• Le contraire m’aurait interpellé. C’est #gael_giraud qui évoque lors d’un thinkerview le rapport entre PIB et catastrophe. Après tout juste à peine au début de la crise sanitaire beaucoup de personnes parlaient qu’on vivait alors la pire crise financière héritière de la mauvaise gestion de la précédente (crédits étudiants aux Etats Unis).
      #crise_financière

  • –-#Paradis_fiscaux #Fraude/évasion_fiscale

    "L’évasion fiscale coûte à la France entre 40 et 60 milliards d’euros par an" - Libération
    http://www.liberation.fr/futurs/2015/10/07/l-evasion-fiscale-coute-a-la-france-entre-40-et-60-milliards-d-euros-par-
    "Où va l’argent d’Uber ?"
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/ou-va-l-argent-d-uber-516391.html

    « En 2014, Uber a payé zéro euro d’impôts en France, et guère plus ailleurs. »

    "La France de la tolérance... à la fraude"
    http://www.marianne.net/france-tolerance-fraude-100237452.html

    -"les grands groupes développent, avec l’aide de professionnels du droit et de la comptabilité, des structures leur permettant de brouiller la frontière entre le légal et l’illégal, ou de diluer les responsabilités." ;
    –"Tout comme dans le domaine du droit du travail, les vérificateurs utilisent, pour les décrire, le terme d’« ingénierie » plutôt que celui de « fraude ». Ce champ lexical traduit à la fois l’existence de montages plus complexes et la capacité des spécialistes de la fiscalité à euphémiser leurs pratiques " ;
    –" La pluralité des intervenants - président-directeur général, directeur financier, directeur juridique, etc. - dilue également l’intentionnalité de la fraude." ;
    –"Les entreprises, et notamment les plus grandes, sont considérées, en raison des emplois qu’elles créent ou des produits de consommation qu’elles distribuent, comme ayant une action sociale positive ; il y a là un frein à l’engagement de poursuites" ;
    –" La dimension transnationale des très grandes entreprises les place dans une position singulière vis-à-vis du droit : leur implantation dans plusieurs pays leur permet de relativiser chaque règle nationale en faisant jouer la concurrence entre Etats. "

    –-"L’OCDE promet « la fin de la récréation » fiscale pour les McDo, Google et consorts" - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2015/10/05/l-ocde-promet-la-fin-de-la-recreation-fiscale-pour-les-mcdo-google-et-con

    "OCDE : Comment récupérer les 240 milliards de dollars d’impôts par an qui échappent aux Etats", Europe
    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021378823000-ocde-240-milliards-de-dollars-dimpots-par-an-echappent-aux-eta
    http://www.lesechos.fr/medias/2015/10/05/1162358_ocde-comment-recuperer-les-240-milliards-de-dollars-dimpots-par-an-

    -"pour chaque dollar reçu sous forme d’investissement ou d’aide extérieure les pays en développement perdent 2 dollars, à cause de la fraude ou de l’optimisation fiscale. Par le seul levier de l’optimisation fiscale, les pays du Sud perdent 100 milliards par an de revenus…"

    –"Et d’ajouter que ce chiffre se veut prudent. Dans les couloirs de l’organisation, certains, proches du dossier, évoquent volontiers le chiffre astronomique de 500 milliards de dollars."

    L’UE somme Fiat et Starbucks de rembourser des avantages fiscaux illégaux | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/lue-somme-fiat-et-starbucks-de-rembourser-des-avantages-fiscaux-illegaux
    http://www.euractiv.fr/sites/default/files/collagedeouf.jpg

    L’UE accuse la Belgique de favoriser les multinationales par un régime fiscal "illégal" | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/depeche/lue-cible-la-belgique-accusee-de-favoriser-les-multinationale
    #UE #Multinationales #Dumping_fiscal #Paradis_fiscaux #Fraude/Evasion_fiscale

    "Luxembourg et Allemagne demeurent des pays propices à la fraude fiscale"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/luxembourg-et-allemagne-demeurent-des-pays-propices-a-la-fraude-fiscale-51

    Hmm, comment mettre ça sur le dos de la Grèce, ou des réfugiés, des étrangers, des musulmans, des chômeurs, des assistés, des fonctionnaires..?

    -"Un rapport coordonné par le Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad) estime que la plupart des 15 pays analysés ne parviennent pas à limiter l’évasion et l’évitement fiscaux, et que les multinationales et riches particuliers y trouvent « de nombreuses occasions » de dissimuler de l’argent.

    « L’Allemagne et le Luxembourg sont toujours en haut de la liste et offrent une série de moyens de dissimuler le propriétaire [d’une entreprise] ou de blanchir de l’argent »" ;

    –"22 des 28 États membres utilisent ce qu’on appelle des décisions anticipées pour conclure des accords fiscaux avec les grandes entreprises internationales, selon le rapport paru le 3 novembre, qui s’intitule « Cinquante nuances d’évitement fiscal ». « Avec des taux d’imposition de moins de 1 % dans certains cas [...] les décisions anticipées sont devenues un outil essentiel de l’évitement fiscal des entreprises », souligne le rapport." ;

    –"À la fin de l’année 2013, il y avait 119 accords de prix préalable au Luxembourg, et 73 au Royaume-Uni, deuxième pays sur la liste. L’Allemagne avait quant à elle négocié 21 accords de ce type, soit deux de plus que la moyenne européenne." ;

    –"Le rapport félicite les initiatives du Danemark et de la Slovénie, qui ont rendu publics les registres de propriété des entreprises. La France et l’Italie ont rejeté cette idée" ;

    –"Berlin s’est opposée à l’élaboration d’un registre central listant les propriétaires bénéficiaires et un accès public à l’information"

    #UE #Fraude/évasion_Fiscale

    Lutte contre l’évasion fiscale : six ans de fausses promesses européennes et françaises, PAR RACHEL KNAEBEL
    http://www.bastamag.net/Les-Etats-du-G20-vont-ils-enfin-prendre-des-mesures-efficaces-contre-l-eva

    -"A la veille du prochain G20 en Turquie, un rapport révèle que les pratiques d’évasion fiscale des entreprises états-uniennes opérant en France font perdre 4,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat. Davantage que les coupes budgétaires imposées aux hôpitaux." ;

    –"L’étude des ONG se penche plus particulièrement sur les pertes d’argent public dues à l’évasion fiscale des multinationales états-uniennes. Conclusion : rien que pour l’année 2012 – la dernière année pour laquelle les chiffres sont disponibles... –, entre 500 et 700 milliards de dollars de bénéfices de ces firmes ont échappé aux fiscs des différents pays où elles sont actives." ;

    –"Ces multinationales ont ainsi déclaré 80 milliards de dollars de profits aux Bermudes, où les bénéfices des entreprises sont entièrement exonérés d’impôt. C’est plus que leurs profits cumulés au Japon, en Chine, en Allemagne et en France. On ne savait pas que les Bermudes étaient un marché aussi florissant !" ;

    –"« Les pays les plus pauvres comme le Honduras, l’Équateur ou les Philippines sont touchés beaucoup plus durement », rappelle le rapport. « (...) le budget de l’éducation ou de la santé du Honduras pourrait augmenter de 10 à 15 % en mettant un terme aux pratiques d’évasion fiscale des entreprises multinationales. » Le rapport (...) se concentre sur les entreprises états-uniennes car seuls les États-Unis obligent leurs entreprises à fournir ces informations. Si les multinationales d’autres pays étaient incluses, le montant des pertes fiscales serait faramineux !" ;

    –"L’essentiel des bénéfices transférés par les multinationales des États-Unis dans des territoires connus pour leurs avantages fiscaux se retrouve dans cinq pays, dont trois membres de l’Union européenne : aux côtés des exotiques Bermudes, trônent des pays bien moins lointains mais tout aussi fiscalement avantageux, comme la Suisse, les Pays-Bas, le Luxembourg, et l’Irlande." ;

    –"ces progrès sont contrebalancés par la création de nouvelles niches fiscales. L’Irlande a ainsi instauré de nouveaux avantages fiscaux cette année : des régimes préférentiels d’imposition pour les revenus des dépôts de brevets (les patent box). Le Luxembourg a abandonné son régime préférentiel réservé aux holdings, mais en a introduit un nouveau sur l’innovation. " ;

    –"Cette contrainte de publicité a d’ailleurs déjà été imposée aux banques française par la loi bancaire de 2013.

    C’est pourtant la version allégée de l’obligation de transparence que les députés français s’apprêtent à voter définitivement vendredi à l’Assemblée nationale. " ;

    –" pourquoi tant d’empressement du gouvernement français à vouloir adopter une mesure bien moins ambitieuse que celle défendue à Bruxelles ? », s’interroge aussi la députée européenne écologiste Eva Joly"

    « Bonne année la fraude fiscale ! » Par Chloé Dubois - Politis
    http://www.politis.fr/Les-voeux-des-finances-publiques-a,33555.html

    « Alors que la fraude fiscale coûte chaque année entre 60 et 80 milliards d’euros, Solidaires Finances Publiques, force syndicale de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), évalue dans un communiqué à 3.173 le nombre de suppressions d’emplois au sein des différents services de contrôle de la DGFIP en cinq ans. » ;
    –"Le syndicat rappelle les différentes mesures qui, depuis 2002, ont conduit à la suppression de plus de 32.000 postes au sein de la DGFIP"

    La grande évasion : Le vrai scandale des paradis fiscaux - Babelio
    http://www.babelio.com/livres/Harel-La-grande-evasion--Le-vrai-scandale-des-paradis-f/363929

    Evasion fiscale | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/047158-000/evasion-fiscale
    Le jeu des fraudeurs - Évasion fiscale, le hold-up du siècle
    http://www.arte.tv/sites/fr/evasion-fiscale

    Le Prix à payer - film 2014 - AlloCiné
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=232221.html


    #Fraude/évasion_fiscale #Documentaires

    Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial
    http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-

    -"Les milliers d’échanges internes entre les employés de Mossack Fonseca passés au crible par Le Monde et ses partenaires confirment que les artisans de l’offshore parviennent toujours à conserver un coup d’avance sur les tentatives de régulation mondiales.

    Ainsi quand, en 2011, les îles Vierges britanniques sont contraintes, sous la pression internationale, d’abandonner le système des actions au porteur anonymes, un mouvement de balancier s’opère au profit du Panama ou des Seychelles, où de telles pratiques sont encore autorisées.

    C’est par ces rebonds d’un paradis fiscal à l’autre, et en exploitant les failles de la régulation par des montages toujours plus complexes, que Mossack Fonseca et ses intermédiaires tiennent en respect les autorités de contrôle." ;
    –"Ce ne sont pas les lois contre le blanchiment qui manquent, mais le contrôle de leur application qui doit être renforcé, partout dans le monde.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-"

    http://zinc.mondediplo.net/messages/22677

    Tout comprendre à l’affaire des « Panama Papers » | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/finance/tout-comprendre-a-laffaire-des-panama-papers-201604051725-00003286.html

    #Panama #Leaks #Fraude/évasion_fiscale #Panama_papers

    #Fraude/évasion_fiscale_dons #Fraude/évasion_fiscale_fondations
    #Dette_publique #Finances_publiques #Public/privé
    Votre percepteur est coté en Bourse, par Christian de Brie (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BRIE/55466

    "Les « Panama papers » font suite à une série de scandales récents : UBS en 2008, LuxLeaks en 2014, SwissLeaks en 2015... Ils ont contribué à soulever un peu plus un coin du lourd tapis sous lequel se dissimulent évasion fiscale et criminalité financière."

    " Rien d’étonnant à ce que les centaines de milliers de tonnes de bananes consommées en Europe soient importées de… Jersey, mieux connue pour héberger fictivement des bénéfices en franchise d’impôts que pour sa production de fruits tropicaux. Ou à ce que la plupart des multinationales actives en France y paient moins de 10 % d’impôts sur les bénéfices, bénéfices que minorent déjà outrageusement des règles et pratiques comptables certifiées par les quatre principales sociétés d’audit internationales. Mais si la fraude, en France, représente 60 à 80 milliards d’euros— près de deux fois le montant de l’impôt sur les sociétés"

    "elles ont effectué sur vous un prélèvement pécuniaire, par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie directe, ce qui est la définition même de l’impôt. Il en est ainsi, entre autres, de toutes les dépenses de publicité — en France, près de 30 milliards d’euros, soit les trois quarts du produit de l’impôt sur les bénéfices —, intégrées dans le prix des biens et des services"

    "Mieux : vous payez deux fois. Car les coûts de la régate font partie des charges déductibles minorant d’autant le bénéfice imposable, réduisant l’impôt correspondant, donc les recettes de l’Etat, qui, pour les maintenir au même niveau, se rattrapera sur vous. Si les entreprises sont astucieuses — et elles le sont —, elles placeront l’événement sous le signe de quelque cause humanitaire à laquelle elles reverseront une partie des recettes, ce qui leur permettra de déduire du montant de leur impôt jusqu’à 60 % du don effectué."

    "En définitive, tout se passe comme si les pouvoirs publics, censés représenter en démocratie la volonté des citoyens, abandonnaient au secteur privé les moyens de financer les politiques culturelles, sportives, environnementales et autres, en lui transférant indirectement une partie des recettes fiscales et le pouvoir de lever l’impôt, au prétexte que l’Etat… n’a plus d’argent !"

    "Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus global de privatisation des moyens d’action des Etats au profit de ceux que Susan George appelle les « usurpateurs (3) »."

    "Tel un millefeuille, le code des impôts est truffé de dispositions pudiquement appelées « niches fiscales » "

    "Tous ces privilèges n’ont pas de quoi émouvoir la grande presse ; sans doute parce qu’elle en croque"

    Pour en finir avec l’impunité fiscale, par Eva Joly (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/JOLY/55770

    " Loin d’être fatale, celle-ci résulte de choix politiques. En particulier en France, où le verrou du ministère des finances sur les enquêtes, la baisse des effectifs et la culture de la conciliation favorisent la triche. "

    "Que peuvent-ils penser au Royaume-Uni, où la Royal Bank of Scotland a bénéficié de 45 milliards de livres (58 milliards d’euros) d’aides publiques pour son renflouement, alors que l’on vient d’apprendre que cet établissement aidait ses riches clients à se dérober à leurs obligations fiscales ?"

    "tolérer ainsi l’impunité fiscale, c’est faire le choix de la concentration des richesses plutôt que celui des services publics ou de la préservation de l’environnement… Car la question n’est pas que morale. Son coût pour les finances publiques atteint 60 à 80 milliards d’euros chaque année en France, soit l’équivalent du déficit budgétaire."

    " Ces entreprises implantées dans plusieurs pays ont la possibilité de jouer sur les différences de législation de l’un à l’autre. Certains membres de l’Union européenne ont fait de l’évasion, ou plutôt de l’« optimisation », une industrie. Les faveurs qu’ils accordent de manière discrétionnaire aux grandes compagnies finissent par mettre l’ensemble des nations en concurrence"

    "Cela conduit en définitive les ministères des finances à négocier pour ne pas voir les sièges sociaux s’envoler ailleurs"

    "Il faut parler de justice de classe lorsque les pouvoirs publics font le choix délibéré de la conciliation avec les fraudeurs. En 2009 par exemple, le ministère des finances obtenait grâce à M. Hervé Falciani des listes de détenteurs de comptes non déclarés en Suisse. La fraude était simple à établir. Pourtant, sur 2 846 individus et 86 sociétés concernés, à peine une centaine ont été poursuivis devant un juge, dont l’héritière de Nina Ricci. Le ministre des finances Éric Woerth a préféré mettre sur pied une cellule dite de « dégrisement » permettant aux contribuables fautifs de rapatrier leurs avoirs dissimulés en payant de simples pénalités, alors qu’une condamnation pénale aurait pu leur valoir de lourdes amendes, voire des peines d’emprisonnement."

    "Le choix de ne pas aller en justice, et plus généralement de ne pas s’attaquer aux grands fraudeurs, peut se mesurer à travers la baisse des effectifs."

    "Tolérance zéro" ?
    #UMP #Austérité

    « Le nombre d’enquêteurs spécialisés a aussi baissé. Cette tendance s’observe dans la plupart des pays européens. Selon la Fédération syndicale européenne des services publics, les politiques d’austérité ont conduit à la perte de 56 000 postes d’agent du fisc en Europe entre 2008 et 2012 (4). Des pays comme la Grèce ou le Royaume-Uni ont vu les effectifs de leurs administrations fiscales réduits de plus d’un cinquième durant cette période. En France, la direction générale des finances publiques a perdu 8,8 % de ses effectifs, c’est-à-dire plus de 11 000 agents, dont nombre d’enquêteurs fiscaux. Les présidences de MM. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont particulièrement affaibli la capacité de notre pays à combattre la fraude. »

    Coup double pour les ploutocrates ! (voire triple en fonction des catégories : sauvetages bancaires/privatisations bradées/TINA-laisser-faire)

    « Il faut voir dans cette justice de classe une victoire culturelle des possédants. En alimentant les discours anti-impôts et en dénonçant une pression fiscale présentée comme insoutenable, ils ont tenté de légitimer la fraude. Pourtant, diverses études internationales ont montré qu’il n’y a pas de corrélation entre le niveau moyen d’imposition et l’étendue de la triche ; le civisme fiscal tient davantage à une perception positive des institutions et des services publics »

    #Médias

    "L’anticipation des contraintes liées à l’action pénale et une certaine politique du chiffre ont fait de la conciliation la norme.

    Pourtant, l’impunité fiscale n’est pas une fatalité. J’en veux pour preuve le sursaut du peuple islandais au lendemain de l’effondrement bancaire de 2008. Les citoyens de ce petit pays ont refusé par référendum de payer la dette laissée par les dérives d’une banque, et une enquête d’ampleur a été lancée pour rechercher les coupables de cette fuite en avant dans la financiarisation de l’économie insulaire."

    "L’Islande est le seul pays s’étant vraiment attaqué à la responsabilité personnelle des « banksters », alors qu’elle n’avait pas l’expérience des affaires financières ou bancaires, et pas d’équipes expérimentées pour engager des poursuites. Aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les gouvernements ont consacré l’essentiel de leur capacité d’action à sauver les banques et surtout à empêcher la mise en cause des dirigeants. Si l’Islande a pu mener ces enquêtes, tous les pays auraient pu le faire."

    "L’exemple de ce pays montre que la lutte contre la criminalité financière peut s’avérer efficace, surtout quand on dispose, comme en France, de compétences exceptionnelles dans l’administration fiscale. Ne pas rechercher les responsables de cette crise monumentale, qui a coûté plus de 2 000 milliards d’euros aux pays européens, sans compter les années de récession et de chômage, résulte bien d’un choix politique."

    "Si l’absence d’harmonisation des règles en Europe et dans le monde favorise l’exode et la fraude, il est possible d’agir dès maintenant en France."

    "Tout cela implique un renforcement des moyens humains et financiers. Mais n’oublions pas que les enquêteurs, policiers, juges d’instruction ont en commun de rapporter plus au budget de la nation qu’ils ne lui coûtent. Seule manque la volonté politique de leur donner le pouvoir d’agir."

    #Islande #Finance #Fraude/évasion_fiscal #Crise_financière2007/2008

    Cash investigation - "Panama Papers" Paradis fiscaux : le casse du siècle / intégrale - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=L3ZIO-mBxfE

    « Sans domicile fisc » : le livre choc sur les paradis fiscaux (1/2) | Public Sénat
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/sans-domicile-fisc-livre-choc-paradis-fiscaux-12-1473463
    #Conflits_d'intérêts

    "Le rappel des scandales successifs, HSBC, UBS, Luxleaks, le cas Mc Donald’s et bien sûr les « Panama papers », donnent froid dans le dos. Le rôle des Etats est tout aussi troublant : les parlementaires pointent l’hypocrisie, voire le double jeu qui règne en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou même en France."

    "Le pantouflage des fonctionnaires vers le secteur privé et l’embauche de conseiller issus du monde bancaire et de la finance – Emmanuel Macron en est l’exemple – illustre cette proximité, voire cette connivence entre politiques et banquiers. Dès lors, comment changer le système de l’intérieur si le système est vérolé ?"

    "L’échange automatique de données fiscales entre Etats, qui se généralise petit à petit, y compris avec certains paradis fiscaux, est encourageant. Il sera appliqué en 2017. Trop mou, trop lent, selon les frères Bocquet : « Aujourd’hui, on tire avec un pistolet à eau (...)"

    "« Les évaluations des ONG sont édifiantes : cette situation génère chaque année un manque de recettes de 60 à 80 milliards d’euros pour le budget de la République française, dont le montant total des recettes est de 300 milliards pour 2016. Une perte à comparer avec la trentaine de milliards d’euros de recettes de l’impôt sur les sociétés, ou encore les 73 milliards du déficit budgétaire annoncé pour 2016. Le sujet devrait s’imposer comme la priorité des priorités. La chasse aux économies cible tous les domaines, des crédits de la recherche aux aides destinées aux handicapés, alors que des ressources existent mais échappent à la nation. Le calcul est simple ! Ne soyons pas naïfs, cela ne peut se régler d’un coup de baguette magique, mais le rapprochement est spectaculaire. Il désigne un but ; voilà le mobile de la lutte. Sans évasion fiscale, pas de déficit, plus de dette. Le logiciel budgétaire peut être reconfiguré, ainsi que toute la logique des politiques menées en France, en Europe, dans le monde. On change les cartes : tout devient possible »."

    "Le crime organisé aussi s’est branché sur le tuyau. C’est une simple nécessité : le crime est présent dans le jeu des commissions et des rétrocommissions. Le blanchisseur de même. Toutes ces masses d’argent se retrouvent dans les places offshore connues, Bahamas, Caïmans, Chypre mais aussi à la City, à Vienne ou au Delaware… "

    "« Il est plus facile de créer une société écran aux États-Unis que dans n’importe quel autre pays du monde, à l’exception du Kenya », ont conclu trois chercheurs américains après avoir testé toutes les formules à travers le monde, et celle de l’offshore en particulier. Parmi les clients du Delaware ont figuré des profils peu recommandables, comme l’ancien officier soviétique russe et trafiquant d’armes Viktor Bout, ou El Chapo, le baron de la drogue mexicain. Hillary Clinton et Donald Trump y ont pignon sur rue ! L’ancienne secrétaire d’État de Barack Obama s’y fait payer ses conférences dans le monde, et le milliardaire et magnat de l’immobilier y gère son patrimoine."

    "« Autre particularité de notre cher Hexagone, les conditions fiscales tout à fait particulières dont y jouit le Qatar. À l’initiative de Nicolas Sarkozy a été voté en 2008 un avenant à la convention fiscale liant les deux pays. Résultat : un bouquet de faveurs tout à fait exceptionnelles dont l’exonération totale des plus-values immobilières réalisées par l’émirat, la suppression de la retenue à la source sur les dividendes perçus par des sociétés qataries, l’exonération d’impôt sur la fortune pendant cinq ans. Le coup a porté : la France est désormais la deuxième destination des dollars venus de l’émirat après le Royaume-Uni. Parmi ces investissements, le rachat du Paris Saint-Germain (...)"

    "Ce type d’accord à géométrie variable se retrouve dans l’exonération attribuée à l’UEFA (Union des associations européennes de football), à la tête du dernier Championnat d’Europe de football. L’Union dont le siège est à Nyon, en Suisse, a engagé, via la société en charge de l’organisation basée à Paris, environ 600 millions d’euros de dépenses pour mettre sur pied cet Euro 2016 et elle en attendait 1,9 milliard de recettes. Résultat attendu, et sans tir au but, de 1,3 milliard de bénéfices. Rien ne reviendra au budget national puisque la société a été exonérée de l’impôt sur le revenu, de la taxe sur les salaires ! "
    #Paradis_fiscaux
    "« Exemple avec la présence en Belgique d’EDF, de Sanofi, de Total et de Danone, qui placent leur trésorerie dans des filiales faisant office de banques au service des autres entités. Les intérêts des prêts sont déduits des bases imposables des sociétés emprunteuses, tandis qu’en Belgique les intérêts perçus sont très faiblement taxés. Les groupes bénéficient de ce concept financier et fiscal purement belge dit « des intérêts notionnels ». (...) Au total, ces ruses feraient perdre au fisc national de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros selon les estimations du Syndicat national unifié des impôts »."

    "Dans la catégorie des fortunes les plus élevées, supérieures à 5 milliards de francs suisses, soit environ 4,6 milliards d’euros, figurent ainsi la famille Wertheimer (Chanel), les Castel (boissons et eaux minérales) et Patrick Drahi (Numéricable-SFR) »"

    « Sans domicile fisc » : le livre choc sur les paradis fiscaux (2/2) | Public Sénat
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/sans-domicile-fisc-livre-choc-paradis-fiscaux-22-1473849
    http://www.publicsenat.fr/sites/default/files/c6153be928af22b53d725abfcbaf9b8b.jpg

    "en France les meilleurs lobbyistes des grands banquiers, ce sont finalement le Trésor et Bercy. Cela paraît stupéfiant : l’administration publique est le grand défenseur de ces intérêts privés. Et pourquoi ? Simplement parce que la plupart des hauts fonctionnaires vont un jour passer de l’autre côté. [...] On pense vivre dans un système démocratique, or, en fait, il dérive à grands pas vers la #ploutocratie. Le pouvoir de l’argent et cette consanguinité dans l’autoreproduction des élites. Nous avons le droit de vote, mais dans les faits tout est verrouillé aux étages supérieurs »"

    "« Les Américains ont fait plier les banques et les autorités avec une arme absolue entrée en action en janvier 2014 : la loi FATCA est une disposition fédérale destinée à vérifier la conformité fiscale des actifs de tous les citoyens américains déposés sur des comptes aux quatre coins du monde. Elle oblige toutes les institutions financières opérant aux États-Unis mais disposant d’établissements à l’étranger à communiquer aux services fiscaux les données personnelles, le montant des avoirs au-delà de 50 000 dollars et le détail des transactions de leurs clients, citoyens des États-Unis ou étrangers résidant sur le sol américain. Le risque du retrait de l’autorisation d’opérer sur le sol des États-Unis en cas de refus de coopérer a fini par convaincre les réseaux récalcitrants. Effet collatéral : environ 9 000 contribuables américains auraient décidé de renoncer à leur nationalité pour tenter de garder au secret leurs avoirs ! Et parmi eux, la chanteuse Tina Turner, installée en Suisse, ou Eduardo Saverin, cofondateur de Facebook"

    "Le baron de la drogue Mexicain adepte des sociétés écrans"

    "Sanofi, Danone, Vivendi, Axa, LVMH, Schneider, France Telecom, Vinci et Saint-Gobain sont dans les paradis. La présence de filiales de ces fleurons de l’économie française s’explique sans doute par le développement d’activités à l’international, mais surtout par la recherche des meilleures places du hard discountfiscal. Engie (ex-GDF Suez), Sanofi, Danone, LVMH et Société générale auraient économisé en 2012 plus de 300 millions d’euros d’impôts chacun en moyenne"

    "le club britannique d’Arsenal est géré par un trust basé à Jersey. Et la FIFA et l’UEFA se retrouvent dans les dossiers troubles des « Panama Papers » comme des présidents de clubs professionnels français »"

    "le garde des Sceaux, qui souhaitait faire exercer des poursuites pénales, avait demandé à son collègue chargé du Budget de déposer une plainte dans le dossier portant sur la dissimulation de sommes importantes distribuées aux joueurs du club de football de Saint-Étienne. Ce ministre fit savoir qu’il ne serait pas “le fossoyeur du football français” ! »"

    "Comment justifier la nomination de François Villeroy de Galhau comme gouverneur de la Banque de France alors qu’il s’agit de l’ancien directeur général délégué de BNP Paribas, dont le bilan est de l’ordre de 2 000 milliards d’euros ? Évidemment, c’est une personnalité indépendante, un expert, fin connaisseur de la monnaie. Il m’a répondu lors de son audition au Sénat : « Je veux continuer de servir mon pays comme je le faisais à BNP Paribas. Les deux tiers de ma carrière, je les ai faits dans le service public. J’ai le service public au fond de moi. » Comment Pierre Moscovici, alors ministre du Budget, peut-il proposer de nommer à la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers Françoise Bonfante, qui vient de la banque UBS ? » demandent les deux frères, qui précisent que face à la polémique, Françoise Bonfante a finalement renoncé."

    "« De même, comment peut-on nommer au Haut Conseil des finances publiques Mathilde Lemoine, de la banque HSBC, Marguerite Bérard-Andrieu, de la banque BPCE, ou encore Valérie Plagnol, qui vient du Crédit suisse, banque privée ? Je ne mets pas en cause la qualité de ces personnes. Mais ces choix posent question ! La Banque centrale européenne est dirigée par Mario Draghi ; Mario Monti a été aux affaires en Italie et Loukás Papadímos, gouverneur de la Banque de Grèce. Or, tous ont travaillé chez Goldman Sachs » rappelle Eric et Alain Bocquet, qui finisse par le cas de « l’ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a accepté en juillet 2016 d’être recruté par la sulfureuse banque d’affaires Goldman Sachs »."

    " les fraudeurs ne sont pas forcément ceux qu’on nous désigne. Les fraudeurs au RSA, aux allocations existent, et ce n’est évidemment ni justifiable ni négligeable. Mais cela ne représente rien, tout juste le trait du crayon à côté des chiffres de l’évasion fiscale, de la fraude, qui se mesurent en milliers de milliards ! Le second objectif est de contester l’idée selon laquelle il n’y aurait plus de ressources pour les budgets publics. Le travail de la commission sénatoriale dont j’étais rapporteur a permis de montrer en 2013 que ces deux idées étaient tout à fait infondées. C’est une réalité de notre société : les fraudeurs, les vrais, sont des gens en costume trois-pièces avec jolie cravate et tous les signes de l’insolence du luxe ! L’argent dont on nous dit qu’il manque déborde de partout mais échappe à la puissance publique »."

    #Discours_orthodoxes

    Un calcul qui sera à coup sûr autant commenté sur les plateaux que celui concernant la dette grecque...
    L’évasion fiscale nous coûte à chacun 136.24 € par mois - Chronique Mediapart #3 - Osons Causer
    http://osonscauser.com/levasion-fiscale-coute-a-chacun-136-24-e-mois-chronique-mediapart-3

    Comment les géants de l’audit ont pris le pouvoir - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-les-geants-de-l-audit-ont

    "La multiplication des « réformes structurelles » libérales dans les pays du Sud, sous l’impulsion du FMI ou de la Banque mondiale, a ouvert un marché prometteur aux Big Four. Les pays africains, notamment, mandatent les géants de l’audit pour les conseiller lors de la privatisation de leurs secteurs publics."

    #Réformes_structurelles
    #Conflits_d'intérêts #Multinationales_audit #Lobbying #UE

    Evasion fiscale : Juncker, ce loup dans la bergerie | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/evasion-fiscale-juncker-ce-loup-dans-la-bergerie

    « Des millions d’Européens ont souffert des politiques d’austérité qui ont créé la division sociale. Ils ont désormais le parrain du dumping fiscal à la tête de la commission de l’Union européenne »

    « Des grandes multinationales comme Apple, Amazon, Pepsi ou encore Ikea ont bénéficié d’accords avantageux avec le fisc luxembourgeois. Très avantageux même : ces dernières ont pu profiter d’un taux d’imposition sur les bénéfices d’1%, bien en dessous du taux officiel de 29% »

    Paradise Papers : Au coeur d’un scandale mondiale - Cash investigation (intégrale) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=GHuMcxLtghY

    "Dubaï Papers" : révélations sur un réseau international de fraude fiscale et de blanchiment. Par Caroline Michel-Aguirre Publié le 05 septembre 2018
    https://www.nouvelobs.com/justice/dubai-papers/20180905.OBS1818/dubai-papers-revelations-sur-un-reseau-international-de-fraude-fiscale-et

    Les conditions de l’amende de 300 millions d’euros payée par HSBC rendues publiques - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/27/les-conditions-de-l-amende-de-300-millions-d-euros-payee-par-hsbc-rendues

    « Une exigence inscrite dans la loi Sapin II qui autorise les transactions financières entre les entreprises et la justice, afin de raccourcir les délais de procédure et les voies de recours. »


    INFO FRANCEINFO. Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de bénéfices mais ont payé moins d’impôts entre 2010 et 2017
    https://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/info-franceinfo-les-entreprises-du-cac40-ont-fait-plus-de-benefices-mai
    #Multinationales #Finance #Fraude/évasion_fiscale #Paradis_fiscaux #Environnement

    "Dans ce rapport, Attac a passé au peigne fin les rapports annuels de ces 40 entreprises françaises depuis 2010, selon trois critères : social, climatique et fiscal et le bilan est sans appel. Selon l’association, les impôts versés par les entreprises ont baissé de 6,4% en valeur absolue entre 2010 et 2017, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de près de 10%. Quant aux dividendes versés aux actionnaires, ils sont en hausse de 44% en valeur absolue également sur la même période. En revanche, leurs effectifs en France ont baissé de 20%.

    En 2017, les entreprises du CAC 40 ont déclaré un peu plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des territoires identifiés comme des « paradis fiscaux et judiciaires », soit près de 2 500. La présence de l’État français dans le capital des entreprises « n’a malheureusement pas d’effet sur leur comportement. »

    Amazon : 44 milliards de chiffre d’affaires en Europe... sans payer d’impôts
    https://fr.euronews.com/2021/05/06/amazon-44-milliards-de-chiffre-d-affaires-en-europe-sans-payer-d-impots
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/44-milliards-deuros-de-ventes-0-impot-sur-les-societes-amazon-roi-de-loptimi

  • #Finance
    "Le défaut grec éclipse le krach boursier chinois" http://geopolis.francetvinfo.fr/le-defaut-grec-eclipse-le-krach-boursier-chinois-68685

    Ce que cachent les soubresauts financiers de la #Chine, par Michel Aglietta (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/AGLIETTA/53963
    #Asie_Chine #Asie

    "Chine : le gouvernement ne parvient pas à endiguer la chute des Bourses" http://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-gouvernement-ne-parvient-pas-a-endiguer-la-chute-des-bourses-4904

    "Bientôt des yuans dans toutes les poches ?"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DING/53198

    Chine : une chaîne de Ponzi à 7,6 milliards de dollars mise au jour
    http://www.latribune.fr/economie/international/chine-une-chaine-de-ponzi-a-7-6-milliards-de-dollars-mise-au-jour-547524.h

    Chute du promoteur immobilier chinois Evergrande et risques pour l’économie mondialeLE 06 OCTOBRE 2021
    https://www.lafinancepourtous.com/2021/10/06/chute-du-promoteur-immobilier-chinois-evergrande-et-risques-pour-

    "A la veille d’une nouvelle crise financière..."
    http://www.capital.fr/enquetes/economie/a-la-veille-d-une-nouvelle-crise-financiere-1051218#4kbemZKWvbd3sJR7.99

    « Vous avez aimé la crise financière de 2008, vous allez adorer la prochaine » http://www.lenouveleconomiste.fr/vous-avez-aime-la-crise-financiere-de-2008-vous-allez-adorer-la-p

    "La nouvelle crise arrive"
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2015/07/23/la-nouvelle-crise-arrive/#more-447

    "Le retour des crises bancaires ? Andorre est au bord de la catastrophe" http://www.express.be/business/fr/economy/le-retour-des-crises-bancaires-andorre-est-au-bord-de-la-catastrophe/212435.htm

    "Le Crédit Agricole veut se lancer dans la titrisation de crédits immobiliers" http://www.lesechos.fr/journal20150326/lec2_finance_et_marches/0204215307968-le-credit-agricole-veut-se-lancer-dans-la-titrisation-de-cred

    "L’automne de tous les dangers !"
    http://www.latribune.fr/opinions/editos/l-automne-de-tous-les-dangers-503565.html

    Ca vaut ce que ça vaut :
    La crise économique mondiale s’aggrave. Attention, 11 indicateurs critiques viennent d’être déclenchés ! | BusinessBourse
    http://www.businessbourse.com/2015/12/07/la-crise-economique-mondiale-saggrave-attention-11-indicateurs-criti ! ( By Michael Snyder http://theeconomiccollapseblog.com/archives/alarm-bells-go-off-as-11-critical-indicators-scream-the-glo )

    « L’activité économique ralentit partout dans le monde. Un grand nombre de signes indiquent que nous nous trouvons exactement là où nous étions juste avant le grand krach de 2008. » ;
    –"Les défauts sur les créances de sociétés ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la dernière récession. Ceci est un énorme problème parce que l’endettement des entreprises aux États-Unis a presque doublé depuis seulement la dernière crise financière." ;
    –"En 2008, les prix des matières premières s’étaient effondrés juste avant que les marchés financiers suivent. A la fin du mois dernier, l’indice Bloomberg des matières premières avait atteint un plus bas de 16 ans." ;
    –"Si on regarde ce qui s’est passé en 2008, vous verrez que les obligations pourries(junk bonds) s’étaient effondrées. C’est important car à l’époque, les obligations pourries(à haut rendement) avaient commencé à chuter avant les marchés financiers, et actuellement, ils ont chuté à leur niveau le plus bas depuis la dernière crise financière." ;
    –" Selon John Williams, de shadowstats.com, les vrais chiffres montreraient que l’économie américaine a toujours été en récession depuis 2005."

    A l’aube d’un cataclysme monétaire et financier, par Michel Santi -
    http://www.michelsanti.fr/?p=6472

    Une chute catastrophique déclenche pour la première fois la fermeture des Bourses chinoises — RT en français
    https://francais.rt.com/economie/13154-bourses-chinoises-ferment-apres-chute
    #Chine #Crise #Finance #Crise_financière #FED #Monnaie

    Tous aux abris face à la crise qui vient ? Pourquoi le "plus jamais ça" de l’après-désastre financier de 2008 s’est transformé en mini-réformes préventives | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/tous-aux-abris-face-crise-qui-vient-pourquoi-plus-jamais-apres-desastre-fi

    -"Si les discours qui ont suivi la crise financière mondiale de 2007-2008 étaient remplis d’alarmisme et de volonté de réformer de fond en comble le système bancaire, la réalité politique et économique a grandement édulcoré tout embryon de révolution de ce point de vue-là. A tel point qu’une nouvelle crise de grande ampleur pourrait bien voir le jour prochainement." ;
    –"En tout cas, tous les éléments d’un nouveau maelstrom financier sont réunis : des acteurs privés (aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, en Chine) surendettés, des cours financiers complètement découplés de l’économie réelle et qui, tôt ou tard, subiront une correction. Si cette dernière est brutale, les Etats occidentaux auront beaucoup moins de marges de manoeuvre budgétaires pour sauver le secteur bancaire qu’en 2008. Et les deux grands émergents que sont la Chine et le Brésil, qui sont déjà dans une situation délicate, seront vraisemblablement emportés dans la tourmente. De sorte que l’on peut se demander d’où viendra le moteur productif susceptible d’enrayer la chute de l’économie mondiale tout entière dans la récession." ;
    –"J’ai rendu, en juin dernier, un rapport au Parlement européen sur le coût présumé du prochain krach bancaire en zone euro." ;
    –"le rapport européen Liikanen de 2012 a fait des recommandations extrêmement raisonnables en matière de séparation bancaire. Séparer les départements liés aux banques de crédit et de dépôt (la banque au coin de votre rue) et les banques d’investissement est une mesure que chaque pays peut prendre à l’échelon national, sans en référer à Bruxelles, et qui résoudrait, disons, la moitié des problèmes que nous pose la finance aujourd’hui. Cela supprimerait en effet la garantie publique implicite dont jouissent les banques « mixtes », qui cumulent ces deux types de métiers (deux métiers qui n’avaient jamais été réunis dans un même établissement avant le début des années 1990). En effet, l’Etat étant légalement contraint de se porter garant des comptes de dépôts des citoyens, est obligé de voler au secours d’une banque mixte qui menace de faire faillite. Cette garantie implicite permet aux banques concernées d’emprunter à des prix bradés sur les marchés (une rente qui n’a tout juste rien à voir avec l’efficacité présumée d’un secteur concurrentiel), et les incite à prendre des risques insensés, sachant fort bien qu’elles ont une assurance tout risque qui s’appelle le contribuable. (C’est d’ailleurs le même mécanisme qui est sous-jacent à la crise grecque : les banques françaises et allemandes ont prêté entre 2001 et 2010 des sommes absurdes à ce tout petit pays, sachant pertinemment qu’il serait incapable de rembourser, mais comptant bien sur le contribuable européen pour payer à la place des Grecs, ce qui a fini par arriver. Ces sont les Etats, la France notamment, qui ont prêté à la #Grèce pour lui permettre de rembourser sa dette aux banques. De sorte qu’à présent, c’est à nous que les Grecs doivent de l’argent.)" ;
    –"Le bilan de BNP-Paribas avoisine le PIB de la France... et c’est sans compter les positions hors-bilan de cette même banque sur les marchés d’actifs dérivés, qui représentent environ vingt fois le PIB français." ;
    –"nous ne sommes pas à l’abri d’une réédition d’un krach financier analogue à celui de 2008. L’oeil du cyclone peut se trouver en Chine mais il peut aussi provenir de la dette des étudiants nord-américains, par exemple : elle s’élève à 1500 milliards de dollars, et il est clair que ces étudiants ne pourront pas la rembourser si le marché du travail américain ne leur offre pas des postes suffisamment nombreux et bien rémunérés - ce qui suppose une forte croissance. La tempête peut aussi être provoquée par la faiblesse du prix du pétrole. Un baril à 30$ met en grande difficulté la Russie aujourd’hui mais s’il persiste à ce niveau ou, pire, diminue encore, cela ferait plonger la plupart des pays exportateurs du Sud et pourrait déstabiliser fortement le fragile équilibre macro-économique qui permet aujourd’hui aux pays émergents de tirer l’économie mondiale hors de la déflation."

    ’Un tsunami de défaillances sur dettes va s’abattre sur le monde’. Audrey Duperron - Express [FR]
    http://fr.express.live/2016/01/21/37303

    "White critique les politiques de "QE" menées par les grandes banques centrales au lendemain de la crise financière, dont il dit qu’elles ont encouragé l’endettement et créé des bulles de crédit dans le monde entier, ce qui signifie que le problème des dettes excessives a gagné les pays émergents. “Les pays émergents faisaient partie de la solution après la crise Lehman. Maintenant, ils font aussi partie du problème”, a-t-il dit.

    Les prédictions de White sont d’autant plus menaçantes qu’il fait partie d’une minorité d’experts qui ont averti l’Occident de l’imminence d’une très grave crise financière entre 2005 et 2008."

    Finance. Les Bourses prises dans une spirale baissière | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/une/finance-les-bourses-prises-dans-une-spirale-baissiere

    http://zinc.mondediplo.net/messages/8349#message8732

    Sommes-nous en train d’assister à un krach boursier des banques ? - Express [FR]. Audrey Duperron
    http://fr.express.live/2016/02/08/38178

    -"Jeudi, les actions de la banque Credit Suisse se sont écroulées à leur niveau le plus faible en 24 ans dans un contexte de volatilité des marchés, de faiblesse de la croissance mondiale, et d’intérêts de base négatifs, rapporte le Financial Times. Credit n’est pas la seule dans la tourmente : la Deutsche Bank et l’UBS ont toutes deux publié des résultats décevants pour le 4e trimestre 2015." ;
    –"les 90 plus grands établissements financiers américains ont perdu près de 330 milliards de dollars de valeur boursière cumulée depuis le début de cette année. Les banques Morgan Stanley, Citigroup et Bank of America ont toutes trois vu s’évaporer un cinquième de leur capitalisation."

    Deutsche Bank : demain la faillite de l’Etat allemand ? | AlterEco+ Alterecoplus #Allemagne
    http://www.alterecoplus.fr/deutsche-bank-demain-la-faillite-de-letat-allemand/00012196

    Deutsche Bank : un dilemme cruel pour Angela Merkel
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/deutsche-bank-un-dilemme-cruel-pour-angela-merkel-602687.html

    De quoi la Deutsche Bank est-elle le nom ?
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/de-quoi-la-deutsche-bank-est-elle-le-nom-550364.html

    "Pour remplir leurs engagements, les banques allemandes investissent à tout va dans ce qui rapporte le plus. Et qui, donc, est le plus risqué. Les subprimes aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l’immobilier irlandais et espagnol ou la dette publique grecque. Les milliards des excédents allemands viennent alimenter des bulles qui explosent les unes après les autres entre 2007 et 2010. Parfois, on n’hésite pas à franchir certaines limites. Deutsche Bank, là encore, est en première ligne, comme les nombreux scandales, du Libor au financement illicite des pays sous embargo étasunien dans lesquels elle a été condamnée, l’a montré."

    "Lorsque la crise financière survient, le secteur financier allemand est clairement un des plus exposés. Et ce n’est pas un hasard. L’Etat fédéral doit oublier ses principes (qu’au besoin il a pourtant utilisé lorsque cela l’arrangeait dans les autres pays de la zone euro) : il vient au secours des banques. Commerzbank et Dresdner Bank fusionnent en janvier 2009 grâce au renflouement de Berlin qui prend 25 % du capital de la nouvelle entité. En juin 2009, la banque Hypo Real Estate, de taille équivalente à Lehman Brothers, est nationalisée"

    "Ce sauvetage a permis de réduire la facture de la crise pour la Deutsche Bank, qui n’a pas fait appel directement à l’Etat. D’autant que, fortement exposée aux dettes périphériques, elle a bénéficié de l’appui du gouvernement allemand et de la BCE qui ont tout fait pour éviter une restructuration de la dette irlandaise, et ont repoussé suffisamment celle de la dette grecque pour que la Deutsche Bank puisse vendre ses titres (en grande partie, du reste, à la BCE, dans le cadre du programme appelé SMP en 2010-2011)"

    "il ne fait aucun doute aux acteurs du marché que Berlin ne la laissera pas aller à la faillite. Il y aura alors sauvetage de la Deutsche Bank. Mais comment renflouer un tel colosse ? L’union bancaire interdit les renflouements directs par l’Etat, mais l’Allemagne acceptera-t-elle de faire payer les créanciers et les déposants de Deutsche Bank ? Entre sauver l’union bancaire et sauver son modèle économique, le choix devrait être rapide. On cherche cependant d’autres solutions. La dernière rumeur de marché veut que la BCE rachète des titres bancaires... Le gouvernement allemand, si opposé aux rachats de titres par la banque centrale, y trouverait soudain un certain charme. La « culture de la stabilité » serait alors bien oubliée..."

    "Deutsche Bank n’est qu’un symptôme : celui d’un modèle économique néfaste et dangereux, mais pourtant érigé en référence dans la zone euro. Et celui d’un système financier européen qui n’a pas été aussi maîtrisé qu’on le croyait et qui continue à s’appuyer sur la garantie implicite des Etats. Si l’on en finit avec Deutsche Bank, une autre banque prendra le relais. La menace sur la stabilité n’est pas toujours où Wolfgang Schäuble et Jens Weidmann voudraient qu’elle soit. Tant que les excédents allemands ne se réduiront pas, c’est la stabilité économique de l’Europe qui sera en danger."

    Deutsche Bank, le prochain Lehman Brother ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/deutsche-bank-le-prochain-lehman-brother


    #Crise_financière #Crise_bancaire

    "Quand le Brexit a gagné, certains se sont demandés si on allait vers un moment Lehman, finalement non. Cette fois, ce sont les difficultés de la Deutsche Bank qui ravivent cette inquiétude, et il y a beaucoup plus de souci à se faire que pour le Brexit, car la banque allemande coche toutes les cases pour remplacer dignement Lehman Brother."

    " Depuis des mois, Berlin fait la leçon aux « mauvais élèves » de la zone euro sur ses banques et exige l’application du nouveau processus de résolution de l’union bancaire européenne qui rejette l’aide publique après la participation des déposants, créanciers et actionnaires. L’Italie a donc dû trouver une solution bancale et provisoire pour « sauver » Monte dei Paschi di Siena cet été devant le refus obstiné de Berlin de lui accorder une dérogation. Cet attachement au nouveau système a une fonction pour la stratégie allemande en Europe : elle permet de repousser la mise en place du « troisième pilier » de l’union bancaire, autrement dit la garantie paneuropéenne des dépôts de moins de 100.000 euros."

    "Quelques jours avant la faillite de Lehman Brothers, la Deutsche Post, propriété de l’Etat fédéral, acceptait de vendre la Postbank, la banque postale, troisième réseau de banque de détail du pays, à Deutsche Bank. Un accès direct à l’épargne des ménages allemands qui a sauvé la banque en 2008-2009. En 2010, le « sauvetage de la Grèce » était en réalité un sauvetage de Deutsche Bank, dont le bilan regorgeait de titres helléniques et qui a pu les céder à bon compte avec l’aide du programme SMP de la BCE pour échapper quasiment à la faillite de 2012 de l’Etat grec."

    BILD : "La Deutsche Bank n’est pas parvenue à trouver un accord avec les Américains" - Express [FR]
    https://fr.express.live/2016/10/10/deutsche-bank-echec-negociations-justice-americaine

    « la Deutsche Bank a été pendant longtemps engagée en permanence dans toutes sortes de scandales mafieux : elle est partie prenante dans plus de 6.000 procès à travers le monde. La plupart portent sur des suspicions de fraude sur des taux d’intérêt ou la manipulation des taux de change.

    Un stress-test récent de la BCE montre que la Deutsche Bank – comme ABN Amro et Société Générale – ont exactement 3 euros de capital pour 100 euros engagés. La plupart des experts préconisent un taux de 10 pour 100. »

    Coucou, c’est moi, la crise financière, je suis de retour… : Reflets
    https://reflets.info/coucou-cest-moi-la-crise-financiere-je-suis-de-retour

    Dix ans après la crise, où en est-on ? | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/dix-ans-apres-la-crise-ou-en-est

    "Aujourd’hui, plusieurs signaux inquiètent les économistes, et leur font craindre une nouvelle crise. Aux Etats-Unis, la crise immobilière des « subprimes » a laissé place à la dette étudiante, une bulle qui ne cesse de grossir. Au niveau mondial, certaines pratiques très risquées et peu réglementées ont continué de se développer. Explications."

    CADTM - La montagne de dettes privées des entreprises sera au coeur de la prochaine crise financière. par Eric Toussaint
    http://www.cadtm.org/La-montagne-de-dettes-privees-des

    « Dans le monde réel, les entreprises capitalistes empruntent du capital sur les marchés financiers ou auprès des banques centrales pour racheter leurs actions en Bourse afin d’augmenter la richesse de leurs actionnaires et donner l’impression que la santé de l’entreprise est excellente »

    « Les entreprises empruntent pour acheter des créances. Elles achètent des produits structurés composés de crédits octroyés à d’autres entreprises ou à des particuliers. Elles achètent surtout des obligations émises par d’autres entreprises privées ainsi que des titres publics. »

    « Le marché des dettes à risque s’amplifie »

    « pour financer ces achats de dettes, Apple comme les autres entreprises ont emprunté »

    « lorsque les taux d’intérêts montent, la valeur des titres de dette des entreprises baisse »

    Et si les banques craquaient à nouveau ? - L’Express L’Expansion
    https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/et-si-les-banques-craquaient-a-nouveau_2070517.html

    « Le projet d’union bancaire, et notamment la mise en place d’un système de garantie des dépôts des particuliers en cas de faillite qui serait financé par les banques, et non par les contribuables, est toujours dans les limbes. L’Allemagne s’y oppose »

    Les clients institutionnels retirent 1 milliard de dollars par jour de la #Deutsche_Bank - Express Dominique Dewitte 17 juillet 2019
    https://fr.express.live/deutsche-bank-bank-run

    –-
    CADTM - Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://cadtm.org/Enterrees-les-lecons-de-la-crise

    « Imaginez que vous vous soyez endormi, longtemps endormi, juste après la crise de 2008 … et que l’on vous réveille le 30 septembre 2015, jour où la Commission Européenne présente son nouveau Plan d’Action pour une Union des marchés de capitaux. Vous n’en croiriez pas vos yeux, mais il s’agit bien de raviver des techniques financières telles que la titrisation, qui ont pourtant joué un rôle majeur dans la crise. Et la relance de la titrisation n’est que l’une des propositions du Plan d’Action qui nous posent des problèmes »

    "Attention danger ! Le projet d’Union des marchés de capitaux de la Commission européenne doit être stoppé !" http://www.marianne.net/les-eco-att/attention-danger-projet-union-marches-capitaux-commission-europeenne-doit-

    "Menace sur la régulation financière"
    http://www.alternatives-economiques.fr/menace-sur-la-regulation-financiere_fr_art_1389_73337.html

    "Avis de dérégulation financière en Europe" - Les Dessous de Bruxelles
    par Frédéric Lemaire
    http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article228

    -"Huit ans après la crise financière, le temps n’a jamais été aussi favorable à la finance et aux banques dans l’Union européenne. Les timides initiatives de régulation financière avancées après la crise sont déjà remises en cause. Et de nouvelles initiatives de dérégulation financière s’apprêtent à voir le jour, dans le cadre du projet d’Union des marchés de capitaux(...). Au risque de préparer les catastrophes financières de demain."

    –"Les lobbies financiers ne se contentent plus de bloquer, avec l’aide de gouvernements complaisants, les timides réformes menées sous l’égide de l’ancien commissaire Michel Barnier : il s’agit désormais de reprendre la marche en avant de la dérégulation financière. Pour cela, ils peuvent compter sur la nouvelle Commission : son président Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg et paradis fiscal notoire ; et son commissaire aux services financiers Jonathan Hill, fondateur d’une entreprise de lobbying financier, Quiller Consultants. "

    –"Avec une proposition phare : la titrisation des prêts bancaires. " ; « c’est cette technique qui a largement contribué à la crise financière de 2008, en incitant les banques à adopter des comportements risqués dans l’octroi des crédits. Elle a participé au développement d’un système financier parallèle non régulé (shadow banking system), qui favorise la création de bulles financières de crédit. »

    Finance, Bruxelles rallume la mèche, par Frédéric Lemaire & Dominique Plihon (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/LEMAIRE/54461
    Les entreprises dans l’engrenage de la finance, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/engrenagefinance

    -"M. Hill lui-même admet exagérer le bénéfice de son projet pour les petites entreprises afin d’amadouer les gogos — comprendre : les citoyens européens. « Si les PME sont mises en avant dans le débat européen, révèle-t-il devant un auditoire trié sur le volet, c’est parce qu’elles sont perçues comme un élément important de l’économie et qu’il est plus facile de convaincre le public avec des propositions qui les renforcent (6). » " ;
    –"Pour financer ces activités parfois hautement spéculatives, les banques ont besoin d’argent frais. Elles pourront désormais se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE), qui a décidé d’accepter les crédits titrisés comme garantie en échange de liquidités. Ce soutien de la BCE à la titrisation prétend stimuler le crédit vers l’« économie réelle »" ;
    –"Protégée des regards du public par la technicité du sujet, la Commission européenne réunit tranquillement les ingrédients d’une nouvelle crise majeure. D’autant que le développement de l’union des marchés de capitaux s’inscrit dans un contexte de démantèlement des maigres avancées obtenues depuis 2008." ;
    –"l’UMC cumule les handicaps. Son fondement même repose sur un diagnostic erroné, puisque la Commission écarte d’emblée l’une des principales causes de la stagnation économique dans l’espace européen : les politiques d’austérité budgétaire et salariale. Comme le démontrent de nombreuses enquêtes, dont celle de la BCE auprès des PME (10), les entreprises n’investissent pas faute de débouchés, par suite d’une demande déprimée par les politiques restrictives."

    http://zinc.mondediplo.net/messages/3830
    http://zinc.mondediplo.net/messages/8489 http://zinc.mondediplo.net/messages/3429
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9461#message14437
    #UE #Finance #Union_des_marchés_de_capitaux
    =====>http://zinc.mondediplo.net/messages/10359 ; http://zinc.mondediplo.net/messages/7830

    #Crise_financière2007/2008 #Crise_des_subprimes
    Crise financière mondiale débutant en 2007 — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_mondiale_d%C3%A9butant_en_2007#Sauvetage_du_sect
    Crise des subprimes — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes#Des_plans_de_sauvetage_dans_de_nombreux_pays
    Introduction - Crise financière 2007-2008 : les raisons du désordre mondial - Dossiers - La Documentation française
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/crise-financiere-2007-2008/introduction.shtml
    Chronologie - Crise financière 2007-2008 : les raisons du désordre mondial - Dossiers - La Documentation française
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000041-crise-financiere-2007-2008-les-raisons-du-desordre-mondial/chronologie

    « Nous ne sommes pas un protectorat américain », par Andrés Manuel López Obrador (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/LOPEZ_OBRADOR/57385
    #Etats-Unis_Trump #Mexique

    « Après la crise de 2008, par exemple, Washington a orchestré le sauvetage des organismes financiers en faillite en leur versant plus de 16 000 milliards de dollars entre 2008 et 2013, au détriment de la population. Quelques années plus tard, le gouvernement américain a cherché à réduire le fardeau de la dette en amputant les services publics de 85 milliards de dollars (El País, 26 février 2013). On estime que la dette américaine atteint désormais 17 000 milliards de dollars, cependant que, entre 2005 et 2012, 14 287 687 personnes ont été expulsées de leur logement. »

    Les remèdes toxiques à la crise financière, par Cédric Durand (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/DURAND/57130
    #Economie

    "le 2 avril 2007, la New Century Financial Corporation sombrait"

    " Au cours de l’hiver 2008-2009, les pays riches ont mobilisé l’équivalent de 50,3 % de leur produit intérieur brut (PIB) — leur production de richesse annuelle — pour tenter de ranimer un système financier au bord de l’apoplexie (1). Recapitalisations ou prêts exceptionnels aux banques en difficulté, émission de liquidités supplémentaires pour relancer le crédit, rachats d’actifs toxiques qui grevaient les bilans des établissements financiers"

    "Incapables de générer une dynamique suffisamment autonome, les économies en développement n’enregistrent pas de meilleurs résultats. En 2016, la Chine connaît son plus faible taux de croissance depuis 1990, tandis que le PIB se contracte en Russie et au Brésil, confirmant le positionnement périphérique de ces deux pays dans le capitalisme mondial."

    "Depuis 2010, les pays du G7 ont amputé leurs dépenses publiques, réduisant leurs déficits d’une moyenne de 6,6 % en 2009 à 2,7 % en 2015"

    "Comme l’a montré le chercheur Mark Blyth (5), les arguments invoqués par M. Rehn ne résistent cependant pas à l’examen"

    "Le drame grec aurait pu achever de convaincre les hésitants : depuis 2010, le pays a tranché dans ses dépenses sans que sa situation économique s’améliore. Mais rien n’y fait : l’austérité demeure la principale boussole des dirigeants politiques.

    Conséquence de ce choix, les États se privent des moyens d’intervenir sur le front macroéconomique, laissant les banques centrales agir seules"

    "En décembre 2016, le taux d’intérêt exigé par les investisseurs pour acquérir de la dette française à cinq ans était négatif (autour de — 0,28 %) ; à dix ans, il s’établissait autour de 0,65 %. Dans le même temps, l’augmentation des prix à la consommation (l’inflation) s’élevait en France à 0,7 % par an (8)."

    "L’action des banques centrales — et notamment celle, tardive, de la Banque centrale européenne (BCE) — a tari la source de la spéculation sur les dettes souveraines, à l’origine de la mutation de la crise des subprime en crise de l’euro"

    " Qu’ont fait les entreprises de ces sommes ? Une note publiée en octobre 2016 par le groupe Edmond de Rothschild répond à la question (non sans une certaine candeur) : « Les entreprises ont fait deux choix : tout d’abord, augmenter les dividendes, et ensuite, effectuer des rachats d’actions"

    " l’abondance de crédit profite aux actionnaires, sans se traduire par le moindre frémissement de l’investissement."

    "si la hausse des taux engagée aux États-Unis s’accélérait, elle provoquerait une tout aussi rapide augmentation des défauts sur les crédits, susceptible de contaminer le système financier, puis l’économie dans son ensemble. La faiblesse de la rémunération des créances d’État a également conduit certains investisseurs à acquérir des actifs de plus en plus risqués. De fil en aiguille, de nouvelles bulles se sont formées, qui éclateraient en cas de hausse soudaine des taux. Comme le résume l’American Enterprise Institute, l’un des principaux think tanks patronaux outre-Atlantique, la situation est alarmante"

    "Comme le notait dès les années 1940 l’économiste Michał Kalecki, « la fonction sociale de la doctrine d’“assainissement des finances publiques” est de faire dépendre le niveau d’emploi de la “confiance” (13)  ». Cette doctrine donne la main aux milieux d’affaires, toute politique venant contrarier leurs desseins se voyant sanctionnée par une baisse de l’investissement et de l’emploi."

    "un gouvernement peut intervenir pour obtenir le plein- emploi, à la seule condition qu’il assure la couverture des importations par des exportations. Les « experts » liés à la finance et à l’industrie écartent cette option"

    "La crise de 2007 a accéléré le phénomène de concentration des acteurs économiques"

    "Des investisseurs institutionnels géants comme BlackRock, State Street et Capital Group contrôlent 10 à 20 % de la plupart des grandes entreprises américaines, y compris lorsqu’elles se trouvent en concurrence les unes avec les autres. Ces actionnaires imposent des stratégies uniformes visant à maximiser les retours à court terme tout en limitant les investissements."

    " Paul Sweezy, suggère que la monopolisation nourrit la financiarisation et la stagnation"

    "Le camp de l’émancipation affronte désormais deux adversaires"

    La crise de 2007, une tragédie en quatre actes | Alternatives Economiques. Par SANDRA MOATTI 
    https://www.alternatives-economiques.fr/crise-de-2007-une-tragedie-quatre-actes/00079852

    « Les finances publiques ont, elles aussi, encaissé une partie du choc. En 2011, les dettes publiques des pays avancés atteignent en moyenne 100 % du PIB, 30 points de plus que quatre ans auparavant ! Une partie de ce gonflement est imputable au sauvetage des banques. Selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), les soutiens au secteur financier avaient coûté rien que jusqu’en 2012 environ 5 % de leur PIB aux pays avancés, déduction faite des sommes déjà remboursées. Certains pays ont cependant payé un prix nettement plus fort pour les folies de leurs banques : l’équivalent de 40 % du PIB en Irlande ! Encore ne s’agit-il là que des sommes dépensées jusqu’à présent, sans compter les garanties apportées par les Etats sur les titres émis par les établissements financiers ni les nouvelles injections de capital public qui pourraient être nécessaires. »

    « ue faire ? Première solution : repasser le mistigri aux autres Etats membres. Mais les traités prévoient que chaque Etat est responsable de ses propres dettes et ne peut être renfloué par les autres. Deuxième solution : faire racheter la dette par la banque centrale, dont le pouvoir de création monétaire est illimité, comme l’ont largement fait les Etats-Unis et le Royaume-Uni depuis le début de la crise. Mais, là encore, les traités interdisent la monétisation des déficits publics. Reste à faire assumer les pertes par les créanciers. Mais l’intégration des marchés financiers européens est telle – les banques de chaque pays détenant de gros paquets d’obligations publiques de l’ensemble des autres Etats – qu’un défaut souverain est susceptible de précipiter un nouveau cycle infernal de pertes bancaires. »

    « Pendant près de trois ans, les Européens se sont enferrés dans cette triple impossibilité et ont laissé ce qui n’était qu’une crise localisée à de petits pays périphériques dégénérer en crise de la zone euro. »

    « Ils ont voulu croire que l’austérité drastique à laquelle se soumettent les Etats calmerait les marchés »

    Vers une nouvelle crise financière ? Philippe Lamberts- International - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/international/vers-une-nouvelle-crise-financiere/article-opinion-746061.html

    "une véritable « marche arrière » réglementaire est actuellement à l’oeuvre, dont le vote intervenu ce jeudi en séance plénière du Parlement constitue certainement la manifestation la plus emblématique. Un majorité d’eurodéputés s’est en effet prononcée en faveur de la relance du marché de... la titrisation ! Oui, vous avez bien lu.

    Officiellement, le texte adopté - qui fait l’objet d’un accord conclu avec les ministres européens des Finances - vise à soutenir davantage le financement de l’économie réelle, en incitant les banques à octroyer plus de crédits aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Pourtant, la Banque centrale européenne (BCE) reconnaît elle-même que l’accès au financement constitue le « problème le moins important » pour les PME de la zone euro."

    « La relance de la titrisation au sein de l’Union européenne constitue un signal très alarmant. Elle démontre combien les leçons de la crise financière de 2007 n’ont pas été tirées par nos dirigeants politiques. »

    10 ans après l’éclatement de la crise les financiers se portent bien, les peuples un peu moins !
    http://www.cadtm.org/10-ans-apres-l-eclatement-de-la-crise-les-financiers-se-portent-bien-les

    « En Grèce, une récente étude universitaire a démontré les liens évidents entre mesures d’austérité et accroissement spectaculaire du taux de mortalité dans le pays, un taux dont la croissance a dépassé de cinq fois celle de la moyenne européenne durant la même période. [5] »

    « En Espagne, on estime à 800.000 les familles qui ont perdu leur logement pour cause d’insolvabilité alors qu’au même moment, le gouvernement grec s’est engagé face à ses créanciers à vendre aux enchères 135.000 logements d’ici 2021. »

    Dix ans après la crise financière, les ingrédients du choc (Le Monde diplomatique, septembre 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/krach2008

    L’arène nue : Faut-il s’attendre à une crise financière majeure ? Réponses avec J.M. Naulot
    https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/faut-il-sattendre-une-crise-financiere.html

    "je ne crois pas, mais je peux naturellement me tromper, à la répétition de Lehman, à savoir la faillite d’un grand établissement. Le 15 septembre 2008, la décision de laisser tomber Lehman a été désastreuse. Du jour au lendemain, tout s’est arrêté dans la finance. Les banques ne prêtaient plus, craignant de ne jamais être remboursées et surtout de ne plus pouvoir se financer. L’impact sur l’économie réelle a été immédiat. Derrière le discours très moralisateur tenu à l’époque par les autorités américaines et par un certain nombre de banquiers aux Etats-Unis et en Europe, à savoir « il faut faire un exemple », il y avait en réalité un discours qui l’était beaucoup moins : « il faut faire tomber un concurrent » ! C’était une folie. De fins observateurs ont remarqué que le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, avait fait toute sa carrière chez Goldman Sachs et qu’il en avait été président pendant huit ans. Les mêmes ont également observé que le lendemain de la chute de Lehman, il décidera cette fois de sauver AIG en apportant 180 milliards de dollars. Or, Goldman Sachs avait des engagements très importants sur AIG. Grâce à cet apport, AIG fera un chèque de 12 milliards de dollars à Goldman Sachs quelques mois plus tard ce qui évitera à cette banque d’être en grande difficulté…"

    " Certains dirigeants politiques, et parfois certaines agences de notation, cherchent toutefois à faire peur en agitant la menace d’une forte augmentation de la dette en cas de sortie de l’euro. Ils laissent planer le doute sur l’application de la Lex Monetae qui dit qu’en matière monétaire ce sont les décisions nationales qui s’appliquent aux investisseurs. Tout Etat est libre de changer de monnaie et de rembourser sa dette dans sa nouvelle monnaie. Le Code monétaire et financier affirme, à son article premier, que « La monnaie de la France est l’euro ». L’euro n’est pas une devise étrangère, c’est la monnaie de chaque pays. Si l’Italie sort de l’euro, elle remboursera sa dette en lires avec un montant inchangé, quel que soit le montant de la dévaluation. Il ne faut pas faire de l’euro un enjeu politique et raconter n’importe quoi. Il faut raisonner en termes de droit international et en termes économiques. "

    "Pour que l’euro soit un succès, il fallait deux choses : que les politiques convergent, notamment dans les domaines social et fiscal, et qu’il existe une solidarité financière entre l’Allemagne, grande bénéficiaire de l’euro, et les autres pays."

    "les dysfonctionnements annoncés par les économistes qui doutaient des avancées fédérales avant la création de l’euro se produisent : mouvements des capitaux en direction des zones les plus attractives sur le plan fiscal et sur le plan des coûts de production et de la tradition industrielle, monnaie sous-évaluée pour certains pays (de 15% pour l’Allemagne selon le FMI) et surévaluée pour d’autres (de 12% pour la France), déséquilibres des paiements courants (en vingt ans l’Allemagne est passée de l’équilibre à un excédent de 8% du PIB), désindustrialisation (production industrielle : -10% en France en depuis 2000, + 35% en Allemagne), émigration des jeunes du Sud vers le Nord. Économiquement, socialement et politiquement, cette évolution est explosive."

    La prochaine crise...

    Omar Aktouf, Professeur titulaire à HEC Montréal, chroniqueur chez POUR, nous décrit les 5 bulles qui nous menacent.

    https://www.facebook.com/pour.press/videos/vb.761506467280582/350819535510172/?type=2&theater

    Subprimes : Goldman Sachs achète la fin des poursuites pour cinq milliards
    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_etats-unis-immobilier-goldman-sachs-solde-des-poursuites-pour-5-06-milli

    Jeux, Wall Street, castes, riches, (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/A/56205

    « d’éminents juristes de la Deutsche Bank ont pantouflé et rétropantouflé entre la banque et la SEC »

    Amende de 14 milliards de dollars : la Deutsche Bank rattrapée la crise des subprimes - France 24
    http://www.france24.com/fr/20160916-etats-unis-deutsche-bank-subprimes-amende-justice-cdo-banque-cris

    "elle cherchait frénétiquement à vendre ses CDO d’un côté, et misait sur leur effondrement de l’autre.

    Dès 2006, Greg Lippmann, le patron des traders de la Deutsche Bank incarné par Ryan Gosling dans le film « The Big Short », se doute que le marché de l’immobilier américain va s’effondrer à cause des crédits hypothécaires accordés trop libéralement à des acheteurs qui n’ont pas les moyens de rembourser leurs dettes (les subprimes). Il avertit à plusieurs reprises ses supérieurs et obtient le droit de… miser sur l’effondrement de ce système."

    Le poison des taux d’intérêt négatifs
    ar Frédéric Lemaire & Dominique Plihon 
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/11/LEMAIRE/60936

    –- #Monnaie #Finance
    Le Bitcoin ne devrait pas changer le monde, mais la blockchain pourrait bien s’en charger. Par David Glance
    http://theconversation.com/le-bitcoin-ne-devrait-pas-changer-le-monde-mais-la-blockchain-pourr

    Les #Cryptomonnaies : une révolution pour la coopération internationale ? - Equal Times María Crespo
    https://www.equaltimes.org/les-cryptomonnaies-une-revolution?lang=en

    L’administration Biden et les cryptomonnaies : vers une régulation fédérale ?Briefings de l’Ifri, 3 novembre 2021 #Environnement #Energies
    https://www.ifri.org/fr/publications/briefings-de-lifri/ladministration-biden-cryptomonnaies-vers-une-regulation-federale

    • #Alimentation : La bourse ou la vie ? 1/2 - vidéo Dailymotion
      http://www.dailymotion.com/video/xjeb1x_alimentation-la-bourse-ou-la-vie-1-2_news

      Pièces à conviction : « Banquiers, ils avaient promis de changer » - France 3 - 15 mai 2013 - En replay
      http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/pieces-a-conviction-du-mercredi-15-mai-2013_320303.html #Finance #Conflits_d'intérêts #Médias ("Economiste à gage")

      #Finance
      Comment la Banque Postale pousse, par tous les moyens, ses clients vers le crédit à la consommation - Basta !
      http://www.bastamag.net/Comment-la-Banque-Postale-pousse-par-tous-les-moyens-ses-clients-vers-le-c

      "À la Poste, comme dans toutes les grandes boîtes aujourd’hui, le néo-management impose de mettre tout le monde en concurrence : les bureaux entre eux, les salariés aussi. Des indicateurs sont mis en place avec un système de points : un conseiller bancaire qui aide un client à résoudre un problème n’a aucun point, alors que celui qui lui a fait prendre une assurance en a quatre."

      "« En Isère il y a 60 000 clients éligibles sur le crédit renouvelable : vous allez vous gaver »"

      " « la clef d’un crédit à la consommation, c’est qu’un client qui y a goûté, il y retourne toujours (…). Vous l’aurez compris, au moment où notre groupe vit un moment majeur, il faut faire en sorte que l’Isère fasse un carton sur les crédits à la consommation. Je compte sur vous et toute La Poste compte sur vous. ». We need you !, pour mettre les gens dans la merde"

    • La France désarmée face à une nouvelle crise financière : cette gauche élue pour être l’ennemie de la finance et qui s’est surtout fait le relais du lobby bancaire | Atlantico.fr
      http://www.atlantico.fr/decryptage/france-desarmee-face-nouvelle-crise-financiere-cette-gauche-elue-pour-etre
      #PS #Conflits_d'intérêts #Crise_financière

      -"les « deals » entre grandes entreprises, sur lesquels il a pu travailler, n’étaient souvent pas neutres, sur un plan social, pour les salariés de ces dernières... Emmanuel Macron, en tant que haut-fonctionnaire, est issu de l’Inspection générale des Finances (IGF) : un grand corps prestigieux et rattaché à Bercy, dont la mission est de contrôler les finances de l’Etat. Ce réseau est très puissant dans l’économie française et il a de multiples connexions avec les entreprises du CAC40. Par exemple, beaucoup d’anciens de l’IGF se retrouvent par la suite dans différents exécutifs des grands groupes français" ;
      –"Au moment de la conception de la loi bancaire, les banques universelles - la Société générale, BNP Paribas ou encore le Crédit agricole - ont d’abord actionné le cabinet de Pierre Moscovisci - et ce de manière insistante - mais également le lobby de l’IGF." ;
      –"le plus offensif contre cette loi, en reprenant les éléments de langage de la Société Générale et de la BNP Paribas a été Moscovici. Il a d’ailleurs multiplié les déclarations en faveur d’une loi a minima à l’automne 2012, ce qui n’a pas échappé à François Hollande. Au final, comme Emmanuel Macron n’est pas un technicien lambda et a un sens politique avec une certaine ambition, il sait qu’il doit bien se garder d’être offensif pour éviter les critiques."

      Mué, la dernière phrase est à oublier. #Conflits_d'intérêts #Ploutocratie #Finance #PS #Sauvetages_bancaires

      À quand la fin de l’impunité pour la pègre de la finance ? | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/patrick-saurin/blog/080916/quand-la-fin-de-limpunite-pour-la-pegre-de-la-finance
      #PS #Finance #Finances_publiques #Dette_publique

      "Aux États-Unis, le scandale des subprimes qui a spolié, jeté à la rue et plongé dans la misère des millions de ménages modestes est un exemple de ces pratiques délétères. En France, nous en avons une autre illustration avec les emprunts toxiques qui ont permis à un cartel de banques privées de piller les finances de milliers de collectivités, hôpitaux et organismes de logement social.[ii] Mais de part et d’autre de l’Atlantique on observe de significatives différences de traitement à l’égard des banques impliquées."

      "Quant aux autorités de régulation financière[ix], nous sommes toujours dans l’attente de leur première sanction contre les banques en matière d’emprunts toxiques.

      Curieusement, c’est dans une note de 2008 de l’agence de notation FitchRatings, que nous trouvons la critique des emprunts toxiques la plus corrosive.[x] Dans leur étude, les analystes insistent sur la responsabilité des banques dans la mise en place de « produits… extrêmement risqués pour leurs souscripteurs »[xi] et relèvent que du fait de pratiques comptables inadaptées, « les collectivités… sont… incitées à une véritable fuite en avant consistant à masquer leurs pertes potentielles par la souscription de nouveaux financements encore plus risqués. »[xii] Ils résument la philosophie des emprunts toxiques en une simple phrase : « Les prêteurs ont donc réussi à imposer une situation paradoxale où, au lieu d’être rémunérés pour prendre un risque (de crédit) supplémentaire, ils l’ont été pour faire prendre un risque (de taux) à leurs clients. »"

      "Depuis 2008, le gouvernement et le parlement n’ont cessé d’apporter des milliards d’euros à Dexia sous la forme de cash en vue de sa recapitalisation ou de garanties. Cette situation est d’autant plus choquante que Dexia, la banque la plus impliquée dans le scandale des emprunts toxiques, apparaît plus de 30 000 fois dans les documents des « Panama Papers ». Nous apprenons qu’Experta Corporate and Trust Services, une de ses filiales basée au Luxembourg, a créé 1 659 sociétés offshore[xv]. Plus grave encore, après la crise bancaire de 2008, alors qu’il venait de bénéficier d’une aide de 6,4 milliards d’euros de la part des États belge, luxembourgeois et français et d’une garantie financière de 150 milliards d’euros, le groupe Dexia a poursuivi ses agissements coupables dans les paradis fiscaux. Ainsi, dans le même temps où les États mettaient à sa disposition de l’argent provenant des impôts payés par leur population, cette banque aidait de riches contribuables à frauder contribuant ainsi à priver les États de ressources fiscales."

      "Finalement, la réponse du gouvernement consista à faire voter par le parlement en juillet 2014 un projet de loi de validation rétroactive. Le but de cette loi était de rendre légaux des contrats que les juges, saisis par les collectivités, déclaraient illégaux."

      " la vocation véritable de ces fonds financés par les citoyens[xx] était d’inciter les centaines de collectivités qui avaient engagé des procès contre les banques à abandonner leurs actions, car l’octroi de l’aide est conditionné à la conclusion d’une transaction avec la banque et au renoncement définitif à toute poursuite contre celle-ci."

      "Le dispositif mis en place par l’État pour sortir des emprunts toxiques est critiquable à plusieurs titres. Il évite aux banques d’être jugées, fait supporter la totalité des surcoûts financiers aux contribuables et au final assure aux délinquants de la finance une quasi-totale impunité. Jean-François Gayraud a bien identifié les rouages de l’impunité dont bénéficie le monde de la finance.

      « Cette impunité… s’appuie sur un double mécanisme. D’abord, la justice punitive a dérivé vers une justice négociée : la transaction comme mode de traitement de la faute financière l’a emporté sur la justice rétributive… Ensuite, la responsabilité individuelle s’est évaporée, la personne morale occupant désormais le devant de la scène pénale. »"

      –- <http://seenthis.net/messages/10737#message16127>

    • Aux #Etats-Unis, la dette étudiante, bombe à retardement, par Christopher Newfield (Le Monde diplomatique, septembre 2012)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/NEWFIELD/48135
      #Etats-Unis #Dette

      Crise de la dette étudiante, la grosse bulle qui monte aux Etats-Unis - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/09/18/crise-de-la-dette-etudiante-la-grosse-bulle-qui-monte-aux-etats-unis_1501

      Aux Etats-Unis, le nombre de défauts d’emprunts étudiants explose
      https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0302147153710-aux-etats-unis-le-nombre-de-defauts-demprunts-etudiants-explo

      Devenez actionnaire... d’un individu, par Laura Raim (Le Monde diplomatique, août 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/RAIM/50696

  • #Vidéos #Economie #Finance #Reportages

    La #dette, une spirale infernale ? | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/048762-000/la-dette-une-spirale-infernale

    DEBTOCRACY
    https://www.youtube.com/watch?v=uIYm1xeejvo

     

    La Stratégie du Choc (Naomi Klein)
    http://www.dailymotion.com/video/x36rbsn

    CATASTROIKA
    https://www.youtube.com/watch?v=55_PVPMcknQ

     

    Puissante et incontrôlée - La #Troïka - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=wXurytR1IAk

    2013 - Quand l’Europe sauve ses Banques, qui paye - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=3R646xSnbEE


    #UE #Finance #Espagne #Irlande #Grèce #Ploutocratie #Documentaires

    Voyage au bout de la crise, 1ere partie — смотреть онлайн в хорошем качестве на Rutube.ru
    http://rutube.ru/video/5696dd70668de863d5fd6ae6ca749144

    CADTM - [Documentaire]# Grèce Années Chaos
    http://cadtm.org/Documentaire-Grece-Annees-Chaos

    La dette, chronique d’une gangrène - 1974-1992 - vidéo Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/x3dbmaq


    La dette, chronique d’une gangrène - 1992-2015 - vidéo Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/x3dbn2i

    Qu’on leur coupe la dette ! La saignée (1) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/Qu-on-leur-coupe-la-dette-Partie-1.html
    Qu’on leur coupe la dette ! La confiscation (2) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/Qu-on-leur-coupe-la-dette-Partie-2.html
    Qu’on leur coupe la dette 3/3 - le fléchage - vidéo Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/xq7qji_qu-on-leur-coupe-la-dette-3-3-le-flechage_news

    Krach -Les dessous de la crise économique mondiale - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=rt1WI4OjSUk


    Krach 4 Des lendemains amers - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=rCJTRs2IG_M

    Noire Finance - La série, en VOD, DVD - ARTE Boutique
    http://boutique.arte.tv/f7966-noire_finance_serie#

    Quand la finance se branche sur la nature, par Razmig Keucheyan (Le Monde diplomatique, mars 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/KEUCHEYAN/50199

    Nature, le nouvel eldorado de la finance | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/050583-000/nature-le-nouvel-eldorado-de-la-finance

    Inside Job 1/5 (vostfr) - Video Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/xsmm9n_inside-job-1-5-vostfr_lifestyle

    Alimentation : La bourse ou la vie ? 1/2 - vidéo Dailymotion
    http://www.dailymotion.com/video/xjeb1x_alimentation-la-bourse-ou-la-vie-1-2_news

    #Crise_financière_2007 #Crise_économique #Subprimes #Finance #Documentaires

    La Drole D’#Histoire Des Banques Francaises Documentaire - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=UgC7WgjM-eo

    Cash Investigation : « La finance folle » - France 2 - 8 juin 2012 - En replay
    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-vendredi-8-juin-2012_703677.html

    Les gangsters de la #Finance | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance
    https://static-
    Les gangsters de la finance - ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=ykxkA-radQU


    #Ploutocratie #Conflits_d'intérêts #Crise_financière2007/2008

    "Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours... : depuis la crise de 2008, la banque #HSBC est au coeur de tous les scandales. Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois.
    Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation. Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité. Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d’argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue « too big to jail », « trop grosse pour aller en prison ». La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires. Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd’hui sous pavillon rouge.

    Nouvelles menaces
    Cinq ans après « Goldman Sachs »"– La banque qui dirige le monde", Jérôme Fritel et Marc Roche plongent dans les arcanes d’un empire tentaculaire qui se cache derrière sa vitrine de banque de détail britannique. De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des « subprimes »."

    Arte Thema - Les gangsters de la finance : entretien avec Marc Roche - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Hys3i5qG7LI



    #Afrique : le salaire de la dette - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=YzkpTJMWIDw

    #Mondialisation : Quand le #FMI Fabrique la Misère - Documentaire - YouTube
    #IFI_FMI_Banque_Mondiale #FMI #Banque_Mondiale
    https://www.youtube.com/watch?v=9S28Wjpd1fg

    #Libre-échange ou libres citoyens ? | ARTE #Documentaires
    http://www.arte.tv/guide/fr/055858-000/libre-echange-ou-libres-citoyens

    #RI
    Cash Investigation. Mon président est en voyage d’affaires - France 2 - 7 septembre 2015 - En replay
    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-lundi-7-septembre-2015_1064383.html #Documentaires

  • The neoliberal era is ending. What comes next?

    In a crisis, what was once unthinkable can suddenly become inevitable. We’re in the middle of the biggest societal shakeup since the second world war. And neoliberalism is gasping its last breath. So from higher taxes for the wealthy to more robust government, the time has come for ideas that seemed impossible just months ago.

    There are those who say this pandemic shouldn’t be politicised. That doing so is tantamount to basking in self-righteousness. Like the religious hardliner shouting it’s the wrath of God, or the populist scaremongering about the “Chinese virus”, or the trend-watcher predicting we’re finally entering a new era of love, mindfulness, and free money for all.

    There are also those who say now is precisely the time to speak out. That the decisions being made at this moment will have ramifications far into the future. Or, as Obama’s chief of staff put it after Lehman Brothers fell in 2008: “You never want a serious crisis to go to waste.”

    In the first few weeks, I tended to side with the naysayers. I’ve written before about the opportunities crises present, but now it seemed tactless, even offensive. Then more days passed. Little by little, it started to dawn that this crisis might last months, a year, even longer. And that anti-crisis measures imposed temporarily one day could well become permanent the next.

    No one knows what awaits us this time. But it’s precisely because we don’t know because the future is so uncertain, that we need to talk about it.

    The tide is turning

    On 4 April 2020, the British-based Financial Times published an editorial

    likely to be quoted by historians for years to come.

    The Financial Times is the world’s leading business daily and, let’s be honest, not exactly a progressive publication. It’s read by the richest and most powerful players in global politics and finance. Every month, it puts out a magazine supplement unabashedly titled “How to Spend It” about yachts and mansions and watches and cars.

    But on this memorable Saturday morning in April, that paper published this:

    “Radical reforms – reversing the prevailing policy direction of the last four decades – will need to be put on the table. Governments will have to accept a more active role in the economy. They must see public services as investments rather than liabilities, and look for ways to make labour markets less insecure. Redistribution will again be on the agenda; the privileges of the elderly and wealthy in question. Policies until recently considered eccentric, such as basic income and wealth taxes, will have to be in the mix.”

    What’s going on here? How could the tribune of capitalism suddenly be advocating for more redistribution, bigger government, and even a basic income?

    For decades, this institution stood firmly behind the capitalist model of small government, low taxes, limited social security – or at most with the sharpest edges rounded off. “Throughout the years I’ve worked there,” responded a journalist who has written for the paper since 1986,

    “the Financial Times has advocated free market capitalism with a human face. This from the editorial board sends us in a bold new direction.”

    The ideas in that editorial didn’t just appear out of blue: they’ve travelled a very long distance, from the margins to the mainstream. From anarchist tent cities to primetime talk shows; from obscure blogs to the
    Financial Times.

    And now, in the midst of the biggest crisis since the second world war, those ideas might just change the world.
    Literary star

    To understand how we got here, we need to take a step back in history. Hard as it may be to imagine now, there was a time – some 70 years ago – that it was the defenders of free market capitalism who were the radicals.

    In 1947, a small think tank was established in the Swiss village of #Mont_Pèlerin. The #Mont_Pèlerin_Society was made up of self-proclaimed “neoliberals”, men like the philosopher Friedrich Hayek and the economist #Milton_Friedman.

    In those days, just after the war, most politicians and economists espoused the ideas of John Maynard Keynes, British economist and champion of a strong state, high taxes, and a robust social safety net. The neoliberals by contrast feared growing states would usher in a new kind of tyranny. So they rebelled.

    The members of the Mont Pèlerin Society knew they had a long way to go. The time it takes for new ideas to prevail “is usually a generation or even more,” Hayek noted, “and that is one reason why … our present thinking seems too powerless to influence events.”

    Friedman was of the same mind:
    “The people now running the country reflect the intellectual atmosphere of some two decades ago when they were in college.” Most people, he believed, develop their basic ideas in their teens. Which explained why “the old theories still dominate what happens in the political world”.

    Friedman was an evangelist of free-market principles. He believed in the primacy of self-interest. Whatever the problem, his solution was simple: out with government; long live business. Or rather, government should turn every sector into a marketplace, from healthcare to education. By force, if necessary. Even in a natural disaster, competing companies should be the ones to take charge of organising relief.

    Friedman knew he was a radical. He knew he stood far afield of the mainstream. But that only energised him. In 1969, Time magazine characterised the US economist as “a Paris designer whose haute couture is bought by a select few, but who nonetheless influences almost all popular fashions”.

    Crises played a central role in Friedman’s thinking. In the preface to his book Capitalism and Freedom (1982), he wrote the famous words:

    “Only a crisis – actual or perceived – produces real change. When that crisis occurs, the actions that are taken depend on the ideas that are lying around.”

    The ideas that are lying around. According to Friedman, what happens in a time of crisis all depends on the groundwork that’s been laid. Then, ideas once dismissed as unrealistic or impossible might just become inevitable.

    And that’s exactly what happened. During the crises of the 1970s (economic contraction, inflation, and the Opec oil embargo), the neoliberals were ready and waiting in the wings. “Together, they helped precipitate a global policy transformation,” sums up historian Angus Burgin. Conservative leaders like US president Ronald Reagan and UK prime minister Margaret Thatcher adopted Hayek and Friedman’s once-radical ideas, and in time so did their political adversaries, like Bill Clinton and Tony Blair.

    One by one, state-owned enterprises the world over were privatised. Unions were curtailed and social benefits were cut. Reagan claimed
    the nine most terrifying words in the English language were “I’m from the government, and I’m here to help”. And after the fall of communism in 1989, even social democrats seemed to lose faith in government. In his State of the Union address in 1996, Clinton, president at the time, pronounced “the era of big government is over”.

    Neoliberalism had spread from think tanks to journalists and from journalists to politicians, infecting people like a virus. At a dinner in 2002, Thatcher was asked what she saw as her great achievement. Her answer? “Tony Blair and New Labour. We forced our opponents to change their minds.”

    Literary star

    And then came 2008.

    On 15 September, the US bank Lehman Brothers unchained the worst financial crisis since the Great Depression. When massive government bailouts were needed to save the so-called “free” market, it seemed to signal the collapse of neoliberalism.

    And yet, #2008 did not mark a historic turning point.
    One country after another voted down its leftwing politicians. Deep cuts were made to education, healthcare, and social security even as gaps in equality grew and bonuses on Wall Street soared to record heights. At the Financial Times, an online edition of luxury lifestyle magazine How to Spend It was launched a year after the crash.

    Where the neoliberals had spent years preparing for the crises of the 1970s, their challengers now stood empty-handed. Mostly, they just knew what they were against. Against the cutbacks. Against the establishment. But a programme? It wasn’t clear enough what they were for.

    Now, 12 years later, crisis strikes again. One that’s more devastating, more shocking, and more deadly. According to the British central bank, the United Kingdom is on the eve of the largest recession since the winter of 1709.
    In the space of just three weeks, nearly 17 million people in the United States applied for economic impact payments.

    In the 2008 financial crisis, it took two whole years for the country to reach even half that number.

    Unlike the 2008 crash, the coronavirus crisis has a clear cause. Where most of us had no clue what “collateralised debt obligations” or “credit default swaps” were, we all know what a virus is. And whereas after 2008 reckless bankers tended to shift the blame to debtors, that trick won’t wash today.

    But the most important distinction between 2008 and now? The intellectual groundwork. The ideas that are lying around. If Friedman was right and a crisis makes the unthinkable inevitable, then this time around history may well take a very different turn.

    Three dangerous French economists

    “Three Far-Left Economists Are Influencing The Way Young People View The Economy And Capitalism,” headlined a far-right website in October 2019.

    It was one of those low-budget blogs that excel in spreading fake news, but this title about the impact of a French trio of economists hit the nail right on the head.

    I remember the first time I came across the name of one of those three: Thomas Piketty. It was the fall of 2013 and I was browsing around economist Branko Milanović’s blog as I often did because his scathing critiques of colleagues were so entertaining. But in this particular post, Milanović abruptly took a very different tone. He’d just finished a 970-page tome in French and was singing its praises. It was, I read, “a watershed in economic thinking”.

    Milanović had long been one of the few economists to take any interest at all in researching inequality. Most of his colleagues wouldn’t touch it. In 2003, Nobel Laureate Robert Lucas had even asserted that research into questions of distribution was “the most poisonous” to “sound economics”.

    Meanwhile, Piketty had already started his groundbreaking work. In 2001, he published an obscure book with the first-ever graph to plot the income shares of the top 1%. Together with fellow economist Emmanuel Saez – number two of the French trio – he then demonstrated that inequality in the United States is as high now as it was back in the roaring twenties. It was this academic work that would inspire the rallying cry of Occupy Wall Street:

    “We are the 99%.”

    In 2014, Piketty took the world by storm. The professor became a “rock-star economist” – to the frustration of many (with the Financial Times mounting a frontal attack).

    He toured the world to share his recipe with journalists and politicians. The main ingredient? Taxes.

    That brings us to the specialty of number three of the French trio, the young economist Gabriel Zucman. On the very day Lehman Brothers fell in 2008, this 21-year-old economics student started a traineeship at a French brokerage firm. In the months that followed, Zucman had a front row seat to the collapse of the global financial system. Even then, he was struck by the astronomical sums flowing through small countries like Luxembourg and Bermuda, the tax havens where the world’s super-rich hide their wealth.

    Within a couple of years, Zucman became one of the world’s leading tax experts. In his book The Hidden Wealth of Nations (2015), he worked out that $7.6tn of the world’s wealth is hidden in tax havens. And in a book co-authored with Emmanuel Saez, Zucman calculated that the 400 richest US Americans pay a lower tax rate than every single other income group, from plumbers to cleaners to nurses to retirees.

    The young economist doesn’t need many words to make his point. His mentor Piketty released another doorstopper in 2020 (coming in at 1,088 pages),

    but Zucman and Saez’s book can be read in a day. Concisely subtitled “How the Rich Dodge Taxes and How to Make Them Pay,” it reads like a to-do list for the next US president.

    The most important step? Pass an annual progressive wealth tax on all multimillionaires. Turns out, high taxes need not be bad for the economy. On the contrary, high taxes can make capitalism work better. (In 1952, the highest income tax bracket in the United States was 92%, and the economy grew faster than ever.)

    Five years ago, these kinds of ideas were still considered too radical to touch. Former president Obama’s financial advisers assured him a wealth tax would never work, and that the rich (with their armies of accountants and lawyers) would always find ways to hide their money. Even Bernie Sanders’s team turned down the French trio’s offers to help design a wealth tax for his 2016 presidential bid.

    But 2016 is an ideological eternity away from where we are now. In 2020, Sanders’s “moderate” rival Joe Biden is proposing tax increases double what Hillary Clinton planned four years ago.
    These days, the majority of US voters (including Republicans) are in favour of significantly higher taxes on the super-rich.
    Meanwhile, across the pond, even the Financial Times concluded that a wealth tax might not be such a bad idea.

    Beyond champagne socialism

    “The problem with socialism,” Thatcher once quipped, “is that you eventually run out of other people’s money.”

    Thatcher touched on a sore spot. Politicians on the left like talking taxes and inequality, but where’s all the money supposed to come from? The going assumption – on both sides of the political aisle – is that most wealth is “earned” at the top by visionary entrepreneurs, by men like Jeff Bezos and Elon Musk. This turns it into a question of moral conscience: shouldn’t these titans of the Earth share some of their wealth?

    If that’s your understanding, too, then I’d like to introduce you to Mariana Mazzucato, one of the most forward-thinking economists of our times. Mazzucato belongs to a generation of economists, predominantly women,
    who believe merely talking taxes isn’t enough. “The reason progressives often lose the argument,” Mazzucato explains, “is that they focus too much on wealth redistribution and not enough on wealth creation.”

    In recent weeks, lists have been published all over the world of what we’ve started calling “essential workers”. And surprise: jobs like “hedge fund manager” and “multinational tax consultant” appear nowhere on those lists. All of a sudden, it has become crystal clear who’s doing the truly important work in care and in education, in public transit and in grocery stores.

    In 2018, two Dutch economists did a study
    leading them to conclude that a quarter of the working population suspect their job is pointless. Even more interesting is that there are four times more “socially pointless jobs” in the business world than in the public sphere. The largest number of these people with self-professed “bullshit jobs”

    are employed in sectors like finance and marketing.

    This brings us to the question: where is wealth actually created? Media like the Financial Times have often claimed – like their neoliberal originators, Friedman and Hayek – that wealth is made by entrepreneurs, not by states. Governments are at most facilitators. Their role is to provide good infrastructure and attractive tax breaks – and then to get out of the way.

    But in 2011, after hearing the umpteenth politician sneeringly call government workers “enemies of enterprise”, something clicked in Mazzucato’s head. She decided to do some research. Two years later, she’d written a book that sent shockwaves through the policymaking world. Title: The Entrepreneurial State.

    In her book, Mazzucato demonstrates that not only education and healthcare and garbage collection and mail delivery start with the government, but also real, bankable innovations. Take the iPhone. Every sliver of technology that makes the iPhone a smartphone instead of a stupidphone (internet, GPS, touchscreen, battery, hard drive, voice recognition) was developed by researchers on a government payroll.

    And what applies to Apple applies equally to other tech giants. Google? Received a fat government grant to develop a search engine. Tesla? Was scrambling for investors until the US Department of Energy handed over $465m. (Elon Musk has been a grant guzzler from the start, with three of his companies – Tesla, SpaceX, and SolarCity – having received a combined total of almost $5bn in taxpayer money.)

    “The more I looked,” Mazzucato told tech magazine Wired last year, “the more I realised: state investment is everywhere.”

    True, sometimes the government invests in projects that don’t pay off. Shocking? No: that’s what investment’s all about. Enterprise is always about taking risks. And the problem with most private “venture” capitalists, Mazzucato points out, is that they’re not willing to venture all that much. After the Sars outbreak in 2003, private investors quickly pulled the plug on coronavirus research. It simply wasn’t profitable enough. Meanwhile, publicly funded research continued, for which the US government paid a cool $700m.

    (If and when a vaccine comes, you have the government to thank for that.)

    But maybe the example that best makes Mazzucato’s case is the pharmaceutical industry. Almost every medical breakthrough starts in publicly funded laboratories. Pharmaceutical giants like Roche and Pfizer mostly just buy up patents and market old medicines under new brands, and then use the profits to pay dividends and buy back shares (great for driving up stock prices). All of which has enabled annual shareholder payments by the 27 biggest pharmaceutical companies to multiply fourfold since 2000.

    If you ask Mazzucato, that needs to change. When government subsidises a major innovation, she says industry is welcome to it. What’s more, that’s the whole idea! But then the government should get its initial outlay back – with interest. It’s maddening that right now the corporations getting the biggest handouts are also the biggest tax evaders. Corporations like Apple, Google, and Pfizer, which have tens of billions tucked away in tax havens around the world.

    There’s no question these companies should be paying their fair share in taxes. But it’s even more important, according to Mazzucato, that the government finally claims the credit for its own achievements. One of her favourite examples is the 1960s Space Race. In a 1962 speech, former president Kennedy declared

    “We choose to go to the moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard.”

    In this day and age, we also face tremendous challenges that call for an enterprising state’s unparalleled powers of innovation. For starters, one of the most pressing problems ever to confront the human species: climate change. Now more than ever, we need the mentality glorified in Kennedy’s speech to achieve the transformation necessitated by climate change. It’s no accident then that Mazzucato, alongside British-Venezuelan economist Carlota Perez, became the intellectual mother of the Green New Deal, the world’s most ambitious plan to tackle climate change.

    Another of Mazzucato’s friends, US economist Stephanie Kelton, adds that governments can print extra money if needed to fund their ambitions – and not to worry about national debts and deficits. (Economists like #Mazzucato and #Kelton don’t have much patience for old-school politicians, economists, and journalists who liken governments to households. After all, households can’t collect taxes or issue credit in their own currency.)

    What we’re talking about here is nothing less than a revolution in economic thinking. Where the 2008 crisis was followed by severe austerity, we’re now living at a time when someone like Kelton (author of a book tellingly titled The Deficit Myth) is hailed by none other than the Financial Times as a modern-day Milton Friedman.

    And when that same paper wrote in early April that government “must see public services as investments rather than liabilities”, it was echoing precisely what Kelton and Mazzucato have contended for years.

    But maybe the most interesting thing about these women is that they’re not satisfied with mere talk. They want results. Kelton for example is an influential political adviser, Perez has served as a consultant to countless companies and institutions, and Mazzucato too is a born networker who knows her way around the world’s institutions.

    Not only is she a regular guest at the World Economic Forum in Davos (where the world’s rich and powerful convene every year), the Italian economist has also advised the likes of senator Elizabeth Warren and congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez in the US and Scottish first minister Nicola Sturgeon. And when the European Parliament voted to pass an ambitious innovation programme last year, that too was drafted by Mazzucato.

    “I wanted the work to have an impact,” the economist remarked drily at the time.

    “Otherwise it’s champagne socialism: you go in, talk every now and then, and nothing happens.”

    How ideas conquer the world

    How do you change the world?

    Ask a group of progressives this question and it won’t be long before someone says the name Joseph Overton. Overton subscribed to Milton Friedman’s views. He worked for a neoliberal think tank and spent years campaigning for lower taxes and smaller government. And he was interested in the question of how things that are unthinkable become, in time, inevitable.

    Imagine a window, said Overton. Ideas that fall inside this window are what’s deemed “acceptable” or even “popular” at any given time. If you’re a politician who wants to be re-elected, you’d better stay inside this window. But if you want to change the world, you need to shift the window. How? By pushing on the edges. By being unreasonable, insufferable, and unrealistic.

    In recent years, the Overton Window has undeniably shifted. What once was marginal is now mainstream. A French economist’s obscure graph became the slogan of Occupy Wall Street (“We are the 99%”); Occupy Wall Street paved the way for a revolutionary presidential candidate, and Bernie Sanders pulled other politicians like Biden in his direction.

    These days, more young US Americans have a favourable view of socialism than of capitalism
    – something that would have been unthinkable 30 years ago. (In the early 1980s, young voters

    were the neoliberal Reagan’s biggest support base.)

    But didn’t Sanders lose the primaries? And didn’t the socialist Jeremy Corbyn suffer a dramatic election defeat just last year in the UK?

    Certainly. But election results aren’t the only sign of the times. Corbyn may have lost the 2017 and 2019 elections, but Conservative policy wound up much closer to the Labour Party’s financial plans than to their own manifesto.

    Similarly, though Sanders ran on a more radical climate plan than Biden in 2020, Biden’s climate plan is more radical than that Sanders had in 2016.

    Thatcher wasn’t being facetious when she called “New Labour and Tony Blair” her greatest achievement. When her party was defeated in 1997, it was by an opponent with her ideas.

    Changing the world is a thankless task. There’s no moment of triumph when your adversaries humbly acknowledge you were right. In politics, the best you can hope for is plagiarism. Friedman had already grasped this in 1970, when he described to a journalist how his ideas would conquer the world.

    It would play out in four acts:

    “Act I: The views of crackpots like myself are avoided.

    Act II: The defenders of the orthodox faith become uncomfortable because the ideas seem to have an element of truth.

    Act III: People say, ‘We all know that this is an impractical and theoretically extreme view – but of course we have to look at more moderate ways to move in this direction.’

    Act IV: Opponents convert my ideas into untenable caricatures so that they can move over and occupy the ground where I formerly stood.”

    Still, if big ideas begin with crackpots, that doesn’t mean every crackpot has big ideas. And even though radical notions occasionally get popular, winning an election for once would be nice as well. Too often, the Overton Window is used as an excuse for the failures of the left. As in:

    “At least we won the war of ideas.”

    Many self-proclaimed “radicals” have only half-formed plans for gaining power, if they have any plans at all. But criticise this and you’re branded a traitor. In fact, the left has a history of shifting blame onto others – onto the press, the establishment, sceptics within their own ranks – but it rarely shoulders responsibility itself.

    Just how hard it is to change the world was brought home to me yet again by the book Difficult Women, which I read recently during lockdown. Written by British journalist Helen Lewis, it’s a history of feminism in Great Britain, but ought to be required reading for anyone aspiring to create a better world.

    By “difficult”, Lewis means three things:

    It’s difficult to change the world. You have to make sacrifices.
    Many revolutionaries are difficult. Progress tends to start with people who are obstinate and obnoxious and deliberately rock the boat.
    Doing good doesn’t mean you’re perfect. The heroes of history were rarely as squeaky clean as they’re later made out to be.

    Lewis’s criticism is that many activists appear to ignore this complexity, and that makes them markedly less effective. Look at Twitter, which is rife with people who seem more interested in judging other tweeters. Yesterday’s hero is toppled tomorrow at the first awkward remark or stain of controversy.

    Lewis shows there are a lot of different roles that come into play in any movement, often necessitating uneasy alliances and compromises. Like the British suffrage movement, which brought together a whole host of “Difficult Women, from fishwives to aristocrats, mill girls to Indian princesses”. That complex alliance survived just long enough to achieve the victory of 1918, granting property-owning women over age 30 the right to vote.

    (That’s right, initially only privileged women got the vote. It proved a sensible compromise, because that first step led to the inevitability of the next: universal suffrage for women in 1928.)

    And no, even their success could not make all those feminists into friends. Anything but. According to Lewis, “Even the suffragettes found the memory of their great triumph soured by personality clashes.”

    Progress, it turns out, is complicated.

    The way we conceive of activism tends to forget the fact that we need all those different roles. Our inclination – in talk shows and around dinner tables – is to choose our favourite kind of activism: we give Greta Thunberg a big thumbs up but fume at the road blockades staged by Extinction Rebellion. Or we admire the protesters of Occupy Wall Street but scorn the lobbyists who set out for Davos.

    That’s not how change works. All of these people have roles to play. Both the professor and the anarchist. The networker and the agitator. The provocateur and the peacemaker. The people who write in academic jargon and those who translate it for a wider audience. The people who lobby behind the scenes and those who are dragged away by the riot police.

    One thing is certain. There comes a point when pushing on the edges of the Overton Window is no longer enough. There comes a point when it’s time to march through the institutions and bring the ideas that were once so radical to the centres of power.

    I think that time is now.

    The ideology that was dominant these last 40 years is dying. What will replace it? Nobody knows for sure. It’s not hard to imagine this crisis might send us down an even darker path. That rulers will use it to seize more power, restrict their populations’ freedom, and stoke the flames of racism and hatred.

    But things can be different. Thanks to the hard work of countless activists and academics, networkers and agitators, we can also imagine another way. This pandemic could send us down a path of new values.

    If there was one dogma that defined neoliberalism, it’s that most people are selfish. And it’s from that cynical view of human nature that all the rest followed – the privatisation, the growing inequality, and the erosion of the public sphere.

    Now a space has opened up for a different, more realistic view of human nature: that humankind has evolved to cooperate. It’s from that conviction that all the rest can follow – a government based on trust, a tax system rooted in solidarity, and the sustainable investments needed to secure our future. And all this just in time to be prepared for the biggest test of this century, our pandemic in slow motion – climate change.

    Read Rob Wijnberg’s article ‘Why climate change is a pandemic in slow motion (and what that can teach us)’.

    Nobody knows where this crisis will lead us. But compared to the last time, at least we’re more prepared.

    https://thecorrespondent.com/466/the-neoliberal-era-is-ending-what-comes-next/61655148676-a00ee89a
    #néolibéralisme #néo-libéralisme #le_monde_d'après #capitalisme #crise_financière #crise #coronavirus #covid-19 #économie

  • “Just thought I’d pass on some information which is filtering through from UK and US universities in the current crisis, and which might give you some useful arguments concerning LPPR in the coming months.

    A number of friends in UK and US universities have been told that their respective institutions will experience very large financial shortfalls over the next year. A matter of £25 million for one Scottish university, $60 million and counting for a New York university. Since they are heavily reliant on student fees, home and international, since they take rents from their students, and are reliant on money made from fee-paying Masters courses, and because they are reliant on external research grants, they are very exposed financially to the consequences of the Corona virus. Since each university employs its own academic and non-academic staff, this will create real problems in the coming year or so.

    This is what happens if you run universities like businesses. We will no doubt be subject to similar budgetary attacks in French public universities in the coming year or so (health crisis => financial crisis => you must all tighten your belts — you can already see the rhetoric being warmed up). But this problem will be political, rather than the problem of just another large-ish business.”

    –-> reçu d’un ami d’une collègue... par mail, le 10.04.2020

    #le_monde_d'après #crise_financière #austérité #universités #facs #coronavirus #taxes_universitaires #ESR #enseignements_supérieur
    #UK #Angleterre et #USA... mais aussi #France et ailleurs...

    • Universities brace for huge losses as foreign students drop out

      Call for a government bailout worth billions to help sector survive the crisis.

      Some universities are already expecting to lose more than £100m as foreign students cancel their studies, with warnings that the impact of coronavirus will be “like a tsunami hitting the sector”.

      Several organisations are now planning for a 80-100% reduction in their foreign student numbers this year, with prestigious names said to be among those most affected. The sector is already making a plea to the government for a cash injection amounting to billions of pounds to help it through the crisis, as it is hit by a drop in international student numbers, accommodation deals and conference income.

      Universities are already lining up online courses for the start of the next year, but academics are concerned about the impact on first-year students new to university life. Many institutions have recently borrowed heavily to pay for attractive new faculties, often designed to attract overseas students. It comes against a backdrop of declining numbers of university-age students in the UK and the previous uncertainty around Brexit.

      Andrew Connors, head of higher education at Lloyds Banking Group, said the crisis has felt “less like a perfect storm and more like a tsunami hitting the sector”. Banks have not had urgent requests from universities, as big financial hits are expected later in the year. However, he said that “while the immediate impact we are seeing in the sector is slower, the overall impact of Covid-19 is potentially deeper and longer”.

      In a blog for the Higher Education Policy Institute (Hepi) published today, he writes: “Many institutions are modelling reductions of between 80% and 100% in international student numbers. Every university we have spoken to expects to be impacted and for some the potential loss to income is projected to be greater than £100m. And that is before you factor in that losing new students has a multi-year impact.”

      He adds that he expects banks to offer UK universities loans where needed, given their significance in the economy. He warns, however: “I worked through the financial crisis of 2007/08 and it does not compare in my experience to what we are witnessing now – this crisis has touched everybody in some shape or form and many previously viable businesses are now in a fight for survival.”

      The Office for Students, the independent regulator of higher education, has already streamlined its rules in the wake of the crisis, calling for universities to sound the alarm if they fear they’ll run short of cash within 30 days.

      Universities UK, the industry body, has proposed a series of measures to the government to double research funding and offer emergency loans to troubled institutions, as well as placing a cap on the number of undergraduates many institutions can recruit in 2020-21.

      Nick Hillman, Hepi’s director, warned that universities only had limited options to cut their costs. “There are things they can do to mitigate the impact, such as doing all they can to ensure international students keep coming, pausing the development of their estates, doing less research, looking at their staffing and persuading home final-year students to stay on for postgraduate study. But some were in financial difficulties even before the current crisis.

      “If international student numbers are down a lot, we have a big problem. The ones with lots of international students could still potentially fill their places with home students (who pay lower fees) but that just leaves a problem lower down the tree.”

      https://www.theguardian.com/education/2020/apr/11/universities-brace-for-huge-losses-as-foreign-students-drop-out?CMP=Sha

      #universités #étudiants_étrangers #trésorerie

    • Another perfect storm? The likely financial impact of Covid-19 on the higher education sector – by Andrew Connors, the Head of Higher Education at Lloyds Bank

      It does not seem very long ago that those involved in the higher education sector talked about the perfect storm. The colliding forces were a consistent decline in the number of 18-year-olds in the UK, turbulence surrounding Brexit and the resulting potential impact on the number of EU students alongside the policy challenges of a minority government.

      As we entered 2020, however, if felt like the sector was weathering that storm with a majority government, certainty around the UK’s withdrawal from the EU and the number of UK 18-year-olds forecast to start growing again from 2021.

      All this has changed due to the impact of Covid-19, which has felt less like a perfect storm and more like a tsunami hitting the sector.

      Over a dynamic and fast-moving few weeks, higher education institutions have sent students home, moved to online tuition and, as the short and medium-term implications of Covid-19 become clearer, they have been assessing their immediate and ongoing liquidity requirements. The discussions we have been having at Lloyds Bank with institutions up and down the country suggest that a great wave of liquidity is likely to be necessary to support institutions through these most challenging of times.

      The UK’s higher education institutions are, though, facing into different challenges to much of the rest of UK Plc. Many sectors have been hit immediately and extremely hard by Covid-19 with trading halted and businesses closed overnight, necessitating workforce redundancies or furloughing.

      All UK banks are dealing with a significant and urgent volume of liquidity requests from their customers, the likes of which we have never seen before. To help meet these challenges the Government has made dramatic interventions to support companies in the form of the Job Retention Scheme (JRS), the Coronavirus Business Interruption Loan Scheme (CBILS), the Coronavirus Corporate Financing Facility (CCFF) and now the pending launch of the Coronavirus Large Business Interruption Loan Scheme (CLBILS)

      I worked through the financial crisis of 2007/08 and it does not compare in my experience to what we are witnessing now – this crisis has touched everybody in some shape or form and many previously viable businesses are now in a fight for survival.

      Financial Impacts

      The dynamics in the higher education sector are different to a lot of UK Plc. At Lloyds Bank we have not seen urgent requests for liquidity from the sector over recent weeks and nor would we expect to have given the crisis timeline looks very different to the one a large portion of companies are facing into.

      Yet, while the immediate impact we are seeing in the sector is slower, the overall impact of Covid-19 is potentially deeper and longer. The cost of lost commercial contracts in the summer alone is believed to be approaching £600 million and, as we look towards the 2020/21 academic year, annualised international student fee income of around £6 billion is at risk.

      Over the last few weeks, we have had many conversations with higher education institutions who know they will have a significant reduction in income over the summer term and are scenario planning potentially dramatic reductions in international students for 2020/21. That simply would not have been imagined a few short weeks ago.

      The discussions we are having suggest impacts on the current financial year that range from minimal to tens of millions of pounds for some institutions. Significant lost income has come from the waiving of accommodation fees for students for the summer term while many are committed to nomination agreements with other accommodation providers. Catering income alongside hotel and conferencing facility income have disappeared, with no expectation that summer schools will take place. This is likely to lead to some immediate cashflow implications for some, who will be carefully reviewing the Office for Students’ recent guidance around new reportable events, including the new short-term financial risk reporting requirement around the need for thirty days’ liquidity.

      As we look into the next academic year, the most significant concern is that potentially dramatic drop in international students. Many institutions are modelling reductions of between 80% and 100% in international student numbers. Every university we have spoken to expects to be impacted and for some the potential loss to income is projected to be greater than £100 million. And that is before you factor in that losing new students has a multi-year impact.

      Banks and Funding

      It is not surprising, therefore, that all universities are urgently looking at their short and medium-term liquidity needs. These discussions at Lloyds Bank have fallen into three buckets:

      Those looking to access one of the government schemes.
      Those looking for medium-term funding from their banks – most commonly three to five-year revolving credit facilities.
      Those looking to secure longer-term funding – through their banks – or more commonly the bond or private placement markets although this is less common at this time.

      Fortunately, given the wave of liquidity discussions we (and other banks) are having, the banks enter this crisis having transformed their balance sheets from 2007/08 driven by lessons learned and underlined by EU and government regulation.

      The banks have done this by repairing capital and liquidity ratios, transforming their loan to deposit ratios and significantly increasing their liquid assets. All this means that there should be plenty of liquidity available for UK Plc – and that is before adding in the recent cancellation of bank dividends and the impact of the Bank of England’s new term funding scheme.

      Given the significance of the higher education sector to the UK economy and its world-class track record, I would expect the sector to be able to access liquidity where needed. At Lloyds Bank our stated purpose is to ‘Help Britain Prosper’ and that’s just what we’re working to do with this sector.

      Government support

      What of the Government schemes? While the Government have, to date, made no specific announcements around support for the higher education sector, there are no obvious exclusions within the already announced schemes.

      To access the CCFF, for example, the Bank of England sets out the need to make a material contribution to the UK economy as being essential for access. At Lloyds we have been signposting those clients who wish to discuss access to the CCFF to the Bank of England. This has included confirming their Investment Grade credit rating, which is key to accessing the scheme.

      The newly-announced CLBILS scheme, likely to launch around the 20 April, could also be a real support to smaller higher education institutions who have a need for under £25 million of liquidity repayable over the medium term at preferential rates.

      We know a number of universities that are already using the Job Retention Scheme to furlough colleagues – particularly those with hotel and conferencing facilities.

      Lessons Learned

      Given the potential wave of support needed, it is clear that both the Government and financial sector have critical roles to play. For those like me with long memories, I have been reflecting on some lessons I learned from the actions the best companies took during the financial crisis of 2007/08 which I would sum up in the phrase: plan for the worst and hope for the best. That philosophy should lead to the following critical actions:

      Ensure you have timely and good quality financial information, including forecasts which should include a worst-case scenario alongside your base case. The test is to ask yourself, what would be the most severe outcome in every situation?
      Ensure you have sufficient liquidity in place to meet the downside risks.
      Seek professional advice where necessary.
      Be relentlessly challenging on expenditure and costs.
      At these times, you cannot over-communicate to colleagues and other key stakeholders, including your advisors and funders. Ensure your funders are invested in your institution and on the journey with you.
      And finally, some companies thrived during the financial crisis because, of course, even in the toughest of times there is opportunity. Be open to the opportunity to transform your operating model, to grow your people and to future proof your institution.

      There is no doubt that, by the time this Covid-19 outbreak is over, it will have had a significant impact – on individuals, on businesses and on society. But there is clear guidance and support available and never before in peacetime has it been truer that we are all in this together. For universities and businesses more generally, there is great commitment from government and lenders to do everything we can to help you navigate through the interruptions.

      We will get through this and, for those that need it, support is available to ensure higher education institutions emerge healthy.

      https://www.hepi.ac.uk/2020/04/12/another-perfect-storm-the-likely-financial-impact-of-covid-19-on-the-higher-

    • Here Come the Furloughs

      Sharp reductions in revenue and potential increases in expenses are spurring colleges to furlough or lay off employees while they wait for the coronavirus outbreak and the uncertainty it brings to subside.

      First came the hiring freezes. Now come the furloughs.

      Several colleges announced furloughs and layoffs this week and warned of potential additional staff reductions in the weeks to come. As colleges field unexpected expenses and lost revenue due to the coronavirus outbreak, paying employees — especially those who are unable to do their jobs remotely — is becoming more difficult.

      MaryAnn Baenninger, president of Drew University, announced via video message on Sunday that a group of about 70 employees would be furloughed through at least the end of May. A smaller group will be laid off permanently. Furloughed staff members were notified Monday.

      “I can’t guarantee that some of these furloughs won’t transition to permanent layoffs in the future,” Baenninger said in the video. According to the Drew website, furloughed employees will be updated by May 26 on the status of their furlough.

      Staff reductions had been on the table for weeks while the Drew virtual team — the group appointed to bring Drew online and weather the outbreak — considered how to balance the needs of the university and what was best for employees.

      The decision was, in part, an equity issue, Baenninger said.

      “There were people who were working harder than they ever worked … and there were people for whom we wanted to have work, but we didn’t,” she said.

      The financial picture Baenninger painted for Drew is similar to those at many other colleges and universities. She cited lost revenue from events, conferences, catering, summer camps and other operations, diminished endowment returns, and reduced giving from alumni and donors.

      “On the expense side,” she continued in the video, “we will need to be prepared for potential changes in student financial aid, likely increases in health insurance costs, and we have had significant unexpected increases transitioning to a virtual environment, responding to the myriad changes brought on by COVID-19 and the potential need if called upon by the state of New Jersey to prepare our campus to house first responders and displaced medical patients.”

      When colleges are forced to consider budget cuts, administrative costs such as travel and expense funds are typically the first to go, according to Ken Rodgers, director at S&P Global. Hiring freezes come next, which result in “a reasonable amount of savings,” he said. If that’s not enough, pay reductions, furloughs and layoffs become viable expense-saving options.

      Baenninger and her team are considering salary reductions.

      “We were pretty certain that salary reductions wouldn’t preclude a furlough, but maybe a furlough would prevent some salary reductions,” she said in an interview.

      Drew had already experienced financial struggles in recent years. But it is not alone in feeling increased pressure that forces furloughs amid the coronavirus.

      The University of New Haven — which is expecting a $12 million to $15 million in revenue loss due to issuing student refunds and credits — announced across-the-board pay reductions for faculty and staff two weeks ago. Last week, the university announced that some employees would be furloughed.

      Furloughs are sometimes used as defensive measures, Rodgers said. They can better position colleges should their financial situations get worse, “i.e., this fall, if it turns out that students, for whatever reason, don’t come back.”

      Guilford College in North Carolina has furloughed 133 people, more than half of its nonfaculty employees.

      “Many of the jobs that we were looking at were really the jobs that couldn’t be done from home, because they involved direct contact with students,” said Jane Fernandes, president of Guilford. “We decided that just to help — not to solve anything — but to help our budget get to the end of the year, we would furlough staff.”

      Marquette University announced Wednesday it would furlough approximately 250 employees beginning in mid-April. Bob Jones University, a private evangelical university in Greenville, S.C., also announced Wednesday that about 50 employees would be furloughed, with the potential for more down the road.

      The furloughs don’t appear to be cutting into faculty ranks at this time, although faculty numbers are likely to be affected by already announced hiring freezes, reductions in pay and other actions at colleges and universities around the country.

      The first round of furloughs and layoffs is typically operationally easier on colleges, Rodgers said.

      “Those initial layoffs and furloughs typically are — you have to be careful when you say this — not too difficult for the university to administer,” Rodgers said. “If you get into the situation where a lot of students choose not to come back to campus and you have to implement a more broad-based reduction, that would be more challenging for any university to implement … because then you have to cut into core programming.”

      Employees who work on campuses for third-party vendors that contract with colleges are also being laid off. Bon Appétit Management Company, which provides dining services to many colleges around the country, has furloughed many of its employees. Contract workers are not usually considered employees of the college they work at, and they face an uncertain future until students return to campus.

      Colleges are borrowing money to bolster their cash positions, but not to support recurring operations, including payroll, Rodgers said.

      “We view unfavorably any organization that borrows money to support recurring operations, including for payroll purposes,” he continued.

      June is likely to be a key decision point on future furloughs and layoffs, Rodgers said, because the June 30 end of the fiscal year will be approaching. Colleges will be working out their budgets for the new 2021 fiscal year.

      “They’re trying to see how this is going to impact their fiscal ’21 budget,” he said. “They’re having to make assumptions that may be very difficult to make as far as what enrollment to anticipate under scenario one, scenario two, scenario three.”

      https://insidehighered.com/news/2020/04/10/colleges-announce-furloughs-and-layoffs-financial-challenges-mount
      #USA #Etats-Unis

  • Another downward swing on Wall Street - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2020/03/06/mark-m06.html

    Wall Street had another turbulent session yesterday with market indexes down by more than 3 percent after a surge on Wednesday, fuelled in large measure by the market’s appreciation of the victory of former US Vice-President Joe Biden in the Super Tuesday Democratic primary elections.

    The market fall was accompanied by a further decline in bond market interest rates. The yield on the 10-year US Treasury bond fell to a new record low of 0.9 percent, while the yield on the 30-year Treasury bond dropped to 1.55 percent, also a record low.

    #crise_financière

  • #Grèce : 1956-2008 « CHRONIQUE D’UN RAVAGE » Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Comment un petit pays comme la Grèce a pu déstabiliser l’économie de l’Europe entière ?
    Pourquoi le déferlement médiatique qui a suivi la crise de la dette de la zone euro a prétendument déposé le sort de l’UE dans les mains des Grecs ?

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=PTTwpM3FAYY&feature=emb_logo

    Passé le "choc affectif", l’arrivée de Syriza au pouvoir a porté tous les espoirs, mais les déceptions politiques et économiques du peuple grec ont resurgi.
    Le 20 août 2018, après dix ans de tutelle, la Grèce est sortie du plan d’assistance financière mis en place par Bruxelles et le FMI. "Un nouvel horizon se profile", s’est félicité le gouvernement grec. Vraiment ?
    Ce film en deux parties tente de comprendre comment la Grèce, et derrière elle toute l’Europe, a pu arriver à une faillite aussi foudroyante. Avec l’appui d’experts, d’historiens et d’économistes, il analyse également les grands récits politiques de la Grèce et questionne la relation intime qu’elle entretient avec le "grand frère" américain.

    1956-2008 Fondateur du Pasok, le parti social-démocrate, Andréas Papandréou accède au pouvoir comme Premier ministre en 1981. Il s’engage à "moderniser la société et socialiser l’économie" et à "la libérer de la domination impérialiste de l’Otan et de la CEE".
    Ce ténor de la lutte contre la dictature des colonels (1967-1974) reprend à son compte le mythe de la libération de la Grèce de sa condition de "protectorat" des grandes puissances. Mais suite à différents scandales, la droite conservatrice Nouvelle Démocratie gagne les élections en 1990…

    Grèce, chronique d’un ravage, 1956-2008 Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Un des deux épisodes du réalisateur grec Angelos Abazoglou, « Chronique d’un ravage » (1926-1955, 1956-2008), qui aborde l’histoire très contemporaine de la Grèce et de son peuple, victimes durables des impérialismes dominants.
    Une ample documentation archivistique et des interviews d’historiens de divers pays.

    #ravage #économie #dictature #capitalisme #idéologie #histoire_contemporaine #société #néolibéralisme #crise_financière #ue #union_européenne #Angleterre #USA

  • « Le contribuable dormira tranquille lors de la prochaine crise, l’investisseur non » Le Temps, Emmanuel Garessus, 17.09.2019
    https://www.letemps.ch/economie/contribuable-dormira-tranquille-lors-prochaine-crise-linvestisseur-non #economie #europe #banque #bail-out #bail-in

    « Le citoyen a été mis à contribution à de multiples reprises durant la crise financière. Des nouveaux mécanismes se mettent maintenant en place. Il appartient aux investisseurs privés, mais pas aux petits épargnants, de prendre le relais. »

  • #Etats-Unis, coup de blues ou Grande Dépression ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/etats-unis-coup-de-blues-ou-grande-depression


    Ils ont tout perdu suite à la crise de 2008 : leur maison, leur travail, leur place dans la société. Avec leurs dernières économies, ils ont acquis un Van, une voiture, un camping-car, une maison mobile, et ont pris la route. Véritables migrants dans leur propre pays, en quête de petits boulots intérimaires, des parcs d’attractions aux entrepôts d’Amazon, en passant par la récolte de betterave et l’entretien des campings.

    #crise #crise_financière #crise_économique

  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels

  • Dix ans après, la petite fête des anciens de Lehman fait polémique à Londres Charles Gautier - 20 Aout 2018 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/20/20005-20180820ARTFIG00229-dix-ans-apres-la-petite-fete-des-anciens-de-lehma

    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien. C’était sans compter avec le site Financial News qui a eu vent de l’événement.

    Subprimes, emprunts toxiques, faillite retentissante… À l’évocation du nom de Lehman Brothers, les visages, généralement, s’assombrissent. En 2008, des dizaines de milliards de dollars ont été injectés dans le système bancaire pour éviter son implosion définitive. Pour les anciens de Lehman, tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir à peine entretenu par le filmMargin Callde Jeffrey C. Chandor (2011).


    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien, The Conduit. C’était sans compter avec le site Internet Financial News qui a eu vent de l’événement grâce à un courriel destiné aux « Lehman brothers and sisters » (sic), sur le thème : « Quoi de mieux pour fêter le dixième anniversaire que de rassembler tout le monde encore une fois. »

    Fête « écœurante »
    . . . . .
    #finance #banques #capitalisme #dette #lehman_brothers #banksters #lehman #crise_financière #crise-financière

  • At the Fed, the Scene Is Being Set for Financial Disaster | The Nation
    https://www.thenation.com/article/at-the-fed-the-scene-is-being-set-for-financial-disaster

    Warning: What you are about to read is not about Russia, the 2016 election, or the latest person to depart from the White House in a storm of tweets. It’s the Beltway story with trillions of dollars in play and an economy to commandeer, hiding in plain sight.

    While we’ve been bombarded with a litany of scandals from the Oval Office and the Trump family, there’s a crucial institution in Washington that few in the media seem to be paying attention to, even as President Trump quietly makes it his own. More obscure than the chambers of the Supreme Court, it’s a place where he has already made substantial changes. I’m talking about the Federal Reserve.

    #crise_financière #crise_économique #états-unis

  • Quelle #théorie_économique après la crise ?
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/211117/quelle-theorie-economique-apres-la-crise

    Entretien avec #Francesco_Saraceno, économiste à l’OFCE et auteur de l’ouvrage L’Économie à l’épreuve des faits, aux éditions Revue Banque. Dix ans après la #crise_financière qui a brisé le « consensus » théorique issu des années 1970, la #science_économique doit trouver de nouvelles bases, loin de l’idéologie et de l’illusion de la toute-puissance d’une théorie dominante.

    #Economie

  • L’ex-directeur du FMI Rodrigo Rato sera jugé pour escroquerie Le Devoir - 17 novembre 2017 - Agence France-Presse
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/513308/l-ex-directeur-du-fmi-rato-sera-juge-pour-escroquerie

    Madrid — L’ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato sera jugé pour avoir falsifié les comptes et escroqué les investisseurs lors de l’entrée en Bourse de la banque espagnole Bankia en 2011, a annoncé vendredi un tribunal espagnol.

    M. Rato, à la tête de la banque à l’époque des faits, sera jugé avec une trentaine d’autres anciens responsables de Bankia, qui s’était effondrée après son entrée en bourse catastrophique, obligeant l’État à la nationaliser pour la sauver.

    Le parquet anticorruption espagnol a requis en juin cinq ans de prison contre M. Rato, expliquant que l’ancien président de la banque et trois autres anciens dirigeants étaient « spécialement responsables du fait que des informations essentielles sur la véritable situation patrimoniale de Bankia avaient été soustraites au moment de son introduction en bourse ».

    Bankia, créée à partir de la fusion de sept caisses d’épargne en juillet 2011, avait été introduite en Bourse en grande pompe par Rodrigo Rato, ex-directeur du Fonds monétaire international (2004-2007) et ancien ministre espagnol conservateur de l’Économie (1996-2004).

    Dans l’année qui avait suivi, les comptes de Bankia s’étaient avérés catastrophiques et son cours en Bourse avait chuté de plus de 80 %, ruinant des dizaines de milliers de petits actionnaires.

    L’affaire, alliée aux conséquences de la crise économique, avait précipité un sauvetage du secteur bancaire espagnol, effectué grâce à un prêt européen de plus de 41 milliards d’euros, dont 22 milliards pour renflouer la seule Bankia.

    En tant qu’ancien président de Bankia, Rodrigo Rato a déjà été condamné en février à quatre ans et demi de prison pour l’émission de cartes bancaires occultes qui permettaient à leurs titulaires, notamment des dirigeants de la banque, de dépenser sans compter et sans déclarer ces revenus additionnels.

    Il est libre dans l’attente de son procès en appel.

    #FMI #Espagne #Rodrigo_Rato #banques #Bankia #corruption #crise_financière #Parti_Populaire espagnol #PP #banco_santander #banque_mondiale #banque_interaméricaine_de_développement #BID #banque_européenne_d_investissement #BEI #Banque_européenne_pour_la_reconstruction_et_le_développement #BERD #banque_lazard #escroquerie #faux #usage_de_faux

  • 23. The Great Depression | The American Yawp

    http://www.americanyawp.com/text/23-the-great-depression

    Magnifique site collaboratif (et article) sur la grande dépression de 1929.

    The wonder of the stock market permeated popular culture in the 1920s. Although it was released during the first year of the Great Depression, the 1930 film High Society Blues captured the speculative hope and prosperity of the previous decade. “I’m in the Market for You,” a popular musical number from the film, even used the stock market as a metaphor for love: You’re going up, up, up in my estimation, / I want a thousand shares of your caresses, too. / We’ll count the hugs and kisses, / When dividends are due, / Cause I’m in the market for you. But, just as the song was being recorded in 1929, the stock market reached the apex of its swift climb, crashed, and brought an abrupt end to the seeming prosperity of the “Roaring ‘20s.” The Great Depression had arrived.

    II. The Origins of the Great Depression
    “Crowd of people gather outside the New York Stock Exchange following the Crash of 1929,” 1929. Library of Congress, http://www.loc.gov/pictures/item/99471695.

    “Crowd of people gather outside the New York Stock Exchange following the Crash of 1929,” 1929. Library of Congress, http://www.loc.gov/pictures/item/99471695.

    On Thursday, October 24, 1929, stock market prices suddenly plummeted. Ten billion dollars in investments (roughly equivalent to about $100 billion today) disappeared in a matter of hours. Panicked selling set in, stock sunk to record lows, and stunned investors crowded the New York Stock Exchange demanding answers. Leading bankers met privately at the offices of J.P. Morgan and raised millions in personal and institutional contributions to halt the slide. They marched across the street and ceremoniously bought stocks at inflated prices. The market temporarily stabilized but fears spread over the weekend and the following week frightened investors dumped their portfolios to avoid further losses. On October 29, “Black Tuesday,” the stock market began its long precipitous fall. Stock values evaporated. Shares of U.S. Steel dropped from $262 to $22. General Motors’ stock fell from $73 a share to $8. Four-fifths of the J.D. Rockefeller’s fortune—the greatest in American history—vanished.

    #états-unis #finance #crise_financière #grande_dépression #otto_neurath #visualisation #isotype #neurath

  • Finance : dix ans après la crise des subprimes, les risques existent toujours
    http://www.francetvinfo.fr/economie/bourse/finance-dix-ans-apres-la-crise-des-subprimes-les-risques-existent-toujo

    Finance : dix ans après la crise des #subprimes, les risques existent toujours
    Dix ans après le début de la crise mondiale financière, le 9 août 2007, certaines leçons ont été tirées mais les risques financiers ne sont pas éradiqués, notamment à cause du développement du « shadow banking », la finance de l’ombre.

    #crise_financière #crise

  • * Hambourg, le G20 et la rue Le Courrier - Laura Drompt - Jeudi 06 juillet 2017
    https://www.lecourrier.ch/150825/hambourg_le_g20_et_la_rue

    Nul doute : à Hambourg, la résistance au G20 est dans la rue, déterminée. Hier soir, les messages s’accumulaient, qui s’émerveillaient des 20 000 à 25 000 manifestants défilant, dansant sur fond de musique techno. D’autres relayaient des numéros de téléphone pour obtenir une assistance juridique face au pouvoir policier, insistant sur le droit à « une opinion différente » (du libre-échangisme dominant).

    Car ce jeudi commence le bastringue, qui voit converger les têtes des vingt premières puissances mondiales censées réfléchir de concert aux maux de la société. Crise financière, paradis fiscaux, environnement... De sommet en sommet, pourtant, les mauvaises langues relèvent que les grands de ce monde semblent moins intéressés par les solutions à ces problèmes qu’aux intérêts des sociétés domiciliées dans leurs pays ­respectifs.

    Le choix du lieu pour la rencontre, tout proche du bastion antifasciste et de l’ultra-gauche Sankt Pauli, permettra peut-être à certains messages de la société civile de remonter jusqu’aux oreilles habituellement les plus hermétiques. Difficile, en tout cas, d’ignorer les 100 000 opposants au G20 attendus jusqu’au week-end, qui ont déjà trouvé leur slogan grâce à l’aide des forces de police : « Yes we camp », référence au célèbre slogan de la campagne présidentielle de Barack Obama et réaction aux évacuations de plusieurs parcs occupés par les tentes de camping, dans un premier temps autorisées par la justice.

    « Normalement en Allemagne, quand un tribunal dit quelque chose, la police est tenue d’exécuter l’ordre. Mais pour nous, ça n’est pas le cas », déplorait hier, face caméra, l’une des assistantes juridiques des manifestants. Car ces campements, installés dans une certaine bonhomie, font peur. Si l’immense majorité des anti-G20 sont tout à fait pacifistes, les cagoules et drapeaux noirs y ont aussi leur place. Ce serait la raison pour laquelle l’Allemagne aligne, en face, 22 000 policiers, près de 30 hélicoptères et près de 50 canons à eau – déjà « testés » avant même le début officiel du sommet. Cette démonstration de force fera-t-elle baisser la violence ou mènera-t-elle à l’escalade ? Le reste des campeurs préféraient ces derniers jours militer pour une résistance pacifique mais affirmée face à un monde où le pouvoir se concentre entre quelques mains. A la fin du week-end, il sera plus commode d’insister sur la violence de certains manifestants que sur la brutalité d’une économie en crise et pourtant portée à bout de bras par nos dirigeants.

    #G20 #Contestation #Résistance #Crise_financière #paradis_fiscaux #environnement #brutalité

  • Grèce : la violence imbécile des créanciers | Michel Husson
    http://alencontre.org/europe/grece/grece-la-violence-imbecile-des-creanciers.html

    Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL : soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de « l’accord » conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie : ce sont les créanciers qui rédigent les lois. Source : A (...)

  • En Islande, les banquiers voyous ont leur prison
    http://abonnes.lemonde.fr/m-le-mag/article/2016/12/02/en-islande-les-banquiers-voyous-ont-leur-prison_5041888_4500055.html

    Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

    En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.

    Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.
    Ordinateur, golf et cigares

    Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

    Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

    « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

    Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik

    #spéculation #crise_financière #justice #Islande #Banque #criminalité #cols_blancs

    http://zinc.mondediplo.net/messages/44030 via BoOz

    • C’est une prison sans murs ni barreaux, perdue à plus de deux heures de route au nord de Reykjavik. Située au pied du Snæfellsjökull – l’un des plus beaux volcans d’Islande –, Kviabryggja ressemble en fait surtout à une simple ferme installée au milieu d’un terrain de 35 hectares.
      Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

      En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.
      Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.

      Ordinateur, golf et cigares

      Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

      Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

      « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

      Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik.

      Les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ». Helgi Gunnlaugsson, criminologue
      « Le cadre est certes magnifique, mais nous sommes tout de même privés de notre liberté », rappelle-t-il, en rejetant tous les commentaires qu’on peut trouver sur les réseaux sociaux qui qualifient la prison d’« hôtel de luxe ».

      La prison de Kviabryggja est située en pleine nature islandaise, dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan.
      Surtout que ceux-ci étaient souvent habitués à vivre dans l’opulence à Londres, à Lausanne (Suisse) ou au Luxembourg avant de se retrouver isolés dans un des deux bâtiments de Kviabryggja, totalement privés de soleil deux mois dans l’année – en décembre et en janvier, le soleil ne se lève pas assez haut pour dépasser la montagne.

      « Bien sûr, il y a des voix pour se plaindre de ce traitement [qui leur est accordé], mais cela reste une chute incroyable pour eux », insiste Helgi Gunnlaugsson, criminologue à l’université d’Islande, qui a pu visiter la prison. Surtout que les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers, glisse le chercheur, ce qui risque de peser longtemps sur leur destin. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ».

      La prison leur aura au moins fait connaître le travail manuel et mal rémunéré. A Kviabryggja, ceux qui le souhaitent peuvent prendre soin des animaux pour 2 euros de l’heure – il y a une centaine de moutons et des chevaux –, nettoyer la maison, faire la cuisine ou des réparations, même si ce n’est pas obligatoire. « Certains banquiers travaillent pour eux-mêmes en faisant des traductions par exemple », explique Gudmundur Thoroddsson.

      Des détenus « innocents » et procéduriers

      Plusieurs anecdotes publiées dans la presse islandaise ont fait état du comportement exemplaire des cols blancs. Un ancien détenu déficient mental a ainsi assuré en septembre que l’ex-PDG de Kaupthing, une autre des trois principales banques du pays avant 2008, lui avait appris à utiliser un lave-linge. La femme d’Olafur Olafsson, un des principaux actionnaires de Kaupthing, a, elle, proposé une récompense à un des codétenus de son mari qui avait retrouvé son portefeuille, perdu lors d’une visite.

      Mais, si leurs bonnes actions fuitent régulièrement, ces détenus très spéciaux refusent tous de parler directement de leur expérience. Toujours persuadés de leur innocence, procéduriers, ils n’hésitent pas à recourir à des agences de relations publiques dès qu’ils ont un grief à adresser à l’administration pénitentiaire.

      Les anciens de Kaupthing ont saisi le médiateur du Parlement islandais après que Michael Moore a été autorisé à rentrer à Kviabryggja en 2015 pour son film Where to Invade Next. Ils se sont aussi plaints que le directeur des prisons ait laissé entendre dans les médias qu’ils avaient souhaité pouvoir boire du vin à table – ce qui était faux. Depuis, celui-ci préfère éviter les ennuis en refusant toutes les demandes d’interviews et de visites de la presse.

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers. » Olafur Olafsson, condamné à quatre ans et demi ferme
      Un seul entretien a été accordé par des banquiers depuis la prison, en janvier 2016. Interrogés par la principale chaîne de télévision privée islandaise, souriants et décontractés, trois anciens de Kaupthing se sont présentés comme des victimes d’une injustice.

      « C’est sûr qu’on aurait dû gérer la banque autrement, mais il y a une grande différence entre dire qu’on a fait des bêtises et dire qu’on a agi illégalement », a expliqué l’ancien président de la banque, condamné à quatre ans de prison. Au moment du krach, il avait menti avec ses collègues sur l’investissement miraculeux d’un Qatari, qui était en réalité financé par un prêt de la banque elle-même. « Jamais je n’aurais imaginé que je finirais ici », a affirmé à ses côtés l’ex-dirigeant de la filiale luxembourgeoise de la banque.

      Nouvelle vie

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers », a insisté l’ancien actionnaire Olafur Olafsson, qui a écopé de quatre ans et demi ferme. Et de comparer sa nouvelle vie – bien loin de celle qu’il menait en Suisse – à celle d’« un internat scolaire il y a quarante ans ». « On nous réveille entre 6 h 45 et 7 heures. A 9 heures le directeur vient, on mange vers midi, on regarde nos e-mails et après on travaille jusqu’à 18 heures. »
      Les trois financiers n’ont pourtant pas dû rester longtemps à Kviabryggja. En avril, après un an seulement en détention, ils ont été placés en semi-liberté, grâce à un changement opportun de la loi sur les libérations conditionnelles.

      Placé en pension à Reykjavik, Olafur Olafsson a eu un malheureux accident quelques semaines plus tard. Alors qu’il survolait un des plus beaux paysages islandais avec son tout nouvel hélicoptère, l’appareil s’est écrasé. Lui, le pilote et ses trois partenaires d’affaires étrangers présents à bord s’en sont sortis avec de simples blessures. Il n’y avait rien d’illégal dans cette expédition, a expliqué l’administration pénitentiaire : l’accident a eu lieu largement avant 21 heures, l’heure à laquelle le banquier se devait d’être de retour dans sa pension.

  • #Irlande : le problème du #logement laisse présager une nouvelle crise immobilière
    https://www.mediapart.fr/journal/international/301116/irlande-le-probleme-du-logement-laisse-presager-une-nouvelle-crise-immobil

    En 2016, le prix moyen d’un loyer en Irlande est plus élevé qu’en 2008, avant la #crise_financière. Une nouvelle crise est à prévoir, selon l’OCDE. Les Irlandais pâtissent d’une politique gouvernementale qui favorise encore les secteurs financiers et immobiliers.

    #International #bulle_immobilière #europe #Immobilier