• Je fais appel aux magnifiques seenthisien·nes !

    Je me rappelle d’une #carte, que mon cher copain a prêté à quelqu’un et qui ne lui a jamais été retournée (sic), de #Sarajevo... une carte où on montrait la ville assiégée et les #jardins_potagers qui y étaient cultivés pour survivre...

    La question est la suivante : savez-vous si peut-être je peux retrouver cette carte quelque part ?
    Et autre question : je pense que ce phénomène de transformer les #parcs_urbains en jardins potagers lors de moments de crises n’est pas une spécialité de Sarajevo... Avez-vous d’autres exemples ? Dans d’autres lieux et/ou d’autres époques ?

    Merci !

    #alimentation #guerre #jardinage

    @simplicissimus @reka @odilon @fil

    • Je n’ai pas le temps de chercher @cdb_77 mais j’ai en tête des cas de sécheresse sévère où les éleveurs sont tentés d’emmener leurs troupeaux dans les parcs protégés pour qu’ils puissent s’alimenter. C’était l’an passé, au Kenya je crois, mais je ne sais pas s’ils ont obtenu satisfaction. Et en France aussi, certains éleveurs avaient exprimé une demande dans ce sens. Peut-être peut faire une recherche sur cette base.

    • Dans pas mal de villes, les interstices ont été utilisés pour une agriculture de subsistance. Marion Ernwein saura peut-être te donner des exemples. Baltimore et Detroit,...
      Pour la carte de Sarajevo, peut-être que Béatrice Tratnjek, qui a pas mal bossé sur la géo de la ville en guerre dans les Balkans, pourra t’aider ? http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com

      Régis.

    • Je ne sais pas s’il y a un rapport mais c’est intéressant :
      Inside London’s first underground farm | The Independent
      https://www.independent.co.uk/Business/indyventure/growing-underground-london-farm-food-waste-first-food-miles-a7562151.

      At a time when UK supermarkets haven taken to rationing vegetables as a result of a poor harvest in Southern Europe, one green-fingered duo have found a new solution to the healthy-eating problem: Grow your own greens, deep down below the City of London.

      If you get off the tube at Clapham Common and then step into a cage-like lift that takes you about 100ft below the bustling streets of South London, you’ll find yourself in Growing Underground, an urban farm, housed in a network of dark and dingy tunnels originally built as air-raid shelters during World War II.

    • A #Lisbonne, les parcs deviennent des #potagers_urbains

      A Lisbonne, la municipalité a réagi à la #crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

      Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social ? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

      Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

      Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.

      Compléter les revenus, améliorer l’alimentation

      Les plus grandes parcelles sont distribuées en priorité aux chômeurs ou personnes habitant des logements sociaux. « Elles ont vraiment un rôle social, insiste Duarte Mata. Elles permettent de compléter des revenus insuffisants et d’améliorer la qualité de l’alimentation de la famille. »

      Mais cela a aussi transformé le visage de la ville. Les pelouses vertes laissent peu à peu place à des jardins riches en biodiversité. Les occupants de parcelles ont l’obligation de laisser le passage aux promeneurs dans les allées. « Les parcs ont désormais plusieurs fonctions : récréative, mais aussi de production alimentaire, se félicite l’architecte. Et la présence de personnes dans les jardins crée un sentiment de sécurité pour tous. »

      Forte de ce succès, la ville est donc en train d’augmenter la surface des parcs, tout en diminuant les coûts d’entretien. Plus besoin d’arroser les pelouses tout l’été pour les garder bien vertes, ou d’arroser d’herbicides les allées. « Désormais, ce sont les citoyens qui s’occupent des parcs », se réjouit Duarte Mata. Des formations à l’agriculture biologique sont même proposées aux heureux occupants de parcelles.
      Faire face aux pénuries alimentaires et au changement climatique

      De quoi créer une ville plus verte, mais aussi plus résiliente. C’est ce que souligne un article des Centres de ressource en agriculture urbaine, qui résume le plan stratégique d’Agriculture urbaine de la capitale portugaise :

      « Ce plan souligne combien l’agriculture urbaine est importante pour une ville, principalement à cause de sa dépendance aux légumes frais, de la montée des cours internationaux, et du revenu supplémentaire que cela apporte aux familles. Un autre facteur (…) est que cela permet de faire face aux éventuelles pénuries alimentaires. (…) Vous ne savez jamais ce qui peut arriver – événements soudains, catastrophes naturelles ou guerres (…). Par exemple, Lisbonne est située dans une région sismique et subit fréquemment des tremblements de terre, dont un en 1755 qui fût l’un des pires de l’histoire humaine. »

      Résilience, et donc également adaptation au changement climatique. « Chaque année les pluies sont plus intenses, nous avons eu cinq inondations rien que cet hiver », souligne Duarte Mata. Les sols cultivés permettent d’absorber le trop plein d’eau et d’atténuer les conséquences des fortes averses. L’été, les jardins permettent à l’inverse de lutter contre les vagues de chaleur, elles aussi de plus en plus fréquentes.

      Lisbonne n’a donc pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Trois hectares de vigne, situés dans la ville, sont entretenus par un vigneron de la région. « C’est beau, c’est agréable pour la population, et cela permet à la mairie de produire du vin de la ville », explique le conseiller.

      Mais surtout, d’ici un an c’est carrément une ferme urbaine qui devrait voir le jour. Six hectares de maraîchage seront consacrés à la formation des chômeurs. La production sera vendue sur le marché local.

      De quoi transformer le paysage social de la ville, mais aussi de « faire vivre les gens au rythme des saisons, de la nature », espère l’architecte.

      https://reporterre.net/A-Lisbonne-les-parcs-deviennent
      #agriculture_urbaine

    • Benjamin Vanderlick sur FB:

      je trouve une photo de terrasse potager à Sarajevo pendant le siège (mais n’ai pas de connaissance de carte qui les mentionnait). On a eu assez peu de sièges aussi long ces derniers temps pour qu’une agriculture urbaine s’organise au niveau urbain. Au moment de la 2e Guerre mondiale, il j’ai aussi eu des témoignages d’augmentation de surfaces cultivés dans les jardins, peut être même que cela était l’occasion de faire aussi un peu de business quand les revenus avaient chutés


      https://www.facebook.com/cristina.delbiaggio/posts/10156091823775938?comment_id=10156091876300938

    • Damascus Residents Build Gardens To Feed Themselves

      Disease and malnutrition run rampant and food is scarce in many rebel-held areas blockaded by the Syrian government.

      Green rooftops are popping up across Damascus in neighborhoods under government siege. With no sign of the blockade letting up and no available agricultural land, residents in the rebel-held areas of the capital are making use of open roofs, sunlight and seeds to feed their families

      Rebel-held areas on the outskirts of Damascus have endured more than two years of government blockades aimed at making them surrender or face the prospect of starvation. Disease and malnutrition run rampant and food is scarce.

      Like in many other such areas across the country, some residents of these besieged areas have mustered the will and energy to adapt and survive, often in ingeniously creative ways.

      Notably, rooftop gardens are popping up across the towns that are allowing people to find new ways of feeding themselves and their families. Green patches now dot the rooftops of southern Damascus neighborhoods like Yelda, Babila and Beit Sahem, areas of the capital that have been under government-imposed siege for nearly 24 months.

      https://www.huffpost.com/entry/syria-war-garden_n_567481a2e4b0b958f656c7f9

      #Syrie #Damas

    • "They tried to bury us, but they didn’t know we were SEEDS"

      The 15th Garden, a cross-border movement for food sovereignty in Syria

      Report of two presentations about “The 15th Garden” by Ansar Hevi. This report combines the presentation and discussions during a workshop at Reclaim the Seeds in Nijmegen on March 4 and a meeting in Amsterdam on March 6 2017.

      Ansar Hevi shared with us her story about the 15th Garden, a beautiful, inspiring project for food sovereignty in Syria, where people show their strength via self-organization in a country in war. “In order to understand this project, we have to understand what is happening in Syria”.

      Ansar showed a map of Syria - not one with occupied areas, which we always see in the news - but showing the agricultural produce. Based on this map the political situation and start of the was in Syria was explained. The media in Europe write about the violence and cruelties, but meanwhile the life goes on and so does the revolution. We were the first to watch the latest movie Field of Battle by Abou Naddara where we see farmers continuing their everyday work on the field, with the sounds of war - bombs and gunshots - close by. “They have to, because they are the ones who feed the people. If they stop farming, their community has no food.” and “Farming is about long term planning. Your work for the next 6 month.” Ansar explained how food is used as a weapon. But, as always, there is resistance from the people. She shows a picture from the south of Damascus which states: “One day we will blast the soil open with flowers. The Revolution continues.”

      In 2011, the uprising started in the countryside. On the 15th of March there was a demonstration in Damascus in solidarity with the people in Egypt. On the 18th of March, there were also demonstrations in the south. People were angry at the police. Children had sprayed graffiti on the walls of their schools with sentences they’d seen in Egypt. These children were taken away, tortured. Their parents protested and screamed hopelessly, but the governor told them: “Go home, and make new children.”

      It is remarkable that this were often regions were the Baath party from Assads father had been popular in the past because land reforms of this regime that was relatively socialistic in the ’70s. People had free health insurance, free education etc., but no political rights whatsoever. The government employed half of the working class. But in the meantime there were 17 secret services to control the population and each other. Also the agriculture sector was controlled by the state which is one of the reasons that it is so hard right now to start up local and an independent food production.

      Since the 1990s, Syria had become more and more liberal economically. There was a dictatorship with neo-liberal policies that aligned with the bourgeoisie elites of the country. Because of reduced financial support from abroad the regime had to reduce its expenses. This resulted in the dismantling of the social system. Still, Syria was food sovereign, but farmers had to produce more export, water-intense crops instead of food for the own population. Up until 2011, agriculture was the most important pillar of the economy with 27% of the GDP (in comparison with the industry, only 7% of the GDP). Before 2011, roughly 37% of the country was used for agriculture.

      But after the uprising in the countryside in 2011, everything changed. From the beginning food has been used as weapon to control the people. Around the first besieged cities the agricultural land was ruined. The army of Assad wrote on the walls “Starve or go down on your knees”. They started to undertake all kinds of methods to starve people and make them surrender. Food is used as weapon in various ways:

      – bakeries are bombed;
      – people in prison are starved;
      – fields are burned, right before harvest time;
      – seed banks are bombed, which makes many varieties, adapted to that specific climate over thousands of years, lost for ever;
      – agricultural fields around Kobani are mined;
      – fruit trees are cut and burned;
      – urban and rural communities are sieged;
      – ’policy of scorched earth’: the army goes to an area, burns the soil and forbids access to the area.

      In this way, farmers have been pushed to the cities more and more. They are unable to leave the city, and so they have no other option than to start urban city farms, often on a roof. “If you’re lucky, you have a taller building next to you, so you are protected against gunfire.” Syrians are proud people. “They don’t want to be objects of development aid - they want to be in charge of their own lives: that is food sovereignty.” In besieged areas, people even exchange their car for a kilo of rice.

      People do anything to obtain seeds, which they can sow in their (urban) gardens. These seeds have to be open pollinated seeds, so that the people can save more seeds for the next planting period.

      While the news is extensively covering the international refugee crisis, there is less attention to the people who remain in Syria, many of whom are living under siege. With their cities under attack, it can be extremely difficult to get basic necessities, like food and fresh products. The short movie ’Love during the siege’ gives a good impression of the life in a besieged neighbourhood.

      The 15th Garden is bringing life and vivacity back to these war-torn cities across Syria. It supports locals starting gardens in empty lots, teaching them skills, and provides assistance to existing urban and rural farms. Two main goals of 15th Garden is to get food to those trapped in cities while raising awareness about food sovereignty.

      In Europe the 15th Garden still has to explain people about the cruel situation in Syria. There is a lot of attention for IS. “But there is an important difference between IS and regime: IS is proud about their cruelties while the regime is hiding it. In the past years many more people have been killed and injured by the regime.” There are about 50 communities besieged by the regime and 2 by IS, in one case even together with the regime.

      One major obstacle has been the acquisition of seeds to get the garden projects started. The regime has always been centralised the distribution of seeds; farmers had to hand in their harvest and received new seeds the next season. And obviously the war situation and sieges made it even harder to get access the right seeds.

      Another problem at the start was the lack of knowledge. Many people in the urban areas didn’t know how to grow food. And this resulted in some disappointments as well. To spread the knowledge and to educate gardeners people in Syria publish and distribute newspapers, add tutorial on Youtube and use the radio to reach people.

      Ansar: “It’s beautiful to see the creativity of people, their passion, their will to make it work, and they manage!” Currently, the 15th Garden is also thinking on setting up ways to teach farmers to make and repair their own tools and machines. There are still many challenges, everybody in the network wants food sovereignty, during and after the war: decide about what you want to eat. access to land and to seeds.
      Support the 15th Garden

      In Amsterdam the presentation resulted in a talk about how people in the Netherlands can help and contribute to the network. Some ideas that have been mentioned:

      – Collect seeds to send to Syria. It is important to collect the right seeds: open pollinated, from crops that do grow in the Syrian climate and soil, preferably crops that people like to grow. It is better to have larger quantities of a few good crop than many small bags of many different crops. It would be best to organise the packaging and transport of the seeds before we start to collect them.

      – Help with the production of tutorials for the Syrian gardeners. A lot of info has already been shared on Youtube. There are still some topics uncovered.
      Similar support is also organised for other professions like fire fighters and doctors.

      – Spread the critical news about Syria. Also in the Netherlands people see the IS as the main problem in Syria while many more people are killed by the Assad regime. It would be good to spread the message that also Assad has to go to make peace possible. This can be done by contacting the media but as well by organising solidarity protests in the streets when something happened (again) in Syria and join Syrian protests in the cities in the Netherlands.
      At the meeting in Amsterdam there were as well people who could help with awareness programmes for schools or raise the topic within Syrian women organisations.

      – Raise money for the 15th Garden network. The network is doing a lot of good work but for some of their activities they need some money. A fundraiser can go well together with spreading information about the continuous struggle and revolution in Syria. This could for example be done by organising a benefit dinner. It is already possible to donate. Transfer money to:

      Bassateen e.V.
      IBAN: DE27 4306 0967 1182 7353 00 / BIC: GENODEM1GLS / GLS Bank
      (It is a German bank account. So it could be the case that there will be charges for international charges. Please check this with your bank!)

      – Invite Syrian refugees (and other refugees) to your existing garden project or start a new project with refugees. There are concrete plans to do this at a garden project at a refugees centre at the former Bijlmer Bajes.

      Please contact 15thgarden-nl@aseed.net if you would like to help with one of those ideas or if you have another idea to support the 15th Garden in the Netherlands.

      https://www.reclaimtheseeds.nl/rts2017-15th-garden-syria.htm

    • Dig for Victory! New histories of wartime gardening in Britain

      Prompted by the curious fact that both progressive environmentalists and Conservative Party politicians have recently drawn on popular understandings of austerity associated with Britain?s wartime domestic gardening campaign, this article broadens the range of histories associated with #Dig_for_Victory. It suggests firstly that far from simply encouraging self-sufficiency, the government conceptualised Dig for Victory as requiring the extension of order and control into the domestic sphere. Second, it shows how the ideal figure of a national citizen digging for victory elided differentiated gender and class experiences of gardening, and finally the article demonstrates that statistics of food production were more about fostering trust than picturing the realities of vegetable growing. By so doing the paper illuminates the particular ways in which present-day articulations of Dig for Victory?s history are partial and selective.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748812000230

      #UK #Angleterre

    • The kitchen garden movement on the Soviet home front, 1941–1945

      During World War II, Britain, the United States and the Soviet Union had thriving domestic gardening movements. Actively promoted by their governments, gardening was supposed to supplement diets and nourish the patriotic spirit. In the Soviet Union, however, gardening was much more than a patriotic duty; it was often a matter of survival, the primary means of supplementing near starvation bread rations. Amidst incomparable, catastrophic wartime conditions, the huge Soviet gardening movement was distinguished by the speed with which it was implemented and taken up, predominantly by women. Based on original archival and published sources, this article examines in depth the Soviet wartime legislative framework, material resources and propaganda that promoted individual kitchen gardens. The article analyzes the way the state organized and promoted individualist, small-scale urban horticulture – a politically risky initiative given that it conflicted with the Stalinist model of large-scale, industrialized agriculture – and argues that in promoting gardening self-sufficiency, the Soviet socialist state shifted much of its responsibilities for food production onto its citizenry. The article not only aims to shed new light on the crucial role gardening played in feeding a famished citizenry but also the distinctive way in which Soviet propaganda, in giving voice to the psychological satisfaction of gardening, tapped into women’s commitments to the family, in intimate alignment with patriotic, home front defence of the Soviet Motherland.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748818301324
      #Union_soviétique

  • Espionage: The Myers case 10 years later – Cuba Money Project
    http://cubamoneyproject.com/2019/06/18/myers
    Les vieux espions

    Convicted of spying for Cuba, Gwendolyn Myers soon adapted to life behind bars, telling a friend, “Did you know you can floss your teeth with the elastic in underpants?”
    Her husband, Kendall Myers, also wound up in prison. He once held a TOP SECRET security clearance at the State Department and earned $131,996 per year. In 2009, two years after his retirement, he admitted to an undercover FBI source that he had spied for Cuba for 30 years.
    Ten years later, Myers is serving a life term at a federal prison in Florence, Colorado.


    Walter Kendall Myers and his wife, Gwendolyn Myers.

    Relatives asked the court for mercy before the couple’s sentencing in 2010. Kendall Myers’ daughter, Amanda Myers Klein, described her father as “a very gentle and thoughtful man.” She wrote:

    He taught me never to yell, nor accept being yelled at. He taught me to think for myself, challenge conventional wisdom and always remain open minded and hearted. My father and Gwen have never displayed hatred or greed. They are motivated and guided by love and compassion for humankind.

    Klein said her father, now 82, had been teaching English as a second language to fellow inmates. She wrote:

    I am not in the least bit surprised by his energy and passion for helping others to learn. It is in his nature to teach and he does it so well.

    U.S. prosecutors considered Kendall Myers, also known as Agent 202, to be a national security threat. They wrote:

    Unlike many defendants who appear for sentencing before this Court, Kendall Myers was born into this world with every conceivable advantage. The great-grandson of Alexander Graham Bell and grandson of Gilbert Grosvenor, his was a life of wealth and privilege. He attended the finest schools, including a private boarding secondary school in Pennsylvania and Brown University for college. He also earned a Ph.D from Johns Hopkins University. Kendall Myers could have been anything he wanted to be. He chose to be a Cuban spy.
    He chose to use his substantial intellect and education to prey on the most sensitive secrets of the United States. He took a federal oath of office “to support and defend the Constitution of the United States against all enemies foreign and domestic” that he never had any intention of honoring. He then sought and obtained jobs within the Department of State solely because they would give him the widest possible access to classified information that he could steal for CuIS. He also developed friendships with other unwitting intelligence analysts just so he could exploit them for the benefit of Fidel Castro.

    Brett Kramarsic, a former electrical engineer, is the FBI special agent who investigated Myers. In 2009, he was assigned to a squad responsible for investigating counterespionage and unauthorized disclosure of classified information. According to Kramarsic’s sworn statement:
    Kendall Myers was born in Washington, D.C., in 1937. In June 1972, Myers earned a doctor’s degree from the School of Advanced International Studies, or SAIS, at Johns Hopkins University in Washington D.C., and later taught at the school.
    In December 1978, Myers traveled to Cuba for “unofficial personal travel for academic purposes.”
    In a journal about his trip, he later wrote:

    Cuba is so exciting! I have become so bitter these past few months. Watching the evening news is a radicalizing experience. The abuses of our system, the lack of decent medical system, the oil companies and their undisguised indifference to public needs, the complacency about the poor, the utter inability of those who are oppressed to recognize their own condition…Have the Cubans given up their personal freedom to get material security? Nothing I have seen yet suggests that…I can see nothing of value that has been lost by the revolution…
    Everything one hears about Fidel suggests that he is a brilliant and charismatic leader. He exudes the sense of seriousness and purposefulness that gives the Cuban socialist system its unique character. The revolution is moral without being moralistic. Fidel has lifted the Cuban people out of the degrading and oppressive conditions which characterized pre-revolutionary Cuba. He has helped the Cubans to save their own souls. He is certainly one of the great political leaders of our time.

    Myers wrote that a visit to Havana’s Museum of the Revolution impressed him:

    Facing step by step the historic interventions of the U.S. in to Cuban affairs, including the systematic and regular murdering of revolutionary leaders left me with a lump in my throat… They don’t need to try very hard to make the point that we have been the exploiters. Batista was only one of the long list of murderous figures that we thrust upon them in the name of stability and freedom.
    There may have been some abuses under the present regime, life may be more complicated by rationing, etc., but no one can make me believe that Cuba would have been better off if we have defeated the revolution. The idea is obscene.

    Walter Kendall Myers and Gwendolyn Myers. Photo: New York Times

    Prosecutors say Myers agreed to serve as a clandestine agent for Cuba in 1979, but didn’t start work until 1981.
    On April 15, 1985, the State Department’s Foreign Service Institute in Arlington, Virginia, offered Myers a job as training instructor, a position that required a TOP SECRET security clearance.
    Later, in October 1999, Myers began working full time at the State Department’s Bureau of Intelligence and Research. His security clearance was bumped from TOP SECRET to TOP SECRET/SCI. SCI stands for sensitive compartmented information. Release of TOP SECRET information can result in “exceptionally grave” damage to national security.
    Gwen Myers was born in 1938 and married her husband on May 8, 1982. She did not work for U.S. government and had no security clearance, but she supported her husband’s activities, prosecutors say. A court document states:

    It was Kendall Myers who was initially contacted by the Cuban intelligence service to be a covert agent, and it was Kendall Myers who, in turn, recruited Gwendolyn.
    Gwendolyn Myers, on the other hand, while she was fully supportive of, and engaged in, their espionage, never had access to classified information. Her role was primarily related to communicating with their Cuban handlers and assisting in the transmission of the information Kendall Myers had gathered.

    Kendall Myers retired from the State Department in October 2007.
    The FBI began investigating the couple on April 15, 2009. The agency sent an undercover source to talk to them and claimed that one of their Cuban handlers – a Cuban intelligence agent – “sent me to contact you.”
    The undercover source said the handler wanted “to get some information from Kendall Myers” about changes in Cuba and the new administration of Barack Obama.
    The source – evidently a Cuban government official – met with the couple at a hotel lounge and reported that Myers stated, “We have been very cautious, careful with our moves and, uh, trying to be alert to any surveillance if there was any.”
    Gwen Myers admitted that the couple still had a short-wave radio they had once used to communicate with Cuban intelligence. She was quoted as saying, “You gave us the money to buy” the radio “a hundred years ago and it still works beautifully…although I haven’t listened to it in a while.”
    The couple agreed to meet with the undercover source again on April 30. At this meeting, they were trained how to use a device to encrypt future emails with the undercover source.
    Kendall Myers asked the undercover source to deliver a message to his Cuban handler. The message said he and his wife were “delighted to have contact again. We really have missed you. And you, speaking collectively, have been a really important part of our lives and we have felt incomplete. I mean, we really love your country…and the people and the team are just important in our lives. So we don’t want to fall out of contact again.”
    He acknowledged working with Cuban intelligence for 30 years, but said he and his wife did not want to continue that work. He said, “We’re a little burned out…We lived with the fear and the anxiety for a long time…and still do.”
    Kendall Myers said he and his wife “would like to be a reserve army…ready when we’re needed.”
    Kendall Myers admitted to the undercover source that Cuban intelligence had asked him decades earlier to seek employment either the State Department or the CIA.
    He applied for a CIA job on Sept. 1, 1981, but wound up at the State Department. A CIA job probably would not have worked out, his wife said, because he is “not a very good liar” and would have likely failed agency polygraph tests.
    While at the State Department, investigators found, Kendall Myers viewed more than 200 sensitive or classified intelligence reports related to Cuba from Aug. 22, 2006, until his retirement on Oct. 31, 2007. Most of the reports were marked SECRET or TOP SECRET.
    Gwen Myers told the undercover source that her preferred method for passing information to the Cubans was to switch shopping carts with them in a grocery store. That was “easy to do,” she said, although she “wouldn’t do it now. Now they have cameras, but they didn’t then.”
    Kendall Myers confessed a “great admiration” for Ana Belén Montes, a Defense Intelligence Agency analyst now serving a 25-year term for spying for Cuba. But he said the FBI caught her because “she was not paranoid enough.”
    He and his wife said they were honored to meet with Fidel Castro around New Year’s Day in 1995.
    “Oh, that was wonderful,” he said. “Fidel is wonderful, just wonderful.”
    Gwen Myers called Castro “the most incredible statesman in a hundred years for goodness sakes.”
    Prosecutors filed charges against the Myers in June 2009. They pled guilty and agreed to a “comprehensive debriefing by the intelligence community concerning their espionage activities.”
    Prosecutors weren’t entirely satisfied with the debriefings.

    …In certain areas the defendants provided information of significant value to the Government. In others, they did not. Further, the FBI memorandum identifies material areas in which the debriefings were marred by both of the defendants’ lack of recollection or inconsistencies and contradictions. There were times when the FBI assessed that Kendall Myers, in particular, gave inconsistent or uncooperative responses or was intentionally withholding information.

    Before sentencing in 2010, friends and relatives flooded the court with letters asking for leniency.
    One letter came from Kendall Myers’ brother, Martin, a doctor in Texas. He said Gwen Myers and her husband “care deeply about people born into poverty and hopelessness. They have spoken often about their concerns that society has left so many behind and their deep feelings about their plight. They have been frustrated by society’s apparent indifference to these people.”
    Gwen’s daughter, Jill Liebler, said her mother was “tirelessly kind, caring and generous.” She wrote:
    “She taught us by example that everyone, regardless of wealth, background, age, education, or employment position is to be treated with equal respect, consideration and kindness.”
    Beverly A. Pierce in Baltimore, Maryland, wrote that Gwen Myers had the “unassuming, unpretentious honesty that’s completely typical of the upper Midwest. (Garrison Keillor is not making that up).”
    She and Myers were friends.

    For years, Gwen and I got together regularly over beer or a glass of win and talked about work and men. She was always supportive and always had sound advice, which she wrapped up with irreverent humor.
    One thing that comes across clearly with Gwen is how deeply and thoroughly she loves Kendall. She can tell hysterically funny stories about him, and she admires and is utterly devoted to him. The depth and liveliness of their relationship is inspiring. We don’t see nearly enough of that in this world.

    Pierce said her friend had dealt with her imprisonment “with a quantity of courage, discipline, humor and resourcefulness,” telling her at one point, “Did you know you can floss your teeth with the elastic in underpants?”
    Pierce said Myers cared about fellow inmates and complained about the shackling of women prisoners who were pregnant.
    She said she hoped Myers could be forgiven for any misdeeds, writing:

    What she did, she did out of widespread love. I understand that Kendall will be in prison for life, sadly but justifiably. But perhaps Gwen can be released soon, for the benefit of her children and grandchildren who have suffered so with this. She brought it on herself, I do understand, but she is harmless at this point and does not threaten national security.

    Prosecutors were not swayed, writing:

    For nearly 30 years, Kendall and Gwendolyn Myers committed one of the worst crimes a citizen can perpetrate against his or her own country – espionage on behalf of a long-standing foreign adversary. They spied on behalf of the Republic of Cuba, an authoritarian Communist regime that undoubtedly used the secrets they provided, and the power those secrets conveyed, to prop itself up and act against the interests of the United States.
    And the defendants are actually proud of that legacy. They feel no remorse for what they did, nor for the harm that their espionage caused the United States. They betrayed the United States by choice. They became spies not because they were pressured by blackmail or the need for money, but allegedly because of a shared Communist ideology and an adoration of the Cuban revolution.
    Any attempt now by them to assert that they acted out of conscience and ideology when they betrayed the United States of America should be rejected by this Court as self-serving and woefully insufficient to mitigate their espionage. Make no mistake, the defendants intended to and did harm the United States.

    Kendall Myers’ ending salary at the State Department was $131,996 per year. He pled guilty and agreed to forfeit past earnings of $1,735,054. Prosecutors said he didn’t deserve the money because he had been spying for Cuba.
    Gwen Myers, also known as Agent 123 and Agent E-634, could have gotten a 10-year prison sentence. Prosecutors agreed to less time – 81 months – because they wanted to be debriefed and hoped to avoid a contested trial that they feared “risked further significant harm to the national security.”
    She was released on April 22, 2015, records show.
    Gwen Myers, who had heart trouble even before going to prison, later died. Court records don’t give a date.
    Her case was closed on Jan. 4, 2016.

    About – Cuba Money Project
    http://cubamoneyproject.com/about

    About
    Tracey Eaton

    Cuba Money Project is a journalism initiative aimed at reporting stories about U.S. government programs and projects related to Cuba.
    Among the project’s goals:

    To shed light on U.S. efforts to bring about a democratic transition 60 years after Fidel Castro took power.
    To learn the fate of hundreds of millions of U.S. tax dollars spent on Cuba programs (see an academic paper I wrote on the subject in 2016).

    Democracy in Cuba: America’s Relentless Quest
    https://docs.google.com/document/d/1caEs6CtxBCJ1EMkg9M-tnke6nqgXTOWDisHItJazKPA/edit

    This paper will examine U.S. democracy programs that have attempted to dislodge the Castro brothers. The State Department, the U.S. Agency for International Development and the Broadcasting Board of Governors have spent more than $1 billion on Cuba programs since Radio Martí was launched in 1980s (Eaton, Cuba spending hovers around $1 billion, 2015).

    Funding for democracy programs peaked at $44.4 million in 2008 under George W. Bush (Gootnick, 2013).
    The projects are barely noticeable in the U.S. government’s multitrillion-dollar budget, but they ignite passionate feelings in Cuba, where Fidel Castro and his followers fought American government interference for decades. Scholars and historians have long been drawn to Cuba because the island has had an outsized role in U.S. history. Key events with a Cuba connection include the Cuban Missile Crisis, the Bay of Pigs invasion, the assassination of John F. Kennedy and the Cold War. I would like to explore U.S. democracy programs to help shed light on the American policy as Cuba moves toward the post-Castro era.
    I will focus mostly on USAID and State Department programs carried out over the past decade. Among the questions I will pursue:
    How transparent are the programs? How much information about them is publicly available?
    How much democracy money reaches dissidents in Cuba? How are the programs seen on the island?
    How have the programs evolved?
    I will show that the programs are a controversial yet important element in the fight for democracy in Cuba. They help raise the international profile of Cuban activists. They highlight persistent human rights abuses. However, much about the programs remains unknown. U.S. officials refuse to disclose many details about the democracy projects. USAID and the State Department have improved internal controls and management, but the programs remain largely unaccountable to American taxpayers.

    #USA #Cuba #espionnage #justice #prpoagande #terrorisme #attentat

  • Des médecins cubains bientôt au chevet des Antilles françaises ? A la loupe LCI - Cédric Sanguellini - 17 Juillet 2019
    https://www.lci.fr/sante/la-france-a-t-elle-demande-a-cuba-d-envoyer-des-medecins-aux-antilles-martinique

    C’est dans les amendements a priori anodins que peuvent se cacher de vraies révolutions. Lors des discussions au Sénat sur le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé en juin 2019, une discrète disposition permettra aux médecins généralistes et spécialistes, sages-femmes et pharmaciens ressortissants d’un pays hors de l’Union européenne de venir travailler au sein des territoires d’outre-mer.

    Un dispositif qui vise surtout à combler l’offre de soins en Martinique et en Guadeloupe grâce à la venue de praticiens cubains. Explications. 

    De quoi s’agit-il exactement ?
    Après le vote en première lecture au Sénat, les députés discutent actuellement du tout nouveau projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé. Avant le passage du texte à l’Assemblée nationale, des sénateurs martiniquais et guadeloupéens ont tenu à apporter une petite modification au sein du code de la santé. Désormais, les directeurs des agences régionales de santé de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane pourront autoriser des médecins, chirurgiens-dentistes, sage-femmes et pharmaciens ressortissants d’un pays hors Union européenne à exercer sur le territoire, pour un temps limité. 

    Même si l’amendement ne cite pas un pays en particulier, cette nouvelle disposition doit bel et bien permettre d’attirer les médecins cubains, l’île n’étant qu’à quelques heures d’avion des Antilles françaises. Le sénateur LaREM de Guadeloupe, Dominique Théophile, a même rencontré à deux reprises en 2019 l’Ambassadeur de Cuba en France pour établir ce partenariat privilégié avec l’île. 

    Dans les faits, des médecins ressortissants hors-UE peuvent déjà exercer en outre-mer. Une ordonnance datant de 2005 permet à la Guyane d’autoriser l’exercice de la médecine par des praticiens ressortissants d’un pays hors-UE. Un dispositif qui fonctionne bien d’après l’Agence régionale de santé de Cayenne (ARS). « La Guyane rencontre une pénurie de radiologues, d’anesthésistes ou de cardiologues. Nous accueillons aujourd’hui des médecins vénézuéliens, colombiens mais aussi d’Afrique et de l’Europe de l’Est. » Concernant les cubains, seuls deux praticiens sont présents en Guyane. 

    « Comme l’ordonnance de 2005 n’a pas été accompagnée de décrets, nous avons mis en place des garanties », précise l’ARS de Guyane. « Après validation de l’établissement de santé où le médecin souhaite exercer, nous vérifions les diplômes et leur équivalence. Le Conseil de l’ordre des médecins doit valider son inscription et il doit avoir un niveau de français suffisant. » Enfin, durant la première année d’exercice, le médecins étrangers est chapeauté par un praticien référant qui vérifie son travail. 

    Pourquoi la France a-t-elle besoin de faire appel à des médecins cubains ?
    Les territoires d’outre-mer font partie de ce que l’on appelle les déserts médicaux, ces lieux où les médecins manquent cruellement au point de mettre en danger la santé et le suivi de la population. Face à cette situation, les élus antillais n’ont d’autre choix que de demander l’aide à leur voisin cubain pour bénéficier du programme international de santé dont l’île communiste fait habituellement bénéficier aux pays en voie de développement. 

    Mais les chiffres sont inquiétants, comme le révèlent les dernières statistiques publiées par l’Insee. Alors que l’on compte 246 médecins généralistes à Paris pour 100.000 habitants, ce chiffre tombe à 140 et 143 pour la Guadeloupe et la Martinique. Concernant les chirurgiens-dentistes, ce n’est pas mieux qu’en métropole. Alors qu’ils sont en moyenne 88 pour le département des Bouches-du-Rhône pour 100.000 patients par exemple, ils sont 45 et 49 en Guadeloupe et Martinique. A titre de comparaison, d’après la Banque mondiale, l’île de Cuba compte 7,5 médecins pour 1000 habitants. En France, c’est 3,2 médecins, soit plus de deux fois moins. 

    Le recours à des médecins à diplôme hors-Union européenne permettra de répondre à cette situation d’urgence.Agence régionale de santé de Martinique.

    Contactée par LCI, l’ARS de Martinique nous confirme les problèmes de recrutement. « L’ARS ne parvient pas à répondre parfaitement aux problématiques de démographie médicale du territoire. Les aides incitatives à l’installation permettent d’obtenir des résultats qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. De même, la direction du CHU ne parvient pas à pallier le déficit de spécialistes, malgré un recours important à l’intérim. » Une situation qui, d’après l’ARS, « ne suffit plus à garantir la continuité et la permanence des soins » en Martinique. « Le recours à des médecins à diplôme hors UE, Cuba n’est pas la seule zone géographique ciblée, permettra de répondre à cette situation d’urgence. » 

    Le docteur Guy Hursule, président de l’Union régionale des professionnels de santé médecins libéraux de la Guadeloupe, dénonce « une fausse solution appliquée à un vrai problème. » D’après lui, les outre-mer connaissent surtout « un problème d’attractivité pour les médecins du à un sous financement chronique des hôpitaux ». Sans oublier que « le numerus clausus étriqué maintenu à des niveaux ridicules pendant des décennies a écarté des jeunes motivés et capables. » 

    Faut-il dire merci à Jair Bolsonaro ?
    Mais pourquoi les élus antillais s’empressent-ils de recourir en particulier à des médecins cubains ? La réponse se trouve dans une décision du président brésilien Jair Bolsonaro, prise dès son arrivée au pouvoir en janvier 2019. Il veut renvoyer chez eux les 8517 médecins cubains qui exerçaient dans le pays. Une présence médicale cubaine qui intervenait au sein des régions les plus pauvres et isolées du Brésil dans le cadre du programme Mais Médicos, un partenariat entre Cuba et les pays dont les services de santé sont défaillants.

    Cuba dispose de larges ressources en matière de savoir-faire médical. Cuba n’est pas simplement le pays du mojito et de la salsa.Catherine Conconne, sénatrice de Martinique

    Même si, d’après le New York Times, 2000 médecins cubains sont restés au Brésil malgré l’ordre de quitter le territoire, ce retour massif de professionnels médicaux sur l’île est considéré comme une opportunité pour les élus antillais. La sénatrice socialiste de Martinique, Catherine Conconne, évoque, lors des discussions parlementaires, « une ressource qui ne se situe qu’à une heure de chez nous ». Elle précise, non sans humour, que « Cuba dispose de larges ressources en matière de savoir-faire médical. Cuba n’est pas simplement le pays du mojito et de la salsa, c’est aussi un pays avec des médecins bien formés et extrêmement pointus dans leur domaine : j’ai moi-même été opérée par un médecin cubain et je me porte très bien ! » 

    D’après les chiffres publiés par les autorités cubaines, il y aurait plus de 50.000 professionnels de santé travaillant dans 62 pays, essentiellement en Amérique latine, mais aussi en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie. 

    #Santé #France #Cuba #Médecine #médecins #Antilles #Martinique #Guadeloupe #Cuba #déserts_médicaux #déglingue #Brésil

  • Ces blagues politiques qui pouvaient vous coûter la vie sous Staline - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/histoire/83065-urss-blagues-staline

    Les fantômes d’Alexandre le Grand, de Jules César et de Napoléon regardent le défilé sur la place Rouge dans les années 1940.

    « Si j’avais eu des chars soviétiques, j’aurais été invincible ! », s’exclame Alexandre.

    « Si j’avais eu des avions soviétiques, j’aurais conquis le monde entier ! », déclare César.

    « Si j’avais eu la Pravda [le principal journal soviétique], le monde n’aurait jamais entendu parler de Waterloo ! », assure Napoléon.

    #soviétisme #blagues_soviétiques #staline

    • «Cher Leonid Ilitch»: Brejnev, superstar des blagues soviétiques - Russia Beyond FR
      https://fr.rbth.com/ps/2016/12/19/cher-leonid-ilitch-brejnev-superstar-des-blagues-sovietiques_661588

      Leonid Brejnev, dirigeant de facto de l’Union soviétique pendant 18 ans, est entré dans l’histoire comme un homme politique, mais également comme le personnage central de nombreuses blagues.

    • Dans le même genre #Humour #arabe glané dans la presse, et traduit par moi
      #Entre_Les_Oreilles, le 4 septembre 2013
      https://entrelesoreilles.blogspot.com/2013/09/elo156-humour-arabe.html

      #Egypte (sous Moubarak) :

      Quand Nasser est devenu président, il voulait une vice-président plus bête que lui-même, pour éviter un challenger, il a donc choisi Sadate. Quand Sadate est devenu président, il a choisi Moubarak pour la même raison. Moubarak n’a pas de vice-président, car il n’y a pas un Egyptien plus stupide que lui.

      Quand Moubarak a consolidé sa puissance, qu’il a commencé à gagner les élections avec plus de 90 pour cent des voix, et à purger ses rivaux dans l’armée, il envoya ses conseillers politiques à Washington, pour aider à la campagne pour la réélection de Bill Clinton en 1996, après que le président américain ait déclaré admirer la popularité de Moubarak. Lorsque les résultats sont arrivés, c’est Moubarak qui était élu président des Etats-Unis.

      Dieu convoque Azrael, l’archange de la mort, et lui dit : « Il est temps d’aller chercher Hosni Moubarak. »
      "Etes-vous sûr ?" Azrael demande timidement.
      Dieu insiste : « Oui, son heure est venue ; va et apporte moi son âme. »
      Alors Azrael descend du ciel et se dirige droit vers le palais présidentiel. Une fois là, il essaie d’entrer, mais il est capturé par la Sécurité d’Etat. Ils le jettent dans une cellule, le tabassent et le torturent. Après plusieurs mois, il est finalement libéré.
      De retour au ciel, Dieu le voit tout meurtri et brisé et demande : « Qu’est-il arrivé ? »
      "La Sûreté de l’Etat m’a battu et torturé," dit Azrael à Dieu. « Ils viennent juste de me renvoyer. »
      Dieu pâlit et d’une voix effrayée dit : « Tu leur as dit que c’est moi qui t’ai envoyé ? »

      Dans une autre scène de lit de mort, Azrael revient à Moubarak et lui dit : « Vous devez dire au revoir au peuple égyptien. » Moubarak demande : « Pourquoi, où vont-ils ? »

      Moubarak, sur son lit de mort, se lamente : « Que feront les Egyptiens sans moi ? » Son conseiller tente de le réconforter : « Monsieur le Président, ne vous inquiétez pas, les Egyptiens sont un peuple résilient qui pourraient survivre en mangeant des pierres ». Moubarak fait une pause pour réfléchir et dit à son conseiller : « Accorde à mon fils Alaa le monopole pour le commerce des pierres ».

      Hosni Moubarak, Barack Obama et Vladimir Poutine, lors d’une réunion, sont ensemble quand soudain, Dieu apparaît devant eux.
      « Je suis venu pour vous dire que la fin du monde sera dans deux jours », dit Dieu. « Prévenez votre peuple. »
      Ainsi, chaque dirigeant remonte à sa capitale et prépare une allocution télévisée.
      A Washington, M. Obama dit : « Mes chers compatriotes, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est que je peux vous confirmer que Dieu existe. La mauvaise nouvelle est qu’il m’a dit que la fin du monde était dans deux jours ».
      A Moscou, M. Poutine dit : « Gens de Russie, je regrette de devoir vous informer de deux mauvaises nouvelles. Premièrement, Dieu existe, ce qui signifie que tout ce que notre pays a cru pendant la plupart du siècle dernier était faux. Deuxièmement, le monde se termine dans deux jours ».
      Au Caire, Moubarak dit : « O Egyptiens, je viens à vous aujourd’hui avec deux bonnes nouvelles ! Tout d’abord, Dieu et moi venons de tenir un important sommet. Ensuite, il m’a dit que je serai votre président jusqu’à la fin des temps. »
      –---------------------------------------
      #Syrie (pendant la guerre civile) :

      Deux Syriens font la mendicité dans la rue Hamra, à Beyrouth. Après un moment, ils se rencontrent et comparent leurs revenus. L’un d’eux a gagné beaucoup, l’autre presque rien. L’homme qui n’a pas beaucoup gagné demande : « Qu’est-ce que tu leur dis ? Moi je dis toujours que je suis un pauvre syrien qui a dix enfants à nourrir... ». L’autre homme répond : « Moi, je leur dis que je suis un Syrien pauvre aussi, et que je n’ai pas assez d’argent pour mon voyage de retour. »

      Un Américain, un Français et un Syrien arrivent en enfer. Le diable les accueille, leur montre un téléphone et leur donne l’occasion de parler à leurs familles. Tout d’abord, l’américain parle pendant un certain temps à ses proches. Après avoir fini, le diable exige de lui mille dollars pour l’appel. L’américain se plaint - mais en vain. Il doit payer. Le Français pense être plus sage, et parle à sa famille pendant seulement une minute. Mais le diable exige de lui mille euros. Le Français est furieux - mais il doit payer. En fin de compte, c’est au tour du Syrien. Il parle pendant longtemps parce qu’il doit saluer tous les membres de sa grande famille. Après sa conversation, le diable ne lui fait payer qu’une livre syrienne. L’Américain et le Français sont scandalisés et demandent au diable : « Pourquoi ? ». Il répond : « C’était un appel local. »
      –--------------------------------------------
      #Liban (pendant l’occupation syrienne) :

      Question : Pourquoi Emile Lahoud (le président libanais 1998-2007) utilise seulement du papier hygiénique à deux épaisseurs ?
      Réponse : Parce qu’il doit envoyer une copie de chaque document à Damas.
      –---------------------------------------------
      #Moyen-Orient (en août 2013) :

      L’Iran soutient Assad. Les Etats du Golfe sont contre Assad.
      Assad est contre les Frères musulmans. Les Frères musulmans et Obama sont contre le général Sisi. Mais les pays du Golfe sont pro-Sisi ! Ce qui veut dire qu’ils sont contre les Frères musulmans.
      L’Iran est pro-Hamas. Mais le Hamas est derrière les Frères musulmans.
      Obama soutient les Frères musulmans, mais le Hamas est contre les Etats-Unis.
      Les Etats du Golfe sont pro-US. Mais la Turquie est avec les Etats du Golfe contre Assad, pourtant la Turquie est pro-Frères musulman contre le général Sisi. Et le général Sisi est soutenu par les pays du Golfe !
      Bienvenue au Moyen-Orient et passez une bonne journée.
      Mr. Al-Sabah, London EC4, UK, Financial Times...

      #blagues

    • Un médecin cubain part vivre aux États-Unis. Comme il ne peut pas exercer, il monte un business dans Manhattan et pose un écriteau à l’entrée de sa boutique :

      « Nous soignons n’importe quelle maladie pour 20$, c’est garanti. Dans le cas contraire, nous vous offrons 100 $."

      Trump, qui passe par là, lit l’écriteau et y voit une occasion facile de gagner 100$. Il entre et il dit au médecin :

      Trump : j’ai perdu le sens du goût.

      Le médecin cubain : infirmière, prenez la petite fiole dans la boîte 22 et administrez trois gouttes sur la langue de monsieur.

      Trump : Hey ! Mais c’est dégueulasse, c’est de la merde !

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré le goût. Vous me devez 20$.

      Trump s’en va, vexé, et revient une semaine plus tard, décidé à récupérer son argent.

      Trump : j’ai perdu la mémoire, je n’ai plus aucun souvenir.

      Le médecin cubain : infirmière, apportez-moi la petite fiole de la boîte 22.

      Trump : Hey man, come on ! C’est de la merde ça, tu me l’as déjà donnée la semaine dernière !.

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré la mémoire. Vous me devez 20$.

      Trump repart, humilié, et revient de nouveau une semaine plus tard, plus déterminé que jamais à récupérer son argent américain.

      Trump : Ma vue a terriblement baissé. Je vois tout flou, je ne distingue plus les détails et les lunettes ne me sont d’aucune aide.

      Le médecin cubain : Oh ! Vous m’en voyez sincèrement désolé, pour cela nous n’avons aucune médecine. Voici pour vous un billet de 100$.

      Trump : Hey ! Are you kidding me ? C’est seulement un billet de 10$. Tu as cru pouvoir me berner ?

      Le médecin cubain : Félicitations, vous avez récupéré la vue. Vous me devez 20$ !

      #Cuba #USA

  • Habiter le monde - Cuba - Les jardins potagers de La Havane | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/072421-001-A/habiter-le-monde-cuba

    Au cœur de la Havane, se trouvent des organopónicos, ou jardins-potagers. Créés dans l’urgence pour pallier les pénuries alimentaires cubaines à la suite de l’effondrement de l’URSS, ces espaces verts constituent un modèle d’agriculture urbaine biologique. Avec eux, les Cubains ont inventé une nouvelle manière de vivre la ville : sur les toits, les balcons, entre les immeubles, les surfaces cultivables s’improvisent sous toutes les formes. Accueilli par Dario et Lisy, Philippe découvre un savoir-faire qui se transmet d’une génération à l’autre.

    #Cuba #agriculture_urbaine #jardinage #maraîchage #La_Havane #urban_matter #alimentation #bio

  • Acoustique. Ces grillons qui tourmentaient les diplomates à Cuba, et bien d’autres cris d’animaux mystérieux | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/acoustique-ces-grillons-qui-tourmentaient-les-diplomates-cuba

    L’infinie variété sonore du règne animal nous déconcerte régulièrement et nous conduit à d’extravagantes supputations, explique The Atlantic. Le dernier exemple en date pourrait être le bruit mystérieux entendu par des diplomates américains à Cuba.
    Nos services

    “Les animaux ne cessent de créer des mystères en émettant des sons bizarres”, observe le magazine américain The Atlantic.

    Le mensuel réagit ainsi au tournant inattendu pris par l’affaire des “attaques acoustiques” signalées à partir de la fin 2016 par des diplomates américains à Cuba. Le bruit mystérieux, aigu et assourdissant qu’ils entendaient à leur domicile, en concomitance avec des symptômes qui ont forcé leur rapatriement (vertiges, insomnie, perte d’audition), et qui a été à l’origine d’une véritable crise bilatérale, pourrait être en réalité… le chant d’un insecte. Alors qu’une arme sonique, des micro-ondes ou encore du matériel d’écoute défectueux avaient été évoqués, deux biologistes pensent avoir identifié le coupable : le grillon à queue courte de De Geer.

    #cuba #états_unis #ambassade

  • 10/2017 :

    Les « attaques acoustiques » qui, selon les responsables américains, seraient à l’origine des symptômes ressentis en 2016 par des diplomates américains, correspondent à des sons produits par des insectes selon des experts cubains – ACTU DIRECT
    https://actudirect.com/cuba/attaques-acoustiques-a-cuba-des-cigales-et-des-criquets-responsables

    1/2019 :

    Selon une étude de chercheurs de l’université de Californie, de Berkeley aux Etats-Unis, et de Lincoln en Angleterre, l’étrange crissement serait en réalité le fait… de criquets.
    https://www.marianne.net/monde/le-champ-de-force-evoque-par-des-diplomates-americains-tombes-malades-cuba

    #Cuba #Etats-Unis

    • Recording of “sonic attacks” on U.S. diplomats in Cuba spectrally matches the echoing call of a Caribbean cricket | bioRxiv (pdf accessible)
      https://www.biorxiv.org/content/early/2019/01/04/510834

      Abstract
      Beginning in late 2016, diplomats posted to the United States embassy in Cuba began to experience unexplained health problems including ear pain, tinnitus, vertigo, and cognitive difficulties which reportedly began after they heard strange noises in their homes or hotel rooms. In response, the U.S. government dramatically reduced the number of diplomats posted at the U.S. embassy in Havana. U.S. officials initially believed a sonic attack might be responsible for their ailments. The sound linked to these attacks, which has been described as a high-pitched beam of sound, was recorded by U.S. personnel in Cuba and released by the Associated Press (AP).

      Because these recordings are the only available non-medical evidence of the sonic attacks, much attention has focused on identifying health problems and the origin of the acoustic signal.

      As shown here, the calling song of the Indies short-tailed cricket (Anurogryllus celerinictus) matches, in nuanced detail, the AP recording in duration, pulse repetition rate, power spectrum, pulse rate stability, and oscillations per pulse. The AP recording also exhibits frequency decay in individual pulses, a distinct acoustic signature of cricket sound production. While the temporal pulse structure in the recording is unlike any natural insect source, when the cricket call is played on a loudspeaker and recorded indoors, the interaction of reflected sound pulses yields a sound virtually indistinguishable from the AP sample.

      This provides strong evidence that an echoing cricket call, rather than a sonic attack or other technological device, is responsible for the sound in the released recording. Although the causes of the health problems reported by embassy personnel are beyond the scope of this paper, our findings highlight the need for more rigorous research into the source of these ailments, including the potential psychogenic effects, as well as possible physiological explanations unrelated to sonic attacks.

  • Le Brésil perd 8300 médecins cubains pour des raisons purement politiques Céline Tzaud/afp/oang - 23 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10017945-le-bresil-perd-8300-medecins-cubains-pour-des-raisons-purement-politiqu

    Les premiers des quelque 8300 médecins cubains exerçant au Brésil sont arrivés vendredi à La Havane. Leur départ, qui risque de provoquer des déserts médicaux, fait suite aux menaces du président brésilien élu Jair Bolsonaro.


    Les milliers de praticiens cubains concernés avaient été envoyés au Brésil depuis 2013 dans le cadre du programme « Mais Médicos » (Plus de médecins) initié par l’ancienne présidente de gauche Dilma Roussef pour remédier à la pénurie de médecins.

    Les premiers d’entre eux - partis jeudi du Brésil - ont été reçus avec les honneurs vendredi à La Havane. En blouses blanches et portant des drapeaux cubains et brésiliens, ils ont été accueillis à leur descente d’avion par le président Miguel Diaz-Canel.

    Hostilités déclenchées par le président élu brésilien
    Leur rapatriement, qui doit être achevé d’ici le 12 décembre, a été décidé par les autorités cubaines en réaction à des propos tenus par le président brésilien élu Jair Bolsonaro.

    Ce dernier avait prévenu qu’il allait conditionner la poursuite de ce programme à la mise en place d’un examen de compétences pour ces médecins et au versement de leur salaire intégral.

    L’accord conclu à l’époque prévoit en effet le versement, par le Brésil, d’un salaire mensuel de plusieurs milliers de francs à Cuba pour chaque médecin. Mais La Havane ne reverse que moins d’un tiers de ce montant aux praticiens. Farouche anticommuniste, Jair Bolsonaro a laissé entendre que ce système finançait la « dictature socialiste » cubaine.
    . . . . .
    Le programme continue toutefois dans une soixantaine de pays, principalement au Venezuela qui vient de renforcer sa collaboration.
    . . . . . .
    Les Noirs et les indigènes particulièrement touchés
    L’Affaire fait la Une des médias au Brésil, où de nombreuses régions périphériques défavorisées ou des zones rurales risquent de se transformer en déserts médicaux.

    Dans des Etats comme Bahia, on parle d’une perte de la moitié des médecins dans certaines villes.

    L’association nationale des maires du Brésil (FNP) a tiré la sonnette d’alarme, rappelant dans un communiqué que près de 80% des municipalités du pays « dépendent exclusivement du programme pour les soins médicaux et que 90% de la population indigène est traitée par des professionnels cubains ».

    De nombreuses populations risquent donc de n’avoir plus accès à des services médicaux. "Bolsonaro a provoqué cet acte raciste car ce sont principalement les Noirs qui en pâtiront, a dénoncé pour sa part l’ancienne superviseuse du programme Mais Médicos à Rio.

    #jair_bolsonaro #Brésil #Santé #Cuba #guerre_aux_pauvres

  • Cuba’s Urban Farming Revolution: How to Create Self-Sufficient Cities | Thinkpiece | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/cubas-urban-farming-revolution-how-to-create-self-sufficient-cities/8660204.article

    Havanas’s unique agricultural infrastructure emerged from punishing trade sanctions following the fall of the USSR but today provides an exemplary precedent that could be applied worldwide

    When Cuba found itself abruptly cut off from trade with the Soviet bloc in 1989, the country entered into an economic crisis of unprecedented severity. Already sidelined from international trade due to US embargoes, Cuba became, almost overnight, a country detached from the rest of the world. In the years that followed, the tiny island nation struggled to export sugar and citrus fruits for more critical imports: the cereals, corn and meat that had become the staples of the Cuban diet. This was the beginning of Cuba’s food crisis, a period in which residents lost, on average, access to one third of their daily calories, the government instituted a peacetime austerity programme for food rationing, and most Cubans experienced widespread, inescapable hunger.

  • Guantanamera, AfroCubism, 2010
    https://www.youtube.com/watch?v=jJTpyOENS0U

    AfroCubism - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/AfroCubism

    The idea behind AfroCubism was the original concept for the Buena Vista Social Club album of 1997 which featured many of the same Cuban musicians. This original concept however, was thwarted when the Cuban visas for the Malian musicians were delayed in the post and producer Nick Gold instead called on the services of Ry Cooder whom he had recorded with Ali Farka Touré for the 1994 World Circuit release, Talking Timbuktu. The album captures the rhythmic and melodic patterns which are common to traditional West African and Afro-Cuban music. The musicians involved in AfroCubism already had successful careers through participation in the Buena Vista Social Club or as solo artists. The project has subsequently toured around the world as a successful live show.

  • À Cuba, les abeilles sont en excellente santé… grâce à l’abolition des pesticides | Daily Geek Show
    https://dailygeekshow.com/cuba-abeilles-sante

    Si #Cuba peut se vanter de produire les meilleurs cigares au monde, le pays peut également revendiquer ses pratiques écoresponsables. En effet, depuis le début des années 1990, Cuba a banni l’utilisation de #pesticides de ses cultures, ce qui a une incidence non négligeable sur la qualité des produits locaux. Plus particulièrement sur la santé des abeilles, dont la qualité du #miel biologique en fait une des richesses du pays.

    Quand il n’y aura plus de pollinisation ici on pourra toujours demander l’asile économique à Cuba.

    #abeilles #apiculture

  • Les cultures afro-cubaines

    Patrice Banchereau

    https://lavoiedujaguar.net/Les-cultures-afro-cubaines

    Les cultures afro-cubaines, que l’on qualifie à Cuba de « folkloriques » et en Occident de « traditionnelles », furent jusqu’à la fin du XIXe siècle celles des esclaves, puis au XXe siècle celles de leurs descendants. Elles sont aujourd’hui celles de tous les Cubains qu’ils soient noirs, blancs ou métis. On peut les qualifier de « créoles » tant elles se sont transformées, séparées de la matrice africaine, et sont devenues rapidement spécifiquement cubaines. Le terme « afro-cubain » peut prêter à confusion, puisqu’aux États-Unis (et par la suite en Europe) on l’a utilisé — et on l’utilise encore de manière erronée — pour qualifier les musiques « blanches » de Cuba, son, charanga et toutes leurs déclinaisons qui donneront naissance dans les années 1970 à la « salsa » qui est de toute la Caraïbe et sans doute née à New York, elle aussi de mélanges. Dans la musique afro-cubaine point d’instruments à cordes ni à vent, ni guitares, ni pianos, ni cuivres, ni contrebasses : de la percussion (principalement des tambours), du chant et de la danse. (...)

    #Cuba #Afrique #cultures #traditions #cultes #esclavage #religions #spiritisme #rumba #comparsa

  • La prison de Guantanamo fait face au vieillissement de ses prisonniers afp/ebz - 26 Mai 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/monde/9598574-la-prison-de-guantanamo-fait-face-au-vieillissement-de-ses-prisonniers.h

    Quand ils sont arrivés à Guantanamo, ils étaient des combattants dans la force de l’âge, capturés peu après les attentats du 11 septembre 2001. Plus de 15 ans plus tard, les détenus ont vieilli, et la prison doit s’adapter.

    Cette semaine, la Maison Blanche s’est rendue à l’évidence : en l’absence de volonté politique de régler la situation des 40 derniers prisonniers de Guantanamo, certains d’entre eux risquent d’y finir leurs jours.

    « Le centre de détention pour les détenus de grande valeur connaît des problèmes structurels et des pannes de système qui, si on ne les règle pas, pourraient représenter un risque pour les gardiens et les détenus », a indiqué la Maison Blanche dans une lettre aux élus du Congrès pour leur demander des fonds supplémentaires pour Guantanamo.

    « Il ne répond pas non plus aux besoins d’une population qui vieillit », précise le document.

    Pas d’information sur les détenus
    Le Pentagone ne publie pas d’informations sur les détenus de Guantanamo mais certains documents publiés par WikiLeaks et le New York Times permettent d’en savoir un peu plus sur eux.

    L’âge moyen des prisonniers est de 46 ans et demi. Le plus âgé est le Pakistanais Saifullah Paracha, qui aura 71 ans en août.


     #guantanamo #torture #etats-unis #prison #usa #cuba #us #terrorisme #guantánamo #cia #états-unis #prisons #vieillissement #personnes_âgées #hospice #fin_de_vie #maltraitance #civilisation #camp_de_concentration #camps #Histoire

    Adaptation des espaces
    «  Certains des espaces destinés aux rencontres avec les avocats sont maintenant équipés de rampes pour chaises roulantes », indique l’avocat d’un détenu. Des poignées ont été installées dans les toilettes pour aider les prisonniers à se relever.

    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) visite Guantanamo environ quatre fois par an pour s’assurer que la prison répond aux critères internationaux et pour évaluer la façon dont les prisonniers sont traités.

    « Nous sommes activement engagés dans un dialogue avec les autorités américaines » sur les besoins médicaux des détenus, indique à l’AFP un porte-parole du CICR à Washington, Marc Kilstein.

    Les détenus âgés souffrent fréquemment de maladies chroniques qui peuvent être exacerbées par le confinement : insuffisances cardiaques, diabète, maladies du foie, problèmes cognitifs.

  • Pentagon Estimated 18,500 U.S. Casualties in #Cuba Invasion 1962, But If Nukes Launched, “Heavy Losses” Expected

    https://nsarchive2.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB397

    Pentagon Estimated 18,500 U.S. Casualties in Cuba Invasion 1962, But If Nukes Launched, “Heavy Losses” Expected
    Gen. Taylor Proposed Major Retaliation if Cubans “Foolhardy” Enough to Try to Repel U.S. Invasion with Nuclear Weapons
    But Taylor Warned There Would Be “No Experience Factor Upon Which to Base an Estimate of Casualties”
    Pentagon Accountants Estimated Missile Crisis Cost $165 Million Dollars, Over $1.4 Billion in Current Dollars
    National Security Archive Electronic Briefing Book No. 397

    Posted - October 16, 2012

  • PLANETA MUSICAL
    El programa de las Músicas del Mundo, nuestras músicas.
    Para separar la salsa de la cebolla y el grano de la paja.
    https://fr.ivoox.com/fr/podcast-planeta-musical_sq_f1422096_1.html

    Si tu connaissais ou pas le blog pas très net qu’avait posté @0gust1 il y a des années et qui contenait des MILLIERS d’albums rares et parfois connus dans le style afro, cubain, latin, jazz, tous téléchargeables (illégalement donc). Avec une très grosse proportion de vinyles introuvables. Et donc plein de découvertes en suivant les recommandations et en se baladant de post en post. Ce n’était pas juste des trucs en masse, le mec connaissait réellement tout ce qu’il postait.
    https://seenthis.net/messages/99018#message99253

    Il a donc été viré de Blogger vu que illégal, il y a plusieurs années déjà, au moins 2 ans apparemment (tout ce que j’ai dû rater avant…).

    Mais donc ce mec était en fait animateur radio, il habite aux îles canari apparemment, et il a animé pendant plus de 10 ans une émission hebdomadaire « Planeta musical » de 2h de musique.

    Tous les milliers de choses qu’il mettait sur son blog, il connaissait vraiment, c’est un gros geek de ces musiques ce mec, c’était ouf. Et du coup il a mis en ligne plusieurs dizaines de ses émissions (1/10, 71, peu par rapport aux 716…).

    Ça fait quand même un paquet d’heures de musique afrocubanlatinjazz à écouter, et il explique ce qu’il passe à chaque fois !
    Et il semblerait qu’on puisse tout télécharger ! (donc ne pas dépendre de la plateforme)

    #radio #audio #Planeta_Musical #musique #afro #cuba #latin #jazz #afrocubanlatinjazz

  • L’éducation à Cuba n’est pas un luxe. - Association Cuba Coopération France
    http://cubacoop.org/spip.php?page=article&id_article=3581

    En 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à l’unanimité un « Programme de développement durable à l’horizon 2030 », assorti de 17 objectifs répondant à toute une série de besoins sociaux, comme l’éradication de la pauvreté, la santé, l’éducation, l’égalité de genre, des actions en faveur du climat et de la paix, entre autres.
    Cuba est sur la voie de leur réalisation*.
    Margarita Barrios, auteur de l’article paru dans « Juventud Rebelde » que nous publions aujourd’hui dit dans son sous-titre :
    « Quand, pour quelques-uns, l’objectif du développement durable de l’agenda 2030 est une utopie, la plus grande des Antilles, à l’inverse, concentre ses efforts pour élever la qualité des buts atteints depuis déjà bien des années dans de nombreux domaines ».
    Elle relie son propos à l’éducation suite aux travaux de « l’Atelier de réflexion et de débat sur le système national d’enseignement à Cuba » qui s’est tenu à La Havane durant deux jours en décembre 2017 sous l’égide de la « Commission Nationale Cubaine de l’Unesco ».
    Margarita Barrios rapporte ensuite les principales déclarations et conclusions de ces deux journées de travaux.

    #éducation #Cuba

  • Doctors identify brain abnormalities in #Cuba attack patients
    https://apnews.com/bbed1d7f6f1a4320a7e60abfdce67d4d

    Doctors treating the U.S. Embassy victims of mysterious, invisible attacks in Cuba have discovered brain abnormalities as they search for clues to explain the hearing, vision, balance and memory damage, The Associated Press has learned.

    It’s the most specific finding to date about physical damage, showing that whatever it was that harmed the Americans, it led to perceptible changes in their brains. The finding is also one of several factors fueling growing skepticism that some kind of sonic weapon was involved.

    Medical testing has revealed the embassy workers developed changes to the white matter tracts that let different parts of the brain communicate, several U.S. officials said, describing a growing consensus held by university and government physicians researching the attacks. White matter acts like information highways between brain cells.

    Loud, mysterious sounds followed by hearing loss and ear-ringing had led investigators to suspect “sonic attacks.” But officials are now carefully avoiding that term. The sounds may have been the byproduct of something else that caused damage, said three U.S. officials briefed on the investigation. They weren’t authorized to discuss it publicly and demanded anonymity.

    #substance_blanche

  • »Habe mich dem bewaffneten Kampf früh angeschlossen« / Gespräch mit Leonardo Tamayo. Über die kubanische Revolution, den Guerillakampf mit Ernesto »Che« Guevara und heutigen Internationalismus (junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/m/artikel/322883.habe-mich-dem-bewaffneten-kampf-fr%C3%BCh-angeschlossen.html

    Interview: Lena Kreymann

    Leonardo Tamayo … wurde 1941 in der kubanischen Provinz Sierra Maestra geboren, in der 1956 die Gruppe von Revolutionären um Fidel Castro landete. Mit 15 Jahren schloss er sich ihnen an. Er gehörte zum Kreis der engsten Vertrauten von Ernesto »Che« Guevara und begleitete ihn bis zu seinem Tod in Bolivien

    Sie haben an der Seite von Ernesto »Che« Guevara gekämpft – sowohl während der kubanischen Revolution in der Sierra Maestra als auch Jahre später in Bolivien. Warum haben sie sich den Guerilleros angeschlossen?

    Ich hegte einen tiefen Groll, ja sogar Hass, gegen die Armee des kubanischen Diktators Fulgencio Batista. Ich habe wiederholt gesehen, wie seine Soldaten die Bauern misshandelt haben. Der Kommandant Joaquín Casillas (ein kubanischer Militär, der bereits 1948 für den Mord an einem Gewerkschaftssekretär verurteilt, aber rasch wieder freigelassen worden war, jW) hat beispielsweise die Bauern mit gefesselten Händen an dem Sattel seines Pferdes festgebunden und sie geschlagen. Einmal habe ich gesehen, wie er jemanden so verprügelt hat, dass sein ganzer Körper mit Blut bedeckt war. Das hat mich bereits in meiner Kindheit gegen die Streitkräfte aufgebracht, die die Bauern so misshandelt haben.

    Hat ein Großteil der Landbevölkerung zu diesem Zeitpunkt so gedacht wie Sie? Wie bekannt war der Guerillakampf zu diesem Zeitpunkt überhaupt?

    In der Bauernschaft wussten wir, dass Fidel in der Nähe des Strands Las Coloradas gelandet war, in der Gemeinde Niquero. Das hat sich unter den Bauern sehr schnell verbreitet. Als Fidel und die Armee der Diktatur die ersten Male aufeinandertrafen, war das in der gesamten Landbevölkerung ein großes Thema. Ich habe mich dem bewaffneten Kampf sehr früh angeschlossen. Alle Guerillakämpfe haben drei Phasen: In der ersten meidet die Bevölkerung das Heer der Rebellen, versteckt sich vor ihnen und gibt ihnen nichts zu essen. In der zweiten haben die Guerilleros bereits ein großes Gebiet befreit und der Großteil der Bauernschaft unterstützt sie. In der dritten steht die Bevölkerung vollständig hinter den Guerilleros. Ich habe mich bereits in der ersten Phase der Rebellenarmee in der Sierra Maestra angeschlossen.

    Zu diesem Zeitpunkt waren Sie gerade mal 15 Jahre alt. Was hat ihre Familie davon gehalten?

    Ich bin Halbwaise, meine Mutter starb, als ich drei Jahre alt war. Wir sind fünf Geschwister – ich habe zwei ältere Schwestern und zwei jüngere. Als meine Mutter starb, musste mein Vater auch ihre Rolle einnehmen, er ist sehr gut mit uns umgegangen. Er hat sich einen Monat vor mir dem Rebellenheer in der Sierra Maestra angeschlossen. Weil mein Vater auch Tamayo hieß und wir im gleichen Heer gekämpft haben, haben sie mich dort später »Tamayito« genannt, ich war also der »kleine Tamayo«. Alle nennen mich bis heute so – auch meine Frau, weil sie sich über die Jahre daran gewöhnt hat. Von meinen Schwestern waren drei verheiratet und eine noch nicht. Sie habe ich in dem Haus von Freunden gelassen. Ich habe ihr gesagt, dass ich in die Sierra Maestra gehen würde und dass ich sie dort suchen käme, wenn ich nicht getötet würde. Ich habe überlebt und fand sie wieder, wo ich sie zurückgelassen hatte. Aber auch alle meine Schwager kämpften in der Sierra Maestra.

    Wie sind Sie denn in das Rebellenheer aufgenommen worden?

    Am 14. April 1957 schaffte ich es, Kontakt zu der Truppe von Che aufzubauen. Unser erstes Treffen war nicht besonders herzlich, er fragte mit argentinischem Akzent: »Was willst du hier?« Ich antwortete: »Das Gleiche wie Sie.« Das hat mir etwas Respekt eingebracht und er nahm mich auf. Nach vier, fünf Tagen brauchte Che jemanden, um eine Botschaft zu überbringen. Die übrigen Genossen aus der Stadt brauchten für diese Distanz durch die hügelige Landschaft zwei Tage, ich dagegen habe das als Bauernsohn noch am gleichen Tag erledigt. Als ich wieder an der Kommandantur ankam, rief er: »Hey, ich habe dich doch heute morgen mit einer Botschaft losgeschickt.« Ich bejahte und holte die Antwort von Fidel aus meiner Tasche. Als er sie las, begriff er, dass ich die Nachricht bereits überbracht hatte. Zu dem Zeitpunkt gab es noch keine militärischen Gepflogenheiten, um sich zurückziehen zu dürfen, deswegen habe ich einfach gefragt: »Darf ich gehen?« und er antwortete: »Ja, hau ab.« Zwei oder drei Tage später musste Che eine weitere Botschaft genauso dringend übermitteln und sagte: »Der kleine Indio vom letzten Mal soll kommen.« Ich lief mit der Botschaft los und, als es dunkel wurde, war ich schon wieder zurück. Statt wieder nachzufragen, hat er diesmal gleich die Antwort entgegengenommen. Ich habe dann weitere Botschaften überbracht und, nachdem ich diese Aufgabe ungefähr zwei Wochen lang übernommen hatte, sagte Che: »Bring deinen Rucksack hier herüber in die Kommandantur. Dann bist du gleich da, wenn ich wieder eine Nachricht verschicken muss.« Ich habe dann zehn Jahre und sechs Monate an der Seite Ches verbracht.

    Zunächst haben Sie also Botschaften übermittelt. Welche Aufgaben hatten Sie später?

    Ich wurde während unserer Offensive Ches Adjutant. Manche Genossen sagen, dass ich die Eroberung Kubas zwei oder dreimal gemacht habe: Wenn ein Genosse oder eine Gruppe verlorengegangen war, musste jemand loslaufen, um sie zu suchen, und dann zurückkehren, das habe ich gemacht. Ein Beispiel: Die allererste Vorhut war 500 oder 600 Meter weg, ich bin vorgelaufen, um sie einzuholen und zu sagen, dass sie warten müssten, weil einige zurückgeblieben sind. Dann bin ich wieder zurück zur Nachhut gelaufen, um die Verlorengegangenen zu suchen. Dann bin ich losgelaufen, um Che zu suchen und dann wieder zur Vorhut gelaufen. Das war eine der Aufgaben, die ich während der Invasion hatte.

    Sie waren auch Mitglied in einer Elitetruppe namens »Suizidkommando«. Wie kam es dazu?

    Wir waren in Las Villas, also bereits im Zentrum des Landes, angekommen. Che hatte mich mit einer Botschaft losgeschickt. Bei der Rückkehr war ein Genosse dabei, den sie »El Vaquerito«, den kleinen Cowboy, nannten – den Namen hatte ihm die Revolutionärin Celia Sánchez gegeben. Er wartete auf mich und sagte: »Ich habe einen Vorschlag, den ich Che unterbreiten möchte, und ich zähle dabei auf dich.« Ich fragte, worum es ging und er antwortete: »Ich möchte, dass wir eine Gruppe für ein Angriffskommando aufstellen.« Bei Che brachte Vaquerito dann unser Anliegen vor. Dieser sah uns an und sagte: »Dieser Name, ›Angriffskommando‹, gefällt mir nicht, der klingt zu sehr nach kapitalistischem, imperialistischen Heer. Warum nennen wir das nicht ›Suizidkommando‹ – ›Pelotón Suicida?‹« Diese Gruppe hatte die riskantesten Aufgaben, wenn etwa unsere Gegner in einem geschlossenen Haus waren, die Tür zu öffnen und eine Handgranate hineinzuwerfen. Ich bin auch zweimal angeschossen und einundzwanzigmal mit einer Granate verletzt worden. Ich habe meine Quote erfüllt. Ich bin mit 17 Jahren als Chef von Ches Eskorte an seiner Seite geblieben, und dann sein Adjutant geworden.

    Sie waren auch in Bolivien dabei, wo Che Guevara 1967 ermordet wurde. Warum haben Sie als Kubaner überhaupt dort gekämpft?

    Die Vereinigten Staaten hatten eine Studie veröffentlicht, wo es in Lateinamerika zu bewaffneten Auseinandersetzungen kommen könnte. Bolivien hatten sie ausgeschlossen und festgehalten, dass es bereits eine Landreform gegeben habe, die geographischen Bedingungen nicht vorhanden seien, die Bevölkerung es nicht unterstützen würde und eine Revolution dort im Keim erstickt werden würde, weil Bolivien keinen Zugang zum Meer hatte. Angesichts dieser Situation entschied Che, dass, wenn sie sagen, die Bedingungen seien in Bolivien nicht gegeben, man dort erst recht den bewaffneten Kampf beginnen müsse.

    Aber Kuba stand doch in dieser Zeit selbst vor zahlreichen Herausforderungen. Wieso dann nach Bolivien gehen?

    Wir waren nur 17 Kubaner, das war keine Invasion oder so, nicht mal eine Truppe. Wir sollten nur die Bolivianer beraten, wir wollten sie unterstützen. Damit hatten wir nicht nur Freunde: Der Generalsekretär der dortigen Kommunistischen Partei war der erste, der uns verraten hat. Er war gegen den bewaffneten Kampf und versuchte, unserer Gruppe den Mut zu nehmen und uns zum Aufgeben zu bewegen. Aber warum hat Che in Bolivien gekämpft, warum – als Argentinier – in Kuba? Er ist zweimal durch Lateinamerika gefahren. Dabei hat er die Situation der Bevölkerung in den verschiedenen Ländern kennengelernt. Als wir nach Bolivien gingen, lag die Lebenserwartung der Bauern bei 34 Jahren. Che wusste, dass 76,7 Prozent der Bevölkerung Analphabeten waren, und er kannte auch die hohe Mütter- und Kindersterblichkeitsrate. Deshalb hat Che gekämpft. Das ist Internationalismus.

    Wie ist er dort mit seinen Mitstreitern umgegangen?

    Ich möchte dazu eine Anekdote erzählen: Einmal hat er einem Genossen gesagt, er solle den Schichtplan für den Wachdienst machen. Später fragte er ihn nach der Liste, weil er wissen wollte, wann er Dienst habe. Als Che die Liste sah, stellte er fest, dass er nicht darauf stand, und sagte: »Wenn jeder 50 Minuten dran ist, gib jedem eine 50-minütige Schicht. Ich mache ab heute meinen Dienst wie jeder andere Soldat, unabhängig davon, ob ich hier für die Führung verantwortlich bin.«

    Sie waren auch bei der Attacke dabei, bei der Che Guevara festgenommen und anschließend ermordet wurde. Wie ist es dazu gekommen?

    Das letzte Mal, dass ich Che gesehen habe, war am 8. Oktober 1967 um zehn Uhr morgens. Er schickte mich mit einem weiteren Genossen los, einen Abschnitt eines Passes zu besetzen. Das haben wir gemacht. Das gegnerische Heer war auf dem Hügel. Sie schickten Soldaten auf beiden Seiten des Passes los und versuchten, uns zurückzudrängen und zu umzingeln. Aber weder Che noch wir sind in diese Falle getappt. Wir haben unsere Stellung gehalten. Doch Che hat versucht, unsere Verwundeten zum Arzt zu bringen. Als wir später dort ankamen, wo wir Che am Morgen zurückgelassen hatten, fanden wir die medizinischen Instrumente vor und den Mantel des Arztes. Als es dunkel wurde, kamen auch andere zurück. Sofort fragten wir sie nach Che. Sie fragten zurück, ob er nicht bei uns sei. Und sofort ging das Chaos ohne Führung los. Wir organisierten uns also neu und marschierten zu einem Treffpunkt, den Che festgelegt hatte, falls jemand verlorengehen sollte, etwa zwölf Tage Fußmarsch entfernt. Auf unserem Weg sind wir ganz nah an dem Ort vorbeigekommen, wo Che gefangengehalten wurde, nur 500 Meter entfernt. Wenn wir das gewusst hätten, hätten wir ihn natürlich gerettet.

    Wie haben Sie von seinem Tod erfahren?

    Che hatte Benigno, einem kubanischen Genossen, ein Taschenradio überlassen, damit er Musik hören und darüber ein wenig vergessen konnte, dass er verwundet war. Das war unser einziges Kommunikationsmedium. Am Morgen des Tags nach der Attacke sagte ich während meines Wachdienstes zu Benigno: »Gib mir das Radio, damit ich Nachrichten hören kann.« Um acht Uhr morgens hörte ich ihm Radio, dass Che im Kampf verletzt worden sei, alle Dinge, die er im Rucksack hatte wurden beschrieben, auch seine Kleidung und sein Schutz für die Füße, weil er bereits seit einiger Zeit keine Stiefel mehr hatte. Um ein Uhr meldeten sie, dass er im Kampf schwerverletzt worden sei, und beschrieben wieder seine Besitztümer. Da haben sie schon begonnen, in Bolivien und weltweit auf die Ermordung vorzubereiten. Um acht Uhr abends sagten sie dann, dass der Che im Kampf gestorben sei, und beschrieben die gleichen Dinge. Sie hatten ihn aber an Händen und Füßen gefesselt, um ihn zu töten.

    Sie sind einer von den drei Kubanern, die den Kampf in Bolivien überlebt haben. Wie sind Sie dort herausgekommen, nachdem Che ermordet und ihre Gruppe weitgehend zerschlagen worden war?

    Das ist eine lange und schwierige Geschichte. Um Bolivien zu verlassen, mussten wir 2.900 Kilometer laufen, trafen 60 oder 70 Mal auf die bolivianischen Streitkräfte, hatten zwei Verwundete bei uns und wenig oder kein Essen. In den Anden mussten wir alle 50 oder 60 Meter anhalten, weil uns der Sauerstoff ausging. Letztlich sind wir in Chile angekommen, dort war das Volk auf der Straße. Das Verteidigungsministerium gab die Devise aus, dass wir durch kein Dorf fahren sollten, um die Menschenansammlungen zu meiden. Sie haben uns zu einer Basis der Streitkräfte gebracht, dort waren wir den ganzen Tag. Am Abend haben sie uns mit dem Flugzeug nach Antofagasta verlegt. Dort waren der Chef der Staatssicherheit und sein Stellvertreter, sie befragten uns. Schließlich haben sie uns nach Santiago gebracht, dort haben wir Salvador Allende getroffen. Damals noch Senator, hat er uns sehr geholfen, weil er unsere Auslieferung nach Bolivien verhindert hat, indem er Wachposten vor unseren Türen aufstellen ließ, weil er eine Entführung befürchtete.

    In Bolivien hat auch Tamara Bunke gekämpft, die vielen Lesern dieser Zeitung als Internationalistin aus der DDR ein Begriff ist. Kannten Sie sie?

    Klar, wie auch nicht. Für mich war Tamara, alias Tania, eine Heldin. Sie war eine sehr gute Schützin. In Bolivien war sie für die klandestine Organisation in der Stadt zuständig, für den ganzen Informationsfluss. Wieso sie dann letztlich mit uns im Dschungel gekämpft hat? Die Genossen Régis Debray und Ciro Bustos waren im März 1967 aus Kuba angekommen und hatten eine Botschaft von Fidel im Gepäck. In dieser Situation entschied Tania sich, mit ihnen zu gehen, um sie zu den anderen zu begleiten. Tania war ein Soldat – eine sehr feminine Frau, aber ein Soldat mit dem Mut eines Mannes im besten Sinne, und ihr wurde Respekt entgegengebracht. Sie ist am 31. August 1967 bei der Überquerung des Río Grande gestorben, nachdem der Bauer Honorato Rojas sie verraten hatte. In dem Hinterhalt wurde Tania verletzt und ließ sich vom Fluss davontreiben, aber die Soldaten sahen sie und ließen die Hunde auf sie los.

    Was bedeutet Ches internationalistisches Beispiel für uns heute?

    Che lebt und wird weiterleben im Herz aller fortschrittlichen Menschen der Welt, aller Revolutionäre. Menschen sterben, wenn die Völker sie vergessen. Che ist jemand, an den sich die ganze Welt erinnert. Ich war in Australien, dort haben sie seiner gedacht. Ich war dort auch an der Universität der Maori, der Ureinwohner, auch sie wussten, wer er war.

    Aber es gibt mindestens zwei Formen des Gedenkens – einerseits sein Porträt auf Hemden oder Mützen herumzutragen, andererseits seine Ideen zu bewahren.

    Man kann sein Bild auf einem Pullover tragen, ohne dass man ihn im Herzen trägt, seinen Internationalismus spürt. Wer das aber heute spürt, soll Technik und Wissenschaft studieren und den Völkern helfen. Man hilft den Menschen nicht dadurch, nur zu reden – die Rede mag noch so schön sein, aber das Gesprochene verliert sich im Wind. Wenn wir in der Lage sind, selbst den Schmerz zu spüren, den die Völker Lateinamerikas und der ganzen Welt erleiden müssen, dann sind wir Internationalisten.

    Wovon hängt das Überleben der kubanischen Revolution heute ab?

    Die kubanische Revolution hat überlebt und wird auch weiter überleben, denn sie hat die gesamte Welt, außer der Regierung der Vereinigten Staaten, an ihrer Seite. Wie viele Länder stimmen in der UN-Vollversammlung gegen die Blockade von Kuba! Die Kubanische Revolution gibt es wegen euch. Kämpft für uns, für diese kleine Insel in der Karibik, wie ihr es bereits jetzt tut! Kämpft auch um Venezuela, wie es mit diesem großartigen Menschen Hugo Chávez geworden ist, und das jetzt von Nicolás Maduro geleitet wird. Es hat das verdient.

    #Cuba #révolution #histoire

  • #ONU Info - Dans sa résolution annuelle, l’Assemblée générale souligne la nécessité de lever l’#embargo américain contre #Cuba
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40455

    La résolution a bénéficié des votes favorables de 191 des 193 États membres de l’ONU. Les #États-Unis et #Israël se sont opposés au texte.

    L’année dernière, ces deux pays, pour la première fois depuis 25 ans, se sont abstenus au lieu de rejeter le texte.

    S’exprimant avant le vote d’aujourd’hui, le Ministre cubain des affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla, a rappelé que l’ancien Président américain Barack Obama a cherché à utiliser ses pouvoirs exécutifs et à travailler avec le Congrès américain pour lever l’embargo.

    « Cette volonté a été reflétée par le vote d’abstention des États-Unis en 2016 concernant la résolution qui, année après année, est adoptée massivement par cette Assemblée et appelle à la fin de cette politique », a-t-il déclaré.

    Cependant, la politique américaine annoncée par le Président Donald Trump concernant Cuba « a pour but de ramener les relations à un passé de confrontation », a-t-il déclaré.