• Drame de Don Bosco : la mère demandait qu’on la protège, elle et ses enfants - Drame de Don Bosco à Landerneau - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/drame-de-don-bosco-la-mere-demandait-qu-on-la-protege-elle-et-ses-enfan


    Des voisins ont manifesté leur soutien en déposant des fleurs devant l’immeuble de la mère des enfants.
    Le Télégramme/Didier Déniel

    Mercredi matin, les corps d’un père et de ses enfants, jumeaux de 11 ans, ont été découverts à Landerneau. Le procureur de la République de Brest a annoncé, dans un communiqué, que deux plaintes avaient été déposées contre le père. D’après des voisins, cette dernière se sentait réellement en danger.

    On en sait davantage sur les circonstances du drame survenu dans la nuit de mardi à mercredi sur le parking de l’association Don Bosco, zone d’activité de Mescoat, à Landerneau. Un père de 57 ans a tué ses jumeaux, un garçon, Clément, et une fille, Mathilde. Cette dernière était scolarisée à l’institut médico-éducatif de cette ville. Il s’est ensuite donné la mort par pendaison.

    « Jamais condamné, ce père de famille était néanmoins connu de la justice, suite à deux plaintes déposées contre lui », détaille le procureur Jean-Philippe Récappé dans un communiqué. « La première l’avait été le 25 septembre 2017 pour appels téléphoniques malveillants. L’autre le 25 juin 2019 pour "menaces de mort indirectes sur mineur" lors d’une réunion à l’institut médico-éducatif de Landerneau ».

    Deux plaintes classées sans suite
    Ces deux procédures avaient été classées sans suite, les éléments recueillis « ne permettaient pas de caractériser pénalement une infraction », poursuit le procureur. Parallèlement, le juge aux affaires familiales de Brest avait ordonné une enquête sociale et une mesure d’expertise médico-psychologique.

    Toujours d’après le procureur, « les premières constatations révèlent que le garçon a été asphyxié par strangulation et que la fillette a été égorgée. Les enquêteurs ont trouvé à proximité de leurs corps deux couteaux et une cordelette ». Au domicile du père a été retrouvée « une lettre explicite sur ses intentions de mettre fin à la vie de ses enfants et de se suicider. Il y a exprimé sa rancœur à l’égard de sa fille handicapée, s’estimant défavorisé par rapport aux aides apportées à son ex-épouse ».

    Ce jeudi, dans le quartier de Bellevue, où vit la mère de Clément et Mathilde, c’était la consternation. « Les enfants étaient adorables, raconte cette voisine, la voix cassée par l’émotion. Clément faisait parfois des cookies, il nous en faisait profiter. Je le revois encore courir les jambes à son cou pour ne pas rater son bus. Toujours, il avait un geste de sympathie. Il était en sixième, il en était fier ».

    Une marche blanche
    Une autre voisine souligne, elle, que la mère était extrêmement angoissée ces derniers temps. « Son ex-compagnon lui avait dit qu’elle pouvait être fière d’être harcelée par lui. Quand je croisais son regard ça me glaçait le sang. Elle demandait simplement qu’on la protège, elle et ses enfants. Je suis effondrée ».

    La mère avait rencontré son ex-compagnon dans le cadre de cours de danse de société au Centre Social de Bellevue. Hier, des habitants ont déposé des fleurs à l’entrée de l’immeuble où elle réside. Une marche blanche devrait être organisée dans les prochains jours par l’association Les Bahamas, dans laquelle la mère a des responsabilités.

  • Bolivie: un canevas serbe?

    https://lecourrier.ch/2019/11/26/bolivie-un-canevas-serbe

    Pour le conseiller en « révolution », il s’agit d’identifier le bon « momentum », le moment qui fera basculer l’opinion publique et favorisera ensuite la chute du « régime autoritaire » visé. En Bolivie, les incendies géants de cet été semblent avoir joué ce rôle.

    Le 25 août, le chef de Canvas retweetait une publication de son ancienne étudiante sur les incendies géants dans la Chiquitania (entre le Chaco et l’Amazonie), s’indignant que « la mauvaise gouvernance mène aux catastrophes environnementales ». Le 27, Jhanisse Vaca Daza lançait #SOSBolivia sur le compte Twitter de son ONG, Rios de Pie, qui est vite devenu un hashtag très utilisé par les opposants à Evo Morales.

    #Bolivie #CoupDEtat #putsch #SantaCruz #RévolutionsOranges #ExtrêmeDroite

    • Srda Popovic est un habitué de ce « Davos de la dissidence », comme il le décrit, orchestré par la Human Rights Foundation (HRF), où exerce Jhanisse Vaca Daza depuis quatre ans. Cette ONG de défense des droits humains, dont le siège social se situe dans l’Empire State Building, a été fondée en 2005 par Thor Halvorssen Jr., militant libéral issu de la grande bourgeoisie vénézuélienne. Son cousin Leopoldo López est un opposant notoire au gouvernement de Nicolás Maduro, sur une ligne anticommuniste.

      sinon momentum signifie impulsion (quantité de mouvement en mécanique).

  • Le complexe d’universalisation : révélateur du déni de l’oppression patriarcale
    https://blogs.mediapart.fr/aurex/blog/291119/le-complexe-d-universalisation-revelateur-du-deni-de-l-oppression-pa

    Une professeure de sociologie nous apprends en cours que lorsqu’elle fait des interventions sur les violences masculines, elle se trouve presque obligée de commencer par une phrase en introduction « Oui, les hommes aussi sont victimes de violence », sinon, quelqu’un dans la salle le lui fera remarquer. Plusieurs amies et collègues se mettant en couple avec un homme séparé m’ont fait part de la « perversité narcissique » de l’ex femme du compagnon, particulièrement folle et calculatrice, décidée à pourrir la vie de leur compagnon, et la leur, donc, indirectement. Quand bien même ce compagnon a un casier judiciaire pour violence sur cette ex-compagne. « Elle a menti, il lui a juste tenu les poignets parce qu’elle l’a poussé à bout ». Je retrouve ce discours chez des amies dont c’est le frère ou le beau frère qui est victime de cette « hystérisation » de l’ex-compagne. Enfin, lorsque l’affaire de l’assassinat d’Alexia Daval a fait surface, une amie m’a dit avoir calculé le temps que l’on met pour étrangler quelqu’un : 7 minutes, à ses yeux, la mari d’Alexia Daval mentait, cela ne pouvait pas être une réaction spontanée de violence sans prise de conscience de l’acte. Ouf, je me dis. Mais quelques minutes plus tard, l’argument de la femme castratrice revient timidement, comme circonstance atténuante, même si elle n’y croit pas vraiment.

    Dernier exemple : une actrice explique qu’elle a été victime de violence de la part d’un ex conjoint : il l’a strangulé et lui a frappé le visage pendant qu’elle était inconsciente : la mâchoire et le menton ont été fracturés, elle a perdu 8 dents. Mais dans son discours, elle a quand même placé « ce n’est pas contre les hommes, c’est contre quelques hommes, et je connais un homme qui a été battu par sa femme, c’est une question sur l’humain en général ».

    #masculinité #féminicide #hétérosexualité #couple #amour #assassinat #humanisme #hommerie #backlash

  • A propos des tremblements déters en Amérindies du Sud, au travers des traductions de textes & prises de paroles de féministes indigènes :

    Les veines ouvertes de l’Amérique du SUD
    https://nantes.indymedia.org/articles/47363

    Nous, Femmes autochtones du monde, nous devons nous unir et nous battre avec spiritualité et sagesse, car c’est seulement ainsi que nous gagnerons.
    /.../
    La #plurinationalité des territoires n’a pas besoin d’autorisation pour exister. Abattons les #frontières, la solidarité va s’étendre sans barrières. Ni le pouvoir des Églises ni celui des militaires n’arrêteront la lutte pour une vie juste, digne et diverse dans chaque territoire.

    +

    À propos des évènements en cours en #Bolivie / Cette conjoncture nous offre une grande leçon contre le triomphalisme. Participation de Silvia Rivera Cusicanqui au Parlement des femmes de La Paz, à La Paz, en Bolivie, le 12 novembre 2019
    https://portapluma.blogspot.com/2019/11/a-propos-des-evenements-en-cours-en.html

    Je ne crois en aucune des deux hypothèses qui ont été présentées. Le triomphalisme qui dit qu’avec la chute de Evo nous avons retrouvé la démocratie me paraît excessif, une analyse qui vise à côté.
    /.../
    La seconde fausse hypothèse, qui me semble à moi hautement dangereuse, c’est celle du #coup_d’État, qui ne cherche qu’à légitimer, tout entier, avec le paquet et tout, enveloppé de cellophane, tout le gouvernement de #Evo_Morales dans ses moments d’abâtardissement les plus forts.

    Et ce passage ô combien important pour la compréhension :

    Il a fait croire que nous étions face à un gouvernement révolutionnaire dans le style cubain, mais nous engueulait pour les nostalgies gauchistes d’un groupe de machos qui ne sont pas seulement les #machos de Camacho, mais aussi les machos gauchistes, misogynes, qui nous traitent comme chair à canon et comme chair à hameçon afin de créer leurs réseaux de perversion des secteurs populaires.

    + lire aussi

    "Le coup d’État en Bolivie est raciste, patriarcal, ecclésiastique et économique" / “El golpe de Estado en Bolivia es racista, patriarcal, eclesiástico y empresarial”
    source : https://www.pagina12.com.ar/230580-el-golpe-de-estado-en-bolivia-es-racista-patriarcal-eclesias

    traduction de l’intro :

    #Adriana_Guzmán représente le #féminisme #communautaire antipatriarcal de Bolivie et les féministes d’Abya Yala. Elle s’est reconnue dans cette lutte avec d’autres compagnes de la guerre du gaz en 2003, raison pour laquelle elle dit souvent qu’elle a appris dans la rue ce qu’était le #patriarcat et pourquoi le #féminisme était un outil fondamental pour la création d’autres modes de vie. À l’heure actuelle, elle résiste aux progrès des #milices qui ont célébré, sur la place publique l’incinération du #Whipala, le drapeau des peuples #indigènes, geste de violence symbolique tel qu’il est difficile de le nommer sans se déchirer le cœur. Dans ce dialogue, elle définit le coup d’État, appelle à y faire face et à soutenir les actions de la Résistance.

  • The scary trend of internet shutdowns - Poynter
    https://www.poynter.org/reporting-editing/2019/the-scary-trend-of-internet-shutdowns

    Around the world, governments have been turning to network shutdowns with increasing frequency to quell unrest and suppress the spread of rumors and fake news. But there is no empirical evidence that proves this tactic is effective, and activists and journalists alike have raised concerns over the catastrophic side effects these shutdowns often have on communities.

    “The official justification given by governments and the impact (of these shutdowns) on the ground rarely match,” said Berhan Taye, the leader of Access Now’s #KeepItOn campaign. Access Now is an international non-profit that advocates for a free and open internet around the world, and the #KeepItOn campaign has been documenting and verifying instances of internet shutdowns since 2016.

    “Shutdowns are being normalized, as if they’re expected to happen,” Taye told the IFCN. “(There’s the sense) amongst journalists, activists and others that shutdowns during 2020 elections are going to happen, so we need to prepare.”

    Shutdowns in India: Popularly used, questionably effective

    Africa and Asia are the two continents most affected by internet shutdowns, and India is by far the greatest perpetrator: 67% of #KeepItOn’s documented shutdowns in 2018 have taken place in India, with 134 incidents.

    The Stanford study found that mass mobilization in India can occur even in the absence of social media and digital platforms.

    In fact, removing these tools “can turn a predictable situation into one that is highly volatile … Rumors and disinformation continue to spread with or without access to digital communication networks, whose primary role is that of accelerators of information diffusion.”

    Taye of the #KeepItOn campaign warned that while 33 of the shutdowns that occurred in 2018 were justified by governments claiming they wanted to curb mis/disinformation, “The spread of fake news did not start with Facebook. The issue of disinformation did not start with Facebook.”

    “The problem we have now is the speed at which it’s being shared… But when you cut people off from being able to access information, the only access they have is to previous misinformation.”

    Taye added that another side effect of the shutdown in Sri Lanka was that “people were not able to find their loved ones, not able to share information, and there was no one providing what the actual correct narrative is, and what’s happening on the ground.”

    #Censure #Internet #Coupure_réseau #Fake_news

  • Bolivian Lawmakers Sent Letter to Donald Trump Asking Him to Intervene in Their Country’s Election
    https://www.newsweek.com/bolivian-lawmakers-donald-trump-election-1398654

    Avril 2019

    The group of 12 politicians asked Trump to use Washington’s influence within the Organization of American States [#OAS] to somehow prevent Morales from running for another term.

    Les mêmes « OAS » qui auraient constaté des irrégularités dans l’élection de #Morales.

    Lee J. Carter sur Twitter : "The message on the flag translates roughly to “Pachamama, do not forgive them, they know what they’re doing”" / Twitter
    https://twitter.com/carterforva/status/1194881545909223424

    #Bolivie #coup_d’état #etats-unis

  • Building a Bolivia for the Next Generation
    https://jacobinmag.com/2019/10/bolivia-election-adriana-salvatierra-mas-evo-morales

    A leader within the Columna Sur militant youth movement, Adriana has become a leading voice in the fight for gender equality and the eradication of murderous violence against women (so-called femicides). She has also strongly promoted socialist planning as a model of economic growth, and ahead of Sunday’s presidential election she has fiercely criticized neoliberal challengers to Morales, such as the former president Carlos Mesa and the emerging right-wing candidate from Santa Cruz, Óscar Ortiz.

    Denis Rogatyuk sat down with Adriana to discuss the socialist government’s record, her own role in the change process — including a spell as acting president — and the challenges that will follow Sunday’s election.

    Interview avant le #coup_d'État en #Bolivie.

  • Grève générale en Bolivie : Evo Morales crie au "coup d’État"
    Publié le : 23/10/2019
    https://www.france24.com/fr/20191023-bolivie-presidentielle-evo-morales-coup-etat

    Le président bolivien Evo Morales a dénoncé « un coup d’État en cours » et a déclaré l’état d’urgence, après la grève qui a éclaté mardi soir, alors que le pays attend encore les résultats officiels de l’élection présidentielle. (...)

    “““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"

    Après trois semaines de contestation, le président bolivien Evo Morales annonce sa démission
    Publié 10 nov 2019 à 13h16, mis à jour à 22h43
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/10/evo-morales-annonce-la-convocation-d-une-nouvelle-election-presidentielle-en

    Plus tôt dans la journée, le dirigeant indigène de 60 ans avait annoncé la convocation de nouvelles élections pour « pacifier le pays », sans parvenir à apaiser les tensions.

    « Je renonce à mon poste de président. » Le président bolivien Evo Morales aura fini par céder, dimanche 10 novembre, en annoncant à la télévision sa démission dans le sillage de plusieurs ministres et députés après trois semaines de contestation.

    Un peu plus tôt dans la journée, le dirigeant indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006, avait annoncé la tenue d’un nouveau scrutin présidentiel – une option qu’il rejetait jusque-là – afin de « pacifier la Bolivie ». Cela n’aura cependant pas suffit à ramener le calme, et les affrontements entre protestataires et forces de l’ordre se sont poursuivis. (...)

    #Bolivie #coupd'état

    • Le président bolivien Evo Morales annonce sa démission
      Par RFI Publié le 10-11-2019 Modifié le 11-11-2019
      http://www.rfi.fr/ameriques/20191110-bolivie-evo-morales-annonce-demission

      Disant vouloir calmer la colère de la rue, M. Morales avait appelé dimanche matin à de nouvelles élections, une option qu’il rejetait jusque-là. Venait d’être divulgué un rapport préliminaire de l’Organisation des États américains (OEA), soulignant de très nombreuses irrégularités dans le processus électoral. Les experts de l’organisation affirmaient ne pas pouvoir valider les résultats de cette élection et recommandaient d’en organiser de nouvelles.

      Mais loin de s’apaiser, la crise politique s’est brutalement accélérée, avec des démissions en série de ministres et de députés. Visé par des manifestants qui ont incendié sa maison à Potosi (sud-ouest), le président de l’Assemblée nationale Victor Borda a été le premier à renoncer à ses fonctions. Il a été rapidement suivi par le ministre des Mines César Navarro, qui a dit vouloir « préserver (sa) famille » après l’incendie de sa maison et l’agression de son neveu.

      « Le cours des événements va à l’encontre de mes principes personnels, ainsi que de mes valeurs spirituelles et démocratiques », a aussi écrit le ministre des Hydrocarbures Luis Alberto Sanchez dans sa lettre de démission publiée sur Twitter.

  • Violences conjugales et Protection des victimes. Usages et condition d’application dans les tribunaux français des mesures judiciaires de protection des victimes de violence au sein du couple

    http://www.gip-recherche-justice.fr/publication/vioco-provic-violences-conjugales-et-protection-des-victimes-u

    Qu’elles soient physiques, psychologiques, matérielles, sexuelles, économiques ou administratives, les violences entre partenaires intimes constituent désormais des infractions condamnées par la loi. Ce rapport propose d’étudier un aspect encore peu étudié de la judiciarisation des violences conjugales : la volonté du législateur de développer une justice de la « protection » et de la « sécurisation » de celles (ou, plus rarement, de ceux) qui, à un moment donné de leurs trajectoires, sont confrontés à la violence de leur (ex-)partenaire intime. Pour ce faire, les premiers chapitres se concentrent sur les conditions de mise en œuvre et d’appropriation à l’échelle nationale de l’ordonnance de protection (OP), un dispositif civil doté d’implications pénales. Les derniers chapitres s’intéressent plutôt à l’expression de cette préoccupation dans l’ordinaire d’une juridiction correctionnelle, ainsi qu’au sein d’un dispositif dédié tel que le téléphone grand danger (TGD). Au travers de ces trois configurations procédurales, il s’agit de saisir la manière dont les magistrats se sont ou non approprié l’injonction du législateur de contribuer à la « lutte contre les violences conjugales », non plus uniquement en réprimant les auteurs de ces violences, mais également en protégeant celles qui en sont les victimes. L’enquête repose sur la collecte de données de natures statistiques, ethnographiques et jurisprudentielles.

    Au terme de ce travail d’évaluation, la configuration de violences la plus courante, à savoir un cumul de violences physiques et psychologiques, est reconnue comme parfaitement vraisemblable dans sept cas sur dix. Les accusations de grave cumul de violences comprenant des allégations de violences sexuelles sont celles qui sont le plus fréquemment requalifiées à la baisse ou considérées comme non vraisemblables (une fois sur quatre).

    –—

    . Au final, ce sont 72,6% des mères d’enfants mineurs obtenant une ordonnance de protection qui se retrouvent contraintes d’exercer leur autorité parentale avec le conjoint qui, selon les mêmes autorités judiciaires, les a vraisemblablement violentées et mises en danger, elles et leurs enfants.

    –---

    Au sein de la juridiction étudiée, l’injonction de prise en charge psychologique concerne des violences sans incapacité ou suivies d’incapacité n’excédant pas huit jours et des affaires de harcèlement. Le plus souvent, les auteurs n’ont pas d’antécédent judiciaire et sont insérés socialement et professionnellement.

    –—

    Dans la juridiction enquêtée, les individus poursuivis pour des faits de violences au sein du couple sont quasi-exclusivement des hommes. À la différence de ce que l’on observe dans les dossiers d’alternatives aux poursuites, on remarque au sein de cette population de justiciables une nette surreprésentation des inactifs en âge de travailler ainsi qu’une sous-représentation des catégories cadres et professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires.

    –---

    Dans la juridiction étudiée, nous avons constaté un décalage entre la sévérité des peines théoriquement encourues par les hommes mis en cause et la relative clémence dont les juges font preuve quant au choix et au quantum des peines finalement retenues à leur encontre par les juges.

    Le choix des peines se concentre surtout autour de la peine d’emprisonnement, suivie de la peine d’amende et de jours-amendes. Le sursis simple apparaît comme la modalité d’exécution privilégiée de la peine d’emprisonnement, loin devant la peine ferme ou mixte. Les peines d’emprisonnement, sursis simple ou ferme, sont en outre de très courte durée, en comparaison des peines d’emprisonnement mixtes plus longues.
    ...
    À ce titre, sans doute convient-il de s’interroger sur le peu de poursuites que suscitent les violations d’interdiction d’entrer en contact. Alors que le panel retenu dans le cadre de notre enquête représente un quart des affaires de violences dans le couple traitées sur l’année 2015au sein de la juridiction enquêtée, nous n’avons relevé qu’une seule affaire dans laquelle un prévenu est poursuivi pour la violation de l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

    #violence_masculine #féminicide #violophilie #injustice #couple #inégalité

    • Il me semble important de ne pas invisibilisé le sexisme de ce discours, or je ne voie pas grand monde pour en parler. Les commentaires font comme si ce type de discours était rare et interdit alors que la fenêtre est grande ouverte sur l’injonction faites aux femmes de se mettre au service d’hommes à travers la conjugalité et surtout la procréation. Dans le concret c’est le message que toute la société porte aux femmes.

      #sexisme #violence_économique #couple #femmes #divorce #déni #invisibilisation

      http://www.payetondivorce.fr/2019/11/06/divorce-violence-argent

      Une fois débarrassées de notre conjoint violent, nous tombons sous le coup d’une autre violence, dans l’indifférence générale.

      Et si hier une banale et proprette nazillonne a pu tranquillement cracher sur une chaîne d’info que les femmes au smic n’ont pas à divorcer, ce n’est pas du tout parce qu’elle a eu le culot dégueulasse des fachos décomplexés, mais parce qu’elle n’a fait qu’exprimer une vérité que la société toute entière approuve, sans même le savoir. La petite faf d’hier n’a pas proféré une horreur inédite : elle a verbalisé un constat que nous, femmes divorcées avec les huissiers au cul, nous faisons chaque jour. Quand on a pas de fric on ne divorce pas. Et si on divorce quand même, on le paiera.

      Depuis le 6 mai la société ne me dit qu’une seule phrase, toujours la même, à chaque courrier, à chaque mise en demeure, à chaque prélèvement rejeté, à chaque article que je sors de mon caddie : “Marche ou crève, connasse”.

      Et je crois que je fais les deux en même temps, jour après jour. Je marche, et je crève. Je suis dévorée de colère, mais ma colère est politique, et elle se dresse contre une violence économique, infligée de façon systémique à des femmes parce qu’elles ont divorcé. Cette violence n’est pas le fruit de notre inconséquence ou d’une décision mal pesée au regard de nos moyens financiers. Elle est le fruit d’une répression organisée, visant à nous tenir en laisse, à nous empêcher de sauver notre peau. Et comme on ne plie pas et qu’on divorce quand même, on n’a qu’à se débrouiller et crever sous les dettes et le manque de pognon, le manque d’aides, le manque de soutien. Après tout, on s’en est sorties, on l’a quitté ce sale con, qu’est-ce qu’on veut de plus, il y a des femmes qui meurent assassinées quand même, un peu de décence, fermez vos gueules les survivantes au frigo vide. Vous êtes indésirables, invendables pour les assos, invendables dans les médias, tout le monde s’en fout de ce qui va vous arriver.

      Ne l’oubliez pas quand vous me voyez mendier du fric sur internet, ou quand vous voyez passer les appels au secours de celles qui comme moi paient leur décision à chaque minute de leur nouvelle existence, toujours vivantes et dépérissant face à des gens qui détourneront forcément le regard à la fin de la première saison, puisque leur histoire n’est plus assez sexy pour émouvoir, et que le récit d’un naufrage quotidien, à base de paquets de nouilles et de rage frustrée, sera toujours moins vendeur que la photo d’un visage couvert de bleus ou des pancartes agitées sous vos yeux. Vous nous préférez mortes, en fait.

      Sentez-vous coupables de nous laisser crever en espérant que ça s’arrangera tout seul ou qu’on aura un truc plus passionnant à raconter au prochain épisode. Vous êtes tous coupables. Comme je le suis d’avoir divorcé, alors que je n’ai même pas un SMIC. C’est ce qu’on me prouve chaque jour.

    • Elle a joué son rôle, elle a étendu la fenêtre d’Overton ; L’incorrect va pouvoir passer pour un magazine modéré ; mission accomplie pour la soldate ultra conservatrice Graziani.

      Après ses propos polémiques sur les mères célibataires, l’éditorialiste Julie Graziani renvoyée du magazine « L’incorrect »

      « La rédaction a décidé qu’en aucun cas Julie Graziani ne pouvait plus la représenter, à la télévision ni ailleurs, sur les réseaux sociaux ou dans quelques médias », explique le directeur du mensuel sur son site internet.

      https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/apres-ses-propos-polemiques-sur-les-meres-celibataires-l-editorialiste-
      #violences_faites_aux_femmes

  • Message d’absence reçu d’une amie/collègue au Pays-Bas :

    Dear reader. Thank you for your message. The Dutch Higher Education sector is campaigning against budget cuts. We do not work longer than our contracted hours. This will result in a delay in receiving a reply. The lack of proper funding of higher education and science has led to structural overtime and this has negative consequences for the quality of higher education and science overall, as well is for the well-being of my colleagues, myself and our students. Apologies for any inadvertent inconvenience caused, we hope to count on your understand. For more information: https://woinactie.blogspot.com/p/the-demands.html Kind regards, XX

    –---------

    Geachte lezer, Dank voor uw bericht. Het Hoger Onderwijs voert actie voor het terugdraaien van bezuinigingen. Wij beperken ons momenteel onze werkuren tot onze aanstellingsomvang. Hierdoor zal het langer duren voordat u een antwoord op uw email ontvangt. De onderfinanciering van het Hoger Onderwijs en de wetenschap, leidt tot structureel overwerk en dit heeft negatieve effecten voor het hoger onderwijs en wetenschappelijk onderzoek, en het welzijn van mijn collega’s, mijzelf en onze studenten. Mijn excuses voor het eventuele ongemak dat door deze actie wordt veroorzaakt, wij hopen op uw begrip te kunnen rekenen. Meer informatie: https://woinactie.blogspot.com/p/nieuws.html . met vriendelijke groet, XX

    #Pays-Bas #résistance #budget #coupures_budgétaires #université #heures_supplémentaires #éducation #coupure_budgétaire

    Et du coup, si on ouvre le site internet qu’elle mentionne :

    Explanation
    Demand: abolishing the efficiency cuts
    As if all of this would not be serious enough, an additional cut is planned from the Cabinet in the form of a so-called “efficiency cut” of structural 183 million euros. This threatens to be pushed through despite a negative motion from the Senate. Abolishing the efficiency discount would mean that the government grant will not go further in the coming years, as illustrated in the graph below (blue line):

    Demand: restoration of the government funding to the level of 2000.
    The above is certainly not enough to return to a workable situation at the university. WOinActie therefore requires an extra investment of 1.15 billion per year that is needed to turn the tide in academic education. With this much-needed investment, the government grant per student will return to the situation in 2000 as can be seen in the graph below (blue line):

    https://woinactie.blogspot.com/p/the-demands.html

    #grève #white_strike #WOinActie
    https://twitter.com/hashtag/WOinActie?src=hashtag_click

    ping @reka

  • Drownings of Turkey’s Purge
    –-> 31 Turkish citizens drowned in the Aegean sea while seeking to escape the ongoing post-coup crackdown in Turkey.

    Thousands of people have fled Turkey over the past three years due to a massive witch-hunt launched by the Justice and Development Party (AK Party) government against its critics such as academics, Kurdish politicians and especially the real or imagined sympathizers of the Gülen group, in the wake of a failed coup attempt on July 15, 2016. The gov’t accuses the group of masterminding the failed coup while the group denies any involvement.

    More than 500,000 people have been investigate and some 96,000 including academics, judges, doctors, teachers, lawyers, students, policemen and many from different backgrounds have been put in pre-trial detention over Gulen links July 2016.

    Many try to escape Turkey via illegal ways as the government cancelled their passports. Purge-victim Turks often cross Evros river to escape from the snowballing persecution. Around 14,000 people crossed the Evros frontier from January through September of 2018, a Wall Street Journal said, underlining that around half of those crossing the Evros river were Turkish citizens.


    https://turkeypurge.com/wp-content/uploads/2019/10/combinepdf.pdf
    #purge #Turquie #morts #décès #Evros #frontières #Mer_Egée #mourir_aux_frontières #Grèce #mourir_en_mer #migrations #asile #réfugiés #coup

    ping @isskein

  • Revealed: hundreds of migrant workers dying of heat stress in Qatar each year | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2019/oct/02/revealed-hundreds-of-migrant-workers-dying-of-heat-stress-in-qatar-each

    Migrant labourers are being worked to death in searing temperatures in Qatar, with hundreds estimated to be dying from heat stress every year, a Guardian investigation can reveal.

    This summer, hundreds of thousands of migrant workers toiled in temperatures of up to 45C for up to 10 hours a day as Qatar’s construction boom hit its peak ahead of the Fifa World Cup 2022.

    #travailleurs_émigrés #exploitation #morts_au_travail #coupe_du_monde #Qatar

  • Coupe du monde 2022 : des « esclaves » népalais morts au Qatar sur les chantiers

    D’après l’ambassadeur du Népal à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Publié le 26 septembre 2013 à 11h09 - Mis à jour le 03 octobre 2013 à 12h34

    Dans un rapport publié jeudi, Amnesty international accuse le pays de ne pas mener les réformes qui pourraient améliorer la situation.

    D’après des documents confiés par l’ambassade du Népal à Doha au journal britannique The Guardian, au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la #Coupe_du_monde 2022 au #Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Jeunes pour la plupart, ils ont été victimes d’attaques et insuffisances cardiaques ainsi que d’#accidents sur leur lieu de travail. Tous exerçaient dans des conditions d’exploitation qui s’apparentent à de l’#esclavage moderne.

    L’émirat affiche la part de travailleurs #migrants rapportée à sa population la plus importante au monde. Plus de 90 % de la main-d’œuvre est composée d’immigrés et, d’après The Guardian, « 1,5 million d’ouvriers supplémentaires doivent être recrutés pour construire les stades, les routes, les ports et les hôtels nécessaires au bon déroulement du tournoi » de #football. Les Népalais comptent pour 40 % d’entre eux, et plus de 100 000 se sont rendus au Qatar l’an passé. Ils constituent la main-d’œuvre principalement employée pour l’organisation du #Mondial.

    Au rythme actuel des décès sur les chantiers au Qatar, au moins 4 000 ouvriers pourraient mourir dans l’Emirat avant même le coup d’envoi du Mondial 2022, a accusé la Confédération internationale des syndicats dans les colonnes du Guardian jeudi

    UNE « PRISON À CIEL OUVERT »

    L’enquête du Guardian évoque des éléments qui démontrent une vaste exploitation des ouvriers étrangers, du #travail_forcé – parfois par 50 °C –, un refus d’accès à l’eau potable – pourtant gratuite – et des violations multiples des normes internationales en matière de droit des travailleurs. Dans des conditions sanitaires alarmantes, certains de ces ouvriers étrangers dorment à douze dans une chambre d’hôtel insalubre, en proie aux maladies.

    Le voyage depuis le plateau himalayen jusqu’aux déserts de la péninsule arabique coûte une fortune aux migrants, obligés de s’endetter pour payer les agences qui prennent en charge leur transfert. Les taux d’intérêt de leurs emprunts sont exorbitants – le journal parle de 36 %. Sur place, ils sont souvent payés avec plusieurs mois de retard, et leurs salaires retenus pour les empêcher de fuir. Certains ont vu leurs passeport ou pièces d’identité confisqués. 

    Un jeune ouvrier de 27 ans, Ram Kumar Mahara, raconte au quotidien britannique qu’il a gardé le ventre vide pendant vingt-quatre heures, après douze heures de travail et une nuit entière : « Quand je me suis plaint, mon chef m’a chassé du camp de travail. J’ai dû mendier la nourriture des autres travailleurs parce qu’il refusait de me payer. »

    Le corps d’un garçon de 16 ans a été renvoyé à sa famille seulement six semaines après que le jeune homme fut arrivé dans l’émirat pour travailler. D’après l’ambassadeur népalais à Doha, le Qatar est une « prison à ciel ouvert ». Une trentaine d’ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

    Selon Aidan McQuaid, directeur de « Anti-Slavery International », les documents publiés par The Guardian jeudi « laissent indiquer du travail forcé, et ça a même l’air d’aller au-delà ». « Ce n’est pas vraiment un secret, mais il n’y a pas d’effort concerté de la part des autorités qatariennes pour y mettre fin », a expliqué M. McQuaid à l’AFP.

    « AUCUNE EXCUSE »

    Le Comité suprême Qatar 2022, structure chargée de préparer la Coupe du monde, s’est dit « profondément préoccupé par ces allégations visant certains prestataires et sous-traitants du site de construction de Lusail City et considère la question avec le plus grand sérieux ».

    « Comme tous ceux qui ont vu les photos et lu l’article (du Guardian), nous sommes choqués », a ajouté le Comité organisateur de la compétition. « Il n’y a aucune excuse pour que les ouvriers soient traités ainsi au Qatar ou ailleurs... La santé, la sécurité et le bien-être de tous ceux qui travaillent à la préparation de la Coupe du monde 2022 sont de la plus haute importance pour le Comité d’organisation. Le tournoi doit aider à l’amélioration de la vie des travailleurs au Qatar ».

    Selon un des ses porte-parole, la FIFA va « entrer en contact avec les autorités du Qatar, et la question sera également discutée lors de la réunion du comité exécutif sur le point Coupe du monde 2022 au Qatar les 3 et 4 octobre 2013 à Zurich. » Les autorités, assure-t-on, ont lancé une enquête.

    #qatargate #fifa

    https://www.lemonde.fr/sport/article/2013/09/26/des-esclaves-nepalais-morts-au-qatar-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde_

  • Travailleurs exploités : à #Doha, le faux départ des mondiaux d’athlétisme
    https://lemediapresse.fr/international/travailleurs-exploites-a-doha-le-faux-depart-des-mondiaux-dathletisme

    Le #Qatar, qui accueille du 27 septembre au 6 octobre ses premiers championnats du monde d’athlétisme, mise sur la réception d’événements sportifs majeurs pour asseoir sa stature internationale et rompre avec son isolement diplomatique. Une stratégie aux nombreuses zones d’ombre, sur laquelle plane le spectre de milliers de prolétaires exploités pour servir les ambitions de la diplomatie sportive qatarie.

    #International #Sport #Athlétisme #Coupe_du_Monde #Football #Migrants #Travail

  • En 2018, 266 000 personnes vivent en #couple avec un conjoint de même #sexe - Insee Première - 1774
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4215399?pk_campaign=avis-parution

    En 2018, 0,9 % des couples cohabitants sont des couples de même sexe. Ainsi, 266 000 personnes vivent avec un partenaire de même sexe. La part de ces couples a augmenté : elle était de 0,6 % en 2011.

    C’est entre les âges de 25 et 29 ans qu’il est le plus fréquent de vivre avec un partenaire de même sexe pour les femmes (0,9 %), et entre 30 et 34 ans pour les hommes (1,1 %).

    Les couples de même sexe sont plus présents dans les territoires les plus peuplés. La proportion de couples de même sexe est plus élevée en Île-de-France (1,4 %), particulièrement à Paris intra-muros (3,7 %). Ainsi, 15 % des couples d’hommes en France vivent à Paris intra-muros, 7 % des couples de femmes, contre 3 % de l’ensemble des couples.

    Les personnes vivant en couple avec un partenaire de même sexe sont plus diplômées que celles vivant avec un partenaire de sexe différent. Elles appartiennent également à des catégories sociales plus favorisées.

    60 % des couples de même sexe cohabitants ont contractualisé leur union et 14 % vivent avec des enfants, pour l’essentiel des couples de femmes.

    #démographie #homosexualité #pacs #mariage

  • Dans les #forêts du #Morvan, l’#État refuse d’encadrer les #coupes_rases
    https://reporterre.net/Dans-les-forets-du-Morvan-l-Etat-refuse-d-encadrer-les-coupes-rases

    Le #parc_naturel du Morvan souhaite limiter les coupes rases, néfastes pour l’environnement mais utiles à l’#industrie du #bois. Parce qu’il s’oppose à une gestion intensive des forêts, il risque de perdre son label, et les subventions afférentes.

  • violences conjugales – Réseau International des Mères en Lutte
    https://reseauiml.wordpress.com/category/violences-conjugales

    La responsabilité institutionnelle dans la mise en danger des enfants

    Dans une intervention de novembre 2018, Joan Meier et son équipe de recherche complètent les résultats. 4 338 jugements de 2005 à 2015 ont été analysés. Tous types de violences confondus (violence conjugales, violences contre les enfants, violences sexuelles contre les enfants), les accusations réalisées par les mères ne sont reconnues que dans 41 % des cas, et quand une accusation d’aliénation parentale est portée, dans 23 % des situations seulement. En outre ce sont les accusations de violences sexuelles sur les enfants qui sont les moins reconnues (15 %), et elles ne le sont presque jamais quand l’aliénation parentale est mobilisée par le père (2 %, 1 sur 51). Ainsi, lorsque l’aliénation parentale est utilisée par le père comme moyen de défense, la probabilité que le juge reconnaisse la violence est divisée par 2, et presque par 4 quand il s’agit de violence contre les enfants.

    L’accusation d’aliénation parentale par les pères a également une incidence sur la résidence des enfants. En effet, lorsque lorsque la mère accuse le père de violence, la résidence est transférée chez lui dans 26 % des cas quand il ne se sert pas de l’aliénation parentale, et dans 44 % dans cas lorsqu’il mobilise ce pseudo-concept. L’équipe de Joan Meier constate que lorsque les mères accusent le père de violence, que celui-ci mobilise l’aliénation parentale ou pas, ces derniers sont presque trois fois plus susceptibles d’obtenir la résidence des enfants. Elle constate par ailleurs que même lorsque les violences sont reconnues, et que l’aliénation parentale est utilisée, la résidence est transférée dans 43 % des cas (6 sur 14).

    Pour résumer, ces données « confirment les nombreux témoignages de femmes qui dénoncent l’ignorance par les tribunaux de la famille de la violence, ce qui met potentiellement les enfants en danger. Elle confirme également que les accusations d’aliénation sont efficaces pour occulter la violence ». L’étude comporte cependant deux limites principales : elle ne démontre pas que le rejet par les tribunaux des accusations de violences est erroné, mais seulement qu’il est répandu. De plus, l’étude est également axée sur les affaires en appel, qui peuvent présenter certaines différences avec les affaires en première instance.

    #infanticide #féminicide #couple #hétéropatriarcat #famille #divorce #parents #injustice #sexisme #SAP

    • Par l’intermédiaire de la veille féministe de Féminicides par compagnon et ex-compagnon , nous apprenons que plus d’une dizaine d’enfants ont été tués par leur père depuis le début de l’année 2019.

  • Le numéro 0 de la revue #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2016/09/nunatakzero.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

    –-----

    des info plus détaillées sur le numéro 1 déjà sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/784730

    #revue #montagne #Alpes #montagnes

  • For Syrians in #Istanbul, fears rise as deportations begin

    Turkey is deporting Syrians from Istanbul to Syria, including to the volatile northwest province of #Idlib, according to people who have been the target of a campaign launched last week against migrants who lack residency papers.

    The crackdown comes at a time of rising rhetoric and political pressure on the country’s 3.6 million registered Syrian refugees to return home. Estimates place hundreds of thousands of unregistered Syrians in Turkey, many living in urban areas such as Istanbul.

    Refugee rights advocates say deportations to Syria violate customary international law, which prohibits forcing people to return to a country where they are still likely to face persecution or risk to their lives.

    Arrests reportedly began as early as 13 July, with police officers conducting spot-checks in public spaces, factories, and metro stations around Istanbul and raiding apartments by 16 July. As word spread quickly in Istanbul’s Syrian community, many people shut themselves up at home rather than risk being caught outside.

    It is not clear how many people have been deported so far, with reported numbers ranging from hundreds to a thousand.

    “Deportation of Syrians to their country, which is still in the midst of armed conflict, is a clear violation of both Turkish and international law.”

    Turkey’s Ministry of Interior has said the arrests are aimed at people living without legal status in the country’s most populous city. Istanbul authorities said in a Monday statement that only “irregular migrants entering our country illegally [will be] arrested and deported.” It added that Syrians registered outside Istanbul would be obliged to return to the provinces where they were first issued residency.

    Mayser Hadid, a Syrian lawyer who runs a law practice catering to Syrians in Istanbul, said that the “deportation of Syrians to their country, which is still in the midst of armed conflict, is a clear violation of both Turkish and international law,” including the “return of Syrians without temporary protection cards.”

    Istanbul authorities maintain that the recent detentions and deportations are within the law.

    Starting in 2014, Syrian refugees in Turkey have been registered under “temporary protection” status, which grants the equivalency of legal residency and lets holders apply for a work permit. Those with temporary protection need special permission to work or travel outside of the area where they first applied for protection.

    But last year, several cities across the country – including Istanbul – stopped registering newly-arrived Syrians.

    In the Monday statement, Istanbul authorities said that Syrians registered outside of the city must return to their original city of registration by 20 August. They did not specify the penalty for those who do not.

    Barely 24 hours after the beginning of raids last week, Muhammad, a 21-year-old from Eastern Ghouta in Syria, was arrested at home along with his Syrian flatmates in the Istanbul suburb of Esenler.

    Muhammad, who spoke by phone on the condition of anonymity for security reasons – as did all Syrian deportees and their relatives interviewed for this article – said that Turkish police officers had forced their way into the building. “They beat me,” he said. “I wasn’t even allowed to take anything with me.”

    Muhammad said that as a relatively recent arrival, he couldn’t register for temporary protection and had opted to live and work in Istanbul without papers.

    After his arrest, Muhammad said, he was handcuffed and bundled into a police van, and transferred to a detention facility on the eastern outskirts of the city.

    There, he said, he was forced to sign a document written in Turkish that he couldn’t understand and on Friday was deported to Syria’s Idlib province, via the Bab al-Hawa border crossing.
    Deportation to Idlib

    Government supporters say that Syrians have been deported only to the rebel-held areas of northern Aleppo, where the Turkish army maintains a presence alongside groups that it backs.

    A representative from Istanbul’s provincial government office did not respond to a request for comment, but Youssef Kataboglu, a pro-government commentator who is regarded as close to the government, said that “Turkey only deports Syrians to safe areas according to the law.”

    He denied that Syrians had been returned to Idlib, where a Syrian government offensive that began in late April kicked off an upsurge in fighting, killing more than 400 civilians and forcing more than 330,000 people to flee their homes. The UN said on Monday alone, 59 civilians were killed, including 39 when a market was hit by airstrikes.

    Kataboglu said that deportation to Idlib would “be impossible.”

    Mazen Alloush, a representative of the border authorities on the Syrian side of the Bab al-Hawa crossing that links Turkey with Idlib, said that more than 3,800 Syrians had entered the country via Bab al-Hawa in the past fortnight, a number he said was not a significant change from how many people usually cross the border each month.

    The crossing is controlled by rebel authorities affiliated to Tahrir a-Sham, the hardline Islamist faction that controls most of Idlib.

    “A large number of them were Syrians trying to enter Turkish territory illegally,” who were caught and forced back across, Alloush said, but also “those who committed offences in Turkey or requested to return voluntarily.”

    “We later found out that he’d been deported to Idlib.”

    He added that “if the Turkish authorities are deporting [Syrians] through informal crossings or crossings other than Bab al-Hawa, I don’t have information about it.”

    Other Syrians caught up in the crackdown, including those who did have the proper papers to live and work in Istanbul, confirmed that they had been sent to Idlib or elsewhere.

    On July 19, Umm Khaled’s son left the family’s home without taking the documents that confirm his temporary protection status, she said. He was stopped in the street by police officers.

    “They [the police] took him,” Umm Khaled, a refugee in her 50s originally from the southern Damascus suburbs, said by phone. “We later found out that he’d been deported to Idlib.”

    Rami, a 23-year-old originally from eastern Syria’s Deir Ezzor province, said he was deported from Istanbul last week. He was carrying his temporary protection status card at the time of his arrest, he added.

    "I was in the street in Esenler when the police stopped me and asked for my identity card,” he recalled in a phone conversation from inside Syria. “They checked it, and then asked me to get on a bus.”

    Several young Syrian men already on board the bus were also carrying protection documents with them, Rami said.

    “The police tied our hands together with plastic cords,” he added, describing how the men were then driven to a nearby police station and forced to give fingerprints and sign return documents.

    Rami said he was later sent to northern Aleppo province.
    Rising anti-Syrian sentiment

    The country has deported Syrians before, and Human Rights Watch and other organisations have reported that Turkish security forces regularly intercept and return Syrian refugees attempting to enter the country. As conflict rages in and around Idlib, an increasing number of people are still trying to get into Turkey.

    Turkey said late last year that more than 300,000 Syrians have returned to their home country voluntarily.

    A failed coup attempt against President Recep Tayyip Erdoğan in July 2016 led to an emergency decree that human rights groups say was used to arrest individuals whom the government perceived as opponents. Parts of that decree were later passed into law, making it easier for authorities to deport foreigners on the grounds that they are either linked to terrorist groups or pose a threat to public order.

    The newest wave of deportations after months of growing anti-Syrian sentiment in political debate and on the streets has raised more questions about how this law might be used, as well as the future of Syrian refugees in Turkey.

    In two rounds of mayoral elections that ended last month with a defeat for Erdoğan’s ruling Justice and Development Party (AKP), the winning candidate, Ekrem İmamoğlu of the Republican People’s Party (CHP), repeatedly used anti-Syrian rhetoric in his campaign, capitalising on discontent towards the faltering economy and the increasingly contentious presence of millions of Syrian refugees.

    Shortly after the elections, several incidents of mob violence against Syrian-owned businesses took place. Widespread anti-Syrian sentiment has also been evident across social media; after the mayoral election trending hashtags on Twitter reportedly included “Syrians get out”.

    As the deportations continue, the families of those sent back are wondering what they can do.

    “By God, what did he do [wrong]?” asked Umm Khaled, speaking of her son, now in war-torn Idlib.

    “His mother, father, and all his sisters are living here legally in Turkey,” she said. “What are we supposed to do now?”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/07/23/syrians-istanbul-fears-rise-deportations-begin
    #Turquie #asile #migrations #réfugiés_syriens #réfugiés #Syrie #renvois #expulsions #peur

    • Des milliers de migrants arrêtés à Istanbul en deux semaines

      Mardi, le ministre de l’intérieur a indiqué que l’objectif de son gouvernement était d’expulser 80 000 migrants en situation irrégulière en Turquie, contre 56 000 l’an dernier.

      C’est un vaste #coup_de_filet mené sur fond de fort sentiment antimigrants. Les autorités turques ont annoncé, mercredi 24 juillet, avoir arrêté plus de 6 000 migrants en deux semaines, dont des Syriens, vivant de manière « irrégulière » à Istanbul.

      « Nous menons une opération depuis le 12 juillet (…). Nous avons attrapé 6 122 personnes à Istanbul, dont 2 600 Afghans. Une partie de ces personnes sont des Syriens », a déclaré le ministre de l’intérieur, Suleyman Soylu, dans une interview donnée à la chaîne turque NTV. Mardi, ce dernier a indiqué que l’objectif de son gouvernement était d’expulser 80 000 migrants en situation irrégulière en Turquie, contre 56 000 l’an dernier.

      M. Soylu a démenti que des Syriens étaient expulsés vers leur pays, déchiré par une guerre civile meurtrière depuis 2011, après que des ONG ont affirmé avoir recensé des cas de personnes renvoyées en Syrie. « Ces personnes, nous ne pouvons pas les expulser. (…) Lorsque nous attrapons des Syriens qui ne sont pas enregistrés, nous les envoyons dans des camps de réfugiés », a-t-il affirmé, mentionnant un camp dans la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie. Il a toutefois assuré que certains Syriens choisissaient de rentrer de leur propre gré en Syrie.

      La Turquie accueille sur son sol plus de 3,5 millions de Syriens ayant fui la guerre, dont 547 000 sont enregistrés à Istanbul. Les autorités affirment n’avoir aucun problème avec les personnes dûment enregistrées auprès des autorités à Istanbul, mais disent lutter contre les migrants vivant dans cette ville alors qu’ils sont enregistrés dans d’autres provinces, voire dans aucune province.

      Le gouvernorat d’Istanbul a lancé lundi un ultimatum, qui expire le 20 août, enjoignant les Syriens y vivant illégalement à quitter la ville. Un groupement d’ONG syriennes a toutefois indiqué, lundi, que « plus de 600 Syriens », pour la plupart titulaires de « cartes de protection temporaires » délivrées par d’autres provinces turques, avaient été arrêtés la semaine dernière à Istanbul et renvoyés en Syrie.

      La Coalition nationale de l’opposition syrienne, basée à Istanbul, a déclaré mardi qu’elle était entrée en contact avec les autorités turques pour discuter des dernières mesures prises contre les Syriens, appelant à stopper les « expulsions ». Son président, Anas al-Abda, a appelé le gouvernement turc à accorder un délai de trois mois aux Syriens concernés pour régulariser leur situation auprès des autorités.

      Ce tour de vis contre les migrants survient après la défaite du parti du président Recep Tayyip Erdogan lors des élections municipales à Istanbul, en juin, lors desquelles l’accueil des Syriens s’était imposé comme un sujet majeur de préoccupation les électeurs.

      Pendant la campagne, le discours hostile aux Syriens s’était déchaîné sur les réseaux sociaux, avec le mot-dièse #LesSyriensDehors. D’après une étude publiée début juillet par l’université Kadir Has, située à Istanbul, la part des Turcs mécontents de la présence des Syriens est passée de 54,5 % en 2017 à 67,7 % en 2019.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/24/des-milliers-de-migrants-arretes-a-istanbul-en-deux-semaines_5492944_3210.ht
      #arrestation #arrestations

    • Turkey Forcibly Returning Syrians to Danger. Authorities Detain, Coerce Syrians to Sign “Voluntary Return” Forms

      Turkish authorities are detaining and coercing Syrians into signing forms saying they want to return to Syria and then forcibly returning them there, Human Rights Watch said today. On July 24, 2019, Interior Minister Süleyman Soylu denied that Turkey had “deported” Syrians but said that Syrians “who voluntarily want to go back to Syria” can benefit from procedures allowing them to return to “safe areas.”

      Almost 10 days after the first reports of increased police spot-checks of Syrians’ registration documents in Istanbul and forced returns of Syrians from the city, the office of the provincial governor released a July 22 statement saying that Syrians registered in one of the country’s other provinces must return there by August 20, and that the Interior Ministry would send unregistered Syrians to provinces other than Istanbul for registration. The statement comes amid rising xenophobic sentiment across the political spectrum against Syrian and other refugees in Turkey.

      “Turkey claims it helps Syrians voluntarily return to their country, but threatening to lock them up until they agree to return, forcing them to sign forms, and dumping them in a war zone is neither voluntary nor legal,” said Gerry Simpson, associate Emergencies director. “Turkey should be commended for hosting record numbers of Syrian refugees, but unlawful deportations are not the way forward.”

      Turkey shelters a little over 3.6 million Syrian Refugees countrywide who have been given temporary protection, half a million of them in Istanbul. This is more refugees than any other country in the world and almost four times as many as the whole European Union (EU).

      The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) says that “the vast majority of Syrian asylum-seekers continue to … need international refugee protection” and that it “calls on states not to forcibly return Syrian nationals and former habitual residents of Syria.”

      Human Rights Watch spoke by phone with four Syrians who are in Syria after being detained and forcibly returned there.

      One of the men, who was from Ghouta, in the Damascus countryside, was detained on July 17 in Istanbul, where he had been living unregistered for over three years. He said police coerced him and other Syrian detainees into signing a form, transferred them to another detention center, and then put them on one of about 20 buses headed to Syria. They are now in northern Syria.

      Another man, from Aleppo, who had been living in Gaziantep in southeast Turkey since 2013, said he was detained there after he and his brother went to the police to complain about an attack on a shop that they ran in the city. He said the police transferred them from the Gaziantep Karşıyaka police station to the foreigners’ deportation center at Oğuzeli, holding them there for six days and forcing them to sign a deportation form without telling them what it was. On July 9, the authorities forcibly returned the men to Azaz in Syria via the Öncüpınar/Bab al Salama border gate near the Turkish town of Kilis, Human Rights Watch also spoke by phone with two men who said the Turkish coast guard and police intercepted them at checkpoints near the coast as they tried to reach Greece, detained them, and coerced them into signing and fingerprinting voluntary repatriation forms. The authorities then deported them to Idlib and northern Aleppo governorate.

      One of the men, a Syrian from Atmeh in Idlib governorate who registered in the Turkish city of Gaziantep in 2017, said the Turkish coast guard intercepted him on July 9. He said [“Guvenlik”] “security” held him with other Syrians for six days in a detention facility in the town of Aydın, in western Turkey. He said the guards verbally abused him and other detainees, punched him in the chest, and coerced him into signing voluntary repatriation papers. Verbally abusive members of Turkey’s rural gendarmerie police forces [jandarma] deported him on July 15 to Syria with about 35 other Syrians through the Öncüpınar/Bab al-Salameh border crossing.

      He said that there were others in the Aydin detention center who had been there for up to four months because they had refused to sign these forms.

      The second man said he fled Maarat al-Numan in 2014 and registered in the Turkish city of Iskenderun. On July 4, police stopped him at a checkpoint as he tried to reach the coast to take a boat to Greece and took him to the Aydin detention facility, where he said the guards beat some of the other detainees and shouted and cursed at them.

      He said the detention authorities confiscated his belongings, including his Turkish registration card, and told him to sign forms. When he refused, the official said they were not deportation forms but just “routine procedure.” When he refused again, he was told he would be detained indefinitely until he agreed to sign and provided his fingerprints. He said that the guards beat another man who had also refused, so he felt he had no choice but to sign. He was then put on a bus for 27 hours with dozens of other Syrians and deported through the Öncüpınar/Bab al-Salameh border crossing.

      In addition, journalists have spoken with a number of registered and unregistered Syrians who told them by phone from Syria that Turkish authorities detained them in the third week of July, coerced them into signing and providing a fingerprint on return documents. The authorities then deported them with dozens, and in some cases as many as 100, other Syrians to Idlib and northern Aleppo governorate through the Cilvegözü/Bab al-Hawa border crossing.

      More than 400,000 people have died because of the Syrian conflict since 2011, according to the World Bank. While the nature of the fighting in Syria has changed, with the Syrian government retaking areas previously held by anti-government groups and the battle against the Islamic State (ISIS) winding down, profound civilian suffering and loss of life persists.

      In Idlib governorate, the Syrian-Russian military alliance continues to indiscriminately bomb civilians and to use prohibited weapons, resulting in the death of at least 400 people since April, including 90 children, according to Save the Children. In other areas under the control of the Syrian government and anti-government groups, arbitrary arrests, mistreatment, and harassment are still the status quo.

      The forcible returns from Turkey indicate that the government is ready to double down on other policies that deny many Syrian asylum seekers protection. Over the past four years, Turkey has sealed off its border with Syria, while Turkish border guards have carried out mass summary pushbacks and killed and injured Syrians as they try to cross. In late 2017 and early 2018, Istanbul and nine provinces on the border with Syria suspended registration of newly arriving asylum seekers. Turkey’s travel permit system for registered Syrians prohibits unregistered Syrians from traveling from border provinces they enter to register elsewhere in the country.

      Turkey is bound by the international customary law of nonrefoulement, which prohibits the return of anyone to a place where they would face a real risk of persecution, torture or other ill-treatment, or a threat to life. This includes asylum seekers, who are entitled to have their claims fairly adjudicated and not be summarily returned to places where they fear harm. Turkey may not coerce people into returning to places where they face harm by threatening to detain them.

      Turkey should protect the basic rights of all Syrians, regardless of registration status, and register those denied registration since late 2017, in line with the Istanbul governor’s July 22 statement.

      On July 19, the European Commission announced the adoption of 1.41 billion euros in additional assistance to support refugees and local communities in Turkey, including for their protection. The European Commission, EU member states with embassies in Turkey, and the UNHCR should support Turkey in any way needed to register and protect Syrians, and should publicly call on Turkey to end its mass deportations of Syrians at the border and from cities further inland.

      “As Turkey continues to shelter more than half of registered Syrian refugees globally, the EU should be resettling Syrians from Turkey to the EU but also ensuring that its financial support protects all Syrians seeking refuge in Turkey,” Simpson said.

      https://www.hrw.org/news/2019/07/26/turkey-forcibly-returning-syrians-danger
      #retour_volontaire

    • Turquie : à Istanbul, les réfugiés vivent dans la peur du racisme et de la police

      Depuis quelques semaines, le hashtag #StopDeportationsToSyria (#SuriyeyeSınırdışınaSon) circule sur les réseaux sociaux. Il s’accompagne de témoignages de Syriens qui racontent s’être fait arrêter par la police turque à Istanbul et renvoyer en Syrie. Les autorités turques ont décidé de faire la chasse aux réfugiés alors que les agressions se multiplient.

      Le 21 juillet, alors qu’il fait ses courses, le jeune Amjad Tablieh se fait arrêter par la police turque à Istanbul. Il n’a pas sa carte de protection temporaire – kimlik – sur lui et la police turque refuse d’attendre que sa famille la lui apporte : « J’ai été mis dans un bus avec d’autres syriens. On nous a emmenés au poste de police de Tuzla et les policiers on dit que nous serions envoyés à Hatay [province turque à la frontière syrienne] ». La destination finale sera finalement la Syrie.

      Étudiant et disposant d’un kimlik à Istanbul, Amjad ajoute que comme les autres syriens arrêtés ce jour-là, il a été obligé de signer un document reconnaissant qu’il rentrait volontairement en Syrie. Il tient à ajouter qu’il a « vu des personnes se faire frapper pour avoir refusé de signer ce document ». Étudiant en architecture, Hama est arrivé à Istanbul il y a quatre mois pour s’inscrire à l’université. Il a été arrêté et déporté car son kimlik a été délivré à Gaziantep, près de la frontière avec la Syrie. Amr Dabool, également enregistré dans la ville de Gaziantep, a quant à lui été expulsé en Syrie alors qu’il tentait de se rendre en Grèce.
      Pas de statut de réfugié pour les Syriens en Turquie

      Alors que des récits similaires se multiplient sur les réseaux sociaux, le 22 juillet, les autorités d’Istanbul ont annoncé que les Syriens disposant de la protection temporaire mais n’étant pas enregistrés à Istanbul avaient jusqu’au 20 août pour retourner dans les provinces où ils sont enregistrés, faute de quoi ils seront renvoyés de force dans des villes choisies par le ministère de l’Intérieur. Invité quelques jours plus tard à la télévision turque, le ministre de l’intérieur Süleyman Soylu a nié toute expulsion, précisant que certains Syriens choisissaient « de rentrer de leur propre gré en Syrie ».

      Sur les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie, ils sont plus de 500 000 à vivre à Istanbul. La grande majorité d’entre eux ont été enregistrés dans les provinces limitrophes avec la Syrie (Gaziantep ou Urfa) où ils sont d’abord passés avant d’arriver à Istanbul pour travailler, étudier ou rejoindre leur famille. Depuis quelques jours, les contrôles se renforcent pour les renvoyer là où ils sont enregistrés.

      Pour Diane al Mehdi, anthropologue et membre du Syrian Refugees Protection Network, ces refoulements existent depuis longtemps, mais ils sont aujourd’hui plus massifs. Le 24 juillet, le ministre de l’intérieur a ainsi affirmé qu’une opération visant les réfugiés et des migrants non enregistrés à Istanbul avait menée à l’arrestation, depuis le 12 juillet, de 1000 Syriens. Chaque jour, environ 200 personnes ont été expulsées vers le nord de la Syrie via le poste frontière de Bab al-Hawa, précise la chercheuse. « Ces chiffres concernent principalement des Syriens vivant à Istanbul », explique-t-elle.

      Le statut d’« invité » dont disposent les Syriens en Turquie est peu clair et extrêmement précarisant, poursuit Diane al Mehdi. « Il n’y a pas d’antécédents légaux pour un tel statut, cela participe à ce flou et permet au gouvernement de faire un peu ce qu’il veut. » Créé en 2013, ce statut s’inscrivait à l’époque dans une logique de faveur et de charité envers les Syriens, le gouvernement ne pensant alors pas que la guerre en Syrie durerait. « À l’époque, les frontières étaient complètement ouvertes, les Syriens avaient le droit d’être enregistrés en Turquie et surtout ce statut comprenait le principe de non-refoulement. Ces trois principes ont depuis longtemps été bafouées par le gouvernement turc. »

      Aujourd’hui, les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie ne disposent pas du statut de réfugié en tant que tel. Bien que signataire de la Convention de Genève, Ankara n’octroie le statut de réfugié qu’aux ressortissants des 47 pays membres du Conseil de l’Europe. La Syrie n’en faisant pas partie, les Syriens ont en Turquie un statut moins protecteur encore que la protection subsidiaire : il est temporaire et révocable.
      #LesSyriensDehors : « Ici, c’est la Turquie, c’est Istanbul »

      Si le Président Erdoğan a longtemps prôné une politique d’accueil des Syriens, le vent semble aujourd’hui avoir tourné. En février 2018, il déclarait déjà : « Nous ne sommes pas en mesure de continuer d’accueillir 3,5 millions de réfugiés pour toujours ». Et alors qu’à Istanbul la possibilité d’obtenir le kimlik a toujours été compliquée, depuis le 6 juillet 2019, Istanbul n’en délivre officiellement plus aucun selon Diane al Mehdi.

      Même si le kimlik n’offre pas aux Syriens la possibilité de travailler, depuis quelques années, les commerces aux devantures en arabe sont de plus en plus nombreux dans rues d’Istanbul et beaucoup de Syriens ont trouvé du travail dans l’économie informelle, fournissant une main-d’œuvre bon marché. Or, dans un contexte économique difficile, avec une inflation et un chômage en hausse, les travailleurs syriens entrent en concurrence avec les ressortissants turcs et cela accroît les tensions sociales.

      Au printemps dernier, alors que la campagne pour les élections municipales battait son plein, des propos hostiles accompagnés des hashtags #SuriyelilerDefoluyor (« Les Syriens dehors ») ou #UlkemdeSuriyeliIstemiyorum (« Je ne veux pas de Syriens dans mon pays ») se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Le candidat d’opposition et aujourd’hui maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, étonné du nombre d’enseignes en arabe dans certains quartiers, avait lancé : « Ici, c’est la Turquie, c’est Istanbul ».

      Après la banalisation des propos anti-syriens, ce sont les actes de violence qui se sont multipliés dans les rues d’Istanbul. Fin juin, dans le quartier de Küçükçekmece, une foule d’hommes a attaqué des magasins tenus par des Syriens. Quelques jours plus tard, les autorités d’Istanbul sommaient plus de 700 commerçants syriens de turciser leurs enseignes en arabe. Publié dans la foulée, un sondage de l’université Kadir Has à Istanbul a confirmé que la part des Turcs mécontents de la présence des Syriens est passée de 54,5 % en 2017 à 67,7 % en 2019.
      Climat de peur

      Même s’ils ont un kimlik, ceux qui ne disposent pas d’un permis de travail - difficile à obtenir - risquent une amende d’environs 550 euros et leur expulsion vers la Syrie s’ils sont pris en flagrant délit. Or, la police a renforcé les contrôles d’identités dans les stations de métro, les gares routières, les quartiers à forte concentration de Syriens mais aussi sur les lieux de travail. Cette nouvelle vague d’arrestations et d’expulsions suscite un climat de peur permanente chez les Syriens d’Istanbul. Aucune des personne contactée n’a souhaité témoigner, même sous couvert d’anonymat.

      « Pas protégés par les lois internationales, les Syriens titulaires du kimlik deviennent otages de la politique turque », dénonce Syrian Refugees Protection Network. Et l’[accord signé entre l’Union européenne et Ankara au printemps 2016 pour fermer la route des Balkans n’a fait que détériorer leur situation en Turquie. Pour Diane al-Mehdi, il aurait fallu accorder un statut qui permette aux Syriens d’avoir un avenir. « Tant qu’ils n’auront pas un statut fixe qui leur permettra de travailler, d’aller à l’école, à l’université, ils partiront en Europe. » Selon elle, donner de l’argent - dont on ne sait pas clairement comment il bénéficie aux Syriens - à la Turquie pour que le pays garde les Syriens n’était pas la solution. « Évidemment, l’Europe aurait aussi dû accepter d’accueillir plus de Syriens. »

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Turquie-a-Istanbul-les-refugies-vivent-dans-la-peur-du-racisme-et

    • En Turquie, les réfugiés syriens sont devenus #indésirables

      Après avoir accueilli les réfugiés syriens à bras ouverts, la Turquie change de ton. Une façon pour le gouvernement Erdogan de réagir aux crispations qu’engendrent leur présence dans un contexte économique morose.

      Les autorités avaient donné jusqu’à mardi soir aux migrants sans statut légal pour régulariser leur situation, sous peine d’être expulsés. Mais selon plusieurs ONG, ces expulsions ont déjà commencé et plus d’un millier de réfugiés ont déjà été arrêtés. Quelque 600 personnes auraient même déjà été reconduites en Syrie.

      « Les policiers font des descentes dans les quartiers, dans les commerces, dans les maisons. Ils font des contrôles d’identité dans les transports en commun et quand ils attrapent des Syriens, ils les emmènent au bureau de l’immigration puis les expulsent », décrit Eyup Ozer, membre du collectif « We want to live together initiative ».

      Le gouvernement turc dément pour sa part ces renvois forcés. Mais cette vague d’arrestations intervient dans un climat hostile envers les 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

      Solidarité islamique

      Bien accueillis au début de la guerre, au nom de la solidarité islamique défendue par le président turc Recep Tayyip Erdogan dans l’idée de combattre Bachar al-Assad, ces réfugiés syriens sont aujourd’hui devenus un enjeu politique.

      Retenus à leur arrivée dans des camps, parfois dans des conditions difficiles, nombre d’entre eux ont quitté leur point de chute pour tenter leur chance dans le reste du pays et en particulier dans les villes. A Istanbul, le poumon économique de la Turquie, la présence de ces nouveaux-venus est bien visible. La plupart ont ouvert des commerces et des restaurants, et leurs devantures, en arabe, agacent, voire suscitent des jalousies.

      « L’économie turque va mal, c’est pour cette raison qu’on ressent davantage les effets de la crise syrienne », explique Lami Bertan Tokuzlu, professeur de droit à l’Université Bilgi d’Istanbul. « Les Turcs n’approuvent plus les dépenses du gouvernement en faveur des Syriens », relève ce spécialiste des migrations.
      Ressentiment croissant

      Après l’euphorie économique des années 2010, la Turquie est confrontée depuis plus d’un an à la dévaluation de sa monnaie et à un taux de chômage en hausse, à 10,9% en 2018.

      Dans ce contexte peu favorable et alors que les inégalités se creusent, la contestation s’est cristallisée autour de la question des migrants. Celle-ci expliquerait, selon certains experts, la déroute du candidat de Recep Tayyip Erdogan à la mairie d’Istanbul.

      Conscient de ce ressentiment dans la population et des conséquences potentielles pour sa popularité, le président a commencé à adapter son discours dès 2018. L’ultimatum lancé à ceux qui ont quitté une province turque où ils étaient enregistrés pour s’installer à Istanbul illustre une tension croissante.

      https://www.rts.ch/info/monde/10649380-en-turquie-les-refugies-syriens-sont-devenus-indesirables.html

    • Europe’s Complicity in Turkey’s Syrian-Refugee Crackdown

      Ankara is moving against Syrians in the country—and the European Union bears responsibility.

      Under the cover of night, Turkish police officers pushed Ahmed onto a large bus parked in central Istanbul. In the darkness, the Syrian man from Damascus could discern dozens of other handcuffed refugees being crammed into the vehicle. Many of them would not see the Turkish city again.

      Ahmed, who asked that his last name not be used to protect his safety, was arrested after police discovered that he was registered with the authorities not in Istanbul, but in a different district. Turkish law obliges Syrian refugees with a temporary protection status to remain in their locale of initial registration or obtain separate permission to travel, and the officers reassured him he would simply be transferred back to the right district.

      Instead, as dawn broke, the bus arrived at a detention facility in the Istanbul suburb of Pendik, where Ahmed said he was jostled into a crowded cell with 10 others and no beds, and received only one meal a day, which was always rotten. “The guards told us we Syrians are just as rotten inside,” he told me. “They kept shouting that Turkey will no longer accept us, and that we will all go back to Syria.”

      Ahmed would spend more than six weeks in the hidden world of Turkey’s so-called removal centers. His account, as well as those of more than half a dozen other Syrians I spoke to, point to the systemic abuse, the forced deportations, and, in some cases, the death of refugees caught in a recent crackdown here.
      More Stories

      Italian Prime Minister Giuseppe Conte addresses the upper house of parliament.
      Italy’s Transition From One Weak Government to Another
      Rachel Donadio
      A cyclist heads past the houses of Parliament in central London.
      Boris Johnson Is Suspending Parliament. What’s Next for Brexit?
      Yasmeen Serhan Helen Lewis Tom McTague
      Robert Habeck and Annalena Baerbock, the German Greens leaders, at a news conference in Berlin
      Germany’s Future Is Being Decided on the Left, Not the Far Right
      Noah Barkin
      A Cathay Pacific plane hovers beside the flag of Hong Kong.
      Angering China Can Now Get You Fired
      Michael Schuman

      Yet Turkey is not the only actor implicated. In a deeper sense, the backlash also exposes the long-term consequences of the European Union’s outsourcing of its refugee problem. In March 2016, the EU entered into a controversial deal with Turkey that halted much of the refugee influx to Europe in return for an aid package worth €6 billion ($6.7 billion) and various political sweeteners for Ankara. Preoccupied with its own border security, EU decision makers at the time were quick to reassure their critics that Turkey constituted a “safe third country” that respected refugee rights and was committed to the principle of non-refoulement.

      As Europe closed its doors, Turkey was left with a staggering 3.6 million registered Syrian refugees—the largest number hosted by any country in the world and nearly four times as many as all EU-member states combined. While Turkish society initially responded with impressive resilience, its long-lauded hospitality is rapidly wearing thin, prompting President Recep Tayyip Erdoğan’s government to take measures that violate the very premise of the EU-Turkey deal.

      Last month, Turkish police launched operations targeting undocumented migrants and refugees in Istanbul. Syrian refugees holding temporary protection status registered in other Turkish districts now have until October 30 to leave Istanbul, whereas those without any papers are to be transferred to temporary refugee camps in order to be registered.

      Both international and Turkish advocates of refugee rights say, however, that the operation sparked a wave of random arrests and even forced deportations. The Istanbul Bar Association, too, reported its Legal Aid Bureau dealt with 3.5 times as many deportation cases as in June, just before the operation was launched. UNHCR, the UN’s refugee agency, and the European Commission have not said whether they believe Turkey is deporting Syrians. But one senior EU official, who asked for anonymity to discuss the issue, estimated that about 2,200 people were sent to the Syrian province of Idlib, though he said it was unclear whether they were forcibly deported or chose to return. The official added that, were Turkey forcibly deporting Syrians, this would be in explicit violation of the principle of non-refoulement, on which the EU-Turkey deal is conditioned.

      The Turkish interior ministry’s migration department did not respond to questions about the allegations. In a recent interview on Turkish television, Interior Minister Süleyman Soylu said that “it is not possible for us to deport any unregistered Syrian” and insisted that returns to Syria were entirely voluntary.

      Ahmed and several other Syrian refugees I spoke to, however, experienced firsthand what voluntary can look like in practice.

      After being transferred from the facility in Pendik to a removal center in Binkılıç, northwest of Istanbul, Ahmed said he was pressured into signing a set of forms upon arrival. The female official in charge refused to explain the papers’ contents, he said. As Ahmed was about to sign and fingerprint the last document, he noticed she was deliberately using her fingers to cover the Arabic translation of the words voluntary return. When he retracted his finger, she called in the guards, who took Ahmed to a nearby bathroom with another Syrian who had refused to sign. There, he said, the two were intimidated for several hours, and he was shown images of a man who had been badly beaten and tied to a chair with plastic tape. According to Ahmed, an official told him, “If you don’t sign, you’ll end up like that.”

      The other Syrian present at the time, Hussein, offered a similar account. In a phone interview from Dubai, where he escaped to after negotiating deportation to Malaysia instead of Syria, Hussein, who asked to be identified by only his first name to protect relatives still in Turkey, detailed the abuse in the same terms as Ahmed, and added that he was personally beaten by one of the guards. When the ordeal was over, both men said, the other Syrians who had arrived with them were being taken to a bus, apparently to be deported.

      Ahmed was detained in Binkılıç for a month before being taken to another removal center in nearby Kırklareli, where he said he was made to sleep outside in a courtyard together with more than 100 other detainees. The guards kept the toilets locked throughout the day, he said, so inmates had to either wait for a single 30-minute toilet break at night or relieve themselves where they were sleeping. When Ahmed fell seriously ill, he told me, he was repeatedly denied access to a doctor.

      After nine days in Kırklareli, the nightmare suddenly ended. Ahmed was called in by the facility’s management, asked who he was, and released when it became clear he did in fact hold temporary protection status, albeit for a district other than Istanbul. The Atlantic has seen a photo of Ahmed’s identity card, as well as his release note from the removal center.

      The EU has funded many of the removal centers in which refugees like Ahmed are held. As stated in budgets from 2010 and 2015, the EU financed at least 12 such facilities as part of its pre-accession funding to Turkey. And according to a 2016 report by an EU parliamentary delegation, the removal center in Kırklareli in which Ahmed was held received 85 percent of its funding from the EU. The Binkılıç facility, where Syrians were forced to sign return papers, also received furniture and other equipment funded by Britain and, according to Ahmed, featured signs displaying the EU and Turkish flags.

      It is hard to determine the extent to which the $6.7 billion allocated to Ankara under the 2016 EU-Turkey deal has funded similar projects. While the bulk of it went to education, health care, and direct cash support for refugees, a 2018 annual report also refers to funding for “a removal center for 750 people”—language conspicuously replaced with the more neutral “facility for 750 people” in this year’s report.

      According to Kati Piri, the European Parliament’s former Turkey rapporteur, even lawmakers like her struggle to scrutinize the precise implementation of EU-brokered deals on migration, which include agreements not just with Turkey, but also with Libya, Niger, and Sudan.

      “In this way, the EU becomes co-responsible for human-rights violations,” Piri said in a telephone interview. “Violations against refugees may have decreased on European soil, but that’s because we outsourced them. It’s a sign of Europe’s moral deficit, which deprives us from our credibility in holding Turkey to account.” According to the original agreement, the EU pledged to resettle 72,000 Syrian refugees from Turkey. Three years later, it has taken in less than a third of that number.

      Many within Turkish society feel their country has simply done enough. With an economy only recently out of recession and many Turks struggling to make a living, hostility toward Syrians is on the rise. A recent poll found that those who expressed unhappiness with Syrian refugees rose to 67.7 percent this year, from 54.5 percent in 2017.

      Just as in Europe, opposition parties in Turkey are now cashing in on anti-refugee sentiment. In municipal elections this year, politicians belonging to the secularist CHP ran an explicitly anti-Syrian campaign, and have cut municipal aid for refugees or even banned Syrians’ access to beaches since being elected. In Istanbul, on the very evening the CHP candidate Ekrem İmamoğlu was elected mayor, a jubilantly racist hashtag began trending on Twitter: “Syrians are fucking off” (#SuriyelilerDefoluyor).

      In a statement to The Atlantic, a Turkish foreign-ministry spokesperson said, “Turkey has done its part” when it came to the deal with the EU. “The funds received amount to a fraction of what has been spent by Turkey,” the text noted, adding that Ankara expects “more robust support from the EU” both financially and in the form of increased resettlements of Syrian refugees from Turkey to Europe.

      Though international organizations say that more evidence of Turkey’s actions is needed, Nour al-Deen al-Showaishi argues the proof is all around him. “The bombs are falling not far from here,” he told me in a telephone interview from a village on the outskirts of Idlib, the Syrian region where he said he was sent. Showaishi said he was deported from Turkey in mid-July after being arrested in the Istanbul neighborhood of Esenyurt while having coffee with friends. Fida al-Deen, who was with him at the time, confirmed to me that Showaishi was arrested and called him from Syria two days later.

      Having arrived in Turkey in early 2018, when the governorate of Istanbul had stopped giving out identity cards to Syrians, Showaishi did not have any papers to show the police. Taken to a nearby police station, officers assured him that he would receive an identity card if he signed a couple of forms. When he asked for more detail about the forms, however, they changed tactics and forced him to comply.

      Showaishi was then sent to a removal center in Tuzla and, he said, deported to Syria the same day. He sent me videos to show he was in Idlib, the last major enclave of armed resistance against Syrian President Bashar al-Assad. According to the United Nations, the region contains 3 million people, half of them internally displaced, and faces a humanitarian disaster now that Russia and the Assad regime are stepping up an offensive to retake the territory.

      The only way out leads back into Turkey, and, determined to prevent yet another influx of refugees, Ankara has buttressed its border.

      Still, Hisham al-Steyf al-Mohammed saw no other option. The 21-year-old was deported from Turkey in mid-July despite possessing valid papers from the governorate of Istanbul, a photo of which I have seen. Desperate to return to his wife and two young children, he paid a smuggler to guide him back to Turkey, according to Mohammed Khedr Hammoud, another refugee who joined the perilous journey.

      Shortly before sunset on August 4, Hammoud said, a group of 13 refugees set off from the village of Dirriyah, a mile from the border, pausing in the mountains for the opportune moment to cross into Turkey. While they waited, Mohammed knelt down to pray, but moments later, a cloud of sand jumped up next to him. Realizing it was a bullet, the smuggler called for the group to get moving, but Mohammed lay still. “I crawled up to him and put my ear on his heart,” Hammoud told me, “but it wasn’t beating.” For more than an hour, he said, the group was targeted by bullets from Turkish territory, and only at midnight was it able to carry Mohammed’s body away.

      I obtained a photo of Mohammed’s death certificate issued by the Al-Rahma hospital in the Darkoush village in Idlib. The document, dated August 5, notes, “A bullet went through the patient’s right ear, and came out at the level of the left neck.”

      The Turkish interior ministry sent me a statement that largely reiterated an article published in Foreign Policy last week, in which an Erdoğan spokesman said Mohammed was a terror suspect who voluntarily requested his return to Syria. He offered no details on the case, though.

      Mohammed’s father, Mustafa, dismissed the spokesman’s argument, telling me in an interview in Istanbul, “If he really did something wrong, then why didn’t they send him to court?” Since Mohammed had been the household’s main breadwinner, Mustafa said he now struggled to feed his family, including Mohammed’s 3-month-old baby.

      Yet he is not the only one struck by Mohammed’s death. In an interview in his friend’s apartment in Istanbul, where he has returned but is in hiding from the authorities, Ahmed had just finished detailing his week’s long detention in Turkey’s removal centers when his phone started to buzz—photos of Mohammed’s corpse were being shared on Facebook.

      “I know him!” Ahmed screamed, clasping his friend’s arm. Mohammed, he said, had been with him in the removal center in Binkılıç. “He was so hopeful to be released, because he had a valid ID for Istanbul. But when he told me that he had been made to sign some forms, I knew it was already too late.”

      “If I signed that piece of paper,” Ahmed said, “I could have been dead next to him.”

      It is this thought that pushes Ahmed, and many young Syrians like him, to continue on to Europe. He and his friend showed me videos a smuggler had sent them of successful boat journeys, and told me they planned to leave soon.

      “As long as we are in Turkey, the Europeans can pretend that they don’t see us,” Ahmed concluded. “But once I go there, once I stand in front of them, I am sure that they will care about me.”

      https://www.theatlantic.com/international/archive/2019/08/europe-turkey-syria-refugee-crackdown/597013
      #responsabilité

    • L’algorythme de youtube m’a fait enchainé la video ci dessus avec la suivante :
      Quand les gendarmes doivent sauver les enfants
      https://www.youtube.com/watch?v=3wAIm7g_FJk


      A partir de 46 minutes il y a l’histoire d’une petite fille de 8 ans et c’est un défilé des clichés dénoncé par la video précédente. Le plus terrible est d’apprendre que cette cellule de gendarmerie « spécialisé » dans les violences faites aux enfants est la seule de France et serait en pointe... une pointe plutot un gouffre. Le pire est à la fin lors de la « perquisition » organisé après que la belle-mère et le père aient eu le temps de faire disparaitre les rares preuves susceptible d’etre reconnu par cette parodie de justice.