• Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


  • Dix ans après, la petite fête des anciens de Lehman fait polémique à Londres Charles Gautier - 20 Aout 2018 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/20/20005-20180820ARTFIG00229-dix-ans-apres-la-petite-fete-des-anciens-de-lehma

    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien. C’était sans compter avec le site Financial News qui a eu vent de l’événement.

    Subprimes, emprunts toxiques, faillite retentissante… À l’évocation du nom de Lehman Brothers, les visages, généralement, s’assombrissent. En 2008, des dizaines de milliards de dollars ont été injectés dans le système bancaire pour éviter son implosion définitive. Pour les anciens de Lehman, tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir à peine entretenu par le filmMargin Callde Jeffrey C. Chandor (2011).


    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien, The Conduit. C’était sans compter avec le site Internet Financial News qui a eu vent de l’événement grâce à un courriel destiné aux « Lehman brothers and sisters » (sic), sur le thème : « Quoi de mieux pour fêter le dixième anniversaire que de rassembler tout le monde encore une fois. »

    Fête « écœurante »
    . . . . .
    #finance #banques #capitalisme #dette #lehman_brothers #banksters #lehman #crise_financière #crise-financière



  • At the Fed, the Scene Is Being Set for Financial Disaster | The Nation
    https://www.thenation.com/article/at-the-fed-the-scene-is-being-set-for-financial-disaster

    Warning: What you are about to read is not about Russia, the 2016 election, or the latest person to depart from the White House in a storm of tweets. It’s the Beltway story with trillions of dollars in play and an economy to commandeer, hiding in plain sight.

    While we’ve been bombarded with a litany of scandals from the Oval Office and the Trump family, there’s a crucial institution in Washington that few in the media seem to be paying attention to, even as President Trump quietly makes it his own. More obscure than the chambers of the Supreme Court, it’s a place where he has already made substantial changes. I’m talking about the Federal Reserve.

    #crise_financière #crise_économique #états-unis


  • Quelle #théorie_économique après la crise ?
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/211117/quelle-theorie-economique-apres-la-crise

    Entretien avec #Francesco_Saraceno, économiste à l’OFCE et auteur de l’ouvrage L’Économie à l’épreuve des faits, aux éditions Revue Banque. Dix ans après la #crise_financière qui a brisé le « consensus » théorique issu des années 1970, la #science_économique doit trouver de nouvelles bases, loin de l’idéologie et de l’illusion de la toute-puissance d’une théorie dominante.

    #Economie


  • L’ex-directeur du FMI Rodrigo Rato sera jugé pour escroquerie Le Devoir - 17 novembre 2017 - Agence France-Presse
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/513308/l-ex-directeur-du-fmi-rato-sera-juge-pour-escroquerie

    Madrid — L’ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato sera jugé pour avoir falsifié les comptes et escroqué les investisseurs lors de l’entrée en Bourse de la banque espagnole Bankia en 2011, a annoncé vendredi un tribunal espagnol.

    M. Rato, à la tête de la banque à l’époque des faits, sera jugé avec une trentaine d’autres anciens responsables de Bankia, qui s’était effondrée après son entrée en bourse catastrophique, obligeant l’État à la nationaliser pour la sauver.

    Le parquet anticorruption espagnol a requis en juin cinq ans de prison contre M. Rato, expliquant que l’ancien président de la banque et trois autres anciens dirigeants étaient «  spécialement responsables du fait que des informations essentielles sur la véritable situation patrimoniale de Bankia avaient été soustraites au moment de son introduction en bourse  ».

    Bankia, créée à partir de la fusion de sept caisses d’épargne en juillet 2011, avait été introduite en Bourse en grande pompe par Rodrigo Rato, ex-directeur du Fonds monétaire international (2004-2007) et ancien ministre espagnol conservateur de l’Économie (1996-2004).

    Dans l’année qui avait suivi, les comptes de Bankia s’étaient avérés catastrophiques et son cours en Bourse avait chuté de plus de 80 %, ruinant des dizaines de milliers de petits actionnaires.

    L’affaire, alliée aux conséquences de la crise économique, avait précipité un sauvetage du secteur bancaire espagnol, effectué grâce à un prêt européen de plus de 41 milliards d’euros, dont 22 milliards pour renflouer la seule Bankia.

    En tant qu’ancien président de Bankia, Rodrigo Rato a déjà été condamné en février à quatre ans et demi de prison pour l’émission de cartes bancaires occultes qui permettaient à leurs titulaires, notamment des dirigeants de la banque, de dépenser sans compter et sans déclarer ces revenus additionnels.

    Il est libre dans l’attente de son procès en appel.

    #FMI #Espagne #Rodrigo_Rato #banques #Bankia #corruption #crise_financière #Parti_Populaire espagnol #PP #banco_santander #banque_mondiale #banque_interaméricaine_de_développement #BID #banque_européenne_d_investissement #BEI #Banque_européenne_pour_la_reconstruction_et_le_développement #BERD #banque_lazard #escroquerie #faux #usage_de_faux


  • 23. The Great Depression | The American Yawp

    http://www.americanyawp.com/text/23-the-great-depression

    Magnifique site collaboratif (et article) sur la grande dépression de 1929.

    The wonder of the stock market permeated popular culture in the 1920s. Although it was released during the first year of the Great Depression, the 1930 film High Society Blues captured the speculative hope and prosperity of the previous decade. “I’m in the Market for You,” a popular musical number from the film, even used the stock market as a metaphor for love: You’re going up, up, up in my estimation, / I want a thousand shares of your caresses, too. / We’ll count the hugs and kisses, / When dividends are due, / Cause I’m in the market for you. But, just as the song was being recorded in 1929, the stock market reached the apex of its swift climb, crashed, and brought an abrupt end to the seeming prosperity of the “Roaring ‘20s.” The Great Depression had arrived.

    II. The Origins of the Great Depression
    “Crowd of people gather outside the New York Stock Exchange following the Crash of 1929,” 1929. Library of Congress, http://www.loc.gov/pictures/item/99471695.

    “Crowd of people gather outside the New York Stock Exchange following the Crash of 1929,” 1929. Library of Congress, http://www.loc.gov/pictures/item/99471695.

    On Thursday, October 24, 1929, stock market prices suddenly plummeted. Ten billion dollars in investments (roughly equivalent to about $100 billion today) disappeared in a matter of hours. Panicked selling set in, stock sunk to record lows, and stunned investors crowded the New York Stock Exchange demanding answers. Leading bankers met privately at the offices of J.P. Morgan and raised millions in personal and institutional contributions to halt the slide. They marched across the street and ceremoniously bought stocks at inflated prices. The market temporarily stabilized but fears spread over the weekend and the following week frightened investors dumped their portfolios to avoid further losses. On October 29, “Black Tuesday,” the stock market began its long precipitous fall. Stock values evaporated. Shares of U.S. Steel dropped from $262 to $22. General Motors’ stock fell from $73 a share to $8. Four-fifths of the J.D. Rockefeller’s fortune—the greatest in American history—vanished.

    #états-unis #finance #crise_financière #grande_dépression #otto_neurath #visualisation #isotype #neurath


  • Finance : dix ans après la crise des subprimes, les risques existent toujours
    http://www.francetvinfo.fr/economie/bourse/finance-dix-ans-apres-la-crise-des-subprimes-les-risques-existent-toujo

    Finance : dix ans après la crise des #subprimes, les risques existent toujours
    Dix ans après le début de la crise mondiale financière, le 9 août 2007, certaines leçons ont été tirées mais les risques financiers ne sont pas éradiqués, notamment à cause du développement du « shadow banking », la finance de l’ombre.

    #crise_financière #crise


  • * Hambourg, le G20 et la rue Le Courrier - Laura Drompt - Jeudi 06 juillet 2017
    https://www.lecourrier.ch/150825/hambourg_le_g20_et_la_rue

    Nul doute : à Hambourg, la résistance au G20 est dans la rue, déterminée. Hier soir, les messages s’accumulaient, qui s’émerveillaient des 20 000 à 25 000 manifestants défilant, dansant sur fond de musique techno. D’autres relayaient des numéros de téléphone pour obtenir une assistance juridique face au pouvoir policier, insistant sur le droit à « une opinion différente » (du libre-échangisme dominant).

    Car ce jeudi commence le bastringue, qui voit converger les têtes des vingt premières puissances mondiales censées réfléchir de concert aux maux de la société. Crise financière, paradis fiscaux, environnement... De sommet en sommet, pourtant, les mauvaises langues relèvent que les grands de ce monde semblent moins intéressés par les solutions à ces problèmes qu’aux intérêts des sociétés domiciliées dans leurs pays ­respectifs.

    Le choix du lieu pour la rencontre, tout proche du bastion antifasciste et de l’ultra-gauche Sankt Pauli, permettra peut-être à certains messages de la société civile de remonter jusqu’aux oreilles habituellement les plus hermétiques. Difficile, en tout cas, d’ignorer les 100 000 opposants au G20 attendus jusqu’au week-end, qui ont déjà trouvé leur slogan grâce à l’aide des forces de police : « Yes we camp », référence au célèbre slogan de la campagne présidentielle de Barack Obama et réaction aux évacuations de plusieurs parcs occupés par les tentes de camping, dans un premier temps autorisées par la justice.

    « Normalement en Allemagne, quand un tribunal dit quelque chose, la police est tenue d’exécuter l’ordre. Mais pour nous, ça n’est pas le cas », déplorait hier, face caméra, l’une des assistantes juridiques des manifestants. Car ces campements, installés dans une certaine bonhomie, font peur. Si l’immense majorité des anti-G20 sont tout à fait pacifistes, les cagoules et drapeaux noirs y ont aussi leur place. Ce serait la raison pour laquelle l’Allemagne aligne, en face, 22 000 policiers, près de 30 hélicoptères et près de 50 canons à eau – déjà « testés » avant même le début officiel du sommet. Cette démonstration de force fera-t-elle baisser la violence ou mènera-t-elle à l’escalade ? Le reste des campeurs préféraient ces derniers jours militer pour une résistance pacifique mais affirmée face à un monde où le pouvoir se concentre entre quelques mains. A la fin du week-end, il sera plus commode d’insister sur la violence de certains manifestants que sur la brutalité d’une économie en crise et pourtant portée à bout de bras par nos dirigeants.

    #G20 #Contestation #Résistance #Crise_financière #paradis_fiscaux #environnement #brutalité


  • Grèce : la violence imbécile des créanciers | Michel Husson
    http://alencontre.org/europe/grece/grece-la-violence-imbecile-des-creanciers.html

    Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL : soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de « l’accord » conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie : ce sont les créanciers qui rédigent les lois. Source : A (...)


  • En Islande, les banquiers voyous ont leur prison
    http://abonnes.lemonde.fr/m-le-mag/article/2016/12/02/en-islande-les-banquiers-voyous-ont-leur-prison_5041888_4500055.html

    Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

    En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.

    Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.
    Ordinateur, golf et cigares

    Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

    Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

    « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

    Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik

    #spéculation #crise_financière #justice #Islande #Banque #criminalité #cols_blancs

    http://zinc.mondediplo.net/messages/44030 via BoOz

    • C’est une prison sans murs ni barreaux, perdue à plus de deux heures de route au nord de Reykjavik. Située au pied du Snæfellsjökull – l’un des plus beaux volcans d’Islande –, Kviabryggja ressemble en fait surtout à une simple ferme installée au milieu d’un terrain de 35 hectares.
      Plantée dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan, cette « prison ouverte » abrite dans deux bâtiments vingt-deux détenus, dont certains sont des célébrités locales. Kviabryggja est en effet devenue, depuis la crise bancaire de 2008, la « prison des banquiers », celle où sont envoyées la plupart des stars déchues de la finance.

      En tout, une quarantaine de financiers – presque exclusivement des hommes – ont déjà été condamnés par la justice islandaise pour avoir spéculé frauduleusement, puis mis l’économie de l’île à terre, un cas unique dans le monde. Et les procès continuent : deux dirigeants de l’ex-Glitnir – une des trois principales banques avant la crise – ont été condamnés, le 24 novembre, à douze et à vingt-quatre mois de prison.
      Recruté pour enquêter spécialement sur les banquiers, le procureur Olafur Hauksson mène encore des investigations dans cinq dossiers, qu’il espère clôturer d’ici à la fin de l’année, plus de huit ans après l’éclatement de la bulle. « Il faudra ensuite les juger, ce qui peut prendre encore des années », explique-t-il.

      Ordinateur, golf et cigares

      Quand ils sont condamnés à de la prison ferme, les anciens banquiers peuvent compter sur la qualité du modèle pénitentiaire scandinave, qui a toujours fait de la réinsertion une priorité. A Kviabryggja, ils bénéficient ainsi de chambres individuelles équipées d’ordinateur, de télévision et de PlayStation, d’une salle de sport, d’un petit golf, d’une bibliothèque et même d’une salle de billard.

      Les familles sont autorisées à passer des journées entières avec leur proche emprisonné si elles le souhaitent. En ce moment, cinq criminels en col blanc partagent leur quotidien avec dix-sept autres prisonniers et huit gardiens. Les neuf cents habitants du village voisin de Grundarfjördur ont pris l’habitude de voir ces banquiers déchus venir acheter leurs cigares au supermarché une fois par semaine.

      « Kviabryggja est normalement une étape entre la prison fermée et la semi-liberté, avant le bracelet électronique à domicile. Les banquiers, eux, ont été envoyés directement à Kviabryggja car ils ne sont pas violents et ne purgent pas des peines très lourdes », raconte Gudmundur Thoroddsson, président de l’association des prisonniers islandais, lui-même faisant l’objet d’une condamnation à douze ans de prison pour trafic de drogue.

      Il a été transféré ici il y a cinq mois en raison de son bon comportement, et peut donner librement une interview à M, en marge d’une conférence sur les troubles du comportement organisée dans un grand hôtel de Reykjavik.

      Les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ». Helgi Gunnlaugsson, criminologue
      « Le cadre est certes magnifique, mais nous sommes tout de même privés de notre liberté », rappelle-t-il, en rejetant tous les commentaires qu’on peut trouver sur les réseaux sociaux qui qualifient la prison d’« hôtel de luxe ».

      La prison de Kviabryggja est située en pleine nature islandaise, dans un paysage spectaculaire au bord de l’océan.
      Surtout que ceux-ci étaient souvent habitués à vivre dans l’opulence à Londres, à Lausanne (Suisse) ou au Luxembourg avant de se retrouver isolés dans un des deux bâtiments de Kviabryggja, totalement privés de soleil deux mois dans l’année – en décembre et en janvier, le soleil ne se lève pas assez haut pour dépasser la montagne.

      « Bien sûr, il y a des voix pour se plaindre de ce traitement [qui leur est accordé], mais cela reste une chute incroyable pour eux », insiste Helgi Gunnlaugsson, criminologue à l’université d’Islande, qui a pu visiter la prison. Surtout que les 330 000 Islandais « connaissent tous les prisonniers, glisse le chercheur, ce qui risque de peser longtemps sur leur destin. Ils resteront probablement des “prisonniers” dans la société islandaise toute leur vie ».

      La prison leur aura au moins fait connaître le travail manuel et mal rémunéré. A Kviabryggja, ceux qui le souhaitent peuvent prendre soin des animaux pour 2 euros de l’heure – il y a une centaine de moutons et des chevaux –, nettoyer la maison, faire la cuisine ou des réparations, même si ce n’est pas obligatoire. « Certains banquiers travaillent pour eux-mêmes en faisant des traductions par exemple », explique Gudmundur Thoroddsson.

      Des détenus « innocents » et procéduriers

      Plusieurs anecdotes publiées dans la presse islandaise ont fait état du comportement exemplaire des cols blancs. Un ancien détenu déficient mental a ainsi assuré en septembre que l’ex-PDG de Kaupthing, une autre des trois principales banques du pays avant 2008, lui avait appris à utiliser un lave-linge. La femme d’Olafur Olafsson, un des principaux actionnaires de Kaupthing, a, elle, proposé une récompense à un des codétenus de son mari qui avait retrouvé son portefeuille, perdu lors d’une visite.

      Mais, si leurs bonnes actions fuitent régulièrement, ces détenus très spéciaux refusent tous de parler directement de leur expérience. Toujours persuadés de leur innocence, procéduriers, ils n’hésitent pas à recourir à des agences de relations publiques dès qu’ils ont un grief à adresser à l’administration pénitentiaire.

      Les anciens de Kaupthing ont saisi le médiateur du Parlement islandais après que Michael Moore a été autorisé à rentrer à Kviabryggja en 2015 pour son film Where to Invade Next. Ils se sont aussi plaints que le directeur des prisons ait laissé entendre dans les médias qu’ils avaient souhaité pouvoir boire du vin à table – ce qui était faux. Depuis, celui-ci préfère éviter les ennuis en refusant toutes les demandes d’interviews et de visites de la presse.

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers. » Olafur Olafsson, condamné à quatre ans et demi ferme
      Un seul entretien a été accordé par des banquiers depuis la prison, en janvier 2016. Interrogés par la principale chaîne de télévision privée islandaise, souriants et décontractés, trois anciens de Kaupthing se sont présentés comme des victimes d’une injustice.

      « C’est sûr qu’on aurait dû gérer la banque autrement, mais il y a une grande différence entre dire qu’on a fait des bêtises et dire qu’on a agi illégalement », a expliqué l’ancien président de la banque, condamné à quatre ans de prison. Au moment du krach, il avait menti avec ses collègues sur l’investissement miraculeux d’un Qatari, qui était en réalité financé par un prêt de la banque elle-même. « Jamais je n’aurais imaginé que je finirais ici », a affirmé à ses côtés l’ex-dirigeant de la filiale luxembourgeoise de la banque.

      Nouvelle vie

      « Ce qui nous a été infligé est horrible, la société islandaise pratique une forme de harcèlement à l’égard des banquiers », a insisté l’ancien actionnaire Olafur Olafsson, qui a écopé de quatre ans et demi ferme. Et de comparer sa nouvelle vie – bien loin de celle qu’il menait en Suisse – à celle d’« un internat scolaire il y a quarante ans ». « On nous réveille entre 6 h 45 et 7 heures. A 9 heures le directeur vient, on mange vers midi, on regarde nos e-mails et après on travaille jusqu’à 18 heures. »
      Les trois financiers n’ont pourtant pas dû rester longtemps à Kviabryggja. En avril, après un an seulement en détention, ils ont été placés en semi-liberté, grâce à un changement opportun de la loi sur les libérations conditionnelles.

      Placé en pension à Reykjavik, Olafur Olafsson a eu un malheureux accident quelques semaines plus tard. Alors qu’il survolait un des plus beaux paysages islandais avec son tout nouvel hélicoptère, l’appareil s’est écrasé. Lui, le pilote et ses trois partenaires d’affaires étrangers présents à bord s’en sont sortis avec de simples blessures. Il n’y avait rien d’illégal dans cette expédition, a expliqué l’administration pénitentiaire : l’accident a eu lieu largement avant 21 heures, l’heure à laquelle le banquier se devait d’être de retour dans sa pension.


  • #Irlande : le problème du #logement laisse présager une nouvelle crise immobilière
    https://www.mediapart.fr/journal/international/301116/irlande-le-probleme-du-logement-laisse-presager-une-nouvelle-crise-immobil

    En 2016, le prix moyen d’un loyer en Irlande est plus élevé qu’en 2008, avant la #crise_financière. Une nouvelle crise est à prévoir, selon l’OCDE. Les Irlandais pâtissent d’une politique gouvernementale qui favorise encore les secteurs financiers et immobiliers.

    #International #bulle_immobilière #europe #Immobilier


  • Les économistes et la crise du néolibéralisme aux États-Unis
    http://www.contretemps.eu/salle-mirowski-crise

    À propos de : Philip Mirowski, Never Let a Serious Crisis Go to Waste....

    Comment se fait-il que le néolibéralisme soit sorti indemne, et même renforcé, de la crise économico-financière ouverte en 2007-2008 ? Comment expliquer que la situation profite davantage aux discours et porte-parole de droite qu’à ceux de gauche ? Et secondairement, comment est-il possible que les économistes orthodoxes dominants n’aient pas été discrédités une bonne fois pour toutes, comme il aurait été raisonnable de s’y attendre, continuant même à faire autorité avec un aplomb insensé ? Telle est l’énigme qui motive ce livre dédié aux « néolibéraux de tous les partis », en reversement parodique de la dédicace hayekienne de la Route de la servitude, adressée aux « socialistes de tous les partis ». Philip Mirowski, connu entre autres pour un livre d’épistémologie économique de facture plus classique, n’est certes pas le premier à soulever le paradoxe (il cite — et critique — par exemple un livre de Colin Crouch éloquemment intitulé The Strange Non-Death of Neoliberalism). Mais il le fait avec une vigueur particulièrement incisive.

    #néolibéralisme #Conjoncture #Diaporama #banques #capitalisme #crise_économique #crise_financière #discours #économie #finance #idéologie



  • BANQUES : Bruxelles donne son feu vert pour recapitaliser la banque CGD Le figaro.fr avec AFP - 24/08/2016

     La Commission européenne a approuvé un plan de recapitalisation de la banque publique portugaise Caixa geral de depositos (CGD) pouvant dépasser 5 milliards d’euros, dont 2,7 milliards injectés directement par l’Etat, ont annoncé mercredi les autorités européennes et le gouvernement portugais.

    . . . . .

    Outre les 2,7 milliards injectés par l’Etat, la CGD pourra aussi convertir en capital une aide publique évaluée entre 900 et 960 millions d’euros qui lui a été versée en 2012.
    Dans le cadre de ce « plan de grande envergure » visant un retour à la rentabilité et qui devra impliquer « des réductions de coûts significatives », précise Bruxelles, un autre milliard d’euros doit être dégagé par l’émission de titres de dettes.

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    Le ministère des Finances portugais a ajouté dans un communiqué que le plan de recapitalisation pourrait aussi compter sur le transfert de 500 millions d’euros d’actions de la holding publique ParCaixa, ce qui porterait le montant maximum de la recapitalisation à plus de 5 milliards d’euros.
    L’opération n’est pas considérée comme une aide d’Etat par la Commission européenne, assure le gouvernement socialiste, ce qui signifie qu’elle ne pèsera pas sur le déficit portugais de 2016, que Lisbonne s’est engagé à ramener à 2,2% du Produit intérieur brut.
    L’injection de fonds publics va toutefois peser sur la dette et contraindre le Portugal à adopter un budget rectificatif pour 2016.
    Première banque portugaise en termes d’actifs, la CGD avait passé sans encombre, fin 2014, les tests de résistance de la Banque centrale européenne (BCE),

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    Les crédits à risque détenus par la CGD s’élevaient fin juin à plus de 8,5 milliards d’euros, soit 12,2% de son portefeuille total de crédit.

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    La CGD a subi une perte nette de 205,2 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 47,1 millions d’euros à la même période de l’an dernier.
    Le Portugal était sorti en mai 2014 d’un plan d’aide internationale de 78 milliards d’euros, mais le secteur bancaire reste fragile.
    Les contribuables ont été sollicités en août 2014 pour sauver Banco Espirito Santo (BES) et en décembre 2015 la petite banque Banif. Ces opérations ont coûté respectivement 4,9 milliards et 2,5 milliards d’euros à l’Etat et aux autres banques.

    #union_européenne #foutage_de_geule #crise_financiére #banque #Portugal #commission_européenne #fausse_dettes



  • European banks and government debt - Visualoop

    http://visualoop.com/infographics/european-banks-and-government-debt

    Très intéressante forme visuelle, à explorer.

    The visualisation compares the sovereign debt exposure of sixty-one European banks to the twenty-nine nations of the old continent. The data refer to the years 2011 and 2012 and have been gathered, analysed and visualized comparing three different sources: The Guardian, Eurostat (Ue) and Business Week.

    #visualisation #dette #économie #banques #crise_bancaire #crise_financière


  • Ireland’s Recovery Has Nothing to Do With Austerity
    Voters headed to the polls this Friday should take heed: The Celtic Tiger got its groove back despite — not because of — the EU and IMF’s advice.

    By Philippe Legrain
    February 24, 2016

    Ireland’s Recovery Has Nothing to Do With Austerity
    After years of crisis, austerity, and wage cuts, Ireland’s economy grew by 7 percent last year, faster than China’s. With a general election on Feb. 26, the governing coalition has been quick to claim credit for this turnaround, as have policymakers in Berlin and Brussels who celebrate Ireland as the poster child of the harsh medicine they prescribed in the country’s financial assistance program. “See,” they say to Greeks and others, “if you do what you’re told, it works.” But while Ireland’s economic recovery is impressive, it has happened despite the European Union and International Monetary Fund’s policies that the government faithfully followed, not because of them.

    Understanding Ireland’s present requires first understanding its recent past. Twenty-five years ago, Ireland was the poorest country in northern Europe. Yet by the eve of the financial crisis, it had leapt to being among the richest. Thanks to growth rates matching Asia’s dynamic economies, it was dubbed the “Celtic Tiger.” That remarkable economic progress was based on attracting foreign investment, notably from American firms, with its attractive business climate, including its low corporate taxes and skilled workforce. That foreign investment, in turn, fueled an export boom. But the years before the crisis also saw the emergence of a huge property bubble, financed by reckless bank lending, which ended in an almighty bust after 2007.

    Given the size of the bubble, the bust was bound to be painful. But government policy made matters much worse. In late September 2008, in the turmoil following the collapse of Lehman Brothers, the previous Fianna Fail administration extended a two-year government guarantee to all the creditors of Ireland’s busted banks. In effect, this put taxpayers on the hook for the banks’ astronomical losses. By late 2010, when the government finally saw sense and sought not to extend the guarantee, it was strong-armed into bailing out banks’ creditors anyway by eurozone policymakers. In an outrageous abuse of power, the then president of the European Central Bank, Jean-Claude Trichet, threatened, in effect, to force Ireland out of the eurozone should it not comply.

    The upshot was that Irish taxpayers were lumbered with some 64 billion euros in bank debt — around 14,000 euros ($15,400) per person. They were forced to bail out the German, French, and British banks and other foreign bondholders who had financed Ireland’s bubble. And Ireland was pushed into the clutches of the EU and the IMF. Over the next three years, they imposed huge budget and wage cuts as a condition for lending the Irish government 67.5 billion euros, primarily to bail out the foreign creditors of bust Irish banks.

    The current Fine Gael-Labour Party coalition, which took office in March 2011, cannot be blamed for that. But it can be criticized for failing to fight in Ireland’s corner in Brussels, naively relying instead, to no avail, on other eurozone governments’ goodwill to deliver justice on the bank debt. Moreover, the present government cannot claim credit for the recovery. This was primarily due to a combination of Ireland’s underlying strengths and more favorable external factors, rather than the EU-prescribed policies that it has followed.

    For sure, the government needed to tighten its belt once the tax revenues from the property bubble had vanished. But the pace and scale of austerity were unduly harsh, not least because of the bank bailouts. Moreover, the government’s Germanic drive to bolster exports by driving down wages was misconceived. Lower wages made Ireland’s huge debts, both private and public, harder to bear. They depressed domestic demand further, pushing up unemployment. And slashing wages was based on a false premise. While Irish civil servants enjoyed bumper pay raises in the bubble era, wages in the export sector never got out of line with productivity. And since Ireland competes on the basis of its increasingly high-tech business clusters, not its low wages, wage cuts were not a sensible road to growth.

    Why, then, has the Celtic Tiger rebounded? In part, because the economies of Ireland’s two biggest export markets, Britain and the United States, have recovered, so export-led growth has resumed. A weaker euro has also helped. Above all, as research by Aidan Regan of University College Dublin shows, many of the export sectors in which the dynamic Irish economy increasingly specializes — notably biotech, pharmaceuticals, and business and computer services — have boomed. And they boosted output and employment while raising wages, not slashing them.

    A note of caution is due. Part of the recovery is an accounting fiction due to U.S. tech and other firms allocating profits to Ireland for tax purposes; the only benefit Ireland derives from this profit shifting is the low taxes charged on it. Nor is the economy out of the woods yet. While unemployment has fallen sharply, it is still 8.9 percent, and many talented young people have emigrated. Overall wages remain depressed. The government still ran a budget deficit of some 1.7 percent of GDP last year. And the Irish economy is acutely vulnerable to a slowdown in the United States or a bursting of what some think is a tech bubble.

    Still, it remains nonsense that the EU policies that the Fine Gael-Labour Party government faithfully followed triggered recovery. Nor is it true that economies with very different structures and an unbearable burden of government debt, such as Greece, could emulate Ireland’s success if only they followed instructions.

    Ireland now needs a clean broom. Fianna Fail and Fine Gael have alternated in governing the country since just after its independence nearly a century ago. Their differences derive from their stances in the post-independence civil war, rather than from ideology. Since neither has proved competent, alternatives are needed.

    Regrettably, the search for alternatives has often led down blind alleys in other European countries. Greece’s radical-left government has so far failed to obtain debt relief from its EU creditors and is not confronting the oligarchs and special interests that also hold the economy back. The racism and protectionism of the likes of Marine Le Pen’s National Front in France would be a disaster.

    But disenchanted Irish voters are rallying to mostly reasonable independents and new parties that reflect a variety of views from conservative to social democratic. Together, the upstarts are polling 29 percent, ahead of both Fine Gael and Fianna Fail. Irish people can confidently reject the old establishment parties that have mismanaged the country in recent years and embrace positive change.

    #irlande #crise_bancaire #crise_financière


  • Les limites de la #reprise irlandaise compliquent la réélection du premier ministre
    https://www.mediapart.fr/journal/international/250216/les-limites-de-la-reprise-irlandaise-compliquent-la-reelection-du-premier-

    « Bon élève » de la zone euro, l’Irlande connaît une croissance de 7 %, mais les laissés-pour-compte sont nombreux. Le scrutin législatif de ce vendredi s’annonce difficile pour #Enda_Kenny, le premier ministre sortant.

    #International #austérité #bulle #crise_financière #Dublin #élections #europe #Irlande


  • « The Big Short » : le film d’Adam McKay rhabille la finance pour l’hiver
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210116/big-short-le-film-dadam-mckay-rhabille-la-finance-pour-l-hiver

    Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de #Michael_Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis. Retour sur The Big Short : le Casse du siècle, sorti il y a un mois. L’adaptation réussie par le cinéaste américain #Adam_McKay du livre de Michael Lewis pose une question qui dépasse le #Cinéma : quelles images pour décrire, dire et dénoncer les méfaits de la finance ?

    #Culture-Idées #crise_financière


  • « The Big Short » : #Adam_McKay rhabille la finance pour l’hiver
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/210116/big-short-adam-mckay-rhabille-la-finance-pour-l-hiver

    Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de #Michael_Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis.Extrait de « The Big Short » adaptant un essai de Michael Lewis. Retour sur The Big Short : le Casse du siècle, sorti il y a un mois. L’adaptation réussie par le cinéaste américain Adam McKay du livre de Michael Lewis pose une question qui dépasse le #Cinéma : quelles images pour décrire, dire et dénoncer les méfaits de la finance ?

    #Culture-Idées #crise_financière


  • What is driving the stock market panic? - World Socialist Web Site
    http://www.wsws.org/en/articles/2016/01/18/pers-j18.html

    Banks, hedge funds and governments all over the world are entering a new week of trading with fear and trepidation. The US markets are closed Monday for the Martin Luther King Jr. holiday, but one can be certain that the Federal Reserve, the major Wall Street banks and the Obama administration will continue to be involved in intensive behind-the-scenes discussions with their international counterparts following the most disastrous two-week start of a new year in history.

    Friday’s panic sell-off on stock markets from China and Europe to the US, with the Dow giving up 391 points and crashing through the 16,000 point barrier, capped off two weeks that erased $5.7 trillion from global share values.

    #fiance #économie #crise_financière


  • Quand des #hedge_funds vont au tapis
    https://www.mediapart.fr/journal/international/151215/quand-des-hedge-funds-vont-au-tapis

    En trois jours, trois hedge funds américains ont annoncé leur liquidation. Tous avaient investi lourdement dans les dettes à haut risque des entreprises. « Combien de hedge funds vont-ils faire faillite », se demandent des gérants, inquiets d’un effet domino.

    #International #Economie #Bear_Stearns #crise_financière #dette #fonds_d'investissement #junk_bonds #Wall_Street


  • Le parasitisme financier et la destruction de la démocratie
    http://www.wsws.org/fr/articles/2015/nov2015/pers-n25.shtml
    Très intéressant. Le rachat massif de leur propre actions par les entreprises avait été l’un des indicateurs les plus marquants précédant le krash financier de 1929.

    En annonçant la fusion avec Allergan, le directeur général de Pfizer Ian Read a dit que l’accord créerait « une société pharmaceutique internationale de premier plan avec le pouvoir de rechercher, de découvrir et de fournir davantage de médicaments et de thérapies à plus de gens dans le monde entier. »

    En réalité, c’est tout le contraire. Des documents financiers publiés dans le cadre de la fusion établissent clairement que la nouvelle entreprise envisage de mener une campagne massive de réductions des coûts. Elle prévoit de réaliser quelque $2 milliards de réduction des coûts, dont $660.000 dans le financement de la recherche et du développement, le reste étant susceptible de provenir de licenciements et autres consolidations.

    Le but fondamental de la vague des fusions est de trouver de nouvelles façons de fourrer de l’argent dans les poches des investisseurs financiers, qui réclament toujours plus de rendements. C’est une des expressions du parasitisme financier qui imprègne l’économie mondiale.

    Plus tôt ce mois-ci, Birinyi Associates, a signalé que les entreprises américaines avaient dépensé $516,72 milliards à racheter leurs propres actions aux trois premiers trimestres de cette année, le plus haut niveau depuis 2007. Ce chiffre équivaut au produit intérieur brut de l’Argentine, un pays de 45 millions d’habitants.

    #finance


  • L’idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?

    http://www.latribune.fr/economie/international/l-idee-choc-etudiee-en-islande-et-si-on-retirait-aux-banques-la-capacite-d

    L’Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu’il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l’île nordique pourrait s’apprêter à réaliser une grande expérience monétaire.

    Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l’Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c’est une véritable révolution qu’il propose.

    #islande #crise_financière #bankster #banques