• On a testé… utiliser « Temps d’écran » pour réduire l’utilisation de son iPhone
    https://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/25/on-a-teste-utiliser-temps-d-ecran-pour-reduire-l-utilisation-de-son- ?

    La fonctionnalité lancée par Apple sur iOS 12 a au moins un mérite : permettre d’identifier ses mauvaises habitudes face à une surutilisation de son smartphone.

    #Addiction #Culture_numérique #Economie_attention


  • 01A Culture numérique | introduction - 1ère partie - (CN18-19) - Centre d’Enseignement Multimédia Universitaire (C.E.M.U.) Université de Caen Normandie - Vidéo - Canal-U
    https://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/01a_culture_numerique_introduction_1ere_partie_cn18_19.45195

    01A Culture numérique | introduction - 1ère partie - (CN18-19)

    Cours de Culture numérique dans le cadre de la Licence Humanités parcours Humanités numériques.

    Hervé le Crosnier

    #Culture_numérique


  • Ne pas téléphoner, ne pas doubler le message sur un autre canal : petit guide du bon usage des réseaux sociaux
    https://abonnes.lemonde.fr/m-actu-chroniques/article/2018/07/27/ne-pas-telephoner-ne-pas-doubler-le-message-sur-un-autre-canal-petit

    Pour s’épargner toute vexation, on évitera simplement de téléphoner. Dans la vie professionnelle, appeler les gens sans les avoir contactés d’abord par écrit est de plus en plus perçu comme grossier. Envoyer un message est moins intrusif et laisse à la personne concernée toute latitude de choisir le moment opportun pour répondre, en plus d’économiser un quart d’heure de discussion et d’offrir des preuves en cas de différend à venir…

    Puisque beaucoup de « suroccupés » ont désactivé les notifications de leurs messageries et que les lignes fixes sont désormais réservées aux gens qui veulent vous vendre des fenêtres, le SMS sera le moyen le plus efficace d’atteindre votre destinataire. Si celui-ci ne vous répond pas, ce n’est pas parce que vous n’avez pas employé le bon canal, mais parce qu’il n’en a pas envie, même si l’argument « Je ne consulte pas mes mails/ce compte/ce réseau » reste l’excuse la plus couramment employée.

    #Comportement #Sociologie_usages #Culture_numérique


  • LesInrocks - Roman Cieslewicz, un sampleur d’images aux Arts Déco
    https://abonnes.lesinrocks.com/2018/06/29/arts/roman-cieslewicz-un-sampleur-dimages-aux-arts-deco-111100122

    Le musée des Arts décoratifs consacre une rétrospective à l’affichiste mythique.

    C’est lorsque l’image envahit les paysages urbains et mentaux que Roman Cieslewicz commence à opérer. Muni de son bistouri, cet œil de lynx tranche avec une précision chirurgicale dans le tissu confus du réel, cette masse visuelle d’affiches, de pubs ou d’emballages qui submergent les sociétés entrées dans l’ère de la consommation. Du kiosque à journaux au fin fond des poubelles, il récolte pléthore d’éléments imprimés, les classe par thèmes et les range dans des boîtes. Il y a les dossiers Œil, Main, Guerre, Mona Lisa, mais aussi Che Guevara, Comics BD, Jaune, Jésus…Voilà pour la méthode maniaque, organisée.

    Cette archive quasi encyclopédique, cortex d’images hautes, pop ou surannées, constitue le terreau de sa production graphique, composée de copies altérées, de collages et de photomontages. Né en 1930, héritier de dada, de la tradition affichiste polonaise et du constructivisme russe, Roman Cieslewicz était en fait un DJ avant l’heure. Sa matière première, toujours préexistante, était produite à tout moment, partout. L’artiste la remixait, collait, réarrangeant le flux visuel pour produire affiches de cinéma, de théâtre, couvertures de livres… Durant sa carrière, il collaborera avec Beaubourg, Raymond Depardon, Le Monde, Elle, Opus International, des revues graphiques expérimentales comme Kamikaze. Son œuvre est prolifique et l’exposition en cours au MAD permet d’en saisir l’ampleur et la diversité.

    Hygiène de la vision

    Débarqué à Paris de Varsovie en 1963, l’artiste avouera avoir été choqué et excité par la surabondance visuelle dans la capitale. Face à cet océan d’images, l’enjeu, dans son cas, était de ne pas être submergé : dompter le flux et sa violence. D’où une œuvre résistante et critique. Souvent noire, blanche et rouge, la production de Cieslewicz tranche par son minimalisme, ses tonalités et motifs ténébreux, presque orwelliens. L’artiste revendiquait une “hygiène de la vision”, compétence primordiale de l’individu postmoderne : élaguer et savoir sélectionner dans un contexte de surstimulation. Roman Cieslewicz a montré la voie.

    A travers sa création, il a donné une seconde vie aux images volatiles et inventé autant de signes, signaux, images-messages efficaces pour se repérer. Bien avant qu’internet ne l’entérine, il avait pressenti le nouveau statut des images : circulantes, remaniées. Au sortir de l’expo – et si le syndrome de Stendhal ne nous a pas écroulé au sol –, on se demande bien ce que ce DJ d’images aurait imaginé aujourd’hui. Julie Ackermann

    #Remix #Culture_numérique #Collage

    • Alors que dire de cette exposition que je viens de visiter ? C’est une très remarquable exposition du travail de Roman Cieslewicz qui a la vertu pédagogique de faire comprendre ses méthodes de travail et c’est assez réjouissant de voir des maquettes, leurs calques et leurs côtes dans les marges avec des annotations de type « au trait » ou « tramé », c’était effectivement comme cela se passait au deuxième millénaire, on aurait vite fait de l’oublier.

      En revanche ce qui apparaissait comme le fin du fin dans les années 89 du siècle dernier, les années pendant lesquelles le quotidien Libération régnait sans partage en matière de graphisme dans la presse, et bien tout cela n’a pas si bien vieilli que cela. Alors oui, Roman Cieslewicz avait un sacré coup de ciseau et l’oeil qui allait avec, en revanche, comme de si nombreux graphistes, il avait aussi l’oeil sur la copie de ses voisins de table et aller piquer sans vergogne dans leurs assiettes.

      Il y a une très lourde insistance dans le parcours de cette exposition pour qualifier son travail de politique, je trouve la chose un peu lourdingue et pas particulièrement vraie, et surtout disons que le maniement de symboles du nazisme dans les années 70 ou 80 comme vocabulaire graphique, c’est comment dire ? Un peu daté et simpliste, quand ce n’est pas ouvertement manichéen.

      En revanche, un peu énervé par le prix exorbitant du billet, onze euros tout de même, je me suis dit que je devrais essayer de rentabiliser un peu le forfait et je découvre donc à l’âge de 53 ans que le musée des arts décoratifs à Paris (dans lequel je suis allé un certain nombre de fois pour y visiter des expositions temporaires), compte dans ses collections permanentes quelques trésors insoupçonnés et insoupçonnables, un petit Cranach tout mignon et une très belle bataille, le siège de je ne sais plus château, par Uccello, et une myriade de petites sculptures du moyen âge, notamment un polyptique de la passion du Christ avec incrustées, telles des vignettes les sept plaies de la Vierge comme des rappels du parcours du Christ pour arriver à la septième plaie très étonnant.

    • @odilon Entre autres raisons qui me rendent difficile de qualifier son travail de politique c’est que le traitement graphique des sujets est presque toujours le même, quel que soit le sujet ou quel que soit le contexte, que ce soit pour le magazine Elle , pour des couvertures de livre (la collection 1018 par exemple), des affiches de spectacles ou des unes de Libé, tout étant au même niveau graphique, on ne peut faire autrement que d’y voir un geste décoratif et donc sans profondeur et encore moins un engagement politique.

    • Bien vu !
      J’avais noté cet article pour la question du Remix : une large part de la création provient de la reprise d’éléments graphiques, textuels ou audio venant d’autres auteurs. Qu’un grand musée mette cela en avant alors même que les formes nouvelles du remix sont méprisées et rejetées par les extrémistes du droit d’auteur, me paraît significatif.
      Comme quoi, chaque lecture porte un angle différent, et c’est l’ensemble qui fait un véritable regard.


  • Au-delà du numérique, un avenir en commun | Solidarum
    http://www.solidarum.org/au-dela-du-numerique-avenir-en-commun

    Le big data, c’est-à-dire l’analyse et le traitement de données massives en quasi temps réel, les réseaux sociaux, les plateformes collaboratives et plus largement les outils et applications numériques seraient-ils plutôt un problème ou une chance pour les enjeux de solidarité de nos sociétés mondialisées ? Les citoyens ont-ils les moyens, en s’appropriant les nouvelles technologies, d’être acteurs de la ville de demain ? Et de la rendre plus solidaire ? Les éclairages prospectifs de Valérie Peugeot, chercheuse aux Orange Labs, commissaire à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) et Présidente de l’association Vecam, qui travaille depuis une vingtaine d’années sur les enjeux de citoyenneté et de solidarité liés au numérique.

    #Communs #Culture_numérique


  • « Dieselgate » : le PDG d’Audi arrêté en Allemagne, une décision inédite
    https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/06/18/dieselgate-le-pdg-d-audi-arrete-en-allemagne_5316948_3234.html

    Fin de la trêve pour les grands patrons de l’automobile allemande. Le PDG de la marque Audi, Rupert Stadler, un des dirigeants les plus importants du pays, a été incarcéré à Munich, lundi 18 juin, dans le cadre de l’affaire des moteurs diesel truqués, le « dieselgate ». Il a été placé en détention provisoire afin d’éviter le risque de « dissimulation de preuves », a précisé le parquet.

    Le symbole est inouï. Jamais encore un magistrat allemand n’avait ordonné l’arrestation d’un patron automobile en exercice. Jamais l’industrie reine du « made in Germany » n’avait subi un tel désaveu. Audi, l’une des trois marques premium allemandes, est un des fleurons du secteur. Rupert Stadler dirigeait le constructeur d’Ingolstadt, en Bavière, depuis 2007.

    Le procureur de Munich n’est pas le seul à la manœuvre : mercredi, le groupe VW a été condamné par le parquet de Brunswick à s’acquitter de l’amende record de 1 milliard d’euros dans la même affaire des moteurs truqués. Après presque trois ans d’enquête, tous disposent désormais de suffisamment de preuves pour justifier une plus grande sévérité vis-à-vis des dirigeants automobiles.
    Fin de l’impunité

    Si la coïncidence des dates est a priori fortuite – les différentes autorités travaillant indépendamment les unes des autres – le message est clair : l’impunité qui régnait jusqu’ici au plus haut niveau de la première industrie allemande a fait son temps. Les responsables du scandale devront rendre compte de leurs manquements devant la justice.

    Et l’hypocrisie qui voulait jusqu’ici que seul le groupe VW ait fraudé est battue en brèche : Daimler, qui clame toujours n’avoir jamais manipulé ses moteurs, va devoir défendre devant la justice son intégrité, fortement mise en cause au plus haut niveau de l’Etat. Le 12 juin, le ministre des transports, Andreas Scheuer, a ordonné au constructeur le rappel de 238 000 véhicules outre-Rhin, et de 774 000 au total en Europe après que l’autorité allemande de contrôle des véhicules (KBA) a constaté la présence de logiciels de désactivation de système antipollution jugé illégal dans les moteurs diesel.

    #Dieselgate #Environnement #Culture_numérique


  • « Le numérique est politique plus que technologique »
    https://usbeketrica.com/article/le-numerique-est-politique-plus-que-technologique

    C’est la raison pour laquelle Emmanuelle Roux s’est attelée à un projet ambitieux : créer la première classe de collège à horaires aménagés spécialisée en « culture numérique », sur le modèle des classes de sports-études et de mi-temps musique. L’expérimentation démarrera avec une classe de 6ème du collège Saint-Gabriel de Saint-Laurent-sur-Sèvres, en Vendée, à la rentrée 2018.

    Un énième projet pour cette femme de 43 ans qui a déjà à son actif, entre autres, la co-création du FacLab de l’université de Cergy-Pontoise et de l’accélérateur de compétences numériques Le Chaudron, mais aussi, plus récemment, l’ouverture de zBis, un fablab de 400 m2 dans la zone industrielle de Saint-Georges-de-Mantaigu, toujours en Vendée.

    Elle a pris le temps de discuter avec Vincent Lucchese et Blaise Mao, de la rédaction d’Usbek & Rica, pour nous en dire plus sur ces différents projets, mais aussi pour discuter de la gouvernance numérique en France et des leviers à actionner pour passer d’une « société de consommation » à une « société de contribution ».

    #Culture_numérique #Education


  • Aux Etats-Unis, la génération iPhone sous haute surveillance
    http://abonnes.lemonde.fr/m-perso/article/2018/01/21/aux-etats-unis-la-generation-iphone-sous-haute-surveillance_5244770_

    Ils sont de l’« iGen », la génération iPhone : « Nés depuis 1995, ils ont grandi avec le téléphone portable, avaient un compte Instagram avant même d’entrer au lycée et n’ont pas le souvenir d’une époque avant Internet. » Dans son livre iGen (Atria Books, 2017, non traduit), la professeure de psychologie à l’université de San Diego Jean Twenge se penche sur les adolescents américains d’aujourd’hui. Et met en garde sur les effets ravageurs des smartphones.

    Un tournant aurait eu lieu en 2011-2012... soit après les études précédentes de danah boyd.

    #Culture_numérique #Mobile #Médias_sociaux


  • Un fil de messages sur Twitter qui contredit les discours sur l’isolement et l’égoisme. Des marques de solidarité entre inconnu·e·s

    https://twitter.com/keedz75/status/954400460521267207

    Je profite d’avoir accès à mon portable pour remercier @PompiersParis @TwitterFrance @ParisPasRose @_MarwanMuhammad et tous les autres qui m’ont sauvé la vie. Votre vague de message et un souffle d’humanité qui me redonne foi en ce monde merci

    #Twitter #Médias_sociaux #culture_numérique


  • What Does a Smartphone Mean to a Refugee ? | NDTV Gadgets360.com
    https://gadgets.ndtv.com/apps/features/what-does-a-smartphone-mean-to-a-refugee-1798259

    In an increasingly digital world, after food and shelter, the next necessity that people have is an Internet connected smartphone, says Mark Latonero, PhD, Lead Researcher at the Data and Society Research Institute in New York. Latonero’s work focuses on the implication of new technologies in the human rights space and speaking at the Cornell Tech Law Colloquium last month at Cornell University, he discussed the tensions between emerging technologies and the law, in particular the inadvertent ways in which tech companies have made interventions in the refugee crisis.

    “There are challenges and opportunities and technology can make a positive impact,” said Latonero. “It’s complicated. How can you think about technology, not as a thing in and of itself, but an intrical part social context. Digital infrastructures are facilitating the movement of people on a mass scale, but also serve as a mechanism for social control.”

    Like the rest of us reading this at home, the refugee populations also turned to Facebook and other social media, often to keep track of their friends and family.

    “So in the same way that we use Facebook or WhatsApp to coordinate with our friends or loved ones, to find directions, those kinds of uses are also for people where - finding people, or finding directions, could be a matter of life or death,” Latonero explained. “But there’s also a negative impact - while Facebook can be used to connect - it is also being used to exploit. So, the advertising of human trafficking and human smuggling is also being done through social media.”

    One of the questions that the survey wanted to clear up was where people get their information from. “Normally, a lot of the information you receive comes from talking to people, even here [in Cornell] where you’re all pretty digitally connected,” said Latonero. “But the mobile Internet - through free Wi-Fi, or with a data plan - accounted for 75 percent of news and information for the refugees. And 40 percent of the people told us that they use it to keep track of their friends and family, to stay connected to people who are left behind, and 24 percent of the people also said they used social media to track down people who had gone missing.”

    Beyond that, the research also found that 95 percent of men owned phones, while only 67 percent of women had a smartphone. This is in some ways in line with what you see in rural India, where in many cases, there is one phone for the family, held by the man of the house. “The ownership issue became quite significant,” said Latonero. “Imagine if you’re an NGO that wanted to get information to women who faced domestic violence. Your idea was to use mobile phones to send information etcetera, but then you realise that less women own phones than men, then it would change how you would design your intervention.”

    Another example he gives is that the vast majority of the refugees surveyed used WhatsApp (95 percent) while only 10 percent had Skype on their phones. As a result, many official interventions, and even private interventions, such as Coursera and Skype having educational courses for refugees, would not be accessed.

    “Essentially we need to really think about how to responsibly innovate in these very complex issues,” Latonero said, ending the chat, “A straight-up tech solutionist approach doesn’t really seem like it would work, given all we know about the challenges with technology itself.”

    #Mobile #Migrants #Culture_numérique


  • Qui est Logan Paul, le youtubeur qui a fait scandale en se filmant près d’un cadavre ?
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/01/03/qui-est-logan-paul-le-youtubeur-qui-a-fait-scandale-en-se-filmant-pr

    Cet Américain de 22 ans, qui s’est rendu célèbre avec son frère pour ses vidéos humoristiques, cultive le sensationnalisme et affiche un ego surdimensionné.

    A 22 ans, Logan Paul compte pas moins de 15 millions d’abonnés sur YouTube et tout autant sur Facebook et Instagram. Ce grand blond musclé, stéréotype du lycéen nord-américain populaire, s’est fait connaître pour ses pastilles humoristiques inspirées de l’émission « Jackass » et de ses vidéos sensationnalistes. Son ascension est indissociable de celle de son frère et rival.

    Si les frères apparaissent dans les vidéos de chacun – une méthode de youtubeur courante pour gonfler leurs audiences respectives –, s’installe au fil des semaines une guéguerre fratricide et médiatique qui finit d’écœurer ceux qui les considéraient déjà comme de véritables têtes à claque.

    Simple coup monté ou querelle plus profonde ? Par vidéos de farces et raps interposées, les deux frères s’invectivent et mettent en scène des canulars : l’un sabote la piscine de l’autre, l’un commande à son adresse 200 dollars de pizzas ou tente de lui voler sa petite amie…
    Vidéos racoleuses

    Authentique ou non, cette rivalité permet aux frères de maintenir le suspense, de faire parler d’eux et de faire grimper leur popularité, comme le détaillait le site Slate en août. Cette opposition qui aura tenu les fans en haleine pendant plusieurs semaines va être exploitée par YouTube même dans sa vidéo Rewind 2017, qui rend hommage aux meilleurs contenus de l’année publiés sur la plate-forme.

    #Culture_numérique #YouTube #Youtubeurs #Vedettariat #Audience


  • Piratages, Switch, PewDiePie…, l’année 2017 côté tech
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/28/piratages-switch-pewdiepie-l-annee-2017-cote-tech_5235312_4408996.ht

    Ces douze derniers mois, nombre des événements qui ont marqué le monde de la « tech » et du numérique ont revêtu un caractère éminemment politique : des hackeurs qui interfèrent dans des élections ; la mise à mort de la « neutralité du Net » par l’administration Trump ; l’influence grandissante des réseaux sociaux sur la démocratie.

    #Histoire_numérique #2017 #Culture_numérique #Jeu_vidéo


  • Ontologie du numérique - Sens Public
    http://sens-public.org/article1282.html

    D’un côté en effet, la notion de représentation a été largement utilisée pour analyser l’effet de nos écrans numériques, bien que l’on puisse regretter l’aspect restrictif d’une telle approche qui, essentiellement concentrée sur la dimension visuelle des médias numériques, occulte tout ce qui se trouve du côté des pratiques – l’analyse du concept d’interface, proposée par Alexander Galloway permet d’ailleurs d’y remédier (Galloway 2012). D’un autre côté, le terme « réalité » (augmentée ou virtuelle) n’a cessé d’être convoqué afin de définir le statut des mondes numériques – l’adjectif « virtuel » ayant alors pour fonction d’affirmer une progressive perte de la matérialité du rapport avec l’espace dit réel (Serres 1994 ; Koepsell 2003 ; Virilio 2010). Aujourd’hui enfin, de plus en plus de chercheurs s’accordent ainsi à dire que nous vivons dans un espace hybride (Beaude 2012 ; Vitali-Rosati 2012 ; Floridi 2014), où les distinctions entre réel et numérique n’ont plus de sens…

    Dans ce contexte, les narrations transmédia s’emploient elles aussi à repousser les frontières entre mondes fictionnels et monde(s) réel(s), en s’appuyant notamment l’engagement des spectateurs (Jenkins 2008). Les produits en réalité augmentée mélangent désormais la vision du monde qui nous entoure avec des éléments ludiques ou issus de la fiction. Le statut de ces nouvelles narrations est complexe : comment qualifier les tweets de Clara Beaudoux dans son Madeleine project, ou ceux de Guillaume Vissac dans Accident de personne ? Comment décrire le projet tentaculaire qui se construit depuis près de 20 ans autour du Général Instin, investissant l’espace Web autant que l’espace urbain ? S’agit-il d’écriture documentaire, journalistique ou fictive ? Cette question est-elle encore seulement pertinente ? Quel est le statut de produits comme le jeu Pokemon Go ou les Street View Trek proposés par Google ?

    Si le brouillage des frontières ontologiques est devenu un caractère constitutif du numérique, il n’en soulève pas moins de nombreuses questions : peut-on véritablement déclarer que les notions de représentation, de réel, ou de virtuel sont définitivement périmées ? Ou faudrait-il, au contraire, réaffirmer leur intérêt et leur pertinence, du moins d’un point de vue heuristique ? Peut-on parler d’une problématique « ontologique » dans la culture numérique ou s’agit-il d’une querelle de mots ?

    À travers toutes ces contributions, complémentaires en raison même de leurs différences disciplinaires, méthodologiques et parfois théoriques, ce dossier a l’ambition de baliser les enjeux ontologiques du fait numérique, dont nous avons d’abord cherché à montrer la diversité. Il nous semble d’ailleurs que ce sont bien des ontologies du numérique qui s’esquissent ici, faisant émerger autant de pistes que de nouveaux défis pour la recherche en humanités numériques.

    #Culture_numérique #Réalité_virtuelle #Représentation #Ontologie #Editorialisation


  • Les fans de « Harry Potter » en colère après le soutien de J. K. Rowling à Johnny Depp
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/08/les-fans-de-harry-potter-en-colere-apres-le-soutien-de-j-k-rowling-a

    « Nous nous sentons trahis »

    Des paroles qui ont suscité une flambée de colère, sur les réseaux sociaux et notamment sur la plate-forme Tumblr, royaume des fandoms, où J. K. Rowling était vendredi matin l’un des sujets les plus discutés. « Harry Potter m’a appris qu’il fallait faire ce qui était juste, et pas ce qui était facile, car ce sont nos choix qui nous définissent vraiment. L’équipe a fait le choix de la facilité, et c’est pourquoi nous nous sentons tellement trahis », écrit par exemple une fan. « J. K. Rowling peut bien dire ce qu’elle veut, tant que Johnny Depp sera dans ce film, je m’en fiche, et honnêtement je n’ai jamais été aussi déçue par une des idoles de ma jeunesse », regrette une autre.

    Si une grande partie de la communauté se sent ulcérée et trahie, c’est aussi parce que J. K. Rowling, très active en ligne, a multiplié les prises de position militantes, et notamment féministes. Sur Twitter, l’auteure ne mâche pas ses mots, et n’avait pas hésité à s’exprimer dans le cadre du scandale entourant Harvey Weinstein. « Une “féministe” autoproclamée soutient Johnny Depp – un agresseur – parce que ratisser de l’argent est plus important que de se dresser pour défendre ce qui est juste. J. K. Rowling, vous devriez avoir honte », tranche une internaute. « Vous pouvez toujours adorer “Harry Potter”, mais vous devez cesser de soutenir J. K. Rowling », poursuit-elle.

    D’autres internautes ont toutefois défendu l’écrivaine, dénonçant par exemple des « mensonges » à l’encontre de Johnny Depp et déplorant « que J. K. ait été harcelée sur Twitter ». Amber Heard elle-même a semblé prendre la défense de son ex-mari, en partageant à nouveau le communiqué commun qu’elle avait publié avec lui, et en insistant sur le fait qu’« extraire certains passages et les citer hors contexte n’est pas correct ». Avant d’adresser un message aux femmes : « Continuez à vous battre et restez fortes. »

    La présence de Johnny Depp dans d’autres films ne déclenche pas toujours de telles réactions – il sera par exemple la semaine prochaine à l’affiche du Crime de l’Orient-Express. Mais la différence réside certainement dans la puissance de la communauté de fans de Harry Potter, l’une des plus importantes en ligne, dont la capacité de mobilisation déborde hors du groupe. Qui plus est, une grande partie de la « culture Tumblr », où un certain nombre de fans se réunissent, repose sur la défense des droits des femmes ou de certaines minorités, comme les LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres...).

    #Harry_Potter #Culture_participative #Culture_numérique #Fandom


  • Lieux numériques, entre pratiques populaires et ré- appropriation des technologies ?
    https://medium.com/@julbel/lieux-trans-num%C3%A9riques-entre-pratiques-populaires-et-r%C3%A9-appropriat

    Plus « il y a de la technologie », plus nous avons besoin de lieux physiques favorisant une réelle appropriation sociale de ces technologies ? Est-ce suffisant ? Quels sont leurs retours d’expériences ? Comment nos explorations numériques viennent-elles interroger l’éducation populaire ? Comment partager ces questions avec les acteurs de l’intérêt général, de l’éducation, de la culture, des mouvements sociaux, … ?

    A QUI PROFITENT LES LIEUX DE … « MEDIATION » ?

    Dans quelle mesure à travers les lieux de médiation, sommes-nous des agents de promotion de ces objets techniques et méthodes ? De façon presque involontaire, nous sommes des facteurs de validation de ces progrès techniques, et ce malgré une posture critique. A travers les arts numériques notamment, nous sommes amenés à utiliser les « dernières technologies » et à en faire ainsi la promotion.

    Nous sommes également parfois, contre notre gré, complètement partie prenante dans « l’écosystème » créatif et innovant : les *labs (fablab, medialab, hacklab, …) comme avant garde de l’innovation (avec par exemple la récupération des hackatons par les démarches entrepreneuriales), nous sommes parfois défricheurs de futurs terrains fertiles mais dont les légumes et les fruits seront récoltés par des start-ups à la pointe de l’intégration capitaliste de ces dynamiques créatives et de partage.

    Les lieux de médiation sont donc des lieux de tension, de conflit entre des injonctions à l’innovation industrielle et des appels à un mouvement d’une culture critique. Ces lieux ne peuvent éviter (même placés sous le signe de la culture libre) d’être intégrés, à un degré ou à un autre, à l’économie de l’attention. Dans le modèle du « double-sided market », façon Google, ils figurent sur le premier côté, parmi toutes sortes de têtes de gondole. Le conflit des attentions croise et renforce le conflit des cultures techniques.

    Cela ne signifie pas que les lieux de médiation soient condamnés à être instrumentalisés. Le seul fait d’ouvrir la question de la culture technique constitue un début de résistance (voire de sagesse).

    Dans un texte co-écrit avec Alain Giffard en 2014, nous nous interrogions sur « les lieux » où nous apprenons à comprendre ces technologies numériques, à les anticiper, à les détourner, à nous les approprier. Cette question des conditions nécessaires à cette appropriation n’est rien d’autre que la question de ce que nous avions nommé, pour définir un espace commun : la culture numérique.

    En partant du postulat que la culture numérique est en mouvement — dans le sens où elle est en formation — elle ne pré-existe pas à sa transmission, en insistant sur la dimension “pratiques, ateliers” ?
    C’est à dire que les usages du public ne sont pas strictement déterminés par l’institution ou le marché. C’est cet écart entre une position de cible et une position active de sujet, qui révèle le projet d’appropriation culturelle.
    Le point central de cette approche fut l’abandon de l’idée que la technologie, pouvait, en se banalisant, diffuser par son mouvement propre les savoirs et savoir-faire nécessaires. Nous avons ainsi proposé des pistes de réflexion sous forme de manifeste :

    → Nous prenons parti pour une culture numérique critique. Sans approche critique, pas de véritable formation à la culture numérique qui se réduit alors un discours d’accompagnement du marketing, à la préparation des consommateurs.
    → Nous pensons que le développement de la culture numérique doit s’inscrire dans la perspective du renforcement des capacités des personnes et des collectifs, c’est-à-dire dans la perspective de la culture de soi.
    → La culture numérique doit être réellement et largement démocratisée. Si nous récusons l’approche par le “rattrapage” et le seul “accès” aux technologies, nous restons fidèles à notre engagement initial de combattre les inégalités dans le domaine numérique et autres.
    → En démocratie, la souveraineté du peuple devient une simple fiction si, face à un environnement qu’il ne comprend pas, qui le « dépasse », il ne peut acquérir l’autonomie suffisante pour comprendre les enjeux, identifier les problématiques et en fin de compte, s’étant approprié cet environnement, désirer exercer réellement son pouvoir. L’assujettissement du peuple à la technologie est une menace sur la démocratie.
    → Nous préconisons d’associer culture numérique et culture du Libre, de construire la culture numérique comme un bien commun.
    → La construction et la transmission de la culture numérique nécessite la mise en place d’une formation dans les cursus généraux de l’enseignement comme dans l’éducation populaire. Cet enseignement relève de la culture générale et ne peut être cantonné aux cursus scientifiques au sens étroit.

    Il faut également aménager des temps de débat sur la culture numérique afin d’activer l’appropriation sociale des technologies. Autrement dit, il faut faciliter l’appropriation de la culture numérique comme “contenu” et comme « problème ».

    #Culture_numérique #Vocabulaire #Tiers_lieux


  • Aux Etats-Unis, les ados se passionnent pour une application anonyme et bienveillante
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/09/25/aux-etats-unis-les-ados-se-passionnent-pour-une-application-anonyme-

    TBH, contrairement aux précédentes applications anonymes, ne permet pas de rédiger de messages, mais seulement de répondre à des questions qui se veulent « positives ».

    Lancée le 3 août, TBH s’est hissée au rang d’application la plus téléchargée de l’App Store et revendique pas moins de 2 millions d’utilisateurs quotidiens. Et ce, dans la quinzaine d’Etats américains seulement où elle est disponible. Elle se déploie au fur et à mesure, ce qui lui permet d’éviter de crouler sous les requêtes, mais aussi de se faire désirer dans les Etats où elle n’est pas encore présente, s’assurant un succès immédiat dès son arrivée.

    #Adolescents #Application #Culture_numérique #Pratiques



  • LesInrocks - Comment “Mario” est devenu une icône indémodable du jeu vidéo
    http://mobile.lesinrocks.com/2017/07/08/jeux-video/mario-le-king-du-game-11960907

    Au départ personnage secondaire, Mario n’était pas voué à devenir une icône transgénérationnelle adaptable à toutes les évolutions techniques.

    A l’ère des graphismes stupéfiants et des performances en réalité virtuelle, il garde sa salopette et son indémodable moustache. Trente-six ans après sa création, Mario continue d’être la licence phare de Nintendo et de sa console Switch, déjà écoulée à plus de 2,7 millions d’exemplaires.

    Après avoir échoué à concevoir un jeu sur Popeye, faute d’en obtenir les droits, le producteur japonais designe ce nouveau personnage. “Miyamoto a réussi à tourner chacune des limites techniques à son avantage pour réussir à dessiner un personnage reconnaissable en quelques pixels seulement – même s’il lui faut une moustache, une casquette et une salopette – faute de pouvoir dessiner en détail une bouche, des cheveux, des mouvements de bras, trop exigeants pour l’époque”, raconte William Audureau. Les aventures du plombier italien dans les égouts de New York tranche alors avec le reste de la production vidéoludique envahie de vaisseaux spatiaux et de petits gobeurs jaunes.

    #Jeux_video #Mario #Culture_numérique


  • La culture numérique a-t-elle besoin de médiation ? | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-l-action-2017-1-page-9.htm

    Par Hervé Le Crsnier, dans l« Les cahiers de l’action », une revue de l’INJEP

    Les opérateurs de service diffusent depuis les débuts de l’informatique un discours triomphaliste dont la nature générale est de remplacer les apprentissages, le monitorat, l’accompagnement par la « qualité » des interfaces. Il n’y aurait plus besoin d’apprendre à maîtriser les outils, car leur fonctionnement serait « naturel ». Foin des décisions humaines, des rapports de force ou de domination, des représentations idéologiquement marquées… l’accès serait ouvert pour tous, dans le monde entier, et les systèmes s’adapteraient en permanence aux usages pour faciliter la vie des internautes.

    Dans le même temps, les usagers des services internet se débrouillent, engagent leur créativité pour exploiter les opportunités du réseau et créer de nouveaux modes d’interaction culturelle. Ils et elles braconnent les terres numériques pour inventer une nouvelle culture populaire, pour reprendre le terme utilisé par Michel de Certeau. Cette culture numérique se transmet par horizontalité : les premiers acteurs écrivent des tutoriels pour aider les suivants à les rejoindre ; les groupes se constituent qui échangent savoirs et savoir-faire ; des lieux deviennent emblématiques de la volonté de travailler en commun, à l’image des fablabs.

    Ces deux images du développement des réseaux informatiques existent et cohabitent. L’internet est une figure de Janus, qui porte autant la construction de pouvoirs immenses que l’opportunité de renforcer les capacités des acteurs et des groupes que ceux-ci peuvent constituer. Les plateformes du web, en captant les traces d’usage, en utilisant des systèmes extrêmement rapides pour suggérer des pistes provenant de la comparaison entre les chemins individuels et les statistiques des autres usagers, en concentrant les sources de revenu et en devenant des acteurs d’une richesse largement supérieure à de nombreux États, sont devenues des puissances à la fois économiques et idéologiques de premier ordre. Des puissances face auxquelles la compréhension des mécanismes d’aliénation (l’économie de l’attention au service de l’industrie de l’influence ) ou des modèles d’affaire (l’oligopole de revente des données personnelles) reste encore balbutiante. Dans le même temps, les usagers savent construire une nouvelle culture en « parasites » de ces grandes structures commerciales. Pour renforcer leur pouvoir et assurer leurs bénéfices, les plateformes de l’internet doivent, comme tous les médias, offrir des informations et des services qui seront capables d’intéresser les usagers, et de les faire revenir le plus souvent possible nourrir la machine, ce que d’aucuns appellent le digital labor . Il devient dès lors possible de construire des groupes, des réseaux humains à l’intérieur des médias sociaux, des pratiques alternatives, voire subversives… et les usagers ne s’en privent pas. La culture mainstream, aujourd’hui celle des médias de l’internet, devient un outil pour le détournement, pour la création d’une culture participative.

    Dans ce jeu de territoire entre les nouveaux pouvoirs et les individus dynamiques, l’éducation populaire peut trouver une nouvelle place et un renforcement de ses principes de base. Partir de ce que font et savent les usagers pour leur permettre de décrypter et comprendre les mécanismes du contrôle, de la concentration économique ou de la pression mentale, tout autant que de partir des intérêts que ces mêmes usagers éprouvent pour les activités numériques en réseau pour développer une nouvelle culture de l’émancipation : nous voici au cœur de l’histoire et des théories de l’éducation populaire.

    #Hervé_Le_Crosnier #INJEP #Education_populaire #Culture_numérique


  • How ‘Doxxing’ Became a Mainstream Tool in the Culture Wars - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/08/30/technology/doxxing-protests.html

    “Dox a Nazi all day, every day,” she said.

    Online vigilantism has been around since the early days of the internet. So has “doxxing” — originally a slang term among hackers for obtaining and posting private documents about an individual, usually a rival or enemy. To hackers, who prized their anonymity, it was considered a cruel attack.

    But doxxing has emerged from subculture websites like 4Chan and Reddit to become something of a mainstream phenomenon since a white supremacist march on Charlottesville, Va., earlier this month.

    The ethics — and even the definition — of doxxing is murky. It is the dissemination of often publicly available information. And, some at the protest asked, are you really doxxing a person if he or she is marching on a public street, face revealed and apparently proud? It is not as though they are hiding their identities.

    “For us, it slows things down. We try to integrate people back to humanity,” Mr. McAleer said. “If isolation and shame is the driver for people joining these types of groups, doxxing certainly isn’t the answer.”

    In short, once someone is labeled a Nazi on the internet, that person stays a Nazi on the internet.

    The next year, doxxing became a tool by in the “GamerGate” controversy, an online dispute purportedly about ethics in video game journalism that became a foundational moment for some of today’s fringe far right. Mostly male video-game players began to publish personal information — including home address and phone numbers — for women in their community, typically journalists and game designers who they said were unfairly politicizing gaming culture.

    #Doxxing #Culture_numérique #militantisme #USA


  • L’émoji, langage de l’émotion ou ponctuation familière ? – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/4869

    par André Gunthert

    En dépit des exemples anecdotiques visant à rédiger exclusivement grâce à ce moyen, ce qui me semble caractériser les usages des émojis est au contraire leur intégration au sein de la conversation écrite. Comme Pierre Halté, qui les compare aux formes expressives accompagnant l’expression orale (mimique, gestuelle, intonation, etc.), je crois que raisonner sur les émojis comme s’il s’agissait d’un langage proprement dit n’a pas grand sens1. Que ce soit sous la forme de l’émoticône, groupe de caractères typographiques formant un symbole visuel, ou des imagettes normalisées au sein de jeux de caractères, le trait le plus évident de ces signes est précisément la possibilité de les associer intimement à l’expression écrite et à ses véhicules. Inséré dans le texte comme une lettre, l’émoji peut en accompagner les circulations, à la différence des photographies ou d’autres formes visuelles, qui restent des entités autonomes, juxtaposées aux énoncés.
    Or, l’écriture comporte elle aussi, sous une forme peu développée, et pourtant essentielle, des instruments paralinguistiques, dépourvus de signification en dehors de leur articulation avec les mots. La ponctuation est cet outillage complémentaire qui, associé aux signifiants, leur ajoute des informations de contexte qui en modifient le sens. Les deux points, le point d’exclamation ou le point d’interrogation constituent des modalisations proches des ajouts de smileys, qui indiquent à la fois une inflexion de l’énoncé, tout en restant adaptables à une infinité de situations.

    Il est plus pertinent de décrire les usages des émojis comme une ponctuation étendue que comme un langage autonome. On peut d’ailleurs se souvenir que l’extension des signes de ponctuation faisait partie des questions débattues par les spécialistes de typographie, comme en témoigne la proposition récurrente d’un point d’ironie – finalement matérialisé par le smiley “clin d’oeil”.

    Si l’on reprend la comparaison avec les formes gestuelles associées à la verbalisation, on constate que ce paralangage ne fait pas de l’expression de l’émotion une fin en soi, mais l’utilise au contraire pour nuancer et enrichir le message. Dans une compréhension de l’émoji qui ne le limite pas à sa nature visuelle, mais tient compte de ses usages en composition avec l’écrit, on voit bien que son rôle s’étend largement au-delà du seul registre expressif, à l’ensemble des fonctions du langage décrites par Jakobson, et notamment à ses dimensions phatiques ou poétiques.

    #Emojis #Ecriture #culture_numérique


  • De Harry Potter à Emmanuel Macron, comment la fanfiction a conquis la culture Web par Nichons-nous dans l’Internet | Écoute gratuite sur SoundCloud
    https://soundcloud.com/user-832335308/de-harry-potter-a-emmanuel-macron-comment-la-fanfiction-a-conquis-la-cul


    Lors de la 1ère soirée Powerpoint© organisée à la Gaîté Lyrique, Lucie Ronfaut, journaliste au « Figaro », explore les mondes merveilleux des fanfictions.

    #Fanfiction #Culture_numérique


  • Séries japonaises en VF : la bataille des sous-titres
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/07/20/series-japonaises-en-vf-la-bataille-des-sous-titres_5162876_4408996.

    La traduction des japanimations est un sujet majeur dans la communauté des fans, mais aussi un enjeu économique pour les éditeurs francophones, qui ont développé des plates-formes de VOD spécialisées.

    Le contrepouvoir des « fansubs »

    Certains fans d’anime estiment toutefois qu’un meilleur travail de traduction est réalisé du côté des « fansubs » – contraction de l’anglais « fan » et « subtitles » pour sous-titres, les fansubs désignent les équipes de fans de séries qui proposent des sous-titres illégaux. Ils récupèrent un enregistrement de l’épisode juste après sa diffusion dans le pays d’origine et le traduisent en quelques heures, la plupart du temps depuis une première traduction en anglais. Ils le mettent ensuite à disposition gratuitement. Eux s’emploient à une traduction plus littérale et parsemée d’explications – qui comporte aussi son lot d’erreurs et de critiques. Des débats houleux se multiplient sur les réseaux sociaux et des forums en ligne, là où se trouvent généralement les fans les plus exigeants et actifs.

    « A l’époque où nous avons commencé, les offres légales n’existaient pas, ou presque pas, et les fans devaient se rabattre sur le travail des fansubs pour pouvoir regarder leurs séries préférées au moment de leur diffusion au Japon », assurent Killa^ et yotsu, au nom de l’équipe de la Fansub-Resistance. Autrefois appelée Mirage-Team, cette communauté propose du fansub depuis plus de dix ans sur la série « Naruto ». « Aux plus belles heures du site nous pouvions avoir un peu plus de 500 000 visiteurs uniques par mois, pour environ 2,5 millions de pages vues », expliquent ses membres.

    Face au potentiel et avec un énorme retard, les éditeurs ont commencé en France, aux alentours de 2009, à proposer des plates-formes de VOD. Et ce, avant la popularité de Netflix dans l’Hexagone. Aujourd’hui, elles sont trois à se partager le gros du marché de la japanimation francophone : Wakanim, Anime digital Network (ADN) et Crunchyroll.

    Des plates-formes qui, pour rentabiliser et récupérer leur investissement dans les licences, ont copié la recette des fansubs : rapidité et gratuité. Elles proposent ainsi sur leur site des épisodes de séries sous-titrés en français une heure après la diffusion japonaise, ce que l’on appelle dans le métier « simulcasts ».

    L’épuisement des fansubs

    Du côté des fansubs français, en revanche, l’ambiance est plus morose. Si les sites qui piratent directement des épisodes déjà traduits continuent de fleurir – car lucratifs –, des équipes de traducteurs bénévoles et amateurs sont à la peine.

    Il faut dire que les plates-formes, en parallèle de leur développement, ont pris contact avec ceux qui leur faisaient de la concurrence illégale. « On commence à voir les premiers changements avec les fansubs que l’on accompagne. On leur explique que contrairement au piratage, notre activité rémunère les auteurs, encourage de nouvelles séries », explique Julien Lemoine, d’ADN, qui assure ne recourir que très rarement aux poursuites légales.

    Certaines équipes de fansub comme Anime-Heart ne se sentent toutefois pas menacées : « Les droits de diffusion de la grande majorité des séries que nous proposons n’ont été acquis par personne en France », selon Daemonhell, qui traduit des séries depuis 2011. Certains fansubs anticipent d’ailleurs leurs futurs choix de séries à traduire au gré des annonces d’achats de licences.

    En revanche, ceux qui sous-titraient un gros hit, qui à coup sûr possède désormais un simulcast français, se sont vus rapidement rappelés à l’ordre. C’est le cas de la Mirage-Team avec la saga « Naruto » diffusée par ADN. Certains membres ont tenu un temps la Fansub-Resistance pour continuer à sous-titrer. Mais après plus de dix ans de traduction quasi-religieuse des animes, une grande partie de ses membres, désormais trentenaires, jettent l’éponge. « Etre en perpétuelle bataille avec l’éditeur n’est pas quelque chose d’intéressant, et cela n’apporte rien à personne. C’est une des raisons qui nous poussent à arrêter notre activité, nous avons résisté comme nous avons pu, mais il est peut-être temps de passer le flambeau », estiment Killa^ et yotsu, avec toutefois l’espoir que tant qu’il restera des séries non licenciées en France, le fansub tricolore survivra.

    #Fansub #Anime #Culture_numérique


  • La Bibliothèque du Congrès inaugure ses collections “webcomics” et “culture web”
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/la-bibliotheque-du-congres-inaugure-ses-collections-webcomics-et-culture-web/83309

    Quant à la deuxième collection acquise par la Bibliothèque, il s’agit d’un ensemble de sites internet traitant de l’histoire de la culture web, retraçant son évolution jusqu’à l’utilisation des GIFS, des mèmes ou des emojis aujourd’hui.

    L’American Folklife Center, institution créée par la Bibliothèque en 1976 pour préserver et informer sur la culture populaire américaine, est à l’origine de ce dernier projet. L’Urban Dictionary, Emojipedia et l’Internet Meme Database font partie de la sélection, qui permettra aux jeunes du futur « d’avoir un aperçu complet de la vie et de la culture des gens d’aujourd’hui », selon Elizabeth Peterson, directrice du centre. « La prolifération des smartphones, des tablettes et de la connexion internet sans fil a fait de la communication en réseau un espace où les gens développent un nouveau folklore et échangent de plus en plus. »

    #Culture_numérique #Bibliothèques #Archives_web


  • Pour @philippe_de_jonckheere et toutes celles et ceux que cela peut intéresser, la revue de presse hebdomadaire de #Tristan_Nitot sur la #vie_privée, la #surveillance, les #libertés_civiles et la #culture_numérique
    http://standblog.org/blog/post/2017/02/12/En-vrac-du-dimanche

    Avec dans cette dernière édition des belles trouvailles en miroir, comme « How to Avoid Being Psychologically Destroyed by Your Newsfeed »
    http://www.anndouglas.net/blog/2017/1/30/how-to-avoid-being-psychologically-destroyed-by-your-newsfeed

    et « What The Fuck Just Happened Today ? », sous-titré « Logging the daily shock and awe. » (lancé après l’intronisation de Trump)
    https://whatthefuckjusthappenedtoday.com