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  • Procès France Télécom : peines maximales requises contre les « chauffards du travail »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060719/proces-france-telecom-peines-maximales-requises-contre-les-chauffards-du-t

    Ce vendredi 5 juillet, les deux représentantes du parquet ont tapé fort contre les sept ex-dirigeants de l’entreprise, considérés comme entièrement responsables de la politique de déstabilisation qui a conduit à la vague de suicides parmi les salariés. Mais pour ce procès « historique », les peines qu’encourent les prévenus ne sont pas très lourdes : un an de prison et 15 000 euros d’amende au maximum.

    #JUSTICE #suicides,_Orange,_Justice,_social,_France_Telecom,_Harcèlement_moral,_procès

  • Électricité : pourquoi les tarifs pourraient encore augmenter cet été (Boursorama)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16224-electricite-pourquoi-les-tarifs-pourraient-encore-augmenter-cet-ete

    La Commission de régulation de l’énergie a proposé mardi une hausse moyenne 1,23% des tarifs réglementés de l’électricité à compter du 1er août.

    (Photo d’illustration) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

    Les tarifs réglementes de l’électricité, qui concernent quelque 25 millions d’abonnés, clients d’EDF pour l’essentiel, vont certainement encore augmenter cet été. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé mardi 2 juillet aux ministres de l’Énergie et de l’Économie une hausse moyenne de 1,23% à compter du 1er août. Plus précisément, elle serait de 1,26% TTC pour les clients particuliers et de 1,10% TTC pour les clients petits professionnels.

    La proposition doit ensuite être présentée au Conseil supérieur de l’énergie.

    Une hausse de plus de 100 euros sur (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Facebook : le groupe sexiste « Femmes indignes » dans le viseur de la justice - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/high-tech/facebook-le-groupe-sexiste-femmes-indignes-dans-le-viseur-de-la-justice-0

    « Chiennes », « escabeaux », « salopes », « trous » ou, pire, « LV » pour « lave-verge » ou « lave-vaisselle ». Sur un groupe Facebook nommé « Femmes indignes 6.0 résurrection », des hommes rivalisaient de vulgarité pour désigner les femmes, révèle 20 Minutes. Début 2017, leur groupe secret réunissait ainsi 56 000 membres. Aucune femme parmi eux et pour cause : il n’était accessible qu’aux internautes cooptés.

    Leur passe-temps : partager des photos de femmes ou de jeunes filles dénudées. Souvent prises de dos, pendant un acte sexuel, sans le consentement de celles qui y figuraient. Dans les commentaires fleurissaient propos humiliants, injurieux et misogynes et incitations à la violence contre les femmes, vues comme des objets sexuels ou ménagers.

    Le groupe a finalement été supprimé par Facebook après de nombreux signalements parce qu’il « ne respectait pas les standards de la communauté en matière de nudité et de pornographie ».

    Mais selon les avocats du Collectif féministe contre le viol cités par 20 Minutes, il se pourrait que certaines jeunes femmes soient mineures. L’association a donc porté plainte en 2017 pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « mise en péril de mineurs ».

    Faute d’éléments suffisants sur l’identité des femmes humiliées sur le groupe, la plainte a été classée sans suite en février 2018. Le Collectif a persévéré : un mois plus tard, une nouvelle plainte a été déposée pour « injure publique à caractère sexiste » et « incitation publique à la violence en raison du sexe ». Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) de la police judiciaire.

    Mais les policiers se heurtent à l’opacité de Facebook. Le réseau social refuse de communiquer les identités des administrateurs et membres les plus actifs du groupe.

    Une difficulté qui pourrait être levée. Le 25 juin dernier, le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, a annoncé que Facebook s’engagerait désormais à fournir les adresses IP quand elles seront demandées par des magistrats français, y compris dans des dossiers liés aux cyberviolences.

    Seconde difficulté : caractériser l’injure « publique » sur un groupe « secret », donc accessible uniquement à un nombre limité d’utilisateurs. La peine encourue pour une injure publique à caractère sexiste est de six mois de prison et de 22 500 euros d’amende.

    Les groupes sexistes ne manquent pas sur Internet. En 2017, deux groupes au fonctionnement similaire, « Babylone 2.0 » et « Garde Ta Pêche » - partage de photos de femmes dénudées sans leur consentement accompagnées de commentaires injurieux et misogynes - avaient fait scandale. Malgré l’indignation publique, et politique, aucune plainte n’avait été déposée et les groupes simplement fermés par Facebook.

    #misogynie #haine #sexisme #pornographie #hétérosexualité #facebook #non-mixité #fraternité #Lave-vaisselle

  • Understanding the implementation of std::is_permutation
    https://www.fluentcpp.com/2019/06/25/understanding-the-implementation-of-stdis_permutation

    Knowing your STL algorithms is a good thing. And knowing what’s inside of them is a great way to go further in their study. In that spirit, let’s dig into the implementation of std::is_permutation. It’s a nice algorithm to study, as it can be implemented by using other STL algorithms and it has some interesting […]

  • How to Use is_permutation on Collections of Different Types
    https://www.fluentcpp.com/2019/06/28/how-to-use-is_permutation-on-collections-of-different-types

    std::is_permutation is an STL algorithm that checks if two collections contain the same values, but not necessarily in the same order. We have encountered is_permutation in the STL algorithms on permutations, and we’ve seen how it was implemented. If you’d like a refresher on std::permutation, check out those two articles to get warmed up. Today we’re focusing […]

  • La justice dédommage a minima un assigné à résidence à tort
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050719/la-justice-dedommage-minima-un-assigne-residence-tort

    En décembre 2015, le ministère de l’intérieur avait assigné à résidence un homme accusé, dans une « note blanche » des services, d’avoir pris des photos du domicile d’une personnalité protégée par la police. Ses avocats ayant démontré qu’il ne faisait que téléphoner à sa femme, le juge administratif vient de l’indemniser à hauteur de 4 500 euros.

    #LIBERTÉS_PUBLIQUES #état_d'urgence,_assignations_à_résidence,_services_de_renseignement

  • Burying the Nakba: How Israel systematically hides evidence of 1948 expulsion of Arabs
    By Hagar Shezaf Jul 05, 2019 - Israel News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.MAGAZINE-how-israel-systematically-hides-evidence-of-1948-expulsio

    International forces overseeing the evacuation of Iraq al-Manshiyya, near today’s Kiryat Gat, in March, 1949. Collection of Benno Rothenberg/Israel State Archives

    Four years ago, historian Tamar Novick was jolted by a document she found in the file of Yosef Vashitz, from the Arab Department of the left-wing Mapam Party, in the Yad Yaari archive at Givat Haviva. The document, which seemed to describe events that took place during the 1948 war, began:

    “Safsaf [former Palestinian village near Safed] – 52 men were caught, tied them to one another, dug a pit and shot them. 10 were still twitching. Women came, begged for mercy. Found bodies of 6 elderly men. There were 61 bodies. 3 cases of rape, one east of from Safed, girl of 14, 4 men shot and killed. From one they cut off his fingers with a knife to take the ring.”

    The writer goes on to describe additional massacres, looting and abuse perpetrated by Israeli forces in Israel’s War of Independence. “There’s no name on the document and it’s not clear who’s behind it,” Dr. Novick tells Haaretz. “It also breaks off in the middle. I found it very disturbing. I knew that finding a document like this made me responsible for clarifying what happened.”

    The Upper Galilee village of Safsaf was captured by the Israel Defense Forces in Operation Hiram toward the end of 1948. Moshav Safsufa was established on its ruins. Allegations were made over the years that the Seventh Brigade committed war crimes in the village. Those charges are supported by the document Novick found, which was not previously known to scholars. It could also constitute additional evidence that the Israeli top brass knew about what was going on in real time.

    Novick decided to consult with other historians about the document. Benny Morris, whose books are basic texts in the study of the Nakba – the “calamity,” as the Palestinians refer to the mass emigration of Arabs from the country during the 1948 war – told her that he, too, had come across similar documentation in the past. He was referring to notes made by Mapam Central Committee member Aharon Cohen on the basis of a briefing given in November 1948 by Israel Galili, the former chief of staff of the Haganah militia, which became the IDF. Cohen’s notes in this instance, which Morris published, stated: “Safsaf 52 men tied with a rope. Dropped into a pit and shot. 10 were killed. Women pleaded for mercy. [There were] 3 cases of rape. Caught and released. A girl of 14 was raped. Another 4 were killed. Rings of knives.”

    Morris’ footnote (in his seminal “The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949”) states that this document was also found in the Yad Yaari Archive. But when Novick returned to examine the document, she was surprised to discover that it was no longer there.

    Palestine refugees initially displaced to Gaza board boats to Lebanon or Egypt, in 1949. Hrant Nakashian/1949 UN Archives

    “At first I thought that maybe Morris hadn’t been accurate in his footnote, that perhaps he had made a mistake,” Novick recalls. “It took me time to consider the possibility that the document had simply disappeared.” When she asked those in charge where the document was, she was told that it had been placed behind lock and key at Yad Yaari – by order of the Ministry of Defense.

    Since the start of the last decade, Defense Ministry teams have been scouring Israel’s archives and removing historic documents. But it’s not just papers relating to Israel’s nuclear project or to the country’s foreign relations that are being transferred to vaults: Hundreds of documents have been concealed as part of a systematic effort to hide evidence of the Nakba.

    The phenomenon was first detected by the Akevot Institute for Israeli-Palestinian Conflict Research. According to a report drawn up by the institute, the operation is being spearheaded by Malmab, the Defense Ministry’s secretive security department (the name is a Hebrew acronym for “director of security of the defense establishment”), whose activities and budget are classified. The report asserts that Malmab removed historical documentation illegally and with no authority, and at least in some cases has sealed documents that had previously been cleared for publication by the military censor. Some of the documents that were placed in vaults had already been published.
    An investigative report by Haaretz found that Malmab has concealed testimony from IDF generals about the killing of civilians and the demolition of villages, as well as documentation of the expulsion of Bedouin during the first decade of statehood. Conversations conducted by Haaretz with directors of public and private archives alike revealed that staff of the security department had treated the archives as their property, in some cases threatening the directors themselves.

    Yehiel Horev, who headed Malmab for two decades, until 2007, acknowledged to Haaretz that he launched the project, which is still ongoing. He maintains that it makes sense to conceal the events of 1948, because uncovering them could generate unrest among the country’s Arab population. Asked what the point is of removing documents that have already been published, he explained that the objective is to undermine the credibility of studies about the history of the refugee problem. In Horev’s view, an allegation made by a researcher that’s backed up by an original document is not the same as an allegation that cannot be proved or refuted.

    The document Novick was looking for might have reinforced Morris’ work. During the investigation, Haaretz was in fact able to find the Aharon Cohen memo, which sums up a meeting of Mapam’s Political Committee on the subject of massacres and expulsions in 1948. Participants in the meeting called for cooperation with a commission of inquiry that would investigate the events. One case the committee discussed concerned “grave actions” carried out in the village of Al-Dawayima, east of Kiryat Gat. One participant mentioned the then-disbanded Lehi underground militia in this connection. Acts of looting were also reported: “Lod and Ramle, Be’er Sheva, there isn’t [an Arab] store that hasn’t been broken into. 9th Brigade says 7, 7th Brigade says 8.”
    “The party,” the document states near the end, “is against expulsion if there is no military necessity for it. There are different approaches concerning the evaluation of necessity. And further clarification is best. What happened in Galilee – those are Nazi acts! Every one of our members must report what he knows.”

    The Israeli version
    One of the most fascinating documents about the origin of the Palestinian refugee problem was written by an officer in Shai, the precursor to the Shin Bet security service. It discusses why the country was emptied of so many of its Arab inhabitants, dwelling on the circumstances of each village. Compiled in late June 1948, it was titled “The Emigration of the Arabs of Palestine.”

    Read a translation of the document here (1)

    This document was the basis for an article that Benny Morris published in 1986. After the article appeared, the document was removed from the archive and rendered inaccessible to researchers. Years later, the Malmab team reexamined the document, and ordered that it remain classified. They could not have known that a few years later researchers from Akevot would find a copy of the text and run it past the military censors – who authorized its publication unconditionally. Now, after years of concealment, the gist of the document is being revealed here.

    The 25-page document begins with an introduction that unabashedly approves of the evacuation of the Arab villages. According to the author, the month of April “excelled in an increase of emigration,” while May “was blessed with the evacuation of maximum places.” The report then addresses “the causes of the Arab emigration.” According to the Israeli narrative that was disseminated over the years, responsibility for the exodus from Israel rests with Arab politicians who encouraged the population to leave. However, according to the document, 70 percent of the Arabs left as a result of Jewish military operations.

    Palestinian children awaiting distribution of milk by UNICEF at the Nazareth Franciscan Sisters’ convent, on January 1, 1950. AW / UN Photo

    The unnamed author of the text ranks the reasons for the Arabs’ departure in order of importance. The first reason: “Direct Jewish acts of hostility against Arab places of settlement.” The second reason was the impact of those actions on neighboring villages. Third in importance came “operations by the breakaways,” namely the Irgun and Lehi undergrounds. The fourth reason for the Arab exodus was orders issued by Arab institutions and “gangs” (as the document refers to all Arab fighting groups); fifth was “Jewish ’whispering operations’ to induce the Arab inhabitants to flee”; and the sixth factor was “evacuation ultimatums.”

    The author asserts that, “without a doubt, the hostile operations were the main cause of the movement of the population.” In addition, “Loudspeakers in the Arabic language proved their effectiveness on the occasions when they were utilized properly.” As for Irgun and Lehi operations, the report observes that “many in the villages of central Galilee started to flee following the abduction of the notables of Sheikh Muwannis [a village north of Tel Aviv]. The Arab learned that it is not enough to forge an agreement with the Haganah and that there are other Jews [i.e., the breakaway militias] to beware of.”

    The author notes that ultimatums to leave were especially employed in central Galilee, less so in the Mount Gilboa region. “Naturally, the act of this ultimatum, like the effect of the ’friendly advice,’ came after a certain preparing of the ground by means of hostile actions in the area.”
    An appendix to the document describes the specific causes of the exodus from each of scores of Arab locales: Ein Zeitun – “our destruction of the village”; Qeitiya – “harassment, threat of action”; Almaniya – “our action, many killed”; Tira – “friendly Jewish advice”; Al’Amarir – “after robbery and murder carried out by the breakaways”; Sumsum – “our ultimatum”; Bir Salim – “attack on the orphanage”; and Zarnuga – “conquest and expulsion.”

    Short fuse
    In the early 2000s, the Yitzhak Rabin Center conducted a series of interviews with former public and military figures as part of a project to document their activity in the service of the state. The long arm of Malmab seized on these interviews, too. Haaretz, which obtained the original texts of several of the interviews, compared them to the versions that are now available to the public, after large swaths of them were declared classified.

    These included, for example, sections of the testimony of Brig. Gen. (res.) Aryeh Shalev about the expulsion across the border of the residents of a village he called “Sabra.” Later in the interview, the following sentences were deleted: “There was a very serious problem in the valley. There were refugees who wanted to return to the valley, to the Triangle [a concentration of Arab towns and villages in eastern Israel]. We expelled them. I met with them to persuade them not to want that. I have papers about it.”

    In another case, Malmab decided to conceal the following segment from an interview that historian Boaz Lev Tov conducted with Maj. Gen. (res.) Elad Peled:
    Lev Tov: “We’re talking about a population – women and children?”
    Peled: “All, all. Yes.”
    Lev Tov: “Don’t you distinguish between them?”
    Peled: “The problem is very simple. The war is between two populations. They come out of their home.”
    Lev Tov: “If the home exists, they have somewhere to return to?”
    Peled: “It’s not armies yet, it’s gangs. We’re also actually gangs. We come out of the house and return to the house. They come out of the house and return to the house. It’s either their house or our house.”
    Lev Tov: “Qualms belong to the more recent generation?”
    Peled: “Yes, today. When I sit in an armchair here and think about what happened, all kinds of thoughts come to mind.”
    Lev Tov: “Wasn’t that the case then?”
    Peled: “Look, let me tell you something even less nice and cruel, about the big raid in Sasa [Palestinian village in Upper Galilee]. The goal was actually to deter them, to tell them, ‘Dear friends, the Palmach [the Haganah “shock troops”] can reach every place, you are not immune.’ That was the heart of the Arab settlement. But what did we do? My platoon blew up 20 homes with everything that was there.”
    Lev Tov: “While people were sleeping there?”
    Peled: “I suppose so. What happened there, we came, we entered the village, planted a bomb next to every house, and afterward Homesh blew on a trumpet, because we didn’t have radios, and that was the signal [for our forces] to leave. We’re running in reverse, the sappers stay, they pull, it’s all primitive. They light the fuse or pull the detonator and all those houses are gone.”

    IDF soldiers guarding Palestinians in Ramle, in 1948. Collection of Benno Rothenberg/The IDF and Defense Establishment Archives

    Another passage that the Defense Ministry wanted to keep from the public came from Dr. Lev Tov’s conversation with Maj. Gen. Avraham Tamir:
    Tamir: “I was under Chera [Maj. Gen. Tzvi Tzur, later IDF chief of staff], and I had excellent working relations with him. He gave me freedom of action – don’t ask – and I happened to be in charge of staff and operations work during two developments deriving from [Prime Minister David] Ben-Gurion’s policy. One development was when reports arrived about marches of refugees from Jordan toward the abandoned villages [in Israel]. And then Ben-Gurion lays down as policy that we have to demolish [the villages] so they won’t have anywhere to return to. That is, all the Arab villages, most of which were in [the area covered by] Central Command, most of them.”
    Lev Tov: “The ones that were still standing?”
    Tamir: “The ones that weren’t yet inhabited by Israelis. There were places where we had already settled Israelis, like Zakariyya and others. But most of them were still abandoned villages.”
    Lev Tov: “That were standing?”
    Tamir: “Standing. It was necessary for there to be no place for them to return to, so I mobilized all the engineering battalions of Central Command, and within 48 hours I knocked all those villages to the ground. Period. There’s no place to return to.”
    Lev Tov: “Without hesitation, I imagine.”
    Tamir: “Without hesitation. That was the policy. I mobilized, I carried it out and I did it.”

    Crates in vaults
    The vault of the Yad Yaari Research and Documentation Center is one floor below ground level. In the vault, which is actually a small, well-secured room, are stacks of crates containing classified documents. The archive houses the materials of the Hashomer Hatzair movement, the Kibbutz Ha’artzi kibbutz movement, Mapam, Meretz and other bodies, such as Peace Now.
    The archive’s director is Dudu Amitai, who is also chairman of the Association of Israel Archivists. According to Amitai, Malmab personnel visited the archive regularly between 2009 and 2011. Staff of the archive relate that security department teams – two Defense Ministry retirees with no archival training – would show up two or three times a week. They searched for documents according to such keywords as “nuclear,” “security” and “censorship,” and also devoted considerable time to the War of Independence and the fate of the pre-1948 Arab villages.
    “In the end, they submitted a summary to us, saying that they had located a few dozen sensitive documents,” Amitai says. “We don’t usually take apart files, so dozens of files, in their entirety, found their way into our vault and were removed from the public catalog.” A file might contain more than 100 documents.
    One of the files that was sealed deals with the military government that controlled the lives of Israel’s Arab citizens from 1948 until 1966. For years, the documents were stored in the same vault, inaccessible to scholars. Recently, in the wake of a request by Prof. Gadi Algazi, a historian from Tel Aviv University, Amitai examined the file himself and ruled that there was no reason not to unseal it, Malmab’s opinion notwithstanding.

    According to Algazi, there could be several reasons for Malmab’s decision to keep the file classified. One of them has to do with a secret annex it contains to a report by a committee that examined the operation of the military government. The report deals almost entirely with land-ownership battles between the state and Arab citizens, and barely touches on security matters.

    Another possibility is a 1958 report by the ministerial committee that oversaw the military government. In one of the report’s secret appendixes, Col. Mishael Shaham, a senior officer in the military government, explains that one reason for not dismantling the martial law apparatus is the need to restrict Arab citizens’ access to the labor market and to prevent the reestablishment of destroyed villages.
    A third possible explanation for hiding the file concerns previously unpublished historical testimony about the expulsion of Bedouin. On the eve of Israel’s establishment, nearly 100,000 Bedouin lived in the Negev. Three years later, their number was down to 13,000. In the years during and after the independence war, a number of expulsion operations were carried out in the country’s south. In one case, United Nations observers reported that Israel had expelled 400 Bedouin from the Azazma tribe and cited testimonies of tents being burned. The letter that appears in the classified file describes a similar expulsion carried out as late as 1956, as related by geologist Avraham Parnes:

    The evacuation of Iraq al-Manshiyya, near today’s Kiryat Gat, in March, 1949. Collection of Benno Rothenberg/The IDF and Defense Establishment Archives

    “A month ago we toured Ramon [crater]. The Bedouin in the Mohila area came to us with their flocks and their families and asked us to break bread with them. I replied that we had a great deal of work to do and didn’t have time. In our visit this week, we headed toward Mohila again. Instead of the Bedouin and their flocks, there was deathly silence. Scores of camel carcasses were scattered in the area. We learned that three days earlier the IDF had ‘screwed’ the Bedouin, and their flocks were destroyed – the camels by shooting, the sheep with grenades. One of the Bedouin, who started to complain, was killed, the rest fled.”

    The testimony continued, “Two weeks earlier, they’d been ordered to stay where they were for the time being, afterward they were ordered to leave, and to speed things up 500 head were slaughtered.... The expulsion was executed ‘efficiently.’” The letter goes on to quote what one of the soldiers said to Parnes, according to his testimony: “They won’t go unless we’ve screwed their flocks. A young girl of about 16 approached us. She had a beaded necklace of brass snakes. We tore the necklace and each of us took a bead for a souvenir.”

    The letter was originally sent to MK Yaakov Uri, from Mapai (forerunner of Labor), who passed it on to Development Minister Mordechai Bentov (Mapam). “His letter shocked me,” Uri wrote Bentov. The latter circulated the letter among all the cabinet ministers, writing, “It is my opinion that the government cannot simply ignore the facts related in the letter.” Bentov added that, in light of the appalling contents of the letter, he asked security experts to check its credibility. They had confirmed that the contents “do in fact generally conform to the truth.”

    Nuclear excuse
    It was during the tenure of historian Tuvia Friling as Israel’s chief archivist, from 2001 to 2004, that Malmab carried out its first archival incursions. What began as an operation to prevent the leakage of nuclear secrets, he says, became, in time, a large-scale censorship project.
    “I resigned after three years, and that was one of the reasons,” Prof. Friling says. “The classification placed on the document about the Arabs’ emigration in 1948 is precisely an example of what I was apprehensive about. The storage and archival system is not an arm of the state’s public relations. If there’s something you don’t like – well, that’s life. A healthy society also learns from its mistakes.”

    Why did Friling allow the Defense Ministry to have access the archives? The reason, he says, was the intention to give the public access to archival material via the internet. In discussions about the implications of digitizing the material, concern was expressed that references in the documents to a “certain topic” would be made public by mistake. The topic, of course, is Israel’s nuclear project. Friling insists that the only authorization Malmab received was to search for documents on that subject.

    But Malmab’s activity is only one example of a broader problem, Friling notes: “In 1998, the confidentiality of the [oldest documents in the] Shin Bet and Mossad archives expired. For years those two institutions disdained the chief archivist. When I took over, they requested that the confidentiality of all the material be extended [from 50] to 70 years, which is ridiculous – most of the material can be opened.”

    In 2010, the confidentiality period was extended to 70 years; last February it was extended again, to 90 years, despite the opposition of the Supreme Council of Archives. “The state may impose confidentiality on some of its documentation,” Friling says. “The question is whether the issue of security doesn’t act as a kind of cover. In many cases, it’s already become a joke.”
    In the view of Yad Yaari’s Dudu Amitai, the confidentiality imposed by the Defense Ministry must be challenged. In his period at the helm, he says, one of the documents placed in the vault was an order issued by an IDF general, during a truce in the War of Independence, for his troops to refrain from rape and looting. Amitai now intends to go over the documents that were deposited in the vault, especially 1948 documents, and open whatever is possible. “We’ll do it cautiously and responsibly, but recognizing that the State of Israel has to learn how to cope with the less pleasant aspects of its history.”
    In contrast to Yad Yaari, where ministry personnel no longer visit, they are continuing to peruse documents at Yad Tabenkin, the research and documentation center of the United Kibbutz Movement. The director, Aharon Azati, reached an agreement with the Malmab teams under which documents will be transferred to the vault only if he is convinced that this is justified. But in Yad Tabenkin, too, Malmab has broadened its searches beyond the realm of nuclear project to encompass interviews conducted by archival staff with former members of the Palmach, and has even perused material about the history of the settlements in the occupied territories.

    Malmab has, for example, shown interest in the Hebrew-language book “A Decade of Discretion: Settlement Policy in the Territories 1967-1977,” published by Yad Tabenkin in 1992, and written by Yehiel Admoni, director of the Jewish Agency’s Settlement Department during the decade he writes about. The book mentions a plan to settle Palestinian refugees in the Jordan Valley and to the uprooting of 1,540 Bedouin families from the Rafah area of the Gaza Strip in 1972, including an operation that included the sealing of wells by the IDF. Ironically, in the case of the Bedouin, Admoni quotes former Justice Minister Yaakov Shimshon Shapira as saying, “It is not necessary to stretch the security rationale too far. The whole Bedouin episode is not a glorious chapter of the State of Israel.”

    Palestinian refugees leaving their village, unknown location, 1948. UNRWA

    According to Azati, “We are moving increasingly to a tightening of the ranks. Although this is an era of openness and transparency, there are apparently forces that are pulling in the opposite direction.”
    Unauthorized secrecy
    About a year ago, the legal adviser to the State Archives, attorney Naomi Aldouby, wrote an opinion titled “Files Closed Without Authorization in Public Archives.” According to her, the accessibility policy of public archives is the exclusive purview of the director of each institution.
    Despite Aldouby’s opinion, however, in the vast majority of cases, archivists who encountered unreasonable decisions by Malmab did not raise objections – that is, until 2014, when Defense Ministry personnel arrived at the archive of the Harry S. Truman Research Institute at the Hebrew University of Jerusalem. To the visitors’ surprise, their request to examine the archive – which contains collections of former minister and diplomat Abba Eban and Maj. Gen. (res.) Shlomo Gazit – was turned down by its then director, Menahem Blondheim.

    According to Blondheim, “I told them that the documents in question were decades old, and that I could not imagine that there was any security problem that would warrant restricting their access to researchers. In response, they said, ‘And let’s say there is testimony here that wells were poisoned in the War of Independence?’ I replied, ‘Fine, those people should be brought to trial.’”
    Blondheim’s refusal led to a meeting with a more senior ministry official, only this time the attitude he encountered was different and explicit threats were made. Finally the two sides reached an accommodation.
    Benny Morris is not surprised at Malmab’s activity. “I knew about it,” he says “Not officially, no one informed me, but I encountered it when I discovered that documents I had seen in the past are now sealed. There were documents from the IDF Archive that I used for an article about Deir Yassin, and which are now sealed. When I came to the archive, I was no longer allowed to see the original, so I pointed out in a footnote [in the article] that the State Archive had denied access to documents that I had published 15 years earlier.”
    The Malmab case is only one example of the battle being waged for access to archives in Israel. According to the executive director of the Akevot Institute, Lior Yavne, “The IDF Archive, which is the largest archive in Israel, is sealed almost hermetically. About 1 percent of the material is open. The Shin Bet archive, which contains materials of immense importance [to scholars], is totally closed apart from a handful of documents.”

    A report written by Yaacov Lozowick, the previous chief archivist at the State Archives, upon his retirement, refers to the defense establishment’s grip on the country’s archival materials. In it, he writes, “A democracy must not conceal information because it is liable to embarrass the state. In practice, the security establishment in Israel, and to a certain extent that of foreign relations as well, are interfering with the [public] discussion.”

    Advocates of concealment put forward several arguments, Lozowick notes: “The uncovering of the facts could provide our enemies with a battering ram against us and weaken the determination of our friends; it’s liable to stir up the Arab population; it could enfeeble the state’s arguments in courts of law; and what is revealed could be interpreted as Israeli war crimes.” However, he says, “All these arguments must be rejected. This is an attempt to hide part of the historical truth in order to construct a more convenient version.”

    What Malmab says
    Yehiel Horev was the keeper of the security establishment’s secrets for more than two decades. He headed the Defense Ministry’s security department from 1986 until 2007 and naturally kept out of the limelight. To his credit, he now agreed to talk forthrightly to Haaretz about the archives project.
    “I don’t remember when it began,” Horev says, “but I do know that I started it. If I’m not mistaken, it started when people wanted to publish documents from the archives. We had to set up teams to examine all outgoing material.”
    From conversations with archive directors, it’s clear that a good deal of the documents on which confidentiality was imposed relate to the War of Independence. Is concealing the events of 1948 part of the purpose of Malmab?

    Palestinian refugees in the Ramle area, 1948. Boris Carmi / The IDF and Defense Establishment Archives

    “What does ‘part of the purpose’ mean? The subject is examined based on an approach of whether it could harm Israel’s foreign relations and the defense establishment. Those are the criteria. I think it’s still relevant. There has not been peace since 1948. I may be wrong, but to the best of my knowledge the Arab-Israeli conflict has not been resolved. So yes, it could be that problematic subjects remain.”

    Asked in what way such documents might be problematic, Horev speaks of the possibility of agitation among the country’s Arab citizens. From his point of view, every document must be perused and every case decided on its merits.

    If the events of 1948 weren’t known, we could argue about whether this approach is the right one. That is not the case. Many testimonies and studies have appeared about the history of the refugee problem. What’s the point of hiding things?
    “The question is whether it can do harm or not. It’s a very sensitive matter. Not everything has been published about the refugee issue, and there are all kinds of narratives. Some say there was no flight at all, only expulsion. Others say there was flight. It’s not black-and-white. There’s a difference between flight and those who say they were forcibly expelled. It’s a different picture. I can’t say now if it merits total confidentiality, but it’s a subject that definitely has to be discussed before a decision is made about what to publish.”

    For years, the Defense Ministry has imposed confidentiality on a detailed document that describes the reasons for the departure of those who became refugees. Benny Morris has already written about the document, so what’s the logic of keeping it hidden?
    “I don’t remember the document you’re referring to, but if he quoted from it and the document itself is not there [i.e., where Morris says it is], then his facts aren’t strong. If he says, ‘Yes, I have the document,’ I can’t argue with that. But if he says that it’s written there, that could be right and it could be wrong. If the document were already outside and were sealed in the archive, I would say that that’s folly. But if someone quoted from it – there’s a difference of day and night in terms of the validity of the evidence he cited.”

    In this case, we’re talking about the most quoted scholar when it comes to the Palestinian refugees.
    “The fact that you say ‘scholar’ makes no impression on me. I know people in academia who spout nonsense about subjects that I know from A to Z. When the state imposes confidentiality, the published work is weakened, because he doesn’t have the document.”

    But isn’t concealing documents based on footnotes in books an attempt to lock the barn door after the horses have bolted?
    “I gave you an example that this needn’t be the case. If someone writes that the horse is black, if the horse isn’t outside the barn, you can’t prove that it’s really black.”

    There are legal opinions stating that Malmab’s activity in the archives is illegal and unauthorized.
    “If I know that an archive contains classified material, I am empowered to tell the police to go there and confiscate the material. I can also utilize the courts. I don’t need the archivist’s authorization. If there is classified material, I have the authority to act. Look, there’s policy. Documents aren’t sealed for no reason. And despite it all, I won’t say to you that everything that’s sealed is 100 percent justified [in being sealed].”

    The Defense Ministry refused to respond to specific questions regarding the findings of this investigative report and made do with the following response: “The director of security of the defense establishment operates by virtue of his responsibility to protect the state’s secrets and its security assets. The Malmab does not provide details about its mode of activity or its missions.”

    Lee Rotbart assisted in providing visual research for this article.

    (1) https://www.haaretz.co.il/st/inter/Heng/1948.pdf

  • How music about space became music about drugs - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613762/space-music-drugs

    The rock era and the space age exist on parallel time lines. The Soviets launched Sputnik in October 1957, the same month Elvis Presley hit #1 with “Jailhouse Rock.” The first Beatles single, “Love Me Do,” was released 23 days after John F. Kennedy declared that America would go to the moon (and not because it was easy, but because it was hard). Apollo 11 landed the same summer as Woodstock. These specific events are (of course) coincidences. Yet the larger arc is not. Mankind’s assault upon the heavens was the most dramatic achievement of the 20th century’s second half, simultaneous with rock’s transformation of youth culture. It does not take a deconstructionist to see the influence of the former on the latter. The number of pop lyrics fixated on the concept of space is massive, and perhaps even predictable. It was the language of the era. But what’s more complicated is what that concept came to signify, particularly in terms of how the silence of space was somehow supposed to sound.

    The principal figure in this conversation is also the most obvious: David Bowie. In a playlist of the greatest pop songs ever written about life beyond the stratosphere, 1969’s “Space Oddity” would be the opening cut, a musical experience so definitive that its unofficial sequel—the 1983 synth-pop “Major Tom (Coming Home)” by German one-hit wonder Peter Schilling—would probably be track number two. The lyrical content of “Space Oddity” is spoken more than sung, and the story is straightforward: an astronaut (Major Tom) rockets into space and something goes terribly wrong. It’s odd, in retrospect, that a song with such a pessimistic view of space travel would be released just 10 days before Neil Armstrong stepped on the lunar surface. That level of pessimism, however, would become the standard way for rock musicians to write about science. Outside of Sun Ra or Ace Frehley, it’s hard to find serious songs about space that aren’t framed as isolating or depressing.

    Space is a vacuum: the only song capturing the verbatim resonance of space is John Cage’s perfectly silent “4’33".” Any artist purporting to embody the acoustics of the cosmos is projecting a myth. That myth, however, is collective and widely understood. Space has no sound, but certain sounds are “spacey.” Part of this is due to “Space Oddity”; another part comes from cinema, particularly the soundtrack to 2001 (the epic power of classical music by Richard Strauss and György Ligeti). Still another factor is the consistent application of specific instruments, like the ondes martenot (a keyboard that vaguely simulates a human voice, used most famously in the theme to the TV show Star Trek). The shared assumptions about what makes music extraterrestrial are now so accepted that we tend to ignore how strange it is that we all agree on something impossible.

    Unsurprisingly, the ambiance of these tracks merged with psychedelic tendencies. The idea of “music about space” became shorthand for “music about drugs,” and sometimes for “music to play when you are taking drugs and thinking about space.” And this, at a base level, is the most accurate definition of the genre we now called space rock.

    The apotheosis of all the fake audio signifiers for interstellar displacement, Dark Side of the Moon (and its 1975 follow-up Wish You Were Here) perfected the synthesizer, defining it as the musical vehicle for soundtracking the future. Originally conceived as a way to replicate analog instruments, first-generation synthesizers saw their limitations become their paradoxical utility: though incapable of credibly simulating a real guitar, they could create an unreal guitar tone that was innovative and warmly inhuman. It didn’t have anything to do with actual astronomy, but it seemed to connote both the wonder and terror of an infinite universe. By now, describing pop music as “spacey” usually just means it sounds a little like Pink Floyd.

    What has happened, it seems, is that our primitive question about the moon’s philosophical proximity to Earth has been incrementally resolved. What once seemed distant has microscoped to nothingness. When rock music was new, space was new—and it seemed so far beyond us. Anything was possible. It was a creative dreamscape. But you know what? We eventually got there. We went to space so often that people got bored. The two Voyager craft had already drifted past Pluto before Nirvana released Nevermind in 1991. You can see a picture of a black hole in the New York Times. The notion that outer space is vast and unknowable has been replaced by the notion that space is exactly as it should be, remarkable as it is anodyne.

    #Musique #Espace #David_Bowie #Pink_Floyd

  • Imogen Heap : NPR Music Tiny Desk Concert
    https://www.youtube.com/watch?v=3QtklTXbKUQ

    à partir de 9’10" la chanteuse ingénieure présente les #gants et le logiciel Glover qu’elle a créés. Cyber super.

    #chant #musique #beau

    on peut acheter les gants sur https://mimugloves.com à partir d’août 2019 pour 3000$ (mais tout est déjà vendu, argl)

    plus d’infos et de vidéos
    https://www.engadget.com/2019/04/26/mi-mu-imogen-heap-musical-gloves-price-launch-date
    https://www.youtube.com/results?search_query=mimugloves

  • Les « dark patterns », ces procédés qui permettent aux sites d’e-commerce d’orienter vos achats
    https://www.lalibre.be/economie/digital/les-dark-patterns-ces-procedes-qui-permettent-aux-sites-d-e-commerce-d-orien

    L’e-commerce belge a généré près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018, soit 20% de plus que l’année précédente. Pour pousser les internautes à la consommation, certains sites en ligne ont recours aux « dark patterns », des astuces de designs d’interface « douteux » qui orientent, voire trompent, les utilisateurs. « 3 personnes regardent aussi cette offre », « Marie a économisé 10€ en achetant ce jean », « Il vous manque 32€ pour profiter de la livraison gratuite »... Vous les voyez souvent sur les (...)

    #Amazon #Airbnb #algorithme #manipulation #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #marketing (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##profiling

  • The Chernobyl Podcast


    RSS: https://feeds.megaphone.fm/thechernobylpodcast

    The official podcast of the miniseries Chernobyl, from HBO and Sky. Join host Peter Sagal (NPR’s “Wait Wait...Don’t Tell Me!”) and series creator, writer and executive producer Craig Mazin after each episode as they discuss the true stories that shaped the scenes, themes and characters.

    Great podcast to listen to once you’ve watched the HBO series. The author explains the narrative choices he had to make and how much/when the series departs from what actually happened.

    And for good measure, two episodes of the BBC’s ’More or Less’:
    (RSS: https://podcasts.files.bbci.co.uk/p02nrss1.rss )
    1) Questioning the Chernobyl disaster death count

    The recent TV miniseries ‘Chernobyl’ has stirred up debate online about the accuracy of its portrayal of the explosion at a nuclear power plant in the former Soviet state of Ukraine. We fact-check the programme and try and explain why it so hard to say how many people will die because of the Chernobyl disaster.

    http://open.live.bbc.co.uk/mediaselector/6/redir/version/2.0/mediaset/audio-nondrm-download/proto/http/vpid/p07dtdwq.mp3

    2) Is nuclear power actually safer than you think?

    We questioned the death count of the Chernobyl nuclear disaster in last week’s More or Less podcast. In the end, Professor Jim Smith of Portsmouth University came up with an estimate of 15,000 deaths.

    But we wondered how deadly nuclear power is overall when compared to other energy sources? Dr Hannah Ritchie of the University of Oxford joins Charlotte McDonald to explore.

    http://open.live.bbc.co.uk/mediaselector/6/redir/version/2.0/mediaset/audio-nondrm-download/proto/http/vpid/p07fgfl5.mp3

    #podcast #chernobyl #statistics

  • La réforme de l’assurance-chômage pourrait avoir un impact plus massif qu’annoncé
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/07/04/la-reforme-de-l-assurance-chomage-pourrait-avoir-un-impact-plus-massif-qu-an

    Une note de l’Unédic indique que plus d’un million de demandeurs d’emploi pourraient voir leurs droits à indemnisation réduits, soit un effectif plus important que celui évoqué par le gouvernement.

    Même si son incidence reste difficile à apprécier à ce stade, la réforme de l’assurance-chômage risque fort de pénaliser un plus grand nombre de demandeurs d’emplois que ce qui avait été évoqué au départ par l’exécutif. C’est l’un des enseignements d’un « document de travail » de l’Unédic dont un extrait a été révélé par Les Echos et que Le Monde s’est procuré dans son intégralité.

    D’après cette note d’une vingtaine de pages, plus d’un million de personnes pourraient être touchées, alors que le ministère du travail avait évoqué un ordre de grandeur de 600 000 à 700 000. La plus grande prudence s’impose au sujet de ces données. Comme le mentionne l’Unédic, il ne s’agit pas « d’une analyse complète ni d’un chiffrage consolidé des impacts », car beaucoup d’incertitudes règnent encore sur la portée exacte des mesures. Celles-ci doivent faire l’objet d’un décret en Conseil d’Etat dont le contenu n’est pas encore connu.
    L’étude en question se propose de livrer de « premiers repères » sur la réforme, en se fondant sur le dossier de presse communiqué aux journalistes, le 18 juin, lorsque le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud, ont présenté, à grands traits, une série de dispositions pour transformer le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Celles-ci modifient le calcul de la somme octroyée aux personnes et durcissent les conditions d’entrée dans le dispositif.

    Deux raisons, au moins, sont invoquées : comme le chômage tend à reculer, le régime peut se montrer moins généreux. Le but est également de corriger des règles qui, aux yeux du pouvoir en place, ont pour effet de dissuader des dizaines de milliers d’individus de refuser une activité stable – contribuant, ainsi, à les enfermer dans la précarité. Une situation qui, au passage, coûte cher à l’assurance-chômage car celle-ci leur verse un « revenu de remplacement ». La réforme vise d’ailleurs à réaliser des économies de l’ordre de 3,4 milliards d’euros, entre novembre 2019 et fin 2021.`

    Refonte des droits rechargeables

    Parmi les mesures dévoilées le 18 juin, celle susceptible de toucher le plus grand nombre a trait aux modalités de calcul de la prestation (désormais basées sur un salaire mensuel moyen). Elle aura comme conséquence d’amoindrir « l’allocation journalière » pour celles et ceux qui auront « travaillé de manière discontinue ».

    Pour l’heure, « il est délicat (…) d’estimer la population concernée », souligne l’Unédic, mais environ « 1,2 million de personnes seraient affectées, à des niveaux variables » (de quelques euros par mois à nettement plus). Leurs ressources étant amputées, elles pourraient être éligibles à « d’autres prestations sociales » (prime d’activité, RSA, aides au logement). Autre effet indirect : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire », est-il indiqué dans la note.

    L’Unédic passe également au crible les critères, beaucoup plus stricts à l’avenir, pour être couvert par le régime. Il faudra en effet avoir travaillé six mois (et non plus quatre) sur deux ans (contre vingt-huit mois) pour bénéficier d’une indemnisation. S’y ajoutera la refonte des droits rechargeables, qui permettent à un allocataire de reconstituer ses droits chaque fois qu’il retrouve un emploi : le seuil pour bénéficier de ce mécanisme sera six fois plus haut (soit au bout de six mois d’activité, contre un aujourd’hui). Résultat : de 500 000 à 550 000 personnes « seraient donc impactées [chaque année] par une ouverture de droit retardée ou annulée », écrit l’Unédic.

    Public affecté difficile à objectiver

    Précision importante : les effectifs concernés (1,2 million d’un côté, 500 000 à 550 000 de l’autre) ne peuvent pas être additionnés « car une partie des allocataires seraient [touchés] par les deux effets ».
    Enfin, le document de travail examine la dégressivité des prestations accordées aux salariés bien payés : ceux qui percevaient une rémunération de plus de 4 500 euros brut par mois (soit environ 3 500 nets) lorsqu’ils travaillaient verront leur indemnisation coupée de 30 % à l’issue du septième mois.

    Sur l’incidence de cette mesure, l’Unédic se montre tout aussi prudente, en rapportant que fin 2017, environ 65 000 personnes étaient prises en charge par le régime après avoir perçu au moins 4 000 euros nets par mois de leur employeur. Autrement dit, la logique voudrait que la dégressivité s’applique à un effectif un peu supérieur (puisqu’il faudrait y ajouter ceux qui ont gagné entre 3 500 et 4 000 euros nets par mois quand ils étaient en poste). Mais les plus de 57 ans ne seront pas concernés tout comme ceux que l’assurance-chômage a aidés pendant moins de six mois. Le public affecté au final par cette disposition reste donc difficile à objectiver, peut-être aux environs de 50 000, glisse une source proche du dossier.

    #chômeurs #allocations #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    • La réforme de l’assurance-chômage pénalisera un chômeur indemnisé sur deux, MATHILDE GOANEC ET DAN ISRAEL
      https://www.mediapart.fr/journal/economie/040719/la-reforme-de-l-assurance-chomage-penalisera-un-chomeur-indemnise-sur-deux

      Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi. Mediapart publie le document intégral et en décrypte les principaux points.

      La réforme des conditions d’accès à l’assurance-chômage, annoncée le 18 juin par le gouvernement, aura des conséquences néfastes pour près de la moitié des demandeurs d’emploi indemnisés par Pôle emploi. Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi (1 010 euros en moyenne).

      Mediapart dévoile ce document, également publié en partie par RTL et évoqué par Les Échos (qui indiquent faussement que seules 500 000 personnes seront affectées). La note, préparée en vue d’une « réunion des conseillers techniques » de l’Unédic qui a eu lieu le 2 juillet, fait le tour, à un « premier niveau d’approximation », des mesures telles que détaillées dans le dossier de presse. Elle bat en brèche l’estimation du gouvernement, qui avait comptabilisé 600 000 à 700 000 personnes impactées par au moins l’une des mesures présentées. Ce sont en fait deux fois plus de chômeurs, en grande partie les plus précaires, qui seront touchés, en partie dès le mois de novembre, puis à plein en avril prochain.

      Le ministère du travail précise systématiquement que l’on ne peut pas parler de « perdants », puisque cela serait supposer que « les personnes et les entreprises ne modifieront pas leurs pratiques, ce qui reviendrait à dire que la réforme n’aura aucun impact ». Peut-être. Il est néanmoins incontestable que la réforme réduira les droits des chômeurs, avec un net durcissement des conditions d’accès à l’assurance-chômage et de renouvellement des droits, ainsi qu’une nouvelle façon de calculer les indemnités versées, qui pénaliseront les demandeurs d’emploi ayant occupé des emplois peu stables.

      L’Unédic anticipe trois effets à la réforme, qui pourront d’ailleurs toucher plusieurs fois les mêmes personnes : « moins de demandeurs d’emploi ouvriront un droit » ; « pour certains allocataires la durée du droit sera plus courte » ; « l’allocation journalière sera plus faible pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue ».

      « Ces mesures vont contribuer efficacement à lutter contre le chômage de masse », avait assuré Édouard Philippe le 18 juin. Le premier ministre table sur une baisse « de 150 000 à 250 000 » demandeurs d’emploi, rien que par les mesures dévoilées. Au vu de leur sévérité, on peut en effet penser qu’elles pousseront certains chômeurs à reprendre à tout prix un emploi, même sous-qualifié, privant par là-même de postes d’autres demandeurs d’emploi moins diplômés. D’autres chômeurs seront tout simplement éjectés du régime d’indemnisation, sans garantie de retrouver réellement un emploi.

      L’Unédic souligne d’ailleurs que les « éjectés » du régime vont peser sur les minimas sociaux, eux aussi sous la menace d’une réforme qui pourrait contribuer à leur amoindrissement (lire ici notre papier sur le RUA) : « Des effets de transferts sont à attendre vers d’autres prestations sociales, notamment la prime d’activité, le RSA et les aides au logement. En particulier, sous conditions de ressources du foyer, 1 euro d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) se substitue à 1 euro de prime d’activité. »
      Dans le détail, la mesure qui permettra à l’État d’économiser le plus d’argent (80 % des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées d’ici à la fin 2021) concernera environ 500 000 personnes, selon l’Unédic. Il s’agit du durcissement des conditions d’entrée dans le régime de l’assurance-chômage : pour être indemnisé par Pôle emploi, il faudra avoir travaillé l’équivalent de 6 mois durant les 24 mois précédents, alors qu’aujourd’hui, seuls 4 mois travaillés sur 28 (et sur 36 mois pour les plus de 53 ans) sont nécessaires. Tous les allocataires ayant une affiliation inférieure à 6 mois, y compris ceux qui rechargent leur droit, seront donc concernés.

      Par ailleurs, l’organisme de gestion de l’assurance-chômage estime que le passage de la période de référence de 28 à 24 mois pour les moins de 53 ans devrait raccourcir la durée de droit « d’un peu moins de 250 000 allocataires ».

      La note rappelle aussi cette évidence : c’est la fin des « droits rechargeables », qui furent pourtant considérés comme une avancée notable, notamment aux yeux de la CFDT. Aujourd’hui, un mois travaillé suffit à rouvrir des droits au chômage. À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois. « La notion de rechargement ne présente plus aucune spécificité au regard d’une ouverture de droits, dans la mesure où la condition d’affiliation minimale est identique à une admission », rappelle l’Unédic. À compter du 1er avril, les règles de calcul de l’indemnisation seront aussi revues.

      Au lieu d’être calculées à partir des jours travaillés seulement (comme elles le sont depuis exactement 40 ans), les indemnités le seront à partir du revenu moyen des mois où un salarié a travaillé. Y compris s’il n’a rien gagné pendant plusieurs semaines de ce mois.

      Pour l’Unédic, « il est délicat à ce stade d’estimer la population concernée ». Mais en se basant sur diverses analyses élaborées depuis trois ans, elle évalue à environ 1,2 million de personnes touchées par ce nouveau mode de calcul, qui pourra aboutir à des baisses importantes d’indemnisation, soit « environ la moitié des entrants » à Pôle emploi ! Économies attendues : 690 millions d’ici à 2021.

      Ces mesures très dures contre les chômeurs sont à mettre en balance avec la mesure employée par le gouvernement pour mettre en place le « bonus-malus » sur les cotisations sociales payées par les entreprises utilisant trop d’emplois courts. Déjà évoquée par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle, la mesure est citée comme primordiale au ministère du travail depuis le lancement des premières pistes sur la réforme, en octobre 2017.

      Pourtant, seuls sept secteurs professionnels sur 38 seront finalement concernés, et deux mastodontes ayant massivement recours aux contrats courts y échapperont : le bâtiment et le médico-social. Les petites entreprises de moins de douze salariés ne seront pas visées et le montant de la modulation maximale sera faible : les employeurs dont les effectifs tournent beaucoup verront leurs cotisations sociales alourdies de 0,95 % au maximum. Et ceux dont la main-d’œuvre est la plus stable auront droit à un bonus pouvant aller jusqu’à 1,05 %. Et surtout, alors que le ministère du travail avait annoncé que les « bonus-malus » entreraient « en application au 1er janvier 2020 », la mesure ne sera en fait effective qu’un an plus tard, à partir du 1er janvier 2021.

      À plusieurs reprises, l’Unédic pose la question du coût et du financement des dispositifs d’accompagnement. La réforme propose ainsi trois nouveautés, un « pack démarrage » pour les chômeurs qui s’inscrivent à Pôle emploi, un « pack de remobilisation » pour les inscrits qui cumulent emploi et chômage, et un renforcement de l’accompagnement à la formation.

      « Le recours à des opérateurs privés se fait-il à moyens constants ? », interrogent benoîtement les rédacteurs de la note. « Les recrutements supplémentaires à Pôle emploi correspondent-ils à des postes pérennes ? », puisque pour le moment le renfort se limite selon le gouvernement à 1 000 CDD de longue durée. Et surtout : « Comment le budget de Pôle emploi est-il abondé pour financer ces postes ? ». Des sujets plus épineux qui devraient être tranchés dans le cadre de la « convention tripartite » entre Pôle emploi, l’Unédic et l’État, qui devrait être signée en septembre, avec 9 mois de retard sur les délais prévus.

      D’autres interrogations, multiples, parsèment la note concernant les conséquences concrètes de la réforme annoncée, et son articulation avec les mesures déjà existantes. Elles montrent le flou dans lequel évoluent les acteurs institutionnels du dossier, et il n’est pas certain que les décrets détaillant les mesures annoncées, attendus dans les semaines à venir, apportent toutes les réponses. Un seul exemple des effets de bords non mentionnés par le gouvernement : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire » des demandeurs d’emploi indemnisés.

      Le 18 juin, dans un gigantesque lapsus, Muriel Pénicaud avait vanté « une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et pour la précarité » (à 40’30” de cette vidéo https://twitter.com/gouvernementFR/status/1140923209300054016 qui commence par un 1er ministre déclarant " cette ambition c’est d’arriver au plein emploi, pas en une fois, pas en un jour...") . Elle n’avait pas menti.

      #chômeurs #travailleurs_précaires #allocations #droits_rechargeables #prime_d'activité

    • Vers une baisse des allocations pour 1,2 million de chômeurs : la ministre du Travail conteste ces chiffres
      https://www.bfmtv.com/economie/vers-une-baisse-des-allocations-pour-12-million-de-chomeurs-la-ministre-du-tr

      La réforme doit « permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail » qui soit « stable, durable, pas un job kleenex », a affirmé la ministre du Travail.

      L’Unédic a estimé que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes. Pour la ministre du Travail, « Avec les comportements induits, on pense qu’au maximum il y aura 600.000 à 700.000 personnes concernées ».

  • Montpellier : Des étudiants condamnés pour avoir entonné des chants saluant le suicide de policiers
    https://www.20minutes.fr/justice/2556427-20190704-montpellier-etudiants-condamnes-avoir-entonne-chants-salu

    Quatre étudiants ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier, dans l’Hérault, à trois mois de prison avec sursis pour outrage, pour avoir entonné, le 29 avril dernier, des chants saluant le suicide de policiers.​

    Ils étaient accusés d’avoir, le 29 avril dernier, alors qu’ils étaient venus soutenir un « gilet jaune » devant le tribunal de Montpellier, chanté devant les policiers déployés sur le parvis : « Elle est où la capitaine, pan, pan, pan ! » et « Un flic suicidé à moitié pardonné ». Une capitaine de police, mère de deux enfants, s’était suicidée quelques jours auparavant, le 18 avril, dans son bureau de l’hôtel de police de Montpellier.

    […]

    Les quatre condamnés, deux jeunes femmes et deux jeunes hommes, ont également été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles, et 500 euros au syndicat de police Alliance. Le juge leur a expliqué ce jeudi matin en rendant son délibéré que sa décision était notamment fondée sur les témoignages de huit policiers assermentés, et sur des vidéos.

  • Pourquoi la loi Avia sur la haine en ligne fait l’unanimité contre elle
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/pourquoi-la-loi-avia-sur-la-haine-en-ligne-fait-l-unanimite-contre-elle-82

    Qu’il s’agisse des fédérations professionnelles du numérique, des observateurs de la société numérique, ou des défenseurs des libertés, les acteurs du numérique français sont vent debout contre la loi Avia sur la haine en ligne, actuellement débattue à l’Assemblée nationale. Explications.

    Tout le monde s’accorde sur la nécessité de la loi Avia : il faut agir contre la haine en ligne et le cyberharcèlement. Oui, mais comment ? C’est là que le bât blesse, car plus les contours du futur texte se dévoilent, plus les acteurs du numérique français, de tous bords politiques et représentant des intérêts différents, se braquent contre le projet du gouvernement.
    Ce que prévoit la loi Avia

    La mesure phare de la proposition de loi de la députée LREM Laetitia Avia prévoyait à l’origine d’obliger les plateformes Internet à retirer en moins de 24 heures les contenus haineux signalés par les autorités ou par le public. Par contenus haineux, le texte entendait au départ les contenus comportant manifestement une incitation à la haine à raison de la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap.

    Mais après son passage au Conseil d’Etat et en commission des lois, des députés ont élargi sa protée en proposant une série d’amendements. Les députés proposent ainsi d’étendre l’obligation de retrait en moins de 24 heures pour des infractions comme le harcèlement sexuel, la traite des êtres humains, le proxénétisme, la mise à disposition de mineurs à contenus pornographiques ou encore l’apologie du terrorisme. Les réseaux sociaux ne sont également plus les seules plateformes concernées : un amendement veut aussi soumettre à la loi les moteurs de recherche, pour déréférencer le contenu problématique.
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    Un texte « fourre-tout », trop de « contenus gris » à gérer

    D’une manière générale, les grandes entreprises du numérique et de l’internet affichent leur soutien au renforcement de la lutte contre la haine en ligne, et au principe d’un renforcement de la réglementation en la matière. Mais l’obligation de retrait de contenu en moins de 24 heures inquiète bon nombre de professionnels, dans la mesure où elle obligera les plateformes à décider très rapidement par elles-mêmes si tel ou tel contenu contrevient à la loi, au risque de générer une cascade de polémiques et de conflits juridiques.

    « Le texte s’est trop élargi, il devient fourre-tout. On se retrouve aujourd’hui avec des choses qui relèvent de la haine en ligne et des choses qui relèvent de la morale publique, comme le proxénétisme et la pornographie. Est-ce le rôle des plateformes de définir la morale publique et de pratiquer une forme de censure ? » s’interroge Loïc Rivière, le directeur général de Tech in France, qui représente les intérêts des plateformes.

    Ainsi, les trois organisations professionnelles du secteur -Syntec Numérique qui revendique 2.000 adhérents parmi les entreprises de l’informatique et du conseil en technologies, Tech in France qui groupe les intérêts de 400 entreprises du numérique, et l’Asic qui réunit des grands acteurs de l’Internet- ont publié une mise en garde commune contre « l’inefficacité » de la future loi si son périmètre reste aussi large.

    Selon eux, le texte « risque paradoxalement d’offrir moins de protection aux citoyens qui en ont pourtant le plus besoin » :

    "Le volume de contenus « gris » à traiter" en 24 heures, c’est-à-dire du contenu à la frontière, qui nécessite un examen approfondi pour savoir s’il doit être retiré ou pas, serait tellement important que les plateformes n’auraient pas les moyens de les traiter, devenant ainsi inefficaces", déplore Loïc Rivière.

    Le texte commun aux trois organisations professionnelles demande davantage de « proportionnalité », avec une « gradation » en fonction de la gravité des messages concernés.

    "On attribue aux réseaux sociaux et aux moteurs de recherche un rôle de régulation des contenus et de référencement des contenus « acceptables » qui sort de leurs obligations sociétales peuvent s’apparenter à de la censure, et pose des problèmes de légitimité", ajoute le dirigeant.

    Flou juridique et atteintes aux libertés pour les défenseurs des droits de l’internaute

    Pour Salwa Toko, la présidente du Conseil national du numérique (instance consultative qui rassemble à la fois acteurs associatifs et professionnels de l’internet), le texte ne parvient pas à bien clarifier quels contenus les plateformes doivent accepter, et quels contenus elles doivent refuser.

    La proposition de loi « ne donne pas une définition juridique et bien précise », souligne-t-elle. Elle rejoint les acteurs professionnels sur l’avis que ce n’est pas à Facebook, Twitter, YouTube ou Google de déterminer ce qui censurable et ce qui ne l’est pas.

    « Nous regrettons que le pouvoir judiciaire ne soit pas plus mis en avant et ne soit pas plus renforcé. On se demande s’il n’y a pas là un glissement de responsabilité étatique qui est en train de se mettre en place, au profit des acteurs économiques » que sont les grandes plateformes internet, a-t-elle ajouté.

    Ne pas supprimer un contenu haineux pourra leur valoir une amende (jusqu’à 1,25 million d’euros, en l’état actuel du texte), mais censurer à tort tel ou tel militant, acteur public ou simple internaute provoquera de rudes polémiques, voire même des poursuites.

    Pour les défenseurs des libertés, notamment La Quadrature du Net, les plateformes seront en fait poussées à « sur-modérer », c’est-à-dire à censurer des contenus contestables « par précaution », simplement pour ne pas prendre le risque de se voir infliger l’amende. Avec un risque d’instrumentalisation par le pouvoir politique. Occupés à trier les contenus de la zone grise, c’est-à-dire les contenus choquants, contestables mais pas forcément illégaux, les plateformes pourraient censurer d’office tout contenu signalé par une autorité officielle, comme la police, craint l’association.

    Les plateformes « n’auront d’autres choix que de réaliser un examen sommaire, ou un retrait quasi-automatique, des contenus signalés par leurs partenaires jugés les plus fiables » dont l’OCLCTIC, le service de la police spécialisé contre les infractions en ligne, estime la Quadrature du Net."En pratique, cela permettra au gouvernement d’usurper l’autorité judiciaire, qualifiant lui-même les infractions contre lesquelles il prétend lutter et imposant cette qualification aux plateformes", avertit-elle.

    #Loi_Avia #Médias_sociaux #Régulation

  • Autour de #Montpellier, il est assez largement possible de se déplacer pour pas cher avec les bus de « Hérault Transport ». C’est un bon plan à connaître pour visiter les environs. Le ticket à l’unité est à 1€60, ou 10 euros les 10 voyages, et réductions familles nombreuses (donc en gros c’est le même tarif que les transports en commun à l’intérieur même de Montpellier, mais sur des distances autrement plus importantes).

    Par exemple, la ligne 668 (remplace la 308 l’été) va jusqu’à Saint-Guilhem-le-Désert et le Pont du diable, la ligne 606 (remplace l’été la ligne 106) va jusqu’à Aigues Mortes, Palavas-les-Flots avec la ligne 131, il y a aussi deux lignes qui vont jusqu’à Sommières…

    • Bon plan en effet. Petite précision, en fait les lignes en 6XX correspondent à la nouvelle numérotation des lignes d’Herault Transport à partir du 1er Juillet, été comme hiver. C’est vrai que c’est pas très clair sur le site Herault Transport.

  • Notre-Dame de Paris : après l’incendie, un scandale sanitaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040719/notre-dame-de-paris-apres-l-incendie-un-scandale-sanitaire

    Des taux de concentration au plomb 400 à 700 fois supérieurs au seuil autorisé ont été relevés sur les sols à l’intérieur et aux alentours de la cathédrale Notre-Dame, selon des documents confidentiels consultés par Mediapart. Ni l’agence régionale de santé ni la préfecture de police de Paris n’ont communiqué ces résultats aux riverains, minimisant les dangers encourus.

    #France #Notre-Dame_de_Paris,_plomb

    • Des taux de #plomb 400 à 700 fois supérieurs au seuil autorisé ont été relevés à l’intérieur et aux alentours de Notre-Dame, par plusieurs laboratoires dont celui de la préfecture de police de Paris, après l’incendie qui a ravagé la cathédrale.

      « Ce sont des taux qu’on ne voit jamais, précise Annie Thébaud-Mony, chercheuse à l’Inserm et spécialiste de la santé publique. Sur des chantiers pollués comme une usine de recyclage de batteries, par exemple, les taux sont douze fois supérieurs. Là, avec des taux 400 fois supérieurs, les conséquences pour la santé peuvent être dramatiques. Il faut absolument qu’il y ait un suivi médical, y compris pour les pompiers qui sont intervenus. Ce suivi est d’autant plus important que les effets sur la santé peuvent être différés dans le temps. »

      Les autorités concernées, le ministère de la culture, l’agence régionale de santé (ARS), la préfecture de police, passent cette pollution sous silence et, ce faisant, n’appliquent pas les mesures prévues par la loi pour protéger les salariés et les riverains.

      L’incendie de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, qualifié de « terrible drame » par le président Emmanuel Macron, avait provoqué un immense élan de générosité, avec plus de 400 millions d’euros récoltés en quelques jours pour la reconstruction de l’édifice.

      L’Élysée désigne alors son « représentant spécial », le général Jean-Louis Georgelin, pour veiller à l’avancement des travaux. Ils iront vite, assure le président de la République, « sans jamais transiger sur la qualité des matériaux et la qualité des procédés ». En revanche, ils se font au détriment de la santé des intervenants et des populations alentour.

      En effet, avec l’incendie, près de 400 tonnes de plomb, substance classée cancérigène, mutagène et reprotoxique (CMR), contenues dans la toiture et la flèche de la cathédrale, sont parties en fumée, polluant l’édifice et ses environs. Comme le signale l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « une exposition régulière au plomb peut entraîner des conséquences graves pour la santé ». Le saturnisme, l’intoxication au plomb par inhalation ou ingestion, peut, selon la gravité, entraîner des troubles digestifs, des lésions du système nerveux ou encore des problèmes de stérilité.

      Les autorités connaissent très bien ces risques. Mais il faudra attendre deux semaines après l’incendie, soit le 27 avril, pour que la préfecture de police de Paris et l’ARS diffusent, en toute discrétion, un communiqué invitant les riverains à nettoyer leurs locaux à l’« aide de lingettes humides » et à consulter leur médecin si nécessaire.

      À l’intérieur de la cathédrale, selon des documents datés du 3 mai que Mediapart a pu consulter, les prélèvements sont de 10 à 740 fois supérieurs aux seuils autorisés. À l’extérieur, la situation n’est guère plus brillante. Sur le parvis, les taux de concentration en plomb prélevés sur le sol sont 500 fois au-dessus du seuil réglementaire. À l’extérieur de la zone du chantier, sur certains ponts, dans des squares ou certaines rues, ces taux sont de 2 à 800 fois supérieurs au seuil.

      Selon des inspecteurs contactés par Mediapart, « ce sont des taux tout à fait exceptionnels. Généralement, sur des chantiers dits pollués, les taux peuvent être de 20 à 100 fois supérieurs au seuil. Mais rarement au-delà. Et déjà, à ce stade, des protections très strictes doivent être prises pour protéger les ouvriers. Un suivi médical peut également être exigé ».

      Le secret est bien gardé, comme le montre une réunion du 6 mai dont le contenu a été rapporté par plusieurs sources à Mediapart.

      Ce jour-là, dans les bureaux de l’agence régionale de santé, se retrouvent autour de la table des responsables du laboratoire central de la préfecture de police, de la mairie de Paris, du centre antipoison, de la caisse régionale d’assurance maladie et de la direction du travail. La question rapidement débattue est : faut-il ou pas communiquer les résultats des prélèvements ?


      Carte des pollutions au plomb autour de Notre-Dame, résultats des prélèvements du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, 6 mai 2019.

      La préfecture fait part de son embarras, certains de ses locaux étant touchés par cette pollution au plomb. Avec des taux deux fois supérieurs au seuil de vigilance, la biberonnerie et la salle « mille-pattes » de la crèche de la préfecture doivent être fermées pour une décontamination en urgence. Ce qui sera fait dans les jours qui suivent.

      Mais dans certains appartements de fonction, les taux peuvent aussi être jusqu’à cinq fois supérieurs au seuil de vigilance. Mediapart ne sait pas si des travaux y ont été depuis lors réalisés. De nouveaux prélèvements ont été faits par la préfecture pour vérifier l’état de ses locaux après décontamination. Ils n’ont pas, à ce jour, été communiqués aux agents.

      Toujours est-il qu’afin de ne pas alarmer ses propres agents, la préfecture explique lors de la réunion qu’elle ne souhaite pas publier les résultats de ces prélèvements. Réserve partagée par l’ARS qui affirme, quant à elle, ne pas vouloir répondre aux sollicitations des associations de riverains ou de défense de l’environnement. Elles n’auront qu’à se tourner vers la commission d’accès aux documents administratifs (Cada), expliquent posément les représentants de l’ARS, qui semblent avoir oublié leur mission première, celle de prévenir les risques sanitaires.

      Selon une personne présente à cette réunion, « l’ARS joue la montre. En ne communiquant pas sur les résultats, elle oblige les associations à s’adresser à la Cada et donc à s’engager dans un long parcours. Mais une fois qu’elles auront obtenu ces prélèvements, l’ARS pourra dire que ces résultats sont anciens et qu’ils ont depuis baissé. C’est d’un cynisme à toute épreuve ».

      Conclusion de cette réunion : le 9 mai, la préfecture et l’ARS signent un communiqué très laconique, qui minimise les risques, alors même que certains prélèvements sur les sols sont de 20 à 400 fois supérieurs au seuil réglementaire sur des sites très fréquentés, comme le pont et la fontaine Saint-Michel, lieux non fermés au public, ou certains squares, temporairement interdits mais rouverts depuis.

      En taisant les dangers de la sorte, les autorités veulent éviter un effet de panique et s’épargner une polémique.

      Contactée par Mediapart, la préfecture de police déclare « que le laboratoire central a fait des prélèvements en urgence qui ont été transmis en toute transparence à l’ARS, afin qu’elle prenne les dispositions nécessaires ».

      De son côté, jointe par Mediapart, l’ARS n’a pas contesté, dans un premier temps, les propos tenus lors de la réunion du 3 mai. Elle a expliqué « ne pas percevoir le problème qu’ils soulèvent ». Mais avant la publication de cet article, l’ARS nous a rappelés et expliqué qu’en fait, elle ne souhaitait ni infirmer ni confirmer les propos tenus lors de la réunion.

      L’agence explique avoir pris les précautions d’usage et avoir fait, à la demande de particuliers, des prélèvements qui ont, à ce jour, permis de découvrir un cas de saturnisme, sans que cela ne soit alarmant, selon l’agence.

      Selon nos informations, les derniers prélèvements effectués le 13 juin sur le chantier ont cependant donné des résultats d’un même ordre de grandeur que les précédents tests.

      Mais les associations, dont celle des familles victimes de saturnisme, ignorent tout de ces résultats. Leur demande auprès de l’ARS étant restée lettre morte, elles s’apprêtent, comme l’avaient imaginé les autorités, à saisir la Cada…

      L’une des riveraines, mobilisée sur cette question, explique « avoir plusieurs fois demandé des précisions. Mais l’ARS ou la préfecture entretiennent un flou qui n’est pas rassurant pour les familles. S’il n’y a pas de danger, comme ils l’affirment, il suffit de transmettre l’ensemble des prélèvements. Or, nous les attendons encore ».

      Sur le chantier, la direction régionale des affaires culturelles (Drac), maître d’ouvrage, opte elle aussi pour la politique de l’autruche. Et surtout, ne décrète aucune mesure pérenne pour protéger les salariés.

      Les contrôles de sécurité effectués sur le chantier ont révélé que des ouvriers sur place n’avaient reçu aucune formation à cet effet. Alors qu’ils manipulent des gravats contaminés, certains agissent sans masque ni gants.

      Les constats de l’inspection du travail ne s’arrêtent pas là. À plusieurs reprises, elle a relevé le non-respect des procédures réglementaires mais aussi de graves dysfonctionnements des sas de décontamination, dispositifs indispensables pour protéger les salariés du risque d’intoxication et éviter toute propagation de poussières à l’extérieur. Certaines douches de décontamination ne fonctionnent pas. Pire : certains sas de décontamination ont été installés au milieu d’une zone contaminée.

      Au bout du compte, les salariés peuvent aller et venir dans la cathédrale sans passer par ces sas. À l’extérieur, sur le parvis pollué, où les taux de plomb peuvent être 500 fois supérieurs au seuil autorisé, certains ouvriers travaillent sans aucune protection.

      Contacté par Mediapart, Bruno Courtois, expert en prévention du risque chimique et chargé du dossier « plomb » à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), explique que « ces taux sont particulièrement élevés et s’agissant de poussières de plomb consécutives à un incendie, on peut supposer qu’il s’agit de particules très fines qui passent donc facilement dans le sang. Les mesures de prévention et de protection doivent donc être renforcées pour confiner le plomb. Les sas de décontamination permettent dans ces cas primordiaux d’éviter que les ouvriers ne rentrent chez eux avec les poussières de plomb ». Pourtant, rien de tel n’a été mis en œuvre sur le site de la cathédrale.

      Selon des sources proches du chantier, le ministère de la culture n’est pas mécontent que des ouvriers se promènent sans protection à l’extérieur de la cathédrale, n’éveillant ainsi aucune crainte parmi « les touristes ou les riverains ».

      En fait, la mairie de Paris avait proposé de décontaminer le parvis de la cathédrale – un chantier de deux semaines estimé à 450 000 euros. Pour cette phase spécifique de décontamination, les ouvriers devaient porter des scaphandres. Sous le couvert de l’anonymat, un proche du dossier confirme : « Des hommes en scaphandre sur le parvis de la cathédrale auraient effrayé les passants. L’existence d’un danger aurait été évidente. »

      Le ministère de la culture a donc préféré reprendre la main et a choisi de faire décontaminer la zone en quelques jours seulement, par des salariés peu protégés, et n’ayant pas revêtu les tenues d’usage. Cette précipitation a pour résultat que le parvis est aujourd’hui encore contaminé.

      Sourd aux différentes relances des contrôleurs, le ministère de la culture s’affranchit allègrement des règles du code du travail.

      Dès le 9 mai, l’inspection du travail a pourtant alerté la Drac, chargée des travaux sur le chantier, sur la nécessité de prévoir des mesures de protection contre les risques d’intoxication au plomb pour les salariés. Plus d’un mois plus tard, le 19 juin, le constat des ingénieurs de sécurité de la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (la Cramif), également chargée de contrôler le chantier, demeure accablant : « Les taux de concentration en plomb dans les poussières sont élevés et largement au-dessus du seuil réglementaire. Les salariés sont donc toujours exposés à des risques d’intoxication par le plomb […], les installations dédiées à la décontamination des salariés ne répondent pas aux dispositions du code du travail. »

      Le cabinet du ministre de la culture Franck Riester assure auprès de Mediapart que « des mesures ont été prises », sans pouvoir préciser lesquelles et explique qu’une réunion avec la direction du travail s’est tenue le 27 juin pour que « tout se passe au mieux ». Mais cela n’a rien arrangé. Les procédures de décontamination demeurent très en deçà des exigences réglementaires.

      Le ministère de la culture profite d’une situation qui lui est favorable. Le maître d’ouvrage relevant du droit public, l’inspection du travail ne peut ni le verbaliser ni le mettre en demeure.

      Contactées par Mediapart, ni la Cramif ni la direction de l’inspection du travail n’ont accepté de répondre à nos questions.

      La mairie de Paris affirme avoir fait une série de prélèvements dans les établissements scolaires situés dans les alentours de la cathédrale, dont les résultats, rendus publics, sont conformes aux seuils autorisés. Quant aux mesures de l’espace public, « elles relèvent de la préfecture et de l’ARS. La mairie de Paris plaide pour une transparence mais, précise-t-elle, nous ne pouvons nous substituer à l’État ».

      Les pressions exercées sur le chantier sont fortes. Comme nous l’explique l’un des intervenants, « à chaque fois que les risques d’intoxication au plomb sont abordés, on nous rappelle “l’urgence impérieuse de consolider l’édifice”. C’est comme cela qu’on écarte le danger du plomb ».

      Une des personnes chargées du suivi des prélèvements déplore que « les instances de l’État se comportent comme lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. C’est aussi absurde que le nuage qui n’a pas traversé les frontières. Le plomb est resté au-dessus de la cathédrale ».

      Un salarié du ministère de la culture regrette que « toute communication sur le chantier [soit] contrôlée. On n’a pas accès à beaucoup d’information et ceux qui s’en occupent, le service des monuments historiques, sont connus pour être des taiseux contrairement aux archéologues qui se font entendre s’il y a un problème. Donc c’est la loi du silence ».

      Une « loi du silence » qui convient parfaitement au gouvernement et aux autorités sanitaires. Pourtant, les langues se délient et certaines entreprises contactées par Mediapart font part de leurs inquiétudes, ne souhaitant pas devenir des « boucs émissaires » en cas de scandale. « On tente déjà de nous faire porter la responsabilité de l’incendie. Il y a une pression énorme qui est mise sur tous les intervenants et le ministère de la culture n’assume même pas ses responsabilités en tant que maître d’ouvrage. Rien n’est fait pour préserver la sécurité et la santé des ouvriers. On nous demande de faire le travail que doit faire normalement le maître d’ouvrage », déplore l’un des chefs d’entreprise.

      Le projet de loi pour Notre-Dame de Paris, en cours d’adoption, prévoit notamment la création d’un établissement public et des dérogations aux règles d’urbanisme et de protection de l’environnement. Sur le chantier, cette perspective inquiète de nombreux intervenants selon lesquels les dangers pour la santé et l’environnement risquent de s’accroître en toute opacité.

    • Ni l’agence régionale de santé ni la préfecture de police de Paris n’ont communiqué ces résultats aux riverains, minimisant les dangers encourus.

      Et c’est pas n’importe quels riverain·es. Celleux là obtiendrons dédommagements et réparation par millions, c’est pas comme si des pauvres étaient exposé à des logements insalubres.

  • View from Nowhere. Is it the press’s job to create a community that transcends borders?

    A few years ago, on a plane somewhere between Singapore and Dubai, I read Benedict Anderson’s Imagined Communities (1983). I was traveling to report on the global market for passports—how the ultrawealthy can legally buy citizenship or residence virtually anywhere they like, even as 10 million stateless people languish, unrecognized by any country. In the process, I was trying to wrap my head around why national identity meant so much to so many, yet so little to my passport-peddling sources. Their world was the very image of Steve Bannon’s globalist nightmare: where you can never be too rich, too thin, or have too many passports.

    Anderson didn’t address the sale of citizenship, which only took off in earnest in the past decade; he did argue that nations, nationalism, and nationality are about as organic as Cheez Whiz. The idea of a nation, he writes, is a capitalist chimera. It is a collective sense of identity processed, shelf-stabilized, and packaged before being disseminated, for a considerable profit, to a mass audience in the form of printed books, news, and stories. He calls this “print-capitalism.”

    Per Anderson, after the printing press was invented, nearly 600 years ago, enterprising booksellers began publishing the Bible in local vernacular languages (as opposed to the elitist Latin), “set[ting] the stage for the modern nation” by allowing ordinary citizens to participate in the same conversations as the upper classes. In the 18th and 19th centuries, the proliferation (and popularity) of daily newspapers further collapsed time and space, creating an “extraordinary mass ceremony” of reading the same things at the same moment.

    “An American will never meet, or even know the names of more than a handful of his 240,000,000–odd fellow Americans,” Anderson wrote. “He has no idea of what they are up to at any one time.” But with the knowledge that others are reading the same news, “he has complete confidence in their steady, anonymous, simultaneous activity.”

    Should the press be playing a role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together?

    Of course, national presses enabled more explicit efforts by the state itself to shape identity. After the US entered World War I, for instance, President Woodrow Wilson set out to make Americans more patriotic through his US Committee on Public Information. Its efforts included roping influential mainstream journalists into advocating American-style democracy by presenting US involvement in the war in a positive light, or simply by referring to Germans as “Huns.” The committee also monitored papers produced by minorities to make sure they supported the war effort not as Indians, Italians, or Greeks, but as Americans. Five Irish-American papers were banned, and the German-American press, reacting to negative stereotypes, encouraged readers to buy US bonds to support the war effort.

    The US media played an analogous role in selling the public on the 2003 invasion of Iraq. But ever since then, in the digital economy, its influence on the national consciousness has waned. Imagined Communities was published seven years before the fall of the Berlin Wall, twenty-two years before Thomas Friedman’s The World Is Flat, and a couple of decades before the internet upended print-capitalism as the world knew it (one of Anderson’s footnotes is telling, if quaint: “We still have no giant multinationals in the world of publishing”).

    Since Trump—a self-described nationalist—became a real contender for the US presidency, many news organizations have taken to looking inward: consider the running obsession with the president’s tweets, for instance, or the nonstop White House palace intrigue (which the president invites readily).

    Meanwhile, the unprofitability of local and regional papers has contributed to the erosion of civics, which, down the line, makes it easier for billionaires to opt out of old “imagined communities” and join new ones based on class and wealth, not citizenship. And given the challenges humanity faces—climate change, mass migration, corporate hegemony, and our relationships to new technologies—even if national papers did make everyone feel like they shared the same narrative, a renewed sense of national pride would prove impotent in fighting world-historic threats that know no borders.

    Should the press, then, be playing an analogous role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together? If it was so important in shaping national identity, can it do so on a global scale?

    Like my passport-buying subjects, I am what Theresa May, the former British prime minister, might call a “citizen of nowhere.” I was born in one place to parents from another, grew up in a third, and have lived and traveled all over. That informs my perspective: I want deeply for there to be a truly cosmopolitan press corps, untethered from national allegiances, regional biases, class divisions, and the remnants of colonial exploitation. I know that’s utopian; the international working class is hardly a lucrative demographic against which publishers can sell ads. But we seem to be living in a time of considerable upheaval and opportunity. Just as the decline of religiously and imperially organized societies paved the way for national alternatives, then perhaps today there is a chance to transcend countries’ boundaries, too.

    Does the US media help create a sense of national identity? If nationalism means putting the interests of one nation—and what its citizens are interested in—before more universal concerns, then yes. Most journalists working for American papers, websites, and TV write in English with a national audience (or regional time zone) in mind, which affects how we pitch, source, frame, and illustrate a story—which, in turn, influences our readers, their country’s politics, and, down the line, the world. But a news peg isn’t an ideological form of nationalism so much as a practical or methodological one. The US press feeds off of more pernicious nationalisms, too: Donald Trump’s false theory about Barack Obama being “secretly” Kenyan, disseminated by the likes of Fox and The Daily Caller, comes to mind.

    That isn’t to say that global news outlets don’t exist in the US. When coaxing subscribers, the Financial Times, whose front page often includes references to a dozen different countries, openly appeals to their cosmopolitanism. “Be a global citizen. Become an FT Subscriber,” read a recent banner ad, alongside a collage featuring the American, Chinese, Japanese, Australian, and European Union flags (though stories like the recent “beginner’s guide to buying a private island” might tell us something about what kind of global citizen they’re appealing to).

    “I don’t think we try to shape anyone’s identity at all,” Gillian Tett, the paper’s managing editor for the US, says. “We recognize two things: that the world is more interconnected today than it’s ever been, and that these connections are complex and quite opaque. We think it’s critical to try to illuminate them.”

    For Tett, who has a PhD in social anthropology, money serves as a “neutral, technocratic” starting point through which to understand—and tie together—the world. “Most newspapers today tend to start with an interest in politics or events, and that inevitably leads you to succumb to tribalism, however hard you try [not to],” Tett explains. “If you look at the world through money—how is money going around the world, who’s making and losing it and why?—out of that you lead to political, cultural, foreign-policy stories.”

    Tett’s comments again brought to mind Imagined Communities: Anderson notes that, in 18th-century Caracas, newspapers “began essentially as appendages of the market,” providing commercial news about ships coming in, commodity prices, and colonial appointments, as well as a proto–Vows section for the upper crust to hate-read in their carriages. “The newspaper of Caracas quite naturally, and even apolitically, created an imagined community among a specific assemblage of fellow-readers, to whom these ships, brides, bishops, and prices belonged,” he wrote. “In time, of course, it was only to be expected that political elements would enter in.”

    Yesterday’s aristocracy is today’s passport-buying, globe-trotting one percent. The passport brokers I got to know also pitched clients with the very same promise of “global citizenship” (it sounds less louche than “buy a new passport”)—by taking out ads in the Financial Times. Theirs is exactly the kind of neoliberal “globalism” that nationalist politicians like Trump have won elections denouncing (often hypocritically) as wanting “the globe to do well, frankly, not caring about our country so much.” Isn’t upper-crust glibness about borders, boundaries, and the value of national citizenship part of what helped give us this reactionary nativism in the first place?

    “I suspect what’s been going on with Brexit and maybe Trump and other populist movements [is that] people. . . see ‘global’ as a threat to local communities and businesses rather than something to be welcomed,” Tett says. “But if you’re an FT reader, you see it as benign or descriptive.”

    Among the largest news organizations in the world is Reuters, with more than 3,000 journalists and photographers in 120 countries. It is part of Thomson Reuters, a truly global firm. Reuters does not take its mandate lightly: a friend who works there recently sent me a job posting for an editor in Gdynia, which, Google clarified for me, is a city in the Pomeranian Voivodeship of Poland.

    Reuters journalists cover everything from club sports to international tax evasion. They’re outsourcing quick hits about corporate earnings to Bangalore, assembling teams on multiple continents to tackle a big investigation, shedding or shuffling staff under corporate reorganizations. Perhaps unsurprisingly, “more than half our business is serving financial customers,” Stephen Adler, the editor in chief, tells me. “That has little to do with what country you’re from. It’s about information: a central-bank action in Europe or Japan may be just as important as everything else.”

    Institutionally, “it’s really important and useful that we don’t have one national HQ,” Adler adds. “That’s the difference between a global news organization and one with a foreign desk. For us, nothing is foreign.” That approach won Reuters this year’s international Pulitzer Prize for uncovering the mass murder of the Rohingya in Myanmar (two of the reporters were imprisoned as a result, and since freed); it also comes through especially sharply in daily financial stories: comprehensive, if dry, compendiums of who-what-where-when-why that recognize the global impact of national stories, and vice versa. A recent roundup of stock movements included references to the US Fed, China trade talks, Brexit, monetary policy around the world, and the price of gold.

    Adler has led the newsroom since 2011, and a lot has changed in the world. (I worked at Reuters between 2011 and 2013, first as Adler’s researcher and later as a reporter; Adler is the chair of CJR’s board.) Shortly after Trump’s election, Adler wrote a memo affirming the organization’s commitment to being fair, honest, and resourceful. He now feels more strongly than ever about judiciously avoiding biases—including national ones. “Our ideology and discipline around putting personal feelings and nationality aside has been really helpful, because when you think about how powerful local feelings are—revolutions, the Arab Spring—we want you writing objectively and dispassionately.”

    The delivery of stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter.

    Whether global stories can push communities to develop transnationally in a meaningful way is a harder question to answer; it seems to impugn our collective aptitude for reacting to problems of a global nature in a rational way. Reuters’s decision not to fetishize Trump hasn’t led to a drop-off in US coverage—its reporters have been especially strong on immigration and trade policy, not to mention the effects of the new administration on the global economy—but its stories aren’t exactly clickbait, which means ordinary Americans might not encounter them at the top of their feed. In other words, having a global perspective doesn’t necessarily translate to more eyeballs.

    What’s more, Reuters doesn’t solve the audience-class problem: whether readers are getting dispatches in partner newspapers like The New York Times or through the organization’s Eikon terminal, they tend to be the sort of person “who does transnational business, travels a good deal, is connected through work and media, has friends in different places, cares about what’s going on in different places,” Adler says. “That’s a pretty large cohort of people who have reason to care what’s going on in other places.”

    There are ways to unite readers without centering coverage on money or the markets. For a generation of readers around the world, the common ground is technology: the internet. “We didn’t pick our audience,” Ben Smith, the editor in chief of BuzzFeed, tells me over the phone. “Our audience picked us.” He defines his readers as a cohort aged 18–35 “who are on the internet and who broadly care about human rights, global politics, and feminism and gay rights in particular.”

    To serve them, BuzzFeed recently published a damning investigative report into the World Wildlife Fund’s arming of militias in natural reserves; a (not uncontroversial) series on Trump’s business dealings abroad; early exposés of China’s detention of Uighur citizens; and reports on child abuse in Australia. Climate—“the central challenge for every newsroom in the world”—has been harder to pin down. “We don’t feel anyone has cracked it. But the shift from abstract scientific [stories] to coverage of fires in California, it’s a huge change—it makes it more concrete,” Smith says. (My husband is a reporter for BuzzFeed.)

    The delivery of these stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter. “The global political financial elites have had a common language ever since it was French,” Smith says. “There is now a universal language of internet culture, [and] that. . . is how our stuff translates so well between cultures and audiences.” This isn’t a form of digital Esperanto, Smith insists; the point isn’t to flatten the differences between countries or regions so much as to serve as a “container” in which people from different regions, interest groups, and cultures can consume media through references they all understand.

    BuzzFeed might not be setting out to shape its readers’ identities (I certainly can’t claim to feel a special bond with other people who found out they were Phoebes from the quiz “Your Sushi Order Will Reveal Which ‘Friends’ Character You’re Most Like”). An audience defined by its youth and its media consumption habits can be difficult to keep up with: platforms come and go, and young people don’t stay young forever. But if Anderson’s thesis still carries water, there must be something to speaking this language across cultures, space, and time. Call it “Web vernacular.”

    In 2013, during one of the many recent and lengthy US government shutdowns, Joshua Keating, a journalist at Slate, began a series, “If It Happened There,” that imagined how the American media would view the shutdown if it were occurring in another country. “The typical signs of state failure aren’t evident on the streets of this sleepy capital city,” Keating opens. “Beret-wearing colonels have not yet taken to the airwaves to declare martial law. . . .But the pleasant autumn weather disguises a government teetering on the brink.”

    It goes on; you get the idea. Keating’s series, which was inspired by his having to read “many, many headlines from around the world” while working at Foreign Policy, is a clever journalistic illustration of what sociologists call “methodological nationalism”: the bias that gets inadvertently baked into work and words. In the Middle East, it’s sectarian or ethnic strife; in the Midwest, it’s a trigger-happy cop and a kid in a hoodie.

    His send-ups hit a nerve. “It was huge—it was by far the most popular thing I’ve done at Slate,” Keating says. “I don’t think that it was a shocking realization to anyone that this kind of language can be a problem, but sometimes pointing it out can be helpful. If the series did anything, it made people stop and be conscious of how. . . our inherent biases and perspectives will inform how we cover the world.”

    Curiously, living under an openly nationalist administration has changed the way America—or at the very least, a significant part of the American press corps—sees itself. The press is a de facto opposition party, not because it tries to be, but because the administration paints it that way. And that gives reporters the experience of working in a place much more hostile than the US without setting foot outside the country.

    Keating has “semi-retired” the series as a result of the broad awareness among American reporters that it is, in fact, happening here. “It didn’t feel too novel to say [Trump was] acting like a foreign dictator,” he says. “That was what the real news coverage was doing.”

    Keating, who traveled to Somaliland, Kurdistan, and Abkhazia to report his book Invisible Countries (2018), still thinks the fastest and most effective way to form an international perspective is to live abroad. At the same time, not being bound to a strong national identity “can make it hard to understand particular concerns of the people you’re writing about,” he says. It might be obvious, but there is no one perfect way to be internationally minded.

    Alan Rusbridger—the former editor of The Guardian who oversaw the paper’s Edward Snowden coverage and is now the principal at Lady Margaret Hall, a college at Oxford University—recognizes the journalistic and even moral merits of approaching news in a non-national way: “I think of journalism as a public service, and I do think there’s a link between journalism at its best and the betterment of individual lives and societies,” he says. But he doesn’t have an easy formula for how to do that, because truly cosmopolitan journalism requires both top-down editorial philosophies—not using certain phrasings or framings that position foreigners as “others”—and bottom-up efforts by individual writers to read widely and be continuously aware of how their work might be read by people thousands of miles away.

    Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network, but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases.

    Rusbridger sees potential in collaborations across newsrooms, countries, and continents. Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network; but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases. It also wields power. “One of the reasons we reported Snowden with the Times in New York was to use global protections of human rights and free speech and be able to appeal to a global audience of readers and lawyers,” Rusbridger recalls. “We thought, ‘We’re pretty sure nation-states will come at us over this, and the only way to do it is harness ourselves to the US First Amendment not available to us anywhere else.’”

    In employing these tactics, the press positions itself in opposition to the nation-state. The same strategy could be seen behind the rollout of the Panama and Paradise Papers (not to mention the aggressive tax dodging detailed therein). “I think journalists and activists and citizens on the progressive wing of politics are thinking creatively about how global forces can work to their advantage,” Rusbridger says.

    But he thinks it all starts locally, with correspondents who have fluency in the language, culture, and politics of the places they cover, people who are members of the communities they write about. That isn’t a traditional foreign-correspondent experience (nor indeed that of UN employees, NGO workers, or other expats). The silver lining of publishing companies’ shrinking budgets might be that cost cutting pushes newsrooms to draw from local talent, rather than send established writers around. What you gain—a cosmopolitanism that works from the bottom up—can help dispel accusations of media elitism. That’s the first step to creating new imagined communities.

    Anderson’s work has inspired many an academic, but media executives? Not so much. Rob Wijnberg is an exception: he founded the (now beleaguered) Correspondent in the Netherlands in 2013 with Anderson’s ideas in mind. In fact, when we speak, he brings the name up unprompted.

    “You have to transcend this notion that you can understand the world through the national point of view,” he says. “The question is, What replacement do we have for it? Simply saying we have to transcend borders or have an international view isn’t enough, because you have to replace the imagined community you’re leaving behind with another one.”

    For Wijnberg, who was a philosophy student before he became a journalist, this meant radically reinventing the very structures of the news business: avoiding covering “current events” just because they happened, and thinking instead of what we might call eventful currents—the political, social, and economic developments that affect us all. It meant decoupling reporting from national news cycles, and getting readers to become paying “members” instead of relying on advertisements.

    This, he hoped, would help create a readership not based on wealth, class, nationality, or location, but on borderless, universal concerns. “We try to see our members. . . as part of a group or knowledge community, where the thing they share is the knowledge they have about a specific structural subject matter,” be it climate, inequality, or migration, Wijnberg says. “I think democracy and politics answers more to media than the other way around, so if you change the way media covers the world you change a lot.”

    That approach worked well in the Netherlands: his team raised 1.7 million euros in 2013, and grew to include 60,000 members. A few years later, Wijnberg and his colleagues decided to expand into the US, and with the help of NYU’s Jay Rosen, an early supporter, they made it onto Trevor Noah’s Daily Show to pitch their idea.

    The Correspondent raised more than $2.5 million from nearly 50,000 members—a great success, by any measure. But in March, things started to get hairy, with the publication abruptly pulling the plug on opening a US newsroom and announcing that staff would edit stories reported from the US from the original Amsterdam office instead. Many of the reasons behind this are mundane: visas, high rent, relocation costs. And reporters would still be reporting from, and on, the States. But supporters felt blindsided, calling the operation a scam.

    Today, Wijnberg reflects that he should have controlled the messaging better, and not promised to hire and operate from New York until he was certain that he could. He also wonders why it matters.

    “It’s not saying people who think it matters are wrong,” he explains. “But if the whole idea of this kind of geography and why it’s there is a construct, and you’re trying to think about transcending it, the very notion of Where are you based? is secondary. The whole point is not to be based anywhere.”

    Still: “The view from everywhere—the natural opposite—is just as real,” Wijnberg concedes. “You can’t be everywhere. You have to be somewhere.”

    And that’s the rub: for all of nationalism’s ills, it does instill in its subjects what Anderson calls a “deep, horizontal comradeship” that, while imagined, blossoms thanks to a confluence of forces. It can’t be replicated supranationally overnight. The challenge for a cosmopolitan journalism, then, is to dream up new forms of belonging that look forward, not backward—without discarding the imagined communities we have.

    That’s hard; so hard that it more frequently provokes a retrenchment, not an expansion, of solidarity. But it’s not impossible. And our collective futures almost certainly depend on it.

    https://www.cjr.org/special_report/view-from-nowhere.php
    #journalisme #nationalisme #Etat-nation #communauté_nationale #communauté_internationale #frontières #presse #médias

  • Les cafards sont devenus résistants à la quasi totalité des insecticides. Étude parue dans Nature diffusée sur RT

    Estudio advierte que las cucarachas se están volviendo imposibles de matar
    http://www.el-nacional.com/noticias/ciencia-tecnologia/estudio-advierte-que-las-cucarachas-estan-volviendo-imposibles-matar_28

    Probaron diferentes insecticidas en edificios de Indiana e Illinois, que alternaban cada mes. Encontraron que las poblaciones aumentaron o se mantuvieron estables

    Un grupo de investigadores expuso a cucarachas comunes a diferentes tipos de productos químicos durante seis meses, y encontraron que las poblaciones aumentaron o se mantuvieron estables.

    Las cucarachas están evolucionando rápidamente para ser resistentes a casi todo tipo de insecticida y pronto podrían ser casi imposible de matarlas solo con pesticidas, se desprende de un estudio publicado en la revista Nature difundido por el sitio web RT.

    En una búsqueda para determinar los métodos de erradicación más óptima de estos insectos, entomólogos de la Universidad Purdue de Indiana, Estados Unidos, establecieron un experimento para evaluar su resistencia a los pesticidas en generaciones sucesivas y analizaron concretamente la especie más común: la Blattella germanica, más conocida como cucaracha rubia o alemana.

  • La justice française enquête sur un compte bancaire caché de Raymond Barre en Suisse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/03/la-justice-enquete-sur-un-compte-en-suisse-de-raymond-barre_5484733_3224.htm

    L’ancien premier ministre, mort en 2007, aurait placé 6,7 millions d’euros. Ses fils ont payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

    Une information judiciaire est ouverte depuis le 29 avril 2016 concernant des soupçons de blanchiment de fraude fiscale visant de l’argent caché en Suisse par l’ancien premier ministre Raymond Barre, dont auraient hérité ses enfants, a-t-on appris, mardi 2 juillet, de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

    Ces investigations ont démarré à la suite d’un signalement de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), a précisé cette source. Selon Le Canard enchaîné, c’est l’ancien patron de la DGFIP, Bruno Bézard, qui a saisi le Parquet national financier (PNF).
    L’hebdomadaire précise que l’affaire a débuté avec l’envoi au fisc, par un informateur en 2013, d’une copie d’écran du réseau interne de la banque Crédit suisse. Y figurent notamment le nom de Raymond Barre et deux mentions manuscrites : un numéro de compte et un montant de onze millions de francs suisses (6,7 millions d’euros en 2007, au moment de la mort de l’ancien premier ministre), « confirmé depuis par les enquêteurs », souligne le journal.

    Le Canard enchaîné affirme que les fils de l’ex-maire de Lyon, et troisième homme de l’élection présidentielle de 1988, ont depuis payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

  • Canada : la banque Desjardins touchée par un vol de données massif, 2,9 millions de clients concernés
    https://cyberguerre.numerama.com/1495-canada-la-banque-desjardins-touchee-par-un-vol-de-donnees

    L’un des plus grands importants systèmes de caisses populaires du Canada, le Mouvement Desjardins, a fait l’objet d’une fuite de données sans précédent : 2,9 millions de clients ont été touchés. Des données sensibles, comme le numéro d’assistance sociale, ont par ailleurs été dérobées. Jamais l’établissement bancaire Desjardins n’avait subi une fuite de données aussi massive. Dans un billet publié sur son site, l’une des plus grandes coopératives d’épargne du Canada fait preuve de transparence à l’égard de ses (...)

    #BigData #hacking

    //c0.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2019/06/storm-203461_1920.jpg

    • Toujours dans cette optique d’apaisement, la banque affirme n’avoir observé aucune augmentation de cas de fraudes impliquant les comptes touchés au cours des derniers mois.

      Et quelle autorité les force à dire la vérité ? Quand un compte est « piraté » et qu’un bonze sort 800 ou 1000$ d’un compte, Desjardins, comme les autres, s.empresse de remettre les sous pour que les croquants ne s’alarment pas. « Tout est sous contrôle. »

      Ce que l’article manque de préciser, c’est quand dans la lettre adressée aux clients potentiellement touchés par la fuite de donnée, la banque Desjardins trouve tout de même moyen de placer un « faites attention à ne pas divulguer vos informations personnelles », et prêche qu’il faut être « vigilant ». Vigilant de quoi ? De leurs employé.e.s ? Apparemment, l’institution ne tient pas à révéler les caractéristiques du fautif.

  • TikTok under investigation over child data use
    https://www.theguardian.com/technology/2019/jul/02/tiktok-under-investigation-over-child-data-use

    UK inquiry looking at whether video-sharing app breaches data protection law

    The video-sharing app TikTok is under investigation in the UK for how it handles the personal data of its young users, and whether it prioritises the safety of children on its social network. Elizabeth Denham, the information commissioner, told a parliamentary committee the investigation began in February, prompted by a multimillion-dollar fine from the US Federal Trade Commission (FTC) for similar violations. “We (...)

    #enfants #TikTok #BigData #profiling #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #marketing (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##FTC
    https://i.guim.co.uk/img/media/38a2f564395ee038982eaaeb32e4f9b54c1ef2dc/0_347_3500_2099/master/3500.jpg

  • Oups ? Soros & Koch vs. interventionnisme US...
    https://www.dedefensa.org/article/oups-soros-koch-vs-interventionnisme-us

    Oups ? Soros & Koch vs. interventionnisme US...

    Difficile à penser, à croire, à commenter, voire à hésiter et à mâchouiller en attendant... Caitline Johnstoneelle-même n’en revient pas et hésite zn toute ingénuité ironique à se prononcer. Il reste qu’il y a bien un article du Boston Globe qui nous informe que Soros (ploutocrate nettement de gauche, pro-guerre) et un des frères Koch (Charles, l’un des deux ploutocrates nettement de droite, pro-guerres) se sont associés ($500 000 de chaque côté) pour fonder le Quincy Institute à Washington, dont la ligne politique est de faire cesser les “guerres sans fin” que mènent les USA partout dans le monde. On s’affiche purement anti-interventionniste, de quoi ravir Tulsi Gabbard.

    Diverses réactions tweetées, dans tous les sens, mais avec une bonne dose (...)

  • Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts économiques ? | | Michael C. BEHRENT | Les blogs d’Alternatives Économiques
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/behrent/2011/09/23/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets

    Il est intéressant que les conclusions de Kuziemko et Norton confirment l’intuition de certains philosophes et penseurs politiques. J’enseigne régulièrement De la démocratie en Amérique, et je suis frappé par le fait que ce qu’Alexis de Tocqueville entend par la « passion pour l’égalité » ressemble beaucoup au « dégout de la dernière place ». Considérez par exemple ce que Tocqueville nous enseigne sur la servitude dans les sociétés aristocratiques : « Chez les peuples aristocratiques, il n’était point rare de trouver le service des grands des âmes nobles et vigoureuses qui portaient la servitude sans la sentir, et qui se soumettaient aux volontés de leur maitre sans avoir peur de sa colère ». Mais il ajoute : « il n’en était presque jamais ainsi dans les rangs inférieurs de la classe domestique. On conçoit que celui qui occupe le dernier bout d’une hiérarchie de valets est bien bas » (volume II, 3e partie, chapitre 5). La probabilité que les domestiques acceptent et intériorisent leur servitude serait liée, en somme, à leur gratitude de ne pas être en dernier place. Si elle s’organise différemment, la même dynamique est tout aussi présente dans les sociétés démocratiques : « Quelque démocratique que soit l’état social et la constitution politique d’un peuple, on peut donc compter que chacun de ces citoyens apercevra toujours près de lui plusieurs points qui le dominent et l’on peut prévoir qu’il tournera obstinément ses regards de ce seul coté … C’est pour cela que le désir de l’égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l’égalité est plus grande » (volume II, 2e partie, chapitre 11). Entendu de cette manière, « le désir de l’égalité » ressemble à s’y tromper au « dégout de la dernière place ».

  • Les Ethiopiens d’Israël manifestent après le « meurtre » d’un des leurs par la police
    Par Le Figaro avec AFP Publié le 02/07/2019 à 21:57
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/les-ethiopiens-d-israel-manifestent-apres-le-meurtre-d-un-des-leurs-par-la-

    Des Israéliens d’origine éthiopienne manifestaient mardi leur colère après la mort d’un membre de leur communauté, tué par un policier qui n’était pas en service et dans des circonstances encore troubles.

    La mort dimanche soir de Solomon Teka, âgé de 18 ou 19 ans, a ravivé parmi les Ethiopiens d’Israël les accusations de racisme policier à son encontre. Depuis lundi soir, ces Israéliens manifestent à Kiryat Haim, près de Haïfa (nord), lieu où a été abattu Solomon Teka. Mardi, jour de son enterrement, la contestation a repris. La mort de Solomon Teka n’est rien d’autre qu’un « meurtre », a accusé sur les ondes de la radio israélienne Amir Teka, cousin de la victime. Les manifestants ont bloqué plusieurs routes et une quinzaine de carrefours, brûlant des pneus et attaquant parfois les véhicules qui tentaient de passer leurs barrages improvisés. Au moins 19 contestataires ont été interpellés, selon la police.

    « Nous devons faire tout notre possible pour nous assurer que la police cesse de tuer des gens à cause de leur couleur de peau », a déclaré à l’AFP l’un des manifestants, Mengisto, 26 ans. « Nous avons besoin d’obtenir des garanties de la part de l’Etat ou de la police que cela ne se reproduira plus », a-t-il exigé.

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    Israël : des manifestations dégénèrent après la mort d’un Israélien d’origine éthiopienne (VIDEOS)
    3 juil. 2019, 16:02
    https://francais.rt.com/international/63600-israel-manifestations-degenerent-apres-mort-israelien-origine-eth

    A la suite de la disparition de Solomon Tekah, probablement tué par un policier, la communauté éthiopienne d’Israël a manifesté sa colère. Différentes villes ont connu des affrontements au cours desquels manifestants et policiers ont été blessés. (...)
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=61&v=hjTyEsGgB6g

    #émeutesisraéliennes

    • Family of Ethiopian Israeli Shot Dead by Police Urges Halt to Protests

      Major Tel Aviv junction blocked in third day of unrest ■ Dozens of demonstrators arrested
      Yaniv Kubovich, Almog Ben Zikri, Josh Breiner , Bar Peleg, Noa Shpigel and Aaron Rabinowitz Jul 03, 2019 7:45 PM
      https://www.haaretz.com/police-brace-for-third-day-of-protests-over-shooting-of-ethiopian-israeli-t

      The family of an Ethiopian Israeli teen whose shooting death by an off-duty police officer sparked a wave of prortests across the country called Wednesday for demonstrations to be put on hold, as they enter their third day.

      A friend of the 18-year-old Solomon Teka’s family said his father asked for protests to halt until the seven days of Jewish mourning, known as shiva, are over.

      Although police warned earlier on Wednesday they would not allow roads blockages, demonstrators were attempting to disrupt traffic in a number of locations across Israel.

      https://www.youtube.com/watch?v=BVtTSNHLoz0

      Seven people who were trying to block a road south of Tel Aviv, were forcibly removed by police and detained. One protester has been arrested in the northern city of Kiryat Ata, where about 100 people have gathered and begun marching toward the Zevulun police station. Five more people were detained for attempting to block access to a police station in Yavne.

      Speaking at a meeting of ministers tasked with advancing the integration of the Ethiopian Israeli community Wednesday evening, Prime Minister Netanyahu called on lawmakers to “exert their influence” and stop the violence immediately. “The death of Solomon Teka is a big tragedy, but we cannot tolerate this violence,” he said.

      Public Security Minister Gilad Erdan said that police forces were bracing for heightened tensions after Tuesday night’s protest against police brutality and racism toward Jews of Ethiopian descent turned violent, with 136 arrests and 111 injured policemen. The arrests were for allegedly attacking policemen, vandalism, and gross disturbance of public order.

      One protester’s remand was extended until Friday, for allegedly setting a car on fire in Tel Aviv. Another protester’s remand has been extended until 8:00 P.M. Wednesday for attempting to run over a police officer. A 24-year-old was arrested in Ashdod after he was caught on video lighting a border policeman’s uniform on fire. Police identified him and arrested him Wednesday.

      Erdan also noted that police had information that some protesters were planning to arm themselves and try to shoot policemen during the upcoming protests.

      The police announced that it will not allow protesters to block main roads on Wednesday, after roads were blocked throughout Israel on Tuesday evening, causing mass traffic jams. Magen David Adom stated that in the protests the night before, beyond the 111 officers who were hurt, 26 protesters were also injured, nine passers-by, and one firefighter. MDA also said that seven of its ambulances and four emergency first-aid motorbikes were damaged by rock-throwers.

      Police employed means of riot control Tuesday, including tear gas and stun grenades, as protesters closed down main city arteries, burning tires and vandalizing cars. Public Security Minister Gilad Erdan told Army Radio that while he understands the frustration and suffering of tens of thousands, the police did what they had to do. Erdan also vowed that the violence would not recur, and that if necessary, police would defend themselves.

      People were incited through social media, he said, boosting the violence to levels previously unknown, such as the throwing of a firebomb at a police station. He reiterated intense regret and sorrow over Teka’s death but added that the incident is not representative of change in the Israeli police in recent years.

      Prime Minister Benjamin Netanyahu said Wednesday that the “Ethiopian community is dear to us,” however the state is not prepared to tolerate blocking of roads or violence “including firebombs thrown toward our forces, the burning of cars or any other civilian property. We are a law-abiding nation. We demand that everyone respect the law.”

      Netanyahu convened a committee of ministers Wednesday night to advance the integration of the Ethiopian community and discuss “excessive policing and the patterns of behavior toward of those of Ethiopian descent.” Netanyahu added, “we’ve already seen improvement in this area and it seems that we need to make many more improvements.”

      In the northern city of Kiryat Ata, over a thousand marched on the Zevulun police station and smoke grenades were thrown into the station. Around 200 demonstrators in Afula blocked traffic on one of the northern city’s main streets. Meanwhile, major roads in several cities, including Tel Aviv and Haifa, were blocked by demonstrators burning tires.

      President Reuven Rivlin called for restraint and dialogue: “The rage must not be expressed in violence,” he tweeted. “The handful who chose violence are not the face of the protest and must not become the face of the protest, which we very much understand.” Rivlin called for a meeting together with representatives of all the parties involved in public safety: “Only through open conversation, difficult as it is, can change be achieved.”

      On Monday the police said that Teka may have been hit by a bullet ricocheting off the ground.

    • Rage Against the Police: 13 Photos From Ethiopian Israelis’ Protest

      Escalating demonstrations over the death of 18-year-old Ethiopian Israeli teen Solomon Teka are entering the third day
      By Haaretz Jul 03, 2019
      https://www.haaretz.com/israel-news/MAGAZINE-in-photos-thousands-of-ethiopian-israelis-protest-police-brutality

      Israelis of Ethiopian origin are demonstrating throughout Israel following the death Sunday of 18-year old Solomon Teka, who was shot by police.

      Some of the protests quickly became violent when demonstrators blocked main roads and set on fire a car of a passerby who tried to drive through the blockade.

      A protester is throwing a scooter at a burning car during the Ethiopian Israeli protest in Tel Aviv. Credit : Tomer Appelbaum


      Protesters show photos of 18-year old Solomon Teka of Ethiopian descent, who died after he was shot by police, in Tel Aviv. Credit : Tomer Appelbaum

      A protester stands opposite to a policeman during the protest of Ethiopian Israelis, in Tel Aviv. Credit \ CORINNA KERN/ REUTERS

    • Nouvelle journée de manifestations après la mort d’un Israélien d’origine éthiopienne
      3 juillet 2019
      https://www.lavenir.net/cnt/dmf20190703_01354547/nouvelle-journee-de-manifestations-apres-la-mort-d-un-israelien-d-origine-e

      (Belga) Des manifestations ont eu lieu mercredi à Tel-Aviv et dans le nord d’Israël pour la troisième journée consécutive, après le décès d’un jeune Israélien d’origine éthiopienne, tué par un policier, la communauté éthiopienne dénonçant un crime raciste.
      Solomon Teka, âgé de 19 ans, a été tué dimanche soir par un policier qui n’était pas en service au moment des faits, à Kiryat Haim, une ville proche du port de Haïfa, dans le nord d’Israël. Des dizaines de policiers ont été déployés mercredi dans la ville de Kiryat Ata, non loin de Kiryat Haim. Des manifestants tentant de bloquer une route ont été dispersés par la police. Malgré des appels au calme lancés par les autorités, des jeunes se sont aussi à nouveau rassemblés à Tel-Aviv. Une centaine de personnes ont défié la police en bloquant une route avant d’être dispersées. En trois jours, 140 personnes ont été arrêtées et 111 policiers blessés par des jets de pierres, bouteilles et bombes incendiaires lors des manifestations dans le pays, selon un nouveau bilan de la police. Les embouteillages et les images de voitures en feu ont fait la une des médias. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président israélien Reuven Rivlin ont appelé au calme, tout en reconnaissant que les problèmes auxquels était confrontée la communauté israélo-éthiopienne devaient être traités. « La mort de Solomon Teka est une immense tragédie », a dit le Premier ministre. « Des leçons seront tirées. Mais une chose est claire : nous ne pouvons tolérer les violences que nous avons connues hier », a-t-il déclaré mercredi lors d’une réunion du comité ministériel sur l’intégration de la communauté éthiopienne. « Nous ne pouvons pas voir de routes bloquées, ni de cocktails Molotov, ni d’attaques contre des policiers, des citoyens et des propriétés privées », a-t-il ajouté. (...)

    • Les Israéliens éthiopiens s’interrogent : « Nos vies ont-elles moins de prix ? »
      Selon les manifestants, c’est un racisme systématique qui s’exprime derrière les violences policières répétées contre les jeunes noirs en Israël - et qui ont pu entraîner la mort
      Par Simona Weinglass 3 juillet 2019, 14:41
      https://fr.timesofisrael.com/les-israeliens-ethiopiens-sinterrogent-nos-vies-ont-elles-moins-de

      Pour ces jeunes Israéliens d’origine éthiopienne qui manifestent, mardi, pour dénoncer le meurtre d’un membre de leur communauté par un policier, ce n’est pas seulement l’expression d’une colère contre ce qu’ils considèrent comme un racisme systématique profondément ancré du côté des forces de l’ordre.

      C’est aussi un cri exprimant une frustration entraînée par des promesses de changement, maintes fois répétées et qui n’ont rien changé.

      Dans tout le pays, ce sont des milliers de manifestants issus de la communauté et leurs soutiens qui ont bloqué les routes pour faire part de leur fureur après la mort de Solomon Tekah, qui a été abattu cette semaine par un agent de police qui n’était pas en service à ce moment-là.
      (...)
      Une jeune femme d’une vingtaine d’années, vêtue d’une robe d’été et originaire de Ness Ziona, dans le centre d’Israël, confie : « Je suis complètement bouleversée. D’abord, on se dit : OK, c’est arrivé une fois mais ça n’arrivera plus. La fois suivante, on se dit : d’accord, peut-être qu’ils vont enfin régler ça ».

      « Mais quand ça devient systématique, alors là vous vous demandez si effectivement votre vie a moins de prix qu’une autre ? », lance-t-elle.

      « Ce jeune », ajoute-t-elle en évoquant Tekah, « ses parents lui ont donné tout ce qu’ils avaient. Ils l’ont élevé pendant toutes ces années. Et un jour, quelqu’un a décidé qu’il était autorisé à l’abattre ».

      Tekah est mort au cours d’une altercation survenue dimanche à Haïfa, dans le quartier Kiryat Haim.

      Un témoin de la fusillade aurait indiqué au département des enquêtes internes de la police, qui dépend du ministère de la Défense, que contrairement à ce qu’a pu affirmer le policier incriminé, ce dernier ne semblait pas être en danger quand il a ouvert le feu.

      L’agent a été brièvement placé en détention avant d’être assigné à domicile, attisant la colère au sein de la communauté.(...)

  • Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/01/opioides-nan-goldin-vise-le-mecenat-du-louvre_1737328

    La photographe a organisé lundi une action dans la cour du grand musée parisien, appelant sa direction à débaptiser une aile nommée en l’honneur d’une famille de mécènes détenant le laboratoire produisant l’Oxycontin, un puissant analgésique.

    Opioïdes : Nan Goldin vise le mécénat du Louvre

    Le Louvre n’imaginait sans doute pas voir un jour sa réputation ternie par la crise des opioïdes, ce scandale sanitaire majeur qui a déjà fait au moins 100 000 morts par overdose aux Etats-Unis. Le célèbre musée parisien doit pourtant faire face à une fronde inédite orchestrée par la photographe new-yorkaise Nan Goldin et le collectif PAIN (Pain Addiction Intervention Now), qui militent depuis deux ans pour alerter sur les dangers de l’Oxycontin. Ce puissant antidouleur, dérivé de l’opium, est commercialisé depuis 1996 par la société Purdue Pharma, elle-même détenue par la famille Sackler. Comme de nombreuses entreprises, le laboratoire américain est aussi un généreux mécène du monde de l’art, prêt à débourser de très grosses sommes pour voir son nom associé à des institutions culturelles de renom. Grâce à un don de 10 millions de francs au Louvre en 1996, la famille a ainsi obtenu que l’aile des antiquités orientales du Louvre soit nommée « aile Sackler », nom qu’elle porte toujours aujourd’hui. Douze salles consacrées à l’Iran ancien, au Levant et à l’Arabie ancienne, où trônent d’inestimables joyaux.

    Une association insupportable pour Nan Goldin, devenue la figure de proue de la lutte contre Sackler. Ancienne accro à l’Oxycontin dont elle est désormais sevrée, la photographe multiplie depuis 2017 les actions choc dans les musées financés par la famille américaine. Mais c’est la première fois qu’une action a lieu en France, face au musée le plus visité du monde.
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    « Sackler on meurt, le Louvre couvre »

    Les touristes présents lundi devant la pyramide du Louvre ont d’abord cru à une performance artistique. Entièrement vêtue de noir, sa médaille de l’ordre des arts et des lettres attachée à la ceinture, Nan Goldin s’est avancée dans l’eau au milieu du bassin, face au bâtiment de verre. Puis des militants ont déployé derrière elle une large banderole orange avec ces mots en lettres noires : « Louvre, take down their name » (« Louvre, retirez leur nom »). Une trentaine d’activistes se sont ensuite massés autour de la photographe aux cris de « Shame on Sackler » et « Sackler on meurt, le Louvre couvre ». « Sackler est responsable de la mort de 200 personnes par jour aux Etats-Unis, lance Nan Goldin aux quelques journalistes présents. Le Louvre ne peut pas être complice de ce scandale. »

    Préparée en trois semaines dans le plus grand secret, l’action a été menée en collaboration avec l’association Aides. « On ne parle que des Etats-Unis mais d’autres pays commencent à être touchés par la crise des opioïdes, explique Fred Bladou, chargé de mission au sein de l’asso. Ce désastre sanitaire doit aussi nous interpeller sur la politique préventive que nous menons. Il démontre l’absurdité qu’il y a à criminaliser les usagers de drogue illicite alors qu’une des plus grosses crises sanitaires de l’histoire concerne une drogue licite. » En France, une centaine de médecins ont alerté fin juin dans les colonnes du JDD sur « le risque d’une crise sanitaire » alors que « 12 millions de Français utilisent des médicaments opiacés, sans être alertés sur leur potentiel addictif et sur les risques d’overdose ».
    Guggenheim et Tate Modern

    Accusés de commercialiser son produit phare en toute connaissance de cause, les Sackler sont aujourd’hui visés par plus de 1 600 actions en justice dans 35 Etats américains. En mars, ils ont dû verser 270 millions de dollars dans le cadre d’un accord à l’amiable passé avec l’Etat de l’Oklahoma. Sous la pression de PAIN, la polémique s’est étendue au mécénat culturel international. Ces derniers mois, plusieurs grands musées comme le Guggenheim et le Metropolitan Museum of Art à New York, ou la Tate Modern à Londres, ont annoncé publiquement qu’ils refuseraient à l’avenir toute donation de la famille Sackler. Un autre musée londonien, la National Portrait Gallery, a décliné en mars un don d’un million de livres (1,15 million d’euros). « Nous n’avons plus reçu aucune donation ni aucune demande de Sackler depuis 1996 », se défend-on au Louvre. Mais ce refus des dons ne suffit plus, pour Nan Goldin et les militants de PAIN. « Il faut que le Louvre soit le premier à débaptiser une aile, exigent-ils dans leur communiqué. Nous n’acceptons plus qu’une institution culturelle publique financée par l’Etat et les contribuables porte au pinacle une entreprise meurtrière. »

    Techniquement, rien n’empêche le musée parisien de retirer le nom des Sackler, le choix de baptiser certaines salles n’étant pas irrévocable, selon la charte interne. Mais la problématique du mécénat et des donateurs embarrassants va bien au-delà de ce cas. Elle est d’autant plus sensible qu’en vingt ans, le budget du Louvre a plus que doublé, alors même que la subvention de l’Etat est restée stable (environ 100 millions d’euros par an). Pour financer la différence et satisfaire les dix millions de visiteurs annuels, le musée n’a d’autre choix que de se tourner vers les acteurs privés, qui représentent entre 20 et 25 millions d’euros par an. Pour vérifier l’origine de ces fonds, le Louvre s’appuie aussi bien sur son réseau diplomatique dans les ambassades étrangères que sur Tracfin, le service antiblanchiment de Bercy. A l’époque, la donation des Sackler n’avait soulevé aucun problème. Vingt-trois ans et plusieurs dizaines de milliers de morts plus tard, c’est une tout autre affaire.
    Emmanuel Fansten

    #Opioides #Sackler #Louvre