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  • Carlos Ghosn inculpé une quatrième fois au Japon
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/22/carlos-ghosn-inculpe-une-quatrieme-fois-au-japon_5453404_3234.html


    Carlos Ghosn quitte le bureau de son avocat, le 3 avril, à Tokyo.
    KAZUHIRO NOGI / AFP

    La garde à vue de l’ancien PDG de l’alliance automobile Renault-Nissan touchait à sa fin. Nissan a aussi porté plainte au pénal pour abus de confiance aggravé.
    […]
    La mise en examen du 22 avril est la quatrième pour l’homme d’affaires depuis sa première arrestation le 19 novembre 2018. Entre-temps, il a été arrêté les 10 et du 20 décembre et donc le 4 avril. Il a été mis en examen à deux reprises pour infraction à la législation sur les échanges et les instruments financiers, pour avoir minoré ses revenus dans les déclarations faites aux autorités financières. Il l’a aussi été pour abus de confiance aggravé car il aurait fait couvrir, par Nissan, des pertes réalisées sur des placements personnels au moment de la crise de 2008.

    Carlos Ghosn a passé 108 jours en prison, entre le 19 novembre et le 6 mars. Il en est sorti contre le versement d’une caution d’un milliard de yens (7,9 millions d’euros). Il a toujours nié les accusations portées contre lui. « Ce n’est pas une histoire de cupidité, de dictature d’un homme. C’est une histoire de complot, de trahison », déclarait-il dans une vidéo rendue publique le 9 avril. Pour l’homme d’affaires, le complot aurait été motivé par la « peur d’aller vers la fusion [de Renault et Nissan], perçue comme une menace pour l’indépendance de Nissan et son autonomie ».
    […]
    De l’avis des experts, les derniers éléments mis en lumière par l’accusation sont les plus graves jusqu’ici reprochés à M. Ghosn.

  • La libération sous caution de Carlos Ghosn autorisée après le rejet de l’appel du procureur
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/carlos-ghosn-bientot-libere-sous-caution-809534.html


    Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre pour des accusations de malversations financières.
    Crédits : DR (extrait de la vidéo)

    Carlos Ghosn a recouvré la liberté ce mercredi après le paiement d’une caution de 7,9 millions d’euros. La justice japonaise a rejeté, mardi, l’appel interjeté par le parquet contre la libération sous caution de l’ancien numéro un de Renault, détenu depuis le 19 novembre au Japon pour des accusations de malversations financières.
    […]
    Après plus de 100 jours de détention, Carlos Ghosn entrevoit le bout du tunnel. Pour cause, le patron déchu de Renault vient d’obtenir sa première victoire juridique : la justice japonaise a rejeté, ce mardi 5 février, l’appel interjeté quelques heures plus tôt par le parquet contre sa libération sous caution auquelle le tribunal de Tokyo avait donné une suite favorable ce mardi matin. La caution, estimée à un milliard de yen soit 8 millions d’euros, devrait être payée ce mercredi selon Reuters.
    […]
    Carlos Ghosn devrait prochainement tenir une conférence de presse selon son nouvel avocat Junichiro Hironaka.

    Celui-ci, réputé plus agressif, a multiplié les garanties pour convaincre l’autorité judiciaire de mettre fin à cette détention préventive qui dure depuis le 19 novembre dernier. Il a ainsi proposé de placer Carlos Ghosn dans une résidence équipée de caméras de surveillance, et s’est engagé à limiter les contacts avec l’extérieur. Le tribunal a jugé, qu’en outre, le risque de destruction de preuves et de fuite à l’étranger (le passeport de Carlos Ghosn est toujours confisqué) n’était plus avéré.

  • Japon : Carlos Ghosn derrière les barreaux jusqu’au 1er janvier au moins
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/japon-carlos-ghosn-derriere-les-barreaux-jusqu-au-1er-janvier-au-moins-802

    Le PDG de Renault et ex-patron de l’Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, passera Noël et le réveillon derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé dimanche de prolonger sa garde à vue jusqu’au 1er janvier.

    Le PDG de Renault et ex-patron de l’Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, passera Noël et le réveillon derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé dimanche de prolonger sa garde à vue jusqu’au 1er janvier.

    Cette décision judiciaire est le dernier développement en date dans la saga qui passionne le Japon et le monde des affaires depuis que ce titan du monde de l’autombile a été arrêté soudainement le 19 novembre à Tokyo à l’arrivée de son jet privé.

    « Aujourd’hui, la décision a été prise de maintenir (M. Ghosn) en détention. La garde à vue viendra à expiration le 1er janvier », a dit le tribunal du district de Tokyo dans un communiqué.

    Ce jugement ne signifie pas que l’ancien patron de Nissan sera libéré au Nouvel An, le parquet pouvant requérir à cette date que sa garde à vue soit prolongée de 10 jours supplémentaires pour les besoins de l’enquête.

    soit 43 jours, de GàV, plus 10 si affinités,…
    la France battue à plates coutures, la durée étant de 24h reconductibles par tranche de 24h avec un maximum de 144h, soit 6 jours, pour les affaires de terrorisme.

    Ce qui est plus que sûr, en revanche, c’est que C. Ghosn n’aura qu’une envie à sa sortie, lesté d’une probable interdiction de quitter le territoire, c’est de mettre les bouts…

  • Fukushima : L’exploitant de la centrale met fin à la vente d’objets souvenirs, jugée choquante
    https://www.20minutes.fr/monde/2319519-20180809-fukushima-exploitant-centrale-met-fin-vente-objets-souven

    Les « objets souvenirs » de la centrale nucléaire de Fukushima (Japon) ne seront pas restés commercialisés bien longtemps. Tokyo Electric Power (Tepco), l’exploitant du site devenu célèbre après la catastrophe provoquée par un tsunami le 11 mars 2011, a en effet décidé mercredi de suspendre la commercialisation de ces pochettes en plastique ornées de photos de la centrale.

    Mises en vente le 1er août dans une supérette locale, elles étaient vendues 300 yens (2,30 euros) par lot de trois. Selon un porte-parole de l’entreprise, l’initiative visait à répondre à la demande de travailleurs et visiteurs des lieux, alors que certains gardaient les reçus de la boutique en guise de souvenir pour les montrer à leurs proches.

  • Pénuries de batteries pour la Model 3 de Tesla 28 Juin 2018 - L’Essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/27098663

    L’accélération de la cadence de production de la Model 3 de Tesla, après plusieurs mois de retards, a entraîné une pénurie temporaire de batteries.


    Le PDG de Tesla Elon Musk a fait savoir début juin qu’il était confiant dans la capacité du groupe à produire 5 000 berlines Model 3 d’ici la fin du mois, ce qui a été accueilli avec scepticisme par certains analystes à Wall Street. Yoshio Ito, responsable la division automobile de Panasonic, a déclaré jeudi lors de l’assemblée générale du groupe japonais qu’il y avait eu une « forte amélioration de la production », entraînant des pénuries occasionnelles de batteries.

    Panasonic, qui dispose d’un site de production de batteries au Japon et qui exploite avec Tesla l’usine Gigafactory dans l’état du Nevada, est le fournisseur exclusif des cellules de batteries pour les modèles de voitures en cours de production. Le groupe japonais a également une usine en commun avec Tesla pour produire des cellules et des modules solaires à Buffalo, dans l’État de New York.

    Les batteries sont au cœur du plan de Panasonic visant à un quasi-doublement des revenus de son activité automobile à 2 500 milliards de yens (19,6ámilliards d’euros) d’ici mars 2022, contre 1 800 milliards attendus pour l’exercice en cours. Selon les analystes, le partenariat entre le groupe japonais et le constructeur américain n’est toutefois pas sans risque, comme en témoignent les retards de production de la Model 3 ou encore les accidents de route mettant en cause des Tesla.

    Batteries à l’état solide pas prêtes
    Tesla a en outre annoncé le 12 juin son intention de supprimer des milliers d’emplois à travers le groupe, soit environ 9% de ses effectifs, afin de réduire les coûts et d’améliorer sa rentabilité sans mettre en danger la montée en puissance de la production de sa berline Model 3.

    Les retards de la Model 3 ont conduit Panasonic à abaisser en février les perspectives de son pôle batteries. « Je ne dirais pas que le retard (dans la production de la Model 3 de Tesla) n’a eu aucun impact sur nos activités mais nous sommes en étroite communication avec Tesla et travaillons à améliorer constamment la production », a déclaré Yoshio Ito.

    Soucieux de réduire sa dépendance vis-à-vis de Tesla, Panasonic s’est récemment associé à Toyota Motor pour développer et fournir des batteries de véhicules électriques. Le directeur général de Panasonic, Kazuhiro Tsuga, a déclaré lors de l’AG que les batteries à l’état solide, considérées comme plus stables, ne devraient pas arriver sur le marché automobile avant un moment, même si le groupe reste engagé dans le développement de cette batterie de nouvelle génération.

    « Nous pensons que nous pouvons continuer à améliorer les performances des batteries lithium-ion actuelles au moins jusqu’en 2025 », a-t-il ajouté. « La commercialisation des batteries à l’état solide viendrait après ces progrès ». Le constructeur automobile japonais Toyota entend commercialiser des véhicules équipés de batteries à l’état solide d’ici le début des années 2020.

    #tesla #Panasonic #transport #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #batteries #électricité #bricolos #elon_musk #pénuries

  • Derrière la déroute d’Airbnb, les déboires de l’économie du partage au Japon AFP - 27 Juin 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_derriere-la-deroute-d-airbnb-les-deboires-de-l-economie-du-partage-au-ja

    Des milliers de réservations Airbnb rayées de la carte, Uber réduit à livrer des repas : entre législation très stricte et réticences des habitants, le Japon mène la vie dure aux géants de l’économie collaborative qui prospèrent ailleurs dans le monde.

    Le 15 juin, une nouvelle loi est entrée en vigueur pour encadrer les locations de courte durée par des particuliers (« minpaku"). Pour l’occasion, l’un des fondateurs d’Airbnb, Nathan Blecharczyk, s’est déplacé au Japon et a salué "ces nouvelles règles qui clarifient" les choses.


    Soucieux sans doute de ménager le gouvernement, il n’a alors pas dit un mot des nombreuses annulations de séjours auxquelles sa compagnie a dû procéder, car les propriétaires des biens n’avaient pas obtenu à temps leur immatriculation pour proposer un logement en mode saisonnier.

    Airbnb est coutumier des frictions avec de nombreuses villes dans le monde, mais là, la déconvenue est brutale.

    "Nous sommes terriblement désolés. C’est nul - et c’est un euphémisme", lançait la compagnie en annonçant devoir retirer de son site l’écrasante majorité de ses quelque 60.000 annonces.

    Intérêts particuliers
    Procédure bureaucratique très lourde, nombreuses restrictions (durée de location, condition de surface) et possibilité pour les autorités locales de durcir encore les règles font que la loi bride de facto le développement des "minpaku", estime Hiro Kishi, professeur à l’université Keio de Tokyo.

    Au Japon, les intérêts des secteurs établis de longue date priment, souligne-t-il, déplorant l’adoption d’un tel texte "à seulement deux ans des jeux Olympiques".

    Là, il s’agit de protéger les hôtels et ryokan (auberges traditionnelles), dans un autre cas le but est de préserver les taxis en empêchant la plateforme de réservation de voiture avec chauffeur (VTC) Uber de s’implanter.

    "Pour promouvoir l’économie du partage, il faut assouplir la régulation", afin de faciliter l’émergence de nouveaux entrants, explique-t-il.

    Or les technocrates et le Premier ministre Shinzo Abe, malgré ses promesses de réformes via sa stratégie de relance "abenomics", "n’ont aucune intention" de le faire, souligne l’économiste, "par peur d’un tollé dans les secteurs qui ont profité jusqu’à présent d’un monopole de fait".

    Résultat, l’économie collaborative n’a pesé que 50 milliards de yens en 2016 (384 millions d’euros), en forte hausse certes sur un an (+26%), selon les chiffres de l’institut de recherche Yano, mais sa taille est encore toute petite comparée aux marchés européen, américain ou encore chinois où on parle de dizaines, voire centaines de milliards d’euros.

    Et seulement "2,7% des Japonais savent exactement ce qu’est l’économie du partage", quand "80,1% ignorent totalement ce dont il s’agit", d’après une étude du cabinet d’audit PwC réalisée en mai 2017 auprès de 2.000 personnes.

    * Pression touristique
    Qui plus est, l’image de cette nouvelle forme de services est négative, selon Takashi Sabetto, de l’Association japonaise de la
    "Sharing Economy" , fondée il y a trois ans pour sensibiliser la classe politique et les citoyens au sujet.

    "L’opinion publique est très remontée contre les prestataires de type Airbnb et Uber. Nous avons essayé de changer cette mentalité mais c’est très difficile, cela prend du temps", dit-il.

    "Les Japonais sont très soucieux de leur sphère privée", s’inquiétent pour leur sécurité et se méfient des étrangers parfois bruyants et peu respectueux des règles, décrypte M. Sabetto.

    Il note néanmoins "un plus grand intérêt" des jeunes générations. Parmi les segments en vogue : l’autopartage, le vélopartage (avec l’arrivée de deux acteurs chinois en 2017, Ofo et Mobike), la location d’articles de mode ou encore la livraison de plats avec UberEATS. Le géant américain est arrivé en 2016 à Tokyo où il compte désormais 10.000 coursiers, avant de s’étendre à d’autres villes (Osaka notamment et bientôt Kobe et Kyoto).

    Pour les start-up locales en revanche, il reste difficile de trouver des financements, regrette le responsable de l’association, dans un pays qui privilégie "l’efficacité dans la fabrication des choses à l’innovation" dans les services.

    C’est que les Japonais ne voient pas la nécessité de changer les choses dans un pays où les prestations proposées sont "de bonne qualité, ce qui freine le développement de nouvelles offres". _

    La solution : s’implanter dans les zones rurales qui se dépeuplent pour combler les besoins des personnes âgées, à l’instar d’Uber qui, faute de pouvoir conquérir les grandes villes japonaises, teste un programme de VTC dans des localités reculées.

    A plus longue échéance, tous misent sur l’influence extérieure, grâce au nombre croissant de touristes : près de 29 millions de visiteurs en 2017, 40 millions attendus en 2020.

    #Japon #airbnb #UBER

  • Bourde à 21 milliards d’euros chez Deutsche Bank
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/bourde-a-21-milliards-d-euros-chez-deutsche-bank-779564.html

    La banque allemande a reconnu avoir transféré par erreur 21 milliards d’euros sur des comptes d’un de ses clients, le groupe financier Macquarie en 2014. Une erreur humaine selon un porte-parole, après une autre bourde à 28 milliards en mars dernier.

    Deutsche Bank a reconnu avoir transféré par erreur 21 milliards d’euros sur des comptes d’un de ses clients, le groupe financier Macquarie, en 2014. Une information révélée par l’agence Bloomberg et confirmée par un porte-parole. Le paiement serait intervenu comme collatéral d’une transaction de gré à gré sur des produits dérivés, et serait dû à une erreur humaine. Le transfert opéré par inadvertance été corrigé en l’espace de quelques heures et n’aurait causé aucun dommage financier. Un audit interne a été réalisé à la suite de cet « incident ».

    Des systèmes de sécurité ont été mis en place depuis mais n’ont pas empêché la dernière bourde intervenue en mars dernier. La première banque allemande avait en effet réalisé le transfert de 28 milliards d’euros, au lieu de 28 milliards de yens (218 millions d’euros), sur son propre compte auprès de la plate-forme de dérivés Eurex. Une gaffe appelée dans le monde de la finance « gros doigt » (#fat_finger) quand un trader se trompe de touche en ajoutant un zéro de trop par exemple. Dans ce cas là également, l’erreur aurait été corrigée promptement sans conséquences financières.

    En 2015, Deutsche Bank avait connu un autre incident : un vendeur junior de l’équipe des changes avait transféré par erreur 6 milliards de dollars à un client, un hedge fund. La banque avait récupéré les fonds le lendemain. Des soucis à répétition qui semblent démontrer que la banque allemande doit mettre à niveau ses systèmes d’alerte et de vérifications.

    #erreur_de_la_banque_en_votre_faveur

  • Même les moines peuvent risquer le surmenage _ L’essentiel/afp - 17 Mai 2018 *
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/insolites/story/Meme-les-moines-peuvent-risquer-le-surmenage-12172567

    Un moine japonais réclame des dommages et intérêts aux responsables de son ancien temple. Il explique sa dépression par le surmenage qu’ils lui ont fait subir.

    Un moine japonais a engagé des poursuites judiciaires contre les responsables de son ancien temple, qu’il accuse de l’avoir fait trimer de longues heures au point qu’il est tombé en dépression. Le quadragénaire réclame 8,6 millions de yens de dommages et intérêts (un peu plus de 65 000 euros) à ses ex-employeurs du site sacré du mont Koya, au sud d’Osaka (ouest). Ce lieu de pèlerinage bouddhiste, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, abrite plus de 100 temples.


    Le plaignant, embauché en 2008, a commencé à souffrir de dépression aux alentours de décembre 2015, a expliqué son avocat, jeudi, à l’AFP. Il assure avoir été contraint d’accomplir des tâches allant bien au-delà de ses devoirs spirituels et avoir parfois travaillé plus de deux mois d’affilée sans aucun jour de repos. Certains jours, il pouvait même enchaîner 17 heures sans pause pour prendre en charge les nombreux touristes.

    #Karoshi
    « Quand vous travaillez en tant que moine, trop souvent vous n’avez pas d’heures fixes », déplore Noritake Shirakura. « Vous fournissez un travail, mais on vous dit que cela fait partie de la formation religieuse et que vous devez le supporter même si cela vous cause de grandes souffrances ». « À travers cette affaire, nous allons défendre le fait qu’une telle notion est dépassée », insiste l’avocat. Son client a souhaité conserver son anonymat afin de ne pas compromettre ses chances de retrouver un travail dans la petite communauté des moines bouddhistes.

    En 2017, un célèbre temple de Kyoto, Higashi Honganji, avait dû s’excuser publiquement pour heures supplémentaires non payées et #harcèlement au travail, mais ce type d’affaires est rare dans le secteur religieux. Le surmenage au travail, en revanche, est un problème répandu au Japon, qui peut entraîner la mort (crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, suicide), un phénomène qui a même un nom : « Karoshi ». Un rapport du gouvernement publié l’an dernier avait évalué à 191 les cas de karoshi sur l’année achevée fin mars 2017 et souligné que 7,7% des salariés japonais effectuent plus de 20 heures supplémentaires par semaine.

    #travail #surmenage #management #exploitation #religion #japon

  • Nucléaire : les ambitions contrariées du Japon

    http://www.lemonde.fr/energies/article/2018/04/01/nucleaire-les-ambitions-contrariees-du-japon_5279295_1653054.html

    Le gouvernement a annoncé le démantèlement du supergénérateur de Monju qui n’a jamais fonctionné.

    En validant, mercredi 28 mars, le projet de démantèlement du surgénérateur de Monju, l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) contrarie l’ambition japonaise de maîtriser le cycle du combustible et ajoute une nouvelle facture au nucléaire dans l’archipel.

    Le projet prévoit un démontage sur trente ans de l’installation bâtie à Tsuruga dans le département de Fukui (centre). Il devrait coûter 375 milliards de yens (2,86 milliards d’euros). L’opération commencera dès juillet par le retrait du combustible. Puis le sodium – liquide de refroidissement délicat à manipuler car inflammable au contact de l’air – sera retiré. Le démontage suivra, avec une fin programmée pour 2048.

    Monju devait permettre au Japon de réaliser le cycle du combustible nucléaire, un objectif formulé dans les années 60 pour augmenter l’indépendance énergétique d’un pays aux faibles ressources énergétiques. Le cycle, explique sur son site le Commissariat français à l’énergie atomique (CEA), correspond aux différentes étapes d’extraction, de fabrication, de retraitement puis de recyclage du combustible des centrales nucléaires. Il se traduit notamment par le recyclage d’une partie du combustible utilisé – dont l’usage s’est traduit par la formation de plutonium – pour produire du MOX, réutilisable dans les réacteurs.

    Grave fuite de sodium

    Le surgénérateur fonctionne bien avec du MOX. Monju a fait l’objet d’un investissement gouvernemental de plus de 1 050 milliards de yens (8 milliards d’euros) d’argent public mais n’a connu que dysfonctionnements et scandales. Connecté au réseau commercial en août 1995, il a subi en décembre de la même année une grave fuite de sodium suivie d’un incendie, qui l’a contraint à un arrêt durable.

    L’incident reste comme l’un des plus graves de l’histoire du nucléaire japonais avant Fukushima en 2011. Les efforts de l’exploitant, la Société de développement de réacteur et d’exploitation du combustible nucléaire (PNC), pour en dissimuler la gravité avait suscité de vives protestations.

    En 2010, la Commission de sûreté nucléaire (NSC) – prédécesseure de l’ARN – a accepté son redémarrage. Monju a été relancé mais un nouvel accident – la chute d’un engin de levage dans la cuve – l’a contraint à un nouvel arrêt.

    En 2012, l’Agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA), l’exploitant ayant succédé à PNC, a été reconnue coupable de ne pas avoir effectué les inspections sur près de 25 % des composants du site. L’ARN a recommandé de lui retirer la gestion du site en 2015 en raison de craintes pour la sécurité.

    Accord de coopération avec la France

    Le gouvernement a décidé en 2016 de fermer le surgénérateur, alors que le gouverneur de Fukui, Issei Nishikawa, souhaitait le conserver. Son département accueille 13 réacteurs, un record au Japon. M. Nishikawa reste un fervent promoteur de l’atome, même si 49,8 % des habitants de son département souhaitent, selon un sondage d’octobre 2017, l’arrêt de l’utilisation de cette énergie. Le ministère de l’économie, le METI, maître d’œuvre de la politique énergétique, ne voyait plus guère d’intérêt commercial pour la technologie et ne trouvait pas d’alternative sérieuse à la JAEA.

    La fin de Monju interroge sur la poursuite au Japon de la politique du cycle nucléaire auquel l’archipel ne veut pas renoncer. Pour compenser l’abandon de Monju, les autorités évoquent un autre surgénérateur, le réacteur Joyo plus petit, construit dans les années 70 dans le département d’Ibaraki (est) mais arrêté en 2008 après un accident. Le Japon a également signé en 2014 un accord de coopération avec la France sur le projet de réacteur à neutrons rapides Astrid. Ce projet reste hypothétique même si la France a, selon la presse nippone, demandé au Japon de financer la moitié des 570 milliards de yens (4,3 milliards d’euros) pour la construction du réacteur.

    Importantes quantités de plutonium

    Toujours dans le cadre du cycle du combustible, le site de retraitement de Rokkasho (nord du Japon), autre installation fondamentale du cycle, ne fonctionne toujours pas. En décembre 2017, son opérateur Japan Nuclear Fuel (JNF) a annoncé un nouveau délai, le 23e depuis 1997, pour sa mise en route. Le site a déjà coûté 13 900 milliards de yens (106 milliards d’euros, financés par les compagnies d’électricité de l’archipel) et la facture devrait à nouveau grimper. Même s’il n’a jamais fonctionné, le site regorge d’installations désormais vieillissantes qu’il faut remplacer car la vétusté pourrait « faire perdre la confiance de la population dans l’installation », craint Ikuo Sasaki, gouverneur adjoint du département d’Aomori.

    Les difficultés liées au cycle du combustible au Japon inquiètent les Etats-Unis car il pose la question de l’usage du plutonium. L’archipel en a accumulé 47,8 tonnes, à utiliser notamment à Monju.

    En janvier, Tokyo et Washington ont renouvelé l’accord qui les lie dans le domaine nucléaire depuis 1988 et qui devait arriver à expiration en juillet. Cet accord autorise le Japon à produire du plutonium à usage civil. « Du point de vue de la prévention de la prolifération, il apparaît hautement problématique de posséder d’importantes quantités de plutonium – utilisable pour des armes nucléaires – sans avoir de projets particuliers pour son utilisation », s’inquiétait le quotidien Mainichi dans un éditorial au moment de la prorogation de l’accord.

  • BALLAST | Michaël Ferrier : « Fukushima, c’est une situation de #guerre »
    https://www.revue-ballast.fr/mickael-ferrier-fukushima-cest-situation-de-guerre

    « Éléments, animaux, humains, tout est en guerre », écrivait déjà Voltaire dans son poème sur le séisme de Lisbonne. Oui, un grand séisme, a fortiori quand il est suivi d’un tsunami et d’une catastrophe nucléaire, c’est une situation de guerre : je rappelle que dans toute la région ont été déployés plus de 100 000 hommes, 90 hélicoptères, 541 avions et 50 navires… Dès le 13 mars, 100 000 réservistes des Forces japonaises d’autodéfense (l’équivalent de l’armée japonaise) ont d’ailleurs été rappelés en urgence. Les familles des troupes d’auto-défense japonaises qui mouraient pendant les « opérations » — terme militaire — pouvaient recevoir 90 millions de yens : ce sont les montants attribués aux soldats envoyés en Irak ou à ceux qui patrouillent au large de la Somalie dans les zones infestées de pirates. Et quand la contamination radioactive s’en mêle, alors là, c’est encore pire : c’est encore une guerre, mais plus sournoise et autrement délétère. Le vocabulaire utilisé dans les journaux japonais est d’ailleurs assez éloquent : on parle de la nécessaire « reconquête » des réacteurs endommagés, qui se fera au terme d’une « guerre de tranchées »… On utilise des drones et des robots, dont la plupart ont déjà été testés dans les zones de conflits internationaux, en Irak et en Afghanistan notamment. Je rappelle aussi que le 2 avril, pour la première fois de son histoire, 15 des 145 membres de la Chemical Biological Incident Response Force ont été déployés hors du territoire américain, dans l’est du Japon. C’est un corps des Marines spécialement entraîné pour les situations d’urgence biologique, chimique ou nucléaire : trente-deux véhicules, des tonnes de matériel transportées dans pas moins de sept avions, un laboratoire mobile spécialisé dans la détection des substances toxiques et la décontamination… Les paysages, la faune, la flore, les êtres humains… tout est menacé. L’incinération, l’enfouissement, le stockage : tout pose problème. Plusieurs endroits sur Terre sont d’ores et déjà condamnés, et à la lettre, inhabitables : voyez sur ce point le magnifique texte de François Bizet intitulé « L’inhabitat2 ». On ne se débarrasse pas ainsi d’éléments invisibles qui ont entre des dizaines et des milliers d’années de nocivité. Je le dis calmement à ceux, nombreux, qui sous-estiment le danger nucléaire : c’est une guerre à laquelle ils nous condamnent, tôt ou tard, et qui fera des victimes. Et en premier lieu sur cette terre de France, qu’ils disent tant chérir.

    #énergie_nucléaire #Fukushima (Penser avec) #résilience (assignation à)

  • BALLAST | Mickaël Ferrier : « #Fukushima, c’est une situation de guerre »
    https://www.revue-ballast.fr/mickael-ferrier-fukushima-cest-situation-de-guerre

    « Les morts de Fukushima ne sont plus des morts : ce sont des déchets nucléaires », écrivait Mickaël Ferrier dans son ouvrage Fukushima, récit d’un désastre, paru en 2012. Un livre hybride, alliant le vécu et l’analyse de l’enquêteur et de l’écrivain-philosophe qui porte sur le Japon le regard respectueux d’un étranger y vivant et travaillant depuis plus de vingt ans. Ferrier était à Tokyo quand le sol se mit à trembler. « On dirait une bête qui rampe, un serpent de sons, la queue vivante d’un dragon. Je comprends pourquoi les Japonais représentent le tremblement de terre sous la forme d’un poisson-chat, mi-félin, mi-mollusque. » Il décide très vite de se rendre sur les côtes ravagées par le tsunami afin de documenter, de questionner et d’aider. « Dans un désastre, les courbes disparaissent, toute la rondeur du monde, sa douceur et son embonpoint, n’en reste plus que le tranchant. » Prenant le lecteur par la main, il retrace les petits gestes et les réflexes de ceux qui évitèrent le pire. Il faudrait à présent penser avec Fukushima, car ce que symbolise cette centrale blessée « maudite dans la terre, dans le ciel et dans la mer » nous concerne tous, nous dit l’auteur. En 2011, juste avant le printemps, près de 18 000 morts et disparus laissèrent un vide sur le sol japonais : qu’adviendra-t-il des survivants,

    #nucléaire #japon

    • « Éléments, animaux, humains, tout est en #guerre », écrivait déjà Voltaire dans son poème sur le séisme de Lisbonne. Oui, un grand séisme, a fortiori quand il est suivi d’un tsunami et d’une #catastrophe nucléaire, c’est une situation de guerre : je rappelle que dans toute la région ont été déployés plus de 100 000 hommes, 90 hélicoptères, 541 avions et 50 navires… Dès le 13 mars, 100 000 réservistes des Forces japonaises d’autodéfense (l’équivalent de l’armée japonaise) ont d’ailleurs été rappelés en urgence. Les familles des troupes d’auto-défense japonaises qui mouraient pendant les « opérations » — terme militaire — pouvaient recevoir 90 millions de yens : ce sont les montants attribués aux soldats envoyés en Irak ou à ceux qui patrouillent au large de la Somalie dans les zones infestées de pirates. Et quand la #contamination radioactive s’en mêle, alors là, c’est encore pire : c’est encore une guerre, mais plus sournoise et autrement délétère. Le vocabulaire utilisé dans les journaux japonais est d’ailleurs assez éloquent : on parle de la nécessaire « reconquête » des réacteurs endommagés, qui se fera au terme d’une « guerre de tranchées »… On utilise des drones et des robots, dont la plupart ont déjà été testés dans les zones de conflits internationaux, en Irak et en Afghanistan notamment. Je rappelle aussi que le 2 avril, pour la première fois de son histoire, 15 des 145 membres de la Chemical Biological Incident Response Force ont été déployés hors du territoire américain, dans l’est du Japon. C’est un corps des Marines spécialement entraîné pour les situations d’#urgence biologique, chimique ou nucléaire : trente-deux véhicules, des tonnes de matériel transportées dans pas moins de sept avions, un laboratoire mobile spécialisé dans la détection des substances toxiques et la décontamination… Les paysages, la faune, la flore, les êtres humains… tout est menacé. L’incinération, l’enfouissement, le stockage : tout pose problème. Plusieurs endroits sur Terre sont d’ores et déjà condamnés, et à la lettre, inhabitables : voyez sur ce point le magnifique texte de François Bizet intitulé « L’#inhabitat ». On ne se débarrasse pas ainsi d’éléments invisibles qui ont entre des dizaines et des milliers d’années de nocivité. Je le dis calmement à ceux, nombreux, qui sous-estiment le danger nucléaire : c’est une guerre à laquelle ils nous condamnent, tôt ou tard, et qui fera des victimes. Et en premier lieu sur cette terre de France, qu’ils disent tant chérir.

  • Fukushima : l’État japonais reconnu coupable pour la première fois
    https://www.crashdebug.fr/international/13388-fukushima-l-etat-japonais-reconnu-coupable-pour-la-premiere-fois

    La justice japonaise a mis en cause la responsabilité du gouvernement, qui aurait pu prendre des mesures pour éviter l’accident nucléaire en mars 2011.

    C’est une première dans l’enquête sur l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011. À quelques jours du triste anniversaire de la catastrophe, un tribunal japonais a pour la première fois reconnu la responsabilité de l’État dans l’accident vendredi, après la plainte d’un groupe de citoyens japonais. Ce tribunal de Maebashi, au nord de Tokyo, a jugé coupables de négligence le gouvernement et la compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante de l’usine, a-t-on appris auprès de l’instance. Tous deux ont été condamnés à verser un montant total de 38,6 millions de yens (316 000 euros).

    Mesures de (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Le Japon met fin au projet Monju, un surgénérateur devenu gouffre financier
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/12/22/le-japon-met-fin-au-projet-monju-un-surgenerateur-devenu-gouffre-financier_5

    Le Japon a choisi de renoncer définitivement à Monju, son surgénérateur expérimental qui a cumulé les déconvenues depuis vingt ans. « Nous allons démanteler Monju, a confirmé mercredi 21 décembre le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, en raison du temps et des sommes considérables qui seraient nécessaires à son redémarrage. »

    D’après les calculs du gouvernement, le démantèlement de l’installation à l’arrêt depuis 2010, bâtie dans le département de Fukui (centre), devrait prendre trente ans et coûter 375 milliards de yens (3,1 milliards d’euros).

    Ce montant reste inférieur à l’adaptation aux nouvelles normes de sécurité, estimée à 500 milliards de yens (4,1 milliards d’euros). Le surgénérateur a déjà coûté plus de 1 200 milliards de yens (9,8 milliards d’euros) au Japon. Son entretien revient à 20 milliards de yens (163 millions d’euros) par an.

    #nucléaire

    • Le Japon a choisi de renoncer définitivement à Monju, son surgénérateur expérimental qui a cumulé les déconvenues depuis vingt ans. « Nous allons démanteler Monju, a confirmé mercredi 21 décembre le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, en raison du temps et des sommes considérables qui seraient nécessaires à son redémarrage. »
      D’après les calculs du gouvernement, le démantèlement de l’installation à l’arrêt depuis 2010, bâtie dans le département de Fukui (centre), devrait prendre trente ans et coûter 375 milliards de yens (3,1 milliards d’euros).

      Ce montant reste inférieur à l’adaptation aux nouvelles normes de sécurité, estimée à 500 milliards de yens (4,1 milliards d’euros). Le surgénérateur a déjà coûté plus de 1 200 milliards de yens (9,8 milliards d’euros) au Japon. Son entretien revient à 20 milliards de yens (163 millions d’euros) par an.

      Un projet qui remonte aux années 1960

      L’idée de ce surgénérateur expérimental, ou réacteur à neutrons rapides, remonte aux années 1960. Le Japon avait alors décidé de se lancer dans le cycle du combustible nucléaire.

      La construction de Monju a commencé en 1986. Le réacteur a atteint le seuil de criticité en 1994 avant d’être connecté au réseau en août de l’année suivante. Or, en décembre 1995, une grave fuite de 700 kg de sodium du circuit secondaire de refroidissement s’est traduite par un premier arrêt.
      L’incident, l’un des plus graves de l’histoire du nucléaire japonais avant Fukushima, a, dans un premier temps, été minimisé par l’opérateur JNC, l’Institut japonais du cycle nucléaire, devenu en 2004 l’Agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA) au terme d’une refonte du secteur.
      Il a été suivi d’une série de procès sur la sécurité du site, bâti à la verticale d’une faille active non loin de 14 réacteurs nucléaires et à une centaine de kilomètres de Kyoto, ville d’un million et demi d’habitants.

      En mars 2010, malgré l’opposition de dizaines de scientifiques inquiets de l’absence de vérification de l’état des circuits ou de l’intégrité du combustible dans le réacteur, les autorités de sûreté ont accepté son redémarrage. Un accident en août de la même année l’a contraint à un nouvel arrêt.

      En 2015, l’autorité de régulation du nucléaire (ARN) a recommandé au gouvernement de changer l’opérateur du site. Accusée de négligences graves et de dissimulation d’informations, la JAEA était considérée comme « dans l’incapacité de gérer Monju en toute sécurité ».

      Le Japon maintient ses ambitions dans le nucléaire

      Depuis, les débats sont vifs sur l’avenir du surgénérateur. Le ministère de l’éducation et de la recherche, le MEXT, voulait le conserver. Le gouverneur du département de Fukui Issei Nishikawa également. Il redoute la fin des importantes subventions versées aux collectivités locales pour l’accueil d’installations nucléaires. Les collectivités devant donner leur accord pour l’arrêt, elles pourraient retarder le démantèlement de Monju.

      Le ministère de l’économie, le METI tout-puissant en matière de politique nucléaire, privilégiait la fermeture, et le gouvernement a tranché dans ce sens. Outre l’absence de perspectives commerciales pour la technologie et d’alternative sérieuse à la JAEA, il craindrait que la gabegie associée à Monju ne nuise un peu plus au nucléaire dans l’archipel.
      L’image de cette technologie reste affectée par la gestion discutée de la catastrophe nucléaire de Fukushima de 2011, dont le coût a été revu à la hausse le 9 décembre, à 21 500 milliards de yens (176 milliards d’euros).

      La fin de Monju n’empêche pas le Japon de maintenir son ambition sur le cycle du combustible nucléaire. Pour le ministre de l’Economie, Hiroshige Seko, il s’agit même du « cœur de notre politique énergétique ». Le pays espère ainsi réduire son stock de 47,8 tonnes de plutonium.

      Pour cela, les autorités tablent sur le petit réacteur à neutrons rapides de Joyo, construit dans les années 1970 dans le département d’Ibaraki (est), et sur l’installation de retraitement de Rokkasho du département d’Aomori (Nord), qui devrait entrer en service en 2018.

      Le site de Monju accueillera des installations de recherche. Le Japon pourrait participer au projet de réacteur français à neutrons rapides ASTRID.

  • Une épouse holographique est née...
    https://www.crashdebug.fr/high-teck/12863-une-epouse-holographique-est-nee

    Je vous passe la news par ce qu’on suit d’assez près tout ce qui est technologies holographiques (informations complémentaires)

    Mais pour le reste, ç’est au final assez triste.

    « C’est le matin, réveille-toi… ». Imaginez qu’une femme vous regarde depuis la table de chevêt. Son nom ? Azuma Hikari. Elle a les cheveux bleus, elle mesure 20 centimètres et se meut dans un boîtier de verre comme dans un aquarium.

    Azuma Hikari est une épouse holographique de 19 ans produite par la société japonaise Vinclu, qui vient de lancer la Gatebox, disponible en pré-commande sur le Japon et aux Etats-Unis, pour la somme de 298.000 yens (2418 euros). Azuma Hikari, projetée sous forme d’hologramme, possède une intelligence artificielle.

    Le boîter est équipé de microphones, caméras et senseurs détectant la (...)

    #En_vedette #Actualités_High-Tech #High_Tech

  • La facture de #Fukushima explose et les contribuables paieront
    https://reporterre.net/La-facture-de-Fukushima-explose-et-les-contribuables-paieront

    Mais jusqu’où grimpera la facture de la catastrophe nucléaire de Fukushima ? Le gouvernement japonais a une nouvelle fois réévalué à la hausse son coût, annonçant un montant de 170 milliards d’euros (20.000 milliards de yens), a rapporté le quotidien économique japonais Nikkei, dimanche 27 novembre. Un chiffre salé, bien loin des précédentes estimations : 42 milliards d’euros en 2012, puis 92 milliards d’euros en 2013.

  • Japon : Election d’un gouverneur antinucléaire,Tepco dévisse de 8%
    http://www.romandie.com/news/Tokyo-le-Nikkei-finit-en-hausse-de-026-prudent-a-laube-de-la-saison-des/745125.rom

    la compagnie d’électricité #Tepco a enregistré la plus forte chute du #Nikkei (-7,89% à 385 yens) au lendemain de l’élection d’un gouverneur antinucléaire dans la préfecture de Niigata (nord-ouest du #Japon).

    Ryuichi Yoneyama, 49 ans, a remporté dimanche la tête de cette région où se trouve la plus grande centrale atomique du Japon, Kashiwazaki-Kariwa, qui compte sept tranches. Or Tepco espérait sauver ses finances en relançant ces réacteurs, les seuls qui lui restent après l’arrêt des deux centrales de Fukushima à la suite de l’accident catastrophique de mars 2011. -

    (source : #ODN_Observatoire_Du_Nucléaire)
    #Fukushima #nucléaire #ODN

  • #Apple accusé d’impôts impayés au #Japon
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/16/apple-accuse-d-impots-impayes-au-japon_4998837_3234.html

    Le géant américain Apple, déjà sur la sellette en Europe pour des « avantages fiscaux illégaux » perçus en Irlande, est également montré du doigt au Japon pour cause d’impôts impayés relatifs à des transferts d’argent vers Dublin, ont rapporté vendredi 16 septembre des médiaux locaux.

    Le bureau régional des taxes de Tokyo a ordonné à sa filiale iTunes KK de s’acquitter du paiement de 12 milliards de yens (104 millions d’euros), ce qu’elle a fait, selon le quotidien à grand tirage Yomiuri et d’autres organes de presse.

    Les autorités japonaises ont découvert qu’une somme importante (60 milliards de yens) avait été transférée à une entité irlandaise d’Apple entre 2012 et 2014, sans être correctement déclarée, échappant ainsi à l’impôt, a précisé l’agence Kyodo.

    #fiscalité

  • Japon  : inquiétudes sur les cuves des réacteurs

    http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/09/06/japon-inquietudes-sur-les-cuves-des-reacteurs_4993351_1653054.html

    Le 5 septembre, la compagnie d’électricité du Kyushu (Kyuden) a refusé d’arrêter les deux réacteurs de la centrale de Sendai, dans le département de Kagoshima (sud-ouest). L’arrêt de ces premières tranches, relancées en 2015 après la catastrophe de Fukushima de 2011, avait été demandé le 26 août par le gouverneur de Kagoshima, Satoshi Mitazono. Elu en juillet, ce dernier avait promis d’obtenir de nouvelles vérifications des éléments les plus importants des deux réacteurs.

    Reflétant les craintes de ses administrés, le gouverneur appuyait sa demande sur les puissants séismes d’avril dans le département voisin de Kumamoto. La centrale de Sendai a obtenu l’autorisation de redémarrer notamment parce qu’elle n’a pas été construite à la verticale d’une faille active. Mais elle se trouve proche de plusieurs zones de failles, Ichiki au sud, Koshiki à l’ouest et surtout Izumi au nord, la plus à même de provoquer de puissants tremblements de terre. M. Mitazono s’est dit prêt à reformuler sa demande. « Je souhaite que vous cessiez de croire en l’infaillibilité de la sûreté des centrales nucléaires », a-t-il déclaré au président de Kyuden, Michiaki Uriu.

    Demande de transparence

    S’il effectuait une nouvelle requête, M. Mitazono pourrait soulever le problème de la conception des fonds de cuve et des couvercles des réacteurs. Selon les rapports remis le 2 septembre par les compagnies d’électricité à l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN), des éléments des cuves de 13 réacteurs – dont ceux de Sendai – ont été produits par une société impliquée dans les difficultés de l’EPR de Flamanville en France : Japan Casting & Forging Corporation. Celle-ci a fourni, avec l’industriel français Creusot Forge, des pièces d’acier à l’EPR de Flamanville. Or, en avril 2015, le gérant du chantier Areva avait signalé à l’Autorité de sûreté du nucléaire des « anomalies de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve » de ce réacteur.

    Après la découverte des anomalies de la cuve de Flamanville, l’ARN avait demandé aux compagnies japonaises de dévoiler les noms des entreprises ayant produit les éléments importants de leurs réacteurs. Parmi les treize tranches équipées par JCFC figurent également deux de Fukushima Daini, une installation située à 12 km au sud de la centrale au cœur de la catastrophe de 2011. Les compagnies ont jusqu’au 31 octobre pour effectuer les contrôles de sécurité de ces éléments.

    « Passivité »

    La question nucléaire divise également le département de Niigata (nord). Le 3 septembre, un rassemblement était organisé pour appeler le gouverneur Hirohiko Izumida à revenir sur sa décision de ne pas se présenter pour un quatrième mandat lors du scrutin du 16 octobre.
    M. Izumida est populaire au sein du mouvement hostile au nucléaire car il bloque la relance des sept réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, propriété de la Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco), par ailleurs responsable de Fukushima. M. Izumida, ancien haut fonctionnaire du ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie, justifiait en 2015 son opposition en reprochant à la compagnie de « faire preuve de passivité dans l’enquête sur les causes de la catastrophe de Fukushima ».

    Ces développements interviennent alors que, selon un calcul de l’agence de presse Jiji dévoilé le 31 août, le gouvernement avait déjà dépensé, fin mars 2015, 4 200 milliards de yens (36 milliards d’euros) pour les opérations liées à la catastrophe de Fukushima. Tepco lui a demandé fin juillet une nouvelle aide de 1 000 milliards de yens (8,6 milliards d’euros) pour le démantèlement du site.

    Malgré cela, le Japon souhaite toujours porter la part du nucléaire dans le bouquet énergétique à 22 %, contre 28 % avant Fukushima. Seuls trois de ses quarante-deux réacteurs produisent aujourd’hui de l’électricité.

  • Japan and South Korea agree to settle wartime sex slaves row | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2015/dec/28/japan-to-say-sorry-to-south-korea-in-deal-to-end-dispute-over-wartime-s

    Japan and South Korea have removed the biggest obstacle to better bilateral ties after agreeing to “finally and irreversibly” resolve Tokyo’s use of tens of thousands of Korean women as wartime sex slaves.

    In a breakthrough that barely seemed possible a few months ago, Japan’s prime minister, Shinzo Abe, offered his “most sincere apologies” to the women in a statement issued in Seoul by his foreign minister, Fumio Kishida .

    It was not immediately clear if Abe would send a letter of apology to each surviving “comfort woman”.

    #viols #violences_sexuelles #esclavage_sexuel #prostitution_forcée #Japon #Corée

  • Les têtes tombent chez Toshiba, sur fond de manipulation des comptes
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/21/les-tetes-tombent-chez-toshiba-sur-fond-de-manipulation-des-comptes_4692004_

    Pris dans « l’affaire Toshiba », le PDG du groupe nippon, Hisao Tanaka, a annoncé mardi 21 juillet sa démission. Elle fait suite à celle de Norio Sasaki, vice-président du géant japonais de l’électronique et du nucléaire, qui dirigea le groupe entre 2009 et 2013. Réagissant aux derniers développements du scandale Toshiba, le groupe étant soupçonné d’avoir manipulé ses comptes pour les embellir durant plusieurs années, le ministre japonais des finances, Taro Aso, avait qualifié l’affaire d’ « #extrêmement_regrettable », estimant qu’elle était susceptible d’affecter « la confiance des investisseurs alors que le Japon s’efforce d’améliorer la gouvernance d’entreprise ». D’autres têtes pourraient tomber.

    Ces départs font suite à la publication, lundi 20 juillet, des conclusions de la commission indépendante (composée d’avocats et de comptables) formée à la demande de Toshiba pour passer au peigne fin la comptabilité de l’entreprise. Au terme d’entretiens avec plus de 200 dirigeants et employés, cette commission a estimé que la direction du groupe nippon avait tout fait pour gonfler les profits de 152 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) pendant sept ans.

  • Pro2840m, l’écran 4K « abordable » de Lenovo est sur le point de débarquer
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/peripheriques/25052-pro2840m-lecran-4k-qabordableq-de-lenovo-est-sur-le-point-d

    Guillaume vous en avait parlé lors du CES, Lenovo préparait un écran 4K sous la barre des 800 dollars. Via un communiqué de presse, l’entreprise a fait savoir que le Pro2840m sera commercialisé le 23 mai prochain à un tarif de 70 000 Yen, soit environ 685 dollars, ce qui fait également 500 euros... [Tout lire]

    #Périphériques

  • #Fukushima : l’Etat japonais achète des terrains pour stocker des matières radioactives
    http://lemonde.fr/japon/article/2013/12/11/fukushima-l-etat-japonais-achete-des-terrains-pour-stocker-des-matieres-radi

    L’Etat japonais prévoit un premier budget de 100 milliards de yens (700 millions d’euros) pour prendre en charge à la place de l’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima la création d’un site de stockage à moyen terme des déchets issus de la décontamination de la région, indique mercredi 11 décembre l’Asahi Shimbun.

    « Initialement, c’est Tokyo Electric Power [Tepco] qui devait payer, mais le gouvernement Abe a jugé que la décontamination n’avancerait pas si elle restait confiée à la compagnie », explique en « une » le quotidien. « Du coup, le gouvernement a décidé de prendre à sa charge l’achat du terrain et l’installation des équipements nécessaires », poursuit le journal.

    Il s’agira essentiellement de stocker pour une durée d’environ trente ans la terre, les feuilles et herbes radioactives récupérées dans la région polluée par les rejets de la centrale accidentée. Une surface de 3 à 5 kilomètres carrés est jugée nécessaire pour y stocker 15 à 28 millions de mètres cubes de déchets.

    Au total, la construction et l’exploitation de l’ensemble devrait coûter 1 000 milliards de yens (7 milliards d’euros) et commencer à fonctionner en 2015. Un premier montant de 100 milliards de yens pour l’achat du terrain va figurer dans le budget de l’année débutant en avril 2014 en cours de préparation, selon l’Asahi. Au cours l’exercice actuel, près de 15 milliards de yens avaient déjà été budgétés pour prospecter et sélectionner des sites potentiels en fonction des types de qualité des sols.

  • #Fukushima : la #justice japonaise condamne les #antinucléaires et blanchit #Tepco
    http://lemonde.fr/planete/article/2013/09/12/fukushima-la-justice-japonaise-condamne-les-antinucleaires-et-blanchit-tepco

    Après avoir longtemps tergiversé, le gouvernement a porté plainte le 29 mars pour « occupation illégale d’un espace public ». Il réclame 22 000 yens (167 euros) par journée d’occupation, plus les arriérés. Ce procès intervient alors que le parquet de Tokyo a décidé lundi 9 septembre de ne pas poursuivre les responsables politiques et les autorités du nucléaire au moment de la catastrophe de Fukushima. Les magistrats ont rejeté les plaintes déposées contre une quarantaine de personnalités, dont le chef de gouvernement Naoto Kan et plusieurs ministres, les dirigeants de Tepco Masataka Shimizu et Tsunehisa Katsumata et Haruki Madarame, ancien patron de la commission de la sûreté nucléaire.

    Ils se voyaient reprocher une négligence dans la préparation des sites nucléaires aux risques sismiques et dans l’évacuation des populations menacées. Le parquet a rejeté ces accusations, estimant que Tepco, comme le gouvernement, ne pouvait pas prévoir de tels séismes et tsunami. Officiellement, la catastrophe #nucléaire n’a fait aucune victime.

    #racaille

  • Japan’s Internet Cafes: Home for the Underemployed - Businessweek
    http://www.businessweek.com/articles/2013-07-11/japans-internet-cafes-home-for-the-underemployed

    Over the past 10 years, Internet cafes in Japan have become hotels for the underemployed. Many are equipped with tiny private booths, showers, and laundry service and offer reasonably priced packages for overnight users. The monthly rate at one cafe is 1,920 yen ($19) a day. In 2007, according to Japan’s Ministry of Health, Labor and Welfare, 60,900 people spent a night at an Internet cafe, and about 5,400 were living in them full time.
    Finding residents willing to be photographed wasn’t easy. In 2009, I started by waiting outside cafes at night, approaching people arriving with suitcases. No one wanted to talk. People living in Internet cafes are not proud of it and want to keep their living and working conditions secret. The cafes themselves share this discretion: Only one of the several I approached, Cyber@cafe in Tokyo, granted me access. Akihiro Sato, the owner, believes his business is helping those who would otherwise be homeless.

  • Le Japon investit en Afrique pour tenter de rattraper la Chine
    sco.lt/7Rb5W5

    Le Japon a annoncé samedi 1er juin une aide publique de 10,6 milliards d’euros sur cinq ans pour l’Afrique, à l’ouverture d’une conférence dédiée à ce continent où la Chine, avide de matières premières, accroît considérablement sa présence.
    « Dans les cinq ans à venir, le Japon soutiendra la croissance africaine via des aides publiques et privées de 3 200 milliards de yens (24,2 milliards d’euros), dont une aide publique au développement de 1 400 milliards de yens (10,6 milliards d’euros) », a déclaré le premier ministre japonais, Shinzo Abe. Sur ce total, a précisé Shinzo Abe, « le Japon fournira 650 milliards de yens (environ 5 milliards d’euros) en cinq ans pour le développement des infrastructures », insistant sur l’importance des « couloirs internationaux » de transports au sein du continent et sur l’amélioration des réseaux électriques.
    D’après des chiffres évoqués à Yokohama, l’Afrique perdrait 2 % de croissance par an du fait de ses infrastructures déficientes.

    #Chine #Japon #Chinafrique