCP has increasing relied on whipping up Chinese nationalism to try to create a social base in layers of the middle class. There is nothing progressive about Chinese chauvinism and patriotism, which divides Chinese workers from their class brothers and sisters internationally, and within China from non-Han Chinese minorities. Its repressive measures against Uighurs, Tibetans and other ethnic groups have provided an opening that the US is seeking to exploit. Under the bogus banner of “human rights,” Washington is promoting separatist groups as part of its ambition to fracture and subordinate China to its interests.

    Thirty years after the Tiananmen Square massacre, the CCP leadership is terrified of a renewal of working-class opposition, the first stirrings of which have been seen in the more numerous reports of workers’ strikes and protests, and, significantly over the past year, in a turn by a layer of university students to assist workers in their struggles. Since 1989, the working class in China has vastly expanded to an estimated 400 million and as a proportion of the population. One indicator is the growth of the country’s urban population from just 26.4 percent of the total in 1990, to 58.5 percent in 2017.

    The CCP leadership boasts of having lifted hundreds of millions out of poverty, using the UN’s very austere measures of poverty. Such benchmarks ignore the many factors that are fueling discontent among workers, including the common practice of late or unpaid wages, unhealthy and dangerous factory conditions, harsh corporate disciplinary practices, and the lack of basic social rights for tens of millions of internal migrants in the cities. All of these oppressive conditions are monitored and policed by the All-China Federation of Trade Unions, which functions as an arm of the CCP bureaucracy in workplaces.

    Capitalist restoration has produced a dramatic rise in social inequality: from one of the most equal societies in the world, China has become one of the most unequal countries. It is home to more dollar billionaires than any other country except the United States. While Chinese workers struggle to survive on the minimum wage of $370 a month, the wealthiest individual, Tencent chairman Pony Ma, has a personal fortune of almost $40 billion. These super-rich oligarchs, who in many cases have built their fortunes through naked corruption and the looting of state-owned property, are represented in the Chinese Communist Party and sit on powerful advisory bodies.

    The gulf between the super-rich and the vast majority of the workers and the poor is generating huge social tensions that, sooner rather than later, will explode on a scale that will eclipse the rebellion by workers and students 30 years ago. The lesson drawn by the Stalinist leadership from the 1989 events was that it had to suppress, through all available means, any expression of opposition that could become the focus of a broader movement against the regime. Incapable of meeting the pressing social needs of the majority of the population, the CCP has vastly expanded its police-state apparatus, now spending more each year on its internal security forces than it does on external defence.

    The working class must also draw the necessary political lessons from the defeat of that movement in 1989, which was rapidly assuming revolutionary dimensions. What was lacking was not determination, audacity and courage, nor numbers, which were rapidly swelling across China, but the essential problem facing the international working class in the 20th century—the absence of revolutionary leadership.

    James Cogan summed up the issue in his analysis “Ten years since the Tiananmen Square massacre,” stating:

    Inexperienced politically and lacking a political perspective outside of opposition to the existing regime, the workers’ leaders advanced no alternative to, and deferred to, the student bodies. The workers of China knew in their life experience what they were against—Stalinism and capitalism—but they were not able to articulate any perspective for an alternative social order.

    Decades of domination by Stalinism and the active suppression of genuine Marxism in China meant there was no revolutionary socialist, that is, Trotskyist, tendency in the working class. No organisation within the country could spontaneously advance the program that was implicit in the actions and sentiments of the Chinese working class—a political revolution to overthrow the Stalinist regime and introduce major reforms into the economy for the benefit of the working class. [8]

    The essential political task of building a Trotskyist leadership in the Chinese working class as a section of the International Committee of the Fourth International remains. None of the oppositional tendencies that emerged out of the 1989 protests offer a viable political perspective for the working class. Advocates of independent trade unions such as Han Dongfang, who was prominent in the Beijing Workers Autonomous Federation in 1989, have underscored the political bankruptcy of syndicalism by lurching to the right and into the arms of US trade union apparatus, in other words of US imperialism.

    A layer of youth, intellectuals and workers have turned to Maoism, and its banal “revolutionary” slogans, for answers. Capitalist restoration in China, however, was not a break from Maoism. It flowed organically out of the dead-end of “socialism in one country.” Maoism could aptly be termed Stalinism with Chinese characteristics, with its hostility to the working class, its emphasis on subjective will, and above all its putrid nationalism. It is diametrically opposed to genuine Marxism, that is the perspective of socialist internationalism, which alone was upheld by the Trotskyist movement, including the Chinese Trotskyists.

    The establishment of a genuinely revolutionary party in China, as part of the ICFI, requires the assimilation of the essential strategic experiences of the international working class, of which the Chinese revolutions of the 20th century are a critical component. The CCP leaders are petrified that workers and youth will begin to work over the lessons of history. They attempt to censor and black out any knowledge and discussion of the events of 1989, and continue to perpetrate the lies of Stalinism about the course of the 20th century.

    The crucial political lessons of the protracted struggle of Trotskyism against Stalinism are embedded in the program, perspective and documents of the International Committee of the Fourth International. Workers and youth should make a serious study of the political issues involved, beginning with the documents of the ICFI on the Tiananmen Square massacre, republished this week on the World Socialist Web Site. We urge you to contact the International Committee of the Fourth International, which is the first step toward forging a Trotskyist leadership in the Chinese working class.

    Footnotes:

    [1] Cited in “Workers in the Tiananmen protests: The politics of the Beijing Workers Autonomous Federation,” by Andrew G. Walder and Gong Xiaoxia, first published in the Australian Journal of Chinese Affairs, No 29, January 1993.

    [2] The World Capitalist Crisis and the Tasks of the Fourth International: Perspectives Resolution of the International Committee of the Fourth International, August 1988, Labor Publications, pp.30–31.

    [3] Maurice Meisner, Mao’s China and After: A History of the People’s Republic, The Free Press, Third edition, 1999, p.508.

    [4] ibid, p.389.

    [5] Michael Marti, China and the Legacy of Deng Xiaoping: From Communist Revolution to Capitalist Evolution, Brassey’s Inc, 2002, pp.47–48.

    [6] Cited in John Chan, “Twenty years since Deng Xiaoping’s ‘Southern tour’—Part 1”, 26 November 2012.

    [7] Cited in John Chan, “Twenty years since Deng Xiaoping’s ‘Southern tour’—Part 2”, 27 November 2012.

    [8] James Cogan, “Ten years since the Tiananmen Square massacre: Political lessons for the working class,” 4 June 1999.

    #Chine #4689

  • ’Shame and pain’: Vietnam starts to grapple with child abuse epidemic | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/jun/19/shame-and-pain-vietnam-child-abuse

    It was morning at a Hanoi school when a teenage student stumbled into class. As she sat at her desk, blood began to pool under her chair; just that morning she had been sexually abused. When her teacher’s response was that she should sit on some tissues until the bleeding stopped, the young girl began to cry.

    The incident, recounted by a Huynh Mai, a school psychologist, made headlines in Vietnam last month. Yet it was reflective of a culture of ignorance, indifference and stigma that has surrounded child sex abuse in the country for generations, according to teachers, victims and NGOs.

    However, after several high-profile abuse cases, many involving the abuse of pupils by their teachers, the government has launched several initiatives to finally bring the issue out into the open.

    #viol #pédophilie #vietnam

  • Ngô Van, passeur de l’histoire vivante

    Hélène Fleury

    https://lavoiedujaguar.net/Ngo-Van-passeur-de-l-histoire-vivante

    La vie et l’œuvre de Ngô Van, né en 1912, disparu à l’aube de 2005, sont indissociables des espoirs et des combats révolutionnaires de ce vingtième siècle traversé.

    Ngô Van ne s’exprime pas en tant qu’historien, mais en tant que participant activement engagé dans les événements qu’il raconte, nullement en porte-parole d’un parti quelconque, mais en simple « homme du rang » combattant avec nombre d’autres anonymes, ces inconnus, les damnés de la terre, qui sont aussi le sel de la terre, fraternels, généreux, inventifs. Avec eux il a connu les moments de grâce de l’histoire où les rebelles s’unissent pour s’attaquer aux sources mêmes de l’exploitation de leur travail et de leur asservissement, démultiplient le champ des possibles et combattent pour inventer une vie enfin digne de leurs rêves et de leurs plus profondes aspirations. C’est avec eux aussi qu’il a connu la répression sans merci déployée par les pouvoirs en place quand ils sentent que c’est le cœur même du système qui est en péril.

    Après son départ du Vietnam pour la France en 1948, c’est résolument sans étiquette et sans parti qu’il partagea en usine les luttes des réfractaires à l’exploitation. En homme libre refusant d’être embrigadé et d’embrigader, il participa à l’activité de groupes révolutionnaires proches des libertaires partisans des conseils ouvriers. (...)

    #Vietnam #Ngô_Van #histoire #révolution #Nguyen_an_Ninh #Hô_Chi_Minh #exil #Claude_Le_Petit

  • Les oubliés d’#Indochine du Camp de #Saint-Livrade.

    Cinquante ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d’Indochine vivent toujours dans des baraquements.

    Une route défoncée. Des dizaines de #baraquements délabrés, alignés les uns à côtés des autres, marqués d’une lettre ou d’un numéro, et surmontés d’un toit de tôle. A quelques kilomètres du coeur de Sainte-Livrade, un village d’un peu plus de 6.000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l’entrée du « #Centre_d'accueil_des_Français_d'Indochine », le #CAFI.

    C’est là, dans cet ancien camp militaire, que sont arrivés en avril 1956, 1.160 réfugiés, dont 740 enfants, rapatriés d’Indochine. Après les accords de Genève de 1954 et le retrait de la France du Sud-Vietnam, l’Etat français a pris en charge ces #couples_mixtes ou ces #veuves de Français (soldats ou fonctionnaires), qui fuyaient la guerre et le communisme. L’Etat les a hébergés « provisoirement » -selon les mots employés en 1956 par les autorités - dans ce #camp_de_transit. Puis les a oubliés. Cela fait cinquante ans qu’ils attendent, cinquante ans qu’ils vivent là.

    « Nous sommes restés toutes ces années sans comprendre, sans rien dire », dit Jacqueline Le Crenn. Agée de 91 ans, cette vieille femme eurasienne vit dans le même baraquement depuis qu’elle a quitté le Tonkin de son enfance, il y a près d’un demi-siècle. Son appartement comprend une entrée-cuisine, une chambre-salon, et une pièce transformée en pagode, où elle voue son culte au Boudha. « Je me suis habituée au camp et à cette vie, poursuit-elle. Je veux mourir ici. »

    Jacqueline fait partie des 48 « ayants-droits » encore en vie, sur les quelque 200 personnes hébérgés au CAFI. La plupart des enfants de rapatriés ont quitté le camp. Mais les plus fragiles sont restés : les veuves, qui n’ont jamais eu les moyens de s’installer ailleurs ; les enfants qui n’ont pas trouvé de travail ; les malades et les handicapés.

    "La guerre est venue et nous avons tout perdu"

    Selon l’association « Mémoire d’Indochine », une quinzaine de personnes handicapées vivent au CAFI, dans des conditions très précaires. Des silhouettes mal assurées hantent en effet le centre des rapatriés. Comme cet homme au teint sombre et aux yeux bridés, claudiquant le long des barraquements. Ou ce quadragénaire aux cheveux longs, qui erre dans le camp en parlant tout seul. « Certains enfants du centre ont fait des crises d’adolescence difficiles, explique le président de Mémoire d’Indochine, Georges Moll. Ils ont été conduits à l’hôpital psychiatrique, et en sont ressortis dans un état catastrophique. »

    Jacqueline Le Crenn vit seule depuis le départ de ses six enfants. La mère de cette femme au physique sec était Vietnamienne et son père, mort à la guerre de 1914-18, Français. « Nous sommes pupilles de la nation », dit fièrement Jacqueline. La vieille femme voûtée, assise à côté d’un poêle à gaz, raconte sa vie d’avant, la « vie heureuse ». La construction d’une maison au Tonkin, où son mari et elle avaient projeté de s’installer, l’achat de rizières pour leurs vieux jours. « Et puis la guerre est venue et nous avons tout perdu. »

    Après la chute de Dien Bien Phu, en 1954, la famille Le Crenn, comme la plupart des rapatriés d’Indochine, ont dû quitter le nord pour le sud du Vietnam. Ils ont ensuite attendu à Saigon, dans des camps, avant de prendre le bateau pour Marseille et d’être hébergés dans plusieurs centres de transit en France. Sainte-Livrade est l’un des deux seuls camps qui subsistent aujourd’hui, avec celui de Noyant, dans l’Allier. « C’était un déchirement, raconte encore Jacqueline. La traversée a duré un mois. Je me disais que ce n’était plus la vie. Les autres étaient sur le pont. Moi j’étais au fond du bateau et je pleurais. »

    En arrivant au camp de Sainte-Livrade, alors entouré de barbelés, le fils de Jacqueline a demandé : « Maman, c’est ici la France ? » « Le plus dur, c’était le froid, précise Jacqueline. Ensuite, il a fallu tenir, tout reconstruire, trouver de quoi vivre. » Beaucoup de rapatriés ont été embauchés dans les usines d’agro-alimentaire de la région. Ou travaillaient dans les champs de haricots.

    Claudine Cazes, 11ème de 16 enfants - et première à être née dans le CAFI, en 1957 -, se souvient des heures d’« équeutage ». « Des sacs de haricots arrivaient au camp le matin et devaient être prêts pour le soir, raconte cette aide-soignante de 47 ans, qui a quitté le camp en 1977. Tout le monde s’y mettait. » Sa mère, Vuong, âgée de 81 ans, vit toujours au CAFI. Son père, Paul, est mort l’année dernière. Français d’origine franco-chinoise, il avait fait de prestigieuses études en Indochine, et travaillait dans les forces de sécurité. Mais en arrivant en métropole, Paul Cazes n’a pas pu intégrer la police française, et a dû travailler à l’usine.

    "L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien"

    Logé dans un autre barraquement du camp, Emile Lejeune, 84 ans, dit ne pas avoir de « nostalgie ». Pour sa mère et lui, le rapatriement de 1956 fut un soulagement. Militaire du corps expéditionnaire français en extrême orient (CEFEO), ce fils d’un magistrat français et d’une princesse vietnmienne a été fait prisonnier par le Vietminh en 1946, et est resté sept ans en captivité. « Là-bas, la vie et la mort étaient sur le même plan, témoigne Emile. Beaucoup de mes camarades sont morts de dysenterie, du palu, ou de malnutrition. Le pire, c’était le lavage de cerveau. On nous affaiblissait pour nous inculquer le communisme. » Sur près de 40.000 prisonniers du CEFEO, moins de 10.000 ont survécu aux camps du Vietminh.

    Chez Emile, une photo de jonque, voguant dans la baie d’Halong, des statues de Boudha, et plusieurs couvre-chefs : le traditionnel chapeau conique des vietnamiens, un chapeau colonial usé et un képi de soldat français. Son vieux képi entre les mains, le vieil homme aux yeux bridés dit qu’il n’a « pas de haine en lui ». « Mais je suis attristé, ajoute-t-il. Parce que la France en laquelle nous croyions ne nous a pas accueillis. Nous n’avons jamais été considérés comme des Français, mais comme des étrangers. Parqués, surveillés, puis abandonnés. » Emile, lui, demande juste « un peu de reconnaissance ». Au nom de « ces dames du CAFI, trop humbles pour réclamer ». Au nom de ces « épouses ou mamans de combattants, pour certains morts au champ d’honneur, morts pour la France. »

    D’abord rattachés au ministère des affaires étrangères, les rapatriés du CAFI ont ensuite été administrés par huit ministères successifs. Les directeurs du camp étaient des anciens administrateurs des colonies. « Ils reproduisaient avec nous leurs mauvaises habitudes de là-bas, se souvient Jacqueline Le Crenn. Ils nous traitaient comme des moins que rien. Nous devions respecter un couvre-feu et l’électricité était rationnée. »

    Au début des années 1980, la commune de Sainte-Livrade a racheté les sept hectares de terrain à l’Etat pour 300.000 francs, avec le projet de réhabiliter le centre. Mais ces bâtiments, contruits avant-guerre pour abriter provisoirement des militaires, n’ont jamais été rénovés. Longtemps, il n’y a eu ni eau chaude, ni salle d’eau, et des WC communs. « Pas d’isolation, pas d’étanchéité, sans parler des problèmes d’amiante, et des réseaux d’électricité hors normes », énumère la première adjointe au maire, Marthe Geoffroy.

    En 1999, la municipalité, aidée de l’Etat, a engagé un programme de réhabilitation d’urgence pour les logements ne bénéficiant pas du confort sanitaire minimal. Des travaux à « but humanitaire » dans l’attente d’une solution pour l’ensemble du CAFI. Mais depuis, rien. Le maire (UMP), Gérard Zuttion, se dit bien « un peu choqué » par cette « sorte d’abandon ». Mais il dit aussi que la commune n’a pas les moyens « d’assumer seule les déficiences de l’Etat vis-à-vis de cette population ». Le maire évoque des « projets de réhabilitation sérieux pour les prochains mois ». Puis il se ravise, parle plutôt « d’années ». « A cause de la lenteur de l’administration... »

    « C’est trop tard, tranche Claudine. Tout ce que nous voulons, au nom de nos parents, c’est la reconnaissance. » Sa mère, Vuong, écoute sa fille sans rien dire, s’affaire dans la cuisine puis s’assoit dans un grand fauteuil d’osier. Au crépuscule de sa vie, cette femme jadis ravissante, des cheveux blancs tirés dans un chignon impeccable, n’attend plus rien. Tous les matins, elle apporte une tasse de café sur l’autel où repose une photo de son mari, disparu l’année dernière. Elle dépose d’autres offrandes et brûle un bâton d’encens. Avant de mourir, l’homme de sa vie répétait à ses seize enfants : « Ma seule richesse, c’est vous. L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien. Nous vivons dans le camp des oubliés. »

    http://www.rapatries-vietnam.org/oublies-indochine.php

    #camps #France #histoire #rapatriés

    Galerie photo :
    http://www.rapatries-vietnam.org/photos/cafi1/galerie-cafi.htm

    • La mémoire d’Indochine en pointillés dans le village de Sainte-Livrade

      Un fruit du dragon, un bananier, l’autel des ancêtres. Dans le sud-ouest de la France, un air d’Indochine plane sur la localité de Sainte-Livrade, 60 ans après l’arrivée de 1.160 rapatriés dont les descendants tentent de sauver la mémoire.

      C’était dans ce camp de l’armée française, comptant à l’époque 26 baraquements, un peu en dehors du village agricole de quelque 3.500 habitants, que ces « rapatriés d’Indochine », dont quelque 740 enfants, se sont installés en avril 1956, deux ans après les Accords de Genève marquant la fin de la Guerre d’Indochine, le départ des troupes françaises et l’indépendance du Vietnam et du Laos.

      Ils étaient Français, issus de couples mixtes pour certains. Il y avait aussi des veuves, et, disent certains avec une certaine pudeur, des « secondes familles » indochinoises de soldats français.

      Et alors que la France commémore la chute il y a 60 ans de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, il reste encore à Sainte-Livrade, à l’est de Bordeaux, une centaine de ces rapatriés et leurs enfants, dont une poignée vit encore dans les baraquements d’origine, à côté de maisons murées en passe d’être rasées.

      Il y a par exemple dans le « D1 » Mme Thi Lua Fanton d’Andon, qui explique fièrement qu’elle a eu 12 enfants, dont cinq nés en Indochine, d’où elle est arrivée à l’âge de 27 ans avec son mari, un militaire français.

      Tous ont vécu dans ce logement-bâtisse d’environ 60 m2, divisé en trois pièces : un salon-cuisine et deux chambres. « Elle préfère rester là, on lui offrirait un château qu’elle n’en voudrait pas », explique Patrick Fernand, président de l’Association des amis du Cafi (Centre d’accueil des français d’Indochine) de Sainte-Livrade, lui même descendant de rapatriés.

      De sa vie d’avant, Madame Thi, 87 ans, une femme frêle au sourire doux qui cuisine toujours avec des baguettes, parle peu. Juste le souvenir ébauché de son départ de Hanoï, dans le nord, où elle vivait, pour Saïgon, dans le sud, où « il faisait très chaud », avant d’être emmenée en France.

      Pour éviter les représailles sur ces militaires, fonctionnaires ou proches de Français, les autorités avaient décidé de les évacuer et de les accueillir, dans divers centres, en particulier à Noyant (centre), à Bias (sud-ouest) et à Sainte-Livrade. Ils furent les premiers « rapatriés », bien avant ceux d’Algérie.

      Des milliers s’éparpillèrent sur tout le territoire et les plus démunis furent installés dans des camps, une situation en principe provisoire et précaire. Dans les baraquements de Sainte-Livrade, où la France a aussi reçu des Républicains espagnols, l’eau chaude faisait défaut, l’isolation était nulle et l’électricité, rationnée.

      – ’Sale chinetoque’ -

      "Nous avons été très mal accueillis. On était partout humiliés. On nous disait +sale chinetoque+, se souvient Robert Leroy, 68 ans, ouvrier à la retraite, fils d’un colonel de l’armée française. Mais ces rapatriés, qui avaient leur école dans le camp, « n’ont pas fait de bruit », complète Patrick Fernand non sans rappeler que dans la France de l’après-guerre la vie était dure pour tous.

      L’Etat, qui a cédé le camp à la commune de Sainte-Livrade au début des années 1980, « ne s’en est pas beaucoup occupé », témoigne aussi l’ancienne maire du village, Claire Pasut.

      C’est finalement au début des années 2000 que les descendants ont commencé à réclamer. Etrangement, ils craignaient la destruction des baraquements, qui, bien qu’insalubres, semblaient être le réceptacle de toute leur mémoire.

      « Des autels privés (de culte aux ancêtres) ont dû être détruits. C’est très douloureux », explique Patrick Fernand.

      Un accord a finalement été trouvé en 2008 pour la construction de nouveaux logements. Six ans plus tard, la dernière livraison de maisons est prévue en juillet.

      Le frère aîné de Patrick Fernand, Pierre, s’installera au « 17, rue de la Soie ». Un déménagement qu’il vit comme un déracinement, même s’il a lieu à quelques centaines de mètres. L’architecture évoque pourtant le Vietnam : maisons en bois, pergolas rouges, entre lesquelles poussent des cerisiers.

      Dans les deux nouvelles épiceries, on trouve tous les produits du pays : gâteaux au soja, gingembre, pho et soupe aux raviolis, très appréciés des autres habitants du village qui s’y arrêtent pour déjeuner.

      Mais les « rapatriés » espèrent que le quartier du souvenir qu’on leur a promis dans quatre anciens baraquements comprenant la pagode, la chapelle et un lieu de mémoire, sera bien construit.

      « Allez on trinque pour la dernière fois, après ils vont tout raser », dit Patrick Fernand.

      https://www.20minutes.fr/societe/1369581-20140507-20140507-memoire-indochine-pointilles-village-sainte-livr

  • Peste porcine en Chine : au fait, de quoi parle-t-on et quels sont les risques ?
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/peste-porcine-en-chine-au-fait-de-quoi-parle-t-on-et-quels-sont-les-risques

    Cette maladie a déjà entraîné la mort de plus d’un million de porcs dans le pays. L’équivalent de la production européenne pourrait disparaître d’ici la fin de l’année, déstabilisant les échanges mondiaux. La France n’est pas touchée mais vit dans la crainte de la contagion.

    C’est une maladie qui fait des ravages en Chine. La peste porcine africaine (PPA) décime depuis l’été 2018 les élevages de porcs dans le pays, premier producteur et consommateur de cette viande au monde. Difficile à contrôler, elle se propage à une vitesse inquiétante et fait craindre le pire en Europe. Explications.

    • Qu’est-ce que la peste porcine africaine ?

    Découverte sur le continent africain, la PPA est une maladie contagieuse qui touche les cochons. Elle n’est pas dangereuse pour l’homme mais est souvent fatale pour les animaux touchés. Elle se manifeste par de la fièvre, de la perte d’appétit ou encore des hémorragies interne. Les porcs sont contaminés lorsqu’ils sont en contact direct avec d’autres animaux malades. Les tiques mais aussi le matériel agricole peuvent véhiculer le virus. Très résistant, ce dernier se propage rapidement. Problème : il n’existe aucun vaccin ni traitement efficace pour le contenir. Le seul moyen de stopper la propagation est d’abattre les bêtes dans les zones infectées et mettre en place des mesures de prévention pour éviter la contamination.

     » LIRE AUSSI - La peste porcine aux portes de la France

    • Dans quelle mesure la Chine est-elle touchée ?

    La PPA est apparue dans le pays en août 2018. Depuis, la maladie ne cesse de se répandre. Selon les derniers chiffres officiels, 136 foyers sont recensés dans 32 provinces. À ce stade, 1,2 million de bêtes sont mortes ou ont été abattues. Le pays, premier producteur et consommateur, est d’autant plus vulnérable qu’il héberge 700 millions de porcs. Les animaux sont pour la plupart élevés dans des fermes familiales où ils sont nourris avec des restes alimentaires, vecteurs importants de maladie. Les mesures de prévention et de contrôle sont aussi coûteuses et compliquées à mettre à place par les petits éleveurs. D’où la propagation rapide. Les experts de Rabobank estiment que d’ici la fin de l’année, la maladie pourrait décimer 150 à 200 millions de porcs, soit l’équivalent de la production annuelle européenne.

    • D’autres pays sont-ils touchés ?

    La PPA a malheureusement déjà dépassé les frontières chinoises. Des foyers ont été détectés au Vietnam, en Corée du Nord, en Mongolie et au Cambodge. « De plus, des aliments contaminés ont été détectés dans plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique : Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Taïwan et Japon. Si la PPA se concentre essentiellement en Chine, elle commence donc à dangereusement se propager dans l’espace et sur des distances considérables », souligne dans une note Sébastien Abis, chercheur à l’Iris. L’Europe n’est pas épargnée. « La maladie est endémique dans certaines régions d’Europe de l’Est, telles que les États Baltes et certaines régions de Pologne et de Russie. Des foyers de peste porcine africaine ont été enregistrés dans plusieurs autres pays, notamment la Belgique, en septembre 2018 », précise les analystes de Rabobank. Chez nos voisins belges, 700 sangliers ont été contrôlés positifs à cette maladie. De quoi pousser Matthew Stone, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à prévenir : « tous les pays doivent renforcer leur sécurité biologique, tous les pays doivent réfléchir sérieusement à leur chaîne d’approvisionnement et à la gestion de la sécurité biologique ».

    • La France est-elle touchée ?

    À ce stade, non, car la France a mis en place des mesures de prévention. Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes. Coût de l’opération : 5,3 millions d’euros. Grâce à cette clôture, une zone blanche a été délimitée dans laquelle tous les sangliers sont abattus. « Il ne faut pas baisser la garde, et aujourd’hui on baisse trop la garde. La garde, les Belges la baissent. Les sangliers se rapprochent et on doit remobiliser nos amis chasseurs en Meurthe-et-Moselle », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. Prudent, ce dernier estime que « cette guerre n’est pas gagnée » et que les éleveurs français vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’apparition d’un seul cas priverait le pays de son « statut indemne », ce qui empêcherait quasi-automatiquement l’exportation de viande de porc. Une catastrophe pour la filière.

    • Quelle conséquence cette crise entraîne-t-elle sur le commerce mondial de porc ?

    L’épidémie a des conséquences très visibles sur les marchés mondiaux. La Chine, qui doit faire face à sa demande intérieure (plus de 30 kilos de porcs consommés par habitant et par an), a relevé ses importations. L’Union européenne en profite : ses exportations vers la Chine ont bondi de 20 à 30%. Canada et Brésil se frottent aussi les mains. Les États-Unis un peu moins : la viande exportée vers Pékin est en effet taxée à hauteur de 62% dans le cadre du conflit commercial qui oppose les deux pays. Cette forte demande chinoise fait en tout cas flamber les prix. En France, le cours du porc a pris 35 centimes en deux mois. « Du jamais vu », selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), qui appelle les éleveurs à se saisir de cette opportunité qui pourrait durer. Il faudra en effet plusieurs années à la Chine pour se relever de cette crise sanitaire. La situation fait en revanche grimacer les fabricants de produits à base de porc, comme les charcutiers, qui font face à une hausse du prix de leur matière première. À terme, les consommateurs pourraient aussi en subir les conséquences dans les rayons.

    • D’autres filières sont-elles impactées ?

    À court et moyen terme, de nombreuses filières risquent d’être déstabilisés par cette crise qui entraînera un report de la consommation chinoise vers d’autres viandes. « Une évolution séculaire vers une consommation de porc chinoise plus faible soutiendra la demande accrue de volaille, de bœuf, de fruits de mer et de protéines alternatives qui façonnera les tendances de la production mondiale », estiment ainsi les experts de la Rabobank. Ces derniers s’attendent entre-temps à « une volatilité des marchés à court terme qui se traduira par une hausse des prix mondiaux des protéines ». Même avis pour Sébastien Abis, selon qui la filière volaille sera particulièrement concernée : « le département américain de l’Agriculture anticipe une hausse des importations chinoises de poulet de 70% en 2019. L’augmentation des prix n’est pas près de s’arrêter : le pic devrait être atteint entre le dernier trimestre 2019 et début 2020, une fois que les réserves de viande seront épuisées ». Autre filière touchée : celle su soja. La Chine est le premier importateur mondial de cette légumineuse (environ 100 millions de tonnes par an, soit 70% des achats de la planète). La moitié est utilisée par les éleveurs de porcs. « Dans une moindre mesure, les marchés du maïs et du lait en poudre seront aussi touchés, ces deux éléments faisant partie du régime alimentaire des porcs », juge le chercheur de l’Iris.

    #nos_ennemis_les_bêtes #peste_porcine #épidémie #élevage #viande #agriculture #chine #hommerie #carnisme

    • Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes.

      La comparaison historique est moyennement rassurante…
      • la ligne Maginot n’a pas été construite entre la France et la Belgique et
      • c’est par les Ardennes qu’est passée l’invasion allemande…

    • Bien vu @simplicissimus j’avais pas relevé cette histoire de ligne Maginot, ca ressemble au contournement des frontières française par le nuage de Tchernobyl. Je voie pas comment cette ligne bloquerait les sangliers et il me semble que cette « peste » ne les épargne pas.

  • Les effets de Nuremberg sur la question raciale aux Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/080619/les-effets-de-nuremberg-sur-la-question-raciale-aux-etats-unis

    Les États-Unis ont joué un rôle essentiel dans la conception du procès de Nuremberg en 1945. Ce procès fut plus tard utilisé en Amérique dans le combat judiciaire pour les droits civiques et contre la guerre au Vietnam, ce que voulaient pourtant éviter ses concepteurs. Dans un ouvrage très sérieux, l’historien du droit et sociologue Guillaume Mouralis nous ouvre « les coulisses et la machinerie de Nuremberg ».

    #ESSAIS #En_attendant_Nadeau,_états_unis,_race,_Nuremberg

  • Comment Israël arme les dictatures à travers le monde

    Arming dictators, equipping pariahs: Alarming picture of Israel’s arms sales - Israel News - Haaretz.com

    Extensive Amnesty report cites Israeli sales to eight countries who violate human rights, including South Sudan, Myanmar, Mexico and the UAE ■ Amnesty calls on Israel to adopt oversight model adopted by many Western countries ■ Senior Israeli defense official: Export license is only granted after lengthy process
    Amos Harel
    May 17, 2019 5:59 AM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-arming-dictators-equipping-pariahs-an-alarming-picture-of-israel-s

    A thorough report by Amnesty International is harshly critical of Israel’s policies on arms exports. According to the report written in Hebrew by the organization’s Israeli branch, Israeli companies continue to export weapons to countries that systematically violate human rights. Israeli-made weapons are also found in the hands of armies and organizations committing war crimes. The report points to eight such countries that have received arms from Israel in recent years.

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    Often these weapons reach their destination after a series of transactions, thereby skirting international monitoring and the rules of Israel itself. Amnesty calls on the government, the Knesset and the Defense Ministry to more tightly monitor arms exports and enforce transparency guidelines adopted by other Western countries that engage in large-scale weapons exports.

    In the report, Amnesty notes that the supervision of the arms trade is “a global, not a local issue. The desire and need for better monitoring of global arms sales derives from tragic historical events such as genocide, bloody civil wars and the violent repression of citizens by their governments …. There is a new realization that selling arms to governments and armies that employ violence only fuels violent conflicts and leads to their escalation. Hence, international agreements have been reached with the aim of preventing leaks of military equipment to dictatorial or repressive regimes.”

    >> Read more: Revealed: Israel’s cyber-spy industry helps world dictators hunt dissidents and gays

    The 2014 Arms Trade Treaty established standards for trade in conventional weapons. Israel signed the treaty but the cabinet never ratified it. According to Amnesty, Israel has never acted in the spirit of this treaty, neither by legislation nor its policies.

    “There are functioning models of correct and moral-based monitoring of weapons exports, including the management of public and transparent reporting mechanisms that do not endanger a state’s security or foreign relations,” Amnesty says. “Such models were established by large arms exporters such as members of the European Union and the United States. There is no justification for the fact that Israel continues to belong to a dishonorable club of exporters such as China and Russia.”

    In 2007, the Knesset passed a law regulating the monitoring of weapons exports. The law authorizes the Defense Ministry to oversee such exports, manage their registration and decide on the granting of export licenses. The law defines defense-related exports very broadly, including equipment for information-gathering, and forbids trade in such items without a license.
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    The law does not include a clause limiting exports when there is a high probability that these items will be used in violation of international or humanitarian laws. But the law does prohibit “commerce with foreign agencies that are not in compliance with UN Security Council resolutions that prohibit or limit a transfer of such weapons or missiles to such recipients.”

    According to Amnesty, “the absence of monitoring and transparency have for decades let Israel supply equipment and defense-related knowledge to questionable states and dictatorial or unstable regimes that have been shunned by the international community.”

    The report quotes a 2007 article by Brig. Gen. (res.) Uzi Eilam. “A thick layer of fog has always shrouded the export of military equipment. Destinations considered pariah states by the international community, such as Chile in the days of Pinochet or South Africa during the apartheid years, were on Israel’s list of trade partners,” Eilam wrote.

    “The shroud of secrecy helped avoid pressure by the international community, but also prevented any transparency regarding decisions to sell arms to problematic countries, leaving the judgment and decision in the hands of a small number of people, mainly in the defense establishment.”

    The report presents concrete evidence on Israel’s exports over the last two decades, with arms going to eight countries accused by international institutions of serious human rights violations: South Sudan, Myanmar, the Philippines, Cameroon, Azerbaijan, Sri Lanka, Mexico and the United Arab Emirates. In some of these cases, Israel denied that it exported arms to these countries at specifically mentioned times. In other case it refused to give details.
    Israeli security-related exports

    In its report, Amnesty relies on the research of other human rights groups, on documentation published in the media in those eight countries, and on information gathered by attorney Eitay Mack, who in recent years has battled to expose Israel’s arms deals with shady regimes. Amnesty cross-checks descriptions of exported weapons with human rights violations and war crimes by those countries. In its report, Amnesty says that some of these countries were under sanctions and a weapons-sales embargo, but Israel continued selling them arms.

    According to the organization, “the law on monitoring in its current format is insufficient and has not managed to halt the export of weapons to Sri Lanka, which massacred many of its own citizens; to South Sudan, where the regime and army committed ethnic cleansing and aggravated crimes against humanity such as the mass rape of hundreds of women, men and girls; to Myanmar, where the army committed genocide and the chief of staff, who carried out the arms deal with Israel, is accused of these massacres and other crimes against humanity; and to the Philippines, where the regime and police executed 15,000 civilians without any charges or trials.”

    Amnesty says that this part of the report “is not based on any report by the Defense Ministry relating to military equipment exports, for the simple reason that the ministry refuses to release any information. The total lack of transparency by Israel regarding weapons exports prevents any public discussion of the topic and limits any research or public action intended to improve oversight.”

    One example is the presence of Israeli-made Galil Ace rifles in the South Sudanese army. “With no documentation of sales, one cannot know when they were sold, by which company, how many, and so on,” the report says.

    “All we can say with certainty is that the South Sudanese army currently has Israeli Galil rifles, at a time when there is an international arms embargo on South Sudan, imposed by the UN Security Council, due to ethnic cleansing, as well as crimes against humanity, using rape as a method of war, and due to war crimes the army is perpetrating against the country’s citizens.”

    According to Amnesty, the defense export control agency at the Defense Ministry approved the licenses awarded Israeli companies for selling weapons to these countries, even though it knew about the bad human rights situation there. It did this despite the risk that Israeli exports would be used to violate human rights and despite the embargo on arms sales imposed on some of these countries by the United States and the European Union, as well as other sanctions that were imposed by these countries or the United Nations.

    In response to letters written to the export control agency, its head, Rachel Chen, said: “We can’t divulge whether we’re exporting to one of these countries, but we carefully examine the state of human rights in each country before approving export licenses for selling them weapons.” According to Amnesty, this claim is false, as shown by the example of the eight countries mentioned in the report.

    Amnesty recommends steps for improving the monitoring of defense exports. It says Israel lags American legislation by 20 years, and European legislation by 10 years. “The lack of transparency has further negative implications, such as hiding information from the public,” Amnesty says.
    File photo: Personnel of the South Sudan People’s Defence Forces (SSPDF), assigned as South Sundan’s presidential guard, take part in a drill at their barracks in Rejaf, South Sudan, April 26, 2019.
    File photo: Personnel of the South Sudan People’s Defence Forces (SSPDF), assigned as South Sundan’s presidential guard, take part in a drill at their barracks in Rejaf, South Sudan, April 26, 2019.Alex McBride/AFP

    “The concept by which the Defense Ministry operates is that it is not in the public interest to know which countries buy weapons here, how much and under what conditions. This is an erroneous conception that stems from the wish to conceal, using the well-worn cloak of ‘issues of state security and foreign relations’ as an excuse,” it adds.

    “The veil of secrecy makes it hard to obtain data. In our humble opinion, the information we have gathered and presented in this report is the tip of the iceberg. Most of the evidence is based on official reports issued by the recipient states, such as the Facebook page of the chief of staff in Myanmar, or the site of the Philippine government’s spokesman.”

    The authors say attempts to maintain secrecy in an era of social media and global media coverage are absurd and doomed to fail.

    “Let the reasonable reader ask himself if the powers that sell weapons are concerned about harm to state security resulting from making the information accessible, or whether this is just an excuse, with the veil of secrecy protecting the interests of certain agencies in Israel.”

    Amnesty says Israel ranks eighth among the exporters of heavy weapons around the world. Between 2014 and 2018, Israel’s defense exports comprised 3.1 percent of global sales. Compared with the previous four years, this was a 60 percent increase. The three largest customers of heavy weapons sold by Israel are India, Azerbaijan and Vietnam.

    But the report says defense industries are not the largest or most lucrative contributors to Israeli exports. According to the Defense Ministry, defense exports comprise 10 percent of Israel’s industrial exports. “Defense-related companies in Israel export to 130 countries around the world,” the report says. “Of these, only a minority are countries designated by the UN and the international community as violators of human rights.”

    These are mostly poor countries and the scope of defense exports to them is small compared to the rest of Israel’s exports. According to Amnesty, banning exports to the eight countries would not sting Israel’s defense contractors or their profits, and would certainly not have a public impact. “There is no justification – economic, diplomatic, security-related or strategic – to export weapons to these countries,” the report says.

    Amnesty believes that “the situation is correctable. Israel’s government and the Defense Ministry must increase their monitoring and transparency, similar to what the vast majority of large weapons exporters around the world do except for Russia and China.”

    According to Amnesty, this should be done by amending the law regulating these exports, adding two main clauses. The first would prohibit the awarding of licenses to export to a country with a risk of serious human rights violations, based on international humanitarian law.

    The second would set up a committee to examine the human rights situation in any target state. The committee would include people from outside the defense establishment and the Foreign Ministry such as academics and human rights activists, as is customary in other countries.

    “Monitoring must not only be done, it must be seen, and the Israeli public has every right to know what is done in its name and with its resources, which belong to everyone,” the report says.

    A policy of obscurity

    A senior defense official who read the Amnesty report told Haaretz that many of its claims have been discussed in recent years in petitions to the High Court of Justice. The justices have heard petitions relating to South Sudan, Cameroon and Mexico. However, in all cases, the court accepted the state’s position that deliberations would be held with only one side present – the state, and that its rulings would remain classified.
    File photo: Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks to a military commander along the Gaza border, southern Israel, March 28, 2019.
    File photo: Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks to a military commander along the Gaza border, southern Israel, March 28, 2019.Itay Beit On/GPO

    Monitoring of exports has substantially increased since the law was passed, the official said. The authority endowed to the Defense Ministry by this law, including imposing economic sanctions, prohibition of exports and taking legal action against companies, are more far-reaching than in other countries.

    “The process of obtaining an export license in Israel is lengthy, difficult and imposes onerous regulations on exporters," he added. “When there is evidence of human rights violations in a country buying arms from Israel, we treat this with utmost seriousness in our considerations. The fact is that enlightened states respect the laws we have and are interested in the ways we conduct our monitoring.”

    He admitted that Israel does adopt a policy of obscurity with regard to its arms deals. “We don’t share information on whether or to which country we’ve sold arms,” he said. “We’ve provided all the information to the High Court. The plaintiffs do receive fixed laconic responses, but there are diplomatic and security-related circumstances that justify this.”

    “Other countries can be more transparent but we’re in a different place,” he argued. "We don’t dismiss out of hand discussion of these issues. The questions are legitimate but the decisions and polices are made after all the relevant considerations are taken into account.”

    The intense pace of events in recent months – rounds of violence along the Gaza border, Israel’s election, renewed tension between the U.S. and Iran – have left little time to deal with other issues that make the headlines less frequently.

    Israel is currently in the throes of an unprecedented constitutional and political crisis, the outcome of which will seriously impact its standing as a law-abiding state. If Prime Minister Benjamin Netanyahu succeeds in his plan to halt all legal proceedings against him, legislating an immunity law and restricting the jurisdiction of the High Court, all other issues would pale in comparison.

    There is some logic to the claim that Israel cannot be holier than thou when it comes to arms sales in the global market, and yet, the Amnesty report depicts a horrific image, backed by reliable data, but also makes suggestions for improvement that seem reasonable.

    Numerous reports over the last year show that the problem is not restricted to the sale of light weapons, but might be exacerbated by the spread of cyberwarfare tools developed by Israel and what dark regimes can do with these. Even if it happens through a twisted chain of sub-contractors, the state can’t play innocent. Therefore, it’s worthwhile listening to Amnesty’s criticism and suggestions for improvement.
    Amos Harel

  • Southern Comfort
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/172-folk-on-film/folk-on-film-america/article/southern-comfort

    Walter Hill, 1981, US, 35mm, VO ST FR, 99’

    Après avoir écrit dans l’espace le script d’"Alien", réalisé un méchant film urbain new-yorkais ("The Warriors") et un western, Walter Hill se lance dans un succédané de « Deliverance », sans succès commercial. Les critiques y voient une métaphore de l’embourbement de la guerre du Vietnam, sans y adhérer. Keith Carradine (le frère de David, cf. « Bound for Glory »), et huit autres membres d’une patrouille militaire (dont Power Booth, Fred Ward, Peter Coyote) vont s’entraîner dans le bayou de Louisiane. Pour déconner, après leur avoir volé leur barque, ils tirent, à blanc, sur des cajuns redneckisants. Ceux-ci ne rient pas (faut dire que bon…), ripostent, et les poursuivent dans ce terrain qu’ils connaissent bien pour les tuer (...)

  • Passionnante interview sur le rôle de mercenaires en Amérique latine. Colombie, Venezuela et la place des Israéliens au Brésil.
    Sombres perspectives pour le Venezuela, comparé à la Libye et à la Syrie (l’entretien est de février).

    Revista Insomnio : Entrevista a Fernando Mon (Especialista en historia militar contemporánea) : Historia de los mercenarios, « contratistas » en Hispanoamérica y la crisis venezolana.
    http://www.revistainsomnio.com/2019/02/entrevista-fernando-mon-especialista-en.html

    Entrevista a Fernando Mon – Especialista en historia militar contemporánea egresado de la Escuela Superior de Guerra del Ejército Argentino.

    Revista Insomnio: ¿Cómo comienza la historia de los “mercenarios”?
    Fernando Mon: Un “mercenario” es una persona con experiencia militar que participa de un conflicto bélico a cambio de dinero. O sea, son ’alquilados’ para luchar por un ’bando’, esa sería la definición clásica de “mercenario”. Son soldados que, en lugar de pelear por una causa o por un país, lo hacen en beneficio propio.

    Aparecen con fuerza a finales de la Edad Media y principios del Renacimiento. La mayoría de los ejércitos, como es el caso de Italia que se encontraba dividida en distintos reinos y principados, estaban compuestos por soldados contratados. Estos recibían el nombre de “condotieros”, adjetivo que deriva de la palabra “condot”, que significa “contrato”, en referencia al contrato que firmaban con las distintos reinos, Estados o principados para formar parte de sus ejércitos. Con el correr del tiempo comienzan a ser cuestionados por ser caros y poco fiables, ya que podían cambiar de ’bando’ tranquilamente si otro les ofrecía más dinero. Quien más los cuestionó fue Maquiavelo, que abogaba por formar ejércitos de ciudadanos, que no peleara simplemente por dinero sino por fidelidad a su gobernante.

    A partir del Renacimiento comienzan a consolidarse los distintos Estados absolutistas que empiezan a construir, de a poco, ejércitos nacionales; hasta que se llega a la Revolución Francesa, la que impone el modelo de ejército para los Estados burgueses modernos, conformados por ciudadanos en armas. Cuando esta se produce, se genera una coalición de monarquías absolutistas contrarias a la misma, con el fin de atacar a Francia. La Revolución se ve obligada a defenderse y, como el ejército aristocrático del monarca francés había sido barrido quedando en desbandada, los jacobinos implementan lo que se llamó ’leva de masas’; es decir, el servicio militar obligatorio, la movilización total de la población. Ahí es cuando surge el ejército nacional propiamente dicho, que fue el prototipo para los ejércitos napoleónicos que luego terminarían por conquistar Europa entera, revolucionando la guerra en aquel momento.

    RI: ¿En qué momento de la historia moderna reaparecen los mercenarios?
    FM: En principio, podríamos decir que fue en el Congo, cuando un grupo de mercenarios belgas, franceses y suecos participan en el derrocamiento y asesinato de Lumumba. Estos mercenarios fueron contratados por las empresas mineras de la provincia de Katanga. Cuando Lumumba llega al poder, esta provincia se paraliza por miedo a que éste pudiera nacionalizar las minas. Los mineros contratan a dichos mercenarios para protegerlas. Es una historia larga y muy interesante. Existe una película belga que trata sobre estos hechos llamada “Patrice Lumumba”; también hay otra muy interesante que se puede ver en Netflix cuyo nombre es “El asedio a Jadotesville” y trata sobre el Congo.

    RI: Entre aquel episodio y la guerra civil en Sierra Leona a principios de los años ’90 ¿Existió participación de mercenarios en otros conflictos?
    FM: Tengo entendido que en Angola han participado mercenarios sudafricanos luchando en el bando de un grupo guerrillero de extrema derecha conocido como UNITA, que combatía contra la guerrilla de izquierda del MPLA (Movimiento Popular para la Liberación de Angola) que tenía el apoyo soviético y cubano.

    RI: Siendo estos mercenarios de nacionalidad sudafricana ¿Podrían haber pertenecido a la empresa #Executive_Outcomes?
    FM: Si, exactamente; son los mismos que luego participarían en la guerra civil de Sierra Leona y que eran la ’mano de obra desocupada’ tras la caída del apartheid.

    RI: ¿Cuál es el rol que han jugado los “contratistas” o mercenarios en las guerras de principios del S.XXI?
    FM: Han tenido un protagonismo muy importante en las guerras de Irak y Afganistán, pero sobre todo en Irak y por parte de las empresas estadounidenses como #Blackwater, que luego cambió de nombre a #Academi ...

    RI: Y ahora han cambiado de nombre a #Xe_Service. Entre otras cosas, poseen una subsidiaria contratada por el gobierno británico para “operar helicópteros de rescate” en las Islas Malvinas...
    FM: Si, no me extraña. También hay empresas británicas que operan en Cisjordania protegiendo los asentamientos de los ’colonos’ judíos. También existen grupos de gurkhas desmovilizados del Ejército Británico que formaron su propia compañía, pero están más dedicados a la labor de ’guardaespaldas’ y seguridad privada.

    Volviendo a la guerra de Irak, allí los “contratistas” privados constituyeron el segundo contingente de ocupación; o sea, una cantidad impresionante de combatientes.

    ¿Por qué Estados Unidos utiliza a esta gente? En principio porque se las puede usar de manera clandestina y anónima, sin la necesidad de rendir cuentas a nadie, por lo que pueden hacer todo tipo de ’trabajos sucios’. Pero, además, se utilizan para evitar contabilizar bajas dentro del ejército regular; porque las sociedades occidentales no están muy preparadas para la experiencia traumática de una guerra, sobre todo después de la Guerra de Vietnam. Estas sociedades tienen un gran rechazo a la muerte, y se encuentran aburguesadas gracias al ’Estado de Bienestar’ y todo el auge de los “derechos y libertades individuales” y no pueden soportar el costo humano de una guerra.

    RI: ¿Qué incidencia tienen las CMP en Hispanoamérica?
    FM: En Latinoamérica, el principal ’laboratorio’ de estas empresas es Colombia, dado al conflicto civil que tuvo existió una gran presencia de compañías militares privadas; sobre todo de capitales estadounidenses e israelíes. Se calcula que son alrededor de veinte o más las empresas que estuvieron o están en dicho país, y proveen distintos servicios que van desde el entrenamiento a militares y paramilitares hasta el desarrollo de tareas de inteligencia y espionaje, o custodia y seguridad para instalaciones de empresas, oleoductos, gasoductos, etc.

    Existen denuncias contra una empresa israelí llamada #Silver_Shadow por entrenar y equipar al grupo paramilitar conocido como Autodefensas Unidas de Colombia, dueñas de un gran historial criminal. Otra empresa israelí, #GIR_S.A, ha entrenado a los militares colombianos, a la policía, a los paramilitares y, ahora también, a los narcotraficantes; además, les provee armas.

    RI: En relación con la crisis que actualmente se vive en Venezuela ¿Crees que podrían estar operando estos “contratistas” o mercenarios en suelo venezolano?
    FM: No tengo una certeza total, pero no me parecería raro. Por ejemplo, que actúen desde Colombia me resultaría normal, es como un ’nido de avispas’ de “contratistas” militares privados; podrían estar infiltrándose en Venezuela, haciendo sabotajes o tareas de inteligencia o espionaje, no me extrañaría. Como tampoco me extrañaría que fueran ciertos los rumores sobre la presencia en Venezuela de mercenarios rusos que trabajan para la empresa Wagner Group con el fin de custodiar a Nicolás Maduro y otros miembros del gobierno; hasta me parece lógico. Todo esto corresponde a la nueva doctrina de “guerra híbrida” o “guerra compuesta” que combina distintas modalidades de tácticas bélicas, ya sean regulares o irregulares, propaganda, derribo, sabotaje, guerra psicológica; a tal punto que ya no se sabe ni cuando empieza la guerra ni cuando termina, y estos grupos son especiales para eso.

    RI: Al respecto de la presencia de soldados israelíes en Brasil... Según las declaraciones públicas de los propios funcionarios brasileños, las dieciséis toneladas de equipamiento que los mismos llevaron a Brasil con el -presunto- fin de colaborar en la búsqueda y rescate de los desaparecidos tras la ruptura del dique de residuos mineros en Minas Gerais, resultaron totalmente inútiles... ¿Se podría suponer que dicho equipamiento pudiera, en realidad, corresponder a pertrechos para el entrenamiento y equipamiento de mercenarios o incluso de las tropas regulares del Ejército Brasileño para una futura invasión a Venezuela?
    FM: Sí, no me cabe ninguna duda. En primer lugar, porque Israel se dedica a exportar no sólo armamento sino también el “know how” (el conocimiento y la experiencia) en cuestiones de contrainsurgencia que tiene acumulado tras más de setenta años de guerra continua y ocupación de los territorios palestinos. Hace un rato te mencionaba a estas empresas israelíes que trabajaron en Colombia. En segundo lugar, Bolsonaro se encuentra completamente alineado con Israel; su candidatura a presidente de Brasil fue apoyada y financiada por la corriente evangélico-sionista que responde al gobierno israelí.
    No me parecería raro, es más, me resulta sospechoso que Israel envíe un contingente de militares para ayudar tras una catástrofe cuando el Ejército de Brasil se encuentra totalmente capacitado para realizar las tareas de búsqueda. En política son raras las casualidades.

    RI: En tu opinión ¿Qué le depara el futuro a Venezuela?
    FM: Hay que ver cómo se desarrollan los acontecimientos. Venezuela, tranquilamente, puede transformarse en una especie de Libia o Siria sudamericana. La estrategia estadounidense de reconocer a un “gobierno” paralelo ya fue aplicada en estos dos países. En Libia fue llamado “Consejo Nacional de Transición”, el Siria se llama “Gobierno Sirio Democrático” o algo por el estilo.

    No se si pueda tratase de una invasión a través de las mismas tropas estadounidenses sino la creación de “grupos irregulares” que intenten derrocar al gobierno de Maduro, lo que puede derivar en una guerra civil. Como mucho, EE.UU podría comportarse como lo hizo en Siria, apoyando a estos “grupos irregulares” por medio de bombardeos aéreos. Sin embargo, también existe una presencia muy importante de Rusia y China en Venezuela. Fijate que, en Libia lograron derrocar a Gadafi, en Siria no han podido hacerlo con Bashar Al-Assad que, de hecho, está ganando la guerra gracias al apoyo y la presencia de Rusia.

    A principios de diciembre del año pasado el gobierno ruso envió dos bombarderos TU-160 a Venezuela (NdR: Aunque simplemente fue para realizar maniobras militares conjuntas y luego los bombarderos regresaron a Rusia). Eso fue un gesto importante de Rusia previendo lo que pudiera llegar a suceder allí demostrando, además, que puede tener una proyección de poder militar hacia el Caribe. ¿Por qué Guaidó se autoproclamó ’Presidente Encargado’? Porque hay un contexto regional que se lo permite, siendo reconocido por Macri, Bolsonaro, Piñera, Duque, Lenin Moreno, Abdo Benitez, etc.

    Por: Nicolás Escribá.

    • [longue,…] Question : D’après les déclarations publiques de fonctionnaires brésiliens, des soldats israéliens ont débarqués avec 16 tonnes de matériel pour, en principe, aider à la recherche et au sauvetage des disparus suite à la rupture catastrophique de la digue de retenue de déchets miniers dans le Minas Gerais. Il se sont avérés totalement inutiles… Peut-on supposer qu’il s’agit d’équipement destiné à l’entrainement et l’équipement de mercenaires, voire de troupes régulières de l’Armée brésilienne, en vue d’une invasion future du Venezuela ?

      Réponse Sans aucun doute. D’abord parce qu’Israël exporte non seulement de l’armement mais aussi le know how en ce qui concerne la contre-insurrection #COINT accumulé en plus de 60 ans de guerre continue et d’occupation des territoires palestiniens. Je viens de te parler des entreprises israéliennes qui ont travaillé en Colombie. Ensuite, Bolsonaro est totalement aligné sur Israël ; sa candidature a été soutenue et financée par le courant évangéliste-sioniste à la main du gouvernement israélien.

      Il ne me paraitrait pas étonnant, plus, il me semble très suspect qu’Israël envoie un contingent de militaires pour aider après une catastrophe alors que l’Armée brésilienne a parfaitement la capacité de réaliser les recherches.

      Le hasard est peu fréquent en politique.

      ping @odilon

  • https://www.project-syndicate.org/commentary/united-states-iran-war-consequences-by-amin-saikal-2019-05?a_la=e

    https://www.youscribe.com/BookReader/Index/3055187/?documentId=3456363

    La guerre ou l’affrontement est le dernier point à réaliser. Même si la guerre est la continuité de la politique autrement.

    Il ne faut pas oublier que l’Iran est en guerre des nerfs avec USA depuis la chute du Chah en 1979 ; il est donc à tenir compte de la volonté et de la capacité militaire et civile comme les kamikazes engagés pour la cause de l’Islam chiite . Par voie de conséquence, l’Iran est plus prête que jamais pour crever cette abcès avec les américains.

    Il y a un point qui me semble important est le mélange des genres entre un pouvoir exécutif qui gouverne et un peuple divisé en opposition et pro-État islamique , je veux dire qu’une guerre civile est vite déclenchée comme la situation au Maroc qui ne cesse de se dégrader entre des pro-système de Makhzen et des oppositions qui veulent un autre système politique ,par exemple une première république marocaine. Donc si l’étincelle prend effet nous n’assisterons pas à une guerre classique ,une guerre des tranchés mais un coup de pousse à l’opposition à l’intérieure de la société iranienne.

    Et la question des missiles iraniens qui peuvent atteindre le burg Al Arab en Emirate ou l’autre burg de bouregrgue à Rabat n’est pas là, la question mais plutôt de s’interroger sur la concentration autour de l’Iran et de Téhéran que les iraniens sont censés défendre avant toute autre contre-attaque dans les bases américaines qui encerclent l’Iran .

    À l’exception d’Israël qui peut être la cible de premier plan et une valse des missiles qui détruiront les bases symboliques ,à savoir le mur de lamentation ,le knesset, le centre nucléaire dans le désert de Negev,...la précision des missiles est devenues aujourd’hui,un jeu d’enfant.

    Mais il existe un autre point plus psychologique est celui de la mentalité de Trump à supposer qu’il s’agit d’un va-t-en-guerre . Or Trump cache toujours son jeu politique et la question qui s’impose qui est l’identité de celui qui pousse Trump à la guerre ? Sans doute ses conseillés tel Bolton qui a une force d’influence et qui est un pro Israël dont personne ne sait pourquoi et comme indication ce genre de conseillers travaillent avec des petits calculs, une cuisine interne et profonde.

    Et le renforcement des militaires dans la régions est pour consolider les bases américaines car Trump ne fait pas confiance au régimes des mollahs qui peuvent s’aventurer facilement or la réalité est à l’opposée car Khameneï ne s’aventure pas et le régime iranien fait la séparation des variables et donc tout est calculé au moindre détail y compris l’aventurisme des kamikazes et je dirais plus Nasrallah qui est un fervent partisan de l’Iran ne peut s’aventurer en direction d’Israël qu’après le feu vert de Téhéran .

    Il faut aussi souligner que si les bases américaines sont détruites et militairement possible ,vu l’arsenal des missiles que l’Iran en possède ,alors ,il y va de soi, que tous ces pays arabes tomberont comme un château de carte et cette chute favoriserait ainsi une guerre civile et une opposition plus musclée. Et tout cela n’est pas dans l’intérêt des américains donc l’affrontement n’aura pas cet ampleur mais ce qui existe une sorte de dissuasion de l’autre . D’autres analystes poussent le jalon encore plus loin et avertissent Trump de ne pas s’enliser comme cela fut autrefois avec le Vietnam .

    Si Trump s’engage c’est pour sa politique intérieure , il veut un deuxième mandat et il n’y a pas mieux que la guerre à outrance. Il est rare qu’un président élu remet tout en cause la politique de son prédécesseur et c’est là où le bât blesse , quel est le jeu politique qui est toujours caché de Trump de dire la chose et son contraire de promettre et de ne pas tenir de ses propres promesses et quel est donc cette quintessence qui peut engendrer la libération des peuples arabo-musulmans surtout dans le monde arabe ? Car le reste du monde est calme et vit paisiblement … il ne faut pas oublier que Biden qui se prépare à la prochaine élection américaine est pour la poursuite de la politique d’Obama et donc à son tour de remettre en cause tout ce que fait actuellement Trump y compris cette guerre supposée avec l’Iran .

    Pour Trump , il s’agit d’un autre mode de fonctionnement ou de communication sur une guerre car selon d’autres conseils des lobbys juifs ,les mollahs ou les arabes sont comme des enfants gâtés qu’il faut être sévère et frapper fort pour qu’ils aient peur et d’exploiter l’Iran , une idée forte connues des colonialistes d’autrefois et qui marche ,sous conditions, encore aujourd’hui ,par exemple la politique étrangère de la France liées le plus souvent par le côté militaire , la destruction de la Libye,Syrie,Irak, Maroc, Algérie... rachid.elaidi@gmail.com

  • Parched Sa Pa tells farmers to suspend paddy cultivation

    To cope with a crippling water scarcity, the Sa Pa administration has instructed paddy farmers to stop irrigating their fields.

    Authorities in the resort town in the northern mountain province of #Lao_Cai have spoken with the 25 local farming families.

    One of the country’s most popular tourist destinations, the town has been suffering from a severe water shortage this month due to abnormally low rainfall.

    The available water can only serve a third of the 61,000 people in Sa Pa, Pham Hong Quang, CEO of the Lao Cai Water Supply Joint Stock Company, said.

    Sa Pa’s sole waterworks normally supplies 6,000 cubic meters a day with water drawn from five sources, but four of them are now dry.

    From the last remaining source, Suoi Ho 2, a stream and lake which yield 4,000 cubic meters a day, the town was able to use only half the water since rice farmers have been using the other half.

    “A water shortage this time of the year is a common story, but the situation is much more serious this year and it is likely to last longer than usual,” Quang said.

    Sa Pa has not received decent rains so far this year while tourists have come flocking, leading to higher demand for water, he added.

    Le Tan Phong, the town chairman, said authorities have negotiated to take the entire supply from Suoi Ho 2 for household use.

    “The 25 farming families will stop growing paddy and will be compensated later.”

    But officials have not clarified for how long the farmers need to stop work and how much compensation they will be paid.

    With water being saved from the rice fields, there will be enough to meet the demand of local people and businesses during the coming holidays, Phong said.

    Vietnam has a five-day holiday starting Saturday for Reunification Day, April 30, and Labor Day, May 1.

    Since early this month locals have had to buy water for daily use at the cost of VND300,000-500,000 ($13-22) per cubic meter.

    Hospitality businesses have been hit hardest.

    Pham Quoc Tuan, owner of a hotel in Sa Pa, said he has to spend VND1.5 million ($65) every day to buy water and has refused many bookings for the holidays because of the water shortage.

    “The cost of buying water has been rising but we have no choice because we have to maintain the prestige of our hotel. If the situation continues, we really don’t know what we will do.”

    Dinh Van Hung of another hotel near the town center told VnExpress International on Wednesday that his hotel has been buying water brought from outside the province for the last few days.

    “We had to refund two room bookings the other day due to the water shortage. We have faced this problem in previous years too, but this time it’s more severe.”

    Who’s to blame?

    Asking farmers to stop watering their fields is a temporary solution, Dao Trong Tu, director of the Center for Sustainable Development of Water Resources and Climate Change Adaptation based in Hanoi, said.

    It is Sa Pa’s tourism development plan that has caused the serious water shortage, he claimed.

    “Hotels have kept coming up in Sa Pa without any plans. A waterworks with a capacity of just 6,000 cubic meters a day cannot allow Sa Pa to serve millions of visitors a year.”

    His center is also studying the effects of hydropower plants built in the area on Sa Pa’s water supply, he said.

    “We cannot conclude anything yet, but we assume hydropower plants and the disappearance of upstream forests might affect the town’s water sources.”

    But Phong, the town chairman, disagreed with this, saying no power plant has been built on Sa Pa’s five major water sources.

    Lao Cai authorities are looking for investors to build another waterworks with a capacity of 15,000 cubic meters a day, he said, adding work is expected to start this year and finish next year.

    Sa Pa has 700 lodging facilities with almost 7,000 rooms, including hotels in its center and rental apartments on the outskirts.

    In the first three months this year it received 800,000 visitors, including 100,000 foreigners. Last year 2.5 million tourists came.

    In 2017 Prime Minister Nguyen Xuan Phuc had called for “careful development” of Sa Pa to preserve its nature and culture.

    Development must not “mess it up” and all it would take for Sa Pa to become an international tourism destination was preserving its “green forest and ethnic culture,” he had said.

    Lao Cai officials had earlier revealed plans for construction in the town by 2020, including a new administrative center, a high-end service complex, a park and an urban center to prepare to welcome four million visitors by then.

    The town, perched at 1,600 meters, or nearly one mile above sea level, is already under great threat from commercial tourism development. Large portions of the town look like a construction site, and a cable car system now runs to the top of Mount Fansipan.

    In its 2019 Global Risks Report, the World Economic Forum had listed water scarcity as one of the largest global risks over the next decade.

    https://e.vnexpress.net/news/news/parched-sa-pa-tells-farmers-to-suspend-paddy-cultivation-3914851.html
    #riz #riziculture #Sapa #Vietnam #Sa_Pa #agriculture #eau #pénurie_d'eau #irrigation #tourisme #pluie #sécheresse #déforestation #développement

  • Last Suspect Freed in Kim Jong-un’s Brother’s Murder Case | News | teleSUR English
    https://www.telesurenglish.net/news/Last-Suspect-Freed-in-Kim-Jong-uns-Brothers-Murder-Case-20190504-000

    There are no other suspects held in custody now that Huong has been released, and it is expected that the case will not reach a conviction.

    Doan Thi Huong, the Vietnamese woman accused of assassinating North Korea’s Supreme Leader Kim Jong-un’s brother, Kim Jong Nam, has been released from a Malaysian prison after being held for over two years.

    Huong was accused of murdering Kim Jong Nam using the highly toxic VH nerve agent. After being released, Huong was taken into immigration custody until her scheduled flight to Hanoi. The formerly jailed woman stated that she wishes to pursue a career in acting and singing once she returns home.

    There are no other suspects held in custody now that Huong has been released, and it is expected that the case will not reach a conviction, considering Malaysia and Vietnam are attempting to normalize tense bilateral ties.

    Critics believe that the release of Huong will prevent Malaysia from raising further questions.

    On April 1, Vietnam successfully convinced Malaysian prosecutors to drop the murder charge against Huong. Vietnam increase lobbying efforts after the Indonesian government successfully negotiated with Vietnam to release the other suspect, Siti Aisyah, involved in the case.

    Aisyah was released and returned to Indonesia on March 11.

    Both governments used either good or improving intergovernmental relations to convince Malaysia to release the accused women, who maintain that they were tricked by North Korean agents into thinking their act was a harmless prank for a hidden camera TV show.

    The remaining suspects, four Korean nationals who boarded flights out of Kuala Lumpur International Airport, were also allowed to leave Malaysia in order to maintain relations with North Korea.

    “The best the two suspects could have pleaded guilty for is involuntary manslaughter. Instead, they both walk off free,” Sung-Yoon Lee, the assistant professor at the Fletcher School of Law and Diplomacy at Tufts University, stated and added that someone should have been held culpable for the death of Kim Jong Nam.

    #Corée #Vietnam #Malaisie #assassinat #espionnage

  • 1969, de Gaulle
    http://www.dedefensa.org/article/1969-de-gaulle

    1969, de Gaulle

    Ce commentaire marquant l’anniversaire d’un demi-siècle du départ de la vie politique du général de Gaulle, un an avant sa mort, vaut aussi bien sinon bien plus par son sens profond que par la description qu’il nous donne. Neil Clark est un journaliste britannique indépendant qui a collaboré à nombre de journaux prestigieux britanniques et US (Guardian, Daily Express, Daily Telegraph, New Statesman, The Spectator, The American Conservative), tout en marquant nettement des positions très critiques de l’establishment, antiguerre, etc. Clark est aussi un collaborateur de RT.com, d’où est extrait ce texte.

    L’appréciation de fond que l’on peut faire du commentaire de Clark est qu’il exprime les regrets de l’absence de cet homme politique que fut de Gaulle, jusqu’à en faire le grand homme (...)

    • 50 ans plus tard, de Gaulle nous manque

      Le président français Charles de Gaulle a démissionné il y a 50 ans cette semaine, après que ses propositions de réforme constitutionnelle aient été rejetées lors d’un référendum national. Dieu sait ce que nous pourrions faire avec un leader comme “le Général” aujourd’hui !

      « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. » Ainsi se terminait, le 28 avril 1969, la décennie la plus réussie de l’histoire moderne de la France.

      Charles de Gaulle était sorti de sa retraite en 1958 pour tenter de sauver son pays pour la troisième fois. Il avait combattu dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Il avait dirigé les Français libres anti-Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis, à 67 ans, il revenait au pouvoir pour résoudre la grave crise de confiance qui marquait le fin de la IVe République.

      Généralement considéré comme une figure conservatrice, économiquement de Gaulle était un homme de gauche. Il croyait en une économie dirigiste avec un haut niveau de propriété publique. Il ne s’était pas incliné devant les banquiers et le capital financier international. « C’était un homme qui ne se souciait pas de ceux qui possédaient de la richesse ; il méprisait la bourgeoisie et détestait le capitalisme », observa son biographe français Jean Lacouture.

      Les années de la présidence de Gaulle (1959-1969) sont aujourd’hui commémorées avec beaucoup d’affection en France et ce n’est guère surprenant. C’était une période d’optimisme considérable. Les projets d’ingénierie et d’infrastructure étaient ambitieux. De nouvelles autoroutes furent construites. Un programme spatial fut élaboré. En mars 1969, un mois avant le départ de De Gaulle, le Concorde, premier avion de ligne supersonique au monde, projet commun de la France et de la Grande-Bretagne, effectuait son premier vol d’essai.

      En 1962, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait salué "l’extraordinaire vitalité" de l’économie française. En 1964, la croissance du PIB français était de 6,4 %. Au troisième trimestre de 1968, il atteignit un sommet historique de huit pour cent. Comparez ce chiffre à celui de 0,3 pour cent de croissance au quatrième trimestre de 2018. De Gaulle a combiné des politiques économiques de gauche avec un conservatisme social modéré, un mélange de gauche et de droite gagnant avec les électeurs parce que c’est là que se trouve le véritable centre de l’opinion publique.

      Tout cela est aujourd’hui oublié par les politiciens de droite qui embrassent le néolibéralisme financier favorable au capital, même s’il corrode la société et crée d’énormes inégalités, et par ceux de gauche qui croient que la politique communautaire, le libéralisme social et un “politiquement-correct” excessif l’emportent sur toutes les autres préoccupations. C’est l’absence de “gaullisme” dans les options disponibles qui explique la montée de l’extrême droite. Quand de Gaulle était là, ces groupes étaient marginalisés. Jean-Louis Tixier-Vignancour, par exemple, précurseur de Jean-Marie Le Pen (qui était en fait l’un de ses directeurs de campagne), n’avait obtenu que 5,2 % au premier tour des élections présidentielles de 1965, contre 44,65 % pour de Gaulle.

      Le général était un patriote, mais il était aussi un anti-impérialiste. Il avait mis fin à la guerre d’Algérie et décolonisé. Il avait retiré son pays du commandement militaire de l’OTAN. Il avait vivement critiqué l’implication des États-Unis dans la guerre du Vietnam, dénonçant « le bombardement d’un petit peuple par un très grand pays ». Il a été l’un des premiers, sinon le premier dirigeant occidental à critiquer le traitement réservé par Israël aux Palestiniens. Il soutenait la détente avec l’Union soviétique, parlant en 1966 d’une « nouvelle alliance de la France et de la Russie », et croyait en une Europe des États-nations qui s’étendait jusqu’à l’Oural. Il bloqua à deux reprises l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE, non pas parce qu’il était anti-britannique, mais parce qu’il craignait que le fait d’autoriser l’entrée du Royaume-Uni reviendrait à y inviter les États-Unis. « Il a refusé la division du monde en deux blocs, il a dit que le monde était trop riche pour cela, et que Paris jouerait pleinement son rôle dans le développement de nouvelles relations », écrit le biographe Jonathan Fenby.

      Une fois de plus, comparez le soutien de Gaulle à la multipolarité et à la souveraineté nationale avec celui du mondialisme-atlantiste favorisé par la plupart des dirigeants européens depuis lors.

      Peut-on sérieusement imaginer de Gaulle accepter des instructions des faucons de Washington, qui sont si clairement préjudiciables aux intérêts économiques de son pays ? Si les Américains avaient menacé d’imposer des sanctions secondaires aux entreprises françaises pour avoir fait des affaires avec l’Iran au temps du général, il aurait pris le prochain vol pour Téhéran avec des chefs d’entreprise français pour conclure de nouveaux accords. Il aurait fait la même chose pour les sanctions contre la Russie. C’est ainsi qu’il répondait à ceux qui tentaient de le faire agir contre les intérêts nationaux de la France.

      Pour les anti-souverainistes, de Gaulle était une péniblke épine dans le pied. Il est révélateur de voir, comme je l’ai noté dans un précédent opus édité ici, combien la CIA était sympathique aux trotskystes et aux ultragauchistes qui ont protesté contre de Gaulle en Mai-1968.

      Depuis l’époque de Gaulle, qui fut aussi l’âge d’or de la musique et des arts, la France a connu de nombreuses régressions. Chaque président semble être pire que celui qu’il remplace. Le fond a été atteint avec la présidence de Macron, un ancien banquier d’affaires néolibéral dont les “réformes” en faveur du capital sont favorables aux capitaux.

      Avec une effronterie incroyable, Macron a dit en octobre dernier au peuple français d’arrêter de se plaindre et d’être plus à l’image de De Gaulle, après une rencontre avec un retraité qui s »était plaint qu’il n’avait qu’une petite pension. C’est le même Emmanuel Macron qui a accusé son propre peuple d’être comme des “Gaulois rétifs au changemen” lors d’une visite au Danemark. La vérité, c’est que les Français d’aujourd’hui ont de quoi se plaindre. La politique de Macron est en fait l’inverse de celle de de Gaulle. Le général « ne se souciait pas de ceux qui possèdent la richesse ». Macron ne semble s’intéresser à personne d’autre.

      Une autre grande différence entre de Gaulle et les politiciens d’aujourd’hui était son attitude envers l’argent. Y a-t-il jamais eu un dirigeant aussi incorruptible ? Comme je l’ai noté en 2008, « Bien qu’il ait occupé le poste le plus élevé du pays pendant une décennie, il est mort dans une pauvreté relative. Au lieu d’accepter la pension à laquelle il avait droit en tant que président et général à la retraite, il a seulement pris la pension d’un colonel. Le contraste entre de Gaulle et les politiciens de carrière obsédés par l’argent d’aujourd’hui ne pourrait être plus grand. » Jonathan Fenby raconte comment, en tant que président, de Gaulle a même insisté pour payer ses appels téléphoniques et la facture d’électricité de son appartement à l’Élysée.

      De Gaulle aurait pu facilement devenir un dictateur vu sa popularité, mais il était trop homme de légitimité pour ça. En tant que démocrate, il comprenait que les politiciens et les partis politiques entravaient la démocratie. Il préférait de loin consulter son peuple directement, par le biais de référendums. L’une de ses citations les plus célèbres, en réponse au mot de Clemenceau selon lequel la guerre était une question trop grave pour être laissée aux militaires, était que “La politique est une question trop grave pour être laissée aux politiciens”.

      Les 50 dernières années ne lui ont-elles pas donné raison sur ce point et sur tout le reste ?
      Neil Clark

  • Moustiques tigres : 70% du territoire colonisé ou en passe de l’être, 51 départements en alerte rouge - LCI
    https://www.lci.fr/population/carte-moustiques-tigres-70-du-territoire-colonise-51-departements-en-vigilance-r

    Pour se prémunir des piqûres, l’Organisation mondiale de la santé prodigue plusieurs conseils facile à mettre en oeuvre. En zone colonisée, mieux vaut par exemple éviter les sorties non-indispensables au lever du jour et à la tombée de la nuit et porter des vêtements amples couvrant tout le corps. Dans la mesure du possible, ces derniers doivent être de couleur claire. Durant la nuit, il est recommandé de dormir sous la protection d’une moustiquaire, qui peut être imprégnée d’un répulsif anti-moustique ou encore dans une chambre climatisée, ou munie d’un diffuseur d’insecticide.

    S’il est conseillé d’utiliser, autant que possible, des répulsifs, crème ou spray le reste du temps, l’OMS note toute de même que tous ne sont pas efficaces s’ils n’utilisent pas un des quatre principes actifs recommandés : IR3535, Icaridine, Citriodil, ou DEET.

  • China wants ’tranquillity’, navy chief says ahead of new warships reveal - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-china-military-anniversary-idUSKCN1RY0WB


    Chinese navy personnel attend an event celebrating the 70th anniversary of the founding of the Chinese People’s Liberation Army Navy (PLAN) in Qingdao, China, April 22, 2019.
    REUTERS/Jason Lee

    President Xi Jinping is overseeing a sweeping plan to refurbish the People’s Liberation Army (PLA) by developing everything from stealth jets to aircraft carriers as China ramps up its presence in the South China Sea and around self-ruled Taiwan, which has rattled nerves in the region.

    The navy has been a key beneficiary of the modernization plan, with China looking to project power far from its shores and protect its trading routes and citizens overseas.

    Last month, Beijing unveiled a target of 7.5 percent rise in defense spending for this year, a slower rate than last year but still outpacing its economic growth target.

    Tuesday’s parade in the waters off the eastern city of Qingdao will feature 32 vessels and 39 aircraft, some of which will not have been unveiled before, as well as warships from 13 foreign countries including India, Australia and Vietnam.
    […]
    Military officers accompanying reporters in Qingdao have been at pains to point out China has no hostile intent with the naval parade and it is not a show of force but a sign of a genuine desire for global maritime cooperation.

    • La parade navale a eu lieu dans une brume épaisse.
      Présage funeste pour l’empereur, maître du temps et des éléments ?…
      (si vous n’aimez pas la musique martiale, coupez le son !)

      An overview of the Chinese Navy parade in 120 seconds - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=YxzEyX2fzzk

      A naval parade to celebrate the 70th anniversary of the founding of China’s Navy was held on April 23 near Qingdao City. The PLA Navy sent 32 vessels and 39 warplanes into six groups and 10 echelons for President Xi’s inspection.

      RT en espagnol, reprenant les images (et le son…) de la vidéo officielle

      Gran desfile naval en la clausura del 70.º aniversario de la Armada china - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=wzJh2xWs-Jc

      Un gran desfile naval ha protagonizado el final de las celebraciones en la ciudad china de Qingdao dedicadas al 70.º aniversario de la fundación de la Armada del país asiático. Además, China exhibió su nuevo portaviones llamado ’Liaoning’ por primera vez. El evento contó con la presencia de 60 delegaciones internacionales.

  • President Trump Called Jimmy Carter To Talk About China : NPR
    https://www.npr.org/2019/04/15/713495558/president-trump-called-former-president-jimmy-carter-to-talk-about-china

    Earlier this year, Carter sent Trump a letter with some advice about managing the U.S.-China relationship. Carter oversaw the normalization of diplomatic relations between the two countries 40 years ago.

    On Saturday evening, Trump called Carter to talk about it. It was the first time they’d spoken, Carter said. He said Trump told him that he is particularly concerned about how China is “getting ahead of us.”

    Carter said he agreed with Trump on this issue.

    “And do you know why?” Carter said. “I normalized diplomatic relations with China in 1979. Since 1979, do you know how many times China has been at war with anybody? None. And we have stayed at war,” he said. (China and Vietnam actually fought a brief border war in early 1979, weeks after U.S. relations with China were normalized.)

    Carter said the United States is “the most warlike nation in the history of the world”

    #guerres#élite#états-unis

  • Le modèle d’affaires toxique de Syngenta
    https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/pesticides/syngenta

    #Syngenta est numéro un mondial sur le marché des #pesticides. Alors que le géant de l’#agro-industrie vante ses efforts en matière d’innovation et de durabilité, les recherches de Public Eye révèle que la commercialisation de pesticides extrêmement dangereux est au cœur de son modèle d’affaires. La multinationale profite de la faiblesse des #réglementations dans des pays en développement ou émergents pour y vendre des produits, dont bon nombre ont été interdits en Suisse.[...]

    Le Brésil est le principal marché du géant bâlois. L’Argentine, la Chine, le Paraguay, le Mexique, l’Inde, le Vietnam, les Philippines, le Kenya ou encore le Ghana sont aussi des destinations privilégiées de ses pesticides extrêmement dangereux.

    Syngenta gagne des milliards en vendant des pesticides extrêmement dangereux
    https://www.publiceye.ch/fr/coin-medias/communiques-de-presse/detail/syngenta-gagne-des-milliards-en-vendant-des-pesticides-extremement-dangere

  • How Tran Got Her Internship at the Explore #microsoft Internship Program After Attending Only One…
    https://hackernoon.com/how-tran-got-her-internship-at-the-explore-microsoft-internship-program-

    How Tran Got Her Internship at the Explore Microsoft Internship Program After Attending Only One Semester of Computer ScienceBy Flora QuIf you want to gain some product management experience, along with a software development opportunity, at one of the largest Tech companies, I recently found the Explore Microsoft Internship program would be a good choice..To learn more, I interviewed Tran Le, a student at Grinnell college, who is an upcoming intern there. Three semesters ago, Tran was an Economics major. What made her decide to transfer, and how did she get her internship among the strong competition after such a short period of time?Why She Transfered from Economics to Computer ScienceTran grew up in the city of Huy in Vietnam, where traditionally girls study social sciences in college. (...)

    #coding #software-development #product-management #internships

  • Le Vietnam interdit le glyphosate, au grand dam des Etats-Unis
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/11/le-vietnam-interdit-le-glyphosate-au-grand-dam-des-etats-unis_5448992_3244.h

    Le Vietnam part en guerre contre la firme américaine Monsanto, devenue propriété du géant de l’agrochimie allemand Bayer. Invoquant la « toxicité » des produits contenant du glyphosate et leur impact sur l’environnement et la santé, le ministère de l’agriculture et du développement rural vietnamien a annoncé, mercredi 10 avril, le retrait du pesticide de la liste de produits autorisés dans le pays.

    #glyphosate #vietnam #bayer #monsanto #agent_orange

  • Al menos 60 niños vietnamitas no acompañados han desaparecido en Holanda | Planeta Futuro | EL PAÍS
    https://elpais.com/elpais/2019/04/02/planeta_futuro/1554211145_407046.html

    Entre 2013 y 2017, unos 1.080 menores no acompañados desaparecieron en Holanda de diversos centros para solicitantes de asilo. De estos, al menos 60 eran adolescentes vietnamitas acogidos en refugios especiales para evitar que fueran víctimas del tráfico de personas. Entraron en el país de forma ilegal y contaban con la protección de las autoridades. Los procedentes de Vietnam se consideran muy vulnerables por ser los preferidos de los traficantes, que supuestamente los llevan luego a Francia, el Reino Unido o Alemania. Allí pueden acabar en la prostitución o explotados en salones de manicura. La situación evidencia la falta de coordinación de la Unión Europea en el caso de los niños extranjeros solos.

    “Los vietnamitas desaparecen siempre, a pesar de nuestros esfuerzos”, asegura Johan van der Have, encargado de los refugios —situados al norte y al sur del país— en el programa Argos, de la emisora holandesa de radio VPRO, recién emitido. Ha sido elaborado junto con el colectivo internacional de periodistas Lost in Europe, del que participan, entre otros, la BBC y el rotativo británico The Guardian. Los reporteros de Argos viajaron a Alemania, el Reino Unido y Francia, y revisaron cientos de mensajes internos de la Agencia Central para la Recepción de Solicitantes de Asilo (COA, en sus siglas neerlandesas). De este modo, pudieron presentar la cifra general de 1.080 desaparecidos. Sobre la más concreta, los 60 vietnamitas, recabaron además un testimonio inquietante. Los trabajadores sociales holandeses dijeron tener “la sensación de que los locales protegidos son vistos por los que trafican como estaciones de paso: el mismo día podemos perder de vista a varios de estos menores”, señalan. No pueden salir sin permiso, aunque a medida que se hacen mayores las reglas se adaptan a su situación y grado de madurez.

    En diciembre de 2018, el ministerio holandés de Justicia aseguró que no tenían en esos momentos datos sobre una posible red involucrada en la desaparición de los niños procedentes de Vietnam. Sin embargo, en 2012, Bureau Beke, un organismo especializado en estudios de seguridad y delincuencia, señaló que la policía había encontrado un número creciente de vietnamitas sin documentos trabajando en los cultivos ilegales de cannabis. Y en 2017, la policía militar indicó en un comunicado que había vietnamitas [sin documentación en regla] que dicen ser víctimas de traficantes. “Sospechamos que hay una organización detrás”, aseguraba. Tras las revelaciones del programa, el Gobierno ha anunciado una nueva investigación independiente a cargo del centro especializado en analizar el tráfico de personas. Sus conclusiones serán luego remitidas a la Fiscalía. El Parlamento había pedido una reacción oficial sin más demoras.

    D’autres infos encore dans l’article, je n’ai rien vu en français...

    #migrants #trafic #disparitions

  • Independently Scalable Multi-Container #microservices Architecture on #aws #fargate (I)
    https://hackernoon.com/microservices-on-fargate-part1-f26a318827a8?source=rss----3a8144eabfe3--

    Various cafés and boutiques stacked up at The Cafe Apartments in Vietnam.A guide on deploying a full stack (nginx, frontend, backend) application on AWS using #docker, Fargate and CloudFormation.Few weeks ago I started my journey through AWS. Now I got to a point where I feel confident to share my journey and some ideas that might help others.The reason I am writing this article is because I saw many examples of backend-frontend-nginx stacks in Fargate but not in a way that you could scale each component independently.On all those examples if you wanted more backend availability you would need to scale frontend and nginx with it because all containers were defined together and would run as one big service. It was not what I was after.This guide is structured as follows:Part 1: why (...)

    #aws-fargate