• Lyon : comment le diocèse se prépare aux retombées médiatiques du procès Barbarin Ph. Bette avec Sylvie Cozzolino - 2 Janvier 2019 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/lyon-comment-diocese-se-prepare-aux-retombees-mediatiqu

    Le diocèse de Lyon a convoqué le 20 décembre 2018 une réunion pour préparer le procès du cardinal Barbarin, cité à comparaître pour « non dénonciation d’actes pédophiles ». Inquiet des retombées médiatiques, l’Eglise recommande « la réserve » aux paroissiens approchés par les journalistes. 

    Le diocèse de Lyon se prépare aux retombées médiatiques du procès du cardinal Barbarin, cité à comparaître devant le tribunal correctionnel les 7, 8 et 9 janvier prochains pour « non dénonciation d’actes pédophiles » et « mise en péril » . Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon, a présidé une réunion le 20 décembre 2018 à la paroisse Ste Blandine en présence de l’un des prêtres mis en cause en même temps que l’archevêque .Les questions de procédure ont été évoquées à cette occasion ainsi que la façon d’aborder le procès en présence des journalistes. 

    Nous sommes la veille de Noël. Devant les paroissiens de Ste Blandine, l’évêque auxiliaire de Lyon évoque le contexte d’un procès qui s’annonce très médiatique. Il livre sa propre approche  : « Nous sommes tous un diocèse, une famille. On a une attention particulière pour ceux qui en ont le plus besoin, les victimes qui sont des chrétiens, des catholiques qui font partie du diocèse. Dans la famille, il y a aussi le père Preynat, dont nous croyons qu’il a besoin de changer son coeur (...) Son bien, c’est qu’il passe par la justice. La miséricorde ne peut passer indépendamment de la justice ».
      

    Des carnets intimes livrés à la justice 
    Mgr Gobillard rappelle la plainte contre le cardinal Barbarin déposée en 2016 par quelques-unes des victimes du père Preynat. Tout en précisant que si l’on dénombre ici 60 à 70 victimes de pédophilie, il y en a beaucoup, parmi elles, qui ne veulent pas apparaître au procès contre l’Eglise, ni dans les associations, ni dans les media.

    Il y a eu, dit-il aussi, "une enquête assez fouillée". Soulignant le souci de transparence de Mgr Barbarin : « Le cardinal a livré de lui-même à la police ses carnets intimes écrits au jour le jour, dont aucune page ne manque ». Une plainte classée sans suite par la justice « parce qu’il n’y avait pas d’#infraction ». 
     

    Méfiance vis à vis des journalistes
    Le diocèse semble néanmoins redouter les questions « de journalistes qui peuvent parfois se montrer pour certains agressifs, parfois insistants ». Laure Robin, chargée de communication, vient donc à la rescousse de paroissiens qui pourraient se laisser piéger par des questions « anodines » en marge du procès : « Pendant ces trois jours, ne pas commenter, garder mesure, ou en tout cas avoir une certaine réserve quant au développement de ces questions ». Parmi les recommandations, « fermer la conversation » face à un questionnement qui pourrait mettre mal à l’aise : « Faites en sorte d’être relativement fermes tout en restant polis » conseille-t-elle à tous ceux qui pourraient être approchés par une caméra.   

    Des réponses aux questions courantes sur l’affaire Preynat sont aussi disponibles sur le site internet du diocèse. Autant d’éléments de langage disponibles en kit et qui pourront délivrer la version officielle du diocèse de Lyon sur toutes « ces questions un peu délicates ». 

    Interviewés à la sortie de la messe du nouvel an, les fidèles de la Basilique de Fourvière affichent des positions contrastées sur ce qui est maintenant devenue l’affaire Barbarin. 
          
     Le reportage de Sylvie Cozzolino et Daniel Pajonk : 
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=uaohjiNG-Ec

    #pédophilie institutionnalisée #barbarin #pétition #pédophilie_dans_l'eglise #culture_du_viol #cardinal_barbarin #catholicisme #violences_sexuelles #viols#Lyon, la ville dont #gérard_collomb était le #maire #catholicisme #viol #violophilie #pedocriminalité


  • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?
    https://www.nouvelobs.com/notre-epoque/20181223.OBS10293/que-repondre-a-votre-beau-frere-qui-dira-a-noel-qu-on-traverse-une-grave-

    Dans son dernier ouvrage, Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique, déconstruit le « mythe tenace » qui voudrait que les hommes aillent mal.

    Difficultés scolaires, incapacité à draguer, taux de suicide élevé, impuissance… On l’entend chez des partisans de tous bords et pas seulement depuis #metoo : les hommes iraient mal. La masculinité serait en crise.

    Dans « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace » (éditions du remue-ménage), qui sortira en France le 24 janvier 2019, le québécois Francis Dupuis-Déri déconstruit ce qui n’est pas une crise mais un discours de crise. Une rhétorique antiféministe dont on retrouve trace… dès l’antiquité.

    Le professeur de science politique, qui signe également des ouvrages sur les mouvements sociaux, travaille sur le masculinisme depuis les années 90. « Les femmes sont loin d’avoir atteint l’égalité alors ce discours m’a toujours énervé. » Entretien.

    • @bce_106_6 tu cites un texte qui ne fait qu’ajouter du confusionisme à la confusion de son écriture.

      Concernant l’interview de Francis Dupuy-Deri, chercheur et pro-féministe que j’apprécie particulièrement pour sa rigueur, je ne vois pas bien ce qui t’empêche de réfléchir dans l’analyse étayée qu’il nous offre.

      Ce qui m’a fasciné, en étudiant l’histoire et la diffusion dans l’espace de ce discours, c’est que les hommes sont en crise quel que soit le régime politique, le cadre législatif, le droit de la famille, la situation économique, le cadre culturel voire religieux… On trouve des expressions de crise de la masculinité à peu près partout, sur tous les continents. C’était un étonnement dans ma recherche, de voir que c’était un discours aussi ancien et diffus.

      #démystification

    • Je voie pas l’interet de ce texte ni son rapport avec ce que dit Dupui-deri. Je retrouve seulement la réthorique des anarchistes misogynes classiques ; néo-féminisme, défini comme « Les filles contre les garçons… Le but est toujours de diviser, exciter des haines, désespérer. »
      #manarchisme #anarcouilles

    • Je vous trouve bien mesurées, Mesdames !

      À la lecture des commentaires de @bce_106_6, je croirais être à la table du #beauf_officiel de ST dans la version « sympathique » à la cause des femmes… En tous cas, ce pourrait être ses arguments.

      com1 : c’est tellement évident que ça vaut pas la peine d’être mentionné et encore moins diffusé -> version « soft » de l’invisibilisation

      com2 : assimilation implicite (?) à du bullshit avéré (disclaimer : je n’ai pas suivi le lien, n’y étant pas vraiment invité par la fin du com)

      J’avais hésité au premier, le deuxième m’a convaincu.

    • Je suis d’accord @simplicissimus mais j’essaye de plus m’énérvé pour mon propre bien. J’ai bien remarqué la haine que @bce_106_6 porte aux femmes, pour lui toute femme est une bourgeoise qui ne devrait vivre que pour flatter une paire de couilles d’ouvrier. Ca fait longtemps que je le sais, je me souviens encore des saloperies qu’il écrivait pendant metoo allant jusqu’a relayé et soutenir les propos de Zemmour.
      edit - j’ai cru qu’ @elihanah était un conte alternatif de @bce_106_6 mais c’est manifestement une seenthicienne qui écrit pour son plaisir de faire une blague sexiste et agiste assimilant les femmes et les enfants et de légitimé la violence masculine contre ces deux groupes de personnes et peut être défendre son droit à elle en tant qu’adulte de battre et humilier des enfants.

    • Tout de suite l’anathème, les insultes, à propos des sujets dont vous vous réservez l’exclusivité. Je voudrais être méchant, je dirais du parfait bhl.

      @mad meg, merci de citer mes propos approuvant zemmour. je te met au défis de le faire. (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).
      Au fait, pourquoi as tu laissé tomber l’écriture inclusive ?
      Intéressant ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah. Ça rappelle je suis partout.

      @Simplicissimus si tu peux être plus clair dans ce que tu écris, ce serait bien. La générosité de ton anti-racisme sélectif est poignante.

    • @simplicissimus, je ne suis plus depuis longtemps la logorrhée haineuse du masculiniste et couilliste @bce_106_6 qui continue de se répandre sur seenthis.
      Comme @mad_meg mes réactions parfois virulentes m’affectent plus que les #pro_viol que j’attaque et qui disposent du soutien tacite de 90% de la population, bref, je me protège.

      J’ignorais même l’existence de l’infect post que tu cites @mad_meg et je te remercie de ne pas l’avoir laissé passer et de dénoncer ici ces propos pitoyables de #culture_du_viol.

      Remettre en cause et nager à contre courant prend beaucoup d’énergie et je me demande si cela sert à grand chose quand on voit que machin bce continue de véhiculer sa haine sur @seenthis sans être plus bloqué que cela.

    • Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité » ?

      instinctivement j’ai failli répondre qu’il aille se faire couper les couilles. Ensuite j’ai étoilé le billet de @simplicissimus pas pour Francis Dupuis-Déri que je ne lis pas et encore moins pour le nouvelobs mais pour le fil de discussion et pour @bce_106_6 que je ne suis plus et que je bloque parfois quand il clic à répétition. Maintenant que j’ai répondu @seenthis me signalera la suite. Donc je désétoile. @monolecte hésite entre « ta gueule ! » et « dégage ! », moi je dirai juste " va te faire enculer ! "
      au réveillon de Noël c’est pas mon beauf qui a dérapé mais mon frangin. C’est le seul que j’ai avec trois sœurs et c’est lui l’aîné.
      c’est parti en couilles à la fin du repas après une réflexion de ma fille (ils bossent tous les deux à St Nazaire aux chantiers de l’Atlantique) s’en prendre sa défense (elle est assez grande pour ça et pour raconter des conneries aussi) je ne supporte pas mon frangin quand il aboie et il aboie fort ce con ! Comme tout le monde fermait sa gueule et qu’il continuait de gueuler je lui ai dit qu’on étaient pas sourd et que c’était pas la peine de brailler comme ça. Ma fille s’est mise à chialer (c’est son défaut) et mon frangin s’est tiré. Ensuite on me raconte qu’il est dans une mauvaise passe. Divorce, plus de dialogue avec ses deux filles ... s’il leur gueule dessus comme ça, elles risquent pas de l’écouter. Pauvre chéri va ! et il a de la chance que j’ai arrêté de picoler parce que sinon je lui rentrais dans le lard malgré ses 100 kg et son mètre 98. Connard !

    • J’ai une amie qui ne va plus depuis longtemps au repas de Noël chez sa mère. Au courant des violences que sa fille a subit de son ex compagnon, il est invité cependant à chaque Noël avec sa nouvelle copine. Il faut dire que la mère a élevé ses enfants en les frappant régulièrement et qu’elle doit trouver logique de valoriser tout agresseur. Ses frères tentent aussi ce soir là de poursuivre leur œuvre de destruction envers leur sœur. Par exemple en se moquant de son féminisme à table devant ses neveux et nièces, c’est sa fille qui lui raconte dépitée. Elle avait en effet osé demander à la notaire qui gère la succession de leur père de respecter l’ordre des naissances comme la loi l’exige et non pas l’ordre des sexes, les frères étant bien entendus cités avant les sœurs.
      Depuis quinze ans le soir de Noël comme tous les autres jours de l’année, cette femme a choisit de ne pas se retrouver à la table de ses agresseurs·e.

    • Désolé, il me semblait avoir été assez clair, mais je veux bien reformuler.

      Com1 : que dit-il d’autre que c’est un non sujet, ce n’est pas la peine d’en parler ?

      Com2 : Tu mentionnes « en passant », pardon en « cadeau », un autre billet sur internet pour dire que, décidément, on trouve bien des conneries sur la toile. Le procédé, classique en rhétorique, a un nom : l’assimilation.

      Le billet propose un argumentaire bien construit à opposer à un éventuel discours de #crise_de_la_masculinité.
      (1) À l’évidence, il touche une corde asses sensible chez toi pour te pousser à réagir en le déclarant sans intérêt.
      (2) Au moins l’un des éléments du discours du beauf’ n’est apparemment pas étranger à ta façon de voir, ce qui te fait assimiler l’ensemble de l’argumentaire à des conneries.
      (3) en bonus, on a droit à la prétérition : «  je voudrais être méchant, je dirais du parfait BHL »

    • Ça me rappelle dans Books une brève sur les femmes désormais mieux payées que les hommes (dans une ville des États-Unis entre 30 et 35 ans - ailleurs tout allait très bien !). Comment tout conspire à nous faire pleurnicher sur une classe de personnes qui est toujours en situation de pouvoir en cassant le thermomètre, en le mettant à un endroit où il ne nous informera de rien, etc.

      À part ça, André, c’est moche. Je ne sais pas comment tu supportes d’être le troll de Seenthis, celui qui arrive avec une remarque bête sur une page où des personnes échangent des arguments honnêtes et fins, celui qui n’a jamais appris rien à personne, celui qui rajoute toujours préjugés, confusion et tout ce que le militantisme de gauche a de plus moche et triste. Heureusement, il y a autre chose que ça à gauche.

    • Que répondre à notre beau-frère qui affirme, tout en découpant la bûche de Noël, que l’« on traverse une grave crise de la masculinité, depuis #metoo » ?
      Lui offrir où au moins qu’il lise La crise de la masculinité de Francis Dupuis-Déri
      https://www.hobo-diffusion.com/catalogue/1876/la-crise-de-la-masculinite-observatoire-de-l-antifeminisme
      Et aussi coïts d’Andrea Dworkin à paraître en février prochain aux éditions Syllepse
      https://www.syllepse.net/coits-_r_62_i_755.html
      https://tradfem.wordpress.com/2018/12/29/coits-avant-propos
      source : @tradfem

    • simplicimus, bloquer mon profil, et ensuite m’insulter en écrivant que je suis front national, rassemblement national, c’est petit, et bête.
      => J’ai modifié mon profil, ce qui me permet de te répondre. Surprise !

      On ne fait pas son petit castaner comme on veut.
      castaner, lui, il a ses flics pour cogner celles et ceux qui le dérange.
      Toi, tu as toujours la même méthode, simpliste, bloquer, insulter, insinuer . . .

      Tu es dépassé par les événements, comme beaucoup en ce moment chez les Bourgeois.
      C’est ton problème de #beauf_officiel, qui n’a trouvé, pour exister, que de reproduire à la chaîne des articles sur le web, où l’on ne rencontre que rarement les mots capitalisme, violence institutionnel, collaboration par omission, enfumage . . . . .

      Intéressante ta recherche stalinienne sur les liens que tu me prêtes avec elihanah.
      Ça rappelle je suis partout.

    • mad meg, mon profil étant débloqué, je peux me permettre, humblement de te demander une seconde fois de citer mes propos approuvant zemmour.
      (Je comprends pas que tu mettes une majuscule au nom de ce type).

      Si je suis un troll de base, tu en est la reine quand le sujet concerne un tant soit peu le féminisme, que tu dessers, sauf peut être dans certains milieux assez peu représentatif de la société dans laquelle nous sommes, hélas.

      Quand à la grave question du nouvel OS : Que répondre à votre beau-frère qui dira à Noël qu’on traverse une « grave crise de la masculinité »
      Le papier ne refuse pas l’encre, ça remplit les colonnes a peu de frais, et ça permet de briller aux ternes. Dans quel monde vivez vous ?


  • A Bordeaux, des étudiantes se mobilisent contre les violences sexuelles sur leur campus - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/bordeaux-des-etudiantes-se-mobilisent-contre-les-violences-sexuelles-sur-l

    « Faites attention les uns aux autres et ne laissez pas une personne rentrer seule, surtout si elle est en situation de vulnérabilité (alcoolisée par exemple) ; empruntez les chemins éclairés (la nuit, évitez systématiquement les chemins traversant les espaces verts ou les bois, même s’ils sont plus courts) ; restez concentrés et vigilants à votre environnement : ne portez pas d’écouteurs, ne téléphonez pas ; éventuellement, tapez à l’avance le 17 sur votre portable pour pouvoir lancer très rapidement un appel en cas de difficulté. »

    Courriel du président de l’université de Bordeaux, Manuel Tunon de Lara dispensé aux femmes qui osent faire des études.

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    Un tiers des femmes expliquent éviter de se déplacer seules. 468 femmes déclarent avoir été suivies pendant un long moment. Pour 36 % d’entre elles, cela s’est produit plusieurs fois. 246 racontent avoir croisé un exhibitionniste, 234 avoir subi un contact physique non désiré. Douze femmes ont déclaré dans ce questionnaire en ligne avoir été victimes d’une agression sexuelle, et cinq victimes d’un viol. 26 % expliquent avoir été confrontées à une situation de violence sexuelle.

    L’enquête conclut de manière implacable : « Les agressions ne sont pas fantasmées, mais réelles, et la présence de prédateurs sur le campus confirmée. Les faits relatés relèvent régulièrement d’infractions passibles de contraventions (harcèlement) ou de peines de prison (agressions sexuelles, viols). Les auteurs sont peu poursuivis, les victimes ne se tournant pas, sauf exception, vers l’institution universitaire ou la police. De ce fait, le phénomène est resté longtemps invisible. »

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    des mesures d’urgence ont été prises. L’éclairage va être éteint une demi-heure plus tard à 1 h 30 afin d’être calé sur les horaires de fin de service des trams (!!!). Des rondes supplémentaires ont été mises en place par l’université « sur ses propres deniers » (!!!), précise Marion Paoletti. Enfin, une caméra va être placée sur la station de tram où la jeune fille a été violée « avec une portée de 400 mètres et une vision nocturne ». Au printemps prochain, une application développée par des étudiants – avec le soutien de l’université – et permettant aux personnes désireuses de ne pas effectuer un trajet seules d’être accompagnées sur le campus va être mise en place.

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    Claire remarque qu’au fil des ans, des filles désertent le campus en raison de son caractère insécurisant : « Des copines y habitaient, car ce n’est pas cher. Dès la deuxième année, plus personne dans mon cercle d’amies n’y est resté. C’est un signe fort. »

    Hafsa est dans ce cas. Dès l’année prochaine, elle compte quitter la résidence universitaire et son loyer modéré pour emménager dans le centre-ville. Elle est prête à faire un effort financier et à travailler plus afin de ne plus avoir peur.

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    J’espère qu’Hafsa n’aura plus peur avec tous les efforts qu’elle va faire. Si elle travaille plus afin de supporter les efforts financiers que les hommes lui imposent, est-ce qu’elle va pas devoir rentré plus tard du boulot ou de la fac ?

    #culture_du_viol #viol #campus #université #discrimination #femmes #violences_sexuelles #violences_masculines #vidéosurveillance #éclairage_public #fraternité (violeurs, harceleurs, architectes, urbanistes, présidence d’université, profs, étudiants, policiers, juges, tous frères, unis contre les étudiantes)

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    Il y a le même problème à Orléans :
    Agressions sexuelles à l’université d’Orléans : entre 5 et 10 étudiantes victimes,
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/orleans/agressions-sexuelles-universite-orleans-entre-5-10-etud

    « Dès la semaine dernière, on a commencé une cartographie de l’éclairage sur le campus pour prendre la mesure des soucis » entame Ary Bruand. Les premières agressions se sont en effet déroulées dans des lieux peu éclairés, déjà assez tard dans la soirée. La dernière, en revanche, a bien été perpétrée de jour, dimanche, vers 16h45.

    « Securitas, ils sont là quand ils sont là, la police, on la voit de manière rarissime », estime un responsable de filière. Une donnée qui devrait évoluer rapidement, selon le président de l’université.

    « Les agents de sécurité, on leur demande de réorganiser leur travail en soirée, pour qu’ils soient présents entre 17h et 21h dans l’enceinte du campus et non en train de fermer les bâtiments comme ils le font habituellement », explique-t-il.

    Sur le facebook de la fac même type de réponse qu’à Bordeaux :

    🚨Nouvel appel à la vigilance🚨
    Suite aux agressions de ces derniers jours, des mesures ont été mises en œuvre par l’Établissement en collaboration avec les services de Police.

    Nous vous invitions à nouveau à maintenir le niveau de vigilance :

    – en empruntant les chemins balisés et notamment les circulations lumineuses proche du tramway,

    – en vous déplaçant en groupe une fois la nuit tombée.

    Si vous constatez des événements suspects, contactez immédiatement les services de Police en composant le 📞17.

    En cas de difficulté, vous pouvez également contacter le PC sécurité au 📞 02 38 49 48 00 qui pourra le cas échéant mobiliser un agent afin de vous raccompagner vers votre résidence universitaire ou une station de tramway.

    Comptant sur votre vigilance

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    Au campus de Pessac c’est pareil :
    https://www.bfmtv.com/police-justice/gironde-le-campus-de-pessac-en-alerte-apres-le-viol-d-une-etudiante-1587425.h

    « Le campus est un lieu de chasse des violeurs et des exhibitionnistes depuis longtemps ! C’est bien connu, la sécurité laisse à désirer » explique par exemple une étudiante.

    « On nous dit d’être prudentes. Donc si on se fait violer, c’est parce qu’on ne l’a pas été et c’est notre faute ? A quel moment on fera quelque chose ? Tout le monde se plaint et rien n’est fait ! » explique une seconde universitaire.

    Des rénovations pas encore suffisantes pour les étudiantEs

    En plus des consignes de sécurité présentes dans le mail, l’administration de l’université s’est engagés à améliorer la sécurité sur le campus. D’ici 2022, le réaménagement des espaces publics est entre autres prévu.

    Pourtant, ces travaux sont encore bien loin des demandes de plusieurs associations étudiantes, bien conscientes des dangers du campus. Toujours selon Le Parisien, qui a eu accès à une enquête à laquelle ont répondu 5.000 étudiants de l’université, un meilleur éclairage des lieux ainsi que l’installation de bornes téléphoniques d’urgence sont également nécessaires.

    –----


  • * Saône-et-Loire : un moine bouddhiste écope de 12 ans de prison pour viols B.L. avec AFP - 19 Décembre 2018 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-loire-moine-bouddhiste-ecope-12-ans-prison-viols-

    La cour d’assises de la Saône-et-Loire a condamné un moine bouddhiste à 12 ans de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles. Certaines de ses victimes étaient mineures. 

    Le procès, qui se tenait à huis clos, avait débuté lundi 10 décembre 2018. Il s’est achevé dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre 2018.

    A l’issue de neuf jours de débat, le jury a suivi les réquisitions du ministère public. Karma Tshojay, 56 ans, a été reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles.

    Les faits se sont produits au sein de la communauté du temple bouddhiste « des mille Bouddhas », à La Boulaye, en Saône-et-Loire. Ils ont eu lieu entre les années 1990 et les années 2000.

    Trois victimes ont obtenu des dommages et intérêts 

    L’une des victimes avait 11 ans quand elle a été violée pour la première fois. Elle a subi des sévices jusqu’à l’âge de 13 ans. Le moine a aussi commis des attouchements sexuels sur une autre enfant âgée de neuf ans, qui vivait dans la communauté avec ses parents.

    Trois victimes s’étaient portées parties civiles. Elles ont obtenu des dommages et intérêts : 12 000 euros pour l’une et 15 000 euros pour les deux autres, a indiqué Me Alain Guignard, l’un de leurs avocats.

     
    Un second moine a été acquitté

    Le lama, originaire du Bhoutan, conteste les faits qui lui sont reprochés.
    Karma Tshojay avait été mis en examen depuis le 27 mai 2012. Il avait été placé en détention provisoire pendant deux ans avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ce moine, appelé lama Tempa, est marié. Il a été exclu de la communauté Saône-et-Loire.

    Un second moine, qui comparaissait devant le tribunal, a été acquitté. Cet homme, lui aussi d’origine bhoutanaise, était poursuivi pour « agressions sexuelles sur mineur de (moins de) 15 ans ». Le ministère public avait requis 4 ans de prison, dont 2 avec sursis à son encontre.

    Bouddhisme #moine #religion #pédophilie #viol #viols #culture_du_viol #violences_sexuelles #enfants #enfants #violence_religieuse #pedocriminalité


  • En Australie, les médias réduits au silence sur le procès pour pédophilie du cardinal George Pell
    https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2018/12/18/en-australie-les-medias-reduits-au-silence-sur-le-proces-pour-pedophilie-du-

    La justice a interdit aux médias de parler de la condamnation du numéro trois de la curie romaine.


    L’Etat australien de Victoria a obtenu ce que peu de régimes, à part les dictatures, n’avaient réussi à imposer : un silence quasi total sur un événement impliquant une personnalité de premier plan. Les Australiens n’ont pas eu le droit d’entendre parler du verdict concernant les procédures judiciaires qui visent le cardinal George Pell pour des dossiers d’agression sexuelle sur mineur. L’argentier du Vatican, âgé de 77 ans, le plus haut représentant de la curie romaine jugé pour des faits d’agression sexuelle sur des mineurs, a été pourtant reconnu coupable par un jury, mardi 11 décembre. Les médias n’ont pas pu en rendre compte.

    #pedoviol #catholicisme #censure #culture_du_viol

    voire aussi : https://seenthis.net/messages/611020


  • Au Canada une affaire de viols dans le show business vise #Gilbert_Rozon et l’aspect judiciaire suit son cours. Ces jours ci, la cour après avoir entendu une vingtaine de plaignantes devait décider desquelles étaient crédibles. Gros débat autour d’un système clairement défaillant puisque seul UN témoignage a été retenu :

    « Le fardeau de la preuve est le même qu’on soit victime d’une agression sexuelle, d’un meurtre ou d’un vol qualifié.C’est à nous de faire une preuve hors de tout doute raisonnable que l’infraction alléguée a été commise parce qu’il y a une présomption d’innocence de base », résume Me Lemieux. Il arrive donc que le procureur, bien qu’il croie la victime, en arrive à la conclusion que la preuve au dossier ne permet pas une démonstration hors de tout doute raisonnable ou que les faits relèvent plutôt du harcèlement sexuel, du droit civil ou d’inconduite sexuelle.

    Agressions sexuelles : le décalage persiste
    Améli Pineda, Le Devoir, le 15 décembre 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/543670/agressions-sexuelles-le-decalage-persiste

    On n’a pas tant progressé que ça en 40 ans :

    1976 : Le viol existe t-il ? | Archive INA
    https://seenthis.net/messages/743118

    #viol #metoo #agression_sexuelle #Québec #justice #injustice #culture_du_viol

    • C’est quand même un dilemme général, limite philosophique, enfin qui touche au cœur même de principe des droits : la présomption d’innocence, à la base de beaucoup de systèmes judiciaires. Donc ça veut dire quoi, que ce soit pour un viol ou pour un autre crime, il faudrait remettre en cause le principe de la présomption d’innocence ? Et donc on serait accusé et reconnu coupable par défaut, et ça serait à l’accusé⋅e de prouver qu’ille n’a pas volé, violé, tué ?

      C’est hyper compliqué quand même. À la fois je suis totalement convaincu du fait qu’il n’y a presque pas de fausses accusations de viol (ça arrive, comme pour tout ya des exceptions, mais très minoritaire), et à la fois, je ne vois absolument pas comment on peut être pour que toute personne accusée soit coupable par défaut sans aucune preuve tangible et que c’est à elle de prouver le contraire.

      Et sinon ça dépendrait des crimes ? Pour les viols yorait culpabilité par défaut, et pour les autres crimes yorait présomption d’innocence ? Mais comment ça peut être justifié réellement, dans une loi, au niveau juridique, une différence de traitement aussi inverse ?

    • Désolé, non, je ne crois pas que ce soit une question philosophique, mais juridique. Ici c’est au niveau de l’instruction que l’affaire est bloquée, elle ne va même pas au tribunal. Je ne suis pas un expert, mais je sais qu’il existe plusieurs façons de « juger ».

      Exemple : 14 femmes l’accusent de viol, les faits s’étant déroulés pendant des années, avec des façons de faire semblables, mais l’instruction examine chaque fait indépendamment des 13 autres.

      Autre exemple : au delà de la preuve formelle, il y a aussi l’intime conviction d’un jury par exemple, réservée à d’autres types d’affaires. Il faudrait peut-être que le viol passe à ce type de procédure.

      Il y a des dysfonctionnements de la justice ici (débattus dans la presse ici, mais est-ce que ça ira plus loin ?), mais la question est aussi de savoir si ces dysfonctionnements ne sont pas fait pour protéger les mecs...


  • « À genoux les gars », d’Antoine Desrosières | Leïla Alaouf
    https://www.genre-ecran.net/spip.php?article288

    À genoux les gars, c’est le récent long-métrage d’Antoine Desrosières, sorti en salle cet été. On avait espéré que le réalisateur se ravise après Haramiste, son premier moyen-métrage qui n’a pas rallié grand monde à sa cause. C’est raté ! Les personnages et les obsessions du réalisateur sont les mêmes : femmes arabes, sexualité, représentations racistes et homophobes. Le film pourrait être un outil de travail à lui tout seul tant il condense la totalité des imaginaires racistes et misogynes. Source : Le genre & l’écran


  • 1976 : Le viol existe t-il ? | Archive INA #culture_du_viol
    https://www.youtube.com/watch?v=BeVA8vlkbwU

    Sujet issu d’une émission consacrée au viol, fait de société dans les années 1970 dont les médias s’emparent pour la première fois. Le sujet se construit autour du témoignage de Liliane, une femme agressée et violée alors qu’elle faisait de l’auto-stop. En parallèle de son récit, d’autres points de vues se croisent, comme celui du président de la Cour d’assise de Paris Monsieur Ullman ou celui de l’avocate de la Ligue du droit des femmes Madame Martine Le Peron.


    • Ce n’est cependant pas le seul sujet de controverse puisque, dans le programme de cette journée, deux conférences portaient des intitulés extrêmement douteux : “Ces prétendues violences obstétricales : les enjeux juridiques” et “Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels”.

      http://m.cheekmagazine.fr/wtf/cngof-femmes-juments-polemique

      https://twitter.com/osezlefeminisme/status/1070989604805857282/photo/1

      Il semble que les conférences aient été renommées mais pas annulées. La seconde « comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels » est une conférence de Nisan lui même. Le fait qu’il parle d’attouchements est deja Le signe d’un déni. Attouchement n’est pas un terme juridique on ne peu pas porter plainte pour attouchement mais pour agression sexuel.

      #violence_médicale #animalisation #deshumanisation #humour #culture_du_viol #sexisme #misogynie

    • Je reste stupéfaite que cette grosse merde de #Nisand ait été gardé à son poste par ses pairs, qu’ils et elles ne se rendent toujours pas compte que ce personnage les dessert me glace.
      Par leur silence, ils et elles contribuent à l’œuvre de destruction des femmes soutenue par cette ordure, c’est juste inconcevable.
      #réification #défécation_de_nisan
      Je note également ici pour que d’autres femmes qui feraient des recherches sur #Yves_Aubard_gynécologue_au_CHU_de_Limoges sachent à quoi s’en tenir.

      #CNGOF

    • Ce que je veux dire, c’est que ce malfaisant est toujours président du CNGOF, d’ailleurs c’est avec ce titre qu’il présente les excuses du « Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français » concernant cette affaire qu’il nomme « une diapositive … sortie de son contexte »

      07 décembre 2018
      A propos d’une citation moyenâgeuse inappropriée
      Intervention officielle du Président du CNGOF du 7 décembre 2018

      Chers Amis et Collègues,
      Lors de la présentation de la Recommandation pour la pratique clinique Protection périnéale hier après-midi dans cette salle, une diapositive citant un texte ancien de 999 a choqué de nombreuses personnes. Sortie de son contexte, elle peut faire croire que celui qui l’a présentée en valide le sens, ce qui n’est pas le cas.

      Quoi qu’il en soit, je souhaite très officiellement dire au nom du CNGOF que toute notre profession est arc-boutée sur la défense des femmes, de leur santé et de leur dignité. Je prie donc tous ceux qui ont pu être choqués par l’affichage inapproprié de cette phrase moyenâgeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sûr, regrette cet acte déplacé.

      Nous sommes navrés, nous qui sommes réunis pour améliorer nos pratiques professionnelles, de ce qui -à tout le moins- est considéré par nous comme une atteinte à l’image des femmes.

      Professeur Israël Nisand

    • Quelques informations supplémentaires sur ce médecin qui signe la diapositive et se fout complètement du #droit_des_patientes à leurs #données_médicales #données_sensibles et #données_personnelles puisqu’il s’est créé un fichage perso et une base de données complète des femmes soignées dans son service. Base à laquelle il se vante d’avoir donné accès à plus de 372 utilisateurs.
      #la_cnil_mais_pour_quoi_faire ?

      « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ça commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, …

      https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

      « En ce qui concerne la structure de la base FileMaker, on trouve le noyau de la base qui est le dossier administratif de la patiente et dans lequel on retrouve ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux », explique le professeur Aubard.

      … alternatives au fichage ? nein.

      Aujourd’hui, grâce à FileMaker, l’intégralité du dossier médical d’une patiente est informatisé, il n’y a plus du tout de papier dans le service. La base de données est conséquente puisqu’elle compte environ 35 000 patientes.

      #bétail #technobéat #médecine

    • Hallucinant, je croyait que le croisement des infos était interdit et que le dossier médical était confidentiel.
      Donc ce mec file l’adresse et les données perso de 35000 femmes à « tout le service ».


  • Et le « bloomer » libéra le corps des sportives - Libération
    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    Au XIXe siècle, la militante féministe Amelia Bloomer affronte les moqueries lorsqu’elle encourage le port d’une tenue révolutionnaire : le « bloomer », une culotte bouffante qui deviendra un vêtement sportif accompagnant l’essor de la bicyclette.

    Chaque samedi avec RétroNews, le site de presse de la BNF, retour sur un épisode de l’histoire du sport tel que l’a raconté la presse française. Aujourd’hui, comment un vêtement a permis l’émancipation sportive des femmes.

    Au milieu du XIXe siècle, un nouveau vêtement féminin fait son apparition : le bloomer, un pantalon court surmonté d’une jupe, qui donnera les shorts-culottes aujourd’hui portés par diverses sportives, en athlétisme, au volley ou au tennis. Il tient son nom de la militante féministe Amelia Bloomer qui en fut la plus grande avocate, dès 1851. Mais faire accepter ce vêtement dans les sociétés corsetées du XIXe ne fut pas sans obstacles, comme le racontent les journaux de l’époque.

    Le Constitutionnel du 2 octobre 1851 fait ainsi état d’une soirée de présentation à Londres du « nouveau costume américain pour dames » plutôt mouvementée : « Jusqu’à l’arrivée des bloomers en costume, on ne saurait décrire le désordre ni rapporter le feu roulant des plaisanteries. » Organisée par une certaine Mme Dexter, la présentation de ces bloomers n’aura pas lieu face aux railleries du public pourtant venu en nombre.

    « Le tyran : c’est la mode »

    « Encore les bloomers ! », titre le Constitutionnel quelques jours plus tard. A l’occasion d’un nouveau défilé, « les dispositions avaient été prises pour que l’ordre ne fût point troublé », précise le journal. Une Américaine de 26 ans vient présenter ces tenues : « Huit dames accoutrées d’une manière assez bizarre entrent dans la salle. […] Il est impossible au public de garder plus longtemps son sérieux. » Une nouvelle fois, les bloomers ne sont pas pris au sérieux, alors que l’Américaine se lance dans une plaidoirie féministe pour ce nouveau vêtement : « Les dames américaines ont réfléchi qu’il y avait un autre esclavage à abolir, esclavage contre lequel la religion, la morale, la loi sont impuissantes. Vous avez déjà nommé le tyran : c’est la mode. […] La toilette actuelle des dames exerce sur elles une torture physique, spirituelle et morale. » Puis, l’oratrice fait applaudir Amelia Jenks Bloomer, « l’auteur de cette innovation ».

    A cette époque, l’idée du bloomer apparaît tellement saugrenue à certains qu’une pièce comique, les Blooméristes ou la Réforme des jupes*, est mise en scène au Théâtre du Vaudeville, comme le raconte le Siècle, le 2 février 1982. Pour le journaliste du Siècle, Amelia Bloomer est même une « excentrique insulaire qui a attaché son nom à l’idée la plus saugrenue qui ait pu poindre dans une cervelle humaine, celle de masculiniser les femmes par le costume d’abord, par les habitudes ensuite ». Dans les Blooméristes ou la Réforme des Jupes, l’héroïne, Mlle Césarine, « a été élevée à la façon bloomerienne ; elle fume comme un Turc, tire le pistolet comme Lepage, manie le fleuret comme le professeur italien Raimondi ».

    Répression du bloomer

    Finalement, c’est en Californie que le bloomer se démocratise d’abord, fin XIXe : dans le Petit Parisien du 24 janvier 1898, on raconte ainsi qu’il « s’est fondé à San Francisco un club de jeunes femmes et de jeunes filles qui ont décidé d’adopter d’une façon permanente le port de la culotte bouffante américaine ». Ces centaines de « miss appartenant aux meilleures familles » s’exercent par ailleurs « à tous les sports athlétiques généralement réservés au sexe fort. La course à pied, le canotage, le cricket, le football n’ont plus de secret pour elles. […] Ajouterons-nous que ces dames font beaucoup d’équitation et montent à cheval comme les hommes, – à califourchon… N’est-ce pas un peu cavalier tout de même ? »

    Le bloomer est adopté massivement par les femmes cyclistes. Le journal parisien Gil Blas relate un fait divers survenu à Washington et lié au port du bloomer, « objet de réprobation des puritains aux Etats-Unis ». « Une maîtresse correction infligée à deux dames de Washington par le mari de l’une d’elles, M. Redman » : aperçue à bicyclette vêtue d’un bloomer dans les rues de la capitale américaine, Mme Redman reçut des « coups de cravache » de son mari, tandis que son amie se voit administrer une paire de claques. L’auteur de ces violences fut exempté de l’amende de 50 francs qu’il encourait. Pire : « Il a été hautement félicité par le juge, comme ayant bien mérité de la société en s’élevant publiquement contre une coutume déplorable. Ce magistrat a même exprimé le regret de ne pouvoir appliquer l’amende à Mme Redman pour la corriger de la mauvaise habitude de s’habiller en homme. »

    A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »

    « La femme nous a pris la culotte ! »

    Le débat sur les femmes cyclistes et leur accoutrement traversera l’Atlantique : en France, le docteur Léon Petit donne une conférence pour évoquer les bienfaits de la bicyclette pour les femmes. Elle est retranscrite dans la Presse du 19 janvier 1896 : « Mères, fillettes, grands-mères, enfants, petites bourgeoises, grandes dames, accourez au sport nouveau ! » Lui aussi voit dans le vêtement qui accompagne la pratique un mélange des genres, tout en s’en accommodant : « Le costume rationnel ? La culotte, emblème de l’égalité avec l’homme, la culotte ; symbole de la force et du pouvoir, la culotte depuis si longtemps désirée et enfin conquise ! Ah ! messieurs, c’est un coup terrible porté à notre prestige ! La femme nous a pris la culotte, et il faut bien reconnaître qu’elle la porte mieux que nous ! »

    Suite et fin de l’histoire. Un siècle et quelques plus tard, les débats sur le vêtement sportif féminin ne se sont pas arrêtés, bien au contraire. Pour preuve : la polémique, fin août, autour de la combinaison noire de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros, jugée trop excentrique, et qui a entraîné la mise en place d’un « code vestimentaire », effectif à l’occasion des prochains Internationaux de France.

    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    #femmes #sexisme #mode #culotte #misogynie #histoire

    * texte complet de la pièce : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62636114.texteImage

    • Fiche Wikipédia sur Amélia Bloomer
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Amelia_Bloomer

      Histoire du port du pantalon par les femmes
      https://lemundemfinue2013.wordpress.com/2013/11/29/le-port-du-pantalon

      C’est en Perse que l’on voit les premiers pantalons féminins. Jusqu’au XVIIIème siècle les femmes ont essayé de l’adopter mais sans succès. Souvent les gouvernements leur en ont interdit l’usage, surtout pour les femmes qui travaillent. Dans certaines entreprises, les employées en contact avec la clientèle n’ont pas le droit de porter le pantalon. Par exemple les hôtesses de l’air d’Air France devaient porter des jupes jusqu’en 2005, signe d’élégance.

      –-----
      Bloomers – A Fashion Revolution
      http://www.victoriana.com/bloomer-costume

      No description of 19th century women’s fashions would be complete without some mention of the notorious lady, Amelia Jenks Bloomer, who had the courage to attempt to introduce reform in the conventional dress for women. It is said that the first man who carried an umbrella was mobbed through the streets of London because of its oddity; therefore, it is not surprising that the first woman who took on “pantalettes” as part of her public dress became at once the object of vulgar curiosity and idle gossip.


      Hand-colored lithograph of the music cover for the “Bloomer Waltz, (costume for summer)” published in 1851 showing a woman in the notorious bloomer costume walking along a path in a wooded area.

      Amelia Bloomer was an American women’s rights advocate who proclaimed her strong views regarding reform in feminine attire in her publication The Lily. In 1849 she took up the idea, previously originated by Mrs. Elizabeth Smith Miller, of wearing a short skirt and loose trousers gathered round the ankles.


      A Currier & Ives rendition of the bloomer costume, c1851.

      Reportedly, Elizabeth Smith Miller began wearing the outfit of Turkish pantaloons and a knee length skirt after seeing this type of clothing on a trip to Europe. This design was an attempt to preserve a Victorian woman’s modesty while providing freedom of movement in household activities. The name of “bloomers” gradually became popularly attached to any divided skirt or knickerbocker dress for women because of Amelia Bloomer’s strong advocacy.

      Clipping of Elizabeth Cady Stanton (left) wearing the controversial bloomer costume in 1851. Stanton’s cousin Elizabeth Smith Miller introduced the outfit and editor Amelia Bloomer publicized its healthful and liberating benefits in her newspaper The Lily.

      The costume that Bloomer advocated was sometimes referred to as the Camilla, consisting of short skirts reaching just below the knees, and long pantalettes. The bloomer costume was popular for some time by most of the leaders in the women’s rights movement.


      Glass negative portrait photograph circa 1855-1865.


      bloomer costume

      The bloomer outfit was changed numerous times but eventually discarded because of the amount of attention given to its criticism in the press. Nevertheless, the name “bloomers” survived in women’s fashion as a generic term for Turkish-style pantaloons, divided skirts, and for the knickerbockers worn by women when riding bicycles in the 1890s.

      #pantalon #bloomer #femmes #mode #histoire #historicisation

      Amelia Bloomer
      https://lacasavictoriana.com/2010/08/12/amelia-bloomer

      Aunque hoy en día muchos sólo recuerdan a Amelia Bloomer como la creadora de una moda revolucionaria en su época, los bloomers – conocidos en español como pantalones bombachos -, Bloomer fue también una incansable defensora de los derechos de la mujer en una sociedad para la que una mujer era sólo el pilar de la familia, y trataba de dejar en un segundo plano sus facetas culturales, creativas, políticas o trabajadoras.

      Merece la pena conocer un poco más sobre esta sobresaliente mujer, que no sólo luchó por las mujeres desde un punto de vista social, sino que incluso intentó cambiar la rígida moda victoriana por prendas más cómodas y apropiadas para las diferentes actividades a las que la mujer se estaba incorporando.


      La activista por los derechos de las mujeres, Amelia Jenks Bloomer nació en Homer, New York en 1818. Cuando tenía 22 años se casó con el abogado norteamericano Dexter Bloomer, quien la animó a defender sus ideas a través de su periódico The Seneca Falls Courier y a colaborar activamente en la defensa del sufragio femenino y los derechos de las mujeres a través de oranizaciones femeninas del área de Seneca Falls, llegando a participar en la famosa Seneca Falls Convention en 1848 (esta convención paso a la posteridad por ser la primera en la que se defendieron los derechos de la mujer en todos los ámbitos sociales y de la que salió el documento Declaration of Sentiments, donde se recogían los puntos fundamentales acordados en esa reunión)

      En Enero de 1849, animada por Elizabeth Cady Stanton y Susan B. Anthony – otras defensores de los derechos de la mujer, comenzó a publicar su propio periódico The Lily, una publicación completamente dedicada a la mujer y a sus intereses y desde donde intentaba enfocar los temas femeninos – educación, disciplina, moda y sufragio – desde un punto de vista reformista, reclamando un papel más destacable e igualitario de la mujer en la sociedad.

      En 1850. a través de su periódico, presentó un nuevo estilo de vestuario para las mujeres “activas” inspirado en los trajes tradicionales turcos. La presentación de sus pantalones para mujeres provocaron una oleada de indignación entre la sociedad e insultos de la prensa – de hecho existe la expresión “making a bloomer “ que podría traducirse como meter la pata, cuyo origen fue la presentación de los citados pantalones y que toma el apellido de Amelia como parte de la expresión.

      Estos pantalones eran como unas enaguas largas, flojas y ligeramente hinchadas que se estrechaban en el tobillo; sobre ellas iba una falda más corta que las habituales faldas victorianas. Aunque el diseño desde el punto de vista estético puede resultar discutible, lo cierto es que resultaban cómodos y fueron la antesala de los pantalones para uso femenino.

      Fueron muchas las mujeres que se atrevieron a usarlos, a pesar de ser ridiculizadas y de las burlas que tuvieron que soportar; algunas los usaban por el convencimiento de que representaban un avance para la comodidad de las mujeres lejos del encorsetamiento que imponía la moda victoriana; otras lo hicieron por reivindicación, usando los “bloomers” como un símbolo de la igualdad de derechos de la mujer.

      Pero fueron las feministas las primeras en dejar de usarlos, ya que pensaron que los bloomers estaban desviando la atención de sus reivindicaciones y tenían miedo no ser tomadas en serio por sus ideas.


      Así, el bloomerismo – termino acuñado en la época para denominar esta moda – fue perdiendo adeptos, pero sorprendentemente volvió para convertirse en todo un fenómeno representante de lo moderno, en 1890, con la llegada de la “fiebre de la bicicleta”, ya que era mucho más cómodo montar en bici con bloomers y no con faldas. Eso sí, su renacer trajo consigo alguna variación estética, como un tejido más adecuado, como el tweed, y la supresión de la falda superpuesta.

      Después del revuelo causado por los revolucionarios pantalones, Amelia y su marido se mudaron a Ohio, donde él publicó Western Home Visitor y ella vendió su The Lily. Un par de años después se mudaron a Iowa; pero en ambos lugares y a pesar de no tener ya su propia publicación Amelia Bloomer siguió participando activamente a favor de los derechos de la mujer y colaborando con grupos y asociaciones sufragistas. Murió el 31 de Diciembre de 1894 en Council Bluffs, Iowa.

    • J’avais pas joint l’image d’illustration que fournis libé et qui contiens une autre manifestation de la continuité de la misogynie


      Sur la droite de l’image
      « Le trottin de modiste ne pourra plus se troussé hélas ! »
      qui rappel le « troussage de domestique » et « droit d’importuné » dans lequel nous croupissons toujours.
      #culture_du_viol #humour

      Ca rappel l’importance du pantalon pour les femmes, c’est pour elle une protection contre le viol et les agressions sexuelles et ceci interdit par les hommes et les femmes de droite.

    • Je note ce paragraphe sur le #vélo et l’entrave faite aux #femmes de pratiquer la #bicyclette.

      A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »



  • Feeling rapey hearing the lyrics...

    "We used to play the song ’Baby It’s Cold Outside,’ but you’re the Christmas Executive Officer at Star 102 and you told us it’s no longer appropriate," Anderson wrote Tuesday. “I gotta be honest, I didn’t understand why the lyrics were so bad ... Until I read them.”

    “Baby It’s Cold Outside” lyrics raise concerns: Cleveland radio station Star 102 stops playing popular Christmas song after listeners voice concerns about meaning in the “Me Too” era - CBS News

    Intéressante... prise de conscience (...)

    https://www.cbsnews.com/news/cleveland-radio-station-stops-playing-baby-its-cold-outside-after-listeners

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=268&v=7MFJ7ie_yGU

    Radio station stops playing “Baby It’s Cold Outside” after listeners voice concerns about lyrics in #MeToo era

    Criticism of the lyrics in “Baby It’s Cold Outside” actually has been building for several years. Some Twitter users called out the “date-rapey” undertones of the song in 2013, and a number of publications have run articles questioning the song’s meaning.

    I know “Baby it’s cold outside” is from another era but hearing it in 2013, the lyrics feel really date-rapey. Uncomfortable stuff.
    — Emily (@elusiveemily) January 1, 2013

    2013: The Year We All Independently Realized How Creepy And Rapey The Lyrics To “Baby, It’s Cold Outside” Are
    — len damico (@lendamico) December 11, 2013

    #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #cinéma


  • Un archidiocèse américain en faillite après des plaintes pour pédophilie agences/br - 1 er Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10036468-un-archidiocese-americain-en-faillite-apres-des-plaintes-pour-pedophili

    Confronté à de multiples plaintes pour des abus sexuels commis par ses prêtres ces dernières décennies, l’archidiocèse de Santa Fe, aux Etats-Unis, a annoncé qu’il allait se déclarer en faillite.
    L’archidiocèse de Santa Fe, dans l’ouest des Etats-Unis, a déjà versé des millions de dollars à des victimes d’actes pédophiles.

    L’archidiocèse va se placer sous la protection du « chapitre 11 », une disposition américaine généralement utilisée par les entreprises, qui permet à une organisation de continuer à fonctionner normalement à l’abri de ses créanciers.

    Annonce officielle
    C’est l’archevêque de Santa Fe lui-même, John Wester, qui l’a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse. « Nous n’avons tout simplement plus d’argent », a-t-il assuré. « Nous ne sommes pas riches. Si nous ne sommes plus là, nous ne pourrons plus aider personne », a-t-il plaidé.

    L’archidiocèse a déjà versé des millions de dollars aux victimes d’actes pédophiles commis par ses prêtres et fait encore l’objet de 35 à 40 plaintes, avec autant de lourds dommages et intérêts à la clef.

    Il s’agissait généralement d’accords confidentiels, destinés à éviter que les accusations de pédophilie contre le clergé n’apparaissent au grand jour.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #religion #église #pedocriminalité #violences_sexuelles #USA #Santa_Fe #faillite


  • Quand l’anti-féminisme débarque de France pour donner des leçons en Argentine | Marie Bardet
    http://www.contretemps.eu/anti-feminisme-france-argentine

    Je lis l’intervention de Catherine Millet, invitée à donner la conférence d’ouverture du Festival International de Littérature de la ville de Buenos Aires la semaine dernière, dans un auditorium du MALBA (Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires) plein à craquer, selon l’article qui retranscrit la conférence. Source : Contretemps


  • Psychanalyse arnaque en parlant de la Théorie sexuelle -
    https://www.youtube.com/watch?v=NlBDrjbw1ws


    Comment la psychanalyse légitime et organise les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants.
    Extrait choisi :

    Le père pédophile est un bon père aimant, il reconnait le droit de son enfant à la jouissance....

    #la_gerbe
    #misogynie #psychanalyse #sexisme #culture_du_viol #escroquerie #phallocentrisme #pedocriminalité #lacan


  • Michael Jackson : On the Wall, l’expo hommage au roi pedosexuel de la pop à Paris
    https://www.konbini.com/fr/lifestyle/michael-jackson-on-the-wall-lexpo-hommage-du-roi-de-la-pop-au-grand-palais

    Cette rétrospective est également l’occasion de découvrir une collection d’œuvres réalisées par les plus grands noms du monde de l’art (donc surtout des hommes, une seule femme artiste cité en fin d’article) , à l’instar d’Andy Warhol, David Lachapelle, Jean-Michel Basquiat, Kehinde Wiley ou encore Yan Pei-Ming.

    #grand_homme #culture_du_viol


  • Dans la Manche, un réfugié acquitté d’un viol car il n’avait pas « les codes culturels »
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/23/01016-20181123ARTFIG00310-acquitte-d-un-viol-car-il-n-avait-pas-les-codes-c

    C’est un verdict qui choque, embrase les réseaux sociaux et agite les politiques. Le 21 novembre, la cour d’assises de la Manche a acquitté un jeune réfugié d’origine bangladaise du viol d’une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans la Manche, fin 2015. Ce dernier a en revanche été condamné à deux ans de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve pour l’agression sexuelle d’une autre jeune fille mineure, à quelques semaines d’intervalle, dans son logement au foyer des jeunes travailleurs de Saint-Lô. Le parquet peut encore faire appel de cette décision.

    Au procès, l’avocate de la défense a invoqué des difficultés d’interprétation de son client qui « n’avait pas les codes culturels » pour prendre conscience qu’il imposait une relation par crainte ou par surprise, selon un article de La Manche libre qui relate l’affaire.



    Le journal évoque aussi le témoignage du capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô devant la cour. « Lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé “considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur” », rapporte l’article.

    Quant aux experts, ils auraient décrit le réfugié comme « narcissique et égocentré » et empreint de la culture masculine de son pays d’origine où « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

    L’avocat de la plaignante qui affirme avoir subi un viol confirme l’exactitude de ce compte rendu. Mais non sans y apporter des précisions non négligeables. « L’origine de l’accusé n’a pas été un élément déterminant mais un élément parmi d’autres. Les débats ont tourné autour de la notion de consentement. Les jurés ont estimé que l’auteur n’avait pas pris conscience de l’absence de consentement de la victime au moment des faits, précise-t-il au Figaro. Après le verdict, le président de la cour d’assises a dit à ma cliente qu’on la croyait mais que la cour a considéré que les faits n’étaient pas suffisamment établis pour constituer l’infraction ».

    Selon le Code pénal, l’existence de la violence, contrainte, menace ou surprise sont nécessaires pour caractériser le viol. Or l’adolescente aurait exprimé par oral son refus mais, « en état de sidération », ne se serait pas opposée à l’acte. Dans un premier temps, sa plainte avait été classée sans suite. L’enquête a été rouverte lorsqu’une deuxième jeune fille a signalé une agression sexuelle. « Il aurait fallu d’autres investigations dès le début. Son dossier n’a pas été traité comme il aurait dû l’être », pointe son avocat.

    Reste que l’affaire a pris des airs de scandale à la veille de la marche du 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles, portée par le mot d’ordre « Nous toutes ». « Allons-nous laisser admettre qu’il existe une culture qui permet aux hommes de violer les femmes ? » s’est indignée la députée LR Valérie Boyer dans une lettre adressée au premier ministre. « Un migrant viole deux mineures et ressort libre, le tribunal considérant les “codes culturels” du criminel comme circonstance atténuante. Laxisme criminel d’une justice qui n’en a que le nom. Le silence des féministes toujours aussi assourdissant ! », s’est insurgé sur Twitter Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national. « Hallucinant », a également réagi Muriel Salmona, de l’association Mémoire traumatique : « Les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel mais ce n’est pas grave c’est juste culturel. »

    l’adolescente aurait exprimé par oral son refus mais, « en état de sidération », ne se serait pas opposée à l’acte. Dans un premier temps, sa plainte avait été classée sans suite. L’enquête a été rouverte lorsqu’une deuxième jeune fille a signalé une agression sexuelle. « Il aurait fallu d’autres investigations dès le début.


    EXPRIMER SON REFU A L’ORAL C’EST S’OPPOSE A L’ACTE ! On en est encore à punir les filles et femmes qui ont survécu au viol qu’on leur a infligé.

    #violophilie #culture_du_viol #fraternité #viol

    • Procès pour viol sur mineure dans la Manche : une enquête mal menée ?
      https://www.lamanchelibre.fr/actualite-619701-proces-pour-viol-sur-mineure-dans-la-manche-une-enque

      Mardi 20 novembre 2018 s’est déroulé devant la cour d’assises de la Manche à Coutances le deuxième jour du procès d’un jeune homme accusé de viol et d’agression sexuelle sur deux mineures. Les policiers ayant mené l’enquête ont été auditionnés.

      Mardi 20 novembre 2018 s’est tenu devant la cour d’assises de la Manche à Coutances le deuxième jour du procès d’un jeune homme accusé de viol et d’agression sexuelle sur deux lycéennes.

      Les 29 septembre et 10 décembre 2015, le mis en cause a entraîné deux jeunes filles de 15 et 16 ans dans son logement au Foyer des Jeunes Travailleurs de Saint-Lô. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement l’une d’entre elles qui a réussi à prendre la fuite et d’avoir violé l’autre. Il maintient que les deux étaient consentantes. Il encourt quinze ans de prison.
      Des manques dans l’enquête  ?

      Le capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô qui a enquêté sur la plainte de la première victime est celui qui a fait le lien entre cette affaire et la plainte pour viol de la deuxième victime qui avait été classée sans suite. Il révèle à la cour que lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé, « considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur. »

      Interrogé sur la raison du délai de quatre mois entre la première plainte et la mise en examen de l’accusé, le policier admet qu’il y a eu des carences dans les enquêtes. Il ajoute que parfois, une affaire se révèle par la multiplicité des faits.

      Le brigadier-chef qui a entendu la plainte de la deuxième plaignante est tellement embarrassé à la barre qu’il fait un malaise. Après avoir repris ses esprits lors d’une suspension de séance, il admet que les propos de la victime retranscrits dans le procès-verbal étaient des réponses à des questions fermées et que cela pouvait modifier l’impression générale. Selon lui, l’absence de consentement n’était pas exprimée ce qui a justifié le classement sans suite.

      Le président déplore un dossier où « on est un peu orphelin d’un certain nombre de diligences ». Il cite l’absence de confrontation, l’absence de perquisition et de saisie du téléphone et de l’ordinateur de l’accusé et une levée de garde à vue après seulement 39 minutes d’audition.
      « Des objets sexuels »

      Les experts qui ont examiné l’accusé s’accordent tous pour le décrire comme narcissique et égocentré et que dans la culture masculine du Bangladesh, son pays d’origine, « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

      L’avocat général requiert six ans de prison. Le verdict devrait tomber mercredi dans la journée.


  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie    #culture_du_viol    #viol    #église   #enfants    #catholicisme    #eglise   #viols    #religion    #violences_sexuelles #pedocriminalité   #vatican    #eglise_catholique #pape #usa #prêtres


  • L’Université de Montréal se déchire au sujet des violences sexuelles | ICI.Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1133595/udem-professeurs-etudiants-faecum-negociations-comite-discipline-di

    Deux groupes s’opposent. D’un côté, les professeurs, et de l’autre, la direction de l’Université, alliée aux étudiants. En pleine négociation de convention collective, chacun s’accuse de faire de la politique sur le dos des victimes de violences sexuelles. Selon ce que Radio-Canada a appris, le syndicat des professeurs s’apprête à poursuivre en justice l’Université pour avoir soutenu une campagne des étudiants, jugée diffamatoire.

    Un texte de Thomas Gerbet

    Des professeurs en pleurs, certains n’osant plus se présenter en classe… Le président du Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal (SGPUM) Jean Portugais décrit une atmosphère « d’intimidation » dans la troisième université en importance du Canada.

    #viol #culture_du_viol #harcèlement_sexuel #droit_des femmes #université


  • #MeToo : peu de moyens de lutte contre le harcèlement sexuel à l’#université

    http://www.madmoizelle.com/harcelement-sexuel-universite-cellule-ecoute-965195

    Le #harcèlement_sexuel n’est pas l’apanage du milieu feutré d’Hollywood. Dans les salles de cours aussi, il sévit parfois – mais les moyens pour lutter demeurent souvent insuffisants.

    #viol #machisme #culture_du_viol #sexisme

    • Et parfois ça commence malheureusement bien plus tôt, sans que personne n’ose le dire ni ne fasse rien pour que ça change.

      La petite fille de cinq ans d’une amie a été agressée par 3 garçons un peu plus âgés qu’elle en cour de maternelle à Clichy (92). Après l’avoir entrainé derrière un cabanon l’un a tenté de lui retirer sa culotte tandis que les autres la tenaient. Elle a réussi à se dégager avec l’aide d’un ami venu à la rescousse, elle a expliqué qu’heureusement elle avait un collant sous sa jupe. Oui, 5 ans, avec des agresseurs de 7 ans tout au plus.
      Mais les services de cette maternelle ont tout fait pour étouffer l’affaire, en ne prévenant pas les parents de la victime alors que ceux des agresseurs ont été convoqués puis en renommant cette agression sexuelle en « #touche-pipi ». Ils ont ensuite accusé la mère d’avoir manipulé sa fillette et l’ont prévenu qu’ils feraient suivre le dossier toute la scolarité de la gamine. Sans soutien de la #FCPE, qui s’est rangé du côté des agresseurs, arguant de leur milieu modeste, la copine et sa fille ont décidé de déménager.

      #france_machiste #patriarcat

    • Et quand l’enfant sexuellement agressé est handicapé mental (âgé de 7 ans, les assaillants, eux, âges de dix ans), la directrice de l’établissement tente d’expliquer aux parents qu’elle les avait bien prévenu(e)s que l’école aurait du mal à accueillir l’enfant handicapé. Cet entretien ne s’est pas très bien passé (de mémoire).

      Un jour, peut-être, j’arriverais à écrire ce livre auquel je pense depuis des années, les Salauds. L’épisode que je mentionne en commentaire ici n’étant pas, tant s’en faut, le pire.

    • Oui @aude_v, d’autant que je viens de faire une recherche sur duckduck, et le peu de résultats semblent montrer que soit c’est un sujet sans intérêt soit c’est un sujet de dérision. Parler de harcèlement sexuel en Maternelle semble faire ricaner tout le monde, et pire, la plupart des articles que je vois défendent les agresseurs.
      Le figaro titre par exemple

      Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre attouchement dans la cour de récréation.

      La violence des enfants est sous estimée, (un enfant c’est si innocent, si mignon) comme celle des femmes (une femmes c’est si beau, si frêle), mais c’est pourtant toujours la même violence sexuelle qui est véhiculée par la société patriarcale et la #culture_du_viol et du #porno. Je ne vois pas comment elle ne s’infiltrerait pas aussi à l’école.

      –--- et comme dans les universités les cellules d’écoute sont au compte-gouttes, alors, tu peux imaginer que pour les maternelles ou l’école primaire, on peut attendre longtemps avant qu’un programme soit mis en place ne serait-ce que pour réfléchir à comment éviter ces rapports de merde à l’autre …

      Harcèlement sexuel : 
dans l’enseignement supérieur, des cellules d’écoute au compte-gouttes
      https://www.liberation.fr/france/2018/11/04/harcelement-sexuel-dans-l-enseignement-superieur-des-cellules-d-ecoute-au

      @philippe_de_jonckheere je compatis et te souhaites de trouver la force de dénoncer ces #Salauds.

    • Ça me fait penser à mes parents rigolant d’un type du village qui était allé montrer sa bite à une dame âgée isolée. Comment passer l’agression au prisme de son regard sur la sexualité des autres, dont tu ne sais rien du tout (« ah ah, la vieille en a vu d’autres, au pire elle s’en fout et au mieux elle en profite », « ah ah, c’est gentil, c’est entre gosses »), et ne pas voir qu’il y a avant tout agression, un déni du droit de l’autre à son intégrité, qu’il s’agisse de sa jupe ou de son champ visuel. Et s’habituer à cette violence. J’ai dû vous raconter que quand l’exhibi a par la suite manqué de violer une petite fille parce qu’il en a serré deux d’un coup et que l’une a réussi à s’enfuir, mes parents trouvaient ça moins drôle et moi je me disais peu surprise qu’un type identifié comme un agresseur, devant l’impunité dont il bénéficiait, continue... ben, d’agresser. Avec tout le village en complices. Après, y’en a qui disent ne pas comprendre qu’il s’agit d’une culture, de représentations communes qui organisent l’impunité et légitiment les passages à l’acte. Soutien aux personnes qui vivent ça et à leurs proches...


  • Elle accuse les pompiers de viols, la justice la dit victime d’« atteinte sexuelle » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/elle-denonce-des-viols-la-justice-la-dit-victime-d-atteinte-sexuelle-05-1

    Elle parle de « #honte », de « #mépris ». Huit ans après sa plainte contre des pompiers pour d’innombrables #viols survenus quand elle avait entre 13 et 15 ans, Julie* a appris avec colère que le parquet de Versailles avait demandé en septembre une requalification des faits : « Le #défaut_de_consentement […] apparaît insuffisamment caractérisé », écrit le magistrat, qui préconise de poursuivre les trois pompiers mis en examen non plus pour #viol mais pour #atteinte_sexuelle, un délit passible de sept ans de prison… loin des vingt ans prévus pour un viol aggravé.

    #impunité #colère #culture_du_viol #prédateur #pédocriminalité #abus_de_faiblesse


  • A 15-year-old rape victim is the latest collateral damage of Duterte’s drug war · Global Voices
    https://globalvoices.org/2018/11/02/a-15-year-old-rape-victim-is-the-latest-collateral-damage-of-dutertes-

    Philippines’ President Rodrigo #Duterte drug war has reached a new low this week when a police officer was arrested for raping the 15-year-old daughter of detained drug suspects in the capital Manila.

    Photos of officer Eduardo Valencia of the Philippine National Police (PNP) pleading with his superiors for having brought the teenager to a motel in exchange for the release of her parents have gone viral. Medical tests showed signs of rape.

    Critics of President Duterte say it is his misogyny, rape jokes, and repeated assurances to defend police and military in the course of his government’s anti-drug and counterinsurgency operations that has normalized a macho culture of sexual abuse.

    #philippines #viol #culture_du_viol #sexisme #machisme #violence


  • Abus sexuels dans l’Eglise : en #Vendée, d’anciens séminaristes brisent le silence

    Dans le diocèse de #Luçon, des séminaristes accusent une quinzaine de prêtres de faits de pédophilie. Les faits remontent aux années 1950 et se sont étalés sur au moins trois décennies au cœur de la rurale et conservatrice Vendée.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/311018/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-vendee-d-anciens-seminaristes-brisent-le-sil
    #abus_sexuels #Eglise_catholique #prêtres_pédophiles #pédophilie #France #viols

    Une enquête de @wereport (@marty et @daphne) pour @mediapart


  • Un prêtre écarté de sa fonction de juge canonique après une pétition contre Barbarin Le figaro avec AFP - 1 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/11/01/97001-20181101FILWWW00198-un-pretre-ecarte-de-sa-fonction-de-juge-canonique

    Le père Pierre Vignon, qui avait lancé en août une pétition appelant à la démission du cardinal Philippe Barbarin, n’a pas été reconduit dans ses fonctions de juge auprès de l’officialité interdiocésaine de Lyon.

    « C’est directement lié à la lettre ouverte que j’ai faite à Barbarin », a-t-il déclaré. « Mon évêque [du diocèse de Valence] m’a expliqué hier (mercredi) que je n’étais plus en position de cohérence en étant juge auprès de l’officialité, dans la mesure où le cardinal, de par ses fonctions, est le modérateur de celle-ci. »

    L’officialité de Lyon, également appelée tribunal ecclésiastique, est chargée par les 12 évêques des provinces ecclésiastiques de Lyon et Clermont-Ferrand de l’administration de la justice dans leurs diocèses.

    « Je regrette cette décision mais je l’accepte et surtout je ne regrette rien de ce que j’ai dit cet été car je l’ai dit en conscience et ça reste toujours valable », a ajouté le père Vignon, qui officie comme prêtre dans le Vercors et exerçait la fonction de juge canonique depuis 2002.

    Dans sa lettre mise en ligne et signée depuis par quelque 105.000 personnes, ce prêtre appelait « publiquement et sans détour » l’archevêque de Lyon, poursuivi pour ne pas avoir dénoncé à la justice des agressions sexuelles commises dans son diocèse, à démissionner « dans les plus brefs délais », après un nouvel appel du Pape à se mobiliser contre la pédophilie au sein du clergé catholique.

    Le père Vignon a contacté jeudi le responsable du tribunal ecclésiastique de Lyon, qui lui a confirmé qu’il n’était plus juge à compter de ce jeudi. Celui-ci a fait valoir l’entrée en vigueur, au 1er novembre, de nouveaux statuts de l’officialité qui prévoient désormais que les juges sont nommés pour une période de six ans renouvelable. Leur exercice n’était pas limité dans le temps jusqu’à présent.

    Dans le cadre de ces nouvelles nominations, les évêques de la région n’ont pas souhaité reconduire le père Vignon dans ses fonctions. « Il ne m’appartient pas de commenter leur décision », a écrit au père Vignon le responsable de l’officialité, que l’AFP n’a pas pu joindre dans l’immédiat jeudi.

    #pédophilie institutionnalisée #barbarin #pétition #pédophilie_dans_l'eglise #culture_du_viol #cardinal_barbarin #catholicisme #violences_sexuelles #viols
    #Lyon, la ville dont #gérard_collomb était le #maire