• Le cumul entre RSA et travail saisonnier autorisé dans trois nouveaux départements
    http://www.lefigaro.fr/social/le-cumul-entre-rsa-et-travail-saisonnier-autorise-dans-trois-nouveaux-depar

    La Gironde, la Dordogne et le Loire-et-Cher ont décidé d’autoriser les allocataires du RSA à occuper un travail saisonnier.

    Cumuler le RSA et un travail saisonnier est désormais possible dans trois nouveaux départements. Sont concernés la Gironde, la Dordogne et le Loir-et-Cher. Pour ces trois départements, il s’agit notamment de faire face à la pénurie de postes à pourvoir pendant la période des vendanges ou dans des secteurs en tension comme la restauration.

    #RSA #départementalisation #cumul_intégral #travail_saisonnier #emploi_saisonnier

    Dans 11 départements : #Aube #Bas-Rhin #Bourgogne #Côte-d’Or #Dordogne #Gironde #Haut-Rhin #Loir-et-Cher #Marne #Rhône #Saône-et-Loire

  • Assistant·es maternelles, aides à domiciles, contre la réforme de l’assurance chômage, manifestation le 2 février - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Assistant-es-maternelles-aides-a-20122

    Les syndicats FO et CGT appellent Assistantes Maternelles et salariés du particulier employeur à se mobiliser massivement le SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 entre 10 heures et midi dans toutes la France et à Lyon, rdv place Bellecour

    Le syndicat FO des emplois de la famille et la CGT services à la personne appellent à une journée nationale d’action contre la réforme de l’assurance chômage.

    Dans la lettre de cadrage adressée aux partenaires sociaux, le Gouvernement leur a demandé de réaliser plus de 3 milliards d’économie sur 3 ans.

    Après le renforcement des sanctions contre les demandeurs d’emploi, c’est aux plus précaires que le MEDEF entend demander des efforts supplémentaires.

    Assistantes Maternelles et Salarié(e)s du Particulier Employeur seront lourdement pénalisés par cette réforme si celle-ci aboutit.

    Dans ces métiers où l’on travaille la plupart du temps pour plusieurs employeurs et où les contrats se succèdent au fil des différents événements tels que la scolarisation des enfants, le déménagement des parents, l’hospi-talisation des personnes âgées, le complément d’activité versé par pôle emploi est un élément essentiel pour disposer d’un revenu à peine décent.

    Les scénarios proposés par le MEDEF visant à diminuer le complément d’activé sont totalement inadmissibles pour des salariés qui permettent à des millions de Français de faire garder leurs enfants ou de conserver leur autonomie au domicile.

    Pour les seules Assistantes Maternelles, ce sont plus de 2 millions de parents employeurs qui grâce à elles, peuvent aller travailler chaque jour.

    Dans un contexte social très dégradé, FO et CGT, aux côtés de ces professionnel/les préviennent d’ores et déjà que d’autres actions, y compris une ou des journées nationales de grève pourraient être organisées.
    Les 2 organisations syndicales appellent Assistantes Maternelles et salariés du particulier employeur à se mobiliser massivement le SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 entre 10 heures et midi sur tous les points de manife

    Derrière les négociations sur le #chômage, la crainte des #assistantes_maternelles
    HTTPS://WWW.MEDIAPART.FR/JOURNAL/ECONOMIE/010219/DERRIERE-LES-NEGOCIATIONS-SUR-LE-CHOMAGE-LA-CRAINTE-DES-ASSISTANTES-MA

    Partout en France, des assistantes maternelles manifestent ce samedi sous le nom de « Gilets roses ». Elles dénoncent la future réforme de l’assurance-chômage – objet d’un bras de fer entre le patronat, les syndicats et le gouvernement –, qui risque de leur être très défavorable.

    Un petit coup de pression chacun, puis tout revient à la normale. Jeudi 31 janvier, le Medef, suivi par les deux autres organisations patronales, la CPME et l’U2P, a annoncé qu’il acceptait de se rasseoir à la table des négociations pour discuter des nouvelles règles de l’assurance-chômage. Le lundi précédent, les représentants du patronat avaient annoncé qu’ils « suspendaient » leur participation, à la suite des déclarations du président de la République, jeudi 24 janvier, lors au grand débat à Bourg-de-Péage (Drôme). Emmanuel Macron y avait réaffirmé son souhait de voir instaurer un « bonus-malus » sur les cotisations patronales, en vue de limiter le recours aux contrats courts.

    Pour apaiser les choses, c’est le premier ministre qui s’y est collé mercredi 30 janvier à l’Assemblée nationale, appelant le patronat à revenir négocier, en prenant bien soin de ne pas prononcer le terme honni de « bonus-malus ». Le patronat a donc à nouveau consenti à se prêter au jeu. La séance prévue jeudi 31 a été annulée, mais le patronat et les syndicats se retrouveront le 14 février pour discuter une fois de plus, en espérant boucler leur bras de fer pour la fin du mois.

    Bien qu’elle ait largement occupé pendant une semaine les observateurs habituels des dossiers sociaux, cette petite séquence théâtrale, chacun bien dans son rôle, n’a sans doute pas fait évoluer la situation d’un pouce. Démarrées fin septembre à la demande d’Emmanuel Macron, les discussions du patronat avec les syndicats sont toujours très étroitement encadrées, puisque le gouvernement leur demande d’aboutir à des économies de 1 à 1,3 milliard d’euros par an. Le risque est très grand que cette exigence aboutisse à une réduction des allocations accordées aux demandeurs d’emploi (pour rappel, en 2018, moins de la moitié des 5,6 millions d’inscrits à Pôle emploi ont touché de telles allocations).

    Quant aux positions du président, des syndicats et du patronat, elles restent irréconciliables, laissant ouverte la possibilité pour le gouvernement de reprendre les choses en main faute d’accord, et d’imposer ses vues. C’est pour éviter cette issue que les interlocuteurs sociaux ne veulent pas vraiment quitter la table des négociations. Ils perdraient définitivement le droit de décider quelles conditions sont réservées aux chômeurs.

    Rien ne dit pour l’heure comment les positions des uns et des autres pourraient finir par se rapprocher. Le patronat reste farouchement opposé au « bonus-malus », auquel est officiellement très attaché Emmanuel Macron (et l’un de ses principaux conseillers en la matière, l’économiste Marc Ferracci) depuis sa campagne présidentielle. Et les syndicats présentent encore ce dispositif comme une revendication incontournable, même s’ils proposent en fait chacun des solutions alternatives : bonus seulement pour la CFDT, malus uniquement pour la CGT, autre mode de calcul pour FO.

    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le « bonus-malus » est sans doute le seul point de crispation entre l’exécutif et le patronat. Cela fait plus de 18 mois que le premier assure qu’il va mettre en place le dispositif, malgré l’opposition du second. Il faudra attendre la fin de la pièce qui se joue actuellement pour savoir si, et sous quelle forme, cette promesse sera tenue.

    Mais quelle que soit l’issue de ce point de négociation, on voit mal comment les demandeurs d’emploi, et les plus précaires d’entre eux en particulier, pourront éviter de voir réduit le montant de leurs allocations. Comme nous l’avons détaillé ici, le gouvernement a en effet listé les sujets qu’il souhaite voir remis en cause, et presque tous concernent le calcul ou la répartition des droits des chômeurs. Les quelque 800 000 personnes en situation de « cumul » entre courtes périodes de travail et chômage sont particulièrement visées. Si les syndicats souhaitent aboutir à un accord, il faudra bien qu’ils en acceptent une partie. S’ils refusent, c’est le gouvernement qui imposera les réformes qu’il souhaite.

    Une catégorie de travailleurs – de travailleuses, dans leur immense majorité – a bien compris le danger. Et se mobilise, loin des effets d’estrade des acteurs institutionnels chargés de trancher sur son avenir. Ce samedi 2 février, dans 29 villes de France, les assistantes maternelles se rassemblent sous le label « Gilets roses » pour dire leurs craintes. Elles sont environ 330 000 dans l’Hexagone, et pourraient être parmi les principales victimes de la réforme à venir.

    Les assistantes maternelles sont en effet directement concernées par les révisions annoncées de la règle de « l’activité conservée ». Tout comme les intérimaires ou les journalistes pigistes, ces travailleuses cumulent très souvent plusieurs employeurs. Les règles actuelles de l’assurance-chômage leur permettent d’être bien indemniséeslorsqu’elles perdent un employeur, mais en conservent deux ou trois autres. Cette situation « mérite d’être corrigée afin d’inciter davantage les personnes à privilégier les revenus d’activité », indique la lettre de cadrage du gouvernement envoyée aux partenaires sociaux en septembre.

    Autrement dit, « les assistantes maternelles pourraient, selon nos calculs, perdre de 30 à 300 euros par mois lorsqu’elles perdent un employeur », alerte Laurence Joly, assistante maternelle à Langon, en Gironde. Elle est l’une des cinq administratrices du groupe Facebook des Gilets roses, toutes basées dans ce département. « Aujourd’hui, lorsque nous perdons un employeur parce qu’une famille déménage ou qu’un enfant qu’on nous a confié entre à l’école, Pôle emploi nous indemnise à hauteur de 57 % à 75 % du montant du contrat perdu, jusqu’à ce que nous en retrouvions un nouveau, détaille Laurence Joly. Avec les nouvelles règles, ces modalités seront révisées, soit dans la durée, soit dans le montant. Cela va nous précariser encore plus. »

    La plupart des « cumulards » emploi-chômage ne cherchent pas à optimisent leur situation

    Les collègues de Laurence Joly ont vite flairé l’entourloupe. Alors que le groupe Facebook des cinq assistantes maternelles visait un public départemental, il a vite agrégé plus de 9 000 professionnelles partout en France. « Nous avons écrit des courriers aux maires, aux députés et au gouvernement pour sensibiliser sur notre cas, puis nous avons écrit à tous les syndicats pour qu’ils nous aident à organiser des manifestations », explique Laurence Joly. Véronique Delaitre, secrétaire générale FO pour les services à la personne, et Stéphane Fustec, son coordinateur national CGT du secteur, ont répondu présent et accompagnent les assistantes maternelles dans leur lutte.

    « Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes ciblées, souligne Laurence Joly. Ce n’est pas nous qui décidons d’arrêter un de nos contrats, ce sont nos employeurs. De même, nous ne pouvons pas les démarcher, ce sont eux qui nous sollicitent, nous ne maîtrisons pas le délai qui peut exister entre deux contrats. Et ce n’est pas comme si nous pouvions faire du porte-à-porte en distribuant des CV pour trouver des enfants en âge d’être gardés ! »

    Ce cri du cœur souligne tout le paradoxe de la position gouvernementale sur l’activité réduite, comme sur les contrats courts. Son diagnostic est le bon, mais il risque de faire porter la responsabilité de façon démesurée sur ceux qui pâtissent le plus de la situation : les demandeurs d’emploi eux-mêmes.

    Comme le rappelle régulièrement la ministre du travail Muriel Pénicaud, plus de 80 % des embauches se font aujourd’hui en CDD ou en intérim. Entre 2000 et 2016, le nombre d’embauches en CDD a doublé. Et plus de quatre sur cinq de ces embauches en CDD l’ont été pour une durée inférieure à un mois… Elle a aussi raison de souligner que de ce fait, de nombreux Français se retrouvent dans une situation où ils peuvent cumuler dans l’année des allocations chômage et des salaires.

    Mais la ministre va plus loin, en laissant tout aussi régulièrement entendre que cette situation est recherchée par les salariés. « Une personne qui travaille à mi-temps au Smic perçoit un salaire de 740 euros par mois. Mais si elle alterne 15 jours de chômage et 15 jours de travail dans un mois, elle percevra un revenu de 960 euros. Ce n’est pas normal. On ne doit pas gagner plus en étant au chômage qu’en travaillant », a-t-elle par exemple récemment déclaré au magazine Challenges. Une déclaration qui fait écho à celle d’Emmanuel Macron, le 15 janvier dans l’Eure, estimant que parmi les chômeurs, « il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

    Le problème, c’est qu’aucune étude, quantitative ou qualitative, ne donne raison à ces phrases à l’emporte-pièce. Aucune ne dit que les demandeurs d’emploi cherchent majoritairement à « optimiser » leur situation. Au contraire, la dernière étude de l’Unédic sur le sujet, datant de fin octobre, conclut que les allocataires de l’assurance-chômage qui travaillent (c’est-à-dire ceux qui sont en situation de #cumul_allocations-salaires) « ont une connaissance limitée des règles d’indemnisation ».

    Bien sûr, certains salariés précaires sont conscients de l’avantage de rémunération auquel ils ont droit, et sont satisfaits de leur situation. Mais pour leur immense majorité, leur motivation n’est pas de se jouer des règles pour toucher le maximum d’argent possible, mais de multiplier les contrats, mêmes courts et précaires, pour « gagner de l’argent », « augmenter ses chances d’être embauché » ou répondre à « l’envie de se sentir utile et actif ». Et un allocataire « cumulard » sur trois ne sait même pas que travailler lui permet de prolonger ses droits au chômage.

    En revanche, comme le souligne le dossier de référenceétabli par l’Unédic à l’occasion des négociations en cours, les employeurs savent bien ce qu’ils font en privilégiant les contrats courts. L’Unédic souligne ainsi que « les baisses de charges sur les bas salaires ont certainement favorisé l’embauche en contrats courts », puisque ces derniers concernent la plupart du temps des emplois à bas salaires, justement la cible de toutes les baisses de cotisations depuis trente ans. En 2019, ces exonérations équivalaient à presque 55 milliards d’euros par an, contre 11 milliards en 2000, et 21 milliards en 2010…

    Par ailleurs, une enquête du Crédoc réalisée en 2018 pour le compte de l’Unédic souligne que les employeurs ayant recours aux contrats courts le font pour répondre à « des besoins saisonniers » d’activité, mais aussi et surtout pour privilégier une « minimisation des coûts salariaux ». Autant de raisons pour s’attaquer sérieusement aux contrats courts. Mais sans doute pas aux salariés #précaires qui les subissent.

    #chômeuses_en_activité_à_temps_réduit #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

  • Loi Pénicaud : vers une limitation du cumul chômage - salaires - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/loi-penicaud-vers-une-limitation-du-cumul-chomage-salaires-1293328

    Selon cet article, le gouvernement pourra ainsi « modifier les mesures d’application relatives [...] à l’activité réduite ». Comprendre : avoir son mot à dire sur les rémunérations versées à certains salariés travailleurs qui cumulent salaires et allocations chômage. Car cet article a initialement été pensé pour inciter les entreprises abusant des contrats courts à revoir leurs pratiques en instaurant un système de bonus malus. Sans révision avant la fin de l’année, l’État pourra intervenir.

    Pour l’exécutif, via cet article du texte de loi, il s’agit avant tout de lutter contre ces secteurs d’activité et ces entreprises qui entendent financer les imprévus de leur activité économique grâce à l’assurance chômage. Sauf que dans les faits, ce sont les salariés qui risquent d’être pénalisés. Quelque 1.560.000 personnes travaillent, chaque moi [sic], tout en étant inscrits sur les registres de Pôle emploi. Ce qui représente environ 50 % des demandeurs d’emploi.

    Une hausse des « permittents » de 60 % en cinq ans

    Près de 730.000 d’entre eux ont une rémunération trop élevée pour leur permettre de toucher des allocations tandis que les 830.000 individus restants, eux, ne gagnent pas suffisamment pour s’en passer, explique le JDD. Ces travailleurs précaires sont appelés des « permittents » et occupent souvent des CDD ou des CDI dont la rémunération est inférieure à celle qu’ils touchaient lors de leur emploi précédent. Entre 2012 et 2017, le nombre de ces « permittents » a augmenté de 60 %.

    ⋙ Lire aussi L’assurance chômage dans le vert, une première depuis 10 ans

    Une situation et un constat pointés du doigt par l’exécutif, d’autant que cela a un certain coût pour l’Unédic : 5,4 milliards d’euros, d’après les données du rapport sur les perspectives financières de l’organisme publié mercredi. Ces travailleurs gagnent en moyenne 1.320 euros par mois, tout compris. Cette somme est en général supérieure à ce qu’ils toucheraient sans travailler, mais reste insuffisante par rapport à la rémunération correcte d’un temps plein.

    Leur profil est souvent le même : travailleur qualifié et bien diplômé, œuvrant dans des secteurs aussi divers que l’administration, le médico-social, la restauration, ou encore les arts et spectacles et travaillant en général plus d’un mois d’affilée. Limiter la possibilité de cumuler allocation chômage et salaires impacterait donc grandement leur situation financière et leur insertion professionnelle. Selon un responsable de Pôle emploi, le gouvernement doit se montrer prudent sur la question : « l’erreur, c’est de croire que les permittents sont maîtres de leurs conditions d’emploi. Bien souvent, ils les subissent ».

    Usage faux (ou innovant ?) du terme #permittent qui s’oppose à intermittent et désigne des salariés rémunérés par un employeur unique qui intègre le droit aux chômage dans le calcul des paies.

    Occultation de tous les « bas niveaux de qualification » (des postes de travail) concernés par le #cumul_salaire/allocation_chômage.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

  • Le Conseil d’Etat pointe les lacunes de la réforme Pénicaud
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/04/28/le-conseil-d-etat-pointe-les-lacunes-de-la-reforme-penicaud_5291946_823448.h

    Le Conseil d’Etat n’a pas été tendre avec le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Dans un avis rendu public, vendredi 27 avril, quelques heures après la présentation du texte en conseil des ministres, la haute juridiction a estimé – dans des termes rudes, parfois – que plusieurs dispositions posaient des difficultés, en particulier sur le volet consacré à l’assurance-chômage.

    [...]

    Après ces ultimes retouches et le passage, vendredi, en conseil des ministres, le projet de loi doit maintenant être transmis à l’Assemblée nationale. Elle devrait l’examiner courant juin. L’objectif est que la réforme soit définitivement adoptée par le Parlement d’ici à la trêve estivale, début août.

    #chômeurs #démissionnaires #indépendants #CSG #cumul_indemnisation-chômage_revenu_d’activité #offre_raisonnable_d’emploi

  • Moralisation de la vie publique : les ambitions de François Bayrou
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010617/moralisation-de-la-vie-publique-les-ambitions-de-francois-bayrou

    La présentation ce jeudi du projet-phare « pour redonner confiance dans la vie démocratique du pays » par le ministre de la #Justice, François Bayrou, a été quelque peu parasitée par l’affaire Ferrand. Des mesures importantes sont avancées, d’autres manquent. Revue de détail.

    #France #CJR #conflits_d'intérêts #Constitution #cumul_des_mandats #emplois_familiaux #financement_de_la_vie_politique #francois_bayrou #indépendance_de_la_justice #IRFM #Transparence

  • Yves Bonnet raconte les dessous de l’affaire Abdallah - RipouxBlique des #CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/10/yves-bonnet-raconte-les-dessous-de-l-affaire-abdallah.html

    Couverture
    Ancien patron de la DST et ancien député UDF, le préfet Yves Bonnet réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, détenu à Lannemezan. Il dénonce une « vengeance d’état ». Interview.
    Vous étiez le patron de la DST au moment de l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, en 1984. Que lui reproche-t-on, à l’époque ?

    En fait, lorsque nous l’arrêtons, nous ne savons pas qui il est. Mais en garde à vue, il profère des menaces et met en avant son appartenance au service de sécurité de l’OLP. Manque de chance, j’entretiens des relations amicales avec Abou Iyad, n° 2 de l’OLP et je sollicite les Israéliens de l’autre côté. C’est alors que nous l’identifions comme chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, un groupe marxiste pro-palestinien, responsable d’attentats et ayant tué trois personnes en France. Mais nous n’avons rien de sérieux contre lui, juste une histoire de faux papiers, de détention d’armes et d’explosifs…

    Que se passe-t-il alors ?

    Au Liban, les FARL sont un groupe résolu, impossible à infiltrer, reposant sur une vingtaine de personnes issues de trois familles de Koubeyat, un village près de Tripoli. Georges Ibrahim Abdallah arrêté, en mars 1985, elles s’emparent de Gilles Sidney Peyroles, directeur du centre culturel français de Tripoli et le fils de l’écrivain Gilles Perrault. On se retrouve donc avec une sale histoire d’enlèvement sur les bras. J’étais au siège de la CIA, à Langley et Paris me demande de rentrer d’urgence. Il faut négocier un échange. Jusque-là, Georges Ibrahim Abdallah est accusé de délits, il n’a pas de crime sur le dos. Les Algériens s’engagent et servent d’intermédiaires, je donne mon accord pour l’échange sans que Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur ne s’y oppose. Gilles Peyroles est libéré. Mais malheureusement pour Georges Ibrahim Abdallah, dans le même temps, on trouve dans une planque des FARL l’arme qui a servi à tuer MM. Charles Ray et Yacov Barsimentov et là, le dossier change de dimension, la justice ignorant les tractations et l’accord que j’avais passé avec l’Algérie. Pour Georges Ibrahim Abdallah, on me dit « son compte est bon. » Je me sens très mal parce que j’ai donné ma parole à mes amis algériens qui se sont énormément mouillés dans le dossier et je suis lâché par les politiques.

    Condamné dans un premier temps à 4 ans de prison pour la détention d’armes et de faux papiers, Georges Ibrahim Abdallah est ensuite condamné à perpétuité. Cela fait 28 ans qu’il est prisonnier et à plusieurs reprises, vous avez réclamé sa libération. Officieusement, d’abord, officiellement désormais. Pourquoi ?

    J’ai un problème de conscience avec cette affaire. La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu’à l’époque, Bonnet avait négocié tout seul. Je trouve cela ignoble car cela revenait à me mettre directement dans le collimateur des FARL. Aujourd’hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison. Je considère qu’il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après on peut ne pas être d’accord, c’est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n’ont jamais été punis. Et aujourd’hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu’elle a libéré Maurice Papon ? J’aimerais rappeler aussi qu’on a remis en liberté l’assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l’Iran, avait décapité l’ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu’un serial killer alors qu’il a commis des actes politiques.

    S’agit-il alors d’une vengeance d’état, contre Georges Ibrahim Abdallah ?

    Je pense que oui et c’est absolument lamentable, d’autant plus qu’il a déjà eu un avis favorable de libération localement. C’est Paris qui refuse par rapport à ses alliés. Je demande à ce que la justice m’entende dans ce dossier.

    Prison à perpétuité
    1982, la guerre du Liban fait rage. Le 18 janvier, l’attaché militaire adjoint des Etats-Unis en France, le lieutenant-colonel Ray, est tué à Paris par les Fractions armées révolutionnaires libanaises. Le 3 avril, Yacov Barsimentov, diplomate israélien en poste à Paris, est aussi victime d’un attentat des FARL. Puis le consul américain, à Strasbourg.

    Pour les FARL, qui se revendiquent comme une organisation de résistance, Ray et Barsimentov sont deux officiers de renseignement d’armées d’occupation au Liban. Logique de guerre inacceptable pour la France pour qui il s’agit d’actes terroristes commis sur son territoire.

    Le 26 janvier 1987, considéré comme le chef présumé des FARL, Georges Ibrahim Abdallah est condamné à perpétuité, mais sans peine de sûreté, pour « complicité d’assassinats ». En 2004, la Cour d’appel de Pau avait accepté la demande de libération conditionnelle de ce « prisonnier modèle ».

    Propos recueillis par Pierre Challier

    Publié le 07/01/2012 à 08:27

  • Comment un responsable de violences contre une femme peut-il devenir ministre ? – Isabelle Attard
    http://isabelleattard.fr/blog/2016/10/comment-un-responsable-de-violences-contre-une-femme-peut-il-devenir-

    Le Président de la République a dit vouloir un gouvernement exemplaire, et que : « la lutte contre les violences faites aux femmes est une exigence. » Et pourtant, le 11 février 2002, monsieur le ministre, vous étiez encore sénateur du Tarn et Garonne, quand votre collaboratrice parlementaire a porté plainte contre vous à la gendarmerie de Toulouse.

    Dans le lot de l’assemblée il y a au moins une personne députée qui a du courage. — Permalink

    #feminisme

  • « Tikchbila » des larmes de l’Andalousie aux joies maghrébines - RipouxBlique des #CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/10/tikchbila-des-larmes-de-l-andalousie-aux-joies-maghrebines.html

    On a dansé sur la chanson et on l’a souvent fredonné. Une ancienne chanson qui rend « joyeux » mais en réalité cette chanson est plutôt triste car elle fut douloureuse et a fait pleurer des milliers « d’Andalous ».

  • Le glaive américain - RipouxBlique des #CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/preview

    Quel débat !
    Des dommages sans intérêt.
    Des emballages, des déballages
    avec un mauvais goal-average :
    qui indique bien que
    nos deux candidats ont le même âge mental.
    Je ne croyais pas
    qu’on pouvait descendre si bas,
    en aspirant
    au plus haut niveau de l’État...
    On dirait que les deux bénéficient
    de la même disgrâce.
    Le niveau fut lamentable
    derrière un écran de lamentations
    Aucune argumentation
    mais un chassé-croisé entre
    moralisme et puritanisme.
    Ni politique, ni éthique
    Mais une morale sans texte
    et contre le sexe.
    Ça ne se situe même pas
    en-dessous de la ceinture,
    Parce que les deux pantins
    ont oublié leur ceinture au vestiaire !
    À bas Monsieur
    À bas Madame
    Les deux ne s’estiment pas
    Les deux se surestiment...
    Leur médiocrité seule
    est inestimable...
    Elle augmente même
    d’une manière déraisonnable
    Entre la laide et la bête
    La scie et le marteau
    La vendue et le vendeur de tapis !
    L’Amérique du Nord hésite
    entre le glaive et la balance.
    Et elle a tous les mérites
    de ne pas jeter les deux à l’eau !
    Il est privé de cervelle
    Elle a celui de son public !
    Qu’avons-nous retenu de leurs mimiques ?
    Des mails effacés, des impôts impayés,
    des programmes reprogrammés,
    des chiffres tronqués
    et une double mauvaise vision du monde.
    Le rêve américain ne fait plus rêver personne
    Plus de vraies mais que de fausses valeurs.
    Le dernier mot est un joyau :
    Monsieur respecte Madame
    parce qu’elle ne baisse pas son pantalon.
    Mais c’est toute la nation
    qui s’apprête à baisser le sien.

  • Mirage du RSA jeunes et menace sur l’ASS | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/mirage-du-rsa-jeunes-et-menace-sur-lass-604998

    Après la remise du rapport Sirugue, le gouvernement laisse espérer une extension du RSA à tous les #jeunes mais remet en cause l’ASS, allocation de fin de droits pour les chômeurs. (...)

    À peine le rapport remis, le premier ministre, Manuel Valls, a annoncé que « l’ensemble des propositions formulées dans le rapport visant à simplifier et harmoniser les prestations devraient être mises en œuvre très rapidement », tandis que les « propositions de plus long terme » feraient l’objet d’un « travail approfondi » pour s’engager « dans cette réforme de grande ampleur dans les prochains mois ». Dans l’immédiat donc, pas de couverture socle universelle, mais une série de mesures de simplification applicables dès le 1er janvier 2017 d’après le scénario de base du rapport. Cette liste comprend le développement d’outils numériques, d’échanges d’informations entre administrations, ainsi que la « fixation » pour trois mois du montant du #RSA pour améliorer la visibilité pour l’allocataire. Mais elle remet également en cause les critères de versement de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), créée en 1984 pour les #chômeurs ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage.

    Le rapport suggère d’aligner les possibilités de cumul entre allocation et revenus du travail de l’#ASS sur celles du RSA, nettement moins favorables. Le #cumul, possible aujourd’hui pendant un an sous conditions, serait ramené à trois mois. Dans un scénario intermédiaire, la menace sur l’ASS se précise. Si le député écarte la piste de l’extinction pure et simple de l’allocation, il préconise de limiter son versement à deux années, alors qu’elle est aujourd’hui versée sans limitation de durée. Au bout de deux ans, les chômeurs basculeraient dans le régime du RSA, avec à la clé une perte de revenus s’étageant entre 72 et 455 euros par mois selon les situations.

  • Mais qu’est-ce qu’on va faire de Jean-Jacques Urvoas ?
    http://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1589

    Pour mémoire :

    Député quimpérois, Urvoas, les grandes oreilles du PS, résume à lui seul l’art de la politique sécuritaire du Parti socialiste. Plus fin qu’un Alain Bauer, ami personnel de Manuel Valls, mais trop bourrin. Lui, c’est tout en contrôle. Pendant la guerre d’Algérie, le mec aurait réclamé la présence d’un médecin pendant les interrogatoires. Aujourd’hui, il est l’architecte de la loi sur le renseignement. Président de la Commission des lois, il planchait déjà sur le dossier quand les massacres de Charlie Hebdo et de l’hyper Cacher accélérèrent son agenda. Le principe est simple  : légalisation des poses de micros et de balises de géolocalisation ; surveillance des communications informatiques, notamment des réseaux sociaux ; collecte indifférenciée de données grâce aux « IMSI catchers », sortes d’antennes-relais qui surveillent les ondes.

  • Notre premier ministre est aussi conseiller municipal…
    https://reflets.info/notre-premier-ministre-est-aussi-conseiller-municipal

    Ca ne s’invente pas, c’est typiquement français, c’est beau et émouvant à la fois. Oui, Manuel Valls, l’homme qui dirige un gouvernement pour « moi président »( celui qui a promis d’abolir le cumul des mandats), cumule lui-même le poste de premier ministre et de conseiller municipale de la ville d’Evry. Il ne peut rien toucher en […]

  • Le Parti socialiste « bouleversé » par la mort de Rémi Frai... euh... Jean Germain, l’ex-maire de Tours
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/04/07/le-parti-socialiste-bouleverse-par-la-mort-de-jean-germain-l-ex-maire-de-tou

    Agé de 67 ans, Jean Germain devait répondre jusqu’à jeudi devant le tribunal correctionnel de la ville de « complicité de prise illégale d’#intérêts et #détournement_de_fonds_publics », pour avoir organisé entre 2007 et 2011 des simulacres d’unions civiles auprès de touristes. Des accusations qu’il avait toujours niées.

    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2015/04/07/mort-du-senateur-socialiste-jean-germain-ex-maire-de-tours_4610956_3382.html

    Réélu maire en 2001 puis en 2008, vice-président de la région Centre de 1998 à 2011, président de la communauté d’agglomération Tour(s)+ de 2000 à 2014, Jean Germain devient sénateur en 2011. L’affaire des « mariages chinois » va alors peu à peu ternir son image de maire sans remous ou presque (il a également été épinglé dans la presse pour le #cumul d’un nombre record de #mandats et de représentations, ainsi que pour le maintien d’une #indemnité d’inspecteur de l’éducation nationale).

  • Fondation ITG : Interview de François Rebsamen, Ministre du Travail
    http://www.leportagesalarial.com/fondation-itg-interview-francois-rebsamen-ministre-du-travail

    François Rebsamen, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social a participé au 2ème Colloque de la Fondation ITG « Autonomie, mobilité, transitions : comment repenser le travail ? » le 25 novembre. A cette occasion, il a livré sa vision du “Travailler Autrement” durant une interview. Le Ministre revient sur la … Read more →

    #Travailler_autrement #indépendant #législation #monde_du_travail

  • Ça fait plaisir de vivre dans un pays où le taux de #cumulards est de 8% !

    El 91,5% de los legisladores electos son nuevos - La Razón
    http://www.la-razon.com/nacional/legisladores-electos-nuevos_0_2153784679.html

    Entre sénateurs et députés, seulement 15 réélus, 151 sont nouveaux/nouvelles. À noter que les cumulards sont presque tous de l’opposition de droite. Pour le #MAS (le parti d’#Evo #Morales, qui a gagné avec 61% des voix), seulement un député et deux sénatrices font un second mandat !

    #cumul #assemblée

  • Mort du PDG de Total : les contrôleurs aériens mis en cause
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/10/22/mort-du-pdg-de-total-l-avocat-du-conducteur-de-la-deneigeuse-incrimine-les-c

    « C’est un homme simple, ajoute-t-il, un retraité qui tenait beaucoup à ce travail car il ne pouvait pas vivre de sa retraite. Il travaillait dans cette entreprise [l’aéroport de Vnoukovo] depuis dix ans ».

    #cumul_emploi_retraite, l’avenir,…

    • Pour cet avocat, il faut chercher ailleurs les responsabilités de ce tragique accident, et tout particulièrement du côté des contrôleurs aériens : « leur but est justement de contrôler ce qui se passe sur les pistes », souligne-t-il.

      Or, de ce côté-ci également, la rumeur s’est répandue de façon insistante sur la présence, cette nuit-là, d’un aiguilleur du ciel inexpérimenté. Une jeune femme, si l’on en croit la presse russe, présentée comme une « stagiaire » embauchée depuis quelques mois.

      Eh ben, elle est belle la rumeur... Aurait-on précisé « un jeune homme » s’il s’était agit d’un contrôleur du ciel inexpérimenté ?

      et vu d’ici ça ressemble plutôt à un défaut de procédure, un engin retardé et perdu qui essaie de rattraper la colonne en pleine nuit, ce n’est sans doute pas un cas de figure appréhendé dans les procédures.. Le chauffeur de l’engin n’évoque pas de procédure d’alerte, il dit juste « qu’il s’est perdu ». On voit pas comment le contrôleur aérien aurait pu surveiller et deviner cela..

    • Dans un autre article, Le Courier de la Russie http://seenthis.net/messages/304481, j’ai lu qu’après le passage des déneigeuses, un autre véhicule doit passer sur la piste pour la déclarer opérationnelle.

      « Selon les consignes de sécurité de l’aéroport, un véhicule de service aurait dû être envoyé pour contrôler la piste après le passage de la déneigeuse, afin de s’assurer que rien ni personne ne s’y trouve – et le feu vert pour le décollage n’aurait dû être donné qu’après. »

    • ah oui, merci pour le lien :

      Pour Valeri Chelkovnikov, président de l’agence d’analyse Aviation Safety, le supposé état d’ivresse du conducteur de la déneigeuse illustrerait d’ailleurs cette désorganisation généralisée, car « il y aurait, dans ce cas, violation de toutes les procédures de contrôle ». Ce à quoi l’expert Alexandre Krivolapov ajoute l’absence de phares antibrouillard sur les déneigeuses : « De fait, ni les contrôleurs, ni l’équipage de l’appareil ne pouvaient voir qu’un engin de nettoyage se déplaçait sur la piste », assure l’ingénieur.

      Un constat pour le moins étonnant quand on sait que 90 % des vols VIP décollent du terminal 3 de Vnoukovo, dont ceux des dirigeants russes.

    • La beauté du truc c’est qu’à la base c’est Linux - une #Debian en l’occurrence. C’est packagé sous blister avec de beaux logos, des bonus propriétaires payants et des services d’intégration et de support, mais tout ça est optionnel - le coeur de la valeur est l’univers de possibilités qu’on s’ouvre en posant une distribution Linux généraliste sur du matériel réseau spécifique ou on n’avait autrefois pas d’autre choix que le firmware du constructeur.

      Donc oui, bondage - euh, bonding et toutes ces sortes de choses !

    • Outre le contrat de support et la couche de vernis, l’énorme différence avec ce que tu peux faire avec Debian nue sur du matériel généraliste est la performance en commutation : un commutateur dédié a une matrice de commutation où les paquets transitent sans jamais solliciter le CPU... Le matériel est spécifique et les pilotes propriétaires.

      A la maison, j’utilise comme routeur (shorewall, routage inter-VLAN etc.) une boite mini-ITX avec six ports Ethernet et un Celeron M (http://www.mini-itx.com/store/~FX5624) et je plafonne à environ 500 Mb/s en routage par saturation du CPU par les interruptions. On peut aller au-delà avec un CPU plus puissant mais au bout d’un moment il faut passer à un vrai commutateur de niveau 3.

      Un peu de discussion a eu lieu sur HN où j’ai aussi posté et l’un des fondateurs de Cumulus est intervenu : https://news.ycombinator.com/item?id=8400953

    • OK en lisant un peu, je comprends que :
      – Cumulus Linux est fait pour les whitebox switches, c’est à dire les switches sans software (ej : http://cumulusnetworks.com/support/linux-hardware-compatibility-list)
      – la plus-value de Cumulus Linux sur Debian est le code intégré à l’ASIC de ces switches (programmation en VHDL ?) pour faire l’expédition de paquets (packet forwarding) en hardware. Code qui n’est pas libre.
      – cette programmation hardware permet d’atteindre 2+ Tb/s avec un switch qui consomme moins de 200W, alors qu’un serveur qui ferait la même chose en software serait 50x plus lent (40 Gb/s, ce qui n’est pas mal non plus) en consommant beaucoup plus.

      Quelques questions :
      – pour fabriquer des routers comme http://cumulusnetworks.com/support/linux-hardware-compatibility-list, quels seraient les composants de base ?
      – sur un router comme le tien, est-ce qu’on ne pourrait pas utiliser un GPU au lieu du CPU pour accélérer le traitement (même si ce n’est sûrement pas le plus adapté, en particulier en termes de consommation),
      – existe-t-il du code libre pour faire le packet forwarding (qui a l’air d’être l’opération la plus consommatrice de ressources) sur un ASIC ?

    • Pour les composants matériels dédiés au réseau, le mot clé est « merchant silicon » : http://etherealmind.com/analysis-merchant-custom-silicon - en résumé presque plus personne n’a les moyens ou les compétences pour produire ses propres #ASIC alors sont apparus des spécialistes qui fournissent les intégrateurs.

      A vue de nez, je parierai que fournir des pilotes libres motive ces constructeurs tout autant que les constructeurs de chipsets graphiques - c’est à dire vraiment pas beaucoup.

      Sur mon petit routeur, l’adaptateur graphique est réduit à sa plus simple expression - je ne sais même pas ce que c’est et je n’ai pas utilisé l’unique port VGA neuf broches après l’installation initiale... J’aurais pu utiliser une console sur le port série (fonctionnalité tellement rare sur un PC x86 que j’aurai du le faire juste pour le plaisir)... Les capacités graphiques ne sont pas vraiment la spécialité d’un matériel dédié au réseau. Mais pour utiliser des #GPU là où il y en a, un bon exemple est #PacketShader : http://shader.kaist.edu/packetshader - bon, c’est quand même moins bien que de traiter les paquets tellement bas qu’ils ne touchent même pas le bus PCIe. Sinon il y a #NetFPGA qui fait dans le #FPGA réseau librement programmé : http://netfpga.org/main.html