• En Allemagne, après s’être attaqué aux écrivains Khaled Barakat, Kamila Shamsie et Achille Mbembe, aux musiciens Talib Kweli et Nirit Sommerfeld, au directeur de musée Peter Schafer, aux militants Stavit Sinai, Ronnie Barkan, Majd Abusalama et au mouvement BDS en général (rappels ci dessous, en en remontant que jusqu’en 2019), voilà que l’ancienne ministre israélienne #Tsipi_Livni, poursuivie pour crimes de guerre pendant la guerre de Gaza en 2008-2009, reçoit un prix en Allemagne, et pas n’importe lequel, le Brückepreis, remis « à des individus qui ont dédié leur vie à la démocratie et à l’entente pacifique entre les peuples » !!!

    Une israélienne qui fuit des poursuites pour crimes de guerre reçoit un prix allemand de la paix
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 17 juin 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/06/22/une-israelienne-qui-fuit-des-crimes-de-guerre-recoit-un-prix-al

    #Palestine #Allemagne #israel #crimes_de_guerre #prix
    ================================
    377 universitaires et artistes signent leur opposition à l’usage croissant en Allemagne de critères décisionnels de nature politique dans leur champ d’expertise
    le 11 mai 2020
    https://nopoliticallitmustests.wordpress.com/plus-de-360-universitaires-et-artistes-signent-leu

    Une artiste israélienne mise en garde en Allemagne contre le soutien à BDS
    Ali Abunimah, The Electronic Intifada, le 4 octobre 2019
    https://www.aurdip.org/une-artiste-israelienne-mise-en.html

    Censure : Walid Raad se voit dénier le Prix Aachen pour ses opinions politiques
    Lunettes Rouges, Le Monde, le 2 octobre 2019
    https://www.lemonde.fr/blog/lunettesrouges/2019/10/02/censure-walid-raad-se-voit-denier-le-prix-aachen-pour-ses-opinions-politique

    German Museum Will Give Artist Walid Raad Prize Despite City’s Objection
    Hakim Bishara, Hyperallergic, le 2 octobre 2019
    https://hyperallergic.com/520414/german-museum-will-give-artist-walid-raad-prize-despite-citys-objecti

    Walid Raad Denied Art Prize for Refusing to Denounce BDS Movement
    E-Flux, le 1er octobre 2019
    https://conversations.e-flux.com/t/walid-raad-denied-art-prize-for-refusing-to-denounce-bds-movement/9426

    250 auteurs avec Kamila Shamsie, privée d’un prix pour un soutien à la Palestine
    Camille Cado, Actualitté, le 24 septembre 2019
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/250-auteurs-avec-kamila-shamsie-privee-d-un-prix-pour-un-soutien-a-la-palestine/96996

    Open Letter to the die Jury of the Nelly-Sachs-Prize
    Le 24 septembre 2019
    https://www.juedische-stimme.de/2019/09/24/open-letter-to-the-die-jury-of-the-nellie-sachs-prize

    Dénoncer les exactions d’Israël peut coûter un prix littéraire en Allemagne
    Nicolas Gary, Actualitte, le 15 septembre 2019
    http://www.france-palestine.org/Denoncer-les-exactions-d-Israel-peut-couter-un-prix-litteraire-en-

    Talib Kweli explique pourquoi il a été désinvité du festival allemand Open source
    Steve Bramucci, Uproxx.com, le 9 juillet 2019
    http://www.chroniquepalestine.com/talib-kweli-explique-pourquoi-il-a-ete-desinvite-du-festival-all

    Comment l’influence israélienne écrase la liberté d’expression en Allemagne
    Shir Hever, Middle East Eye, le 9 juillet 2019
    http://www.pourlapalestine.be/comment-linfluence-israelienne-ecrase-la-liberte-dexpression-en-alle

    Barakat en appel contre l’interdiction que lui impose l’Allemagne
    Quds News Network (Berlin), le 6 juillet 2019
    http://www.pourlapalestine.be/barakat-en-appel-contre-linterdiction-que-lui-impose-lallemagne

    Le retrait de Talib Kweli de la programmation du festival fait partie de la tendance à la censure anti-palestinienne
    Lettre ouverte de plus de 100 artistes et personnalités, dont Peter Gabriel, Naomi Klein, Judith Butler, Eve Ensler, Reem Kelani, Tariq Ali, Avi Mograbi, Eyal Sivan, Eyal Weizman, Danielle Alma Ravitzki, Aki Kaurismäki, Mike Leigh, Ken Loach, Brian Eno, Roger Waters, Robert Wyatt, Tom Morello, Thurston Moore, Boots Riley, Mark Ruffalo, Patrisse Cullors, Marc Lamont Hill, Ali Shaheed Muhammad du groupe A Tribe Called Quest, Ben UFO, The Black Madonna, The Guardian, le 2 juillet 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/07/03/le-retrait-de-talib-kweli-de-la-programmation-du-festival-fait-

    L’écrivain et militant palestinien Khaled Barakat censuré et interdit de toute activité politique en Allemagne !
    Collectif Palestine Vaincra (Toulouse), le 23 juin 2019
    https://palestinevaincra.com/2019/06/lecrivain-et-militant-palestinien-khaled-barakat-censure-et-interd

    Appel à la solidarité avec l’écrivain palestinien Khaled Barakat
    Samidoun, le 27 juin 2019
    http://www.pourlapalestine.be/samidoun-lance-un-appel-a-la-solidarite-avec-lecrivain-palestinien-k

    Germany puts BDS activists on trial for disrupting Israeli MK
    Oren Ziv, +972, le 11 mars 2019
    https://972mag.com/germany-puts-pro-bds-activists-trial-disrupting-israeli-mk/140509

  • Pourquoi s’en prend-on à Léopold II ?
    https://www.solidaire.org/articles/pourquoi-s-en-prend-leopold-ii

    De plus en plus de voix s’élèvent pour demander qu’on enlève les statues de Léopold II de l’espace public. Pourquoi ? Qu’a-t-il fait au Congo ? Et quel est le lien entre la colonisation et le racisme aujourd’hui ? Explications.

    De 1885 à 1960, le Congo était une colonie. D’abord territoire personnel du roi Léopold II, le Congo devient ensuite propriété de l’État belge. Cette histoire est encore souvent présentée comme une entreprise nuancée, voire positive pour le pays colonisé. La réalité est tout autre.

    Le profit, toujours le profit
    L’historien Guy Vanthemsche est formel sur les motifs de la colonisation : « Il ne fait aucun doute que la #colonisation_belge avait à l’origine pour objectif de générer des #profits ». Ainsi, l’administration de l’État colonial avait été mise sur pied essentiellement dans le but de garantir les bénéfices des grandes entreprises. Le ministère belge des Colonies donna la directive suivante à l’administration coloniale : « L’appui le plus large des autorités devra donc être assuré aux entreprises économiques. Les fonctionnaires s’appliqueront, dans toute la mesure du possible, à faciliter l’installation dans leur région des planteurs, des industriels et des commerçants. »

    En 1885, toutes les terres disponibles appartenaient à l’État, donc à #Léopold_II. Les meilleurs terres étaient attribuées aux colons. Conséquence de cette politique : la population congolaise se retrouva dépouillée de ses terres, alors que certaines familles y vivaient depuis des siècles.

    De nombreux.ses Congolais.es furent contraint.e.s au #travail_forcé : en 1937, 700 000 étaient soumis.es à un tel système. Par ailleurs, les salaires « normaux » étaient eux aussi dérisoires. En 1924, le vice-gouverneur G. Moulaert estimait le coût annuel d’un ouvrier de l’#Union_minière à 8000 francs, alors que celui-ci rapportait 50 000 francs par an. Le salaire moyen d’un.e ouvrier.ère congolais.e ne suffisait même pas à acheter le minimum pour se nourrir. Les grandes entreprises n’avaient aucun scrupule. Elles se virent offrir des monopoles sur d’immenses parts de la colonie belge sous forme de concessions. Les entreprises amies, qui reçurent les plus grandes concessions, purent bâtir un immense empire en quelques dizaines d’années, et envoyer leurs profits gigantesques en Belgique. À la veille de l’indépendance du Congo, 75 % de l’économie coloniale était contrôlée par trois puissants groupes financiers : la #Société_Générale, le groupe #Empain et la #Banque_de_Bruxelles.

    L’objectif de générer des gains fut dès lors largement atteint. Entre 1896 et 1907, alors que le Congo était la propriété personnelle de Léopold II, la colonie rapporta environ 450 millions d’euros au Domaine de la Couronne. Ces bénéfices ne retournèrent pas au peuple congolais, mais furent investis dans des projets de prestige en Belgique, qui marquent encore le paysage de plusieurs villes belges. Ainsi, les galeries qui trônent sur la digue ostendaise furent directement financées par le caoutchouc congolais. Après 1908, date à laquelle le Congo devint propriété de l’État belge, les profits continuèrent à grandir, en particulier grâce à l’exploitation des mines congolaises. L’Union minière vit le jour en 1906. Ses gains augmentèrent à tel point que pendant les dix dernières années de la colonisation, cette entreprise put distribuer 31 milliards de francs de bénéfices nets sous forme de #dividendes. Cette #richesse accumulée au cours de cette période représente le socle sur lequel s’est bâtie la fortune des familles belges les plus nanties. Si on étudie la liste des 200 familles les plus riches de Belgique aujourd’hui, on s’aperçoit que parmi les 23 familles qui se trouvent en haut du classement, plus de 11 ont acquis leur fortune au moins en partie grâce à la colonisation. Il s’agit des familles #Solvay, #Emsens, #Boël, #Janssen, #Bekaert, #Lippens, #Vandemoortele, #Van_Thillo, #Bertrand, #Dieryck et #van_Baaren. Tandis que certaines personnes prétendent que la colonisation belge était bénéfique tant pour la #Belgique que pour le Congo, ces familles, quant à elles, savent pertinemment que tout le bénéfice leur revenait.

    Révolte et répression
    Les infrastructures servaient principalement à acheminer les richesses pillées vers la Belgique, ou à faciliter le déplacement de soldats.

    C’était tout bénéfice pour les grandes entreprises belges, mais évidemment pas pour le peuple congolais qui ne profita pas de cette richesse. Les #infrastructures dont on parle souvent ne furent pas mises en place pour permettre un développement durable au Congo. Dans les colonies européennes, les routes furent construites selon une structure qui s’apparente aux nervures d’une feuille d’arbre : les villes et les centres économiques (les plantations, les mines) sont reliés à l’enfilade au port, ou plus tard à l’aéroport, direction la « mère patrie ». Ces « infrastructures fantastiques » servaient principalement à acheminer les richesses pillées vers la Belgique, ou à faciliter le déplacement de soldats si une intervention militaire était nécessaire.

    Aux yeux du peuple congolais appauvri, la colonisation était donc loin d’être une situation gagnant-gagnant. Au cours de la période coloniale, des populations se révoltèrent à plusieurs occasions contre l’administration coloniale. La révolte la plus importante éclata en 1941 dans une mine de l’Union minière. Malgré la répression et le meurtre d’un gréviste, le mouvement de #grève se répandit rapidement dans d’autres exploitations minières aux alentours.

    En fin de compte, le gouverneur de la province du #Katanga, Amour Maron, fit rassembler 200 grévistes sur un terrain de football à #Lubumbashi, à la demande du directeur général de l’Union minière, G. #Mottoulle. Le meneur de la grève, #Léonard_Mpoyo, voulut s’adresser à Maron pour proposer une négociation, mais le gouverneur préféra donner le signal aux tireurs, qui abattirent les 200 grévistes. Selon les comptes officiels, il y aurait eu 45 victimes ce jour-là, mais ce chiffre doit certainement être revu à la hausse. Le jour suivant, les mineurs retournèrent travailler. C’est ainsi que la plus grande grève de l’histoire de la colonisation belge prit fin.

    Néocolonialisme
    En 1960, le Congo a obtenu son indépendance, mais le pillage économique du pays n’a pas cessé. C’est ce qu’on appelle le #néocolonialisme. Cela signifie que le pillage économique des pays en développement continue, mais sous une nouvelle forme, adaptée à notre époque. Les #multinationales jouent aux cowboys dans le Far West. Elles ne paient pour ainsi dire pas d’impôts, elles manipulent les prix des matières premières pour maximiser leurs profits, influencent la politique intérieure, etc. Selon Sally N’dongo, expert du néocolonialisme, le système actuel est même préférable aux yeux des multinationales occidentales : leurs profits peuvent être maintenus, mais la responsabilité de la sécurité, de l’infrastructure, de l’enseignement, qui incombait autrefois au pouvoir colonial, peut maintenant reposer sur l’État « indépendant ».

    Racisme et colonialisme : les deux faces d’une même médaille
    Le colonialisme, le néocolonialisme et les immenses profits qu’ils génèrent avaient besoin d’être légitimés. La colonisation était souvent décrite comme quelque chose de positif pour la colonie, encore aujourd’hui. Cependant, cette justification ne suffisait pas. Le #racisme fut également employé dans ce but.

    La colonisation rentrait dans le cadre de la mission civilisatrice aux yeux des Européens, une mission qui s’appuyait sur une idéologie raciste. En 1947, le secrétaire général du Congo belge rédigea la préface d’un ouvrage sur « l’Élite Noire », « l’évolué ». Il y établit une hiérarchie claire : « Si l’élite noire doit être consciente de sa supériorité à l’égard des indigènes semi-sauvages, elle doit aussi clairement connaître ses devoirs envers le Pouvoir Absolu ». Ce genre de racisme décomplexé était sur la défensive après la Seconde Guerre mondiale et la victoire sur le fascisme. Cependant il progresse de nouveau depuis la crise des années 1970, et les forces qui répandent ouvertement le racisme dans la société grandissent. Dans ce nouveau contexte, le colonialisme peut à nouveau être défendu ostensiblement et le racisme est de bon ton.

    Le racisme sert à légitimer les profits des plus riches. Tant qu’un discours culturalisant cachera le néocolonialisme, les familles Solvay, Van Thillo et Lippens resteront hors d’atteinte. The inconvenient truth, la vérité qui dérange dans l’histoire du Congo, c’est que derrière la répression brutale, les mains coupées, le racisme, l’oppression et l’exploitation économique, se cachent des intérêts financiers.

    L’actualité de l’histoire coloniale
    La fortune des Belges les plus riches aujourd’hui s’est construite en grande partie grâce à l’exploitation des Congolais.ses, c’est là une vérité que l’#establishment ne veut pas reconnaître. Nous ne pouvons comprendre le racisme et lutter contre celui-ci que si nous en prenons conscience. À l’heure actuelle, enseigner l’ #histoire coloniale à l’école n’est toujours pas obligatoire en Belgique. Il faut mettre à jour les programmes scolaires et il faut que nous confrontions sérieusement notre passé colonial. Et si on enseigne la colonisation, il faut alors mettre l’accent sur la course aux profits qui se cache derrière celle-ci. Expliquer aux jeunes ce qu’est la colonisation ne mettra pas un terme au racisme ni à l’exploitation structurelle des pays du Sud. Il s’agit cependant d’une première étape nécessaire, qui permet d’analyser le problème de fond : un système économique qui est basé sur le profit et l’exploitation.

    Aujourd’hui se pose la question des monuments dont nos rues regorgent encore : statues et hommages à Léopold II, à d’autres dirigeants coloniaux... Au sein du mouvement pour la décolonisation, la question se pose : faut-il déboulonner les statues ? Et qu’en faire ? Ne vaut-il pas mieux ajouter une plaquette explicative ? Le problème de ce genre de plaquettes, c’est qu’elles risquent de manquer leur but. Elles ne changent pas la manière dont ces monuments façonnent notre espace public, et sont bien moins visibles que les statues qui glorifient les dirigeants coloniaux.

    Remplaçons ces monuments par des oeuvres d’art anti-coloniales, qui promeuvent l’ #égalité et l’ #émancipation, ou qui illustrent les #crimes de Lépold II et consorts. Plaçons les statues de Léopold II dans des musées, où elles pourront servir à des fins éducatives. Ainsi, nous pourrons combattre les crimes coloniaux et la persistance du racisme qui en découle avec une vision d’espoir, d’ #égalité et de #solidarité

  • Morts par la France - les arènes
    http://www.arenes.fr/livre/morts-par-la-france

    LʼHistoire est une compagne de voyage intransigeante et parfois impitoyable… Elle vous fait prendre des chemins escarpés, des sentiers semés de pièges, dʼembûches et de déceptions. Celle que je mʼapprête à vous raconter a été trop longtemps dissimulée. Enfouie sous des tonnes de mensonges, sous des tombereaux dʼhypocrisie. Mais la vérité est comme la vie, elle trouve toujours un chemin. »

    Le 1er décembre 1944, à #Thiaroye, au #Sénégal, lʼarmée coloniale française ouvre le feu et assassine des centaines de soldats « indigènes », anciens prisonniers de guerre. Depuis, lʼÉtat français ment sur cet épisode tragique en niant ce meurtre de masse. Armelle Mabon, historienne, se bat depuis vingt ans pour rétablir la vérité.

    Morts par la France rend hommage à ces soldats oubliés et tente de réhabiliter leur honneur bafoué.

    #bd

  • #Coronavirus in black people: We need to talk about medical racism - Vox
    https://www.vox.com/2020/6/2/21277987/coronavirus-in-black-people-covid-19-testing-treatment-medical-racism

    Throughout US history, Black people have endured a medical system that has been simultaneously exploitative and dismissive.

    [...]

    The larger American public views this abuse as a thing of the distant past. However, sadly, that is not the case. For example, in the 1990s, the Kennedy Krieger lead abatement repair and maintenance study intentionally exposed Black youths to lead in their homes to study the effects of partial lead abatement.

    In the same decade, the fenfluramine study was attempting to explore potential links between genetics and aggression in a disproportionate number of Black and Latino boys. Those conducting the study told caregivers that they were investigating the emotional and physical welfare of families with children in the court system while actually subjecting these children to a drug that was later discovered to have negative cardiac impacts. (Also, let’s not overlook the racist assumption that aggression may be genetic in Black and Latino people.)

    All of these — and, sadly, many more — are examples of the many ways in which our medical system has gained knowledge about health and the human body from the suffering of Black people.

    #etats-unis #santé #racisme #criminel #crimes

  • Aux Etats-Unis, nouvelle nuit de protestation, la garde nationale appelée en renfort
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/01/etats-unis-des-couvre-feux-et-des-pillages-lors-d-une-sixieme-nuit-de-protes

    Selon le New York Times, M. Trump a été mené la veille par le Secret Service, lors d’une manifestation similaire devant sa résidence, à l’abri dans un bunker souterrain. La police a tiré des gaz lacrymogènes dimanche devant la Maison Blanche pour disperser les personnes rassemblées.

    #George_Floyd #Police_assassine #crime_raciste

  • #Etats-Unis : ce que l’on sait de Derek Chauvin, le policier mis en examen après la mort de George Floyd
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/mort-de-george-floyd/etats-unis-ce-que-l-on-sait-de-derek-chauvin-le-policier-mis-en-examen-

    L’acte d’accusation cite également les résultats préliminaires de l’autopsie de George Floyd, qui conclut que sa mort est "probablement" le résultat d’"une combinaison" de facteurs, dont le fait qu’il ait été retenu par la police, mais aussi ses "pathologies sous-jacentes" (le document affirme qu’il souffrait d’hypertension et d’une maladie des artères coronaires) et la "potentielle" présence de stupéfiants dans son organisme. Le médecin légiste affirme qu’aucune constatation physique ne soutient l’hypothèse d’une mort par étranglement ou asphyxie traumatique.

    Il a été licencié puis arrêté

    Mardi, le chef de la police de Minneapolis avait annoncé le licenciement des quatre policiers présents lors de la mort de George Floyd. Leur identité n’avait alors pas encore été révélée. Les autorités locales et fédérales ont ouvert des enquêtes.

    #racisme #criminel #crimes

    • Ce classique pour les noirs : ils sont vivant jusqu’à ce qu’ils croisent un policier, mais ce n’est pas la police qui les a tués :

      mais aussi ses « pathologies sous-jacentes » (le document affirme qu’il souffrait d’hypertension et d’une maladie des artères coronaires) et la « potentielle » présence de stupéfiants dans son organisme.

      Accessoirement, c’est beau comme du J.-D. Michel :
      https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

      Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue, ce sont les pathologies chroniques qui rendent une infection au SARS-CoV-2 potentiellement fatale à certains patients déjà lourdement touchés par ces maladies de société, alors qu’il est il est bénin pour les personnes en bonne santé.

    • La notion d’« immunité qualifiée ». Décentralisation, difficultés à poursuivre les agents en justice, héritage culturel… Selon le chercheur Jesse Jannetta, les raisons qui ont mené à la mort de George Floyd lors de son interpellation sont multiples, Stéphanie Le Bars
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/31/aux-etats-unis-la-police-est-a-l-aise-avec-l-usage-de-la-force_6041325_3210.

      Jesse Jannetta est chercheur, spécialiste des questions de justice et de police pour le think tank Urban Institute de Washington, DC. Il a participé à l’évaluation de l’initiative nationale lancée à partir de 2015 dans six villes américaines pour améliorer les relations entre les forces de l’ordre et la population. Minneapolis (Minnesota), où la mort de George Floyd à la suite d’une arrestation violente suscite depuis plusieurs jours des protestations à travers le pays, en faisait partie.

      L’arrestation puis la mort de George Floyd, un Afro-Américain plaqué au sol par un policier blanc de Minneapolis, qui a appuyé durant de longues minutes sur son cou avec son genou sous le regard de ses collègues, a relancé le débat sur les violences policières aux Etats-Unis. Comment expliquez-vous ce type de comportements de la part de policiers ?

      Les raisons sont complexes, mais il faut relever en premier lieu la latitude des policiers à user de la force, d’un point de vue juridique, avec notamment la notion d’ « immunité qualifiée » [qui empêche les officiers de police d’être poursuivis pour des actions discrétionnaires dans l’exercice de leurs fonctions] . On a vu dans de nombreux cas la difficulté de la justice à poursuivre des officiers de police qui avaient tué des citoyens, même lorsque les preuves de leurs comportements inappropriés étaient évidentes. Les conventions collectives sont aussi la plupart du temps protectrices et ne facilitent pas les procédures pour que les policiers soient tenus responsables de leurs actes. Selon les termes de ces contrats, il arrive ainsi que des fonctionnaires suspendus ou licenciés soient réintégrés.

      Par ailleurs, l’organisation des forces de l’ordre est complètement décentralisée aux Etats-Unis et il existe des milliers d’agences avec des règles différentes. Les standards peuvent donc varier d’une ville à l’autre car la police est en grande partie organisée et gérée par les autorités locales élues. En outre, faute d’un fichier national, un policier renvoyé d’un service de police pour fautes peut être réembauché dans un autre département.

      La formation des officiers de police est-elle en cause dans l’utilisation de la force de manière disproportionnée ?

      C’est un aspect du problème, mais ce n’est pas le seul. Dans le cas de Minneapolis, par exemple, le sujet n’est pas la formation de ce policier : ce qu’il a fait [mettre le genou sur la nuque d’un homme ne présentant pas de danger immédiat] ne répond à aucune règle et rien ne lui permettait de faire ce geste [Si ce n’est que cette technique d’immobilisation est enseigné aux policiers, pratiquée, Bien que l’on puisse douter que le record d’obstination de 9 minutes soit fréquent, ndc] . Il s’agit davantage d’un problème culturel : que les policiers comprennent ce que doit être leur travail, qu’ils soient conscients qu’ils doivent répondre de leurs actes et que les conséquences peuvent être graves [le policier en question a été inculpé pour meurtre] . Le fait que ses trois collègues présents n’aient pas réagi démontre aussi un échec dans la compréhension de ce qui est permis et de ce qui ne l’est pas. Et montre que la police aux Etats-Unis est à l’aise avec l’usage de la force. C’est cette culture qu’il faut changer, mais il s’agit d’une tâche de longue haleine.

      Il faut aussi avoir en tête une spécificité du contexte américain : le fait que le pays soit lourdement armé affecte le comportement des policiers. Face à des citoyens potentiellement armés, le policier veille à sa propre sécurité. Et, s’il est vrai que certaines des personnes tuées par la police ne sont pas armées, beaucoup le sont.

      En 2019, quelque mille personnes ont été tuées par la police, parmi lesquelles la part d’Afro-Américains est disproportionnée (23 %, alors que cette communauté représente 12 % de la population totale, selon un décompte du « Washington Post »). Pourquoi ce déséquilibre persistant ?

      La police américaine s’est développée dans un contexte historique compliqué et racialisé. Les services de police trouvent une partie de leurs origines dans la #chasse_aux_esclaves et la mise en application des lois sur la #ségrégation_raciale, notamment dans les Etats du Sud, mais aussi ailleurs dans le pays. Les biais que l’on constate aujourd’hui par rapport à la population noire viennent en partie de cette longue histoire et du fait que les policiers, comme le reste de la population, ont tendance à percevoir les hommes noirs plus menaçants que n’importe qui d’autre.

      Le travail qui a été fait à Minneapolis et dans cinq autres villes pour aborder ce problème et tenter de rebâtir la confiance entre la police et les communautés afro-américaines a permis quelques améliorations, mais elles sont insuffisantes. Elles demandent beaucoup de temps et d’énergie ; on constate aujourd’hui qu’elles n’ont pas empêché des comportements comme ceux qui ont entraîné la mort de George Floyd. Or, dans le cadre de ce programme, tous les policiers de la ville avaient suivi trois jours de formation au cours desquels avaient été abordés les biais raciaux implicites, l’histoire…

      Comment expliquez-vous la flambée de protestation à travers le pays, à la suite de ce nouveau drame ?

      Après chaque drame de ce type, on se rend compte que, si les cas précis sont différents, les problèmes sous-jacents sont les mêmes. Et les gens dans les autres villes se disent : « Ça pourrait être nous, cela pourrait se produire chez nous. » Il faut donc continuer à chercher les moyens pour que ces événements arrivent de moins en moins souvent.

      #immunité_qualifiée #impunité_pollicière

    • Signé par de nombreuses personnalités, cet appel du collectif Urgence notre police assassine s’insurge contre la proposition de loi portée par le député Eric Ciotti visant à interdire la diffusion des images de policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

      Empêcher de filmer et diffuser des images de violences policières, c’est livrer les victimes à encore plus d’arbitraire
      Dans une proposition de loi, le député Eric Ciotti et d’autres parlementaires veulent faire condamner d’une amende de 15 000 € et d’une peine de 6 mois d’emprisonnement toute personne qui diffuserait des images de policiers dans l’exercice de leurs fonctions. Éric Ciotti ne s’en cache pas : il vise directement l’application Urgence Violences Policières lancée au mois de mars par le collectif Urgence notre police assassine et mise en libre accès (sur Apple Store et Android) afin de lutter contre les violences et crimes de la police et de la gendarmerie.

      Selon Eric Ciotti et les porteurs de ce texte, cette loi viserait à « protéger » la police.

      Mais qui faut-il protéger ?

      Zyed Benna, Bouna Traoré, Amadou Koumé, Lahoucine Ait Omghar, Abdoulaye Camara, Amine Bentounsi, Ali Ziri, Hocine Bouras, Mourad Touat, Babacar Gueye, Rémi Fraisse, Wissam El Yamni, Lamine Dieng, Aboubakar, Fofana, Adama Traoré, Angelo Garand, Karim Taghbalout, Ibrahima Bah, Shaoyo Liu, Romain Chenevat, Gaye Camara, Allan Lambin, Steve Maia Caniço, Zineb Redouane, Cédric Chouviat, Mohamed Habsi… Ce sont des dizaines et des dizaines de personnes - dont une majorité d’hommes non-blancs, souvent issus des quartiers populaires - qui sont mortes entre les mains de la police ces dernières années, et ce dans des circonstances rarement éclaircies. Sur la seule période de confinement qui nous précède, près d’une quinzaine d’hommes sont encore venus allonger la liste de ces tués, asphyxiés, noyés, traqués, pourchassés. Presque à chaque fois, les policiers impliqués ne sont pas inquiétés ou sont vite blanchis faute de « preuves », et souvent au mépris des nombreux témoignages les incriminant.

      Les vidéos sont capitales : elles sont des preuves.

      À côté de ces dizaines de crimes policiers, les violences se multiplient sous d’autres formes qui vont de l’insulte raciste tels que « bicot », « bougnoule », « sale arabe », « bamboula » à la mutilation en passant par les incessants contrôles au faciès. Là encore, c’est dans les quartiers populaires que ces violences s’exercent notablement depuis des décennies. Mais elles ont fait une irruption fracassante dans les mouvements sociaux, ces dernières années, notamment dans les manifestations des Gilets Jaunes, provoquant la multiplication des images de ces violences et leur diffusion dans différents médias. Grenades et tirs de LBD à bout portant, passages à tabac, croche-pieds, coups de poing, de pied, de matraque… Le pouvoir de ces graves images a réveillé bon nombre de consciences sur la réalité de ces pratiques policières et a permis d’expliquer le nombre extraordinaire de blessés et de mutilés. Elles ont aussi ulcéré la police et ses syndicats – Alliance en tête – qui voudraient continuer d’avoir, au sens propre, les mains libres. Ces derniers se félicitent donc publiquement de cette proposition de loi, qu’ils ont appelée de leurs vœux, car peut-on agir plus librement que lorsque l’on reste dans l’ombre ?

      #police #crimes_policiers #Violences_policières #vidéo #racisme #justice

  • Russia and Assad committed war crimes in Syria, Amnesty - InfoMigrants

    “Even by the standards of Syria’s calamitous nine-year crisis, the displacement and humanitarian emergency sparked by the latest onslaught on Idlib has been unprecedented. The UN Security Council must not cut the vital lifeline of cross-border humanitarian aid while thousands of lives hang in the balance,” said Heba Morayef, Amnesty International’s Middle East and North Africa Director.

    #Covid-19#Syrie#ONU#Al-Assad#Russie#Déplacés#Guerre#Crime_de_guerre#migrant#migration

    https://www.infomigrants.net/en/post/24681/russia-and-assad-committed-war-crimes-in-syria-amnesty

  • Israël devant la Cour pénale internationale : Il est plus que temps
    Solidaires, le 7 mai 2020
    https://solidaires.org/Israel-devant-la-Cour-penale-internationale-Il-est-plus-que-temps

    Le 20 décembre 2019, Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a exprimé sa volonté d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis en Israël-Palestine en vertu du Statut de Rome, précisant que l’enquête portait sur la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza.

    Suite au débat qu’elle a ouvert avec des spécialistes internationaux du droit sur les compétences territoriales de la CPI, elle estime aujourd’hui, dans un document de 60 pages publié le 30 avril 2020, qu’une telle enquête peut être ouverte.

    Parmi les obstacles, celui de savoir si l’État de Palestine, bien qu’il ne soit ni souverain ni indépendant, est habilité à saisir la CPI et à poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Paradoxe des manoeuvres israéliennes, la Palestine se voyait déniée de son droit d’être un État en vertu des accords d’Oslo, alors que ces accords prévoient cet État, mais qu’Israël en empêche la création depuis près de 30 ans.

    Les chancelleries traditionnellement alliées d’Israël se sont mobilisées : États-Unis, Brésil, Hongrie, Allemagne, Autriche, mais aussi une équipe internationale de juristes conduite par Robert Badinter qu’on a connu plus soucieux de la vie humaine. A cela s’ajoute les sempiternelles accusations d’antisémitisme qui sont de plus en plus déplacées. Mobilisation procédurière sans précédent, et pour quoi ? Pour empêcher que des crimes soient jugés ? Pour protéger des criminels ? Pour protéger une puissance militaire occupante ?

    L’obstacle a été levé et la procureure a bien confirmé l’habilitation de la Palestine, question posée depuis plus de cinq ans. Cinq ans pendant lesquels Israël a bombardé Gaza, causant des milliers de morts qui auraient pu être évités. Si les victimes palestiniennes de crimes de guerre dus à la colonisation israélienne s’accumulent depuis plusieurs décennies, une intervention de la CPI aurait pu permettre d’épargner la vie des civils manifestant chaque semaine depuis deux ans pour défendre leurs droits, et assassinés à bout portant par l’armée israélienne.

    Il est plus que temps maintenant de traduire devant la cour les criminels de guerre israéliens, dont certains comme Benjamin Netanyahou et Benny Gantz dirigent encore le pays ! De même qu’il sera temps plus tard de juger ces dirigeants, et d’autres, du crime d’apartheid.

    Un ministre israélien a déclaré voir chez Fatou Bensouda l’influence de la campagne BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions). Paradoxalement, c’est l’occasion pour le mouvement de solidarité avec la Palestine auquel appartient notre syndicat de découvrir que la stratégie juridique est une voie complémentaire de celle du boycott citoyen, et que les deux doivent être menées de front. En plus de rendre justice, la possibilité pour la Palestine de déposer plainte auprès de la CPI est une reconnaissance et une fierté dont la portée symbolique n’est pas négligeable.

    Une chambre préliminaire du CPI, composée de trois juges, doit maintenant entériner la décision de la procureure. C’est en général une formalité, si les juges ne cèdent ni aux pressions, ni aux tentatives de manipulation. D’autres obstacles surgiront peut-être, le Conseil de Sécurité peut par exemple retarder d’un an l’enquête lancée par la procureure.

    Nous restons donc attentifs, car la Palestine a malheureusement l’habitude des retournements de situation. Cela fait plus de 70 ans qu’elle attend que le vent tourne. Il est plus que temps.

    A ce propos :
    https://seenthis.net/messages/850280

    #Palestine #CPI #crimes_de_guerre #crimes_contre_l’humanité #Justice #BDS #Solidaires

  • AYS Daily Digest 24/4/20

    GREECE

    After residents and local authorities in mainland Greece mobilised against plans to relocate 2,000 vulnerable refugees and asylum seekers, the Greek Minister of Immigration and Asylum, Notis Mitarakis, announced that the plans would be deferred. Additionally, the decision by the Greek Prime Minister Mitsotakis to extend the lockdown until May 4th also contributed to the decision to stop the relocation process.
    Following pressure from the European Commission, the Greek government planned to relocate vulnerable asylum seekers from the overcrowded migrant reception centres where they are currently being housed and move them to the facilities on the mainland. Vulnerable migrants include unaccompanied minors, people with disabilities, pregnant women and new mothers, the elderly and victims of rape and torture. The decision to attempt to rehouse the asylum seekers was made due to the fears the current conditions within the Aegean camps would provide fertile conditions for the spread of the coronavirus. In the first quarter of 2020, the government had already transferred 10,000 people, but in April had only managed to relocate 627 people, leading NGO and rights groups to reaffirm their warning of the potential health crisis that could develop if camp overcrowding and poor sanitation is not immediately addressed. Recently, in southern Greece, 470 asylum seekers have been placed in quarantine in a hotel due to a third of them testing positive for COVID-19, again highlighting the human cost of the Greek government’s inability to effectively manage the situation.
    To date, the IOM said it remains unclear where the migrants will be staying. Mr Mitarakis additionally announced that within 2020 the existing programme of hosting asylum seekers in hotel rooms across Greece will be abolished. One source suggested that the community, local mayor and municipal councils within Messolonghi in Western Greece opposed the plans to rehouse migrants under the demand that the hotels in which they may have been housed stay free for the upcoming tourist season.
    An indictment has been submitted in accordance with article 42 of the code of criminal procedure following the shooting of four asylum seekers in Lesvos, previously reported on by Are You Syrious. The Racist Crimes Observatory in a letter to the General Regional Police Directorate of North Aegean affirms that due to the nationality of the victim and the frequency of similar attacks against migrants and refugees, it is unacceptable that this crime is not being investigated in line with Article 82A of the Penal Code, and this is being deemed to have racist characteristics.
    Racist Crimes Watch shared the press release from the police:
    The perpetrator of yesterday’s incident of injury of foreigners in Lesvos was immediately arrested. A shotgun and ammunition were confiscated.
    The Mytilene Security Sub-Directorate, after a systematic and thorough investigation, managed in a short period of time to identify the person who yesterday (22–04–2020) in the afternoon at a rural location in Lesvos, shot with a shotgun and injured two foreigners.
    He is a citizen, who was arrested today (23–04–2020) in the afternoon in Mytilene, while at the same time the hunting weapon that used two cartridges was confiscated. A criminal case was filed against the detainee for attempted murder with intent and violation of the law on weapons.
    The arrested person will be taken to the competent Prosecutor’s Office, while the investigations and the preliminary investigation will be carried out by the Mytilene Security Sub-Directorate.

    https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-24-4-20-maltas-involvement-in-illegal-pushbacks-b4256850d1e

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Grèce #Camp #Transfert #Lesbos #Mort #Crime

  • La Palestine autorisée à poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité
    Pierre Barbancey, L’Humanité, le 3 mai 2020
    https://www.humanite.fr/historique-la-palestine-autorisee-poursuivre-israel-pour-crimes-de-guerre-e

    Pour la première fois, les Palestiniens veulent se donner les moyens de confronter Israël à ses pratiques coloniales. La procureure de la CPI se devait donc de procéder à un examen préliminaire, notamment pour déterminer si la Cour était compétente sur les faits. Ce qui était reconnu presque cinq plus tard.

    « La position de la procureure correspond à une position anti-israélienne typique, influencée par l’Organisation de la coopération Islamique et le mouvement BDS » (Boycott, désinvestissement et sanctions) », s’est étranglé le ministre israélien des Infrastructures nationales, Yuval Steinitz, pour qui Fatou Bensouda « a reformulé les règles du droit international, inventant un État palestinien, alors que le processus de paix israélo-palestinien n’est pas encore terminé » (sic).

    #Palestine #CPI #crimes_de_guerre #crimes_contre_l’humanité #Justice #BDS

    • La procureure de la Cour pénale persiste dans son enquête sur la « situation en Palestine »
      Publié le 3 mai 2020 sur The Rights ForumTraduction : Jean-Marie Flémal
      https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/05/06/la-procureure-de-la-cour-penale-persiste-dans-son-enquete-

      La procureure générale de la Cour pénale internationale maintient son point de vue : Il convient d’examiner les crimes de guerre en territoire palestinien occupé.

      (...) La procureure Bensouda a invité les parties qui se sentent concernées dans l’enquête qu’elle a décidée de réfléchir à leur vision.

      Huit États et trente-trois organisations avec leurs experts l’ont fait. Israël a laissé passer son tour ; le pays avait déjà réfléchi à un mémorandum juridique.

      En outre, Israël ne s’est jamais approché de la Cour pénale internationale, par crainte que ses dirigeants ne doivent se justifier de crimes comme ceux sur lesquels Bensouda voudrait désormais qu’on enquête.

      Cette fois, une coalition a été rameutée afin de soutenir le point de vue israélien.

      L’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie, l’Australié, le Brésil et l’Ouganda, des organisations comme Shurat HaDin, l’Ordre israélien des avocats, ainsi que nombre d’experts juridiques ont réfléchi à des plaidoyers en ce sens.

      Les Palestiniens ont toutefois plaidé leur propre cause, soutenus par la Ligue arabe et par l’Organisation de la coopération islamique, ainsi que par des experts comme Richard Falk, John Quigley et Dennis Ross.
      D’autres réactions encore

      Ensuite, dans une lettre ouverte, plus de 180 organisations, dont The Rights Forum, se sont exprimées en faveur de l’enquête sur les crimes de guerre décidée par la Cour pénale.

      Dans leur lettre, les organisations ont insisté pour que soit mis un terme à l’impunité de plus de cinquante ans dont Israël jouit dans les territoires palestiniens qu’il occupe.

      En décembre, sous la direction de The Rights Forum, une coalition internationale de 203 organisations avait déjà demandé à la Cour pénale de lancer sans tarder une enquête officielle.

      À cet effet, le 10 décembre 2019 – date de la Journée des droits de l’homme –, une pétition avait été déposée à La Haye.
      L’évaluation de la procureure

      Dans sa réaction publiée le 30 avril dernier, un document de soixante pages, Bensouda se penche sur les plaidoyers introduits.

      Sur base de ces derniers, elle invite la Chambre préliminaire à confirmer que « le »territoire » sur lequel la Cour pourra exercer sa juridiction (…) comprend bien la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et Gaza ».

      Au contraire des voic pro-israéliennes, Bensouda adhère à un point de vue non politisé.

      Elle insiste sur le fait qu’en novembre 2012, la Palestine a été reconnue par les Nations unies comme un État observateur non membre (Résolution 67/19), et que c’est en s’affiliant en tant qu’État membre qu’elle a accédé au Statut de Rome, le statut de fondation de la Cour pénale internationale.

    • Israël devant la Cour pénale internationale : Il est plus que temps
      Solidaires, le 7 mai 2020
      https://seenthis.net/messages/851600

      Les chancelleries traditionnellement alliées d’Israël se sont mobilisées : États-Unis, Brésil, Hongrie, Allemagne, Autriche, mais aussi une équipe internationale de juristes conduite par Robert Badinter qu’on a connu plus soucieux de la vie humaine. A cela s’ajoute les sempiternelles accusations d’antisémitisme qui sont de plus en plus déplacées. Mobilisation procédurière sans précédent, et pour quoi ? Pour empêcher que des crimes soient jugés ? Pour protéger des criminels ? Pour protéger une puissance militaire occupante ?

  • Fascist legacy

    Fascist Legacy ("L’eredità del fascismo") è un documentario in due parti sui crimini di guerra commessi dagli italiani durante la seconda guerra mondiale, realizzato dalla BBC e mandato in onda nei giorni 1 ed 8 novembre 1989.

    https://www.youtube.com/watch?v=2IlB7IP4hys

    #film #film_documentaire #documentaire

    #Mussolini #Pietro_Badoglio #Ethiopie #guerre_chimique #Rodolfo_Graziani #gaz_moutarde #colonialisme #Italie #Libye #fascisme #massacres #crimes_de_guerre #Mario_Roatta #Yougoslavie #camps_de_concentration #Rab #destruction #terreur #impunité

    voir aussi :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Fascist_Legacy

    ping @wizo @albertocampiphoto

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • Crime, Corruption, and Coronavirus - OCCRP

    Countries around the world are struggling to contain the coronavirus pandemic. But in times of crisis, there are those who seek their own advantage.

    Organized criminal groups and corrupt government officials often find new opportunities to consolidate illicit wealth and power. At the same time, existing corruption and criminality make it that much harder for governments to respond to the growing threat.

    #OCCRP is watching them. This page will bring together our coverage of those who try to benefit from border closures, commodity shortages, delayed court proceedings, and other disruptions caused by this global pandemic.

    https://www.occrp.org/en/coronavirus


    #covid19 #corruption #investigation #crime

  • Le pangolin pris au piège
    http://www.laviedesidees.fr/Le-pangolin-pris-au-piege.html

    La #consommation et le trafic du pangolin sont aujourd’hui montrés du doigt parmi les causes probables de la pandémie. Au-delà des pratiques et croyances liées à sa consommation locale, c’est plus généralement la marchandisation de la nature et la globalisation des marchés qu’il faut reconsidérer.

    #International #crime_organisé #médecine #violence #crime_d'Etat #animaux
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200328_pangolin.pdf

  • Tous surveillés - 7 milliards de suspects | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/083310-000-A/tous-surveilles-7-milliards-de-suspects

    https://www.youtube.com/watch?v=8wN3emyA-ew

    C’est un reportage intéressant car il contient une interview avec l’inventeur du système de crédit social chinois Lin Junyue. (à partir deTC 00:50:20) Cet homme rearquable pour son visage aux traits impénétrables explique sur un ton glaçant qu’avec son système le mouvement des gilets jaunes et tous les autres mouvements populaires n’auraient pas eu lieu en France et qu’il espère bien qu’un jour les Français comprennent qu’il est nécessaire de règlementer la société à sa façon.

    Pour le reste ce serait parfait si on nous avait expliqué que le sort des Ouïgours est le résultat d’un islamisme terroriste lancé et entretenu par les #USA afin de déstabliliser son concurrent chinois. Le gouvernement Chinois se défend avec les moyens modernes qui lui permettent d’éviter un conflit armé ouvert. Il est évident que les conséquences sont horribles pour les familles ouïgoures broyées dans l’engrenage de la nouvelle guerre froide imérialiste. Quant à ce sujet ce documentaire n’apporte pas d’élément au dela de ce que veulent nous font croire les infos de 20 heures des médias système. Au lieu de parler des forces véritables qui agissent dans cette guerre on nous tient le discours habituel anti-chinois avec quelques comparaison nazies aberrantes illustrés avec les images habituelles de Tibétains et autres opposants ralliés aux amis étatuniens.

    A d’autres moments le film dit clairement que les technologies de surveillance moderne sont le fruit de la guerre et particulièrment de la guerre menè par l’état d’Israel. Là encore il y manque l’information que cet état est le résultat d’actions de groupes armés zionistes anti-arabes et anti-britanniques, ces auteurs de l’attentat de l’hôtel King David et diplomates habiles se servant du désir étatsunien de récupérer la place du Royaume Uni dans la région après 1945.

    Bref, ce film est à voir mais avec les mises en garde habituelles contre l’amalgame de vérité et de vraies fausses histoires.

    Des caméras de Nice à la répression chinoise des Ouïghours, cette enquête dresse le panorama mondial de l’obsession sécuritaire, avec un constat glaçant : le totalitarisme numérique est pour demain.

    Disponible du 14/04/2020 au 19/06/2020, Prochaine diffusion le vendredi 15 mai à 09:25

    Arte-Doku zur Überwachungspraxis : Perfekte Unterdrückung - Medien - Gesellschaft - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/gesellschaft/medien/arte-doku-zur-ueberwachungspraxis-perfekte-unterdrueckung/25756912.html

    Tatsächlich ist mit dem Überwachungs-Regime die Kriminalitätsrate stark gesunken. Probleme würden nicht durch Inhaftierung, sondern durch die missbilligende Reaktion der Gesellschaft gelöst, sagt der Sozialwissenschaftler und Regierungsberater Lin Junyue, der in dem französischen Dokumentarfilm „Überwacht: Sieben Milliarden im Visier“ als Erfinder der Sozialkredite in der Volksrepublik China vorgestellt wird.

    Lin Junyue würde seine Idee gerne ins kapitalistische Ausland verkaufen, in Europa habe Polen Interesse signalisiert. Um das französische Publikum zu überzeugen, sagt er: „Mit dem Sozialkredit-System hätte es die Gelbwesten-Bewegung nie gegeben.“

    #intelligence_artificielle #reconnaissance_faciale #surveillance #crimes_de_guerre #Chine #France #reportage

  • Le viol ne suffit pas | Sol Brun
    http://lmsi.net/Le-viol-ne-suffit-pas

    Beaucoup de choses ont changé depuis les « premières lois » évoquées par Brownmiller, qui publiait en 1975 l’un des premiers ouvrages analysant le viol comme un acte politique [1]. Mais beaucoup d’autres n’ont que très peu évolué, en particulier cette fondamentale déconnexion entre le viol comme crime odieux, qui indigne unanimement et qui est puni sévèrement [2]. C’est d’ailleurs ce que Valérie Rey-Robert décrit comme un processus de « dissociation collective », qui se trouve à l’origine d’un insoluble paradoxe : « le viol est un crime sans coupable. » [3] Il est un crime sans coupable, parce que le violeur c’est toujours l’autre, et parce que le viol ne correspond jamais assez bien à sa version mythifiée [4]. Mais je crois que j’irai même plus loin : ce n’est pas seulement que le viol est un crime sans (...)

  • Ageist “Triage” Is a Crime Against Humanity

    My cohort of over-65 people are supposed to be enjoying the new Age of Longevity. But do some younger people still associate us older folks with dying — however unconsciously — so that our premature demise may come to seem — sadly — normal? These questions arise with more gravity because the pandemic Covid-19 may become an atrocity-producing situation for older persons. Will anxiety, which already runs high, come to be focused on the figure of an old person who is seen as expendable? This depends on how panicked different nation-states become, and how discourse about victims is structured by governments and the media.

    The ethical position is that old people have equal claims to life with anyone else. Arthur L. Caplan, head of the Division of Medical Ethics at NYU’s School of Medicine, writes, “It seems to me that we want to guide our decisions about access to healthcare not by biases about being too old or treatments being too expensive, but first and foremost, we want to ask whether there is benefit. Does it work? Is it going to help the individual?” The ethical responsibility is clear: If a 90-year-old can benefit and wants to have a necessary treatment, give it to her. Risks to older people arise in societies when health care systems are overwhelmed. Given the government delays, this is likely to happen in the United States now: “What will happen when there are 100, or a 1000 people who need the hospital and only a few ICU places are left?” Matthew K. Wynia and John L. Hick, who helped write the Guidelines for Establishing Crisis Standards of Care, give the standard answer, “The ethical justification for withholding or removing potentially lifesaving care from one person or group without their consent and giving it to another is that the latter person or group has a significantly better chance at long-term survival.”

    General guidelines become questionable, however, if younger people in power are already implicitly biased, thinking that people much older than they are close to death, or that they have had “full lives,” or that they no longer care to survive. Do you believe this? Doctors may not recognize the ageist prejudice involved in any of these prejudgments. Or they may admit these beliefs, assuming — because ageism is so common — that everyone agrees. An otherwise healthy 75-old gets pneumonia, as does a 37-year-old with end-stage lung cancer. “Which very sick patient gets intensive care?” If the 37-year-old would die even on a respirator … you save the “old man” who could have 25 good years.

    In Italy and Switzerland, where the epidemic has stressed the medical system, doctors asking this question are sometimes answering, it seems, on the basis of age alone. In Switzerland, the head of an infectious disease unit, Pietro Vernazza, projects that they will have to weigh “a patient of a certain age in desperate conditions” against “a younger sick person.” But verbally, this is already wrongly decided, by labelling the older person’s condition “desperate” while the younger person is only “sick.” The mayor of Bergamo said that in some cases in Lombardy the gap between resources and the enormous influx of patients “forced the doctors to decide not to intubate some very old patients,” essentially leaving them to die. “Were there more intensive care units,” he added, “it would have been possible to save more lives.”

    In a crisis like this, ethical decision-making going case by case must fight every societal bias of long standing: refusing to weigh the life of a white person as worth more than that of a person of color, the life of a man more than a woman, a cis person over a trans person, or a younger person over an older person. And what of an old black woman, or someone else whose intersectional category may activate prejudice? Ethical triage focuses on the individual’s condition, not the sociological category. Training for doctors must include not only clinical guidance, but situational awareness about potential bias.

    This ethical trial of rapid decision-making (who will be allowed to survive?) is often foisted on front-line medical personnel who do not have such training. After the Covid-19 epidemic is over, do we want to be forced to conclude that elders died more frequently than younger people (as some early mortality statistics show they do) because, in many cases, age-bias denied them treatment?

    Denying anyone medical care is heartbreaking, but denying someone out of bias is exponentially worse. Once aware of the high stakes of medical ageism, some responsible people, particularly as they grow older, may find themselves left with a lifetime of shame and growing remorse.

    The advice from the European Society of Intensive Care Medicine’s Task Force on avoiding the tragedies of triage is obvious: “Hospitals should increase their ICU beds to the maximal extent by expanding ICU capacity and expanding ICUs into other areas. Hospitals should have appropriate beds and monitors for these expansion areas.” The real crime at the governmental levels, and at the level of hospital administration, is to not open enough hospital beds and intensive care units, fast enough. Preparation is the task of yesterday, and certainly today. We must do everything we can to avoid hastening the deaths of the old.

    As a society, we will be grieving all deaths. Triage is tragic in itself, whether on the battlefield or in civilian hospitals. But only bias makes it criminal. In this saddened state, we should be able to go forward without the added burden of fearing that our country, and our medical personnel, were guilty of a crime against humanity.

    https://lareviewofbooks.org/short-takes/ageist-triage-covid-19
    #tri #crime_contre_l'humanité #âge #coronavirus #covid-19 #vieux #âgisme

    • Avoiding Ageist Bias and Tragedy in #Triage. Even a lottery is fairer than triage by age

      Triage means exclusion from treatment. In parts of the US, triage may become grievously necessary, as pandemic peaks overwhelm resources. Setting proper criteria for such decision-making is crucial for avoiding injustice, guilt, and tragedy. Sorrowfully, a medical consensus on whom to exclude has been forming, in “guidelines” from universities and state commissions, that often works explicitly against the old, and implicitly against people with disabilities, people of color, poor people, and those who live in crowded nursing homes, who are over 75, or 60, or even over 40. Bias in triage decisions is a danger to those whom society has made vulnerable.

      “The transition from conventional to , , , crisis care comes with a concomitant increase in morbidity and mortality,” warns a document on “crisis standards of care” transmitted to the Trump Task Force on March 28. [i] This essay responds to recent arguments justifying crisis exclusions that are erroneous and, to my mind, unethical, but, because they are authoritatively presented or widely held, dangerous.

      “One thing everyone agrees on is that the most morally defensible way to decide would be to ask the patients,” Dr. Wynia, a bioethicist, is quoted as saying in a survey of opinions reported by Sheri Fink for the New York Times. [ii] This sounds plausible: In health, some people make living wills requesting that if unable to speak for themselves (because of e.g., severe cognitive impairment, coma), they be kept alive with “heroic” measures, or not. Consent is indeed necessary from Covid-19 patients who can speak for themselves, who are gasping and scared and might benefit from ICU or intubation if offered. Would such patients sign the same advance directive now? This is supposed to be a moment of choice, involving reassuring explanations from medical personnel about options (even induced coma).[iii] A danger emerges: some candidates for scarce resources might eliminate (“sacrifice”) themselves.

      Consider that internalization of inferiority is real and affects wide swaths of the population. As the feminist and disability rights movements have taught, many people feel they must be self-abnegating: Others’ lives are worth more than theirs, Depressed people may agree to relinquish their chance—but many older people are depressed by the pandemic. We are told often that our lives are more at risk than the lives of others. Family members will be unavailable if we are hospitalized. And, because we are suddenly framed as less valuable by popular opinion and some medical guidelines, older and disabled people may feel expendable.

      The elderly and disabled category has had pointed aggressive societal pressure aimed at them for a long time. Vehemently denied but still widely held, is the feeling that the older the patient, the more undeserving of treatment. “So close to death already.” The attitude spreads, first unconsciously and now explicitly, that younger adults are more valuable than older adults; the healthy more desirable than the less abled.

      Ageism permeating the medical profession, a widespread problem, adds to triage confusion. Older people–not deaf and not cognitively impaired—complain in conventional situations that their doctors often ignore them, preferring to talk to their adult children. We are not seen. We may insultingly be considered “burdens”–too costly, too unproductive, too time-consuming.

      Equal treatment, a constitutional right and an existential necessity, is likely to be ignored in the crisis situation. The University of Pittsburgh guidelines, a model, don’t mince words. The tie-breaker should be age. (A tie means all patients with that score have an equal likelihood of survival.) These guidelines give priority to younger patients within these age groups: 12 to 40, 41 to 60, 61 to 75, over 75+. (Massachusetts’ new guidelines are similar, as reported on April 13th.) The Pittsburgh document calls this “the life-cycle principle.” [iv] A principle! That sounds not just plausible but lofty. Less so if we call it “culling the old.” The United States has seen a growth of longevity that any nation could be proud of. Now their longevity may be used against people as young as forty.

      Do the math. If age is the tie-breaker, let’s say there are 10 ventilators, and 100 people who are tied in terms of equal benefit. One is 83 years old, 4 are 70; 22 are 60, 35 are 50; the rest are under 40. All 10 of those under 40 would get the ventilators; none of the others. That is culling the old. Some triage guidelines suggest patients be warned their ventilator could be taken away from them. Some triage guidelines suggest patients be warned their ventilator could be taken away from them.[v] Isn’t a lottery more fair? A lottery system (for a brief time of crisis) may horrify some people, but in the long run “the ice floe” principle is far more perilous for a society.

      With hostile ageism rampant, as we see, mere chronology counts more than an individual’s medical condition. An article in NEJM gives “priority to those who are worst off in the sense of being at risk of dying young and not having a full life.” [vi] The retired veteran New York philosopher, Andrew Wengraf, argues against the “full-life” argument.

      Age may be a vivid sociological category, but to age is just to go on living. It is true that when Bertrand Russell died age 97 he was said to have had a fulfilled life, a life not free of disappointments but certainly fulfilled. . . . And inasmuch as life is finite, we are nearer death when we are old. But Russell was not obliged to die because of having enjoyed a long, rich life. The burden of proof is on anyone who thinks Russell has a duty to die prematurely. That person needs to explain how Russell could acquire that discriminatory outcome as an obligation. Without that, it cannot simply be imposed upon him in a triage queue.

      New York state’s guidelines are not ageist; Governor Andrew Cuomo said categorically, “My mother is not expendable.” Justice in Aging, a San Francisco legal NGO that protects low-income older people, has co-written a letter to California health officials asking that treatment discussions “include an explicit prohibition on triage and triage guidance that consider an individual’s estimated remaining number of years of life and other factors that cannot realistically be operationalized without taking age into account.”[vii] The Johns Hopkins criteria for treatment, which rightly depended on public input, ask no more than one year of potential life, thus respecting people in their nineties. I have a dear aunt who is 99, healthy, practicing social isolation, not ready to die. At 79, I assert that my life is worth no more than that of my aunt, nor less than that of a 30-year-old.

      Ethicists rightly omit most exclusion criteria (color, gender, low income). Future perceived value ought to be another no-no. Behind the mask, fortunately, a doctor cannot tell if that person with double pneumonia is Einstein or a homeless person of the same age. But age is as visible as gender and race. If we were to exclude people because of age, we would lose many of our current leaders. The UK would lose Queen Elizabeth. And some disabilities are clearly visible.

      In a hospital crisis, ethical decision-making going case by case must fight every societal bias of long standing: refusing to weigh the life of a white person as worth more than that of a person of color, the life of a man more than a woman, a cis person over a trans person, an apparently able person over a person with an obvious disability, or a younger person over an older person. And what of an old black woman, or someone else whose visible intersectional category may activate prejudice? Ethical triage even in crisis care should focus on the individual’s medical condition, not the sociological category. Training for doctors and nurses must include not only clinical guidance, but situational awareness about potential bias.

      Having to decide on triage occurs at many stages, from EMTs to the bedside. Excluding people or withdrawing treatment from some may feel tragic to doctors, as well as for the patients who die, and for their families. Where bias rules, however, triage becomes criminal. The government document to the Trump Task Force, wants all healthcare workers to have “adequate guidance and legal protections . . . from unwarranted liability” (p.4).

      But even the best-designed bias training cannot prevent the appearance at these multiple decision points of many people suffering from long-term health inequalities based on gender, race, national origin, or immigrant status, and low income. For them discrimination starts in utero, with inadequate prenatal care. Early deficiencies may grow worse (toxic environments, substandard housing) throughout life, as sociologist Dale Dannefer has shown through his concept of cumulative disadvantage. [viii] Middle ageism—causing people to lose jobs early in life, preventing them from finding work again—leads to family dysfunction, foreclosure, diseases of stress. Inequality goes on so relentlessly that such people are inevitably at more risk if Covid-19 hits them. Injustice is clearly built into any crisis standard of care that prioritizes the likelihood of highest long-term survival, in a society that has lacked Medicare for All for the past sixty years.

      The most just answer seems to be that all those with similar conditions and equal chances of one-year survival, participate in a lottery. A petition to this effect, addressed to the US Surgeon General, called “Just Rationing,” can be signed at Change.org/JustRationing

      The US government, burdened with racist, market-driven, small-government ideology, for decades denied the poor the right to health care and exacerbated inequality. Under Trump the government underfunded its public health service, disregarded science, procrastinated in preparations. The underfunding of nursing homes, the overwork and underpayment of staff, have already led to uncountable deaths. In many countries, the excess deaths of the pandemic will be the fault of the state. The deaths incurred thereby are crimes against humanity.

      But suppose the curve flattens–we are spared triage! Eventually the data will tell us how many died after having suffered a life of disadvantages. What has been revealed already, however, through these calm, ostensibly reasonable, “ethical” medical guidelines, is a frightening explosion of explicit hate speech against people who are simply older. Older than the valued young. An entire nation has learned that this is normal and expectable. When pinch comes to shove, we alone have a duty to die, cursed by our date of birth. In the midst of grief, outrage.

      ——————————————————-

      [i] National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine. 2020. Rapid Expert Consultation on Crisis Standards of Care for the COVID-19 Pandemic (March 28, 2020). Washington, DC: The National Academies Press, p. 3.. https://doi.org/10.17226/25765. https://www.nap.edu/catalog/25765/rapid-expert-consultation-on-crisis-standards-of-care-for-the-covid-19-pandemic

      [ii] Sheri Fink, “The Hardest Questions Doctors May Face: Who Will Be Saved? Who Won’t?
      https://www.nytimes.com/2020/03/21/us/coronavirus-medical-rationing.html

      [iii] See for example, the interview with a respiratory therapist at Newton-Wellesley Hospital, Boston Globe, April 15, 2020: p. .

      [iv] U of Pittsburgh, Department of Critical Care Medicine, “Allocation of Scarce Critical Care Resources During a Public Health Emergency Executive Summary,” p. 6, 8. https://ccm.pitt.edu/sites/default/files/UnivPittsburgh_ModelHospitalResourcePolicy.pdf

      [v] “Fair Allocation of Scarce Medical Resources in the Time of Covid-19,” by Ezekiel J. Emanuel et al, NEJM March 23, 2020. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMsb2005114?query=RP

      [vi] “Fair Allocation of Scarce Medical Resources in the Time of Covid-19,” by Ezekiel J. Emanuel et al, NEJM March 23, 2020. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMsb2005114?query=RP Dr. Emanuel is the author of the notorious article in The Atlantic that said all people should voluntarily refuse medical care after age 75, and that he would do so.

      [vii] Included in a bulletin from Justice in Aging, “Justice in Aging Statement on Discriminatory Denial of Care to Older Adults,” April 4, 2020. https://www.justiceinaging.org/wp-content/uploads/2020/04/Justice-in-Aging-Letter-to-Sec-Ghaly-Age-Discrimination-04032020.pdf

      [viii] Dale Dannefer, “Cumulative Advantage/Disadvantage and the Life Course: Cross-Fertilizing Age and Social Science Theory,” Journal of Gerontology: Social Sciences Vol 58b (2003).

      https://www.tikkun.org/avoiding-bias-and-tragedy-in-triage

  • Les colonies israéliennes en Cisjordanie, un crime de guerre ?
    Ghislain Poissonnier et Eric David, La Revue des Droits de l’Homme (2019)
    https://journals.openedition.org/revdh/7353

    La politique de colonisation israélienne dans le territoire palestinien occupé a été déclarée illégale à de nombreuses reprises par différents organes internationaux. L’illégalité de cette politique fait l’objet d’un large consensus au niveau international. Les dirigeants israéliens sont informés de ces condamnations internationales répétées et de l’illégalité en droit international de la politique qu’ils conduisent. Ainsi, en cas de poursuites devant la CPI, le Procureur pourra facilement établir que les principaux responsables de la colonisation avaient conscience du caractère illégal de l’acte de transfert d’une partie de la population civile israélienne en territoire palestinien occupé.

    #Palestine #Droit #Colonies #Cisjordanie #crimes_de_guerre

  • Mafia distributes food to Italy’s struggling residents

    Organised crime groups offer support to quarantined families who have run out of cash.

    As Italy struggles to pull its economy through the coronavirus crisis, the Mafia is gaining local support by distributing free food to poor families in quarantine who have run out of cash, authorities have warned.

    In recent weeks, videos have surfaced of known Mafia gangs delivering essential goods to Italians hit hard by the coronavirus emergency across the poorest southern regions of Campania, Calabria, Sicily and Puglia, as tensions rise across the country.

    “For over a month, shops, cafés, restaurants and pubs have been closed,” Nicola Gratteri, antimafia investigator and head of the prosecutor’s office in Catanzaro, told the Guardian. “Millions of people work in the grey economy, which means that they haven’t received any income in more than a month and have no idea when they might return to work. The government is issuing so-called shopping vouchers to support people. If the state doesn’t step in soon to help these families, the mafia will provide its services, imposing their control over people’s lives.”

    The ramifications of the lockdown in Italy are affecting the estimated 3.3 million people in Italy who work off the books. Of those, more than 1 million live in the south, according to the most recent figures from CGIA Mestre, a Venice-based small business association. There have been reports of small shop owners being pressured to give food for free, while police are patrolling supermarkets in some areas to stop thefts. Videos of people in Sicily protesting against the government’s stalled response, or people beating their fists outside banks in Bari for a €50 (£44) loan are going viral and throwing fuel on the crisis; a fire the mafia is more than willing to stoke.

    From the first signals of mounting social unrest, the Italian minister of the interior, Luciana Lamorgese, said ‘‘the mafia could take advantage of the rising poverty, swooping in to recruit people to its organisation’’. Or simply stepping in to distribute free food parcels of pasta, water, flour and milk.

    In recent days, the police in Naples have intensified their presence in the poorest quarters of the city, where men tied to the Camorra, the Neapolitan mafia, have organised home delivery of food parcels. Magistrates have already begun an investigation against a group of people who were questioned while distributing food to local residents.

    In Palermo, according to La Repubblica, the brother of a Cosa Nostra boss allegedly distributed food to the poor in the Zen neighbourhood, an area with an established mafia presence. When the news broke, the man defended himself on Facebook, claiming that he was only doing charitable work and attacking the journalist who first reported the news.

    “Mafias are not just criminal organisations,’’ Federico Varese, professor of criminology at the University of Oxford, said. “They are organisations that aspire to govern territories and markets. Commentators often focus on the financial aspect of mafias but they tend to forget that their strength comes from having a local base from which to operate.”

    The question of distributing food parcels is a tactic as old as the mafia itself, where in the south of Italy bosses have customarily presented themselves to the people as benefactors and local power brokers, initially without asking for anything in return.

    “Mafia bosses consider their cities as their own fiefdom,” Gratteri said. “The bosses know very well that in order to govern, they need to take care of the people in their territory. And they do it by exploiting the situation to their advantage. In the people’s eyes, a boss who knocks on the door offering free food is a hero. And the boss knows that he can then count on the support of these families when necessary, when, for example, the mafia sponsors a politician for election who will further their criminal interests.”

    Dozens of investigations in the south have led to the arrests of politicians who have aided and abetted the mafia, and who were elected with the support of local Mafiosi who forced citizens to vote for them in exchange for services, such as a simple food parcel.

    Varese said: “These handouts by the mafias are not gifts. The mafia does not do anything out of its kind heart. They are favours that everyone will have to pay back in some form or another, by aiding and abetting a fugitive, holding a gun, dealing drugs and the like.”

    “Consider what happened to El Chapo, the Mexican narco,” said Gratteri. “He trafficked tons of cocaine and commissioned the murder of hundreds of people but in his hometown he was known for his benevolence, because people said that he provided medicines to families or built roads. The same thing happens here.”

    This week, Itay’s antimafia prosecutor’s office said bosses would offer their virtually endless criminal capital to businesses in need, and then swallow them up. Then, they will use those businesses for money laundering profits from the criminal activities.

    Varese said: “The mafias might be able to benefit in other ways from the current lockdown and especially from the future, when Italians will all be able to return to work, spend more money, and get the economy on its feet again. But surely the story exemplified by the handouts of food parcels in Palermo and Naples shows their true nature, and it tells why they are so dangerous.”

    https://www.theguardian.com/world/2020/apr/10/mafia-distributes-food-to-italys-struggling-residents?CMP=share_btn_tw
    #mafia #alimentation #coronavirus #confinement #Italie #crime_organisé #faim #distribution #colis_alimentaires #pauvreté

    Ajouté à la métaliste coronavirus et faim :
    https://seenthis.net/messages/838565

  • Avec sa gestion de court terme, « le gouvernement affaiblit notre capacité collective à lutter contre le virus » - Basta !
    https://www.bastamag.net/test-systematique-depistage-immunite-infection-temps-de-travail-contaminat

    Est-ce qu’il y a une particularité française dans la gestion de la crise ?

    J’insiste : pour les maladies infectieuses, il faut dépister, isoler et traiter, on sait cela depuis très longtemps. C’est ainsi qu’on arrête la chaîne de contamination. En refusant de se mobiliser dans ce sens, c’est comme si la France décidait que les 50 ans d’expériences et de luttes contre les maladies infectieuses n’avaient aucune valeur, aucun sens. Je trouve que c’est terrible. La carence de réactifs, qui manqueraient selon le gouvernement pour fabriquer des tests, est une explication qui ne me satisfait pas.

    Nos dirigeants avancent là une raison technique, alors qu’ils ont clairement fait un choix stratégique : le choix de ne pas tester. Les laboratoires privés et les laboratoires vétérinaires ont dit très tôt qu’ils pouvaient se mobiliser pour fabriquer des tests. L’État aurait aussi pu réquisitionner Sanofi et d’autres entreprises pharmaceutiques. On aurait eu très rapidement les millions de tests dont nous avons aujourd’hui tellement besoin, notamment pour protéger nos soignants.

    Au lieu de cela, notre président se contente de les qualifier de héros...

    • Un homme de 34 ans est mort mercredi soir à Béziers, juste après avoir été arrêté. Il avait été interpellé dans le centre-ville vers 22h30, notamment pour non-respect du confinement.

      Selon le communiqué du procureur de la République, trois policiers municipaux l’ont contrôlé alors que Béziers fait l’objet d’un couvre-feu à compter de 21 heures ordonné par le préfet de l’Hérault dans le cadre la lutte contre la pandémie de coronavirus. Selon leur témoignage, le trentenaire a alors eu « un comportement agressif » et ils ont décidé de l’interpeller.

      Le maîtrisant difficilement, les policiers ont raconté avoir eu des difficultés à le menotter et l’un d’eux s’est assis sur lui dans le véhicule pour « le maintenir sur le ventre » le temps du transport jusqu’au commissariat tout proche.

      Père de trois enfants

      Mais l’homme était inconscient à l’arrivée. Malgré l’intervention des pompiers pour tenter de le ranimer, il est décédé vers 23h30.

      Le trentenaire était connu de la police. Le parquet de Béziers a ouvert une enquête pour homicide involontaire et l’a confiée aux policiers de la sûreté départementale de Montpellier.

      Une autopsie et des analyses toxicologiques doivent être réalisées vendredi.

      La victime, sans emploi, était père de trois jeunes enfants à la garde de leur mère dont il était séparé. Il avait été condamné à huit reprises depuis 2005, en particulier pour des violences et des vols. Sa dernière condamnation remontait à la veille de son décès, le 7 avril. « Il avait été présenté au parquet de Béziers à l’issue d’une garde à vue pour avoir volé de l’argent dans les mains d’une personne à la sortie d’un distributeur automatique de billets » signale le communiqué du procureur. Il avait été condamné à six mois d’emprisonnement ferme, mais « sans mandat de dépôt, dans le cadre d’une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité ». Il avait alors déclaré vivre actuellement chez sa sœur à Béziers.

    • https://seenthis.net/messages/840942
      Pascale Viktory pour France bleu Hérault :
      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/confinement-un-homme-decede-a-son-arrivee-au-commissariat-de-beziers-1586

      Selon le procureur de Béziers, "les policiers municipaux entendus dans la nuit en audition libre ont expliqué avoir eu des difficultés à le menotter puis à le faire entrer à l’arrière de leur véhicule en le maintenant sur le ventre. Un policier municipal se serait alors assis sur les fesses de l’individu encore très excité dans le but de le maintenir jusqu’à sa conduite au commissariat de police à quelques centaines de mètres du lieu d’interpellation. Il se serait calmé au cours du bref transport, les trois policiers affirmant l’avoir entendu « ronfler », leur laissant penser qu’il s’était endormi."

      c’est bien connu, quoi de mieux qu’un car de police pour faire un p’tit roupillon, avec les menottes dans le dos et un lardu sur les endosses.

  • Contrôles arbitraires et violences policières : la répression en temps de confinement
    https://www.bastamag.net/attestation-controle-deplacement-PV-amendes-violences-policieres-confineme

    Depuis le début du confinement, les forces de l’ordre ont procédé à 8,2 millions de contrôle et 480 000 verbalisations. De nombreux témoins font état d’abus, de discriminations et de brutalités de la part des forces de l’ordre. Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent des contrôles arbitraires et des #Violences_policières. Tour d’horizon de la répression en ces temps confinés. « J’ai senti que dans leur esprit, il y avait deux camps : les bons citoyens et les mauvais. » Mardi 17 mars au (...) #Décrypter

    / Santé , #Classes_populaires, Violences policières, A la une

    #Santé_