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    Grèce : plus de 250 migrants secourus au large de la Crète en 3 jours
    Par La rédaction Publié le : 06/08/2026
    En trois jours, entre le 3 août et le 5 août, 267 migrants sans papiers ont été secourus par les gardes-côtes grecs au large de la Crète. Depuis des mois, la Crète connaît une forte augmentation des arrivées illégales de migrants venus de Libye. En 7 mois, un peu plus de 10 000 migrants ont débarqué sur l’île du sud de la Grèce.
    Les communiqués des gardes-côtes grecs s’enchaînent ces derniers jours. Le 5 août, les autorités maritimes ont porté assistance « à un bateau avec des ressortissants étrangers en détresse, repéré par un avion de Frontex à 37 milles nautiques au sud d’Ierapetra », en Crète. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la police côtière hellénique (HCPP) a appareillé, repéré le bateau et secouru 45 ressortissants étrangers (tous des hommes) à son bord. »
    Le même jour, « 56 étrangers (49 hommes, 3 femmes et 4 mineurs) ont été secourus par un navire de sauvetage [...] jusqu’au port de Kokkinos Pyrgos », en Crète. « Ils avaient quitté la région de Tobrouk, en Libye, le 3 août 2026 à midi, après avoir payé chacun 14 000 dinars libyens pour leur traversée vers la Grèce », précise le communiqué.Le 5 août toujours, « les gardes-côtes de Gavdos ont localisé 34 étrangers (tous des hommes) sur la plage de Lakoudi. Ils ont d’abord été conduits dans un centre d’hébergement temporaire à Gavdos, puis transférés vers un centre d’hébergement temporaire à Agia Chania. »
    La veille, le 4 août "une embarcation transportant des passagers étrangers en difficulté [a été repérée] à 8 milles nautiques au sud-ouest de Gavdos. Un navire des forces Frontex s’est immédiatement rendu sur place, a localisé l’embarcation et a secouru 33 passagers étrangers (tous des hommes)."Le 4 août toujours, les autorités maritimes grecques ont alerté sur le fait « qu’une vedette de patrouille [...] a localisé une embarcation et a secouru les 50 passagers étrangers (43 hommes, 2 femmes et 5 mineurs) » au sud de la Crète. Une enquête préliminaire a été ouverte.Le bateau de migrants avait été repéré par un navire des garde-côtes grecs à 105 kilomètres au sud-est de Kaloi Limenes, un village portuaire non loin d’Héraklion, avec l’aide d’un drone de l’agence des frontières de l’Union européenne Frontex". Les migrants ont été transférés au port de Kokkinos Pyrgos, au sud de l’île, "où les autorités ont entamé les procédures d’identification et d’enregistrement."Enfin, ce même jour également, « vers midi, les autorités portuaires d’Ierapetra ont été informées de la présence d’étrangers » sur l’île de Chrysi, au sud de la Crète. « Un patrouilleur de la garde côtière grecque s’est rendu sur place, où il a repéré et secouru 44 étrangers (40 hommes, 3 femmes et 1 mineur) ».
    La veille, le 3 août, les autorités avaient repéré « la présence d’une embarcation avec des étrangers à bord en difficulté, à 30 milles nautiques au sud d’Agia Galini [en Crète]. Une vedette de patrouille [...] s’est immédiatement rendue sur place et a localisé et secouru 33 étrangers (32 hommes et 1 femme). Les rescapés ont d’abord été conduits en toute sécurité au port d’Agia Galini, puis aux installations de l’ancienne autorité portuaire de Réthymnon », peut-on lire sur le communiqué des gardes-côtes.Le même jour, nouveau bulletin d’information sur le site de la garde côtière. « Les autorités portuaires de Kaloi Limenes et d’Ierapetra ont été informées par le Centre conjoint de coordination des opérations de recherche et de sauvetage (EKSED) [...] de la nécessité de porter assistance à une embarcation transportant des étrangers en difficulté ». Cette embarcation avait été localisée par un avion de Frontex au sud de Kaloi Limenes. « Immédiatement, une vedette de patrouille de la LS-EL.AKT. s’est rendue sur place et a secouru cinq étrangers (quatre hommes et un mineur) ».
    Le sud de la Crète a connu une forte augmentation des arrivées illégales de migrants ces derniers mois, de nombreux bateaux partant des côtes est-libyennes. Cette hausse a entraîné de fréquentes opérations de sauvetage menées par les garde-côtes grecs et Frontex.Selon le Haut Commissariat des réfugiés à l’ONU (UNHCR), plus de 10 000 migrants sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. « Les flux globaux, par rapport à 2025, montrent une stabilité en termes de chiffres », écrit la presse grecque. La plupart des arrivants viennent du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Dans une tribune publiée mardi dans Politico, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé l’Union européenne à autoriser la suspension temporaire des enregistrements de demandeurs d’asile lors d’arrivées massives et soudaines, arguant que les États membres ont besoin d’une plus grande flexibilité pour gérer les pressions migratoires. Au mois de juillet 2025, le gouvernement grec avait décidé de suspendre unilatéralement les demandes d’asile pour toute personne arrivant illégalement en Crète, face à la hausse des arrivées depuis la Libye : 7 300 arrivées entre janvier et juillet 2025 contre 4 900 sur l’ensemble de l’année 2024. La mesure avait duré trois mois, l’enregistrement des demandes avait repris le 14 octobre

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  • Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi - InfoMigrants
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    Plus de 400 migrants ont débarqué en Crète depuis lundi
    Par La rédaction Publié le : 24/07/2026
    Selon les gardes-côtes helléniques, 419 migrants ont atteint les côtes de l’île de Crète, en Grèce, depuis lundi. Certains ont été interpellés sur les plages et des dizaines d’autres ont été secourus en mer. D’après de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye.
    Depuis le début de la semaine, il n’y a pas eu un jour sans intervention des gardes-côtes. Que ce soit en mer ou sur les plages, les autorités grecques ont intercepté 419 migrants depuis lundi 20 juillet.La dernière intervention en date remonte à ce vendredi 24 juillet, lorsqu’un navire de Frontex a secouru 42 migrants au sud de l’île de Crète, ont indiqué les autorités. Le bateau de l’agence européenne a mené l’opération de sauvetage avec l’aide de trois cargos naviguant dans la zone. La veille, 52 étrangers (49 hommes et 3 mineurs) avaient déjà été secourus par une vedette de la police côtière hellénique et conduits au port d’Agia Galini, et mercredi, 42 autres avaient été pris en charge entre l’Europe et la Libye.
    Mardi, 130 migrants répartis sur trois embarcations ont également été secourus en mer, et les autorités ont également procédé à l’arrestation de 37 exilés ayant réussi à accoster en Crète. Lundi, 118 personnes ont été interpellées après leur débarquement sur cette même île. Selon de nombreux rescapés, les embarcations étaient parties de Tobrouk, en Libye, moyennant des sommes comprises entre 1 500 et 3 000 dollars pour leur transport vers la Grèce.
    Route de Tobrouk Cette route migratoire s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, plus de 9 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période.
    Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé début février qu’il allait ouvrir trois centres d’accueil sur l’île grecque. Le premier sera construit à l’est de la Crète, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de La Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, avait précisé le ministre des Migrations. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    Ces centres d’accueil ouvrent notamment car le Parlement grec a voté une loi pour la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui est entré en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce texte législatif introduit des mesures strictes visant à réformer les contrôles aux frontières, à accélérer le traitement des demandes d’asile et les expulsions de personnes déboutées. Il va aussi permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. La Grèce a d’ailleurs réalisé « des progrès significatifs » dans la mise en œuvre du nouveau pacte européen sur la migration et l’asile, a déclaré la Commission européenne mi-juillet. Elle a félicité la Grèce pour l’adoption de la nouvelle législation nationale, la publication de directives opérationnelles, la formation de personnel et les préparatifs dans les premiers centres d’accueil. Le rapport encourage également l’augmentation des capacités d’accueil en Crète et les dispositions prises pour transférer les demandeurs d’asile sur le continent afin de respecter les nouveaux délais fixés par le Pacte

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  • Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos - InfoMigrants
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    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont débarqué sur les îles de Crète et Gavdos
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2026
    Depuis le 1er juin, près de 500 migrants ont atteint les côtes des iles grecques de Crète et Gavdos. Certains ont été interceptés après leur débarquement, d’autres ont été secourus. Tous étaient partis de Libye. Et depuis le début de l’année, au total, presque 6 000 personnes ont débarqué en Crète.Les arrivées se poursuivent sur les îles grecques de Crète et Gavdos. Depuis le 1er juin, 493 exilés ont atteint les côtes grecques, ont indiqué les gardes-côtes dans plusieurs communiqués. Les premières arrivées ont eu lieu durant la nuit du 31 mai au 1er juin.
    Aux premières lueurs du jour, un patrouilleur des gardes-côtes et un cargo battant pavillon des Bahamas ont secouru « 35 passagers étrangers (33 hommes et 2 femmes) ». Selon les personnes secourues, elles sont parties de Tobrouk, en Libye, aux premières heures du 31 mai 2026, après avoir payé chacune entre 1 500 et 3 500 dollars pour la traversée.
    Quelques heures plus tard, les gardes-côtes ont à nouveau été sollicités pour porter assistance à 25 exilés au large de Gavdos.
    Dans le même temps, un cargo battant pavillon bélizien a secouru 44 migrants – 43 hommes et 1 mineur – au large de la Crète. Ces derniers ont ensuite été transférés au port de Kali Limenes, au sud.
    Les opérations se sont poursuivies le soir même. Après le signalement d’une embarcation en difficulté, les gardes-côtes sont intervenus et ont secouru 55 exilés. Tous ont été transportés au port d’Ierapetra (sud-est de la Crète) avant d’être conduits vers un centre d’hébergement temporaire de Kalogeros, au centre de l’île.Le lendemain, le 2 juin, deux opérations ont eu lieu. Durant la première, 33 passagers étrangers ont été pris en charge par un navire de Frontex à 37 milles nautiques au sud de Gavdos. Et à la mi-journée, l’agence européenne est repartie en mer afin de porter assistance à 39 personnes.Enfin, mercredi 3 mai, trois groupes de migrants ont atteint les côtes de l’ile grecque. Tout d’abord, 182 exilés - 170 hommes, 5 femmes et 7 mineurs - ont été découverts « sur une côte rocheuse entre les plages de Katarti et Salamia, dans la commune de Gortys », au sud de l’île, ont indiqué les gardes-côtes grecs dans un communiqué.
    Ils avaient quitté la Libye depuis la ville de Tobrouk le lundi 1er juin, « moyennant des sommes comprises entre 3 000 et 10 000 dollars pour leur transport vers la Grèce », ajoutent les gardes-côtes qui précisent qu’un Egyptien de 36 ans « identifié par les autres passagers du bateau comme étant le passeur » a été arrêté.Ensuite, un navire de Frontex a localisé et secouru une embarcation comptant 38 passagers, dont deux femmes et un mineur.Puis 42 exilés ont été interpellés après leur débarquement à Paleochore. Ils ont été immédiatement conduits au centre d’hébergement temporaire d’Agia, à la Canée.
    Tous ces exilés avaient emprunté la route de Tobrouk, une route migratoire qui s’est considérablement développée l’an dernier. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %.Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, près de 6 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période. Rien que la semaine dernière, en seulement deux jours, plus de 700 migrants sont arrivés en Crète et sur la petite île de Gavdos après avoir été secourus en mer par les gardes-côtes grecs.
    Le 29 mai, le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, connu pour sa ligne dure, a menacé de prendre des mesures « très sévères », sans donner plus de précisions. « Nous prendrons des mesures très strictes, dont nous avons déjà discuté avec le Premier ministre, bien plus sévères que la simple suspension de la procédure d’asile », a-t-il dit.
    Pour rappel, en août 2025, alors que les arrivées par la route de Tobrouk étaient nombreuses, les autorités avaient décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord.
    La route de Tobrouk reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Fin mars, 22 exilés sont morts durant cette traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues

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  • Grèce : plus de 700 migrants débarquent en Crète en deux jours - InfoMigrants
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    Grèce : plus de 700 migrants débarquent en Crète en deux jours
    Par La rédaction Publié le : 29/05/2026
    En seulement deux jours, mercredi et jeudi, plus de 700 migrants sont arrivés en Crète et sur la petite île de Gavdos après avoir été secourus en mer par les gardes-côtes grecs. La route de Tobrouk, qui mène de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est considérablement développée l’an dernier : près de 20 000 personnes ont débarqué sur cette île grecque, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de 200 %.Les derniers jours ont été chargés au large de la Crète et de sa voisine, la petite île de Gavdos. Entre mercredi 27 et jeudi 28 mai, plus de 700 migrants sont arrivés sur ces deux îles grecques après avoir été secourus en mer, selon des communiqués des gardes-côtes grecs.
    Mercredi, quatre opérations ont permis de porter assistance à 165 personnes. Et pour la seule journée de jeudi, 611 exilés ont été pris en charge par les autorités grecques au cours de 13 opérations de sauvetage.À leur arrivée au port, les migrants ont été envoyés dans des structures temporaires de Crète, en attendant leur transfert vers le continent. L’île ne dispose en effet pas de structures d’accueil. Ainsi, les exilés qui viennent de débarquer ne passent que quelques nuits en Crète avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Le gouvernement grec a annoncé en début d’année l’ouverture de trois centres d’accueil en Crète : deux temporaires et un permanent. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.
    Depuis l’an dernier, les arrivées de migrants ont explosé en Crète. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés sur l’île et sur sa voisine Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %.Pour atteindre la Crète, les exilés partent de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye. La route dite de Tobrouk s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée. En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisait via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre. Et l’année 2026 semble suivre la même tendance : depuis le 1er janvier, environ 5 000 personnes ont débarqué en Crète - un chiffre stable par rapport à l’an dernier à la même période. En comparaison, près de 3 000 migrants ont débarqué sur les îles de la mer Égée depuis le 1er janvier 2026, selon les chiffres du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
    La route de Tobrouk reste particulièrement dangereuse. Environ 300 km séparent la ville de l’est libyen à la Crète et aucun navire humanitaire ne sillonne la zone, trop vaste. Fin mars, 22 exilés sont morts durant cette traversée de la Méditerranée après six jours d’errance en mer. Leurs corps « ont été jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », selon les gardes-côtes grecs. Seules 26 personnes du même canot ont pu être secourues.Pendant le voyage, « les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », toujours d’après la garde-côtière. Les 48 personnes à avoir pris place dans l’embarcation ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, « a entraîné la mort par épuisement de 22 personnes ».
    Début mars, quatre migrants sont morts et 26 autres sont portés disparus après un « accident de bateau » en Méditerranée, au sud de la Crète, avait annoncé le HCR.Fin février, quatre autres exilés avaient déjà péri entre la Libye et la Crète. Les gardes-côtes grecs avaient repêché le 21 février les dépouilles de trois hommes égyptiens et celle d’une femme soudanaise après le naufrage de leur embarcation. Par ailleurs, au moins 30 personnes sont portées disparues. Le canot transportait 50 migrants, dont 21 Égyptiens, d’après le ministère égyptien des Affaires étrangères.
    Face à la hausse des arrivées, le gouvernement grec a pris plusieurs mesures pour tenter d’enrayer le phénomène.En juillet 2025, Athènes a annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août, les autorités ont décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris. En septembre 2025, le gouvernement a aussi voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros.Le 12 mai dernier, les autorités ont a par ailleurs annoncé un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Le texte prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile et d’expulsion, notamment en triant les migrants en fonction de leur profil, s’ils peuvent prétendre ou non à l’asile selon leur pays d’origine.
    Le gouvernement vise particulièrement les ressortissants d’Égypte, du Pakistan et du Bangladesh, nombreux à atteindre la Crète depuis la Libye. « La plupart [de ces personnes] n’ont pas le droit à l’asile », avait affirmé le ministre grec des Migrations Thanos Plevris, en février. La Grèce est par ailleurs en pourparlers avec ces trois États pour faciliter le retour de ces migrants dans leur pays d’origine, et entend créer prochainement, avec d’autres pays européens, un centre de retour dans un pays tiers hors de l’UE

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  • Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen - InfoMigrants
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    Accélérer les expulsions de migrants : la Grèce annonce un nouveau projet de loi dans le cadre du Pacte migratoire européen
    Par La rédaction Publié le : 13/05/2026
    Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des « hubs de retour » dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.
    Le gouvernement grec a annoncé mardi 12 mai un projet de loi sur la mise en œuvre dans le pays du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur au sein de l’Union européenne (UE) le 12 juin. Ce nouveau texte est « une réforme globale du cadre national pour la gestion de l’immigration clandestine, de l’asile et des retours » en Grèce, indique le ministère des Migrations dans un communiqué.La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé.
    Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est « manifestement infondée » seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un « acte de retour » soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.Les exilés venant de pays qui ne délivrent pas de laissez-passer, indispensable à une expulsion, seront, eux, envoyés dans des « hubs de retour » situés dans des États en dehors de l’UE.
    Selon le site Newsit.gr, la Grèce, en coopération avec l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, va prochainement lancer la création d’un centre de retour conjoint dans un pays tiers hors de l’Union. La structure construite vraisemblablement dans un État africain, devrait être opérationnelle en 2027, signale le média grec.
    Cette disposition est rendue possible par le nouveau « règlement retour » adopté par le Parlement européen en mars dernier qui prévoit notamment la création de « hubs de retour » hors des frontières de l’UE.Par ailleurs, le gouvernement grec envisage d’accélérer l’examen des demandes d’asile aux frontières afin d’expulser plus rapidement les exilés déboutés. Les dossiers devront être traités sous 12 semaines maximum, indique encore le site Newsit.gr.
    Avec ce texte, le gouvernement entend « s’adapter au nouveau cadre européen, en créant un système qui combine la protection efficace des frontières, l’examen rapide des demandes de protection internationale et la mise en œuvre effective des retours pour ceux qui n’ont pas le droit de rester », affirme le ministère des Migrations dans son communiqué. « La politique migratoire du pays repose sur des règles claires : la protection pour ceux qui y ont réellement droit, mais aussi des procédures de retour immédiates et efficaces pour ceux qui ne sont pas admissibles à la protection internationale ou à la résidence légale ».La Grèce est un des principaux points d’arrivées des migrants irréguliers dans l’Union européenne. La route dite de Tobrouk, qui va de cette ville de l’est libyen à la Crète, s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.
    En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisaient via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre des Migrations.Au total en 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Et depuis le 1er janvier, on compte déjà près de 3 500 arrivées en Crète, soit plus de la moitié des 6 270 migrants entrés sur le territoire grec par la mer. La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan, d’Égypte et du Bangladesh. Ces deux dernières nationalités sont particulièrement visées par le nouveau projet de loi du gouvernement grec, qui estime que ces ressortissants ne peuvent prétendre à l’asile et doivent donc être renvoyés le plus rapidement possible.

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  • Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète - InfoMigrants
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    Grèce : 22 migrants meurent après 6 jours d’errance en mer en tentant d’atteindre la Crète
    Par La rédaction Publié le : 30/03/2026
    Vingt-deux migrants sont morts au cours de six jours d’errance de leur embarcation pneumatique en mer Méditerranée et leurs corps ont été jetés à l’eau, ont annoncé vendredi soir les gardes-côtes grecs. Le canot dans lequel ils se trouvaient étaient partis de l’est de la Libye avec l’espoir de rejoindre la Crète. Seules 26 personnes ont pu être secourues.Les gardes-côtes grecs ont annoncé, dans un communiqué publiée dans la soirée de vendredi 27 mars, qu’un navire de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, avait secouru la veille 26 migrants, dont une femme et un mineur, au large d’Iérapetra, ville du sud de la Crète. Selon l’AFP, parmi ces naufragés on compte 21 Bangladais, un Tchadien et quatre Sud-Soudanais.Deux personnes ont été transportées à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète, a précisé la garde-côtière qui n’a pas révélé la nature de leurs blessures.D’après les rescapés, 22 exilés sont morts durant la traversée de la
    Le canot, chargé de 48 exilés, était parti de Tobrouk, à l’est de la Libye, le soir du 21 mars avec destination la Crète, ont indiqué les rescapés. Mais pendant le voyage, « les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », ajoute la même source. Ces 48 personnes ont en outre subi « des conditions météorologiques défavorables » qui, ajoutées au manque de vivres et d’eau douce, « a entraîné la mort par épuisement de 22 personnes », a expliqué un porte-parole des gardes-côtes contacté par l’AFP. Deux personnes, considérées comme des passeurs, ont été arrêtées par les policiers grecs. Il s’agit de deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence ».
    Ce genre de drames est de plus en plus fréquent sur la route dite de Tobrouk, qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète et la petite île de Gavdos. Début mars, quatre migrants sont morts et 26 autres sont portés disparus après un « accident de bateau » en Méditerranée, au sud de la Crète, avait annoncé le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Une semaine plus tôt, quatre autres exilés avaient déjà péri entre la Libye et la Crète. Les gardes-côtes grecs avaient repêché le 21 février les dépouilles de trois hommes égyptiens et celle d’une femme soudanaise après le naufrage de leur embarcation. Par ailleurs, au moins 30 personnes sont portées disparues. Le canot transportait 50 migrants, dont 21 Égyptiens, d’après le ministère égyptien des Affaires étrangères. En décembre, 17 migrants avaient été découverts morts à l’intérieur de leur embarcation qui prenait l’eau et était en partie dégonflée au sud-ouest de la Crète. Seuls deux survivants avaient été retrouvés par les autorités grecques qui avaient affirmé que 15 personnes étaient en outre mortes noyées et dont les corps n’ont jamais été retrouvés.
    La route de Tobrouk s’est largement développée l’an dernier, au dépend de celles arrivant aux îles de la mer Égée. Près de 20 000 personnes sont arrivées en 2025 de manière irrégulière en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques. Soit une augmentation de plus de 200 %. C’était six fois plus que les arrivées à Lesbos (3 777) et quatre fois plus qu’à Samos (4 747), selon les données du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Et depuis le 1er janvier 2026, on compte déjà 2 024 arrivées en Crète, toujours d’après les les chiffres du HCR.
    La majorité des migrants débarqués en Crète sont originaires du Soudan et d’Égypte. Sans perspective d’avenir dans leur pays plongé dans une crise économique, plus de 17 000 Égyptiens ont atteint les côtes européennes par la Méditerranée l’an dernier, ce nombre les plaçant en tête de la migration irrégulière du continent africain vers l’Europe, notamment vers la Grèce et l’Italie

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  • EU doubles pullback system in Libya: Renegade Benghazi to receive control centre and coastguard equipment

    Control centre and surveillance tower: the EU is copying its backdoor model from western Libya to the east. Notorious militias are to intercept refugees on a new route to Crete.

    Following a landmark ruling by the European Court of Human Rights (ECtHR) in 2012, EU member states are prohibited from pushing back to Libya people intercepted in boats in the central Mediterranean while on their way to Europe. To circumvent this obstacle, Italy and the European Commission have constructed a legal and operational backdoor: using funds from Brussels, the Italian Ministry of the Interior and the navy installed a Maritime Rescue Coordination Centre (MRCC) in Libya from 2017 onwards, which can be contacted by the coastguards of European Mediterranean states to return boat refugees to Libya – something that, according to the official interpretation, does not violate the ECtHR ruling.

    The EU border agency Frontex provides aerial surveillance, as Libya itself has neither aircraft nor helicopters. Critics describe this interplay as “pullbacks”, in reference to the term “pushback”, which denotes the unlawful direct return of people to Libya by Frontex or coastguards from EU states.

    The EU now intends to establish the same system in eastern Libya as well – even though the two parts of the country, with their political centres in Tripoli and Benghazi, have been embroiled in a civil war since the fall of Muammar al-Gaddafi in 2011, which repeatedly flares up. The architect of this mirrored system is the military mission Irini, through which EU states have been operating off the eastern Libyan coast since 2021. However, as in Tripoli, the concrete establishment of a maritime control centre in Benghazi will be carried out by Italy, which has applied to Irini for a “quick impact project”. The possibility of such “quick impact projects” was provided for the first time in Irini’s mandate, renewed earlier this year. The advantage is that decisions and implementation of measures take place via shorter channels.

    The European External Action Service in Brussels is now expected to conclude an agreement with Italy’s Ministry of Foreign Affairs for the installation of an MRCC in Benghazi. Start-up funding of €3 million can then be drawn from the “European Peace Facility”. This was confirmed to “nd” by an EU official upon enquiry. This fund finances military and defence-related measures within the framework of the Common Foreign and Security Policy – such as the common costs of EU military operations or arms deliveries and training programmes for partner armed forces.

    However, Italy is to bear the lion’s share of the costs, of an as yet unknown amount, for the 18-month implementation phase. This also includes the installation of a tower with radar and surveillance technology, which is to be erected in Tobruk in eastern Libya – a main point of departure. This and other equipment delivered is to be taken over by the responsible Libyan authorities after the end of the project.

    The background to the Italian initiative is apparently the shift of the Libyan migration route from the west, where the coastguard is intercepting increasing numbers of people, to the more dangerous waters in the east. There, people from war-torn Sudan in particular are currently attempting to reach Crete – because in Libya, too, Black people are victims of hate crimes and abuse.

    Arrivals from eastern Libya have increased by around 60 per cent compared with 2024, amounting to more than 5,000 people in total. Almost as many people on the Tobruk–Crete route come from Egypt, which has for years successfully prevented crossings to Europe. The third-largest group among those departing by boat from the region are Bangladeshis, followed by Pakistanis.

    For Irini and its “lead nation” Italy, the shift of the migration route to eastern Libya is inconvenient. The EU military mission is primarily intended to enforce the UN arms embargo on Libya at sea, monitor illegal oil exports from the country, collect information on smuggling networks, and support the build-up of the Libyan coastguard and navy.

    The government in Rome, however, saw the small EU fleet and its reconnaissance aircraft off Libyan waters as an incentive (“pull factor”) for departures of boat refugees from Libya, and insisted on renaming the mission Sophia, which ran until 2021, to Irini and restricting the area of operations to waters off eastern Libya.

    This Irini area is now being crossed by the increasing flight movements. The number of distress-at-sea incidents there is reportedly over 100 this year. Although this was supposed to be excluded as far as possible under the new mandate, Irini has also had to participate in rescue missions itself – and subsequently bring the boat occupants to the European Union.

    Alarm Phone, which operates a hotline for refugees in distress at sea, does not believe that the EU’s new plans are about saving lives. “From a new control centre in Benghazi, as far as search and rescue is concerned, no more can be expected than from the one in Tripoli”, a spokesperson told “nd”. When it comes to urgent cases of distress at sea, help rarely comes from there. The structures in the west and east serve to organise pullbacks.

    The most recent trip by a high-level EU delegation has fuelled these concerns: at the beginning of December, the EU ambassador to Libya, Nicholas Orlando, and the Italian Irini fleet admiral met in Benghazi with the notorious General Khalifa Haftar, who had once launched the civil war against the internationally recognised government in the west. The topic was the expansion of cooperation “including strengthening border security on land and at sea” as well as combating “transnational networks of migrant smuggling and trafficking”.

    A Libyan newspaper reported that the EU delegation had lavishly praised the efforts of the military “to protect its land and sea borders”. Haftar’s sons Khaled and Saddam, who hold high military ranks, are also said to have attended the reception with Ambassador Orlando.

    It remains unclear which eastern Libyan authorities are to benefit from the new “quick impact project” in terms of border surveillance and the operation of control centres. Neither the European Commission nor the Council provided concrete information in response to an enquiry from nd – Italy’s Ministry of Foreign Affairs did not respond at all. An EU official did state, however, that an MRCC in Benghazi would have to be set up as a civilian centre. Presumably, however, it will be run by military structures and militias connected to them – as is also the case in western Libya in the EU-funded SIBMMIL project.

    This would also mean that the eastern Libyan Tariq Bin Ziyad Brigade (TBZ) would benefit from the new MRCC. Human rights organisations accuse it of war crimes, torture and violence against migrants. The militia is said to have been responsible in mid-October for an armed attack on a boat carrying refugees – at the time when a delegation from eastern and western Libya was visiting Frontex headquarters and subsequently the Commission in Brussels. Officially, the Commission declined to comment substantively on this “technical dialogue” – unofficially, however, “nd” learned that members of the coastguard, border troops and the Department for Combating Illegal Migration (DCIM) from the east took part.

    As is customary with such projects, a feasibility study must first be carried out for the maritime control centre in Benghazi and the watchtower in Tobruk, after which the procurement procedure will be prepared. Implementation then requires a contract with the authorities in Benghazi, which would probably – as already in the SIBMMIL project in western Libya – be signed by Italy. Only then can equipment be delivered and training measures officially begin.

    However, a first such training course for MRCC operators already took place at the end of September 2025 at an Italian naval base in Taranto in Apulia – initially with the location and date kept confidential. It presumably conveyed knowledge of maritime IT and navigation systems as well as the associated technical terminology in English.

    The German Bundeswehr is with its navy also part of Irini – currently with soldiers at the command headquarters in Rome and a reconnaissance aircraft. Germany is not currently involved in the “support for capacity-building” or the training of the Libyan coastguard or navy, according to a response to an enquiry from “nd”. Whether this will also apply in future cannot be inferred from the reply: in any case, the Bundeswehr does not intend to conduct “training on site” or train Libyan military personnel in Germany – participation in courses in Italian Taranto, however, would not be ruled out.

    https://digit.site36.net/2026/01/06/eu-doubles-pullback-system-in-libya-renegade-benghazi-also-to-receive-
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  • Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69981/crete--quatre-migrants-meurent-dans-le-naufrage-de-leur-embarcation-au

    Crète : quatre migrants meurent dans le naufrage de leur embarcation au sud de l’île
    Par La rédaction Publié le : 23/02/2026
    Quatre migrants ont été retrouvés morts au large du sud de l’île de Crète après le naufrage de leur embarcation, samedi 21 février, selon les autorités portuaires grecques. Trois corps d’hommes ont été retrouvés au sud de la ville de Kala Limenas et ramenés à terre par un navire de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières. Le corps d’une femme a été repêché plus tard, ont précisé les gardes-côtes dans leur communiqué. « Il s’agissait d’une ressortissante soudanaise de 28 ans. Le corps a d’abord été transporté au port d’Agia Galini, puis à l’hôpital universitaire d’Héraklion pour une autopsie », peut-on lire dans le document.
    D’autre part, vingt migrants ont été secourus après le naufrage de leur embarcation dans cette même zone maritime par un navire commercial dépêché sur place sur ordre du Centre grec de recherche et de sauvetage. Parmi les survivants - essentiellement des Soudanais et des Égyptiens - se trouvaient quatre mineurs, selon l’agence de presse grecque Ana.
    La chaîne de télévision publique Ert a expliqué que l’accident s’est produit précisément au moment où ce navire commercial s’est approché de l’embarcation en bois. Alors que les passagers tentaient de monter sur les échelles lancées par le bateau, un brusque mouvement de foule vers un côté de l’embarcation a provoqué son chavirement. Selon les témoignages, l’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, était partie de Tobrouk, en Libye.
    Les recherches pour retrouver d’éventuels survivants se poursuivaient ce lundi 23 février avec des patrouilleurs et un avion de Frontex. Par ailleurs, une seconde embarcation transportant une quarantaine de migrants a été repérée le même jour dans la zone, déclenchant une nouvelle opération de sauvetage.
    Plus de 18 000 arrivées en Crète en 2025
    Depuis plus d’un an, des migrants tentent de rejoindre la Crète, porte d’entrée dans l’Union européenne (UE), depuis la Libye. En 2025, plus de 18 000 personnes sont arrivées de manière irrégulière en Crète, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques - bien plus que les autres îles de la mer Egée.
    Face à la hausse des arrivées, le gouvernement conservateur grec va ouvrir d’ici le printemps trois centres temporaires pour migrants en Crète.
    La traversée de la mer Égée s’avère périlleuse. Le 12 février, trois personnes sont mortes et quatre autres ont été portées disparues après le naufrage de leur embarcation en mer Égée, au large de la Turquie. La semaine d’avant, quinze migrants, dont quatre femmes, avaient été tués lors d’une collision avec un patrouilleur des gardes-côtes grecs au large de l’île de Chios, à quelques encablures des côtes turques. Le 29 décembre, les garde-côtes grecs avaient aussi repêché le corps d’une femme de 22 ans. Trois jours plus tôt, un garçon était porté disparu, après une traversée de son canot depuis la Turquie. Au total, en 2025, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a recensé 107 personnes mortes ou disparues dans les eaux grecques.

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  • La Grèce va ouvrir trois centres pour migrants en Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69617/la-grece-va-ouvrir-trois-centres-pour-migrants-en-crete

    La Grèce va ouvrir trois centres pour migrants en Crète
    Par La rédaction Publié le : 03/02/2026 Dernière modification : 04/02/2026
    Le gouvernement grec va ouvrir d’ici le printemps deux centres temporaires pour migrants en Crète, et une autre structure permanente, selon la presse locale. L’île a connu en 2025 une hausse de 200 % des arrivées d’exilés venus de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye. Le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, a annoncé, lundi 2 février, que trois centres pour migrants allaient prochainement être ouverts en Crète, selon la presse locale. Le premier sera construit à l’est de l’île, dans la zone industrielle d’Héraklion ; et le deuxième à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, a précisé le ministre. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.
    La Crète, confrontée à une forte hausse des arrivées de migrants l’an dernier, ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits sur l’île avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale.
    Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile. Avec ce nouveau processus, le gouvernement vise particulièrement les ressortissants d’Égypte, du Pakistan et du Bangladesh. « La plupart [de ces personnes] n’ont pas le droit à l’asile », a insisté lundi Thanos Plevris. La Grèce est par ailleurs en pourparlers avec ces trois États pour faciliter le retour de ces migrants dans leur pays d’origine.
    En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Parmi ces personnes, 7 300 étaient originaires du Soudan, plus de 7 000 d’Égypte et 3 500 du Bangladesh, d’après les données du ministre des Migrations. Pour atteindre la Crète, les exilés partent de la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye, située à 300 km de l’île grecque. La route dite de Tobrouk s’est largement développée l’année dernière au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée. En 2024, 78 % des arrivées en Grèce se faisait via les îles de la mer Égée, et seulement 8 % via la Crète. Alors qu’en 2025, 44 % des migrants sont arrivés en Grèce via la Turquie et 40 % en partant de Libye, selon le ministre.
    Face à cette hausse, les autorités locales se sont vite retrouvées débordées, et le gouvernement grec a rapidement tenté de dissuader les migrants de venir sur l’île.
    En juillet 2025, Athènes a annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. En août, les autorités ont décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris. Mais malgré cette reprise, « la situation politique ne change pas », expliquait début novembre à InfoMigrants Agapi Chouzouraki, chargée de plaidoyer à l’ONG du Conseil grec pour les réfugiés. « Le but du gouvernement est d’expulser un maximum d’étrangers hors de Grèce » rapportait-elle. En septembre, le gouvernement a aussi voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans de prison, et une amende de 10 000 euros. « Le message est clair […] Si votre asile est rejeté, vous avez deux choix : soit vous rentrez dans votre pays, soit vous irez en prison », avait déclaré le ministre des Migrations, Thanos Plevris, fin août

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#tobrouk#routemigratoire#asile#migrationirreguliere#sante

  • Méditerranée : l’UE va financer l’ouverture d’un centre de sauvetage dans l’est libyen pour intercepter les migrants en mer - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69469/mediterranee--lue-va-financer-louverture-dun-centre-de-sauvetage-dans-

    Méditerranée : l’UE va financer l’ouverture d’un centre de sauvetage dans l’est libyen pour intercepter les migrants en mer
    Par Leslie Carretero Publié le : 27/01/2026
    La Commission européenne va financer l’ouverture d’un centre de coordination de sauvetage maritime (MRCC) à Benghazi, dans l’est de la Libye. Sur le même modèle que l’accord signé avec Tripoli, les autorités de l’est libyen seront chargées d’intercepter les migrants en Méditerranée avant qu’ils n’atteignent les rives européennes. En 2025, la route de Tobrouk, qui relie cette ville de l’Est de la Libye à la Crète, s’est largement développée et l’île grecque a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024.
    Malgré les critiques sur son partenariat avec le gouvernement de l’ouest libyen, l’Union européenne (UE) entend dupliquer son modèle de lutte contre l’immigration illégale avec les autorités de l’est. Selon le quotidien allemand Neues Deutschland (ND), la Commission européenne s’apprête à signer un accord avec le gouvernement de l’est libyen, dirigé par le maréchal Khalifa Haftar, afin d’ouvrir un centre de coordination de sauvetage maritime (MRCC) à Benghazi.
    Et ce, alors que ce gouvernement n’est pas reconnu par l’UE. Mais « comme nous l’avons maintes fois affirmé, la Commission européenne est déterminée à travailler et à coopérer avec tous les acteurs clés en Libye pour relever les défis communs, notamment la gestion des migrations », déclare à InfoMigrants un porte-parole de l’institution européenne.
    « Ce centre contribuerait à la coordination des activités de recherche et de sauvetage des gardes-côtes libyens dans l’est du pays, conformément aux accords et normes internationaux », affirme la Commission européenne, confirmant ainsi les informations de ND.
    « Il est proposé, actuellement à l’étude, que cette initiative soit mise en œuvre par le biais de l’opération Irini, en pleine conformité avec le mandat actuel, et qu’elle bénéficie d’un soutien financier des États membres dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix (FEP) », poursuit la même source. Le montant prévu pour la construction de ce MRCC à Benghazi devrait s’élever à trois millions d’euros.
    L’Italie, à l’initiative de ce projet, doit prendre en charge la mise en œuvre du plan. « Cela comprend notamment l’installation d’une tour avec radar et technologie de surveillance, qui doit être construite à Tobrouk », précise le média ND.
    Le MRCC de Benghazi devrait fonctionner sur le même modèle que celui de Tripoli. Depuis un accord signé entre l’UE et Tripoli en 2017, les gardes-côtes libyens de l’ouest sont chargés de la coordination des sauvetages au large de leurs côtes. Une tâche qui incombait auparavant au MRCC de Rome ou de La Valette, à Malte. L’accord de 2017 prévoit que l’Italie équipe et forme les autorités libyennes pour intercepter en mer les exilés en route vers les côtes européennes.
    En 2025, plus de 26 000 migrants ont été arrêtés en Méditerranée centrale par les forces libyennes et renvoyés dans le pays, selon les chiffres de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un nombre en constante augmentation : en 2024, plus de 21 000 personnes avaient été interceptées, et 17 000 en 2023.
    Ces interceptions sont souvent émaillées de violences. À plusieurs reprises ces dernières années, les gardes-côtes libyens ont été accusés de faire usage de leurs armes lors de ces opérations.En février 2022, un migrant est mort et trois autres ont été blessés après des tirs des forces libyennes en direction de leur embarcation. Des navires humanitaires d’ONG ont également déjà été pris pour cible par des tirs libyens.
    Certaines interventions en mer ont même abouti à des drames. Le 6 novembre 2017, près de 20 personnes, des hommes, des femmes et des enfants, se sont noyées en Méditerranée en raison de l’inaction des autorités libyennes et de leur amateurisme.Les exilés ramenés contre leur gré en Libye se retrouvent généralement en prison où ils sont soumis à des traitements inhumains (tortures, passages à tabac, humiliations, viols, voire assassinats) dénoncés par de multiples organisations internationales.Depuis des années, la rédaction d’InfoMigrants reçoit des messages de personnes retenues captives en Libye et soumises à toutes sortes de tortures.
    Dans ce contexte, les ONG s’inquiètent de ce nouveau partenariat entre l’UE et Benghazi. Ce centre « n’est pas une structure dédiée au sauvetage, mais une salle opérationnelle pour coordonner les opérations d’interception et de capture en mer de personnes fuyant les gardes-côtes libyens, qui a permis au fil des ans le rejet indirect et la déportation de dizaines de milliers de personnes vers la Libye, en violation des droits humains fondamentaux », estime l’association italienne Mediterranea Saving Humans.
    « Bien que l’UE ne reconnaisse pas le régime de Haftar, elle étend son dispositif de repli à Benghazi. L’UE verse trois millions d’euros à des chefs de milices accusés de crimes de guerre pour enlever et maltraiter des personnes tentant de traverser la mer », a pour sa part réagi Sea-Watch qui, avec son navire humanitaire, sillonne la Méditerranée centrale à la recherche d’embarcations en détresse.
    La Commission européenne rappelle de son côté à InfoMigrants que son « engagement en Libye a toujours consisté à soutenir une gestion globale et respectueuse des droits des migrants, y compris la protection des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile dans le plein respect des normes et règles internationales. Cela comprend le renforcement des capacités des acteurs libyens concernés pour sauver des vies et lutter contre les réseaux de passeurs, notamment par une coordination et des procédures opérationnelles en mer améliorées et conformes aux normes internationales ».
    Mais ces propos ne dissipent pas les craintes. D’autant que, comme le stipule le quotidien allemand ND, le nouveau MRCC sera construit dans une zone contrôlée notamment par la brigade Tareq Ben Zayed. « Avec le centre de Benghazi, le gouvernement italien exporte le modèle de Tripoli vers les territoires de Haftar, renforçant le rôle des milices responsables de graves violations des droits humains », a déclaré dans un communiqué Laura Marmorale, présidente de Mediterranea Saving Humans.
    La milice Tareq Ben Zayed, dirigée par le fils du maréchal Haftar, est accusée par les humanitaires d’être à l’origine d’une fusillade contre un canot de migrants en octobre 2025 au large de Malte. Les migrants, secourus par les autorités italiennes, ont affirmé avoir été victimes d’une « attaque armée » en pleine mer perpétrée par des Libyens. Trois exilés blessés ont nécessité « des soins médicaux urgents », avaient à l’époque indiqué les gardes-côtes italiens.
    Comme à l’ouest, les conditions de vie des migrants dans les centres de détention de la région de Tobrouk sont dénoncées par les défenseurs des droits. En septembre 2025, l’organisation Refugees in Libya a publié sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des dizaines de migrants entassés à même le sol dans un centre de détention de Tobrouk.
    Dans cette structure, « on est des centaines. Nous n’avons pas assez de nourriture ni d’eau. (...) La prison est pleine de maladies : gale, poux, démangeaisons... », racontait alors aux Observateurs de France 24 un migrant soudanais sorti quelques mois plus tôt de ce centre. « Il y a une zone dans la prison où les soldats battent les gens. Ils les frappent avec du métal. (...) Ils frappent et torturent ceux qui ne veulent pas entrer dans les bâtiments. Ils veulent aussi récupérer l’argent qu’on a ».
    L’ouverture prochaine d’un MRCC à Benghazi coïncide avec l’émergence d’une nouvelle route : celle de Tobrouk qui relie cette ville de l’est libyen à la Crète. En 2025, la Crète a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024. En incluant l’île voisine de Gavdos, près de 20 000 migrants ont débarqué sur l’une de ces deux îles au cours de l’année, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. En juillet, une délégation européenne en visite à Tripoli espérait rencontrer les autorités de l’est libyen. Mais les responsables politiques avaient été déclarés « persona non grata » et invités à quitter le territoire libyen à leur arrivée à l’aéroport de Benghazi. L’ordre avait été donné par le gouvernement de stabilité nationale (GNS), rival du gouvernement d’unité nationale (GNU) reconnu par la communauté internationale. Le premier contrôle la ville de Benghazi et le second celle de Tripoli.
    Dans un communiqué, le Premier ministre de l’est libyen, Oussama Hammad, avait qualifié cette visite de « violation flagrante des normes diplomatiques établies et des conventions internationales », et dénoncé des « actions qui ne tiennent manifestement pas compte de la souveraineté nationale de la Libye ». Quelques mois plus tard, les relations se sont quelque peu réchauffées. Début décembre, l’ambassadeur de l’UE en Libye, Nicholas Orlando, ainsi que l’amiral de la flotte italienne Irini à Benghazi, ont rencontré le général Khalifa Haftar, selon ND. Le thème de cette entrevue était le développement de la coopération « y compris le renforcement de la sécurité aux frontières terrestres et en mer » et la lutte contre les « réseaux transnationaux de trafic et de traite d’êtres humains ».

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  • Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours - InfoMigrants
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    Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours
    Par La rédaction Publié le : 29/12/2025
    Une jeune femme noyée a été repêchée par les gardes-côtes grecs ce lundi, lors d’une opération de recherche et de sauvetage en mer Égée, près de l’île de Samos. Ces derniers jours, l’activité des gardes-côtes grecs a été particulièrement intense plus au sud, du côté de la Crète et de Gavdos, avec plus de 840 exilés secourus en cinq jours. Plusieurs exilés, dont un mineur, sont toujours portés disparus. Lundi 29 décembre, les garde-côtes grecs ont repêché le corps d’une femme de 22 ans lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée au nord de l’île de Samos, dans l’est de la mer Égée, rapporte l’AFP d’une source de la police portuaire.
    Un navire, un hélicoptère et des équipes au sol ont été déployés pour cette opération lancée après qu’un groupe de rescapés a été découvert près de la plage de Petalides, sur la côte nord de l’île de Samos. Les rescapés ont indiqué aux autorités que quatre personnes qui voyageaient sur le même bateau qu’eux étaient disparues en mer.
    Selon l’AFP, 40 exilés étaient initialement à bord du bateau. Après la découverte du corps de la jeune femme, dont la noyade est rattachée à ce naufrage par les autorités grecques, les trois disparus manquants sont encore recherchés. L’île de Samos est située à moins de 10 km des côtes turques. Ces îles face à la Turquie demeurent une porte d’entrée en Europe, bien que les traversées depuis la Libye comme depuis la Turquie se soient intensifiées plus au sud, sur les routes maritimes de la Crète et de Gavdos, jusqu’à y devenir bien plus importantes ces derniers mois. En effet, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 16 770 exilés sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. Un chiffre bien supérieur à celui enregistré sur les autres îles de la mer Égée.
    La fin de semaine dernière a ainsi été marquée par une activité intense de sauvetage du côté de la Crète et de Gavdos. Au total, plus de 840 migrants ont été secourus par les gardes-côtes grecs en cinq jours au sud de la Crète, a annoncé samedi à l’AFP un porte-parole de la police portuaire. Les gardes-côtes ont porté secours à 131 migrants samedi matin qui se trouvaient à bord d’un bateau de pêche naviguant à 14 milles nautiques au sud de Gavdos. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils ont été transportés à bord de deux navires vers le port de Gavdos. Au total, dans la journée de samedi, 209 personnes migrantes ont été secourues, selon la radio publique grecque. La veille déjà, 395 autres personnes avaient été secourues vendredi au large de Gavdos, rapporte encore l’AFP.
    En 2025, la Crète a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024. En incluant l’île voisine de Gavdos, pas moins de 18 000 migrants ont débarqué sur l’une de ces deux îles au cours de l’année, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Cette augmentation s’explique par la hausse de la fréquentation de la route maritime de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye.
    En plus des trois personnes toujours recherchées ce lundi autour de Samos, la disparition d’un mineur a aussi été signalée la semaine dernière. Le 25 décembre, treize migrants ont été découverts sur la petite île inhabitée de Farmakonisi, située elle aussi face aux côtes turques, selon l’agence de presse grecque ANA. Après ce sauvetage, un garçon a été signalé disparu.
    Deux navires et un hélicoptère ont été déployés au-dessus de la zone pour tenter de retrouver la trace du mineur. Pour l’heure, les autorités grecques n’ont pas communiqué sur un quelconque succès de l’opération de recherche. Dans la même journée, 39 migrants, cette fois toujours en mer à bord de leur embarcation pneumatique, avaient été secourus au sud de la Crète. Ils ont été transportés sains et saufs vers le port de Kaloi Limenes, sur la côte sud de l’île. En plus des disparitions de ces derniers jours, l’hiver est meurtrier sur ces routes maritimes : le 6 décembre, 17 personnes avaient été retrouvées mortes au large de la Crète après le naufrage de leur embarcation.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#libye#mediterranee#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere#samos#crete

  • Grèce : trois fois plus d’arrivées de migrants en Crète sur un an - InfoMigrants
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    Grèce : trois fois plus d’arrivées de migrants en Crète sur un an
    Par Leslie Carretero Publié le : 22/12/2025
    Depuis le début de l’année, quelque 18 000 migrants sont arrivés en Crète et sur l’île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Cette augmentation s’explique par l’émergence d’une nouvelle route maritime, celle de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye.
    Vendredi 19 décembre, 539 migrants entassés sur un bateau de pêche ont été secourus par un navire de patrouille de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, et de la garde côtière grecque, près de la petite île de Gavdos. Les occupants du bateau, originaires du Bangladesh, du Pakistan, d’Égypte, d’Érythrée, de la Somalie, du Soudan et des territoires palestiniens, ont ensuite été déposés au port d’Agia Galini, en Crète, l’île grecque voisine située à une trentaine de kilomètres. Cette arrivée, bien qu’impressionnante par son nombre d’exilés présents à bord du bateau, n’est pas une exception. Ce week-end, les débarquements ont été nombreux dans la région : dimanche, 114 personnes ont accosté au port de Paleochora, en Crète, après un sauvetage en mer.
    La journée de samedi a été particulièrement intense aussi. Plus de 300 migrants ont été pris en charge au large de la Crète et de Gavdos au cours d’au moins huit opérations de sauvetage. Parmi ces exilés se trouvaient une mère de famille et son nourrisson d’à peine un mois, ont indiqué les gardes-côtes grecs dans un communiqué. Toutes deux, originaires du Soudan, ont été transférées à l’hôpital d’Agios Nikolaos, en Crète.
    Au total, en trois jours, ce sont donc près de 900 exilés qui ont atteint ces deux îles grecques. Selon la garde-côtière grecque, la grande majorité d’entre eux avait pris la mer depuis la ville de Tobrouk, à l’est de la Libye, en échange d’une somme comprise en 1 200 et 1 800 euros. Cette année, la route dite de Tobrouk, qui part donc de l’est de la Libye vers la Crète et Gavdos, s’est largement développée au dépend de celle passant de la Turquie vers les îles de la mer Égée.Depuis le début de l’année, plus de 18 000 personnes sont arrivées de manière irrégulière en Crète, contre un peu plus de 5 000 en 2024, d’après les chiffres des autorités grecques. Soit une augmentation de plus de 200 %. C’est six fois plus que les arrivées à Lesbos (3 777) et quatre fois plus qu’à Samos (4 747), selon les données du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Face à cette hausse, les autorités locales se sont vite retrouvées débordées : la Crète et Gavdos ne disposent pas de structures d’accueil adéquates, contrairement aux îles du nord-est de la mer Égée. Généralement, les migrants sont logés dans le parc d’exposition d’Agia, à La Canée, avant leur transfert sur le continent. Mais les conditions de vie y sont critiquées.
    Dans ce contexte, le gouvernement grec a décidé de durcir le ton. En juillet, Athènes a annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce. Le gouvernement grec a aussi fait part de sa volonté de signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 avec l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer. Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des gardes-côtes libyens par la Grèce sur l’île de Crète.
    En août aussi, les autorités ont décidé de suspendre pour trois mois le traitement des demandes d’asile des personnes arrivant en bateaux depuis l’Afrique du Nord. Mi-octobre, l’enregistrement des dossiers a finalement repris. Mais malgré cette reprise, « la situation politique ne change pas », expliquait début novembre à InfoMigrants Agapi Chouzouraki, chargée de plaidoyer à l’ONG du Conseil grec pour les réfugiés. « Le but du gouvernement est d’expulser un maximum d’étrangers hors de Grèce » rapportait-elle.
    En septembre, le gouvernement a aussi voté une loi criminalisant les migrants. Le séjour irrégulier n’est plus une irrégularité administrative mais un délit pénal. Les étrangers restés sur le territoire grec après le rejet de leur demande d’asile risquent une peine de deux à cinq ans, et une amende de 10 000 euros. « Le message est clair […] Si votre asile est rejeté, vous avez deux choix : soit vous rentrez dans votre pays, soit vous irez en prison », avait déclaré le ministre des Migrations, Thanos Plevris, fin août. « Nous devenons l’un des premiers pays à criminaliser le séjour irrégulier, nous envoyons ainsi un message clair ».
    « L’idée avec cette loi, c’est un durcissement pour augmenter les retours forcés des déboutés [du droit d’asile] », avait alors précisé à infoMigrants une source de l’OIM. "Le ministre a un objectif clair : intégrer les personnes qui peuvent l’être le plus rapidement possible [...] pour qu’ils puissent devenir une main-d’œuvre disponible le plus rapidement possible. Et expulser tous les autres".

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#routemigratoire#migrationirreguliere#asile#politiquemigratoire#sante

  • En Ile-de-France, un téléphérique pour réduire les fractures urbaines
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/12/en-ile-de-france-un-telepherique-pour-reduire-les-fractures-urbaines_6657006


    Le Câble C1, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), le 20 novembre 2025. RAPHAËL LAFARGUE/ABC/ANDIA.FR

    Avec une distance de 4,5 kilomètres entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, cinq stations, le C1 devient le plus long téléphérique urbain de France. A raison de 6 mètres par seconde (21,6 kilomètres à l’heure), il faut environ 18 minutes pour parcourir la ligne contre 35 minutes, au minimum, avec le bus 428 qui relie les deux villes ; lequel passe, au mieux, toutes les 10 minutes aux heures de pointe. Les cabines, qui peuvent accueillir poussettes, fauteuils roulants et vélos, se succèdent toutes les 23 à 27 secondes en station, sans s’arrêter complètement, mais en ralentissant suffisamment pour embarquer sans stress.

    Le bénéfice rendu aux habitants est inestimable. Certains vont s’économiser jusqu’à une heure et demie de transport par jour. Il suffit de regarder une carte pour comprendre. Là, sur la plaine de Créteil, au sud-est de Paris, ont été déployées depuis le milieu du XIXe une série d’infrastructures nécessaires au fonctionnement de la capitale, voire du pays, mais toutes plus massives les unes que les autres.

    https://justpaste.it/kq4t0

    #téléphérique_urbain #transports_collectifs

    • Je suis bluffé comme certaines villes savent penser hors du cadre pour résoudre ce type de problème. 👏 (engendré par le réseau déjà en place, les « murs » urbains type autoroute, canaux, rail, foret..., les limites de commune donc de responsabilité...)
      Alors que d’autres refusent même d’envisager la question : exemple du bac à chaîne à #Wasquehal.
      Comme on dit : on ne décide pas de construire un pont en comptant le nombre de personnes qui traversent à la nage.

    • Les défis du premier téléphérique d’Ile-de-France : sécurité des voyageurs, récupération des cabines en cas de panne
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/12/securite-des-voyageurs-recuperation-des-cabines-en-cas-de-panne-les-defis-du


      Un exercice d’évacuation de passagers blessés dans une cabine du téléphérique C1, premier téléphérique urbain de la région francilienne, à Limeil-Brevannes, (Val-de-Marne), le 20 novembre 2025. RAPHAEL LAFARGUE/ABC/ANDIA.FR

      Bien que nouveau en Ile-de-France, le téléphérique a fait son apparition comme moyen de transport urbain il y a une vingtaine d’années, notamment en Amérique du Sud, et se nourrit d’une technologie éprouvée pendant plus d’un siècle dans les stations de sports d’hiver. « Le matériel est robuste et résilient, et nous avons appris des conditions extrêmes auxquelles il est confronté à la montagne », observe Fabien Felli, président de POMA, fleuron français des téléphériques, qui a exporté sa technologie dans de nombreuses villes, dont Medellin, en Colombie, pionnière en la matière.

      En fonctionnement, la principale crainte est qu’une panne bloque les voyageurs dans les airs de longues heures durant. Pour pallier cette éventualité, l’entreprise autrichienne Doppelmayr, qui a construit l’installation, vante le concept de « récupération intégrée » . En cas de panne, l’urgence est de ramener les cabines en station. « Nous avons fait une analyse statistique de toutes les pannes que nous avons connues et nous avons apporté une réponse technique à toutes ces défaillances », détaille Bernard Teiller, le président de Doppelmayr France. En clair, il y a redondance de tous les éléments jugés sensibles ou critiques. Par exemple, un moteur diesel est à même de prendre le relais en cas de panne électrique. Le constructeur a aussi mis à la disposition du personnel, en tête de chaque pylône, des caisses scellées contenant les pièces de rechange.

      Cette approche technologique a fait ses preuves, assure M. Teiller. A Coblence, en Allemagne, et à Londres, où Doppelmayr a construit des téléphériques à récupération intégrée et où il n’a pas été nécessaire de procéder à une « évacuation verticale », selon la formule consacrée pour parler d’un secours aux passagers par le truchement de nacelles ou de cordes. « Qu’une panne impose de ramener les usagers en station, ça arrive. Mais, à Medellin, où nous avons construit six lignes de téléphérique urbain [depuis 2004], jamais il n’a été nécessaire de procéder à une évacuation verticale », confirme M. Felli, son concurrent.

      L’évacuation verticale serait la conséquence d’un « manque de chance incroyable », tant il y a de redondances dans les systèmes critiques de l’installation, estime Christophe Surowiec, chef de projet Câble C1 chez Ile-de-France Mobilités. Le 20 novembre, il faisait partie d’un groupe d’une dizaine de cobayes coincés dans une cabine lors d’un exercice simulant une panne totale. Une quarantaine de pompiers de Paris, dont ceux du groupe d’intervention en milieu périlleux, ont participé pour évacuer les passagers par une nacelle ou en rappel. Même si le scénario est jugé « improbable », voire « extrême », les pompiers s’y sont préparés en profitant de l’expérience de leurs homologues de la station de sports d’hiver d’Orelle Val-Thorens (Savoie).

      Caméra et boutons d’alerte

      Si la sécurité de l’exploitation n’est pas un sujet d’inquiétude majeur, des débats ont émergé, en revanche, autour de la sûreté des passagers – et plus particulièrement des passagères –, les utilisateurs s’installant dans des cabines de 10 places assises, sans personnel. « Le débat a surgi il y a quelques semaines », quand la députée (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis Nadège Abomangoli a suggéré de réserver des cabines aux femmes, pour qu’elles voyagent en sécurité dans ce « nid à agressions sexuelles », rapporte Marc Pélissier, le président en Ile-de-France de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports.

      Une solution dont ne veut pas entendre parler Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports dans la région. « Que ce soit dans les voitures du métro ou dans les cabines du C1, je m’interroge sur cette volonté de spécifier une partie de l’espace public aux femmes. C’est contraire aux règles de la République, qui garantit l’égalité entre les femmes et les hommes », déplore Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Ile-de-France Mobilités.

      « Nous avons pensé à la sécurité des passagères et des passagers dès la conception du Câble C1 », précise M. de Lasteyrie. Chaque cabine est équipée d’un micro, de haut-parleurs, d’une caméra et de boutons d’alerte. Quand un voyageur appuie sur l’un d’eux, les opérateurs du poste de commande centralisé (PCC), situé à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), sont immédiatement avisés et peuvent voir et entendre ce qui se passe, et échanger directement avec les passagers. Dans la plus longue portion du téléphérique, entre Créteil et Limeil-Brévannes, le huis clos durera quatre minutes et trente secondes jusqu’à la station d’arrivée, où il y aura en permanence deux agents par station, un pour chaque direction.

      Comme le prévoit le contrat de délégation de service public, c’est à l’exploitant – ici, la société #Transdev – que revient l’organisation de la sécurité. Elle fait appel à 23 médiateurs et à 20 agents de sécurité privée, en plus des agents en station. En cas de problème de sûreté, ce sont eux les premiers appelés. Si le problème est plus sérieux, le PCC joint le centre de coopération opérationnelle de la sécurité de la préfecture de police, qui peut faire intervenir la brigade régionale des transports ou les forces de l’ordre.

      « Le niveau de sécurité du C1 est en fait bien supérieur à ce qui existe ailleurs sur le réseau francilien. La présence systématique d’agents en station n’est plus la règle dans bien des gares RER ou Transilien. Dans le C1, les caméras sont connectées en temps réel au PCC, alors que les images ne sont utilisables qu’a posteriori dans la plupart des RER et métros », note Céline Malaisé, présidente du groupe Gauche communiste, écologiste et citoyenne, très engagée sur les questions de transports en #Ile-de-France.

  • Méditerranée : plus d’une centaine de migrants morts ou disparus en mer dans deux naufrages au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/67020/mediterranee--plus-dune-centaine-de-migrants-morts-ou-disparus-en-mer-

    Méditerranée : plus d’une centaine de migrants morts ou disparus en mer dans deux naufrages au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 18/09/2025
    Plus d’une centaine de migrants soudanais ont péri ou sont portés disparus après deux naufrages ce week-end au large de Tobrouk, dans l’est de la Libye, a indiqué l’ONU. La route qui relie Tobrouk aux îles grecques s’est développée ces derniers mois à mesure que les contrôles à l’ouest de la Libye se sont accentués. Les naufrages se succèdent au large de la Libye. Selon l’ONU, une centaine de migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée ces derniers jours lors de deux accidents.
    Le premier a eu lieu samedi 13 septembre lorsqu’un « navire transportant 74 personnes, principalement des Soudanais, a chaviré » au large de Tobrouk, dans l’est de la Libye, a indiqué mercredi sur X le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). « Seules 13 personnes ont survécu et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues », a ajouté l’organisation onusienne, qui n’a pas donné d’autres précisions.
    D’après l’association libyenne, basée à Tobrouk, « Abiroune pour l’aide aux migrants et les services humanitaires » contactée par InfoMigrants, « un corps a été récupéré par les gardes-côtes et un migrant secouru est décédé peu de temps après son arrivée à l’hôpital ». Depuis lundi, 18 cadavres ont été retrouvés sur les côtes de l’est libyen. « Les vagues continuent de charrier leurs corps, et ils sont tous soudanais », rapporte l’association.
    La veille, l’Organisation internationale des migrations (OIM) avait annoncé un autre « tragique accident » survenu dimanche « quand un incendie s’est déclaré sur un canot pneumatique transportant 75 Soudanais ». « Au moins 50 vies ont été perdues », avait affirmé l’agence sur X, sans préciser si des femmes et enfants figuraient parmi les victimes. « L’OIM a prodigué des soins médicaux vitaux aux 24 survivants », avait ajouté l’organisation en précisant que « ceux qui en avaient besoin ont été transférés vers des structures spécialisées ».
    Ces deux embarcations avaient pris la mer depuis la ville de Tobrouk et espéraient rejoindre les îles grecques de Gavdos ou de la Crète, situées à plus de 300 km. Face au renforcement des frontières au large des côtes libyennes sur le trajet de l’Italie, la route de Tobrouk s’est développée dernièrement. Dans son dernier communiqué de juillet, Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, évoque ce « nouveau corridor migratoire » entre l’est de la Libye et la Crète « qui a émergé ces derniers mois ». « Le nombre d’arrivées irrégulières en Crète depuis la Libye a dépassé les 10 000 depuis le début de l’année, soit plus de quatre fois le total de l’année précédente », alerte l’agence européenne.
    La majorité des migrants qui empruntent cet itinéraire sont originaires du Soudan ou de l’Égypte. La Libye compte des centaines de milliers de migrants soudanais qui entrent pour l’essentiel par la frontière terrestre dans la zone de Koufra, dans le sud-est du pays contrôlé par le clan Haftar. « Étant donné que les voies sûres et légales ne sont accessibles qu’à un très petit nombre de personnes, la véritable solution est de mettre fin à la guerre au Soudan afin que les familles puissent rentrer chez elles en toute sécurité et ne pas entreprendre ces voyages dangereux », a exhorté mercredi le HCR.
    En attendant, la Grèce espère endiguer ces arrivées et a décidé de déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes. Le gouvernement grec a aussi annoncé vouloir signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 avec l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer. Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des gardes-côtes libyens par la Grèce sur l’île de Crète.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#libye#crete#koufra#soudan#egypte#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere#italie

  • Méditerranée : plus d’une centaine de migrants morts ou disparus en mer dans deux naufrages au large de la Libye - InfoMigrants
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    Méditerranée : plus d’une centaine de migrants morts ou disparus en mer dans deux naufrages au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 18/09/2025
    Plus d’une centaine de migrants soudanais ont péri ou sont portés disparus après deux naufrages ce week-end au large de Tobrouk, dans l’est de la Libye, a indiqué l’ONU. La route qui relie Tobrouk aux îles grecques s’est développée ces derniers mois à mesure que les contrôles à l’ouest de la Libye se sont accentués. Les naufrages se succèdent au large de la Libye. Selon l’ONU, une centaine de migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée ces derniers jours lors de deux accidents.
    Le premier a eu lieu samedi 13 septembre lorsqu’un « navire transportant 74 personnes, principalement des Soudanais, a chaviré » au large de Tobrouk, dans l’est de la Libye, a indiqué mercredi sur X le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). « Seules 13 personnes ont survécu et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues », a ajouté l’organisation onusienne, qui n’a pas donné d’autres précisions.
    D’après l’association libyenne, basée à Tobrouk, « Abiroune pour l’aide aux migrants et les services humanitaires » contactée par InfoMigrants, « un corps a été récupéré par les gardes-côtes et un migrant secouru est décédé peu de temps après son arrivée à l’hôpital ». Depuis lundi, 18 cadavres ont été retrouvés sur les côtes de l’est libyen. « Les vagues continuent de charrier leurs corps, et ils sont tous soudanais », rapporte l’association.
    La veille, l’Organisation internationale des migrations (OIM) avait annoncé un autre « tragique accident » survenu dimanche « quand un incendie s’est déclaré sur un canot pneumatique transportant 75 Soudanais ». « Au moins 50 vies ont été perdues », avait affirmé l’agence sur X, sans préciser si des femmes et enfants figuraient parmi les victimes. « L’OIM a prodigué des soins médicaux vitaux aux 24 survivants », avait ajouté l’organisation en précisant que « ceux qui en avaient besoin ont été transférés vers des structures spécialisées ».
    Ces deux embarcations avaient pris la mer depuis la ville de Tobrouk et espéraient rejoindre les îles grecques de Gavdos ou de la Crète, situées à plus de 300 km. Face au renforcement des frontières au large des côtes libyennes sur le trajet de l’Italie, la route de Tobrouk s’est développée dernièrement. Dans son dernier communiqué de juillet, Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, évoque ce « nouveau corridor migratoire » entre l’est de la Libye et la Crète « qui a émergé ces derniers mois ». « Le nombre d’arrivées irrégulières en Crète depuis la Libye a dépassé les 10 000 depuis le début de l’année, soit plus de quatre fois le total de l’année précédente », alerte l’agence européenne.
    La majorité des migrants qui empruntent cet itinéraire sont originaires du Soudan ou de l’Égypte. La Libye compte des centaines de milliers de migrants soudanais qui entrent pour l’essentiel par la frontière terrestre dans la zone de Koufra, dans le sud-est du pays contrôlé par le clan Haftar. « Étant donné que les voies sûres et légales ne sont accessibles qu’à un très petit nombre de personnes, la véritable solution est de mettre fin à la guerre au Soudan afin que les familles puissent rentrer chez elles en toute sécurité et ne pas entreprendre ces voyages dangereux », a exhorté mercredi le HCR.
    En attendant, la Grèce espère endiguer ces arrivées et a décidé de déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes. Le gouvernement grec a aussi annoncé vouloir signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 avec l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer. Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des gardes-côtes libyens par la Grèce sur l’île de Crète.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#libye#crete#koufra#soudan#egypte#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere#italie

  • Route de Tobrouk : 11 migrants soudanais périssent dans un naufrage au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/66932/route-de-tobrouk--11-migrants-soudanais-perissent-dans-un-naufrage-au-

    Route de Tobrouk : 11 migrants soudanais périssent dans un naufrage au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 15/09/2025
    Selon la presse soudanaise, 11 ressortissants soudanais sont morts dimanche au large de la Libye alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre la Grèce. Ils étaient 51 migrants à bord, tous originaires du Soudan. De nombreux exilés empruntent aujourd’hui la route dite « de Tobrouk », qui relie l’est de la Libye à la Crète.
    Un canot qui avait quitté la Libye, et transportant 51 personnes, toutes originaires du Soudan, a fait naufrage en mer Méditerranée, dimanche 14 septembre, alors qu’il était en route vers la Grèce. Selon la presse soudanaise et libyenne, l’accident s’est produit dans les eaux territoriales libyennes.Les victimes venaient de différentes régions du Soudan : neuf personnes de la région d’Al-Asilat, à l’est du Nil, une autre de la ville de Al-Dabbah et la dernière de la ville de Al-Manaqil, selon le site internet Al-Mashhad Al-Sudani.
    Les 40 survivants, quant à eux, ont été interceptés par les gardes-côtes libyens et renvoyés dans le pays.
    L’immigration irrégulière depuis l’est de la Libye en direction de l’Europe - notamment vers l’île méridionale de Crète - est en constante augmentation.
    Dans son dernier communiqué de juillet, Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières, évoque ce « nouveau corridor migratoire » entre l’est de la Libye et la Crète - aussi appelée "route de Tobrouk - « qui a émergé ces derniers mois ». « Le nombre d’arrivées irrégulières en Crète depuis la Libye a dépassé les 10 000 depuis le début de l’année, soit plus de quatre fois le total de l’année précédente », alerte l’agence européenne.Des chiffres qui recoupent ceux de l’ONU. Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 11 500 migrants venus d’Afrique du Nord avaient rejoint la Crète cette année au 7 septembre.
    Face à cette forte recrudescence des arrivées, Athènes accueille et forme depuis le mois d’août des gardes-côtes libyens chargés d’intercepter les migrants en mer. Trois navires de guerre seront également déployés au large des eaux libyennes pour stopper les embarcations de fortune.
    La Grèce a aussi décidé de serrer la vis d’un point de vue législatif : les migrants venant d’Afrique du Nord - de Libye, donc - et qui arrivent en Crète, ne peuvent plus déposer de dossier d’asile en Grèce. Cette suspension temporaire des demandes d’asile est effective depuis le mois de juillet.
    Sur les réseaux sociaux, le ministre grec des Migrations s’est félicité, le 12 septembre, de cette mesure, assurant que les arrivées en Crète avaient chuté - « 3 642 arrivées illégales en juillet, 689 en août et 75 au cours des dix premiers jours de septembre », peut-on lire sur son compte X.
    Pourtant, les sauvetages semblent repartir à la hausse ces derniers jours. Selon le média belge La Libre, les gardes-côtes grecs ont ramené samedi 13 septembre et dimanche 14 septembre environ 800 migrants vers les côtes de Crète et de Gavdos. Cet été, de nombreuses opérations de sauvetage avaient déjà eu lieu dans cette zone maritime. Le 18 août, par exemple, en moins d’une journée, 165 exilés ont été secourus au large de la Crète. Deux opérations ont eu lieu au large de Gavdos tandis que la troisième a été menée a environ 100 km au sud de Kalamata. Ces nouvelles arrivées saturent le seul centre d’accueil temporaire d’Agia, sur l’île de Crête, qui héberge les migrants avant leur transfert sur le continent. À Agia, la surpopulation et les conditions de vie des exilés inquiètent les ONG et associations locales.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#libye#routemigratoire#mortalite#sante

  • L’Italie et la Turquie signent un accord pour renforcer leur coopération en matière migratoire - InfoMigrants
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    L’Italie et la Turquie signent un accord pour renforcer leur coopération en matière migratoire
    Par La rédaction Publié le : 12/09/2025
    Les chefs de la diplomatie italienne et turque ont signé jeudi un accord prévoyant une collaboration accrue pour lutter contre l’immigration clandestine, notamment en provenance de Libye. « Nous travaillerons ensemble à la formation des forces de l’ordre pour démanteler les réseaux criminels en Méditerranée », a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères lors d’un point presse à Rome.
    Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et son homologue turc Hakan Fidan ont signé jeudi 11 septembre à Rome un « document opérationnel » prévoyant le renforcement de la collaboration entre les gardes-côtes italiens et turcs pour combattre « le trafic d’êtres humains » et « le crime organisé transnational », a déclaré le chef de la diplomatie italienne lors d’un point de presse conjoint. « Nous travaillerons ensemble à la formation des forces de l’ordre pour démanteler les réseaux criminels en Méditerranée », a précisé Antonio Tajani. « Cela s’avérera très utile en Libye en particulier pour empêcher les départs » de migrants.
    Hakan Fidan s’est pour sa part dit déterminé à « renforcer le partenariat stratégique » entre l’Italie et la Turquie et a insisté sur la nécessité d’œuvrer à un processus politique en Libye et de garantir sa « stabilité ». « Nos deux pays ont intérêt à la stabilité de la Libye » et « la Turquie peut jouer un rôle essentiel dans la réalisation de cet objectif »., a estimé le chef de la diplomatie italienne.
    Par ailleurs, les deux partis « encouragent l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à renforcer l’assistance apportée aux pays d’accueil des migrants, afin de soutenir les retours volontaires », indiquent un communiqué conjoint.
    Rome et Ankara espèrent également « améliorer l’échange d’informations entre leurs gardes-côtes respectifs afin de prévenir et de combattre les départs irréguliers », peut-on lire dans le document.
    « La phase opérationnelle [de cet accord] débutera dans deux semaines », a affirmé Antonio Tajani, soulignant que l’accord « sera très important en Méditerranée et en Libye en particulier ».
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait accueilli début août à Istanbul un mini-sommet avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Libyen Abdelhamid Dbeiba sur les migrations et la stabilité en Libye. La Libye, en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, demeure un pays de départ pour de nombreux migrants africains qui tentent de gagner l’Europe en accostant sur les côtes grecques et italiennes, principalement.
    Depuis le début de l’année, la majorité des canots arrivés sur les rives italiennes avaient pris la mer depuis les plages libyennes - les départs de Tunisie sont quasi à l’arrêt en 2025 en raison du renforcement des contrôles en mer et de l’éloignement des migrants des côtes du pays vers le désert, à la frontière algérienne ou libyenne, en vertu d’un accord avec l’Union européenne (UE) signé en 2023.
    Italie : comment expliquer la forte chute des arrivées de migrants depuis la Tunisie ?
    En outre, depuis quelques mois, une autre route est de plus en plus empruntée en Méditerranée : celle qui relie Tobrouk, à l’est de la Libye, aux îles grecques. Plus de 10 000 personnes ont ainsi débarqué en Crète, destination touristique très prisée, et à Gavdos, petite île située à proximité, depuis le début de l’année, contre 4 935 en 2024, selon le HCR. Pour tenter d’endiguer ces arrivées, Athènes prévoit également de déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes. Le gouvernement grec a aussi annoncé vouloir signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 avec l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer. Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des gardes-côtes libyens par la Grèce sur l’île de Crète.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#turquie#crete#grece#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#accordmigratoire#politiquemigratoire

  • La Grèce vote une loi pour accélérer les « retours forcés » des demandeurs d’asile déboutés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/66755/la-grece-vote-une-loi-pour-accelerer-les-retours-forces-des-demandeurs

    La Grèce vote une loi pour accélérer les « retours forcés » des demandeurs d’asile déboutés
    Par La rédaction Publié le : 03/09/2025
    Le Parlement grec a adopté mercredi une loi qui prévoit « des retours forcés » pour des demandeurs d’asile déboutés vers leur pays d’origine ou des « pays tiers sûrs ». Le nouveau texte introduit également le délit de séjour, passible de peine de prison de deux à cinq ans, et d’une amende de 5 000 euros. L’opposition de gauche, les instances internationales et les ONG sont vent debout contre cette loi. Malgré les critiques, le Parlement grec a adopté mercredi 3 septembre une loi, portée par le ministère des Migrations et de l’Asile, qui vise à durcir les sanctions à l’encontre des demandeurs d’asile déboutés et à accélérer les expulsions des personnes en situation irrégulière.
    « Toute personne se voyant refuser l’asile et ayant enfreint la loi grecque en séjournant illégalement sur le territoire sera soumise à une détention administrative, à une surveillance électronique et à des sanctions pénales », a indiqué le ministre des Migrations et de l’Asile, Thanos Plevris. La nouvelle législation prévoit « des retours forcés » pour des demandeurs d’asile déboutés au cas où ces derniers n’optent pas pour « le retour volontaire » dans leur pays ou un « pays tiers sûr ». « Les citoyens des pays tiers soumis à des décisions de retour seront placés en détention jusqu’à leur départ », a prévenu le ministre des Migrations Thanos Plevris.
    Par ailleurs, le séjour illégal devient un délit et est passible de peine de prison de deux à cinq ans, et d’une amende de 5 000 euros.
    La loi votée mercredi supprime également la possibilité pour les demandeurs d’asile déboutés d’obtenir un permis de séjour après sept ans de résidence en Grèce. Enfin, des peines d’au moins trois ans de prison sont prévues pour les étrangers soumis à des décisions de retour qui reviennent en Grèce sans papiers.
    « Le message est clair. Si vous vous trouvez ici et avez droit à une protection internationale, l’asile vous sera accordé. Si votre asile est rejeté, vous avez deux choix : soit vous irez en prison, soit vous retournerez dans votre pays d’origine », a affirmé Thanos Plevris.
    Ce dernier s’est félicité du fait que la Grèce soit « le premier pays à introduire une mesure extrêmement dissuasive » pour les sans-papiers et à « criminaliser de cette manière le séjour illégal ».
    Mais ce nouveau texte a été vivement critiqué par les partis de gauche, les instances internationales et les ONG. L’ensemble des partis d’opposition de gauche ont voté contre ce texte, selon le bureau de presse du Parlement. Les socialistes du Pasok ont qualifié la loi d’"illégale", « chaotique » et « inapplicable » ; et le KKE (communiste) de « raciste » et « honteuse ».Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a estimé que certaines dispositions de la loi « risqu[ai]ent de pénaliser les personnes ayant besoin d’une protection internationale (...) notamment les demandeurs d’asile dont les demandes n’ont pas été examinées [dans le détail] mais ont été rejetées pour irrecevabilité au motif du concept de ’pays tiers sûr’ ».
    En effet, depuis 2021, la Grèce reconnaît comme « pays tiers sûr » la Turquie pour les demandeurs d’asile originaires de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et de Somalie. En vertu de cette décision, Athènes refuse la grande majorité des demandes d’asile de ces personnes, estimant qu’elles doivent être renvoyées vers la Turquie.La loi votée mercredi porte un nouveau tour de vis à la politique migratoire grecque et intervient deux mois après la suspension de l’examen des demandes d’asile pour une période de trois mois visant les étrangers venant des pays d’Afrique du Nord. Cette mesure, également critiquée, avait été adoptée début juillet après l’arrivée des milliers de personnes en Crète, l’une des îles les plus touristiques du pays.
    Des centaines de migrants débarqués de Libye ont ainsi été placés en détention en vue de leur expulsion. Mais fin août, la justice grecque a refusé d’autoriser l’expulsion de quatre exilés soudanais, arrivés en Grèce et empêchés d’y déposer une demande d’asile.
    Ces derniers mois, de plus en plus de migrants atteignent les îles les plus au sud de la Grèce en bateau, depuis l’est de la Libye. Plus de 10 000 personnes ont ainsi débarqué en Crète, destination touristique très prisée, et à Gavdos, petite île située à proximité, depuis le début de l’année, contre 4 935 en 2024, selon le HCR.
    Près de 27% des exilés arrivant par cette route sont des ressortissants Soudanais, et 47% sont Égyptiens. Pour tenter d’endiguer ces arrivées, Athènes prévoit également de déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes. Le gouvernement grec a aussi annoncé vouloir signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 avec l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer. Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des garde-côtes libyens par la Grèce sur l’île de Crète.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#retourforce#politiquemigratoire#droit#sant#frontiere#libye#crete#expulsion#migrationirreguliere

  • Crète : plus de 160 migrants secourus en moins de 24 heures - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/66457/crete--plus-de-160-migrants-secourus-en-moins-de-24-heures

    Crète : plus de 160 migrants secourus en moins de 24 heures
    Par La rédaction Publié le : 19/08/2025
    En moins d’une journée, 165 exilés ont été secourus au large de la Crète. Deux opérations ont eu lieu au large de Gavdos tandis que la troisième a été menée a environ 100 km au sud de Kalamata.
    La reprise des arrivées de migrants en provenance de Libye et à destination des îles de Gavdos et de Crète se confirme. Après trois sauvetages la semaine dernière, trois nouvelles opérations ont permis de secourir 165 migrants lundi.Aux premières heures du jour, 58 migrants ont été secourus par un pétrolier battant pavillon maltais. Ce dernier a signalé leur présence aux gardes-côtes grecs qui ont pris en charge les exilés. Ils ont été conduits en toute sécurité jusqu’à Chora Sfakion, au sud de la Crète.
    Quelques heures plus tard, une deuxième opération a été menée par les gardes-côtes grecs et Frontex. Elle a permis de porter secours à 68 migrants qui étaient à bord d’une embarcation dans la zone maritime de Gavdos. Tous ont ensuite été transportés vers le port de la petite île grecque.
    Et lundi soir, 39 personnes à bord d’un canot ont été localisées à 58 milles nautiques (environ 100km), au sud de Kalamata. Leur sauvetage a été supervisé par le Centre de coordination et de sauvetage grec avec l’aide d’un navire des garde-côtes. Le groupe a été transporté sain et sauf jusqu’au port de Kalamata.
    Selon Creta24, les 58 premiers migrants ont été transférés au centre d’Agia, où 92 personnes sont déjà hébergées depuis mercredi dernier, tandis que les 68 migrants qui se trouvaient à bord du deuxième bateau y seront ensuite transférés, avec l’aide de l’autorité portuaire. Le président de l’Association des gardes-côtes de Crète occidentale, Vasilis Katsikandirakis , a estimé que ces arrivées étaient dues aux conditions météorologiques. « Nous constatons une fois de plus que la météo est un régulateur des flux. Nous l’avons constaté le 15 août, avec cinq arrivées dans le sud de la Crète, et aujourd’hui encore, lorsque les conditions le permettent, nous avons enregistré deux arrivées dans le sud de Gavdos », a-t-il dit à Creta24.
    Les autorités de la petite île grecque s’inquiètent tout de même car les arrivées continuent mais les transferts vers le continent, eux, sont bloqués. D’autant plus que la Crète et Gavdos ne disposent pas de structures d’accueil adéquates, contrairement aux îles du nord-est de la mer Égée comme Lesbos. Les autorités locales ne cessent d’appeler le gouvernement à prendre des mesures pour y faire face.
    Selon l’adjointe au maire de La Canée, Eleni Zervoudaki, le problème réside désormais dans le fait que le transfert des exilés vers la Grèce continentale n’a pas lieu immédiatement, comme c’était le cas dans la période précédente, avant la modification du ministère de l’Immigration et de l’Asile et la suspension de trois mois de l’asile.
    Face à la forte recrudescence des arrivées depuis la Libye, Athènes a en effet décidé de suspendre temporairement l’examen des demandes d’asile de migrants arrivant à bord de bateaux en provenance des pays d’Afrique du Nord. Devant le Parlement, Kyriakos Mitsotakis a aussi promis la « création, dans un premier temps, d’un centre fermé permanent en Crète, et possiblement d’un second ». Enfin, la Grèce a également annoncé qu’elle allait déployer trois navires de guerre au large des eaux libyennes, pour stopper les embarcations de migrants. Selon Eleni Zervoudaki, le transfert des migrants, désormais pris en charge par la police, n’a plus lieu immédiatement. « La police manque de personnel et le transfert de ces personnes est bloqué, ce qui oblige la municipalité de La Canée à les accueillir pendant plusieurs jours », a-t-elle détaillé. Ainsi, des dizaines de migrants secourus la semaine dernière attendent toujours leur transfert.
    Ces derniers jours, les arrivées d’exilés en Crète ont repris après plusieurs semaines d’accalmie. Dans son dernier communiqué paru ce mercredi, Frontex évoque un nouveau corridor migratoire entre l’est de la Libye et la Crète « qui a émergé ces derniers mois ». « Le nombre d’arrivées irrégulières en Crète depuis la Libye a dépassé les 10 000 depuis le début de l’année, soit plus de quatre fois le total de l’année précédente », alerte l’agence européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#crete#routemigratoire#libye#corridormigratoire#sante#UE#frontex

  • La Grèce veut passer un accord avec la Libye face à l’ampleur des arrivées en Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64955/la-grece-veut-passer-un-accord-avec-la-libye-face-a-lampleur-des-arriv

    La Grèce veut passer un accord avec la Libye face à l’ampleur des arrivées en Crète
    Par La rédaction Publié le : 04/06/2025
    Le gouvernement grec souhaite négocier un accord avec Tripoli pour limiter l’augmentation des départs de migrants depuis Tobrouk, à l’est de la Libye, vers la Crète. Athènes veut conclure un partenariat similaire à celui signé entre l’Italie et la Libye en 2017, afin de stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce.
    La Grèce cherche la parade. Face à l’augmentation des arrivées irrégulières en provenance de Libye, Athènes souhaite conclure un accord migratoire avec Tripoli.
    Fin mai, le ministre des Migrations grec, Makis Voridis, a fait état d’une nette augmentation des arrivées irrégulières depuis la Libye vers la Grèce au cours des premiers mois de 2025. « Grâce à une protection efficace des frontières et à une meilleure coopération avec la Turquie, les flux d’immigration ont diminué d’environ 30 % au cours des quatre premiers mois, bien que l’afflux en provenance de Libye ait augmenté de 174 % », a-t-il déclaré le 22 mai.
    Il a par ailleurs annoncé une visite officielle en Libye dans les prochaines semaines, avec le ministre des Affaires étrangères, pour négocier un accord bilatéral sur le même modèle que celui entre l’Italie et la Libye signé en 2017. La visite de Makis Voridis vise à « renforcer la coopération bilatérale » entre les deux pays, selon un communiqué publié par les autorités libyennes.
    Depuis février 2017 et la signature d’un accord controversé avec l’Italie, les gardes-côtes libyens sont chargés de stopper les embarcations de migrants en Méditerranée, en échange d’une aide financière italienne. Ces interceptions ont été maintes fois dénoncées par les ONG, rapportant des faits de violences sur les exilés, et des intimidations envers les humanitaires opérant des sauvetages en mer.Mais là où Rome avait négocié avec le gouvernement de Tripoli, Athènes devra s’adresser aux autorités de Tobrouk, les deux gouvernements se disputant le pouvoir en Libye depuis 2022.
    La Grèce s’inquiète notamment de l’ampleur prise ces derniers mois par la route migratoire allant de Tobrouk, à l’est de la Libye, à la Crète (300 kilomètres). Depuis un an, la petite île de Gavdos, située au large de l’île grecque et ne comptant que quelque 200 habitants, est devenue une zone d’arrivées pour les migrants partis des rives de l’est libyen. Les plages de Tripiti et Karave voient débarquer ces derniers mois un afflux d’exilés sans précédent, principalement des Égyptiens, mais aussi des Pakistanais, Bangladais, Soudanais et Yéménites.
    Au total, 5 161 ont débarqué à Gavdos et en Crète l’an dernier, soit six fois plus qu’en 2023, où l’on comptait 815 arrivées. Cette augmentation pose le problème de l’accueil des demandeurs d’asile sur ces îles dénuées de structures. Selon le média grec Ekathiremini, lors d’une récente visite en Crète, le ministre Makis Voridis a appelé à la création d’un centre d’accueil temporaire à Héraklion ou à Lasithi. Le 26 mai, plus de 500 migrants ont été secourus au large des deux îles. Le 28 février, près de 350 migrants ont ainsi débarqué à Gavdos, un record sur une journée. Mais cette nouvelle route, bien que moins surveillée par les autorités libyennes, est très dangereuse. Les migrants doivent parcourir 300 km en haute mer, souvent entassées dans des bateaux de pêche en mauvais état ou de petites embarcations. Le 14 décembre, au moins huit personnes ont ainsi péri dans le naufrage de leur embarcation au large de la Crète et une quarantaine d’autres sont portées disparues. La Grèce reste surtout marquée par le drame de Pylos en juin 2023, lors duquel un chalutier chargé de 400 à 750 migrants avait sombré au large du Péloponnèse, en Grèce, tuant plus de 600 migrants. Le bateau était là encore parti de Tobrouk, en direction de l’Italie.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#libye#routemigratoire#crete#tobrouk#migrationirreguliere#mediterranee#sante

  • La #Grèce veut passer un accord avec la #Libye face à l’ampleur des arrivées en #Crète

    Le gouvernement grec souhaite négocier un accord avec Tripoli pour limiter l’augmentation des départs de migrants depuis Tobrouk, à l’est de la Libye, vers la Crète. Athènes veut conclure un partenariat similaire à celui signé entre l’Italie et la Libye en 2017, afin de stopper les embarcations de migrants en route vers la Grèce.

    La Grèce cherche la parade. Face à l’augmentation des arrivées irrégulières en provenance de Libye, Athènes souhaite conclure un accord migratoire avec Tripoli.

    Fin mai, le ministre des Migrations grec, #Makis_Voridis, a fait état d’une nette augmentation des arrivées irrégulières depuis la Libye vers la Grèce au cours des premiers mois de 2025. « Grâce à une protection efficace des frontières et à une meilleure coopération avec la Turquie, les flux d’immigration ont diminué d’environ 30 % au cours des quatre premiers mois, bien que l’afflux en provenance de Libye ait augmenté de 174 % », a-t-il déclaré le 22 mai.

    Il a par ailleurs annoncé une visite officielle en Libye dans les prochaines semaines, avec le ministre des Affaires étrangères, pour négocier un accord bilatéral sur le même modèle que celui entre l’Italie et la Libye signé en 2017. La visite de Makis Voridis vise à « renforcer la coopération bilatérale » entre les deux pays, selon un communiqué publié par les autorités libyennes.

    Depuis février 2017 et la signature d’un accord controversé avec l’Italie, les gardes-côtes libyens sont chargés de stopper les embarcations de migrants en Méditerranée, en échange d’une aide financière italienne. Ces interceptions ont été maintes fois dénoncées par les ONG, rapportant des faits de violences sur les exilés, et des intimidations envers les humanitaires opérant des sauvetages en mer.

    Mais là où Rome avait négocié avec le gouvernement de Tripoli, Athènes devra s’adresser aux autorités de Tobrouk, les deux gouvernements se disputant le pouvoir en Libye depuis 2022.
    La route Tobrouk-Crète prend de l’ampleur

    La Grèce s’inquiète notamment de l’ampleur prise ces derniers mois par la route migratoire allant de Tobrouk, à l’est de la Libye, à la Crète (300 kilomètres). Depuis un an, la petite île de Gavdos, située au large de l’île grecque et ne comptant que quelque 200 habitants, est devenue une zone d’arrivées pour les migrants partis des rives de l’est libyen. Les plages de Tripiti et Karave voient débarquer ces derniers mois un afflux d’exilés sans précédent, principalement des Égyptiens, mais aussi des Pakistanais, Bangladais, Soudanais et Yéménites.

    Au total, 5 161 ont débarqué à Gavdos et en Crète l’an dernier, soit six fois plus qu’en 2023, où l’on comptait 815 arrivées. Cette augmentation pose le problème de l’accueil des demandeurs d’asile sur ces îles dénuées de structures. Selon le média grec Ekathiremini, lors d’une récente visite en Crète, le ministre Makis Voridis a appelé à la création d’un centre d’accueil temporaire à Héraklion ou à Lasithi.

    Le 26 mai, plus de 500 migrants ont été secourus au large des deux îles. Le 28 février, près de 350 migrants ont ainsi débarqué à Gavdos, un record sur une journée. Mais cette nouvelle route, bien que moins surveillée par les autorités libyennes, est très dangereuse. Les migrants doivent parcourir 300 km en haute mer, souvent entassées dans des bateaux de pêche en mauvais état ou de petites embarcations. Le 14 décembre, au moins huit personnes ont ainsi péri dans le naufrage de leur embarcation au large de la Crète et une quarantaine d’autres sont portées disparues.

    La Grèce reste surtout marquée par le drame de Pylos en juin 2023, lors duquel un chalutier chargé de 400 à 750 migrants avait sombré au large du Péloponnèse, en Grèce, tuant plus de 600 migrants. Le bateau était là encore parti de #Tobrouk, en direction de l’Italie.

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    #migrations #accord #externalisation #asile #réfugiés

  • Grèce : 350 migrants débarquent à Gavdos, record d’arrivées en une journée sur cette petite île grecque - InfoMigrants
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    Grèce : 350 migrants débarquent à Gavdos, record d’arrivées en une journée sur cette petite île grecque
    Par Leslie Carretero Publié le : 28/02/2025
    Environ 350 personnes, tous des jeunes hommes, ont débarqué jeudi sur les côtes de la petite île grecque de Gavdos, située en dessous de la Crète. C’est la première fois qu’autant de migrants débarquent au même moment sur ce petit territoire. Depuis un an, Gavdos et la Crète sont devenus des lieux d’arrivées privilégiés pour des personnes parties de l’est de la Libye, et désireuses de rejoindre le sol européen.
    L’île grecque de Gavdos a connu jeudi 27 février une intense journée de débarquements : en 24 heures, environ 350 migrants, tous des jeunes hommes, sont arrivés sur ce petit territoire à bord de sept bateaux. Il s’agit du plus important nombre d’arrivées en une seule journée à Gavdos. (...) Tous les exilés ont ensuite été transférés en Crète, la petite île de Gavdos ne disposant pas d’installations suffisantes pour prendre en charge les migrants. Depuis un an, l’île de Gavdos, d’une superficie de 30 km2 et ne comptant que quelque 200 habitants, est devenue une zone d’arrivées pour les migrants partis de Tobrouk, en Libye, à 300 km de là. Les plages de Tripiti et Karave voient débarquer ces derniers mois un afflux d’exilés sans précédent.
    En 2024, 3 319 personnes sont arrivées à Gavdos, selon les chiffres de l’ONG Refugee support Aegean (RSA). La majorité des personnes sont originaires d’Égypte, de Syrie et du Soudan. Et 1 842 débarquements ont été enregistrés en Crète. Ainsi au total, on compte 5 161 arrivées l’an dernier sur ces deux îles. Soit six fois plus qu’en 2023, où 815 migrants avaient débarqué en Crète et à Gavdos sur l’ensemble de l’année. Résultat : la petite île de Gavdos s’est vite retrouvée débordée. Ce minuscule territoire ne compte qu’une école, une boulangerie et deux supérettes. Aucune structure d’accueil pour les migrants n’y existe. « C’est un gros fardeau pour nous. Nous sommes une petite île, nous n’avons ni provisions ni magasins. La nourriture est un gros problème. Nos finances sont limitées », avait alerté en mars 2024 la maire de l’île, citée par Reuters. « Cette absence de centre pose évidemment de grands défis pour l’île », avait également déclaré à InfoMigrants au même moment Stella Nanou, porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) en Grèce.
    Pour éviter une surpopulation sur cette petite île, les exilés qui arrivent à Gavdos sont presque immédiatement - si le temps le permet - transférés en Crète voisine pour quelques jours. Mais l’île manque également de structures d’hébergement suffisantes pour prendre en charge ce nouvel afflux. Au printemps et à l’été 2024, des migrants ont été contraints de dormir dans un parking en plein air appartenant à l’autorité portuaire de la Canée, faute de places dans le maigre réseau d’accueil de la Crète - avant d’être transférés vers le continent. Les autres ont été pris en charge au parc d’exposition d’Agia, près de la Canée. Fin 2024, l’association le Centre social de la Canée a dénoncé les « conditions inhumaines » qui existent dans ce lieu. Les militants affirment que les nouveaux arrivants sont obligés de dormir à même le sol sur des nattes, que les couvertures ne sont pas distribuées en quantité suffisante et que les exilés n’ont pas accès à des douches.
    Les autorités locales assurent avoir demandé de l’aide au gouvernement à l’été 2024 pour faire face à cette situation mais leur réclamation est restée sans réponse, signale RSA dans son rapport.
    Cette nouvelle route migratoire de l’Est de la Libye, moins contrôlée qu’à l’ouest, inquiète particulièrement les autorités et les humanitaires. Pour rejoindre Gavdos et la Crète, les migrants sont souvent entassés dans des vieux bateaux de pêche ou de petits canots et doivent parcourir 300 km en haute mer. Le 14 décembre, au moins huit personnes - cinq premiers corps avaient d’abord été retrouvés, puis trois autres les jours suivants - ont péri dans le naufrage de leur embarcation au large de la Crète et une quarantaine d’autres sont portées disparues.

    #Covid-19#migration#migrant#migration#grece#libye#routemigratoire#crete#gavdos#migrationirreguliere#sante

  • Les garde-côtes grecs secourent 245 migrants au sud de la Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/59347/les-gardecotes-grecs-secourent-245-migrants-au-sud-de-la-crete

    Les garde-côtes grecs secourent 245 migrants au sud de la Crète
    Par La rédaction Publié le : 23/08/2024
    Ces derniers jours, 245 migrants ont été secourus par les autorités grecques au sud de la Crète, en mer Méditerranée. Selon le média grec ERT, la plupart des embarcations avaient quitté le port libyen de Tobrouk, en Libye.
    Les autorités grecques ont déclaré avoir secouru 245 migrants, entre mercredi 21 août et vendredi 23 août, au large de Gavdos, petit caillou de terre situé au sud de la Crète.
    Tous les exilés ont été emmenés sur Gavdos, à 20 milles nautiques des côtes crétoises. Ils ont ensuite été transportés par navire à Chora Sfakion avant d’être pris en charge dans la zone d’hébergement temporaire d’Agia Chania où ils pourront recevoir de la nourriture et voir le personnel de la Croix-Rouge pour une éventuelle prise en charge médicale.
    Selon les autorités portuaires, de nombreux mineurs figurent parmi les migrants dont la majorité sont originaires du Pakistan, d’Égypte, du Soudan ou de Syrie. Cinq hommes soupçonnés d’avoir agi comme passeurs ont été interpellés.
    Depuis le début de l’année, plus de 2 400 exilés sont arrivés en Crète, dont une partie à Gavdos. Et accueillir tant de personnes est un véritable défi pour les autorités de la zone car Gavdos est un petit territoire de 30 km² qui ne compte que 70 habitants, une école, une boulangerie et deux supérettes. Selon le HCR, l’année dernière, 860 personnes ont atteint Gavdos via la mer.Aucune structure d’accueil pour les migrants n’existe sur cette île. « Cette absence de centre pose évidemment de grands défis pour l’île », expliquait Stella Nanou, porte-parole du HCR en Grèce, à InfoMigrants en mars dernier.
    La plupart des nouveaux arrivants sont transférés rapidement vers la Crète puis vers le continent. « Ils sont hébergés au port de Réthymnon, au port d’Héraklion, dans un centre d’accueil et dans le port de La Canée », précise Stella Nanou. « Mais quand le temps est trop mauvais et que les transferts de Gavdos sont impossibles, les personnes doivent rester dormir sur l’île. » Où exactement ? Difficile de savoir. Selon les informations de Reuters, ils s’abriteraient dans un bâtiment abandonné.
    Certaines ONG s’indignent d’ailleurs des transferts entre Gavdos et la Crète. En cause notamment, la manière dont 70 migrants ont été transportés vers la Crète à bord du navire Samaria. Mardi, Refugee Support Aegean, une organisation à but non lucratif en Grèce, a dénoncé sur X des « conditions inhumaines et dangereuses… sans eau ». Un rapport aux conclusions similaires a été publié mercredi par Efsyn, un site d’information grec indépendant, qui comprenait également une photo du groupe dans la zone où sont garés les véhicules à bord du navire.
    Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés, de manière plus globale, près de 25 000 exilés ont rejoint la Grèce via la mer et 4 000 via les terres en 2024. Et si on voit davantage de migrants arriver depuis Tobrouk, en Libye, cela est dû au fait que de plus en plus d’exilés qui traversent la Méditerranée depuis la Libye cherchent à contourner la Grèce pour tenter d’atteindre l’Italie, selon certains analystes.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#crete#humanitaire#sante#libye#italie#gavdos

  • Les garde-côtes grecs secourent 245 migrants au sud de la Crète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/59347/les-gardecotes-grecs-secourent-245-migrants-au-sud-de-la-crete

    Les garde-côtes grecs secourent 245 migrants au sud de la Crète
    Par La rédaction Publié le : 23/08/2024
    Ces derniers jours, 245 migrants ont été secourus par les autorités grecques au sud de la Crète, en mer Méditerranée. Selon le média grec ERT, la plupart des embarcations avaient quitté le port libyen de Tobrouk, en Libye.
    Les autorités grecques ont déclaré avoir secouru 245 migrants, entre mercredi 21 août et vendredi 23 août, au large de Gavdos, petit caillou de terre situé au sud de la Crète.
    Tous les exilés ont été emmenés sur Gavdos, à 20 milles nautiques des côtes crétoises. Ils ont ensuite été transportés par navire à Chora Sfakion avant d’être pris en charge dans la zone d’hébergement temporaire d’Agia Chania où ils pourront recevoir de la nourriture et voir le personnel de la Croix-Rouge pour une éventuelle prise en charge médicale.
    Selon les autorités portuaires, de nombreux mineurs figurent parmi les migrants dont la majorité sont originaires du Pakistan, d’Égypte, du Soudan ou de Syrie. Cinq hommes soupçonnés d’avoir agi comme passeurs ont été interpellés.
    Depuis le début de l’année, plus de 2 400 exilés sont arrivés en Crète, dont une partie à Gavdos. Et accueillir tant de personnes est un véritable défi pour les autorités de la zone car Gavdos est un petit territoire de 30 km² qui ne compte que 70 habitants, une école, une boulangerie et deux supérettes. Selon le HCR, l’année dernière, 860 personnes ont atteint Gavdos via la mer.Aucune structure d’accueil pour les migrants n’existe sur cette île. « Cette absence de centre pose évidemment de grands défis pour l’île », expliquait Stella Nanou, porte-parole du HCR en Grèce, à InfoMigrants en mars dernier.
    La plupart des nouveaux arrivants sont transférés rapidement vers la Crète puis vers le continent. « Ils sont hébergés au port de Réthymnon, au port d’Héraklion, dans un centre d’accueil et dans le port de La Canée », précise Stella Nanou. « Mais quand le temps est trop mauvais et que les transferts de Gavdos sont impossibles, les personnes doivent rester dormir sur l’île. » Où exactement ? Difficile de savoir. Selon les informations de Reuters, ils s’abriteraient dans un bâtiment abandonné.
    Certaines ONG s’indignent d’ailleurs des transferts entre Gavdos et la Crète. En cause notamment, la manière dont 70 migrants ont été transportés vers la Crète à bord du navire Samaria. Mardi, Refugee Support Aegean, une organisation à but non lucratif en Grèce, a dénoncé sur X des « conditions inhumaines et dangereuses… sans eau ». Un rapport aux conclusions similaires a été publié mercredi par Efsyn, un site d’information grec indépendant, qui comprenait également une photo du groupe dans la zone où sont garés les véhicules à bord du navire.
    Selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés, de manière plus globale, près de 25 000 exilés ont rejoint la Grèce via la mer et 4 000 via les terres en 2024. Et si on voit davantage de migrants arriver depuis Tobrouk, en Libye, cela est dû au fait que de plus en plus d’exilés qui traversent la Méditerranée depuis la Libye cherchent à contourner la Grèce pour tenter d’atteindre l’Italie, selon certains analystes.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#crete#humanitaire#sante#libye#italie#gavdos

  • France : quelle est la part des élèves qui savent nager en classe de 6e ?
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/vrai-ou-faux-france-quelle-est-la-part-des-eleves-qui-savent-nager-en-c

    Premier chiffre, avancé par la députée LFI Aurélie Trouvé sur Twitter : « en Seine Saint-Denis, à peine un enfant sur deux sait nager à l’entrée en 6e ».

    En réalité, c’est encore moins que cela. C’est plutôt un quart. Ainsi selon une étude réalisée par l’Académie de Créteil sur l’année 2021, seuls 26% des #enfants entrant en 6e en #Seine-St-Denis savaient déjà nager. Cette étude s’appuie sur le taux de réussite à l’Attestation scolaire du #savoir_nager en sécurité (#ASSN), un examen où les enfants doivent, par exemple, se déplacer dans l’eau sur le ventre sur 15 mètres ou passer sous un obstacle immergé.

    Des chiffres circulent également sur les élèves nageurs de 6e dans toute la France. [...] Mathieu Hanotin évoque des élèves qui savent nager à l’entrée de la 6e, au début de l’année, précisément c’est 66% au niveau national. Amélie Oudéa-Castéra quant à elle, parle des élèves qui savent nager à l’issue de la 6e, à la fin de l’année, 83% exactement. Ce sont des chiffres d’un rapport de la Direction générale de l’enseignement scolaire sorti en 2023. Cette différence entre l’entrée et la sortie s’explique parce que beaucoup d’enfants apprennent à nager pendant cette année de 6e.

    Toujours selon ce rapport, il y a de grosses disparités selon les territoires en France. C’est dans les #Outre-mer qu’on trouve le moins d’élèves nageurs à la fin de la 6e, notamment à #Mayotte où 58% des enfants seulement savent nager à la fin de cette année scolaire. L’académie de #Créteil, dont fait partie la Seine-St-Denis, est aussi dans le bas du tableau avec près de 73% de nageurs à la fin de la 6e. Pour expliquer ce retard, la Direction générale de l’enseignement scolaire déplore le manque de #bassins pour apprendre à nager dans ces académies.