• Rencontres : un tiers des Français pense qu’il est plus simple de se faire des amis en ligne qu’en réalité | CNEWS
    https://www.cnews.fr/vie-numerique/2020-06-29/rencontres-un-tiers-des-francais-pense-quil-est-plus-simple-de-se-faire-des

    Le problème est toujours celui de la crédibilité de tels sondages quand on ne connaît pas les questions posées. Et puis, après avoir dit qu’internet permet une expansion de son moi réel, il fallait bien terminer sur les dangers et les prédateurs sexuels. On est sur Cnews, n’oublions pas.

    Les Français se sentent bien dans leur « moi » virtuel pour faire des rencontres, que celles-ci soient sentimentales, amicales ou professionnelles. Voici le constat dressé par une étude publiée ce lundi 29 juin par Arlington Research pour Kaspersky.

    Sans surprise, près de sept sondés sur dix (71,2 %) estiment que « l’usage des technologies numériques les aide à se sentir plus proches de leurs familles et amis », rapporte ce document que CNEWS s’est procuré en avant-première. Surtout, les Français sont 13,2 % à considérer que la technologie encourage à préférer des amitiés virtuelles à des relations réelles.

    « Un chiffre qui rejoint celui de nos voisins allemands (13 %), mais qui reste en deçà des Britanniques, pour qui cette proportion monte à 18 %. Toutefois, les Espagnols sont moins de 10 % à y croire. Ce qui reste finalement en adéquation avec les différences culturelles », souligne Tanguy de Coatpont, directeur général France de Kaspersky, spécialisé dans la cybersécurité.

    Mais les rencontres virtuelles sont aujourd’hui bien installées. Près d’un tiers des répondants (32,6 %) disent avoir « davantage confiance en eux et être plus sociables lors de rencontres virtuelles ». Une réflexion qui est même encore plus installée chez la jeune génération, toujours connectée. Ainsi, 40 % des jeunes issus de la génération Z et même 44 % des millenials y croient.
    Les célibataires moins intéressés que les familles

    Plus étonnant, l’étude démontre que les célibataires ne sont pas les champions des relations virtuelles. Au contraire, c’est dans le cercle familial que chaque membre du foyer préfère construire son « avatar » pour aller à la rencontre de nouvelles personnes. Ainsi, « 36,7 % des personnes vivant dans l’entourage d’enfants, qu’ils soient parents ou non, trouvent qu’il est plus facile de se présenter à leur avantage, via les réseaux sociaux », explique l’étude. L’idée pour les membres d’un même foyer serait ici d’échapper au regard des autres pour se construire une identité différente sur les réseaux et les forums en ligne.

    Le sondage souligne d’ailleurs que 49,2 % des personnes vivant seules « ne considèrent pas qu’il soit plus aisé ou rassurant d’offrir une représentation d’eux-mêmes de façon virtuelle ». « Vivre seul ne serait donc pas en soi un catalyseur de ces nouvelles "rencontres" virtuelles », ajoute le document.
    Des français peu méfiants

    Et si les Français semblent à l’aise avec leur double numérique, ils sont bien souvent trop confiants. « Ils n’ont pas conscience des risques qu’ils encourent. Or, le monde virtuel a des conséquences dans le réel », prévient Tanguy de Coatpont, qui invite d’ailleurs les internautes à se rendre sur le site gouvernemental cybermalveillance.gouv.fr. Tentatives d’escroquerie, rançonnage, cyberharcèlement, vol de photos intimes, pédophilie... « Il faut avoir conscience de tous les risques liés à Internet et avoir de bons réflexes, comme utiliser un logiciel pour gérer ses mots de passe et ne jamais avoir les mêmes, toujours avoir conscience que les personnes avec qui on discute peuvent mentir et si l’on n’a pas confiance à 100 % ne jamais rien donner. De même, après avoir rencontré une personne virtuellement, si vous décidez de la voir vraiment, prévenez toujours une personne de votre entourage avant votre rendez-vous. Enfin, si vous êtes victime n’hésitez pas à porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Il y a toujours un membre des forces de l’ordre formé pour prendre en charge les victimes de problèmes en ligne », rappelle Tanguy de Coatpont.

    #Culture_numérique #Comportement #Rencontres

  • Nos missions - Siana
    https://www.siana.eu/association/nos-missions

    Organiser l’émergence et la diffusion des cultures numériques

    Siana, l’imaginaire des technologies est un centre de ressources pour les cultures numériques en Essonne. Il s’agit d’une proposition atypique qui rassemble – de manière conviviale et festive – la création artistique contemporaine, la recherche en sciences humaines, l’innovation technologique et le plus large public.
    Implantée à Evry depuis sa création en 2005, l’association touche l’ensemble du territoire Sud-Francilien et propose d’y organiser l’émergence des cultures numériques :

    Favoriser les coopérations locales entre les équipements culturels, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les associations d’éducation populaire autour des TIC
    Inscrire sa programmation artistique dans les grands rendez-vous franciliens et internationaux consacrés aux arts numériques
    Construire de nouvelles modalités d’échanges entre les artistes et les scientifiques en favorisant l’égale prise en compte des sciences de l’ingénieur et celles des sciences sociales comme facteurs d’innovation et de progrès humain.

    Pour cela Siana développe 4 axes de travail complémentaires et transversaux :

    #Culture_numérique

  • On Instagram, Black Squares Overtook Activist Hashtags | WIRED
    https://www.wired.com/story/instagram-black-squares-overtook-activist-hashtags

    The posts had completely overtaken the #blacklivesmatter hashtag, “flooding out all of the resources that have been there for the last few years,” says Williams. “It’s really frustrating to have carved out this area of the internet where we can gather and then all of a sudden we see pages and pages and pages of black squares that don’t guide anyone to resources.” Around 1 am on the West Coast, Williams tweeted about it. “Do not post black squares with the hashtag #BlackLivesMatter. You’re [unintentionally] quite literally erasing the space organizers have been using to share resources. Stop it. Stop.”

    Social media has played a critical role in organizing against racism and police brutality in the US. Online, anyone can start a social movement; platforms like Twitter and Instagram have made it possible to broadcast messages to massive audiences and coordinate support across cities. Before the mainstream media reported on the shooting of Michael Brown in 2014, on-the-ground reports had already spread throughout Twitter. The police shooting of Philando Castile in 2016 was brought to light as soon as his girlfriend, Diamond Reynolds, broadcast a video to Facebook Live. The #blacklivesmatter hashtag itself originated with a Facebook post by Alicia Garza in 2013, after George Zimmerman was acquitted of fatally shooting Trayvon Martin.

    But the same megaphone that can amplify messages can also distort them. As recent protests have spread across American cities following the death of George Floyd, who died in police custody in Minneapolis, organizers have worked tirelessly to share images and information across social media, urging followers to take action. Now, activists say that all those black squares have drowned out the information that matters.

    Soon, though, the idea spread beyond the music industry. Kylie Jenner posted a black square to her Instagram feed. So did Fenty Beauty, Rihanna’s makeup brand, along with an announcement that the brand would not be conducting business on June 2. “This is not a day off. This is a day to reflect and find ways to make real change,” the company said in an Instagram post. Then it introduced a new hashtag: “This is a day to #pullup.”

    By Tuesday morning, thousands of people had begun garnishing their posts with the #blackoutday and #blacklivesmatter hashtags. Thousands of others used #blackouttuesday, or added it to their posts retrospectively, so as to avoid detracting from the information posted to #blacklivesmatter. Still, many have criticized the act of posting the black squares at all. “My Instagram feed this morning is just a wall of white people posting black screens,” the writer Jeanna Kadlec tweeted. “like ... that isn’t muting yourself, babe, that’s actually kind of the opposite!”

    Some activists have wondered if tagging the black square posts with #blacklivesmatter began as a coordinated effort to silence them, which other people failed to recognize when they jumped on the bandwagon. (As of Tuesday afternoon, WIRED has not independently confirmed the existence of any coordinated campaigns.)

    Williams, who noticed the flood of black squares as early as 1 am on Tuesday, also raised suspicions. “For it to jump from #theshowmustbepaused to #blackoutday to #blacklivesmatter is very, very odd to me,” they say. Whether or not the posts were coordinated or entirely spontaneous, “it’s clear to organizers and activists that this fucked us up,” says Williams. “Five or six years of work, all those resources, all that work and documentation—and now we have millions of black squares?”

    #Censure #Instagram #BlackLivesMatter #Memes #Culture_numérique

  • K-Pop Fans Thwarted the Dallas Police Department App During Black Lives Matter Protests | InStyle
    https://www.instyle.com/celebrity/k-pop-fans-dallas-police-department-app-black-lives-matter

    Trop fun : une app de dénonciation vidéo mise en place de la police de Dallas rendue inopérante par les fans de K-pop qui ont noyé le système avec des vidéos de leurs groupes préférés.

    Legions of K-pop fans stepped up to show the Dallas Police Department that they wouldn’t stand for police brutality during the city’s Black Lives Matter protests. According to Paper, the Dallas PD rolled out an app called iWatchDallas so that citizens could submit videos of “illegal activity.” The department didn’t expect the app to be flooded with K-pop videos, however. During the weekend’s Black Lives Matter protests, Twitter users called on one another to submit music video clips, fan-cam videos, and instructional dance videos set to huge names like BTS, NCT 127, and BLACKPINK.

    Users implored each other to overload the app so that anyone scanning the videos would be overwhelmed with K-pop, not possibly incriminating evidence.

    i got a video for you pic.twitter.com/VVDkRRmsfO
    — anahi (@belispeek) May 31, 2020

    I got footage of a criminal right here

    pic.twitter.com/2uBxIhwuYU
    — see pinned📌Jimin’s Little Spoon⁷ (@heatherhellrasr) May 31, 2020

    Paper reports that the app actually crashed and the Dallas PD tweeted that “due to technical difficulties,” the app was temporarily down. The magazine also notes that this may be the very first instance of using fancams in such a manner, writing that it was the “first direct action-related use of fancams.” For those unfamiliar, fancams are generally user-created video clips that showcase a single member of a K-pop group or a solo artist, usually so that viewers can see performances from many different angles.

    pigs are using this app to have people send in videos so they can identify those in protests. if we can swarm these pages, they won’t be able to find anything on anyone. how about we put our fancamming into good use and upload so many fancams it floods the app? pic.twitter.com/760nGHwmHZ
    — lee hoseok knows acab 🐰 (@leehsk93) May 31, 2020

    It’s not all K-pop fans are doing. Dazed adds that many Twitter fan accounts for BTS and BLACKPINK have halted their usual activity. Instead of tweeting about their favorite acts and promoting new material like BLACKPINK and Lady Gaga’s “Sour Candy,” K-pop Twitter is making space for discussions on police violence and Black Lives Matter protests.

    #Memes #Fancams #K-pop #Culture_fan #Culture_numérique

  • Oeuvrer à l’émergence d’un « autre numérique » est-il une impasse ?
    https://usbeketrica.com/article/oeuvrer-emergence-autre-numerique-est-il-impasse

    Il y a des livres qui vous font profondément réfléchir. C’est certainement le cas des livres les plus critiques à l’encontre des enjeux technologiques – et ils sont nombreux. Les arguments de ceux qui s’opposent à la numérisation sont bien plus pertinents et nécessaires que les arguments de ceux qui vous promettent du bonheur numérique ou qui continuent à soutenir que l’innovation technologique tient du progrès sans observer concrètement ses limites et ses effets délétères.

    Le nouveau livre publié par les éditions La lenteur – Contre l’alternumérisme (La Lenteur, 2020, 128p.), signé de l’étudiante en philosophie Julia Laïnae, membre des Décâblés, et de l’informaticien Nicolas Alep, membre de Technologos -, est assurément un livre qui interroge les arguments de ceux qui espèrent d’un autre numérique dont je suis. En cela, il est assurément nécessaire de nous y confronter.

    Comme le disait récemment Félix Tréguer : cela fait 40 ans qu’on nous propose de miser sur la transparence, l’auditabilité, l’éthique, la réglementation pour protéger nos libertés… sans y parvenir. Ce petit livre interroge les horizons politiques que nous avons à construire en commun. Nous invite à arrêter des machines. Reste à savoir si nous souhaitons toutes les arrêter ? Et si ce n’est pas toutes, lesquelles ? Il interroge nos possibilités d’actions qui effectivement se réduisent à mesure que le numérique innerve la société tout entière. Il nous adresse une question de fond : à défaut de ne pouvoir ou de ne devoir jamais peser sur les choix technologiques, devons-nous nous radicaliser plus avant ? Contre l’alternumérisme est un livre qui nous amène à douter, à interroger le numérique que nous défendons. Ce n’est pas une petite vertu !

    #Culture_numérique #Alternumérisme #Techno_critique

  • Les élèves et leur environnent numérique d’apprentissage en confinement - M.Utéza
    http://www.nouveautes-jeunesse.com/2020/05/les-eleves-et-leur-environnent-numerique-d-apprentissage-en-con

    Je vous propose donc une séance diagnostique qui s’appuie sur le cadre de référence des compétences numériques publié à la rentée 2019. Elle est adaptable à différents niveaux mais voici le déroulé prévu pour les 6e 5e qui seront les premiers à revenir.

    « Ensuite, pour relancer le groupe classe tout en créant des liens entre les élèves, nous allons réaliser ensemble un questionnaire. Il s’agit, maintenant que nous avons délimité leurs environnements, de tenter de faire percevoir les défis qu’ils recèlent.
    As-tu rencontré à un moment des soucis avec les outils utilisés ? »

    #EMI #culture_numérique #PIX #séance

  • OUVRIR LES FUTURS | LES GRANDS VOISINS, LA CITÉ RÊVÉE • E-RENCONTRE AVEC BASTIEN SIMON - Café des images
    https://cafedesimages.fr/evenements/ouvrir-les-futurs-les-grands-voisins-la-cite-revee-%e2%80%a2-e-rencont

    Comment maintenir la notion de « séance de cinéma » durant le confinement.

    OUVRIR LES FUTURS
    LES GRANDS VOISINS, LA CITÉ RÊVÉE • E-RENCONTRE AVEC BASTIEN SIMON

    En ces temps d’enfermement, quoi de mieux que de revisiter ensemble des utopies collectives pour préparer l’après ?

    Installé comme résident au sein des Grands voisins depuis la création du lieu, le réalisateur Bastien Simon y recueille les paroles de ceux.celles qui y vivent sur toute la durée de l’expérience. Ce faisant, il nous fait découvrir la formidable utopie contemporaine de ce tiers lieu au cœur de Paris où vivent en communauté des artistes, des réfugié.e.s, des précaires. À contre-courant des us et coutumes d’une époque capitaliste où le chacun pour soi prime au détriment du lien social, le réalisateur aime à croire qu’il existe encore des personnes prêtes à proposer d’autres alternatives, d’autres voies possibles et imaginables. De ce bric-à-brac organisé porté par des associations qui orientent le fonctionnement du lieu, le documentaire ne passe rien sous silence, zappant à brûle-pourpoint d’une AG administrative à une fête débridée.

    La e-séance sera suivie d’une e-rencontre avec le réalisateur Bastien Simon, par laquelle le public sera invité à interagir.

    e-SORTIE NATIONALE ★

    e-SÉANCE • LE CAFÉ DES IMAGES SUR LA TOILE ★ COMMENT ÇA MARCHE ? La salle coupole, la salle à fleurs et la salle Tati vous manquent trop ? Pas de panique ! Depuis le 14 mars 2020, votre cinéma a temporairement fermé ses portes.

    Avec cette expérience innovante, le Café des images et la Vingt-cinquième heure vous proposent un dispositif de séances de cinéma comme à la maison, autour du film LES GRANDS VOISINS, accessibles aux spectateur.rice.s géolocalisé.e.s à 40km autour du Café des images, avec un partage des recettes entre distributeur, exploitant et réalisateur pour la rencontre. Le bonus : une e-rencontre avec le réalisateur Bastien Simon le vendredi 10 avril 2020 à 20h30 !

    Prix : 5€ par e-séance | 6€ pour la e-séance + rencontre
    Partage : 2€ distributeur + 2€ salle + 1€ plateforme (+ 1€ réalisateur pour la rencontre)

    Pour prendre son billet, c’est ici !
    1. Clic sur le petit billet en haut à droite 2. Choisir sa séance 3. Prendre son billet
    Attention : on peut se connecter 1h avant la e-séance. La séance commence à l’heure !
    Vous avez un problème pour prendre votre billet ? Contact : e-cinema@25eheure.com

    #Confinement #Internet #Culture_numérique #Cinéma

  • Why does it suddenly feel like 1999 on the internet? - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/615442/why-does-it-suddenly-feel-like-1999-on-the-internet/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    It’s like turning the clock back to a more earnest time on the web, when the novelty of having a voice or being able to connect with anyone still filled us with a sense of boundless opportunity and optimism. It harkens back to the late 1990s and early 2000s—before social media, before smartphones—when going online was still a valuable use of time to seek community.

    You see it in the renewed willingness of people to form virtual relationships. Before social media soured us and made us aloof and dismissive, we used to take the internet’s promise of serendipitous connection more seriously. Now casually hanging out with randos (virtually, of course) is cool again. People are joining video calls with people they’ve never met for everything from happy hours to book clubs to late-night flirting. They’re sharing in collective moments of creativity on Google Sheets, looking for new pandemic pen pals, and sending softer, less pointed emails.

    You see it in the rekindling of old relationships. Before sentimentality was replaced by an annual Facebook friends spring cleaning, it was a treat to keep in touch with middle school classmates and rediscover primary school teachers. Now we’re back to cherishing faraway old friends; after all, there’s no longer much difference between hanging out with them and those closer to home. People are going analog, too: sending postcards, leaving voicemail messages for family, putting together care packages.

    All these factors are certainly among the reasons online interactions at least appeared more peaceful. By juxtaposition, they also make the modern internet feel a whole lot louder. But while innovations like browsers and the explosion of bandwidth increased room for discourse and disagreement, they also expanded accessibility and have made our lives far more resilient to disruption. Without these updates, in other words, we would be far more isolated in our social distancing now. “The internet allows us to maintain a sense of normalcy and support one another and come together,” says Sullivan. In essence, it has provided a way for us to remain human.

    When this is all over, will the internet be a kinder, gentler place?

    Leah Lievrouw, a professor at UCLA who’s studied social change and the internet, says that what’s emerging is an unprecedented sense of community. “We’re seeing that we don’t have to be physically present to mobilize,” she says. “It’s not that the physical infrastructure is doing this. It’s what we do with that technology.”

    #Coronavirus #Culture_numérique

  • Opinion | What We Pretend to Know About the Coronavirus Could Kill Us - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/04/03/opinion/sunday/coronavirus-fake-news.html

    Article passionnant sur l’enjeu des fausses informations, sur la différence de temps entre la réflexion et la science d’un côté et les outils de l’information de l’autre. Les fausses informations se construisent sur la multiplicité des données disponibles. En ajoutant des chiffres et des courbes, les fake news adoptent un « effet de réel » qui les rend crédibles. Une vieille technique littéraire largement exploitée par la science fiction depuis Jules verne.

    (complément : je viens de trouver une version en français à : https://teles-relay.com/2020/04/03/opinion-ce-que-nous-pretendons-savoir-sur-le-coronavirus-pourrait-nous-)

    Other than a vaccine or an extra 500,000 ventilators, tests and hospital beds, reliable information is the best weapon we have against Covid-19. It allows us to act uniformly and decisively to flatten the curve. In an ideal pandemic scenario, sound information is produced by experts and travels quickly to the public.

    But we seem to be living in a nightmare scenario. The coronavirus emerged in the middle of a golden age for media manipulation. And it is stealthy, resilient and confounding to experts. It moves far faster than scientists can study it. What seems to be true today may be wrong tomorrow. Uncertainty abounds. And an array of dangerous misinformation, disinformation and flawed amateur analysis fills the void.

    On Friday, President Trump announced that the Centers for Disease Control and Prevention had changed the recommendation on masks to say that all Americans should use “non-medical, cloth” ones. “You can do it. You don’t have to do it. I’m choosing not to do it,” Mr. Trump said. “It’s only a recommendation.”

    But the reversal may prove costly for the World Health Organization’s and the C.D.C.’s credibility. As Zeynep Tufekci, a University of North Carolina professor, wrote in a Times Op-Ed weeks ago, a lack of transparency up front created its own information crisis. “What should the authorities have said?” she asked. “The full painful truth.”

    The fear and uncertainty around the coronavirus is, of course, fertile ground for extremists and hucksters. Alex Jones of Infowars is pushing a conspiracy theory that the virus is an American-made biological weapon and is directing viewers to purchase any number of overpriced vitamin products from his stores. People who believe the myth that 5G wireless signals are harmful to health have falsely linked the technology to Covid-19.

    The anti-vaccination movement is also capitalizing on the pandemic. The New York Times used the analytics tool CrowdTangle to survey 48 prominent anti-vax Instagram accounts and found that video views spiked from 200,000 in February to more than two million in March, just as the pandemic took off globally. Another Times analysis of anti-vax accounts showed a surge in followers during the last week of March. In private groups on Facebook, junk science and unproven treatment claims proliferate.

    But you don’t have to be a science denier to end up seduced by bad information. A pandemic makes us all excellent targets for misinformation. No one has natural immunity to this coronavirus, leaving us all threatened and looking for information to make sense of the world. Unfortunately, the pace of scientific discovery doesn’t match the speed of our information ecosystems. As Wired reported in March, researchers are moving faster than ever to understand the virus — so fast that it may be compromising some of the rigor.

    But much of the pernicious false news about the coronavirus operates on the margins of believability — real facts and charts cobbled together to formulate a dangerous, wrongheaded conclusion or news reports that combine a majority of factually accurate reporting with a touch of unproven conjecture.

    The phenomenon is common enough that it already has its own name: armchair epidemiology, which Slate described as “convincing but flawed epidemiological analyses.” The prime example is a Medium blog post titled “Covid-19 — Evidence Over Hysteria” by Aaron Ginn, a Silicon Valley product manager and “growth hacker” who argued against the severity of the virus and condemned the mainstream media for hyping it.

    Without a deeper knowledge of epidemiology or evolutionary biology, it would have been easy to be seduced by Mr. Ginn’s piece. This, according to Dr. Bergstrom, is what makes armchair epidemiology so harmful. Posts like Mr. Ginn’s “deplete the critical resource you need to manage the pandemic, which is trust,” he told me. “When people are getting conflicting messages, it makes it very hard for state and local authorities to generate the political will to take strong actions downstream.”

    It’s this type of misinformation on the margins that’s most insidious. “I am seeing this playbook more and more,” Dr. Bergstrom said. “Secondhand data showing a crisis narrative that feels just a bit too well crafted. Mixing the truth with the plausible and the plausible with that which seems plausibly true in a week.” Dr. Bergstrom argues that the advances in available data make it easier than ever for junk-science peddlers to appear legitimate.

    This hybrid of true and false information is a challenge for social media platforms. Covid-19 and the immediate threat to public health means that networks like Facebook, Twitter and YouTube have been unusually decisive about taking down misinformation. “In a case of a pandemic like this, when we are seeing posts that are urging people not to get treatment,” Facebook’s chief executive, Mark Zuckerberg, said recently, “that’s a completely different class of content versus the back-and-forth of what candidates may say about each other.”

    Facebook took down a video of Mr. Bolsonaro when it became clear he was using the platform to spread unproven claims that chloroquine was an effective cure for the coronavirus. Similarly, Twitter temporarily locked the account of Rudolph Giuliani, a former mayor of New York City and Mr. Trump’s personal lawyer, for violating Twitter’s rules on Covid-19 misinformation with regard to hydroxychloroquine treatments. Depending on how you feel about technology companies, this is either heartening progress or proof that the companies could have been doing far more to tamp down misinformation over the past five years.

    The platforms are slightly more prepared than they once were to counter public-health myths, having changed their policies around medical misinformation after measles outbreaks in 2019. “With measles there was a lot of available authoritative information about measles,” Ms. DiResta told me. “The difference with coronavirus is that until months ago, nobody had seen this virus before.”

    “The really big question that haunts me is, ‘When do we return to reality?’” Mr. Pomerantsev mused over the phone from his own quarantine. “Or is it that in this partisan age absolutely everything is chopped, cut and edited to fit a different view? I’m waiting for society to finally hit up against a shared reality, like diving into the bottom of swimming pool. Instead we just go deeper.”

    #Fake_news #Culture_numérique #Trolls #Coronavirus

  • « Bien souvent, le sexting relève plus du charme que de la pornographie »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/13/bien-souvent-le-sexting-releve-plus-du-charme-que-de-la-pornographie_6033030

    Revenir à une approche un peu plus positive de la pratique du sexting, ne pas seulement se focaliser sur ses dérives et les scandales (comme celui qui a valu à Benjamin Griveaux d’abandonner mi-février la course à la Mairie de Paris). Voici le point de départ de la thèse sur le sexting chez les jeunes, menée par la criminologue suisse Yara Barrense-Dias entre 2016 et 2019. Une manière de mieux appréhender le phénomène pour une prévention plus efficace, notamment dans les écoles, selon elle.

    Désormais responsable de recherche à Unisanté, à Lausanne (un centre universitaire de médecine générale et santé publique), la chercheuse a mené entre autres deux recherches exploratoires auprès de quatre-vingts jeunes de 11 à 21 ans, lancé une enquête nationale auprès de cinq mille jeunes Suisses et échangé avec les parents et le corps enseignant.

    Ses résultats mettent en lumière une pratique générationnelle, ludique et relativement consciente des dangers.
    Qu’est-ce que le sexting, et depuis quand cela existe ?

    La première étude sur le sujet remonte à 2008, aux Etats-Unis. En Europe, c’est arrivé un peu plus tard. La définition du sexting est justement l’une de mes questions de recherche puisqu’une multitude de définitions cohabitaient.

    Au terme de ma thèse, la définition que j’ai retenue est que le sexting est un échange électronique de contenus à caractère sexuel (image, texte, audio, etc.) entre deux personnes consentantes. La notion de consentement est importante, car quand il n’y a plus de consentement, on ne parle plus de la même chose. On tombe dans les dérives, dans ce qu’on regroupe souvent sous le terme de « revenge porn ».
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le « revenge porn », pratique « banale » et hors de contrôle chez les élèves
    Qui pratique le sexting ? N’est-il que l’apanage des jeunes, qui sont au cœur des enquêtes sur le sujet ?

    L’appli Snapchat sortie en 2011 a été un véritable tournant dans la pratique. Comme elle est largement utilisée par des plus jeunes, cela peut expliquer le fait qu’on parle plus du sexting chez les adolescents. En période de découverte sexuelle comme ils le sont, et avec la facilité de communication que représentent pour eux les réseaux sociaux, cela peut aussi amener un contexte favorable, surtout pour des individus qui vivent chez leurs parents ou sont parfois éloignés de leur partenaire.

    Je n’ai pas de chiffre à vous donner sur la population globale des adultes, mais dans mes recherches j’ai étudié une catégorie d’âge assez large, entre 11 et 26 ans. Dans mon enquête nationale auprès de cinq mille jeunes adultes de 24 à 26 ans, une personne sur deux disait avoir déjà envoyé une photographie d’elle-même à caractère sexuel.

    On pourrait donc être étonné de la proportion globale de personnes qui recourent au sexting. Après, il y a peut-être moins de cas de diffusion publique de contenus chez les adultes, ce qui expliquerait qu’on en parle moins.
    Est-ce que ce terme de sexting est employé par ceux qui le pratiquent ? Est-ce que ça leur parle ?

    Dans mes recherches, les jeunes savent très bien de quoi il s’agit, mais ne l’utilisent pas du tout. C’est un terme scientifique, journalistique même, apparu en 2005, dans la petite rubrique fictive d’un journal australien, il me semble [The Daily Telegraph]. Ensuite il a été repris par la recherche et la prévention. Les jeunes, eux, préfèrent parler de « nudes » ou expliciter la pratique directement.
    Quelles formes le sexting prend-il aujourd’hui ? On imagine qu’il s’agit toujours de photo ou de vidéo…

    En 2016, lorsque j’ai fait une étude de groupe, les sujets m’expliquaient tout ce qu’il était possible de faire en matière de sexting. L’image y était majoritaire, mais il y avait aussi une forte proportion d’échanges de messages texte.

    J’ai refait une étude similaire en 2018, et il y a eu un changement significatif : là où les messages écrits sont passés au second plan, l’échange de messages audio est apparu. Les jeunes s’écrivent moins mais s’échangent de plus en plus de messages vocaux.

    En trois ans de thèse, j’ai aussi observé un éventail de contenus sexuels partagés allant de photos de personnes habillées posant de façon suggestive à des sujets nus dans des actes explicites. J’ai noté que les filles restaient plus souvent dans les contenus suggestifs tandis que les garçons étaient enclins à aller plus facilement droit au but, envoyaient des photos de leur pénis par exemple. Je ne suis pas allée plus loin sur le sujet des « dick pics » [photos de pénis partagées en ligne] parce que c’est une pratique qui se fait souvent sans consentement, mais il ressortait beaucoup dans les discussions que de nombreuses internautes recevaient ces photographies de pénis non consenties.
    L’application Snapchat est-elle populaire en matière de sexting parce que ses messages sont censés être éphémères ?

    Effectivement, Snapchat est considérée comme une appli plus sûre parce que les messages s’effacent. La confiance est un argument largement mis en avant par les sujets de mon enquête. Toutefois, ils sont bien conscients que rien ne disparaît vraiment sur Internet, qu’il existe des moyens et astuces pour conserver les photos ou faire des captures d’écran du téléphone en toute discrétion.

    De façon générale, il apparaissait que Snapchat était vraiment utilisé chez les 11-15 ans. Chez les 16-20 ans, on parlait un peu moins de cette messagerie au profit d’Instagram ou de WhatsApp.
    Qu’est ce qui pousse les gens à « sexter » ?

    La majorité d’entre eux nous expliquaient qu’ils s’y adonnaient dans le cadre d’une relation de couple, quand ils avaient confiance en la personne. Quelques-uns en faisaient mention juste avant la formation du couple, pour flirter.

    Mais si les gens recourent autant à la photo dans le sexting, c’est qu’elle permet la mise en scène, de se mettre en valeur vis-à-vis de l’autre personne. Bien souvent, cela relève plus du charme que de la pornographie.
    On aborde souvent la question du sexting par ses dérives : les scandales de harcèlement et de diffusion de documents privés à caractère sexuel. Toutes les expériences de sexting sont-elles vouées à mal tourner ?

    Non, dans la majeure partie des cas cela se passe bien, même si les cas de diffusion sans consentement sont souvent violents et font beaucoup de bruit. Sur les cinq mille adultes interrogés dans l’enquête nationale, 15 % – en majorité des garçons – disaient avoir déjà partagé une photographie intime d’une tierce personne.

    Ce qui pose problème dans le sexting c’est la diffusion, le partage public de photographies intimes de tiers. Or, la quasi-unanimité des campagnes de prévention s’adresse non pas aux auteurs, complices et témoins de partages non désirés mais aux victimes potentielles. Et elles invitent plutôt à stopper le sexting pour éviter toute dérive.

    Or, pour moi, une prévention efficace reviendrait à ne pas lutter contre une pratique dans l’air du temps mais plutôt à sensibiliser les destinataires de photos à ne pas les partager, à respecter le consentement. Vouloir stopper le sexting pour éviter les dérives, c’est comme vouloir interdire les relations sexuelles pour éviter le viol.
    Avez-vous d’ores et déjà constaté une meilleure efficacité à changer de braquet sur la prévention ?

    Oui, il y a matière à optimisme. Tout au long de ma thèse, en Suisse, j’ai pu travailler avec le corps enseignant, les éducateurs sexuels ainsi qu’avec la police qui menait des campagnes de prévention, afin de réorienter le message pour s’adresser aux auteurs et aux témoins à qui on explique qu’ils sont tous tout aussi coupables.
    Lire aussi Le « sexting » ou l’art de la conversation érotique

    Une fois la gravité du geste expliquée, une fois qu’on raconte qu’une simple image suggestive partagée peut causer beaucoup de tort à la personne qui s’est prise en photo, ils se rendent généralement compte du mal fait.

    Dans l’enquête, nous leur avions aussi demandé la raison pour laquelle ils partageaient. Nous, adultes, on a en tête le revenge porn, sauf que les plus jeunes ne le font pas initialement dans une volonté de nuire. C’est avant tout pour rire, hélas. Comme pour le harcèlement, il y a un manque de conscience du geste.

    Pauline Croquet

    #Sexting #Culture_numérique #Cyberharcèlement

  • Instagram, Facebook : Jeunes et réseaux sociaux, clap de fin ?
    https://www.femina.fr/article/instagram-facebook-jeunes-et-reseaux-sociaux-clap-de-fin

    Certes, ils quittent Facebook, un « truc de vieux » – comprendre « un truc de parents » – pour Gabin, 17 ans. D’après une étude Diplomeo publiée en 2019, c’est un fait : le réseau social aux 2,5 milliards d’utilisateurs dans le monde, dont 37 millions en France, n’attire plus les ados. Près de 17 % des jeunes Français confient avoir supprimé Facebook de leur smartphone, 22 % chez les 16-18 ans et 15 % chez les 19-25 ans. Plus surprenant, ils auraient aussi tendance à bouder leur smart-phone et même à quitter Instagram et Snapchat. « Je n’y crois pas ! » tranche la mère de Gabin. Et pourtant… Tous les jeunes ne forment pas un groupe uniforme de « digital natives » (enfants du numérique) scotchés à leur portable. Certains, en effet, se déconnectent et d’autres refusent d’être trop connectés.
    Les prémices du ras-le-bol

    Une étude publiée en 2018 dans le quotidien britannique The Guardian avait déjà confirmé cette tendance, précisant même que 63 % des collégiens et lycéens britanniques seraient contents si les réseaux sociaux n’avaient jamais été inventés ! Parmi eux, Amanuel, une lycéenne de 16 ans, qui expliquait : « Sur Instagram, je présentais comme la plupart des gens une version malhonnête de moi-même. » Mais aussi Sharp, 13 ans : « Je préfère ne pas savoir ce que les autres pensent de moi. » Et en France ? « Je préfère passer mon temps dans le monde réel plutôt que sur mon téléphone, assure Khady, 19 ans, qui, au passage, confie avoir rencontré une situation de cyberharcèlement quand elle était au collège. Forcément, ça m’a vaccinée… » Les jeunes se déclarent rarement anti-réseaux sociaux sans un déclic. Parfois, la prise de conscience peut aussi prendre du temps. Quand, pour leur livre-enquête Portables : la face cachée des ados (Flammarion), les journalistes Céline Cabourg et Boris Manenti ont rencontré des centaines d’ados, ceux-ci s’interrogeaient moins sur une possible déconnexion que sur leurs usages hyperconnectés. « Mais c’était en 2016 », nuance Boris Manenti. Depuis, une enquête de l’institut de recherche Ampere Analysis, menée auprès de 9 000 internautes, a confirmé que les 18-24 ans avaient considérablement changé d’attitude à l’égard des médias sociaux en peu de temps. Alors que 66 % de cette tranche d’âge étaient d’accord en 2016 avec l’affrmation « les médias sociaux sont importants pour moi », ils ne sont plus que 57 % en 2018.

    Une saturation observée par Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et auteure de Grandir connectés (C & F) : « Depuis sept ans, je surveille l’évolution d’une quinzaine de jeunes, actuellement âgés de 24 ans et plutôt issus de milieux défavorisés. Tous évoquent depuis leurs 17 ans ce flux d’informations qui les bombarde, des diffcultés à se concentrer, ainsi que le désir de renouer avec des liens qu’ils estiment plus authentiques. Ils ont commencé par mettre en place des rituels de déconnexion très ponctuels, comme “oublier” le portable dans une autre pièce lorsqu’ils travaillent ou le retourner pour être tranquilles et ne pas être dérangés par les alertes de notifications. Une jeune fille me confiait : “C’est comme la glace. Quand on en mange trop et que l’on a fait le tour de tous les parfums, on frôle l’indigestion !” »

    La chercheuse Mary Jane Kwok Choon montre ainsi que tous les étudiants qui ont déconnecté finissent certes par revenir sur les réseaux sociaux au bout de cinq à quatorze jours mais toujours plus « responsables ». « Par exemple, ils “nettoient” leur profil sur Facebook ou ailleurs, veillent à ne pas être identifiés sur les photos, à moins publier ou à moins “liker” les statuts des autres », détaille Anne Cordier, pour qui la déconnexion absolue serait au fond un fantasme d’adulte. Lola, 18 ans, qui organise régulièrement chez elle des soirées détox digitale pour doper l’ambiance, l’a bien compris : « On éteint nos portables… seulement après avoir prévenu nos parents qui pourraient s’inquiéter ! » sourit-elle. D’après un rapport américain**, quatre adolescents sur dix ont peur que leur père ou leur mère soit « accro » au portable !

    #Médias_sociaux #Culture_numérique #Anne_Cordier #Adolescents

    • à 20 piges je détestais les forums et refusais d’avoir un mail. En vrai l’équation sous-jacente jeune-alors-devrait-aimer-la-tech n’a évidemment aucun fondement, à part la tech qui se croit jeune parce que toujours plus neuve.

    • Je me souviens un jour d’une couv de Télérama sur « les jeunes » : n’étaient figurés que des appareils électroniques. J’étais encore à peu près jeune à l’époque, et je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait pas de bières et de capotes sur leur couv de vieux cons néophiles.

      Sinon Sherry Turkle a déjà pas mal parlé de jeunes et des réseaux sociaux : saturation, angoisse liée à l’image, déconnexion, tout y était en 2012.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Seuls-ensemble

  • How a ban on pro-Trump patterns unraveled the online knitting world - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/615325/ravelry-ban-on-pro-trump-patterns-unraveled-the-online-knitting-world-censorship-free/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    When knitting site Ravely banned all pro-Trump content it caused a schism in the community—but it also shone a spotlight on how women are using niche sites to politicize.

    But the infighting in one of the internet’s most niche communities is about more than just politics and knitting. It’s a glimpse of how otherwise ignored populations—here, predominantly older women—are using online platforms to organize and make their voices heard. And the Ravelry falling-out highlights questions other platforms, like Facebook and Twitter, have tiptoed around: What constitutes hate speech, and how should censorship work online?

    For some, the politicization of knitting groups started in earnest with the Women’s March in 2017. Thousands of women knitted “pussy hats” to protest the “grab ’em by the pussy” comment the president was revealed to have made in 2005. Nearly 5,000 knitters were active on Ravelry’s dedicated subgroup for the march. Three years later, a majority remained active, says Sandra Markus, a professor at the Fashion Institute of Technology. Together with Ioana Literat, a professor at Columbia University Teachers College, she published a paper last year that chronicles online “craftivism” and how politics has grown with it.

    But with the ban on Trump-related content, many of those voices moved elsewhere. In the eight months since the ban, a slew of right-leaning Ravelry copycats have sprung up. Deplorable Knitter launched her own site, subtitled “The Adventures of a Politically Incorrect Knitter,” where she’s gained a cult following and is currently hosting a knit-along of a hat and cowl emblazoned with “Women for Trump.” There’s the independent 18,000-strong Fiberkind, whose threaded chat layout most resembles Ravelry. And there’s Trump-supporting Freedom Knits, “where artistic freedom is respected.” It has grown to 400 members in the two months since it launched.

    The increased politicization of the online knitting world has come as part of a demographic shift. While the community still skews older and mostly female, it is fast diversifying. Millennials—who are generally more politically active and came of age in the AIM chatroom—are now signing up to Ravelry and its offshoots. “They’ve been awakened in this particular moment to capitalize on their identity,” Literat says.

    Online communities that are hyperspecific to certain hobbies also help engender dialogue across the political divide—a key point in a polarized political environment where people spend much of their time in ideological bubbles, says Literat.

    “You get a much wider spectrum of opinions in these spaces,” she says. “You see people who are already politically engaged, but also people who aren’t coming to these places, at least at first, because of politics.”

    The controversy shines a light on the future of political organizing: ultra-niche, small-but-vocal online communities built around an otherwise nonpolitical hobby or interest. For Literat, Ravelry’s ban presents a litmus test for the future of niche-site censorship and whether it’s best to forge a single, politically homogenous community or to splinter fringe users off.

    It is also giving women a new way to become politicized online. For Amy Singer, the founder of another knitting site, Knitty, that’s good news.

    “The one thing that crafts have always done is bring solace,” she says. “It gives us a way to express what’s upsetting us, hope for change, and bring comfort. Knitting’s not for grannies. We’re not scared any more.”

    #Tricot #Culture_participative #Politisation #Liberté_expression #Culture_numérique

  • The TikTok-Ready Sounds of Beach Bunny | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2020/03/02/the-tiktok-ready-sounds-of-beach-bunny

    On the video-sharing platform TikTok, there are nearly seventy-four million posts hashtagged #promqueen. Hundreds of thousands of these are set to a track of the same name, from 2018, by a young indie-rock band from Chicago called Beach Bunny. TikTok, which encourages users to post short, surrealist interpretations of memes and dance moves, has become an incubator of musical talent, or at least of persona and digital acumen. Earlier this year, it helped send the rapper Roddy Ricch’s song “The Box”—which features a curious squeaking sound, perfect for TikTok—to the top of the Billboard charts. But, unlike the idiosyncratic hip-hop that typically takes hold on the platform, “Prom Queen” is a doleful ballad. The song dramatizes teen-age self-doubt and has the inverse effect of a pep talk. “Shut up, count your calories,” Beach Bunny’s front woman, a twenty-three-year-old recent college graduate named Lili Trifilio, sings in a disaffected tone. “I never looked good in mom jeans.” TikTok users, most of whom are in their teens or early twenties, have used the song as a backdrop for videos both literal and abstract. In one, a young woman presents an array of prom dresses, prompting her followers to help her decide which to buy. In another, someone splices together short clips of the food she’s eaten that day—quite literally counting her calories. One user attempts to follow a Bob Ross painting tutorial; another tries to cover up his face tattoos with makeup, sporting a sly grin.

    Of all the confessional, female-fronted indie-rock bands to flourish in the past decade, Beach Bunny is perhaps the most shrewdly tailored to the whims of the social Internet, where everything, especially the misery and humiliation of youth, is molded into a bite-size piece of comic relief. On “Painkiller,” a song from Beach Bunny’s 2018 EP, also called “Prom Queen,” Trifilio name-checks pharmaceuticals that might make her feel better: “I need paracetamol, tramadol, ketamine. . . . Fill me up with Tylenol, tramadol, ketamine.” It sounds like it could be from the soundtrack of “Euphoria,” HBO’s breakout show about teen-age dereliction. Trifilio is a potent lyricist who tends toward despondency, but her songs are deceptively snackable—each is a two-minute burst of honey-butter melody, often with a title that incorporates hashtag-worthy slang.

    Acts of earlier eras could more easily be traced to their predecessors, often by the artists’ own admission, but Beach Bunny comes from a generation for which stylistic influence is absorbed through lifelong exposure to a mass jumble of online reference points. Trifilio got her start in music by performing acoustic-guitar covers and uploading them to YouTube, as so many of her peers did before TikTok began pulling aspiring talents into its slipstream.

    TikTok is a new platform, but its catchy, looping clips make use of an old music-industry trick. Psychologists and music-theory scholars have long studied the brain’s response to repeated exposure to music. As early as 1903, Max Friedrich Meyer, a professor of psychoacoustics, showed that a piece of music’s “aesthetic effect” for participants in a study was “improved by hearing the music repeatedly.” In 1968, the social psychologist Robert Zajonc coined the term “mere-exposure effect” to describe this phenomenon. According to Zajonc’s findings, appreciation of a song increased the more the subjects heard it, no matter how complex the music was or how it aligned with their personal tastes. This insight is the driving force behind the marketing of popular music in the modern era: FM radio stations and popular streaming playlists are most successful when they program a small pool of songs, inducing the mere-exposure effect as quickly as possible.

    On TikTok, the length of a video is restricted to sixty seconds, but most clock in at less than half a minute. The app allows a seamless scroll through videos, demanding rapid-fire consumption. It also groups together clips that contain the same song, encouraging you to listen over and over again. The app’s success at making hits is partly due to its ability to accelerate the mere-exposure effect, making songs familiar at warp speeds. Without TikTok, it’s unlikely that a song like “Prom Queen” could have reached the velocity it did. The official video for the song now has more than seven million views on YouTube.

    With increased exposure comes increased scrutiny, and the micro-virality of “Prom Queen” caused some listeners—maybe ones who caught only a snippet of the track—to question its message. In one verse, Trifilio sings, “I’ve been starving myself / Carving skin until my bones are showing.” Last summer, Trifilio pinned a lengthy comment underneath the song’s YouTube video. “Since this video is blowing up I feel the need to address something,” she wrote. “The lyrics are a criticism on modern beauty standards and the harmful effects beauty standards can have on people. . . . You are already a Prom Queen, you are already enough.” The message was about two hundred words—a longer piece of writing than any Beach Bunny song.

    #Tik-Tok #Musique #Culture_numérique

  • « J’ai peur de déranger, de me prendre un vent » : en début de carrière, l’angoisse de l’appel téléphonique
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2020/02/28/j-ai-peur-de-deranger-de-me-prendre-un-vent-en-debut-de-carriere-l-angoisse-

    Une fois en entreprise, les jeunes diplômés, plutôt habitués à communiquer par les messageries instantanées ou les réseaux sociaux, sont confrontés à l’épreuve du coup de téléphone. Un apprentissage parfois déroutant.

    Certainement un peu exagéré, mais significatif d’un basculement des usages de communication en fnction des outils disponibles.

    « Chaque génération est associée à une innovation qui oriente les usages », note Catherine Lejealle, sociologue et chercheuse à l’ISC Paris. « Pour mon grand-père, après guerre, la grande innovation était d’avoir une mobylette pour aller voir les filles du village d’à côté. Pour ma mère, autour de 1965, c’était la radio portative qu’on appelait “transistor” : les jeunes ont commencé à écouter leur propre musique et à suivre des modes. Le téléphone portable a créé une rupture vers 1995 : la révolution ne réside pas dans le fait qu’il soit sans fil, mais dans la possibilité d’avoir un téléphone pour soi, un numéro associé à une personne, et donc d’affirmer une identité, une intimité. »

    Au début des années 2000, les jeunes ne sont plus obligés de téléphoner au milieu du salon, essayant de tirer le fil dans le couloir. Avec seulement une petite heure de communication par mois, mais des SMS à l’infini, ils développent l’écrit et perdent l’habitude d’appeler.

    « On ménage cette liberté d’être joignable uniquement quand on l’a décidé ». Catherine Lejealle, sociologue et chercheuse à l’ISC Paris

    Vingt ans plus tard, la palette des formes de communication concurrentes à l’appel vocal ne cesse de se diversifier : textos, photos, filtres sur Snapchat ou stories sur Instagram, stickers, émojis… « Cette génération abandonne des compétences pour en gagner d’autres, apprenant à se raconter avec un vrai talent créatif de storytelling », souligne Catherine Lejealle.

    #Culture_numérique #Téléphone

  • 3ème : actualités du numérique - prof’ doc’
    https://profdoc.iddocs.fr/spip.php?article87

    A partir de sujets d’actualité, parfois de controverse, les élèves sont amenés à faire une recherche critique sur le thème du numérique.

    Sujets proposés :
    Donald Trump et Twitter
    Emmanuel Macron et Twitter
    Des guépards menacés par Instagram
    Les livraisons Über eats
    Le streaming : la fin de la télé ?
    Edward Snowden et la NSA
    Le phishing, paradis des fraudeurs
    Les déchets électroniques et leur traitement
    Smartphones et métaux lourds
    Fortnite et la dopamine : une alliance explosive
    Moins polluer sur Internet, idées pour le futur

    #séance #culture_numérique #EMI #documentdecollecte #controverse

  • POINT DE VUE. « Les jeunes et les réseaux sociaux : n’importe quoi ! Vraiment ? »
    https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-les-jeunes-et-les-reseaux-sociaux-n-importe-quoi-vraiment-
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDAxYzRlZTdlMTdlZjRlZDYxN2UyMWNiY2U3YzEzNGIxNTU?width=1260&he

    ce sont les publications d’amis qui constituent grandement le réservoir informationnel dans lequel puisent les jeunes. Quoi qu’il en soit, ils s’y informent, et pas uniquement – comme on veut trop souvent le laisser croire – à grands coups d’images ou vidéos sensationnalistes. À ce titre, le succès de la plateforme YouTube doit retenir notre attention : que ce soit pour apprendre pour ses loisirs, son développement personnel, pour s’amuser et se détendre, mais aussi pour les apprentissages académiques, YouTube est convoqué quotidiennement.

    #EMI #culture_numérique #Youtube #réseauSocial

  • Sex-Tech Companies Are Having More Fun Than the Rest of Us at CES | WIRED
    https://www.wired.com/story/sex-tech-at-ces-2020-lora-dicarlo-crave

    That’s what happened in early 2019, when DiCarlo and her team were awarded a CES Innovation prize in the Robotics and Drone category. Their product, the Ose, was a prototype of a robotic, hands-free device designed to simultaneously stimulate a woman’s clitoris and the erogenous area known as the G-spot. It was codeveloped with Oregon State University’s robotics and engineering lab. (DiCarlo’s pitch to potential collaborators: “I had an orgasm when I was 28, and I have a great idea for a product.”)

    Shortly afterward, when DiCarlo applied for exhibition space, the Consumer Technology Association disqualified the Ose. It was “immoral,” “obscene,” “profane.”

    Backlash ensued. DiCarlo hired a PR firm. News outlets, including WIRED, picked up on the story of the rescinded prize. This was not because the Ose itself was so obviously defensible—it was still just a prototype, few people had tried it—but because the views of the Consumer Technology Association, which puts on CES, seemed so perniciously outdated. A line had been drawn in the desert sand. Men, and it is mostly men at CES, could grin their way through VR porn demos in the far corners of the show as recently as 2017. But the gadgets geared toward women, particularly as the internet-of-things trend emerged, were overwhelmingly products like undulating baby bassinets, smart breast pumps, pulsing skin-care wands, and self-emptying vacuum cleaners.

    “It was so shocking, because we really thought this was turning the tide on how we approach female sexuality—and just sexuality, period,” DiCarlo told me. “We view female sexuality as sacred. We don’t view it as something vile or disgusting.”

    Then, last summer, the CTA sent out an email detailing a few policy changes for CES 2020. This year’s show would include tech-based sexual products on a one-year trial basis, provided the products were deemed “innovative” by the CTA. They would be put into the Health and Wellness bucket, and they had to include some sort of new or emerging tech to qualify. Your vintage vibrator wouldn’t cut it.

    There were around a dozen sex-tech companies exhibiting at CES this year, according to the CTA. They have names like Satisfyer, OhMiBod, and Crave. Sex-positive or downright punny signs abound, ones that read, “Come as you are!” “John the App RLOVEution” or “If we talk about pleasure outside of the sheets, we can bring it out of the shadows.”

    Almost all of them were marketing products to women, though many have inclusive language in their messaging.

    Many of the products work with apps, because there are apps for that. The president of Satisfyer, a popular sex-tech brand distributed by a German company called EIS, told me that the company’s most-sold item is a clitoris stimulator. He started to demo a new app that will eventually work across a few Satisfyer products, ones that have proprietary “air pulse” technology. Then he threw up his hands and asked Megwyn White, a sex wellness educator, for help. “I am not a woman, so it’s hard for me to talk about,” he said.

    White showed me a series of default presets in the iPhone app: Big Fun, Spark, Good Fun, Hammer, Rumble, and Wave. The primary user of the app can grant remote access to a partner, so that if you’re in another state or even another room, a partner can flick their fingers on a touchscreen and control the frequency and intensity of a Satisfyer. They can use their voice or a favorite song to dictate rhythm. In the future, customers will even be able to do this from an Apple Watch, White said.

    #Sex_tech #Culture_numérique #Sexualité #Marketing

  • Oubliez le Rewind 2019, ce zapping YouTube est bien meilleur
    https://www.ladn.eu/media-mutants/tv-et-nouvelles-images/oubliez-rewind-2019-zapping-youtube-bien-meilleur

    Avant, il y avait le zapping...

    Réalisé par le vidéaste Hugo Amizet, plus connu sous le nom de MisterFox, cette vidéo long format reprend les codes imaginés par Patrick Menais, le créateur du zapping de Canal+. En plus de retracer les moments forts de l’année, l’exercice permet surtout de réaliser à quel point YouTube est devenu un media de masse en France. Il a ses stars, ses évènements et ses propres codes.

    Plus subjectif (et subversif) que le Rewind 2019 dont la sélection reposait sur des chiffres, ce zapping est une formidable plongée dans ce que la plateforme produit de pire et de meilleur. Mais elle est surtout une fenêtre sur la culture mainstream du Net.

    #YouTube #Zapping #Culture_numérique

  • Bond Touch Bracelets and the New Frontiers of Digital Dating | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/culture/culture-desk/bond-touch-bracelets-and-the-new-frontiers-of-digital-dating

    Few things feel as fraught, in the modern age, as the long-distance relationship. The hazards of digital romance have been well chronicled, perhaps most prominently in the documentary and subsequent TV series “Catfish,” which exposed viewers to a new and expansive genre of horror. To “catfish” someone, in common parlance, is to meet a person online through dating apps, social-media sites, or chat rooms, and to seduce them using fake photos and fictional biographical details. On the reality-TV version of “Catfish,” lovesick victims confront those who deceived them, in grim, emotional scenes of revelation and heartbreak. Throw teens into the mix, and the narrative can turn even more ghastly. One thinks of the tabloid story of Michelle Carter and her boyfriend, Conrad Roy III, two teen-agers whose relationship developed mostly over text and Facebook message. In 2017, Carter was convicted of involuntary manslaughter for encouraging Roy to kill himself—even though the pair had met only a handful of times. Messages between the couple revealed the kind of twisted emotional dynamic that can emerge in the absence of physical proximity.

    Despite these stories, digital-first (and digital-only) relationships continue to thrive. With online dating now a fact of life, a new bogeyman, virtual-reality dating, has taken its place, threatening to cut the final cord between romance and the real world. The platform VRLFP—Virtual Reality Looking For Partner—advertises itself as the perfect solution for daters who’d rather not deal with the hassles of Tinder flirting or late-night bar crawls. (“Grab a coffee, visit an amusement park, or go to the moon without leaving your home and without spending a dime,” the VRLFP site reads. “VR makes long-distance relationships work.”) This is to say nothing of the companies designing humanoid sex robots, or the scientists designing phone cases that feel like human flesh.

    Perhaps the most innocuous entry in the digital-dating marketplace is a new product called Bond Touch, a set of electronic bracelets meant for long-distance daters. (Shawn Mendes and Camila Cabello, one of the most P.D.A.-fluent couples of our time, were recently spotted wearing the bracelets.) Unlike the cold fantasias of VR courtship, Bond Touch bracelets are fundamentally wholesome, and they reduce long-distance relationships to a series of mundane concerns. How can you sustain a healthy amount of communication with a long-distance partner? How can you feel close to someone who’s physically distant? And how do you simulate the wordless gestures of affection that account for so much of personal connection? Created in Silicon Valley by a developer named Christoph Dressel—who is also the C.O.O. of an environmentally minded technology firm called Impossible—the bracelets are slim, chic devices that resemble Fitbits. By wearing one, a person can send a tap that generates a light vibration and a colored blink on the screen of a partner’s bracelet. The bracelets are also linked through an app that provides information about a partner’s weather and time zone, but their primary function is to embody presence. Like Facebook’s early “Poke” feature, they impart the same message as a shoulder squeeze or a gaze across the room at a party: “I’m here, and I’m thinking about you.”

    In theory, the bracelets could service any form of long-distance relationship—military members and their families, partners separated by jobs or school, siblings living in different cities—but they seem to be most popular among teen-agers who’ve forged romantic relationships online. Bond Touch is a hot topic of discussion in certain corners of YouTube and Reddit, where users provide excessively detailed reviews of their bracelet-wearing experience. These users seem less concerned with simulating touch or affection than with communicating when they don’t have access to their phone, namely during class or at part-time jobs. They often develop Morse-code-like systems to lend layers of meaning to their taps. “When I really want his attention, I just send a very long one, and then he’s, like, ‘What do you want?’ . . . Three taps means ‘I love you,’ ” one YouTuber, HeyItsTay, explains, in a video that’s garnered over 1.8 million views. Safety is also a chief concern: almost all of the vloggers explain that Bond Touch is an effective way of letting someone know that you’re O.K., even if you’re not responding to text messages or Instagram DMs.

    Something like a Bond Touch bracelet ostensibly solves a communication problem, but it also creates one—the problem of over-availability, in which no one can be unreachable and no sentiment goes unexpressed. (One can imagine the anxieties that might arise from a set of unanswered taps, and the bracelets have already inspired plenty of off-label uses. “Great way for cheating in class,” one user commented on HeyItsTay’s Bond Touch video.) Not all technology is corrosive, of course, but there is something disheartening about a relationship wherein digital bracelets are meant to replace the rhythms of conversation and the ebbs and flows of emotional connection. The problem has less to do with the bracelets themselves than with the trend that they advance. In lieu of facetime, we seem willing to accept even the most basic forms of emotional stimulus, no matter how paltry a substitute they present.

    Reading about Bond Touch, an episode of the 2019 breakout comedy “PEN15” came to mind. The show is set in the era of the dial-up connection, and at one point its main characters, the awkward middle schoolers Anna and Maya, experiment with AOL Instant Messenger. Maya meets a guy named “Flymiamibro22” in a chat room, and their conversation quickly sparks an infatuation—and, eventually, something resembling love. “I love you more than I love my own DAD!” Maya tells Flymiamibro22 in a violent flurry of messages. Flymiamibro22 is a self-described “gym rat,” but in reality he’s one of Maya’s classmates and friends, Sam, posing online as an older guy. At the peak of her obsession, Maya begs her crush to meet her in person, and they arrange a date at a local bowling alley. FlyMiamiBro never materializes, but Sam reveals his true identity soon after, at a school dance. This admission produces a rush of fury and humiliation. But it also, finally, leads to catharsis, the growth and wisdom that flows from a confrontation with reality. That sort of confrontation seems increasingly avoidable today.

    Carrie Battan began contributing to The New Yorker in 2015 and became a staff writer in 2018.

    #Pratiques_numériques #Sites_rencontre #Dating #Bracelet #Culture_numérique

  • “Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter les réseaux sociaux” - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/les-jeunes-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-vouloir-quitter-les-reseaux-soci

    Une interview de Anne Cordier sur les pratiques des jeunes par Olivier Tesquet.

    Leur usage immodéré du numérique ferait-il des jeunes d’aujourd’hui des mutants,
    voire des idiots ? Rien ne le prouve, affirme Anne Cordier, spécialiste en sciences de l’information et de la communication. S’ils reconnaissent avoir du mal à se déconnecter, ils sont aussi conscients des risques qu’ils encourent.

    On les observe d’un air interdit en train de manipuler leurs téléphones avec agilité. Pour les adultes inquiets, ce serait tout vu : les adolescents et les jeunes adultes d’aujourd’hui sont des créatures numériques d’un genre nouveau, accros à des écrans qui les abrutissent. Comme le proclame le best-seller du neuroscientifique Michel Desmurget, nos enfants risqueraient de devenir des « crétins digitaux ». À rebours de ce diagnostic alarmiste, Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen, autrice de Grandir connectés (C&F éditions, 2015), observe et interroge les jeunes depuis une dizaine d’années, du collège aux premières aventures post-bac. Avec bienveillance, elle déconstruit l’image d’Épinal dans laquelle nous les enfermons contre leur gré. Car leurs usages sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.

    #Anne_Cordier #Pratiques_numériques #Digital_natives #Médias_sociaux #Culture_numérique

  • Trump Mocks Greta Thunberg on Twitter, and She Jabs Back - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/12/12/us/politics/greta-thunberg-trump.html?nl=todaysheadlines&emc=edit_th_191213?campaign_id

    Two things have long obsessed President Trump: Time’s person of the year and the 16-year-old climate activist Greta Thunberg.

    This week they collided when Time picked her for its annual cover. It was never in doubt that the president would tweet about it. The only question was when.

    Early Thursday, the answer arrived.

    “So ridiculous,” Mr. Trump tweeted. “Greta must work on her anger management problem, then go to a good old fashioned movie with a friend! Chill Greta, Chill!”

    Ms. Thunberg was quick to respond.

    “A teenager working on her anger management problem,” read a new version of her Twitter biography. “Currently chilling and watching a good old fashioned movie with a friend.”
    Sign Up for On Politics With Lisa Lerer

    A spotlight on the people reshaping our politics. A conversation with voters across the country. And a guiding hand through the endless news cycle, telling you what you really need to know.

    People on Twitter weighed in on Mr. Trump’s remarks. Michelle Obama, in a message addressing Ms. Thunberg directly, wrote: “don’t let anyone dim your light.”

    #Internet #Politique #Humour #Culture_numérique