• The deadly truth about a world built for men – from stab vests to car crashes | Life and style | The Guardian
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/feb/23/truth-world-built-for-men-car-crashes

    Going back to the theory of Man the Hunter, the lives of men have been taken to represent those of humans overall. When it comes to the other half of humanity, there is often nothing but silence. And these silences are everywhere. Films, news, literature, science, city planning, economics, the stories we tell ourselves about our past, present and future, are all marked – disfigured – by a female-shaped “absent presence”. This is the gender data gap.

    These silences, these gaps, have consequences. They impact on women’s lives, every day. The impact can be relatively minor – struggling to reach a top shelf set at a male height norm, for example. Irritating, certainly. But not life-threatening. Not like crashing in a car whose safety tests don’t account for women’s measurements. Not like dying from a stab wound because your police body armour doesn’t fit you properly. For these women, the consequences of living in a world built around male data can be deadly.

    • When Apple launched their AI, Siri, users in the US found that she (ironically) could find prostitutes and Viagra suppliers, but not abortion providers. Siri could help you if you’d had a heart attack, but if you told her you’d been raped, she replied “I don’t know what you mean by ‘I was raped.’”

      In 2018, Astrid Linder, research director of traffic safety at the Swedish National Road and Transport Research Institute, presented a paper at the Road Safety on Five Continents Conference in South Korea, in which she ran through EU regulatory crash-test requirements. In no test is an anthropometrically correct female crash-test dummy required. The seatbelt test, one of the frontal-collision tests, and both lateral-collision tests all specify that a 50th-percentile male dummy should be used. There is one EU regulatory test that requires what is called a 5th-percentile female dummy, which is meant to represent the female population. Only 5% of women will be shorter than this dummy. But there are a number of data gaps. For a start, this dummy is only tested in the passenger seat, so we have no data at all for how a female driver would be affected – something of an issue you would think, given women’s “out of position” driving style. And secondly, this female dummy is not really female. It is just a scaled-down male dummy.

    • @mad_meg cet extrait de l’article m’a fait pensé à l’armée américaine qui à force d’accidents s’est finalement rendu compte qu’il fallait peut-être arrêter de concevoir des cockpits d’une seule taille :

      (...) in 1926, when the Army designed its first airplane cockpit, they measured the physical dimensions of male pilots and calculated the average measurement of their height, weight, arm-length and other dimensions.

      The results determined the size and shape of the seat, the distance to the pedals and the stick, and even the shape of the flight helmets. This mean that, in part, pilots were selected based on their ability to fit into the cockpit designed for the average 1920s man.

      This worked more or less up until World War II, when the Army began recruiting hundreds of new pilots to expand its air forces (...) Even with no war, pilots continued to die during training, as they were unable to control their planes.
      The high death rate in the Air Force was a mystery for many years, but after blaming the pilots and their training programs, the military finally realized that the cockpit itself was to blame, that it didn’t actually fit most pilots.(...)

      One of these researches was a young Harvard graduate named Gilbert S. Daniels. In his research measuring thousands of airmen on a set of ten critical physical dimensions, Daniels realized that none of the pilots he measured was average on all ten dimensions. Not a single one. When he looked at just three dimensions, less than five percent were average. Daniels realized that by designing something for an average pilot, it was literally designed to fit nobody.

      https://99percentinvisible.org/episode/on-average

    • Intéressant @koantig on imagine pas l’effet de ses cockpit sur les pilotes moyennes. Ca doit être la même chose dans l’aviation civile.
      Pour la forme des sacs de ciments, ca me rappel les ouvriers typographes qui au XIX avaient exigé des standards de taille difficilement manipulables par les femmes pour ne pas avoir leur concurrence.
      https://sniadecki.wordpress.com/2016/03/10/jarrige-genre
      Pour le ciment, je ne sais pas si c’est aussi intentionnel et conscient, mais ca ne change pas le résultat.

    • Il est question ici d’un monde fait par et pour les hommes,

      de #santé_au_travail et de sécurité moindre pour les femmes (équipement de protection qui ne protège pas les femmes, moindre intérêt pour les risques professionnels dans les métiers féminisés, pour leur confort thermique, etc.), le tout aboutissant à des risques professionnels qui ne baissent pas pour elles comme ils baissent pour les hommes depuis des décennies,

      d’#ergonomie moindre des outils comme des marchandises (exemple du #smartphone fait pour une main d’homme, de #reconnaissance_vocale qui marche mieux pour les basses fréquences, de sièges de #voiture pas à leur taille ni à leur morphologie),

      de #toilettes_publiques de taille égale pour eux et elles et de l’iniquité du procédé (en chiffres !)

      et au final de #risques de la vie accrus pour elles quand les #crash_tests ne sont jamais faits sur le modèle des corps féminins et que les femmes meurent plus sur la route pour un nombre moindre d’accidents. Ce problème de #sécurité_routière est maintenant connu mais peu est fait pour l’améliorer.

      #le_sexisme_tue, on vous dit !

    • @rastapopoulos et @sandburg, j’ai dû vous parler de mon contrat de travail dans une entreprise de services informatiques dont les bureaux étaient orientés nord, simple vitrage dans une région septentrionale. Je suis tombée malade dès le premier jour, je n’osais pas demander un arrêt de travail mais je n’étais pas en état, j’avais donc choisi de ne pas mettre de réveil et de me soigner par le sommeil, donc #absentéisme. Ensuite, pendant un pic de froid, j’avais le bras droit engourdi (celui près de la fenêtre) dès 11h du matin et j’ai posé la question en réunion, histoire de voir ce qu’on pouvait faire : bouger mon bureau, mettre une deuxième couche à la vitre en plastique pour la saison, etc. Rien n’a été fait, on a en vaguement parlé sans refuser ni le faire. Les collègues ont demandé à M. qui bossait comme moi à côté de la fenêtre si ça allait et M. était le mec content de tout, ça allait. Case dismissed, aucune #crédibilité_féminine. C’est une copine féministe qui m’a raconté que c’était un cas classique d’#androcentrisme et de violence contre le corps des femmes : nier leurs besoins de confort thermique parce qu’on n’a pas les mêmes. Et histoire de vous déprimer, je précise que parmi les associé·es il y avait une seule femme mais très féministe, et que tous les autres avaient des idées proféministes... C’est une des raisons pour lesquelles ce texte m’a fait tripper.


  • Les vraies raisons du départ de Chantal #Jouanno
    https://reporterre.net/Les-vraies-raisons-du-depart-de-Chantal-Jouanno

    Ces principes sont : la #transparence, la #neutralité, l’indépendance, la reddition des comptes. Tout ceci vise à garantir la #crédibilité_des_débats menés par la #Commission, qui revendique l’#autonomie, notamment dans la #synthèse rédigée à la fin du débat. Or, indique-t-on à la #CNDP, si Matignon a bien joué le jeu dans la préparation de ce débat, qui est censé démarrer le 15 janvier, l’Elysée se montrait peu coopératif. En fait, Mme Jouanno attendait une lettre de la présidence de la République formalisant l’engagement à respecter l’indépendance de la commission dans le pilotage du débat et manifestant un engagement clair que les résultats seraient pris en compte. Faute de ces engagements clairs, et alors que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a déclaré sur Europe 1, « Il ne s’agit pas que le débat conduise à détricoter tout ce qui a été voulu par les Français », Mme Jouanno a préféré renoncer à piloter le #débat. Elle risquait fort d’être #instrumentalisé par M. Macron, ce qui aurait durablement nui à l’image d’#indépendance qu’elle veut donner à la CNDP.


  • Procédure | Prise de décision en matière d’asile. Le régime de la #suspicion

    Autant les collaborateurs du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) que les conseillers juridiques qui accompagnent les demandeurs d’asile semblent s’accorder sur le fait que la majorité des demandes d’asile sont rejetées sur la base du caractère « non vraisemblable » de la demande [1]. Sur son site Internet, le SEM affirme ainsi — et c’est un discours très présent également dans l’espace public — que beaucoup de demandeurs d’asile « racontent une histoire dramatique inventée de toutes pièces, espérant ainsi obtenir le statut de réfugié » [2]. Une attitude qualifiée d’« abus », et contre laquelle l’institution s’érige en rempart.

    Comment expliquer que nombre de décisions négatives soient fondées sur l’article 7 de la loi sur l’asile, qui définit la « vraisemblance », plutôt que sur la non-éligibilité au statut de réfugié (article 3) ? Dans le contexte français, Fassin et Kobelinsky (2012) lient cela au tournant politique des années 80 et 90. Ils montrent que la fin de la guerre froide et la crise économique des années 70 ont conduit à des politiques bien plus restrictives en matière d’immigration et d’asile, mettant davantage l’accent sur la dissuasion et la lutte contre les « #abus ».

    Un constat qui vaut également pour la #Suisse (Miaz, 2017), mais qui ne suffit pas à expliquer la prépondérance du critère de vraisemblance dans l’examen des demandes d’asile. Ma thèse de doctorat, pour laquelle j’ai mené une recherche ethnographique en 2014 et 2015 au sein de différentes divisions du SEM, montre que les mécanismes intra-institutionnels jouent ici un rôle essentiel.

    Un conditionnement institutionnel

    Je me suis ainsi intéressée aux pratiques quotidiennes des collaborateurs du SEM et à la manière dont certains « modèles » de prise de décisions deviennent naturels ou routiniers pour ces derniers. Pour mieux comprendre comment fonctionne la prise de décision en matière d’asile — et dans les bureaucraties plus généralement —, il faut prêter attention à l’élaboration et à la structuration des pratiques discrétionnaires des décideurs.

    Par pratiques discrétionnaires, j’entends ici les actions nécessaires pour interpréter le droit général dans l’évaluation de « cas » ou situations spécifiques.

    Ces pratiques ne sont pas seulement le résultat de choix libres et autonomes des décideurs. Elles sont façonnées par l’institution au sein de laquelle ils travaillent. On peut donc parler d’« habitus institutionnel », que je définis comme schéma de pensée, d’action, de perception et de désir qui découle de la position des collaborateurs au sein du SEM. L’habitus institutionnel met l’accent sur les expériences vécues au travail et sur la socialisation institutionnelle pour comprendre ce qui façonne les manières de comprendre, juger et agir des collaborateurs du SEM.

    Une solution de facilité

    Ma recherche montre ainsi quatre raisons principales pour lesquelles les collaborateurs du SEM préfèrent un raisonnement fondé sur l’examen de la vraisemblance (art. 7 LAsi) à un examen fondé sur l’éligibilité au statut de réfugié (art. 3 LAsi). Selon les personnes interrogées, la décision est premièrement moins susceptible d’être contestée en cas de recours de la part du demandeur d’asile. Deuxièmement, la plupart considèrent que les décisions négatives relevant de l’art. 7 sont moins étroitement contrôlées par leurs supérieurs hiérarchiques. Troisièmement, il leur semble plus facile d’établir et de produire des faits en vue de la décision dans le cadre de l’examen de la vraisemblance — au moyen de techniques et de stratégies d’interrogatoire — que d’établir avec certitude ce que les demandeurs d’asile ont vécu dans leur passé ou des persécutions à venir. Enfin, de nombreux collaborateurs considèrent qu’il est plus facile, émotionnellement, de justifier des décisions prises sur la base de la vraisemblance : la responsabilité de la décision négative revient alors au demandeur qui n’a pas dit « la vérité ».

    La #méfiance valorisée

    Je montre aussi qu’à travers leur socialisation au travail, les décideurs en viennent à assumer le rôle de « protecteurs du système ». Un rôle qui, dans le discours des personnes interrogées, prend un double sens. D’une part, il s’agit de protéger ce qu’ils considèrent comme la valeur humanitaire de l’asile : réserver l’asile à ceux qui le méritent vraiment, en limitant son accès. D’autre part, protéger le système consiste à défendre « les intérêts de l’État » : ne pas rendre l’asile « trop attractif » revient alors à protéger la Suisse contre l’installation d’« un trop grand nombre d’étrangers ».

    Ces finalités ne sont pas revendiquées comme objectifs propres par les collaborateurs, à savoir ce qui oriente leurs prises de décision. Néanmoins, je montre qu’en tant qu’objectifs institutionnels inculqués tout au long de leur socialisation dans l’institution, ceux-ci façonnent la manière dont les collaborateurs envisagent leur rôle et ce qu’ils considèrent comme des valeurs « professionnelles » de prise de décision. Tel est le cas de la suspicion.

    Ainsi, au sein du SEM, être suffisamment méfiant est perçu comme signe de professionnalisme, alors que sera qualifié de « naïveté » et de « paresse » le fait de ne pas « creuser assez profondément » pour trouver des contradictions et des signes de non-vraisemblance. Pour être professionnels, les collaborateurs doivent donc « creuser profondément » pour prouver la (non) véracité des déclarations des demandeurs d’asile et « tester leur crédibilité ».

    Une technique biaisée

    Rappelons seulement que les techniques de questionnement visant à tester la crédibilité ne font pas que découvrir des « contrevérités » et des contradictions. Elles les génèrent activement, comme l’ont montré plusieurs auteurs (Scheffer, 2001 ; Trueman, 2009).

    L’accent mis sur la vraisemblance et l’attitude de suspicion à l’égard des demandeurs d’asile au sein de processus de classification légale conduit ainsi au renforcement de la figure particulière du demandeur d’asile débouté comme « #faux_réfugié » et « #abuseur ».

    Une figure qui, en retour, vient renforcer les volontés du SEM et de ses collaborateurs d’identifier ces « abuseurs » et de les exclure.

    https://asile.ch/2018/11/27/procedure-prise-de-decision-en-matiere-dasile-le-regime-de-la-suspicion
    #vraisemblance #audition #preuves #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile

    • Crédibilité | Son #récit est qualifié d’invraisemblable malgré plusieurs éléments de #preuve

      Yared* demande l’asile en Suisse après avoir quitté l’Éthiopie, où il a été détenu et maltraité en tant qu’opposant politique. Il présente une convocation officielle des autorités éthiopiennes et un rapport médical rédigé par un service spécialisé attestant de son état de santé et corroborant ses dires. Cependant, le SEM puis le TAF considèrent que ses déclarations sont invraisemblables et prononcent son renvoi de Suisse.

      Yared, d’origine éthiopienne, entre en Suisse en septembre 2015 et y dépose une demande d’asile. Il déclare avoir été arrêté en 2014 dans le cybercafé qu’il gérait à Addis-Abeba, puis emprisonné pendant quatre mois. Les autorités l’accusaient d’être un opposant au régime, car des membres d’un parti de l’opposition utilisaient son cyber-café afin d’imprimer des affiches contre le pouvoir. Yared ajoute avoir été emprisonné une seconde fois pendant deux mois durant la campagne électorale de 2015, à nouveau soupçonné de soutenir l’opposition. Il dit avoir été battu et torturé lors de ces deux périodes de détention. Alors qu’il avait déjà quitté le pays, Yared a reçu une convocation de la part des autorités éthiopiennes datée d’août 2015, réceptionnée par sa sœur et dont l’original a été remis au SEM. Yared verse à son dossier des éléments relatifs à son état de santé, qui corroborent ses dires sur les traitements dont il aurait été victime. En effet, il souffre notamment de troubles de l’audition et de l’articulation de la mâchoire, que les médecins attribuent à de probables coups au niveau de la tête. Yared présente d’autres séquelles, possiblement dues à des passages à tabac et à des brûlures. Il est également suivi sur le plan psychiatrique à la Consultation pour victimes de torture et de guerre (CTG) pour dépression et état de stress post-traumatique. Un rapport médical de juillet 2017, remis lui aussi au SEM, conclut notamment à une perforation des tympans et à un état de stress post-traumatique.

      En août 2017, le SEM rejette la demande d’asile de Yared, qualifiant ses déclarations d’invraisemblables. Le SEM trouve « incompréhensible » que les autorités éthiopiennes aient décidé d’arrêter Yared sans aucune raison ou indice préalable et « illogique » que celles-ci l’aient libéré faute de preuve puis arrêté à nouveau quelques mois plus tard. Selon le SEM, les explications fournies par Yared sont « vagues », « stéréotypées » et « vides de tout élément de vécu ». Les exigences de vraisemblance posées par l’art. 7 LAsi n’étant selon lui pas réalisées, le SEM renonce à examiner la pertinence des faits allégués. Il réfute la qualité de réfugié de Yared et prononce son renvoi, estimant qu’il n’a démontré aucun risque vraisemblable d’être exposé à une peine ou à un traitement prohibé par l’art. 3 CEDH ni aucune mise en danger concrète due à sa situation médicale (art. 83 al. 4 LEtr).

      Suite à la décision du SEM, Yared fait recours au TAF en octobre 2017. Il évoque les moyens de preuve détaillés et pertinents qui n’ont pas été considérés par le SEM, comme la convocation des autorités éthiopiennes d’août 2015 ou le certificat médical de juillet 2017. Yared rappelle les séquelles laissées par les mauvais traitements subis lors de sa détention. De plus, en raison de sa présumée appartenance à l’opposition politique éthiopienne, Yared se dit exposé à de sérieux préjudices.

      Le TAF rejette la demande de dispense de frais et d’assistance judiciaire en octobre 2017, le recours étant jugé voué à l’échec. Yared dépose une demande de reconsidération de la décision incidente du TAF, rappelant une fois encore qu’il a apporté des preuves matérielles qui n’ont été considérées ni par le SEM ni par le TAF. De surcroît, dans sa décision incidente, le TAF s’appuie sur le fait que Yared aurait imprimé des tracts en 2015, soit après la fermeture de son cybercafé. Pourtant, la mandataire de Yared rappelle que celui-ci n’a jamais tenu de tels propos. Le TAF rejette ensuite la demande de reconsidération puis le recours de Yared, car celui-ci n’aurait rendu vraisemblable ni l’existence ni le risque de persécutions de la part des autorités éthiopiennes à son égard. Le TAF considère qu’il se serait également contredit sur le moment de sa seconde arrestation. Dans son recours, la mandataire de Yared avait précisé que les indications temporelles données par le recourant étaient effectivement vagues (« ensuite », « puis »), mais que le SEM n’avait pas cherché à les clarifier et à confronter Yared sur les apparentes divergences dans ses déclarations. De plus, ces indications temporelles ont été données dans le cadre d’une question générale sur les motifs d’asile de Yared, et non en réponse à une question spécifique portant sur le moment de la seconde arrestation. Finalement, pour le TAF, bien que le rapport médical et le fait que Yared soit suivi par la CTG attestent des faits avancés, ils ne suffisent pas à rendre vraisemblables les motifs de fuite allégués. Le TAF estime ainsi que Yared ne remplit pas les conditions d’octroi de l’asile et prononce son renvoi.

      https://asile.ch/2018/12/12/credibilite-son-recit-est-qualifie-dinvraisemblable-malgre-plusieurs-elements-
      #vraisemblance #invraisemblance #crédibilité


  • More Evidence That #Nutrition Studies Don’t Always Add Up - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/29/sunday-review/cornell-food-scientist-wansink-misconduct.html

    But as news of the scandal reverberated through academic circles, some experts said they feared it was symptomatic of a broader problem in food and health research. While very few scientists are accused of misconduct or misreporting data, critics have long contended that nutrition research is plagued by a credibility problem. They argue that an alarming number of food studies are misleading, unscientific or manipulated to draw dubious conclusions.

    https://seenthis.net/messages/723960

    #science #crédibilité


  • Femmes, Noires, notre silence ne nous protégera pas ! | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/200918/femmes-noires-notre-silence-ne-nous-protegera-pas

    Autrice et journaliste connue et reconnue au niveau international, femme noire engagée devenue une personne publique et médiatisée, Rokhaya Diallo dérange précisément car elle ne reste pas à la place qui lui est assignée. Elle dérange précisément parce qu’elle est une femme, noire, française, musulmane, qui s’assume et s’affirme, qui dénonce et déconstruit sans relâche le racisme et le sexisme à l’œuvre dans notre pays. Elle dérange parce qu’elle est une voix singulière mais qui est loin d’être la seule, et qui parle de nos vies plurielles, de notre condition, diverse et hétérogène mais similaire notamment dans ce qu’elle comporte de discriminations systémiques.

    Oui, les femmes noires sont structurellement discriminées en France parce que femmes ET parce que noires.

    #femmes #noires #discrimination #crédibilité


    • Très bel article, que j’ai beaucoup lu (par extraits) lors des présentations de PP.

      Pour être jugée crédible pendant la consultation mémoire, la personne doit bien sûr faire preuve de cohérence dans son discours, mais elle doit aussi réussir des exercices standardisés qui, en s’appuyant sur des valeurs productivistes (rapidité, agilité, réactivité) défavorisent de fait les personnes âgées. De surcroît, Baptiste Brossard montre que l’évaluation de la crédibilité repose sur des critères implicites qui se sont pas strictement médicaux. Par exemple, les personnes âgées qui n’ont pas acquis, durant leur vie, le niveau de langage et le socle de connaissances implicitement requis pour réaliser les épreuves de la consultation ont plus de chance d’être jugées non crédibles (donc divagantes, voire délirantes). Autre exemple, le comportement de la personne est considéré crédible si elle se conforme aux attentes sociales projetées sur l’« être vieux  » pendant la consultation.

      #violences_de_genre #vieillesse #viol #inceste #crédibilité #Alzheimer #femmes

    • Celui-ci le complète bien. C’est sur la crédibilité très faible des patientes âgées issues d’Asie du Sud au Royaume-Uni et le préjugé d’après lequel elles se plaindraient trop de la #douleur. Ce qui permet au corps médical d’ignorer leurs plaintes et de faire comme si elles étaient vieilles, pauvres, femelles et non-blanches (et ça tombe bien, elles le sont).

      ‘Mrs Bibi Syndrome’, the medical stereotype undermining elderly Asian women – Media Diversified
      https://mediadiversified.org/2018/09/14/mrs-bibi-syndrome-the-medical-stereotype-undermining-elderly-asian

      Moreover, using your anecdotal clinical experience to judge “that brown women do complain about pain a lot” does not show you to be a well-seasoned clinician, but reflects that you are only concerned about the health needs of minority women when attempting to stifle conversations relating to discrimination. As shown in high quality health research in the USA, implicit bias relating to race and sex does negatively affect the way non-white women are medically treated – for example, African American women are less likely to be referred for invasive cardiac procedures when presenting with similar symptoms and test results to their white counterparts – despite African American women being at an increased risk of cardiovascular disease statistically.

      Furthermore, instead of using our unique position to promote the health needs specific to BME patients, some minority doctors help reproduce racist and sexist tropes that target immigrant communities in an effort to distances themselves from the likeness of their patients. By propagating these narratives, not only do we risk overlooking the very dire public health needs of some of the most vulnerable communities the UK, but, on a population level, we pave a pathway for white and male doctors [amongst others] to openly participate in a system which further disadvantages brown women. It also does a grave disservice to the cultural and political context with which non-white women, including South Asian women, exist in the UK today.


  • « Il est plus qu’irresponsable de laisser #Rokhaya_Diallo être insultée chaque jour »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/03/il-est-plus-qu-irresponsable-de-laisser-rokhaya-diallo-etre-insultee-chaque-

    Un tour sur Twitter suffit pour voir la constance avec laquelle le philosophe Raphaël Enthoven, l’essayiste Laurent Bouvet et le préfet Gilles Clavreul (ces deux derniers étant membres du Printemps républicain) attaquent Rokhaya Diallo. De manière quasi quotidienne, avec une obsession qui frise la pathologie, ces hommes blancs, intellectuels médiatiques, la livrent en pâture à leurs « followers ». Ils savent qu’ils peuvent agir de la sorte sans devoir se justifier, surtout dans une période de libération de la parole raciste et d’excitation du phénomène identitaire.


  • Facebook is rating the trustworthiness of its users on a scale from zero to 1
    https://www.washingtonpost.com/technology/2018/08/21/facebook-is-rating-trustworthiness-its-users-scale-zero-one

    Facebook has begun to assign its users a reputation score, predicting their trustworthiness on a scale from zero to 1. The previously unreported ratings system, which Facebook has developed over the past year, shows that the fight against the gaming of tech systems has evolved to include measuring the credibility of users to help identify malicious actors. Facebook developed its reputation assessments as part of its effort against fake news, Tessa Lyons, the product manager who is in (...)

    #Facebook #manipulation #web #surveillance

    https://www.washingtonpost.com/pbox.php



    • Alors que les uritrottoirs défraient les réseaux sociaux et les médias, l’on a vu des articles très discrets dans nos journaux nationaux fin 2016 lors de l’annonce de leur entrée dans le paysage urbain à Paris et à Nantes ; puis avec leur arrivée en février 2017. Mais l’on était alors éloignés des beaux quartiers.

      Pisser dehors tranquillement, quand on en a envie, un peu comme les chiens, c’est le must. Le chien, l’avenir de l’homme. Pouvoir sortir son sexe en pleine rue et l’agiter en pleine légalité, que demander de plus ? C’est dans ces moments-là où l’on apprécie, malgré la théorie du genre, la joie d’être une Femme. Et non un chien.

      Ah oui, parce que les hommes pissent dans la rue et que l’on ne peut rien y faire. Dans la rue, il y a aussi des viols, des vols, des coups ... Et l’on n’y peut rien, car il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

      #ville #espace_public #masculinité

      La plus belle réaction que j’aie vue sur Twitter, c’est : « On fait mine de regretter que l’espace public soit violent/intimidant pour les femmes et puis on multiplie les situations où des hommes sortent leur bite en public. »

    • Ca ferait un espace pour faire passé des infos féministes sur le partage de l’espace publique. Il y a bien des mecs qui pisseraient dessus mais certains pourraient les lires quant même. ^^

      Je croi que c’était sur le parisien, une personne d’un quartier chic trouvait que ca posait problème en se servant de l’argument de la proximité d’écoles.

      J’ai commencé par pensé à l’installation de distributeurs de pisse-debout recyclables et gratuits, pour rendre l’objet accessible aux femmes, mais c’est irréaliste et ca deviens plus polluant. Je pense que ca serait même pas utilisé par les femmes car l’utilisation du pisse-debout les exposerait à du harcelement ou/et des agressions. Avec des palissades ca serait déjà un progrès, mais ca reste discriminant contre les femmes sans parlé des personnes ayant certains handicaps.

      Je ne suis pas représentative, mais ca m’est arrivé de pisser dans la rue, entre deux voitures et ca m’est arrivé souvent de voire des enfants accompagné de leurs parents pisser en urgence. C’est pas génial mais quant le besoin se fait pressant il y a pas 36 solutions. Une fois j’ai pissé au guichet d’une banque mais c’était pas si génial que ca en à l’air, cette banque à toujours mon argent de noel de mes 15 ans j’ai jamais osé y retourné ^^. Les hommes ont la facilité d’avoir un long tuyaux à pisse et ils sont plus nombreux dans l’espace publique du coup les problèmes de chiennerie se rapportent plutot à eux, et les réponses aussi.

      Dans mon quartier il y a pas ces bacs, peut être par volonté de pénurie de toilettes publique ou manque de budget. Il y a beaucoup de gens dans la rue (vie de quartier en extérieur, migrant·es, sdf, et toxicos surtout des hommes) et presque pas de toilettes. Les coins à pisse sont nombreux.

      #toilettes

    • Il ne reste plus, aux #oligarques de la maire de Paris qu’à ré inventer la chaise percée connectée, qui elle sera inclusive, et générera un meilleur compost.

      Un grand merci à Anne HIdalgo, au PS EELV et à la brillante équipe pour sa #guerre_aux_pauvres par l’#humiliation et la bêtise.

      Pour information, les fameux passages piétons peints en relief à Paris, dont les journaleux s’esbaudissent à longueur de colonne, en ce moment.

      Comment « Peigner la girafe » est devenu l’activité essentielle et quasiment exclusive de l’équipe municipale du 14ème arrondissement, ainsi que des services de la Ville de Paris :
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=q0GEwTb5djU

       #smart_city

    • Il me semble que les chiottes JCDecaux ont été rendues gratos à Paris dans les années 2000...

      Fact-checked :

      Les sanisettes – Paris.fr
      https://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/environnement-et-espaces-verts/proprete/les-sanisettes-2396
      https://api-site-cdn.paris.fr/images/70701

      La gratuité des sanisettes a été décidée en 2006.

      Donc non, c’est pas un besoin mais une histoire de la tenir avec beaucoup de complaisance à nos amis les chiens à deux pattes.

    • Et comme je disait il y a des quartiers ou ces fameux chiottes gratuits (en bunker ou pas, propres ou pas) sont en nombre très insuffisants rapport à la population qui en est demandeuse. Dans mon quartier quant tu franchis la station Jules Joffrin tu change de monde. Du coté touristique et bourgeois il y a effectivement des « bunkers plus ou moins propres » (plutot propres quant même) gratuits, mais quant on passe de l’autre coté c’est fini y en a plus.

      Par rapport aux images et à la présence de plante, pour faire valoir le coté déco-bio-nature - mais à l’usage les plantes n’ont pas l’air de s’épanouir et ca deviens un bac à ordure

      Au passage j’ai trouvé cette version qui semble être le même appareil sans la déco :


  • Les idéologues parasitent tout #débat sur #Twitter | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/165272/internet-reseaux-sociaux-twitter-debat-rokhaya-diallo-identite-bleus-football-

    Souvent, mes points de vue font l’objet de débats assez vifs. Dernièrement, j’ai néanmoins remarqué que lorsque je les exprimais sur Twitter, ils étaient systématiquement contredits par des personnes qui, dans leur sillage, entraînaient une meute d’internautes finissant par polluer mes conversations en me submergeant par leur caractère massif et hostile.

    #trolls


  • Retour – décevant – sur l’expérience de Milgram
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/retour-decevant-sur-lexperience-de-milgram

    Difficile, lorsqu’on s’intéresse à la #psychologie, de passer à côté de la fameuse expérience de Stanley Milgram, un véritable classique. Rappelons brièvement son déroulement : un chercheur expliquait aux participants qu’il s’agissait d’une étude sur l’apprentissage. Une personne assise sur une chaise et bardée d’électrodes devait répondre à une série de (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #économie_comportementale #science




  • Agence européenne du #médicament : une aide opaque aux firmes
    http://www.prescrire.org/fr/3/31/53660/0/NewsDetails.aspx

    L’Agence européenne du médicament (#EMA) propose aux firmes des « conseils scientifiques » pour les aider à constituer leur dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché (#AMM).

    Ces conseils scientifiques personnels, secrets et parfois payants, nourrissent des doutes sur l’impartialité et la #crédibilité de l’EMA. On s’attendrait plutôt à ce qu’une agence publique fixe des exigences pour les essais cliniques, par exemple utiliser tel critère, telle méthode, comparer à tel ou tel traitement, etc. Et ce par des recommandations écrites détaillées, publiques et transparentes, et non par des conseils personnalisés confidentiels.

    Ces conseils scientifiques sont très utilisés dans le cadre des AMM conditionnelles, c’est-à-dire des AMM délivrées précocement avec demande d’un complément d’évaluation après l’AMM. On note ainsi que sur les 30 AMM conditionnelles délivrées par l’EMA entre 2006 et 2016, 18 ont fait l’objet de conseils de l’Agence. 71 % des demandes d’AMM conditionnelle qui ont suivi les conseils scientifiques de l’EMA ont abouti à une AMM, contre 40 % de celles qui ne les ont pas suivis. Ces chiffres peuvent s’interpréter de différentes façons. Mais l’opacité des procédures soulève la question d’éventuels #compromis et #influences, dus à une trop grande proximité entre les personnels des firmes et ceux de l’EMA.

    Le Médiateur européen s’en est inquiété et demande la transparence sur ces activités. À juste raison. La crédibilité de l’EMA dans son rôle de protection des patients est en jeu. L’opacité entretient la suspicion sur une autorité de #santé qui protégerait en priorité les firmes, au lieu de la #santé_publique.

    ©Prescrire 1er décembre 2017

    #corruption #Europe


  • The elites “have no credibility left:” An interview with journalist Chris Hedges - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/06/hedg-o06.html

    On Monday, WSWS international editorial board chairman David North interviewed Chris Hedges, the Pulitzer Prize winning journalist, author, lecturer, and former New York Times correspondent. Among Hedges’ best-known books are War is a Force That Gives Us Meaning, The Death of the Liberal Class, Empire of Illusion: the End of Literacy and the Triumph of Spectacle, Days of Destruction, Days of Revolt, which he co-wrote with the cartoonist Joe Sacco, and Wages of Rebellion: the Moral Imperative of Revolt.

    #politique #états-unis #crédibilité #intelligentsia #élite


  • Conseil des #droits de l’Homme : les É.-U. critiquent la présence de certains pays | Agnès PEDRERO | #États-Unis
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201706/06/01-5104846-conseil-des-droits-de-lhomme-les-e-u-critiquent-la-presence-de-c

    Washington dénonce depuis des années le fait qu’#Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7, intitulé : « La situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ») à l’ordre du jour de chaque session du Conseil (trois fois par an). Israël et son principal allié, les États-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet « agenda biaisé » du Conseil, boycottant les débats.

    Mardi, Mme Haley a encore estimé « essentiel » que le Conseil mette fin à cette « partialité chronique » s’il « veut être crédible ».

    Elle a également critiqué la composition du Conseil mais n’a toutefois cité que le #Venezuela, appelant Caracas à se retirer.

    L’ambassadeur vénézuélien auprès de l’ONU à Genève, Jorge Valero, lui a répondu que les États-Unis « n’avaient aucune #autorité #morale pour s’affirmer comme le #juge universel sur les #droits_humains ». « Le gouvernement américain devrait non seulement renoncer à son siège au Conseil, mais s’excuser pour les #atrocités commises à travers son histoire. »

    Les membres du Conseil, élus par l’Assemblée générale de l’#ONU, comprennent également la #Chine et #Cuba, qui ont été critiqués par les États-Unis pour leur bilan en matière de droits de l’homme.

    OHCHR | Current Membership of the HRC
    http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/Pages/CurrentMembers.aspx

    [...]

    Saudi Arabia [term expires on] 2019

    [...]

    #Arabie_saoudite #délire #crédibilité #MSM « #neutralité »


  • La confiance dans les médias poursuit sa chute le monde - Par Alexis Delcambre - 2 Février 2017
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/02/02/la-confiance-dans-les-medias-poursuit-sa-chute_5073654_3236.html

    L’enquête annuelle réalisée par l’institut Kantar pour le quotidien « La Croix » relève une dégradation accrue des relations entre le public et les supports d’information.

    L’année 2016 n’a pas vu d’amélioration dans la confiance que les Français accordent aux médias. C’est en tout cas ce qu’indique l’enquête annuelle réalisée au début de janvier par l’institut Kantar pour le quotidien La Croix, sur un échantillon de 1 011 personnes majeures. Tous les supports voient leur crédibilité baisser : 52 % des personnes interrogées ont confiance dans les informations qu’elles entendent à la radio (– 3 points sur un an), 44 % se fient aux journaux (– 7 points sur un an), 41 % à la télévision (– 9 points sur un an) et 26 % au Web (– 5 points sur un an).
    . . . . . .
    La pente descendante est incontestable. Elle va de pair avec un intérêt pour l’actualité en déclin (64 % des personnes interrogées se disant intéressées, en baisse de 6 points) et une défiance envers les journalistes, dont 67 % des sondés jugent qu’ils ne sont pas indépendants des pressions des partis politiques et du pouvoir.
    Cette relation dégradée entre les médias et le public s’appuie notamment sur une évaluation parfois divergente des sujets dont il faut parler. Ainsi, l’affaire du « burkini », le braquage de Kim Kardashian, l’élection de Donald Trump et la crise des migrants sont des sujets qui ont été trop couverts pour une majorité de répondants.

    A l’inverse, les affaires de pédophilie dans l’Eglise et la conférence de Marrakech sur l’environnement sont jugées insuffisamment couverts.

    Les réseaux sociaux progressent
    L’étude révèle aussi plusieurs paradoxes. Ainsi, les réseaux sociaux sont une source d’information qui progresse (+ 6 points, à 9 %) quand on veut approfondir un sujet. Mais 73 % des répondants déclarent ne pas avoir confiance dans les informations qui y circulent. Les Français disent être conscients des risques inhérents aux plates-formes : 83 % des sondés y ont déjà repéré des rumeurs et une nette majorité déclare toujours lire un contenu et vérifier son émetteur avant de le partager avec son réseau.

    Malgré cela, la rémanence de certaines fausses informations testées dans le sondage est importante : 39 % des sondés continuent de croire que l’Etat a réservé plus de 77 000 HLM pour l’accueil des familles de migrants ; 38 %, que des maires de villes de province font venir des personnes étrangères de Seine-Saint-Denis dans leur ville en échange de subventions ; 36 %, que Hillary Clinton était gravement malade durant la campagne présidentielle américaine ; et 33 %, que les usines de charbon allemandes sont responsables des pics de pollution de décembre en France.
    . . . . .
    Ces paradoxes s’expliquent par les fractures que fait apparaître l’étude détaillée des résultats. Ainsi, sur Internet, les sites et applications mobiles issus de la presse écrite sont plébiscités par les cadres et les diplômés. Mais les réseaux sociaux sont la principale source d’information des 18-24 ans et des employés. Plus troublant, au plan politique, les sympathisants du Front national sont la seule catégorie à privilégier les réseaux sociaux comme source d’information (30 %), quand tous les autres favorisent les sites de presse.

    « Un vrai désarroi des médias traditionnels »
    « Le monde semble coupé en deux, commentait le directeur de la rédaction de France Inter, Jean-Marc Four, lors d’une conférence de presse organisée, jeudi 2 février, pour la restitution de cette enquête. D’un côté, ceux qui se tournent vers les médias traditionnels, au moins en cas de gros événement. De l’autre, une partie qui n’écoute plus, ne regarde plus, ne lit plus ces médias traditionnels, et que ceux-ci ne savent plus comment atteindre. »
    . . . . .
    Plus largement, les rédactions se posent la question de leur présence sur le terrain et de la relation directe avec le public. « Est-ce qu’on capte bien ce qui se passe ? Est-ce qu’on sait entendre et se faire entendre ? », se demande Michèle Léridon, directrice de l’information de l’Agence France-Presse (AFP). Jean-Marc Four, lui, appelle à un rééquilibrage entre la présence des éditorialistes et des commentateurs et celle du terrain, et pense que le dialogue direct entre journalistes et public, de vive voix ou par les réseaux sociaux est une nécessité

    #médias #crédibilité #radio #journaux #web #presse #information #sondage

    • Un commentaire parmi d’autres
      Limes 02/02/2017 - 20h41
      Quand 99% des journalistes ressassent la même pensée unique et pratiquent le tri sélectif de l’information, jamais de remise en cause, jamais d’opinion contradictoire, eh bien on finit par aller voir ailleurs - pour donner un signe de la décrépitude actuelle il faut souvent consulter des médias étrangers pour être au courant de certains faits qui se sont produits en France !!!!


  • Quand la police américaine classe des signalements de viol avant même d’enquêter | Alex Campbell et Katie J.M. Baker
    https://www.buzzfeed.com/alexcampbell/quand-les-policiers-classent-les-signalements-de-v

    Des services de police américains prétendent qu’un grand nombre de signalements de viol sont mensongers. Une enquête de BuzzFeed News portant sur une année de signalements de viol « infondés » dans le comté de Baltimore révèle qu’il arrive souvent que les policiers n’enquêtent pas dessus —même si l’homme a été arrêté pour viol auparavant. Source : Buzzfeed


  • Nuclear accident in New Mexico ranks among the costliest in U.S. history - LA Times
    http://www.latimes.com/nation/la-na-new-mexico-nuclear-dump-20160819-snap-story.html

    When a drum containing radioactive waste blew up in an underground nuclear dump in New Mexico two years ago, the Energy Department rushed to quell concerns in the Carlsbad desert community and quickly reported progress on resuming operations.

    The early federal statements gave no hint that the blast had caused massive long-term damage to the dump, a facility crucial to the nuclear weapons cleanup program that spans the nation, or that it would jeopardize the Energy Department’s credibility in dealing with the tricky problem of radioactive waste.

    But the explosion ranks among the costliest nuclear accidents in U.S. history, according to a Times analysis. The long-term  cost of the mishap could top $2 billion, an amount roughly in the range of the cleanup after the 1979 partial meltdown at the Three Mile Island nuclear power plant in Pennsylvania.
    […]
    The dump, officially known as the Waste Isolation Pilot Plant, was designed to place waste from nuclear weapons production since World War II into ancient salt beds, which engineers say will collapse around the waste and permanently seal it. The equivalent of 277,000 drums of radioactive waste is headed to the dump, according to federal documents.

    The dump was dug much like a conventional mine, with vertical shafts and a maze of horizontal drifts. It had operated problem-free for 15 years and was touted by the Energy Department as a major success until the explosion, which involved a drum of of plutonium and americium waste that had been packaged at the Los Alamos National Laboratory.

    The problem was traced to material — actual kitty litter — used to blot up liquids in sealed drums. Lab officials had decided to substitute an organic material for a mineral one. But the new material caused a complex chemical reaction that blew the lid off a drum, sending mounds of white, radioactive foam into the air and contaminating 35% of the underground area.


  • The dark side of Guardian comments
    https://www.theguardian.com/technology/2016/apr/12/the-dark-side-of-guardian-comments

    As part of a series on the rising global phenomenon of online harassment, the Guardian commissioned research into the 70m comments left on its site since 2006 and discovered that of the 10 most abused writers eight are women, and the two men are black. Hear from three of those writers, explore the data and help us host better conversations online

    #presse #commentaires #trolls #sexisme #racisme #visualisation #méthodologie

    • New research into our own comment threads provides the first quantitative evidence for what female journalists have long suspected: that articles written by women attract more abuse and dismissive trolling than those written by men, regardless of what the article is about.

      Although the majority of our regular opinion writers are white men, we found that those who experienced the highest levels of abuse and dismissive trolling were not. The 10 regular writers who got the most abuse were eight women (four white and four non-white) and two black men. Two of the women and one of the men were gay. And of the eight women in the “top 10”, one was Muslim and one Jewish.

      And the 10 regular writers who got the least abuse? All men.

      #harcèlement_en_ligne #racisme #crédibilité_féminine


  • Bernard-Henri Lévy : « La France doit aider militairement les #Kurdes pour sauver les #Chrétiens_d'Orient »
    http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/31/01003-20150331ARTFIG00352-bernard-henri-levy-la-france-doit-aider-militaire

    Mais je vais vous faire un aveu. J’ai souvent, dans ma vie, plaidé pour que l’on aide des combattants qui étaient nos alliés, un jour contre les Soviétiques, un autre contre Kadhafi, un autre contre telle autre dictature. Mais, même si je n’avais aucun doute sur cette nécessité de les aider, je ne savais jamais si les armes que nous leur livrions n’allaient pas, un jour, être réutilisées à de mauvaises fins et au service de valeurs qui ne seraient plus les nôtres. Là, c’est la première fois que j’ai aussi peu de doutes. C’est la première fois que je me sens, que je nous sens, en harmonie avec ce qui fait le fond de nos croyances communes. Les Kurdes ne sont pas seulement nos alliés. Ce sont des gens qui ont les mêmes valeurs que nous. La #laïcité. Le goût de la démocratie. L’exigence de l’égalité hommes-femmes. La haine absolue de l’Islam fondamentaliste, radical et fasciste.

    « Ok d’habitude je me doute que ça va finir par partir en couilles, mais là vous verrez ça va aller » #credibilité


  • La #France, pays de la liberté d’#expression… pour certains. | Human Rights Watch
    http://www.hrw.org/fr/news/2015/01/16/la-france-pays-de-la-liberte-d-expression-pour-certains

    La législation antiterroriste autorisant les comparutions immédiates et de longues peines de prison ne devrait pas être utilisée pour poursuivre des personnes ayant tenu des propos qui n’incitent pas à la violence ou pour des menaces contre des policiers qui devraient être traitées comme des infractions pénales ordinaires. Son utilisation est susceptible d’avoir un effet paralysant sur la liberté d’expression en France. Elle affaiblit la #crédibilité de la France en tant que pays défendant la liberté d’expression et donne un exemple dangereux aux gouvernements qui sont prompts à utiliser les lois antiterroristes pour réduire leurs détracteurs au #silence.