• L’univers obscur des INCELS
    https://www.youtube.com/watch?v=GqEWqrr4T9s

    Exploration du discours masculiniste des auteurs de féminicides et leurs adeptes.

    #masculinisme #féminicide #culture_du_viol #domination_masculine #know_your_ennemy #PUA #PNL
    #chasse #virilo-carnisme
    Je découvre que la création de la première communauté incel (via newsletter à l’époque) était le fait d’une lesbienne qui avait du mal à trouvé des partenaires et n’as pas rejeté les hommes qui se sont intégré dans sa communauté.

  • Adele Haenel et après.
    https://www.crepegeorgette.com

    Je me souviens, dans ce lieu peu habitué aux discussions sur les droits des femmes, dont l’animatrice elle-même m’avait dit être mal à l’aise avec le sujet (parce que c’est aussi le sujet, quand les personnes de plus de 60 ans arriveront-elles à parler des violences sexuelles qu’elles ont subies, elles sont rares, le tabou est immense) de cette dame. Environ 60 ans. Elle n’avait sans doute jamais parlé en public et encore moins de cela. Elle n’avait pas les mots, pas l’aisance, pas l’attitude pour le faire (ce n’est en aucun cas un jugement, juste un constat). Et son témoignage était long parce qu’elle était émue, elle digressait. L’impatience grandissait dans la salle. Elle nous a dit les viols par son mari pendant des années. Mais ce n’était pas ca qu’elle voulait dire. Elle nous a dit – avec un ton si plein de fierté – que lors de la confrontation pour le divorce ; elle lui avait dit : « tu m’as violée ». Elle savait déjà qu’elle avait bien fait. Mais, il y avait cette voix, il y avait toujours cette petite voix, qui fait demander l’approbation ; ai-je bien fait de lui dire. Elle l’a répété plusieurs fois ; « je lui ai dit vous savez ». Et puis elle s’en est allée. Et moi j’avais envie de brûler ce monde où une femme doit se convaincre qu’elle a été violée car tout l’a poussée à penser que tout ceci est normal.
    Cette dame-là ne passera jamais à la radio, ou à la télé. Parce qu’elle n’a pas les codes pour le faire. Codes qu’a Adele Haenel. Ho je ne la critique pas un instant. En revanche je m’interroge sur tous ces gens qui mettent en avant sa force, son courage parce qu’elle correspond à peu près à leur stéréotype de leur « bonne victime ». Elle est jolie, elle s’exprime bien, elle est calme, elle n’a pas envie de cramer les couilles de son agresseur au fer à souder. Alors je me méfie. Je pense beaucoup à elle. J’attire l’attention sur le fait de ne pas en faire une icône qu’on finit toujours par brûler au moindre mot de travers. Icone à qui on va bien vite demander de signer toutes les pétitions, d’assister à toutes les manifs et de s’exprimer sur tous les viols dans le cinéma. Elle ne le fera pas, elle aura raison et il y aura bien quelqu’un pour lui reprocher.

    #culture_du_viol

  • A priori, la plupart des gens seront d’accord pour dire que la pédocriminalité est une horreur, qu’ils sont résolument choqués par le viol et qu’ils condamnent avec la plus grande fermeté les violences sexuelles.

    En même temps, le film de Roman Polanski, J’accuse, fait le troisième meilleur démarrage de l’année pour un film français.


    On va arrêter de tourner autour du pot, de couper les cheveux en quatre, de se triturer les neurones. Ce succès signifie une chose toute simple : la plupart des gens s’en contrefoutent des violences sexuelles. Pour beaucoup de gens, la pédocriminalité, ou l’hébécriminalité, ce n’est pas grave. On peut violer une fille de 13 ans. Elle l’aura bien cherché d’une manière ou d’une autre.

    Bien sûr, ils ne le formulent pas comme ça. Ils sont sans doute nombreux à affirmer qu’on ne sait pas ce qu’il s’est vraiment passé. Qu’ils ne sont pas juges. Ils laissent la place au doute, et le doute bénéficie à l’accusé. Sauf que Polanski n’a jamais nié les rapports sexuels avec Samantha Geimer. Rappelons que, en l’occurrence, on parle non seulement d’un rapport vaginal mais également anal. On parle de sodomiser une fille de 13 ans. Je vois mal comment on peut soutenir qu’elle en avait vraiment envie. Quand les faits avérés sont : une pénétration anale sur une fille de 13 ans à qui l’on a filé des barbituriques et de l’alcool, j’ai un peu de mal à situer le doute.

    Ah oui, mais les gens, ils ne savent pas ça, ils ne sont pas au courant de ces détails.
    Bah non. Pour une raison toute simple : ça ne les intéresse pas. Ils ne veulent pas les connaître, ces détails. La vérité, c’est qu’ils veulent pouvoir aller voir un bon film tranquillou. Alors franchement, les violences sexuelles versus un bon film… Bah, c’est le bon film qui l’emporte. Et ça, ça veut dire qu’ils s’en foutent des viols perpétrés à l’encontre des jeunes filles. On peut leur expliquer que Polanski n’a pas nié les faits, on peut leur sortir une vieille interview vidéo dans laquelle il évoque son attirance pour les jeunes filles de 14 ans de manière totalement décomplexée. On peut leur donner la liste de celles qui se disent victimes, douze au total quand même.

    Ils s’en foutent.

    Dans le fond, je suis convaincue qu’ils s’en foutent même de la présomption d’innocence. Elle ne leur sert que de parapluie. Ils ont envie de voir ce très bon film qui a des très bonnes critiques. Pourquoi donc ils se priveraient de deux heures et douze minutes de plaisir cinématographique ? Tout le reste, ça ne les concerne pas.

    Il faut se regarder en face deux secondes et admettre la vérité : on s’en fout des viols. Enfin… ça devient très grave –à condition qu’il s’agisse d’un réalisateur moyen. En matière de pédocriminalité, on n’a pas le droit à la médiocrité. Faut pas déconner, ça se mérite le droit de violer. Mais un grand réalisateur, bah il a le droit. C’est tout. Le plaisir qu’on va tirer à regarder un film se situe bien au-dessus de nos soi-disant valeurs absolues selon lesquelles le viol, notamment sur mineure, c’est très mal.

    Ces gens me rappellent la réaction de certains catholiques face aux viols dans l’Église. Pour eux, la religion et l’Église sont des valeurs absolues, et ça leur est extrêmement difficile d’affronter les révélations des victimes. Le prêtre accusé est toujours décrit comme tellement gentil, serviable etc. Qu’est-ce qu’on peut se moquer de ces gens, les tourner en ridicule parce qu’ils sont obtus, aveugles, de mauvaise foi, qu’ils refusent de voir l’évidence, leur prêtre est pourri, leur Église est pourrie, c’est tout. Mais quand votre religion, c’est l’art, quand vos prêtres sont les artistes (et je n’écris rien de très neuf, le critique Paul Bénichou l’a analysé dans Le sacre de l’écrivain, et cela s’applique parfaitement aux cinéastes), eh bien là, brusquement, on a droit à des discussions quasi théologiques sur la suprématie de l’art, sur l’homme et l’artiste qu’il faudrait distinguer –soit, grosso modo, l’ancienne dichotomie entre l’âme et la chair. La chair est faible, mais l’âme est belle.

    Ce que dit de nous l’affaire Polanski, c’est qu’on s’en branle des violences sexuelles. Malgré tous nos beaux discours, la main sur le cœur, l’air dégoûté par ces monstres, en réalité, ça ne nous dérange pas tant que ça. Ça ne nous empêche ni de dormir, ni d’aller au cinoche. Tant qu’il ne s’agit pas de nos propres filles, évidemment.

    Les violences sexuelles sont partout dans notre société, à un degré sans doute largement sous-estimé, et quand on voit l’état actuel de l’affaire Polanski, on ne peut plus s’en étonner. Les violences sexuelles sont partout, parce qu’on les tolère, parce qu’on est complètement prêts à négocier avec elles, à négocier même une place de cinéma. Comme le faisait remarquer je ne sais plus qui sur Twitter, il faut peut-être différencier l’homme de l’artiste, mais ils ont tous les deux le même compte en banque. Eh bah, c’est pas grave.

    Dans notre société, on peut gagner le droit de violer. Il y aura toujours une pléthore de personnes pour vous trouver des excuses, pour minimiser, pour chipoter. On n’a qu’à dire qu’elles mentent toutes, qu’à 13 ans on peut parfaitement avoir très envie de se faire sodomiser par un homme de 43 ans, que de toute façon il a lui-même tellement souffert que ça lui donne bien le droit de s’autoriser quelques plaisirs, que c’était une autre époque (une époque où, malgré tout, le soir même, Samantha Geimer écrit dans son journal « il m’a violée, merde ! »), que ce qui compte vraiment, c’est l’art, ce sont les films, que tout ça, c’était il y a tellement longtemps, que ce sont de vieilles histoires.

    Ce qui n’est pas une vieille histoire, ce qui est extraordinairement d’actualité, c’est la culture du viol dans laquelle baigne notre société, cette culture que Valérie Rey-Robert a décryptée. Le présent, c’est notre infinie indulgence envers ces violences.

    Pourquoi pas ? Mais arrêtons d’être hypocrites. Assumons. Disons clairement les choses : dans notre culture, le viol est excusable. On ne demande pas aux hommes de ne pas violer. On leur demande de faire de belles œuvres. Pleines de sensibilité et d’intelligence. C’est notre valeur absolue à nous. On placera toujours la parole de l’accusé au-dessus de celle de la victime, tant pis pour elle, tant pis pour nous toutes et tous qui vivons dans cette société destructrice.

    Chez nous, mesdames et messieurs, l’art autorise tout. Amen.

    Titiou Lecoq pour Slate.fr
    #violophilie #culture_du_viol #déni

  • La manière de posé une question selon que vous serez faible ou puissant.


    Chez liberation on se demande ;

    Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes » lors d’un débat sur LCI ?

    et

    Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Alors que libé aurais tout aussi bien pu se demander :

    Pourquoi Alain Finkielkraut a-t-il appelé à violer les femmes lors d’un débat sur LCI ?

    ni

    Est-ce que le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Pourtant Finkielkraut a bien fait appel au viol et apologie du viol avec circonstances aggravante de viol par conjoint. Il est donc passible de poursuite pour appel au crime contre un groupe discriminé.
    Mais Libé prend la défense de Finkielkraut qui est plus puissant que les femmes et Mme De Haas réunis.

    Dans la vidéo de 16 secondes intégrée à ce tweet, on entend juste Alain Finkielkraut, phallosophe, dire à Caroline De Haas, militante féministe : « Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension « ironique » des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence.

    Non seulement c’est un délit d’appeler au crime mais Finkielkraut par sa fonction d’académicien à une portée officiel. Ses propos engagent la république puisque ce délinquant misogyne et raciste est subventionné grassement par nos impôts.

    Pour l’ironie ca ne change rien, la loi ne dit pas que l’ironie autorise les appels au crime.

    Rappel de la loi :

    Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent (un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ) ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

    #humour #culture_du_viol #violophilie #masculinisme #appel_au_viol #académie_française #sexisme_d'état #phallosophe

    • Oui @martin4 d’où mon tag #sexisme_d'etat
      J’ajoute que le ministère de la culture recrute depuis 10 ans son personnel féminin avec une épreuve scatologique. Or après les signalements ni ce ministère si Sciappa n’ont désapprouvé et même après les révélation de la presse, le ministère ne récuse pas cette politique de recrutement et Sciappa ne répond pas plus. Je sais pas ce qu’en penserait Dreyfus mais je sais que si Libé dénonce d’un coté les féminicides et médiatise la politique de recrutement du ministère de la culture, #en_même_temps Libé trouve super drôle ce que dit Finkielkraut tout en oubliant étrangement de rappeler les limites que la loi pose à la #liberté_d'expression . Pour Finki, le minimum serait qu’après de tels propos, il soit viré de l’académie française.

    • Pour Finkielkraut (et d’autres) je pense qu’il est important de parler de « #Militant_pédophile_d'extrême_droite »

      Sur Finkielkraut et son militantisme pédophile :
      - Sur l’affaire Polanski, il ne cesse de minimiser le caractère enfantin de la victime (il compte les mois « 13 ans et 9 mois », il s’intéresse aux menstruations de la victime, il souligne qu’elle avait un « petit ami » (de son age) avec qui elle avait eu une ou deux relations sexuelles)
      - En 1977 avec Pascal Bruckner, il soutien Tony Duvert qui fait l’apologie de la pédophilie et considère que dès 10 ans un enfant peut avoir des relations sexuelles avec un adulte sans problème.

    • Amusant de constater qu’il y a une page consacrée au « gauchisme » sur Wikipédia.

      Gauchisme — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme

      Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux62,63, vont aller jusqu’à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu’à inciter à le lire.

    • Le cas est un peu tendancieux puisqu’il se défend justement d’appeler à violer en mettant en scène sa caricature appelant à violer. Une chose est sûre, le récit par Libé, aussi complaisant soit-il, est déjà gerbant : des mecs du côté du manche défendent le droit de marcher sur les personnes de groupes sociaux minoritaires ou minorisés. Et tous les mecs qui défendent sur Twitter avec des super arguments : « Mais c’est de l’humouuureuh ! »

      Ça n’est pas de l’humour, l’humour étant destiné à faire rire alors que cette énonciation un peu tordue avait pour but de choquer Caroline De Haas (je suis trop loin de mes études de linguistique pour dire de quoi il s’agit mais des énonciations ambiguës ne font pas une blague ni réciproquement, c’est autre chose).

      J’ai un peu hésité et puis j’ai fini par rapporter les faits au CSA. Justement, et ça a fini de me convaincre, parce que le CSA ne prend pas les plaintes pour des propos interdits par la loi mais pour tout ce qui passe en-deçà et témoigne d’un manque du respect basique pour les gens et leur intégrité corporelle et mentale dans cette société. Parce que c’est le public qui attribue des fréquences, voire des subventions, donc on peut estimer que le public a droit de regard sur ce genre de salauderie.

      D’autre part j’ai noté ici https://seenthis.net/messages/806932 que Finkielkraut est le premier à se plaindre de gérontophobie quand on s’attaque à sa situation de mâle en fin de carrière et au sommet de son pouvoir (ici de sa capacité de nuisance). Il comprend très bien ce qu’a de toxique la haine pour un groupe... à condition qu’il en fasse partie !

    • Je ne voie pas ce qui pourait faire pensé que Finki ne viol pas sa compagne tous les soirs. C’est plutot inimaginable qu’une femme consente à du sexe avec ce sphincter incontinent. J’en profite pour dire aux femmes de châtrer les hommes et de commencer par Finki, ca le fera surement bien rigoler.

    • Question de budget ? Dans l’émission sur le vieillissement où ils sont entre mâles à se féliciter de leur grande sagesse et que la société (dont la recherche médicale) soit à leur service, ils avouent que leur sexualité est sous perfusion de Viagra.

      Cette sortie ne signifie ni que Finkielkraut viole ni qu’il ne viole pas sa femme, mais bien qu’il s’en fiche et qu’il souhaite garder le privilège de ne pas y réfléchir. Elle m’a fait penser au début de Coïts (Intercourse) d’Andrea Dworkin. Elle raconte que Léon Tolstoï hait le sexe mais que de temps en temps il est submergé par sa libido, qu’il n’imagine pas satisfaire autrement qu’en violant sa femme. Il se vidange dans son corps comme si c’était une chose, sa chose, puis la regarde comme un tas de merde... jusqu’à la prochaine fois. Non, il ne la viole pas tous les soirs mais il la viole et tout le monde s’en fiche à part une poignée de féministes et pro-féministes.

      Tous les mecs de cette émission se sont comportés comme de merdes assises sur leur privilège de blesser les autres. Ce sont des raclures et pas un n’est venu à l’aide de Caroline De Haas qui ne représentait pas que le féminisme mais aussi la simple décence.

    • Lorsqu’il lance à la cantonade "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs", Alain Finkielkraut sait qu’il s’adresse à une victime de viol. Il sait aussi qu’à l’instant où il prononce - éructe - cette phrase, des dizaines de milliers de victimes de viol le regardent.
      ...
      La parole est « normatrice », elle est un agent actif sur la société. Elle agit sur les mentalités et sur les comportements. Je suis très étonnée depuis mercredi de voir des journalistes m’expliquer que c’était du 2nd degré donc au final, ce n’est pas si grave. Ces personnes travaillent pour des médias. Ils passent leurs journées à écrire et, pour certain.e.s, à parler à la radio ou à la télé.

      Ils n’ont pas conscience de la puissance d’un mot, d’un écrit, d’une parole ?

      Les mots, qu’ils soient prononcés au 1er ou 2ème degré, agissent. Différemment, sans doute. Mais ils agissent quand même. Quand un homme se moque à la télévision d’une militante féministe qui rappelle le nombre de femmes victimes de viol en France, il ne se moque pas seulement d’elle. Il se moque de ses propos. Il se moque du sujet. Il se moque du viol.

      Il légitime au final l’oncle ou le neveu qui expliquera lors d’un prochain repas de famille que franchement, « on parle trop de cette question », que « ça va deux minutes », que « y a pas tant de viols que ça en France ». Et Alain Finkielkraut, volontairement ou pas, participe de fait à verrouiller un peu plus ce secret qu’on essaye, contre vents et marées, de lever.

      https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/151119/le-viol-alain-finkielkraut-et-le-deni

    • Merci Antonin de citer l’analyse qu’a fait Dworkin de l’hypocrisie sexuelle de Tolstoï (à partir de ses propres écrits et de ceux, plus discrets mais plus émouvants de Sophie Andreievna Tolstoi). COïTS met également en scène d’autres viols iconiques dans les écrits d’écrivains mâles couronnés : Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer, Diego Rivera, James Baldin, Kôbô Abé et beaucoup d’autres. (https://scenesdelavisquotidien.com/2019/03/06/dworkin-aujourdhui-a-propos-de-sa-preface-a-intercourse-coit)

    • « Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, Danièle Obono, députée de Paris, Uga Bernalicis, députée du Nord et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège du groupe la France insoumise ont saisi aujourd’hui [vendredi] la procureur de la République de Paris sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, pour les propos tenus par l’époux de Sylvie Topaloff le 13 novembre 2019 lors de l’émission La grande confrontation sur LCI », expliquent-ils.

      http://www.leparisien.fr/societe/propos-de-finkielkraut-sur-le-viol-quatre-deputes-lfi-saisissent-le-procu

      Les quatre Insoumises « considèrent que ces propos peuvent constituer un délit aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 » portant sur la provocation « à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

    • Je trouve significatif que les hommes de droite - ce qu’est clairement Finkielkraut malgré une réputation acquise à gauche - instrumentalisent aussi cavalièrement les femmes, pas seulement la leur, mais celles de tous leurs auditeurs. Relire Dworkin ("Les Femmes de droite") à propos de la fausse sécurité promise aux femmes par les idéologues conservateurs-trices. « Il était une pomme » en a fait une série de vidéoclips : https://www.youtube.com/watch?v=yPkEd7vd0lI

    • Merci pour « il etait une pomme » @martin4

      Ici une déclaration sur les enfants de 16 ans malléables et influencables :

      « Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant. Je crois que l’écologie mérite mieux, et il est clair qu’une enfant de 16 ans, quel que soit le symptôme dont elle souffre, est évidemment malléable et influençable.

      https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/alain-finkielkraut-tire-a-boulets-rouges-sur-greta-thunberg,8427127.php

      et ici une déclaration répété chez pujadas par le même sur les adultes de 13 ans et 9mois

      J’ai rappelé les faits, (...) cette jeune fille, qui avait en l’occurence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (...)

      Ce qui implique que si une fille est pubère il ne peu plus y avoir de viol. Ca implique aussi que si une fille pubère est consentante un jour pour du sexe avec un garçon ou un homme alors elle est consentante pour toute pratique sexuelle avec n’importe quel homme n’importe quand, n’importe ou. C’est encore plus grave que ce que les analyses en disent. Ce que Finki défend comme idée c’est qu’une fille qui a passé la puberté n’est pas violable, une fille qui as un petit ami non plus... Il pense exactement comme les talibans qu’il prétend combattre.

      En 2009 il ajoutai aussi :

      « C’était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme. Et Vogue homme n’est pas un journal pédophile.
      C’est quand même une chose à prendre en considération. »

      Sinon je me demande si Finki rigolerais dans le cas ou un antisémite noroire s’amusait à dire « Je dit aux goys, gazez, gazez, gazez les juifs. D’ailleurs je gaze un juifs chaque soirs. » pour se dédouaner d’être antisémite. Mais pas de pbl pour dire de la misogynie pour se défendre d’être misogyne. Ca me rappel mon ancien proprio qui me disait « Je suis pas raciste moi, je loge une négresse au 3eme ! »

      Par rapport à l’ironie et au 2nd degrès. Ce mode de communication exige une connivence entre les parties communicantes. Pour que le second degrés sois compris il faut de la connivence avec la ou les personne·s à qui s’adresse ce discours.

      https://www.youtube.com/watch?v=F9IOU0lB8j8

      Or Finki prétend faire de l’ironie sur le viol avec une victime de viol qui est face à lui, et il sais qu’il est regardé par des milliers de victimes de viol il ne peu donc absolument pas se faire valoir d’une connivence avec ses interlocutrices, les seuls avec qui il pourrait avoir de la connivence ce sont les agresseurs sexuels et leurs complices. Pour que Finki ai le droit à l’ironie, il faudrait qu’il n’ai jamais tenu de propos sexistes par le passé, qu’il n’ai jamais défendu de violeurs et qu’il prouve qu’il n’as jamais violé. Or Finki est un habitué du discours misogyne pro viol. Il a défendu le fait que toute fille qui passe la puberté ne peu plus refusé son consentement (ainsi que toute fille pubère qui a un petit ami ou/et qui a posé nu sur une photo un jour) et enfin vu sa conception du viol (une fois pubère les femmes n’ont plus le choix) il est plus que probable que Mme Topaloff en ai déjà subi de nombreux.

    • @tintin les sources sont multiples, mais je n’ai pas pu vérifier dans le livre écrit par Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner (en soit, ces deux noms accolés c’est déjà un film d’horreur) dans « Le Nouveau Désordre amoureux » en 1977 et ré-édité en poche récemment. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Finkielkraut#La_%C2%AB_pens%C3%A9e_68_%C2%BB,_le_progressisme_et Le lien de Big Grisly https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme#Les_provocations_soci%C3%A9tales semble provenir de la même source c’est à dire #Michel_Onfray (personne que je trouve tout autant critiquable que Finkielkraut) dans son livre « L’autre pensée 68 : Contre-histoire de la philosophie ». Onfray écrit :

      https://books.google.fr/books?id=261ODwAAQBAJ&lpg=PT18&dq=Pascal%20Bruckner%2C%20p%C3%A9tition%

      "Loin de l’empire des adultes sur le sexes des enfants, le narrateur tient ce propos dont on peut imaginer qu’il est celui de l’auteur du livre : « Aimer un enfant, c’est lui permettre d’accéder sans heurt, par la voie de l’affection et du savoir, à une émotion, à une sensibilité et à une conscience dont l’amour ne saurait se passer pour rayonner de cette humanité à laquelle nos sociétés lui permettent rarement de parvenir » (75) — nous sommes loin des thèses de #Pascal_Bruckner et #Alain_Finkielkraut qui, dans "Le Nouveau Désordre amoureux" (1977), invitaient à ce que leurs lecteurs s’inspirent des livres du pédophile #Tony_Duvert dont ils déploraient qu’ils « provoquent le scandale : ils devraient susciter des vocations, dessiller les yeux » (au Seuil, page 266). En 1979, dans "Au coin de la rue, l’aventure", les deux compères [Bruckner et Finkielkraut] récidivent en écrivant : « Désirez-vous connître l’intesité des passions impossibles ? Éprenez-vous d’un(e) enfant » (ibid, 91)..."

      Et samedi dernier encore, tranquillement lors de son émission Répliques où il avait invité #Laurent_Dandrieu (de #Valeurs_Actuelles) et #Antoine_Guillot (de #France_Culture) :

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

      Alain Finkielkraut :
      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      Laurent Dandrieu :
      « Je pense qu’en fait le seul cas où on pourrait, éventuellement, repousser et rejeter une oeuvre artistique en raison des comportements scandaleux de son auteur, serait le cas où l’oeuvre sert justement à l’auteur pour justifier son comportement scandaleux. Un pédophile qui fairait une oeuvre qui fasse l’apologie de la pédophilie, là effectivement, il y aurait un problème évident à apprécier cette selon des critères purements artistiques. Il me semble absolument évident que dans le cas de Woody Allen on n’est absolument pas dans ce cas de figure là. »

      Alain Finkielkraut :
      « Alors il est vrai que, quand même, nous avons beaucoup changé de contexte parce qu’il y a un auteur qui a fait ça, très admiré dans les années 1970, et peut-être pas tout à fait pour rien, c’était Tony Duvert. Tony Duvert dans "Quand mourut Jonathan" a fait en effet l’apologie de la pédophilie. Mais bon, voilà, c’était... autres temps autres moeurs. »

      Ou encore dans l’ouvrage de #Malka_Marcovich dans son livre « L’autre héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle » (Albin Michel)

      https://www.letemps.ch/societe/revolution-sexuelle-mai-68-genere-un-tourbillon-dabus

      "D’ailleurs les « nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux « stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux » (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux)."

    • Concernant la « définition de la pédophilie selon Alain Finkielkraut » on peut noter sa constance depuis au moins 1977 à défendre ce que nous appelons la pédophilie mais lui appelle des « relations sexuelles avec des jeunes filles pubères ».

      Pour moi Alain Finkielkraut procède à une réification des filles puisqu’il réduit celles-ci à un assemblage mécanique, la puberté , il nie la pertinence de la prise en compte de leur développement moral, psychologie, émotionnel, cognitif, intellectuel et social pour définir leur enfance.

      Alain Finkielkraut va ainsi à l’encontre

      – de la définition de l’ONU formalisée dans l’article 1er de "La Convention relative aux droits de l’enfant" :

      « _Au sens de la présente Convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ._ »

      https://www.unicef.fr/sites/default/files/convention-des-droits-de-lenfant.pdf

      – de la définition légale française https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/minorite.php

      "la « minorité ». est le nom donné au statut juridique que la loi attache à la situation juridique de la personne qui, en France, n’a pas atteint l’âge de 18 ans."

      La majorité sexuelle étant acquise à partir de 15 ans : https://www.planning-familial.org/fr/majorite-sexuelle-quelle-majorite-sexuelle-446

      ""Le fait, par un majeur, d’exercer SANS violence, contrainte, menace NI surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende"

      – Je n’ai pas trouvé de définition claire de l’enfance selon l’Organisation Mondiale de la Santé, mais voici comment l’ OMS définie la petite enfance :
      https://www.who.int/social_determinants/themes/earlychilddevelopment/early_child_dev_ecdkn_fr.pdf

      « Le présent document fait la synthèse des connaissances sur les possibilités d’améliorer la situation relative au développement de la petite enfance (DPE) à l’échelle mondiale. Conformément aux normes politiques inter-
      nationales, nous définissons la petite enfance comme la période allant du développement prénatal jusqu’à l’âge de huit ans. Ce que vivent les enfants durant leurs premières
      années sert de pierre angulaire pour le reste de leur vie. Cela s’explique par le fait que le DPE — dont les aspects physiques, sociaux, émotionnels, du langage et cognitifs — exerce une grande influence sur l’apprentissage de base, la réussite scolaire, la participation économique, la citoyenneté sociale et la santé. »

      On peut donc dire qu’en souhaitant restreindre l’enfance à la période avant la puberté (et donc potentiellement avant 13 ans et 9 mois mais aussi avant 11 ans) et donc la pédophilie aux relations sexuelles avec des enfants impubère, dans la situation actuelle, et compte tenu de ses valeurs sur d’autres sujets : Alain Finkielkraut est bien un militant pédophile d’extrême droite.

      Positions qu’il a exprimer à plusieurs reprises :

      9 octobre 2009 8h20

      « Polanski n’est pas pédophile ! Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits ! C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour vogue homme ! Et vogue homme n’est pas un journal pédophile ! »

      https://archive.org/details/finkielkrautpolanskipedophilie2009

      Mercredi 13 novembre 2019

      Cette jeune fille qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami. Elle a eu cette relation avec Polanski, il a été accusée de viol.

      https://archive.org/details/alainfinkielkraut-lagrandeconfrontation-lci

      Samedi 16 novembre 2019

      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

    • « il faut utiliser le vocabulaire qui convient » nous tance l’Académicien. Si les règles de la bienséance ne bâillonnaient pas celles qui partagent un plateau avec cet homme, il se ferait servir des propos inconvenants mais parfaitement justifiés. Car enfin, n’est-il pas obscène que l’Académie française, les grosses pointures du cinéma français et des émissions de grande écoute soient ainsi mobilisées par la défense d’un pleutre ? Polanski n’a rien d’un héros : il a sodomisé à deux reprises une adolescente de 13 ans après l’avoir subornée et droguée avec des Quaaludes. Il a reconnu ces actes et est, depuis, un fugitif de la justice, profitant des pays qui n’ont pas d’entente d’extradition avec les USA. Je trouve obscène qu’on l’ait laissé s’accaparer l’héroïsme d’Émile Zola pour tenter de se laver les mains.

  • Face aux violences sexuelles, LREM ordonne le silence dans les rangs
    12 novembre 2019 Par Lénaïg Bredoux

    Un député de la majorité, Pierre Cabaré, est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral sur sa suppléante. Quatre anciens collègues confirment les accusations. Mais aucune sanction ou mise en retrait n’a été demandée par LREM.

    S’en remettre à la justice et, en attendant, surtout ne rien faire. C’est, en résumé, la politique de La République en marche (LREM) face aux affaires de violences sexistes et sexuelles. Et le contexte n’y change rien, ni l’approche des élections municipales, ni le Grenelle organisé par le gouvernement, ni les engagements publics d’Emmanuel Macron ou de sa ministre Marlène Schiappa.

    Le parti majoritaire s’est ainsi refusé à prendre toute mesure à l’encontre du député Pierre Cabaré, visé depuis plusieurs semaines par une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral. Lui parle de « fausses accusations » et a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/121119/face-aux-violences-sexuelles-lrem-ordonne-le-silence-dans-les-rangs

    #metoo #culture_du_viol #LREM #violences_sexuelles #injustice #déni #fémonationalisme #libfem

  • Au fil des ans, cinq adolescentes ont accusé Roman Polanski de violences sexuelles - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091119/au-fil-des-ans-cinq-adolescentes-ont-accuse-roman-polanski-de-violences-se

    L’affaire Roman Polanski rebondit à nouveau. Le Parisien a révélé, vendredi 8 novembre, un nouveau témoignage d’une femme accusant le réalisateur de viol : il s’agit de la photographe française Valentine Monnier, qui était âgée de 18 ans au moment des faits qu’elle dénonce, en 1975. Le cinéaste « conteste fermement toute accusation de viol ».

    Valentine Monnier explique que c’est en découvrant, en juillet, que le réalisateur préparait un film sur l’affaire Dreyfus, qu’elle a décidé de rompre le silence, qu’elle avait maintenu pendant 44 ans. Et c’est le témoignage de l’actrice Adèle Haenel, le 3 novembre, qui lui a donné « les dernières forces nécessaires », dit-elle, pour parler à visage découvert – sous son vrai nom et avec sa photo.

    Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters

    Vendredi soir, Adèle Haenel – qui avait demandé, le 17 octobre, d’encadrer la projection du film de Polanski d’un débat au festival de la Roche-sur-Yon – a apporté publiquement, dans Le Monde, son soutien à la photographe. « Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage, explique la comédienne samedi matin, dans une déclaration écrite à Mediapart et au Parisien. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant. Depuis lundi soir, j’entends parler avec émotion d’une nouvelle prise de conscience. Cette prise conscience nous engage aujourd’hui à accueillir la parole de Valentine Monnier, à la soutenir, à prendre soin de son histoire. »

    #polanski #viol #impunité

  • Les évêques catholiques de France discutent d’un forfait pédo-viol.

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/09/pedocriminalite-les-eveques-se-lavent-les-mains-et-leur-conscience-a-bon-

    Les victimes auraient majoritairement souhaité que les évêques attendent les conclusions de la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église), mise en place, il y a un an et présidée par Jean-Marc Sauvé. « C’est très habile de leur part, s’insurge encore Olivier Savignac. Je crois que l’épiscopat redoute les conclusions de cette commission. » Devant la presse, Eric de Moulins-Beaufor, t le patron des évêques, a assuré, lui, que l’épiscopat tiendrait compte des remarques de la Ciase et ajusterait son dispositif s’il le fallait.

    Quoi qu’il en soit, il devrait être en place avant les conclusions de la Ciase, connues seulement au printemps 2021. Lors de leur prochaine assemblée générale en avril 2020, les évêques devront se mettre d’accord sur la somme forfaitaire allouée aux victimes. Selon plusieurs sources présentes à Lourdes, le montant ne devait pas excéder quelques milliers d’euros, vraisemblablement entre trois et quatre mille euros. « Tout dépend des fonds dont nous disposerons », précise un responsable de la CEF. »

    #culture_du_viol #catholicisme #pédocriminalité #pédo-viol #déni

    • Forfait pour les victimes de l’Eglise : les fidèles pas tous prêts à payer
      Les évêques français ont décidé qu’un forfait serait versé aux victimes de prêtres pédophiles et appellent les catholiques à donner. Comme le montre notre reportage, cette question divise parmi les fidèles.

      http://www.leparisien.fr/societe/forfait-pour-les-victimes-de-l-eglise-les-fideles-pas-tous-prets-a-payer-

      En dédomagement l’état pourrait laïciser les églises et nationaliser les biens immobilier détenus par l’institution catholique pour en faire des logements sociaux - pourquoi pas destiné aux victimes des violences sexuelles qui subissent des troubles post-traumatiques qui les handicapent. L’Etat laïciserait une église par victime de viol en geste symbolique. Ces lieux seraient convertis en planning familial, centre LGBT, lieu d’accueil des victimes, siège d’associations féministes, décoloniales, anti-validistes ... Ainsi tout le monde serait contentes, les catholiques feraient pénitence et se rapprocheraient de leur modèle christique, tandis que les victimes des persécution des catholiques seraient enfin reconnues et dédommagées. La société toute entière s’en trouverait mieux car c’est assez incompréhensible qu’un état qui se prétend laïque protège une organisation sectaire ouvertement anti-démocratique qui organise des centaines de viols en soustrayant les auteurs à la loi depuis des décennies et des décennies.

      #laïcité_mon_cul

  • Valentine Monnier : « Pourquoi j’accuse Roman Polanski aujourd’hui »
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/pourquoi-j-accuse-roman-polanski-aujourd-hui-08-11-2019-8189571.php

    Comment se peut-il qu’il ait pu disposer de fonds publics pour instrumentaliser l’Histoire et ainsi réécrire la sienne afin de couvrir son passé délictueux ? En soutenant Polanski, le Service public ne participe-t-il pas à la déconsidération des violences sexuelles ? Comment une certaine France a-t-elle pu le porter jusqu’à la dégradation des acquis de l’Affaire Dreyfus qui incarne à travers l’Histoire les valeurs de justice et de vérité ?

    #viols #polanski #culture_du_viol

  • The Eritrean National Service. Servitude for “the common good” and the Youth Exodus

    Gives voice to the conscripts who are forced to serve indefinitely without remuneration under the ENS in a powerful critical survey of its effect from the #Liberation_Struggle to today.

    The #Eritrean_National_Service (ENS) lies at the core of the post-independence state, not only supplying its military, but affecting every aspect of the country’s economy, its social services, its public sector and its politics. Over half the workforce are forcibly enrolled into it by the government, driving the country’s youth to escape national service by seeking employment and asylum elsewhere. Yet how did the ENS, which began during the 1961-91 liberation struggle as part of the idea of the “common good” - in which individual interests were sacrificed in pursuit of the grand scheme of independence and the country’s development - degenerate into forced labour and a modern form of slavery? And why, when Eritrea no longer faces existential threat, does the government continue to demand such service from its citizens?
    This book provides for the first time an in-depth and critical scrutiny of the ENS’s achievements and failures and its overarching impact on the social fabric of Eritrea. The author discusses the historical backdrop to the ENS and the rationales underlying it; its goals and objectives; its transformative effects, as well as its impact on the country’s defence capability, national unity, national identity construction and nation-building. He also analyses the extent to which the national service functions as an effective mechanism of transmitting the core values of the liberation struggle to the conscripts and through them to the rest of country’s population. Finally, the book assesses whether the core aims and objectives of the ENS proclaimed by various governments have been or are in the process of being accomplished and, drawing on the testimony of the hitherto voiceless conscripts themselves, its impact on their lives and livelihoods.


    https://boydellandbrewer.com/the-eritrean-national-service-hb.html
    #livre #service_national #émigration #asile #migrations #réfugiés #Erythrée #Gaim_Kibreab

    • Le même auteur a écrit aussi cet article :
      Sexual Violence in the Eritrean National Service

      Claims of sexual violence against female conscripts by military commanders abound in the Eritrean national service (ENS). Hitherto there has been no attempt to subject these claims to rigorous empirical scrutiny. This article is a partial attempt to fill the gap. Using data collected through snowball sampling from 190 deserters (51 females and 139 males) in the United Kingdom, Switzerland, Norway, South Africa, Kenya and Sweden, supplemented by data from systematically selected key informants, it examines the extent to which female conscripts serving in the ENS are subjected to sexual violence and harassment by their commanders. The extensive data based on the perceptions and experiences of respondents who served on average about six years before deserting; imply that sexual abuse is rampant in the ENS

      https://openresearch.lsbu.ac.uk/item/8701z
      #viol #culture_du_viol #violences_sexuelles

  • The truth about the #clitoris: why it’s not just built for pleasure | Life and style | The Guardian
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/shortcuts/2019/nov/06/the-truth-about-the-clitoris-why-its-not-just-built-for-pleasure

    The results are finally in – a study in Clinical Anatomy has found that the clitoris does play an important role in reproduction, activating a series of brain effects (taking as read, incidentally, that it is done right: so we are talking about a female orgasm, not about an ignored clitoris, sitting there, minding its own business). Those brain effects in brief: enhancement of vaginal blood flow, increased lubrication, oxygen and temperature, and an altered position of the cervix, which paradoxically slows down the sperm and improves their motility.

    • Article original :

      The Clitoris—An Appraisal of its Reproductive Function During the Fertile Years : Why Was It, and Still Is, Overlooked in Accounts of Female Sexual Arousal
      Roy Levin, Clinical Anatomy, le 5 novembre 2019
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/ca.23498

      It was a popular view in the 70s, that female orgasms were important to egg fertilisation, thanks to the suction effect of the muscle contractions, ensuring that sperm went in the right direction, and did not get distracted by, you know, open air. This was decreed false by the end of last century, and the debate took on the distinctive language of scientific scorn: it was a “zombie hypothesis”, according to the physiologist Roy Levin; it wasn’t live but it refused to die.

      Après une reprise en main, si j’ose dire, du clitoris par des scientifiques femmes, voici qu’un homme (Roy Levin) essaye de remettre au goût du jour la théorie sexiste (en un peu plus soft) que pour que la femme tombe enceinte, il faut qu’elle ait eu un orgasme, idée (d’un autre homme, Robert King) depuis longtemps abandonnée mais qui a longtemps culpabilisé les femmes victimes de viol mais tombées enceinte.

      Je rappelle ce que je croyais avoir déjà signalé ici, mais probablement dans un post qui a été effacé, que cette idée était encore professée dans MON #manuel_scolaire au lycée, donc au milieu des années 1980, en France...

      Je l’ajoute à ma compilation d’article sur la #sexualité animale et humaine :
      https://seenthis.net/messages/686795

      Voir aussi :
      Female Orgasms Don’t Help With Fertility. Here’s Why The Myth Persists
      Lauren Vinopal, Fatherly, le 28 août 2019
      https://www.fatherly.com/health-science/female-orgasms-conception-fertility-science

      #sexualité #sexe #clitoris #orgasme #sexisme #viols

    • Après une reprise en main, si j’ose dire, du clitoris par des scientifiques femmes, voici qu’un homme essaye de remettre au goût du jour la théorie sexiste (en un peu plus soft) que pour que la femme tombe enceinte, il faut qu’elle ait eu un orgasme, idée (d’un homme, Robert King) depuis longtemps abandonnée mais qui a longtemps culpabilisé les femmes victimes de viol mais tombées enceinte.

      D’accord avec toi @sinehebdo d’un premier abord je retrouve aussi cette vieille histoire de l’orgasme favorable à la procréation. Et j’ai bien envie d’en rester là avec mes tags
      #sexisme_bienveillant #paternalisme #male_gaze #backlash

      Mais je ne sais pas comment l’étude à été faite. Je n’ai pas été voire en détail et je n’ai pas les connaissance suffisantes pour en juger sérieusement. Peut être que c’est tout de même scientifiquement le cas. Peut être que l’orgasme féminin à réellement une fonction sur ce plan. Ca me semble pas inimaginable ni problématique.

      Par contre le fait que c’est instrumentalisé dans la #culture_du_viol c’est un autre problème. Imaginons que ca soit vrai, même dans ce cas, ce n ’est pas parce que les orgasmes favoriseraient la procréation qu’ils seraient nécessaire à toute procréation, car :
      – des femmes nombreuses ont été fécondés sans avoir d’orgasme,
      – l’orgasme n’est pas obligatoirement le signe de plaisir, en particulier en cas de viol et c’est valable pour les deux sexes.

      Pour la fécondation en cas de viol c’est une circonstance aggravante (ou ca devrait l’etre), puisque ca veut dire qu’en plus d’être violeur, l’agresseur est un empoisonneur par MST qui ajoute une grossesse forcée à ses autres crimes.

      Que l’orgasme des femmes ai un rapport avec leur capacité à être fécondée ou pas, les clichés que tu dénoncent peuvent être défaits. Je sais pas trop ce que ca changerait d’apprendre que les orgasmes féminins favorisent la fécondation ou pas. Merci @sinehebdo pour ton commentaire il m’a permis de ranger un peu mes idées et de porter mon attention sur le lien de @reka :)

    • La croyance historique selon laquelle la cyprine est un élément fécondant aussi nécessaire que le sperme avait pour avantage que le plaisir féminin était requis dans la relation et j’ai souvent entendu dire que ça avait valorisé les femmes et leur désir (sans mention de la question du viol).

    • @odilon J’ai pas vu que l’étude disait que les orgasmes disparaissent lors de la fin de la période de fécondité des femmes. Dire qu’il y a un lien ca veux pas dire que les deux sont nécessaires à l’un et à l’autre.

      @antonin1 j’ai vu aussi que c’était valorisé mais ce que je voulais dire c’est que même si c’etait pas valorisant pour les femmes je trouverait problématique de nier les faits au prétexte que ca ne nous conviens pas idéologiquement. C’est pas forcement le cas ici, ca me fait surtout pensé au discours trans.

      @sinehebdo Pour l’étude j’ai été voire un peu et j’ai pas trouvé sur combien de femmes à été faite l’expérience. Il y est plutot question d’histoire de la vision masculine des orgasmes féminins qu’autre chose.

    • D’un point de vue purement scientifique, @mad_meg , tu as parfaitement raison, ça n’est pas parce que ce n’est pas indispensable que ça ne joue pas un rôle.

      D’autre part, ça n’est pas si étonnant que le contexte psychologique joue un rôle aussi, et que ce rôle soit difficile à évaluer scientifiquement. En ce sens, cette théorie sert aussi à culpabiliser les femmes qui « n’arrivent pas à tomber enceinte » et qui seraient « frigides »...

      Après, ma méfiance s’est réveillée parce que 1) ça rappelait cette vieille théorie sexiste ; 2) ça venait d’un homme, juste au moment où l’étude du clitoris redevient à la mode grâce à des femmes...

    • En ce sens, cette théorie sert aussi à culpabiliser les femmes qui « n’arrivent pas à tomber enceinte » et qui seraient « frigides »...

      En effet, j’avais oublié ce stéréotype de mauvaises langues. Ca me surprend qu’on s’en serve pour culpabiliser les femmes et pas les hommes. La logique de ces stéréotype c’est de tenir le groupe dominé par la culpabilité. Les faits sur lesquels sont forgé cette culpabilisation ne sont qu’un prétexte.

      Pour ce que tu dit en 1) et 2) je suis tout à fait d’accord, je voulais complété avec d’autres hypothèses car j’écoute beaucoup de contenu sur l’esprit critique depuis un moment et ca commence à faire son chemin dans ma petite tête.

  • #MeToo dans le cinéma : l’actrice Adèle Haenel brise un nouveau tabou - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/031119/metoo-dans-le-cinema-l-actrice-adele-haenel-brise-un-nouveau-tabou?onglet=

    3 novembre 2019 Par Marine Turchi

    L’actrice Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d’« attouchements » et de « harcèlement sexuel » lorsqu’elle était âgée de 12 à 15 ans. Son récit est conforté par de nombreux documents et témoignages. Mediapart retrace son long cheminement, de la « prise de parole impossible » au « silence devenu insupportable ». Le cinéaste conteste « catégoriquement » les faits.

    #viol #harcèlement_sexuel #meetoo

  • Netflix : chronique d’un carnage – ACTA
    https://acta.zone/netflix-chronique-dun-carnage

    Dans cette contribution, l’un de nos lecteurs réguliers revient sur le développement du téléchargement illégal jusqu’à sa pénalisation et sa diminution tendancielle, permettant l’avènement de la consommation de contenus cinématographiques et télévisuels incarnée par Netflix. N°1 des plateformes de streaming légal, ce “géant du numérique” a su imposer son hégémonie : production de contenus originaux, puissant algorithme de sélection et de répartition par mots-clés, profilage.
    Pour autant le tableau dressé est acerbe : un panel de contenus édulcorés participant à “l’uniformisation” et la “colonisation” culturelles qui agissent sur le “consommateur Netflix” au fil des films et des séries ; une stratégie #marketing dévorante, s’employant à masquer les rapports de #domination qui traversent la société ; une mobilisation énergivore du “temps de cerveau disponible” et un fonctionnement ultra-polluant, entre data-centers et exploitation minière.

    #streaming #séries #algorithmes #culture

  • Le glissement sémantique de Foodporn et la banalisation du viol

    Je suis super larguée niveau hightech-words-in, hier je regarde la télé et le présentateur de capital te vante le foodporn pour te parler de recettes de cuisine.
    Je suis scotchée, hein mais c’est quoi encore ce truc pour faire passer le porno comme top cool sympa.
    Le terme de foodporn a été inventé en 1984 par la féministe Ros Coward https://en.wikipedia.org/wiki/Ros_Coward (la cherche pas sur WP français, elle existe pas) pour dénoncer la bouffe industrielle desgueu présentée dans les pubs des années 70.
    Aujourd’hui ça n’a rien à voir avec ça puisque le terme désigne, semble-t-il assez couramment, chez les jeunes des réseaux sociaux web12 des photos ou vidéos de plats cuisinés.
    Euh … raa, je m’étrangle, héé les mômes, grâce à ce vocabulaire détourné, vous êtes en train d’accepter de glisser insidieusement vers une banalisation et donc une acceptation de la pornographie.

    Je m’explique, l’étymologie de pornographie c’est pórnê (πόρνη), « prostitution », et gráphô (γράφω), « écrire ». Sauf que gráphô étant également à la racine de graphisme, photographie, on considére que pornographie est la représentation visuelle de la prostitution, et le mot porno est le diminutif de pornographie.

    La pornographie c’est donc de la prostitution filmée https://tradfem.wordpress.com/2019/10/01/la-pornographie-cest-de-la-prostitution-filmee-et-totalement-depe
    et la prostitution c’est aussi du viol parce que La prostitution et la culture du viol sont indissociables http://sisyphe.org/spip.php?article5358.

    La plupart des spams vendant des sites pornographiques inclut un autre diminutif de pornographie qui est porn.

    Une fois cela posé si on réfléchit à ce que signifie réellement foodporn, c’est juste l’apologie masquée de la culture du viol par le biais anodin des photographies de cuisine et ça passe dans le langage courant au point que des crétins de la télé la diffuse sans vergogne et sans cerveau. A ce rythme là, quand je pars en voyageporn, je quitte ma maisonporn, je prends ma valiseporn, je pars en carporn ou en trainporn. Comment en est-on arrivé à ce point d’insignifiance détournée pour vanter la pornographie, faire croire en plus que c’est un truc qui donnerait envie, hé ho vous êtes certain·e de ce que vous racontez ?

    Avant de le prononcer à tout va, pensez seulement à ce que ce terme signifie réellement et comment on peut évitez de perpétuer l’acceptation de l’asservissement des femmes et des violences qui leur sont faites avant de reprendre sans réfléchir ce mot atroce.

    Merci de refuser d’alimenter l’industrie du sexe.

    @cuisinelibre

  • FactCheck : Men are more likely to be raped than be falsely accused of rape – Channel 4 News
    https://www.channel4.com/news/factcheck/factcheck-men-are-more-likely-to-be-raped-than-be-falsely-accused-of-rape

    The Crime Survey for England and Wales (CSEW) estimates that 8,000 men were raped at some point in the 12 months up to March 2017. That’s about 0.05 per cent of adult men aged 16-59.

    The CSEW also found that an estimated 54,000 men had been raped at some point in their adult lives, i.e., since the age of 16. That’s about 0.3 per cent of men. To be clear, these figures do not include men who were raped as children.

    For comparison, 1.1 million women have been raped at some point since they were 16, which is just over 6 per cent of women. Of those, an estimated 144,000 women were raped in the 12 months to March 2017, which accounts for 0.9 per cent of women.

    The closest we can get to an official figure for the number of false rape allegations is how many people were prosecuted for perverting the course of justice or wasting police time after making a rape claim.

    The latest data on this is from a 17-month period in 2011 and 2012, when the CPS prosecuted 35 people for making false allegations of rape.

    Overall, in the CPS’ view, false allegations of rape are “serious but rare”. They estimate that there is one prosecution for a false rape claim out of every 161 rape cases prosecuted. That means — according to the best available data — false allegations make up 0.62 per cent of all rape cases.

    But from what we can tell: yes, men are more likely to be raped than be falsely accused of rape.

    According to the most reliable data we have, the average adult man in England and Wales aged 16 to 59 has a 0.03 per cent chance of being raped over the course of a year (based on 2016-17 figures).

    The best data we have — the number of people prosecuted for making false allegations — suggests that the average adult man in England and Wales has a 0.00021281 per cent chance of being falsely accused of rape in a year.

    Non seulement les hommes ont 230 x plus de chances d’être violés qu’accusés à tort de #viol mais ils ont 18 x plus de chances d’être violés que condamnés pour un viol qu’ils ont commis.

    Très bon travail de vulgarisation par le service public UK.
    #décryptage #chiffres

    • non, c’est plutôt un jeu (dangereux) de mélanger des chiffres venus d’on ne sait où pour avoir des probas... « The best data we have — the number of people prosecuted for making false allegations — suggests that the average adult man in England and Wales has a 0.00021281 per cent chance of being falsely accused of rape in a year » !!! autrement dit « être faussement accusé » est estimé par le pourcentage de personne qui ont gagné un procès pour « false allegations ». Mais ils le disent constament dans le texte « according to the best available data » ! tu prends des données que tu as pour raconter une histoire... le soucis est qu’avec cette méthode, tu peux dire ce que tu veux !

    • J’aurais même tendance à penser que faire du « fact checking » sur la base de données statistiques est déjà largement borderline…

      Pour deux raisons :

      – une de principe : le fact-checking est destiné à établir si une affirmation est vraie ou fausse, alors que là on passe dans le domaine des probabilités. Certes on peut « checker » qu’une statistique est réalisée dans les règles de l’art ; mais là ce n’est pas le cas : là on utilise des statistiques pour valider l’affirmation.

      – une réalité immuable : les journalistes sont encore plus incompétents en maths que pour le reste. Déjà une règle de trois dans un article c’est l’assurance d’un plantage, alors des statistiques…

    • Oui, c’est vraiment biaisé comme article, d’autant plus que ça invisibilise une fois de plus les victimes et en priorité les femmes, 96% des violences sexuelles sont subies par les femmes.
      Donc voila la réalité statistique il n’y a que 4% des victimes de violences sexuelles qui sont des hommes.
      L’article pourrait aussi croiser des statistiques sur les hommes qui se sont fait écraser le pied gauche par un vélo vert et qui ont moins de chance d’être des violeurs … du moment que les hommes tiennent le haut de l’affiche et que l’auteur peut s’enorgueillir des likes

      … over 140,000 likes at the time of writing.

      https://www.ined.fr/fr/publications/editions/document-travail/violences-rapports-genre

      #petite_fatigue #lèche_frite

    • Toute quantification des violences sexuelles est problématique et affirmer des chiffres est extrêmement délicat tant le processus d’enregistrement quantifié de tels événements dépend du contexte social général et du contexte de l’enregistrement en particulier..

      En gros il y a deux types de sources :
      • les sources judiciaires, donc à la base enregistrement de plaintes par la police ou la gendarmerie, puis suivi du processus judiciaire,
      • les enquêtes de victimation et donc déclaratives en population générale.

      Pour les chiffres issus des premières, on identifie facilement les biais de sélection (terme générique) qui laisse supposer une sous-estimation (assez massive, sans doute, mais le comportement peut changer et entrainer une augmentation de la série par augmentation du recours à la plainte et (on peut rêver) amélioration de l’accueil policier des victimes. C’est à ce niveau (puisque l’origine en est judiciaire) et parce que les pressions sociales et policières ont de grandes chances d’être différentes pour les femmes et pour les hommes que le chiffre 96% / 4% que tu retiens est à prendre avec au moins autant de pincettes que toutes les autres estimations.

      Les sources d’enquête sont aussi assez délicates et souvent difficilement comparables. En général, elles donnent des effectifs nettement plus élevés, souvent sous la forme (x personnes sur 100 ont subi des violences pendant telle période de leur vie).

      Tu remarqueras d’ailleurs que le projet d’enquête de l’INED (une enquête de victimation) dont tu donnes la description en lien évite soigneusement de parler de quantification. Je n’ai pas été au delà du sommaire, mais les titres de la partie Objectifs sont explicites :

      Les objectifs de l’enquête : genre, contextes et conséquences
      1. Construire une typologie des violences selon la gravité et le contexte
      2. Identifier les types de violences subies par les femmes et par les hommes
      3. Le devenir des victimes au fil de la vie
      4. Saisir les situations de cumul de vulnérabilités sociales

      Et les premiers résultats de l’enquête VIRAGE donnent, avec beaucoup de prudence — rappelant qu’il s’agit d’estimation à partir d’enquête, des éléments quantitatifs sur les violences subies par les femmes et par les hommes au cours des 12 derniers mois (tableau p. 23) et une estimation des actes déclarés en reconstruisant si possible une qualification juridique (p. 26).
      Estimation au cours de la vie (p.30 et p. 32)
      https://www.ined.fr/fr/publications/editions/document-travail/enquete-virage-premiers-resultats-violences-sexuelles

    • Hé les hommes, il serait peut -être temps de vous rendre compte que le massacre des femmes se fait devant votre porte tous les jours (ah ben non, seulement un jour sur deux) au lieu de toujours changer de conversation.

      @simplicissimus l’autre biais que tu développes ici, même sous un jour scientifique, qualité que je te reconnais vu que tu es statisticien, mais ça doit donc être une déformation professionnelle, bref, ce biais affirme le doute quant aux chiffres de la violence que subisse les femmes et c’est juste inacceptable.

      En fait peu importe ici que les chiffres soient exacts ou non car je n’ai pas à recevoir de leçons de statistiques quant je parle des femmes qui sont tuées devant ma porte par des hommes. Pour moi le résultat est qu’une fois de plus je vois un homme qui vient corriger des fautes d’orthographes ou de chiffres et donner par son discours du grain aux assassins.

      Je ne comprends pas que les manifs pour demander que le massacre des femmes cesse ne soient pas investis à égalité par les hommes, et surtout je ne vais pas risquer ici de donner le chiffre des manifestants par genre de peur qu’on me parle de chiffre au lieu de responsabilité.

      Certes, je n’aurais pas du parler de « vérité des chiffres » car lorsque j’écrivais mon court post précédent, je pensais à la louche qu’il y avait près de 90% de femmes dans les victimes de violences sexuelles et j’ai voulu vérifier rapidement avant, j’avoue avoir recopié le chiffre donné par un média mainstream qui avait extrait ce chiffre de sa lecture de l’enquête de l’Ined. Ça a été une erreur de ma part mais en échange j’ai droit à un exposé sur les doutes statistiques, merci j’en connais la démarche, tout comme celle de la position initiale du chercheur ou de la chercheuse.

      Voila ta phrase ici posée

      le chiffre 96% / 4% que tu retiens est à prendre avec au moins autant de pincettes que toutes les autres estimations

      ça sent un peu le ferme ta gueule dans l’atmosphère de plus en plus masculine de seenthis, on va surtout pas parler de crimes ni des femmes qui meurent sous les coups de leurs compagnons.

      Nous avons été plusieur·es a devoir batailler ici sur seenthis depuis 5 ou 6 ans pour qu’on nous laisse affirmer sans nous faire fermer le bec qu’une femme était assassinée tout les deux jours sous les coups de son compagnon.

      Sauf que je ne fermerai pas ma gueule et je vais essayer de ne pas quitter seenthis.

    • Oui, c’est vrai que les chiffres doivent être pris avec des pincettes et qu’il est présomptueux de prétendre les « checker ». Mais d’une je trouve que le ton de Channel 4 est relativement modeste (et le propos plus étayé) par rapport à la morgue de Libé et Le Monde qui va t’expliquer.

      Et d’autre part, politiquement, il y a un truc à retenir de l’article en question : la peur panique des hommes face à la probabilité d’être accusés à tort est largement injustifiée. Ces réflexes (edit : et la solidarité de classe) expliquent-ils à eux seuls l’inaction policière, voire les encouragements à aller porter plainte ailleurs, voire les menaces de poursuites pour dénonciation calomnieuse (on se rappelle l’affiche maison super classe à ce sujet dans un commissariat, comme si avec seulement 10 % de crimes rapportés, on avait besoin, en tant que société, d’intimider encore plus les plaignantes) ? Ou sont-ils liés à la volonté de violer et de tuer en toute #impunité (qui constitue la #culture_du_viol) ? Après tout, on peut être accusé à tort d’agression physique sur d’autres hommes, de vol, de meurtre... pourquoi donc ces réflexes de défense ne concernent-ils que les violences genrées ? Alors que sur les autres violences un fait reporté est a priori jugé en défaveur des suspects dans les tribunaux médiatiques ?

      Je trouve que si le chiffre n’est pas parfait, l’argument résiste et il me semble largement suffisant pour la pauvre qualité du débat public sur ces questions ! Et que ça vaut la peine de le rappeler avant de couper les cheveux en quatre.

      Je rappelle une autre contribution à cette question des fausses accusations de viol.

      http://www.crepegeorgette.com/2014/10/13/fausses-allegations-viol

    • Touti, je ne suis pas d’accord sur le fait que Simplicissimus minore quoi que ce soit, ou utilise les chiffres comme un « ferme ta gueule ».

      Le présent fil de discussion est lancé par un article de « fact checking » qui prétend donner des chiffres tels que :

      0.00021281

      C’est à dire avec une précision mathématique assez sidérante. Je ne vois pas en quoi on pourrait encore plus « couper le cheveux en quatre » que ça.

      L’avantage d’avoir ici des statisticiens dont c’est le métier est tout de même, dans ce cas comme celui-ci, c’est bien qu’ils interviennent pour expliquer en quoi faire reposer des chiffres d’une telle précision sur des bases aussi faibles est dangereux. A aucun moment ils ne disent que cela doit minorer les affirmations sur la souffrance des femmes : ils disent juste que l’argument statistique/mathématique ne peut pas être utilisé ici.

      Au contraire, je pense que c’est le fait de produire des démonstrations sur des bases pseudo-scientifiques totalement erronées qui nuit à la cause qu’on défend. Parce qu’il n’y a rien de plus facile, ensuite, pour les masculinistes ayant vaguement fait des maths de venir ensuite hurler à la manipulation.

      Un article sur un sujet important qui se conclut par une affirmation telle que :

      the average adult man in England and Wales has a 0.00021281 per cent chance of being falsely accused of rape in a year

      peut tout aussi bien être considéré comme desservant son propos. Je remarque que l’article de Crêpe Georgette se contente de pourcentages à base de nombre entiers et (me semble-t-il) ne prétend pas établir des comparaisons entre des données qui ne sont pas comparables au motif que 0.00021281 est plus petit que , comme c’est le cas de l’article qui lance la présente discussion.

      Je reviens sur cette notion de « couper le cheveux en quatre », parce que ça revient aussi à ça (pinailler sur les chiffres). L’article qui est ici discuté prétend fact-checker un simple tweet :


      et pour cela part dans une démonstration mathématique/statistique qui est extrêmement critiquable. Si vous tenez à l’argument « si vous pinaillez les chiffres, c’est que vous essayez de nier la réalité des faits », alors cet argument doit s’appliquer en premier à l’article de fact-checking référencé. Parce que, franchement, dans ce cas, le tweet d’Amanda Wallwin se suffit à lui-même.

    • Quand j’étais gamin, j’ai vu un film qui m’avait choqué et mis terriblement mal à l’aise en tant que mâle blanc éduqué, bien qu’encore enfant.

      Il s’agissait de l’histoire d’un prof’ accusé d’avoir violé une gamine. La gamine a été prise au sérieux, l’adulte enfermé, jugé, condamné. Et à la fin, la gamine a finalement avoué, après que l’adulte ait passé un certain temps en prison, qu’elle avait voulu faire son intéressante et que c’était faux.

      La thèse du film était donc :
      1) Les femmes sont prises au sérieux par la Police et la Justice, quand cela arrive
      2) Les hommes sont condamnés pour viol par la Justice, quand cela arrive
      3) Même les innocents peuvent être condamnés

      Ça m’avait tourneboulé de me dire que ça pourrait m’arriver.

      Alors un article qui te démontre que la thèse de ce film, c’est du bidon, même avec des probas avec 10 décimales... c’est pas si mal finalement.

      Parce qu’on le sait, à force, que dans la vraie vie :
      1) Les femmes ne sont pas prises au sérieux par la Police et la Justice, quand cela arrive (ou peut-être à « 0.00021281 per cent ») ;
      2) Les hommes sont rarement condamnés pour viol par la Justice, et encore, c’est encore trop, il a fallu correctionnaliser la chose, pour en faire baisser le coût de traitement, parce que bon, « on a des choses plus importantes à faire avec les sous de la collectivité bon sang ».
      3) On le sait aussi, que certains innocents peuvent être condamnés (cf. la répression sur les GJ), mais pas pour viol (ou peut-être à « 0.00021281 per cent »).

    • Mais une bonne cause ne gagne rien avec des arguments faux. C’est vraiment dangereux.

      On part d’une affirmation Twitter que est simple et vraie :

      men are more likely to be sexually assaulted than falsely accused

      et là on ajoute un immense article qui, sur la base d’estimations totalement approximatives, conclut :

      a man is 230 times more likely to be raped than to be falsely accused of rape

      ce qui est donc une affirmation fausse. D’où le besoin de faire précéder cette affirmation par la mention « By this measure ». Je ne vois pas ce qu’on gagne (au contraire) à compléter une affirmation vraie par une affirmation fausse, au motif qu’on a ajouté un raisonnement pseudo-scientifique.

    • Mon propos semble inaudible sur seenthis, mais ça ne m’étonne plus trop. Vous préférez démontrer que vous avez la raison scientifique avec vous que de vous questionner sur les féminicides et les atteintes aux droits des femmes.

      C’est ça qui me stupéfie, d’autant que je me suis exprimée clairement sur cet article

      L’article pourrait aussi croiser des statistiques sur les hommes qui se sont fait écraser le pied gauche par un vélo vert et qui ont moins de chance d’être des violeurs … du moment que les hommes tiennent le haut de l’affiche et que l’auteur peut s’enorgueillir de likes

      Et je n’ai même pas voulu lui accorder le droit d’être autrice en gardant ce mot au masculin.

      Mais tu préféres toi aussi @arno faire une démonstration en mon honneur de l’ineptie des chiffres de l’article que de reconnaitre la réalité qui vous entoure. (Ah oui, pardon c’est pas une réalité que vous critiquez c’est les chiffres)
      J’imagine votre discours transposé au temps de l’esclavage, sur le nombre de fruits ou pas dans les arbres, ces chiffres inexacts qui desservent la cause des noirs… etc
      C’est assez dégueulasse n’est-ce pas quand on transpose la question. Il me faut beaucoup de courage pour vous confronter car je ne suis pas formé à la réthorique mais je sais que votre discours vous semble si normal, puisque vous ne subissez pas cette violence tout les jours comme les femmes la vivent, mieux, j’ai une sorte de pitié quand je vois que cette violence faite aux femmes assure votre pouvoir et que votre seule réponse est d’en critiquer les fondements qui seraient mathématiques, ça tient du cocasse.

    • Je suis d’accord avec @touti, ça fait un peu « on a gagné nos galons de mecs déconstruits et tout Seenthis le sait », on peut critiquer cet article sans prendre la peine de dire un mot du fond, des vies de femmes détruites par des hommes en toute impunité et des gens qui essaient de faire bouger les lignes.

      Franchement, j’apprécie vos éclairages et je suis d’accord sur vos stats mais je pense que c’est une assez bonne com au final, malgré ses défauts. Enfin, penser à relativiser une insécurité masculine (ne plus pouvoir nuire, bouh bouh) avec quelques chiffres bien choisis sur ce qui devrait être une plus grande insécurité (être violé, merde !), c’est un bon angle d’attaque.

    • Et puis les arguments ne sont pas faux, @arno, les mots sont importants !

      Mais une bonne cause ne gagne rien avec des arguments faux.

      C’est leur précision qui est à mettre en jeu, pas la vérité profonde du truc : les hommes n’ont pas à avoir peur d’une injustice exceptionnelle en faveur des femmes, ils ont à avoir peur avant tout des autres hommes !

    • Comme toujours, des hommes se posent en arbitres de ce que les femmes ont le droit de dire sur leurs oppressions. Ils accaparent le discours soi-disant objectif, pérorent sur le vrai et le faux, la cause assez « bonne » pour la protéger des erreurs, ressucitent pour la millième fois la spéculation merdique sur les "fausses accusations de viol... mais pour lui « opposer » des statistiques sur les hommes violés, bref que des victimes chez les hommes ! NOS GUEULES, MESSIEURS !!!

    • L’agression sexuelle a un ou des agents, des hommes qui violent. Combien sont-ils ? Quelle proportion d’hommes ont déjà imposé une relation sexuelle ? Quelle proportion d’hommes l’ont fantasmé, quelle proportion d’hommes continuent à le faire et mettent ce désir en acte dans la prostitution ? Ces chiffres existent (comme secret le mieux gardé...) mais notre idéologie patriarcale préfère pinailler sur les hommes comme victimes de viols ou de fausses accusations de viol, en cherchant des femmes à blâmer de ne pas dire exactement ce qu’ils pensent qu’elles devraient dire... Et pendant ce temps-là, le viol ets à toutes fins pratiques, en voie de décriminalisation, comme le signale la journaliste Julie BINDEL : https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/12/rape-decriminalised-vulnerable-women-convictions-cps

    • Quant à la question des fausses allégations de viol… Sachant que même visiblement violées, nous avons déjà du mal à porter plainte ou être vaguement prises au sérieux et que nous n’échapperons pas à une enquête approfondie de notre statut de bonne victime, plus le temps passe et moins je conçois qu’une femme puisse tenter le coup de la fausse accusation.

      Pour clouer définitivement le couvercle de ce concept étrange, je conseille le visionnage de la très éprouvante mini-série de Netflix Unbelievable, qui raconte les mécanisme en œuvre pour acculer une victime à endosser une condamnation pour fausse accusation.

    • @martin4, je trouve que l’angle n’est pas mal.

      notre idéologie patriarcale préfère pinailler sur les hommes comme victimes de viols ou de fausses accusations de viol

      Vu l’absence d’empathie qui caractérise habituellement les hommes confrontés aux femmes, particulièrement aux victimes de violences masculines, je trouve ça intéressant de trouver de quoi surmonter ce mur en parlant des violences sexuelles que les hommes sont capables de s’infliger les uns aux autres.

    • merci @martin4 c’est aussi ce que je dénonce dans cet article.
      Il faut renoncer à la sempiternelle œuvre éducative féminine et cesser de s’occuper de la pédagogie des hommes. Le processus d’empathie n’est actif que parce qu’une situation de souffrance est déjà mémorisée et peut être reconnue chez l’autre. Il n’y a pas d’empathie chez les tenants du pouvoir.
      Arrêtons de les nourrir intellectuellement, qu’ils fassent donc le chemin seuls, se persuader qu’on peut encore les éduquer est contre productif, nous perdons de l’énergie et des vies. C’est comme le vote, si ça marchait ça se saurait, sinon toutes ces femmes assassinées seraient encore là, parce que ça fait des décennies qu’on sait que les femmes se font buter en France par leurs compagnons sans qu’on voit les hommes sortir dans la rue manifester et dire qu’il faut cesser toutes violences sexuelles.
      D’ailleurs preuve en est ici même que ce discours féministe censé inclure les hommes n’est pas audible.

      Les hommes ont déjà le pouvoir, inutile en plus de leur donner un peu plus la primauté quand on parle des assassinats qu’ils perpétuent sur les femmes.
      Je ne vois pas en quoi cet article (écrit par une femme qui plus est) fait avancer les choses, il se penche -avec pédagogie de statistiques pointues assez mal à propos- sur les problèmes des hommes entre eux et sur leur aptitude à violer un peu ou pas trop.
      Rien à foutre de trouver des biais pour leur prouver qu’ils sont chanceux, il y a un moment où il faut agir, sortir les couteaux, parler de la façon de s’organiser entre femmes pour se défendre des féminicides, mais pas leur servir la soupe encore.

    • A noter qu’en terme de pédagogie, et ce n’est pas pour contredire que j’ajoute cela, juste pour le partage d’expérience, que dans le milieu plutôt aisé que je fréquente, quand tu expliques que les violences faites aux femmes et aux enfants sont équitablement réparties dans les classes sociales, l’intégralité du public est ahurie et prompte à contredire, aussi bien les femmes que les hommes. « mais voyons, la violence, elle trouve son origine dans la misère sociale, c’est pas possible statistiquement qu’il n’y ait pas plus de violence chez les miséreux ».

    • C’est leur précision qui est à mettre en jeu, pas la vérité profonde du truc : les hommes n’ont pas à avoir peur d’une injustice exceptionnelle en faveur des femmes, ils ont à avoir peur avant tout des autres hommes !

      C’est sûrement ça qu’il faut retenir, l’article a pris des chiffres qui n’ont pas de sens car il y a trop de biais et l’article passe son temps à le dire, au bout d’un moment faut se poser la question de savoir pourquoi on l’écrit, si ce n’est pour essayer de pinailler (même si ça part d’une bonne intention).

    • @antonin1

      Vu l’absence d’empathie qui caractérise habituellement les hommes confrontés aux femmes, particulièrement aux victimes de violences masculines, je trouve ça intéressant de trouver de quoi surmonter ce mur en parlant des violences sexuelles que les hommes sont capables de s’infliger les uns aux autres.

      En même temps vu le faible nombre de cas c’est pas ça qui doit vraiment inquiéter beaucoup de mes congénères. A la limite, pour bien faire comprendre qu’on a plus à craindre des hommes que d’autre chose, on pourrait parler des meurtres, presque deux tiers des victimes sont des mecs et la plupart du temps sont tués par des mecs.

    • Un truc sur lequel on peut être d’accord, c’est que les violences sexuelles contre les hommes sont une incongruité statistique et que c’est un sacré privilège, de donner la violence sans jamais (ou presque) la recevoir.

      D’où cette histoire que j’aime bien :
      « De quoi une femme a peur en allant à un blind date ? De tomber sur un serial killer. De quoi un mec a peur ? De tomber sur une grosse. »
      C’est tiré d’une enquête à la con. Voilà comment divergent les expériences des femmes et des hommes. Ça appelle de la part des hommes pour qui cette situation n’est pas acceptable un minimum de responsabilité et de soin.

  • Boeing Pilot Complained of ‘Egregious’ Issue With 737 Max in 2016 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/10/18/business/boeing-flight-simulator-text-message.html

    Il y a deux choses fascinantes dans cet article :
    – l’usage du mot « culture » pour définir l’ensemble des pressions qui s’exercent sur une entreprise dans son ensemble... mais qui évite d’élargir la question à la « culture » de la société en général, qui fait de la concurrence, de l’innovation et du lancement de produit sans véritable certification son modèle de la réussite (i.e. la Silicon valley).

    – la pratique de la « complicité » par des acteurs d’un marché, qui vont jusqu’à mentir sciemment à des autorités pour cacher ou minimiser des problèmes. Une question majeure : il n’y a pas de domination sans complicités internes. Comment un réseau d’influence peut-il pousser les gens à mentir et se mentir pour répondre à des injonctions extérieures à leur propre métier/compétences/pratiques ?

    Cette affaire Boeing mérite plus encore de réfléchir à la société qu’a construite le néolibéralisme. Une société toxique au plus fort sens du terme.

    For months, Boeing has said it had no idea that a new automated system in the 737 Max jet, which played a role in two fatal crashes, was unsafe.

    But on Friday, the company gave lawmakers a transcript revealing that a top pilot working on the plane had raised concerns about the system in messages to a colleague in 2016, more than two years before the Max was grounded because of the accidents, which left 346 people dead.

    In the messages, the pilot, Mark Forkner, who played a central role in the development of the plane, complained that the system, known as MCAS, was acting unpredictably in a flight simulator: “It’s running rampant.”

    The messages are from November 2016, months before the Max was certified by the Federal Aviation Administration. “Granted, I suck at flying, but even this was egregious,” he said sardonically to a colleague, according to a transcript of the exchange reviewed on Friday by The New York Times.

    The Max crisis has consumed Boeing, and the revelation of the messages from Mr. Forkner comes at a particularly sensitive time. The company’s chief executive, Dennis A. Muilenburg, is scheduled to testify before two congressional committees, on Oct. 29 and Oct. 30, the first time a Boeing executive has appeared at a hearing related to the crashes. Boeing’s stock lost 7 percent of its value on Friday, adding to the financial fallout.

    The existence of the messages strike at Boeing’s defense that it had done nothing wrong regarding the Max because regulators had cleared the plane to fly, and potentially increases the company’s legal exposure as it faces civil and criminal investigations and multiple lawsuits related to both crashes. Facing competition from Airbus, Boeing worked to produce the Max as quickly as possible, striving to minimize costly training for pilots. Last week, a task force of 10 international regulators released a report that found that Boeing had not fully explained MCAS to the F.A.A.

    Mr. Forkner was the chief technical pilot for the Max and was in charge of communicating with the F.A.A. group that determined how pilots would be trained before flying it. He helped Boeing convince international regulators that the Max was safe to fly.

    In the messages, he said that during tests in 2016, the simulator showed the plane making unexpected movements through a process called trimming.

    “The plane is trimming itself like craxy,” he wrote to Patrik Gustavsson, a fellow 737 technical pilot at Boeing. “I’m like WHAT?”

    Mr. Forkner went on to say that he had lied to the F.A.A.

    “I basically lied to the regulators (unknowingly),” Mr. Forkner says in the messages, though it was not clear what he was specifically referring to.

    Lawmakers, regulators and pilots responded with swift condemnation on Friday.

    “This is the smoking gun,” Representative Peter DeFazio, Democrat of Oregon, said in an interview. “This is no longer just a regulatory failure and a culture failure. It’s starting to look like criminal misconduct.”

    The Times, which was the first to disclose Mr. Forkner’s involvement in the plane, previously reported that he had failed to tell the F.A.A. that the original version of MCAS was being overhauled, leaving regulators with the impression that the system was relatively benign and would be used only in rare cases.

    Eight months before the messages were exchanged, Mr. Forkner had asked the F.A.A. if it would be O.K. to remove mention of MCAS from the pilot’s manual. The F.A.A., which at the time believed the system would activate only in rare cases and wasn’t dangerous, approved Mr. Forkner’s request.

    [The New York Times was the first to report on Mr. Forkner’s role in the development of the 737 Max and his request to the F.A.A.]

    Another exchange, in a batch of emails among Mr. Forkner, Boeing colleagues and F.A.A. officials, was also reviewed by The Times on Friday. In one email from November 2016, Mr. Forkner wrote that he was “jedi-mind tricking regulators into accepting the training that I got accepted by F.A.A.”

    A lawyer for Mr. Forkner downplayed the importance of the messages, suggesting Mr. Forkner was talking about issues with the simulator.

    Mr. DeFazio, who as chairman of the House Transportation and Infrastructure Committee is overseeing the investigation into the crashes, said he had reviewed other internal Boeing documents and emails that suggested employees were under pressure to produce planes as fast as possible and avoid additional pilot training.

    “Boeing cannot say this is about one person,” Mr. DeFazio said. “This is about a cultural failure at Boeing under pressure from Wall Street to just get this thing out there and make sure that you don’t open the door to further pilot training.”

    #Boeing #Culture_entreprise #Concurrence #Mensonge #Autorité_régulation

  • Isère : la collégienne visée par une procédure disciplinaire pour un débardeur jugé provocant ne sera pas sanctionnée (France 3 Auvergne-Rhône-Alpes)
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/isere-collegienne-visee-procedure-disciplinaire-debarde

    Une collégienne iséroise de 14 ans faisait l’objet d’une procédure de discipline pour avoir porté des tenues jugées inappropriées par son établissement.

    Que le règlement intérieur intègre des éléments sur la tenue vestimentaire cela paraît raisonnable. Mais la lourdeur de la sanction envisagée intrigue. Et on découvre avec stupéfaction l’argumentaire de l’établissement tel que rapporté par la mère de la collégienne :

    "Les principaux arguments sont : « ça excite les garçons, ils sont en pleine crise d’adolescence, il faut cacher le corps car vous comprenez, il peut arriver des accidents »", déclarait Marion, ​​la mère de cette jeune fille de 14 ans […].

    Donc :
    #culture_du_viol : la tenue vestimentaire justifie les « accidents ».
    #regard_masculin : ce n’est pas tant l’adéquation de la tenue vestimentaire au règlement intérieur qui pose problème que le regard masculin sexualisant qui est porté sur la collégienne.
    NB : le regard masculin est attribué aux collégiens adolescents mais comme les propos sont tenus par l’institution et non par ses camarades, on peut penser qu’il s’agit d’abord d’un regard d’adulte, la réaction putative des collégiens servant de prétexte oratoire.

    Notons que dans le collège d’à-côté d’autres jeunes filles seront exclues pour une robe trop longue ou aux couleurs trop ternes.
    cf. https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2015/04/28/une-jupe-trop-longue-peut-elle-etre-consideree-comme-une-atteinte-a-la-laici

    #éducation #collège #sexisme #contrôle_des_corps #patriarcat

  • Le MSK de Gand accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée à Jan van Eyck Belga - 1 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_le-msk-de-gand-accueille-la-plus-grande-retrospective-jamais-consacree-a

    Le Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK Gent https://www.mskgent.be/fr/home ) mettra le peintre Jan van Eyck à l’honneur à l’occasion de la plus grande rétrospective jamais consacrée au maître flamand. L’exposition intitulée « Van Eyck. Une révolution optique » rassemblera en effet du 01 février au 30 avril 2020 plus de 100 peintures, miniatures, sculptures et dessins de la fin du Moyen-Age réunis grâce à la collaboration des plus grands musées belges et internationaux, indiquent mardi les promoteurs de l’exposition dans un communiqué.

    Avec dix oeuvres de Van Eyck lui-même, plusieurs oeuvres de son atelier et une bonne centaine de fleurons internationaux de l’art de la fin du Moyen-Age, le MSK entend « faire vivre au visiteur une expérience tout à fait unique, qui rendra le monde de Van Eyck et le regard révolutionnaire qu’il portait sur celui-ci plus tangibles que jamais », expliquent les organisateurs de cette vaste rétrospective.

    Concrètement, l’exposition sera centrée sur les huit volets extérieurs restaurés du polyptyque de « L’Adoration de l’Agneau mystique », prêtés exceptionnellement par la cathédrale Saint-Bavon de Gand. Le musée présentera également à côté des panneaux du célèbre retable pas moins de 9 peintures sur panneau ainsi qu’un livre d’heures illustré par le maître flamand.

    A cela s’ajoutent d’importantes oeuvres provenant de l’atelier de l’artiste ainsi que des copies du XVe et du XVIe siècle de tableaux du peintre flamand dont les originaux ont disparu au cours des siècles. Plusieurs oeuvres de contemporains voisineront par ailleurs aux côtés de celles du maître.

    L’exposition entend enfin démêler « le vrai du faux à propos de l’artiste et inscrire sa technique, son oeuvre et son influence dans une perspective nouvelle. »

    L’Institut Royal du Patrimoine Artistique a réalisé un important travail de numérisation de l’oeuvre de Van Eyck, accessible au grand public via un site internet.

    https://images.mskgent.be/settings/hero/MSK_HOMEPAGE_VE_NL_datum.jpg?auto=format&fit=max&h=1080&ixlib=php-1.1

    #Jan_Van_Eyck #Art #Peinture #Gand #Exposition #Moyen_âge #Histoire #Culture

  • Der Postillon : Neuartiges Burkdl ermöglicht strenggläubigen Musliminnen Oktoberfestbesuch


    C’est la fête de la bière et donc l’occasion de rappeller qu’il y a des pratiques culturelles à travailler.

    München (Archiv) - Endlich müssen strenggläubige Musliminnen nicht mehr auf Bier, Schweinshaxe und zünftige Blasmusik verzichten. Denn ein Münchner Modedesigner hat heute mit dem sogenannten Burkdl, einem Hybrid aus Burka und Dirndl, eine Kreation vorgestellt, die Morgen- und Abendland auf ansprechende Weise verschmelzen lässt.

    münchen kotzt
    http://www.muenchenkotzt.de


    Aus dem Archiv : 2018

    Hinweisblatt für den Betroffenen zum Datenschutz bei der Erhebung personenbezogener Daten bei der betroffenen Person

    Folgende Informationen sind Ihnen gem. Art. 13 der Datenschutz-Grundverordnung (Verordnung (EU) 2016/679) bei der Erhebung personenbezogener Daten mitzuteilen:

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    “München kotzt”

    3a. Die Erhebung der Daten ist notwendig um (zu Art. 13 Abs. 1c DS-GVO):

    Um auch heuer wieder die dunklen Seiten des Münchner Oktoberfestes aufzuzeigen.

    3b. Ihre Daten werden aufgrund folgender Rechtsgrundlage erhoben und gespeichert
    (zu Art. 13 Abs. 1c DS-GVO):

    Art. 4 Abs. 1 BayDSG

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    (zu Art. 13 Abs. 1e DS-GVO):

    keine

    5. Ihre Daten werden nach der Erhebung für folgenden Zeitraum gespeichert
    (zu Art. 13 Abs. 2a DS-GVO):

    4 Wochen nach der Durchführung u. Abschluss des Projektes erfolgt die Löschung Ihrer Daten. (Ausnahme: Sie willigen ein, dass Ihre Daten weitere fünf Jahre gespeichert werden, um Sie über zukünftige Projekte informieren zu können, siehe Punkt 7)

    6. Nach der Datenschutz-Grundverordnung stehen Ihnen folgende Rechte zu:

    Sie haben gegenüber „München kotzt“ ein Recht auf Auskunft über die Sie betreffenden personenbezogenen Daten sowie ggf. auf Berichtigung, Löschung oder auf Einschränkung der Verarbeitung dieser Daten sowie ein etwaiges Widerspruchsrecht gegen die Verarbeitung sowie eine etwaiges Recht auf Datenübertragbarkeit.

    Des Weiteren besteht ein Beschwerderecht beim Landesbeauftragten für den Datenschutz.

    Sollten Sie notwendige Informationen nicht bereitstellen wollen, kann Ihr Erbrochenes nicht gezeigt werden.

    Ist beabsichtigt, die personenbezogenen Daten für einen anderen Zweck weiterzuverarbeiten als den, für den sie erhoben wurden, so stellt Ihnen „München kotzt“ vor dieser Weiterverarbeitung Informationen über diesen anderen Zweck und alle anderen maßgeblichen Informationen zur Verfügung.

    7. Einwilligung zur dauerhaften Speicherung Ihrer personenbezogenen Daten

    Sollte die Erhebung und Verarbeitung Ihrer Daten auf einer Einwilligung gem. Art. 6 DS-GVO beruhen, bestätigen Sie mit der nachfolgenden Unterschrift, dass Sie in die Verarbeitung Ihrer personenbezogenen Daten einwilligen. Sie haben das Recht, Ihre Einwilligung jederzeit zu widerrufen. Durch den Widerruf der Einwilligung wird die Rechtmäßigkeit der aufgrund der Einwilligung bis zum Widerruf erfolgten Verarbeitung nicht berührt. Der Widerruf kann durch ein formloses Schreiben erfolgen.

    Der Speicherung meiner Daten über die Projektdauer hinaus und der Verarbeitung von Fotos, stimme ich zu.

    Das auf dem Foto gezeigte Erbrochene stammt von mir selbst und nicht von einer dritten Person, ich bin mit einer Veröffentlichung auf www.muenchenkotzt.de einverstanden und weiß, daß ich dieses Einverständnis jederzeit widerrufen kann.

    Ich bin zum Zeitpunkt der Unterschrift wieder nüchtern.

    Ort, Datum, Unterschrift

    WIESN SONG - Guade Nacht Bayern (Zefex)
    https://www.youtube.com/watch?v=7rLSNV3mKig

    #Allemagne #Munich #culture #alcool #musique

  • Culture numérique pour milliardaires dégénérés, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 13 septembre 2019)
    https://blog.mondediplo.net/culture-numerique-pour-milliardaires-degeneres

    Pourtant les choses auraient pu se passer différemment. En 1991, John Brockman, l’agent littéraire le plus en vue dans le domaine du numérique, et dont j’étais le client jusqu’à peu, annonçait l’émergence d’une « tierce culture » qui substituerait enfin aux intellectuels littéraires technophobes des intellectuels issus du monde de la science et de la technologie. « L’émergence d’une “tierce-culture” introduit de nouveaux modes de discours intellectuel et réaffirme la prééminence des États-Unis dans le monde des idées », écrivait-il dans un essai controversé.

    Les « nouveaux modes de discours intellectuel » chers à M. Brockman résultaient en fait principalement d’une mutation commerciale, les entreprises technologiques passant de contrats militaires sans âme pendant la guerre froide au monde branché de l’informatique personnelle. L’entreprise Apple, portée par un Steve Jobs considéré comme un apôtre de la contre-culture, avait besoin de la mystique consumériste de la « tierce culture », contrairement à IBM et Hewlett-Packard, bloqués dans la mentalité des années 1950. De même, la « prééminence des États-Unis dans le monde des idées » n’était que le résultat de sa domination économique et militaire, qui empêchait d’autres pays de créer des alternatives dynamiques à Hollywood ou à la Silicon Valley.

    Si la « tierce-culture » est aussi avancée que la culture classique, comment se fait-il que la plupart de ses membres officiels, des scientifiques connus devenus des noms de marque grâce à l’empire Brockman, soient impliqués dans l’affaire Epstein ? Il n’est pas rare que les intellectuels servent d’idiots utiles aux puissants de ce monde, mais dans le cadre de la tierce-culture, c’est presque dans leur fiche de poste.
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    Lire aussi Ingrid Carlander, « Le Media Lab aux avant-postes du cybermonde », Le Monde diplomatique, août 1996. "

    Cette culture qui implique la prostitution de l’activité intellectuelle lors de « dîners de milliardaires » en vaut-elle la peine ? Peut-on faire confiance à ce que les intellectuels de la « tierce-culture » ont à dire, compte tenu de ce qu’ils ont à vendre ?

    Les réponses à ces questions vont de soi. Néanmoins, s’il est aisé de s’en prendre aux brebis galeuses comme Joi Ito ou Nicholas Negroponte, une transformation radicale passera par des mesures de plus grande envergure : fermer le Media Lab du MIT, mettre un terme aux conférences TED, refuser l’argent des milliardaires de la technologie et boycotter les agents comme John Brockman. Sans ces changements drastiques, le puissant complexe industrialo-de-mes-deux qu’est la « tierce-culture » restera intact et pourra servir de couverture au prochain Epstein.

    Evgeny Morozov

    #Culture_numérique #Silicon_Valley #MIT #TED #John_Brockman