• Better CSS layouts: Time.com Hero Section
    https://ishadeed.com/article/time-layout

    In this article, I went through a #layout that looks simple at first, and took it further to make it more dynamic with #CSS. Having this flexibility is a game-changer as it will allow you to build fluid and conditional layouts, with less CSS.

    For example, being able to combine CSS #:has() and #grid-area is a powerful combination! Add #container #querie to it, and magic will happen.

    https://ishadeed.com/_astro/layout-analyze-1.C7KPAnhT_o8i4H.webp
    https://ishadeed.com/_astro/layout-analyze-2.DtggeFWO_2fnkGR.webp
    https://ishadeed.com/_astro/layout-analyze-3.DDurODEH_1f4aoM.webp
    https://ishadeed.com/_astro/layout-analyze-4.Cze0A0FS_1vo7XE.webp
    https://ishadeed.com/_astro/layout-analyze-5.DbQDrqe8_Z1MpGWI.webp

  • Settimana di trasappuntamenti
    https://radioblackout.org/podcast/settimana-di-trasappuntamenti

    Grande affollamento della crew al completo, e due ospiti in studio per farci raccontare un appuntamento appena passato (Trans day of Revenge) ed uno futuro (qui per il gruppo di mutuo auto aiuto).

    #corteo #CSOA_Gabrio #freekpride #tdor #torino #trans
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/11/malormone24-novembre.mp3

  • 100 Ways to #Center an element Horizontally and Vertically
    https://css-tip.com/center

    Centering in CSS is pretty easy nowadays. We have numerous methods to do it, but how many exactly? I did the count, and I was able to reach 100 different ways!

    https://css-generators.com/center

    That being said, here are my favorite methods for centering a single element horizontally and vertically for each type of layout.

    .container {
     display: block;
     align-content: center;
     justify-items: center; /* the support is still not good for this one */
    }

    .container {
     display: grid;
     place-content: center;
    }

    .container {
     display: flex;
     flex-wrap: wrap;
     place-content: center;
    }

    Voir aussi The Fundamentals of CSS Alignment https://css-tip.com/explore/alignment

    #css #align

  • #Algues_vertes, l’histoire interdite

    Pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L’identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve.Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-algues-vertes-l-histoire-interdite/album-algues-vertes-l-histoire-interdite
    #BD #livre #bande-dessinée
    #Bretagne #algues #plages #hydrogène_sulfuré (#H25) #Côtes_d'Armor #intoxication #santé_publique #Halte_aux_marées_vertes #omerta #Thierry_Morfoisse #justice #Nicol_Environnement #Screg-Colas #Bouygues #Sauvegarde_du_Trégor #silence #déni #agriculture #modernisation #remembrement #industrialisation #élevage_hors-sol #industrice_porcine #agriculture_intensive #pollution #eau_potable #Marc_Le_Fur #porcherie #nitrates #modernisation_agricole #engrais #Institut_scientifique_et_technique_de_l'environnement (#ISTE) #Christian_Bursan #industrie_agro-alimentaire #stratégie_de_l'incertitude #plan_algues_vertes (#PAV) #subventions #lisier #CRESEB #CSEB #conseil_régional_de_bretagne #France #comité_de_convergence_des_intérêts_bretons (#CCIB) #Produit_de_Bretagne #Institut_de_Locarn #Club_des_Trente #Breizh_Europe #Les_dîners_celtiques #Les_amis_du_cochon #tourisme #dépendance #terreur #suicides #banques #grande_distribution #argent_public #élevage #sodiaal #Triskalia #Synutra #Laïta #Jean-René_Auffray #vasières_du_Guessant

    • Les marées vertes

      Qu’y a-t-il de commun entre les plages de Bretagne, la lagune de Venise, et le littoral chinois de Qingdao ?

      Tous les trois ont fait la « une » des journaux en raison d’impressionnantes « marées vertes », causées par l’accumulation estivale de macroalgues du genre Ulva.

      Ces marées vertes sont la forme la plus visible d’un enrichissement excessif des eaux marines. Cela ne doit pas faire oublier la forme planctonique, bien plus étendue vers le large, qu’on appelle « eaux colorées ». Ces phénomènes peuvent s’avérer dangereux tant pour la faune marine, que pour le promeneur du littoral ou le consommateur de coquillages. Alors quelle est la cause de ce soudain dérèglement ? Peut-on y remédier ?

      Depuis quand y a-t-il des marées vertes ? Est-ce un phénomène permanent ou saisonnier ? Que fait-on pour se débarrasser d’une marée verte déjà formée ? Quels sont les impacts sur l’écosystème marin ? Quelles sont les nuisances pour la société humaine ? Peut-on tirer de l’énergie des algues vertes ? Quelle est l’attitude du monde agricole ? Que fait l’administration pour diminuer la nuisance ? Eaux « rouges » contre marées « vertes » : quelles différences pour l’environnement ?

      Autant de questions auxquelles ce petit livre répond sans complaisance ni catastrophisme, au plus près de la connaissance scientifique actuelle, loin des polémiques qui masquent trop souvent la réalité ! Il intéressera les personnes soucieuses de la qualité de leur environnement côtier.

      https://www.quae.com/produit/1402/9782759225552/les-marees-vertes

  • #Chat_Control, ça s’en va… et ça revient

    La #directive dite Chat Control, actuellement discutée au niveau européen, pourrait bouleverser en profondeur nos usages numériques quotidiens. Présentée comme une mesure pour lutter contre la #pédocriminalité en ligne, elle obligerait les services de messagerie et de communication à analyser systématiquement tous les messages, photos et vidéos échangés par les utilisateurs, y compris les conversations privées chiffrées. En clair, cela reviendrait à instaurer une #surveillance_de_masse automatique, sans distinction entre suspects et citoyens ordinaires. Si ses objectifs affichés paraissent légitimes, les moyens proposés posent de graves questions de respect de la vie privée, d’efficacité réelle, et de compatibilité avec les droits fondamentaux. Cet article revient sur les principaux enjeux et dérives possibles de Chat Control, afin d’éclairer un débat qui, au-delà de la technique, concerne la liberté de chacun à communiquer sans être épié.

    Dans La baleine et le réacteur, Langdon Winner montre (chap. 8) que les politiques encadrant les technologies se réduisent souvent à une analyse des risques. On compare risques et bénéfices, sans considérer que le risque est souvent perçu de manière subjective — peur légitime ou courage — et comporte toujours une part irrationnelle, même si, dans l’histoire, on a multiplié des instruments efficaces de mesure du risque. Winner souligne que fonder une décision politique sur la mesure du risque oblige les opposants à prouver que le bénéfice ne vaut pas le préjudice, lequel devient alors une conséquence acceptable plutôt qu’un problème en soi.

    C’est cette manière d’envisager les choses qui prévaut depuis mai 2022 lorsque la Commission Européenne a présenté un projet de Règlement (COM(2022) 209) dans le cadre de sa stratégie relative à « un Internet plus sûr pour les enfants ». Porté par la DG Home, le projet s’inscrit dans un programme général de prévention des abus sexuels sur mineurs (#Child_Sexual_Abuse_Regulation, #CSAR). Le projet CSAR est surnommé Chat Control par ses détracteurs, insistant par là sur les conséquences hautement préjudiciables du projet sur les #droits_fondamentaux. Tout se passe néanmoins comme si le débat ne se limitait qu’à un compromis rendu obligatoire au nom des droits de l’enfance entre politique sécuritaire et liberté de communiquer.

    Comme vous le verrez plus bas, le projet est toujours sur la table des négociations et il faut cette fois encore se mobiliser (avant le 14 octobre prochain !)

    Pourquoi est-ce la Commission Européenne et non le Parlement qui a proposé ce projet de régulation ? Il appartient à la Commission de traduire dans les décisions la volonté politique de l’UE. L’exposé des motifs présente donc les arguments non pas sous l’aspect politique mais sous l’aspect de l’expression d’un besoin constaté :

    - les abus sexuels sur mineurs en ligne seraient en forte augmentation,
    - les outils actuels seraient insuffisants pour détecter et supprimer les contenus pédocriminels,
    – il faudrait un cadre juridique harmonisé dans l’UE pour obliger les plateformes à détecter ces contenus,
    – en tant qu’organe exécutif, la Commission agit dans le cadre de ses mandats, notamment l’article 114 et l’article 83 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, et propose donc un projet de régulation.

    Dès l’instant que la Commission Européenne propose un dispositif de lutte contre la pédocriminalité, le débat est biaisé car il ne s’agit plus de discuter des effets probables du dispositif en matière d’éthique, d’équité, ou même de politique : le sujet est posé, il lui faut une solution technique. Toute controverse implique d’abord de se départir de l’accusation implicite de vouloir remettre en cause la protection de l’enfance. C’est au nom de l’article 24 des Droits fondamentaux de l’UE (droits de l’enfant), qui font écho avec la Charte des Nations Unies, que le principe fondamental du projet de #régulation est posé. Mais ce faisant, on peut toutefois s’interroger : peut-on ériger un droit fondamental au dessus des autres ? Le principe de l’égalité des droits fondamentaux semble le contredire, mais dans certains cas, la situation peut être déclarée temporaire. C’est dans cette brèche que s’engouffrent la plupart des problématiques touchant à la surveillance électronique : par exemple, quel équilibre trouver entre le droit à la liberté d’expression et la protection de la vie privée ? vieux problème, n’est-ce pas ?

    Dans une telle situation, le préjudice est à la mesure du risque : d’un côté le risque d’une croissance de la pédocriminalité, de l’autre la confidentialité des communications. Par son projet de régulation, la Commission ne prétend pas résoudre un dilemme, elle prétend d’emblée vouloir trouver une solution technique qui puisse satisfaire la tension entre risque et préjudice. La conséquence est la négation du système économique, social et politique dans lequel s’inscrit ce solutionnisme.

    Pourquoi Framasoft en parle ?

    En tant qu’association d’éducation populaire, voilà des années que nous promouvons les solutions alternatives, respectueuses de données personnelles des utilisateurs et permettant à chacun d’exercer son droit à la communication privée. C’est pour cela que nous avons à multiples reprises plébiscité les solutions… les moins pire. L’utilisation de Signal, par exemple risque d’être très largement empêchée en cas de compromis fonctionnel du CSAR entre les pays européens. La présidente de Signal, Meredith Whittaker, s’est clairement prononcé pour un retrait de l’application du marché européen si tel était le cas.

    D’autres solutions existent et on peut en trouver une petite liste dans ce billet. Néanmoins, alors que voilà déjà deux ans que nous avions relayé la mobilisation à l’encontre de Chat Control, force est de constater une très forte insistance de certains élus européens et des institutions elles-mêmes à l’encontre du chiffrement et du droit à la communication privée.

    Notre responsabilité ne consiste pas seulement à promouvoir des logiciels libres mais aussi de prévenir les utilisateurs des effets potentiellement sacrificiels auxquels ils s’exposent. Dans un monde où l’utilisation de technologies de chiffrement n’est plus associée à la vie privée et à l’hygiène numérique mais à un comportement potentiellement suspect, nous sommes en devoir de les alerter et de participer à la mobilisation.

    – La Quadrature du Net se mobilise depuis longtemps sur cette question.
    – Les Chatons se sont groupés contre Chat Control
    – French Data Network prévenait déjà au mois d’août
    - Une pétition existe sur change.org
    - Un site recense la position de nos élus sur le CSAR
    - On peut aussi se mobiliser plus activement en contactant les députés

    Client-side scanning

    Le texte de la proposition CSAR ne mentionne pas explicitement les techniques censées être utilisées dans le cadre de la surveillance des communications interpersonnelles. Il laisse cependant des portes ouvertes en ces termes (texte initial) :

    (…) le processus de détection est, de manière générale, le plus intrusif pour les utilisateurs (…), vu qu’il nécessite l’examen automatique du texte des communications interpersonnelles. Il importe, à cet égard, de tenir compte du fait qu’un tel examen est souvent la seule manière de détecter de tels abus et que la technologie utilisée ne « comprend » pas le contenu des communications, mais y recherche plutôt des schémas connus, définis à l’avance, qui indiquent la possibilité d’un pédopiégeage.

    L’analyse automatisée des messages privés est par nature incompatible avec le chiffrement de bout en bout. Mais la Commission ne peut pas affirmer explicitement que le chiffrement de nos communications présente en soi un danger pédocriminel, en particulier parce que le chiffrement des communications est nécessaire dans bien des cas d’usage : pensez par exemple lorsque vous communiquez avec votre banque. La seule conclusion qui s’impose, et qui fait primer la logique sur l’éthique (et même l’économie), c’est que l’analyse doit être faite avant chiffrement, donc sur le dispositif lui-même, votre smartphone, votre ordinateur, avec l’application utilisée. Charge aux fournisseurs de se débrouiller pour mettre en place un dispositif de contrôle automatique, c’est-à-dire ouvrir une porte (une backdoor) pour scanner ce que vous faites. Imaginez par exemple être épié par dessus votre épaule lorsque vous écrivez une lettre : personne ne vous empêche de la mettre sous enveloppe et la poster, par contre un tiers aura analysé, et donc lu, ce que vous avez écrit.

    C’est ce qu’on appelle le client-side scanning (CSS). L’annexe 9 (pages 284 sq) de l’étude d’impact de la proposition de régulation porte sur la question du difficile équilibre entre le droit à la communication privée (le chiffrement des communication) et la détection de contenus pédocriminels. La solution qui semble la meilleure à retenir en l’état consiste à réaliser un scan et une analyse de correspondance directement sur le dispositif lui-même ou sur un serveur distant avant l’envoi du contenu au destinataire (voir p. 309 et p. 310).

    On peut noter hélas que cette annexe technique est rédigée un peu à la va-vite. Par exemple, la question de l’évaluation des risques de faux positifs liés aux contenus pédocriminels sont réduits à des chiffres épars notamment fournis par des dispositifs qui, eux, ont tout intérêt rassurer. Par exemple PhotoADN, fourni par Microsoft, qui estime à 1/50 milliards le nombre de faux positifs (voir note p. 281 : comment est-évalué ? avec de l’IA ?). Par ailleurs, servant la soupe à l’approche comparative des dispositifs envisagés, on peut noter le lobbying assez intense de la « fondation » Thorn qui s’est positionné pour promouvoir son dispositif de surveillance auprès des fonctionnaires européens, ce qui fut assez commenté et documenté dès 2022.

    En réalité, tout le projet s’expose à des contradictions assez évidentes avec les dispositions mêmes de l’Union Européenne :

    - L’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit le respect de la vie privée et des communications : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ».
    – Le principe de proportionnalité : les mesures proposées sont disproportionnées par rapport à l’objectif poursuivi et généralise le caractère potentiellement criminel de toute activité de communication privée. Tout le monde serait un pédocriminel en puissance.
    - Malgré l’exhaustivité de l’étude d’impact, le projet ne prévoit pas de mécanismes clairs pour éviter les abus ou limiter l’usage du CSS à la seule lutte contre la pédocriminalité sur Internet

    Du côté de la société civile, on note depuis 2022 la multiplication des analyses techniques démontrant que le CSS est une mauvaise solution. Comme le rappelle l’Internet Society, l’analyse côté client :

    – est à la source d’une augmentation de la surface d’attaque des dispositifs exposant ainsi les individus à un risque accru de criminalité profitant de ces vulnérabilités,
    - pose un ensemble de défis quasiment insurmontables : la puissance de traitement pour pouvoir analyser tous les contenus en temps réel, la maintenance des bases de données, le contrôle de ces bases de données (qui a accès ? qui contrôle ?),
    – expose à des détournements à d’autres fin que la lutte contre la pédocriminalité : la surveillance de masse à des fins répressives.

    Depuis 2022, les prise de position se multiplient à l’avenant. En 2023, le Contrôleur européen de la protection des données lui-même dans un communiqué concluant un séminaire spécialement consacré, qualifie le projet CSAR comme une tentative inadaptée, inefficace, et potentiellement nuisible. Un an plus tard, Netzpolitik rapporte encore :

    Depuis des années, des légions d’experts en informatique et chercheurs en sécurité, des juristes, des experts en protection des données, des organisations numériques, des entreprises technologiques, des fournisseurs de messagerie, des représentants des Nations Unies, des experts en protection de l’enfance, des gardiens des normes Internet, des scientifiques et toutes sortes d’experts ont tiré la sonnette d’alarme dans le monde entier : Chat Control est dangereux. Il s’agit d’une nouvelle forme de surveillance de masse. Elle affaiblira la sécurité informatique de chacun d’entre nous. Elle introduirait une infrastructure de surveillance sur les applications et les terminaux au-delà de l’UE, que les États autoritaires utiliseraient à leur avantage.

    Les arguments sont controversés mais attention aux fachos

    Considérant que l’expertise ne lui était guère favorable, la Commission Européenne a beaucoup communiqué pour promouvoir son projet. Le député européen Patrick Breyer (Verts/Alliance Libre, membre du Parti Pirate) a réalisé un long dossier sur Chat Control dans lequel il démonte plusieurs arguments fallacieux utilisés par la Commission (voir en anglais et en français). Il ici inutile de les répéter, le dossier étant sur ce point assez complet.

    En revanche, la saga de la Commission fut émaillée de plusieurs épisodes pour le moins affligeants. Par exemple, cette affaire de pantouflage de deux agents d’Europol chez Thorn, la multiplication de réunions à rythme soutenu pour passer le projet en force, les eurodéputés eux-mêmes qui ne veulent pas de surveillance de masse, etc.

    Un épisode de cette saga mérite toutefois de s’y attarder un peu. Celui de l’affaire de microciblage illégal employé par la Commission pour communiquer auprès du public des Pays Bas afin de faire tourner l’opinion en sa faveur. Ce qui est intéressant, dans cette histoire, c’est que ce microciblage visait à exclure des groupes dont les opinions sont plus ou moins proches de l’extrême droite. La raison est à la fois trouble et double. En premier lieu parce que la rapporteuse initiale du projet, la suédoise Ylva Johansson est à l’aile gauche du parti social-démocrate suédois. Un échec de ses multiples prises de parole verrait sa position pro-européenne battre de l’aile, une position qui, encore récemment, mise énormément sur la recherche de compromis entre les pays européens, en particulier en faveur d’une politique migratoire accueillante. En second lieu, il faut prendre en compte que Chat Control est aussi bien décrié par les élus européens d’extrême droite qui y voient un double avantage : d’une part démontrer que l’UE remet en cause les principes souverainistes auxquels ils adhèrent et d’autre part leur permet à peu de frais de se positionner en défenseurs des libertés. Pour les élus français on peut voir par exemple la lettre écrite par Virginie Joron et Tom Vandendriessche sur X ou cette Question à la Commission par Mathilde Androët. Bien sûr, il s’agit d’une question d’affichage et de posture, mais voir nos principes fondamentaux défendus par une engeance pareille me fait vraiment froid dans le dos (remarquons toutefois que ce genre de position est à géométrie variable, puisque les illibéraux fascisants comme Viktor Orban sont plutôt favorables à des logiciels espions comme Pegasus, plus discrets sans doute…).

    Les compromis ont bon dos

    En fait, si l’on regarde bien la chronologie de la proposition de Règlement, les multiples réunions de compromissions se soldant ou non par des accords, elle suit une route parfaitement rectiligne jusqu’à aujourd’hui. Devant les désaccords, les présidences tournantes du Conseil n’ont jamais cessé de remettre le projet sur la table, montrant ainsi que plusieurs pays le soutiennent activement et que le texte risque de devenir un sujet particulièrement clivant.

    Il se trouvait néanmoins qu’en juin 2024 on pouvait croire la situation définitivement bloquée. En effet, alors que la Belgique avait tenté de remettre un proposition de compromis qui relançait le débat sur le client-side scanning, plusieurs pays ont annoncé leur refus de principe ou leur abstention. Comme le projet n’avait alors aucune possibilité de trouver un accord qualifié, le Conseil l’avait donc supprimé de l’ordre du jour. Venait ensuite la présidence de la Hongrie et son gouvernement particulièrement pro-surveillance, qui relança… heureusement encore un échec, appuyé notamment en août 2024, par une lettre ouverte de plus de 300 chercheurs européens montrant que « les solutions techno-centrées basées sur la surveillance ne sont pas une bonne option pour lutter contre la propagation des contenus pédocriminels ». Entre-temps l’Autriche s’est abstenue, et la Pologne a proposé une refonte assez radicale, fidèle à sa position selon laquelle le projet CSAR est bien trop intrusif (elle privilégiait la détection volontaire sur le mode de la prévention (les fournisseurs signalent d’eux-mêmes les contenus illicite). D’autre pays encore s’étant positionnés à l’encontre, les compromis sont restés hasardeux.

    Sauf que… le 1er juillet 2025, le Danemark a pris la tête du Conseil de l’Union européenne et a relancé un projet de compromis. Les négociations seraient censées aboutir à une validation du texte le 14 octobre 2025. Une étude assez complète du texte du compromis danois peut-être trouvée sur edri.org. On retrouve le retour de la détection obligatoire (et de masse) cette fois automatisée par IA, le client-side scanning avec un consentement plus ou moins rendu obligatoire ( !), la classification de tous les systèmes de messagerie chiffrés comme étant à haut risque (donc aucune exception), un système de vérification d’âge (dont on connaît déjà les limites, ne serait-ce qu’en termes de faisabilité et de fiabilité et qui exclurait d’emblée les enfants de la possibilité d’utiliser du chiffrement).

    Avec un peu d’optimisme, Edri.org note toutefois :

    Étant donné que bon nombre de ces éléments sont précisément à l’origine de l’opposition de longue date de la minorité de blocage (les 11 États membres qui empêchent l’adoption du règlement CSA au Conseil), il est évident que les Danois courent à un nouvel échec. Leur tentative ressemble davantage à un exercice de relations publiques qu’à une véritable volonté de faire avancer les choses…

    À l’heure de la rédaction de cet article, bien que quelques médias secondaires affirment que la France s’est enfin positionnée et serait favorable à une mouture du projet proposé par le Danemark, aucune position officielle du gouvernement Français n’est parue… Mais… récemment encore, en mars 2025, le gouvernement de Bruno Retailleau était prêt à beaucoup de concessions avec les libertés pour surveiller les communications à l’encontre du chiffrement. Cela fait suite à de nombreuses tentatives de limitation du droit des correspondances dans l’histoire récente de la France. Ainsi, il fut nullement étonnant de voir les représentants du gouvernement français dans le groupe de travail sur l’application de la loi du 12 octobre 2025 (version diffusée par la représentation allemande ; ce groupe de travail vise à préparer et coordonner les décisions politiques liées à la coopération policière européenne) tenir la position favorable suivante :

    La France s’est largement déclarée en faveur du texte actuel. Elle a salué le fait que les ordonnances de détection aient été réintroduites. Elle s’est également félicitée de l’inclusion de la classification des risques et de l’analyse côté client. La proportionnalité a été maintenue. Il était important de garantir un examen humain des résultats positifs. La France souhaiterait donc que le Hit-System [système de correspondance de résultats dans une analyse côté client] soit réintroduit dans le texte afin de réduire le nombre de faux positifs. En outre, il doit exister un moyen de faire passer rapidement les services au statut « à haut risque » sur la base de conclusions pertinentes. La sextorsion étant un problème majeur en France, celle-ci a plaidé en faveur d’une période d’examen plus courte pour le grooming [pédopiégeage] (18 mois au lieu de 3 ans). La France s’est également félicitée de la certification des technologies de détection et de la prolongation prévue de 72 mois du règlement provisoire.

    Sans vouloir dépeindre négativement la situation, il faut reconnaître que ce dernier document est assez alarmant. La majorité des représentants y soutiennent le texte, malgré quelques réserves techniques secondaires. Seules la Pologne, l’Allemagne et la Tchéquie font preuve d’assez d’intelligence pour pouvoir, espérons-le, empêcher l’avènement du CSAR.

    https://framablog.org/2025/09/29/chat-control-ca-sen-va-et-ca-revient

  • Le racialisme biologique revient aux Etats-Unis, mais aussi en France
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/23/le-racialisme-biologique-revient-aux-etats-unis-mais-aussi-en-france_6642591


    Campagne de la marque de vêtements American Eagle à New York, le 18 août 2025. SAMI MARSHAK / REUTERS

    En France, le retour de ces idées se fait avec moins de tapage. Mais, de manière bien plus inquiétante, elles reviennent sous le masque du simple constat scientifique. En mai, le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN), instance créée en 2018 par Jean-Michel Blanquer, publiait une proposition de « référentiel de compétences des enseignants » dans lequel ces derniers sont invités à « connaître la diversité des élèves », celle-ci étant le fait de « facteurs génétiques, [de] facteurs familiaux et sociaux, [de] facteurs environnementaux, [de] facteurs culturels et linguistiques, [d’]histoire de vie. »

    Citer des « facteurs génétiques » dans cette énumération, de surcroît en première position, trahit en réalité un agenda idéologique qui s’avance. D’abord parce qu’on voit mal l’usage qui pourrait être fait, par les enseignants, de ces considérations sur des différences génétiques de leurs élèves. Ensuite, et surtout, parce que faire de la génétique un élément déterminant des capacités d’apprentissage – ou de traits complexes – est inexact, comme le rappelle l’ASHG.

    En 2018, en réaction à des propos semblables, une vingtaine de chercheurs chevronnés en génétique humaine, en neurobiologie, ainsi qu’en histoire et sociologie de ces disciplines, rappelaient, dans une tribune, que, « hormis les effets délétères de certaines anomalies génétiques, la recherche n’a pas pu à ce jour identifier chez l’humain de variantes génétiques ayant indubitablement pour effet de créer, via une chaîne de causalité strictement biologique, des différences cérébrales se traduisant par des différences cognitives ou comportementales ». L’affirmation du contraire relève, écrivaient-ils, d’un « manquement à l’éthique scientifique ».

    Au nom de la raison

    Un « manquement » qui se retrouve, quelques années plus tard, endossé par le CSEN – où ne siège aucun généticien. Ce qui relève outre-Atlantique des outrances de l’extrême droite est donc publié en France comme avis d’experts, sous une forme policée et sur papier à en-tête de la République. Plus de 350 enseignants et chercheurs s’en sont émus dans un texte publié en mai https://seenthis.net/messages/1116501 : il fut accueilli dans une indifférence générale.

    https://justpaste.it/a7cor

    #racisme #scientisme #sciences #école #cognitivo-comportementalisme #réflexivité #Gérald_Bronner

  • Écrans éducatifs et sciences cognitives : comment la big tech investit l’école
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-14-juin-2025-7569333

    Alors que, selon de nombreux experts, les #écrans constituent un problème de santé publique majeur, l’industrie du numérique bénéficie de subventions publiques importantes et développe des partenariats avec la recherche pour faire rentrer les écrans à l’#école.

    #grégoire_borst #franck_ramus #csen #Microsoft #start-up #numérique #enfants #sciences_cognitives

    • Christophe Cailleaux et Amélie Hart, enseignants : « Le ministère de l’éducation nationale s’émeut de la “catastrophe” du numérique tout en l’entretenant »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/02/christophe-cailleaux-et-amelie-hart-enseignants-le-ministere-de-l-education-

      Dès les premiers mois de son ministère, [Blanquer] annonce une interdiction des téléphones portables à l’école et au collège, afin de « protéger [les] élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones » – de fait, l’usage des téléphones portables n’est pas interdit, mais encadré. Quelques mois plus tard, il crée, au sein du ministère, le 110 bis, un « lab » conçu pour que des marchands d’écrans viennent faire la démonstration de leurs outils numériques. Il annoncera par la suite que l’« éducation de demain » se fera avec des robots et des casques de réalité virtuelle.

      Depuis, cette communication contradictoire n’a jamais cessé, qu’elle s’adresse aux personnels, aux élèves ou aux familles. Gabriel Attal, en janvier 2024, s’émeut de la « catastrophe éducative et sanitaire en puissance » des écrans, tout en ayant annoncé, un mois plus tôt, la généralisation des #IA dans la scolarité. Plus récemment, Elisabeth Borne appelle à « se déconnecter des espaces numériques de travail [ENT] et de Pronote, en veillant à ce que, sur une période qui, à défaut serait 20 heures-7 heures, il n’y ait plus d’actualisation ».

      Or, qui, depuis au moins le plan Informatique pour tous, de Laurent Fabius, en 1985, a organisé d’en haut la numérisation ? Qui a imposé le passage obligatoire par des logiciels pour gérer absences, emplois du temps, cahiers de textes, notes, communication entre école et famille ? Qui a rendu le système scolaire et tous ses acteurs dépendants d’outils comme Pronote ? C’est précisément l’institution qui feint aujourd’hui de vouloir une « pause numérique ».

      #edtech

  • FREEDOM حرية LIBERTÀ – di rivolte, presidi e raccolte solidali con le persone recluse nei #cpr
    https://radioblackout.org/2025/05/freedom-%d8%ad%d8%b1%d9%8a%d8%a9-liberta-di-rivolte-presidi-e-raccolt

    Le rivolte di fine aprile nel CPR di Torino hanno portato alla chiusura dell’area viola del CPR. I presidi intanto continuano, come le rivolte. Nella giornata del 10 maggio c’è stato l’ennesimo presidio sotto le mura del CPR di corso Brunelleschi, con un centinaio di compagn3 provenienti da altre città d’Italia, per portare solidarietà alle […]

    #L'informazione_di_Blackout ##csoagabrio ##mezcalsquat #cpr_corso_brunelleschi
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/05/cpr.wav

  • Plan Filles et Maths : pour que les jeunes filles prennent toute leur place dans les métiers de l’ingénieur et du numérique
    https://www.education.gouv.fr/plan-filles-et-maths-pour-que-les-jeunes-filles-prennent-toute-leur-p
    Au programme :
    – formations des profs de la maternelle au bac sur les stéréotypes de genre en sciences ;
    – « objectifs ciblés » (à défaut de quotas) en nombre de filles/femmes sur le choix d’option maths en première et terminale, le nombre d’admises en prépa, les profs de maths en prépa et lycée ; expérimentation de classes à horaires renforcés « sciences » avec 50% de filles ;
    – rencontres avec des rôles modèles dès la 3e.

    Ce plan se base sur un rapport de l’IGF et l’IGÉSR :
    Filles et mathématiques : lutter contre les stéréotypes, ouvrir le champ des possibles
    https://www.education.gouv.fr/filles-et-mathematiques-lutter-contre-les-stereotypes-ouvrir-le-champ

    Il ne faudrait pas partir du principe que ce plan a pour objectif de lutter contre les inégalités hommes-femmes. Ce plan vise à amener des milliers de bonnes élèves dans les formations et les métiers des STEM (Sciences, Technology, Engineering and Mathematics), porteurs de croissance.

    certaines femmes non présentes dans les filières STEM, si elles avaient été formées aux sciences, auraient pu être des innovatrices et favoriser la croissance, de manière mesurable. […] La modélisation montre que l’effet sur la croissance de telles politiques favorisant l’accès des femmes les plus talentueuses aux métiers de l’innovation est très fort, à environ 10 Md€ par an dans un scénario médian.

    On manque de Xmille ingénieurs et de Ymille techniciens et c’est déjà blindé de garçons, donc il nous faut des filles. La lutte contre les inégalités présentée dans le plan est le moyen de récupérer Zmille filles pour alimenter la machine.

    C’est parce que les inégalités sont secondaires que le plan comme le rapport se focalisent sur le lycée général, les CPGE et les écoles d’ingénieur, les « femmes les plus talentueuses » et des classes « sciences » qui seront vraisemblablement des classes de très bon.nes élèves. Aucune importance, par exemple, que la voie professionnelle soit découpée en filières genrées ou que les garçons délaissent massivement certaines filières. Ce sont les filières d’élite traditionnelles qui intéressent, pour les renforcer.

    Pour faire bonne figure, la rhétorique du ministère est la suivante : ces formations mènent aux positions les plus valorisées ; or les filles y vont peu ; donc cela génère des inégalités entre femmes et hommes. Conséquence : il faut amener les filles dans ces filières pour résorber les inégalités.

    D’un point de vue général, les écarts de salaire s’expliquent aux trois quarts par des différences de diplôme et de caractéristiques de l’emploi occupé : les femmes et les hommes sont inégalement répartis dans les différents secteurs, avec une plus grande concentration des femmes dans des secteurs peu rémunérateurs, par exemple le secteur public ou le domaine des services à la personne.

    Si la lutte contre les inégalités était première, on remettrait justement en cause cette hiérarchisation des activités et on valoriserait des professions qui sont au moins aussi socialement utiles qu’informaticien, ingénieur et technicien (par exemple professeure des écoles ou aesh)… et dans lesquelles se trouvent les femmes. On valoriserait aussi du même coup leurs choix positifs plutôt que de leur reprocher continuellement de ne pas avoir fait les bons choix, les choix masculins.

    La persévérance des filles à éviter les filières STEM fait sourire.

    les travaux de la mission montrent que les écarts de niveau [par ailleurs jugés faibles par la mission, ndL] jouent un rôle secondaire pour expliquer les décisions d’orientation différentes des filles et des garçons. […] à niveau égal voire supérieur, les filles renoncent à s’orienter vers les STEM. Ainsi, en 2023, près de 11 000 filles ne s’orientaient pas dans des formations en STEM après le lycée général, alors qu’elles avaient été admises dans une de ces formations via Parcoursup et obtenaient une moyenne supérieure à 15/20 en spécialité mathématiques en terminale

    Comment mieux dire que ces filières ne leur plaisent pas ? On comprend assez bien... Et même plus : quand elles sont dedans, elles veulent partir.

    En outre, même lorsque les filles choisissent les filières de formation des domaines STEM, elles s’engagent moins que les hommes, par la suite, dans les carrières scientifiques : des études concordantes décrivent une fuite de cerveaux féminins hors des carrières académiques en mathématiques ou sciences physiques, ou des carrières d’ingénierie, essentiellement pour des motifs d’insatisfaction des femmes scientifiques vis-à-vis de leur rémunération et de leurs perspectives de promotion, et non pour des facteurs liés à la vie personnelle ou à la famille (grossesse, maternité).

    C’est qu’en plus d’avoir une utilité sociale globalement négative, ces formations sont des repères sexistes. Deux tiers des filles en école d’ingénieur ont subi ou été témoins de VSS sur leur campus, sans parler du « sexisme d’ambiance ». Le rapport insiste sur la nécessité de lutter contre ces violences – c’est absent du plan.

    Tout cela étant dit, lutter contre les stéréotypes de genre en sciences est une bonne chose, et je serai très heureux d’être formé 2h sur le sujet. On se souvient que Borne voulait qu’on réfléchisse à son orientation dès la maternelle. On voit maintenant ce qui sera attendu : cette sensibilisation aux biais de genre en sciences vise, en bout de chaîne, à aller faire travailler des femmes dans l’intelligence artificielle.

    Enfin, quand on parle d’orientation, on devrait avoir en tête un facteur essentiel : la classe sociale. Habituellement, la classe est utilisée pour expliquer les différences de performance dans les matières littéraires ; pour les sciences, c’est le genre. Or la classe joue à plein dans les orientations scientifiques : 5% des enfants d’ouvriers non qualifiés faisaient un bac S ; un enfant de 6e d’une classe sociale parmi le plus favorisées a 6 fois plus de chance de finir en terminale S qu’un camarade de classe populaire (seulement 1.1 fois plus qu’une fille du même milieu que lui). Ignorer ça permet de ne pas se poser la question de l’efficacité du système éducatif à lutter contre les inégalités.

    Pour les filles plus spécifiquement, il est amusant que le titre du rapport appelle à « ouvrir le champ des possibles », alors que ce qui les caractérise au contraire c’est que leur champ des possibles est plus vaste que celui des garçons, dont les orientations sont plus contraintes. Est-ce qu’on pourrait ouvrir le champ des possibles de l’action publique à l’égard des femmes et revaloriser le secteur public et les formations universitaires où elles sont présentes ?
    #filles #mathématiques #ingénieurs #inégalités #sexisme

    • Ça y est, c’est la guerre des disciplines scientifiques :
      « Les mathématiques semblent être le seul repère pour les sciences dans notre pays » | Tribune de David Boudeau, Président de l’Association des professeurs de biologie et de géologie
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/13/les-mathematiques-semblent-etre-le-seul-repere-pour-les-sciences-dans-notre-

      les sciences de la vie et de la Terre représentent des centaines de milliers d’emplois par an en France, avec une progression de 100 000 sur dix ans. C’est le premier pôle industriel de France avec l’agroalimentaire, qui émarge à 180 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est l’agro-industrie, la médecine, la santé animale, la biochimie (plus fort taux de progression en France avec 17 % par an !), les industries du luxe (cosmétique, parfumerie), les biomédicaments, l’environnement, les énergies renouvelables, les ressources, la gestion des risques, etc.

      Les sciences du vivant et de la Terre sont des sciences intégratrices des mathématiques et de la physique-chimie qu’il ne faut pas mettre en concurrence, au contraire : ces trois disciplines doivent travailler en synergie pour appréhender la complexité du fonctionnement de notre système Terre. Cette condition permettra également de réduire l’écart entre les garçons et les filles.

    • Les écarts filles-garçons en mathématiques à l’école élémentaire, un enjeu pour les équipes pédagogiques, Le Regard du CEE, n° 25.01 [janvier 2025]
      https://www.education.gouv.fr/conseil-d-evaluation-de-l-ecole-305080

      Lorsque l’on étudie les résultats des élèves de CE1 sur les trois années considérées [2021, 2022, 2023], on observe des écarts fluctuants dans 81 % des écoles, tantôt en faveur des garçons, tantôt en faveur des filles, tantôt peu significatifs. [...] Dans la suite, l’expression école « stable » signifie que les écarts sont de même nature pour les trois années considérées : systématiquement en faveur des garçons, systématiquement en faveur des filles ou systématiquement nuls ou quasiment nuls. L’expression école « fluctuante » désigne toutes les autres situations.

      [...]

      La majorité des écoles aux écarts « fluctuants » peut donc alternativement présenter un fort avantage en faveur des filles ou des garçons. Ce résultat montre la difficulté, pour les enseignants de ces écoles, de s’approprier le sujet des inégalités filles-garçons en mathématiques. Le diagnostic doit en effet être redéfini chaque année.

      [...] Parmi les 19 % d’écoles « stables » (...), près de 16 % – soit une large majorité – connaissent une situation systématiquement en faveur des garçons, 3 % en faveur des filles et moins de 1 % des écoles sont en situation d’égalité.

      [...] En se restreignant aux seules écoles où les écarts sont persistants en faveur des garçons, le constat est plus marqué encore : ces écoles ne représentent que 16 % de l’ensemble des écoles françaises, mais plus de la moitié des écarts entre filles et garçons observés au niveau national en résolution de problèmes. Il conviendrait d’étudier prioritairement la situation de ces écoles.

      [...] On trouve moins souvent les situations stables en faveur des garçons dans les écoles dont le public d’élèves est socialement défavorisé, en éducation prioritaire renforcée notamment. Le focus sur les différents secteurs et l’éducation prioritaire pour les écoles « stables » montre que la stabilité en faveur des garçons apparaît plus souvent dans les écoles les plus favorisées. C’est en effet dans le secteur privé sous contrat que l’on voit le plus souvent une stabilité en faveur des garçons et en REP+ le moins souvent. Il convient cependant de relativiser ce constat : les 80 % d’écoles en situation d’écarts « fluctuants » se retrouvent tout autant dans les secteurs public et privé sous contrat ainsi qu’en éducation prioritaire renforcée.

      Une étude qualitative complémentaire permettrait de rechercher les causes de la persistance des écarts, dans un sens ou dans l’autre. Par exemple on pourrait étudier plus précisément l’impact du milieu socioculturel des familles de l’école.

    • Dès le CP...

      « C’est la durée d’exposition à l’école qui est associée à une augmentation de ces écarts », insiste la chercheuse [Pauline Martinot]. A l’appui de cette thèse, le résultat d’une « expérience naturelle » involontaire : en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19, les enfants ont fait l’école à la maison deux mois et demi de plus. Résultat, les auteurs ont observé « une diminution des écarts de genre. »

      Pour Stanislas Dehaene, « nous avions tous l’idée que les enfants accumulaient des biais sociétaux implicites avant leur entrée à l’école, ce qui expliquait ces écarts de genre en faveur des garçons. Mais notre étude montre que ces écarts naissent au moment où les maths deviennent un enjeu compétitif, et qu’ils sont enseignés de manière formelle à l’école. »

      Mathématiques : le décrochage des filles, dès quatre mois d’école, éclairé par une étude française sur plus de 2,6 millions d’écoliers de CP et CE1
      https://archive.ph/mDey4

      edit voir les critiques du travail de Martinot plus bas

      #école #éducation

    • L’article dans Nature fait état de 2 « variations mineures » au cours des années étudiées : (i) l’effet confinement mentionné ci-dessus ; (ii) le fait qu’à l’entrée en CP, l’écart de genre est nul en 2018 (voire même un chouïa favorable aux filles) mais non nul (et favorable aux garçons) à partir de 2019. Pour expliquer succinctement ce changement, le papier mentionne les recommandations pédagogiques à destination de la maternelle publiées en mai 2019 par Blanquer pour préparer aux évaluations CP de la rentrée 2019 (intitulées Un apprentissage fondamental à l’école maternelle : découvrir les nombres et leurs utilisations, on y trouve des formulations du type « En fin de grande section , les élèves doivent avoir appris à... »). D’après l’article, ces recommandations visent à introduire un enseignement des maths plus formel et tendraient à rapprocher la maternelle de l’élémentaire.

      C’est assez frappant que dans les différentes mentions de cette étude on dise des trucs du genre « les biais apparaissent après quelques mois d’école »... alors que tous ces enfants sortent de 3 ans d’école. Comme si on n’apprenait rien en maternelle et qu’il n’y avait rien d’intéressant à tirer de cette école qui semble ne pas produire de biais de genre en maths (d’ici qu’on y généralise des évaluations nationales).

    • Nous sommes en guerre pour les mathématiques.
      « Créons une réserve citoyenne des mathématiques, à l’image de la réserve opérationnelle de la défense » Tribune - Laura Chaubard, Directrice générale de l’Ecole polytechnique
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/24/creons-une-reserve-citoyenne-des-mathematiques-a-l-image-de-la-reserve-opera

      Plus profondément encore, notre démocratie a besoin de mathématiques. La République française s’est bâtie sur les Lumières, avec la science comme moteur de progrès et d’émancipation. Donner à tous les enfants le goût des mathématiques est, à ce titre, une exigence profondément républicaine.

    • Évaluations nationales au CP en mathematiques en France : biais et impacts sur le traitement des donnees issues du dispositif ÉvalAide
      https://shs.hal.science/halshs-05141109v1
      Critique par Mélanie Guenais des évaluations nationales de CP en maths qui montre qu’on ne peut pas se baser dessus pour établir le niveau de compétences en maths des garçons et des filles.

      Le dispositif introduit des biais induits par la présentation, les conditions de réalisation et les critères de mesures de réussite qui déforment ou sous-estiment les compétences acquises. Il occulte ou déforme la réalité de la pratique des mathématiques, qui nécessite temps de réflexion et coopération pour travailler le raisonnement, indispensable à la progression des élèves et leur autonomie, point faible signalé régulièrement dans les études internationales. La conception des contenus comme les modalités d’évaluation nécessiteraient donc d’être reprises de manière critique pour donner une mesure fidèle des compétences en mathématiques, si telle est leur destination. Par conséquent, assimiler ces scores de performances à des compétences en mathématiques est scientifiquement peu fondé.

      Nos observations permettent de montrer que le dispositif introduit de nombreux biais relevant d’aptitudes sociales ou psychologiques impactant les performances : mise en compétition individuelle, rythme contraint et vitesse, items inhabituels, QCM, tâches monotones et qui font peu de sens. Des différences de scores filles/garçons dans les évaluations nationales en France apparaissent dans toutes les classes à partir de 2018, date de la mise en place des tests (Eteve et al., 2025). Elles sont faibles, persistantes et nouvelles. Ces observations montrent la présence d’un avantage masculin cohérent avec les impacts de ces biais identifiés par la littérature (e.g. Stoevenbelt et al., 2023 ; Montolio et al., 2021). Interpréter des petites différences de score comme des compétences mathématiques qui seraient inégales entre filles et garçons dès quelques mois de scolarisation au CP est donc non pertinent.

      [...]

      D’une part, en focalisant sur de faibles différences de performances genrées, attribuées sans discernement aux compétences en mathématiques, on contribue à renforcer des idées reçues sur des moindres compétences supposées des filles en mathématiques. D’autre part, en imposant des modalités rigides de passation qui créent de l’inquiétude chez les enfants dès leur entrée à l’école et les sous-évaluent, on risque une dégradation de la relation aux savoirs en mathématiques, dont on donne une image dénaturée de la pratique.

    • « Plan ’’Filles et maths’’ : et les inégalités ? » | Marianne Blanchard, sociologue de l’éducation
      https://www.humanite.fr/en-debat/droit-des-femmes/plan-filles-et-maths-et-les-inegalites

      Ce plan propose plusieurs mesures centrées sur la lutte contre les #stéréotypes, avec la mise en place d’une charte. Or, s’il est vrai que les stéréotypes existent, la lecture gouvernementale est d’en faire la cause des inégalités entre femmes et hommes, et non leur conséquence. En outre, penser en termes de stéréotypes dépolitise la question, gommant les hiérarchies et les rapports de domination qui se jouent dans le système éducatif. Pour ne prendre qu’un exemple, le gouvernement n’a pas présenté de plan pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans les écoles d’ingénieurs, pourtant dénoncées au cours de ces dernières années, ni envisagé que la culture viriliste de ces établissements pourrait avoir un lien.

      Les garçons sont d’ailleurs les grands absents de ce plan. À aucun moment il n’est question d’ouvrir leurs horizons et de susciter des vocations. Or, on pourrait aussi juger problématique l’orientation massive des garçons/hommes, particulièrement ceux des classes sociales les plus favorisées, vers certaines sciences, et le fait qu’ils soient sous-représentés dans les formations et métiers liés au soin.

      Car si, comme le rappelle le plan de façon préliminaire « les filles s’orientent vers les métiers les moins rémunérateurs », c’est parce qu’elles sont majoritaires dans les métiers de la santé, du social, de l’aide à la personne, de l’enseignement. Plutôt que d’y déplorer leur présence, on pourrait mieux valoriser ces métiers, et alors inciterait-on aussi les garçons à s’y orienter ?

    • Je suis tombé sur une présentation par Pauline Martinot des résultats de son article dans Nature (relayé par Le Monde au-dessus) sur les moins bons résultats des filles en maths dès la mi-CP.
      https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/grand-evenement/genre-et-sciences/emergence-ecarts-entre-filles-et-garcons-en-mathematiques-ecole-pr
      Quelques remarques puis j’arrêterai d’allonger ce fil.

      – Martinot est une thésarde de Stanislas Dehaene, elle est médecin de formation puis a été conseillère de François Braun au ministère de la santé sur la santé des jeunes. Elle porte auprès d’une large audience un diagnostic sur le système éducatif, sans avoir la moindre expérience en éducation. Ses slides d’ouverture et de conclusion sont décorées avec des images de cerveaux alors qu’elle ne parle ici jamais de cerveau (mais son directeur de thèse a écrit un livre qui s’appelle La bosse des maths).

      – Les données qu’elle utilise sont issues de ce que tout le monde connaît sous le nom d’ « évaluations nationales » (en début de CP (T1), mi-CP (T2), début de CE1 (T3)) et qui s’appelle en langage #CSEN le dispositif « evalaide » car il s’agit « d’évaluer pour aider ». Personne dans les écoles n’utilise ces évaluations pour aider qui que ce soit ; elles sont de fait utilisées par elle et le ministère pour juger des compétences des enfants, ce qui selon Mélanie Guenais n’a pas de sens en maths (voir plus haut – et plus généralement : il faudrait distinguer entre des évaluations diagnostiques à visée pédagogique et des évaluations bilans à visée de pilotage du système ; ici on mélange les deux, dans les faits et les discours).

      – En montrant ses résultats, la première chose qu’elle dit parce que c’est le plus frappant est que plus le niveau social de l’école baisse, plus les résultats baissent (privé > hors rep > rep > rep+)… sans s’attarder davantage sur le sujet. Or à côté de ces différences, les différences garçons-filles à même niveau social sont minuscules. (De même, si on se compare au pays qui a les meilleurs résultats en maths dans le monde, l’écart est 5 fois plus grand que l’écart garçons-filles chez nous (ça c’est dit dans le rapport igesr)). Ce que j’en tire personnellement comme conclusion est qu’on n’enseigne pas super bien les maths ; si on les enseignait mieux (de façon plus explicite, plus progressive, plus poussée, etc.) et qu’on avait des pratiques plus inclusives/égalitaires (genre laisser le temps aux enfants de réfléchir avant de prendre une réponse, s’habituer à chercher, chercher en groupe, montrer qu’on peut se tromper, que l’erreur est utile, etc.), on pourrait améliorer les résultats de tout le monde (donc d’un paquet de filles) et aussi, sans doute, combler l’écart garçons-filles. Je ne dis pas qu’il ne faudrait pas avoir des pratiques spécifiques pour contrer les biais de genre, mais le problème ne peut être résolu qu’en revoyant plein de choses dans l’école, non exclusivement liées aux filles.

      – En maths, elle montre que l’écart à l’avantage des garçons grandit entre T1 et T2, puis entre T2 et T3. Elle en conclut que plus de temps d’école donne lieu à plus d’inégalités de genre et que donc celles-ci viennent de l’école. En français par contre, les filles réussissent mieux et les résultats ne sont pas symétriques, mais elle conclut pareil en changeant de raison : quand les garçons gagnent des points par rapport aux filles en maths entre T2 et T3 ça veut dire que l’école augmente les inégalités ; en revanche quand les filles gagnent des points par rapport aux garçons en français entre T2 et T3 ça veut dire que les grandes vacances profitent aux filles. Elle peut alors à chaque coup incriminer l’école.

      – À la fin de sa présentation elle tient à remercier ses coauteurices et aussi les enfants et enseignants sans qui toutes ces données ne pourraient être collectées. Voilà à quoi on sert : fournir des données à un groupe de chercheurs pour faire des papiers dans Nature et des conférences au collège de France.

    • @lyco
      Merci pour toutes ces infos sur l’éducation et l’enseignement en général. En tant qu’ancien enseignant (instit’ puis prof des écoles), je trouve tes réflexions intéressantes.
      Concernant les évaluations que subissent les élèves tout au long de leur scolarité en primaire (maternelle+élémentaire), il y a beaucoup à dire en effet. Je rajouterai que, d’après des personnes ayant encore un pied dans le métier, les conditions de passation des épreuves ne sont pas toujours respectées. Pour certains exercices, des enseignants s’autorisent à allonger le temps de réponses, d’expliciter les consignes ou même de donner des exemples. Par empathie pour leurs élèves ou sur injonction de leur hiérarchie ? Va savoir ... Ce qui fait que les résultats sont complétement biaisés et j’en déduis que leur exploitation est foncièrement malhonnête vis à vis de notre métier.

  • Sgombero della palazzina occupata in via Monginevro
    https://radioblackout.org/2025/03/sgombero-della-palazzina-occupata-in-via-monginevro

    Nella mattinata di martedì 18 marzo è stato ultimato lo sgombero, che andava avanti da un mese, della palazzina occupata in via Monginevro 46. Un’occupazione nata nel 2013 a seguito della crisi economica che aveva portato numerosi sfratti e sgomberi, a cui si è risposto con varie occupazioni abitative (7 solo in #San_Paolo). Occupazioni che hanno dato l’opportunità […]

    #L'informazione_di_Blackout #basta_sgomberi #CSOA_Gabrio #gentrificazione #violenza_istituzionale
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/03/Via-monginevro.mp3

  • #Overflow Clip
    https://ishadeed.com/article/overflow-clip

    When the overflow is set to hidden on one axis, say overflow-y, the other axis overflow-x will become auto by default, resulting in clipping both sides. This behavior isn’t always desired. In some cases, we want clipping on only one axis. Additionally, the other axis will become scrollable, which may lead to unexpected results.
    This is where the clip value becomes helpful.

    #css

  • https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/01/19/pierre-ferracci-president-du-paris-fc-et-homme-d-affaires-tout-terrain_65048

    #Pierre_Ferracci, président du Paris FC et homme d’#affaires tout-terrain
    Par #Yann_Bouchez

    PORTRAIT Le président du modeste #club_de_football sera-t-il le premier dirigeant à pouvoir rivaliser avec le #PSG dans la capitale ? L’accord conclu à l’automne avec la #famille_Arnault lui donne trois ans pour y travailler. Un joli coup pour cet homme de #réseaux qui s’apprêterait, à 72 ans, à passer les rênes du #groupe_Alpha, le #cabinet_de_conseil spécialisé dans les #relations_sociales qu’il a fondé.

    Présider un club de #Ligue_2, l’antichambre de l’#élite du football professionnel, n’est pas toujours une sinécure. Ce samedi 7 décembre au soir, il pleut à verse sur #Ajaccio. Dans les tribunes du stade Michel-Moretti, un millier de courageux, guère plus, est venu assister au match opposant l’#AC_Ajaccio au #Paris_FC (PFC). Entre deux chants corses couvrant le bruit de la pluie, des supporteurs locaux lancent, de temps à autre, des noms d’oiseaux visant les « Français » de l’équipe parisienne.

    A 72 ans, Pierre Ferracci en a vu d’autres. Veste grise sur jeans foncé, cheveux clairsemés, le patron du Paris Football Club, lui-même né à Ajaccio, suit la rencontre en tribunes. Il s’est assis entre son fils François, directeur sportif du PFC, et un ex-dirigeant de l’AC Ajaccio. Le voilà presque comme un spectateur lambda ; ce soir-là, il a ignoré la loge dévolue aux dirigeants du club visiteur, trop excentrée.

    Le plateau de coppa, lonzu et fromages corses est resté intact, tout comme la bouteille de champagne. Malgré tout, Pierre Ferracci, s’est régalé. Au coup de sifflet final, scellant une victoire des Parisiens sur deux buts gaguesques, il s’invite sur la pelouse. Sous la pluie battante, il serre des mains, tout sourire. A ses joueurs comme aux adversaires.

    Changement de dimension

    Pierre Ferracci est un patron de club heureux. Les récentes défaites n’y changeront rien. D’ailleurs, le PFC, actuel troisième du classement, peut toujours viser la montée en Ligue 1 en fin de saison. « Je suis heureux parce que j’ai l’impression d’avoir mis le club sur de bons rails », avançait-il, satisfait, avant le match face à Ajaccio. « De bons rails », l’expression frise la coquetterie. Car le septuagénaire, fondateur et dirigeant du groupe Alpha, spécialiste et leader du conseil en ressources humaines, vient sans doute de réussir l’un des plus beaux deals de sa carrière. Le plus retentissant, à coup sûr.

    L’information a d’abord fuité dans le quotidien sportif L’Equipe, le 9 octobre. Une semaine plus tard, confirmation officielle : le Paris FC, modeste club de Ligue 2, jusque-là aux mains de Pierre Ferracci, accompagné d’un pack d’actionnaires, est en passe d’être racheté par la famille Arnault. Promesse, avec ces milliardaires, d’un changement de dimension. Et si émergeait enfin un « deuxième club de la capitale » capable, qui sait, de rivaliser un jour avec le richissime Paris Saint-Germain, sous pavillon qatari ?

    Le 20 novembre, foin de bling-bling, c’est dans la cantine du centre de formation du PFC, à Orly (Val-de-Marne) que Pierre Ferracci et Antoine Arnault, patron de deux fleurons du groupe de luxe LVMH, le maroquinier Berluti et le spécialiste du cachemire de très grand luxe, commentent l’union. Face à eux, des dizaines de caméras et une centaine de journalistes. L’affluence, pour une conférence de presse du PFC, est inédite. L’aîné de la fratrie Arnault, 47 ans, fan de foot et… du PSG, prend des accents philanthropiques : « L’idée est de rendre à la société, à Paris, à notre pays, ce qui nous a été donné. » Une manière adroite, peut-être aussi, de faire oublier les dribbles du patriarche avec le fisc.

    Un carnet d’adresses bien fourni

    Pierre Ferracci savoure le moment. Avec gourmandise, il évoque les coulisses de l’opération, en se gardant de tout dévoiler. La décision prise « avec [ses] deux fils, à l’été 2023 », de « s’associer à des forces économiques plus puissantes que les [leurs] » pour viser la Ligue 1. La satisfaction d’avoir trouvé, ensuite, par le biais de la banque Rothschild, un investisseur français « alors qu’aujourd’hui les deux tiers des clubs de L1 et de L2 sont contrôlés par des capitaux étrangers ». « Un enjeu de souveraineté nationale », ose-t-il, tout en reconnaissant que ces dernières années, il avait réuni au capital du Paris FC, « à titre minoritaire » certes, des actionnaires venus de Bahreïn, des Etats-Unis, d’Arménie et du Sri Lanka.

    Du montant du rachat, il ne dit rien ou presque. Il conservera 30 % des parts jusqu’en 2027, date prévue de son départ de la présidence du club. Agache Sport, la holding des Arnault, possédera alors 85 % du PFC, contre 15 % pour Red Bull – sous réserve que BRI Sports Holding, l’actionnaire anglo-sri-lankais, le seul qui résiste, accepte de vendre ses parts (7 %).

    Jongler avec les sujets économiques, politiques et sportifs, voilà la marque de fabrique de cet homme de réseaux. Autoproclamé « de gauche » et « homme de compromis », ce patron tout-terrain évolue au carrefour de plusieurs mondes. L’entrepreneur, aujourd’hui à la tête d’un groupe fort d’un millier de collaborateurs et d’un chiffre d’affaires annuel supérieur à 140 millions d’euros, côtoie depuis des décennies le gratin des grands patrons, des syndicalistes, comme des dirigeants sportifs. Il déteste l’expression « homme d’affaires », trop « péjorative » à ses yeux.

    Ses différentes activités lui ont permis de se constituer l’un des carnets d’adresses les plus fournis du Tout-Paris. Depuis vingt ans, il loue, au travers de sa société Alpha, une loge VIP au Stade de France – compter environ 200 000 euros à l’année. Il y invite les huiles du monde patronal et syndical. « Le foot, résume-t-il, c’est le sport le plus populaire de la planète. Il fédère beaucoup de personnes, d’états d’esprit différents. J’aime ça. »

    « Il était très militant »

    Le sport, pourtant, a d’abord occupé une place annexe dans sa vie. Car, avant tout, il y eut les affaires. Certes, dans les années 1960, gamin à Ajaccio, Pierre Ferracci allait voir les matchs du Gazélec, le club de foot des gaziers et électriciens corses. S’il en est resté un « supporteur historique », cela relevait en partie, à l’époque, du tropisme héréditaire.

    Albert Ferracci, son père, instituteur et ancien résistant, fut une figure éminente en Corse du Parti communiste. Sa mère, Rose, également enseignante et syndicaliste, partageait les mêmes engagements. Le soutien au Gazélec s’est imposé comme une évidence. Mais, niveau loisirs, le petit Pierre préfère encore, durant ses vacances d’été, les parties de chasse sous-marine du côté de Suartone, un village dans le sud de l’île, près de Bonifacio, où habite la famille du côté paternel.

    Doué à l’école, Pierre Ferracci monte à la capitale et mène des études d’économie et d’expertise comptable à l’université Paris-Dauphine. L’un de ses profs s’appelle Jacques Attali – on y reviendra. Déjà, l’étudiant porte plusieurs casquettes. Il adhère aux Jeunesses communistes – il prendra vite ses distances avec le #PCF – et à l’#UNEF, syndicat étudiant marqué à gauche. « Il était très militant mais pas gauchiste du tout », se remémore Paul-Antoine Luciani, un ami de la famille, figure #communiste et ancien adjoint à la #mairie d’Ajaccio.

    Rapports cordiaux avec Vincent #Bolloré

    Le jeune homme tisse des liens avec la #CGT. La figure de son père, très respecté chez les communistes, est un atout qu’il n’est pas besoin d’inscrire sur son CV. Précieux pour lancer sa carrière. Au début des années 1980, il rejoint un petit cabinet d’expertise-comptable, Maréchal. Très vite, il grimpe les échelons, en prend la tête. Les #lois_Auroux, en 1982 et en 1983, favorisent les négociations salariales et élargissent le rôle des comités d’entreprise (CE). #Pierre_Ferracci flaire le bon filon.

    Son groupe, #Alpha, qui voit le jour en 1983, d’abord avec le cabinet #Secafi, s’impose assez vite sur cette niche très rentable ; la CGT deviendra un de ses principaux clients, avec le syndicat des cadres #CFE-CGC plus récemment. Le cabinet de conseil travaille aujourd’hui pour environ 2 000 comités sociaux et économiques (#CSE). Le groupe s’est diversifié : il s’occupe aussi du reclassement des salariés, après un plan de licenciement. Un conflit d’intérêts, s’offusquent des concurrents du secteur qui reprochent à Alpha de jouer sur les deux tableaux, #syndical et #patronal. « La plupart du temps, on modifie à la marge les plans de licenciement. Donc l’accompagnement des salariés licenciés, c’est la suite logique », répond Pierre Ferracci.

    Grâce à son activité, il est l’un des #patrons les mieux informés de l’état de santé des grandes entreprises françaises. L’expert du #dialogue_social cultive une proximité avec un nombre incalculable de patrons. Il y a eu les #Corses, comme Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France (1997-2008), ou Jean-Marie Colombani, directeur du Monde (1994-2007). Et puis des figures du #CAC_40 et capitaines d’industrie, parmi lesquels le spécialiste du textile Maurice Bidermann (mort en 2020), l’ancien sidérurgiste et ex-ministre Francis Mer ou encore Vincent Bolloré.

    Pierre Ferracci connaît le milliardaire conservateur breton « depuis longtemps ». « Dans les années 1990, j’ai même réussi à lui faire rencontrer, lors d’un repas, Louis Viannet, le secrétaire général de la CGT. » Et d’ajouter, facétieux : « C’était à l’époque où Vincent Bolloré avait une image un peu plus sociale qu’aujourd’hui. » Il a conservé des rapports cordiaux avec l’industriel : « Mais on parle plus de football et de #Canal que du #JDD et de #CNews, si c’est ça que vous voulez savoir. »

    Donateur du candidat d’En marche !

    Pierre Ferracci n’a cessé de tisser son réseau, tous azimuts. Son étiquette d’expert des questions sociales est un précieux sésame. En 2007, au début de la présidence Sarkozy, il accepte d’être membre de la commission #Attali sur la libération de la croissance. Beaucoup, à la CGT, tiquent. Peu lui importe. Le Corse aime le rappeler aux journalistes : c’est Emmanuel Macron, alors banquier chez #Rothschild et rapporteur général adjoint de la commission, qui a glissé son nom. « Manu », comme il l’appelle en privé, le tutoyant, est depuis vingt ans l’un des amis de son fils aîné, #Marc_ferracci, économiste devenu ministre sous les gouvernements Barnier puis Bayrou.

    Etudiants à Sciences Po, Marc Ferracci et Emmanuel Macron ont préparé l’#ENA ensemble. Les révisions s’organisaient parfois dans le chic appartement que loue aujourd’hui encore Pierre Ferracci près du jardin du Luxembourg, à Paris. En 2017, l’homme d’affaires sera d’ailleurs l’un des donateurs du candidat d’En marche !, ce qui ne l’a pas empêché, par la suite, de critiquer publiquement l’actuel chef de l’Etat, avec qui il conserve des relations « respectueuses et amicales ». Insaisissable Pierre Ferracci. Sous la présidence #Hollande, en 2014, il est nommé à la tête du Conseil national éducation économie, une structure visant à favoriser le dialogue entre le système éducatif et les entreprises. Il a également été membre du Conseil d’orientation pour l’emploi.

    « Pierre, c’est un pont entre plusieurs mondes, courtois, bon vivant », résume le consultant en stratégie sociale Antoine Foucher, qui a appris à le connaître lorsqu’il travaillait au Medef, vers 2012-2013. « Je ne suis jamais pour la politique de la chaise vide, justifie Pierre Ferracci. Là où il y a moyen de faire passer ses idées, j’y vais. » Son mantra : que les choix économiques n’écrasent pas les questions sociales. Ses détracteurs dénoncent des compromissions, lui vante les « compromis équilibrés ».

    Débuts catastrophiques au Paris FC

    C’est le football qui va lui permettre d’étoffer encore ses réseaux. Au début des années 2000, le conseil général de Seine-Saint-Denis et la ville de Saint-Ouen demandent à son groupe un audit du Red Star, avant de le sonder pour qu’il reprenne les rênes du club. L’affaire n’est pas conclue, mais elle lui donne des idées. En 2007, Guy Cotret, dirigeant du Crédit foncier, fait entrer Pierre Ferracci dans l’actionnariat du Paris FC, alors en National, le troisième échelon français.

    Le Corse sympathise avec des dirigeants et des personnalités du ballon rond, comme le mythique entraîneur Arsène Wenger ou le journaliste Didier Roustan. « Le football lui a permis d’élargir son carnet d’adresses avec des personnalités qui ne sont pas forcément celles qu’il rencontrait habituellement à travers son activité », résume Guy Cotret. Qui, en 2012, se fait évincer par Pierre Ferracci de la tête du club. « Il avait mis au pot plus que moi, 1 million d’euros environ, se remémore le président déchu et fâché à l’époque. Il voulait garder la main. C’est un chef d’entreprise, il y a une part d’autoritarisme qui n’est pas anormale. Mais l’affaire s’est conclue en bonne intelligence. »

    Les débuts de la présidence Ferracci au Paris FC sont catastrophiques. Le club est relégué. Les entraîneurs valsent les uns après les autres. La venue comme conseiller de son ami le journaliste Charles Villeneuve, ex-président du PSG rencontré par l’intermédiaire d’#Alain_Minc, est un échec. Le projet, avec Jean-Marc Guillou, un ancien joueur de l’équipe de France qui a entraîné par la suite la Côte d’Ivoire, de faire venir des jeunes joueurs africains, ne prend pas non plus. « Ça m’a vacciné d’entrée, ça c’est sûr », observe Pierre Ferracci avec le recul. Depuis plus de dix ans, il ne jure plus que par la formation locale et la richesse du bassin parisien. « Il croit à ce projet et a une vision claire de ce qu’il veut faire », salue Jean-François Martins, ancien adjoint aux sports à la mairie de Paris.

    Accord critiqué avec le #Bahreïn

    En douze ans de présidence, Pierre Ferracci a professionnalisé le PFC. Sans parvenir à lui faire goûter à la Ligue 1. Un centre d’entraînement et de formation a été inauguré à Orly en 2019. Le budget du club, l’un des plus gros de Ligue 2, se situe désormais autour de 30 millions d’euros. Pierre Dréossi, figure connue de la Ligue 1 et manageur général du PFC de 2015 à 2020, loue un patron de club qui a su « trouver des partenaires financiers ».

    En 2015, ce fut d’abord Vinci comme sponsor – un groupe que le cabinet Secafi connaissait bien. Puis le Bahreïn en 2020, à l’époque pour 25 millions d’euros et 20 % du capital du club – et 2 millions d’euros annuels pour être sponsor maillot. L’accord a suscité son lot de critiques, d’autant que le prince Nasser Ben Hamed Al Khalifa, à la tête du fonds bahreïni, est accusé par plusieurs ONG d’actes de torture. « Vous avez au Bahreïn une synagogue, une église catholique, une église orthodoxe et beaucoup plus de liberté pour les femmes qu’au Qatar, donc je n’avais pas de problème avec le Bahreïn », balaie cet athée revendiqué – « je suis très croyant : je crois que Dieu n’existe pas » –, qui apprécie peu de recevoir des leçons.

    Pierre Ferracci reconnaît d’ailleurs sans mal avoir essayé, « dans les années 2014-2015 », de recruter le géant russe #Gazprom comme sponsor : « En octobre 2015, j’ai même eu un rapide échange avec #François_Hollande, #Vladimir_Poutine et #Alexandre_Orlov [ambassadeur de la Russie à Paris] à ce sujet. » Aucun accord n’a été trouvé, mais la rencontre lui a rappelé l’époque où Alpha avait des bureaux à Saint-Pétersbourg et à Moscou.

    Ces dernières années, avant le rachat par #les_Arnault, il a réussi, grâce à son seul entregent, quelques « coups ». Comme faire de Raï, l’ex-star brésilienne du PSG, pas vraiment désireuse de travailler avec les Qataris, un ambassadeur du PFC. Ou de rendre gratuite la billetterie du stade Charléty, l’enceinte du Paris FC, aux tribunes souvent aux trois quarts vides – cela a un peu changé ces derniers mois. Fin novembre 2024, il a nommé son ami #Michel_Denisot au conseil d’administration du PFC. L’homme de télé, ex-président du PSG, est aussi un ancien de Canal+. Le dirigeant du PFC milite d’ailleurs pour qu’un jour la #chaîne_cryptée et le football français renouent leur longue alliance, interrompue ces dernières années. En vain pour l’instant.

    L’affaire de ses villas

    Au cours des dernières semaines, la BBC, le New York Times ou le Washington Post l’ont sollicité pour des interviews. Flatteur, même pour cet habitué de la presse. S’il est intarissable sur les mille et une nuances du monde syndical, les petites ou grandes histoires du football européen, il l’est beaucoup moins, en revanche, sur ce qu’il considère relever de son intimité. De son goût pour les bolides, il n’a jamais rien dit. Rien non plus sur ses revenus – un peu plus de 750 000 euros déclarés auprès du fisc pour l’année 2018, selon nos informations.

    L’affaire de ses deux villas et de sa piscine près de #Suartone, en Corse, qui lui ont valu une longue bataille judiciaire et 1 #million_d’euros d’amende pour un permis de construire non respecté, l’agace encore. S’il a pu conserver les #villas, il n’a pas digéré les nombreux articles écrits. « Une conséquence de ma relation avec Emmanuel Macron », estime-t-il à propos de cette #attention_médiatique. Mais, même sur ces polémiques, le verbe s’emporte rarement. « Il est assez insondable, Pierre, observe Jean-François Martins, l’ex-adjoint parisien, c’est assez déroutant. Il n’est pas surexpressif, même s’il dit ce qu’il pense. »

    Le ton affable et le goût revendiqué pour le dialogue social de Pierre Ferracci ne convainquent pas tout le monde. Plusieurs ex-salariés du groupe Alpha décrivent, sous couvert d’anonymat, un patron « autocrate » et « un management de la tension ». Simple aigreur de collaborateurs licenciés ? Pas sûr : l’inspection du travail s’est émue, à plusieurs reprises, au mitan des années 2010, du manque de dialogue chez Secafi-Alpha lors de plans de réorganisation, avec des #syndicats_internes informés « au compte-goutte ».

    En 2015, un fichier des ressources humaines listant des dizaines de salariés avec des remarques désobligeantes et parfois personnelles fuite. #Scandale dans le groupe. « Il y a eu des sanctions, ces pratiques n’existent plus », assure Pierre Ferracci. Et d’ajouter : « Le groupe Alpha n’est ni une entreprise parfaite ni, compte tenu du modèle social qu’elle a mis en place, un groupe qui doit être l’objet de toutes les critiques, tant s’en faut. »

    Des mystères demeurent
    Au sein du Paris FC, depuis ses débuts compliqués, tout le monde reconnaît l’implication de Pierre Ferracci. Il assiste à la plupart des matchs. Mais quelques mystères demeurent. Combien d’argent a-t-il mis dans le club depuis près de quinze ans ? « Beaucoup, beaucoup », sourit-il. Mais encore ? « Ça, je ne le dirai jamais. » Malgré nos relances, il ne précise pas, non plus, à quel prix le club a été racheté – « ça n’a pas grande importance ». D’une formule, il reconnaît tout de même : « C’est une très belle #valorisation. » Et ajoute qu’il est « ravi que tous les actionnaires qui [l]’ont suivi depuis le départ n’ont pas perdu d’argent mais en ont gagné » avec la reprise par les Arnault. Lui compris, évidemment.

    Au sujet des nouveaux propriétaires, Pierre Ferracci l’assure : il ne connaissait pas personnellement la #famille_Arnault avant le printemps, au début des négociations. Avec son groupe Alpha, il avait pourtant eu à gérer, dans les années 2000, deux dossiers sensibles liés à LVMH. D’abord, la fermeture contestée de la Samaritaine, où son cabinet Secafi avait été très critiqué par des salariés l’accusant d’avoir joué le jeu de la direction. Ensuite, le rachat (d)#Les_Echos par #Bernard_Arnault.

    Antoine Arnault confirme n’avoir, avant le printemps 2024, que « croisé » le président du PFC « dans différentes réceptions ou événements liés à nos vies professionnelles ». Mais, depuis le printemps, ils ont appris à se connaître et à s’apprécier. Le patron de Berluti salue des #négociations menées « avec une grande intelligence et une grande patience ». « Après, nuance le nouveau propriétaire du Paris FC, c’est quelqu’un qui a aussi ses idées et qui n’en démord pas, et va négocier de manière extrêmement déterminée. Ce n’est pas un enfant de chœur, Pierre Ferracci. » C’est dit comme un compliment.

    Le casse-tête du stade

    Ces dernières semaines, Antoine Arnault, habitué aux tribunes VIP du Parc des Princes, a assisté à des matchs de son nouveau club. Même si l’enceinte du Paris FC n’a pas de loges, il a pu y côtoyer du beau monde. « Pierre Ferracci est quelqu’un qui a une très grande intelligence des gens et qui arrive à se les mettre dans la poche, jauge-t-il. Quand je vais à Charléty et que je croise aussi bien Philippe Martinez que Pascal Obispo… Il réussit à réunir des gens d’univers très différents et à les faire dialoguer. Dieu merci, avec Martinez, ce n’est pour l’instant que pour parler foot ! »

    Cette année, Pierre Ferracci a promis de passer la main à la présidence du groupe Alpha. D’ici à l’automne, il souhaite créer un fonds de dotation pour soutenir des actions liées à « l’éducation des tout-petits », un sujet cher à ce fils d’instits. Sa casquette de président du Paris FC, pour trois ans encore, devrait bien l’occuper.

    Les #chantiers ne manquent pas. Il y a cette montée en Ligue 1, dont il rêve depuis des années. L’agrandissement du centre d’entraînement, à #Orly, qui paraît sous-dimensionné au vu des ambitions des nouveaux propriétaires. Et puis, surtout, le casse-tête du stade. #Charléty, avec sa piste d’athlétisme et ses tribunes ouvertes aux quatre vents, n’est pas l’écrin rêvé. Il faudrait le réaménager, si la Ville de Paris l’accepte. Afin de pouvoir accueillir les célébrités qui devraient se presser en tribunes, pour voir jouer le club alliant désormais le savoir-faire du président Ferracci à l’argent des Arnault.

    #Yann_Bouchez

  • #Full-bleed layout with modern #CSS

    Use modern CSS and a few lines of code to create a full-bleed layout.
    Full-bleed? It’s when an element needs to bleed outside the main container and extend to the edge of the page.

    html {
     container-type: inline-size;
    }
    main {
     --w: 600px; /* the max-width */
     --m: 1em;   /* margin on small screen */
     
     margin-inline: max(   var(--m),(100cqw - var(--w))/2);
    }
    .full-bleed {
     margin-inline: min(-1*var(--m),(var(--w) - 100cqw)/2);
    }

    #pleine_largeur

    • Gaffe : c’est avec des unités de container (92% d’adoption pour l’instant).

      Est-ce que ça apporte quelque chose de plus que ce qu’on avait déjà avec :

      .spip_documents.max {
              margin-left: calc(-50vw + 50%) !important;
              margin-right: calc(-50vw + 50%) !important;
      }

      Sinon, sauf erreur, la division par deux suggère encore que c’est prévu pour fonctionner uniquement si la colonne de texte est elle-même centrée horizontalement dans l’écran (même marge à gauche et à droite), c’est généralement la limite de cette méthode (si la colonne de texte n’est pas au centre, on peut y arriver, mais faut faire des maths).

  • #3D #parallax effect on #hover
    https://css-tip.com/3d-parallax-effect

    Un petit effet « wow ! »

    img {
     --s: 300px; /* the image size */
     
     width: var(--s);
     aspect-ratio: 1;
     box-sizing: border-box;
     padding-inline: calc(var(--s)/10) 0;
     object-fit: cover;
     border-radius: 20px;
     transform: perspective(350px) rotateY(calc(var(--_i,1)*10deg));
     transition: .5s;
    }
    img:hover {
     --_i: -1;
     padding-inline: 0 calc(var(--s)/10);
    }

    #css

  • Citations de Franz Joseph Strauß (1915 - 1988)
    https://de.m.wikiquote.org/wiki/Franz_Josef_Strau%C3%9F

    Nous sommes le jour fe la fête nationale allemande. C’est le moment de nous souvenir des gens aux manettes de l’état qui s’est emparé de l’héritage des socialistes et antifascistes.

    Le trois octobre 1990 est le jour de la privatisation de la propriété du peuple et du début des expulsions de nombreuses familles de leurs maisons construites et acquises pendant les 41 ans de l’existence de l’état socialiste allemand .

    Franz Joseph Strauß fut l’homme le plus puissant de Bavière, dont je vous présente quelquels citations à titre de comparaison avec le degré d’infâmie des nazis actuels et historiques.

    „Vox populi vox Rindvieh.“
    – Strauß ist sicher nicht Urheber dieses Zitat. Es wurde berühmt durch den Reichstagsabgeordneten v. Oldenburg-Januschau (um 1910), der aber selbst darauf hinweist, daß er es übernommen habe aus der Revolutionszeit um 1848.

    Zitate mit Quellenangabe

    „Die Demokratisierung der Gesellschaft ist der Beginn der Anarchie, das Ende der wahren Demokratie. Wenn die Demokratisierung weit genug fortgeschritten ist, dann endet sie im kommunistischen Zwangsstaat.“
    – Deutsches Allgemeines Sonntagsblatt, 11. Januar 1978. Unter Demokratisierung der Gesellschaft verstand man damals z.B. die Mitbestimmung der Arbeitnehmer in Betrieben und von Studenten in den Universitäten und Hochschulen

    „Dieses Europa hat ein gemeinsames Schicksal und eine gemeinsame Zukunft. Was liegt näher, als dass es zu einer gemeinsamen Politik kommen muss?“
    – Bundestagsdebatte zum EVG-Vertrag am 7. Februar 1952, Plenarprotokoll 1/190 pdf S. 8123 (C)

    „Es ist mir egal, wer unter mir Bundeskanzler wird.“
    – DER SPIEGEL 21. April 1975

    „Ich bin die Stimme der Partei. Bringen Sie das Geld mit, dann dürfen Sie auch mitreden.“
    – über die CSU, Süddeutsche Zeitung, 25. Mai 1970

    „Ich bin ein Deutschnationaler und fordere bedingungslosen Gehorsam.“
    – DER SPIEGEL, 30. November 1970

    „Die Erziehung der Kinder ist eine Uraufgabe, eine von Gott den Eltern auferlegte Pflicht, ist ihr ureigenstes Recht.“
    – im Bayernkurier, 9.7.1977

    „Ich bin zwar kein Wehrdienstverweigerer, aber trotzdem kein Feigling.“ -
    Aus einem Dementi von Strauß, 6. September 1957, laut DER SPIEGEL 5. April 1961. Strauß’ Antrag an das Landgericht Nürnberg, dem SPIEGEL die Verbreitung dieses Zitats „ohne Hinweis auf die Losung der Wehrdienstverweigerer, daß mehr Mut zur Wehrdienstverweigerung als zur Befolgung eines Gestellungsbefehls gehöre“, zu verbieten, blieb erfolglos, DER SPIEGEL 15. Juli 1961

    „Ich will lieber ein kalter Krieger sein als ein warmer Bruder.“ -
    DIE ZEIT, 27. Februar 1970; siehe auch DER SPIEGEL 15. März 1971

    „Irren ist menschlich, aber immer irren ist sozialdemokratisch.“
    – Bundestagswahl 1965 im Stimmkreis Kitzingen (ACSP, NL Strauß Slg. Kray RA 65/15 laut fjs.de)

    „Sicher ist ihnen das Wort Schumpeters bekannt, dass sich eher ein Mops einen Wurstvorrat halten kann, als dass ein Parlament darauf verzichtet, vorhandenes Geld auszugeben!“
    – Vollversammlung des Deutschen Industrie- und Handelstages am 15. Februar 1967

    „Was wir hier in diesem Land brauchen, sind mutige Bürger, die die roten Ratten dorthin jagen, wo sie hingehören - in ihre Löcher.“
    – DIE WELT, 23. September 1974

    „Wem es bei uns hier im Bundesgebiet nicht paßt, der kann ja hinübergehen in die Sowjetzone.“
    – Im Oktober 1958 zu Demonstranten in Offenbach. Wortlaut gemäß SPD-Pressedient vom 27. Oktober 1958, zitiert in Samuel Wahrhaftig, Franz-Joseph Strauß, Scherz Verlag 1965, Seite 33 Google Books und DER SPIEGEL 5. April 1961

    „Wie manche Pfarrer die Kirche leer predigen, reden auch manche Politiker den Saal leer.“
    – Ich bin der geborene Anti-Rhetor. In: DER SPIEGEL 38/1989 vom 18. September 1989, Seite 158-159a

    „Ein Politiker, der ein guter Redner sein will, wird immer einiges sagen, was die Leute nicht verstehen.“
    – Ich bin der geborene Anti-Rhetor. DER SPIEGEL

    „Wir können nicht dem Konsum der Gegenwart opfern, was die Lebenschancen und Lebensnotwendigkeiten der kommenden Generation benötigen“.
    – Vilshofener Aschermittwochsrede 1964, ACSP, NL Strauß Slg. Kray RA 64/5, S. 33

    “Wir wollen von niemandem mehr, weder von Washington, noch von Moskau, von keinem europäischen Nachbarn, auch nicht von Tel Aviv, ständig an unsere Vergangenheit erinnert werden.“
    – 1977, zitiert nach DER SPIEGEL

    „Sorgen Sie dafür, daß die Freiheit in ihrem Lande, gleichgültig von woher sie bedroht wird, erhalten bleibt.“
    – 19. November 1977 in Chile zu Augusto Pinochet, nach: Arbeiten lernen, DER SPIEGEL Nr. 49, 28. November 1977

    „Angesichts des Chaos, das in Chile geherrscht hat, erhält das Wort Ordnung für die Chilenen plötzlich wieder einen süßen Klang.“
    – 22. September 1973 im Bayernkurier, zitiert aus SZ

    „Man soll bei der CDU sich ja nicht dem Glauben hingeben, man könnte auf die Stammwähler keine Rücksicht nehmen, man bräuchte auf die nationalkonservativen Wähler, nationalliberalen Wähler keine Rücksicht mehr zu nehmen, man könnte auf die Vertriebenen verzichten, man könnte auch auf die Wähler im ländlichen Umfeld, nicht nur bei den Bauern, verzichten, um dann neue Schichten sich zu erschließen, das ist eine Fehlrechnung. Und ich habe erklärt, im übrigen mit vollem Einvernehmen mit Helmut Kohl, der sich ja genau zu dieser Formulierung bekannt hat, sie hundertmal mit mir besprochen hat, dass es rechts von der CDU/CSU keine demokratisch legitimierte Partei geben darf. Wir denken hier nicht natürlich an rechtsradikale Narren, mit denen wir gar nichts zu tun haben wollen, aber an normale demokratische konservative Kräfte, die bei uns ihre politische Heimat behalten müssen. Sollte die neue Politik der CDU diese Wähler abstossen, nur 5% einer solchen Partei würden genügen, die ganze Spekulation über den Haufen zu werfen. Denn dann langt es für CDU/CSU und FDP zusammen nicht mehr. Ich werde das allerdings nicht, darf ich sagen, ohne Reaktion hinnehmen.“
    – Rechts von der CSU swr.de, 9. August 1987, abgerufen am 17. Juni 2020.

    Citations effacées

    * „Wie ich persönlich über die Leistungen der an der Front eingesetzt gewesenen Verbände der Waffen-SS denke, wird Ihnen bekannt sein. Sie sind selbstverständlich in meine Hochachtung vor dem deutschen Soldaten des letzten Weltkrieges einbezogen.“
    – ’’Der Freiwillige, 1959’’

    „Der Spiegel ist die Gestapo des heutigen [[Deutschland]]s. Es gibt dort Tausende von Personalakten. Wenn man die Nazi-Vergangenheit Deutschlands betrachtet, so hat fast jeder etwas zu verheimlichen. Das ermöglicht Erpressungen. Ich war gezwungen dagegen vorzugehen.“
    – ’’Ha Aretz Interview, 2. Juni 1963’’

    „Ich bin die Stimme der Partei. Bringen Sie das Geld mit, dann dürfen Sie auch mitreden.“
    – ’’Süddeutsche Zeitung, 25. Mai 1970’’

    „Ich bin ein Deutschnationaler und fordere bedingungslosen Gehorsam.“
    – ’’DER SPIEGEL, 30. November 1970’’

    „Ich will lieber ein kalter Krieger sein als ein warmer Bruder.“
    – ’’DIE ZEIT, 1. Januar 1971’’

    „Was wir hier in diesem Land brauchen, sind mutige Bürger, die die [[Rot (politische Gesinnung)|roten]] Ratten dorthin jagen, wo sie hingehören - in ihre Löcher.“
    – ’’DIE WELT, 23. September 1974’’

    „All das macht nicht die Wahlergebnisse von Morgen aus, sondern die Emotionalisierung der Bevölkerung, und zwar die Furcht, die Angst und das düstere Zukunftsbild sowohl innenpolitischer wie außenpolitischer Art.“
    – ’’Rede auf der Tagung der CSU-Landesgruppe in Sonthofen am 18./19. November 1974’’

    „Das eklatante Versagen derer, die ausgezogen waren, Deutschland zu reformieren, und einen Saustall ohnegleichen angerichtet haben.“
    – ’’Passau, politischer Aschermittwoch 12. Februar 1975’’

    „Es ist mir egal, wer unter mir Kanzler wird.“
    – ’’DER SPIEGEL, 21. April 1975’’

    „Ich habe keine Zweifel, dass Chile ein demokratisches und freies Land ist und vor allem, weil es in den vergangenen vier Jahren fundamentale Prinzipien der deutschen Demokratie übernommen hat: Die Disziplin, den Respekt und die Hilfsbereitschaft.“
    – ’’Über die damalige Militärdiktatur Chile, 1977’’

    „Die Demokratisierung der Gesellschaft ist der Beginn der [[Anarchie]], das Ende der wahren [[Demokratie]]. Wenn die Demokratisierung weit genug fortgeschritten ist, dann endet sie im kommunistischen Zwangsstaat.“
    – ’’Deutsches Allgemeines Sonntagsblatt, 11. Januar 1978. Unter Demokratisierung verstand man damals die Demokratisierung der Gesellschaft, z.B. Universitäten (Studentenausschüsse) und Betriebe (Mitbestimmung)’’

    „Ich bin zwar kein Wehrdienstverweigerer, aber trotzdem kein Feigling.“
    – ’’DIE ZEIT, 6. Juli 1979’’

    „Gegen Ratten und Schmeißfliegen führt man keine Prozesse.“
    – ’’Wahlkampfrede in Köln 1980, mit Bezug auf [[Bernt Engelmann]]’’

    „Die Charakterlosigkeit der FDP verbunden mit ihrem Selbsterhaltungstrieb ist eine der zuverlässig berechenbaren Komponenten.“
    – ’’Rede von Strauß auf der Tagung der CSU-Landesgruppe, Sonthofen, 18./19. November 1974’’

    „Eine der dümmsten Vorstellungen, die man haben kann, den Arbeitnehmer am Produktivkapital unbedingt beteiligen zu müssen.“ -
    ’’Rede von Strauß auf der Tagung der CSU-Landesgruppe, Sonthofen, 18./19. November 1974’’

    „Der Riesenstaatsmann Mümmelmann!“
    – ’’über den damaligen Staatsminister im Auswärtigen Amt, [[Jürgen Möllemann]], 1984’’

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