• #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

  • Fatima E. : « Je ne voulais pas craquer devant les enfants »
    https://www.les-crises.fr/entretien-exclusif-avec-fatima-e-je-ne-voulais-pas-craquer-devant-les-enf

    Une information complémentaire face à la polémique du moment, très peu relayée – à prendre, bien entendu avec prudence et recul. Nous vous laissons en débattre (sans invectives en commentaires, sous peine de suppression directe) EDIT : au vu des échanges, de petits rappels très utiles de l’Observatoire de la la laïcité :

    Relisez la loi.N’invoquez pas la laïcité pour exclure, en instrumentalisant la mort d’agents de l’État Cette mère n’est pas soumise à la neutralité et n’avait pas à être humiliée et menacée devant son enfant et sa classe venues découvrir le fonctionnement de l’assemblée régionale https://t.co/phXlnCeqP7Lire la (...)

    #Crise_Sociale #France #Crise_Sociale,_France

  • Doit-on et peut-on défendre les oligarchies libérales ?
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?990-Doit-on-et-peut-on-defendre-les

    Texte paru dans « #Guerre et théorie de la guerre. Écrits politiques 1945-1997, VI », Éditions du Sandre, 2016, pp. 485-501. Ce document est plutôt une ébauche de texte du début des années 80, sans doute non relue par l’auteur, censée faire partie du second tome de « Devant la guerre », jamais paru. Les réserves d’usages quant à son contenu sont donc requise, selon l’expression consacrée. Voir la précision des éditeurs (également auteurs des notes) . Après de telles précautions, on est en droit de se (...) #Crises_économique,_sociale,_politique

    / Castoriadis C., #Politique, #Histoire, #Relativisme, Anéantissement / Génocide, #Article, #Totalitarisme, Guerre, #Oligarchie, (...)

    #Castoriadis_C. #Anéantissement_/_Génocide #Empire

  • Le maquillage vert du capitalisme ne change pas son essence prédatrice : la fable Greta et ses limites Cecila ZAMUDIO - Blog de Cecilia Zamudio - Octobre 2019
    https://cecilia-zamudio.blogspot.com/2019/10/le-maquillage-vert-du-capitalisme-ne-change-pas-son-essenc

    Les véritables écologistes de ce monde sont les peuples qui luttent contre la déprédation perpétrée par les multinationales : ceux qui donnent leur vie pour leurs communautés, pour les montagnes et les rivières. Chaque mois, des dizaines de ces véritables écologistes sont assassinés dans leurs pays : les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational font exploser leurs têtes pleines d’honnêteté et de lutte, et ils meurent les mains propres, des mains qui n’auront jamais serré les mains infâmes du FMI, ni celles des autres vampires de la planète. La classe exploiteuse et son système capitaliste se perpétue sur la base de l’extermination et de l’aliénation : sur la base de la violence, mais aussi sur la base du mensonge qu’elle impose au moyen de ses médias de masse.

    Sur plusieurs photographies et vidéos, on peut voir Greta Thunberg, le nouveau personnage hyper-médiatisé par l’appareil culturel du capitalisme, avec Christine Lagarde, directrice du FMI et candidate à la BCE (le FMI, cette institution du capitalisme transnational qui pille la nature et affame des peuples entiers). Une poignée de main qui illustre bien la joie des maîtres du monde saluant ceux qui les servent dans l’importante tâche d’infiltrer toutes les luttes avec des Chevaux de Troie qui mènent les énergies vers des impasses, qui manipulent les majorités dans des pseudo luttes qui ne touchent jamais à la racine des problèmes, et donc ne les résolvent pas. Le capitalisme qui est en train de détruire la nature, et la classe exploiteuse qui s’en bénéficie, ne sont pas remis en question par la Fable « Greta ». La planète meurt et la classe dominante continue avec son Cirque. C’est le cynisme absolu.

    Dans le capitalisme, la télévision, la presse, l’industrie culturelle appartiennent aux monopoles privés : ces monopoles ont souvent aussi des capitaux dans le complexe militaro-industriel, l’industrie agroalimentaire, l’industrie chimique et pharmaceutique, etc... Tout ce qui précède explique pourquoi les médias de masse ne diffusent aucune information sur qui que ce soit qui questionne réellement leurs intérêts : aucune personne contestant la perpétuation de ce système, remettant en question le capitalisme, ne recevra une telle hypermédiatisation.

    La déprédation de la nature est due au mode de production capitaliste : l’industrie agroalimentaire empoisonne la terre, l’industrie minière dévaste les montagnes et les rivières, etc. La surconsommation est un phénomène télécommandé par l’appareil culturel du capitalisme, par le bombardement publicitaire. L’obsolescence programmée, mécanisme pervers de vieillissement prématuré des choses, mis en œuvre à dessein dans le mode de production capitaliste, garantit également à la bourgeoisie que les masses surconsomment, car c’est ainsi que la bourgeoisie remplit ses coffres : sur la base de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs et sur la base de la dévastation de la nature.

    Il n’y a pas de solution à la dévastation de la nature dans le cadre du capitalisme. Face à la tragédie palpable de continents de plastique flottant sur les océans, de la déforestation vertigineuse des forêts millénaires, des glaciers détruits, des nappes phréatiques et des fleuves contaminés et asséchés, de cordillères amputées par l’industrie minière, de l’uranium appauvri avec lequel le complexe militaro-industriel bombarde des régions entières, des niveaux de CO2 en nette augmentation, le cynisme des maîtres du monde est colossal. Comme si leur abordage de la question était :

    « On ne peut pas cacher le soleil avec un doigt, c’est-à-dire qu’on ne peut plus occulter la dévastation de la planète que nous, grands capitalistes, sommes en train de perpétrer ; alors maintenant, ce qui peut être fait pour continuer à piller et à capitaliser, c’est mentir sur les causes profondes et systémiques du problème. Ce qui est important, c’est qu’on ne nous désigne pas nous, comme responsables ; qu’on ne nous désigne pas en tant que propriétaires des moyens de production, qui décidons de ce qui se produit, dans quelles conditions et à quel rythme ; qu’on ne nous désigne pas nous qui nous enrichissons par le pillage de la nature et par la plus-value que nous confisquons aux travailleurs, qui décidons de la façon dont la population doit se comporter, puisque nous la poussons à la surconsommation qui nous enrichit, et l’induisons à ne pas remettre en cause ce système qui nous convient à nous, minorité dominante. Faire semblant de se soucier de la planète, rapportera de belles recettes, il suffit d’une bonne opération de propagande à l’échelle mondiale, que l’on nous voit écouter quelque symbole que nous aurons préalablement créé, quelque chose qui ne nous remette pas en cause en tant que classe dominante, en tant que classe exploiteuse, et qui, en définitive, ne remette pas en cause ce système ».

    Mais la gangrène ne soigne pas avec du sparadrap, et évidemment la prédation de la planète ne sera pas freinée par les placebos que le même système propose pour canaliser le mécontentement social vers des impasses.

    Greta et son groupe font appel aux soi-disant « qualités morales » des maîtres du monde, font appel à leur prétendue « bonne volonté » ; une fois de plus, nous entrons dans la fable anesthésiante qui feint d’ignorer que dans le capitalisme l’accumulation de richesses est perpétrée par les grands capitalistes de deux manières fondamentales : l’exploitation des travailleurs et le pillage de la nature. Dans cette fable du greenwashing (lavage vert), est posée frauduleusement l’existence d’un soi-disant « capitalisme vert », ce qui est totalement impossible par la logique même du système. Un « capitalisme vert » n’est pas possible, pas plus qu’un « capitalisme à visage humain », pas plus qu’un lion végétarien. Et tout simplement parce que lorsque nous parlons de ce système économique, social, politique et culturel qu’est le capitalisme, nous parlons des mécanismes inhérents à sa logique : ca-pi-ta-li-ser.

    Et à ceux qui avancent l’imposture qui proclame que : « les pays nordiques sont de grands exemples de capitalisme bon et vert » , leur rétorquer qu’ils feraient mieux de s’enquérir auprès des victimes des massacres que les grandes entreprises nordiques ont fomenté au Congo pour pouvoir piller jusqu’à la moelle le coltan et d’autres ressources. Ça vous parle Ericsson, Saab, Volvo, Bofors (armes), Nammo (armes), Kongsberg (armes), Ikea, H&M, etc ? Ni très “ vertes ” ni très “ humaines ” en ce qui concerne l’exploitation et la dévastation contre les travailleurs et contre la nature. Ah, si l’on réussit à externaliser hors du pays tout le cloaque des pratiques qui enrichissent une multinationale, alors ce cloaque n’est pas pris en compte ? Et le chiffre d’affaires faramineux des entreprises suédoises, norvégiennes et finlandaises sur la base de la vente d’armes, et leur participation lucrative dans toute nouvelle invasion de l’OTAN, ne sera pas non plus exposée dans la fable, n’est-ce pas ?

    Un « capitalisme vert » n’est pas possible, pas plus qu’un « capitalisme à visage humain », pas plus qu’un lion végétarien. Parce que l’exploitation et la prédation sont inhérentes au capitalisme. Cependant, ce qui est possible, c’est de maquiller ce même visage inhumain et nullement vert du capitalisme, avec des tonnes de maquillage pour le faire paraître ce qu’il n’est pas. Mais un lion avec un masque de zèbre ne sera jamais végétarien comme l’effigie de son masque, tout comme un système comme le capitalisme, ne sera jamais « vert », comme les masques que le système médiatise de lui-même. Les grandes multinationales de l’énergie, prédatrices par excellence de la nature, arborent des logos de colibri ou de faune marine. BMW et une banque suisse financent le bateau avec lequel Greta sillonne les mers : les procédés de BMW ou de la banque suisse seront-ils alors moins polluants, moins infâmes ?

    De plus, dans le discours du greenwashing, tout le monde est également coupable, et finalement... « si nous sommes tous coupables, personne ne l’est de manière spécifique », ce qui est une manière de diluer les responsabilités, de ne pas désigner les principaux responsables de cette barbarie : les grands capitalistes, la bourgeoisie transnationale.

    Il est vrai que la surconsommation ne se limite pas à la bourgeoisie, car si celle-ci peut consommer beaucoup plus et engendrer un gaspillage effarant, la classe exploitée a également été aliénée par le bombardement publicitaire, pour la mener à surconsommer, même au prix d’accumuler des dettes. Mais encore une fois, il y a une question de classe : parce que c’est la classe exploiteuse, celle qui possède les moyens de production et de propagande, qui impose son hégémonie idéologique et culturelle à toute la planète, c’est la classe exploiteuse qui aliène la classe exploitée au moyen des médias de masse qui sont sa propriété. C’est au travers de l’aliénation que la classe exploiteuse dirige la classe exploitée vers la surconsommation. Une classe dirige l’autre au travers du bombardement publicitaire et au moyen des paradigmes imposés par l’appareil culturel du capitalisme (individualisme, consommation présentée comme « compensatoire », notion de “ succès ” liée à l’avoir et non à l’être, etc...). L’obsolescence programmée (vieillissement prématuré des choses) garantit également aux grands capitalistes que les masses surconsomment, pour remplir leurs comptes bancaires tout en dévastant la planète.

    En 2019, les 26 personnes les plus enrichies du monde possèdent la même richesse que celle avec laquelle vivotent les 3,8 milliards de personnes les plus appauvries, soit la moitié de la population mondiale (Oxfam). Une poignée de milliardaires possèdent les principaux moyens de production et de propagande. 1 % de la population mondiale détient 82 % de la richesse mondiale. Les données sur la consommation d’énergie électrique par habitant montrent que ce sont l’Europe, les États-Unis, le Canada et les restantes métropoles capitalistes qui consomment, et de loin, l’immense majorité de l’énergie consommée dans le monde.

    Dans le discours de maquillage vert, on assimile les déprédations commises par les grands capitalistes, par les gigantesques multinationales qui détournent des rivières entières pour l’industrie minière, aux peuples qui en sont les victimes. On assimile les victimes et les bourreaux dans ce discours abject du « nous sommes tous coupables » qui ne fait aucune distinction, ni de classes sociales, ni entre la poignée de pays qui consomment 80% des ressources de la planète (États-Unis, Europe, Canada, Japon, Australie et autres métropoles capitalistes) et tous les autres pays du monde (l’immense majorité) qui survivent avec les 20 % restants. Dans le discours du maquillage vert, on ne parle pas des métropoles capitalistes qui surconsomment, versus les périphéries capitalistes conçues par le capitalisme transnational comme de simples « réservoirs de ressources » et pillées jusqu’à la moelle, avec un impact écologique dévastateur et un impact social d’appauvrissement brutal ; on ne dit pas non plus que le pillage est perpétré en assassinant toute personne ou communauté qui élève sa voix contre le pillage capitaliste.

    On assimile les multinationales prédatrices et les peuples qu’elles exterminent. Prenons l’exemple de ce que font Anglo American, BHP Billiton et Glencore en détournant une rivière entière pour utiliser l’eau dans la plus grande mine de charbon du monde, la mine de Cerrejón en Colombie, ce qui cause sécheresse, écocide, famine et génocide contre l’un des principaux peuples indigènes de Colombie, les Wayú. Plus de 14 000 enfants Wayú sont morts de faim et de soif à cause du pillage capitaliste perpétré par ces trois multinationales. Le charbon qui est extrait par tonnes est principalement destiné aux États-Unis et à l’Europe. Donc non, nous ne sommes pas « tous coupables de la même manière ». Une famille de travailleurs n’est pas coupable de la même manière qu’ un capitaliste. La multinationale Glencore n’est pas « coupable de la même manière » que le peuple Wayú, qui non seulement n’est pas coupable, mais subit un génocide. Les coupables ne sont pas les milliers de combattants sociaux, véritables écologistes, qui sont tués quotidiennement par les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational ; mais bien ceux qui pillent la planète et paient des tueurs à gages pour exterminer toute opposition au pillage capitaliste.

    Pour nos mortes et nos morts, pas une minute de silence face à la barbarie et à la pantomime avec laquelle la bourgeoisie transnationale prétend couvrir ses crimes : plus de 1 500 paysans, indigènes, afro-descendants, écologistes, militants sociaux, ont été assassinés en Colombie par le capitalisme transnational en cinq ans, plusieurs milliers au Mexique, autant dans divers pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Et cette même bourgeoisie nous vient avec sa fable de l’adolescente à tresses, qui ne remet pas en question le système capitaliste et qui est hyper-médiatisée, avec cette mise en scène qui sent le paternalisme euro centré, avec ce décor qui pue le cynisme, avec ce théâtre qui pue la simulation pour que rien ne change.

    Ils expérimentent pour voir à quel point nous avalons tous leurs montages avec un sourire béat, alors qu’eux, les membres de la classe exploiteuse, continuent à détruire les montagnes et les rivières, les océans et les forêts ; ils continuent de perpétrer des écocides et des génocides, ils continuent de pousser des millions de spoliés sur les routes de l’exode, ils continuent de transformer la planète en décharge et les êtres humains en aliénés (et à celui qui ne se laisse pas aliéner, et qui prétend se battre en dehors des tracés de l’inutile, lui est assénée la balle paramilitaire et militaire, la persécution politique et la prison).

    « Tant que nous vivrons sous le capitalisme, cette planète ne sera pas sauvée ; car le capitalisme est contraire à la vie, à l’écologie, à l’être humain, aux femmes », exprimait Berta Cáceres, écologiste authentique et combattante sociale hondurienne, assassinée pour s’être opposée au pillage capitaliste. Chico Méndes, un autre écologiste authentique, défenseur de l’Amazonie et militant social assassiné pour faire taire sa voix de conscience de classe, pour tenter de freiner l’organisation politique des dépossédés, signalait déjà avant d’être assassiné, les impostures du greenwashing (on n’utilisait pas ce terme alors, mais le fait existait déjà). Contre le capitalisme et son Maquillage Vert, s’était également levée Macarena Valdés, écologiste Mapuche assassinée à cause de sa défense de la nature et de la communauté. Macarena avait affronté la multinationale RP Global, de capital autrichien , qui promeut une énergie vendue comme « renouvelable et durable » (omettant sa participation de l’écocide et du génocide contre le peuple Mapuche). Les militantes et militants contre la déprédation de la nature sont des milliers, leurs voix ne sont pas médiatisées, leurs vies sont souvent courtes parce qu’elles sont brisées par les outils répressifs au service du capitalisme transnational.

    Et si un pays prétend nationaliser ses ressources naturelles et ne pas permettre aux multinationales de les piller, il est bombardé, victime des guerres impérialistes ; il est envahi par des mercenaires religieux, fanatiques incubés depuis l’empire, puis par les bottes de l’OTAN ; il est torturé, martyrisé, on lui impose des régimes sanguinaires. Où sont donc ces faux « écologistes” du système quand l’impérialisme étasunien et européen massacre la nature et les peuples en Irak, Libye, Colombie, Afghanistan, Yémen, etc ? Ah... là il n’y a pas de « manifestation » de leur part, n’est-ce pas ? ... Bien sûr, les marionnettes se doivent au théâtre, à berner les dupes, à faire que des milliers de personnes qui ont été (et sont quotidiennement) assassinées par le capitalisme transnational pour avoir véritablement défendu en première ligne la planète, soient encore d’avantage passées sous silence au milieu de toute la cacophonie, de l’hypermédiatisation de la fiction. Mais la lutte continue, contre le capitalisme et sa barbarie ; parce que la cosmétique avec laquelle ils prétendent couvrir sa puanteur, nous sommes nombreuses et nombreux à ne pas la gober.

     #climat #capitalisme_vert #prédation #greta_thunberg #greenwashing #FMI #médias #hypermédiatisation #anthropocène #effondrement #pollution #politique #environnement #crise #énergie #greenwashing #multinationales #christine_lagarde #cynisme #écocides #génocide

    • Dans le discours du greenwashing, tout le monde est également coupable, et finalement... « si nous sommes tous coupables, personne ne l’est !

      En 2019, les 26 personnes les plus enrichies du monde possèdent la même richesse que celle avec laquelle vivotent les 3,8 milliards de personnes les plus appauvries, soit la moitié de la population mondiale (Oxfam). Une poignée de milliardaires possèdent les principaux moyens de production et de propagande. 1 % de la population mondiale détient 82 % de la richesse mondiale. . .

    • On assimile les multinationales prédatrices et les peuples qu’elles exterminent.

      Prenons l’exemple de ce que font Anglo American, BHP Billiton et Glencore en détournant une rivière entière pour utiliser l’eau dans la plus grande mine de charbon du monde, la mine de #Cerrejón en Colombie, ce qui cause sécheresse, écocide, famine et génocide contre l’un des principaux peuples indigènes de Colombie, les #Wayú. Plus de 14 000 enfants Wayú sont morts de faim et de soif à cause du pillage capitaliste perpétré par ces trois multinationales. Le charbon qui est extrait par tonnes est principalement destiné aux États-Unis et à l’Europe.
      Donc non, nous ne sommes pas « tous coupables de la même manière ». Une famille de travailleurs n’est pas coupable de la même manière qu’ un capitaliste. La multinationale Glencore n’est pas « coupable de la même manière » que le peuple Wayú, qui non seulement n’est pas coupable, mais subit un #génocide. Les coupables ne sont pas les milliers de combattants sociaux, véritables écologistes, qui sont tués quotidiennement par les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational ; mais bien ceux qui pillent la planète et paient des tueurs à gages pour exterminer toute opposition au pillage capitaliste.

  • “Jet resale Company Colibri aircraft has warned that owners [of private jets] are struggling to find staff because pilots can receive better pay working for commercial and budget airlines.

    Oliver Stone, managing director at the firm, added that the shortage of hired help available to the wealthy was already beginning to bite into private jet sales.”

    https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/super-rich-private-jet-pilot-shortage-ryanair-british-airways-easyjet

    #SaveTheRich #airplanes

  • #Lubrizol : #Rouen s’organise face à la gestion de #crise

    Après l’explosion de l’usine Lubrizol à Rouen, les habitants se mobilisent. Mardi 1er octobre, près de 2000 personnes sont venues demander des réponses à la préfecture de Seine-Maritime. Une mission d’#information_parlementaire a été ouverte, et le gouvernement tente de rassurer après une communication catastrophique.

    À Rouen, l’#air pollué noue encore la gorge, près d’une semaine après l’explosion de l’usine Lubrizol. Le 26 septembre dernier, aux alentours de 2h40, ce site classé Seveso est parti en fumée. Depuis, les habitant.e.s subissent #nausées, #malaises et #vomissements. « Je trouve totalement irresponsable que les services publics et les entreprises aient maintenu l’obligation de se rendre au travail vendredi matin sachant que la situation n’était pas stabilisée, » déplore Raphaëlle Crémèche, membre du personnel de l’Université. « Un collègue avait ordre vendredi matin de ventiler les bâtiments alors que l’air à l’extérieur était probablement plus toxique que l’air à l’intérieur. »

    Pour beaucoup de Rouennais・e・s, les informations et consignes parfois contradictoires des autorités ont alimenté leurs inquiétudes. Face au sentiment d’isolement, les habitant.e.s se sont rassemblé.e.s sur un groupe Facebook baptisé « #collectif_Lubrizol ». Fort d’au moins 13.000 membres, il permet aux membres d’échanger leurs craintes et de partager une #pétition pour demander une #enquête_sanitaire et environnementale. Elle atteint déjà 85.000 signatures.

    Ce groupe a également appelé à une #manifestation mardi 1er octobre, pour interpeller directement la préfecture. « Est-ce qu’ils vont arriver à éteindre le feu ? Est-ce qu’il ne va pas y avoir une nouvelle explosion ? On s’inquiète pour nos enfants, on se demande s’il ne vaut pas mieux les évacuer. C’est ce que j’ai d’ailleurs fait, » explique Magalie, une habitante du quartier de la Préfecture venue manifester.

    Une usine trop proche du centre-ville

    L’usine Lubrizol fabrique depuis 1954 des additifs pour enrichir les huiles des carburants et des peintures industrielles. À un jet de pierre du centre de la capitale normande, sa présence était déjà menaçante. « Il faut bien se poser la question de la présence de ces usines dans le territoire urbain. Il serait grand temps qu’on réfléchisse à une transition, » explique Raphaëlle Crémèche. « Pour les mettre où, dans les pays du Sud ? Ce n’est pas une solution, » rétorque Guillaume Fresnel, directeur adjoint à l’environnement de la métropole.

    « Il n’y a qu’un seul responsable, et c’est l’entreprise »

    Sitôt la catastrophe advenue, la #justice a été rapidement saisie. Des conducteurs de bus ont porté plainte pour mise en danger d’autrui. Des associations écologistes pour #atteinte_à_l’environnement. La direction de Lubrizol elle-même a porté plainte dès le lendemain de la catastrophe pour « destruction involontaire par explosion ou incendie volontaire de biens. » Se faire passer pour une victime ? Une attitude critiquée par le Premier ministre Edouard Philippe dans un discours face aux sénateurs mercredi 2 octobre : « il n’y a qu’un seul responsable, et c’est l’entreprise. »

    Des conséquences sur l’#agriculture

    Samedi 28 septembre, la préfecture publiait les résultats d’un « état habituel de la qualité de l’air » rassurant. Le même jour, elle prenait un arrêté de restrictions de récoltes pour 112 communes. Depuis, des restrictions sur le marché des produits alimentaires d’origine animales et végétales ont également été décrétées par quatre des cinq préfectures des Hauts-de-France, portant à 204 le nombre de communes concernées.

    Le #nuage ne s’est pas arrêté aux frontières de la Normandie et a été observé jusqu’aux Pays-Bas. Au moins 1800 éleveurs auraient été touchés par les suies, selon le ministre de l’agriculture, qui promet de les indemniser sous dix jours.

    https://radioparleur.net/2019/10/02/rouen-mobilisation-lubrizol
    #mobilisation #habitants #pollution #responsabilité

  • 14 novembre 2005 : Jacques Chirac réagit aux émeutes dans les banlieues
    https://www.les-crises.fr/14-novembre-2005-jacques-chirac-reagit-aux-emeutes-dans-les-banlieues

    En hommage au Président Chirac, j’ai voulu faire original, en ressortant ce discours du 14 novembre 2005, prononcé à l’occasion des émeutes dans les banlieues. J’ai toujours trouvé qu’il était intéressant, car il ne se contentait pas de défendre le retour de l’ordre, et il tentait également d’apaiser et de rassembler le pays. Quand on […]

    #Crise_Sociale

  • Hongkongers pay a price for their low taxes through the world’s most expensive homes and smallest living space. Here’s why | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/business/article/3029820/hongkongers-pay-price-their-low-taxes-through-worlds-most-expensive-homes

    How Hong Kong’s housing problem, cited as one of the biggest motivations for protest rage, is linked to the city’s finances and low taxes.

    23 Sep, 2019 - by Peggy Sito, Eugene Tang - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society.
    In this first instalment, we examine how the issue of high land prices is linked to government financing and the low-tax environment.

    For two hours a day in the past fortnight, Edward Chan hung around after work at the Prince Edward metro station in Kowloon.

    Teenagers continued to gather at the station, and Chan, who works in logistics, found himself acting as their counsellor, dispensing advice to the youth.

    Hong Kong “is rotten to the core, with many issues affecting our livelihood, even if the city has a great international image on the surface”, according to Chan, who lives in a 350 sq ft flat with his wife and their 13-year-old daughter.

    Chan, 39, is among the tens of thousands of Hongkongers who have been expressing their collective grievances in street rallies in one of the world’s most prosperous urban centres.
    What began on June 9 as a peaceful march by an estimated 1 million people has deteriorated into mayhem on the streets
    , with police using tear gas and water cannons to disperse vandals and rioters in almost daily clashes with protesters.

    The spark that ignited the city’s worst political crisis has shifted from a controversial extradition bill to general rage against the local authorities for their ineffectiveness in addressing some of the most pressing issues affecting life in Hong Kong: housing, job satisfaction, education and future prospects.

    Unaffordable homes, and having to wait a decade to gain access to subsidised public housing, are just two of the myriad of problems confronting Hong Kong, Chan said. “There really is no opportunity for young people at the bottom of the social structure to climb up,” he said.

    While he abhors the violence and vandalism that have made daily headlines for three months, Chan’s comments go some way to explain why two weeks after Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor caved in to public rage and withdrew
    her unpopular bill, rallies continue to draw protesters by the thousands to the city’s streets.
    Hong Kong’s economy has taken a beating, with declining property prices, shrinking visitor numbers and plunging retail sales all pointing to a technical recession
    in the final three months of 2019.

    The unprecedented protests, entering their 16th week, are the culmination of many decades of neglect by a laissez-faire government of the underclass, and housing affordability has become the most poignant manifestation of this dissatisfaction.

    The root of the problem can be traced back to Hong Kong’s history, when British administrators created a low-tax system for the former colony, consistent with their strategy of running a worldwide empire. On the basis of low personal income and corporate taxes, with no value-added tax or import duties, Hong Kong quickly grew from a transshipment port and China’s front door into an international finance centre. That low-tax tradition continued after Hong Kong’s return to Chinese rule in 1997.

    Low taxes come with a hefty bill, however, as the government must look for other sources of fiscal income to spend on infrastructure, education, health and public services.

    For decades, the biggest revenue source was the sale of public land to developers for building homes, factories or shopping centres. Land premiums and stamp duties, considered non-stable tax revenue, are projected to make up 33 per cent, or more than HK$197 billion (US$25.2 billion), of the government’s income in the financial year that began on April 1, down from the last financial year’s 42 per cent.

    “Without the big chunk of income from the property market, how can the government support its expenses?” asked Moses Cheng Mo-chi, chairman of the Insurance Authority and chairman of a 2000 task force set up to explore ways of broadening Hong Kong’s tax base. “If we do not have new sources of stable income, the high land price policy will not change. We cannot get out of this” vicious cycle of high land prices, lack of affordability and public grievance, he said in an interview.
    Of course, the government has denied over the years that it has a high land-price policy. The cost of land makes up between 60 per cent and 70 per cent of the total cost
    of a typical residential property project in Hong Kong, more than double the 20 per cent to 30 per cent range seen outside the city, said Far East Consortium International’s managing director, Chris Hoong Cheong Thard
    .

    The land sale process, where the highest bidder takes the prize, creates an upwards cost spiral, as the winning bid in one round becomes the prevailing market price, which must be topped in the next round. As land costs soar, small developers such as Far East – valued at one-36th of Sun Hung Kai Properties
    (SHKP) – are priced out of the city to build overseas.
    That further concentrates the property market, along with the wealth and influence that come along with it, in the hands of a handful of developers
    .

    About 45 per cent of all homes sold in Hong Kong are built by five developers – CK Assets of the Li family, SHKP of the Kwoks, Henderson Land of the Lee family, New World Development of the Chengs and Sino Land of the Ng family.

    That has put them at the top of the wealth list. Eighteen, or 36 per cent, of the 50 richest people in Hong Kong in 2019 were property tycoons, according to Forbes.

    “Capitalism creates a business environment where the winner takes all,” said Ronald Chan, founder of investment firm Chartwell Capital and a member of the Hong Kong stock exchange’s Listing Committee. “Several companies … dominate Hong Kong, consolidating control of sectors from supermarkets to pharmacies, jewellery stores to utilities and telecoms to transport networks.”

    The fortunes of Hong Kong’s 93 wealthiest billionaires – estimated at US$315 billion in 2018 – made up about 86.6 per cent of the city’s gross domestic product, according to Wealth-X’s Billionaire Census.
    The remainder of Hong Kong’s population has become poorer, with a record 1.37 million residents living below the poverty line in 2017
    , eking out a living on as little as HK$4,000 (US$510) a month, according to government data.

    The average Hong Kong household needs 20.9 years of income, without spending anything on food, education, travel or leisure, to afford a flat, according to the Demographia International Housing Affordability Study.
    The average living space per person in Hong Kong is 161 sq ft
    , roughly the footprint of a standard 20-foot shipping container. That is half of Singapore’s average space of 323 sq ft per person. The poorest of Hong Kong’s families must put up with 50 sq ft of living space.

    To be sure, Hong Kong’s government has not been unaware of the problem. Former Financial Secretary Henry Tang Ying-yen and former Secretary for Financial Services and the Treasury Frederick Ma Si-han tried in 2003 to implement a goods and services tax based on the recommendations of Cheng’s task force to broaden the fiscal income base, but had to scrap the plan amid opposition by the city’s interest groups, who exert their influence through the functional and district constituencies in the local legislature.

    Will the current political crisis and outpouring of rage provide an opportunity to break the policy gridlock and solve Hong Kong’s housing problem?
    Commentaries published last week by the state-run Xinhua News Agency, People’s Daily and the stridently nationalist Global Times all singled out unaffordable housing as a cause
    of Hong Kong’s street protests.

    “For the sake of public interest, and for the sake of people’s livelihoods, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny,” People’s Daily, the mouthpiece of the Communist Party, said.

    A day before the commentaries were published, Hong Kong’s biggest pro-Beijing political party pushed for the Lands Resumption Ordinance, and called on the local government to build public housing on land taken from private developers, who hold about 100 million sq ft of farmland between them, according to an estimate by Bank of America Merrill Lynch
    .
    Hong Kong’s government responded immediately by pushing ahead with a tax on developers who hoard completed flats
    to create an artificial shortage of homes.

    Public consultation on the proposal started on September 13 and the bill will be ready for legislators to vet in October, when they return from their summer break. Land and housing policies are expected to be the focus of Chief Executive Carrie Lam’s Policy Address, which will be announced next month.
    Some developers are pushing back
    . The Real Estate Developers’ Association (Reda), the powerful industry lobby, said on September 13 that the proposed vacancy tax would intensify a slowdown in the property market, hurt developers’ earnings and exacerbate the city’s economic slump.

    “Can the government solve the city’s housing issue on its own, without the help of private developers?” said Reda chairman Stewart Leung Chi-kin. “If that were the case, the problem should have been solved years ago.”

    Analysts said the low-interest rate environment in Hong Kong will continue and that could pressure Lam into cooling home prices.

    On Thursday, the Hong Kong Monetary Authority, the city’s de facto central bank, matched a move by the US Federal Reserve and cut its base rate to 2.25 per cent. But homeowners will not feel their burden ease immediately because commercial banks will keep their prime rate, the rate offered to customers, unchanged. That raises the spectre that declining home prices will hamstring Lam’s reforms.

    Hong Kong is not short of land, where 40 per cent of the city’s land mass is reserved as nature parks. But focusing on land supply was akin to addressing the symptoms of a disease, not finding a cure for the cause, said the Insurance Authority’s Cheng.

    “We need government leaders, political parties, interest groups to realise the importance of harmony. They need to make sacrifices for the greater good, ” he said.

    A short-term solution might be possible through the privatisation of subsidised public housing, which would allow many existing public flats to add to the supply and provide immediate relief, said Richard Wong Yue-chim, professor of economics and the Philip Wong Kennedy Wong Professor in Political Economy at Hong Kong University.

    “Turning public flats into home ownership flats is by far the fastest way to address our housing crisis without increasing land supply”, because land reform was complicated by vested interests and bureaucratic delays, as well as restrictive planning and building codes, he said.

    “Home ownership is a source of savings and wealth accumulation. There is wealth disparity between those who own a flat and those do not, so people feel the inequality,” Wong said. “When young people see no hope of moving forward with their lives, no hope to own a home, they take to the streets.”

    Singapore, a city state where most residents live in high-rise buildings, may offer a solution for Hong Kong. The city state’s Central Provident Fund, as the mandatory pension is called, can be used for paying mortgages, insurance and even education, unlike Hong Kong’s Mandatory Provident Fund, which is usable only for retirement.

    Hong Kong’s government could let the MPF subsidise low-interest rate mortgages for certain groups, such as young married couples, to help them get on the property ladder, said Chartwell’s Chan.

    Would that help cool the rage that is fuelling Hong Kong’s protests?

    “It’s so difficult to get onto the housing ladder,” said Chan at Price Edward station. “I’m probably unqualified for a flat because I don’t have a tertiary degree. I hope I can do it one day, but only if I start a business, not by working a regular job.”

    Additional reporting by Liu Yujing

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

    • In my opinion, i come to live in HK in 1995 before the retro-cession. When HK go back to china, any chinese people spend 7 millions HKD in property get residential visa in HK, it’s the way for the chinese to escape communist, and too protect they’r money.
      Second problem, Hk still allow 150 chinese mainland to live in HK every day, already more than 1 million chinese mainland living in HK ! the city of 6 millions Hongkongais grow to 7 millions with the chinese immigrants, but we cannot push the wall in HK, this is insane.

  • Scapegoats or scoundrels? Why ties between Beijing and Hong Kong’s property tycoons are unravelling amid protest crisis | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/politics/article/3030209/scapegoats-or-scoundrels-why-ties-between-beijing-and-hong

    25 Sep, 2019 by Gary Cheung - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society
    In this second instalment, we examine the close ties between the city’s property tycoons and Beijing, and how a recalibration might be due.

    In January 1996, when Jiang Zemin crossed the vast expanse of a crowded room to shake Tung Chee-hwa’s hand, the Chinese president set off a storm of speculation that the shipping magnate would be Hong Kong’s first chief executive.

    Exactly 11 months later, Tung was elected by a small committee to the top job. But the Post learned recently that well before the famous handshake, Jiang received a letter in late 1995 recommending Tung for the post when the city was returned to China in 1997 after 150 years of British colonial rule.
    The letter was penned by the colony’s richest man, Li Ka-shing
    , and Beijing princeling Larry Yung Chi-kin, head of Citic Pacific, one of the first mainland Chinese companies to set up shop in Hong Kong.

    A source close to Beijing who told the Post about the letter said Jiang viewed its contents positively.

    That Li could confidently offer his view to the Chinese leader revealed just how close Hong Kong’s tycoons and the Beijing elite were at the time. Yung’s father, Rong Yiren, was China’s vice-president and on good terms with the late paramount leader Deng Xiaoping.

    Indeed, from as far back as the early 1980s, when talks with Britain on Hong Kong’s future began, the property tycoons were Beijing’s main political allies. As the handover neared, Beijing’s main preoccupation was to ensure Hong Kong’s continued stability, and that meant retaining the confidence of the business community.


    Tycoon Li Ka-shing wielded considerable influence over Beijing’s elite. Photo: Felix Wong

    But two decades later, the relationship is coming under strain. If Beijing once looked to the property tycoons to help keep Hong Kong stable, it now appears to believe that they have failed to deliver.

    There are signs that the partnership has become untenable amid skyrocketing property prices and a severe shortage of affordable public housing in Hong Kong.

    Recent commentaries and editorials in China’s state media indicate Beijing is convinced Hong Kong’s housing crisis is to blame for the increasingly violent anti-government protests now in their fourth month.
    Developers owning massive land banks have found themselves targeted by China’s state media, with tycoon Li himself coming under fire. The 91-year-old drew swift criticism earlier this month for urging those in power to “provide a way out”
    for Hong Kong’s mostly young protesters, whom he described as “masters of our future”. He also said on political issues, justice might have to be tempered with mercy.

    An article published on September 13 in an official WeChat account of Beijing’s political and legal affairs commission seized on his phrase “provide a way out” and equated showing leniency to lawbreakers as being “nothing more than condoning crime”.
    As a major developer
    , it said, Li should be the one instead to provide “a way out” for Hongkongers struggling over the lack of housing.
    Unfazed, Li hit back
    , saying it was regrettable his remarks had been misinterpreted, and that “tolerance does not mean connivance and disregarding any legal procedures”.
    Commentaries also published on September 13 by the official Xinhua news agency and People’s Daily, and an editorial in the tabloid Global Times, singled out unaffordable housing as a “root cause” of the protests
    .

    The message seemed all but clear: the tycoons need to play ball and back the chief executive and the government’s policies or risk some unspecified consequences.

    Soon enough, state media then endorsed a proposal by the Democratic Alliance for the Betterment and Progress of Hong Kong (DAB), the city’s largest pro-Beijing party, for Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor
    to invoke the Lands Resumption Ordinance and take back large swathes of unused rural land to tackle the housing problem.

    The Xinhua commentary accused some groups with vested interests of obstructing the government’s bid to boost land supply, by either hoarding or raising prices.

    Taking a tougher line, a bylined People’s Daily commentary said: “For the sake of the public interest, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny.” Ironically however, even as Beijing has been beating the drum on housing, the issue did not figure prominently among younger Hongkongers polled in a territory-wide random telephone survey conducted last month by the Hong Kong Public Opinion Research Institute, headed by former University of Hong Kong pollster Robert Chung Ting-yiu.


    Hong Kong is the world’s most expensive property market. Photo: Roy Issa

    Only 58 per cent of respondents aged 14 to 29 said their discontent stemmed from housing problems, whereas 91 per cent cited distrust in Beijing, 84 per cent said they distrusted city leader Lam, and 84 per cent said they were moved by the “pursuit of democracy”.
    A person familiar with the central government’s views on Hong Kong said Beijing was unwilling to make concessions to Hongkongers’ calls for democracy and thus preferred to step up efforts to alleviate social ills, focusing for now on the housing shortage
    .

    In this approach, a mainland Chinese expert familiar with Hong Kong said Beijing was not off the mark as there was a consensus among various sectors in the city itself that the government badly needed to tackle deep-rooted problems like unaffordable housing and the lack of social mobility for the young.

    Asked if Beijing was demanding that Hong Kong developers do more to fix the housing problem, the expert, who declined to be named, said: “We are now talking about social responsibility. It is a matter of fact that developers are key players in Hong Kong, but protecting their legitimate rights and granting them unreasonable favours are entirely different things.”

    So, will Beijing succeed in forcing the developers to recognise their “social responsibility” and how will the relationship be recalibrated?

    A person close to property developers said Beijing’s liaison office in Hong Kong was behind the DAB’s call to invoke the Lands Resumption Ordinance to take back unused rural land.

    “Many developers know that Beijing can’t offer any meaningful solutions on political issues in Hong Kong. So it is shifting the focus to deep-seated problems like housing,” the person said. “The developers feel helpless as they can’t do much given Beijing’s growing assertiveness.”

    Lawmaker Abraham Razack, who represents the real estate sector in the Legislative Council, believed the government intends to invoke the Lands Resumption Ordinance more frequently to show it was “doing something” to arrest the decline in its popularity.

    Another source close to developers, however, felt that the government was just making property developers the scapegoat of the protest crisis.

    How powerful are Hong Kong developers?

    There is little doubt that developers wield considerable influence in Hong Kong’s political system.

    Former minister Cheung, a political scientist, said the post-handover political system was designed to protect the interests of the business sector.

    The four-sector committee which selects the chief executive comprises the city’s business elite, professionals, unionists and politicians, and developers are represented strongly among them.

    Research by the Post showed that the 1,194-strong Election Committee which selected the chief executive in 2017 included 96 members directly representing property developers and their business associates. This figure did not include those with indirect and less obvious connections with the property giants.


    The ‘Big Four’ major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong. Photo: Roy Issa

    Forty-three of the 96 with direct links to developers were directors, employees or business associates of six major developers – Sun Hung Kai Properties (SHKP), CK Asset Holding, Henderson Land Development, New World Development, Wharf (Holdings) and Sino Land.

    Developers and their associates were represented not only on the real estate and construction subsector of the Election Committee, but also in other subsector groups like those for transport, hotel, finance and wholesale, as well as retail.

    This sprawling influence reflects their dominance of Hong Kong’s economy, with their conglomerates involved in everything from telecommunications to public utilities and supermarkets.

    For example, three of Hong Kong’s four mobile phone network operators are connected to developers: Hutchison Telecommunications is a unit of CK Hutchison, chaired by Li’s son Victor Li; Hong Kong Telecommunications (HKT) is a unit of PCCW, chaired by his younger brother, Richard Li Tzar-kai; and SmarTone Mobile Communications is owned by SHKP.

    Housing’s dreadful decade

    How did developers rise to such a level of power and influence, and how did Hong Kong’s housing situation become so dire?

    One of the first things Tung Chee-hwa did on becoming leader after the handover was to announce ambitious housing targets: 85,000 flats a year, comprising 50,000 public and 35,000 private units.

    But the Asian financial crisis followed and hit the property market so hard that Tung was forced to declare in 2000 that his plan for 85,000 flats a year no longer existed.

    By then, too, the government had introduced an “application list system” through which it published a list of available sites for sale each year. Interested developers could make private offers to the government, and a public auction was arranged if the offers met the undisclosed reserve price.

    “This system allowed developers to take the initiative in controlling land supply,” said Stan Wong Hok-wui, a political scientist at Polytechnic University who has studied the political influence of the real estate elite.

    The system was abolished in 2013.

    Tung’s government also suspended indefinitely the Home Ownership Scheme, which provided subsidised flats for sale to lower-middle-income applicants.

    “It was a tragedy for Tung to close down the public housing programme and allow developers to shrink the supply of private housing,” said Leo Goodstadt, head of the colonial government’s Central Policy Unit think tank from 1989 to 1997.

    That move rescued private developers from the acute pressure of the market in the wake of the financial crisis, he said. But it also removed the element of government competition that came when subsidised public flats provided an alternative to those built by private developers.

    Goodstadt said: “Tung is a businessman and shared what the property developers believed. It’s quite likely that when property developers raised the issue, he agreed with them.”


    Former secretary for transport and housing, Anthony Cheung. Photo: Felix Wong

    Anthony Cheung said Tung had no choice but to cut housing supply in the wake of the Asian financial crisis, which resulted in a substantial number of cases of negative equity.

    “It would also threaten the banking system if the situation got worse. To be fair, anybody who was in that position had to do something to stabilise the property market.”

    The government went on to tighten supply during the administration of Donald Tsang Yam-kuen, the city’s second chief executive. The annual housing supply of private, subsidised and public rental flats was more than halved from 59,800 units in 2006 to 25,700 by 2016.

    A government source familiar with land matters said on hindsight, it was too late for Tsang to resume the Home Ownership Scheme in 2010, eight years after it was suspended. But it is clear that the impact of the further tightening under Tsang is still being felt to this day.

    Another source closely involved in the land mechanism said the government’s hands were tied over land supply because it had scaled back land production more than 10 years ago. “We are now scrambling hard to catch up,” the person said.

    Cheung said Leung Chun-ying, who succeeded Tsang as chief executive in 2012, spared no effort in boosting land supply. “Leung was also never hesitant to take on developers when it came to reining in the red-hot property market,” Cheung added.

    Leung also revived the city’s long-term housing strategy, under which private and public housing targets are set and reviewed annually.

    Leung set an ambitious pledge to provide a total of 480,000 public and private units by 2025, of which 200,000 will be public rental flats, 90,000 will be subsidised flats for sale and 190,000 will be private homes. He failed to meet the target for public housing and was out after one term.

    The ensuing shortage caused home prices to soar over a decade right until the end of last year.

    A massive private land bank

    Today, there is little dispute that developers have the upper hand in land ownership.

    The “Big Four” major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong, according to their annual reports.

    A recent report by Bank of America Merrill Lynch said they also held a total of 107.3 million sq ft of farmland – nearly 1,000 hectares – in the New Territories. That is nearly 25 times the size of the waterfront West Kowloon Cultural District.

    Henderson Land is tops in terms of the farmland it owns, with 45.9 million sq ft, followed by SHKP with 31 million sq ft, New World Development with 17 million sq ft, and Li’s CK Assets with 13.4 million sq ft.

    More than a million public flats could be built on the farmland held by the four developers, but the government has yet to identify land to build 67,000 public housing units to meet its 10-year housing supply target.

    Currently, there are 256,100 applications for public rental flats alone, with a waiting period of 5.4 years.

    Goodstadt said senior Beijing officials responsible for Hong Kong affairs must have been looking at what was wrong with the city in the wake of the anti-government protests.

    “What could be causing people to protest like this, in such large numbers? One thing that is dreadful in Hong Kong is housing,” he said.

    Does Beijing’s recent tirade against the Hong Kong developers signal that a 40-year honeymoon is coming to an end?

    Ray Yep, a professor with City University’s department of public policy, does not believe so. “Beijing just wants to rally their support in putting an end to the violence in the city,” he said.

    But others point out that Beijing began cooling its ties with developers well before the current protests, ever since Xi Jinping became president in 2012.

    They note that Beijing leaders hold fewer meetings with Hong Kong tycoons when they visit the city these days compared to the past, to avoid criticism that they care only about the rich.

    In the past Li Ka-shing’s close ties with Jiang were well-documented. Li played host to the former president during his visits to Hong Kong in 1997, 1998 and 2001. Jiang stayed at CK Assets’s Harbour Grand Hotel in Hung Hom and would have breakfast with Li and his sons.

    Such private meetings came to an end when Xi took the helm.

    In the ongoing social unrest, Beijing has made plain its dissatisfaction with property owners who appear to waver over where their loyalties lie.

    Last month, Global Times editor Hu Xijin lashed out at the popular Harbour City shopping centre in Tsim Sha Tsui for “kowtowing” to protesters
    by banning police from entering the premises unless a crime was committed.

    Referring to the notices put up by mall owner Wharf Real Estate Investment, he asked in an article posted on Weibo: “Are you trying to turn Harbour City into a lawless land that is subject to the will of the rioters?”

    The source close to Beijing noted that today, the central government was not at all worried about alienating or offending Hong Kong’s developers.

    He pointed out that Beijing was in a much more powerful position now than in the 1980s when it needed the developers’ support in an uncertain period, and where its own international standing had yet to be firmly cemented.

    Former Hong Kong minister Cheung said Beijing could see that the ongoing protests as largely a youth-led movement must have deeper underlying causes that needed fixing to prevent it festering into the future.

    But Cheung suggested Beijing might not be doing a thorough enough assessment. “I hope Beijing will analyse Hong Kong’s deep-rooted conflicts in a comprehensive way, rather than reduce the root of the crisis to unaffordable housing,” he said.

    Ellen Lau, a 24-year-old university employee who has participated actively in the protests since June, said she was more concerned about Carrie Lam’s poor governance and, more recently, allegations of police brutality.

    “Unaffordable housing seldom comes to my mind when I take part in the protests,” she said. “My grievances and those of many friends of mine would not be eased even if the government tackles housing problem effectively.”

    But Edmund Cheng Wai, a political scientist at Baptist University, felt housing woes did affect some protesters, particularly those born after 1990.

    He noted that 48.4 per cent of more than 6,100 demonstrators interviewed by a research team from Chinese, Baptist and Lingnan universities since June were aged between 20 and 29, the so-called “post-90s generation”.

    “Many suffer from lower social mobility and their career prospects can’t compare with that of the older generations,” he said.

    Steve, a 24-year-old civil servant, said he had attended most of the protests since June to vent his anger at “property hegemony”, a catchphrase used to describe the tycoons’ stranglehold over Hong Kong. Young people like him cannot afford a home and feel left out of the system, he said.

    “And the government is powerless in the face of the property hegemony,” Steve added.

    “The present political system is tilted in favour of property developers. The government is unable to tackle housing issues because property developers wield tremendous influence in the Election Committee and functional constituencies in Legco.

    “Many young people feel they don’t have a stake in society. Some even feel they have nothing to lose.”

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

  • POLITIQUE MONÉTAIRE
    Alerte rouge sur le marché monétaire
    18 SEPTEMBRE 2019 PAR MARTINE ORANGE

    Pour la première fois depuis 2009, la #Réserve_fédérale a dû intervenir en urgence sur le marché monétaire, en y injectant 130 milliards de dollars. Les responsables tentent de rassurer en expliquant qu’il s’agit d’un mauvais concours de circonstances. Les raisons semblent beaucoup plus profondes : le système financier croule sous trop de #dettes à court terme.

    Tous y pensent. Forcément. L’intervention en urgence de la #Réserve fédérale américaine mardi 17 septembre sur le marché monétaire a ravivé de mauvais souvenirs. « Cela ressemble au scénario d’août 2007, quand les #banques n’arrivaient plus à trouver d’argent sur les marchés », relève l’économiste spécialiste du monde financier, Laurence Scialom, professeur à l’université Paris Ouest.

    Spontanément, l’ancien banquier Jean-Michel Naulot fait lui aussi le rapprochement avec août 2007, considéré désormais comme le début de la #crise financière. « Jean-Claude Trichet [alors président de la #BCE – ndlr] s’était félicité par la suite des interventions spectaculaires mises en œuvre pour enrayer la crise de liquidité. Il avait débloqué alors 90 milliards d’euros », se rappelle-t-il.

    La FED a décidé d’agir de façon encore plus spectaculaire mardi. En une seule journée, elle a débloqué 53 milliards de dollars pour assurer les financements sur le marché monétaire. Dans la soirée, elle a annoncé qu’elle allait remettre 75 milliards de dollars mercredi pour stabiliser le marché.

    C’est la première fois depuis l’automne 2009 que la #banque centrale américaine est obligée de s’engager sur le marché monétaire pour ramener les #taux d’intérêts à des niveaux plus supportables sur le marché du « #repo » (repurchase agreement). Ce marché permet aux intervenants financiers (banques, #fonds, #hedge_funds) de trouver l’argent dont ils ont besoin le temps d’une nuit. En échange des fonds prêtés, ils déposent des titres en garantie, le plus souvent des bons du Trésor ou des obligations d’État. Considérés comme très peu risqués car à très court terme et garantis, ces prêts sur le marché du « repo » évoluent à des taux avoisinants ceux de la FED, autour de 2-2,25 %.

    Sauf que mardi, tout s’est déréglé. Dès l’ouverture, les signaux rouges ont commencé à clignoter : les taux étaient à plus de 4 % et ont continué à s’envoler pour aller jusqu’à 10 %. Jusqu’à ce que la Fed annonce en catastrophe qu’elle apportait les liquidités nécessaires pour assurer les opérations de refinancement et prévenir une contagion qui commençait à gagner d’autres marchés, notamment celui des créances commerciales.

    L’effet de son intervention n’a tenu que quelques heures. À la clôture, les taux sur le « repo » étaient à nouveau à plus de 4 %, obligeant la Réserve fédérale à faire une nouvelle annonce d’apport de 75 milliards de dollars de liquidités supplémentaires pour mercredi.

    Une intervention d’une banque centrale sur les marchés, et encore plus quand il s’agit de la FED, est porteuse de doutes et d’inquiétudes. Les premiers messages envoyés se sont donc voulus très rassurants. Ce qui s’était passé mardi n’était lié qu’à une addition de facteurs techniques, un malheureux concours de circonstances, à en croire certains analystes.

    Le 15 septembre, les entreprises américaines devaient payer leurs impôts, ce qui a réduit le volume des financements disponibles sur le marché, expliquent-ils. Dans le même temps, le Trésor américain a lancé de nouvelles émissions correspondant à 78 milliards de dollars, qui devaient être payées en début de semaine, ce qui a participé au siphonnage des liquidités existantes. De plus, le même Trésor américain aurait souhaité augmenter ses réserves, jugées trop basses, auprès de la Fed, ce qui aurait contribué à encore diminuer l’argent. Enfin, les attaques contre les infrastructures saoudiennes auraient provoqué un choc en retour sur les marchés.

    L’ennui de toutes ces explications circonstanciées est qu’elles résistent mal aux faits : les tensions sur le marché monétaire n’ont pas commencé mardi ni même lundi. Depuis août, des observateurs commencent à s’inquiéter des problèmes de liquidités sur les marchés. Dès la semaine dernière – c’est-à-dire avant la date d’échéance des impôts pour les sociétés, les enchères du Trésor américain, ou les attaques contre l’Arabie saoudite –, des alertes clignotaient ici et là, des traders parlaient des difficultés rencontrées pour trouver des refinancements.

    Les responsables politiques et nombre d’observateurs n’ont pas pris conscience de ce qui se joue actuellement. Pour eux, le critère de la bonne santé économique et financière se limite aux marchés actions. Or, ceux-ci volent de record en record, affichant « la plus grande déconnexion avec l’économie réelle depuis 2007 », comme le souligne Saxobank dans son dernier rapport trimestriel. Mais sur les autres marchés – monétaires, obligataires, des changes… – des frictions se nouent, loin du regard du public, et commencent à émerger, se traduisant par des volatilités accrues.

    « Il semble qu’il y a quelque chose de sous-jacent dont on ne sait rien encore », confie Scott Skyrm, trader sur les marchés des « repos » au Wall Street Journal. « Les crises de liquidités, compte tenu de leur effet déflagrateur, se gèrent dans le plus secret. Ce n’est qu’après que l’on apprend ce qui s’est passé. Mais je pense que la Réserve fédérale, qui s’était engagée dans un resserrement monétaire, a eu des signaux de tensions dès décembre. D’où sa volte-face sur sa politique monétaire en janvier », poursuit Jean-Michel Naulot.

    Alors que les banques centrales ont déversé plus de 6 000 milliards de dollars dans le système financier, que les marchés croulent littéralement sous l’argent, comment est-il possible que la liquidité vienne à manquer ? « Le problème, ce n’est pas un manque de liquidités, mais la question de sa circulation, de son affectation. Trop d’argent a été alloué à de mauvais endroits », relève Laurence Scialom.

    Ce sont les raisons profondes des soubresauts actuels : la création monétaire laissée à la disposition du monde financier, totalement en roue libre, a conduit à un système basé sur la dette. Une dette, notamment privée, qui a pris des proportions encore plus astronomiques depuis la crise financière. Dans tous les secteurs, sur tous les marchés, des positions de plus en plus risquées ont été prises, en s’appuyant sur des effets de levier gigantesques. « Et c’est de la dette à très court terme », relève Laurence Scialom. C’est ce que traduisent aussi les difficultés sur le marché du « repo » : il s’agit de positions financières prises à très court terme, pouvant se déboucler très rapidement, et qui sont refinancées au jour le jour sur le marché, pas d’investissements « durs » dans l’économie réelle.
    « L’augmentation des “repos” et des autres taux à court terme est révélatrice de la réduction du montant du bilan que les intermédiaires financiers souhaitent ou sont capables de fournir à ceux qui recherchent un financement à court terme », avertit Tony Crescenzi de la société de gestion Pacific Investment Management. D’autant qu’au même moment, ajoute Jean-Michel Naulot, « l’accroissement du #déficit budgétaire américain, qui risque de dépasser les 1 000 milliards de dollars, crée des besoins de financement extraordinaires ».

    Alors que les incertitudes sur l’économie mondiale grandissent, le choix des intermédiaires financiers qui ont de l’argent à placer est vite fait : ils achètent des bons du trésor et autres titres souverains américains, considérés comme le meilleur placement sans risque dans les temps compliqués. Ce qui participe à raréfier les possibilités de refinancement.

    Ces convulsions sur le marché monétaire tombent au pire moment pour la FED. Mercredi et jeudi, les membres de la Réserve fédérale se réunissent pour définir la politique monétaire dans les mois à venir. Mis sous pression par Donald Trump depuis des mois, le président de la FED, Jerome Powell, avait déjà évoqué la possibilité de renouer avec une politique monétaire plus accommodante, et d’abaisser les taux afin de soutenir l’économie américaine dans ces temps incertains. Mais il va peut-être être condamné à faire plus, beaucoup plus. 

    Car l’intervention de la #FED pour calmer la fièvre sur le #marché monétaire a jeté le doute et le trouble dans les esprits. Inévitablement, la question de la confiance va se poser sur les #marchés. Les #investisseurs risquent de recommencer à traquer les actifs les plus risqués, les acteurs ou les sociétés jugées les faibles, au risque de provoquer une crise qu’ils redoutent.

    Pour rétablir la confiance, la FED va devoir mettre tout son crédit dans la balance. Déjà certains prédisent le retour prochain – avant la fin de l’année, disent-ils – et inévitable du #quantitative_easing (programme de rachats de titres), seul moyen, selon eux, d’assurer la #liquidité nécessaire pour refinancer les risques fous pris depuis des années et de préserver la stabilité du système financier. Mais il n’est pas sûr cette fois que cela suffise.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/180919/alerte-rouge-sur-le-marche-monetaire

    #finance #argent #monnaie #2008

  • Crise argentine : dette de 100 milliards d’euros, le #FMI au banc des accusés - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190918-argentine-une-dette-100-milliards-euros-le-fmi-banc-accuses

    Les Argentins se sont remis au troc et aux soupes populaires, une loi sur l’urgence alimentaire est à l’examen. Depuis des mois, les Argentins traversent une terrible #crise_économique. Le pays est en récession, surtout il est endetté : il doit près de 100 milliards d’euros, dont plus de la moitié au Fonds monétaire international. Une situation qui rappelle la crise monumentale du début des années 2000. Comment expliquer cet engrenage et cette répétition de l’histoire ?

    #Argentine

  • Déclaration internationale : le #capitalisme détruit la planète, détruisons le capitalisme
    http://carfree.fr/index.php/2019/09/18/declaration-internationale-le-capitalisme-detruit-la-planete-detruisons-le-c

    Face à l’urgence de la #crise climatique, il est nécessaire de construire une stratégie capable d’affronter la cause de la catastrophe écologique et sociale qui nous menace : le système Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Réchauffement_climatique #climat #communisme #critique #destruction #écologie #socialisme

  • « Le contribuable dormira tranquille lors de la prochaine crise, l’investisseur non » Le Temps, Emmanuel Garessus, 17.09.2019
    https://www.letemps.ch/economie/contribuable-dormira-tranquille-lors-prochaine-crise-linvestisseur-non #economie #europe #banque #bail-out #bail-in

    « Le citoyen a été mis à contribution à de multiples reprises durant la crise financière. Des nouveaux mécanismes se mettent maintenant en place. Il appartient aux investisseurs privés, mais pas aux petits épargnants, de prendre le relais. »

  • Je fais appel aux magnifiques seenthisien·nes !

    Je me rappelle d’une #carte, que mon cher copain a prêté à quelqu’un et qui ne lui a jamais été retournée (sic), de #Sarajevo... une carte où on montrait la ville assiégée et les #jardins_potagers qui y étaient cultivés pour survivre...

    La question est la suivante : savez-vous si peut-être je peux retrouver cette carte quelque part ?
    Et autre question : je pense que ce phénomène de transformer les #parcs_urbains en jardins potagers lors de moments de crises n’est pas une spécialité de Sarajevo... Avez-vous d’autres exemples ? Dans d’autres lieux et/ou d’autres époques ?

    Merci !

    #alimentation #guerre #jardinage

    @simplicissimus @reka @odilon @fil

    • Je n’ai pas le temps de chercher @cdb_77 mais j’ai en tête des cas de sécheresse sévère où les éleveurs sont tentés d’emmener leurs troupeaux dans les parcs protégés pour qu’ils puissent s’alimenter. C’était l’an passé, au Kenya je crois, mais je ne sais pas s’ils ont obtenu satisfaction. Et en France aussi, certains éleveurs avaient exprimé une demande dans ce sens. Peut-être peut faire une recherche sur cette base.

    • Dans pas mal de villes, les interstices ont été utilisés pour une agriculture de subsistance. Marion Ernwein saura peut-être te donner des exemples. Baltimore et Detroit,...
      Pour la carte de Sarajevo, peut-être que Béatrice Tratnjek, qui a pas mal bossé sur la géo de la ville en guerre dans les Balkans, pourra t’aider ? http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com

      Régis.

    • Je ne sais pas s’il y a un rapport mais c’est intéressant :
      Inside London’s first underground farm | The Independent
      https://www.independent.co.uk/Business/indyventure/growing-underground-london-farm-food-waste-first-food-miles-a7562151.

      At a time when UK supermarkets haven taken to rationing vegetables as a result of a poor harvest in Southern Europe, one green-fingered duo have found a new solution to the healthy-eating problem: Grow your own greens, deep down below the City of London.

      If you get off the tube at Clapham Common and then step into a cage-like lift that takes you about 100ft below the bustling streets of South London, you’ll find yourself in Growing Underground, an urban farm, housed in a network of dark and dingy tunnels originally built as air-raid shelters during World War II.

    • A #Lisbonne, les parcs deviennent des #potagers_urbains

      A Lisbonne, la municipalité a réagi à la #crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

      Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social ? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

      Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

      Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.

      Compléter les revenus, améliorer l’alimentation

      Les plus grandes parcelles sont distribuées en priorité aux chômeurs ou personnes habitant des logements sociaux. « Elles ont vraiment un rôle social, insiste Duarte Mata. Elles permettent de compléter des revenus insuffisants et d’améliorer la qualité de l’alimentation de la famille. »

      Mais cela a aussi transformé le visage de la ville. Les pelouses vertes laissent peu à peu place à des jardins riches en biodiversité. Les occupants de parcelles ont l’obligation de laisser le passage aux promeneurs dans les allées. « Les parcs ont désormais plusieurs fonctions : récréative, mais aussi de production alimentaire, se félicite l’architecte. Et la présence de personnes dans les jardins crée un sentiment de sécurité pour tous. »

      Forte de ce succès, la ville est donc en train d’augmenter la surface des parcs, tout en diminuant les coûts d’entretien. Plus besoin d’arroser les pelouses tout l’été pour les garder bien vertes, ou d’arroser d’herbicides les allées. « Désormais, ce sont les citoyens qui s’occupent des parcs », se réjouit Duarte Mata. Des formations à l’agriculture biologique sont même proposées aux heureux occupants de parcelles.
      Faire face aux pénuries alimentaires et au changement climatique

      De quoi créer une ville plus verte, mais aussi plus résiliente. C’est ce que souligne un article des Centres de ressource en agriculture urbaine, qui résume le plan stratégique d’Agriculture urbaine de la capitale portugaise :

      « Ce plan souligne combien l’agriculture urbaine est importante pour une ville, principalement à cause de sa dépendance aux légumes frais, de la montée des cours internationaux, et du revenu supplémentaire que cela apporte aux familles. Un autre facteur (…) est que cela permet de faire face aux éventuelles pénuries alimentaires. (…) Vous ne savez jamais ce qui peut arriver – événements soudains, catastrophes naturelles ou guerres (…). Par exemple, Lisbonne est située dans une région sismique et subit fréquemment des tremblements de terre, dont un en 1755 qui fût l’un des pires de l’histoire humaine. »

      Résilience, et donc également adaptation au changement climatique. « Chaque année les pluies sont plus intenses, nous avons eu cinq inondations rien que cet hiver », souligne Duarte Mata. Les sols cultivés permettent d’absorber le trop plein d’eau et d’atténuer les conséquences des fortes averses. L’été, les jardins permettent à l’inverse de lutter contre les vagues de chaleur, elles aussi de plus en plus fréquentes.

      Lisbonne n’a donc pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Trois hectares de vigne, situés dans la ville, sont entretenus par un vigneron de la région. « C’est beau, c’est agréable pour la population, et cela permet à la mairie de produire du vin de la ville », explique le conseiller.

      Mais surtout, d’ici un an c’est carrément une ferme urbaine qui devrait voir le jour. Six hectares de maraîchage seront consacrés à la formation des chômeurs. La production sera vendue sur le marché local.

      De quoi transformer le paysage social de la ville, mais aussi de « faire vivre les gens au rythme des saisons, de la nature », espère l’architecte.

      https://reporterre.net/A-Lisbonne-les-parcs-deviennent
      #agriculture_urbaine

    • Benjamin Vanderlick sur FB:

      je trouve une photo de terrasse potager à Sarajevo pendant le siège (mais n’ai pas de connaissance de carte qui les mentionnait). On a eu assez peu de sièges aussi long ces derniers temps pour qu’une agriculture urbaine s’organise au niveau urbain. Au moment de la 2e Guerre mondiale, il j’ai aussi eu des témoignages d’augmentation de surfaces cultivés dans les jardins, peut être même que cela était l’occasion de faire aussi un peu de business quand les revenus avaient chutés


      https://www.facebook.com/cristina.delbiaggio/posts/10156091823775938?comment_id=10156091876300938

    • Damascus Residents Build Gardens To Feed Themselves

      Disease and malnutrition run rampant and food is scarce in many rebel-held areas blockaded by the Syrian government.

      Green rooftops are popping up across Damascus in neighborhoods under government siege. With no sign of the blockade letting up and no available agricultural land, residents in the rebel-held areas of the capital are making use of open roofs, sunlight and seeds to feed their families

      Rebel-held areas on the outskirts of Damascus have endured more than two years of government blockades aimed at making them surrender or face the prospect of starvation. Disease and malnutrition run rampant and food is scarce.

      Like in many other such areas across the country, some residents of these besieged areas have mustered the will and energy to adapt and survive, often in ingeniously creative ways.

      Notably, rooftop gardens are popping up across the towns that are allowing people to find new ways of feeding themselves and their families. Green patches now dot the rooftops of southern Damascus neighborhoods like Yelda, Babila and Beit Sahem, areas of the capital that have been under government-imposed siege for nearly 24 months.

      https://www.huffpost.com/entry/syria-war-garden_n_567481a2e4b0b958f656c7f9

      #Syrie #Damas

    • "They tried to bury us, but they didn’t know we were SEEDS"

      The 15th Garden, a cross-border movement for food sovereignty in Syria

      Report of two presentations about “The 15th Garden” by Ansar Hevi. This report combines the presentation and discussions during a workshop at Reclaim the Seeds in Nijmegen on March 4 and a meeting in Amsterdam on March 6 2017.

      Ansar Hevi shared with us her story about the 15th Garden, a beautiful, inspiring project for food sovereignty in Syria, where people show their strength via self-organization in a country in war. “In order to understand this project, we have to understand what is happening in Syria”.

      Ansar showed a map of Syria - not one with occupied areas, which we always see in the news - but showing the agricultural produce. Based on this map the political situation and start of the was in Syria was explained. The media in Europe write about the violence and cruelties, but meanwhile the life goes on and so does the revolution. We were the first to watch the latest movie Field of Battle by Abou Naddara where we see farmers continuing their everyday work on the field, with the sounds of war - bombs and gunshots - close by. “They have to, because they are the ones who feed the people. If they stop farming, their community has no food.” and “Farming is about long term planning. Your work for the next 6 month.” Ansar explained how food is used as a weapon. But, as always, there is resistance from the people. She shows a picture from the south of Damascus which states: “One day we will blast the soil open with flowers. The Revolution continues.”

      In 2011, the uprising started in the countryside. On the 15th of March there was a demonstration in Damascus in solidarity with the people in Egypt. On the 18th of March, there were also demonstrations in the south. People were angry at the police. Children had sprayed graffiti on the walls of their schools with sentences they’d seen in Egypt. These children were taken away, tortured. Their parents protested and screamed hopelessly, but the governor told them: “Go home, and make new children.”

      It is remarkable that this were often regions were the Baath party from Assads father had been popular in the past because land reforms of this regime that was relatively socialistic in the ’70s. People had free health insurance, free education etc., but no political rights whatsoever. The government employed half of the working class. But in the meantime there were 17 secret services to control the population and each other. Also the agriculture sector was controlled by the state which is one of the reasons that it is so hard right now to start up local and an independent food production.

      Since the 1990s, Syria had become more and more liberal economically. There was a dictatorship with neo-liberal policies that aligned with the bourgeoisie elites of the country. Because of reduced financial support from abroad the regime had to reduce its expenses. This resulted in the dismantling of the social system. Still, Syria was food sovereign, but farmers had to produce more export, water-intense crops instead of food for the own population. Up until 2011, agriculture was the most important pillar of the economy with 27% of the GDP (in comparison with the industry, only 7% of the GDP). Before 2011, roughly 37% of the country was used for agriculture.

      But after the uprising in the countryside in 2011, everything changed. From the beginning food has been used as weapon to control the people. Around the first besieged cities the agricultural land was ruined. The army of Assad wrote on the walls “Starve or go down on your knees”. They started to undertake all kinds of methods to starve people and make them surrender. Food is used as weapon in various ways:

      – bakeries are bombed;
      – people in prison are starved;
      – fields are burned, right before harvest time;
      – seed banks are bombed, which makes many varieties, adapted to that specific climate over thousands of years, lost for ever;
      – agricultural fields around Kobani are mined;
      – fruit trees are cut and burned;
      – urban and rural communities are sieged;
      – ’policy of scorched earth’: the army goes to an area, burns the soil and forbids access to the area.

      In this way, farmers have been pushed to the cities more and more. They are unable to leave the city, and so they have no other option than to start urban city farms, often on a roof. “If you’re lucky, you have a taller building next to you, so you are protected against gunfire.” Syrians are proud people. “They don’t want to be objects of development aid - they want to be in charge of their own lives: that is food sovereignty.” In besieged areas, people even exchange their car for a kilo of rice.

      People do anything to obtain seeds, which they can sow in their (urban) gardens. These seeds have to be open pollinated seeds, so that the people can save more seeds for the next planting period.

      While the news is extensively covering the international refugee crisis, there is less attention to the people who remain in Syria, many of whom are living under siege. With their cities under attack, it can be extremely difficult to get basic necessities, like food and fresh products. The short movie ’Love during the siege’ gives a good impression of the life in a besieged neighbourhood.

      The 15th Garden is bringing life and vivacity back to these war-torn cities across Syria. It supports locals starting gardens in empty lots, teaching them skills, and provides assistance to existing urban and rural farms. Two main goals of 15th Garden is to get food to those trapped in cities while raising awareness about food sovereignty.

      In Europe the 15th Garden still has to explain people about the cruel situation in Syria. There is a lot of attention for IS. “But there is an important difference between IS and regime: IS is proud about their cruelties while the regime is hiding it. In the past years many more people have been killed and injured by the regime.” There are about 50 communities besieged by the regime and 2 by IS, in one case even together with the regime.

      One major obstacle has been the acquisition of seeds to get the garden projects started. The regime has always been centralised the distribution of seeds; farmers had to hand in their harvest and received new seeds the next season. And obviously the war situation and sieges made it even harder to get access the right seeds.

      Another problem at the start was the lack of knowledge. Many people in the urban areas didn’t know how to grow food. And this resulted in some disappointments as well. To spread the knowledge and to educate gardeners people in Syria publish and distribute newspapers, add tutorial on Youtube and use the radio to reach people.

      Ansar: “It’s beautiful to see the creativity of people, their passion, their will to make it work, and they manage!” Currently, the 15th Garden is also thinking on setting up ways to teach farmers to make and repair their own tools and machines. There are still many challenges, everybody in the network wants food sovereignty, during and after the war: decide about what you want to eat. access to land and to seeds.
      Support the 15th Garden

      In Amsterdam the presentation resulted in a talk about how people in the Netherlands can help and contribute to the network. Some ideas that have been mentioned:

      – Collect seeds to send to Syria. It is important to collect the right seeds: open pollinated, from crops that do grow in the Syrian climate and soil, preferably crops that people like to grow. It is better to have larger quantities of a few good crop than many small bags of many different crops. It would be best to organise the packaging and transport of the seeds before we start to collect them.

      – Help with the production of tutorials for the Syrian gardeners. A lot of info has already been shared on Youtube. There are still some topics uncovered.
      Similar support is also organised for other professions like fire fighters and doctors.

      – Spread the critical news about Syria. Also in the Netherlands people see the IS as the main problem in Syria while many more people are killed by the Assad regime. It would be good to spread the message that also Assad has to go to make peace possible. This can be done by contacting the media but as well by organising solidarity protests in the streets when something happened (again) in Syria and join Syrian protests in the cities in the Netherlands.
      At the meeting in Amsterdam there were as well people who could help with awareness programmes for schools or raise the topic within Syrian women organisations.

      – Raise money for the 15th Garden network. The network is doing a lot of good work but for some of their activities they need some money. A fundraiser can go well together with spreading information about the continuous struggle and revolution in Syria. This could for example be done by organising a benefit dinner. It is already possible to donate. Transfer money to:

      Bassateen e.V.
      IBAN: DE27 4306 0967 1182 7353 00 / BIC: GENODEM1GLS / GLS Bank
      (It is a German bank account. So it could be the case that there will be charges for international charges. Please check this with your bank!)

      – Invite Syrian refugees (and other refugees) to your existing garden project or start a new project with refugees. There are concrete plans to do this at a garden project at a refugees centre at the former Bijlmer Bajes.

      Please contact 15thgarden-nl@aseed.net if you would like to help with one of those ideas or if you have another idea to support the 15th Garden in the Netherlands.

      https://www.reclaimtheseeds.nl/rts2017-15th-garden-syria.htm

    • Dig for Victory! New histories of wartime gardening in Britain

      Prompted by the curious fact that both progressive environmentalists and Conservative Party politicians have recently drawn on popular understandings of austerity associated with Britain?s wartime domestic gardening campaign, this article broadens the range of histories associated with #Dig_for_Victory. It suggests firstly that far from simply encouraging self-sufficiency, the government conceptualised Dig for Victory as requiring the extension of order and control into the domestic sphere. Second, it shows how the ideal figure of a national citizen digging for victory elided differentiated gender and class experiences of gardening, and finally the article demonstrates that statistics of food production were more about fostering trust than picturing the realities of vegetable growing. By so doing the paper illuminates the particular ways in which present-day articulations of Dig for Victory?s history are partial and selective.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748812000230

      #UK #Angleterre

    • The kitchen garden movement on the Soviet home front, 1941–1945

      During World War II, Britain, the United States and the Soviet Union had thriving domestic gardening movements. Actively promoted by their governments, gardening was supposed to supplement diets and nourish the patriotic spirit. In the Soviet Union, however, gardening was much more than a patriotic duty; it was often a matter of survival, the primary means of supplementing near starvation bread rations. Amidst incomparable, catastrophic wartime conditions, the huge Soviet gardening movement was distinguished by the speed with which it was implemented and taken up, predominantly by women. Based on original archival and published sources, this article examines in depth the Soviet wartime legislative framework, material resources and propaganda that promoted individual kitchen gardens. The article analyzes the way the state organized and promoted individualist, small-scale urban horticulture – a politically risky initiative given that it conflicted with the Stalinist model of large-scale, industrialized agriculture – and argues that in promoting gardening self-sufficiency, the Soviet socialist state shifted much of its responsibilities for food production onto its citizenry. The article not only aims to shed new light on the crucial role gardening played in feeding a famished citizenry but also the distinctive way in which Soviet propaganda, in giving voice to the psychological satisfaction of gardening, tapped into women’s commitments to the family, in intimate alignment with patriotic, home front defence of the Soviet Motherland.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748818301324
      #Union_soviétique

  • Quand la forêt brûle : Penser la nouvelle #catastrophe_écologique

    Incendies en Sibérie, en Californie, en Amazonie. Les #feux_de_forêt prennent depuis quelques années une ampleur telle qu’ils en viennent à changer de nature : nous avons désormais affaire, un peu partout dans le monde, à des « #mégafeux ». D’une étendue sans précédent, nul ne parvient à les arrêter.
    À l’heure de la #crise_écologique, ils révèlent l’#ambiguïté fondamentale du rapport que nous entretenons aujourd’hui avec la #nature. Une nature à la fois idéalisée, bonne en soi, à laquelle il ne faudrait pas toucher mais que l’on s’évertue à vouloir dominer.
    En cela, les mégafeux sont le symptôme d’une #société_malade. Un symptôme qui devrait nous pousser à repenser la manière dont nous dialoguons avec une « nature » qui n’est jamais que le résultat des soins attentifs que les êtres humains prodiguent, depuis des millénaires, à leur #environnement. C’est cette attention qu’il est urgent de retrouver.


    http://www.premierparallele.fr/livre/quand-la-foret-brule
    #feu #forêt #écologie #livre #Joëlle_Zask

  • Une juste colère
    https://floraisons.blog/podcast9

    Nous rencontrons Jérôme Baschet à propos de son livre" Une juste colère, Interrompre la destruction du monde", qui sort le 12 septembre aux Éditions Divergences. Tout d’abord on reviendra sur la civilisation marchande et sa critique. Puis on s’attardera sur le mouvement des Gilets Jaunes, notamment en le mettant en parallèle avec le mouvement zapatiste. Pour terminer on proposera une réflexion sur la complémentarité des stratégies et de la nécessité de la lutte offensive. Durée : 1h37. Source : floraisons

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2019-7-30/22103885-44100-2-fa819f7174ab4.m4a

  • Suisse : Paul Dembinski : « On a refusé de faire le grand ménage dans la finance » Xavier Alonso/pym - 27 Aout 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10664566-paul-dembinski-on-a-refuse-de-faire-le-grand-menage-dans-la-finance-.ht

    Directeur de l’Observatoire de la finance à Genève, #Paul_Dembinski estime que douze ans d’attentisme, depuis la crise de 2008, rendent probable le ralentissement de l’économie mondiale. Il détaille son point de vue dans La Matinale de la RTS mardi.

    « Depuis dix ans, on attend le deuxième acte de la crise » assène Paul Dembinski. « En 2008, on a contenu l’explosion du système financier et on le maintient en vie uniquement grâce à des bulles d’oxygène dégagées par les banques centrales. »

    Un des indices - peut-être pas encore d’une nouvelle crise économique, mais en tout cas d’un ralentissement - est la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, sur fond de protectionnisme. Or, pour l’économiste, « la Suisse est un pays très impliqué dans le commerce international, avec 40% de son PIB qui traverse les frontières d’une manière ou d’une autre ».

    Le commerce n’est pas seulement le commerce entre la Suisse et l’UE ou la Chine, explique l’expert, puisque « dans chaque produit que nous avons, nous avons le monde en miniature », soulignant la multitude de composants qui viennent de Chine, des Etats-Unis, de différents pays de l’UE et de bien d’autres pays. Et d’ajouter que « quand ce système de commerce international se met à bouger avec des blocages potentiels, il y a des répercussions sur les flux, mais aussi et surtout sur la manière dont les entreprises conçoivent leurs stratégies. »

    Pas d’instance de régulation
    Or, en 2019, il n’existe toujours pas d’instance de régulation mondiale capable de calmer ces deux acteurs aussi importants que sont la Chine et les USA qui sont en guerre dans un marché interpénétré dont les conséquences touchent tout le monde. En 2008, c’était pourtant une des promesses du G20 : « le plus jamais ça et on va faire en sorte d’améliorer les choses ».

    Paul Dembinski stigmatise « une décennie de procrastination (..) parce qu’on a préféré sortir la grande artillerie des banques centrales pour calmer un peu le jeu, plutôt que de faire le grand ménage dans la finance et de laisser s’écrouler une partie du système financier qui n’est pas viable. Et encore une fois les perfusions des banques centrales sont toujours en place. Je pense que ça commence à avoir un effet toxique sur l’économie. »

    Tweets déstabilisateurs
    Un des éléments anxiogènes, c’est le yoyo des bourses en ce moment. Paul Dembinski observe qu’il suffit d’un « tweet de Monsieur Trump pour que les bourses réagissent immédiatement. C’est pernicieux puisqu’un engagement économique implique une décision à long terme, donc je fais quelque chose qui portera ses fruits dans deux, trois ou cinq ans. Si toutes les dix secondes je reviens ou je veux avoir la possibilité de revenir sur la décision que je viens de prendre, il n’y a rien qui en sort. La spéculation se multiplie et puis la volatilité des bourses se multiplie et cette volatilité se transmet ensuite comme un signal inquiétant à l’ensemble de l’économie et à l’ensemble du monde politique également. »

    #crise #crise°économique #guerre_commerciale #protectionnisme #Suisse #bulles #procrastination #banques_centrales #mondialisation #finance #économie #capitalisme #politique #dette #crise #banque #banques #inégalités

  • BNP Paribas reprends l’activité hedge funds de la Deutsche Bank, ses 800 traders, sa plate forme informatique autobahn

    Deutsche Bank to transfer up to 800 staff to BNP Paribas David Crow and Stephen Morris in London August 23, 2019 - Financial Times
    https://www.ft.com/content/241c5c34-c4c5-11e9-a8e9-296ca66511c9?desktop=true&segmentId=7c8f09b9-9b61-4fbb-9

    google translate :
    Un prêteur français prend le contrôle de la division prime brokerage de Deutsche qui fournit des services aux hedge funds.

    Deutsche Bank se prépare à transférer jusqu’à 800 personnes à BNP Paribas dans le cadre de son retrait des activités de banque d’investissement, selon plusieurs personnes informées de ce projet.
    L’opération permettra au prêteur français de prendre le contrôle de la division de courtage de Deutsche, spécialisée dans les fonds de couverture, avec des dizaines de milliards d’euros d’actifs changeant également de mains.

    Le mois dernier, les banques ont annoncé un accord préliminaire visant à « assurer la continuité » des clients de Deutsche, ce qui pourrait également aider la BNP à renforcer sa présence dans le prime brokerage, activité potentiellement lucrative consistant à prêter de l’argent à des fonds de couverture et à les gérer.

    Un accord plus formel est sur le point d’être dévoilé dans les prochaines semaines, ont-ils déclaré, et les clients de Deutsche recevront des lettres expliquant le fonctionnement du transfert. Deutsche et BNP ont refusé de commenter.

    Une des personnes a déclaré que BNP pourrait verser une somme nominale à Deutsche pour prendre le contrôle de l’entreprise, mais le principal avantage de la transaction réside dans le fait que la banque allemande, qui supprime 18 000 emplois dans le cadre d’une restructuration radicale, n’aura pas à payer de licenciement. au personnel qui change.

    Lors de la première annonce de cet accord, les banques espéraient que la grande majorité des clients des fonds spéculatifs de Deutsche céderaient leurs soldes, qui totalisent un peu moins de 200 milliards de dollars, à la BNP. Cependant, certains clients ont décidé de se tourner vers des concurrents tels que Barclays, qui a gagné environ 20 milliards de dollars en soldes de prime brokerage.

    Jes Staley, directeur général, a récemment déclaré lors d’une conversation téléphonique avec des analystes pour discuter des résultats du premier semestre de Barclays : "Il est vrai que nous avons récemment réalisé des soldes privilégiés, à peu près dans ce quartier". Le nombre total d’employés qui seront mutés Pour BNP, cela dépendra du nombre de clients qui effectuent la transition plutôt que de prendre leurs affaires ailleurs, a déclaré l’une des personnes interrogées.

    La plupart des employés concernés sont basés à Londres et à New York, mais certains employés de back-office basés en Inde vont également déménager. Recommandé Lombard Matthew Vincent Les suppressions d’emplois dans les services de banque d’investissement vont dans la rue. Les banques étant de plus en plus pressées par les taux d’intérêt bas, les volumes de négociation anémiques et le ralentissement de la croissance économique, de nombreux grands prêteurs ont injecté des ressources supplémentaires dans le négoce de premier ordre dans l’espoir de gagner des parts de marché. Les joueurs européens en retraite.

    Ces dernières années, Deutsche et BNP se sont classées du septième au neuvième rang des classements mondiaux des courtiers principaux, derrière les cinq grandes banques d’investissement de Wall Street et Barclays, selon le fournisseur de données Coalition. Dans le cadre de cet accord, BNP recevra également la technologie sous-jacente aux plates-formes d’actions électroniques et de prime brokerage de Deutsche, a déclaré l’un des responsables. Le système basé sur les applications de Deutsche, baptisé « autobahn », est considéré comme l’une des meilleures plates-formes du secteur.

    La banque allemande conservera la part de change du système d’autobahn.

    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fcom.ft.imagepublish.upp-prod-eu.s3.amazonaws.com%2F5c67fc78-c4da-11

    Article original :
    French lender to assume control of Deutsche’s prime brokerage unit that services hedge funds.

    Deutsche Bank is preparing to transfer up to 800 staff to BNP Paribas as part of its retreat from investment banking, according to several people briefed on the plan.

    The deal will see the French lender assume control of Deutsche’s prime brokerage unit that services hedge funds, the people said, with tens of billions of euros of assets also changing hands.

    Last month the banks announced a preliminary agreement to “provide continuity” to Deutsche’s clients in a move that could also help BNP strengthen its presence in prime brokerage, the potentially lucrative business of lending money to hedge funds and handling their trading.

    A more formal agreement is set to be unveiled in the coming weeks, the people said, and Deutsche’s clients will receive letters explaining how the transfer will work. Deutsche and BNP declined to comment.

    One of the people said BNP could pay a nominal cash sum to Deutsche to assume control of the business, but the main advantage of the deal is that the German bank, which is shedding 18,000 jobs in a radical restructuring, will not have to pay redundancy to staff who switch over.

    When the agreement was first announced, the banks had hoped the vast majority of Deutsche’s hedge fund clients would switch their balances, which total a little less than $200bn, to BNP. However, some clients have decided to move to competitors such as Barclays, which has won roughly $20bn in prime brokerage balances.

    On a recent call with analysts to discuss Barclays’ first-half results, Jes Staley, chief executive, said : “It is true that we gained some prime balances recently, roughly in that neighbourhood.” The total number of staff that will be transferred to to BNP will depend on the number of clients that make the switch rather than taking their business elsewhere, one of the people said.

    Most of the affected employees are based in London and New York but some back-office staff based in India will also move. Recommended Lombard Matthew Vincent Investment banking job cuts are a one-way street With banks increasingly squeezed by low interest rates, anaemic trading volumes and slowing economic growth, many big lenders have been pumping extra resources into prime broking in the hope of winning market share from European players in retreat.

    In recent years Deutsche and BNP have been ranked seventh to ninth in the global prime brokerage league tables, behind the five big Wall Street investment banks and Barclays, according to data provider Coalition. As part of the deal, BNP will also receive the underlying technology behind Deutsche’s electronic equities and prime brokerage platforms, one of the people said. Deutsche’s app-based system, branded “autobahn”, is seen as one of the better platforms in the industry.

    The German bank will keep the foreign exchange part of the autobahn system.

    #finance #deutsche_bank #bnp_paribas #bnp-paribas #bnp #Allemagne #France #crise #spéculation #banques #hedge_funds #argent #europe

  • The Disappeared report

    The #Disappeared_report series is collaborative project between two Tucson-based organizations, La Coalicion de Derechos Humanos and No More Deaths. Between Derechos Humanos’ 20 years of community work, including the 24-hour Missing Migrant Crisis Line, and No More Deaths’ 12 years of humanitarian aid in the Arizona backcountry, we have witnessed and listened to thousands of stories of border crossings throughout Southern Arizona. Our research goals are transformative: to expose and combat those US government policing tactics that cause the crisis of death and mass disappearance in the borderlands.


    http://www.thedisappearedreport.org
    #rapport #vidéo #asile #migrations #réfugiés #frontières #désert #Mexique #USA #mort #Arizona #chasse_à_l'homme #dispersion #mourir_aux_frontières #prevention_through_deterrence #desparecidos #violence #hélicoptères #crise_humanitaire

    #vidéos:

    Partie 1: the chase
    https://www.youtube.com/watch?v=J7Ux__uVfNA

    partie 2: interference with humanitarian aid
    https://www.youtube.com/watch?v=dnmOOnRALfI

    ping @isskein

  • La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau

    La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et
    les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche
    pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

    « Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la
    croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

    Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

    Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

    – Lire la suite de l’article de Virginie Montet - Agence France-Presse
    à Washington sur le site du quotidien Canadien Le Devoir, 21 août
    2019 ;

    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/560999/la-banque-mondiale-tire-la-sonnette-d-alarme-sur-la-pollution-de-l-eau-une

    • @reka pour la photo

      Même la Banque Mondiale ?! OK, alors je l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      –---------------------------------------------------------
      Le texte en entier pour éviter le 1/2 #paywall :

      La Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’eau
      Virginie Montet, Le Devoir, le 21 août 2019

      La qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques, est devenue « une crise invisible » qui touche pays riches comme pays pauvres, s’alarme la Banque mondiale dans un rapport publié mardi.

      Cette mauvaise qualité de l’eau peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique potentielle dans les régions les plus touchées, affirme l’institution de développement.

      Son président, David Malpass, a appelé les gouvernements « à prendre des mesures urgentes pour s’attaquer à la pollution de l’eau afin que les pays puissent croître plus vite d’une façon plus durable et équitable ».

      Pays riches comme pays pauvres subissent de hauts niveaux de pollution de l’eau, rappelle le rapport publié mardi, intitulé Qualité inconnue : « Il est clair que le statut de pays à haut revenu n’immunise pas contre des problèmes de qualité de l’eau. »

      « Non seulement une diminution de la pollution ne va pas de pair avec la croissance économique, mais l’éventail de polluants tend à augmenter avec la prospérité d’un pays », note le document.

      Ainsi, aux États-Unis, un millier de nouveaux produits chimiques sont déversés dans l’environnement chaque année, soit trois nouveaux types de produits chaque jour.

      La Banque mondiale appelle dans ce rapport à mieux savoir mesurer la qualité de l’eau dans le monde et à ce que cette information soit systématiquement diffusée au public. « Les citoyens ne peuvent pas agir s’ils ne sont pas informés de la situation », dit le rapport.

      Il rappelle que plus de 80 % des eaux usées dans le monde — 95 % dans certains pays en développement — sont déversées dans l’environnement sans être traitées.

      « Peu de pays en développement surveillent correctement la qualité de l’eau », déplorent aussi les auteurs.

      La Banque mondiale estime qu’il y a « un besoin urgent pour d’importants investissements dans des usines de traitement des eaux, spécialement dans les régions très peuplées ».

      Parmi les polluants les plus répandus et dangereux, le rapport cite l’azote qui, utilisé dans les fertilisants pour l’agriculture, se répand dans les rivières, les lacs et les océans, se transformant en nitrates. Ceux-ci sont responsables d’une destruction de l’oxygène dans l’eau (hypoxie) et de l’apparition de zones mortes.

      Les dépôts d’azote oxydé peuvent être fatals aux enfants, affirme le rapport, comme dans le cas du syndrome du bébé bleu, où trop de nitrates ingérés par l’eau potable entraînent un manque d’oxygène dans le sang.

      Une étude menée dans 33 pays en Afrique, en Inde et au Vietnam a montré que les enfants exposés à de hauts niveaux de nitrates pendant leurs trois premières années grandissaient moins.

      « Une interprétation de ces conclusions suggère que les subventions pour financer les engrais entraînent des dommages pour la santé humaine qui sont aussi grands, peut-être même plus grands, que les bénéfices qu’ils apportent à l’agriculture », ajoute le rapport.

      La salinité des eaux dans les zones côtières de faible altitude, sur des terres irriguées et en zone urbaine, a aussi des impacts nocifs pour la santé, notamment celle des enfants et des femmes enceintes.

      Le problème est particulièrement aigu au Bangladesh, où 20 % de la mortalité infantile dans les régions côtières est attribuée à l’eau salée.

      La pollution par les microplastiques est aussi détectée désormais dans 80 % des sources naturelles, 81 % des eaux du robinet municipales et dans 93 % des eaux embouteillées, relève encore la Banque mondiale. Elle regrette qu’on ne dispose pas encore de suffisamment d’informations pour déterminer le seuil à partir duquel ces polluants sont inquiétants pour la santé.

      Au rang des polluants dangereux figurent aussi les métaux lourds comme l’arsenic, qui contamine les eaux de régions où il y a une activité minière comme au Bengale — en Inde —, dans le nord du Chili ou en Argentine.

      Le plomb en fait partie avec « l’exemple grave et récent de Flint au Michigan » (nord des États-Unis). En 2014, en changeant son approvisionnement en eau à partir de la rivière Flint au lieu du lac Huron, la ville a utilisé une eau plus acide qui a corrodé les tuyaux de plomb, exposant la population à une intoxication à ce métal. Chez les enfants, le plomb peut altérer le développement du cerveau.

  • Burundi’s humanitarian crisis: An inconvenient truth for the ruling party

    With less than a year to Burundi’s presidential election, aid workers and political analysts say the ruling party is intent on projecting an image of stability, while downplaying the extent of a #malaria outbreak, food shortages, and growing political violence.

    https://www.thenewhumanitarian.org/analysis/2019/08/20/burundi-humanitarian-crisis-ruling-party
    #Burundi #violence #élections #faim #crise_humanitaire #pénurie_alimentaire

  • Economie, marchés, monnaies : ce mois d’août où le monde change sous nos yeux
    https://www.mediapart.fr/journal/international/170819/economie-marches-monnaies-ce-mois-d-aout-ou-le-monde-change-sous-nos-yeux

    Escalade des tensions entre les États-Unis et la Chine, ralentissement économique mondial, monnaies, marchés financiers… : depuis le début du mois, les craquements du monde deviennent assourdissants. Ces événements qui se succèdent pourraient amener à une nouvelle #CRISE. Récit de ces jours où l’ordre ancien se décompose en accéléré.

    #Donald_Trump,_monnaie,_Xi_Jinping,_europe,_BCE,_Etats-Unis,_yuan,_Fed,_dollar,_Chine,_guerre_commerciale,_A_la_Une

  • How the media contributed to the migrant crisis

    Disaster reporting plays to set ideas about people from ‘over there’.

    When did you notice the word “migrant” start to take precedence over the many other terms applied to people on the move? For me it was in 2015, as the refugee crisis in Europe reached its peak. While debate raged over whether people crossing the Mediterranean via unofficial routes should be regarded as deserving candidates for European sympathy and protection, it seemed as if that word came to crowd out all others. Unlike the other terms, well-meaning or malicious, that might be applied to people in similar situations, this one word appears shorn of context; without even an im- or an em- attached to it to indicate that the people it describes have histories or futures. Instead, it implies an endless present: they are migrants, they move, it’s what they do. It’s a form of description that, until 2015, I might have expected to see more often in nature documentaries, applied to animals rather than human beings.
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    But only certain kinds of human beings. The professional who moves to a neighbouring city for work is not usually described as a migrant, and neither is the wealthy businessman who acquires new passports as easily as he moves his money around the world. It is most often applied to those people who fall foul of border control at the frontiers of the rich world, whether that’s in Europe, the US, Australia, South Africa or elsewhere. That’s because the terms that surround migration are inextricably bound up with power, as is the way in which our media organisations choose to disseminate them.

    The people I met during the years I spent reporting on the experiences of refugees at Europe’s borders, for my book Lights in the Distance, were as keenly aware of this as any of us. There was the fixer I was introduced to in Bulgaria, a refugee himself, who was offering TV news crews a “menu” of stories of suffering, with a price range that corresponded with the value the media placed on them. Caesar, a young man from Mali I met in Sicily, told me he was shocked to find that Italian television would usually only show images of Africa in reports about war or poverty. Some refugees’ stories, he felt, were treated with more urgency than others because of what country they came from. Or there was Hakima, an Afghan woman who lived with her family in Athens, who confronted me directly: “We keep having journalists visit, and they want to hear our stories, but, tell me, what can you do?” Often, people I met were surprised at the lack of understanding, even indifference, they felt was being shown to them. Didn’t Europe know why people like them were forced to make these journeys? Hadn’t Europe played an intimate role in the histories and conflicts of their own countries?

    Europe’s refugee crisis, or more properly, a disaster partly caused by European border policies, rather than simply the movement of refugees towards Europe, was one of the most heavily mediated world events of the past decade. It unfolded around the edges of a wealthy and technologically developed region, home to several major centres of the global media industry. Scenes of desperation, suffering and rescue that might normally be gathered by foreign correspondents in harder-to-access parts of the world were now readily available to reporters, news crews, filmmakers and artists at relatively low cost.

    The people at the centre of the crisis were, at least for a time, relatively free to move around once they had reached safety and to speak to whoever they pleased. This gave certain advantages to the kind of media coverage that was produced. Most of all, it allowed quick and clear reporting on emergency situations as they developed. Throughout 2015, the crisis narrative was developed via a series of flashpoints at different locations within and around the European Union. In April, for example, attention focused on the smuggler boat route from Libya, after the deadliest shipwreck ever recorded in the Mediterranean. A month or so later focus shifted to Calais, where French and British policies of discouraging irregular migrants from attempting to cross the Channel had led to a growing spectacle of mass destitution. By the summer, the number of boat crossings from Turkey to Greece had dramatically increased, and images and stories of people stepping on to Aegean shores, or of piles of orange lifejackets, came to dominate. Then came the scenes of people moving through the Balkans, and so on, and so on.

    https://i.guim.co.uk/img/media/2fe295c2e8dc7ea934d7091beaee84d9c5c3c804/42_649_3645_2186/master/3645.jpg?width=880&quality=85&auto=format&fit=max&s=4029d3e00eba3245a92c5c

    In all of these situations the news media were able to do their basic job in emergency situations, which is to communicate what’s happening, who’s affected, what’s needed the most. But this is usually more than a matter of relaying dry facts and figures. “Human stories” have the greatest currency among journalists, although it’s an odd term if you think about it.

    What stories aren’t human? In fact, it’s most commonly used to denote a particular kind of human story; one that gives individual experience the greatest prominence, that tells you what an event felt like, both physically and emotionally. It rests on the assumption that this is what connects most strongly with audiences: either because it hooks them in and keeps them watching or reading, or because it helps them identify with the protagonist, perhaps in a way that encourages empathy, or a particular course of action in response. As a result, the public was able to easily and quickly access vivid accounts and images of people’s experiences as they attempted to cross the EU’s external borders, or to find shelter and welcome within Europe.

    The trade-off was that this often fit into predetermined ideas about what disasters look like, who needs protection, who is innocent and who is deserving of blame. Think, for example, about the most recognisable image of the refugee crisis in 2015: the picture of a Turkish police officer carrying the lifeless body of three-year-old Alan Kurdi away from the water’s edge on a beach near Bodrum.

    As the Dutch documentary Een zee van beelden – A Sea of Images – (Medialogica, 2016) asked: why did this image in particular strike such a chord? After all, many news editors see images of death on a daily basis, yet for the most part decide to exclude them. The documentary showed how the apparently viral spread of the Alan Kurdi photograph on social media was in large part the result of a series of decisions taken by senior journalists and NGO workers.

    https://i.guim.co.uk/img/media/dae2df82cc5f6e0366d71f29daacfa5fdbc32e71/0_285_4500_2700/master/4500.jpg?width=880&quality=85&auto=format&fit=max&s=08662beb01cdef62f0e718

    First, a local photo agency in Turkey decided to release the image to the wires because they were so fed up with the lack of political response to the crisis on their shores. The image was shared by an official at a global human rights NGO with a large Twitter following, and retweeted by several prominent correspondents for large news organisations. Picture editors at several newspapers then decided, independently of one another, to place the photo on the front pages of their next editions; only after that point did it reach its widest circulation online. The image gained the status it did for a mix of reasons – political, commercial, but also aesthetic. One of the picture editors interviewed in the documentary commented on how the position of the figures in the photo resembled that of Michelangelo’s Pietà, an iconography of suffering and sacrifice that runs deep in European culture.

    But if this way of working has its advantages, it also has its dark side. News media that rush from one crisis point to another are not so good at filling in the gaps, at explaining the obscured systems and long-term failures that might be behind a series of seemingly unconnected events. To return to the idea of a “refugee crisis”, for example, this is an accurate description in one sense, as it involved a sharp increase in the number of people claiming asylum in the European Union; from around 430,000 in 2013, according to the EU statistics agency Eurostat, to well over a million in 2015 and 2016 each. In global terms this was a relatively small number of refugees: the EU has a population of over 500 million, while most of the world’s 68.5 million forcibly displaced people are hosted in poorer parts of the world. But the manner of people’s arrival was chaotic and often deadly, while there was a widespread institutional failure to ensure that their needs – for basic necessities, for legal and political rights – were met. To stop there, however, risks giving the false impression that the crisis was a problem from elsewhere that landed unexpectedly on European shores.

    This impression is false on two counts. First, Europe has played a key role, historically, in the shaping of a world where power and wealth are unequally distributed, and European powers continue to pursue military and arms trading policies that have caused or contributed to the conflicts and instability from which many people flee. Second, the crisis of 2015 was a direct effect of the complex and often violent system of policing immigration from outside the EU that has been constructed in the last few decades.

    In short, this has involved the EU and its members signing treaties with countries outside its borders to control immigration on its behalf; an increasingly militarised frontier at the geographical edges of the EU; and an internal system for regulating the movement of asylum seekers that aims to force them to stay in the first EU country they enter. This, cumulatively, had the effect of forcing desperate people to take narrower and more dangerous routes by land and sea, while the prioritising of border control over safe and dignified reception conditions compounded the disaster. How well, really, did media organisations explain all this to their audiences?

    The effect, all too often, was to frame these newly arrived people as others; people from “over there”, who had little to do with Europe itself and were strangers, antagonistic even, to its traditions and culture. This was true at times, of both well-meaning and hostile media coverage. A sympathetic portrayal of the displaced might focus on some of those images and stories that matched stereotypes of innocence and vulnerability: children, women, families; the vulnerable, the sick, the elderly.

    Negative coverage, meanwhile, might focus more on the men, the able-bodied, nameless and sometimes faceless people massed at fences or gates. Or people from particular countries would be focused on to suit a political agenda. The Sun, one of Britain’s most widely read newspapers, for example, led with a picture of Alan Kurdi on its front page in September 2015, telling its readers that the refugee crisis was a matter of life and death, and that the immediate action required was further British military intervention in Syria. A few weeks later it gave another refugee boat story the front page, but in contrast to the earlier one the language was about “illegals” who were seeking a “back door”. This time, the refugees were from Iraq, and they had landed on the territory of a British air force base in Cyprus, which legally made them the responsibility of the UK.

    The fragmented and contradictory media coverage of the crisis left room for questions to go unanswered and myths to circulate: who are these people and what do they want from us? Why don’t they stop in the first safe country they reach? Why don’t the men stay behind and fight? How can we make room for everyone? Are they bringing their problems to our shores? Do they threaten our culture and values? The problem is made worse by those media outlets that have an active desire to stoke hostility and misunderstanding.

    One of the first people I met in the course of my reporting was Azad, a young Kurdish man from northern Syria, in a hastily constructed refugee camp in Bulgaria at the end of 2013. At the time, the inability of Bulgarian and EU authorities to adequately prepare for the arrival of a few thousand people – the camp, at Harmanli in southern Bulgaria, marked the first time Médecins sans Frontières had ever set up emergency medical facilities within Europe – seemed like an unusual development. Everyone was new to this situation, and the camp’s inhabitants, largely Syrians who had fled the war there but decided that Syria’s neighbouring countries could not offer them the security they needed, were shocked at what they found. Several of them told me this couldn’t possibly be the real Europe, and that they would continue moving until they found it. Azad was friendly and wanted to know lots about where I came from, London, and to find out what he could about the other countries in Europe, and where people like him might find a place to settle.

    I went back to meet Azad several times over the next two years, as he and his family made their way across Bulgaria, and then central Europe, to Germany. During that time, the backlash against refugees grew stronger, a fact Azad was keenly aware of. In Sofia, in the spring of 2014, he pointed out places in the city centre where homeless Syrians had been attacked by street gangs. Later that year, in eastern Germany, we walked through a town where lampposts were festooned with posters for a far-right political party.

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    By the autumn of 2015, Azad and his family were settled in Germany’s Ruhr area, and he was much warier of me than he had been in our early meetings. He could see that hostility ran alongside the curiosity and welcome that had greeted the new arrivals to Europe; and he knew how giving too many details away to journalists could threaten what stability people in his situation had managed to find. Within a few months, a series of events – the Islamic State attack in Paris in November 2015, the robberies and sexual assaults in Cologne that New Year’s Eve – had provided the excuse for some media outlets to tie well-worn stereotypes about savage, dark foreigners and their alleged threat to white European purity to the refugees of today.

    The most brazen of these claims – such as the Polish magazine wSieci, which featured a white woman draped in the EU flag being groped at by the arms of dark-skinned men, under the headline The Islamic Rape of Europe – directly echoed the Nazi and fascist propaganda of Europe’s 20th century. But racist stereotyping was present in more liberal outlets too. The Süddeutsche Zeitung, in its coverage of the Cologne attacks, prominently featured an illustration of a woman’s legs silhouetted in white, with the space in between taken up by a black arm and hand. Racism is buried so deep in European history that at times like these it can remain unspoken yet still make its presence clear.

    Now, several years on from the peak of the refugee crisis, we are faced with a series of uncomfortable facts. The EU has tried to restore and strengthen the border system that existed before 2015 by extending migration control deep into Africa and Asia. The human rights of the people this affects, not least the many migrants trapped in horrendous conditions in Libya, are taking a back seat. Far right and nationalist movements have made electoral gains in many countries within the EU, and they have done this partly by promising to crack down on migration, to punish refugees for daring to ask for shelter from disasters that Europe was all too often the midwife to. Politicians of the centre are being pulled to the right by these developments, and a dangerous narrative threatens to push out all others: that European culture and identity are threatened by intrusions from outside. If we come to view culture in this way – as something fixed and tightly bounded by the ideologies of race and religion, or as a means for wealthy parts of the world to defend their privilege – then we are headed for further, greater disasters.

    The irony is that you can only believe in this vision if you ignore not only Europe’s history, but its present too. Movement, exchange, new connections, the making and remaking of tradition – these things are happening all around us, and already involve people who have been drawn here from other parts of the world by ties not just of conflict but of economics, history, language and technology. By the same token, displacement is not just a feature of the lives of people from elsewhere in the world; it’s been a major and recent part of Europe’s history too. And what has kept people alive, what has preserved traditions and allowed people to build identities and realise their potential, is solidarity: the desire to defend one another and work towards common goals.

    If there is a failure to recognise this, then the way people are represented by our media and cultural institutions has to be at fault, and setting this right is an urgent challenge. This isn’t only in terms of how people are represented and when, but who gets to participate in the decision-making; who gets to speak with authority, or with political intent, or with a collective voice rather than simply as an individual.

    All too often, the voices of refugees and other marginalised people are reduced to pure testimony, which is then interpreted and contextualised on their behalf. One thing that constantly surprised me about the reporting on refugees in Europe, for instance, was how little we heard from journalists who had connections to already settled diaspora communities. Immigration from Africa, Asia or the Middle East is hardly new to Europe, and this seems like a missed opportunity to strengthen bridges we have already built. Though it’s never too late.

    Any meaningful response to this has to address the question of who gets to tell stories, as well as what kinds of stories are told. The Refugee Journalism Project, a mentoring scheme for displaced journalists, based at London College of Communication – disclosure: I’m on the steering committee, and it is supported by the Guardian Foundation – focuses not only on providing people with a media platform, but helping them develop the skills and contacts necessary for getting jobs.

    All too often the second part is forgotten about. But although initiatives like these are encouraging, we also need to rethink the way our media organisations are run: who owns them, who makes the decisions, who does the work. This reminds me of what I heard Fatima, a women’s rights activist originally from Nigeria, tell an audience of NGO workers in Italy in 2016: “Don’t just come and ask me questions and sell my story or sell my voice; we need a change.”

    The more those of us who work in media can help develop the connections that already exist between us, the more I think we can break down the idea of irreconcilable conflict over migration. Because, really, there is no “over there” – just where we are.

    https://www.theguardian.com/news/2019/aug/01/media-framed-migrant-crisis-disaster-reporting
    #médias #journalisme #presse #crise #terminologie #mots #vocabulaire #asile #migrations #réfugiés #crise_migratoire