• Théâtre des émotions, par Evelyne Pieiller
    https://blog.mondediplo.net/theatre-des-emotions

    Le théâtre est communément associé, surtout par ceux qui le font, à la démocratie. Banalité renvoyant implicitement à sa naissance en Attique, concomittante ou peu s’en faut du surgissement du gouvernement du peuple par le peuple (femmes, esclaves et métèques exceptés). Mais il s’agit aussi d’évoquer ainsi le peuple rassemblé pour écouter des propos sur lesquels chacun est conduit à se faire une opinion. Libre jeu de l’esprit critique, etc.

    Aujourd’hui, le théâtre est communément associé, surtout par ceux qui le font, à la défense des grands principes. Ainsi, le Théâtre de la Ville (Paris) a pour projet, à l’occasion de la saison 2018-2019 « placée sous le signe de l’engagement », d’aborder les temps nouveaux « avec tout sauf le repli sur soi et le rejet de l’autre qui enflent de manière alarmante ici et là en Europe. » Car le théâtre doit être « un lieu d’égalité ». C’est sympathique, même si on ne peut pas dire que c’est franchement inattendu.

    Quand, le 8 décembre, un certain nombre de lieux de spectacles (ainsi que des musées etc) doivent annuler leurs représentations, dont le Théâtre de la Ville, l’ouverture à l’autre se fait plus réservée. Son directeur s’inquiète, sur les chaînes de radio nationales, des effets de la démocratie, qui mènent à fermer les théâtres, haut lieu de la démocratie. Bon. Sur le site du Théâtre de la Ville, il est sobrement annoncé « En raison des rassemblements de manifestants prévus, nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous accueillir ce samedi 8 ». La langue est un peu bizarre, la contrariété sans doute…

    Héraut du « Rire de Résistance », le Théâtre du Rond-Point, également concerné, tourne un peu différemment son annonce : « En raison des événements sur les Champs-Élysées, l’accès au théâtre sera bloqué par les forces de l’ordre samedi 8 décembre. Toutes les représentations sont donc annulées. » Événements ? Rassemblements de manifestants ? Cachez ces gilets jaunes que je ne saurais voir…

    #culture #théâtre #gilets_jaunes #émotion #émeute


  • « À genoux les gars », d’Antoine Desrosières | Leïla Alaouf
    https://www.genre-ecran.net/spip.php?article288

    À genoux les gars, c’est le récent long-métrage d’Antoine Desrosières, sorti en salle cet été. On avait espéré que le réalisateur se ravise après Haramiste, son premier moyen-métrage qui n’a pas rallié grand monde à sa cause. C’est raté ! Les personnages et les obsessions du réalisateur sont les mêmes : femmes arabes, sexualité, représentations racistes et homophobes. Le film pourrait être un outil de travail à lui tout seul tant il condense la totalité des imaginaires racistes et misogynes. Source : Le genre & l’écran


  • 25 Things that Won’t Exist in 25 Years
    https://hackernoon.com/25-things-that-wont-exist-in-25-years-1d475cd9590a?source=rss----3a8144e

    While twenty-five years sounds like a relatively short period of time, it’s an eternity from cultural and technological perspectives. The rate of change and progress in both categories is accelerating, which means even things that we assume will be around for years to come probably aren’t safe.Below is a list of widely used technologies and cultural institutions — some longstanding — that I predict won’t be around in 25 years based on current trends and an accelerating pace of change. To be sure “won’t exist” is probably hyperbole (CDs still “exist”), but gets across the sentiment — a significant decline in use compared to today with an inevitable end in sight. These predictions are limited to the U.S., while also acknowledging that I live and work in the bubble of Silicon Valley (we’re right about (...)

    #future #tech #politics #culture #controversial


  • Naissance de Écrivain Politique, le journal de l’écrivain engagé avec l’actualité politique internationale
    https://nantes.indymedia.org/articles/43855

    70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme : Naissance de Écrivain Politique, le journal de l’écrivain engagé pour l’actualité politique internationale

    #Médias #/ #culture #art #Médias,/,culture,art


  • 1976 : Le viol existe t-il ? | Archive INA #culture_du_viol
    https://www.youtube.com/watch?v=BeVA8vlkbwU

    Sujet issu d’une émission consacrée au viol, fait de société dans les années 1970 dont les médias s’emparent pour la première fois. Le sujet se construit autour du témoignage de Liliane, une femme agressée et violée alors qu’elle faisait de l’auto-stop. En parallèle de son récit, d’autres points de vues se croisent, comme celui du président de la Cour d’assise de Paris Monsieur Ullman ou celui de l’avocate de la Ligue du droit des femmes Madame Martine Le Peron.


    • Ce n’est cependant pas le seul sujet de controverse puisque, dans le programme de cette journée, deux conférences portaient des intitulés extrêmement douteux : “Ces prétendues violences obstétricales : les enjeux juridiques” et “Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels”.

      http://m.cheekmagazine.fr/wtf/cngof-femmes-juments-polemique

      https://twitter.com/osezlefeminisme/status/1070989604805857282/photo/1

      Il semble que les conférences aient été renommées mais pas annulées. La seconde « comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels » est une conférence de Nisan lui même. Le fait qu’il parle d’attouchements est deja Le signe d’un déni. Attouchement n’est pas un terme juridique on ne peu pas porter plainte pour attouchement mais pour agression sexuel.

      #violence_médicale #animalisation #deshumanisation #humour #culture_du_viol #sexisme #misogynie

    • Je reste stupéfaite que cette grosse merde de #Nisand ait été gardé à son poste par ses pairs, qu’ils et elles ne se rendent toujours pas compte que ce personnage les dessert me glace.
      Par leur silence, ils et elles contribuent à l’œuvre de destruction des femmes soutenue par cette ordure, c’est juste inconcevable.
      #réification #défécation_de_nisan
      Je note également ici pour que d’autres femmes qui feraient des recherches sur #Yves_Aubard_gynécologue_au_CHU_de_Limoges sachent à quoi s’en tenir.

      #CNGOF

    • Ce que je veux dire, c’est que ce malfaisant est toujours président du CNGOF, d’ailleurs c’est avec ce titre qu’il présente les excuses du « Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français » concernant cette affaire qu’il nomme « une diapositive … sortie de son contexte »

      07 décembre 2018
      A propos d’une citation moyenâgeuse inappropriée
      Intervention officielle du Président du CNGOF du 7 décembre 2018

      Chers Amis et Collègues,
      Lors de la présentation de la Recommandation pour la pratique clinique Protection périnéale hier après-midi dans cette salle, une diapositive citant un texte ancien de 999 a choqué de nombreuses personnes. Sortie de son contexte, elle peut faire croire que celui qui l’a présentée en valide le sens, ce qui n’est pas le cas.

      Quoi qu’il en soit, je souhaite très officiellement dire au nom du CNGOF que toute notre profession est arc-boutée sur la défense des femmes, de leur santé et de leur dignité. Je prie donc tous ceux qui ont pu être choqués par l’affichage inapproprié de cette phrase moyenâgeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sûr, regrette cet acte déplacé.

      Nous sommes navrés, nous qui sommes réunis pour améliorer nos pratiques professionnelles, de ce qui -à tout le moins- est considéré par nous comme une atteinte à l’image des femmes.

      Professeur Israël Nisand

    • Quelques informations supplémentaires sur ce médecin qui signe la diapositive et se fout complètement du #droit_des_patientes à leurs #données_médicales #données_sensibles et #données_personnelles puisqu’il s’est créé un fichage perso et une base de données complète des femmes soignées dans son service. Base à laquelle il se vante d’avoir donné accès à plus de 372 utilisateurs.
      #la_cnil_mais_pour_quoi_faire ?

      « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ça commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, …

      https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

      « En ce qui concerne la structure de la base FileMaker, on trouve le noyau de la base qui est le dossier administratif de la patiente et dans lequel on retrouve ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux », explique le professeur Aubard.

      … alternatives au fichage ? nein.

      Aujourd’hui, grâce à FileMaker, l’intégralité du dossier médical d’une patiente est informatisé, il n’y a plus du tout de papier dans le service. La base de données est conséquente puisqu’elle compte environ 35 000 patientes.

      #bétail #technobéat #médecine

    • Hallucinant, je croyait que le croisement des infos était interdit et que le dossier médical était confidentiel.
      Donc ce mec file l’adresse et les données perso de 35000 femmes à « tout le service ».


  • Pour découvrir comment au nom de l’art, on défend une politique froidement managériale :
    http://jefklak.org/tout-va-bien-au-theatre-de-la-commune

    Tout va bien au théâtre de la Commune
    Enquête sur la grève des salarié·es du théâtre de la Commune d’Aubervilliers

    Par Jean-Marie Mignon et Michel Demoor

    Que se passe-t-il au théâtre de la Commune à Aubervilliers ? Quelles sont les raisons de la grève longue de plus de deux mois, huée par le philosophe Alain Badiou ? Harcèlement des syndiqué·es, départ de plus de la moitié de l’équipe permanente, humiliations et menaces… Tout est bon pour mener à bien le projet artistique de Marie-José Malis. Restée assez discrète, cette grève est pourtant révélatrice de l’état d’esprit de certain·es artistes-dirigeant·es d’établissements culturels publics aujourd’hui. Au nom de l’art, on y défend une politique managériale digne des pires ténors du CAC40. Un document confidentiel, le CDNLeaks, en téléchargement in extenso ci-dessous, et une longue enquête menée depuis le début de la grève montrent le niveau de contamination néolibérale d’un lieu historique du théâtre populaire. Mesdames et messieurs, demandez le programme !

    #grève #luttes #CDN #theatre #art #culture #Aubervilliers #commune



  • Selfie is everywhere : tourist sites, events, political meetings... Does it an evolution of the self-portrait or a revealer of new social issues ? | Le selfie est partout : sites touristiques, concerts, meetings politiques… Est-il une évolution de l’autoportrait ou un révélateur de nouveaux enjeux de société ?

    https://sms.hypotheses.org/16374

    #selfie, #expression, #self-portrait, #social, #politic, #cultural, #tourist, #event


  • “The American Meme” Records the Angst of Social-Media Influencers | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/the-american-meme-a-new-netflix-documentary-records-the-angst-of-social-m

    The new Netflix documentary “The American Meme,” directed by Bert Marcus, offers a chilling glimpse into the lives of social-media influencers, tracking their paths to online celebrity, their attempts to keep it, and their fear of losing it. Early on in the film, the pillowy-lipped model Emily Ratajkowski (twenty million Instagram followers and counting), who first became a viral sensation when, in 2013, she appeared bare-breasted in Robin Thicke’s “Blurred Lines” video, attempts to address a popular complaint raised against social-media celebrities. “There’s the attention argument,” she says, as images of her posing in lingerie and swimwear appear on the screen. “That we’re doing it just for attention . . . And I say, what’s wrong with attention?” “The American Meme” can be seen, at least partly, as a response to Ratajkowski’s question. It’s true that the model, with her superior bone structure, lush curves, and preternatural knack for packaging her God-given gifts into an enticingly consistent product, is presented to us in the limited capacity of a talking head, and so the illusion of a perfect influencer life—in which attention is easily attracted and never worried over—can be kept. (“Privacy is dead now,” Ratajkowski says, with the offhanded flippancy of someone who is only profiting from this new reality. “Get over it.”) But what is fascinating, and valuable, about “The American Meme” is its ability to reveal the desperation, loneliness, and sheer Sisyphean tedium of ceaselessly chasing what will most likely end up being an ever-diminishing share of the online-attention economy.

    Khaled, his neck weighted with ropes of gold and diamonds, is one of the lucky predators of the particular jungle we’re living in, but Bichutsky isn’t so sure whether he’s going to maintain his own alpha position. “I’m not going to last another year,” he moans, admitting that he’s been losing followers, and that “everyone gets old and ugly one day.” Even when you’re a success, like Khaled, the hustle is grindingly boring: most of it, in the end, consists of capturing Snaps of things like your tater-tot lunch as you shout, “We the best.” And, clearly, not everyone is as blessed as the social-media impresario. During one montage, viral figures like the “Damn, Daniel” boy, “Salt Bae,” and “Chewbacca Mask Lady” populate the screen, and Ratajkowski muses on these flash-in-the-pan meme sensations: “In three or four days, does anyone remember who that person is? I don’t know.”

    The idea of achieving some sort of longevity, or at least managing to cash in on one’s viral hit, is one that preoccupies the influencers featured in “The American Meme.” “I’m thirty; pray for me,” Furlan mutters, dryly, from her spot posing on her bare living-room floor. In that sense, Paris Hilton, an executive producer of the film and also one of its subjects, is the model everyone is looking to. Hilton has managed to continue playing the game by solidifying her brand—that of a ditsy, sexy, spoiled heiress. Rather than promoting others’ products, like most influencers, she has yoked her fame to merchandise of her own: a best-selling perfume line, pet products, clothes, a lucrative d.j. career, and on and on.

    #Influenceurs #Instagram #Culture_numérique


  • Et le « bloomer » libéra le corps des sportives - Libération
    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    Au XIXe siècle, la militante féministe Amelia Bloomer affronte les moqueries lorsqu’elle encourage le port d’une tenue révolutionnaire : le « bloomer », une culotte bouffante qui deviendra un vêtement sportif accompagnant l’essor de la bicyclette.

    Chaque samedi avec RétroNews, le site de presse de la BNF, retour sur un épisode de l’histoire du sport tel que l’a raconté la presse française. Aujourd’hui, comment un vêtement a permis l’émancipation sportive des femmes.

    Au milieu du XIXe siècle, un nouveau vêtement féminin fait son apparition : le bloomer, un pantalon court surmonté d’une jupe, qui donnera les shorts-culottes aujourd’hui portés par diverses sportives, en athlétisme, au volley ou au tennis. Il tient son nom de la militante féministe Amelia Bloomer qui en fut la plus grande avocate, dès 1851. Mais faire accepter ce vêtement dans les sociétés corsetées du XIXe ne fut pas sans obstacles, comme le racontent les journaux de l’époque.

    Le Constitutionnel du 2 octobre 1851 fait ainsi état d’une soirée de présentation à Londres du « nouveau costume américain pour dames » plutôt mouvementée : « Jusqu’à l’arrivée des bloomers en costume, on ne saurait décrire le désordre ni rapporter le feu roulant des plaisanteries. » Organisée par une certaine Mme Dexter, la présentation de ces bloomers n’aura pas lieu face aux railleries du public pourtant venu en nombre.

    « Le tyran : c’est la mode »

    « Encore les bloomers ! », titre le Constitutionnel quelques jours plus tard. A l’occasion d’un nouveau défilé, « les dispositions avaient été prises pour que l’ordre ne fût point troublé », précise le journal. Une Américaine de 26 ans vient présenter ces tenues : « Huit dames accoutrées d’une manière assez bizarre entrent dans la salle. […] Il est impossible au public de garder plus longtemps son sérieux. » Une nouvelle fois, les bloomers ne sont pas pris au sérieux, alors que l’Américaine se lance dans une plaidoirie féministe pour ce nouveau vêtement : « Les dames américaines ont réfléchi qu’il y avait un autre esclavage à abolir, esclavage contre lequel la religion, la morale, la loi sont impuissantes. Vous avez déjà nommé le tyran : c’est la mode. […] La toilette actuelle des dames exerce sur elles une torture physique, spirituelle et morale. » Puis, l’oratrice fait applaudir Amelia Jenks Bloomer, « l’auteur de cette innovation ».

    A cette époque, l’idée du bloomer apparaît tellement saugrenue à certains qu’une pièce comique, les Blooméristes ou la Réforme des jupes*, est mise en scène au Théâtre du Vaudeville, comme le raconte le Siècle, le 2 février 1982. Pour le journaliste du Siècle, Amelia Bloomer est même une « excentrique insulaire qui a attaché son nom à l’idée la plus saugrenue qui ait pu poindre dans une cervelle humaine, celle de masculiniser les femmes par le costume d’abord, par les habitudes ensuite ». Dans les Blooméristes ou la Réforme des Jupes, l’héroïne, Mlle Césarine, « a été élevée à la façon bloomerienne ; elle fume comme un Turc, tire le pistolet comme Lepage, manie le fleuret comme le professeur italien Raimondi ».

    Répression du bloomer

    Finalement, c’est en Californie que le bloomer se démocratise d’abord, fin XIXe : dans le Petit Parisien du 24 janvier 1898, on raconte ainsi qu’il « s’est fondé à San Francisco un club de jeunes femmes et de jeunes filles qui ont décidé d’adopter d’une façon permanente le port de la culotte bouffante américaine ». Ces centaines de « miss appartenant aux meilleures familles » s’exercent par ailleurs « à tous les sports athlétiques généralement réservés au sexe fort. La course à pied, le canotage, le cricket, le football n’ont plus de secret pour elles. […] Ajouterons-nous que ces dames font beaucoup d’équitation et montent à cheval comme les hommes, – à califourchon… N’est-ce pas un peu cavalier tout de même ? »

    Le bloomer est adopté massivement par les femmes cyclistes. Le journal parisien Gil Blas relate un fait divers survenu à Washington et lié au port du bloomer, « objet de réprobation des puritains aux Etats-Unis ». « Une maîtresse correction infligée à deux dames de Washington par le mari de l’une d’elles, M. Redman » : aperçue à bicyclette vêtue d’un bloomer dans les rues de la capitale américaine, Mme Redman reçut des « coups de cravache » de son mari, tandis que son amie se voit administrer une paire de claques. L’auteur de ces violences fut exempté de l’amende de 50 francs qu’il encourait. Pire : « Il a été hautement félicité par le juge, comme ayant bien mérité de la société en s’élevant publiquement contre une coutume déplorable. Ce magistrat a même exprimé le regret de ne pouvoir appliquer l’amende à Mme Redman pour la corriger de la mauvaise habitude de s’habiller en homme. »

    A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »

    « La femme nous a pris la culotte ! »

    Le débat sur les femmes cyclistes et leur accoutrement traversera l’Atlantique : en France, le docteur Léon Petit donne une conférence pour évoquer les bienfaits de la bicyclette pour les femmes. Elle est retranscrite dans la Presse du 19 janvier 1896 : « Mères, fillettes, grands-mères, enfants, petites bourgeoises, grandes dames, accourez au sport nouveau ! » Lui aussi voit dans le vêtement qui accompagne la pratique un mélange des genres, tout en s’en accommodant : « Le costume rationnel ? La culotte, emblème de l’égalité avec l’homme, la culotte ; symbole de la force et du pouvoir, la culotte depuis si longtemps désirée et enfin conquise ! Ah ! messieurs, c’est un coup terrible porté à notre prestige ! La femme nous a pris la culotte, et il faut bien reconnaître qu’elle la porte mieux que nous ! »

    Suite et fin de l’histoire. Un siècle et quelques plus tard, les débats sur le vêtement sportif féminin ne se sont pas arrêtés, bien au contraire. Pour preuve : la polémique, fin août, autour de la combinaison noire de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros, jugée trop excentrique, et qui a entraîné la mise en place d’un « code vestimentaire », effectif à l’occasion des prochains Internationaux de France.

    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    #femmes #sexisme #mode #culotte #misogynie #histoire

    * texte complet de la pièce : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62636114.texteImage

    • Fiche Wikipédia sur Amélia Bloomer
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Amelia_Bloomer

      Histoire du port du pantalon par les femmes
      https://lemundemfinue2013.wordpress.com/2013/11/29/le-port-du-pantalon

      C’est en Perse que l’on voit les premiers pantalons féminins. Jusqu’au XVIIIème siècle les femmes ont essayé de l’adopter mais sans succès. Souvent les gouvernements leur en ont interdit l’usage, surtout pour les femmes qui travaillent. Dans certaines entreprises, les employées en contact avec la clientèle n’ont pas le droit de porter le pantalon. Par exemple les hôtesses de l’air d’Air France devaient porter des jupes jusqu’en 2005, signe d’élégance.

      –-----
      Bloomers – A Fashion Revolution
      http://www.victoriana.com/bloomer-costume

      No description of 19th century women’s fashions would be complete without some mention of the notorious lady, Amelia Jenks Bloomer, who had the courage to attempt to introduce reform in the conventional dress for women. It is said that the first man who carried an umbrella was mobbed through the streets of London because of its oddity; therefore, it is not surprising that the first woman who took on “pantalettes” as part of her public dress became at once the object of vulgar curiosity and idle gossip.


      Hand-colored lithograph of the music cover for the “Bloomer Waltz, (costume for summer)” published in 1851 showing a woman in the notorious bloomer costume walking along a path in a wooded area.

      Amelia Bloomer was an American women’s rights advocate who proclaimed her strong views regarding reform in feminine attire in her publication The Lily. In 1849 she took up the idea, previously originated by Mrs. Elizabeth Smith Miller, of wearing a short skirt and loose trousers gathered round the ankles.


      A Currier & Ives rendition of the bloomer costume, c1851.

      Reportedly, Elizabeth Smith Miller began wearing the outfit of Turkish pantaloons and a knee length skirt after seeing this type of clothing on a trip to Europe. This design was an attempt to preserve a Victorian woman’s modesty while providing freedom of movement in household activities. The name of “bloomers” gradually became popularly attached to any divided skirt or knickerbocker dress for women because of Amelia Bloomer’s strong advocacy.

      Clipping of Elizabeth Cady Stanton (left) wearing the controversial bloomer costume in 1851. Stanton’s cousin Elizabeth Smith Miller introduced the outfit and editor Amelia Bloomer publicized its healthful and liberating benefits in her newspaper The Lily.

      The costume that Bloomer advocated was sometimes referred to as the Camilla, consisting of short skirts reaching just below the knees, and long pantalettes. The bloomer costume was popular for some time by most of the leaders in the women’s rights movement.


      Glass negative portrait photograph circa 1855-1865.


      bloomer costume

      The bloomer outfit was changed numerous times but eventually discarded because of the amount of attention given to its criticism in the press. Nevertheless, the name “bloomers” survived in women’s fashion as a generic term for Turkish-style pantaloons, divided skirts, and for the knickerbockers worn by women when riding bicycles in the 1890s.

      #pantalon #bloomer #femmes #mode #histoire #historicisation

      Amelia Bloomer
      https://lacasavictoriana.com/2010/08/12/amelia-bloomer

      Aunque hoy en día muchos sólo recuerdan a Amelia Bloomer como la creadora de una moda revolucionaria en su época, los bloomers – conocidos en español como pantalones bombachos -, Bloomer fue también una incansable defensora de los derechos de la mujer en una sociedad para la que una mujer era sólo el pilar de la familia, y trataba de dejar en un segundo plano sus facetas culturales, creativas, políticas o trabajadoras.

      Merece la pena conocer un poco más sobre esta sobresaliente mujer, que no sólo luchó por las mujeres desde un punto de vista social, sino que incluso intentó cambiar la rígida moda victoriana por prendas más cómodas y apropiadas para las diferentes actividades a las que la mujer se estaba incorporando.


      La activista por los derechos de las mujeres, Amelia Jenks Bloomer nació en Homer, New York en 1818. Cuando tenía 22 años se casó con el abogado norteamericano Dexter Bloomer, quien la animó a defender sus ideas a través de su periódico The Seneca Falls Courier y a colaborar activamente en la defensa del sufragio femenino y los derechos de las mujeres a través de oranizaciones femeninas del área de Seneca Falls, llegando a participar en la famosa Seneca Falls Convention en 1848 (esta convención paso a la posteridad por ser la primera en la que se defendieron los derechos de la mujer en todos los ámbitos sociales y de la que salió el documento Declaration of Sentiments, donde se recogían los puntos fundamentales acordados en esa reunión)

      En Enero de 1849, animada por Elizabeth Cady Stanton y Susan B. Anthony – otras defensores de los derechos de la mujer, comenzó a publicar su propio periódico The Lily, una publicación completamente dedicada a la mujer y a sus intereses y desde donde intentaba enfocar los temas femeninos – educación, disciplina, moda y sufragio – desde un punto de vista reformista, reclamando un papel más destacable e igualitario de la mujer en la sociedad.

      En 1850. a través de su periódico, presentó un nuevo estilo de vestuario para las mujeres “activas” inspirado en los trajes tradicionales turcos. La presentación de sus pantalones para mujeres provocaron una oleada de indignación entre la sociedad e insultos de la prensa – de hecho existe la expresión “making a bloomer “ que podría traducirse como meter la pata, cuyo origen fue la presentación de los citados pantalones y que toma el apellido de Amelia como parte de la expresión.

      Estos pantalones eran como unas enaguas largas, flojas y ligeramente hinchadas que se estrechaban en el tobillo; sobre ellas iba una falda más corta que las habituales faldas victorianas. Aunque el diseño desde el punto de vista estético puede resultar discutible, lo cierto es que resultaban cómodos y fueron la antesala de los pantalones para uso femenino.

      Fueron muchas las mujeres que se atrevieron a usarlos, a pesar de ser ridiculizadas y de las burlas que tuvieron que soportar; algunas los usaban por el convencimiento de que representaban un avance para la comodidad de las mujeres lejos del encorsetamiento que imponía la moda victoriana; otras lo hicieron por reivindicación, usando los “bloomers” como un símbolo de la igualdad de derechos de la mujer.

      Pero fueron las feministas las primeras en dejar de usarlos, ya que pensaron que los bloomers estaban desviando la atención de sus reivindicaciones y tenían miedo no ser tomadas en serio por sus ideas.


      Así, el bloomerismo – termino acuñado en la época para denominar esta moda – fue perdiendo adeptos, pero sorprendentemente volvió para convertirse en todo un fenómeno representante de lo moderno, en 1890, con la llegada de la “fiebre de la bicicleta”, ya que era mucho más cómodo montar en bici con bloomers y no con faldas. Eso sí, su renacer trajo consigo alguna variación estética, como un tejido más adecuado, como el tweed, y la supresión de la falda superpuesta.

      Después del revuelo causado por los revolucionarios pantalones, Amelia y su marido se mudaron a Ohio, donde él publicó Western Home Visitor y ella vendió su The Lily. Un par de años después se mudaron a Iowa; pero en ambos lugares y a pesar de no tener ya su propia publicación Amelia Bloomer siguió participando activamente a favor de los derechos de la mujer y colaborando con grupos y asociaciones sufragistas. Murió el 31 de Diciembre de 1894 en Council Bluffs, Iowa.

    • J’avais pas joint l’image d’illustration que fournis libé et qui contiens une autre manifestation de la continuité de la misogynie


      Sur la droite de l’image
      « Le trottin de modiste ne pourra plus se troussé hélas ! »
      qui rappel le « troussage de domestique » et « droit d’importuné » dans lequel nous croupissons toujours.
      #culture_du_viol #humour

      Ca rappel l’importance du pantalon pour les femmes, c’est pour elle une protection contre le viol et les agressions sexuelles et ceci interdit par les hommes et les femmes de droite.

    • Je note ce paragraphe sur le #vélo et l’entrave faite aux #femmes de pratiquer la #bicyclette.

      A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »


  • #Sénégal : inauguration du #musée des Civilisations noires à Dakar | Africanews
    http://fr.africanews.com/2018/12/07/senegal-inauguration-du-musee-des-civilisations-noires-a-dakar

    Le président sénégalais Macky Sall a inauguré jeudi à Dakar le Musée des Civilisations noires. Un évènement qui intervient au moment s’anime le débat sur la restitution des biens culturels africains pillés par la France pendant la #colonisation.

    #culture /#appropriation


  • affordance.info : L’algorithme de la marque jaune.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/12/algorithme-marque-jaune.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef022ad37fa10e200c-600wi

    par Olivier Ertzscheid

    Ce qui sera visible sur votre mur sera donc (en plus des critères précédents) choisi en fonction de votre « intérêt » et de votre proximité avec la personne qui a posté un contenu ; en fonction de la « performance » du contenu en lui-même (sa viralité en gros) ; en fonction de la capacité de la personne qui a posté un contenu à poster des contenus en général très performants (ce qui explique la « prime » de visibilité et d’audience ainsi donnée à certains comptes dans le mouvement des Gilets Jaunes) ; en fonction du « type » de contenu (un post avec uniquement du texte sera moins partagé qu’un post avec des liens, qui lui-même sera moins viral qu’une bonne image qui elle-même l’est souvent moins qu’une très courte vidéo) ; et enfin en fonction de « l’actualité » du contenu, le fait qu’il soit récent et/ou qu’il renvoie à des événements récents (et donc toujours capables de mobiliser facilement notre attention).

    Si on regarde, par exemple, le fonctionnement de Google et de son algorithme Pagerank, le problème y semble assez évident et il peut être formulé comme suit :

    Dans une grande très quantité de pages indexées, comment trouver celles répondant le mieux à une requête donnée ? Réponse : les plus « pertinentes » seront les plus « populaires », et cette popularité sera déterminée par le nombre de liens hypertextes pointant vers elles.

    Simple. Basique.
    Et Facebook donc, quel problème cherche-t-il à résoudre ?

    Facebook cherche-t-il à trouver des contenus répondant le mieux à une requête ? Non puisque nous ne posons (presque) jamais de question à Facebook.

    Facebook cherche-t-il à déterminer la popularité et la pertinence d’un contenu ? Non plus. En tout cas pas fondamentalement.

    Fondamentalement, Facebook cherche à nous contraindre à interagir avec des contenus de la plateforme pour disposer de profils « qualifiés » (= décrits et caractérisés aussi finement que possible). Facebook appelle cela « l’engagement ». L’algorithme de Facebook cherche donc à résoudre le problème de l’engagement. Problème qui peut être décrit de la manière suivante :

    Comment inciter des gens à interagir avec des contenus qui ne les concernent pas et qu’ils ne recherchent pas ?

    Je répète : le problème de l’algorithme de Facebook est de savoir comment inciter des gens à interagir avec des contenus qui ne les concernent pas et qu’ils ne recherchent pas.

    Et comme il a mis en place plein d’outils pour y parvenir (souvenez-vous que ses ingénieurs ont suivi des cours de persuasion technologique), pour peu que des contenus nous concernent, même un peu, même de loin, ou que nous les recherchions, même secondairement, même anecdotiquement, le volume d’interaction monte en flèche. Et le chiffre d’affaire de Facebook avec.

    Je le répète donc une troisième (et dernière) fois, le problème de l’algorithme de Facebook est de savoir comment inciter des gens à interagir avec des contenus qui ne les concernent pas et qu’ils ne recherchent pas.

    C’est cela, le problème de Facebook. Juste cela. Et c’est parce que c’est cela le problème de Facebook que nous avons collectivement un problème avec Facebook et que Facebook a également tout un tas de nouveaux problèmes dont il faudra bien qu’il finisse par répondre devant la justice et peut-être pas uniquement devant la justice fiscale. Et si l’algorithme de Facebook cherche à résoudre ce problème particulier c’est à la fois pour entretenir son propre modèle économique et pour pallier son incapacité à produire une forme de désir de questionnement

    Et dans le cadre de ce problème, la question de la “vérité” ou même de la “véracité” est entièrement escamotée au seul profit de l’engagement :

    « Facebook est une machine à produire de l’engagement. Google est une machine à produire de la popularité. Ce qui veut dire que le régime de vérité de Google est celui de la popularité. Est “vrai” dans l’écosystème Google, au regard des critères de l’algorithme de Google, ce qui est populaire. (...) Est “vrai” dans l’écosystème Facebook ce qui permet de produire de l’engagement, d’être “atteint” (le fameux “reach”) et, par effet de bord, de “porter atteinte”. Peu importe que cela soit “vérifiable”, peu importe que cela soit “populaire” (effet de l’illusion de la majorité), il suffit, dans le régime de vérité de Facebook, que cela produise de l’engagement. »

    Cette vidéo et ces images sont bien sûr tout à fait authentiques. Et cette scène et ce qui a suivi c’est ... Bref. « Ces images terribles sont la preuve à charge d’un dérapage, qui tutoie les procédés de vengeance vidéo, ou revenge porn, plus proches de la loi du talion que du maintien de l’ordre », écrit André Gunthert. Mais là n’est pas mon sujet.

    Dès que cette vidéo est « sortie » (c’était en fin de matinée hier), je l’ai vue rediffusée (« partagée ») par un très grand nombre de mes « amis » ou « amis d’amis » Facebook sans qu’ils aient matériellement ou intellectuellement pu prendre le temps d’en vérifier l’authenticité. Sur le coup beaucoup de titres de presse ont bien sûr immédiatement fait des « papiers » pour générer de l’audience mais l’essentiel de ces « papiers » ne comportaient aucun élément factuel sur l’authenticité, de la vidéo, sur sa date de tournage, sur son auteur, etc. Rien. A ce moment là, et « à ce moment là » est le point important de cette phrase, à ce moment là rien ne permettait d’indiquer que cette vidéo et ces images n’étaient pas fausses ou décontextualisées ou montées ou filmées dans d’autres manifestations dans d’autres contextes.

    Et pourtant des gens qui n’ont sociologiquement rien de « Gilets Jaunes », des gens qui sont par ailleurs à peu près parfaitement éduqués à l’image et à son analyse, des gens qui ne se méfient pas « des médias » ou qui n’y voient pas un ennemi, des gens parmi mes amis et mes « amis d’amis » ont instantanément partagé cette vidéo sans jamais se poser la question de son authenticité au moment où ils lui servaient de caisse de résonance. Exactement de la même manière que chez « les Gilets Jaunes », plein de gens rediffusent et partagent exactement de la même manière des vidéos et des images sans jamais se poser la question de leur authenticité au moment où ils les partagent.

    Ma démonstration s’arrête là puisqu’elle n’avait pour objet que d’essayer de vous convaincre que la question des Fake News n’est pas simplement une question « d’éducation aux médias », qu’elle n’est pas non plus une question « de classe » (sociale), mais qu’elle n’est qu’une question de biais cognitif et d’architecture technique toxique. Comme je l’avais déjà analysé ici.

    L’AFP Factuel et d’autres comptes de médias ont ensuite plus tard dans l’après-midi attesté que la vidéo était authentique et ont produit tous les éléments de contexte nécessaires. Mais même si ce temps de Fact-Checking fut très rapide (bravo d’ailleurs aux différents médias), il fut une éternité à l’échelle de la temporalité « virale ».

    #Facebook #Viralité #Culture_numérique #Algorithmes




  • Feeling rapey hearing the lyrics...

    "We used to play the song ’Baby It’s Cold Outside,’ but you’re the Christmas Executive Officer at Star 102 and you told us it’s no longer appropriate," Anderson wrote Tuesday. “I gotta be honest, I didn’t understand why the lyrics were so bad ... Until I read them.”

    “Baby It’s Cold Outside” lyrics raise concerns: Cleveland radio station Star 102 stops playing popular Christmas song after listeners voice concerns about meaning in the “Me Too” era - CBS News

    Intéressante... prise de conscience (...)

    https://www.cbsnews.com/news/cleveland-radio-station-stops-playing-baby-its-cold-outside-after-listeners

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=268&v=7MFJ7ie_yGU

    Radio station stops playing “Baby It’s Cold Outside” after listeners voice concerns about lyrics in #MeToo era

    Criticism of the lyrics in “Baby It’s Cold Outside” actually has been building for several years. Some Twitter users called out the “date-rapey” undertones of the song in 2013, and a number of publications have run articles questioning the song’s meaning.

    I know “Baby it’s cold outside” is from another era but hearing it in 2013, the lyrics feel really date-rapey. Uncomfortable stuff.
    — Emily (@elusiveemily) January 1, 2013

    2013: The Year We All Independently Realized How Creepy And Rapey The Lyrics To “Baby, It’s Cold Outside” Are
    — len damico (@lendamico) December 11, 2013

    #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #cinéma



  • Un archidiocèse américain en faillite après des plaintes pour pédophilie agences/br - 1 er Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10036468-un-archidiocese-americain-en-faillite-apres-des-plaintes-pour-pedophili

    Confronté à de multiples plaintes pour des abus sexuels commis par ses prêtres ces dernières décennies, l’archidiocèse de Santa Fe, aux Etats-Unis, a annoncé qu’il allait se déclarer en faillite.
    L’archidiocèse de Santa Fe, dans l’ouest des Etats-Unis, a déjà versé des millions de dollars à des victimes d’actes pédophiles.

    L’archidiocèse va se placer sous la protection du « chapitre 11 », une disposition américaine généralement utilisée par les entreprises, qui permet à une organisation de continuer à fonctionner normalement à l’abri de ses créanciers.

    Annonce officielle
    C’est l’archevêque de Santa Fe lui-même, John Wester, qui l’a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse. « Nous n’avons tout simplement plus d’argent », a-t-il assuré. « Nous ne sommes pas riches. Si nous ne sommes plus là, nous ne pourrons plus aider personne », a-t-il plaidé.

    L’archidiocèse a déjà versé des millions de dollars aux victimes d’actes pédophiles commis par ses prêtres et fait encore l’objet de 35 à 40 plaintes, avec autant de lourds dommages et intérêts à la clef.

    Il s’agissait généralement d’accords confidentiels, destinés à éviter que les accusations de pédophilie contre le clergé n’apparaissent au grand jour.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #religion #église #pedocriminalité #violences_sexuelles #USA #Santa_Fe #faillite



  • Why I Hate Answering “Where Are You From?”
    https://hackernoon.com/why-i-hate-answering-where-are-you-from-1d754a87097b?source=rss----3a814

    I’ve realized how much as a “Third #culture Adult” I now detest answering this question. I wrote a whole paper on this topic when working on my master’s degree and I can honestly say that I still not perfect my answer.It’s confusing for everyone. Including me.I’m British, American, Pakistani, Indian, Asian, South Asian, Austinite, Californian, and hopefully, one day a New Yorker. Yeah, there you go. But that tells you very little about me…what were the assumptions running through your head?Imagine the juggling I have had to do…man…I feel the headache coming on…When I was younger, my parents felt a sense of shame admitting where they were from based on pressures from the British society we were trying to assimilate to. My father faced discrimination based on his last name…people assumed our (...)

    #where-are-you-from #identity #travel #diviersity


  • Quand l’anti-féminisme débarque de France pour donner des leçons en Argentine | Marie Bardet
    http://www.contretemps.eu/anti-feminisme-france-argentine

    Je lis l’intervention de Catherine Millet, invitée à donner la conférence d’ouverture du Festival International de Littérature de la ville de Buenos Aires la semaine dernière, dans un auditorium du MALBA (Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires) plein à craquer, selon l’article qui retranscrit la conférence. Source : Contretemps


  • Seven Habits for a More Toxic Code Review #culture
    https://hackernoon.com/seven-habits-for-a-more-toxic-code-review-culture-69fc81eac3c?source=rss

    Please don’t practice any of the following “advice.” From junior developer to CTO of a Fortune 500, we’re all guilty of making mistakes within software development. We’ve picked the worst examples we’ve seen around code review and pulled them together into one terrible, awful reviewer:Look — I get it. You’ve done everything you could to ensure that no one would ever ask you to do a code review, but they’ve gone and promoted you anyhow. Now you have a whole team to bring down with you, down to the depths of a toxic code review culture.This won’t be easy — making enemies never is — but if you follow these seven highly effective habits, no one on your team will even think about submitting a pull request. And less pushes means less work. Win-win.1. Just the facts — opinions are for lesser developersDon’t (...)

    #engineering-leadership #software-development #code-review #engineering-mangement


  • (16) Dominique Pasquier : « Les usages avancés du Net restent élitistes » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/21/dominique-pasquier-les-usages-avances-du-net-restent-elitistes_1693457

    Avec les smartphones, Internet est entré dans les usages quotidiens des familles modestes. Mais il s’agit avant tout d’une version simplifiée et servicielle.

    Une de vos constatations, c’est qu’Internet s’est intégré à la vie quotidienne…

    C’est ce qui m’a frappé quand j’ai commencé les entretiens : non seulement Internet est là, mais c’est comme s’il avait toujours été là ! C’est très frappant. Les femmes m’ont raconté : « Le matin, je me lève, je prends mon café et je lis mes notifications Facebook. » C’est déjà ritualisé alors que c’est très récent. Je pensais que ça continuait à être vécu comme quelque chose de compliqué. Mais en fait, c’est totalement fluide. L’adoption d’Internet est aussi allée très vite car, si elles se sont équipées tard, ces familles en avaient beaucoup entendu parler. Ce devait être un sentiment d’exclusion très fort, d’être en dehors de cet univers.
    Ces familles accèdent-elles aussi à Internet avec un ordinateur ?

    Non, ces familles ne se sont jamais vraiment approprié l’ordinateur. Les tablettes et téléphones, avec leur interface tactile, suppriment l’obstacle du clavier et de la souris. C’est ce qui a boosté l’équipement et la connexion.
    L’Internet de ces familles est donc une version simplifiée, tactile et servicielle…

    Oui, Internet a avant tout pour elles un usage utile, qui s’intègre parfaitement dans le quotidien. Ce que je retiens, c’est que les personnes que j’ai rencontrées ont pris ce qui était important pour elles. Mais ce qui a encore du mal à passer aujourd’hui, c’est la dématérialisation des services administratifs. Ce sont des personnes qui se promènent sur le Bon Coin avec une grande aisance, elles n’y ont aucun problème d’interface, et dès qu’elles se retrouvent sur le site de Pôle Emploi ou de la CAF, c’est l’horreur. Ce sont d’énormes problèmes d’ergonomie, et il y a une grosse responsabilité de la part des pouvoirs publics.

    Vous avez aussi enquêté à partir de comptes Facebook…

    J’ai récupéré ces accès grâce à une autre enquête, Algopol, qui avait aspiré, avec le consentement des gens bien sûr, le contenu de comptes depuis leur création. C’est un autre univers. Quand on rencontre les gens, il y a un certain rapport qui s’installe, les gens affirment ne pas se dévoiler sur Internet. J’ai sélectionné des comptes avec le même profil que les personnes que j’ai rencontrées : elles habitent à la campagne, elles ont entre 30 ans et 50 ans, employées des services à la personne ou ouvrières. Eh bien on voit que ça peut aller assez loin dans le dévoilement de l’intimité.

    C’était un travail compliqué. Il n’y avait pas de méthode. J’ai passé presque un an à lire tous les jours pour essayer de comprendre quel statut il fallait donner à ce contenu. On comprend assez vite que les interactions en ligne sont des échanges qui restent dans l’entre-soi social. Avec quelques spécificités. Par exemple, on échange très peu sur son activité professionnelle, contrairement aux classes moyennes et supérieures.
    Et on partage beaucoup de citations…

    J’ai découvert cette pratique que j’ai trouvée fascinante : les envois de citations sur la vie, ces « panneaux » qui sont énormément partagés. Ça se finit toujours par « Poste-le sur ton mur si tu es d’accord ». On voit qu’il y a une morale qui circule à toute vitesse et qui contient toujours les mêmes messages : être authentique, être soi-même, aimer sa famille, ne pas trahir, ne pas faire attention aux apparences, etc. C’est-à-dire exactement l’inverse de ce qu’on raconte du monde politique, qui est faux, fourbe, voleur, etc.

    Cette circulation de citations mais aussi de caricatures, c’est une manière de tester l’accord de son entourage. C’est une recherche de consensus avec un objectif de réassurance sur la morale commune. Et il faut condamner les gens contraires aux normes.

    #Dominique_Pasquier #Internet #Sociologie_usages #Usages #Culture_numérique


  • Psychanalyse arnaque en parlant de la Théorie sexuelle -
    https://www.youtube.com/watch?v=NlBDrjbw1ws


    Comment la psychanalyse légitime et organise les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants.
    Extrait choisi :

    Le père pédophile est un bon père aimant, il reconnait le droit de son enfant à la jouissance....

    #la_gerbe
    #misogynie #psychanalyse #sexisme #culture_du_viol #escroquerie #phallocentrisme #pedocriminalité #lacan