• #Covid_long : qu’en savent les scientifiques aujourd’hui ?
    https://theconversation.com/covid-long-quen-savent-les-scientifiques-aujourdhui-179817

    Contaminées par le coronavirus SARS-CoV-2, certaines personnes sont victimes d’affection post-Covid-19, communément dénommée par les patients « Covid long », qui se caractérise par la persistance, des mois voire des années durant, de divers symptômes invalidants. Cette affection peut concerner des patients ayant fait une forme initiale légère comme une forme sévère, voire toucher aussi des personnes qui n’ont présenté initialement aucun symptôme.

    En raison du nombre important de patients qui ont été infectés dans le monde par ce coronavirus, le Covid long constitue un problème de santé publique émergent, et un enjeu majeur pour les autorités de santé.

    À l’heure actuelle, trois causes principales possiblement impliquées dans le Covid long font l’objet de recherches intensives : la persistance du coronavirus SARS-CoV-2 dans l’organisme des patients, le maintien d’un état inflammatoire après l’infection et la formation de microcaillots.

    Deux ans et demi après le début de la pandémie, voici ce que les scientifiques qui étudient ces différentes pistes ont appris.

  • Malgré une immunité plus forte, des taux de vaccination plus élevés et des thérapies efficaces, nous venons de connaître la pire vague de COVID jamais enregistrée.
    https://threadreaderapp.com/thread/1561149283121913856.html


    https://twitter.com/themislv_vls/status/1561149283121913856

    [Traduction]
    "Malgré une immunité plus forte, des taux de vaccination plus élevés et des thérapies efficaces, nous venons de connaître la pire vague de COVID jamais enregistrée.

    @CrabbBrendan dit à @sunriseon7 "Le virus est en train de gagner, ... 🧵

    Unroll available on Thread Reader
    2. ...et nous ne pouvons pas compter sur l’immunité de groupe. Nous nous sommes égarés en parlant d’immunité collective par infection comme si l’infection était en quelque sorte notre amie et qu’une version "douce" du virus ...
    3. ... pouvait nous aider à développer notre immunité. L’infection comme stratégie pour éviter l’infection et les effets de l’infection échoue au test.
    4. Elle n’échoue pas seulement à toute sorte de tests scientifiques, c’est fou de se faire infecter pour se protéger des infections. Nous n’avons pas compris qu’avoir beaucoup de virus dans notre communauté est mauvais.
    5. Le virus a continué à muter littéralement pour contourner l’immunité que nous avons. Nous devons changer pour réduire la transmission.
    6. Chaque fois que vous êtes infecté, le COVID long s’accumule, et c’est extrêmement inquiétant. Cela signifie qu’il n’y a pas de mur d’immunité construit par l’infection contre les impacts de l’infection.
    7. C’est donc une raison de plus pour laquelle nous devons adopter une stratégie très anti-infection.

    Ne pensez pas que parce-que vous en avez eu une, il n’y a aucun problème à contracter une deuxième infection.
    8. Il y a toutes les raisons d’essayer d’empêcher une deuxième ou une troisième infection et de réduire les risques de COVID longue. Je m’inquiète plus de la COVID longue que des effets aigus".
    9. Notes personnelles : tout cela était connu dès le début de la crise, l’OMS ayant rejeté la stratégie d’immunité par infection dès 2020 car contraire à l’éthique, délétère et non fondée scientifiquement. Image
    10. L’OMS a par ailleurs rappelé que l’infection de masse n’a jamais été, dans l’histoire de la santé publique, une stratégie de lutte contre les pandémies.
    11. Pourtant divers narratifs sont apparus dans plusieurs pays (identiques parfois à la virgule près) au soutien de l’infection de masse et de l’abandon des mesures sanitaires.
    12. Alors que l’OMS n’a cessé de rappeler que le "tout vaccinal" était insuffisant et qu’il fallait combiner les mesures pour prévenir décès, covid longs, PIMS et mutations,
    13. ces narratifs ont promu l’idée d’une "immunité hybride" acquise grâce à la vaccination et à "mild Omicron" devenu "endémique", sur fond de fatalisme (l’infection était inévitable) et dans un contexte de "fatigue" (présumée) d’une population totalement désinformée.
    14. Des idées largement diffusées aussi par le cabinet McKinsey,
    Unroll available on Thread Reader
    15. qui ont légitimé l’abandon progressif des dernières mesures de santé publique préventives et collectives, au profit d’une responsabilité individuelle illusoire et d’une "nouvelle normalité" dans laquelle un haut niveau de morts et de souffrance serait devenu acceptable.
    16. En réalité cette régression des droits humains s’accorde avec les intérêts de certains milliardaires américains, des libertariens proches de l’alt right à l’origine de la Déclaration de Great Barrington prônant l’immunité par infection.
    Covid-19 : les dangers du « rassurisme » sanitaire
    Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour « Libération » il tient la chronique d’une société traversée par le Covid-19.
    https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-19-les-dangers-du-rassurisme-sanitaire-20220523_IDTV223AXBCXHASBJOY
    17. La population, elle, a été abandonnée et trompée sur les risques du Covid, son mode de transmission et les moyens de protection. Les gens, à commencer par les plus vulnérables mais pas eux seulement, en paient le prix de leur vie et de leur santé. Y compris des enfants.
    18. Et nos dirigeants devront rendre des comptes pour cela.

  • New study offers clues as to how long COVID affects the heart
    https://www.houstonpublicmedia.org/articles/news/health-science/2022/08/19/431146/new-study-offer-clues-as-to-how-long-covid-affects-the-heart

    A study from Houston Methodist found some patients with lingering COVID-19 symptoms aren’t getting enough blood to their heart when exercising or doing physically strenuous activities.

    The ability of endothelial cells, which play a key role in dilating the arteries and helping get blood to the heart, was diminished by 20 percent among the 101 long COVID patients who participated in the study.

    “When a patient exercises, they need a little bit more blood delivered to the heart to be able to provide blood to the entire body," said Dr. Mouaz Al-Mallah, a cardiologist and co-author of the paper. “But in some patients with COVID, we noted that it’s not increasing to the degree that it should be.”

    The majority of long COVID patients in the study reported symptoms doctors suspect could be cardiovascular-related. Through PET scans, they found these patients were twice as likely to have unhealthy endothelial cells that line the side of the heart and blood vessels.

    Ça donne vraiment envie de l’attraper…

  • Covid long : « Les médecins ne pourront plus dire que c’est dans ma tête »
    [Témoignage] Le Covid long touche aussi les enfants. Calenn, 11 ans, témoigne des souffrances qui la handicapent depuis décembre 2021.
    https://www.lavie.fr/actualite/societe/covid-long-les-medecins-ne-pourront-plus-dire-que-cest-dans-ma-tete-83585.php

    Très vite, à la douleur intense s’ajoute une très grande fatigue, des problèmes de concentration. Trop diminuée, elle ne peut plus aller à l’école ni même marcher. Elle doit se déplacer en fauteuil roulant. À la maison, ses parents la portent entre sa chambre aux murs recouverts de posters des chanteurs Angèle ou Bigflo et Oli, ou du film Dirty Dancing, et le canapé du salon. […]

    Le Tep-Scan cérébral – examen d’imagerie permettant de révéler le fonctionnement de notre corps – a montré des hypométabolismes dans les zones de la motricité, du circuit de la douleur, de la concentration… Lorsqu’elle a appris ces résultats, Calenn s’est exclamée : « Maintenant, les médecins ne pourront plus dire que c’est dans ma tête. »

    Fatigue, essoufflement, brouillard mental : la difficile réalité du Covid long
    [Enquête] Plus de deux millions de personnes en France sont touchées par des symptômes persistants après une infection au coronavirus. La médecine tâtonne sur des hypothèses pour adapter des soins.
    https://www.lavie.fr/actualite/societe/fatigue-essoufflement-brouillard-mental-la-difficile-realite-du-covid-long-835

    À plusieurs reprises, Claude s’excuse. Le mot qui lui manque est juste là, sur le bout de la langue. Patiemment, elle reprend, et fait la liste de tous ses maux : « Une fatigue extrême, de gros troubles du sommeil, et surtout la perte de mes mots. » Depuis novembre 2020, la Marseillaise de 63 ans souffre du Covid long.

    Oumpf, comparer la série de l’été d’un canard chrétien et la série de l’été de Médiapart.

  • Persistence of somatic symptoms after COVID-19 in the Netherlands: an observational cohort study - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(22)01214-4/abstract

    Patients often report various symptoms after recovery from acute #COVID-19. Previous studies on post-COVID-19 condition have not corrected for the prevalence and severity of these common symptoms before COVID-19 and in populations without #SARS-CoV-2 infection. We aimed to analyse the nature, prevalence, and severity of long-term symptoms related to COVID-19, while correcting for symptoms present before SARS-CoV-2 infection and controlling for the symptom dynamics in the population without infection.

    Methods

    This study is based on data collected within #Lifelines, a multidisciplinary, prospective, population-based, observational cohort study examining the health and health-related behaviours of people living in the north of the Netherlands. All Lifelines participants aged 18 years or older received invitations to digital COVID-19 questionnaires. Longitudinal dynamics of 23 somatic symptoms surrounding COVID-19 diagnoses (due to SARS-CoV-2 alpha [B.1.1.7] variant or previous variants) were assessed using 24 repeated measurements between March 31, 2020, and Aug 2, 2021. Participants with COVID-19 (a positive SARS-CoV-2 test or a physician’s diagnosis of COVID-19) were matched by age, sex, and time to COVID-19-negative controls. We recorded symptom severity before and after COVID-19 in participants with COVID-19 and compared that with matched controls.

    Findings

    76 422 participants (mean age 53·7 years [SD 12·9], 46 329 [60·8%] were female) completed a total of 883 973 questionnaires. Of these, 4231 (5·5%) participants had COVID-19 and were matched to 8462 controls. Persistent symptoms in COVID-19-positive participants at 90–150 days after COVID-19 compared with before COVID-19 and compared with matched controls included chest pain, difficulties with breathing, pain when breathing, painful muscles, ageusia or anosmia, tingling extremities, lump in throat, feeling hot and cold alternately, heavy arms or legs, and general tiredness. In 12·7% of patients, these symptoms could be attributed to COVID-19, as 381 (21·4%) of 1782 COVID-19-positive participants versus 361 (8·7%) of 4130 COVID-19-negative controls had at least one of these core symptoms substantially increased to at least moderate severity at 90–150 days after COVID-19 diagnosis or matched timepoint.

    Interpretation

    To our knowledge, this is the first study to report the nature and prevalence of #post-COVID-19 condition, while correcting for individual symptoms present before COVID-19 and the symptom dynamics in the population without SARS-CoV-2 infection during the pandemic. Further research that distinguishes potential mechanisms driving post-COVID-19-related symptomatology is required.

    #covid_long #long_covid

  • “Peste éternelle” : Andrew Nikiforuk répond aux critiques
    https://cabrioles.substack.com/p/peste-eternelle-andrew-nikiforuk

    // Note de Cabrioles : Paru le 4 juillet 2022 sur le journal canadien _The Tyee l’article Préparez-vous pour la peste éternelle de Andrew Nikiforuk - dont nous avons publié une traduction le 6 juillet - est rapidement devenu viral, sucitant des centaine de milliers de vue ainsi que de vifs débats et critiques. L’auteur, Andrew Nikiforuk, a apporté une réponse à celles-ci le 8 juillet. Voici notre traduction de sa réponse. //_

    En tant que journaliste, mon travail ne consiste pas à édulcorer la réalité, à encourager le statu quo ou à défendre les puissant·es. Ma responsabilité est de mettre les tendances émergentes sur le radar de tout le monde, en particulier pendant une nouvelle pandémie qui affecte de manière disproportionnée les pauvres.

    Mon dernier article sur le COVID - « Préparez-vous pour la peste éternelle » : La complaisance des responsables de la santé publique à l’égard du COVID a ouvert la porte à de nouvelles maladies et à des dommages dévastateurs à long terme" - fait simplement cela.

    Il avertit les gens que les variants d’Omicron évoluent à une vitesse record. De plus, ces nouveaux variants sont des experts en matière d’évasion immunitaire et de transmission rapide.

    Mon article ajoute que les réinfections sont un phénomène croissant et d’une ampleur nouvelle. Il mettait en garde contre le fait que les réinfections s’accompagnent de risques plus élevés de conséquences néfastes pour la santé https://www.businessinsider.com/who-official-individuals-coronavirus-infection-unlucky-long-covid-2. Il ajoute que nos vaccins, à ce jour, sont de moins en moins efficaces pour protéger contre les infections.

    Enfin, l’article souligne que l’infection, qu’elle produise des symptômes légers ou graves, peut déstabiliser le système immunitaire.

    L’article se terminait en rappelant aux lecteur·ices que nos meilleures protections restaient les masques FFP2/N95, l’évitement des foules, l’amélioration de la ventilation et de la filtration de l’air (le virus est transmis par l’air), les tests, la traçabilité et la transparence de la collecte et de la transmission des données. J’ai ajouté que les vaccins sont d’une importance capitale mais qu’ils ne peuvent à eux seuls stopper la pandémie sans le soutien d’autres mesures de santé publique telles que les masques et une meilleure ventilation.

    Mais de nombreuses juridictions en Amérique du Nord ont abandonné ou minimisé ces outils importants. Beaucoup ont pratiquement renoncé à combattre le feu du COVID par des mesures de santé publique autres que la distribution de vaccins. Malheureusement, la responsabilité personnelle n’est pas un substitut efficace à l’action commune pendant une pandémie.

    Ce que je pensais être un simple avertissement sur la prochaine vague a, contre toute attente, touché une corde sensible. Cette histoire est devenue aussi virale qu’un sous-variant d’Omicron. Elle a suscité un débat énorme et souvent acrimonieux dans les réseaux sociaux. Certain·es ont loué l’article pour avoir souligné les nouveaux risques et pour ne pas avoir minimisé la menace du COVID.

    D’autres n’étaient pas d’accord. Iels ont dénoncé l’article comme étant alarmiste et inexact. Le magazine Slate, par exemple, a démoli l’article en précisant cependant que : "L’article sur la « peste éternelle » a trouvé un écho auprès de nombreuses personnes parce qu’il réussi à faire sentir l’urgence de la pandémie alors que l’esprit du temps est désespérément blasé."

    La popularité de l’article reflète probablement les préoccupations croissantes concernant l’évolution de la pandémie et les récits contradictoires sur la manière d’y faire face. Les minimisateur·ices disent que nous n’avons pas à nous inquiéter. Les réalistes, comme moi, ne sont pas de cet avis.

    l’auteur présente un état des savoirs (sources diversifiées) sur les effets du covid #toktok ?
    edit #toctoc

    #Covid-19 #réinfections #échappement_immunitaire #système_immunitaire #covid_long #santé_publique #minimisateurs

  • Dr. Deepti Gurdasani sur Twitter :
    https://twitter.com/dgurdasani1/status/1545485595257995269

    L’argument de l’#incertitude pour justifier une inaction criminelle

    Of course if you’re going to take an abelist approach that sacrifices the lives of thousands & the health of millions (disproprotionately poor, ethnic minorities, and clinically vulnerable) & worsens health inequalities then you need to justify this by invoking ’uncertainty’.

    #covid_long #post_covid

  • #Long_Covid: U.S. scientists to enroll 40,000 in high-stakes, $1.2 billion Recover study
    https://www.cnbc.com/2022/07/08/long-covid-us-scientists-to-enroll-40000-in-1point2-billion-study-.html

    KEY POINTS

    The U.S. government is rolling out a massive study of long Covid in an effort to understand the mysterious condition.

    The study, Recover, aims to complete enrollment of nearly 40,000 people by year-end.

    The National Institutes of Health also plans to launch clinical trials on potential treatments in coming months.

    However, critics say the study’s rollout is moving too slowly.

    Scientists, physicians and public health officials are worried millions of Americans may have long-term health complications from #Covid-19.

    #covid_long

  • Les origines du Covid long sont-elles enfin connues ? - Edition du soir Ouest-France - 06/07/2022
    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-07-06/les-origines-du-covid-long-sont-elles-enfin-connues-97f5dc15-7711-4659-


    L’unité de Covid long, au CHU Pontchaillou de Rennes en Ille-et-Vilaine.
    Photo : Thomas Brégardis / Ouest-France)

    La cause des séquelles à long terme du Covid-19, plus communément appelé Covid long, aurait été récemment découverte par des chercheurs aux États-Unis. Cette forme de maladie trouverait son origine dans des réservoirs de virus présents dans le corps des patients. Explications avec Yannick Simonin, virologiste à l’université de Montpellier.

    Les symptômes sont multiples : régurgitations, nausées, perte de goût ou d’odorat, intolérance à certains aliments… Le Covid long est un mal qui touche environ 10 % de la population ayant été infectée par le virus du Sars-CoV-2. Ses origines sont encore mal comprises, peu expliquées… Mais cela pourrait changer. Des chercheurs de la Harvard Medical School ont récemment annoncé avoir détecté des protéines de SARS-CoV-2, dans le sang des 65 % de patients atteints du Covid long qu’ils ont pu tester, jusqu’à 12 mois après leur premier diagnostic.

    Les scientifiques affirment que la protéine Spike, protéine permettant au Sars-Cov-2 de pénétrer les cellules, a une espérance de vie dans le corps « très courte », rapporte le quotidien britannique The Guardian. Cette dernière n’a pas été observée dans le sang des patients asymptomatiques : en conséquence, sa présence dans le corps de la plupart des personnes testées atteintes du Covid long « indique qu’il doit y avoir une sorte de réservoir viral actif ​ » avancent les scientifiques.

    Des réservoirs persistants de Covid-19
    En clair cette étude, bien que préliminaire, soutient l’idée que des réservoirs persistants de Covid-19 dans le corps des personnes atteintes du Covid long pourraient expliquer le développement et la persistance de symptômes de la maladie sur le long terme.

    The Guardian explique que des recherches antérieures avaient été réalisées sur des enfants atteints du syndrome inflammatoire multisystémique. Une maladie rare et grave survenant souvent quatre semaines après l’infection par le virus du Covid-19. Ces patients, traités avec un médicament réduisant la perméabilité intestinale, ont vu leurs symptômes disparaître progressivement. En outre, la protéine Spike a été rapidement éliminée. 

    Une autre étude précédemment publiée par des chercheurs de l’université de Stanford en Californie en avril 2022 va dans ce sens. Les chercheurs avaient pu constater que 13 % des patients de leur étude présentaient encore de l’ARN viral du SARS-CoV-2 dans leurs selles, quatre mois après avoir attrapé le virus et affirmaient avoir signalé la persistance de symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, douleurs abdominales).

    Persistent circulating SARS-CoV-2 spike is associated with post-acute COVID-19 sequelae (Harvard Medical School, 16/06/2022)
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.06.14.22276401v1.full.pdf

    Gastrointestinal symptoms and fecal shedding of SARS-CoV-2 RNA suggest prolonged gastrointestinal infection (Stanford University, 12/04/2022)
    https://www.cell.com/med/fulltext/S2666-6340(22)00167-2

    https://els-jbs-prod-cdn.jbs.elsevierhealth.com/cms/attachment/9f021da5-83ce-48eb-916d-e395b30fa32a/fx1_lrg.jpg

    • Covid-19 : une France sans cap ni boussole face à la septième vague

      *Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie souffre de la lassitude des Français, mais aussi de la concurrence d’autres crises, alors que le nombre de cas quotidiens s’élève à 100 000 en moyenne au 1er juillet.

      Nul ne sait précisément jusqu’où elle montera. Depuis début juin, la septième vague se déploie en France et les variants d’Omicron BA.4 et BA.5 se diffusent rapidement dans la population. Les conséquences en matière de mortalité et sur le système de santé sont encore limitées, mais les chiffres flambent et l’hôpital est plus fragile que jamais. En fin de semaine dernière, le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy, estimait, sur l’antenne de RTL, que des tensions pourraient se faire jour dans le système hospitalier vers la fin juillet. Selon les dernières données du gouvernement, en date du 1er juillet, 960 personnes atteintes du Covid-19 se trouvent en soins critiques, avec une reprise amorcée depuis le 20 juin. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees Plus de 16 000 personnes sont hospitalisées, avec désormais près d’un millier d’admissions quotidiennes. Soit une progression de 31 % au cours des sept derniers jours par rapport à la semaine précédente. Au 1er juillet, près de 100 000 nouveaux cas quotidiens étaient relevés en moyenne, en hausse de près de 60% par rapport à la semaine précédente. L’augmentation ne faiblit pas.

      L’évolution de l’épidémie

      Au seuil de l’été, cette nouvelle vague survient aussi dans une atmosphère de vacance scientifique et politique. Le conseil scientifique, qui devrait cesser ses activités le 31 juillet, a rendu, le 23 juin, un avis minimaliste de cinq pages au gouvernement, mis en ligne lundi 4 juillet. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_23_juin_2022.pdf?TSPD_101_R0=087dc2 Ce dernier, deux fois remanié en six semaines, n’a guère été proactif dans la gestion de la situation sanitaire. Celle-ci semble être tombée dans un puits de désintérêt, dévaluée par la lassitude, mais aussi par la concurrence d’autres crises : la guerre en Ukraine, l’inflation et le pouvoir d’achat, la sécheresse, la recomposition du paysage politique. Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie a basculé dans un grand flou.

      Un brouillard épidémiologique

      Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, aucune équipe de chercheurs en épidémiologie n’a rendu publiques des projections pour la vague en cours, septième du nom. En cause, la difficulté de l’exercice. « Il y a maintenant beaucoup de profils d’immunité différents avec des effets différents qui rendent la modélisation de cette vague plus difficile que celle des vagues précédentes, explique-t-on du côté de l’Institut Pasteur. Si on cherche à modéliser tous les effets, étant donné l’incertitude sur certains paramètres, le système est instable. »

      Une nouvelle génération de modèles est en cours de développement, mais l’aboutissement n’est pas pour tout de suite, selon l’Institut. « Cela explique pourquoi l’Institut Pasteur n’a pas publié de projections pour BA.4/BA.5 pour le moyen terme. Nous espérons pouvoir de nouveau proposer prochainement des projections à court terme pour ce qui concerne la charge hospitalière. »

      L’équipe de l’épidémiologiste Mircea Sofonea (université de Montpellier) n’a pas, elle non plus, publié de projections. Le scientifique montpelliérain pointe, lui aussi, la difficulté de l’exercice, ainsi que le désengagement de l’Etat dans le financement de ses travaux. https://seenthis.net/messages/966203#message966207 « Au printemps 2021, les appels à projets sur le Covid-19 de l’Agence nationale de la recherche se sont arrêtés, et quatre des cinq projets que nous avons soumis auprès de différents organismes de financement ont été rejetés, parfois sans raison scientifique solide, explique M. Sofonea. Via notre seul projet retenu, nous n’aurons de quoi payer l’unique poste supplémentaire par rapport à notre composition prépandémique que jusqu’en octobre 2023. Finalement, nous ne sommes dans mon équipe que deux permanents à travailler sur le Covid. C’est absolument décourageant. »

      Le découragement le dispute à l’amertume. « J’ai travaillé près de six mois sur le rapport de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] sur la transmission du nouveau coronavirus par aérosols, raconte l’épidémiologiste. Aucune conséquence n’a été tirée de ce travail, qui m’a tout juste valu une indemnité de 242 euros. » Les chercheurs ne sont pas plus immunisés contre la frustration et la lassitude.

      Une vague sur un hôpital en crise

      « Il est difficile de dire quel sera, en France, le retentissement en décès et hospitalisations de la vague épidémique BA.4/BA.5 qui débute. » Dans son avis rendu public lundi, le conseil scientifique ne fait pas mystère des incertitudes de la nouvelle vague. Une chose est sûre : alors que les indicateurs épidémiques grimpent, les hospitalisations pour Covid-19 augmentent à leur tour dans les services de médecine et désormais en soins critiques. « Cela continue de remonter doucement », résume le professeur Rémi Salomon, à la tête de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de CHU.

      « Il est probable que les hospitalisations vont continuer à augmenter, puisque le nombre de cas progresse toujours, rappelle l’épidémiologiste Mahmoud Zureik. Au vu des tendances actuelles, on devrait arriver à 2 000 entrées par jour, c’est un peu supérieur à la sixième vague, ce serait moins que la cinquième… On voit qu’on bénéficie encore de l’immunité acquise grâce à la vaccination. » Par rapport à la dernière vague estivale – la quatrième –, qui a touché principalement les régions touristiques et du littoral, au premier rang Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette septième vague apparaît pour l’instant « plus diffuse », se déployant de manière relativement « homogène » dans l’ensemble des régions, l’Ile-de-France en tête.

      « Si le sujet se limitait au Covid-19 pour l’hôpital, l’impact serait important mais modéré, mais on craint surtout que cela précipite la rupture », reprend le professeur de santé publique à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Car les chiffres ont beau être encore fort éloignés des rebonds épidémiques qui ont saturé les services hospitaliers, impossible d’être serein dans un hôpital en crise. L’été constitue toujours une période tendue en matière de ressources humaines, en raison des congés des soignants, mais encore plus cette année, avec un manque de personnels qui oblige de nombreux services à fermer plus de lits que d’habitude. Sans oublier les services d’urgence, qui fonctionnent déjà de manière dégradée dans plusieurs établissements, comme à Bordeaux ou à Grenoble.

      « Il faut tout faire pour limiter la diffusion épidémique, notamment avec le masque dans les lieux confinés, quand bien même ce n’est plus une question de “vie ou de mort” pour cause de Covid et que l’impact hospitalier demeure relativement faible, car c’est la santé de tout le monde qui est jeu », pointe le docteur Thierry Godeau, de la Conférence des présidents de CME de CHU, rappelant « les difficultés qui existent déjà pour soigner ceux qui en ont besoin ». « Nous voyons une remontée de l’absentéisme [autrement appelée arrêts maladie..., ndc] chez les personnels pour cause de Covid-19 depuis une quinzaine de jours, cela nous inquiète beaucoup, abonde Rémi Salomon, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Nous avons aussi de plus en plus de patients dont nous devons déprogrammer l’opération, car ils sont positifs au Covid-19. »

      La réponse minimaliste du gouvernement

      Face à la septième vague de Covid-19, le gouvernement entend n’agir que façon minimaliste. Sans contraintes ni répression [et surtout sans information ni prévention, ndc].A l’heure de prendre ses nouvelles fonctions de ministre de la santé, lundi 4 juillet, François Braun a beau avoir décrit « un système de santé à bout de souffle », celui-ci devra résister, bon an mal an, à la montée attendue des hospitalisations liées à la propagation du variant BA.5. Le premier texte de loi que doit examiner le Parlement cette semaine est lié à l’« urgence sanitaire ». Mais il ne comporte que deux articles. Le premier entend assurer la continuité du suivi de l’épidémie, notamment par l’intermédiaire des tests, et le second doit permettre d’instaurer un contrôle sanitaire aux frontières de l’Hexagone, y compris avec la Corse et les territoires d’outre-mer, si la situation l’exigeait. Un régime transitoire après la fin programmée de l’état d’urgence sanitaire, le 31 juillet.

      Après plus de deux ans de pandémie, le gouvernement a d’ores et déjà écarté l’idée d’imposer des mesures trop coercitives, difficilement acceptées par une population lasse. Sans majorité absolue au sein d’un Parlement qui compte désormais de nouveaux opposants au passe sanitaire, le gouvernement semble résigné à faire profil bas. Une attitude qui s’est d’ores et déjà traduite sur la question du port du masque dans les transports : une recommandation qui n’est, pour l’heure, assortie d’aucune obligation. « Le gouvernement répond modestement parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet », estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      Aucune campagne de communication ambitieuse n’a été lancée en direction des personnes les plus à risque, afin de promouvoir le deuxième rappel (quatrième dose), dont l’efficacité contre les formes graves est avérée. « La proportion des plus de 80 ans l’ayant effectué n’est que de 22,2 % au 20 juin, relève le conseil scientifique dans son avis du 23 juin. Il est important de pratiquer ce rappel au plus vite, ainsi que pour les personnes sévèrement immunodéprimées ou à très haut risque de formes sévères. »

      La ruée sur les tests

      Au minimalisme gouvernemental répond le retour à une forme de fébrilité dans la rue. Le nombre de tests antigéniques et PCR en est un bon indicateur. Il franchit désormais de nouveau la barre des 2 millions par semaine, pour friser avec les 2,5 millions la semaine du 27 juin. Très loin, certes, des records à plus d’un million de tests quotidiens de la fin d’année 2021, quand le variant Omicron du SARS-CoV-2 déferlait sur la France, mais similaire au niveau de juillet 2021, quand l’extension du passe sanitaire déclenchait une ruée vers les laboratoires et les pharmacies. Cette fois, avec une hausse de plus de 25 % des PCR ces deux dernières semaines, les laboratoires ne sont « pas encore sous tension », tempère Jean-Claude Azoulay, vice-président du Syndicat national des médecins biologistes.

      Avec une augmentation de plus de 50 % des tests antigéniques, ce sont les pharmacies qui sont encore en première ligne. « Certaines personnes vont jusqu’à se faire tester deux à trois fois dans la même journée, en changeant de pharmacies, pour être certaines de ne pas être des faux positifs » [eh oui, il ya de gens qui ont compris, ndc], témoigne le docteur Azoulay. Devant les officines ou les barnums installés sur les trottoirs, les files d’attente commencent à se reformer et à s’allonger. « Tous les quatre à cinq mois, nous nous retrouvons sous pression », explique-t-on à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine. L’organisation syndicale attend une « impulsion » du nouveau ministre de la santé pour « relancer la vaccination » à un moment où la protection vaccinale arrive en fin de cycle.

      Les entreprises sans boussole

      Si les levées de restriction liées à la pandémie de Covid-19 permettent aux salariés de partir en vacances à l’étranger, ceux qui restent redécouvrent les joies du port du masque au bureau. Le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse en juin, avec la fin de l’obligation de travailler masqué. Et les entreprises le constatent chaque jour.

      Le 28 juin, la première ministre, Elisabeth Borne, a bien encouragé la population à respecter la distanciation physique et le port du masque dans « les lieux de promiscuité », « les espaces clos » et en particulier « les transports en commun ». Mais les employeurs n’ayant pas reçu de nouvelles consignes du ministère du travail, le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie n’a pas été réactivé.

      La réaction des salariés est plutôt modérée : la demande de télétravail n’a pas augmenté. « Ils ont appris à gérer. On en voit qui remettent le masque dans la journée par prudence. D’autres nous demandent si on peut organiser la vaccination. Sans nouvelles consignes des pouvoirs publics, on recommande juste de faire la troisième dose, si ce n’est pas déjà fait », explique Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH [ de merde, ndc], qui réunit quelque 5 000 entreprises issues de tous les secteurs.

      Mais les DRH communiquent du bout des lèvres : « On a juste rappelé les règles en cas de contamination et de cas contact, car les salariés ne savaient plus ce qu’il fallait faire, commente Benoît Serre. Les employeurs ne veulent pas être à l’origine d’un mouvement de panique. » Tenus responsables de la santé de leurs salariés, ils avaient intégré les règles de distanciation dans leur usage de « prévention des risques » [ben voyons, ndc]. Ils ne les ont pas supprimées avec la fin de l’application du protocole sanitaire, le 14 mars. https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/protocole-national-sante-securite-salaries#:~:text=À%20compter%2. *

      https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/07/05/covid-19-le-grand-flou-de-la-septieme-vague_6133348_3244.html

      #covid_long, #aération, #PCR, jamais cités, #masques, aucune précision

      #Covid-19 #BA.5 #santé_publique #aérosols #hôpital #salopards

    • on notera les propos parfaitement politicards de #LFI
      qui zappe lorsqu’on lui cause covid et s’empresse de blablater assemblée nationale.

      « Le gouvernement répond modestement [sic] parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet » estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      faut vivre et mourir sans « contraintes » ni « restrictions », ni masques, ni bouclier (politique). À quoi sert la Nupes ?

    • Tout comme les troufions russes qui ne veulent pas mourir à la guerre en Ukraine, il nous faudra peut-être nous suicider pour échapper au virus. (ping @arno )

      Vendredi dernier, au bled, Madame la Maire convie ses administrés pour des « retrouvailles post covid » dans la « nouvelle salle des fêtes ». Sur une centaine de personnes présentes, trois portaient un masques (dont madame et moi). Après les discours, pour ne pas se faire contaminer autour du « verre de l’amitié » dans un « moment de convivialité », on s’est cassé fissa.
      C’t’aprèm, courses dans l’église du coin : aucune personne (sauf madame et moi) ne portait le masque. Même les caissières ont découvert leur museau alors qu’il y a une semaine encore, la plupart d’entre elles était masquée).
      Ça me fatigue, mais d’une force ...

    • ValK 💫 #InactionDirecte @ValKphotos
      https://twitter.com/ValKphotos/status/1544409242639155201

      #AN : première audition du nouveau ministre de la santé #Braun par la commission des lois.
      Sur les 7 questions posées par les député-es LFI, au moins 2 se font sans masque et flirtent avec les revendications antivax #Covid_19. Une cata.
      Merci @Deputee_Obono de relever le niveau.

      mais qu’est- ce qu’elle fait Obono ? elle se croit au NPA ? que quelqu’un la prévienne qu’elle est l’assemblée nationale !

    • @colporteur y a pas que LFI qui flirte avec l’antivax, selon comment on interprète ce qui est dit ; voilà ce que dit l’article de Slate :

      Notre emmental se réduit essentiellement au vaccin (dont on rappelle qu’il n’a pas grande efficacité sur la transmission) et donc à une seule couche non pharmacologique : le port du masque.

      et à la fin :

      Enfin, et c’est une des pistes avancées par le gouvernement, nous questionnons la pertinence de la mise en place d’un pass sanitaire aux frontières cet été, sachant l’inefficacité des vaccins à réduire la transmission des sous-variants d’Omicron, les seuls qui circulent désormais dans le monde.

      ok, c’est spécifiquement relatif à l’inefficacité sur la transmission mais c’est assez facilement interprétable comme du « ça sert à rien » glissant vers l’antivax non ? :-)

      et en même temps, ils recommandent clairement et fortement la 4eme dose pour les >60 ans et immunodéprimés, cf section "4eme dose et fissa" :

      Ces dernières nouvelles redoublent l’importance d’administrer fissa la quatrième dose aux plus de 60 ans et aux personnes les plus vulnérables. Mais pour tous les autres, s’ils veulent limiter les risques de Covid sévères, trois doses vaccinales les protègeront. Et s’ils veulent éviter les Covid longs, des mesures non pharmaceutiques complémentaires simples pourraient s’avérer être le meilleur rempart, même imparfait.

      et là aussi, on peut interpréter la partie "mais pour tous les autres" comme de la minimisation de l’utilité de la 4eme sur la « population générale », voire, de la non-incitation ;

      à ce sujet, vous avez des infos ou retour d’expérience sur la « durée de protection » de la 3ème dose ? Ptet une étude sur la pop portugaise, p.ex. les <70, vaxed cet hiver, qui a vu passer le BA.5 ces 3 derniers mois ?

    • le passage de l’article de Slate sur les « maigres » efforts de comm [du gouv - qui s’en lave les mains] :

      Ne dispersons pas nos maigres efforts en matière de communication : voir le gouvernement continuer à promouvoir le lavage des mains ne relève-t-il pas de la preuve d’un manque de classement des priorités dans les messages à diffuser pour prévenir le Covid ? Au mieux, ce sera peut-être efficace pour limiter la propagation des salmonelles dans les campings cet été…

      Pas d’avancée sur la qualité de l’air. La seule couche qui n’est quasiment pas abordée par la communication officielle –ou sinon de manière accessoire–, alors qu’elle est fondamentale dans la gestion de cette pandémie, c’est l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. L’aération, la ventilation, la filtration et la purification de l’air des lieux clos qui reçoivent du public ne sont pas des sujets qui intéressent et mobilisent un tant soit peu nos autorités. Il est pourtant plus que jamais nécessaire que les lieux collectifs soient sécurisés concernant la qualité de l’air qu’on y respire.

      MDR ? la suite, a propos des écoles, est encore plus marrante :-)

    • On espère au moins que les vacances d’été permettront aux établissements scolaires de se mettre aux normes.

      (ptdr)

      Pas de rentrée en septembre : ça vaudrait aussi (et surtout) pour les élèves car, comme le dit le proverbe, « Pas de rentrée en septembre, pas de covid en décembre » ...

    • A propos des retrouvailles post-covid organisée par la mairie du bled l’autre soir, une des conseillères municipales était en train d’incuber son petit variant. Elle a été déclarée positive trois jours plus tard. Étonnant, non ?

    • N’empêche sur Twitter, t’as un type un peu populaire pour autre chose que le covid et qui d’un coup dévoile qu’il est positif et que bon, « faisez gaffe les potos », il se prend l’avalanche de tordus qui lui répondent qu’il est complètement stupide, que le vaccin sert à rien, que eux, ils vont bien, ils l’ont eu, et rien ne s’est passé, et que eux, ils savent que le monde tourne et que le covid est une grippette. Cf. F. Malaussena cet après-midi.
      https://twitter.com/malopedia/status/1544944022740951040

  • Long covid is shrinking the workforce — Quartz at Work
    https://qz.com/work/2167480/long-covid-is-shrinking-the-workforce

    […] an analysis from a Bank of England monetary committee member is one of the first to draw links between long covid and the tightening of the labor market. The chronic condition has been one of the main drivers of the shrinking labor pool in the UK, according to a May 9 speech from Michael Saunders, an external member of the bank’s nine-member committee.

    The total UK workforce shrank by 440,000 people up to February 2022, compared to the fourth quarter of 2019, just before the pandemic, according to Saunders. “The scale and persistence of this drop in labor supply has been a surprise to many forecasters, including us,” Saunders said in his speech.

    Some of the drop was due to “the interaction of Brexit and the pandemic,” which prevented much migration to the UK of people who could fill open jobs, as well as retirements, he said. But there was also a marked drop in participation rates, especially among people aged 50 to 64, he said, most of which was due to long-term sickness.

    #covid_long #emplois

  • 55% of Hospitalized COVID Patients Still Had Symptoms at 2 Years | MedPage Today
    https://www.medpagetoday.com/infectiousdisease/covid19/98664

    “Regardless of initial disease severity, #COVID-19 survivors had longitudinal improvements in physical and mental health, with most returning to their original work within 2 years; however, the burden of symptomatic sequelae remained fairly high,” the group wrote. “COVID-19 survivors had a remarkably lower health status than the general population at 2 years.”

    […]

    Study limitations included the lack of a control group of hospital survivors with a respiratory infection other than COVID, so there was no way to tell if these abnormalities are specific to COVID. There may have also been participation bias, where participants with fewer symptoms might have been less likely to participate. Finally, the data came from a single center early in the pandemic, which may limit its generalizability.

    #séquelles

  • L’AP-HP situe le #covid_long dans le champ des « troubles somatiques fonctionnels »
    https://threadreaderapp.com/thread/1538433097850662912.html

    Comment en est-on arrivé, dans la gestion de la crise sanitaire, à ce que des personnes qui ont de hautes fonctions dans l’administration publique médicale française fassent, à total rebours de la littérature scientifique, la promotion du Covid long comme « maladie mentale » ?

    Le maître mot dans la prise en charge des malades dans le circuit CASPER-CovidLong de l’AP-HP est le champ des « troubles somatiques fonctionnels », une discipline qui refuse l’Evidence Based Medicine.
    Elle postule qu’il existe des symptômes sans le moindre substrat biologique.

    Des symptômes « sine materia », « sans substratum » ou anorganique.
    Concrètement, cela revient à poser l’hypothèse d’un symptôme de génération spontanée, exactement comme dans la pratique médicale qui eu cours jusqu’au début du 19e siècle.

    [Or] Face à des symptômes persistants après une infection de covid, comme un épuisement chronique, une dyspnée avec desaturation, des douleurs thoraciques, il existe des examens de première intention !
    NFS, glycémie, transaminases, ferritine, coefficient de saturation de la transferrine TSH, ionogramme, créatinine, calcémie, phosphorémie...
    Spirométrie, scanner thoracique, D-dimère, BNP, ECG, ETT...
    NFS, CRP, troponine, écho-coeur...

    La question est donc : quelle est la médecine à l’Hôtel-Dieu quand on classe le Covid long en maladie mentale ou « somatoforme » ?

    La médecine basée sur des preuves scientifiques (EBM), ou bien les croyances d’une branche de la #psychiatrie descriptive, popularisée en France par une école de pensée qui au mieux ignore, au pire méprise, le consensus scientifique établi par des études concordantes ?

    #troubles_somatiques_fonctionnels #AP-HP #santé_publique

  • Sur le manque de saisonniers pour la saison touristique, j’ai vu passer une fois une mention sur Twitter, mais j’ignore si c’est pertinent dans l’analyse (mais ça me semble intéressant) : avant la réforme de l’assurance chômage, on rechargeait ses droits au bout d’un mois. Après la réforme c’est six mois. Et en ce moment c’est quatre mois parce que la situation est mauvaise.

    Six questions sur la réforme de l’assurance chômage
    https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/271537-six-questions-sur-la-reforme-de-lassurance-chomage

    Pour recharger ses droits, entre le 1er novembre 2019 et le 31 juillet 2020, il fallait avoir travaillé au moins six mois, au lieu d’un mois avant la réforme. Comme pour l’ouverture des droits au chômage, le seuil de rechargement des droits a été fixé temporairement à quatre mois. Ce seuil est maintenu tant que la situation économique reste dégradée.

    Et donc ce que j’ai lu (et que j’aimerais confirmer ou infirmer), c’est que depuis la réforme, ces emplois saisonniers ne permettent pas de recharger ses droits. Du coup, la réforme Borne de l’assurance-chômage serait un facteur extrêmement aggravant du manque de saisonniers cet été.

    • (Je dois dire que l’idée est séduisante : l’idée qu’une réforme néolibérale, à peine mise en place, détruit illico une des principales activités économiques du pays – le tourisme –, ce serait pas mal. Mais justement, il faut toujours se méfier des analyses séduisantes des interwebz.)

    • merci, même si je ne suis pas sûr de tout comprendre, mais effectivement, on ne peut pas ignorer l’impact de la réforme sur les saisonniers

      • l’étude d’impact de l’Unédic d’avril 2021 mentionnait les conséquences lourdes pour les saisonniers, nombreux…

      Assurance chômage et saisonniers : le « système était devenu hypocrite », juge Emmanuel Macron - La Voix du Nord
      https://www.lavoixdunord.fr/1110894/article/2021-12-08/assurance-chomage-et-saisonniers-le-systeme-etait-devenu-hypocrite-juge

      Selon l’étude d’impact de l’Unédic réalisée en avril, ce passage à 6 mois conduira au cours de la première année d’application à retarder l’ouverture de droits à 475 000 personnes, notamment des jeunes ou des saisonniers qui multiplient les contrats courts.

      (à noter, dans le même article de la VdN du 8/12/2021, le présipotent se réjouissait ouvertement

      « Nous nous sommes habitués à un système qui n’était plus juste, où il suffisait d’aller travailler quatre mois dans les stations de sport d’hiver pour avoir le chômage tout le reste de l’année », a expliqué le chef de l’Etat, invité de France Bleu Pays d’Auvergne à l’occasion de son déplacement dans la région.
      […]
      Avec la nouvelle mouture de l’assurance chômage, « on retrouve des choses qui sont de bon sens », a assuré le chef de l’Etat à l’occasion d’un déplacement entamé mardi dans le Cher et dans l’Allier.

      du coup, en reformulant, l’ancien régime de l’assurance chômage fonctionnait comme une subvention aux employeurs de saisonniers en permettant à ceux ci d’être indemnisés, aux frais de la collectivité, entre les saisons et donc de garantir l’existence d’une force de travail précaire disponible en saison. Sur un modèle finalement similaire au régime dit de l’annexe 10, fondateur du statut d’intermittent du spectacle et qui permettait d’externaliser, sur la collectivité, la charge de l’entretien d’une masse de travailleurs précaires.

      Dans les deux cas, la chasse idéologique à "l’assistanat" fait disparaître les ressources complémentaires mutualisées dont bénéficiaient les salariés "à éclipse" (saisonniers, intermittents) enchaînant contrats et indemnisations et donc, indirectement, leurs employeurs qui étaient dispensés d’assurer le maintien de cette force de travail lorsqu’ils ne l’employaient pas directement.

      Le marasme évident du secteur du spectacle vivant ne serait donc pas seulement conjoncturel, contrecoup de l’impact du covid, mais aussi structurel du fait de l’impact, différé et masqué par la crise sanitaire, de la réforme du régime des intermittents.

      En somme, les secteurs du spectacle vivant d’abord, du tourisme maintenant se voient privés du soutien que constituait la prise en charge collective des périodes non travaillées et se retrouvent confrontés à la prise en charge directe de l’ensemble des coûts de maintien d’une force de travail disponible.

    • Autre cause  : le manque de logements. Les saisonniers ne vont pas claquer tout leur salaire dans le logement pour bosser. Donc, ils ne viennent plus.
      Dans les zones touristiques, la spéculation immobilière des résidences secondaires est un fléau  : elle éloigne de + en + les «  jeunes du coin  » qui logent donc de + en + loin et sont d’autant moins disponibles que les transports ne sont jamais pensés pour les locaux laborieux qui ont — par ailleurs — de + en + de mal à assurer l’entretien des tape-cul qui leurs servent de bagnole, sans compter les zones d’exclusion, l’explosion des tarifs de stationnement depuis leur municipalisation et le prix délirant du carburant.
      Grosso merdo, l’entre-soi des mieux lotis commencent à bien porter ses fruits pourris.

      Sans compter que la généralisation des lits froids coulent les communes qui ne peuvent ne fonctionner que 2 mois par an.

    • c’est exactement ça : parmi le demi million de personnes, chiffre estimé par l’Unédic, qui voient disparaître un revenu de complément, une (très ?) grande partie sont contraints de trouver un « vrai boulot » (!?) dont un pourcentage certainement non négligeable se trouve ailleurs que dans les secteurs liés au tourisme

    • sauf erreur de ma part,les intermittents du spectacle (annexe 8 et 10) -si ils effectuent 507h d’emploi avant la date anniversaire - ne sont pas impactés car leur alloc est fondée sur un #salaire de référence et non pas sur un "salaire journalier de référence" (#SJR) que la réforme a judicieusement décidé de réduire à rien chez bon nombre de chômeurs en activité à temps réduit en divisant les salaires effectivement perçus par une durée abstraite, le nombre de jours ouvrables de la période de référence pour l’ouverture de droits, plutôt que le nombre de jours sous contrat.
      https://www.unedic.org/sites/default/files/2022-04/Dossier%20de%20synthèse%20Intermittents%20du%20spectacle.pdf

      les femmes en première ligne
      https://seenthis.net/messages/936307
      « Une réforme inefficace, injuste et punitive »
      https://seenthis.net/messages/931532

      #chômage #assurance_chômage #Unedic #chomeurs #chômeuses #saisonniers #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #revenu #droit_au_chômage

    • A ajouter aux intermittents et saisonniers, les auteurs et autrices dont le statut d’exception a sauté pour être modifié, les rapprochant d’un statut de salariés mais non salariés (ni chômage, ni congés) de sorte que les auteurs/autrices payent désormais leurs cotisations sociales équivalentes à une part patronale, notamment pour la retraite (cf IRCEC qui se gave). Et le plus lourd tribu est … pour les femmes :/
      http://caap.asso.fr/spip.php?article985

      Et merci @simplicissimus pour tes recherches et ton texte.

      #précaires #en_marche_arrière

    • l’étude d’impact de l’Unédic est là :
      https://www.unedic.org/sites/default/files/2021-04/Impact%20evolution%20regles%20assurance%20chomage%201er%20juillet%202021_3.p

      le chiffre de 475000 pour le retard de l’ouverture des droits se trouve (en fait, se reconstitue) page 8 :
      • retard de l’ouverture des droits d’un an ou plus : 190 000
      • de moins d’un an : 285 000

      le montant total d’allocations économisé (p. 7) 2,3 Mds € en régime de croisière

      l’impact sur l’allocation journalière (p. 12)
      (nb de personnes en fonction de la réduction de l’AJ
      ne tenir compte que du vert foncé, le rose pâle étant la distribution avant intervention du mécanisme de plancher)

      Les demandeurs d’emploi concernés sont principalement des personnes s’inscrivant à la suite de CDD ou d’interim

      (p. 13)

      impact sur le montant ET la durée de l’AJ (p. 15)
      (graphique pas facile à lire…
      bleu-vert : rythme de travail à 100% ( c-à-d 100% de la période de référence travaillée) ; le dégradé de marron correspond à des pourcentages décroissant dudit rythme de travail, entre 80% et 100%, marron foncé, entre 57% et 80%, marron moyen, moins de 57% (mais plus de 10%) jaune-marron
      durée d’indemnisation en abscisses, montant (mensuel) de l’AJ en ordonnées,
      les montants et les durées dans les encadrés aux couleurs correspondantes
      ne pas tenir compte du point le plus bas (sans plancher et donc fictif)
      ouf…)

  • Le COVID long, dernierné des syndromes postinfectieux, Stéphane Korsia-Meffre
    https://www.vidal.fr/actualites/29327-le-covid-long-dernier-ne-des-syndromes-postinfectieux.html

    Résumé
    Les séquelles durables d’un épisode aigu de COVID-19, regroupées sous le terme de « #COVID_long », ressemblent fortement à celles d’autres infections virales ou bactériennes, comme la poliomyélite, la mononucléose, la dengue, la grippe H1N1, la fièvre Q ou la maladie de Lyme.

    Caractérisés par la fatigue chronique, l’épuisement durable après un effort, la sensation de « brouillard mental » ou diverses dysautonomies, ces syndromes postinfectieux peuvent persister plusieurs mois, voire plusieurs années, chez certains patients.

    Un article de synthèse récent, publié dans Nature Medicine, fait un point exhaustif sur ce que l’on sait de ces syndromes, mais également des importantes lacunes de savoir relatives à leur prévalence, leur pronostic ou leurs mécanismes pathogéniques. Cette publication met en perspective le COVID long et rappelle les analogies entre ces syndromes postinfectieux et l’encéphalomyélite myalgique (« syndrome de fatigue chronique »).

    Parce que la COVID-19 a touché des millions de personnes à travers le monde, les cas de COVID long seront si nombreux que l’on espère voir la recherche se concentrer davantage sur les causes communes de ces syndromes postinfectieux, au bénéfice des patients qui en souffrent, mais aussi probablement des millions de personnes atteintes de maladies auto-immunes.

  • Over 75 Percent of Long Covid Patients Were Not Hospitalized for Initial Illness, Study Finds - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/05/18/health/long-covid-hospitalization.html?smid=url-share

    Long Covid, a complex constellation of lingering or new post-infection symptoms that can last for months or longer, has become one of the most daunting legacies of the pandemic. Estimates of how many people may ultimately be affected have ranged from 10 percent to 30 percent of infected adults; a recent report from the U.S. Government Accountability Office said that between 7.7 million and 23 million people in the United States could have developed long Covid. But much remains unclear about the prevalence, causes, treatment and consequences of the condition.

    The new study adds to a growing body of evidence that, while patients who have been hospitalized are at greater risk for long Covid, people with mild or moderate initial coronavirus infections — who make up the vast majority of coronavirus patients — can still experience debilitating post-Covid symptoms including breathing problems, extreme fatigue and cognitive and memory issues.

  • Le fardeau du covid long au féminin - Laure Dasinières
    https://www.letemps.ch/sciences/fardeau-covid-long-feminin

    Si les femmes ont moins de risques que les hommes d’être hospitalisées en phase aiguë de la maladie, elles sont davantage sujettes au covid long. Explications

    Mayssam Nehme, cheffe de clinique au Service de médecine de premier recours des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) explique : « On retrouve dans de nombreuses études que le sexe féminin est un facteur de risque de développer des symptômes persistants suite à une infection au Covid-19. Les femmes auraient presque deux fois plus de risques de faire un covid long que les hommes. »

    Face à ces chiffres, on aurait tôt fait de s’en tenir aux explications purement sociologiques concernant les femmes et leur santé, que résume ici Claudine Burton-Jeangros, sociologue de la santé à l’Université de Genève : « Le rapport à la santé n’est pas le même chez les hommes et chez les femmes. Les femmes sont davantage à l’écoute de leurs ressentis corporels et de leurs symptômes. Elles consultent davantage, semblent plus légitimes à rapporter leurs plaintes tandis que les hommes ont tendance à moins s’écouter. »

    Mais pour Mayssam Nehme, cette explication n’est pas suffisante pour comprendre la plus importante prévalence du covid long chez les femmes que chez les hommes : « Certes, les femmes ont davantage tendance à consulter et à participer à la recherche mais ce biais de consultation n’explique pas l’inégalité hommes-femmes face au covid long. Il y a réellement des facteurs physiologiques à cela. »

    Fonctionnement immunitaire différent

    Alors, c’est bien du côté de la médecine qu’il faut aller pour appréhender les différences genrées face au covid long. Même si les causes de ce faisceau de symptômes durables restent encore inconnues, différentes hypothèses se dessinent et notamment celle d’un fonctionnement immunitaire différent chez les femmes et chez les hommes. Mayssam Nehme expose : « Le sexe féminin comme facteur de risque est retrouvé dans les maladies auto-immunes. Cela peut nous alerter sur le fait que le covid long pourrait être en lien avec une réaction immunitaire dérégulée dont nous ne connaissons pas encore bien la cause. » Ainsi, la réponse immunitaire face à l’infection au SARS-CoV-2 pourrait varier entre hommes et femmes, celles-ci, par ailleurs, semblant avoir une durée de réponse immunitaire plus longue.

    En outre, comme l’explique la docteure genevoise : « Les femmes semblent, d’une manière générale, plus sujettes à la chronicisation des symptômes ainsi qu’aux maladies dites « fonctionnelles », dont on ne saisit pas encore tous les mécanismes. »

    Des facteurs hormonaux sont-ils en cause ? C’est possible, comme l’explique Milo Puhan, épidémiologiste à l’Université de Zurich : « Les hormones sexuelles peuvent également jouer un rôle, mais nous ne savons pas encore comment. C’est l’absence de différence genrée dans le covid long chez les enfants, où les hormones sexuelles jouent un rôle minime, qui nous mène à cette hypothèse. »

    Milieu de contamination en cause ?

    Si l’on croise sociologie et médecine, une autre supposition peut être avancée : celle du milieu de contamination exposant à une plus ou moins importante dose virale infectante dont on sait qu’elle peut être déterminante dans la chronicisation des symptômes initiaux. Statistiquement, les femmes occupent davantage des postes à risque élevé de contamination massive : institutrice, caissière, serveuse… Mais prudence ici encore : « Il est possible que, par leur profession, les femmes avec un covid long aient été exposées à des doses virales infectantes plus importantes. Nous n’avons pas encore de preuve à l’appui et cette hypothèse devrait être testée », pondère Mayssam Nehme.

    Pour ce qui est des symptômes et de leur variabilité en fonction du sexe, il n’y a pas aujourd’hui de consensus. Selon Mayssam Nehme : « Il n’y a pas vraiment de différences entre les symptômes rapportés par les femmes et les hommes atteints de covid long à la consultation des HUG. Les femmes ont peut-être plus tendance à rapporter de l’anxiété mais c’est potentiellement parce qu’elles savent que c’est socialement plus accepté. Et, si les hommes rapportent davantage d’essoufflement ou de dyspnée, c’est qu’ils sont eux davantage à risque de formes graves en phase aiguë de la maladie. »

    De son côté, une équipe de chercheurs italiens estime, dans un article récemment publié, que les femmes éprouvent une fatigue qui a tendance à s’aggraver au fil du temps alors qu’elle est plus constante chez les hommes. Elles seraient également plus sujettes à la dyspnée et aux douleurs thoraciques. Entre autres hypothèses, l’équipe italienne avance celle d’une perception différente de la douleur chez les femmes. Mais Milo Puhan se montre circonspect : « Des études comme celles-ci ne sont pas représentatives de toutes les personnes touchées par covid long et je serais prudent dans l’interprétation des résultats. »

    Manque possible de reconnaissance

    Si, en termes physiopathologiques, le covid long au féminin garde encore ses secrets, en termes sociaux et de santé publique, ses conséquences sont désormais bien dessinées. Sur le plan individuel, d’abord. « Se pose la question des réponses que va apporter le corps médical face aux symptômes du covid long chez la femme. Certains médecins vont être davantage à l’écoute quand d’autres, face à une patiente, auront davantage tendance à tout ramener au psychosomatique et à relativiser les plaintes », explique Claudine Burton-Jeangros.

    Mayssam Nehme abonde dans son sens : « Cette différence genrée face au covid long expose les femmes à un risque de manque de reconnaissance de leurs symptômes. » Cela peut notamment poser de véritables problèmes lors des évaluations médicales en vue d’obtenir l’AI, désormais ouverte aux personnes souffrant de covid long. Inscriptions à l’AI où les femmes sont en plus grand nombre, comme nous l’apprend Natalie Rangelov, cheffe de projet d’Altea-Long Covid Network : « En 2021 en Suisse, 967 femmes et 810 hommes souffrant de covid long se sont inscrits à l’AI. Depuis le début de l’année 2022, on compte 273 femmes et 197 hommes. »

    Engendrant arrêts maladie et aménagements du temps de travail, les inégalités genrées face au covid long sont largement susceptibles d’accroître les inégalités hommes-femmes. « Globalement, les femmes sont plus précaires et moins bien insérées professionnellement, les inégalités risquent d’être accrues », résume Claudine Burton-Jeangros. Afin de pallier ces inégalités, les avancées de la recherche s’annoncent cruciales, tout autant pour soulager les malades que pour améliorer la compréhension de la maladie à travers le prisme du genre.

    #covid_long

  • Le virus mangeur de cerveau | Nature | oct. 2021

    https://www.nature.com/articles/s41593-021-00926-1

    The SARS-CoV-2 main protease Mpro causes microvascular brain pathology by cleaving NEMO in brain endothelial cells

    Abstract

    Coronavirus disease 2019 (COVID-19) can damage cerebral small vessels and cause neurological symptoms. Here we describe structural changes in cerebral small vessels of patients with COVID-19 and elucidate potential mechanisms underlying the vascular pathology. In brains of severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2)-infected individuals and animal models, we found an increased number of empty basement membrane tubes, so-called string vessels representing remnants of lost capillaries. We obtained evidence that brain endothelial cells are infected and that the main protease of SARS-CoV-2 (Mpro) cleaves NEMO, the essential modulator of nuclear factor-κB. By ablating NEMO, Mpro induces the death of human brain endothelial cells and the occurrence of string vessels in mice. Deletion of receptor-interacting protein kinase (RIPK) 3, a mediator of regulated cell death, blocks the vessel rarefaction and disruption of the blood–brain barrier due to NEMO ablation. Importantly, a pharmacological inhibitor of RIPK signaling prevented the Mpro-induced microvascular pathology. Our data suggest RIPK as a potential therapeutic target to treat the neuropathology of COVID-19.

    • Des preuves d’invasion cérébrale | JEM | janvier 2021

      https://rupress.org/jem/article-standard/218/3/e20202135/211674/Neuroinvasion-of-SARS-CoV-2-in-human-and-mouse

      Neuroinvasion of SARS-CoV-2 in human and mouse brain

      Although COVID-19 is considered to be primarily a respiratory disease, SARS-CoV-2 affects multiple organ systems including the central nervous system (CNS). Yet, there is no consensus on the consequences of CNS infections. Here, we used three independent approaches to probe the capacity of SARS-CoV-2 to infect the brain. First, using human brain organoids, we observed clear evidence of infection with accompanying metabolic changes in infected and neighboring neurons. However, no evidence for type I interferon responses was detected. We demonstrate that neuronal infection can be prevented by blocking ACE2 with antibodies or by administering cerebrospinal fluid from a COVID-19 patient. Second, using mice overexpressing human ACE2, we demonstrate SARS-CoV-2 neuroinvasion in vivo. Finally, in autopsies from patients who died of COVID-19, we detect SARS-CoV-2 in cortical neurons and note pathological features associated with infection with minimal immune cell infiltrates. These results provide evidence for the neuroinvasive capacity of SARS-CoV-2 and an unexpected consequence of direct infection of neurons by SARS-CoV-2.

      via @Dowser

  • La #pandémie n’est pas terminée, alors restons prudents | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/226754/pandemie-covid-19-chiffres-mortalite-chine-mutation-variant-sante-publique-oms

    Autre élément et non des moindres : le #Covid_long, sur lequel il demeure des zones d’ombre. Les premiers cas de symptômes persistants ont été décrits avec Omicron et on ne sait pas exactement quel est le rôle protecteur des vaccins. Certaines séries évoquent des taux de 30% de Covid longs, ce qui paraît énorme. Même si on estime que 10 à 15% des personnes ayant contracté le Covid développeront une forme longue, avec les niveaux élevés d’infections ces derniers mois, cela deviendrait un véritable problème de santé publique et nous ne pouvons pas nous permettre de porter des œillères pour faire plaisir aux rassuristes !

    Certes, même si les travaux s’accumulent sur ce sujet, on ne sait pas encore tout sur le Covid long, mais au lieu de mettre la poussière sous le tapis, nous pensons qu’il serait plus judicieux de tout faire pour se prémunir d’une dose infectante virale trop importante dans nos environnements clos et mal ventilés, afin de réduire les risques de formes sévères et tardives.

  • « La pandémie de #Covid-19 n’est pas finie et nous avons les moyens de la combattre » - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/la-pandemie-de-covid-19-n-est-pas-finie-et-nous-avons-les-moyens-de-la-comb

    Un collectif met en garde contre la « croyance » selon laquelle la pandémie serait finie et critique le fatalisme actuel estimant qu’on ne peut plus contrôler les contaminations.

    Alors que nous entrons dans la troisième année de la pandémie, nombre de pays ont allégé voire supprimé les mesures visant à se protéger de SARS-CoV-2, en dépit d’un nombre de contaminations très élevé et en augmentation dans certains d’entre eux. Alléger les mesures, sans avoir mis en place des moyens efficaces de contrôler le virus, facilite sa transmission avec les conséquences que nous connaissons : plus de décès, de Covid longs et de perturbations sociales, économiques et politiques. 

    A plusieurs reprises, les autorités publiques ont annoncé la fin de la pandémie. L’émergence des variants Alpha, Delta et Omicron ont montré l’inverse. Tant que les individus ne seront pas totalement indifférents au fait de mourir prématurément ou d’être malade de manière régulière, ou tant que nous n’aurons pas changé nos infrastructures et nos comportements, il n’y a aucun moyen de vivre normalement avec ce virus devenu endémique. Il nous faut rapidement mettre en place les mesures capables de limiter sa propagation.

    [...] Pour 30 personnes décédées de Covid, on compte une personne décédée du fait d’une surcharge du système de santé. (...) Une étude des CDC montre que si l’utilisation des services de réanimation augmente d’un facteur 2 (passant de 50 à 100 %), l’excès de mortalité augmente d’un facteur 10.

    #covid_long

  • Accelerated biological aging in COVID-19 patients | Nature Communications
    https://www.nature.com/articles/s41467-022-29801-8


    En fait, quand un #covid_long te dit qu’il vit comme dans le corps d’un gus de 80 ans, ce n’est pas tout à fait qu’un ressenti… 👀

    Chronological age is a risk factor for SARS-CoV-2 infection and severe COVID-19. Previous findings indicate that epigenetic age could be altered in viral infection. However, the epigenetic aging in COVID-19 has not been well studied. In this study, DNA methylation of the blood samples from 232 healthy individuals and 413 COVID-19 patients is profiled using EPIC methylation array. Epigenetic ages of each individual are determined by applying epigenetic clocks and telomere length estimator to the methylation profile of the individual. Epigenetic age acceleration is calculated and compared between groups. We observe strong correlations between the epigenetic clocks and individual’s chronological age (r > 0.8, p < 0.0001). We also find the increasing acceleration of epigenetic aging and telomere attrition in the sequential blood samples from healthy individuals and infected patients developing non-severe and severe COVID-19. In addition, the longitudinal DNA methylation profiling analysis find that the accumulation of epigenetic aging from COVID-19 syndrome could be partly reversed at late clinic phases in some patients. In conclusion, accelerated epigenetic aging is associated with the risk of SARS-CoV-2 infection and developing severe COVID-19. In addition, the accumulation of epigenetic aging from COVID-19 may contribute to the post-COVID-19 syndrome among survivors.

    • Tu es sûr·e que c’est covid long et pas covid sous forme grave ? Autrement dit ceux qui sont en réa mais n’en sortent pas les pieds devant
      A moins que ce ne soit systématique que l’un implique l’autre (je ne crois pas) ?

    • Ce qu’on sait depuis deux ans maintenant, mais qu’on a du mal à admettre, comme pour l’aérosolisation, c’est que c’est aléatoire, et ça concerne tous les contaminés. Les formes légères comme graves peuvent passer dans le corps sans laisser de séquelles. Tout comme l’exact opposé. Le truc à retenir, c’est que le virus peut abimer des vaisseaux sanguins partout, et que partout, donc, des organes vont pouvoir dysfonctionner plus ou moins gravement et plus ou moins longtemps. Avec les conséquences diverses qu’on connait. Comme les épidémies de bidules qui touchent le foie des enfants, et qu’on croit que c’est un nouveau virus mais qu’en fait c’est documenté depuis des mois que ce type d’effets secondaires existent suite à un covid, même léger (cf. les informations d’hier à ce sujet largement diffusées sur les canaux généralistes qui ont oublié de vérifier si par hasard, ce n’était pas évident que c’était une suite du covid).

    • Vacciné ou pas ? Il y a des covid longs de personnes vaccinées, oui. Mais pas d’idées claires de probas, je ne suis pas allé voir ce que ça dit récemment. Je retiens qu’il vaut mieux être vacciné, et qu’il vaut mieux ne pas l’avoir du tout. Comme pour l’assurance incendie de ton logement.

    • https://seenthis.net/messages/957599#message957681

      vers minute 7 :

      la vaccination semble réduire les chiffres des covid longs

      et, minute 6 :

      avoir été hospitalisé [cas « grave »] ou pas [cas « léger » voire asympto] ne change pas radicalement le nb de symptômes rapportés

      ceci dit, minute 10 :

      hospitalistrion / cas grave = risque très accru de conséquences à long terme

      et

      les non hospitalisés ont très peu voire pas de différence [nb de pb rapportés] avec le groupe contrôle « saints », sauf pour les myocardites

      et à 10:38 (une question sur la vax)

      la vax comme traitement pour les gens qui ont un covid longs [...] [pour régler un éventuel pb de persistance virale] résultat : un tout petit peu efficace [...] pre-print de septembre 2021

  • Covid-19 : pourquoi la maladie comporte des risques pour la santé à long terme, même après des formes légères
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-pourquoi-la-maladie-comporte-des-risques-pour-la-sante-a-long-

    Une série d’études récentes a en outre levé le voile sur ses effets à long terme : après une infection, le risque d’autres pathologies augmente, même pour ceux qui ne présentent pas de facteur de risque, ne développent pas de forme grave et ne sont pas touchés par le Covid long.

    En avril 2021, une première étude de trois chercheurs de l’Université de Saint-Louis (Etats-Unis), publiée par la revue Nature*, identifiait une myriade de problèmes de santé qui touchaient plus fréquemment les personnes ayant eu le Covid-19. Grâce à une vaste base de données de santé de vétérans de l’armée américaine, les auteurs avaient comparé près de 5 millions de non-malades et 77 000 personnes testées positives, à partir du trentième jour après leur infection. Cinq mois plus tard, elles présentaient davantage de troubles respiratoires et souffraient aussi plus de « troubles du système nerveux et neurocognitif, de la santé mentale, du métabolisme, cardiovasculaires, gastro-intestinaux, malaises, fatigue, douleurs musculosquelettiques et anémie » que les personnes au profil similaire n’ayant jamais été testées positives. Même les malades non hospitalisés présentaient ce risque de séquelles.

    Un risque accru de troubles cardiaques

    Depuis, cette base de données a servi à plusieurs études de la même équipe, dont une portant sur les risques cardiovasculaires, publiée en février dans Nature*. « Elle montre un risque multiplié par 1,5 ou 2 sur tous les événements », pas seulement les inflammations cardiaques bien connues chez les malades du Covid-19, observe Ariel Cohen, ancien président de la Société française de cardiologie. Chez les personnes testées positives (plus de 150 000 ont été observées), le risque d’AVC est ainsi multiplié par 1,52 dans l’année suivant l’infection, le risque d’embolie pulmonaire par 2,93, celui de syndrome coronarien aigu par 1,72.

  • #Covid-19 : la mauvaise surprise des infections à répétition
    https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Covid-19-mauvaise-surprise-infections-repetition-2022-04-07-1201209169

    « la plupart des personnes qui ont été contaminées à deux reprises sur les 3 derniers mois l’ont été par deux variants différents, d’abord Delta à la fin de l’année dernière, et maintenant Omicron ».
    « Ils sont suffisamment distincts pour que les anticorps produits lors de l’infection à Delta aient du mal à reconnaître Omicron. […]

    « ces dernières semaines, d’autres, plus rares, ont eu la mauvaise surprise d’être infectés deux fois par Omicron, d’abord par le sous-variant BA1, puis par son « frère », BA2 ». […]

    « on a su très tôt que l’immunité conférée par #Omicron est assez basse, ce qui est en quelque sorte la contrepartie d’une infection globalement plus légère. Majoritaire en janvier, BA1 a été supplanté par BA2, ce qui a créé une sorte de sous-vague ».

    [le #vaccin] « continue d’être utile, car il protège toujours des formes graves. […] ».

    « l’#immunité globale acquise par les infections et la vaccination font que nous ne sommes pas dans la même situation qu’il y a 2 ans. Cet acquis existe bel et bien, et s’il ne protège pas des infections, il nous préserve des formes graves et donc du risque de saturation des hôpitaux. Quant au risque d’être réinfecté, il reste moins important que celui d’être infecté tout court , surtout si l’on n’a pas de schéma vaccinal complet ». […]

    « se contaminer massivement comme on le fait depuis la levée des restrictions, c’est courir le risque de multiplier les cas de “#Covid_long”. Et une chose est sûre : ce problème de #santé_publique est devant nous ».

  • Dominique Costagliola : « Le #storytelling de McKinsey sur le #Covid n’est pas scientifique » - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/dominique-costagliola-le-storytelling-de-mckinsey-sur-le-covid-n-est-pas-sc

    Il y a quand même déjà près de 18 000 #morts du Covid depuis le début d’année. Cent personnes meurent en moyenne tous les jours en ce moment. Mais cela ne pose aucun problème à personne. A ce rythme, le nombre de décès à la fin de l’année sera considérable - peut-être encore 40 000 !

    Par le passé, on a adopté des mesures en matière de #sécurité routière, notamment avec l’obligation du port de la ceinture, alors qu’il y avait moins de décès que cela. Chaque mort évitable est un échec. Il faut bien sûr une balance, en prenant en considération l’ensemble des facteurs. On constate aujourd’hui une #désorganisation dans certains secteurs, comme les compagnies aériennes, au Royaume-Uni, du fait des absences pour Covid. Donc, l’absence de mesure peut avoir un effet économique délétère. Aujourd’hui, on ne discute pas des enjeux globaux. Et si une part de ces personnes contaminées développent des pathologies dans le futur, cela nous coûtera plus cher, y compris en termes de capacité de travail.

    Pour l’instant, il y a des incertitudes sur les #Covid_longs, sur les effets neurologiques ou cardiovasculaires à moyen terme de l’infection. Mais on ne peut pas faire comme si cela n’existait pas. On ne voit jamais la logique scientifique des décisions prises par le gouvernement. Au final, elles sont toujours basées sur l’opinion d’une seule personne, le président, alors que les décisions de santé publique devraient être collectives.

    • Le cabinet McKinsey, qui fait aujourd’hui l’actualité, avait même publié un rapport en octobre dernier, « Pandemic to endemic, how the world can learn to live with Covid-19 », dans lequel le masque est présenté comme une contrainte. En faisant cela, on ne réussira jamais, comme en Asie, à dire aux personnes touchées par une maladie infectieuse respiratoire qu’il est recommandé de mettre un masque pour éviter de contaminer ses voisins. McKinsey n’a aucune compétence en santé publique. Avec un tel message dépeignant le masque comme une contrainte, on tue définitivement un outil de prévention dont on pourrait pourtant avoir à nouveau besoin bientôt.

      […]

      Je comprends qu’il ne peut pas y avoir uniquement des aspects sanitaires dans les décisions prises par les responsables politiques. Il y a un équilibre à gérer. Mais il faudrait au moins qu’une partie de leur raisonnement soit basée sur des éléments scientifiques et de santé publique, c’est-à-dire sur l’idée d’une solidarité vis-à-vis des personnes les plus fragiles. Le masque pourrait servir dans le futur. Mais on a tiré à boulet rouge sur lui.