• Le Mexique a rapatrié les corps de migrants Guatelmatèques victimes du crime organisé
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/13/le-mexique-a-rapatrie-les-corps-de-migrants-guatelmateques-victimes-du-crime

    Une crise sécuritaire dénoncée, début mars, par un rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, qui fustige « les violences et les extorsions de la part des policiers, des agents migratoires et des groupes criminels mexicains ». Ce à quoi Gina Garibo ajoute : « Les réseaux de passeurs profitent aussi de la frustration des migrants. » Leurs tarifs ont en effet décollé, passant de 3 000 dollars à plus de 13 000 dollars pour un départ d’Amérique centrale. « Des milliers d’autres subissent le même sort, disparaissant dans des fosses clandestines » Jose Luis Gonzalez, coordinateur au Guatemala du réseau jésuite d’aide aux migrants« Certains abandonnent les clandestins en chemin, les livrent au crime organisé, qui les enlève contre rançon, les recrute de force, voire les tue », affirme Jose Luis Gonzalez, coordinateur au Guatemala du réseau jésuite d’aide aux migrants. Le religieux accompagne les proches des seize victimes du massacre de Camargo, dont les corps sont arrivés, vendredi, dans leur pays. Le président guatémaltèque, Alejandro Giammattei, a déclaré trois jours de deuil national.
    L’enquête mexicaine sur le drame s’oriente vers la rivalité territoriale entre le cartel du nord-est et celui du golfe. Les trois passeurs mexicains tués travaillaient sans doute pour la concurrence. « Des milliers d’autres subissent le même sort, disparaissant dans des fosses clandestines », souligne le père Gonzalez, qui déplore que « le discours de Biden, plus favorable aux migrants, ne se traduise pas encore dans les faits ». D’autant que le président américain a maintenu la règle des « expulsions express », instaurée par M. Trump, au nom des mesures sanitaires liées au Covid-19. Quelque 136 419 clandestins ont ainsi été expulsés et renvoyés, en janvier et en février, dans leur pays d’origine. « Ne venez pas aux Etats-Unis de manière irrégulière, la frontière reste fermée », martèle Roberta Jacobson, coordinatrice de la frontière sud à la Maison Blanche. « Les Centraméricains sont trop désespérés, par la violence et la misère dans leurs pays, pour ne pas tenter quand même la traversée », répond M. Gonzalez, qui redoute une crise migratoire et humanitaire.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#ameriquecentrale#crisemigratoire#pandemie#frontiere#politiquemigratoire#trafic#mesuresanitaire

  • Des violences contre des migrants aux Canaries suscitent l’indignation au Maroc
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/09/des-violences-contre-des-migrants-aux-canaries-suscitent-l-indignation-au-ma

    Dans un contexte de crise économique sur l’archipel, où le tourisme représente plus d’un tiers du PIB, l’arrivée massive de migrants marocains et ouest-africains a suscité une montée des sentiments hostiles dans la population. « Tout le monde souffre », confie Judith Sunderland, vice-directrice pour l’Europe de l’organisation Human Rights Watch (HRW), qui s’est rendue aux Canaries fin 2020 : « Les migrants sont détenus dans des conditions indignes et subissent des attaques xénophobes, tandis que la population locale est à bout de souffle, éreintée par la crise du tourisme. Les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, alimentées par des groupes d’extrême droite, ont exacerbé la haine et les violences envers les migrants. »
    Ces dernières semaines, plusieurs manifestations anti-immigrés ont eu lieu dans l’archipel. Les ONG continuent d’alerter sur une situation qui rappelle celle des camps de l’île grecque de Lesbos, où les conditions de vie étaient déplorables. Samedi 6 février, une manifestation non autorisée de migrants sur l’île de Grande Canarie a été dispersée par la garde civile espagnole. Menacés d’expulsion, les migrants demandent à être transférés en Espagne continentale et exigent de meilleures conditions d’accueil. Selon l’hebdomadaire marocain TelQuel, qui s’est rendu sur place, quelque 400 Marocains enfermés dans le camp du collège Leon, situé dans un établissement scolaire abandonné de Grande Canarie, ont entamé samedi une grève de la faim

    #Covid-19#migrant#migration#canaries#maroc#UE#sante#violence#crisemigratoire#pandemie#migrationirreguliere#tourisme

  • De retour en mer Méditerranée, l’Ocean Viking porte secours à 237 migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30059/de-retour-en-mer-mediterranee-l-ocean-viking-porte-secours-a-237-migra

    L’Ocean Viking a secouru jeudi 237 migrants, dont 31 femmes et 101 mineurs, en détresse au large des côtes libyennes. Le navire humanitaire sera rejoint d’ici quelques jours dans la zone de recherche et de sauvetage par l’Open Arms.Quelques jours seulement après avoir débarqué 373 migrants au port d’Augusta en Sicile, l’Ocean Viking a repris la mer mardi 2 février et a secouru jeudi 237 migrants, dont 31 femmes et 101 mineurs, lors deux opérations au large des côtes libyennes.Contrairement aux fois précédentes, le navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée n’a pas eu à subir de quarantaine après avoir accosté en Italie et a donc pu rejoindre rapidement la zone de recherche et de sauvetage (SAR zone). « Tous les rescapés et l’équipage ont fait un test PCR à leur arrivée au port sicilien, qui est revenu négatif », précise à InfoMigrants Meryl Sotty, chargée de communication de l’ONG. L’Ocean Viking devrait être rejoint en Méditerranée centrale d’ici quelques jours par l’Open Arms. Le navire de l’ONG espagnole éponyme a quitté Barcelone, en Espagne, mardi pour sa 80e mission en mer. Il se trouvait jeudi matin au large de Malte.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#malte#italie#libye#sante#oim##parcoursmigratoire#crisemigratoire#ong#test#

  • L’« Ocean-Viking », avec 422 personnes sauvées en Méditerranée à bord, va pouvoir accoster en Sicile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/07/avec-422-personnes-a-bord-l-ocean-viking-cherche-en-urgence-un-port-sur_6069

    Alors que les conditions météorologiques se dégradent, le navire humanitaire Ocean-Viking va pouvoir accoster dans le port sicilien d’Augusta, en Italie, a annoncé dimanche 7 février l’ONG SOS Méditerranée, son affréteur. Le bateau, qui devrait arriver aux alentours de 19 heures, transporte 422 migrants recueillis en mer au large de la Libye.
    Le feu vert des autorités italiennes est arrivé quelques heures après un communiqué de SOS Méditerranée relayant l’appel au secours de Luisa Albera, coordinatrice des opérations de recherche et de secours sur le navire : « Les 422 personnes à bord, dont des bébés, des enfants, des femmes enceintes et des mineurs isolés, ont les mêmes droits que toute personne secourue en mer. Ils doivent en toute urgence débarquer dans un port sûr. »Mme Albera alertait alors sur le fait que l’arrivée possible de la pluie et de forts vents risquait d’aggraver encore la situation. Car, insistait-elle, il n’est pas possible de mettre toutes les personnes recueillies à l’abri des intempéries, certaines étant contraintes de rester sur le pont arrière du navire.Depuis qu’il a repris la mer à la mi-janvier à Marseille, après plusieurs mois bloqué à quai en Italie, l’Ocean-Viking a recueilli 424 personnes au total. Deux d’entre elles, une femme enceinte et son compagnon, ont été évacuées par hélicoptère vers Malte, vendredi.
    Selon Luisa Albera, plusieurs personnes à bord « sont dans un état de santé précaire et sous observation permanente » : huit passagers ont notamment été testés positifs au Covid-19 et isolés, afin d’enrayer la propagation du SARS-CoV-2 à bord.Les candidats à l’exil de l’Afrique partent pour l’essentiel de Tunisie et de Libye pour rejoindre l’Europe via l’Italie, dont les côtes sont les plus proches. Plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Les navires des ONG, à l’instar de l’Ocean-Viking, sauvent des vies mais sont aussi accusés depuis plusieurs années de faire le jeu des passeurs. L’Union européenne s’est divisée sur la manière de gérer le problème depuis que la crise des migrants clandestins a débuté en 2015, lorsque plus d’un million d’entre eux sont arrivés sur les côtes européennes.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#tunisie#libye#ue#ong#omi#sante#parcoursmigratoire#crisemigratoire#vulnerabilite

  • 28 minutes de débat. En soutien à Rokhaya Diallo - Roman intime et Gauche
    http://romanintimeetgauche.blogspot.com/2020/10/28-minutes-de-debat-en-soutien-rokhaya.html

    Nous sommes le mercredi 21 [octobre] 2020. Sur le plateau de l’émission 28 minutes Pascal Bruckner plumitif accuse Rokhaya Diallo d’avoir « armé le bras des assassins de Charlie Hebdo » Sur le plateau personne ne condamne son propos. Rokhaya Diallo se retrouve donc seule face à une personne l’accusant d’avoir inspiré des meurtres. 

    Sur les réseaux sociaux j’ai vu plusieurs personnes se présentant comme faisant partie du public fidèle de l’émission faire part de leur stupéfaction. Pas ca. Pas vous Elisabeth Quin. Comme si tout ceci échappait totalement au cours d’une émission placé sous le signe de la bienveillance et des pulls flashy qui ont même inspiré un compte Twitter. Alors que bon.

    Regardons ensemble le dispositif de l’émission. Elle est donc présentée par Elisabeth Quin. Selon sa fiche Wikipédia elle ci a commencée sa carrière de journaliste dans les années 80 à la radio puis à la TV sur des émissions à teneur culturelle avec une prédominance pour le cinéma. Avant de parvenir à la présentation de 28 minutes elle fera quand même un passage au cabinet de Christian Estrosi comme chargée de mssion. Un parcours exemplaire donc.

    Elle présente donc l’émission assistée la plupart du temps de Nadia Daam en tandem avec un autre journaliste en rotation chaque semaine provenant de la rédaction du Figaro, Marianne, Le Monde, Slate ou France Culture. Ce qui nous permet donc d’avoir successivement Trémollet de Villers Figaro , Askolovitch Slate, Frédéric Says France Culture, Anne Rosencher L’Express (après avoir été déjà présente quand elle était à Marianne). Politiquement c’est encore plus paritaire mais aussi pluraliste qu’un gouvernement macroniste. De la Droiche. De la Droite. On est bien.

    L’émission débute avec un invité venu pour présenter un livre/ un film/ une oeuvre. C’est du téléachat à portée culturelle et pédagogique très bien amené quand tu es chez toi entre le gigot et le fromage. Puis un débat PourContre. 28 minutes est très très PourContre.Quel que soit le sujet. 

    Mais surtout 28 minutes a des prismes idéologiques marqué sur certains sujets. Concernant la question de l’incapacité des pays de l’Union Européenne (plus de 500 millions d’habitants de la première puissance économique mondiale) à faire face à l’afflux de migrants qui se révèlera en 2015 l’émission l’abordera de façon continue sous le prisme de la #crisemigratoire Celui ci vise à considérer que le problème ce sont les migrants. C’est un discours porté par l’extrème droite et qui se diffusera dans l’espace médiatique notamment grâce à des émissions comme 28 minutes

    #Arte #média #fascisation #racisme #Hersant_partout

  • Reportage : A Lesbos, l’urgence humanitaire a éclipsé l’épidémie de coronavirus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/27309/reportage-a-lesbos-l-urgence-humanitaire-a-eclipse-l-epidemie-de-coron

    Sur l’île grecque de Lesbos, l’épidémie de coronavirus inquiète les autorités. Les 35 personnes migrantes qui avaient été détectées positives au virus ont fui avec les autres migrants lors de l’incendie qui a détruit le camp de Moria, dans la nuit du 8 au 9 septembre. Mais pour les exilés qui vivent à la rue depuis une semaine, le Covid-19 n’est plus qu’une angoisse lointaine, largement dominée par celle de pouvoir manger chaque jour.
    Sous une couverture grise attachée par un côté à un grillage et soutenue de l’autre par de petits piquets en bois, Jessica est assise, épaules contre épaules, entre deux jeunes hommes. Ces Camerounais sont résignés face à l’impossibilité de préserver toute distanciation sociale au milieu des milliers de personnes qui vivent à la rue depuis une semaine, le long de la route de Mytilène."On est entassé ici comme des poulets en batterie. Quand il y a des distributions [de nourriture] on est agglutinés, c’est impossible d’avoir un mètre de distanciation", s’agace la jeune femme en t-shirt sans manche noir
    Sur les quelques centaines de mètres le long desquels les rescapés de l’incendie du camp de Moria sont installés, le coronavirus semble appartenir à une autre époque. Un temps où, malgré les difficultés de la vie à Moria, les personnes migrantes avaient encore de l’énergie pour éviter les contaminations.Depuis l’incendie, toute distanciation sociale semble impossible et, surtout, l’urgence est ailleurs. « La plus grande préoccupation de ces personnes actuellement, c’est d’avoir accès à de la nourriture et de l’eau », souligne Dimitra Chasioti, psychologue pour Médecins sans frontières (MSF) dans la clinique que l’ONG a installée tout près des tentes

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#moria#camp#sante#survie#contamination#distanciationsociale#crisehumanitaire#crisemigratoire

  • Athènes maintient sa ligne dure après l’incendie du camp de Moria sur l’île de Lesbos
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/11/athenes-maintient-sa-ligne-dure-apres-l-incendie-du-camp-de-moria_6051791_32

    Le chef de l’opposition (Syriza) et ex-chef de gouvernement Alexis Tsipras a, de son côté, accusé l’actuel premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, d’être « personnellement responsable du drame ». « La blessure de Moria devait être refermée (…). Nous avions déjà avancé le plan de décongestion [du camp] avec cohérence et respect pour nos semblables. Mais les 5 000 personnes à Moria sont devenues 20 000 en un an, avant que les transferts ne reprennent timidement », a lancé M. Tsipras. En ligne de mire également de l’opposition : le durcissement de la politique du premier ministre de droite arrivé au pouvoir en juillet 2019, qui aurait conduit à l’exaspération et à la révolte des migrants de Moria. A la suite de l’incendie, Kyriakos Mitsotakis a réagi : « Je reconnais les conditions difficiles [à Moria], mais rien ne peut servir d’alibi pour des réactions violentes contre les contrôles sanitaires. » Le journal de gauche Efimerida Ton Syntakton (« le journal des rédacteurs ») l’accusait, jeudi, de poursuivre à tout prix une politique de la « loi et l’ordre » en parlant essentiellement de sécurité nationale et de santé publique sans égard pour la crise humanitaire. Le gouvernement conservateur a voté une nouvelle loi sur le droit d’asile à l’automne 2019, permettant d’augmenter les durées de détention autorisées pour les demandeurs d’asile et de faciliter les renvois en Turquie des candidats déboutés. Depuis des mois, le gouvernement Mitsotakis est accusé de favoriser les refoulements de migrants vers la Turquie à la frontière terrestre mais aussi en mer. Les témoignages recueillis par plusieurs ONG et même le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies accumulent les preuves contre le gouvernement et les gardes-côtes qui ont toujours démenti et parlent de « fake news » véhiculées par Ankara. L’accès au système de santé a été rendu plus difficile, et plus de 11 000 réfugiés étaient menacés d’être expulsés de leur hébergement depuis le mois de juin après la décision prise de réduire la période pendant laquelle les réfugiés ayant obtenu l’asile peuvent rester dans les appartements attribués par le HCR. Surtout, le gouvernement grec a promis la construction de nouveaux centres d’enregistrement fermés à Lesbos – ce qui n’était pas le cas de Moria – et sur les quatre autres îles de la mer Egée, où s’entassent déjà plus de 24 000 personnes au total. Face à la fronde des insulaires, qui se sont mobilisés à plusieurs reprises, parfois avec violence, avant l’épidémie due au coronavirus, le gouvernement avait reculé. Mais, pour le premier ministre, la destruction de Moria ne remet pas en cause le projet, bien au contraire. « Nous avions averti qu’il fallait fermer Moria et avoir une nouvelle structure plus adaptée », a clamé jeudi sur la chaîne de télévision ANT1 le ministre des migrations, Notis Mitarachi.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#moria#camp#demadeurdasile#refugie#sante#politiquemigratoire#UE#crisehumanitaire#crisemigratoire