• Crise sanitaire : la carte des plans sociaux
    Mediapart

    Depuis le printemps, l’économie française est violemment secouée. Mediapart s’est engagé dans un décompte des conséquences sociales de la récession et publie la carte de près de 50 000 emplois menacés ou condamnés, dans 56 départements, à l’horizon 2021.

    Le pire de la #criseSociale est à venir. Certes, les chiffres du chômage dévoilés le 25 septembre ne sont guère reluisants (lire notre article), mais les effets du confinement, puis du plongeon de l’activité économique, ne sont pas encore complètement visibles sur le terrain.

    De fait, les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), les offres de reprise ou les mises en liquidation entraînant des #licenciements ne prendront véritablement effet que dans les semaines et les mois qui viennent. Mais les chiffres sont cependant déjà là, et derrière ceux-ci, des hommes et des femmes condamnés à perdre leur emploi.

    Pour donner corps à ces drames à chaque fois singuliers, et les rendre visibles, #Mediapart a décidé de recenser au plus près chaque #planSocial lancé depuis le début de la crise sanitaire, au printemps. Nous ne prétendons pas à l’exhaustivité, mais les près de 50 000 #emplois concernés (48 394 exactement) au sein de 136 entreprises, dans 56 départements, que nous avons comptabilisés se rapprochent fort des prévisions émises par le gouvernement à la mi-septembre....

    https://www.mediapart.fr/journal/france/270920/crise-sanitaire-la-carte-des-plans-sociaux

  • En Suisse, une votation sur l’immigration vise les travailleurs européens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/25/en-suisse-une-votation-sur-l-immigration-vise-les-travailleurs-europeens_605

    Depuis deux décennies, la Suisse connaît en effet un boom démographique sans précédent, la population passant de sept à près de neuf millions d’habitants alors que le taux de natalité est en berne. De nombreux ressortissants européens sont venus s’installer et s’ajouter au flux des 300 000 frontaliers. Médecins et dentistes allemands, à Zürich. Ingénieurs en chimie français, à Bâle. Mécaniciens horlogers, français aussi, dans l’arc jurassien. Ouvriers italiens, dans tout le Tessin. Une menace sur l’emploi, vraiment ? Il existe une autre lecture du phénomène. « La prospérité suisse ne vient pas seulement de nos innovations et de notre travail acharné, elle vient également de nos relations avec le reste du monde et de notre marché du travail ouvert. Nous gagnons un franc sur deux grâce à notre accès à l’étranger, tout particulièrement aux Etats de l’Union européenne », observe Daniela Schneeberger, conseillère nationale PLR (Parti libéral-radical, droite modérée) pour le canton de Bâle-Campagne.
    La crise sanitaire due au coronavirus a aussi rappelé que, sans l’apport du personnel soignant étranger, surtout issu des pays de l’Union (Grecs, Espagnols, Italiens, Baltes…), les CHU n’auraient pas eu assez d’infirmiers et d’infirmières dans les étages. Bien souvent, les « héros suisses du Covid-19 » ne l’étaient pas. Au fond, dans son rapport à l’étranger, la Suisse est depuis bien longtemps une contradiction. Celle d’un pays qui aime se penser en forteresse, alors qu’il est ouvert aux quatre vents. L’UDC a su exploiter jusqu’ici cet étrange paradoxe. Mais cela risque bien de ne pas suffire cette fois. Car, à Bruxelles, la Commission européenne a fait savoir qu’en cas de oui à l’initiative, la relation entre Berne et l’UE deviendrait ingérable. Si l’accord bilatéral sur la liberté de circulation devait être dénoncé côté suisse, les six autres accords bilatéraux deviendraient automatiquement caducs, c’est ce que l’on appelle la « clause guillotine ».

    #Covid-19#migrant#migration#suisse#politiquemigratoire#sante#personnelsoignant#frontaliers#UE#crisesanitaire

  • La #crise du chômage aux #États-Unis s’aggrave : près de 900.000 nouvelles demandes d’allocations de #chômage - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/09/05/faim-s05.html
    https://www.wsws.org/asset/0d1e2990-c591-43b2-9c9c-516992788f49/image.jpg

    Cinq semaines se sont écoulées depuis que les démocrates et les républicains du Congrès ont laissé expirer les allocations de chômage supplémentaires qui avaient été accordées dans le cadre de la loi CARES. Le Sénat, contrôlé par les républicains, et la Chambre, contrôlée par les démocrates, ont été tout aussi indifférents à la situation critique de dizaines de millions de travailleurs privés de l’allocation fédérale de 600 dollars par semaine qui s’ajoutait à l’indemnité de chômage venant de leur État.

    Près de six mois après l’adoption de la loi CARES, les résultats sont clairs, selon une analyse de Forbes qui a suivi la richesse de 643 milliardaires de la mi-mars au début du mois d’août. La richesse collective du groupe a augmenté de plus de 685 milliards de dollars, alors que dans le même temps aux États-Unis, près de 30 millions de personnes ont perdu leur emploi. Plus de 5,4 millions ont perdu leur couverture santé. On estime qu’un adulte américain sur sept se retrouve aujourd’hui sans ressources et que près de 40 millions de personnes risquent d’être expulsées de leur logement d’ici la fin de l’année.

  • Chine : la menace d’une crise alimentaire, symptôme du « virage à gauche » de Xi Jinping - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2020/09/18/chine-menace-crise-alimentaire-symptome-virage-gauche-xi-jinping

    C’est l’un des enseignements de la dernière rencontre estivale de l’élite du Parti à Beidaihe : le problème est conjoncturel. La pandémie de Covid-19 démobilise la main-d’œuvre en Chine du Centre et du Sud, ce qui rend par la suite le retour au travail problématique. Par ailleurs, les pluies torrentielles de juin-juillet ont mis à mal le système de citernes et de barrages partout dans ces deux régions, qui n’ont été que très peu prises en charge par les autorités. Résultat, les inondations ont laissé un grand nombre de récoltes détruites ou à l’abandon. Sans oublier l’arrivée des locustes dans le sud de la Chine, qui a ainsi achevé une partie des récoltes restantes. IL faut mentionner aussi la sécheresse dans le bastion du soja au Nord-Est. Les visites de Xi Jinping se voulaient rassurantes, en « montrant » les grains – le maïs en l’occurrence. Mais elles n’ont aidé en rien à changer la réalité du terrain. Si bien que même les téléphones portables ont été interdits près des greniers suite à la publication de photos montrant du maïs en train de pourrir.

    #Chine #pénurie #pandémie #famine (menace de) #autarcie #auto-suffisance

  • Big Pharma, labos tout-puissants - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/085428-000-A/big-pharma-labos-tout-puissants

    Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

    #big-pharma #crise_sanitaire #santé_publique #corruption #conflits_d'intérêts

  • Reportage : A Lesbos, l’urgence humanitaire a éclipsé l’épidémie de coronavirus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/27309/reportage-a-lesbos-l-urgence-humanitaire-a-eclipse-l-epidemie-de-coron

    Sur l’île grecque de Lesbos, l’épidémie de coronavirus inquiète les autorités. Les 35 personnes migrantes qui avaient été détectées positives au virus ont fui avec les autres migrants lors de l’incendie qui a détruit le camp de Moria, dans la nuit du 8 au 9 septembre. Mais pour les exilés qui vivent à la rue depuis une semaine, le Covid-19 n’est plus qu’une angoisse lointaine, largement dominée par celle de pouvoir manger chaque jour.
    Sous une couverture grise attachée par un côté à un grillage et soutenue de l’autre par de petits piquets en bois, Jessica est assise, épaules contre épaules, entre deux jeunes hommes. Ces Camerounais sont résignés face à l’impossibilité de préserver toute distanciation sociale au milieu des milliers de personnes qui vivent à la rue depuis une semaine, le long de la route de Mytilène."On est entassé ici comme des poulets en batterie. Quand il y a des distributions [de nourriture] on est agglutinés, c’est impossible d’avoir un mètre de distanciation", s’agace la jeune femme en t-shirt sans manche noir
    Sur les quelques centaines de mètres le long desquels les rescapés de l’incendie du camp de Moria sont installés, le coronavirus semble appartenir à une autre époque. Un temps où, malgré les difficultés de la vie à Moria, les personnes migrantes avaient encore de l’énergie pour éviter les contaminations.Depuis l’incendie, toute distanciation sociale semble impossible et, surtout, l’urgence est ailleurs. « La plus grande préoccupation de ces personnes actuellement, c’est d’avoir accès à de la nourriture et de l’eau », souligne Dimitra Chasioti, psychologue pour Médecins sans frontières (MSF) dans la clinique que l’ONG a installée tout près des tentes

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#moria#camp#sante#survie#contamination#distanciationsociale#crisehumanitaire#crisemigratoire

  • affordance.info : Universités : l’autonomie et l’épidémie.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2020/09/universites-autonomie-epidemie.html

    Universités : l’autonomie et l’épidémie.

    Alors que le gros de troupes étudiants arrive la semaine prochaine dans les universités françaises (près de 3 millions ...) beaucoup de sites universitaires et de formations en accueillent déjà depuis 2 ou 3 semaines. C’est notamment le cas des IUT qui ont fait leur rentrée en même temps que le primaire et le secondaire, et ont même, dès la dernière semaine d’Août accueilli des étudiants dans le cadre de leur soutenances de fin d’étude.

    Je travaille de mon côté à l’IUT de La Roche sur Yon, site délocalisé de l’université de Nantes. Et je suis en effet en présence d’étudiants depuis le 24 août.

    La doctrine universitaire de gestion de gestion sanitaire est un habit d’Harlequin, bariolé de bonnes intentions et rapiécé de précautions élémentaires mais à peu près totalement hors-sol pour une gestion concrète de l’épidémie à court terme et tout à fait délétère dans une perspective de moyen ou de long terme.

    On aimerait bien lire d’autres analyses concernant les autres établissements de l’éducnat : lycées, collèges, et surtout écoles primaires où les enfants ne portent pas de masques.

    #universités #enseignements #impéritie #incurie

  • Refugee protection at risk

    Two of the words that we should try to avoid when writing about refugees are “unprecedented” and “crisis.” They are used far too often and with far too little thought by many people working in the humanitarian sector. Even so, and without using those words, there is evidence to suggest that the risks confronting refugees are perhaps greater today than at any other time in the past three decades.

    First, as the UN Secretary-General has pointed out on many occasions, we are currently witnessing a failure of global governance. When Antonio Guterres took office in 2017, he promised to launch what he called “a surge in diplomacy for peace.” But over the past three years, the UN Security Council has become increasingly dysfunctional and deadlocked, and as a result is unable to play its intended role of preventing the armed conflicts that force people to leave their homes and seek refuge elsewhere. Nor can the Security Council bring such conflicts to an end, thereby allowing refugees to return to their country of origin.

    It is alarming to note, for example, that four of the five Permanent Members of that body, which has a mandate to uphold international peace and security, have been militarily involved in the Syrian armed conflict, a war that has displaced more people than any other in recent years. Similarly, and largely as a result of the blocking tactics employed by Russia and the US, the Secretary-General struggled to get Security Council backing for a global ceasefire that would support the international community’s efforts to fight the Coronavirus pandemic

    Second, the humanitarian principles that are supposed to regulate the behavior of states and other parties to armed conflicts, thereby minimizing the harm done to civilian populations, are under attack from a variety of different actors. In countries such as Burkina Faso, Iraq, Nigeria and Somalia, those principles have been flouted by extremist groups who make deliberate use of death and destruction to displace populations and extend the areas under their control.

    In states such as Myanmar and Syria, the armed forces have acted without any kind of constraint, persecuting and expelling anyone who is deemed to be insufficiently loyal to the regime or who come from an unwanted part of society. And in Central America, violent gangs and ruthless cartels are acting with growing impunity, making life so hazardous for other citizens that they feel obliged to move and look for safety elsewhere.

    Third, there is mounting evidence to suggest that governments are prepared to disregard international refugee law and have a respect a declining commitment to the principle of asylum. It is now common practice for states to refuse entry to refugees, whether by building new walls, deploying military and militia forces, or intercepting and returning asylum seekers who are travelling by sea.

    In the Global North, the refugee policies of the industrialized increasingly take the form of ‘externalization’, whereby the task of obstructing the movement of refugees is outsourced to transit states in the Global South. The EU has been especially active in the use of this strategy, forging dodgy deals with countries such as Libya, Niger, Sudan and Turkey. Similarly, the US has increasingly sought to contain northward-bound refugees in Mexico, and to return asylum seekers there should they succeed in reaching America’s southern border.

    In developing countries themselves, where some 85 per cent of the world’s refugees are to be found, governments are increasingly prepared to flout the principle that refugee repatriation should only take place in a voluntary manner. While they rarely use overt force to induce premature returns, they have many other tools at their disposal: confining refugees to inhospitable camps, limiting the food that they receive, denying them access to the internet, and placing restrictions on humanitarian organizations that are trying to meet their needs.

    Fourth, the COVID-19 pandemic of the past nine months constitutes a very direct threat to the lives of refugees, and at the same time seems certain to divert scarce resources from other humanitarian programmes, including those that support displaced people. The Coronavirus has also provided a very convenient alibi for governments that wish to close their borders to people who are seeking safety on their territory.

    Responding to this problem, UNHCR has provided governments with recommendations as to how they might uphold the principle of asylum while managing their borders effectively and minimizing any health risks associated with the cross-border movement of people. But it does not seem likely that states will be ready to adopt such an approach, and will prefer instead to introduce more restrictive refugee and migration policies.

    Even if the virus is brought under some kind of control, it may prove difficult to convince states to remove the restrictions that they have introduced during the COVD-19 emergency. And the likelihood of that outcome is reinforced by the fear that the climate crisis will in the years to come prompt very large numbers of people to look for a future beyond the borders of their own state.

    Fifth, the state-based international refugee regime does not appear well placed to resist these negative trends. At the broadest level, the very notions of multilateralism, international cooperation and the rule of law are being challenged by a variety of powerful states in different parts of the world: Brazil, China, Russia, Turkey and the USA, to name just five. Such countries also share a common disdain for human rights and the protection of minorities – indigenous people, Uyghur Muslims, members of the LGBT community, the Kurds and African-Americans respectively.

    The USA, which has traditionally acted as a mainstay of the international refugee regime, has in recent years set a particularly negative example to the rest of the world by slashing its refugee resettlement quota, by making it increasingly difficult for asylum seekers to claim refugee status on American territory, by entirely defunding the UN’s Palestinian refugee agency and by refusing to endorse the Global Compact on Refugees. Indeed, while many commentators predicted that the election of President Trump would not be good news for refugees, the speed at which he has dismantled America’s commitment to the refugee regime has taken many by surprise.

    In this toxic international environment, UNHCR appears to have become an increasingly self-protective organization, as indicated by the enormous amount of effort it devotes to marketing, branding and celebrity endorsement. For reasons that remain somewhat unclear, rather than stressing its internationally recognized mandate for refugee protection and solutions, UNHCR increasingly presents itself as an all-purpose humanitarian agency, delivering emergency assistance to many different groups of needy people, both outside and within their own country. Perhaps this relief-oriented approach is thought to win the favour of the organization’s key donors, an impression reinforced by the cautious tone of the advocacy that UNHCR undertakes in relation to the restrictive asylum policies of the EU and USA.

    UNHCR has, to its credit, made a concerted effort to revitalize the international refugee regime, most notably through the Global Compact on Refugees, the Comprehensive Refugee Response Framework and the Global Refugee Forum. But will these initiatives really have the ‘game-changing’ impact that UNHCR has prematurely attributed to them?

    The Global Compact on Refugees, for example, has a number of important limitations. It is non-binding and does not impose any specific obligations on the countries that have endorsed it, especially in the domain of responsibility-sharing. The Compact makes numerous references to the need for long-term and developmental approaches to the refugee problem that also bring benefits to host states and communities. But it is much more reticent on fundamental protection principles such as the right to seek asylum and the notion of non-refoulement. The Compact also makes hardly any reference to the issue of internal displacement, despite the fact that there are twice as many IDPs as there are refugees under UNHCR’s mandate.

    So far, the picture painted by this article has been unremittingly bleak. But just as one can identify five very negative trends in relation to refugee protection, a similar number of positive developments also warrant recognition.

    First, the refugee policies pursued by states are not uniformly bad. Countries such as Canada, Germany and Uganda, for example, have all contributed, in their own way, to the task of providing refugees with the security that they need and the rights to which they are entitled. In their initial stages at least, the countries of South America and the Middle East responded very generously to the massive movements of refugees out of Venezuela and Syria.

    And while some analysts, including the current author, have felt that there was a very real risk of large-scale refugee expulsions from countries such as Bangladesh, Kenya and Lebanon, those fears have so far proved to be unfounded. While there is certainly a need for abusive states to be named and shamed, recognition should also be given to those that seek to uphold the principles of refugee protection.

    Second, the humanitarian response to refugee situations has become steadily more effective and equitable. Twenty years ago, it was the norm for refugees to be confined to camps, dependent on the distribution of food and other emergency relief items and unable to establish their own livelihoods. Today, it is far more common for refugees to be found in cities, towns or informal settlements, earning their own living and/or receiving support in the more useful, dignified and efficient form of cash transfers. Much greater attention is now given to the issues of age, gender and diversity in refugee contexts, and there is a growing recognition of the role that locally-based and refugee-led organizations can play in humanitarian programmes.

    Third, after decades of discussion, recent years have witnessed a much greater engagement with refugee and displacement issues by development and financial actors, especially the World Bank. While there are certainly some risks associated with this engagement (namely a lack of attention to protection issues and an excessive focus on market-led solutions) a more developmental approach promises to allow better long-term planning for refugee populations, while also addressing more systematically the needs of host populations.

    Fourth, there has been a surge of civil society interest in the refugee issue, compensating to some extent for the failings of states and the large international humanitarian agencies. Volunteer groups, for example, have played a critical role in responding to the refugee situation in the Mediterranean. The Refugees Welcome movement, a largely spontaneous and unstructured phenomenon, has captured the attention and allegiance of many people, especially but not exclusively the younger generation.

    And as has been seen in the UK this year, when governments attempt to demonize refugees, question their need for protection and violate their rights, there are many concerned citizens, community associations, solidarity groups and faith-based organizations that are ready to make their voice heard. Indeed, while the national asylum policies pursued by the UK and other countries have been deeply disappointing, local activism on behalf of refugees has never been stronger.

    Finally, recent events in the Middle East, the Mediterranean and Europe have raised the question as to whether refugees could be spared the trauma and hardship of making dangerous journeys from one country and continent to another by providing them with safe and legal routes. These might include initiatives such as Canada’s community-sponsored refugee resettlement programme, the ‘humanitarian corridors’ programme established by the Italian churches, family reunion projects of the type championed in the UK and France by Lord Alf Dubs, and the notion of labour mobility programmes for skilled refugee such as that promoted by the NGO Talent Beyond Boundaries.

    Such initiatives do not provide a panacea to the refugee issue, and in their early stages at least, might not provide a solution for large numbers of displaced people. But in a world where refugee protection is at such serious risk, they deserve our full support.

    http://www.against-inhumanity.org/2020/09/08/refugee-protection-at-risk

    #réfugiés #asile #migrations #protection #Jeff_Crisp #crise #crise_migratoire #crise_des_réfugiés #gouvernance #gouvernance_globale #paix #Nations_unies #ONU #conflits #guerres #conseil_de_sécurité #principes_humanitaires #géopolitique #externalisation #sanctuarisation #rapatriement #covid-19 #coronavirus #frontières #fermeture_des_frontières #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #droits_humains #Global_Compact_on_Refugees #Comprehensive_Refugee_Response_Framework #Global_Refugee_Forum #camps_de_réfugiés #urban_refugees #réfugiés_urbains #banque_mondiale #société_civile #refugees_welcome #solidarité #voies_légales #corridors_humanitaires #Talent_Beyond_Boundaries #Alf_Dubs

    via @isskein
    ping @karine4 @thomas_lacroix @_kg_ @rhoumour

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    Ajouté à la métaliste sur le global compact :
    https://seenthis.net/messages/739556

  • Venice Climate Camp 2020 - Decolonizzare la crisi ecologica. Il report del dibattito | Global Project
    https://www.globalproject.info/it/in_movimento/venice-climate-camp-2020-decolonizzare-la-crisi-ecologica-il-report-del-dibattito/22998

    A cosa è dovuta tale frattura? Secondo Ferdinand, al fatto che il pensiero ambientalista spesso sottovaluta il peso della vicenda coloniale e allo stesso tempo i movimenti politici antirazzisti e anticoloniali non mettono in luce la centralità del dato ecologico.

    Le soggettività subalterne “negre” sono sottovalutate nella loro capacità di praticare modalità di abitare il mondo non estrattive, quando nel frattempo i coloni imponevano un sistema di produttivo violento come quello delle piantagioni.

    La genealogia alternativa per Ferdinand parte proprio dai Caraibi e dai “maroons”, gli schiavi che nel XV secolo fuggivano dall’oppressione occidentale.

    Ed è anche da qui che la storia della crisi climatica deve partire, ancora una volta oltreoceano e non in Europa. Per analizzarla in maniera decoloniale occorre scardinare, prima di tutto, il pensiero occidentale e bianco di Rousseau o di Thoreau, teorizzando un unico concetto di “natura” che rappresenta un piccolissimo pezzo di mondo.

    #décoloniser #crise_écologique

  • Libérez l’« Ocean Viking » et les autres navires humanitaires

    Les maires de #Montpellier et de #Palerme lancent un #appel pour que le navire de #SOS_Méditerranée détenu en Sicile soit libéré, et que les opérations en Méditerranée centrale puissent reprendre.

    Nous, maires des #villes_méditerranéennes jumelées de Montpellier et Palerme, confrontés à la #crise_humanitaire majeure qui a transformé la #mer_Méditerranée en cimetière ces dernières années, sommes indignés par la #détention_administrative du navire humanitaire #Ocean Viking de SOS Méditerranée depuis le 22 juillet en Sicile.

    Cette détention vient s’ajouter à celle de trois autres #navires_humanitaires depuis le mois d’avril. A chaque fois les autorités maritimes italiennes invoquent des « #irrégularités_techniques_et_opérationnelles » et de prétendus motifs de #sécurité à bord des navires. Pourtant, malgré le harcèlement exercé à l’encontre de leurs navires, ces #ONG de sauvetage en mer opèrent depuis plusieurs années en toute transparence et en coordination avec les autorités maritimes compétentes qui les soumettent très régulièrement au contrôle des autorités portuaires.

    Ces dernières années, les ONG civiles de sauvetage en mer ont secouru des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en danger de mort imminente, comblant un #vide mortel laissé par les Etats européens en Méditerranée.

    Alors que les sauveteurs sont empêchés de mener leur mission vitale de sauvetage, de nouveaux naufrages, de nouveaux morts sont à prévoir aux portes de l’Europe.

    Est-ce là le prix à payer pour l’#irresponsabilité et la #défaillance des Etats européens ? En tant que #maires, #citoyens méditerranéens et européens, nous le refusons et dénonçons ces politiques délétères !

    Nous demandons la levée immédiate des mesures de détention qui touchent l’Ocean Viking et tous les navires de sauvetage, pour une reprise immédiate des opérations en Méditerranée centrale !

    Nous appelons tous les citoyens à signer la pétition demandant aux autorités maritimes italiennes la libération du navire.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/08/28/liberez-l-ocean-viking-et-les-autres-navires-humanitaires_1797888

    #asile #migrations #réfugiés #villes-refuge #Méditerranée #sauvetage #indignation #Michael_Delafosse #Leoluca_Orlando #géographie_du_vide #géographie_du_plein

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    Ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • Athènes maintient sa ligne dure après l’incendie du camp de Moria sur l’île de Lesbos
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/11/athenes-maintient-sa-ligne-dure-apres-l-incendie-du-camp-de-moria_6051791_32

    Le chef de l’opposition (Syriza) et ex-chef de gouvernement Alexis Tsipras a, de son côté, accusé l’actuel premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, d’être « personnellement responsable du drame ». « La blessure de Moria devait être refermée (…). Nous avions déjà avancé le plan de décongestion [du camp] avec cohérence et respect pour nos semblables. Mais les 5 000 personnes à Moria sont devenues 20 000 en un an, avant que les transferts ne reprennent timidement », a lancé M. Tsipras. En ligne de mire également de l’opposition : le durcissement de la politique du premier ministre de droite arrivé au pouvoir en juillet 2019, qui aurait conduit à l’exaspération et à la révolte des migrants de Moria. A la suite de l’incendie, Kyriakos Mitsotakis a réagi : « Je reconnais les conditions difficiles [à Moria], mais rien ne peut servir d’alibi pour des réactions violentes contre les contrôles sanitaires. » Le journal de gauche Efimerida Ton Syntakton (« le journal des rédacteurs ») l’accusait, jeudi, de poursuivre à tout prix une politique de la « loi et l’ordre » en parlant essentiellement de sécurité nationale et de santé publique sans égard pour la crise humanitaire. Le gouvernement conservateur a voté une nouvelle loi sur le droit d’asile à l’automne 2019, permettant d’augmenter les durées de détention autorisées pour les demandeurs d’asile et de faciliter les renvois en Turquie des candidats déboutés. Depuis des mois, le gouvernement Mitsotakis est accusé de favoriser les refoulements de migrants vers la Turquie à la frontière terrestre mais aussi en mer. Les témoignages recueillis par plusieurs ONG et même le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies accumulent les preuves contre le gouvernement et les gardes-côtes qui ont toujours démenti et parlent de « fake news » véhiculées par Ankara. L’accès au système de santé a été rendu plus difficile, et plus de 11 000 réfugiés étaient menacés d’être expulsés de leur hébergement depuis le mois de juin après la décision prise de réduire la période pendant laquelle les réfugiés ayant obtenu l’asile peuvent rester dans les appartements attribués par le HCR. Surtout, le gouvernement grec a promis la construction de nouveaux centres d’enregistrement fermés à Lesbos – ce qui n’était pas le cas de Moria – et sur les quatre autres îles de la mer Egée, où s’entassent déjà plus de 24 000 personnes au total. Face à la fronde des insulaires, qui se sont mobilisés à plusieurs reprises, parfois avec violence, avant l’épidémie due au coronavirus, le gouvernement avait reculé. Mais, pour le premier ministre, la destruction de Moria ne remet pas en cause le projet, bien au contraire. « Nous avions averti qu’il fallait fermer Moria et avoir une nouvelle structure plus adaptée », a clamé jeudi sur la chaîne de télévision ANT1 le ministre des migrations, Notis Mitarachi.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#moria#camp#demadeurdasile#refugie#sante#politiquemigratoire#UE#crisehumanitaire#crisemigratoire

  • Pourquoi on peut traverser la #crise du coronavirus (et toutes les autres) sans plans sociaux - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/pourquoi-on-peut-traverser-la-crise-du-coronavirus-et-toutes-les

    Prenons l’exemple aujourd’hui d’une grosse PME de la filière aéronautique : tout le monde s’accordera pour dire que la filière est actuellement dans une situation économique dégradée, caractérisée par l’arrêt (ou presque) des nouvelles commandes de la part d’Airbus, de Boeing, etc. Cependant, cette même filiale a pour l’heure un carnet de commande qui, bien que ne progressant pas, a été constitué avant crise lui permettant d’avoir de la trésorerie. Cette même entreprise sera donc en capacité de financer ses #emplois et ses compétences encore pendant plusieurs années. Encore davantage même si les centaines de millions d’euros de dividendes versés à son actionnaire lors des années passées étaient restés sur son compte en banque.

    Ce temps-là pourrait alors être utilisé par l’entreprise et ses salariés pour rechercher des alternatives aux licenciements (diversification d’activité, départs en retraites, activité partielle, négociation avec les banques, avec l’Etat et les collectivités, etc.). Évidemment, pour cela, il faudrait que les actionnaires de cette entreprise, en l’occurrence un groupe américain, acceptent de privilégier l’emploi à l’argent…

  • L’Espagne pointée du doigt pour son accueil des migrants à Melilla - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/27068/l-espagne-pointee-du-doigt-pour-son-accueil-des-migrants-a-melilla

    Selon Dunja Mijatovic, ces arènes ne sont pas conçues « pour recevoir sur le long terme des migrants ou des demandeurs d’asile ». Ces derniers n’y auraient en effet « qu’un accès limité aux douches et aux toilettes » et manqueraient de « nourriture et produits d’hygiène », alerte la Commissaire, qui signale que la « surpopulation » rend compliqué « le respect des mesures de distanciation physique imposées » par le Covid-19.Dunja Mijatovic s’inquiète également de la situation sécuritaire et rapporte « des bagarres, des vols ainsi que des allégations d’usage excessif de la force » visant le personnel de sécurité. Si la Commissaire se dit « consciente » du défi qui consiste à accueillir de nouveaux migrants en pleine pandémie, elle insiste cependant sur le respect des droits de l’Homme, difficilement applicables dans de telles conditions. Madrid doit ainsi « trouver des alternatives pour accueillir les migrants, y compris les demandeurs d’asile », et leur garantir un accès aux procédure de demande d’asile, insiste Dunja Mijatovic. Les autorités espagnoles se sont défendues dans une lettre de réponse, signée de la main du ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska Gomez. « Dans le contexte actuel de crise sanitaire », l’Espagne a « adopté des moyens extraordinaires pour répondre à une conjoncture qui évolue rapidement » et maintient comme « objectif » le « respect de la protection de la santé et la sécurité des personnes », a expliqué le ministre.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#sante#droit#asile#crisesanitaire

  • Une cinquantaine de migrants irakiens raccompagnés à Erbil lors d’une opération franco-allemande inédite - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/27048/une-cinquantaine-de-migrants-irakiens-raccompagnes-a-erbil-lors-d-une-

    En France, « il y a une demande » pour les retours volontaires, « accélérée par la crise du Covid-19 », qui a rajouté de la tension notamment sur le marché de l’emploi, assure Didier Leschi. Mais les difficultés de circulation et la chute des vols depuis le début de la crise sanitaire ont surtout freiné la possibilité d’effectuer ces retours : « Il y a même des demandes de retour que je n’arrive pas à satisfaire, émanant surtout des ressortissants algériens et marocains, car leurs pays ne veulent pas les reprendre, justement en raison du Covid-19 », ajoute-t-il. En 2019, la France a réalisé quelque 8 500 retours volontaires, contre 2 300 depuis début 2020 avec cette formule plébiscitée par le gouvernement car elle est beaucoup moins onéreuse qu’un éloignement contraint. Selon un rapport parl

    #Covid-19#migrant#migration#france#algerie#tunisie#retour#sante#crisesanitaire#circulation

  • Une rentrée à hauts risques : communiqué du #SNESUP-FSU de l’université de Strasbourg, 2 septembre 2020

    L’expérience douloureuse du confinement a montré qu’il n’y a pas de sécurité sanitaire sans anticipation, sans cohérence des politiques publiques et des décisions, sans concertation avec les acteurs de terrain et sans moyens spécifiques. Or, incapable de tirer tous les enseignements de la catastrophe humaine, sociale et économique provoquée par la crise sanitaire et aggravée par l’incurie du gouvernement, ce dernier n’a toujours pas transmis aux établissements d’enseignement supérieur un #protocole_sanitaire clair avant la rentrée, alors que celle-ci a lieu dans quelques jours et qu’elle se prépare depuis plusieurs semaines. Le retard pris par notre ministère est inacceptable. Tout aussi grave est le fait que le #gouvernement ne donne aucun moyen humain et financier supplémentaire aux universités et aux organismes de recherche pour assurer la santé et la #sécurité des personnels et des étudiants et n’a pas même compensé les millions dépensés par les établissements pendant la crise.

    Dans un contexte de diffusion accrue du virus et alors que nous accueillerons des milliers de nouveaux étudiants avec un #taux_d’encadrement en baisse constante, le SNESUP-FSU estime que les mesures et dispositions prises pour cette rentrée à l’Université de Strasbourg ne permettent pas à cette heure de garantir pleinement la #sécurité des personnels et des étudiants, ni des conditions de reprise et d’exercice du travail satisfaisantes. La « Note technique » qui sera soumise au CHSCT le 3 septembre est lacunaire et ne répond pas au niveau de prévention optimal que le SNESUP-FSU et les syndicats de la FSU exigent. Nous demandons la construction d’un #plan_sanitaire qui tienne compte des avis des personnels. Il n’est plus acceptable que la présidence attende des #directives_ministérielles souvent contradictoires et qui arrivent trop tardivement par rapport à l’évolution locale de l’épidémie. L’université a les moyens financiers et les capacités techniques de mettre en place un plan sanitaire qui repose sur l’anticipation et l’évaluation précise des risques. Ainsi, face à l’absence de vision programmatique de la présidence, nous ferons au CHSCT les propositions suivantes :

    1. Qu’une jauge soit définie pour tous les amphithéâtres et toutes les salles de l’université en fonction de leurs capacités d’aération et de ventilation : une salle ou un amphi sans possibilité d’aération ou avec une ventilation insuffisante ne devrait pas être utilisé ;

    2. Que des campagnes de tests soient proposées très régulièrement sur tous les campus pour les personnels comme pour les étudiants ;

    3. Que tous les personnels à risque et personnels vulnérables et tous ceux dont un membre de la famille est une personne à risque ou une personne vulnérable puissent disposer de masques FFP2, mis à disposition par l’université ;

    4. Que des solutions de gel hydroalcoolique, des sprays de nettoyage et des lingettes (ou serviettes papier) soient présents dans chaque salle et pris en charge par l’université : le nettoyage des tables pourrait être assuré par les étudiants à la fin de chaque cours, ce qui favoriserait leur sens civique et limiterait considérablement les risques de contamination ;

    5. Que des systèmes portables d’amplification de la voix soient mis à disposition des enseignants qui le souhaitent ;

    6. Que des règles d’utilisation et de nettoyage des micros et équipements informatiques soient mises en place ;

    7. Que la durée des cours soit aménagée pour autoriser aux enseignants une pause d’au moins 10 minutes par heure de cours, l’enseignement avec masque étant particulièrement éprouvant ;

    8. Que les conditions d’autorisation du télétravail pour les Biatss et de cours à distance pour les enseignants soient assouplies et que les demandes soient étudiées avec bienveillance.

    L’urgence sanitaire a mis cruellement en évidence un déficit récurrent des moyens humains et financiers accordés aux universités. Ce n’est malheureusement pas la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) qui permettra de répondre aux besoins criants de la Recherche et de l’Université. Profitant d’un contexte de mobilisation difficile en raison de la crise, la ministre Frédérique Vidal entend faire adopter au plus vite un texte législatif qui constitue une nouvelle attaque contre le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et contre les conditions d’emploi de ses agents. Cette loi prévoit en effet pour les enseignants-chercheurs la création de nouveaux contrats de travail dérogeant aux dispositions statutaires, sous forme de « tenure tracks », l’accentuation de la précarité pour les personnels Biatss avec les CDI de chantier, la généralisation de la recherche sur projets fléchés au détriment de financements récurrents, pourtant seuls capables de garantir l’autonomie de la recherche.

    Le SNESUP-FSU ne veut pas plus de cette réforme que celle des retraites que Macron et son gouvernement ne renoncent pas à imposer malgré un rejet par une majorité de personnels de l’ESR et de citoyens. La grave crise sociale, économique et écologique que nous traversons appelle d’autres politiques et de nouvelles priorités, au sommet desquelles se trouvent la santé et la solidarité. Ce sont ces valeurs que le SNESUP entend défendre plus que jamais, avec tous les personnels qui partagent nos convictions.

    https://www.snesup.fr/article/une-rentree-hauts-risques-communique-du-snesup-fsu-de-luniversite-de-strasbou

    #ESR #rentrée_2020 #crise_sanitaire #université #facs #anticipation #communiqué_de_presse #MESRI #silence_radio #moyens #France

    Ici pour Strasbourg, mais évidemment... c’est valable bien au-delà, hélas...

  • André Cicolella : La crise sanitaire, 4e crise écologique par André Cicolella | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2020/07/andre-cicolella-la-crise-sanitaire-4e-crise-ecologique-42197

    L’épidémie de Covid-19 aura eu le mérite de faire émerger la notion de crise sanitaire. Cette crise aura montré l’impasse d’un système de santé s’il n’est qu’un système de soins sans politique de santé environnementale pour agir sur les causes des maladies.

    Mais de quelle crise sanitaire parle-t-on ? Une première lecture basique fait le focus sur le stock de masques et de blouses. Si le bilan en restait là, la société française ne se préparerait pas à faire face à l’émergence d’autres pandémies, cette probabilité n’étant plus contestée.

    En 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiait un rapport sur les maladies infectieuses émergentes, qui requièrent des efforts urgents de recherche et de développement. Le rapport évoquait la « maladie X », ainsi présentée par Peter Daszak, un des auteurs du rapport, dans une interview au New York Times en mars dernier : « Cette maladie X résulterait probablement d’un virus d’origine animale et émergerait quelque part sur la planète où le développement économique rapproche les humains et la faune. Elle se propagerait rapidement et silencieusement, exploitant les réseaux de voyage et de commerce humains, atteindrait plusieurs pays et serait difficile à contenir. » En 2008, Nature avançait dans un article le chiffre de 335 maladies infectieuses émergentes depuis les années 1940, dont 60 % de zoonoses, 72 % provenant de la faune sauvage, et montrait que l’augmentation était régulière d’une décennie à l’autre.

    Le bilan de cette crise est donc impérieux pour préparer la résilience des sociétés humaines face aux menaces à venir. C’est l’analyse du directeur de l’OMS Europe, dans un article publié le 8 mai dans The Lancet : « La pandémie de Covid-19 a eu de nombreux effets sur la santé, révélant la vulnérabilité particulière de ceux qui souffrent d’affections sous-jacentes. La prévention et le contrôle de l’obésité et des maladies non transmissibles sont essentiels pour se préparer à cette menace et aux menaces futures pour la santé publique. »

    Les cas d’obésité, d’hypertention, de diabète augmentent régulièrement.

    Pour certains patients, l’âge a très vite été mis en avant comme unique cause de vulnérabilité, mais la caractéristique commune à toutes les victimes, quel que soit leur âge, est la présence de comorbidités : obésité, hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires. Or le nombre de ces maladies chroniques progresse régulièrement en France. Entre 2003 et 2017, le nombre cumulé de maladies cardiovasculaires et de diabète est passé de 3 millions à 6 millions. On peut donc en déduire que la crise du Covid-19 aurait fait grosso modo moitié moins de victimes il y a quatorze ans. Qu’en sera-t-il si l’épidémie continue ? Selon le dernier rapport de la Caisse nationale d’assurance maladie, publié en juillet, le nombre de malades chroniques passera de 20 millions en 2017 à 23 millions en 2023. Sur dix ans, le surcoût de cette épidémie s’élève à 120 milliards d’euros. Il est donc plus que temps d’agir, pour des raisons tant sanitaires qu’économiques. C’est le système solidaire d’assurance maladie qui est lui-même en danger.

    La France a signé les deux déclarations adoptées par l’Assemblée générale de l’ONU sur l’épidémie de maladies chroniques, en septembre 2011 (« Principal défi pour le développement durable en ce début de XXIe siècle ») et en septembre 2018 (« D’ici 2030 : diminution de la mortalité prématurée par maladies chroniques de 30 % et arrêt de la progression de l’obésité et du diabète »), mais sans leur donner une suite concrète.

    L’épidémie du Covid-19 est la conséquence d’une politique de gestion du système de soins purement financière, de la mondialisation qui favorise la circulation des virus, de la déforestation qui les met en contact avec les humains, mais c’est aussi la conséquence de la faiblesse de la politique de santé environnementale. Les grandes causes sont connues : alimentation ultra-transformée, sédentarité, pollution de l’air et contamination chimique, mais aussi plus largement urbanisme pathogène qui a produit les autoroutes urbaines et une ville minérale, pauvre en espaces verts. Cette situation risque de s’aggraver avec la crise climatique. Lutter contre les passoires thermiques sans s’attaquer à la pollution intérieure aggravera le coût sanitaire. Il est temps de considérer la crise sanitaire comme la quatrième crise écologique au même titre que celles touchant au climat, à la biodiversité et à l’épuisement des ressources naturelles.

    André Cicolella Président du Réseau environnement santé.

    #Crise_sanitaire #Epidémies #Ecologie

  • En Syrie, le régime Assad reste dans le déni malgré la progression du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/en-syrie-le-regime-assad-reste-dans-le-deni-malgre-la-progression-du-covid-1

    « La frontière entre le Liban et la Syrie est toujours fermée, à moins d’avoir une recommandation ou une autorisation spéciale. Tout le monde à Damas me dit de ne pas venir, car les cas de Covid-19 explosent. La situation est encore pire à Alep, en termes de contamination et de manques de lits. Les fils Facebook se transforment en carnets de condoléances », raconte un homme d’affaires qui vit entre Beyrouth et Damas.« Cela fait deux jours que je n’avais pas ouvert mon compte Facebook et, aujourd’hui, ce ne sont que des condoléances. Que celui qui n’est pas mort ou tombé malade me laisse un message », commente sarcastiquement un activiste, pourtant prorégime, qui suggère aux morgues de publier le nombre de décès plutôt que de laisser cette tâche au ministère de la santé.Début août, le directeur adjoint de la direction de la santé du gouvernorat de Damas estimait à 100 000 le nombre de cas probables dans la capitale et ses environs en se basant sur le nombre de décès, une centaine par jour. Signe d’une détérioration de la situation dans l’agglomération, de nombreux cas « suspects » sont répertoriés en province chez des malades ayant récemment séjourné à Damas.Dans un pays ravagé par neuf ans de guerre, le régime syrien avait initialement imposé un début de confinement, fermé les écoles, interdit les prières collectives et limité les déplacements avant de rapidement assouplir les mesures les plus contraignantes par crainte d’un effondrement économique. « Les impacts socioéconomiques du Covid-19, notamment sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, sont susceptibles d’exacerber les besoins humanitaires substantiels du pays », prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A un système de santé délabré s’ajoute l’impact des sanctions internationales mises en place par les pays occidentaux et une partie des pays membres de la Ligue arabe. « On manque de tout d’un point de vue médical en Syrie, de lits, d’oxygène… Ce sont d’abord les sanctions [occidentales] qui sont en cause : elles ne visent peut-être pas les médicaments, mais des sociétés surréagissent quand elles entendent le mot “Syrie”. Elles préfèrent ne pas négocier par crainte d’être pénalisées. Ainsi, une usine pharmaceutique à Damas qui importe les matières premières depuis l’Inde, via le port de Beyrouth, s’est vu récemment refuser une importation par son partenaire indien. La Syrie n’a plus, non plus, les qualifications médicales, tant les médecins sont nombreux à être partis », ajoute l’homme d’affaires. Loin d’être contenue dans les zones gouvernementales, l’évolution de la pandémie dans les vastes territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS, à dominante kurde) dans le nord-est du pays inquiète aussi les humanitaires. « Il ne fait aucun doute que nous assistons à une augmentation des cas de Covid-19 dans le nord-est de la Syrie. Au 24 août, il y avait 394 cas confirmés. Les tests sont en nombre limité, mais, parmi ceux qui sont effectués, environ la moitié donne un résultat positif. Cela démontre que les taux de transmission sont élevés et que beaucoup plus de tests sont nécessaires », estime Will Turner, responsable des programmes d’urgence pour la Syrie à Médecins sans frontières (MSF). « Les villes de Hassaké et Qamishli sont les foyers les plus actifs. Nous craignons que cela ne se déplace bientôt vers Rakka, une autre zone densément peuplée qui accueille un grand nombre de personnes déplacées et qui ne se remet toujours pas des destructions de la guerre. Les services de santé sont rares et l’accès à l’eau et à l’assainissement est médiocre », poursuit Will Turner. « Entre la dépréciation des monnaies locales et l’explosion des cas de Covid-19, le risque d’une crise humanitaire de plus grande ampleur existe, tant en Syrie qu’au Liban : tout le monde vit sur ses réserves », conclut l’économiste franco-syrien Samir Aïta.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#crisesanitaire#crisehumanitaire#personnedeplacee#sante#systemesante

  • A Lampedusa, les migrants face au coronavirus
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/a-lampedusa-les-migrants-face-au-coronavirus_6050269_3210.html

    Un homme est particulièrement occupé depuis le début de l’été, Toto Martello, le maire de l’île. « Ce qui me fait peur, c’est qu’il n’y a aucune conscience de la situation ici, ni de la part du gouvernement ni de l’Europe, se lamente-t-il en tirant sur son cigare. Tout repose sur les épaules de Lampedusa. La situation s’est aggravée avec l’épidémie, aux problèmes du passé se sont ajoutés ceux liés à la crise sanitaire. » A ce sentiment d’abandon s’est greffé le nouveau coronavirus et la peur de la contagion a servi de puissant moteur politique pour les formations politiques antimigrants, la Ligue de Matteo Salvini en tête. Lundi 24 août, lors d’un meeting à Crotone, en Calabre, l’ancien ministre de l’intérieur a juré que certains migrants atteints du Covid-19 « se promenaient parmi les touristes de Lampedusa, qui rapportaient ensuite avec eux le virus en Calabre, à Milan ou à Rome ». A l’approche des élections régionales italiennes des 20 et 21 septembre, cette instrumentalisation de la question migratoire est un refrain revenu à la mode. « Une campagne indigne contre Lampedusa pour faire s’effondrer l’économie de l’île », dénonce Toto Martello. Jusqu’ici, hormis les migrants placés en quarantaine, aucun touriste venu sur l’île n’a été contrôlé positif. (...)
    Les pêcheurs, qui ont fait la fierté de l’endroit, sont de moins en moins nombreux. Dans les années 1960, ils allaient encore jeter leurs filets jusqu’en Tunisie, sur les côtes les plus proches. Aujourd’hui, le mouvement est inverse, ce sont les Tunisiens qui viennent en Italie. « A Sfax, Sousse ou Monastir, des familles sont originaires de Lampedusa, on devrait se souvenir de cette histoire pour éprouver un peu de culpabilité », sourit amèrement Nino Taranto, qui a créé une petite association culturelle permettant de scolariser des migrants, aujourd’hui installés dans d’autres régions italiennes. Cette culpabilité pourrait se résumer dans le « hot spot » (centre d’accueil) de l’île qui s’est trouvé submergé ces dernières semaines. La crise sanitaire semble avoir paralysé les autorités politiques et les migrants se sont progressivement entassés. Avec jusqu’à 1 400 personnes enfermées dans un espace conçu pour 192 personnes, la situation est devenue intenable. Trente-huit cas de Covid-19 y ont été recensés la semaine passée, une bombe à retardement. L’armée a dû être envoyée en renfort pour éviter tout débordement. Face à la situation critique sur place, 850 migrants ont pu être évacués vers la Sicile, le 27 août, mais aucune solution à long terme n’a pour l’heure été proposée

    #Covid-19#migrant#migration#italie#tunisie#lampedusa#UE#hotpsot#sante#economie#politiquemigratoire#crisesanitaire

  • The Next Great Migration. The Beauty and Terror of Life on the Move

    The news today is full of stories of dislocated people on the move. Wild species, too, are escaping warming seas and desiccated lands, creeping, swimming, and flying in a mass exodus from their past habitats. News media presents this scrambling of the planet’s migration patterns as unprecedented, provoking fears of the spread of disease and conflict and waves of anxiety across the Western world. On both sides of the Atlantic, experts issue alarmed predictions of millions of invading aliens, unstoppable as an advancing tsunami, and countries respond by electing anti-immigration leaders who slam closed borders that were historically porous.

    But the science and history of migration in animals, plants, and humans tell a different story. Far from being a disruptive behavior to be quelled at any cost, migration is an ancient and lifesaving response to environmental change, a biological imperative as necessary as breathing. Climate changes triggered the first human migrations out of Africa. Falling sea levels allowed our passage across the Bering Sea. Unhampered by barbed wire, migration allowed our ancestors to people the planet, catapulting us into the highest reaches of the Himalayan mountains and the most remote islands of the Pacific, creating and disseminating the biological, cultural, and social diversity that ecosystems and societies depend upon. In other words, migration is not the crisis—it is the solution.

    Conclusively tracking the history of misinformation from the 18th century through today’s anti-immigration policies, The Next Great Migration makes the case for a future in which migration is not a source of fear, but of hope.

    https://www.bloomsbury.com/us/the-next-great-migration-9781635571998
    #adaptation #asile #migrations #réfugiés #mobilité #solution #problème #résilience #livre #changement_climatique #climat #réfugiés_environnementaux #migrations_environnementales #histoire #survie #crise #histoire_des_migrations

    ping @isskein @karine4 @_kg_ @reka

    • Climate migration is not a problem. It’s a solution.

      Climate migration is often associated with crisis and catastrophe, but #Sonia_Shah, author of “The Next Great Migration,” wants us to think differently about migration. On The World’s weekly look at climate change solutions, The Big Fix, Shah speaks to host Marco Werman about her reporting that considers how the world would be more resilient if people were given legal safe ways to move.

      https://www.pri.org/file/2020-08-21/climate-migration-not-problem-it-s-solution

      –—

      Sonia Shah parle aussi de #musique métissée, dont celle de #Mulatu_Astatke, qui n’aurait pas pu voir le jour sans la migrations de populations au cours de l’histoire :


      https://en.wikipedia.org/wiki/Mulatu_Astatke

      #immobilité #fermeture_des_frontières

    • Migration as Bio-Resilience : On Sonia Shah’s “The Next Great Migration”

      DURING THE UNUSUALLY frigid winter of 1949, a breeding pair of gray wolves crossed a frozen-over channel onto Michigan’s Isle Royale, a narrow spit of land just south of the US-Canadian maritime border in Lake Superior. Finding abundant prey, including moose, the pair had pups, starting a small lupine clan. Over the next almost 50 years, without access to the mainland, the clan grew increasingly inbred, with over half the wolves developing congenital spinal deformities and serious eye problems. As the wolf population declined — scientists even found one mother dead in her den, with seven unborn pups in her — the moose population came thundering back, gobbling up and trampling the forest’s buds and shoots. The ecosystem’s food chain now had a few broken links.

      The Isle Royale wolf population was saved, however, by a lone migrant. In 1997, a male wolf made his way to the island. Within a generation — wolf generations are a little less than five years — 56 percent of the young wolves carried the newcomer’s genes. In the years since, thanks to ongoing conservation efforts, more wolves have been brought to the island to provide enough genetic diversity not only to save the wolves but preserve the ecosystem’s new balance.

      This is just one of many examples of the bio-benefits of migratory species provided by Sonia Shah in her new book, The Next Great Migration. Hers is an original take on the oft-stultifying debate about immigration, most frequently argued over by unbending stalwarts on opposite extremes, or sometimes quibbled over by noncommittal centrists. There are now more displaced humans than ever — around one percent of the total human population — and the climate crises together with humanity’s ceaseless creep are driving an increasing number of nonhuman species to search for more welcoming climes. That half of the story is popularly understood: the world is on the move. What is less often acknowledged, and what Shah convincingly fills out, is its biological necessity. “Migration’s ecological function extends beyond the survival of the migrant itself,” she writes. “Wild migrants build the botanical scaffolding of entire ecosystems.” Besides spreading pollen and seeds — upon which the survival of many plants depend — migrants also transport genes, thus bringing genetic diversity. Migration is not only a human fact but a biological one.

      But the understanding of migration’s critical import — whether broadly biological or specifically human — has been a long time coming.

      “The idea that certain people and species belong in certain fixed places has had a long history in Western culture,” Shah writes. By its logic, “migration is by necessity a catastrophe, because it violates the natural order.” The so-called “natural order” is actually a construct that has been buoyed for millennia by a broad coalition of scientists, politicians, and other ideologically inflected cavillers. As for the word “migrant,” it didn’t even appear in the English language until the 17th century — when it was coined by Thomas Browne — and it took another hundred years before it was applied to humans. One important migrant-denialist, as Shah details, was Swedish-born naturalist Carl Linnaeus, most famous for formalizing binomial nomenclature, the modern system of classifying organisms as, say, Canis lupus or Homo sapiens.

      Shah goes beyond Linnaeus’s contribution to taxonomy — which, notably, is itself subject to critique, as when essayist Anne Fadiman describes it as a “form of mental colonising and empire-building” — to illuminate his blinkered fealty to the dominant narratives of the day. More than just falling in line, he worked to cement the alleged differences between human populations — crudely exaggerating, for instance, features of “red,” “yellow,” “black,” or “white” skinned people. He sparred with competing theorists who were beginning to propose then-revolutionary ideas — for instance, that all humans originated in and migrated out of Africa. With the concept of the “Great Chain of Being,” he toadied to the reigning theological explanation for the world being as it was; this concept hierarchically categorized, in ascending order, matter, plants, animals, peasants, clergy, noblemen, kings, and, finally, God. To support his views, Linnaeus took a trip to northern Sweden where he “studied” the indigenous Sami people, all the while complaining of the climate and the locals not speaking Swedish. Robbing them of a few native costumes, he then freely fabricated stories about their culture and origins. He later tried to give credence to biological differences between Africans and Europeans by committing to the bizarre fantasy that black women had elongated labia minora, to which he referred using the Latin term sinus pudoris. The cultural backdrop to his explanations and speculations was the generally held view that migration was an anomaly, and that people and animals lived where they belonged and belonged where they lived — and always had.

      Ignorance — deliberate, political, or simply true and profound — of the realities of even animal migration went so far as pushing scientists to hatch myriad far-fetched theories to explain, for example, where migratory birds went in the winter. Leading naturalists at the time explained some birds’ seasonal disappearance by claiming that they hibernated in lakes — a theory first proposed by Aristotle — or hid in remote caves. Driving such assumptions was, in part, the idea of a stable and God-created “harmony of nature.” When some thinkers began to question such fixed stability, Linneaus doubled down, insisting that animals inhabited their specific climes, and remained there. The implication for humans was not only that they had not migrated from Africa, but that Africans — as well as Asians and Native Americans — were biologically distinct. This kind of racial essentialism was an important structural component of what would morph into race science or eugenics. Linnaeus divided Homo sapiens into Homo sapiens europaeus (white, serious, strong), Homo sapiens asiaticus (yellow, melancholy, greedy), Homo sapiens americanus (red, ill-tempered, subjugated), and Homo sapiens afer (black, impassive, lazy), as well as Homo caudatus (inhabitants of the Antarctic globe), and even Homo monstrosus (pygmies and Patagonian giants).

      “Scientific ideas that cast migration as a form of disorder were not obscure theoretical concerns confined to esoteric academic journals,” but, Shah writes, “theoretical ballast for today’s generation of anti-immigration lobbyists and policy makers.”

      Here Shah dredges up more vile fantasies, like that of the “Malphigian layer” in the late 17th century, which claimed that Africans had an extra layer of skin consisting of “a thick, fatty black liquid of unknown provenance.” While the Malphigian layer has been roundly dismissed, such invented differences between peoples continue to bedevil medical treatment: even today, black people are presumed to be able to tolerate more pain, and so it’s perhaps hardly surprising that more black women die in childbirth.

      The idea was “that people who lived on different continents were biologically foreign to one another, a claim that would fuel centuries of xenophobia and generations of racial violence.” Or, put more simply, Linnaeus and other believed: “We belong here. They belong there.”

      ¤

      “The classifications of species as either ‘native’ or ‘alien’ is one of the organizing principles of conservation,” Shah writes, quoting a 2007 scientific study in Progress in Human Geography. The implications of that dichotomous classification are harmful to humans and nonhumans alike, setting the stage for xenophobia and white anthropomorphism. As a case in point, the son of author and conservationist Aldo Leopold recommended in 1963, that US national parks “preserve, or where necessary […] recreate the ecologic scene as viewed by the first European visitors.” The idea of a pristine, pre-colonial era presumes an ahistorical falsehood: that humans and others left no trace, or that those traces could be undone and the ecologic scene returned to a static Eden. While many indigenous cultures certainly live less disruptively within their environment, in the case of both the Americas and Australia for example, the arrival of the first Homo sapiens heralded the swift extinction of scores of native species — in the Americas, woolly mammoths, giant sloths, saber-toothed tigers, camelops, and the dire wolf. Yet the pull toward preservation persists.

      In 1999, Bill Clinton established the National Invasive Species Council, which was tasked with repelling “alien species.” This move was an outgrowth of the relatively recently created disciplines of conservation biology, restoration biology, and even invasion biology. I recall being a boy in northern Ohio and hearing of the horror and devastation promised by the zebra mussel’s inexorable encroachment into the ecosystems of the Great Lakes. One invasion biologist, writes Shah, “calculated that wild species moving freely across the planet would ravage large swaths of ecosystems. The number of land animals would drop by 65 percent, land birds by 47 percent, butterflies by 35 percent, and ocean life by 58 percent.” And while the globe is certainly losing species to extinction, blaming mobility or migration is missing the mark, and buoying up the old “myth of a sedentary planet,” as she puts it.

      For millennia, humans had hardly any idea of how some species could spread. They had neither the perspective nor technology to understand that creepy-crawlies have creeped and crawled vast distances and always been on the move, which is not, in the big picture, a bad thing. Zebra mussels, for example, were not the only, or even the greatest, threat to native clams in the Great Lakes. Besides disrupting the local ecosystems, they also contributed to those ecosystems by filtering water and becoming a new source of food for native fish and fowl. Shah notes that Canadian ecologist Mark Vellend has found that “wild newcomers generally increase species richness on a local and regional level.” Since the introduction of European species to the Americas 400 years ago, biodiversity has actually increased by 18 percent. In other words, Shah writes, “nature transgresses borders all the time.”

      In her last chapter, “The Wall,” she tackles the immunological implications of migration. While first acknowledging that certain dangers do uncontrovertibly exist, such as Europeans bringing smallpox to the Americas, or Rome spreading malaria to the outer regions of its empire, she metaphorizes xenophobia as a fever dream. To be sure, wariness of foreign pathogens may make sense, but to guide foreign policy on such grounds or let wariness morph into discrimination or violent backlash becomes, like a fever that climbs beyond what the host organism needs, “a self-destructive reaction, leading to seizures, delirium, and collapse.” It’s like a cytokine storm in the COVID-19 era. As Shah told me, “the reflexive solution to contagion — border closures, isolation, immobility — is in fact antithetical to biological resilience on a changing planet.”

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      In 2017, a solo Mexican wolf loped through the Chihuahuan Desert, heading north, following a path that other wolves, as well as humans, have traveled for thousands of years. Scientists were especially interested in this lone wolf, known as M1425, because he represented a waning population of endangered Mexican wolves dispersing genes from a tiny population in Mexico to a slightly more robust population in the United States.

      Like the Isle Royale wolves, “[i]f the two wild populations of Mexican gray wolves can find and mate with each other, the exchange of genetic material could boost recovery efforts for both populations,” a New Mexico magazine reported. But the area where M1425 crossed the international boundary is now closed off by a border wall, and the Center for Biological Diversity counts 93 species directly threatened by the proposed expansion of the wall. This is what we should be worried about.

      https://lareviewofbooks.org/article/migration-as-bio-resilience-on-sonia-shahs-the-next-great-migration
      #bio-résilience #résilience

      signalé par @isskein

  • UN refugee chief underlines continued support to Lebanon | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2020/08/1070772

    Lebanon, which has a population of around six million, hosts the largest number of refugees per capita in the world. More than one million refugees, mainly Syrians and Palestinians, have found shelter there. As a result of the deepening economic and financial crisis, and the COVID-19 pandemic, the proportion of refugees living under the extreme poverty line has jumped from 55 per cent to over 75 per cent, according to UNHCR.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#refugie#crisehumanitaire#sante#pauvrete#vulnerabilite

  • RESPONDING TO THE COVID-19 CRISIS : TRANSFORMATIVE GOVERNANCE IN SWITZERLAND

    In the ongoing coronavirus disease 2019 (COVID-19) crisis, uncertain and experimental forms of governance have emerged. Administrative routines and established management technique shave dissolved amid emergency actions and #management by the state of exception. We refer to these emerging governance forms as transformative governance. Discussing examples from Switzerland, we illustrate how policy responses to COVID-19 reflect transformative governance.These examples raise four issues that characterize transformative governance research andpractice: (i) the evidence base of policy-making; (ii) the role of the state in transformative governance; (iii) the potential of experimental governance; and (iv) the paradigms driving policy change. Our study demonstrates that these issues imply different opportunities and risks of transformative governance, which we discuss in detail.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/tesg.12439

    #gouvernance_transformative #urgence #covid-19 #crise_sanitaire #Suisse #état_d'exception #expérimentation