• #Libye : les vérités de Ghassan Salamé | Vues du monde
    https://monde.blogs.la-croix.com/libye-les-verites-de-ghassan-salame/2019/05/23

    « La Libye est perçue comme un prix par les plus malins, les plus forts, les plus patients et beaucoup moins comme un pays de 6 millions d’habitants qui mérite une vie décente après quatre décennies de dictature et une décennie de chaos. Il n’y a pas assez de motivation morale pour mettre fin à cette guerre et, par conséquent, il y a moins de prédisposition politique à faire un effort supplémentaire pour trouver une solution. »

    « Les violations récentes flagrantes et télévisées » de l’#embargo sur les #armes imposé par l’#ONU ont mis en péril la #crédibilité de l’ensemble des #Nations_Unies. « L’ONU devrait se rendre compte qu’elle n’est pas prise au sérieux lorsque les violations sont si flagrantes et exhibitionnistes. »

  • Les vraies raisons du départ de Chantal #Jouanno
    https://reporterre.net/Les-vraies-raisons-du-depart-de-Chantal-Jouanno

    Ces principes sont : la #transparence, la #neutralité, l’indépendance, la reddition des comptes. Tout ceci vise à garantir la #crédibilité_des_débats menés par la #Commission, qui revendique l’#autonomie, notamment dans la #synthèse rédigée à la fin du débat. Or, indique-t-on à la #CNDP, si Matignon a bien joué le jeu dans la préparation de ce débat, qui est censé démarrer le 15 janvier, l’Elysée se montrait peu coopératif. En fait, Mme Jouanno attendait une lettre de la présidence de la République formalisant l’engagement à respecter l’indépendance de la commission dans le pilotage du débat et manifestant un engagement clair que les résultats seraient pris en compte. Faute de ces engagements clairs, et alors que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a déclaré sur Europe 1, « Il ne s’agit pas que le débat conduise à détricoter tout ce qui a été voulu par les Français », Mme Jouanno a préféré renoncer à piloter le #débat. Elle risquait fort d’être #instrumentalisé par M. Macron, ce qui aurait durablement nui à l’image d’#indépendance qu’elle veut donner à la CNDP.

  • Procédure | Prise de décision en matière d’asile. Le régime de la #suspicion

    Autant les collaborateurs du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) que les conseillers juridiques qui accompagnent les demandeurs d’asile semblent s’accorder sur le fait que la majorité des demandes d’asile sont rejetées sur la base du caractère « non vraisemblable » de la demande [1]. Sur son site Internet, le SEM affirme ainsi — et c’est un discours très présent également dans l’espace public — que beaucoup de demandeurs d’asile « racontent une histoire dramatique inventée de toutes pièces, espérant ainsi obtenir le statut de réfugié » [2]. Une attitude qualifiée d’« abus », et contre laquelle l’institution s’érige en rempart.

    Comment expliquer que nombre de décisions négatives soient fondées sur l’article 7 de la loi sur l’asile, qui définit la « vraisemblance », plutôt que sur la non-éligibilité au statut de réfugié (article 3) ? Dans le contexte français, Fassin et Kobelinsky (2012) lient cela au tournant politique des années 80 et 90. Ils montrent que la fin de la guerre froide et la crise économique des années 70 ont conduit à des politiques bien plus restrictives en matière d’immigration et d’asile, mettant davantage l’accent sur la dissuasion et la lutte contre les « #abus ».

    Un constat qui vaut également pour la #Suisse (Miaz, 2017), mais qui ne suffit pas à expliquer la prépondérance du critère de vraisemblance dans l’examen des demandes d’asile. Ma thèse de doctorat, pour laquelle j’ai mené une recherche ethnographique en 2014 et 2015 au sein de différentes divisions du SEM, montre que les mécanismes intra-institutionnels jouent ici un rôle essentiel.

    Un conditionnement institutionnel

    Je me suis ainsi intéressée aux pratiques quotidiennes des collaborateurs du SEM et à la manière dont certains « modèles » de prise de décisions deviennent naturels ou routiniers pour ces derniers. Pour mieux comprendre comment fonctionne la prise de décision en matière d’asile — et dans les bureaucraties plus généralement —, il faut prêter attention à l’élaboration et à la structuration des pratiques discrétionnaires des décideurs.

    Par pratiques discrétionnaires, j’entends ici les actions nécessaires pour interpréter le droit général dans l’évaluation de « cas » ou situations spécifiques.

    Ces pratiques ne sont pas seulement le résultat de choix libres et autonomes des décideurs. Elles sont façonnées par l’institution au sein de laquelle ils travaillent. On peut donc parler d’« habitus institutionnel », que je définis comme schéma de pensée, d’action, de perception et de désir qui découle de la position des collaborateurs au sein du SEM. L’habitus institutionnel met l’accent sur les expériences vécues au travail et sur la socialisation institutionnelle pour comprendre ce qui façonne les manières de comprendre, juger et agir des collaborateurs du SEM.

    Une solution de facilité

    Ma recherche montre ainsi quatre raisons principales pour lesquelles les collaborateurs du SEM préfèrent un raisonnement fondé sur l’examen de la vraisemblance (art. 7 LAsi) à un examen fondé sur l’éligibilité au statut de réfugié (art. 3 LAsi). Selon les personnes interrogées, la décision est premièrement moins susceptible d’être contestée en cas de recours de la part du demandeur d’asile. Deuxièmement, la plupart considèrent que les décisions négatives relevant de l’art. 7 sont moins étroitement contrôlées par leurs supérieurs hiérarchiques. Troisièmement, il leur semble plus facile d’établir et de produire des faits en vue de la décision dans le cadre de l’examen de la vraisemblance — au moyen de techniques et de stratégies d’interrogatoire — que d’établir avec certitude ce que les demandeurs d’asile ont vécu dans leur passé ou des persécutions à venir. Enfin, de nombreux collaborateurs considèrent qu’il est plus facile, émotionnellement, de justifier des décisions prises sur la base de la vraisemblance : la responsabilité de la décision négative revient alors au demandeur qui n’a pas dit « la vérité ».

    La #méfiance valorisée

    Je montre aussi qu’à travers leur socialisation au travail, les décideurs en viennent à assumer le rôle de « protecteurs du système ». Un rôle qui, dans le discours des personnes interrogées, prend un double sens. D’une part, il s’agit de protéger ce qu’ils considèrent comme la valeur humanitaire de l’asile : réserver l’asile à ceux qui le méritent vraiment, en limitant son accès. D’autre part, protéger le système consiste à défendre « les intérêts de l’État » : ne pas rendre l’asile « trop attractif » revient alors à protéger la Suisse contre l’installation d’« un trop grand nombre d’étrangers ».

    Ces finalités ne sont pas revendiquées comme objectifs propres par les collaborateurs, à savoir ce qui oriente leurs prises de décision. Néanmoins, je montre qu’en tant qu’objectifs institutionnels inculqués tout au long de leur socialisation dans l’institution, ceux-ci façonnent la manière dont les collaborateurs envisagent leur rôle et ce qu’ils considèrent comme des valeurs « professionnelles » de prise de décision. Tel est le cas de la suspicion.

    Ainsi, au sein du SEM, être suffisamment méfiant est perçu comme signe de professionnalisme, alors que sera qualifié de « naïveté » et de « paresse » le fait de ne pas « creuser assez profondément » pour trouver des contradictions et des signes de non-vraisemblance. Pour être professionnels, les collaborateurs doivent donc « creuser profondément » pour prouver la (non) véracité des déclarations des demandeurs d’asile et « tester leur crédibilité ».

    Une technique biaisée

    Rappelons seulement que les techniques de questionnement visant à tester la crédibilité ne font pas que découvrir des « contrevérités » et des contradictions. Elles les génèrent activement, comme l’ont montré plusieurs auteurs (Scheffer, 2001 ; Trueman, 2009).

    L’accent mis sur la vraisemblance et l’attitude de suspicion à l’égard des demandeurs d’asile au sein de processus de classification légale conduit ainsi au renforcement de la figure particulière du demandeur d’asile débouté comme « #faux_réfugié » et « #abuseur ».

    Une figure qui, en retour, vient renforcer les volontés du SEM et de ses collaborateurs d’identifier ces « abuseurs » et de les exclure.

    https://asile.ch/2018/11/27/procedure-prise-de-decision-en-matiere-dasile-le-regime-de-la-suspicion
    #vraisemblance #audition #preuves #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile

    • Crédibilité | Son #récit est qualifié d’invraisemblable malgré plusieurs éléments de #preuve

      Yared* demande l’asile en Suisse après avoir quitté l’Éthiopie, où il a été détenu et maltraité en tant qu’opposant politique. Il présente une convocation officielle des autorités éthiopiennes et un rapport médical rédigé par un service spécialisé attestant de son état de santé et corroborant ses dires. Cependant, le SEM puis le TAF considèrent que ses déclarations sont invraisemblables et prononcent son renvoi de Suisse.

      Yared, d’origine éthiopienne, entre en Suisse en septembre 2015 et y dépose une demande d’asile. Il déclare avoir été arrêté en 2014 dans le cybercafé qu’il gérait à Addis-Abeba, puis emprisonné pendant quatre mois. Les autorités l’accusaient d’être un opposant au régime, car des membres d’un parti de l’opposition utilisaient son cyber-café afin d’imprimer des affiches contre le pouvoir. Yared ajoute avoir été emprisonné une seconde fois pendant deux mois durant la campagne électorale de 2015, à nouveau soupçonné de soutenir l’opposition. Il dit avoir été battu et torturé lors de ces deux périodes de détention. Alors qu’il avait déjà quitté le pays, Yared a reçu une convocation de la part des autorités éthiopiennes datée d’août 2015, réceptionnée par sa sœur et dont l’original a été remis au SEM. Yared verse à son dossier des éléments relatifs à son état de santé, qui corroborent ses dires sur les traitements dont il aurait été victime. En effet, il souffre notamment de troubles de l’audition et de l’articulation de la mâchoire, que les médecins attribuent à de probables coups au niveau de la tête. Yared présente d’autres séquelles, possiblement dues à des passages à tabac et à des brûlures. Il est également suivi sur le plan psychiatrique à la Consultation pour victimes de torture et de guerre (CTG) pour dépression et état de stress post-traumatique. Un rapport médical de juillet 2017, remis lui aussi au SEM, conclut notamment à une perforation des tympans et à un état de stress post-traumatique.

      En août 2017, le SEM rejette la demande d’asile de Yared, qualifiant ses déclarations d’invraisemblables. Le SEM trouve « incompréhensible » que les autorités éthiopiennes aient décidé d’arrêter Yared sans aucune raison ou indice préalable et « illogique » que celles-ci l’aient libéré faute de preuve puis arrêté à nouveau quelques mois plus tard. Selon le SEM, les explications fournies par Yared sont « vagues », « stéréotypées » et « vides de tout élément de vécu ». Les exigences de vraisemblance posées par l’art. 7 LAsi n’étant selon lui pas réalisées, le SEM renonce à examiner la pertinence des faits allégués. Il réfute la qualité de réfugié de Yared et prononce son renvoi, estimant qu’il n’a démontré aucun risque vraisemblable d’être exposé à une peine ou à un traitement prohibé par l’art. 3 CEDH ni aucune mise en danger concrète due à sa situation médicale (art. 83 al. 4 LEtr).

      Suite à la décision du SEM, Yared fait recours au TAF en octobre 2017. Il évoque les moyens de preuve détaillés et pertinents qui n’ont pas été considérés par le SEM, comme la convocation des autorités éthiopiennes d’août 2015 ou le certificat médical de juillet 2017. Yared rappelle les séquelles laissées par les mauvais traitements subis lors de sa détention. De plus, en raison de sa présumée appartenance à l’opposition politique éthiopienne, Yared se dit exposé à de sérieux préjudices.

      Le TAF rejette la demande de dispense de frais et d’assistance judiciaire en octobre 2017, le recours étant jugé voué à l’échec. Yared dépose une demande de reconsidération de la décision incidente du TAF, rappelant une fois encore qu’il a apporté des preuves matérielles qui n’ont été considérées ni par le SEM ni par le TAF. De surcroît, dans sa décision incidente, le TAF s’appuie sur le fait que Yared aurait imprimé des tracts en 2015, soit après la fermeture de son cybercafé. Pourtant, la mandataire de Yared rappelle que celui-ci n’a jamais tenu de tels propos. Le TAF rejette ensuite la demande de reconsidération puis le recours de Yared, car celui-ci n’aurait rendu vraisemblable ni l’existence ni le risque de persécutions de la part des autorités éthiopiennes à son égard. Le TAF considère qu’il se serait également contredit sur le moment de sa seconde arrestation. Dans son recours, la mandataire de Yared avait précisé que les indications temporelles données par le recourant étaient effectivement vagues (« ensuite », « puis »), mais que le SEM n’avait pas cherché à les clarifier et à confronter Yared sur les apparentes divergences dans ses déclarations. De plus, ces indications temporelles ont été données dans le cadre d’une question générale sur les motifs d’asile de Yared, et non en réponse à une question spécifique portant sur le moment de la seconde arrestation. Finalement, pour le TAF, bien que le rapport médical et le fait que Yared soit suivi par la CTG attestent des faits avancés, ils ne suffisent pas à rendre vraisemblables les motifs de fuite allégués. Le TAF estime ainsi que Yared ne remplit pas les conditions d’octroi de l’asile et prononce son renvoi.

      https://asile.ch/2018/12/12/credibilite-son-recit-est-qualifie-dinvraisemblable-malgre-plusieurs-elements-
      #vraisemblance #invraisemblance #crédibilité

  • More Evidence That #Nutrition Studies Don’t Always Add Up - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/29/sunday-review/cornell-food-scientist-wansink-misconduct.html

    But as news of the scandal reverberated through academic circles, some experts said they feared it was symptomatic of a broader problem in food and health research. While very few scientists are accused of misconduct or misreporting data, critics have long contended that nutrition research is plagued by a credibility problem. They argue that an alarming number of food studies are misleading, unscientific or manipulated to draw dubious conclusions.

    https://seenthis.net/messages/723960

    #science #crédibilité

  • Facebook is rating the trustworthiness of its users on a scale from zero to 1
    https://www.washingtonpost.com/technology/2018/08/21/facebook-is-rating-trustworthiness-its-users-scale-zero-one

    Facebook has begun to assign its users a reputation score, predicting their trustworthiness on a scale from zero to 1. The previously unreported ratings system, which Facebook has developed over the past year, shows that the fight against the gaming of tech systems has evolved to include measuring the credibility of users to help identify malicious actors. Facebook developed its reputation assessments as part of its effort against fake news, Tessa Lyons, the product manager who is in (...)

    #Facebook #manipulation #web #surveillance

    https://www.washingtonpost.com/pbox.php

  • Retour – décevant – sur l’expérience de Milgram
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/retour-decevant-sur-lexperience-de-milgram

    Difficile, lorsqu’on s’intéresse à la #psychologie, de passer à côté de la fameuse expérience de Stanley Milgram, un véritable classique. Rappelons brièvement son déroulement : un chercheur expliquait aux participants qu’il s’agissait d’une étude sur l’apprentissage. Une personne assise sur une chaise et bardée d’électrodes devait répondre à une série de (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #économie_comportementale #science

  • Agence européenne du #médicament : une aide opaque aux firmes
    http://www.prescrire.org/fr/3/31/53660/0/NewsDetails.aspx

    L’Agence européenne du médicament (#EMA) propose aux firmes des « conseils scientifiques » pour les aider à constituer leur dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché (#AMM).

    Ces conseils scientifiques personnels, secrets et parfois payants, nourrissent des doutes sur l’impartialité et la #crédibilité de l’EMA. On s’attendrait plutôt à ce qu’une agence publique fixe des exigences pour les essais cliniques, par exemple utiliser tel critère, telle méthode, comparer à tel ou tel traitement, etc. Et ce par des recommandations écrites détaillées, publiques et transparentes, et non par des conseils personnalisés confidentiels.

    Ces conseils scientifiques sont très utilisés dans le cadre des AMM conditionnelles, c’est-à-dire des AMM délivrées précocement avec demande d’un complément d’évaluation après l’AMM. On note ainsi que sur les 30 AMM conditionnelles délivrées par l’EMA entre 2006 et 2016, 18 ont fait l’objet de conseils de l’Agence. 71 % des demandes d’AMM conditionnelle qui ont suivi les conseils scientifiques de l’EMA ont abouti à une AMM, contre 40 % de celles qui ne les ont pas suivis. Ces chiffres peuvent s’interpréter de différentes façons. Mais l’opacité des procédures soulève la question d’éventuels #compromis et #influences, dus à une trop grande proximité entre les personnels des firmes et ceux de l’EMA.

    Le Médiateur européen s’en est inquiété et demande la transparence sur ces activités. À juste raison. La crédibilité de l’EMA dans son rôle de protection des patients est en jeu. L’opacité entretient la suspicion sur une autorité de #santé qui protégerait en priorité les firmes, au lieu de la #santé_publique.

    ©Prescrire 1er décembre 2017

    #corruption #Europe

  • The elites “have no credibility left:” An interview with journalist Chris Hedges - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/06/hedg-o06.html

    On Monday, WSWS international editorial board chairman David North interviewed Chris Hedges, the Pulitzer Prize winning journalist, author, lecturer, and former New York Times correspondent. Among Hedges’ best-known books are War is a Force That Gives Us Meaning, The Death of the Liberal Class, Empire of Illusion: the End of Literacy and the Triumph of Spectacle, Days of Destruction, Days of Revolt, which he co-wrote with the cartoonist Joe Sacco, and Wages of Rebellion: the Moral Imperative of Revolt.

    #politique #états-unis #crédibilité #intelligentsia #élite

  • Conseil des #droits de l’Homme : les É.-U. critiquent la présence de certains pays | Agnès PEDRERO | #États-Unis
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201706/06/01-5104846-conseil-des-droits-de-lhomme-les-e-u-critiquent-la-presence-de-c

    Washington dénonce depuis des années le fait qu’#Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7, intitulé : « La situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ») à l’ordre du jour de chaque session du Conseil (trois fois par an). Israël et son principal allié, les États-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet « agenda biaisé » du Conseil, boycottant les débats.

    Mardi, Mme Haley a encore estimé « essentiel » que le Conseil mette fin à cette « partialité chronique » s’il « veut être crédible ».

    Elle a également critiqué la composition du Conseil mais n’a toutefois cité que le #Venezuela, appelant Caracas à se retirer.

    L’ambassadeur vénézuélien auprès de l’ONU à Genève, Jorge Valero, lui a répondu que les États-Unis « n’avaient aucune #autorité #morale pour s’affirmer comme le #juge universel sur les #droits_humains ». « Le gouvernement américain devrait non seulement renoncer à son siège au Conseil, mais s’excuser pour les #atrocités commises à travers son histoire. »

    Les membres du Conseil, élus par l’Assemblée générale de l’#ONU, comprennent également la #Chine et #Cuba, qui ont été critiqués par les États-Unis pour leur bilan en matière de droits de l’homme.

    OHCHR | Current Membership of the HRC
    http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/Pages/CurrentMembers.aspx

    [...]

    Saudi Arabia [term expires on] 2019

    [...]

    #Arabie_saoudite #délire #crédibilité #MSM « #neutralité »

  • La confiance dans les médias poursuit sa chute le monde - Par Alexis Delcambre - 2 Février 2017
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/02/02/la-confiance-dans-les-medias-poursuit-sa-chute_5073654_3236.html

    L’enquête annuelle réalisée par l’institut Kantar pour le quotidien « La Croix » relève une dégradation accrue des relations entre le public et les supports d’information.

    L’année 2016 n’a pas vu d’amélioration dans la confiance que les Français accordent aux médias. C’est en tout cas ce qu’indique l’enquête annuelle réalisée au début de janvier par l’institut Kantar pour le quotidien La Croix, sur un échantillon de 1 011 personnes majeures. Tous les supports voient leur crédibilité baisser : 52 % des personnes interrogées ont confiance dans les informations qu’elles entendent à la radio (– 3 points sur un an), 44 % se fient aux journaux (– 7 points sur un an), 41 % à la télévision (– 9 points sur un an) et 26 % au Web (– 5 points sur un an).
    . . . . . .
    La pente descendante est incontestable. Elle va de pair avec un intérêt pour l’actualité en déclin (64 % des personnes interrogées se disant intéressées, en baisse de 6 points) et une défiance envers les journalistes, dont 67 % des sondés jugent qu’ils ne sont pas indépendants des pressions des partis politiques et du pouvoir.
    Cette relation dégradée entre les médias et le public s’appuie notamment sur une évaluation parfois divergente des sujets dont il faut parler. Ainsi, l’affaire du « burkini », le braquage de Kim Kardashian, l’élection de Donald Trump et la crise des migrants sont des sujets qui ont été trop couverts pour une majorité de répondants.

    A l’inverse, les affaires de pédophilie dans l’Eglise et la conférence de Marrakech sur l’environnement sont jugées insuffisamment couverts.

    Les réseaux sociaux progressent
    L’étude révèle aussi plusieurs paradoxes. Ainsi, les réseaux sociaux sont une source d’information qui progresse (+ 6 points, à 9 %) quand on veut approfondir un sujet. Mais 73 % des répondants déclarent ne pas avoir confiance dans les informations qui y circulent. Les Français disent être conscients des risques inhérents aux plates-formes : 83 % des sondés y ont déjà repéré des rumeurs et une nette majorité déclare toujours lire un contenu et vérifier son émetteur avant de le partager avec son réseau.

    Malgré cela, la rémanence de certaines fausses informations testées dans le sondage est importante : 39 % des sondés continuent de croire que l’Etat a réservé plus de 77 000 HLM pour l’accueil des familles de migrants ; 38 %, que des maires de villes de province font venir des personnes étrangères de Seine-Saint-Denis dans leur ville en échange de subventions ; 36 %, que Hillary Clinton était gravement malade durant la campagne présidentielle américaine ; et 33 %, que les usines de charbon allemandes sont responsables des pics de pollution de décembre en France.
    . . . . .
    Ces paradoxes s’expliquent par les fractures que fait apparaître l’étude détaillée des résultats. Ainsi, sur Internet, les sites et applications mobiles issus de la presse écrite sont plébiscités par les cadres et les diplômés. Mais les réseaux sociaux sont la principale source d’information des 18-24 ans et des employés. Plus troublant, au plan politique, les sympathisants du Front national sont la seule catégorie à privilégier les réseaux sociaux comme source d’information (30 %), quand tous les autres favorisent les sites de presse.

    « Un vrai désarroi des médias traditionnels »
    « Le monde semble coupé en deux, commentait le directeur de la rédaction de France Inter, Jean-Marc Four, lors d’une conférence de presse organisée, jeudi 2 février, pour la restitution de cette enquête. D’un côté, ceux qui se tournent vers les médias traditionnels, au moins en cas de gros événement. De l’autre, une partie qui n’écoute plus, ne regarde plus, ne lit plus ces médias traditionnels, et que ceux-ci ne savent plus comment atteindre. »
    . . . . .
    Plus largement, les rédactions se posent la question de leur présence sur le terrain et de la relation directe avec le public. « Est-ce qu’on capte bien ce qui se passe ? Est-ce qu’on sait entendre et se faire entendre ? », se demande Michèle Léridon, directrice de l’information de l’Agence France-Presse (AFP). Jean-Marc Four, lui, appelle à un rééquilibrage entre la présence des éditorialistes et des commentateurs et celle du terrain, et pense que le dialogue direct entre journalistes et public, de vive voix ou par les réseaux sociaux est une nécessité

    #médias #crédibilité #radio #journaux #web #presse #information #sondage

    • Un commentaire parmi d’autres
      Limes 02/02/2017 - 20h41
      Quand 99% des journalistes ressassent la même pensée unique et pratiquent le tri sélectif de l’information, jamais de remise en cause, jamais d’opinion contradictoire, eh bien on finit par aller voir ailleurs - pour donner un signe de la décrépitude actuelle il faut souvent consulter des médias étrangers pour être au courant de certains faits qui se sont produits en France !!!!

  • Quand la police américaine classe des signalements de viol avant même d’enquêter | Alex Campbell et Katie J.M. Baker
    https://www.buzzfeed.com/alexcampbell/quand-les-policiers-classent-les-signalements-de-v

    Des services de police américains prétendent qu’un grand nombre de signalements de viol sont mensongers. Une enquête de BuzzFeed News portant sur une année de signalements de viol « infondés » dans le comté de Baltimore révèle qu’il arrive souvent que les policiers n’enquêtent pas dessus —même si l’homme a été arrêté pour viol auparavant. Source : Buzzfeed

  • Nuclear accident in New Mexico ranks among the costliest in U.S. history - LA Times
    http://www.latimes.com/nation/la-na-new-mexico-nuclear-dump-20160819-snap-story.html

    When a drum containing radioactive waste blew up in an underground nuclear dump in New Mexico two years ago, the Energy Department rushed to quell concerns in the Carlsbad desert community and quickly reported progress on resuming operations.

    The early federal statements gave no hint that the blast had caused massive long-term damage to the dump, a facility crucial to the nuclear weapons cleanup program that spans the nation, or that it would jeopardize the Energy Department’s credibility in dealing with the tricky problem of radioactive waste.

    But the explosion ranks among the costliest nuclear accidents in U.S. history, according to a Times analysis. The long-term cost of the mishap could top $2 billion, an amount roughly in the range of the cleanup after the 1979 partial meltdown at the Three Mile Island nuclear power plant in Pennsylvania.
    […]
    The dump, officially known as the Waste Isolation Pilot Plant, was designed to place waste from nuclear weapons production since World War II into ancient salt beds, which engineers say will collapse around the waste and permanently seal it. The equivalent of 277,000 drums of radioactive waste is headed to the dump, according to federal documents.

    The dump was dug much like a conventional mine, with vertical shafts and a maze of horizontal drifts. It had operated problem-free for 15 years and was touted by the Energy Department as a major success until the explosion, which involved a drum of of plutonium and americium waste that had been packaged at the Los Alamos National Laboratory.

    The problem was traced to material — actual kitty litter — used to blot up liquids in sealed drums. Lab officials had decided to substitute an organic material for a mineral one. But the new material caused a complex chemical reaction that blew the lid off a drum, sending mounds of white, radioactive foam into the air and contaminating 35% of the underground area.

  • Bernard-Henri Lévy : « La France doit aider militairement les #Kurdes pour sauver les #Chrétiens_d'Orient »
    http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/31/01003-20150331ARTFIG00352-bernard-henri-levy-la-france-doit-aider-militaire

    Mais je vais vous faire un aveu. J’ai souvent, dans ma vie, plaidé pour que l’on aide des combattants qui étaient nos alliés, un jour contre les Soviétiques, un autre contre Kadhafi, un autre contre telle autre dictature. Mais, même si je n’avais aucun doute sur cette nécessité de les aider, je ne savais jamais si les armes que nous leur livrions n’allaient pas, un jour, être réutilisées à de mauvaises fins et au service de valeurs qui ne seraient plus les nôtres. Là, c’est la première fois que j’ai aussi peu de doutes. C’est la première fois que je me sens, que je nous sens, en harmonie avec ce qui fait le fond de nos croyances communes. Les Kurdes ne sont pas seulement nos alliés. Ce sont des gens qui ont les mêmes valeurs que nous. La #laïcité. Le goût de la démocratie. L’exigence de l’égalité hommes-femmes. La haine absolue de l’Islam fondamentaliste, radical et fasciste.

    « Ok d’habitude je me doute que ça va finir par partir en couilles, mais là vous verrez ça va aller » #credibilité

  • La #France, pays de la liberté d’#expression… pour certains. | Human Rights Watch
    http://www.hrw.org/fr/news/2015/01/16/la-france-pays-de-la-liberte-d-expression-pour-certains

    La législation antiterroriste autorisant les comparutions immédiates et de longues peines de prison ne devrait pas être utilisée pour poursuivre des personnes ayant tenu des propos qui n’incitent pas à la violence ou pour des menaces contre des policiers qui devraient être traitées comme des infractions pénales ordinaires. Son utilisation est susceptible d’avoir un effet paralysant sur la liberté d’expression en France. Elle affaiblit la #crédibilité de la France en tant que pays défendant la liberté d’expression et donne un exemple dangereux aux gouvernements qui sont prompts à utiliser les lois antiterroristes pour réduire leurs détracteurs au #silence.

  • Eugene Robinson: With Ukraine crisis, the U.S. has a credibility problem - The Washington Post
    http://www.washingtonpost.com/opinions/eugene-robinson-with-ukraine-crisis-the-us-has-a-credibility-problem/2014/03/03/f8f6a58a-a311-11e3-8466-d34c451760b9_print.html

    Before Iraq there was Afghanistan, there was the Persian Gulf War, there was Panama, there was Grenada. And even as we condemn Moscow for its outrageous aggression, we reserve the right to fire deadly missiles into Pakistan, Yemen, Somalia and who knows where else.

    #foutage_de_gueule #crédibilité_zéro #Etats-Unis

  • Rapport de Terre des femmes – #Suisse sur les difficultés que les femmes rencontrent dans la #procédure_d’asile

    Les persécutions de #femmes ne sont pas prises au sérieux en Suisse, conclut une étude de TERRE DES FEMMES Suisse. 32 procédures de demande d’#asile de femmes tirées des années 2004 à 2010 ont été analysées dans le cadre de cette étude. Il a été démontré que la grande majorité des refus d’octroi de l’asile a été basée sur un supposé manque de #crédibilité. TERRE DES FEMMES Suisse prouve toutefois que des décisions, en particulier de première instance, sont en partie prises de manière précipitée en se basant sur un manque de crédibilité. Une raison pour cela est l’insuffisance fréquente des connaissances spécifiques aux femmes sur les différents pays lors du traitement de la demande d’asile. Ceci a pour conséquence que des #stéréotypes et des comportements sont attribués aux requérantes d’asile même s’ils ne correspondent pas toujours à la réalité vécue par les femmes dans leur pays. Il est également trop souvent présumé qu’une protection étatique existe dans le pays d’origine, cela malgré le fait que, dans la plupart des pays, les femmes ne trouvent qu’une très faible voire aucune protection contre des persécutions privées (p.ex. #mariage_forcé ou menaces de mort suite à des #atteintes_à_l’honneur).

    Les résultats détaillés de cette étude peuvent être tirés du #rapport « Les femmes dans les procédures d’asile – la reconnaissance des motifs de fuite spécifiques aux femmes dans les pratiques suisses ». Ce document contient également des propositions concrètes d’amélioration visant à garantir aux femmes une procédure d’asile juste et équitable.

    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2013/09/24/terre-des-femmes-%EF%BB%BFles-femmes-dans-la-procedure-dasile

    #genre

  • Beyond Proof. Credibility Assessment in EU Asylum Systems

    Credibility represents a very complex and challenging area of refugee law and status determination. Research and practice have showed that it is a core element of the adjudication of asylum applications. The assessment of credibility plays a central role in the determination of an applicant’s needs for international protection.

    http://www.refworld.org/docid/519b1fb54.html

    #asile #réfugié #migration #HCR #crédibilité #vraisemblance #preuve #rapport #audition

    • « De nombreux requérants d’asile mentent ! » – Vraiment ?

      Le titre du présent article pose de manière provocante la question de savoir si de nombreux/ses requérant-e-s d’asile mentent vraiment, comme on le proclame largement. Sans prétendre chercher à savoir qui ment ou non, l’analyse des pratiques quotidiennes de prise de décision au sein du SEM montre : « Nous devons faire attention à ce que nous acceptons comme vérité ou comme fait ».

      « Même si le candidat semble très convaincant, je dois faire attention. Parce que beaucoup mentent », dit Ursula. Ursula (nom modifié) est spécialiste de l’asile au sein du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et rend des décisions en matière d’asile. Son opinion est répandue, non seulement parmi les employé-e-s du SEM, mais aussi dans les médias où l’on parle d’abus de l’asile.

      Que veut dire être vraisemblable

      Le standard en matière de preuve dans les procédures d’asile n’est pas aussi « dur » que dans les autres procédures judiciaires. Les requérant-e-s d’asile n’ont pas à prouver qu’ils ou elles sont des réfugié-e-s au sens de l’article 3 de la loi sur l’asile ; ils ou elles doivent « simplement » le rendre vraisemblable. Selon l’article 7 de la loi sur l’asile, la qualité de réfugié-e est vraisemblable « lorsque l’autorité estime que celle-ci est hautement probable ». Souvent, pour prouver le statut de réfugié-e, il n’y a pas de preuve matérielle. L’évaluation de la vraisemblance repose donc en grande partie sur les allégations faites lors des auditions en matière d’asile.

      Les spécialistes de l’asile sont formé-e-s à l’analyse du caractère dit réaliste des allégations (Realkennzeichnen) basée sur la psychologie de la déposition Le caractère réaliste des allégations est un indice qui permet d’apprécier si celles-ci sont basée sur des événements vécus. Cependant, la recherche, effectuée dans la thèse « Protecting the System : Decision-Making in a Swiss Asylum Administration », montre que cette méthode n’est guère utilisée dans les procédures d’asile, comme l’indique cette citation d’une autre spécialiste : « Je ne teste pas la vraisemblance à partir du caractère réaliste des allégations. C’est plus une sorte de sentiment. Et je le recherche après dans le texte. »

      Si l’on ne trouve pas ce caractère réaliste, cela ne signifie pas en soi que l’allégation est un mensonge. Cependant, au lieu d’examiner les déclarations des demandeurs/euses d’asile en recherchant ces signes du caractère réaliste de l’allégation, le contrôle de la vraisemblance dans la procédure d’asile fonctionne exactement dans l’autre sens : on recherche activement, dans les allégations, leur caractère d’invraisemblance, comme on l’appelle. Le travail de recherche cité parle donc aussi d’une procédure de falsification. Le problème est que ces éléments (comme par exemple des contradictions) ne sont pas seulement « trouvés », mais aussi activement provoqués, indépendamment de la question de savoir si une situation a été « réellement » vécue ou non.

      Comment est-ce évalué dans la pratique

      Comme le montre la citation de la spécialiste, le « sentiment » ou l’ « intuition professionnelle » jouent un rôle majeur dans l’évaluation de la vraisemblance. De nombreux/ses spécialistes disent que l’évaluation de la vraisemblance commence généralement par un « sentiment ». Ce « sentiment » peut aller dans les deux sens : soit qu’une personne sera crue ou non. Elle influe sur l’intensité de l’interrogatoire lors des auditions, le nombre de questions difficiles qui seront posées et jusqu’à quel point les éléments d’invraisemblance seront recherchés.

      Cependant, ce « sentiment » ne doit pas être compris comme quelque chose de purement individuel, voire subjectif. A travers l’environnement et la socialisation au sein de l’autorité responsable de la migration, les spécialistes acquièrent un « habitus » institutionnel : une certaine façon de penser, d’agir et de « sentir ». Cette habitude se caractérise par ce que l’autorité considère comme « professionnel ». Comme on a pu le démonter pour les autorités migratoires dans des pays comme l’Allemagne, la France ou la Grande-Bretagne, une certaine méfiance fait partie de cette attitude professionnelle. Pour être professionnel, il faut être suffisamment méfiant (mais pas exagérément), et cela influence donc l’examen de la vraisemblance.

      Le titre du présent article pose de manière provocante la question de savoir si de nombreux/ses requérant-e-s d’asile mentent vraiment, comme on le proclame largement. Sans prétendre chercher à savoir qui ment ou non, l’analyse des pratiques quotidiennes de prise de décision au sein du SEM montre : « Nous devons faire attention à ce que nous acceptons comme vérité ou comme fait ». Que de nombreux/ses requérant-e-s d’asile se voient refuser le statut de réfugié-e pour cause de présomption d’invraisemblance ne veut pas encore dire que ces personnes mentent, et encore moins qu’elles ne sont pas des réfugié-e-s. Cela signifie juste qu’on ne les croit pas.

      On peut trouver de nombreuses raisons à cela, y compris des raisons « intra-institutionnelles ». D’une part, les conditions structurelles jouent un rôle : c’est la pratique officielle du SEM de justifier les décisions négatives « si possible » par l’invraisemblance, plutôt que par le constat que les conditions de la qualité de réfugié ne sont pas remplies. De telles « décisions selon l’article 7 » sont plus difficiles à contester sur le plan juridique. Souvent, il est également plus facile de trouver des fondements « tangibles » pour rendre des « décisions selon l’article 7 ». D’un autre côté, il est émotionnellement plus facile pour les employé-e-s de rejeter des demandes en raison de leur invraisemblance. Enfin, la socialisation au sein de l’autorité, le besoin d’ « appartenir » à celle-ci et d’être considéré-e comme professionnel-le, ainsi que sa propre compréhension de son rôle caractérise le comportement des spécialistes. Ce que les spécialistes entendent par travailler « correctement » pour l’État, a une influence sur la manière dont ils ou elles procèdent à l’évaluation de la vraisemblance.


      https://www.osar.ch/des-faits-plutot-que-des-mythes/articles-2018/lanalyse-des-pratiques-quotidiennes-de-prise-de-decision-au-sein-du-sem.html
      #mensonge #vérité #vraisemblance #récit

    • « De nombreux requérants d’asile mentent ! » – Vraiment ?

      Le titre du présent article pose de manière provocante la question de savoir si de nombreux/ses requérant-e-s d’asile mentent vraiment, comme on le proclame largement. Sans prétendre chercher à savoir qui ment ou non, l’analyse des pratiques quotidiennes de prise de décision au sein du SEM montre : « Nous devons faire attention à ce que nous acceptons comme #vérité ou comme fait ».

      « Même si le candidat semble très convaincant, je dois faire attention. Parce que beaucoup mentent », dit Ursula. Ursula (nom modifié) est spécialiste de l’asile au sein du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et rend des décisions en matière d’asile. Son opinion est répandue, non seulement parmi les employé-e-s du SEM, mais aussi dans les médias où l’on parle d’abus de l’asile.

      Que veut dire être vraisemblable

      Le standard en matière de preuve dans les procédures d’asile n’est pas aussi « dur » que dans les autres procédures judiciaires. Les requérant-e-s d’asile n’ont pas à prouver qu’ils ou elles sont des réfugié-e-s au sens de l’article 3 de la loi sur l’asile ; ils ou elles doivent « simplement » le rendre vraisemblable. Selon l’article 7 de la loi sur l’asile, la qualité de réfugié-e est vraisemblable « lorsque l’autorité estime que celle-ci est hautement probable ». Souvent, pour prouver le statut de réfugié-e, il n’y a pas de preuve matérielle. L’évaluation de la vraisemblance repose donc en grande partie sur les allégations faites lors des auditions en matière d’asile.

      Les spécialistes de l’asile sont formé-e-s à l’analyse du caractère dit réaliste des allégations (Realkennzeichnen) basée sur la psychologie de la déposition Le caractère réaliste des allégations est un indice qui permet d’apprécier si celles-ci sont basée sur des événements vécus. Cependant, la recherche, effectuée dans la thèse « Protecting the System : Decision-Making in a Swiss Asylum Administration », montre que cette méthode n’est guère utilisée dans les procédures d’asile, comme l’indique cette citation d’une autre spécialiste : « Je ne teste pas la vraisemblance à partir du caractère réaliste des allégations. C’est plus une sorte de sentiment. Et je le recherche après dans le texte. »

      Si l’on ne trouve pas ce caractère réaliste, cela ne signifie pas en soi que l’allégation est un mensonge. Cependant, au lieu d’examiner les déclarations des demandeurs/euses d’asile en recherchant ces signes du caractère réaliste de l’allégation, le contrôle de la vraisemblance dans la procédure d’asile fonctionne exactement dans l’autre sens : on recherche activement, dans les allégations, leur caractère d’invraisemblance, comme on l’appelle. Le travail de recherche cité parle donc aussi d’une procédure de falsification. Le problème est que ces éléments (comme par exemple des contradictions) ne sont pas seulement « trouvés », mais aussi activement provoqués, indépendamment de la question de savoir si une situation a été « réellement » vécue ou non.

      Comment est-ce évalué dans la pratique

      Comme le montre la citation de la spécialiste, le « sentiment » ou l’ « intuition professionnelle » jouent un rôle majeur dans l’évaluation de la vraisemblance. De nombreux/ses spécialistes disent que l’évaluation de la vraisemblance commence généralement par un « sentiment ». Ce « sentiment » peut aller dans les deux sens : soit qu’une personne sera crue ou non. Elle influe sur l’intensité de l’interrogatoire lors des auditions, le nombre de questions difficiles qui seront posées et jusqu’à quel point les éléments d’invraisemblance seront recherchés.

      Cependant, ce « sentiment » ne doit pas être compris comme quelque chose de purement individuel, voire subjectif. A travers l’environnement et la socialisation au sein de l’autorité responsable de la migration, les spécialistes acquièrent un « habitus » institutionnel : une certaine façon de penser, d’agir et de « sentir ». Cette habitude se caractérise par ce que l’autorité considère comme « professionnel ». Comme on a pu le démonter pour les autorités migratoires dans des pays comme l’Allemagne, la France ou la Grande-Bretagne, une certaine méfiance fait partie de cette attitude professionnelle. Pour être professionnel, il faut être suffisamment méfiant (mais pas exagérément), et cela influence donc l’examen de la vraisemblance.

      Le titre du présent article pose de manière provocante la question de savoir si de nombreux/ses requérant-e-s d’asile mentent vraiment, comme on le proclame largement. Sans prétendre chercher à savoir qui ment ou non, l’analyse des pratiques quotidiennes de prise de décision au sein du SEM montre : « Nous devons faire attention à ce que nous acceptons comme vérité ou comme fait ». Que de nombreux/ses requérant-e-s d’asile se voient refuser le statut de réfugié-e pour cause de présomption d’invraisemblance ne veut pas encore dire que ces personnes mentent, et encore moins qu’elles ne sont pas des réfugié-e-s. Cela signifie juste qu’on ne les croit pas.

      On peut trouver de nombreuses raisons à cela, y compris des raisons « intra-institutionnelles ». D’une part, les conditions structurelles jouent un rôle : c’est la pratique officielle du SEM de justifier les décisions négatives « si possible » par l’invraisemblance, plutôt que par le constat que les conditions de la qualité de réfugié ne sont pas remplies. De telles « décisions selon l’article 7 » sont plus difficiles à contester sur le plan juridique. Souvent, il est également plus facile de trouver des fondements « tangibles » pour rendre des « décisions selon l’article 7 ». D’un autre côté, il est émotionnellement plus facile pour les employé-e-s de rejeter des demandes en raison de leur invraisemblance. Enfin, la socialisation au sein de l’autorité, le besoin d’ « appartenir » à celle-ci et d’être considéré-e comme professionnel-le, ainsi que sa propre compréhension de son rôle caractérise le comportement des spécialistes. Ce que les spécialistes entendent par travailler « correctement » pour l’État, a une influence sur la manière dont ils ou elles procèdent à l’évaluation de la #vraisemblance.

      https://www.osar.ch/des-faits-plutot-que-des-mythes/articles-2018/lanalyse-des-pratiques-quotidiennes-de-prise-de-decision-au-sein-du-sem.html
      #mensonge

  • Culture of disbelief works against asylum seekers

    JOHANNESBURG, 24 April 2013 (IRIN) - Most asylum seekers arrive in host countries with no evidence to prove they have fled persecution. This means the success of their applications for refugee status depends largely on whether their stories are believed. But the credibility of asylum seekers is increasingly being called into question, particularly in countries that receive large numbers of asylum claims.

    http://www.irinnews.org/Report/97906/Culture-of-disbelief-works-against-asylum-seekers

    #migration #asile #preuve #statut_de_réfugié #réfugié #crédibilité

  • #LIBYE : LA #JUSTICE EN PLEIN #TRANSITION

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1273

    #SaifEl-Islam, dignitaires et étrangers complices de #Kadhafi sur le point de rendre des comptes.

    Opération d’essai pour la #crédibilité du nouveau régime libyen, telle est l’épreuve qui va montrer si la transition dans ce pays #maghrébin va développer un #Etat #démocratique et performant. La justice est le créneau que la population locale, avec l’ #opinion #mondiale, suivent pour constater la démonstration que la Libye, qui vit des déchirements entre tribus et milices, va sur la bonne gouvernance et la stabilité.