• En Algérie : « On va gagner cette CAN, et ensuite notre liberté ! »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150719/en-algerie-va-gagner-cette-can-et-ensuite-notre-liberte

    Football et politique sont étroitement liés en Algérie. À l’heure où le pays renoue avec son passé révolutionnaire, la qualification de l’équipe nationale en finale de la coupe d’Afrique des nations, après la victoire face au Nigeria, redonne du souffle collectif et ramène au slogan initial de l’émancipation des années 1950, « We want to be free », qui a muté au fil du temps en « One, two, three, viva l’Algérie ! ».

    #Analyse #coupe_d'Afrique_des_nations,_football,_Ahmed_Gaïd_Salah,_Algérie,_politique,_non_au_système_Bouteflika

  • Logiciel espion, détournement de webcam : l’effrayant constat des cyberviolences conjugales - Tech - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/525639-espionnage-de-google-agenda-webcam-app-de-suivi-menstruel-quand-la-

    « J’ai eu le cas d’une femme qui pensait que son ex-conjoint la suivait car il lui envoyait des messages indiquant où elle se trouvait, se souvient Léa Bages. Elle ne se sentait pas en sécurité. On a fini par comprendre que l’ex-conjoint avait offert une tablette à son fils. Il y avait activé la géolocalisation et comme son fils était un peu accro aux écrans, il suivait tous les déplacements de la famille avec. »

    L‘ex-conjoint avait offert une tablette à son fils

    D’autres cas témoignent de l’imagination débordante que développent des prédateurs. La formatrice nous raconte ainsi des cas de cyberviolence économique ou administrative, devenus très courants, comme l’histoire d’un conjoint qui avait les codes du compte de la CAF (caisse d’allocations familiales) de son ex-femme. Il s’était connecté et avait remplacé le RIB par le sien. Il touchait ainsi tout l’argent directement sur son compte à lui. Une victime a également été inscrite contre son gré à une sécurité sociale qui n’était pas la sienne, ce qui l’empêchait de recevoir les remboursements de ses dépenses de santé.

    « On voit aussi des personnes qui font de fausses actualisations auprès de Pôle Emploi car ils ont les codes pour se connecter au compte. Ils disent que leur ex a trouvé un emploi pour qu’il ou elle ne reçoive plus d’indemnités », détaille Léa Bages, avant d’évoquer le problème des comptes communs pour les impôts.
    La prévention à revoir ?

    La diversité des situations donne du fil à retordre aux administrations. Selon la formatrice, elles seraient « conscientes du problème » et feraient des efforts pour améliorer la prise en charge des victimes. Mais souvent, rétablir la vérité demande du courage, du temps, et ne paye pas toujours. La Française qui a été inscrite deux fois à une seconde sécurité sociale a porté plainte, mais la police a ensuite « perdu son dossier ». Pendant longtemps, elle n’a plus perçu de remboursements, ce qui aurait pu la mettre dans une situation précaire au moindre soucis de santé. « C’est toujours très difficile à prouver et il y a globalement un manque de formation et un manque de coopération entre les différentes administrations », regrette Léa Bages.

    #coupe #violence #cyberharcelement #cybersurveillance #domination_masculine

  • #Mondial féminin : une anthropologue #Argentine sur les routes de France
    https://lemediapresse.fr/international/mondial-feminin-une-anthropologue-argentine-sur-les-routes-de-france

    Féministe et Argentine, l’anthropologue #Nemesia Hijos a passé l’essentiel du mois de juin en France pour couvrir le méga-événement sportif. Et raconter les transformations du #Football féminin en cours dans son pays. 

    #International #Sport #Anthropologie #Boca_Juniors #Coupe_du_Monde #Egalite #Féminisme #Genre #NiUnaMenos

  • La violence conjugale plus répandue chez les policiers ? | JDM
    https://www.journaldemontreal.com/2015/11/01/la-violence-conjugale-plus-repandue-chez-les-policiers

    La publication récente d’un livre prétendant qu’il y a une « épidémie secrète » de violence conjugale chez les policiers fait sursauter les forces de l’ordre québécoises.

    « Un nombre bouleversant de cas de violence conjugale se déroule derrière les murs des maisons de policiers alors que la plupart des services de police font très peu pour les contrer », écrit d’entrée de jeu l’auteur Alex Roslin dans son livre intitulé Police Wife, qu’il co-signe avec Susanna Hope.

    Pour appuyer son propos, l’auteur québécois cite deux études américaines datant du début des années 1990 montrant que 40 % des policiers auraient été violents avec leur conjointe au cours de l’année précédente.

    En entrevue avec Le Journal, Roslin avance que ses années de recherche sur le sujet lui permettent de conclure que les proportions et la « culture de police » sont les mêmes au Canada. Le fléau serait toutefois caché derrière un « mur bleu du silence ». Une affirmation qui ne trouve pas écho auprès des différents acteurs des milieux policier et sociocommunautaire québécois (voir autre article).

    15 fois plus élevé

    Trois causes expliqueraient ce taux de violence conjugale 15 fois plus élevé que celui de la population générale, d’après Roslin.

    Il y a d’abord le pouvoir et le contrôle. « Beaucoup entrent dans la police avec les meilleures intentions. [...] Mais certains peuvent être attirés pour d’autres raisons, parce qu’ils aiment le pouvoir que confère le fait d’avoir une arme, un badge et un uniforme, parce qu’ils sont insécures ou ont une rage d’être en contrôle », croit-il.

    Roslin évoque aussi une « attitude dérogatoire envers les femmes ». À titre d’exemple, un sondage réalisé auprès de 873 policiers américains en 2006 indiquerait que seulement 7,1 % acceptent que « les femmes sont aussi capables que les hommes de penser logiquement ».

    Enfin, « la troisième raison pour laquelle autant de policiers sont violents à la maison semble être simplement le fait qu’ils peuvent s’en tirer », note Roslin, prétendant que les agents se protègent entre eux lors d’une enquête.

    Criblée de balles

    L’auteur cite l’exemple de Jocelyn Hotte, un policier de la GRC qui a tué son ex-conjointe Lucie Gélinas sur une autoroute montréalaise en 2001. Cette dernière avait porté plainte à la police de Laval une semaine avant sa mort, une plainte qui avait été jugée infondée.

    « Ce n’est pas seulement la police de Laval et la GRC qui n’ont pas agi. [...] Aucun autre service de police ou gouvernement au Canada n’a tiré les leçons de cette tragédie, d’après ce que je peux voir », déplore-t-il, précisant qu’aucun policier n’est automatiquement congédié s’il est reconnu coupable de violence conjugale.

    Roslin va même jusqu’à dire que le Canada « traîne 20 ans derrière les États-Unis en laissant des armes dans les mains des abuseurs ».

    « Peut-être qu’il y aura un autre incident grave si rien ne change », a prévenu l’auteur en entrevue avec Le Journal.

    Une des raisons du grand nombre de féminicide et viol est peut être à chercher dans le fait que les policier sont environ 15 fois plus violents avec leurs conjoint·es que la moyenne.

    #violence_masculine #couple #police #féminicide #culture_du_viol #patriarcat

  • #Féminicide en Haute-Savoie : Gülçin, terrifiante chronique d’une mort annoncée - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/feminicide-en-haute-savoie-gulcin-terrifiante-chronique-d-une-mort-annonc

    « On parle de cinq plaintes ? Mais c’est cinq fois par semaine qu’elle se rendait à la police !, fulmine Malika. Une fois où ils n’avaient pas voulu la recevoir, elle était ressortie et son mari l’attendait devant. Il l’avait poursuivie. Elle était revenue au commissariat, et elle s’était fait engueuler d’y être retournée… »

    « Il y a encore beaucoup de méconnaissance de ce type de violences, analyse pour sa part Delphine Devigny. C’est comme si Gülçin n’avait pas eu le bon profil. Comme si sa colère, légitime, avait laissé penser aux représentants de l’Etat qu’elle était vindicative, et que tout cela n’était qu’un banal conflit lié à la séparation. » Un manque d’appréciation fatal, tant il a pu donner à son ex-compagnon un sentiment d’impunité. « Pour que la police intervienne, il fallait qu’elle fasse appeler les riverains, accuse Malika. Elle était constamment dans la crainte, et personne n’a levé le petit doigt pour elle. »

  • « Le violentomètre », un outil pour mesurer la violence dans votre couple | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/violentometre-violences-faites-aux-femmes_fr_5d10e639e4b0aa375f5090d9

    VIE DE COUPLE - Trois couleurs (vert, orange et rouge), pour trois situations. Pour sensibiliser les plus jeunes sur les violences conjugales, l’observatoire de la Seine-Saint-Denis des violences faites aux femmes et l’association En Avant Toute(s) ont imaginé fin 2018 un “violentomètre”. Il resurgit alors que le gouvernement a lancé, ce lundi 24 juin, un compte Twitter pour alerter sur les violences sexuelles et sexistes.

    Cet outil permet de jauger la sûreté et le bien-être de son couple. Il aide notamment à comprendre quand une relation est toxique et lorsqu’il est nécessaire de demander de l’aide.

    Moi j’aurais titré « violence contre les femmes » mais eux écrivent « vie de couple » et c’est dans la rubrique « conseils pratiques ».
    #prévention #violence_masculine #couple

    https://www.centre-hubertine-auclert.fr/outil/brochure-violentometre

  • Les pionnières du foot féminin : un pavé égalitariste dans la mare victorienne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220619/les-pionnieres-du-foot-feminin-un-pave-egalitariste-dans-la-mare-victorien

    C’est dans la très conservatrice Angleterre victorienne que la première équipe de football de femmes a été créée. Des pionnières moquées dans la presse, parfois agressées physiquement, mais attirant la foule dans les stades et battant, outrage suprême, des équipes d’hommes. Premier volet d’une série consacrée à l’histoire des femmes dans le foot, en pleine Coupe du monde.

    #La_longue_marche_féministe_du_football #Coupe_du_monde_féminine,_football,_femmes,_équipe_féminine

  • Les victimes, des oubliées de l’histoire ? - Les victimes de violences conjugales en Bretagne au xixe siècle - Presses universitaires de Rennes
    https://books.openedition.org/pur/18610?lang=fr

    Si les archives judiciaires sont depuis un certain temps reconnues comme une source capitale de l’étude des sociétés d’autrefois, dans la mesure où nous sommes souvent obligés par ailleurs de nous contenter de documents officiels qui ne laissent guère qu’entrevoir la vie quotidienne du « petit peuple », il reste que l’étude de la violence familiale à partir de ce type d’archives pose des problèmes spécifiques. Nous manquons d’études concernant la petite et la moyenne délinquance familiale : les quelques éléments qu’ont pu me fournir des études entreprises sur les justices de paix d’Ille-et-Vilaine semblent montrer que le tribunal de paix n’était pratiquement jamais saisi de telles affaires. Les sources policières que j’ai pu étudier n’en disent pas davantage. Il faudrait collecter un nombre suffisant de cas de coups et blessures « simples » portés devant le tribunal correctionnel pour avoir une idée de ce qu’il en est à ce niveau. Nous allons donc fonder notre travail sur les dossiers de la cour d’assises, qui ne prennent par définition en compte que les affaires les plus graves. D’où la question lancinante : sont-elles représentatives ? Question moins simple qu’il n’y paraît, triple question en fait. Premièrement, sont-elles représentatives de la criminalité réelle, et quelle part de cette dernière nous demeure cachée ? Deuxièmement, sont-elles représentatives de l’ensemble des déviances familiales, y compris les moins graves. Troisièmement, ceci étant le point le plus important : sont-elles représentatives, sont-elles l’image exacerbée, le double monstrueux de comportements habituels et normatifs que nous ne pourrions saisir vraiment qu’à travers elles ? La première question ne nous retiendra guère ici, la seconde davantage et la troisième de manière plus centrale encore. Pour ne pas nous égarer sur des pistes trop hétérogènes et envisager le mieux possible un champ très précis, nous nous intéresserons plus particulièrement aux violences conjugales, c’est-à-dire commises entre mari et femme, entre concubins, mais aussi entre, par exemple, mari et amant de la femme, ou femme et maîtresse du mari, au détriment donc des parricides, des homicides commis sur oncles et tantes, entre frères et sœurs, qui ne nous arrêteront qu’incidemment, et bien sûr des infanticides et avortements qui posent des problèmes entièrement différents, et ne nous retiendront pas du tout ici.

    2Il ne s’agit pas là d’une synthèse finale, mais d’un travail reposant sur plusieurs échantillons nettement différents par les dates considérées et les origines géographiques, mais dont la mise en perspective peut faire surgir d’utiles hypothèses. Les trois principaux sont représentés par une étude sur les violences familiales dans l’arrondissement de Rennes entre 1811 et 1914 (non exhaustive : une série de sondages m’a permis d’évaluer le nombre des faits pris en compte à environ la moitié du total jugé ; mais la sélection paraît avoir été à peu près aléatoire, ce qui rend l’échantillon pertinent)1 - une étude sur le crime « passionnel » dans l’ensemble du département d’Ille-et-Vilaine entre 1870 et 1914, crime dans lequel les violences conjugales ou quasi conjugales sont fortement majoritaires2 - et enfin, une dernière concernant les crimes familiaux (avortements et infanticides strictement exclus, ce qui laisse subsister uniquement le même type d’affaires que dans le cas précédent) dans les Côtes-du-Nord entre 1850 et 19003. Outre que les dates sont différentes, les localisations géographiques déterminent un environnement social différent : un arrondissement sinon fortement urbanisé, du moins comportant une ville relativement importante (Rennes) ; un département plus ouvert sur le monde et plus urbanisé (l’Ille-et-Vilaine), enfin un département très rural (profond...), les Côtes-du-Nord4.

    pas encore lu
    #féminicide #couple #femmes #violence_par_conjoint #histoire #historicisation

  • The U.S. is wrong about the Muslim Brotherhood — and the Arab world is suffering for it
    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/08/28/the-u-s-is-wrong-about-the-muslim-brotherhood-and-the-arab-world-is-suffering-for-it/?noredirect=on

    Texte intégral de l’article:
    By Jamal Khashoggi

    August 28, 2018
    During the Obama presidency, the U.S. administration was wary of the Muslim Brotherhood, which had come to power in Egypt after the country’s first-ever free elections. Despite his declared support for democracy and change in the Arab world in the wake of the Arab Spring, then-President Barack Obama did not take a strong position and reject the coup against President-elect Mohamed Morsi. The coup, as we know, led to the military’s return to power in the largest Arab country — along with tyranny, repression, corruption and mismanagement.
    That is the conclusion that David D. Kirkpatrick arrives at in his excellent book “Into the Hands of the Soldiers,” which was released this month. A former Cairo bureau chief for the New York Times, Kirkpatrick gives a sad account of Egypt’s 2013 coup that led to the loss of a great opportunity to reform the entire Arab world and allow a historic change that might have freed the region from a thousand years of tyranny.
    The United States’s aversion to the Muslim Brotherhood, which is more apparent in the current Trump administration, is the root of a predicament across the entire Arab world. The eradication of the Muslim Brotherhood is nothing less than an abolition of democracy and a guarantee that Arabs will continue living under authoritarian and corrupt regimes. In turn, this will mean the continuation of the causes behind revolution, extremism and refugees — all of which have affected the security of Europe and the rest of the world. Terrorism and the refugee crisis have changed the political mood in the West and brought the extreme right to prominence there.
    There can be no political reform and democracy in any Arab country without accepting that political Islam is a part of it. A significant number of citizens in any given Arab country will give their vote to Islamic political parties if some form of democracy is allowed. It seems clear then that the only way to prevent political Islam from playing a role in Arab politics is to abolish democracy, which essentially deprives citizens of their basic right to choose their political representatives.
    Shafeeq Ghabra, a professor of political science at Kuwait University, explains the problem in this way: “The Arab regimes’ war on the Brotherhood does not target the movement alone, but rather targets those who practice politics, who demand freedom and accountability, and all who have a popular base in society.” A quick look at the political degradation that has taken place in Egypt since the military’s return to power confirms what Ghabra says. President Abdel Fatah al-Sissi’s regime has cracked down on the Islamists and arrested some 60,000 of them. Now it has extended its heavy hand against both secular and military figures, even those who supported him in the coup. In today’s Egypt, political life is totally dead.
    It is wrong to dwell on political Islam, conservatism and identity issues when the choice is between having a free society tolerant of all viewpoints and having an oppressive regime. Five years of Sissi’s rule in Egypt makes this point clear.
    There are efforts here in Washington, encouraged by some Arab states that do not support freedom and democracy, to persuade Congress to designate the Muslim Brotherhood as a terrorist organization. If they succeed, the designation will weaken the fragile steps toward democracy and political reform that have already been curbed in the Arab world. It will also push backward the Arab countries that have made progress in creating a tolerant environment and allowing political participation by various components of society, including the Islamists.
    Islamists today participate in the parliaments of various Arab countries such as Kuwait, Jordan, Bahrain, Tunisia and Morocco. This has led to the emergence of Islamic democracy, such as the Ennahda movement in Tunisia, and the maturing of democratic transformation in the other countries.
    The coup in Egypt led to the loss of a precious opportunity for Egypt and the entire Arab world. If the democratic process had continued there, the Muslim Brotherhood’s political practices could have matured and become more inclusive, and the unimaginable peaceful rotation of power could have become a reality and a precedent to be followed.
    The Trump administration always says it wants to correct Obama’s mistakes. It should add his mishandling of Arab democracy to its list. Obama erred when he wasted the precious opportunity that could have changed the history of the Arab world, and when he caved to pressure from Saudi Arabia and the United Arab Emirates, as well as from members of his own administration. They all missed the big picture and were governed by their intolerant hatred for any form of political Islam, a hatred that has destroyed Arabs’ choice for democracy and good governance.

    #démocratie #Islam #pays-arabes #Egypte #Sissi #Morsi #Révolutions-arabes #Trump #Etats-Unis #coup-d'état

  • The U.S. is wrong about the Muslim Brotherhood — and the Arab world is suffering for it

    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/08/28/the-u-s-is-wrong-about-the-muslim-brotherhood-and-the-arab-world-is-suffering-for-it/?noredirect=on

    L’aversion des États-Unis pour les Frères musulmans, qui est plus manifeste dans l’administration Trump actuelle, est à la source d’une situation difficile dans l’ensemble du monde arabe. L’éradication des Frères musulmans n’est rien de moins qu’une abolition de la démocratie et une garantie que les Arabes continueront de vivre sous des régimes autoritaires et corrompus. À son tour, cela signifiera la poursuite des causes de la révolution, de l’extrémisme et des réfugiés, qui ont tous affecté la sécurité de l’Europe et du reste du monde.

    ... Il ne peut y avoir de réforme politique et de démocratie dans aucun pays arabe sans accepter le fait que l’islam politique en fait partie. Un nombre important de citoyens dans un pays arabe donné donneront leur vote aux partis politiques islamiques si une certaine forme de démocratie est autorisée. Il semble donc clair que le seul moyen d’empêcher l’islam politique de jouer un rôle dans la politique arabe est d’abolir la démocratie, ce qui prive essentiellement les citoyens du droit fondamental de choisir leurs représentants politiques.

    #démocratie #Islam #pays-arabes #Egypte #Sissi #Morsi #Révolutions-arabes #Trump #Etats-Unis #coup-d'état

  • « Peut-on considérer le cannibalisme comme une forme d’amour ? »

    Amanda Lear, artiste

    « Salvador Dalí m’avait confié qu’il aimerait manger sa femme Gala. Dans ma rue, il y a quarante ans, un Japonais amoureux a découpé et bouffé une Hollandaise », note l’artiste multicasquette Amanda Lear. Chanteuse, actrice, animatrice, elle est aussi peintre à ses heures perdues.

    #cannibalisme #misogynie #bac #grosses_têtes #phallosophie
    Aimer une femme ou aimer la viande c’est tellement semblable que la difficulté posé par cette question est un sujet de bac. C’est sympas de faire posé cette question misogyne par une femme, privilège de la galanterie coquière et cocardière. Amanda Lear dit n’importe quoi, Issay Sagawa n’était en aucun cas amoureux de sa victime. Ses parents très fortunés l’avait envoyé en France car au japon il mordait les prostituées au sang et il fallait éloigné cet héritier de zaibatsu du Japon avant qu’il y ai scandale. Ce grand romantique n’a pas été condamé en France ni au Japon et il fait des films porno et des pubs pour des boucheries, tout en oubliant pas de mettre une dédicace dans la langue des parents de sa victime dans chacun des livres qu’il publie pour s’enrichir de son crime.

    #séduction_à_la_française #féminicide #amour #couple #carnisme #hétérosexualité

  • Les oubliés d’#Indochine du Camp de #Saint-Livrade.

    Cinquante ans après la chute de Dien Bien Phu, des Français rapatriés d’Indochine vivent toujours dans des baraquements.

    Une route défoncée. Des dizaines de #baraquements délabrés, alignés les uns à côtés des autres, marqués d’une lettre ou d’un numéro, et surmontés d’un toit de tôle. A quelques kilomètres du coeur de Sainte-Livrade, un village d’un peu plus de 6.000 âmes, posé sur les berges du Lot, une simple pancarte indique l’entrée du « #Centre_d'accueil_des_Français_d'Indochine », le #CAFI.

    C’est là, dans cet ancien camp militaire, que sont arrivés en avril 1956, 1.160 réfugiés, dont 740 enfants, rapatriés d’Indochine. Après les accords de Genève de 1954 et le retrait de la France du Sud-Vietnam, l’Etat français a pris en charge ces #couples_mixtes ou ces #veuves de Français (soldats ou fonctionnaires), qui fuyaient la guerre et le communisme. L’Etat les a hébergés « provisoirement » -selon les mots employés en 1956 par les autorités - dans ce #camp_de_transit. Puis les a oubliés. Cela fait cinquante ans qu’ils attendent, cinquante ans qu’ils vivent là.

    « Nous sommes restés toutes ces années sans comprendre, sans rien dire », dit Jacqueline Le Crenn. Agée de 91 ans, cette vieille femme eurasienne vit dans le même baraquement depuis qu’elle a quitté le Tonkin de son enfance, il y a près d’un demi-siècle. Son appartement comprend une entrée-cuisine, une chambre-salon, et une pièce transformée en pagode, où elle voue son culte au Boudha. « Je me suis habituée au camp et à cette vie, poursuit-elle. Je veux mourir ici. »

    Jacqueline fait partie des 48 « ayants-droits » encore en vie, sur les quelque 200 personnes hébérgés au CAFI. La plupart des enfants de rapatriés ont quitté le camp. Mais les plus fragiles sont restés : les veuves, qui n’ont jamais eu les moyens de s’installer ailleurs ; les enfants qui n’ont pas trouvé de travail ; les malades et les handicapés.

    "La guerre est venue et nous avons tout perdu"

    Selon l’association « Mémoire d’Indochine », une quinzaine de personnes handicapées vivent au CAFI, dans des conditions très précaires. Des silhouettes mal assurées hantent en effet le centre des rapatriés. Comme cet homme au teint sombre et aux yeux bridés, claudiquant le long des barraquements. Ou ce quadragénaire aux cheveux longs, qui erre dans le camp en parlant tout seul. « Certains enfants du centre ont fait des crises d’adolescence difficiles, explique le président de Mémoire d’Indochine, Georges Moll. Ils ont été conduits à l’hôpital psychiatrique, et en sont ressortis dans un état catastrophique. »

    Jacqueline Le Crenn vit seule depuis le départ de ses six enfants. La mère de cette femme au physique sec était Vietnamienne et son père, mort à la guerre de 1914-18, Français. « Nous sommes pupilles de la nation », dit fièrement Jacqueline. La vieille femme voûtée, assise à côté d’un poêle à gaz, raconte sa vie d’avant, la « vie heureuse ». La construction d’une maison au Tonkin, où son mari et elle avaient projeté de s’installer, l’achat de rizières pour leurs vieux jours. « Et puis la guerre est venue et nous avons tout perdu. »

    Après la chute de Dien Bien Phu, en 1954, la famille Le Crenn, comme la plupart des rapatriés d’Indochine, ont dû quitter le nord pour le sud du Vietnam. Ils ont ensuite attendu à Saigon, dans des camps, avant de prendre le bateau pour Marseille et d’être hébergés dans plusieurs centres de transit en France. Sainte-Livrade est l’un des deux seuls camps qui subsistent aujourd’hui, avec celui de Noyant, dans l’Allier. « C’était un déchirement, raconte encore Jacqueline. La traversée a duré un mois. Je me disais que ce n’était plus la vie. Les autres étaient sur le pont. Moi j’étais au fond du bateau et je pleurais. »

    En arrivant au camp de Sainte-Livrade, alors entouré de barbelés, le fils de Jacqueline a demandé : « Maman, c’est ici la France ? » « Le plus dur, c’était le froid, précise Jacqueline. Ensuite, il a fallu tenir, tout reconstruire, trouver de quoi vivre. » Beaucoup de rapatriés ont été embauchés dans les usines d’agro-alimentaire de la région. Ou travaillaient dans les champs de haricots.

    Claudine Cazes, 11ème de 16 enfants - et première à être née dans le CAFI, en 1957 -, se souvient des heures d’« équeutage ». « Des sacs de haricots arrivaient au camp le matin et devaient être prêts pour le soir, raconte cette aide-soignante de 47 ans, qui a quitté le camp en 1977. Tout le monde s’y mettait. » Sa mère, Vuong, âgée de 81 ans, vit toujours au CAFI. Son père, Paul, est mort l’année dernière. Français d’origine franco-chinoise, il avait fait de prestigieuses études en Indochine, et travaillait dans les forces de sécurité. Mais en arrivant en métropole, Paul Cazes n’a pas pu intégrer la police française, et a dû travailler à l’usine.

    "L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien"

    Logé dans un autre barraquement du camp, Emile Lejeune, 84 ans, dit ne pas avoir de « nostalgie ». Pour sa mère et lui, le rapatriement de 1956 fut un soulagement. Militaire du corps expéditionnaire français en extrême orient (CEFEO), ce fils d’un magistrat français et d’une princesse vietnmienne a été fait prisonnier par le Vietminh en 1946, et est resté sept ans en captivité. « Là-bas, la vie et la mort étaient sur le même plan, témoigne Emile. Beaucoup de mes camarades sont morts de dysenterie, du palu, ou de malnutrition. Le pire, c’était le lavage de cerveau. On nous affaiblissait pour nous inculquer le communisme. » Sur près de 40.000 prisonniers du CEFEO, moins de 10.000 ont survécu aux camps du Vietminh.

    Chez Emile, une photo de jonque, voguant dans la baie d’Halong, des statues de Boudha, et plusieurs couvre-chefs : le traditionnel chapeau conique des vietnamiens, un chapeau colonial usé et un képi de soldat français. Son vieux képi entre les mains, le vieil homme aux yeux bridés dit qu’il n’a « pas de haine en lui ». « Mais je suis attristé, ajoute-t-il. Parce que la France en laquelle nous croyions ne nous a pas accueillis. Nous n’avons jamais été considérés comme des Français, mais comme des étrangers. Parqués, surveillés, puis abandonnés. » Emile, lui, demande juste « un peu de reconnaissance ». Au nom de « ces dames du CAFI, trop humbles pour réclamer ». Au nom de ces « épouses ou mamans de combattants, pour certains morts au champ d’honneur, morts pour la France. »

    D’abord rattachés au ministère des affaires étrangères, les rapatriés du CAFI ont ensuite été administrés par huit ministères successifs. Les directeurs du camp étaient des anciens administrateurs des colonies. « Ils reproduisaient avec nous leurs mauvaises habitudes de là-bas, se souvient Jacqueline Le Crenn. Ils nous traitaient comme des moins que rien. Nous devions respecter un couvre-feu et l’électricité était rationnée. »

    Au début des années 1980, la commune de Sainte-Livrade a racheté les sept hectares de terrain à l’Etat pour 300.000 francs, avec le projet de réhabiliter le centre. Mais ces bâtiments, contruits avant-guerre pour abriter provisoirement des militaires, n’ont jamais été rénovés. Longtemps, il n’y a eu ni eau chaude, ni salle d’eau, et des WC communs. « Pas d’isolation, pas d’étanchéité, sans parler des problèmes d’amiante, et des réseaux d’électricité hors normes », énumère la première adjointe au maire, Marthe Geoffroy.

    En 1999, la municipalité, aidée de l’Etat, a engagé un programme de réhabilitation d’urgence pour les logements ne bénéficiant pas du confort sanitaire minimal. Des travaux à « but humanitaire » dans l’attente d’une solution pour l’ensemble du CAFI. Mais depuis, rien. Le maire (UMP), Gérard Zuttion, se dit bien « un peu choqué » par cette « sorte d’abandon ». Mais il dit aussi que la commune n’a pas les moyens « d’assumer seule les déficiences de l’Etat vis-à-vis de cette population ». Le maire évoque des « projets de réhabilitation sérieux pour les prochains mois ». Puis il se ravise, parle plutôt « d’années ». « A cause de la lenteur de l’administration... »

    « C’est trop tard, tranche Claudine. Tout ce que nous voulons, au nom de nos parents, c’est la reconnaissance. » Sa mère, Vuong, écoute sa fille sans rien dire, s’affaire dans la cuisine puis s’assoit dans un grand fauteuil d’osier. Au crépuscule de sa vie, cette femme jadis ravissante, des cheveux blancs tirés dans un chignon impeccable, n’attend plus rien. Tous les matins, elle apporte une tasse de café sur l’autel où repose une photo de son mari, disparu l’année dernière. Elle dépose d’autres offrandes et brûle un bâton d’encens. Avant de mourir, l’homme de sa vie répétait à ses seize enfants : « Ma seule richesse, c’est vous. L’Etat français sait ce qu’il nous doit. Moi, jamais je ne lui réclamerait rien. Nous vivons dans le camp des oubliés. »

    http://www.rapatries-vietnam.org/oublies-indochine.php

    #camps #France #histoire #rapatriés

    Galerie photo :
    http://www.rapatries-vietnam.org/photos/cafi1/galerie-cafi.htm

    • La mémoire d’Indochine en pointillés dans le village de Sainte-Livrade

      Un fruit du dragon, un bananier, l’autel des ancêtres. Dans le sud-ouest de la France, un air d’Indochine plane sur la localité de Sainte-Livrade, 60 ans après l’arrivée de 1.160 rapatriés dont les descendants tentent de sauver la mémoire.

      C’était dans ce camp de l’armée française, comptant à l’époque 26 baraquements, un peu en dehors du village agricole de quelque 3.500 habitants, que ces « rapatriés d’Indochine », dont quelque 740 enfants, se sont installés en avril 1956, deux ans après les Accords de Genève marquant la fin de la Guerre d’Indochine, le départ des troupes françaises et l’indépendance du Vietnam et du Laos.

      Ils étaient Français, issus de couples mixtes pour certains. Il y avait aussi des veuves, et, disent certains avec une certaine pudeur, des « secondes familles » indochinoises de soldats français.

      Et alors que la France commémore la chute il y a 60 ans de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, il reste encore à Sainte-Livrade, à l’est de Bordeaux, une centaine de ces rapatriés et leurs enfants, dont une poignée vit encore dans les baraquements d’origine, à côté de maisons murées en passe d’être rasées.

      Il y a par exemple dans le « D1 » Mme Thi Lua Fanton d’Andon, qui explique fièrement qu’elle a eu 12 enfants, dont cinq nés en Indochine, d’où elle est arrivée à l’âge de 27 ans avec son mari, un militaire français.

      Tous ont vécu dans ce logement-bâtisse d’environ 60 m2, divisé en trois pièces : un salon-cuisine et deux chambres. « Elle préfère rester là, on lui offrirait un château qu’elle n’en voudrait pas », explique Patrick Fernand, président de l’Association des amis du Cafi (Centre d’accueil des français d’Indochine) de Sainte-Livrade, lui même descendant de rapatriés.

      De sa vie d’avant, Madame Thi, 87 ans, une femme frêle au sourire doux qui cuisine toujours avec des baguettes, parle peu. Juste le souvenir ébauché de son départ de Hanoï, dans le nord, où elle vivait, pour Saïgon, dans le sud, où « il faisait très chaud », avant d’être emmenée en France.

      Pour éviter les représailles sur ces militaires, fonctionnaires ou proches de Français, les autorités avaient décidé de les évacuer et de les accueillir, dans divers centres, en particulier à Noyant (centre), à Bias (sud-ouest) et à Sainte-Livrade. Ils furent les premiers « rapatriés », bien avant ceux d’Algérie.

      Des milliers s’éparpillèrent sur tout le territoire et les plus démunis furent installés dans des camps, une situation en principe provisoire et précaire. Dans les baraquements de Sainte-Livrade, où la France a aussi reçu des Républicains espagnols, l’eau chaude faisait défaut, l’isolation était nulle et l’électricité, rationnée.

      – ’Sale chinetoque’ -

      "Nous avons été très mal accueillis. On était partout humiliés. On nous disait +sale chinetoque+, se souvient Robert Leroy, 68 ans, ouvrier à la retraite, fils d’un colonel de l’armée française. Mais ces rapatriés, qui avaient leur école dans le camp, « n’ont pas fait de bruit », complète Patrick Fernand non sans rappeler que dans la France de l’après-guerre la vie était dure pour tous.

      L’Etat, qui a cédé le camp à la commune de Sainte-Livrade au début des années 1980, « ne s’en est pas beaucoup occupé », témoigne aussi l’ancienne maire du village, Claire Pasut.

      C’est finalement au début des années 2000 que les descendants ont commencé à réclamer. Etrangement, ils craignaient la destruction des baraquements, qui, bien qu’insalubres, semblaient être le réceptacle de toute leur mémoire.

      « Des autels privés (de culte aux ancêtres) ont dû être détruits. C’est très douloureux », explique Patrick Fernand.

      Un accord a finalement été trouvé en 2008 pour la construction de nouveaux logements. Six ans plus tard, la dernière livraison de maisons est prévue en juillet.

      Le frère aîné de Patrick Fernand, Pierre, s’installera au « 17, rue de la Soie ». Un déménagement qu’il vit comme un déracinement, même s’il a lieu à quelques centaines de mètres. L’architecture évoque pourtant le Vietnam : maisons en bois, pergolas rouges, entre lesquelles poussent des cerisiers.

      Dans les deux nouvelles épiceries, on trouve tous les produits du pays : gâteaux au soja, gingembre, pho et soupe aux raviolis, très appréciés des autres habitants du village qui s’y arrêtent pour déjeuner.

      Mais les « rapatriés » espèrent que le quartier du souvenir qu’on leur a promis dans quatre anciens baraquements comprenant la pagode, la chapelle et un lieu de mémoire, sera bien construit.

      « Allez on trinque pour la dernière fois, après ils vont tout raser », dit Patrick Fernand.

      https://www.20minutes.fr/societe/1369581-20140507-20140507-memoire-indochine-pointilles-village-sainte-livr

  • Lustucru: From Severed Heads to Ready-Made Meals

    Jé Wilson charts the migration of the Lustucru figure through the French cultural imagination — from misogynistic blacksmith bent on curbing female empowerment, to child-stealing bogeyman, to jolly purveyor of packaged pasta.

    https://publicdomainreview.org/2019/06/13/lustucru-from-severed-heads-to-ready-made-meals

    via https://www.metafilter.com/181455/Lustucru-From-Severed-Heads-to-Ready-Made-Meals

    • Wahoo quelle histoire !

      The sign of the shop, hanging at upper left, displays a decapitated woman’s body above the words “Tout en est bon”, from the saying, “Une femme sans tête: tout en est bon”, meaning “A woman without a head: everything is good”. To make the message absolutely clear, the block of text encourages men to bring their difficult wives to this head doctor, where their brains will be reforged and purged of all screechy, angry, lunatic, obstinate, rebellious, willful, and lazy ways. Any woman with a mind of her own is guaranteed a graphically brutal straightening out.

      As sexist satire goes, this is dark. Even darker is the fact that, as soon as the image appeared, the head-pounding blacksmith “became all the rage” in France.2 Publishers began to churn out stand-alone broadsheets of his image in order to feed a demand for cheap copies, and versions of him in his forge spread from France to Germany and Italy.3 An entire almanac calendar for 1660 was dedicated to Lustucru.4 He was written into the latest comic plays and poems, and his image was even stamped on tokens or “jetons” (metal coins used mainly as counters in the age before calculators). In today’s terms, he went viral.

      His name, Lustucru, comes from a slurring of “L’eusses-tu-cru?”, a stock phrase used in that period by theatrical fools, which meant, “Would you have believed it?” or in this case, “Would you have thought a woman’s head could be fixed?” According to the seventeenth-century French writer Gédéon Tallemant des Réaux, Lustucru was born from a desire for male revenge.

      Je me demande bien de quelle revenche contre les femmes auraient les hommes de cette époque et dont parle ce Gédéon Tallemant.

      Male anxiety regarding the growing influence and power of women was generally on the rise in France during the 1650s. Women had begun to gain some standing in the literary arts and were established enough to have been satirized as “les précieuses”, a type of clever woman who frequented Parisian salons, wrote books, and favored an elegantly refined (or, to other minds, affected and pretentious) speaking and writing style.

      Les femmes n’ont pas gagné en puissance vers 1650, c’est même tout l’inverse, c’est la période de la création de l’académie française, institution dont le but principale est de baillonner les femmes et excisé la langue de toute trace de féminin qui ne soit pas humiliant. C’est aussi la période de la chasse aux sorcière, des interdictions de reprendre le commerce familial en cas de veuvage,

      #séduction_à_la_française #inversion_patriarcale #blâmer_la_victime #misogynie #féminicide #domination_masculine #mégèrisme #histoire #marque #cannibalisme #lobotomie #hystérie #femmes #guerre_des_sexes #couple #amour #hétérosexualité #domination_masculine #chirurgie #violences_médicale #patriarcat #matriarcat

  • Un coup / une coupe à [nous] faire aimer le foot ? “Levons-nous femmes esclaves, et brisons nos entraves. Debout, debout, debout !” LE chant féministe, l’Hymne des Femmes, porté par 600 supportrices, a résonné dans le stade de Rennes ce mardi 11 juin. L’occasion de revoir notre carnet de chants en histoires.

    Coupe du monde féminine : les femmes ont donné de la voix au Roazhon Park
    Vidéo : https://www.ouest-france.fr/sport/coupe-du-monde/video-coupe-du-monde-feminine-les-femmes-ont-donne-de-la-voix-au-roazho

    « Le temps de la colère, les femmes. Notre temps est arrivé. Connaissons notre force, les femmes. Découvrons-nous des milliers ! » L’Hymne des femmes, chanson créée en mars 1971 par des militantes féministes à Paris, a résonné dans le Roazhon Park, ce mardi 11 juin.

    600 voix d’hommes et de femmes ayant répondu à l’appel de la compagnie rennaise Dicilà ont donné corps à une foule chantante, qui a porté haut et fort des valeurs communes, comme le partage et le collectif. Et qui a vibré à l’unisson pour la défense des droits et libertés.

    Bon j’avoue j’ai cru initialement que c’était spontané et savoir que c’était diligenté par le ville de Rennes me refroidi un peu, mais si j’avais été présente, j’aurai sûrement pleuré de joie en chantant en choeur !

    Chloé Leprince fait un retour en musique pour France-Culture sur l’histoire des chants féministes : Chanter contre le pouvoir du phallus : ces tubes féministes qu’on redécouvre https://www.franceculture.fr/amp/histoire/chanter-contre-le-pouvoir-du-phallus-ces-tubes-feministes-quon-redecou

    Dès 1970, les chansons s’installent même comme une signature du MLF : alors que des gauchistes interrompent une de leurs actions à la fac de Vincennes en criant “Mal baisées !”, les voilà qui répliquent en chantant :

    Le pouvoir est au bout du phallus
    Dit celui qui écrit sur les murs
    Je fais la révolution
    Les femmes lui ont répondu
    Ta révolution tu peux t’la foutre au cul...

    Aucune hésitation !

    #chant #chanson #féminisme

  • Thai Parliament Reinstalls Coup Leader as Premier
    https://www.cetri.be/Thai-Parliament-Reinstalls-Coup

    After a day-long debate on the suitability and qualifications of Prayuth Chan-ocha, the joint parliamentary session on June 5th – in what was a foregone conclusion — handed him Thailand’s premiership with 500 votes out of a total 750 against 244 for Thanathorn Juangroongkit, the youthful leader of the Future Forward Party, a genuinely democratic party. During the debate, pro-democracy lawmakers vainly punched into Prayuth’s technical disqualification as a candidate, his disdain for democratic (...)

    #Southern_Social_Movements_Newswire

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Thaïlande, #Election, #Autoritarisme, #Coup_d'état, Asia (...)

    #Asia_Sentinel

  • Misogynie et régalade

    Roland-Garros : « J’ai plus peur de mon coach que de ma meuf »... Quand Monfils régale en conf de presse
    TENNIS Qualifié pour le troisième tour de Roland-Garros, Gaël Monfils a signé une conférence de presse mémorable dans la foulée
    Puis est venue une question sur sa petite amie Elina Svitolina, et sur son rôle professionnel. Une bonne occasion d’ouvrir la machine à vannes, tout en mettant en avant son nouvel entraîneur, l’Australien Liam Smith, arrivé au chevet de l’actuel 17e mondial en décembre dernier.

    « J’ai plus peur de mon coach que de ma meuf », a-t-il rétorqué, déclenchant l’hilarité de la salle. « Cette année, j’ai changé d’entraîneur, d’équipe, j’ai changé pas mal de choses. Elina m’aide sur plein de trucs, mais le coach m’aide vraiment énormément. J’ai l’impression qu’il perd un peu de crédit alors qu’il mérite. »

    #amour #couple #hétérosexualité #misogynie #humour
    Je m’inquiète pour Elina Svitolina, j’ose pas imaginé ce qu’elle subit en privé vu ce qu’elle prend en publique sous prétexte d’humour.

  • Susan Sontag, véritable auteure du livre phare de son mari
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/susan-sontag-veritable-auteure-du-livre-phare-de-son-mari/94876

    Benjamin Moser, l’auteur de cette nouvelle biographie, ne se contente pas de vagues suppositions. D’après le Guardian, il a mené une enquête très fouillée pour établir les faits avec certitude. En effet, il a obtenu un accès privilégié aux archives de l’auteure entreposées à UCLA, y compris des pièces qui ne seront pas accessibles au public avant plusieurs années. Par ailleurs, il s’est entretenu avec des personnes de l’entourage proche de Susan Sontag.

    Résultat des courses, Moser est certain que c’est Susan Sontag qui a rédigé le livre, en plus de l’important travail de recherche qu’elle a mené pour en constituer le contenu. « Susan passait toutes ses après-midi à tout écrire à partir de rien », explique Minda Rae Amiran, une amie de l’intellectuelle. Plusieurs éléments de sa correspondance permettent également d’affirmer qu’elle est l’auteure du livre de son mari.

    Un cas d’école d’effet Matilda (le fait de minimiser la contribution de femmes scientifiques à la recherche) appliqué à la littérature. L’auteur de la biographie lui-même reconnaît que s’il connaissait la rumeur qui faisait de Sontag la véritable auteure du livre, il avait quelques doutes, notamment étant donné l’âge de Sontag à l’époque. En effet, elle a épousé Rieff en 1950, à l’âge de 17 ans ; l’ouvrage sur Freud est quant à lui paru en 1959, quand elle n’avait donc que 26 ans.

    Et, lors de sa parution, le Guardian de l’époque parlait d’un « évènement à célébrer… un livre véritablement brillant sur l’importance culturelle de Freud… une contribution aux sciences humaines dont la valeur sera permanente » ! Clairement, on a vu critique plus acerbe…

    Étudiante brillante et précoce (elle termine le lycée à 15 ans avant d’intégrer les rangs de l’université), Susan Sontag a donc écrit le livre qui allait lancer la carrière de son mari… Pourquoi la vérité est-elle restée cachée ? C’est là que l’on bascule de l’injuste au tragique.

    Selon Moser, c’est au moment de son divorce que Susan Sontag a promis à Rieff d’abandonner ses droits légitimes à se revendiquer publiquement comme l’auteure de l’ouvrage. En échange de quoi, il aurait laissé la garde de leur fils à son ex-épouse.

    C’est à se demandé si un seul homme à écrit lui même l’œuvre qui lui est attribué.
    Benjamin Moser est-il marié ?

    #invisibilisation #femmes #hétérosexualité #couple #amour #haine #domination #spoliation #chantage #grand_homme

  • La lutte pour le pouvoir et le besoin d’une sortie négociée
    https://www.cetri.be/La-lutte-pour-le-pouvoir-et-le

    Entretien avec Edgardo Lander Il y a trois mois, Juan Guaidó se proclamait président par intérim du #Venezuela, mais le président de la République, Nicolás Maduro, est toujours au pouvoir. Pourquoi l’opposition de droite s’est-elle trompée ? C’est ce qui se passe depuis la première victoire électorale de Chávez (1998). Dès le début de la révolution bolivarienne, les politiciens de droite ont pensé que la sortie de Chávez serait immédiate s’ils mobilisaient la population. Mais ce n’est pas ce qu’il s’est (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Venezuela, #Coup_d'état, #Barril

  • Afrique du Sud : les #unions #Noirs-Blancs restent rares
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/afrique-du-sud-les-unions-noirs-blancs-restent-rares_3411175.html

    Les #couples_mixtes ne font toujours pas partie du paysage sud-africain. On ne dispose pas de chiffres officiels sur la question. Mais un quart de siècle après son démantèlement, l’héritage du régime raciste de l’#apartheid reste toujours vivant dans les têtes.

    #racisme #culture

  • Le prix du premier enfant sur le salaire des femmes
    Par Ioana Marinescu, professeure d’économie à l’université de Pennsylvanie — 8 avril 2019 à 17:06
    https://www.liberation.fr/debats/2019/04/08/le-prix-du-premier-enfant-sur-le-salaire-des-femmes_1720101
    Une étude a mesuré les baisses de revenus après un premier accouchement chez les couples hétérosexuels comme lesbiens. Les conclusions sont édifiantes.

    Le prix du premier enfant sur le salaire des femmes

    Pourquoi les femmes gagnent-elles moins d’argent que les hommes ? Dans les pays riches, les femmes sans enfant gagnent à peu près la même chose que les hommes. La différence de salaire entre les hommes et les femmes ne peut donc pas s’expliquer par la biologie : les femmes ne sont pas intrinsèquement moins productives. Pourtant, lors de la naissance du premier enfant, un écart de salaire entre hommes et femmes se creuse puis persiste. Un nouveau document de travail par Andresen et Nix montre que cet écart de salaire s’explique largement par des raisons culturelles, et qu’il peut être réduit par un meilleur accès aux crèches.

    Que ce soit aux Etats-Unis, au Danemark ou en Norvège, la naissance du premier enfant s’accompagne d’une baisse de revenu pour les nouvelles mères. En Norvège, le revenu d’une mère baisse d’environ 20 % et, même lorsque l’enfant grandit, cet écart demeure. Quelles sont les raisons profondes pour lesquelles les mères choisissent de travailler moins ou dans des jobs moins rémunérateurs ?

    Pour tenter d’y répondre, les chercheurs comparent l’effet d’une première naissance sur le revenu dans les couples hétérosexuels et dans les couples lesbiens.

    Dans les couples hétérosexuels, le salaire du père n’est donc pas affecté par la naissance du premier enfant. La mère subit une perte de revenu d’environ 20 %, qui persiste au cours du temps. On pourrait penser que cela est simplement dû au congé maternité. Si c’était le cas, encourager le congé paternité pourrait contribuer à une plus grande égalité dans le couple. En fait, il n’en est rien. La Norvège a rendu le congé paternité de plus en plus attractif, et de plus en plus de pères en ont profité. Mais sans que le revenu des mères n’augmente.

    Que se passe-t-il dans les couples lesbiens ? La femme qui accouche pour la première fois subit également une perte de revenu, mais « seulement » d’environ 10 %. Contrairement aux pères qui ne subissent pas de perte de salaire, la compagne d’une nouvelle mère homosexuelle subit elle aussi une perte de revenu d’environ 5 %. Cela suggère que la compagne participe plus activement aux activités au foyer que ne le fait le père dans un couple hétérosexuel. Alors que dans les couples hétérosexuels la baisse de revenu demeure pendant plus de cinq ans, dans les couples lesbiens la baisse de revenu s’efface cinq ans après la naissance du premier enfant.

    Le fait que l’effet de la naissance du premier enfant n’est pas le même sur les deux femmes dans un couple lesbien suggère que la naissance elle-même - les soins du nouveau-né, y compris l’allaitement - joue bien un rôle dans la baisse de revenu. Mais dans ces couples, la mère qui a accouché perd moins de terrain professionnellement, sa compagne semble l’aider davantage et in fine la perte de revenu s’efface. Il est donc vraisemblable que des normes plus égalitaires règnent dans les couples lesbiens.

    En revanche, dans les couples hétérosexuels, les normes renforcent le handicap de la mère et créent une inégalité persistante, même au-delà de la toute petite enfance où la biologie peut jouer un rôle plus important. Cette norme prescrit encore souvent à la mère de mettre l’accent sur son foyer plus que sur son travail.

    Alors comment peut-on créer plus d’égalité salariale ? Encore une fois, l’expérience de la Norvège est édifiante. Avant 2002, moins de 50 % des enfants de 1 à 2 ans allaient à la crèche. En 2002, le gouvernement a décidé d’augmenter le nombre de places en crèche. Les chercheurs montrent que l’arrivée de places supplémentaires dans une ville réduit la perte de salaire des nouvelles mères d’environ 25 %. Il est donc possible de réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes en augmentant l’accès aux crèches.

    Comme le montre l’expérience des couples lesbiens, la perte de salaire subie par les mères n’est pas une fatalité. Une culture plus égalitaire au sein du couple permet aux nouvelles mères de rattraper leur retard salarial plus vite.

    En attendant le changement - lent - de la culture et des mentalités, l’intervention du gouvernement pour fournir des places en crèche peut réduire les inégalités salariales entre hommes et femmes.

    Cette chronique est assurée en alternance par Pierre-Yves Geoffard, Anne-Laure Delatte, Bruno Amable et Ioana Marinescu.
    Ioana Marinescu professeure d’économie à l’université de Pennsylvanie

  • MARAKÁ’NÀ

    The #Maracanã stadium is not only a space for leisure but, above all, a space of struggle. In this documentary, the Grupo Popular Pesquisa em Ação explores the struggle for education, for housing, for indigenous rights, against capital development. This is a story similar to many struggles throughout Brazil, against the mega-events and the development model imposed from above.
    This video narrates the events using testimonies of the protagonists and historical images. The main objective of this project is to analyze the resistance practices developed against the FIFA World Cup #2014, in Rio de Janeiro. This analysis is contextualized with the collection of crucial historical testimonies, reports of all the #violence and abuses that occur due to the FIFA World Cup 2014. The video is geographically centered around the area of the Maracanã stadium, one of the areas where the contradictions of the development model characterized by the state of exception came to light and where several resistance strategies have emerged.
    Around the Maracanã stadium took please different fights: for the Indigenous place Aldeia Marakana, for the #Favela_do_Metrô_Mangueira, for the public buildings around and the social movement #Não_Vai_ter_Copa - There won’t be a world cup.

    https://vimeo.com/313694605


    #Brésil #film #documentaire #éducation #luttes #résistance #logement #peuples_autochtones #anti-capitalisme #coupe_du_monde #foot #football #stade #événements_sportifs #méga-événements #Makarana

  • Site de rencontre et « frénésie » sexuelle de consommation. Ah, ca en discute enfin dans les mainstream ?

    Désenchantement amoureux, frénésie sexuelle : la faute aux sites de rencontre ?
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/03/31/desenchantement-amoureux-frenesie-sexuelle-la-faute-aux-sites-de-rencontre_5

    Je met ça à coté de ce poème, comme ça, sans raison..

    L’Orgie parisienne ou Paris se repeuple
    https://www.poetica.fr/poeme-1040/arthur-rimbaud-orgie-parisienne-ou-paris-se-repeuple

    Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,
    Foulant à vos côtés les luxes ruisselants,

    et de http://maladetta.toile-libre.org/spip.php?article6

    les sites de rencontre se servent et favorisent par la même, l’isolement des personnes. Il s’agit de misère, peut-être de la vraie seule misère, l’affective.

    Bien que ce soit un sujet fort difficile. Qu’en penser ?

    #capitalisme_sexuel

    • Première réaction : les animaux en captivité auraient plus de libido que les sauvages. S’agit-il d’une énième #compensation (comme se payer plein de choses, y compris des voyages) ?

      Deuxième réaction : ça fait des années que les sites de rencontres existent, que des gens s’y rencontrent. Ici dans mon bled où tout le monde est cousin et où le village d’à côté est à 90’, j’ai souvent posé la questions des rencontres et on me répond WeChat et Facebook. Peut-être qu’il y a quinze ou vingt ans l’ambiance était plus sympa et surtout les rencontres plus variées : on ne venait pas pour choper mais pour rencontrer et plus si affinités (ami·es pour la vie, amant·es, etc.). Peut-être qu’aujourd’hui les sites essaient d’être toujours plus attractifs et de faire défiler les gens toujours plus vite. Mais l’esprit consumériste y était déjà à l’époque dont je parle et IRL de la même manière. Un petit extrait d’Égologie :

      Flânant entre les relations, en prenant le meilleur et en refusant le pire, nous acceptons également que d’autres se fassent des itinéraires où nous sommes tantôt des havres et tantôt des écueils à éviter. Le loisir d’ajuster les autres à ses besoins pose ainsi les bases d’un désarroi général : ne plus pouvoir compter sur des relations qu’on aura construites ensemble mais dépendre des envies qu’on suscite – ou pas, ou plus. Le sociologue allemand Harmut Rosa l’exprime sans ambages. « Nous savons tous que nous pouvons perdre notre "compétitivité" dans la lutte pour les liens sociaux : si nous ne nous montrons pas assez gentils et intéressants, distrayants et beaux, nos amis et même les membres de notre famille en arriveront vite à ne plus nous appeler. » Aïe.

      Troisième réaction : une copine de 39 ans me disait avoir découvert le modus operandi actuel basé sur le désengagement. Elle me disait qu’à un moment où d’habitude les hétéros avaient l’impression d’être casé·es, aujourd’hui ils et elles sont toujours en période d’essai, que le truc s’éternise et donne une impression de précarité assez flippante. Mais alors qu’avant les hommes jouaient plus sur ça (voir Les Sentiments du prince Charles) et c’était un enjeu de pouvoir évident, c’est devenu mixte. Nivellement par le bas...

      #amour #couple #sexe #rencontres

  • « C l’hebdo » (France 5) : censure et concert de chiens de garde contre Monique Pinçon-Charlot - #Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/C-l-hebdo-France-5-censure-et-concert-de-chiens

    La suite de l’échange est à l’avenant : d’abord interrompue par Ali #Baddou, Monique Pinçon-Charlot ne pourra pas développer la critique qu’elle porte contre le système médiatique. Littéralement assaillie par Jean-Michel Aphatie, qui la prend directement à partie et de manière plus que véhémente, elle subira les injonctions des deux chiens de garde et sera, cerise sur le gâteau, coupée au montage lors de sa tentative de réponse.

    Compris ?

    Une #coupure grossière, que confirme Monique Pinçon-Charlot, que nous avons pu contacter : « Je disais donc qu’aujourd’hui le monde de la presse et celui de la politique sont parfaitement interconnectés et donnais d’ailleurs l’exemple du cercle "Le siècle", avec ses dîners mensuels qui réunissent, dans la sociabilité mondaine, journalistes et politiques afin d’affiner la défense des intérêts de l’oligarchie. À ce moment-là Jean-Michel Aphatie fait comprendre qu’il est bien placé pour dire qu’il ne se passe rien de tel lors de ces dîners, et je lui réponds : "C’est toujours la même chose, circulez, il n’y a rien à voir..." Et là je ne peux pas aller plus loin, je suis de nouveau coupée par une des personnes présentes sur le plateau. »

    Nous en sommes à 12min30 d’émission. Et on en restera là. En tout cas pour Monique #Pinçon_Charlot, son livre, et ses idées. Le reste de l’émission sera consacré à une chronique de Jean-Michel #Aphatie sur « les intellos face aux gilets jaunes », au cours de laquelle l’éditocrate réussira l’exploit de revenir sur les propos de Luc Ferry en les qualifiant, tout rigolard, de « petit dérapage » (après certes avoir rappelé qu’ils avaient été unanimement critiqués). C’est dire si Jean-Michel Aphatie sait où diriger ses colères et ses indignations. Au contraire des deux journalistes de #Challenges, Monique Pinçon-Charlot ne sera même pas invitée à réagir : elle n’aura donc littéralement plus une seconde de temps de parole durant le reste de l’émission, évincée d’un plateau qui se terminera « à la bonne franquette », entre journalistes amis tout sourire, papotant comme au comptoir.

  • #Trump et le coup d’État des #multinationales

    Comment Donald Trump a-t-il conquis la Maison-Blanche ? Au travers d’analyses d’observateurs et de paroles d’électeurs, Fred Peabody dessine le saisissant portrait d’une démocratie confisquée.

    Et si le 45e président des États-Unis n’était pas le symbole d’une ère nouvelle, mais au contraire l’aboutissement d’un processus entamé depuis de longues années ? Alors que la journaliste canadienne Naomi Klein a récemment comparé l’administration Trump à un « coup d’État des grandes entreprises », son compatriote philosophe John Saul (Mort de la globalisation, éd. Payot) estime, lui, que la confiscation de la démocratie et des biens publics par les intérêts privés a débuté dès la fin des années 1970, la première élection de Ronald Reagan en 1981 la rendant effective. Sa théorie du « coup d’État au ralenti » a notamment inspiré le journaliste Chris Hedges dans son analyse de l’état de l’Amérique. Pour lui, et certains de ses pairs, également interviewés ici, l’élection de Donald Trump ne constitue que le dernier rebondissement, le plus visible sans doute, d’une dérive à laquelle ses prédécesseurs démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, ont activement prêté la main. Des pans entiers de la population américaine, notamment dans les anciennes régions ouvrières, ont ainsi été délibérément sacrifiés par les élites au nom de la libéralisation du marché, et la crise de 2008 a contribué à accélérer cet abandon.

    Outsiders
    En écho à ces réquisitoires très argumentés, le réalisateur Fred Peabody (Tous les gouvernements mentent) explore ainsi les villes dévastées de Camden (New Jersey) et de Youngstown (Ohio), anciens bastions industriels livrés au chômage et à la misère, où des sans-abri, citoyens jadis prospères, campent à deux pas de rangées de maisons murées. Et c’est l’aspect le plus passionnant, et le plus novateur, de son film, que de donner la parole à des électeurs de Trump qui, ni haineux, ni racistes, ni religieux fanatiques, expliquent pourquoi ils n’ont pu se résoudre, une fois de plus, à voter pour un parti qui les a rayés de la carte sans sourciller. Sans illusion sur Trump, ils lui reconnaissent une seule vertu : celle de l’outsider, méprisé comme eux par les politiciens professionnels et les médias. De Washington à la Rust Belt, la « ceinture de rouille », cette balade dans une Amérique oubliée fait puissamment écho à l’actualité française.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084760-000-A/trump-et-le-coup-d-etat-des-multinationales
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