• Quand l’info en continu touche le fond, ils arrivent encore à creuser !…
    via @Fil

    Sabletorialiste sur Twitter : « Je suis sidéré de la pauvreté intellectuelle des intervenants de ce plateau. Hill leur explique un truc con comme une brique et ils ne comprennent pas la base de la base. À ce degré-là, c’est même plus de l’incompétence, c’est un choix de vie, d’être aussi mauvais et ignare. » / Twitter
    https://twitter.com/Sable_60CH/status/1356992497398996992

    • CDB, outre la comparaison de pics haut et bas, c’est cette incohérence qui m’a épaté, alors qu’on prétend utiliser un graphique chiffré pour dire des choses :
      – on affiche donc ce pic haut à 88 000 et ce pic bas à 24 600 ; ce qui représenterait une chute vertigineuse de 72% ;
      – sous la courbe, il y a un gros « -30% », et je ne comprends pas d’où ça vient ;
      – et malgré ces affichages de -72% et -30% énormes, les deux types pris en défaut commentent « un plateau descendant ».

      Sinon, faire des affichages du nombre de cas dans le pays de Bolsonaro pour montrer quoi que ce soit concernant le Covid, c’est assez osé…

    • Il me vient un doute affreux,…
      Ce -30% qui débarque on ne sait d’où, avec un peu de chance (!) ça correspond à 30% * 87843
      bon, en vrai, ç’est 28%, soit -72% comme le calcule @arno ci-dessus
      mais, au point où on en est, et comme il n’y a que deux nombres sur la diapo, il y a des chances (!!) que ce soit ça

    • J’ai cru comprendre que le type a expliqué sur Touiteur que les -30%, c’est qu’il a pris la valeur d’un jeudi (le fameux 7 janvier, je crois), puis la valeur du jeudi 3 semaines plus tard (et donc tout de même pas le point bas du 1er février), et ça lui a donné 30%. Évidemment, prendre un point totalement exceptionnel pour « calculer » une tendance, ça reste totalement con.

    • Je me suis cogné toute la séquence, (6’33")…

      ainsi présentée (on appréciera…) :

      Les contaminations reculent partout : que disent les indicateurs ? | LCI
      https://www.lci.fr/international/video-les-contaminations-reculent-partout-que-disent-les-indicateurs-2177275.htm

      DÉCRYPTAGE - Dans sa chronique « Les indispensables », Baptiste Morin s’est intéressé ce mardi 2 février 2021 à la situation sanitaire dans le monde.

      02 févr. 2021 18:20

      C’est un phénomène mondial que l’on observe, le virus recule un peu partout. Le pic dans le monde a été atteint le 7 janvier, + 852 604 cas en 24 heures. 447 127 nouvelles contaminations ont été recensées le 1er février, soit une baisse de 30%. Qu’en est-il des chiffres aux États-Unis, au Mexique, au Portugal, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde ?

      TOUTE L’INFO SUR 24H PUJADAS
      Ce vendredi 1er janvier 2021, Baptiste Morin, dans sa chronique « Les indispensables », nous parle des indicateurs épidémiques dans le monde. Cette chronique a été diffusée dans 24h Pujadas du 02/02/2021 présentée par David Pujadas sur LCI. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l’actualité du jour avec pédagogie.

    • pour les calculs, effectivement, ils bricolent quelque chose qui n’a pas vraiment de rapport avec les 2 chiffres présentés ; impossible de deviner quoi.

      Das les commentaires, BM dit qu’ils ont fait « comme il faut » en comparant les lundis avec les lundis, etc.

      voici tous les pays présentés avec les chiffres portés sur les diapos :

      |                 |  07/01  |  01/02  | affiché | | calculé |
      |-----------------|:-------:|:-------:|---------|-|---------|
      | Monde           | 852 604 | 447 127 |    -30% | |  -47,6% |
      | États-Unis      | 300 282 | 134 339 |    -50% | |  -55,3% |
      | Mexique         |  22 339 |   5 448 |    -36% | |  -75,6% |
      | Japon           |         | images  |         | |         |
      | Portugal        |  16 432 |   5 805 |         | |  -64,7% |
      | Espagne         |  93 822 |  79 686 |    -15% | |  -15,1% |
      | Italie          |         | images  |         | |         |
      | Allemagne       |         | images  |         | |         |
      | Grande-Bretagne |  68 692 |  18 668 |    -60% | |  -72,8% |
      | Brésil          |  87 843 |  24 591 |    -30% | |  -72,0% |
      | Afrique du Sud  |  21 980 |   2 548 |    -80% | |  -88,4% |
    • comme indiqué dans le titre, le message de la séquence est : contaminations, ça baisse partout et, comme répété à plusieurs occasions, qu’on pratique les gestes barrière ou pas, le port du masque ou pas, etc.
      (une des occasions dans l’extrait initial : le Brésil est sur un plateau descendant
      le Brésil ne confine pas, le Brésil respecte très peu le port du masque

      Et là, où, effectivement il y a une franche baisse, en Afrique du Sud, c’est mentionné en passant dans la présentation par BM, puis souligné par CH

      BM : et le pays est confiné, il faut quand même le dire, le confinement a l’air de fonctionner
      CH : depuis quand ils sont confinées ?
      BM : ils sont confinés depuis un mois, depuis la fin du mois de décembre
      CH : ben oui, ça c’est l’effet du confinement, c’est pas très étonnant

  • Un livre conseillé par une personne rencontrée lors du voyage dans les Appenins (amie d’ami·es)... et dont j’ai beaucoup aimé la vision sur l’#allaitement

    Il mio bambino non mi mangia - #Carlos_González

    La madre si prepara a dare da mangiare a suo figlio mentre lo distrae con un giocattolo. Lei prende un cucchiaio e lui, subito, predispone il suo piano strategico contro l’eccesso di cibo: la prima linea di difesa consiste nel chiudere la bocca e girare la testa. La madre preoccupata insiste con il cucchiaio. Il bambino si ritira allora nella seconda trincea: apre la bocca e lascia che gli mettano qualsiasi cosa, però non la inghiotte. I liquidi e i passati gocciolano spettacolarmente attraverso la fessura della sua bocca e la carne si trasforma in un’immensa palla.

    Questa situazione, più caratteristica di un campo di battaglia che di un’attività quotidiana, illustra con umorismo la tesi centrale di questo libro: l’inappetenza è un problema di equilibrio tra quello che un bambino mangia e quello che sua madre si aspetta che mangi. Mai obbligarlo. Non promettere regali, non dare stimolanti dell’appetito, né castighi. Il bambino conosce molto bene ciò di cui ha bisogno.

    Il pediatra Carlos González, responsabile della rubrica sull’allattamento materno della rivista Ser Padres, sdrammatizza il problema e, indicando regole chiare di comportamento, tranquillizza quelle madri che vivono il momento dell’allattamento e dello svezzamento come una questione personale, con angustia e sensi di colpa.

    Le mamme impareranno a riconoscere:

    – l’importanza dell’allattamento al seno;

    – quello che non bisogna fare all’ora dei pasti;

    – i luoghi comuni e i falsi miti legati allo svezzamento…

    e soprattutto a rispettare le preferenze e le necessità del loro bambino.

    https://www.bonomieditore.it/home-collana-educazione-pre-e-perinatale-ora-lo-so/il-mio-bambino-non-mi-mangia
    #maternité #livre #parentalité #éducation #alimentation #enfants #enfance #bébés

    • @cdb_77 @fil est-ce que cette image est disponible quelque part. J’aimerai bien l’imprimer et la coller autour de chez moi et la poser dans l’épicerie bio qui ne protège ni ses salariés ni ses clients.

    • @alexcorp Les chiffres ne sont certainement pas très valides, avec d’énormes doutes sur beaucoup de pays (dont Chine, Iran, US…), et pas seulement la France. Mais partout ils sont sous-évalués, et c’est ce qu’on a de mieux pour le moment.

      @touti L’image vient du Financial Times, il faut ajouter soi-même la mention « masques »

    • Ce n’est pas la première fois que je vois ce dessin que je trouvais démonstratif (il confortait la colère : ici, en gros, on a pas de masques), mais là ça me saute aux yeux : pourquoi la Chine est-elle placée dans la zone « no masks » sur ce graphique graffité en deux zones ’avec’ ou ’sans’ ?

    • J’ai vu une super interview en italien sur le masque. Le masque de chirurgien qui empêche de transmettre le virus aux autres (geste civique pour tou·tes) sans se protéger, le masque FFP2 qui empêche de le choper soi-même mais qui le dissémine allègrement venant de soi et devrait donc être réservé aux #travailleurs_exposés (en particulier les soignant·es), sachant qu’en l’absence de tests on ne sait pas qui est porteur et qui est à protéger...

      C’était super intéressant. Un masque est-il utile ? Non, pas pour marcher dans la rue, faire du vélo ou prendre sa caisse, seulement en cas d’interactions avec des personnes à moins de 2m et qui parlent ou éternuent (parler étant un super moyen de disséminer le virus, contrairement à respirer). Comment utiliser un masque ? Le mettre en le touchant le moins possible, ne jamais le retoucher, l’enlever par les élastiques, ne jamais le mettre en contact avec d’autres choses puisqu’il est vite dégueulasse... Si pénurie et impossibilité de le jeter, le désinfecter en l’exposant au soleil ou aux UV.

      Le médecin faisait un peu flipper sur l’usage des masques et sa conclusion est qu’un mauvais usage ne sert à rien, voire contribue à la dissémination, donc le laisser aux soignant·es. Ou tester, former aux règles d’hygiène les personnes porteuses pour améliorer notre réponse. Mais sur ça, on est à la ramasse.

      L’ignorance tue, que ce soit sur le statut de chacun·e (où sont les tests ???) soit que les gestes d’hygiène soient finalement mal connus ou compris (je veux bien que les personnes qui ont le virus ne sortent pas en pensant bien faire avec un FFP2 et je n’ai aucune idée moi-même d’un paquet de trucs comme la durée de tenue du virus sur un vêtement, une boîte d’œufs si j’en retrouve un jour ou un emballage plastique).

      Je n’ai pas la référence (et en ce moment il y a plein de fausse monnaie qui court, celui-ci disait expliquer les recommandations de l’OMS) mais je peux demander.

  • Flatten the curve

    https://twitter.com/i/status/1236721200291655680
    #coronavirus #épidémie #courbe #évolution

    –----------

    The three phases of #Covid-19 – and how we can make it manageable

    How is the coronavirus likely to play out, how does it end, and does our behaviour make a difference? Here infectious diseases expert Dr Siouxsie Wiles walks us through the epidemic curve, with illustrations by Toby Morris.

    https://thespinoff.co.nz/society/09-03-2020/the-three-phases-of-covid-19-and-how-we-can-make-it-manageable

    ping @odilon @fil @reka

    • Petit commentaire :
      La ligne « healthcare system capacity » est une ligne droite, car l’échelle temporelle est courte, le temps de l’épidémie, mais ça aurait été intéressant de simuler aussi sa chute des année précédentes avec la destruction de la santé publique... car je ne suis vraiment pas sure que le système de santé actuel soit à cette hauteur et donc capable de prendre en charge les patient·es, même si celleux tombent malades de manière plus espacée dans le temps...

    • Apparemment, la source cité par Olivier Véran est un article (commentaire) du Lancet hier, 9/03/2020
      (pas de résumé - ce n’est pas un article)

      How will country-based mitigation measures influence the course of the COVID-19 epidemic ? - The Lancet
      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30567-5/abstract

      Governments will not be able to minimise both deaths from coronavirus disease 2019 (COVID-19) and the economic impact of viral spread. Keeping mortality as low as possible will be the highest priority for individuals; hence governments must put in place measures to ameliorate the inevitable economic downturn. In our view, COVID-19 has developed into a pandemic, with small chains of transmission in many countries and large chains resulting in extensive spread in a few countries, such as Italy, Iran, South Korea, and Japan. Most countries are likely to have spread of COVID-19, at least in the early stages, before any mitigation measures have an impact.

      What has happened in China shows that quarantine, social distancing, and isolation of infected populations can contain the epidemic. This impact of the COVID-19 response in China is encouraging for the many countries where COVID-19 is beginning to spread. However, it is unclear whether other countries can implement the stringent measures China eventually adopted. Singapore and Hong Kong, both of which had severe acute respiratory syndrome (SARS) epidemics in 2002–03, provide hope and many lessons to other countries. In both places, COVID-19 has been managed well to date, despite early cases, by early government action and through social distancing measures taken by individuals.

    • In una delle costanti mail che ricevo... - Daniele Macchini
      https://www.facebook.com/daniele.macchini.52/posts/3395152210500625

      In una delle costanti mail che ricevo dalla mia direzione sanitaria a cadenza più che quotidiana ormai in questi giorni, c’era anche un paragrafo intitolato “fare social responsabilmente”, con alcune raccomandazioni che possono solo essere sostenute.

      Dopo aver pensato a lungo se e cosa scrivere di ciò che ci sta accadendo, ho ritenuto che il silenzio non fosse affatto da responsabili. Cercherò quindi di trasmettere alle persone “non addette ai lavori” e più lontane alla nostra realtà, cosa stiamo vivendo a Bergamo in questi giorni di pandemia da Covid-19.

      Capisco la necessità di non creare panico, ma quando il messaggio della pericolosità di ciò che sta accadendo non arriva alle persone e sento ancora chi se ne frega delle raccomandazioni e gente che si raggruppa lamentandosi di non poter andare in palestra o poter fare tornei di calcetto rabbrividisco.

      Capisco anche il danno economico e sono anch’io preoccupato di quello. Dopo l’epidemia il dramma sarà ripartire. Però, a parte il fatto che stiamo letteralmente devastando anche dal punto di vista economico il nostro SSN, mi permetto di mettere più in alto l’importanza del danno sanitario che si rischia in tutto il paese e trovo a dir poco “agghiacciante” ad esempio che non si sia ancora istituita una zona rossa già richiesta dalla regione, per i comuni di Alzano Lombardo e Nembro (tengo a precisare che trattasi di pura opinione personale).

      Io stesso guardavo con un po’ di stupore le riorganizzazioni dell’intero ospedale nella settimana precedente, quando il nostro nemico attuale era ancora nell’ombra: i reparti piano piano letteralmente “svuotati”, le attività elettive interrotte, le terapie intensive liberate per creare quanti più posti letto possibili. I container in arrivo davanti al pronto soccorso per creare percorsi diversificati ed evitare eventuali contagi. Tutta questa rapida trasformazione portava nei corridoi dell’ospedale un’atmosfera di silenzio e vuoto surreale che ancora non comprendevamo, in attesa di una guerra che doveva ancora iniziare e che molti (tra cui me) non erano così certi sarebbe mai arrivata con tale ferocia.

      (apro una parentesi: tutto ciò in silenzio e senza pubblicizzazioni, mentre diverse testate giornalistiche avevano il coraggio di dire che la sanità privata non stava facendo niente).

      Ricordo ancora la mia guardia di notte di una settimana fa passata inutilmente senza chiudere occhio, in attesa di una chiamata dalla microbiologia del Sacco. Aspettavo l’esito di un tampone sul primo paziente sospetto del nostro ospedale, pensando a quali conseguenze ci sarebbero state per noi e per la clinica. Se ci ripenso mi sembra quasi ridicola e ingiustificata la mia agitazione per un solo possibile caso, ora che ho visto quello che sta accadendo.

      Bene, la situazione ora è a dir poco drammatica. Non mi vengono altre parole in mente.

      La guerra è letteralmente esplosa e le battaglie sono ininterrotte giorno e notte.

      Uno dopo l’altro i poveri malcapitati si presentano in pronto soccorso. Hanno tutt’altro che le complicazioni di un’influenza. Piantiamola di dire che è una brutta influenza. In questi 2 anni ho imparato che i bergamaschi non vengono in pronto soccorso per niente. Si sono comportati bene anche stavolta. Hanno seguito tutte le indicazioni date: una settimana o dieci giorni a casa con la febbre senza uscire e rischiare di contagiare, ma ora non ce la fanno più. Non respirano abbastanza, hanno bisogno di ossigeno.

      Le terapie farmacologiche per questo virus sono poche. Il decorso dipende prevalentemente dal nostro organismo. Noi possiamo solo supportarlo quando non ce la fa più. Si spera prevalentemente che il nostro organismo debelli il virus da solo, diciamola tutta. Le terapie antivirali sono sperimentali su questo virus e impariamo giorno dopo giorno il suo comportamento. Stare al domicilio sino a che peggiorano i sintomi non cambia la prognosi della malattia.

      Ora però è arrivato quel bisogno di posti letto in tutta la sua drammaticità. Uno dopo l’altro i reparti che erano stati svuotati, si riempiono a un ritmo impressionante. I tabelloni con i nomi dei malati, di colori diversi a seconda dell’unità operativa di appartenenza, ora sono tutti rossi e al posto dell’intervento chirurgico c’è la diagnosi, che è sempre la stessa maledetta: polmonite interstiziale bilaterale.

      Ora, spiegatemi quale virus influenzale causa un dramma così rapido. Perché quella è la differenza (ora scendo un po’ nel tecnico): nell’influenza classica, a parte contagiare molta meno popolazione nell’arco di più mesi, i casi si possono complicare meno frequentemente, solo quando il VIRUS distruggendo le barriere protettive delle nostre vie respiratorie permette ai BATTERI normalmente residenti nelle alte vie di invadere bronchi e polmoni provocando casi più gravi. Il Covid 19 causa una banale influenza in molte persone giovani, ma in tanti anziani (e non solo) una vera e propria SARS perché arriva direttamente negli alveoli dei polmoni e li infetta rendendoli incapaci di svolgere la loro funzione. L’insufficienza respiratoria che ne deriva è spesso grave e dopo pochi giorni di ricovero il semplice ossigeno che si può somministrare in un reparto può non bastare.

      Scusate, ma a me come medico non tranquillizza affatto che i più gravi siano prevalentemente anziani con altre patologie. La popolazione anziana è la più rappresentata nel nostro paese e si fa fatica a trovare qualcuno che, sopra i 65 anni, non prenda almeno la pastiglia per la pressione o per il diabete. Vi assicuro poi che quando vedete gente giovane che finisce in terapia intensiva intubata, pronata o peggio in ECMO (una macchina per i casi peggiori, che estrae il sangue, lo ri-ossigena e lo restituisce al corpo, in attesa che l’organismo, si spera, guarisca i propri polmoni), tutta questa tranquillità per la vostra giovane età vi passa.

      E mentre ci sono sui social ancora persone che si vantano di non aver paura ignorando le indicazioni, protestando perché le loro normali abitudini di vita sono messe “temporaneamente” in crisi, il disastro epidemiologico si va compiendo.

      E non esistono più chirurghi, urologi, ortopedici, siamo unicamente medici che diventano improvvisamente parte di un unico team per fronteggiare questo tsunami che ci ha travolto. I casi si moltiplicano, arriviamo a ritmi di 15-20 ricoveri al giorno tutti per lo stesso motivo. I risultati dei tamponi ora arrivano uno dopo l’altro: positivo, positivo, positivo. Improvvisamente il pronto soccorso è al collasso. Le disposizioni di emergenza vengono emanate: serve aiuto in pronto soccorso. Una rapida riunione per imparare come funziona il software di gestione del pronto soccorso e pochi minuti dopo sono già di sotto, accanto ai guerrieri che stanno al fronte della guerra. La schermata del pc con i motivi degli accessi è sempre la stessa: febbre e difficoltà respiratoria, febbre e tosse, insufficienza respiratoria ecc… Gli esami, la radiologia sempre con la stessa sentenza: polmonite interstiziale bilaterale, polmonite interstiziale bilaterale, polmonite interstiziale bilaterale. Tutti da ricoverare. Qualcuno già da intubare e va in terapia intensiva. Per altri invece è tardi...

      La terapia intensiva diventa satura, e dove finisce la terapia intensiva se ne creano altre. Ogni ventilatore diventa come oro: quelli delle sale operatorie che hanno ormai sospeso la loro attività non urgente diventano posti da terapia intensiva che prima non esistevano.

      Ho trovato incredibile, o almeno posso parlare per l’HUMANITAS Gavazzeni (dove lavoro) come si sia riusciti a mettere in atto in così poco tempo un dispiego e una riorganizzazione di risorse così finemente architettata per prepararsi a un disastro di tale entità. E ogni riorganizzazione di letti, reparti, personale, turni di lavoro e mansioni viene costantemente rivista giorno dopo giorno per cercare di dare tutto e anche di più.

      Quei reparti che prima sembravano fantasmi ora sono saturi, pronti a cercare di dare il meglio per i malati, ma esausti. Il personale è sfinito. Ho visto la stanchezza su volti che non sapevano cosa fosse nonostante i carichi di lavoro già massacranti che avevano. Ho visto le persone fermarsi ancora oltre gli orari a cui erano soliti fermarsi già, per straordinari che erano ormai abituali. Ho visto una solidarietà di tutti noi, che non abbiamo mai mancato di andare dai colleghi internisti per chiedere “cosa posso fare adesso per te?” oppure “lascia stare quel ricovero che ci penso io”. Medici che spostano letti e trasferiscono pazienti, che somministrano terapie al posto degli infermieri. Infermieri con le lacrime agli occhi perché non riusciamo a salvare tutti e i parametri vitali di più malati contemporaneamente rilevano un destino già segnato.

      Non esistono più turni, orari. La vita sociale per noi è sospesa.

      Io sono separato da alcuni mesi, e vi assicuro che ho sempre fatto il possibile per vedere costantemente mio figlio anche nelle giornate di smonto notte, senza dormire e rimandando il sonno a quando sono senza di lui, ma è da quasi 2 settimane che volontariamente non vedo né mio figlio né miei familiari per la paura di contagiarli e di contagiare a sua volta una nonna anziana o parenti con altri problemi di salute. Mi accontento di qualche foto di mio figlio che riguardo tra le lacrime e qualche videochiamata.

      Perciò abbiate pazienza anche voi che non potete andare a teatro, nei musei o in palestra. Cercate di aver pietà per quella miriade di persone anziane che potreste sterminare. Non è colpa vostra, lo so, ma di chi vi mette in testa che si sta esagerando e anche questa testimonianza può sembrare proprio un’esagerazione per chi è lontano dall’epidemia, ma per favore, ascoltateci, cercate di uscire di casa solo per le cose indispensabili. Non andate in massa a fare scorte nei supermercati: è la cosa peggiore perché così vi concentrate ed è più alto il rischio di contatti con contagiati che non sanno di esserlo. Ci potete andare come fate di solito. Magari se avete una normale mascherina (anche quelle che si usano per fare certi lavori manuali) mettetevela. Non cercate le ffp2 o le ffp3. Quelle dovrebbero servire a noi e iniziamo a far fatica a reperirle. Ormai abbiamo dovuto ottimizzare il loro utilizzo anche noi solo in certe circostanze, come ha recentemente suggerito l’OMS in considerazione del loro depauperamento pressoché ubiquitario.

      Eh sì, grazie allo scarseggiare di certi dispositivi io e tanti altri colleghi siamo sicuramente esposti nonostante tutti i mezzi di protezione che abbiamo. Alcuni di noi si sono già contagiati nonostante i protocolli. Alcuni colleghi contagiati hanno a loro volta familiari contagiati e alcuni dei loro familiari lottano già tra la vita e la morte.

      Siamo dove le vostre paure vi potrebbero far stare lontani. Cercate di fare in modo di stare lontani. Dite ai vostri familiari anziani o con altre malattie di stare in casa. Portategliela voi la spesa per favore.

      Noi non abbiamo alternativa. E’ il nostro lavoro. Anzi quello che faccio in questi giorni non è proprio il lavoro a cui sono abituato, ma lo faccio lo stesso e mi piacerà ugualmente finché risponderà agli stessi principi: cercare di far stare meglio e guarire alcuni malati, o anche solo alleviare le sofferenze e il dolore a chi non purtroppo non può guarire.

      Non spendo invece molte parole riguardo alle persone che ci definiscono eroi in questi giorni e che fino a ieri erano pronti a insultarci e denunciarci. Tanto ritorneranno a insultare e a denunciare appena tutto sarà finito. La gente dimentica tutto in fretta.

      E non siamo nemmeno eroi in questi giorni. E’ il nostro mestiere. Rischiavamo già prima tutti i giorni qualcosa di brutto: quando infiliamo le mani in una pancia piena di sangue di qualcuno che nemmeno sappiamo se ha l’HIV o l’epatite C; quando lo facciamo anche se lo sappiamo che ha l’HIV o l’epatite C; quando ci pungiamo con quello con l’HIV e ci prendiamo per un mese i farmaci che ci fanno vomitare dalla mattina alla sera. Quando apriamo con la solita angoscia gli esiti degli esami ai vari controlli dopo una puntura accidentale sperando di non esserci contagiati. Ci guadagniamo semplicemente da vivere con qualcosa che ci regala emozioni. Non importa se belle o brutte, basta portarle a casa.

      Alla fine cerchiamo solo di renderci utili per tutti. Ora cercate di farlo anche voi però: noi con le nostre azioni influenziamo la vita e la morte di qualche decina di persone. Voi con le vostre, molte di più.

      Per favore condividete e fate condividere il messaggio. Si deve spargere la voce per evitare che in tutta Italia succeda ciò che sta accadendo qua

    • C’est assez rigolo, mais en même temps, il y a cette phrase qui suggère que le filtrage par AI par particulièrement approximatif :

      With every sort of content filter, there is a tradeoff, [the executive] explained. When a platform aggressively enforces against ISIS content, for instance, it can also flag innocent accounts as well, such as Arabic language broadcasters.

      Si « Arabic language broadcasters » te classe dans la censure automatique anti-ISIS – mais « la société est prête à l’accepter » (quelle société, si ce n’est la société islamophobe et raciste du shithole country ?) –, le fait que des républicains soient confondus avec des néo-nazis ne m’apparaît plus si défendable (même si, bon quand même…).

    • Ce qui est vraiment consternant c’est que ce type de raisonnement est à la base des logiques de détection algorithmique que ça s’appelle IA, statistiques ou toute autre méthode qu’on voudra bien utiliser. Toute méthode produit des #erreurs (de 1ère espèce, faux positifs ou de 2nde espèce, faux négatifs) et, à l’usage, et on l’évalue en fonction de l’occurrence de la prévalence de l’élément que l’on cherche à détecter dans la population (resp. % de terroristes dans la population d’arabophones, % de néo-nazis chez les républicains).

      Pour une intro de base, voire #Sensibilité et #Spécificité chez WP
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilité_et_spécificité
      ou encore #courbe_ROC, #AUC, …
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_ROC

      Après ces bases statistiques – toujours remarquablement absentes dès qu’on parle d’étendre un dispositif de surveillance/détection – mais après seulement, on peut parler en terme de coût (financier ou social) des erreurs des deux types. Et donc, ce que dit @arno, ce qui est socialement acceptable :
      • vu la prévalence de l’islamo-terroriste et quels que soient les performances des détecteurs, on est pratiquement assuré que (presque) tous les positifs seront des faux positifs (et on s’en fout…)
      • pour les néo-nazis, on risque surtout de buter sur l’endroit où on met la limite (et il n’est même pas avéré que les faux positifs soient fâchés de l’erreur de classification…)

    • L’attrait de l’article, c’est l’idée que d’« après Twitter », s’ils censurent automatiquement les contenus néo-nazis, ils vont se retrouver à censurer des élus républicains (« faux positifs »), et ça nous fait à tous un peu plaisir de penser que ça confirme que les élus républicains ne sont pas bien loins des néo-nazis white-power. Si on résume cette logique : « la censure par l’AI de Twitter confirme que les républicains sont des fachos ».

      Le problème, c’est que le même article signale que quand ils filtrent avec la même AI les contenus pro-ISIS, ça met dans le tas des contenus totalement innocents au motif que le simple fait de parler en arabe est un marqueur fort pour l’AI (faux positifs donc aussi).

      Donc l’intérêt – a priori assez plaisant – de l’article, comme quoi les « erreurs » de l’AI de Twitter démontreraient ce qu’on pense déjà, c’est-à-dire que les républicains sont des fascistes, hé ben ça ne tient pas (sinon on accepte l’idée que les gens qui s’expriment en arabe sont pro-ISIS, puisque c’est ce que fait la même AI).

    • merci @arno, je vais te sous-traiter les réécritures de mes écrits « technique »…

      Les mots sont «  techniques  », mais le principe est assez simple. Un «  classificateur binaire  » auquel fait référence WP, ça veut juste dire qu’on trie une population en 2 tas ; pour faire simple des «  méchants  » et des «  gentils  ». Ça marche pour plein de trucs : un œuf pourri dans la production d’un poulailler, un monsieur avec du plastic dans ses semelles parmi les passagers embarquant à Roissy, un «  pas gentil  » parmi les trombines des passants dans une rue, etc.

      Toute méthode, automatisée ou pas, appliquée systématiquement produira des erreurs ; erreurs de DEUX types :
      • un «  gentil  » pris pour un «  méchant  » (faux positif)
      • un «  méchant  » pris pour un «  gentil  » (faux négatif)
      et donc sera associée à DEUX risques, le risque des erreurs de la première espèce ET le risque des erreurs de la seconde espèce (au passage, ce sont les termes techniques).
      Dans la plupart des méthodes, tu disposes (d’au moins) un paramètre qui te permet d’arbitrer entre ces deux risques. Ainsi, si tu ne veux pas avoir de faux positif, il suffit de décider que tout le monde est gentil ; le hic c’est que ta méthode n’interceptera plus aucun méchant. Et tu peux échanger entre les deux risques.

      Typiquement, dans les exemples statistiques qui vont bien (en contrôle qualité, p. ex.) on considère des risques d’erreur de l’ordre de 5% à 10%. Prenons, p. ex. 5% pour le premier et 10% pour le second) au passage, dans la plupart des méthodes de surveillance, on en est très loin. Ainsi dans cet exemple pointé récemment, https://seenthis.net/messages/799826, on trouve 19% des individus identifiés correctement ; on ne sait pas très bien à quoi ça correspond par rapport aux risques ci-dessus, mais on voit que 81% (le complément à 100%) des individus ne sont pas correctement reconnus.

      Gardons 5% et 10%. Le dernier paramètre important pour modéliser le fonctionnement du système de surveillance, c’est le pourcentage a priori de «  méchants  » dans la population totale. Avec ça, tu vas pouvoir calculer combien, en moyenne, ton système produit d’erreurs et de quels types. Je prends par exemple, les passagers transitant à Roissy tous les jours, ça nous en fait environ 200 000, on peut raisonner «  en moyenne  ».

      Si tu as en gros 30% de méchants dans la population, tu en vois passer 60 000 dont tu laisseras passer 10% (2ère espèce) de faux négatifs (6000) et dont tu arrêteras le reste, soit 54 000.
      Sur les 140 000 gentils (les pas méchants, si tu préfères) 5% (1ère espèce) seront arrêtés, soit 7 000 et 133 000 passeront sans encombre.
      Bilan : tous les jours tu interceptes 61 000 personnes dont 54 000 à juste titre et 7 000 par erreur. C’est encore admissible…

      Mais 30% de méchants, c’est ÉNORME. Mettons en 1% (et c’est encore gigantesque) et refaisons les calculs.
      2 000 méchants par jour, dont 200 passent au travers du filet et 1800 sont arrêtés
      198 000 gentils dont 9900 sont arrêtés à tort.
      Bilan : tu as arrêté 10 100 personnes dont 200 vrais méchants. De ce fait, outre le bazar que tu mets à l’embarquement, (pratiquement) toutes les personnes retenues le sont à tort, résultat, très vite, on ne s’occupera plus des alarmes.

      Conclusion, très générale : quand ce que tu cherches est très peu fréquent dans la population, les méthodes de contrôle systématiques en population générale (càd appliquées à tout le monde) ne peuvent pas marcher. Toute personne affirmant le contraire est au mieux un ignare au pire un escroc manipulant les ignares. Ce qui marche (éventuellement) ce sont des méthodes spécifiques (par exemple un indic – on a aussi un exemple tout frais) appliquées sur des populations ciblées (càd où, a priori, le taux de méchants est plus élevé qu’en population générale). La seule justification (?) d’un contrôle systématique de disposer d’une gigantesque base de données qui te permet, quand tu connais le méchant de pouvoir le retrouver dans ta base).

      OK, si tu souffres d’aritmophobie tu auras décroché très rapidement, mais la logique de ce type de calcul est assez simple et imparable, même si c’est un peu long à développer (ce qui fait que ça ne l’est rigoureusement jamais…)

      PS : je sais que j’ai déjà développé ce genre de choses (au moins…) une fois ici.

    • @arno , @simplicissimus Comme je suis super content d’avoir osé dire (après une longue hésitation) que j’avais rien capté, parce que maintenant j’ai compris et je trouve cela vraiment très intéressant, je regrette même de ne l’apprendre que maintenant tant ce raisonnement des faux positifs et des faux négatifs m’aurait été tellement utile quand je travaillais dans l’informatique et que je me battais contre les avalanches de fausses alertes en tentant de faire remonter qu’elles étaient factrices de vraies alertes manquées.

      Avouez que vous êtes l’un et l’autre nettement plus clairs dans vos deuxièmes contributions dont je vous remercie tous les deux.

      Mais ça continue de me faire sourire qu’on confonde les Républicains avec des Nazis. Parce que c’est la même chose non ?

    • Diala a un geste, apparemment libanais, pour qualifier ma façon d’expliquer les choses : ça consiste à se boucher l’oreille gauche avec la main droite en faisant tout le tour de la tête.

    • Une amie proche de la famille avait un jour statué sur le fait que pour mes enfants la vraie punition c’était la longueur de l’explication. Ça nous avait beaucoup fait rire et cela avait été l’occasion d’une sérieuse remise en question paternelle, depuis quand je dois expliquer quelque chose à mes enfants on négocie avant l’explication le temps qui m’est imparti et on se sert d’un compte-minute.

      http://desordre.net/photographie/numerique/divers/videos/20181014_pendule.mp4

  • Une IA capable de détecter le cancer du sein
    https://usbeketrica.com/article/ia-capable-detecter-cancer-sein

    Une équipe de chercheurs du MIT a mis au point une intelligence artificielle capable de détecter un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant sa formation, quelle que soit la couleur de peau de la patiente.

    Chaque année, on compte 54 000 nouvelles personnes touchées par le cancer du sein en France, ce qui en fait le cancer le plus répandu chez les femmes. Malgré des campagnes de dépistage importantes, de nombreux cas sont repérés trop tard pour être soignés efficacement. Face à cet enjeu, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) essaient d’intégrer l’intelligence artificielle à leurs recherches afin de dépister le cancer plus tôt. Les résultats de leurs travaux ont été publiés, mardi 7 mai, dans la revue Radiology.

    L’intelligence artificielle sur laquelle travaille le MIT permettrait de prédire un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant son apparition, à travers l’analyse d’une simple mammographie. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 60 000 patientes issues de l’Hôpital général du Massachusetts, précise le site du MIT. Comme les images utilisées avaient été prises plusieurs années auparavant, les chercheurs ont été en mesure d’apprendre à la machine quelles mammographies correspondaient à des femmes ayant développé le cancer du sein et lesquelles ne présentaient aucun signe de cancer.
    Une IA (un peu) plus inclusive

    Pour rendre leur intelligence artificielle plus équitable, les scientifiques lui ont montré des données représentatives de différentes couleurs de peau (l’enjeu étant de permettre à l’IA de repérer les signes avant-coureurs d’un cancer aussi bien sur des personnes blanches que non blanches). Verdict des chercheurs : « Cela fonctionne aussi bien sur des patientes noires que sur des personnes blanches ».

    Données issues d’une étude publiée en 2014 sur le site Wiley Online Library

    La diversité des données reste toutefois très faible, puisque seulement 5 % d’entre elles concernent des femmes noires et 4 % des femmes asiatiques, alors que 81 % proviennent de patientes à la peau blanche. Les chercheurs du MIT cherchent à inclure encore davantage les minorités dans leurs recherches, comme ils l’expliquent au site Engadget : « Nous continuons activement les collaborations avec d’autres hôpitaux pour faire en sorte que notre modèle soit équitable et qu’il fonctionne sur des populations diverses. »
    Un enjeu d’avenir

    Ces enjeux deviennent de plus en plus importants à mesure que l’intelligence artificielle fait son entrée dans le domaine de la santé et de la médecine prédictive. Aujourd’hui, aux États-Unis, les femmes noires ont 42% plus de risques de mourir d’un cancer du sein que les femmes blanches, précise le MIT. Parallèlement, les femmes noires, hispaniques et asiatiques développent le cancer du sein plus tôt en moyenne que les femmes blanches. Et avec le recours à l’intelligence artificielle, ces inégalités risquent encore s’amplifier si les données fournies aux IA ne sont pas plus représentatives.

    Pour gommer ces biais, il s’agit donc de renouveler et diversifier les données médicales. Et il y a fort à faire en la matière puisque, depuis vingt ans, les inégalités liées à la couleur de peau face au cancer n’ont pas diminué, comme le montre une étude publiée en 2014. Elles auraient même augmenté dans le cas du cancer du sein.

    #inégalités #cancer_du_sein #MIT #IA #prédictions_médicales

    • L’intelligence artificielle sur laquelle travaille le MIT permettrait de prédire un cancer du sein jusqu’à cinq ans avant son apparition, à travers l’analyse d’une simple mammographie. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de plus de 60 000 patientes issues de l’Hôpital général du Massachusetts, précise le site du MIT. Comme les images utilisées avaient été prises plusieurs années auparavant, les chercheurs ont été en mesure d’apprendre à la machine quelles mammographies correspondaient à des femmes ayant développé le cancer du sein et lesquelles ne présentaient aucun signe de cancer.

      A noter : utilisation du conditionnel et sauf erreur de ma part on est bien sur des bases de travail statistiques et on détecte donc des corrélations et des probabilités, pas des causalités...

    • oui @suske tout cela est au conditionnel, on est d’accord que ce n’est pas très scientifique. Mais ça signifie aussi qu’un cancer du sein peut débuter 5 ans avant et non pas seulement 2 ans comme les médecins le disent souvent.
      Quand j’ai présenté une mammographie de plus de 20 ans avec des annotations au même endroit de cellules bizarres à Curie on m’a répondu que « la médecine n’est pas une science exacte ». Et il y a 10 ans, consultant en urgence, je me suis fait insulter par une gynéco parce que « madame ce sont vos glandes mammaires, c’est normal vous avez des seins, vous êtes une femme ».
      J’estime que les études techniques ça fait surtout plaisir aux techniciens de la santé et à ceux qui espèrent un retour sur investissement à force de #fichage.
      Et que tant que le corps médical refusera d’écouter les patient·es, les médecin·es continueront d’accumuler les erreurs médicales et les diagnostics d’ignares dangereux.
      Donc, chères sœurs, faites vous confiance, changez de médecin si il ou elle refuse de vous entendre.
      #santé #médecine #ecouter_les_femmes

    • L’étude originale :
      A Deep Learning Mammography-based Model for Improved Breast Cancer Risk Prediction | Radiology
      https://pubs.rsna.org/doi/abs/10.1148/radiol.2019182716

      Abstract
      Background
      Mammographic density improves the accuracy of breast cancer risk models. However, the use of breast density is limited by subjective assessment, variation across radiologists, and restricted data. A mammography-based deep learning (DL) model may provide more accurate risk prediction.

      Purpose
      To develop a mammography-based DL breast cancer risk model that is more accurate than established clinical breast cancer risk models.
      […]
      Conclusion
      Deep learning models that use full-field mammograms yield substantially improved risk discrimination compared with the Tyrer-Cuzick (version 8) model.

      Et, en effet, il s’agit de comparer des méthodes de détection. Le résultat principal se lit sur ce graphique (dit #courbe_ROC)


      Figure 2 : Receiver operating characteristic curve of all models on the test set. All P values are comparisons with Tyrer-Cuzick version 8 (TCv8). DL = deep learning, hybrid DL = DL model that uses both imaging and the traditional risk factors in risk factor logistic regression, RF-LR = risk factor logistic regression.

      Il montre que la courbe (en rouge) correspondant à l’utilisation de l’IA sur l’image et les facteurs de risque classiques produit toujours un plus faible nombre de faux positifs que les méthodes sans IA.

      La courbe verte (IA sur l’image seule) n’est pas aussi performante que la rouge ; elle est moins bonne que la méthode traditionnelle dans le bas de la courbe.

      La « détection parfaite » correspondrait à deux segments de droite longeant les bords gauche et supérieur du carré.

    • Comme tu le soulignes, @vraiment, l’étude ne porte que sur les éléments médicaux. Aucune trace des déclarations des patientes, en effet.

      Mais ça signifie aussi qu’un cancer du sein peut débuter 5 ans avant

      Je reformulerais en précisant que l’étude montre que le cancer était détectable (par ces méthodes) dans les 5 ans qui précèdent sa détection effective. L’étude a porté sur 40000 mammographies effectuées dans un intervalle de 4 ans (2009 à 2012) dans un grand centre médical et en recoupant d’une part avec le registre des tumeurs déclarées dans les 5 ans suivant de 5 hôpitaux, mais aussi avec des mammographies post-traitement.

      Le délai de détection ainsi gagné par l’utilisation de ces techniques n’est pas indiqué. Ni, à mon avis, aisément déterminable.

    • 100% d’accord sur l’écoute.

      Une des difficultés est aussi de s’exprimer face au médecin... Ici on est clairement dans une idée du type : une mammo, une AI et le tour est joué. L’écoute de l’expression des patientes est limite inutile dans ce paradigme. Pour cela je n’ai pas apprécié cet article dont la structure me semble conforter ce défaut :
      1. titre factuel favorable à l’AI
      2. rappel de « l’importance de la détection précoce »
      3. conditionnel : possibilité de prédire jusqu’à 5 ans
      4. le tout sur base de dossiers d’imagerie...

      Il ressort une impression de « on va pouvoir détecter tout à temps » alors que ce que je comprends c’est que l’AI réduit (logiquement) un peu la subjectivité de l’interprétation. C’est déjà bien, pas besoin d’en rajouter en parlant de capacité de l’AI et de prédictibilité...

    • Moi je me questionne du coup sur ce qui change sur une mammographie en fonction de la couleur de peau ; le contraste de l’image résultante n’est pas le même ? (a priori c’est pas ça) Ou c’est que les cancers du sein ne se développent pas forcément de la même façon suivant le milieu social, la couleur ?

      The majority of existing risk models were developed on predominantly white populations (1,3,4) and have known limitations in predicting risk for other racial groups (17–20)

    • Relativement à la mammographie, le facteur #densité_mammaire (#breast_density) est régulièrement mis en avant.

      cf. les explications de la Clinique Mayo où l’on voit clairement l’impact sur la lecture de l’image.

      Après, le lien entre l’ethnicité, la densité mammaire et le niveau de risque relatif est discuté. Deux exemples, après recherche rapide,…

      • ici une étude de 2007, Mammographic breast density and race qui conclut que le lien densité/race existe mais qu’il disparait lorsqu’on prend en compte les facteur âge et IMC (Indice de Masse Corporel) … sauf pour les Asiatiques
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17377060

      • là, en Nouvelle-Zélande en 2013, c’est le contraire…
      Age and Ethnic Differences in Volumetric Breast Density in New Zealand Women : A Cross-Sectional Study
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3729838

      As well as expected age differences, we found differential patterns of breast density by ethnicity consistent with ethnic differences seen in breast cancer risk. Breast density may be a contributing factor to NZ’s well-known, but poorly explained, inequalities in breast cancer incidence.

      Comme l’indique la conclusion de cette dernière étude, on ne sait pas pourquoi…

      Les quatre références citées en note (17 à 20) par l’étude sur l’IA se contentent de constater les différences, comparent la sous-estimation des risques obtenus par différentes méthodes et, éventuellement, proposent des étalonnages (anglais : calibration) différents pour les différentes races.

  • De l’Afrique du Nord à l’Europe par la Méditerranée : un voyage mortel pour les #enfants

    New York/Genève/Zurich, le 28 février 2017 – 4579 personnes et au minimum 700 enfants ont péri l’an dernier en essayant de traverser la Méditerranée depuis la Libye. Sur les 181 436 personnes qui sont arrivées l’an dernier en Italie par la Méditerranée, près de 16 pour cent étaient des enfants et neuf sur dix étaient non accompagnés. Tout au long de leur parcours, les enfants – en particulier s’ils sont non accompagnés – sont exposés à de nombreux dangers, à la #violence et aux #abus_sexuels. Dans les centres de détention libyens, adultes et enfants sont enfermés pendant des mois sans procédure légale. La communauté internationale doit unir ses efforts pour aborder cette problématique et protéger les enfants.

    http://www.unicef.ch/fr/presse/communiques-de-presse/de-lafrique-du-nord-leurope-par-la-mediterranee-un-voyage-mortel-pour
    #enfance #mineurs #migrations #asile #réfugiés #Libye #chiffres #statistiques
    Ici le lien vers le rapport :
    https://www.unicef.ch/sites/default/files/fr_unicef_central_mediterranean_migration_230217.pdf

    Avec cette carte (#cartographie #visualisation)

    #flèches (pas de -) #lignes #courbes

  • Plus de 50 000 chômeurs supplémentaires au mois d’août
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260916/plus-de-50-000-chomeurs-supplementaires-au-mois-d-aout

    Hausse de 1,4 % des demandeurs d’emplois de catégorie A au mois d’août, le coup est rude pour le gouvernement, qui comptait bien capitaliser sur la légère inflexion des deux mois précédents. Au total, pour le mois d’août, on atteint 5 518 200 chômeurs inscrits à #Pôle_Emploi.

    #France #août #chiffres_du_chômage #chômage #courbe_du_chômage #Myriam_El_Khomri

  • 300 000 chômeurs de plus en un an : la #France s’installe dans un #chômage de masse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270116/300-000-chomeurs-de-plus-en-un-la-france-sinstalle-dans-un-chomage-de-mass

    Le chômage a encore augmenté entre novembre et décembre 2015, avec plus de 15 800 nouveaux demandeurs d’emploi en un mois. Il a surtout continué de grimper tout l’an dernier. Près de 300 000 personnes de plus en douze mois pointent à Pôle emploi, sans que les recettes proposées par le gouvernement ne portent leurs fruits.

    #chiffres_du_chômage #courbe_du_chômage #François_Hollande

  • 300 000 chômeurs de plus en un an, la catastrophe du #chômage en #France
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270116/300-000-chomeurs-de-plus-en-un-la-catastrophe-du-chomage-en-france

    Le chômage a encore augmenté entre novembre et décembre 2015, avec plus 15 800 nouveaux demandeurs d’emploi en un mois. Il a surtout continuer de grimper l’an dernier. Près de 300 000 personnes de plus pointent désormais à Pôle emploi, sans que les recettes proposées par le gouvernement ne portent leurs fruits.

    #chiffres_du_chômage #courbe_du_chômage #François_Hollande

  • http://www.bortzmeyer.org/7748.html

    RFC 7748 : Elliptic Curves for Security

    Ce nouveau #RFC est la description de deux courbes elliptiques largement utilisées mais qui n’avaient pas fait l’objet d’une description formelle complète : #curve25519 et #curve448. Maintenant que c’est fait, elles pourront être utilisées dans des normes Internet utilisant la #cryptographie comme TLS ou DNSSEC.

    #courbes_elliptiques

  • « By using publicly verifiable randomness produced in February 2016 by
    many national lotteries from all around the world, we propose to
    generate a cryptographically secure elliptic curve for the ECDH
    cryptosystem as an alternative to the NIST P-256 and the Curve25519
    curves. » [Sur ces valeurs aléatoires tirées d’une loterie, cf. RFC
    3797 <http://www.bortzmeyer.org/3797.html>]

    https://cryptoexperts.github.io/million-dollar-curve

    [À noter la référence à la courbe elliptique franco-française
    souveraine.]

    Je ne suis pas convaincu (bon, ceci dit, je n’y connais rien) du discours « notre courbe a été générée
    avec des paramètres dont le choix découle de raisons que nous, nous
    exposons ». En effet, l’Internet-Draft draft-irtf-cfrg-curves
    (actuellement dans la file d’attente du RFC Editor et dont la
    publication en RFC est proche) explique bien comment ont été choisis
    les paramètres de la plus traditionnelle Curve25519 et cela me semble
    tout à fait transparent.

    https://datatracker.ietf.org/doc/draft-irtf-cfrg-curves

    #ECC #courbes_elliptiques #cryptographie #Snowden #NSA #NIST #Curve25519

  • Gustave Courbet sur la Commune, le 30 avril 1871 : « Paris est un vrai paradis ! Point de police, point de sottise » | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/09/13/gustave-courbet-sur-la-commune-le-30-avril-187

    Mes chers parents,

    Charenton, 30 avril 1871

    Me voici par le peuple de Paris introduit dans les affaires politiques jusqu’au cou. Président de la Fédération des artistes, membre de la Commune, délégué à la mairie, délégué à l’Instruction publique : quatre fonctions les plus importantes de Paris. Je me lève, je déjeune, et je siège et préside 12h par jour. Je commence à avoir la tête comme une pomme cuite. Malgré tout ce tourment de tête et de compréhension d’affaires sociales auxquelles je n’étais pas habitué, je suis dans l’enchantement. Paris est un vrai paradis ! Point de police, point de sottise, point d’exaction d’aucune façon, point de dispute. Paris va tout seul comme sur des roulettes. Il faudrait pouvoir rester toujours comme cela. En un mot, c’est un vrai ravissement. Tous les corps d’Etat se sont établis en fédération et s’appartiennent. C’est moi qui ai donné le modèle avec les artistes de toutes sortes. Les curés aussi sont à leurs pièces comme les autres, ainsi que les ouvriers, etc., etc., les notaires et les huissiers appartiennent à la Commune, et sont payés par elle comme les receveurs de l’enregistrement. Quant aux curés, s’ils veulent exercer à Paris (quoiqu’on n’y tienne pas), on leur louera des églises.

    #courbet #commune #correspondance

  • Al #Gore, le Nobel menteur, sauveur de planète et milliardaire du carbone (2)
    https://reflets.info/al-gore-le-nobel-menteur-sauveur-de-planete-et-milliardaire-du-carbone-2

    Cette deuxième chronique au sujet d’Al Gore et de la [un peu trop grosse] vérité qui dérangeait — mais qui désormais excite plus les appétits financiers et politiques qu’autre chose — retrace comment un seul homme, très bien entouré, avec l’aide des plus grandes banques de la planète a réussi à faire basculer l’opinion mondiale […]

    #Monde #Sagas #bourse_carbone #CCX #climat #climate_gate #Cop21 #courbe_de_mann #courbe_en_crosse_de_hockey #crédits_carbone #Goldman_Sachs

  • Très curieux quand même hier midi quand on récupère l’Enfant sa maman et moi pour l’emmener chez le pédiatre ("petit virus" pas virulent mais qui s’attarde) et que l’Enfant nous raconte avec tout de même pas mal de détails (mitraillettes, cagoules, deux messieurs, journal, journalistes, policiers, morts etc.) le massacre de la veille, sur le chemin, en reparle au retour avec moi vers l’école, s’arrête et montre la photo et le poster le soir affichés devant une autre école où l’Enfant va faire du sport. L’Enfant est en grande section de maternelle . Une circulaire avec la consigne de la hiérarchie était affichée sur la panneau de son école.
    Je dis pas que ce n’est pas bien, on a parlé, répondu aux questions et même donné un peu d’info supplémentaire et montré le monsieur qu’on connaissait un peu sur les photos, surtout parce que c’était l’ami de S. que l’Enfant connait bien et aime bien. Je présume que les enseignants ont eu un peu des consignes là-dessus, ont peut-être parlé entre eux de comment il fallait le faire, nous on a pas du tout creusé la manière dont ça s’était fait, ni comment les gosses avaient réagi dans notre discussion.
    Comme je sais qu’il y a des profs de petits sur seenthis et sans doute des parents de petits ou plus grands, je serais curieux de savoir comment ça s’est passé pour vous, comment vous avez traité ça, réagi etc., si vous avez un moment.

    #éducation #enfants #massacre #charlie_hebdo

    • Même surprise avec ma grande hier soir, en CP : « Papa, tu sais pourquoi je suis énervée ? Et la maîtresse aussi, elle était énervée. C’est parce qu’il y a deux personnes, elles sont venues avec des mitraillettes et elles en ont tué dix, pour nous prendre notre liberté. »

      Après, une histoire assez confuse d’aller à la « synagorge », mais ça je crois que c’est des copines dans la cours.

    • Comme je sais qu’il y a des profs de petits sur seenthis et sans doute des parents de petits ou plus grands, je serais curieux de savoir comment ça s’est passé pour vous, comment vous avez traité ça, réagi etc., si vous avez un moment.

      J’ai une classe de CP dans une banlieue populaire. Donc des élèves très jeunes dont une grande majorité, disons, "ne mangent pas de porc", pour reprendre la façon dont ils se définissent eux-mêmes. Si les communautés du quartier partagent la même mosquée, les "cultures d’Islam" y sont assez diverses (magrébins, kosovars, mahorais ou tchétchènes…).
      Je suis contre (pour des raisons que je ne développe pas) les minutes de silence pour les enfants avant 9-10 ans. Je n’étais pas en majorité sur mon école, on l’a faite, et ça me conforte dans mon idée, comme le récit de la minute de silence de ma fille de 8 ans dans son école à elle.
      Je suis très partagé sur la pertinence des débats en classe, sur ordre institutionnel, par des personnes non formée à ça, dans un moment d’émotion peu propice à la pensée, sur des sujets qu’on a du mal soi-même en tant qu’adulte averti à maîtriser, et dont il faudrait mettre en œuvre une transposition didactique dans sa classe, là, tout de suite… Je pense que ça peut faire plus de mal que de bien. Sur la forme. Sur le fond. Et des échos de mes collègues ou de ma grande fille collégienne me conforte également dans cette réticence.
      Plus prosaïquement, debout face à mes élèves de six ans, la question "d’en parler" est complexe : quelle information leur est parvenue ? sous quelle forme ? qu’en ont-ils compris ? qu’en ont-ils absorbé ? d’angoisse ? de fascination ? Faut-il poser des mots ? Quelqu’un d’autre a-t-il pris la peine de le faire ? Se débrouillent-ils avec les images de la veille en boucle sur la télé de leur chambre qui sert de doudou à certains ? Mes mots vont-ils au contraire cristalliser une angoisse diffuse, exposer un enfant qui ne l’était pas ? Autant de réponses que de visages, pour ce que je sais de la vie de ceux qui me font face.
      Ces dernières années à travailler sur le genre et le sexisme m’ont un peu appris à traiter les sujets sensibles en quittant les gros-sabots-du-maître-qui-sait alors je me dis que je peux tenter un temps de "parole partagée" en m’en tenant à des relances à niveau d’enfants par les enfants eux-mêmes. Alors je me suis lancé « Vous savez peut-être qu’hier, il s’est passé quelque chose dont tout le monde parle, est-ce que quelqu’un a vu ou entendu quelque chose dont il aimerait parler ? »
      Première réponse "hors-sujet", sur une vidéo de dessin animé sur YouTube dont le contenu me reste obscur mais faisait visiblement peur.
      Seconde réponse : « "Oui, Maître, y’a des clowns méchants qui ont tué des polices (sic) et cassé leur voiture avec des marteaux". Mes élèves disent toujours "des polices", jamais des policiers. Sans doute a-t-on toujours affaire à "la police" et jamais aux êtres humains que sont les policiers. Mes élèves depuis cet été ont peur des clowns, au point que ça n’a pas été évident d’aller voir un spectacle de clowns burlesques en octobre, à cause des clowns : "Ma mère a dit que si je voyais un clown avec un marteau je devais courir jusqu’à la maison parce qu’ils emmènent les enfants pour les tuer"… pas facile d’aller voir Bibeu&Humphrey après ça…
      Bref, on est loin du compte, on passe donc un premier temps à remettre les faits dans l’ordre, on recoupe les infos disponibles, je complète un peu, je dis "assassins" plutôt que "terroristes". Puis la question de Dieu arrive. Mes élèves disent "le Dieu", "est-ce que le Dieu", "parce que le Dieu". Une élève précise que "le Dieu ne veut pas que les gens soient tués, jamais", je sens que la question a été traitée à la maison. Les élèves restent sur la question "du Dieu". Ils ont beaucoup de questions, mais peu de doutes. Ils en ont une vision utilitaire, de police de proximité en quelque sorte : "le Dieu voit tout", le Dieu demande obéissance, le Dieu donne une sorte de cadre, mieux vaut ne pas trop faire le malin. Un élève raconte qu’avec un cousin, cet été, ils se sont essayés au blasphème, en quelque sorte, une sorte d’interpellation et de doute pour ce que j’en comprends, et puis ils ont eu peur que le Dieu soit en colère, que le Dieu les fasse mourir. Mais il ne s’est rien passé note l’enfant. On est loin du sujet. Mais pas tant. J’applique mes techniques apprises pour parler du genre : je laisse les enfants parler, parfois se répondre, parfois simplement juxtaposer leur parole. Je me contente de pointer la diversité des réponses, la diversité des possibles, l’importance d’accepter cette diversité dans le respect de chacun.
      Et puis, je mets fin à ce temps en annonçant la minute de silence souhaitée par les collègues.

      Voilà, en espérant avoir répondu à la question de @moderne :)

    • @Heautontimoroumenos Franchement, merci de ton déroulé ! J’ai été bien intéressé par tout ce que j’ai lu des différents liens postés sur diffts msgs.
      La question de l’âge change pas mal de choses : ds le cas précis de ma gosse de 5 ans et demi, + ou - un avant tes élèves
      – elle n’a pas accès à une tv en autonomie, ne voit que des trucs pré-enregistrés, en revanche elle peut chopper des trucs qd les parents regardent « les informations ». En l’occurrence ça n’avait pas été le cas, la 1ère info est venue de l’école ; je dis ça sans même que ça soit une critique de l’injonction institutionnelle (et de la parole officielle qui transparait ds la glose de la ministre par exemple) ds ce cas. Elle aurait pu être ds la situation d’avoir entendu des trucs.
      – en pratique, on lui a dit, éventuellement ils ont discuté à l’école (pas beaucoup il me semble), elle nous a raconté l’histoire qu’elle avait reçue, on a rajouté 2 ou 3 trucs + perso, elle a pas posé bcp de questions jusqu’ici.
      – est-ce qu’il n’y a pas des airs de Cellule Médico-Psychologique ds l’intention institutionnelle, comme si on appliquait les recettes des situations localisées de crise à tout le corps social enfantin ;) ?
      – les journaux pour enfants sont intéressants eux-aussi, mais toujours avec cette question d’âge : on est encore un peu en-dessous, elle ne sait pas lire, n’est même pas familiarisée avec le mode lecture des bédés encore, ses livres sont encore organisés comme des textes illustrés. Elle n’a pas la moindre notion de Dieu, ni de questionnement là-dessus pour l’instant.
      Le Père Noël oui, mais je crois que je vais lâchement botter en touche et ne pas la confronter à la petite fille iconoclaste de Melaka :)

  • Un excellent troll contre les chercheurs en sécurité informatique. Assez agaçant sur la forme, quand même, mais très bien vu.

    http://research.microsoft.com/en-us/people/mickens/thisworldofours.pdf

    Résumé : 99,99 % des vulnérabilités exposées à #defcon ou #blackhat ne sont jamais exploitées dans le monde réel. La plupart des attaques exploitent des techniques simples et connues depuis longtemps. Améliorer les solutions techniques (par exemple remplacer #RSA par les #courbes_elliptiques pour la #cryptographie) fait plaisir aux techniciens mais ne résoud pas les problèmes réels. L’auteur note aussi que les analyses de sécurité sont largement irréalistes car décrivant des adversaires imaginaires. Il estime qu’il y a deux sortes d’adversaires, l’ordinaire, contre lequel des méthodes de sécurité simples fonctionnent, et le Mossad, contre lequel on ne peut rien faire.

    #sécurité_informatique

  • « Elliptic Curve Cryptography in Practice

    de Joppe W. Bos1 , J. Alex Halderman , Nadia Heninger, Jonathan Moore, Michael Naehrig1 , et Eric Wustrow

    In this paper, we perform a review of elliptic curve cryptography (ECC), as it it used in practice today, in order to reveal unique mistakes and vulnerabilities that arise in implementations of ECC. We study four popular protocols that make use of this type of public-key cryptography : Bitcoin, secure shell (SSH), transport layer security (TLS), and the Austrian e-ID card. We are pleased to observe that about 1 in 10 systems support ECC across the TLS and SSH protocols. However, we find that despite the high stakes of money, access and resources protected by ECC, implementations suffer from vulnerabilities similar to those that plague previous cryptographic systems. »

    https://eprint.iacr.org/2013/734.pdf

    Les auteurs ont mis la main sur plein de clés cryptographiques utilisant la technique (relativement) récente des courbes elliptiques et ont analysé ces clés. Les courbes elliptiques augmentent en popularité mais restent loin derrrière le classique RSA (par exemple, 10 % des clés SSH seulement, et 7 % des serveurs HTTPS). Plus gênant, l’examen de ces clés montre des faiblesses dans leur génération, telles que l’utilisation de générateurs aléatoires pas très aléatoires. On rencontre même des machines qui ont la même clé.

    #cryptographie #courbes_elliptiques

  • Une sorte de manifeste des fab labs à la française :
    « Ouverts et désirables pour les citoyens, ces lieux de créativité, de formation, de réappropriation des technologies et des savoir-faire, sont des espaces d’exploration et d’incubation avant tout au service de l’innovation, évidemment technologique mais surtout sociale, économique et pédagogique. »
    http://www.interfabs.fr/publications #fablab #fabricationpersonnelle #courbedegartner

  • Pikachu, attaque séries de Fourier ! - Choux romanesco, Vache qui rit et intégrales curvilignes
    http://eljjdx.canalblog.com/archives/2013/03/18/26684066.html

    Arrêtez tout, voici... l’équation de Pikachu !

    x(t) = ((-1/4 sin(10/7-23 t)-3/10 sin(4/3-22 t)-2/5 sin(7/5-19 t)-1/5 sin(7/5-16 t)-3/7 sin(10/7-15 t)-3/8 sin(13/9-9 t)-19/13 sin(11/7-3 t)+222/5 sin(t+11/7)+41/2 sin(2 t+11/7)+34/9 sin(4 t+11/7)+1/3 sin(5 t+8/5)+3/8 sin(6 t+8/5)+12/7 sin(7 t+13/8)+11/7 sin(8 t+13/8)+1/4 sin(10 t+20/13)+2/9 sin(11 t+16/9)+3/8 sin(12 t+8/5)+1/3 sin(13 t+7/4)+1/2 sin(14 t+17/10)+5/7 sin(17 t+17/10)+1/28 sin(18 t+9/2)+1/2 sin(20 t+12/7)+3/7 sin(21 t+16/9)+6/11 sin(24 t+7/4)-979/9) theta(51 pi-t) theta(t-47 pi)+(-6/5 sin(14/9-22 t)-1/9 sin(7/5-19 t)-9/8 sin(14/9-18 t)-1/14 sin(15/11-15 t)-6/5 sin(11/7-12 t)-7/6 sin(11/7-8 t)-29/10 sin(11/7-6 t)-104/3 sin(11/7-2 t)+415/18 sin(t+11/7)+71/18 sin(3 t+11/7)+19/8 sin(4 t+33/7)+22/21 sin(5 t+8/5)+3/8 sin(7 t+61/13)+5/9 sin(9 t+11/7)+1/8 sin(10 t+14/3)+4/7 sin(11 t+11/7)+4/11 sin(13 t+14/3)+1/7 sin(14 t+14/3)+2/7 sin(16 t+5/3)+1/6 sin(17 t+5/3)+6/7 sin(20 t+8/5)+1/7 sin(21 t+5/3)+1/6 sin(23 t+8/5)-2765/8) theta(47 pi-t) theta(t-43 pi)+(1189/22 sin(t+11/7)+3/4 sin(2 t+13/8)+11/2 sin(3 t+8/5)+2/7 sin(4 t+17/7)+22/9 sin(5 t+18/11)+1/4 sin(6 t+17/7)+16/17 sin(7 t+20/11)+1/5 sin(8 t+29/9)-1627/7) theta(43 pi-t) theta(t-39 pi)+(-3/7 sin(1/18-5 t)-3/4 sin(1/2-3 t)+109/9 sin(t+13/10)+5/8 sin(2 t+11/3)+5/9 sin(4 t+10/3)+3/10 sin(6 t+21/8)+2/9 sin(7 t+2/3)+1/4 sin(8 t+23/8)-1190/9) theta(39 pi-t) theta(t-35 pi)+(188/21 sin(t+27/28)+2/5 sin(2 t+17/6)+2/3 sin(3 t+91/23)+3/8 sin(4 t+53/18)+2/11 sin(5 t+1/7)-369) theta(35 pi-t) theta(t-31 pi)+(-8/9 sin(1/10-12 t)-34/9 sin(10/9-6 t)-137/10 sin(5/7-2 t)+26/5 sin(t+13/4)+118/5 sin(3 t+11/8)+43/8 sin(4 t+13/7)+49/6 sin(5 t+11/12)+22/5 sin(7 t+13/4)+17/16 sin(8 t+1/7)+5/4 sin(9 t+1/4)+5/7 sin(10 t+17/5)+29/15 sin(11 t+5/6)-1915/8) theta(31 pi-t) theta(t-27 pi)+(-2/7 sin(10/7-7 t)-sin(1/27-4 t)+68/7 sin(t+44/15)+76/9 sin(2 t+37/10)+30/7 sin(3 t+1)+8/9 sin(5 t+3/2)+4/5 sin(6 t+31/8)+3/7 sin(8 t+10/3)+6/13 sin(9 t+8/7)+1/3 sin(10 t+31/9)-2135/9) theta(27 pi-t) theta(t-23 pi)+(-3/8 sin(1/4-23 t)-3/5 sin(1/8-22 t)-13/8 sin(5/4-20 t)-9/7 sin(3/2-16 t)-42/5 sin(4/3-4 t)+768/7 sin(t+11/5)+109/5 sin(2 t+16/7)+150/13 sin(3 t+11/6)+33/7 sin(5 t+97/24)+23/4 sin(6 t+5/7)+69/7 sin(7 t+9/8)+32/5 sin(8 t+21/5)+7/6 sin(9 t+22/9)+28/5 sin(10 t+5/6)+43/10 sin(11 t+26/7)+14/9 sin(12 t+5/11)+13/9 sin(13 t+40/9)+11/6 sin(14 t+2/5)+3/2 sin(15 t+17/10)+7/11 sin(17 t+4/3)+3/8 sin(18 t+31/10)+4/7 sin(19 t+14/9)+6/5 sin(21 t+17/7)+4/7 sin(24 t+27/8)+1006/11) theta(23 pi-t) theta(t-19 pi)+(-63/8 sin(2/7-8 t)-38/13 sin(11/9-6 t)-14/5 sin(1/17-4 t)+77/9 sin(t+1/2)+52/7 sin(2 t+10/3)+22/9 sin(3 t+76/17)+21/8 sin(5 t+26/7)+3 sin(7 t+15/8)+64/7 sin(9 t+57/14)+6 sin(10 t+17/6)-544/7) theta(19 pi-t) theta(t-15 pi)+(-37/10 sin(4/7-5 t)-3 sin(3/7-3 t)+24/7 sin(t+7/6)+9/7 sin(2 t+2/5)+31/15 sin(4 t+37/8)+9/5 sin(6 t+12/5)+59/12 sin(7 t+13/6)+15/7 sin(8 t+25/8)+134/15 sin(9 t+7/3)+73/8 sin(10 t+1/5)-4406/11) theta(15 pi-t) theta(t-11 pi)+(236/7 sin(t+6/5)+1/2 sin(2 t+47/12)-627/5) theta(11 pi-t) theta(t-7 pi)+(69/2 sin(t+5/6)-715/2) theta(7 pi-t) theta(t-3 pi)+(-19/9 sin(6/5-21 t)-37/10 sin(7/9-19 t)-23/8 sin(1-17 t)-16/3 sin(7/6-16 t)-29/5 sin(1/5-9 t)-919/11 sin(1/7-3 t)+1573/6 sin(t+91/45)+214/5 sin(2 t+33/8)+421/14 sin(4 t+13/8)+61/6 sin(5 t+19/5)+401/16 sin(6 t+43/14)+511/51 sin(7 t+35/8)+144/7 sin(8 t+5/6)+137/10 sin(10 t+25/13)+18/7 sin(11 t+15/7)+17/9 sin(12 t+42/9)+9/7 sin(13 t+13/7)+29/10 sin(14 t+22/7)+25/8 sin(15 t+1/4)+12/5 sin(18 t+11/8)+14/5 sin(20 t+27/7)+13/8 sin(22 t+12/7)+7/6 sin(23 t+7/9)+26/11 sin(24 t+23/7)-1891/8) theta(3 pi-t) theta(t+pi)) theta(sqrt(sgn(sin(t/2))))
    y(t) = ((-8/11 sin(11/8-22 t)-1/2 sin(10/7-21 t)+67/6 sin(t+33/7)+1478/29 sin(2 t+11/7)+3/5 sin(3 t+30/7)+26/3 sin(4 t+11/7)+1/6 sin(5 t+13/9)+30/29 sin(6 t+8/5)+2/5 sin(7 t+14/3)+88/29 sin(8 t+8/5)+1/4 sin(9 t+31/7)+11/8 sin(10 t+8/5)+1/16 sin(11 t+9/2)+1/12 sin(12 t+5/4)+1/10 sin(13 t+25/11)+11/8 sin(14 t+18/11)+2/7 sin(15 t+37/8)+1/6 sin(16 t+11/8)+2/9 sin(17 t+5/3)+1/5 sin(18 t+17/10)+1/13 sin(19 t+19/8)+23/24 sin(20 t+12/7)+7/11 sin(23 t+9/5)+9/7 sin(24 t+7/4)-1538/7) theta(51 pi-t) theta(t-47 pi)+(-2/7 sin(20/13-23 t)-1/6 sin(3/2-20 t)-5/7 sin(20/13-17 t)-1/9 sin(20/13-11 t)-1/6 sin(13/9-9 t)-19/6 sin(17/11-3 t)+263/5 sin(t+11/7)+614/15 sin(2 t+11/7)+87/10 sin(4 t+11/7)+1/7 sin(5 t+11/8)+19/11 sin(6 t+11/7)+7/5 sin(7 t+11/7)+4/3 sin(8 t+8/5)+9/5 sin(10 t+14/9)+4/7 sin(12 t+8/5)+3/11 sin(13 t+3/2)+1/8 sin(14 t+22/15)+1/9 sin(15 t+12/7)+6/5 sin(16 t+11/7)+2/9 sin(18 t+11/7)+3/5 sin(19 t+8/5)+1/26 sin(21 t+15/11)+6/7 sin(22 t+8/5)-1867/8) theta(47 pi-t) theta(t-43 pi)+(118/39 sin(t+11/7)+40/7 sin(2 t+33/7)+49/25 sin(3 t+14/3)+12/5 sin(4 t+8/5)+1/9 sin(5 t+32/13)+5/2 sin(6 t+13/8)+2/5 sin(7 t+22/5)+3/4 sin(8 t+7/4)-143/10) theta(43 pi-t) theta(t-39 pi)+(-1/8 sin(2/3-8 t)-1/2 sin(7/5-2 t)-246/19 sin(1/7-t)+1/4 sin(3 t+33/16)+1/6 sin(4 t+17/6)+1/5 sin(5 t+31/7)+1/11 sin(6 t+50/17)+1/8 sin(7 t+30/7)+665/6) theta(39 pi-t) theta(t-35 pi)+(-119/10 sin(7/15-t)+2/11 sin(2 t+25/7)+2/9 sin(3 t+5/8)+1/5 sin(4 t+33/7)+1/4 sin(5 t+19/10)+1023/10) theta(35 pi-t) theta(t-31 pi)+(-1/7 sin(2/7-12 t)-1/8 sin(3/10-5 t)+25/7 sin(t+77/17)+355/59 sin(2 t+42/40)+27/5 sin(3 t+46/15)+33/7 sin(4 t+11/3)+27/10 sin(6 t+13/9)+5/11 sin(7 t+11/5)+5/8 sin(8 t+3)+8/5 sin(9 t+16/15)+16/15 sin(10 t+1/7)+7/9 sin(11 t+12/5)-862/7) theta(31 pi-t) theta(t-27 pi)+(-1/3 sin(5/4-8 t)-2/5 sin(5/9-7 t)-5/7 sin(11/8-5 t)-7/2 sin(15/14-2 t)+29/8 sin(t+41/10)+11/6 sin(3 t+13/3)+7/6 sin(4 t+1/27)+2/7 sin(6 t+8/7)+1/9 sin(9 t+9/5)+2/7 sin(10 t+1/10)+201/5) theta(27 pi-t) theta(t-23 pi)+(-4/11 sin(8/9-12 t)-10/7 sin(19/13-10 t)+623/3 sin(t+10/7)+39/5 sin(2 t+10/11)+251/9 sin(3 t+4/3)+5/7 sin(4 t+4/3)+61/6 sin(5 t+4/3)+14/9 sin(6 t+23/7)+76/25 sin(7 t+9/7)+3/4 sin(8 t+1/4)+19/5 sin(9 t+3/2)+17/6 sin(11 t+6/5)+13/8 sin(13 t+14/13)+8/9 sin(14 t+17/6)+24/25 sin(15 t+1/2)+1/6 sin(16 t+13/8)+5/8 sin(17 t+1)+1/7 sin(18 t+18/17)+6/7 sin(19 t+1)+1/4 sin(20 t+4/9)+2/7 sin(21 t+7/5)+1/3 sin(22 t+8/7)+2/5 sin(23 t+1/26)+2/11 sin(24 t+8/7)-243/8) theta(23 pi-t) theta(t-19 pi)+(-111/10 sin(4/5-9 t)-12/5 sin(7/13-2 t)+1/6 sin(t+48/11)+13/8 sin(3 t+27/7)+71/24 sin(4 t+6/11)+22/9 sin(5 t+7/2)+19/7 sin(6 t+8/17)+20/7 sin(7 t+34/9)+55/7 sin(8 t+6/5)+64/9 sin(10 t+38/9)+27/5) theta(19 pi-t) theta(t-15 pi)+(-22/7 sin(4/3-8 t)-19/7 sin(20/13-6 t)+38/13 sin(t+1/24)+12/11 sin(2 t+5/9)+26/7 sin(3 t+7/9)+11/5 sin(4 t+12/11)+37/10 sin(5 t+17/10)+51/10 sin(7 t+10/3)+33/4 sin(9 t+26/7)+41/5 sin(10 t+9/5)-27/2) theta(15 pi-t) theta(t-11 pi)+(-172/5 sin(3/8-t)+5/4 sin(2 t+7/2)+2303/24) theta(11 pi-t) theta(t-7 pi)+(441/5-455/12 sin(7/9-t)) theta(7 pi-t) theta(t-3 pi)+(-1/3 sin(1/20-18 t)-7/5 sin(7/9-17 t)-18/11 sin(2/5-14 t)-24/5 sin(1/13-9 t)+2767/7 sin(t+11/3)+229/5 sin(2 t+17/7)+313/8 sin(3 t+22/5)+32/3 sin(4 t+22/5)+169/6 sin(5 t+21/8)+23/7 sin(6 t+26/11)+21/2 sin(7 t+5/6)+55/6 sin(8 t+14/5)+212/13 sin(10 t+24/7)+26/9 sin(11 t+9/2)+16/5 sin(12 t+25/6)+35/17 sin(13 t+4/11)+15/8 sin(15 t+7/10)+2/3 sin(16 t+20/9)+16/7 sin(19 t+4/5)+13/7 sin(20 t+29/7)+14/3 sin(21 t+7/5)+4/3 sin(22 t+7/4)+12/7 sin(23 t+34/33)+7/4 sin(24 t+27/7)-211/5) theta(3 pi-t) theta(t+pi)) theta(sqrt(sgn(sin(t/2))))

    #maths #pikachu #courbe #pokémon