• Isère : la collégienne visée par une procédure disciplinaire pour un débardeur jugé provocant ne sera pas sanctionnée (France 3 Auvergne-Rhône-Alpes)
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/isere-collegienne-visee-procedure-disciplinaire-debarde

    Une collégienne iséroise de 14 ans faisait l’objet d’une procédure de discipline pour avoir porté des tenues jugées inappropriées par son établissement.

    Que le règlement intérieur intègre des éléments sur la tenue vestimentaire cela paraît raisonnable. Mais la lourdeur de la sanction envisagée intrigue. Et on découvre avec stupéfaction l’argumentaire de l’établissement tel que rapporté par la mère de la collégienne :

    "Les principaux arguments sont : « ça excite les garçons, ils sont en pleine crise d’adolescence, il faut cacher le corps car vous comprenez, il peut arriver des accidents »", déclarait Marion, ​​la mère de cette jeune fille de 14 ans […].

    Donc :
    #culture_du_viol : la tenue vestimentaire justifie les « accidents ».
    #regard_masculin : ce n’est pas tant l’adéquation de la tenue vestimentaire au règlement intérieur qui pose problème que le regard masculin sexualisant qui est porté sur la collégienne.
    NB : le regard masculin est attribué aux collégiens adolescents mais comme les propos sont tenus par l’institution et non par ses camarades, on peut penser qu’il s’agit d’abord d’un regard d’adulte, la réaction putative des collégiens servant de prétexte oratoire.

    Notons que dans le collège d’à-côté d’autres jeunes filles seront exclues pour une robe trop longue ou aux couleurs trop ternes.
    cf. https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2015/04/28/une-jupe-trop-longue-peut-elle-etre-consideree-comme-une-atteinte-a-la-laici

    #éducation #collège #sexisme #contrôle_des_corps #patriarcat

  • La justice peine à dépasser le mythe de la « victime idéale » dans les cas de viol | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/181692/mythe-victime-ideale-viol-justice-unbelievable-marc-patrick-o-leary-netflix

    « L’erreur » de Marie est simple : elle n’a pas réagi comme la société l’attend de la part d’une victime de viol. Elle a pourtant porté plainte immédiatement, elle présentait des traces physiques du viol et pleurait —mais pas assez. La jeune femme aurait dû être visiblement traumatisée, effondrée, couverte d’hématomes ou de fractures. Elle aurait dû se souvenir des moindres détails et se montrer catégorique sur le déroulé des événements. Pour être crédible et digne de la protection de l’État, Marie aurait dû être une « victime idéale ».

    La victime idéale (ou parfaite) se comporte de manière irréprochable et infaillible. Elle porte plainte immédiatement (plusieurs années après, c’est suspect), a été tabassée, elle peut prouver qu’elle a essayé de se défendre et résister ; elle ne boit pas une goutte d’alcool, a des relations sexuelles –mais pas trop–, ne se drogue pas, ne drague pas, ne sort pas, en somme ; elle ne doit surtout pas revoir ni recontacter son violeur, encore moins lui préparer son petit-déjeuner ; elle doit avoir l’air faible et fragile, surtout pas en colère, elle doit pleurer, crier, trembler, ne pas supporter la promiscuité.

    « Une victime idéale, c’est une victime morte. »

    Valérie Rey-Robert, autrice

    #culture_du_viol #viol #victime #victime_blaming

  • Le scandale Epstein ébranle un laboratoire du MIT
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/08/le-scandale-epstein-ebranle-un-laboratoire-du-mit-et-le-new-york-times_55079

    Avant sa première condamnation, Jeffrey Epstein s’est montré généreux envers les grands scientifiques de la côte Est, parmi lesquels des prix Nobel de Physique, qu’il recevait sur son île privée des Bahamas, où se déroulaient en partie ses agressions sexuelles. A défaut d’être complice, chacun fermait l’œil. Ce système aurait permis à M. Epstein d’acheter le silence de chacun pour cacher ses méfaits. La donne change après sa première condamnation de 2008. Ceux qui ont continué de le fréquenter l’ont fait en connaissance de cause, en se masquant, tel Joichi Ito (nul dans le débat américain n’a défendu qu’Epstein avait à l’époque purgé sa peine).

    M. Ito dirigeait le Media Lab depuis 2011. Ce centre de recherche explore de nombreuses disciplines, notamment la technologie numérique, la robotique et la neurobiologie. Son budget annuel est de 80 millions de dollars, et financé notamment par Comcast, Exxon, Google, Nike, PepsiCo and Salesforce. Chaque année, il décerne un « prix de la désobéissance » d’un montant 250 000 dollars à ceux qui « mettent en cause les normes, les règles ou les lois qui permettent aux injustices de perdurer dans la société ». En 2018, il avait récompensé le mouvement #metoo, né du scandale Weinstein, prédateur sexuel d’actrices. Il ne sera pas décerné en 2019.

    A défaut d’être complice, chacun fermait l’œil.
    ou
    A défaut d’être aveugle, chacun était complice.

    #male_gaze #fraternité #déni #allié
    #femmes #science #esclavage #culture_du_viol
    #prix_nobel #grand_homme #sexisme_geek

  • Droit de suite - Violences sexuelles sur mineurs : comment les bannir ? | LCP Assemblée nationale
    http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/292201-droit-de-suite

    Diffusée le 28/03/2019

    Les chiffres sont rares, mais, selon les spécialistes, 135 000 filles et 35 000 garçons en seraient victimes en France chaque année. Comment lutter plus efficacement contre les infractions sexuelles sur mineurs ? Nous nous posons la question dans ce Droit de suite.
    Pour commencer, « Enfance volée : chronique d´un déni », un documentaire bouleversant. Bouleversant du fait des témoignages que vous allez y entendre. Des femmes et des hommes y parlent des viols ou des agressions sexuelles qu´ils ont subi durant leurs enfances ou leurs préadolescences, souvent de la part de proches, et qui ont, à jamais, traumatisés leurs existences. Et notre société à longtemps, très longtemps, fermé les yeux.

    Nos invités :

    Guillaume Gouffier-Cha, député « La République en Marche » du Val-de-Marne, membre du groupe sur les droits de l´enfant et protection de la jeunesse

    Sophie Auconie, députée « UDI, Agir et Indépendants » d´Indre-et-Loire, membre de la délégation de l´Assemblée nationale aux droits des femmes et à l´égalité des chances entre les hommes et les femmes

    Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie

    Patrick Loiseleur, membre de l´Association Internationale des Victimes de l´Inceste

    #enfance #violences #femmes #discrimination #viol #culture_du_viol #inceste #déni #domination_masculine #domination_adulte

  • Affaire Besson : le combat de S. Van Roy contre une photo et des articles - Par Justine Brabant | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/affaire-besson-le-combat-de-s-van-roy-contre-une-photo-et-des-articl

    L’actrice Sand Van Roy, qui a porté plainte en 2018 pour viol contre le réalisateur Luc Besson, se bat depuis plusieurs mois pour faire modifier des articles évoquant l’affaire. Elle estime qu’ils la décrédibilisent et sont le symptôme d’un « victim bashing » trop souvent présent dans la presse concernant les enquêtes pour violences sexuelles.

    Les journalistes qui les ont écrits sont passés à autre chose, ont couvert d’autres sujets, ne se rappellent peut-être même pas précisément de ce qu’ils y disaient. Sand Van Roy, elle, se souvient parfaitement des dizaines d’articles parus dans la presse à propos des plaintes pour viol qu’elle a déposées contre Luc Besson en 2018. L’actrice estime qu’une partie de ces articles a contribué à « détruire sa vie » - d’abord en révélant son nom sans son accord, assure-t-elle, et ensuite en la faisant passer pour une « call-girl » et/ou pour la « petite amie » de Besson, deux choses qu’elle nie formellement mais qu’on lui répète régulièrement sous forme d’insultes sur les réseaux sociaux. L’actrice explique à ASI pourquoi elle « n’a plus confiance dans certains médias » et relate son long combat pour faire modifier des « mensonges » écrits à son propos.
    Nom donné en pâture

    Sand Van Roy : avant le mois de mai 2018, le nom de l’actrice était surtout connu des amateurs de cinéma, qui l’avaient aperçue dans Valérian et la Cité des mille planètes et Taxi 5. A compter du 19 mai 2018, pourtant, son nom est surtout devenu synonyme en France « d’affaire Besson ». Au total, neuf femmes ont témoigné de « comportements sexuels inappropriés » de la part du réalisateur et producteur. Mais le nom de Van Roy est celui qui a été le plus cité car c’est celui qui est apparu le plus tôt dans la presse. Il a été diffusé dès le lendemain de son dépôt de plainte par le Journal du Dimanche... sans son accord, assure l’actrice, qui ne décolère pas (sa plainte a depuis été classée sans suite, et une autre enquête a été ouverte pour des faits d’agression sexuelle).

    #culture_du_viol #victime_blaming #viol #harcelement #femmes #travail

  • Centaines de plaintes pour pédophilie déposées en un seul jour à New York _ Pauline Simonet/oang - 16 Aout 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10640578-centaines-de-plaintes-pour-pedophilie-deposees-en-un-seul-jour-a-new-yo

    Conséquence d’une nouvelle loi, des centaines de plaintes au civil pour pédophilie ont été déposées mercredi dans l’Etat de New York. Elles inquiètent de nombreuses institutions comme l’Eglise catholique, directement visée.
    La nouvelle législation permet aux victimes de demander réparation pendant un an, sans aucun délai de prescription. Les plaignants espèrent mettre au jour les complicités et protections dont les agresseurs ont bénéficié.

    Une rencontre sans effet avec le pape
    James Grein est l’une de ces nombreuses victimes qui vient de porter plainte et son cas est emblématique. Son agresseur présumé - l’ancien cardinal Theodore McCarrick défroqué l’an dernier après ses accusations - l’avait emmené rencontrer le pape Jean Paul II au Vatican en 1988.

    Agé de 30 ans à l’époque, il assure avoir confié au Souverain pontife lui-même et à quelques cardinaux les sévices dont il était victime depuis son plus jeune âge, sans aucun effet.

    Le Vatican directement visé
    Grâce à la nouvelle législation, James Grein, âgé aujourd’hui de 61 ans, peut porter plainte et c’est le Vatican lui-même qui est visé. Ses avocats vont exiger d’obtenir des archives et documents qui pourraient prouver l’ampleur des protections et complicités au sein de l’Eglise catholique.

    D’autres institutions sont aussi visées, comme les Scouts américains, le département de l’Education de New York ou encore l’université Rockefeller de Manhattan. Le nombre et l’importance des dossiers attendus est tel que 45 juges ont été spécialement désignés pour les traiter.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #violences_sexuelles #pedocriminalité #justice #religion #pornographie #église #pédophilie_dans_l_eglise #justice

  • Israël : les « héros » douteux d’une sordide affaire de viol à Chypre - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/07/31/israel-les-heros-douteux-d-une-sordide-affaire-de-viol-a-chypre_1742828

    Les scènes de liesse accompagnant le retour d’un groupe d’ados israéliens blanchis dans une affaire de viol en réunion à Chypre ont secoué le pays, alors qu’un débat autour de la « masculinité toxique » et la « culture du viol » venait de s’y ouvrir.

    #viol #culture_du_viol #fraternité #héroïsme #virilité #hétérosexualité #justice #religion #misogynie #masculinité

  • La pilule du lendemain prise au piège des pipeaux
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/31/la-pilule-du-lendemain-prise-au-piege-des-pipeaux_1743083

    Face aux manquements au code de la santé publique, l’Ordre des pharmaciens se dit en alerte. « J’invite les femmes à signaler les incidents au conseil régional de l’Ordre, insiste Pierre Béguerie. Après un dépôt de plainte, nous pouvons engager une action disciplinaire. » Méconnus du grand public, les signalements sont encore « rares, voire inexistants ». « C’est indispensable de faire remonter les problèmes, on ne peut pas accepter une attitude déplacée de la part de nos confrères, soutient le président du conseil central. Informer est au cœur de notre métier, y contrevenir peut entraîner jusqu’à la radiation. »

    #misogynie #contraception #femmes #hétérosexualité #culture_du_viol

  • The Horrors of Jeffrey Epstein’s Private Island | Vanity Fair
    https://www.vanityfair.com/news/2019/07/horrors-of-jeffrey-epstein-private-island

    The employee adds that he and his co-workers would joke around about what they were seeing. “Every time he landed or took off, it was always brought up. We’d always be joking, ‘How many kids are on board this time?’” But the employee also says he felt “pure disgust,” calling it “absolutely insane” that a convicted sex offender was able to move around so openly in the era of MeToo.

    “I could see him with my own eyes,” the employee says. “I compared it to seeing a serial killer in broad daylight. I called it the face of evil.”

    Epstein apparently made no attempt to hide his travels with young girls. The airstrip in St. Thomas sits in plain sight of a central highway, and a nearby parking lot at the University of the Virgin Islands provides a complete view of the tarmac and almost every aircraft on the ground. When he’s “home” on Little St. James, Epstein’s plane is always parked right in front of the control tower.

    “The fact that young girls were getting out of his helicopter and getting into his plane, it was like he was flaunting it,” the employee says. “But it was said that he always tipped really well, so everyone overlooked it.”

    In fact, it appears that local authorities did nothing to investigate Epstein’s repeated trips with young girls—let alone intervene—despite the fact that he was listed on the island’s registry of sex offenders. Chief William Harvey, a veteran of the Virgin Islands police department, tells Vanity Fair that he does not know who Epstein is, and is unaware of any investigation into him. Sammuel Sanes, a former senator for the Virgin Islands, says he is unaware of any special precautions taken by law enforcement to track the arrivals and departures of Epstein’s jet on St. Thomas, or the movements of his helicopter to and from his private island.

    Lawyers for Epstein, who has pleaded not guilty to the charges of sex trafficking, say he “flatly denies any illegal involvement with underage women.” But those on the island who witnessed Epstein in action remain shocked that a convicted pedophile could brazenly continue to travel to and from the United States accompanied by young girls.

    “My colleagues and I definitely talked about how we didn’t understand how this guy was still allowed to be around children,” says the former air traffic controller. “We didn’t say anything because we figured law enforcement was doing their job. I have to say that that is regrettable, but we really didn’t even know who to tell, or if anyone really cared.”

    #culture_du_viol #pedocriminalité #fraternité #violophilie

  • En Arkansas, une femme violée ne pourra bientôt plus avorter sans l’accord de son violeur - Madame Figaro
    http://madame.lefigaro.fr/societe/en-arkansas-une-femme-violee-ne-pourra-bientot-plus-avorter-sans-lac

    Dès le 30 juillet, les habitantes de l’Arkansas devront obtenir l’accord du géniteur du fœtus pour avorter, même en cas de viol. Les médecins risqueront quant à eux des sanctions pénales s’ils pratiquent une IVG sans en avertir l’homme à l’origine de l’embryon, désormais considéré comme un « membre de la famille décédé ».

    #IVG #culture_du_viol #domination_masculine

  • « Beurette » : pourquoi la 1ère recherche pornographique de France pose question - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/beurette-pourquoi-la-1ere-recherche-pornographique-de-france-pose-questio

    Une image sexualisée, qui repose également sur l’idée de la soumission : la « beurette » serait contrainte à la virginité, à la pudeur par les hommes de sa famille. Dès lors, elle aurait besoin d’être « libérée sexuellement ». Fatima Khelimat cite l’exemple des cérémonies de dévoilement pendant la décolonisation, les femmes arabes se voyaient retirer leur voile en public, un événement symbole de leur « libération ».

    Au quotidien, Nesrine a pris conscience des clichés sexuels dont elle peut faire l’objet. « Un de mes premiers copains avait une fascination ethnique, se rappelle-t-elle. Il voulait absolument sortir avec une fille arabe. J’avais 17 ans. Depuis, je pense que certains sont sortis avec moi pour ça. »

    Liza et Nesrine reconnaissent également qu’au sein-même des communautés arabes et nord-africaines, le terme « beurette » est utilisé de manière péjorative. À ce niveau communautaire, il est utilisé « pour qualifier une femme aux mœurs jugées légères », explique Liza. Il existe également le terme « beurette à khlel » pour désigner toute femme arabe ayant des relations amoureuses ou sexuelles avec des hommes noirs.

    « Il y a cette idée que chaque femme, du fait de sa catégorie ethno-raciale appartiendrait aux hommes de cette catégorie », explique Fatima Khelimat. Que ce soit au sein de sa communauté ou en dehors, les femmes arabes se retrouvent nécessairement stigmatisées pour leur sexualité.

    Sur les sites pornographiques, elle se trouve objet de fantasmes mêlés à d’autres recherches misogynes effarantes telles que « viol », « pute » ou « salope ». Conscient de la gravité de ces mots-clés communiqués par xHamster.com (qui n’a pas répondu à nos sollicitations), le collectif Nta Rajel, a voulu marquer le coup. « C’est une manière de se réapproprier notre voix », explique Liza.

    #racisme #culture_du_viol #hétérosexualité #misogynie #colonialisme #porno-racisme #domination

  • Why Don’t Police Catch Serial Rapists? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/08/an-epidemic-of-disbelief/592807

    As Spada wandered through the warehouse, he made another discovery, one that would help uncover a decades-long scandal, not just in Detroit but across the country. He noticed rows of steel shelving lined with white cardboard boxes, 10 inches tall and a foot wide, stacked six feet high. What are those? he asked a Detroit police officer who was accompanying him. Rape kits, the officer said.

    “I’m assuming they’ve been tested?” Spada said.

    “Oh, they’ve all been tested.”

    Spada pulled out a box and peered inside. The containers were still sealed, indicating that the evidence had never been sent to a lab. He opened four more boxes: the same.

    “I tried to do a quick calculation,” he later told me. “I came up with approximately 10,000.”

    Spada’s estimate was conservative. Eventually 11,341 untested rape kits were found, some dating back more than 30 years—each one a hermetically sealed testament to the most terrifying minutes of a woman’s life, each one holding evidence that had been swabbed or plucked from the most private parts of her body. And in all likelihood, some microscopic part of her assailant—his DNA, his identity—sat in that kit as well.

    #culture_du_viol #patriarcat #police #impunité #justice_nulle_part

  • Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179547/adolescentes-japonaises-usine-fantasmes-idoles

    On retrouve le vocabulaire de Nabokov validé comme d’hab - Lolita, nymphettes, filles aguicheuses. Pas une fois il est rappelé que le roman Lolita raconte le viol de Dolorès Haze, narré par son agresseur Humbert Humbert. Par rapport à ces « fantasmes » (pas toujours fantasmes car la dénonciation des violences sexuelles au Japon on a pu voire ce que ca donnais pendant #me_too ) je pense que c’est une des methodes de Backlash et controle des femmes par les hommes. Puisqu’ils ne peuvent plus avoir de femmes ils s’organisent pour les brisé lorsqu’elles sont filles et comme ca elles aurons plus de « chances » de finir plus bas qu’eux et même accepté de vivre avec des hommes tel qu’eux.

    Disons-le une bonne fois pour toutes : le Japon n’a pas le monopole de l’exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

    Par ailleurs, l’immense succès d’artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l’époque des très suggestifs « Baby One More Time » et « Moi… Lolita », illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

    Mais il y a un tabou. « On ne s’autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public », estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l’équipe de recherche EMTECH à l’Université libre de Berlin et autrice de L’imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

    #pedosexualité #culture_du_viol #domination_masculine #male_gaze #backlash #pornographie #misogynie

  • Venue porter plainte, elle se retrouve en garde à vue : « On m’a humiliée toute la nuit » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/05/venue-porter-plainte-elle-se-retrouve-en-garde-a-vue-on-m-a-humiliee-tout

    Agressée par son rendez-vous Tinder, Marie a déposé plainte auprès de l’IGPN pour dénoncer les mauvais traitements qu’elle aurait subis au commissariat de Montrouge.

    Venue porter plainte, elle se retrouve en garde à vue : « On m’a humiliée toute la nuit »

    Cela pourrait relever d’un triste classique : fin de soirée arrosée, la fille n’ayant plus entendement ni consentement, le garçon en profitant. Rien de tout cela dans le récit de Marie (1). Se disant victime d’une agression sexuelle, elle aurait été ensuite maltraitée au commissariat de Montrouge, dans la banlieue sud de Paris. Les flics (dont une policière, précise-t-elle), plutôt que d’enregistrer scrupuleusement sa plainte, l’ont placée en garde à vue dans la nuit du 24 au 25 juin, sous prétexte de rébellion ou d’ivresse. Le monde à l’envers. Elle n’en revient toujours pas : « On m’a sciemment humiliée toute une nuit, par esprit de corps », résume Marie à Libération, n’hésitant pas à dénoncer un « victim shaming » – pratique qui consiste à rejeter la faute sur la victime, par exemple pour la dissuader de porter plainte.

    L’affaire, raconte-t-elle, commence par un dîner cordial au domicile d’un homme rencontré sur Tinder. « J’avais bu quatre verres de rosé, j’étais parfaitement cohérente. Quand il me demande un bisou, la tête sur mes genoux… » Refus poli, qui déclenche l’algarade : « Il m’attrape à la gorge, criant que je suis folle. » Et d’en conclure ironiquement à ce stade de la soirée : « Je lui ai dit non, donc je suis hystérique ! »
    Test d’alcoolémie

    Première intervention policière sur les coups de minuit : l’homme, furieux d’être rejeté, met Marie dehors – ses affaires et papiers restant toutefois à l’intérieur. Deux policiers alertés parviennent à les récupérer et emmènent Marie au commissariat afin qu’elle puisse porter plainte. Mais c’est là que les véritables ennuis vont commencer – contactée à plusieurs reprises, la police de Montrouge n’a pas souhaité répondre à Libération pour donner sa version des faits.

    Sur place, l’ambiance est toute différente, raconte Marie. « Il faut encore que je m’occupe de l’autre », entend-elle à travers une porte. Cela commence par un test d’alcoolémie : avec un taux de 0,49 g/L, elle aurait pu reprendre le volant d’une voiture… Sa plainte traînant à être prise en compte, elle finit par contacter son avocat, qui lui répond un peu avant 3 heures du matin : « Ils me disent que tu es hystérique. »
    « C’est une comédienne ! »

    La suite sera à l’avenant, selon le récit de Marie. Un policier : « On ne se retrouve pas par hasard avec des menottes. » Une policière : « Je vais te faire des palpations, ça va te calmer. » Elle, selon son souvenir : « Ils sont à cinq sur moi, alors que je pèse 58 kg pour 1m50. »

    Vers 3 heures du matin, Marie tente de rentrer chez elle. Cri à l’intérieur du commissariat : « Ne la laissez pas sortir ! » C’est l’heure de la placer en garde à vue pour outrage et rébellion. La victime devenue présumée délinquante admet : « OK, je leur ai dit des trucs pas très sympas. » Un médecin est appelé à la rescousse au petit matin, un policier le prévient d’entrée : « C’est une comédienne ! » Entre-temps, Marie aura eu droit à tout : « Une fliquette m’a remonté la robe, retiré mon soutif, seins à l’air, au motif que j’aurais pu me suicider avec. » Et pas question de la laisser aller aux toilettes.
    « Dans ma flaque de pisse »

    Sa notification de placement en garde à vue, rédigée à 5h20, notifie sans rire : « Assise de façon nonchalante. » Cette vaste fumisterie ne s’achèvera qu’à 13 heures, après avoir laissé la victime d’une présumée agression sexuelle s’uriner dessus plusieurs fois dans sa cellule – « On n’a pas que ça à faire », lui auraient rétorqué ses geôliers d’un soir, « trop occupés à regarder la télé ».

    Ce n’est qu’à 16h30 que Marie a pu enfin déposer plainte. Depuis la veille au soir, elle aura quand même eu droit à un verre d’eau. Elle oscille depuis entre diverses indignations : « On m’a humiliée toute une nuit, dans ma flaque de pisse » ou bien « j’ai commis le crime de me faire agresser ». Après avoir déposé une plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), elle dit avoir reçu ce message anonyme : « Qu’est-ce que vous voulez ? »

    #police #violophilie #fraternité #sexisme_d'etat #misogynie #culture_du_viol #domination_masculine #violences_masculine #violences_policière #tinder

  • « La drague est anti-féministe » | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1561380437-drague-anti-feministe-Valerie-Rey-Robert

    Depuis MeToo, on entend beaucoup que les hommes ne peuvent plus draguer. Est-ce mal ?

    Non. Je les trouve indécents. Des femmes racontent les souffrances par lesquelles elles sont passées. Et le fait que, en face, des hommes racontent : « Ouais mais moi j’ai envie qu’on me suce la bite » – c’est à ça que ça revient – c’est extrêmement indécent.

    Et, par ailleurs, ils ont raison d’avoir peur. Parce que certains ne vont plus pouvoir se comporter comme ils le faisaient. DSK, par exemple, avait visiblement des comportements de prédateur répétés – il était connu pour ça non ? – et continuait autant qu’il le voulait. C’est une question d’époque. Pour les femmes de l’âge de ma mère, c’était normal. Ma mère me racontait que dans les soirées étudiantes de droit et de médecine, il fallait savoir enlever ses talons hauts très vite, pour courir au bon moment. Et il ne fallait pas trop boire, sinon, comme elle le disait, « on y passait ». C’était totalement intériorisé par les femmes. Et une partie des hommes ne pourra aujourd’hui plus baiser non plus. Certains ont construit leur façon d’avoir des relations sexuelles sur l’acharnement, jusqu’à ce que les femmes cèdent. C’est fini ! Et comme certains sont trop inintéressants, moches, pas séduisants, sans humour, pas intelligents, et qu’ils ne pourront plus forcer, ces mecs-là vont rester sur le carreau. Ils vont devoir être ingénieux et plein d’humour au lieu d’insister comme des porcs.

    #hétérosexualité #harcelement #drague #espace_public #culture_du_viol #galanterie #sexisme

    • Je vous suis complétement dans votre raisonnement, et j’en profite pour partager vos mots autour de moi.
      Cependant, il reste une question qui me trouble un peu et que AOFobb soulève : quelle est la différence entre « rapports de séduction » et « drague » ?
      A part l’aspect linguistique, je ne vois pas bien.

    • Cette histoire d’appropriation du temps évoqué par Valérie Rey-Robert me semble assez pertinente pour faire la distinction. De manière globale, le privilège masculin correspond d’ailleurs à une forme ou une autre d’appropriation du temps et/ou de l’espace des autres, phénomène auquel les femmes sont les premières à devoir se soumettre.

      La drague, c’est du vol de temps : faire perdre son temps à une femme, optimiser indument celui du prédateur.

      La séduction serait alors un rapport humain où l’on envisage justement de « prendre son temps » et de surtout pas s’accaparer celui de l’autre.

    • Le temps est un paramètre intéressant ici, merci. Mais alors.. la drague est la séduction sont de même nature ?!
      Il s’agirait d’un degré différent d’implication dans le temps de l’autre ?

      La séduction c’est du slow-drague ?!

      (Je pense à voix haute, excusez l’apparent jeu de rhétorique..)

    • Non, la séduction n’est pas de la « slow-drague », car un rapport au temps différent définit un rapport social et humain d’une autre nature et non pas d’une autre « intensité »

      C’est la même chose pour le travail dans la société capitaliste qui - en tant que rapport social, et même forme de synthèse sociale - est fondé sur le temps abstrait (et plus précisément sur une dialectique abstrait/concret au sein d’une dimension temporelle sociale spécifique à la dynamique du capital cf. Postone), catégorie qui n’existe tout simplement pas dans les sociétés non-capitalistes.

    • La drague ca viens de la pêche, ca consiste à raclé tout ce qui traine au fond des mers. Dragué une femme c’est la traité de trainée, de moule sur patte, de morue, de thon, limande, balaine, étoile de mer.... Dragué c’est essayé de chopper TOUT CE QUI PASSE, même les espèces non comestibles. Le dragueur attrape tout et fait le tri après, tant pis si les 3/4 des organismes du fond des mers sont morts dans l’opération. Le dragueur n’aime pas vraiment les poissons, il cherche seulement à dominer. Dominer les morues qui passent à sa porté sans leur maquereau - les punir pour cela et essayé d’en bouffé le plus possible au passage, mais surtout le dragueur veux dominer les autres maquereaux à qui il veux montré qu’il à la plus grosse vessie natatoire.

    • Merci pour ces juteux éclaircissements. Ca vous dérange si je publie à un cercle amical cet échange ? Les tournures de Mad Meg, toujours à point me font rougir de vérité ! Et la réponse, merci, cette analogie pêcheresse, située tout à fait comme il faut, indiquant bien que d’un point de vue à l’autre il est question de volonté, finalement. C’est pas du Schopenahaeur. Ou alors si, en mieux, et ça mérite attention. Cimer.

  • Elle l’a bien cherché | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/075213-000-A/elle-l-a-bien-cherche

    Entre tribunaux saturés et préjugés tenaces, ce documentaire montre le douloureux parcours de quatre victimes de viol pour se faire entendre. Plus d’un an après #MeToo, une plongée sans fard dans un processus archaïque.

    Souvent rongées par la honte ou la peur de ne pas être prises au sérieux, seules 16 000, sur les 200 000 victimes de viols (ou de tentatives de viols) dénombrées chaque année en France, franchissent la porte d’un commissariat. Elles ne verront pas toutes leur agresseur condamné puisqu’une plainte sur dix seulement aboutit aux assises. Débordés, policiers et magistrats sont contraints de ne garder que les dossiers les plus « solides ». Un témoignage fragile, des circonstances obscures ou une absence de séquelles physiques peuvent conduire au classement sans suite de l’affaire. Victimes de viol, Marie, 20 ans, Manon, 27 ans, Michèle, 56 ans et Muriel, 42 ans, expérimentent ce long combat où, à tout moment, le destin de leur plainte peut basculer.

    Suspicion latente
    Auditions au commissariat, confrontations, suivi à l’hôpital, entretiens avec l’avocat puis procès : Laetitia Ohnona n’omet rien du parcours du combattant qui incombe aux victimes de viol. Il leur faudra répéter inlassablement leur histoire, maîtriser leurs angoisses, subir les questions intimes des policiers et les examens gynécologiques. Au plus près de quatre femmes à différents stades de la procédure, la réalisatrice questionne aussi les représentations pesant sur elles. « Le jury populaire a souvent de nombreux a priori », prévient l’avocate de Muriel, violée à la suite d’une soirée arrosée qui a dérapé. L’alcool, une tenue légère ou un flirt renvoient souvent à une suspicion latente de coresponsabilité. Sans pour autant incriminer une institution judiciaire dépourvue de moyens, ce documentaire lève le voile sur les lacunes du processus et interroge notre conscience de juré potentiel.

    (pas encore vu)

  • Au Maroc, l’avortement clandestin en débat - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/29/au-maroc-l-avortement-clandestin-en-debat_1736880

    600 à 800 avortements clandestins par jour. C’est le bilan de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC). Les militants de cette association ont manifesté ce mardi devant le Parlement marocain à Rabat, armés de poupons, pour réclamer la refonte de l’article 453 du Code Pénal qui favorise selon eux les avortements clandestins et l’abandon des enfants. Au Maroc, où l’avortement est totalement prohibé, excepté en cas de danger pour la santé ou la vie de la mère, un projet de loi avait été adopté par le gouvernement en 2016 pour étendre cet article 453, en donnant accès à l’avortement en cas de viol ou d’inceste, de troubles mentaux de la femme enceinte ou encore de malformation du fœtus. Un projet de loi resté lettre morte.

    La situation est d’autant plus urgente que les mères marocaines célibataires sont ostracisées, que les enfants illégitimes stigmatisés et que 26 bébés sont abandonnés chaque jour. Sans compter que l’avortement est un acte passible de deux ans d’emprisonnement et jusqu’à dix ans pour les médecins ou les « faiseuses d’anges » qui le pratiquent. Pas au point de dissuader les Marocaines. Chaque année, elles sont encore environ 200 000 à avorter clandestinement. Des avortements souvent très onéreux, réalisés dans des conditions sanitaires déplorables. Selon l’OMS, ce ne sont pas moins de 13% des cas de mortalités maternelles qui sont dus à ces avortements clandestins.
    Mutisme

    Une situation qui a conduit le Roi Mohammed VI à créer une commission officielle qui a justement élaboré le projet de loi en 2016 censé assouplir les conditions d’accès à l’avortement. Une loi restée à l’état de projet. Les sollicitations des associations et des militants pour le droit à l’avortement, n’y ont rien changé. Le gouvernement reste muet. Pour autant, les revendications du droit à l’avortement au Maroc ne reposent pas sur des mouvements féministes. Le médecin Chafik Chraibi, gynécologue obstétricien et président de l’ALMAC explique que son action « ne cherche nullement à encourager la liberté des mœurs ni à libéraliser l’avortement mais simplement à donner un cadre légal strict à un phénomène qui existe de fait et provoque des drames ». Autrement dit : l’avortement n’est pas un objectif de libération des femmes, mais une solution de derniers recours pour des cas extrêmes.
    « Nous ne voulons pas un avortement à la carte »

    Au Maroc, la manifestation de mardi est loin de faire consensus, surtout du côté des militants pro-avortement. C’est le cas du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (M.A.L.I.), qui milite en faveur de la dépénalisation totale de l’avortement et accompagne des femmes dans leur interruption clandestine de grossesse. Dans un communiqué publié cette semaine, le M.A.L.I déclarait ne pas soutenir cette action. Et d’ajouter : « Le droit à l’avortement n’a absolument rien à voir avec des poupons. L’ALMAC parle de bébés quand il est question d’amas de cellule, d’embryon et de fœtus. »

    Ibtissame Betty Lachgar, présidente de ce mouvement estime que l’action de l’ALMAC et le projet de loi en 2016 ne constituent en rien une libération de la femme : « Ils se trompent de cause. Ces décisions sont prises par des hommes qui décident pour nous et une nouvelle fois les droits des femmes sont relayés au second plan. Il s’agit d’un projet d’interruption médicale de grossesse mais en aucun cas d’IVG. » Elle ajoute : « Nous voulons des droits pour que toutes les femmes puissent disposer de leur corps, nous ne voulons pas les miettes ou un avortement à la carte. » Et quant à l’argument selon lequel le Maroc, par sa culture religieuse ne serait pas encore prêt pour la libéralisation totale de l’avortement, Ibtissame Betty Lachgar répond que « les droits des femmes, comme les droits humains, sont universels, quelle que soit la région ».
    Caroline Protat

    #IVG #viol #féminicide #misogynie #sexisme #avortement #culture_du_viol

  • Exhumation de Franco : Madrid dénonce une « ingérence » du Vatican Le Figaro - 1 er Juillet 2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/exhumation-de-franco-madrid-denonce-une-ingerence-du-vatican-20190701

    Le gouvernement socialiste espagnol va officiellement protester auprès du Vatican pour « ingérence » après des propos du représentant du Saint-Siège en Espagne critiquant le projet d’exhumation du dictateur Franco, a annoncé ce lundi sa vice-présidente. « Aujourd’hui, au plus tard demain, l’Etat du Vatican va recevoir une protestation formelle de l’Etat espagnol pour une ingérence de cette nature », a déclaré Carmen Calvo à la radio Cadena Ser.

    La numéro deux du gouvernement réagissait aux propos rapportés dans la presse espagnole du nonce apostolique Mgr Renzo Fratini qui a accusé l’exécutif de Pedro Sanchez de vouloir exhumer le dictateur de son mausolée monumental pour des « motifs surtout politiques ». « Ils ont ressuscité Franco. Il aurait été mieux de le laisser en paix, la majorité des gens, des politiciens pense cela. Il est mort depuis 40 ans, il a fait ce qu’il a fait, Dieu jugera », a affirmé celui qui a le rang d’ambassadeur du Vatican en Espagne.

    Carmen Calvo l’a appelé à « ne pas rentrer dans les affaires intérieures d’un Etat, et encore moins sur des sujets aussi importants ». L’exécutif socialiste essaie depuis un an, sans succès, d’exhumer le dictateur de sa tombe située dans une immense basilique non loin de Madrid que Franco avait fait lui-même construire, pour le réinhumer dans un lieu plus discret. L’affaire a tourné au bras de fer judiciaire entre le gouvernement et les descendants du dictateur qui dirigea l’Espagne d’une main de fer de 1939 à sa mort en 1975.

    Le Vatican, qui a autorité sur la basilique, . . . . . .

    #vatican #dictateurs #dictatures #violence #violences #religion #catholicisme #pape #culture_du_viol #religions #église #eglise #église_catholique #histoire

  • La culture française banalise-t-elle le viol ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-01-juillet-2019

    Mais quelle idée de vouloir consacrer un débat à la culture du viol ? Comment peut-il y avoir un quelconque désaccord sur le sujet ? Evidemment que le viol est un crime, évidemment que c’est abominable. Mais si la victime était court vêtue au moment des faits ? Et si elle avait accepté de boire un verre chez l’agresseur ? Est-on sûr que tout le monde trouvera ça toujours aussi grave ?

    Les idées reçues, les préjugés autour des violences sexuelles, c’est ce qu’on appelle la culture du viol. Quel est le poids de cette culture du viol ? Les mouvements #MeToo et #Balancetonporc y ont-ils changé quelque chose ? Y a-t-il une culture du viol typiquement française ? Mais on peut également se demander si la lutte contre ces préjugés ne risque-t-elle pas d’enfermer les femmes dans le rôle de victime ? Est-ce le premier pas vers une forme de puritanisme ?

    #culture_du_viol

    • Les invités

      Valérie Reyrobert - Responsable de la modération chez Concileo, modérateur de communautés interactives (je croi que c’est la blogueuse « CrèpeGeorgette »)
      Sylvie Le Bihan - Auteure
      Philippe-Henry Honegger - Avocat pénaliste au barreau de Paris (connais pas mais je présume que c’est celui qui se pose ses question là : « Mais on peut également se demander si la lutte contre ces préjugés ne risque-t-elle pas d’enfermer les femmes dans le rôle de victime ? Est-ce le premier pas vers une forme de puritanisme ? »)