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  • Entre massacre et lutte antiterroriste, l’armée malienne à l’épreuve du feu | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/140419/entre-massacre-et-lutte-antiterroriste-l-armee-malienne-l-epreuve-du-feu?o

    L’agence française de développement a annulé la publication d’un dossier sur le Mali qui devait paraître dans sa revue Afrique contemporaine. En cause, des articles qui ont déplu, mettant à mal la stratégie de la France ou les autorités du Mali. Mediapart publie l’un d’eux, consacré aux accusations visant l’armée malienne.

    #Paypal #Mali #Censure #AgenceFrançaiseDéveloppement

    • La polémique a éclaté fin mars. Elle a pour origine la démission de Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), de ses fonctions de rédacteur en chef d’Afrique contemporaine, une revue trimestrielle éditée par l’Agence française de développement (AFD). En cause : l’AFD a refusé la publication d’un dossier consacré au Mali.

      Pourtant, les articles de ce numéro spécial, « écrits par des chercheurs réputés, qui connaissent le terrain et écrivent depuis longtemps sur le Mali et l’Afrique, avaient été acceptés et approuvés par le comité de rédaction de la revue », indique Bruno Charbonneau, qui a dirigé ce travail (et qui est lui-même professeur d’études internationales au collège militaire royal de Saint-Jean au Québec).

      L’un des textes du dossier, détaille-t-il, analyse les faiblesses de l’approche militaire du contre-terrorisme actuellement privilégiée par les puissances occidentales. Il montre « comment cette approche qui l’emporte sur tout peut être contre-productive et être elle-même génératrice de violences ». Un autre évoque « l’impunité générale et généralisée dont jouissent des représentants de l’État malien dans la mesure où leurs actions illégales, criminelles et autres ne sont pas ou que rarement punis ».
      Il semble que ce sont ces deux articles qui ont posé problème à l’AFD, laquelle édite la revue mais la dirige aussi, puisque le directeur de la rédaction, Thomas Melonio, est un de ses agents. Ce dernier est le directeur exécutif du département innovation, recherche et savoirs de l’AFD, et a été conseiller Afrique du président François Hollande, après avoir été délégué national responsable de l’Afrique au parti socialiste. Il était en poste à l’Élysée lors du lancement de l’opération militaire française Serval au Mali, en 2013.

      Auteur de l’article consacré aux défaillances de l’armée malienne, le journaliste indépendant Rémi Carayol a confié à Mediapart l’intégralité de son texte, que nous publions ici avec son autorisation.

      *

      Sept ans après sa déroute dans le nord du Mali face aux combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), l’armée malienne se reconstruit difficilement. Les résultats des importants moyens mis en œuvre pour lui permettre d’assumer ses missions sont pour l’heure peu probants. Il est vrai qu’elle revient de loin. En 2012, ses défaites successives dans le septentrion avaient révélé d’importantes faiblesses structurelles : manque de moyens matériels, déficit de cohésion au sein des différents corps, mauvaise gestion des ressources humaines, pratiques clientélistes, commandement défaillant, patriotisme à géométrie variable des soldats…

      Très vite après la perte d’une partie du territoire national, les partenaires du Mali ont entrepris d’aider les autorités à reconstruire une armée digne de ce nom. Il s’agissait alors de lui permettre, avec le soutien d’une force onusienne, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), de reconquérir au plus vite les régions tombées sous le joug des groupes armés djihadistes, lesquels avaient profité de l’offensive du MNLA pour prendre le contrôle des principales villes du nord. Cette mission a finalement été accomplie par l’armée française, avec l’appui des armées africaines, après le déclenchement de l’opération Serval en janvier 2013.

      Lancée dans la foulée de l’intervention française, en février 2013, la mission de formation de l’Union européenne au Mali1 avait pour fonction initiale de former quatre Groupements tactiques interarmes (GTIA), soit un total de 2 600 hommes, destinés à se battre dans le nord. Prolongée à trois reprises en 2014, 2016 et 2018, cette mission en a formé bien plus : environ 12 500 soldats maliens ont officiellement suivi des cours et des entraînements dans le centre de Koulikoro, où sont basés les instructeurs européens. Prévue pour durer au minimum jusqu’en mai 2020, cette mission a pour l’heure coûté près de 133 millions d’euros2.

      L’EUTM a pour mandat de fournir des conseils en matière militaire et de contribuer à rétablir les capacités opérationnelles des Forces armées maliennes (Fama). L’instruction des militaires maliens comporte plusieurs volets, dont une formation en matière de droit international humanitaire, de protection des civils et de droits de l’homme. Depuis sa création, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui a succédé à la Misma, a elle aussi prodigué des formations en matière de droits humains aux soldats maliens. La France et les États-Unis mènent de leur côté des programmes de formation destinés aux armées de la sous-région, dont celle du Mali.

      Parallèlement à ces initiatives financées par les partenaires du Mali, le gouvernement malien a fait voter une loi d’orientation et de programmation militaire ambitieuse en mars 2015, dont l’objectif était « de se doter à l’horizon 2019 d’une organisation et d’un plan d’équipements, de disposer d’un outil de défense adapté aux besoins de sécurité, et capable en toutes circonstances de défendre l’intégrité du territoire national tout en contribuant à la consolidation de la démocratie ».

      D’un coût total estimé à plus de 1 230 milliards de francs CFA (près de 1,9 milliard d’euros3) sur une période de cinq ans, ce qui représente un effort colossal pour l’État malien, cette loi visait notamment à recruter près de 10 000 hommes, afin de porter les effectifs des forces de sécurité à 20 000 éléments, et à acquérir du matériel de guerre.

      Alors que « l’horizon 2019 » est bientôt atteint, force est de constater que les objectifs recherchés, tant en matière d’efficacité opérationnelle que de respect des droits humains, sont loin d’avoir été accomplis. Plus que la guerre dans le nord, le conflit multiforme qui secoue le centre du Mali illustre cet échec relatif.

      Si les Fama ont participé à la reconquête du nord, elles ne sont intervenues qu’en second rideau, une fois que les djihadistes avaient été chassés du terrain par les troupes françaises et africaines. Les soldats maliens ont très vite été amenés à reprendre leurs positions dans les villes de Tombouctou et de Gao, mais ils n’ont pas été en mesure de s’installer durablement plus au nord, notamment dans la ville de Kidal. Aujourd’hui encore, l’armée malienne est relativement peu présente dans les zones jadis occupées par les djihadistes. La plupart du temps cantonnée dans ses bases, elle ne sort que rarement des centres urbains. Son rôle est en outre dilué du fait de la multiplication des acteurs armés.

      L’armée française poursuit ses manœuvres dans le cadre de l’opération Barkhane (4 500 hommes), qui a succédé à l’opération Serval en 2014, et dont la base principale se situe à Gao4. Elle se concentre sur les dirigeants des groupes terroristes, qu’elle traque dans l’ensemble de la sous-région avec une totale liberté d’action.

      La Minusma, qui dispose de plus de 12 000 soldats, est également présente sur l’ensemble du territoire septentrional (à Tombouctou, Gao, Tessalit, Aguelhok, Kidal, Goundam, Ber, Gossi, Ansongo et Menaka), ainsi que dans le centre (à Douentza, Sévaré et Diabaly). Si les Casques bleus sortent peu de leurs bases, au grand dam des populations, ils constituent une force non négligeable dans ces villes.

      Enfin, les groupes armés signataires de l’accord de paix issu du processus d’Alger, membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui réunit d’anciens rebelles, ou de la Plateforme, dans laquelle se retrouvent des groupes qualifiés (parfois à tort) de loyalistes à l’égard de Bamako, jouent eux aussi un rôle dans la sécurisation du territoire. Le MNLA, le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ou encore le Groupe autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia) assurent le contrôle de certaines zones rurales d’où sont absentes les Fama, en lien parfois avec les forces française et onusienne.

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      1 European Union Training Mission (EUTM)

      2 Le budget de l’EUTM Mali n’a cessé d’augmenter au fil des ans : 12,3 millions d’euros en 2013, 27,7 millions en 2014-2016, 33,4 millions en 2016-2018 et 59,7 millions pour la période 2018-2020. Cette dernière hausse spectaculaire s’explique par une extension du mandat de l’EUTM, qui, désormais, forme également des éléments de la Force conjointe du G5-Sahel. Source : EUTM Mali.

      3 427,59 milliards FCFA pour les investissements ; 442,57 milliards CFA pour le fonctionnement ; et 360,38 milliards CFA pour le personnel.

      4 Le quartier général de l’opération est basé à N’Djamena (Tchad).

      Le centre du Mali, foyer des violences
      Dans le centre du pays, par contre, les Fama sont en première ligne, et ont même longtemps été un peu seules. Cette zone, qui englobe la région de Mopti et une partie de la région de Ségou, est aujourd’hui considérée comme l’épicentre des violences au Mali, et est désormais perçue à New York, au siège des Nations unies, comme l’enjeu principal du moment. 40 à 50 % des violences recensées dans le pays en 2018 l’ont été dans ces deux régions.

      Selon un décompte de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), environ 1 200 personnes y ont été tuées ces deux dernières années, dont au moins 500 entre les mois de janvier et août 20185. Or l’armée malienne n’est pas étrangère à un tel bilan.

      En 2012, le centre du Mali, zone géographique relativement vague, marquait la séparation entre le nord, placé sous le joug des djihadistes, et le sud, administré par l’État. Ses habitants n’ont pas été exposés aux violences au même degré que ceux du nord, mais ils en ont subi les conséquences de manière plus ou moins directe : désertion des représentants de l’État, y compris des militaires dans certaines zones, multiplication des actes de banditisme, détérioration de la situation économique…

      En 2013, dans la foulée des troupes françaises et africaines, les Fama ont réinvesti la zone. Alors que les Français, dont les objectifs se

      IBK et Emmanuel Macron lors de la commération du centenaire de la Première Guerre mondiale à Reims le 6 novembre 2018. © Reuters
      IBK et Emmanuel Macron lors de la commération du centenaire de la Première Guerre mondiale à Reims le 6 novembre 2018. © Reuters
      situaient plus au nord, ne faisaient qu’y passer, et que la Minusma s’y implantait timidement, l’armée malienne, elle, y a repris ses positions. Cette reconquête s’est accompagnée d’exactions contre les populations locales, et plus particulièrement les Peuls, victimes d’amalgames en raison du ralliement de certains d’entre eux aux groupes djihadistes, souvent pour des raisons autres que religieuses6.
      Plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées et jetées dans des puits par des soldats maliens à Sévaré7. Des cas de tortures ont également été mentionnés8. De nombreuses personnes ont en outre été portées disparues après avoir été arrêtées par l’armée malienne9.

      Ce retour « musclé » n’a pas permis pour autant de restaurer la sécurité, et encore moins la confiance entre les populations et l’armée. Outre les violences attribuées aux soldats maliens, des tueries (impunies jusqu’à présent) ont aussi été commises par des bandits armés10, et les pillages n’ont pas cessé.

      « Une fois que les Fama sont revenues, les vols de bétail se sont multipliés, précise un élu local de la commune de Nampala. Les gens sont allés voir les militaires pour leur demander de sécuriser les déplacements des troupeaux, mais ils n’ont rien obtenu. Certains se sont alors tournés vers les groupes armés ou ont décidé de s’armer eux-mêmes. »11

      C’est dans ce contexte de méfiance à l’égard des représentants de la force publique et de violences diffuses qu’est apparu début 2015 un nouveau mouvement djihadiste : la katiba Macina, affiliée au groupe dirigé par Iyad Ag-Ghaly, Ansar Eddine. Sa première attaque a eu lieu à Nampala, deux ans presque jour pour jour après la bataille de Konna, qui avait vu l’armée française entrer en action.

      Le 5 janvier 2015, plusieurs dizaines d’hommes armés lancent l’assaut sur le camp de l’armée malienne, puis investissent la ville et y font flotter leur drapeau noir pendant quelques heures, avant de se replier vers leur base. Depuis lors, les membres de cette katiba n’ont cessé d’étendre leur zone d’influence. Ils ont multiplié les attaques contre l’armée malienne et la Minusma, tuant des dizaines de soldats maliens et onusiens. La plupart du temps, ils profitent du passage d’un convoi pour lancer l’assaut12. Ils attaquent également des bases militaires ou des barrages de la gendarmerie à l’entrée des villes, et s’en prennent à des soldats isolés ou en permission.

      Après avoir chassé l’armée malienne des zones les plus difficiles d’accès dès les premiers mois de l’année 2015, les « hommes de la brousse » (c’est ainsi que les habitants de la zone ont pris l’habitude de les dénommer) ont mené une stratégie d’exécutions ciblées et d’enlèvements contre des représentants de l’État, des chefs religieux, des notables locaux et des élus soupçonnés de s’opposer à leur projet ou de collaborer avec l’État.

      Aujourd’hui, ils contrôlent une grande partie des zones rurales du centre du pays, où ils rendent justice, règlent les contentieux, imposent des règles de vie aux populations, gèrent l’accès aux ressources… Des centaines d’écoles publiques (dites « françaises ») ont été fermées, et parfois saccagées, ces dernières années13.

      Plusieurs facteurs peuvent expliquer la facilité avec laquelle les djihadistes se sont implantés dans le centre, et ont parfois gagné les cœurs de ses habitants : un État perçu depuis longtemps comme prédateur, notamment en raison de la corruption de certains de ses agents ; une économie vacillante, qui a subi de plein fouet les sécheresses des années 1970 et que la guerre au nord a encore un peu plus affaiblie ; la récurrence des litiges liés à l’utilisation des ressources naturelles, qui aboutissent parfois à des conflits communautaires ; la prolifération des armes…

      Mais si l’État a perdu le contrôle de pans entiers de cette zone, c’est aussi parce que l’armée malienne s’est jusqu’ici révélée incapable de faire face aux incursions djihadistes, et encore moins de gagner la confiance des populations. À Nampala, une semaine après l’attaque du 5 janvier 2015, un élu rapporte que « les [soldats des] Fama sont revenus. Ils ont dit que les Peuls étaient responsables. Ils ont arrêté des suspects, les ont tabassés. Certains ont été amenés à Bamako, et libérés après avoir dû verser de l’argent. Après ça, la population ne collaborait plus avec eux. » Les djihadistes en ont immédiatement profité : « Ils sont venus dans les villages et ont dit : “On ne vous demande rien, sauf de ne pas nous dénoncer.” Ils ont exécuté plusieurs informateurs de l’armée. »14

      Passée cette première phase de repli début 2015, au cours de laquelle elles se sont réfugiées dans les camps situés dans les grands centres urbains, les Fama ont mené des opérations anti-terroristes d’envergure, mais souvent sans lendemain. « Ils venaient, ils passaient quelques heures dans le village, ils arrêtaient des gens, puis ils repartaient, et nous laissaient à la merci des groupes armés », explique un élu local du cercle de Tenenkou15.

      International Crisis Group notait en 2016 que « ce type d’intervention vise à contenir l’expansion des groupes armés plutôt qu’à agir sur les sources de l’insécurité »16. L’opération Seno, lancée à l’automne 2015 dans le cercle de Bankass, a permis d’arrêter un certain nombre de suspects. Mais elle a également abouti à des arrestations violentes de personnes n’ayant rien à voir avec la katiba Macina, à des détentions arbitraires, parfois très longues, à des actes de torture17 et à des vexations, dont certaines, filmées et postées sur les réseaux sociaux, ont alimenté un sentiment victimaire chez nombre de Peuls.

      Début 2018, sous l’impulsion du nouveau gouvernement dirigé par Soumeylou Boubèye Maïga, un « Plan de sécurisation intégré des régions du Centre » a été élaboré. Ce plan, toujours en vigueur, prévoit le renforcement du dispositif sécuritaire dans les régions de Mopti et Ségou, et des mesures en matière de gouvernance et de développement économique et social. Des aides d’urgence ont été annoncées par le premier ministre lors de divers déplacements sur le terrain. Des représentants de l’administration, dont des sous-préfets, ont repris possession de leur poste dans quelques villes secondaires.

      Cependant, nombre de services publics sont toujours inaccessibles aux habitants des zones rurales, et l’État reste un mirage pour une grande partie d’entre eux. Au-delà des quelques promesses opportunément annoncées peu de temps avant l’élection présidentielle (à l’issue de laquelle le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, a été réélu), seul le volet militaire a été réellement mis en œuvre.

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      5 « Dans le centre du Mali, les populations prises au piège du terrorisme et du contre-terrorisme », Rapport d’enquête n° 727 de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme et de l’Association malienne des droits de l’homme, novembre 2018.

      6 Sangare Boukary, « Le centre du Mali : épicentre du djihadisme ? », note d’analyse du GRIP, mai 2016.

      7 Communiqué de Human Rights Watch, 31 janvier 2013 : https://www.hrw.org/fr/news/2013/01/31/mali-larmee-malienne-et-des-groupes-islamistes-ont-execute-des-prisonniers.

      8 Communiqué de Human Rights Watch, 26 mars 2013 : https://www.hrw.org/fr/news/2013/03/26/mali-des-soldats-ont-torture-des-detenus-lere.

      9 Entretiens avec l’auteur, Bamako, mars 2018.

      10 Le 18 mars 2013 à Doungoura (cercle de Tenenkou), au moins 20 personnes, essentiellement des Peuls, ont été tuées et jetées dans un puits par des hommes armés apparentés au MNLA. D’autres exactions ont été rapportées les jours suivants dans la même zone. Sources : entretiens avec l’auteur, Bamako, avril 2016.

      11 Entretien avec l’auteur, Bamako, mai 2018.

      12 Le premier semestre de l’année 2017 a été particulièrement sanglant. Le 19 janvier 2017, la pose d’une mine, suivie d’une fusillade, aurait provoqué la mort d’au moins dix soldats maliens dans la zone de Diabaly. Le 5 mars, l’attaque d’une patrouille des Fama à Boulikessi a fait 11 morts et 5 blessés. Le 2 mai, une embuscade entre Nampala et Dogofri a tué neuf soldats et en a blessé cinq autres.

      13 À la fin de l’année scolaire 2018, deux écoles sur trois de l’académie de Mopti étaient fermées. Source : ONU.

      14 Entretien avec l’auteur, Bamako, mai 2018.

      15 Entretien avec l’auteur, Bamako, mars 2018.

      16 « Mali central, la fabrique d’une insurrection ? », International Crisis Group, Rapport Afrique n° 238, juillet 2016.

      17 « Mali : Les abus s’étendent dans le sud du pays », rapport de Human Rights Watch, février 2016.

      Des massacres laissés impunis
      Dès le mois de janvier 2018, les Fama ont repris le contrôle des camps qu’elles avaient abandonnés trois ans plus tôt, et dans lesquels elles n’étaient revenues qu’occasionnellement. Elles ont en outre mené plusieurs opérations de lutte anti-terroriste, parfois sous commandement du G5-Sahel. Mais ce retour en force n’a pas permis de reprendre le contrôle des territoires perdus, qui restent encore aujourd’hui des zones de non-droit.

      Les éléments de la katiba Macina l’ont bien compris : ils évitent soigneusement les patrouilles et se cachent dans leurs repères, souvent situés dans des forêts, jusqu’à ce que les militaires repartent. Le reste du temps, ce sont eux qui dictent leur loi aux habitants. Cette situation empêche ces derniers de collaborer avec les forces de sécurité.

      Un sous-officier de l’armée malienne qui a mené plusieurs opérations en 2018 dans le centre du pays admet qu’il est compliqué de créer un lien avec les populations : « Quand on entre dans un village, on voit bien que les gens ont peur. Ils ne nous regardent même pas. Comme l’État n’est pas là la plupart du temps, ils doivent faire avec les djihadistes. Si on passe dans la journée, ils savent que le soir même les djihadistes viendront dans le village et attraperont ceux qui nous ont parlé . »18

      Outre cette menace décrite comme omniprésente par les habitants, d’autres raisons sont avancées pour expliquer cette défiance. Des Peuls déplorent notamment l’absence de dialogue avec les militaires maliens. D’autres évoquent la réputation qui les précède. Les opérations de l’armée malienne ont en effet été marquées par de nombreux abus en matière de droits humains ces derniers mois : l’enquête de la FIDH et de l’AMDH a démontré que des unités de l’armée avaient exécuté au moins 67 personnes, des Peuls dans leur grande majorité, au cours de six opérations menées entre février et juillet 2018, la plupart dans le cadre de l’opération « Dambe »19.

      D’une tuerie à l’autre, le scénario est sensiblement le même : une colonne de l’armée malienne installe un camp provisoire pendant quelques jours dans une zone considérée comme étant « infestée » de djihadistes ; elle procède à des arrestations sur la base de dénonciations villageoises ou du simple fait de l’appartenance à la communauté peule ; certaines des personnes arrêtées sont passées à tabac avant d’être libérées ou envoyées à Bamako, d’autres sont exécutées et enterrées dans une fosse commune…

      Salif Traoré, ministre malien de la sécurité et de la protection civile, en août 2018. © Reuters
      Salif Traoré, ministre malien de la sécurité et de la protection civile, en août 2018. © Reuters
      Le 21 février 2018 par exemple, dans les environs de Sokolo, les Forces armées maliennes patrouillent dans plusieurs villages et campements peuls. Elles y arrêtent neuf personnes : sept Peuls et deux Bambaras, qui sont relâchés le soir même. Quelques jours après le départ des militaires, des villageois se rendent dans leur campement pour tenter de retrouver les disparus. Sur les lieux, ils trouvent ce qui pourrait être une fosse de 3 mètres sur 2,5 mètres. « Il y avait des petits trous dans la terre, et des traces de sang, comme quand on égorge un mouton », indique un témoin20.
      Selon toute vraisemblance, les sept Peuls ont été exécutés et enterrés par des soldats maliens, sur les lieux mêmes où la colonne avait installé son camp provisoire, dans une forêt. Une enquête a été ouverte et très vite refermée. Elle n’a abouti à aucune arrestation21.

      Les méthodes employées par les soldats maliens semblent relever de la politique de la terre brûlée. « On a parfois l’impression qu’ils arrêtent n’importe qui, du moment qu’il est peul, et qu’ils ont pour consigne d’en tuer un certain nombre pour effrayer les populations », souligne un observateur onusien déployé dans la région22.

      Un officier de l’armée en poste à Bamako, loin du théâtre des opérations, pense pour sa part qu’au contraire, ces pratiques sont liées à l’absence de consignes de la part de la hiérarchie : « On envoie des jeunes éléments sur un terrain très difficile, sans consigne claire sur ce qu’il faut faire. Ils ne connaissent pas le contexte, ni parfois la langue des habitants, ils ont peur, ils sont nerveux, et donc parfois ils tirent dans le tas. »23

      Il paraît cependant difficile d’expliquer certaines opérations autrement que par une volonté manifeste de terroriser les populations. Le 5 avril, les Fama ont arrêté 14 hommes dans le hameau de Nelbal, situé à une quinzaine de kilomètres de Dioura. Selon des témoins, les militaires ont encerclé le campement peul, ils ont rassemblé tous les habitants, hommes, femmes et enfants, ont bandé les yeux à tous les hommes valides et les ont emmenés avec eux24. Le lendemain, l’armée a publié un communiqué indiquant que 14 hommes, présentés comme de présumés terroristes, étaient morts en tentant de s’évader de la prison de Dioura25.

      Deux mois plus tard, le 13 juin, les soldats maliens ont tué 25 hommes qu’ils avaient arrêtés dans les villages de Nantaka et Kobaka, situés tout près de Mopti, et les ont enterrés dans trois fosses communes à quelques kilomètres des deux villages. Dans un communiqué publié le 19 juin, le ministère de la défense a confirmé « l’existence de fosses communes impliquant certains personnels Fama dans des violations graves ayant occasionné mort d’hommes à Nantaka et Kobaka », et annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire26. Celle-ci n’a pour l’heure abouti à aucune arrestation ni à aucune sanction officielle.

      D’autres massacres commis par les Fama paraissent pouvoir répondre d’un esprit de vengeance. Ce qui s’est passé à Boulikessi le 19 mai 2018 en fournit une illustration. En 2015, face à la menace des djihadistes, l’armée avait quitté le camp qui jouxte cette ville. Le 28 décembre 2017, un détachement de l’armée malienne, sous commandement du G5-Sahel, a réinvesti le camp. Quelques jours après son arrivée, un lieutenant a organisé une réunion avec les habitants, au cours de laquelle il aurait annoncé que si les militaires subissaient une attaque, ils s’en prendraient aux habitants. « Pour un mort de notre côté, on en tuera vingt de votre côté », aurait-il dit à plusieurs reprises, selon des notables locaux27.

      Le 19 mai, jour de foire à Boulikessi, les militaires ont mis leur menace à exécution. Ce jour-là, un soldat qui patrouillait près du marché a été tué par un homme venu à moto et reparti aussitôt. Trente minutes plus tard, les militaires sont revenus en nombre. Ils ont tiré de manière indiscriminée sur les gens qui étaient restés sur les lieux, tuant dix hommes, puis ils sont allés chercher deux autres personnes dans la maison d’un commerçant, qu’ils ont exécutées sous les yeux du chef de village28.

      À l’évidence, les formations en matière de droits humains promulguées par l’EUTM et la Minusma n’ont pas eu l’effet escompté. Quant aux efforts consentis par l’État malien pour renforcer l’armée, ils ne lui ont pas permis pour l’heure d’engranger les victoires. Certes, des caches de la katiba Macina ont été découvertes et des combattants ont été arrêtés ou parfois tués. Un important travail a également été mené au niveau du renseignement.

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      Mais la lutte anti-terroriste ne peut se résumer à ce seul tableau de chasse. Jusqu’à présent, les forces de sécurité se sont montrées incapables de protéger les civils, comme en témoigne ce chiffre de l’ONU : lors des seuls mois d’avril, mai et juin 2018, au moins 287 personnes ont été tuées dans le centre du pays29.
      Les Fama n’ont pas été plus efficaces face aux différentes milices qui se sont constituées ces trois dernières années dans cette zone. Afin de remédier à l’absence de l’État, des mouvements armés dits « d’autodéfense » ont été créés de manière plus ou moins spontanée, sur la base de l’appartenance communautaire : dogon, peul, bambara. Mais ils ne protègent que leur propre communauté, et s’en prennent plus souvent aux civils issus de la communauté « concurrente » qu’aux combattants de la katiba Macina.

      Ces milices ont commis de nombreux massacres en 2018, plus particulièrement à l’approche de la saison des pluies30. Elles ont incendié des villages et ont obligé des milliers de personnes à se déplacer. Certaines d’entre elles ont agi au nez et à la barbe des soldats maliens, et parfois avec le soutien de responsables politiques et militaires.

      Il semble notamment que les Dozos (chasseurs traditionnels), qui jouent un rôle majeur dans les milices bambara et dogon, ont été dans un premier temps utilisés par les Fama comme éclaireurs ou informateurs, avant de participer plus activement aux combats. Or cette stratégie a d’ores et déjà montré ses limites : au fil du temps, ces groupes armés ont gagné en autonomie ; ils menacent désormais de s’en prendre à l’armée si elle se met en travers de leur route31 et mènent des expéditions meurtrières d’une ampleur inédite au Mali32.

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      18 Entretien avec l’auteur, Ségou, mars 2018.

      19 Rapport d’enquête n° 727 de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme et de l’Association malienne des droits de l’homme, novembre 2018.

      20 Entretien avec l’auteur, Bamako, mai 2018.

      21 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/13/au-mali-les-autorites-enquetent-sur-des-soupcons-d-executions-sommaires-par-.

      22 Entretien avec l’auteur, Mopti, mai 2018.

      23 Entretien avec l’auteur, Bamako, mars 2018.

      24 Entretiens avec l’auteur, Bamako et Mopti, mai 2018.

      25 http://www.fama.ml/tentative-devasion-des-suspects-trouvent-la-mort-a-dioura.

      26 https://www.jeuneafrique.com/579883/societe/mali-le-gouvernement-confirme-lexistence-de-fosses-communes-impliquant.

      27 Entretiens avec l’auteur, Bamako, juin 2018.

      28 Entretiens avec l’auteur, Bamako, juin 2018. Voir également le rapport d’enquête de la Minusma : https://minusma.unmissions.org/la-minusma-conclut-son-enqu%C3%AAte-sur-les-incidents-de-boulkes.

      29 Rapport du Secrétaire général des Nations unies, S/2018/866, 25 septembre 2018.

      30 « “Avant, nous étions des frères”. Exactions commises par des groupes d’autodéfense dans le centre du Mali », rapport de Human Rights Watch, décembre 2018.

      31 https://www.voaafrique.com/a/l-arm%C3%A9e-cible-un-groupe-arm%C3%A9-dogon-au-mali/4474766.html.

      32 Le 23 mars 2019, une attaque menée par des Dozos sur le village peul d’Ogossagou, dans le centre du Mali, a fait au moins 160 morts.

  • La #Mission_Eucap octroie à la police nationale du #Niger 6,5 Milliards FCFA pour le contrôle des frontières

    La #police nigérienne va bénéficier d’une enveloppe de 10 millions d’euros, soit 6,5 milliards FCFA, de la mission #Eucap_Sahel au Niger pour financer le projet de création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF) dans toutes les régions du Niger. Ce, dans le but de lutter contre le crime organisé et la migration clandestine.

    Cette enveloppe est offerte précisément par les Pays-Bas à hauteur de 4 millions d’euros (2,6 milliards FCFA), et l’Allemagne 6 millions d’euros (3,9 milliards FCFA).

    « L’#Allemagne contribuera pour 6 millions et les #Pays-Bas pour 4 millions pour aider le gouvernement nigérien dans la lutte contre l’immigration irrégulière, le trafic de drogue et des armes. », a précisé le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas Stef Blok.

    La convention matérialisant cet appui a été signée le 31 octobre, en présence du Chef de la délégation de l’Union européenne Denisa-Elena Ionete, du Chef de la mission Eucap Sahel au Niger Frank Van Der Mueren, et du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas.

    Pour mémoire, la mission Eucap Sahel avait déjà offert du #matériel d’une valeur de 15 millions FCFA à l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants (#ANLTP / #TIM), toujours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la traite des personnes et la migration clandestine.

    Eucap Sahel Niger est un instrument de développement et de stabilité de l’Union européenne, mise sur pied dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune. Lancée en 2012 au Niger, elle contribue au renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité nigériennes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

    En 2018, sa mission a été prolongée au Niger pour une période de deux ans.

    https://www.niameyetles2jours.com/la-gestion-publique/securite/0111-3043-la-mission-eucap-octroie-a-la-police-nationale-du-niger

    • L’Allemagne et les Pays-Bas vont financer une police de contrôle au Niger

      L’Allemagne et les Pays-Bas vont débloquer 10 millions d’euros au Niger pour mettre sur pied des forces spéciales chargées de contrôler les frontières du pays africain notamment contre l’immigration illégale, a annoncé jeudi la mission civile européenne Eucap Sahel.

      Le Niger, les Pays-Bas et Eucap Sahel - qui aide depuis 2012 le Niger à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée - ont signé mercredi à Niamey la convention pour le financement de cette force dénommée Compagnies mobiles de contrôle des frontières (CMCF), selon Eucap Sahel.

      « Les Pays-Bas contribueront pour 4 millions d’euros et l’Allemagne pour 6 millions d’euros. Nous travaillerons avec le gouvernement nigérien dans la lutte contre la migration irrégulière, le trafic de drogue et des armes », a précisé à la télévision Stef Blok, le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en visite au Niger.

      Les fonds seront confiés à Eucap Sahel et serviront à la formation, l’entrainement et l’équipement de centaines de policiers nigériens qui composeront les compagnie, a-t-il dit.

      Dans une première phase, deux compagnies fortes de 250 policiers nigériens seront positionnés à Maradi et Birn’in Konni, deux régions proches de la frontière avec le Nigeria, un des gros pourvoyeurs de clandestins transitant par le Niger pour l’Europe, a expliqué une source sécuritaire à l’AFP.

      « Grosso modo c’est pour combattre tout ce que nous avons comme défis : la migration illégale, le trafic des être humains, la drogue, le terrorisme », a expliqué Souley Boubacar, le patron de la police nigérienne.

      Selon les statistiques européennes, environ 90% des migrants d’Afrique de l’Ouest traversent le Niger pour gagner la Libye et l’Europe.

      Mi-juillet, lors d’une visite au Niger, le président du Parlement européen Antonio Tajani s’était réjoui de la chute « de plus de 95% » du flux de migrants transitant par le Niger vers la Libye et l’Europe, entre 2016 et 2017.

      https://www.voaafrique.com/a/l-allemagne-et-les-pays-bas-vont-financer-une-police-de-contr%C3%B4le-au-niger/4638602.html

    • Germany, Netherlands back Niger border force to counter migration

      Germany and the Netherlands have pledged to fund special forces in Niger to control its border and prevent illegal migration, the EU’s security mission in the country said Thursday.

      Niger is a transit country for thousands of migrants heading to Libya and Algeria, key hubs for migrants trying to reach Europe.

      Under the new plan, the two European nations will disburse €10 million to finance the new force, according to EUCAP Sahel, which provides support for Niger security forces.

      The funds would be used for training and equipping hundreds of Niger police officers.

      “Roughly speaking, it is to combat all our challenges: illegal migration, human trafficking, drugs, terrorism,” said Souley Boubacar, head of the Niger police.

      In the first phase, two companies of 250 Niger police will be positioned at Maradi and Birnin Konni — two regions on the troubled frontier with Nigeria that have become a key crossing point for migrants heading for Europe — a security source told AFP.

      It came after Germany held talks with Niger earlier this year, which took in discussions on migration issues. Angela Merkel welcomed the President of Niger, Mahamadou Issoufou, to Meseberg Castle in Brandenburg during the talks.

      The EU has been grappling with massive migration from Africa and the Middle East since 2015.

      Niger has become one of the main crossing routes for poor migrants, with 90 percent of West African migrants passing through the country, according to the EU.

      The Saharan route is notorious for its dangers, which include breakdowns, lack of water and callous traffickers who abandon migrants in the desert.

      Niger introduced a law making people-smuggling punishable by a jail term of up to 30 years in 2015.

      In July, European Parliament President Antonio Tajani said the flow of migrants through Niger fell by 95 percent between 2016 and 2017.


      https://www.thelocal.de/20181101/germany-netherlands-back-niger-border-force-to-counter-migration
      #Allemagne #Pays-Bas

    • Appui de plus de 6,5 Milliards de FCFA de La Mission Eucap à la police nationale pour le contrôle des frontières

      Le Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas Monsieur STEF BLOK a procédé ce mercredi 31 octobre 2018 à la signature d’une convention avec le Chef de la mission Eucap Sahel au Niger Monsieur FRANK Van Der Mueren pour le compte de la police nationale du Niger représentée par son directeur général le Commissaire général de police Souley Boubacar et en présence du Chef de la délégation de l’Union Européenne Mme Denisa-Elena IONETE.
      D’un coût global de 10 millions d’euros dont 4 millions des Pays-Bas et 6 millions de l’Allemagne, ce mémorandum d’entente permettra de financer le projet de création de Compagnies Mobiles de Contrôle des Frontières (CMCF) dans toutes les régions du Niger.
      La création de ces nouvelles compagnies s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la migration irrégulière.
      Le Chef de la mission EUCAP SAHEL au Niger, Monsieur FRANK VAN DER MUEREN a tenu à souhaiter la bienvenue au Ministre STEF BLOK, à la délégation de la police nationale et aux participants à cette cérémonie.
      Il a, à cette occasion, souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre ‘’des actions de l’Union Européenne au Niger’’ et ‘’c’est un geste politique très fort envers le Niger’’.
      Rappelons qu’EUCAP SAHEL est à son quatrième mandat au Niger dont le dernier court de 2018 à 2020. Sa mission principale est la lutte contre l’insécurité et la migration clandestine. EUCAP SAHEL au Niger emploie 115 agents internationaux et 15 nationaux.
      ‘’L’Allemagne contribuera pour 6 millions et les Pays-Bas pour 4 millions pour aider le gouvernement nigérien dans la lutte contre l’immigration irrégulière, le trafic de drogue et des armes’’ a indiqué le ministre STEF BLOK au cours d’un point presse animée juste après la signature de cette convention.
      Le Commissaire général de police Directeur général de la police du Niger Souley Boubacar a exprimé toute sa satisfaction après cette signature avant d’ajouter que ‘’c’est pour combattre tout ce qu’il y a aujourd’hui comme défis de l’heure tels le trafic de drogue, d’armes, l’immigration irrégulière, le banditisme transfrontalier’’.
      Lancée en 2012, EUCAP Sahel Niger est une mission civile de l’Union européenne promouvant une politique de sécurité et de défense commune, rappelons-t-on. Elle apporte ses appuis dans le cadre de renforcement des forces de sécurité nigériennes.

      http://www.anp.ne/?q=article/appui-de-plus-de-6-5-milliards-de-fcfa-de-la-mission-eucap-la-police-nationale-p
      #externalisation #contrôles_frontaliers

  • Le Cameroun investit dans la pharmacie - SciDev.Net Afrique Sub-Saharienne
    https://scidev.net/afrique-sub-saharienne/sante/actualites/cameroun-pharmacie.html
    Une usine de médicaments va produire 500 millions de comprimés et presque autant de gélules par an
    Elle va contribuer à réduire la part des médicaments importés, estimée à 90%
    Ce faisant, elle peut entraîner une baisse des prix et un recul des faux médicaments

    sur un marché des médicaments qui vaut 100 milliards de FCFA par an, la production locale n’absorbe que 8 milliards de FCFA.

    #médicament #Cameroun #Douala #pharmacie #Faux_médicaments

  • Cameroun : Gouvernance foncière, accaparement de terres, les journalistes invités à faire bouger les lignes
    http://koaci.com/cameroun-gouvernance-fonciere-accaparement-terres-journalistes-invites-faire-

    Alors que la réforme foncière initiée depuis le 17 janvier 2011 n’a pas encore abouti, et, que le pays tout entier fait face à la ruée d’investisseurs étrangers, qui achètent des vastes concessions de terres à des prix, qui ne profitent pas aux populations locales, ou les accaparent à des fins d’exploitations agroalimentaires, minières ou forestières, dont les produits alimentent les marchés étrangers, les journalistes camerounais sont invités par des Organisations de la société civile, à, faire bouger les lignes.

    C’est l’objectif de la formation du 15 décembre destinée aux journalistes et tenue à Yaoundé à l’initiative de 4 Ongs.

    Cette initiative vise à renforcer les capacités des journalistes autour du projet « LandCam ».

    Le projet « LandCam », d’une durée de 5 ans financé à hauteur de 2,4 milliards FCFA par l’Union Européenne (UE), a objectif, de soutenir les efforts du gouvernement pour améliorer la gestion des terres et des ressources naturelles.

    #hmmm

  • La France offre 2 milliards d’euros à la Côte d’Ivoire mais veut réduire le budget pour son armée et sa police
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13767-la-france-offre-2-milliards-d-euros-a-la-cote-d-ivoire-mais-veut-re

    FRANCE :....2 milliards pour la Côte d’Ivoire (ou pour les copains ? sociétés privées ?) mais pas d’argent pour l’armée française...

    Contributeur anonyme

    La France a décidé d’accorder un appui financier de 2,125 milliards d’euros (environ 1394 milliards FCFA) à la Côte d’Ivoire, sur la période 2017-2020. L’annonce a été faite par le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly (photo), au terme d’une mission française qui s’est déroulée à Abidjan, les 12 et 13 juillet 2017.

    Cet important engagement financier de la France envers la Côte d’Ivoire, permettra essentiellement de financer des projets dans « certains secteurs prioritaires inscrits au Plan National de Développement (PND) 2016-2020 » a déclaré le Premier ministre ivoirien.

    Ainsi, 725 millions d’euros (environ 475,5 milliards FCFA) seront (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • L’Etat gabonais octroie 1,8 milliard de Fcfa aux paysans pour les inciter à retourner à la terre - Agence Ecofin
    http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1002-44712-l-etat-gabonais-octroie-1-8-milliard-de-fcfa-aux-paysans-po

    Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Graine qui vise à émanciper le #Gabon de la #dépendance_alimentaire, le président de la République (photo) a décidé de subventionner les activités des membres des coopératives agricoles, en vue de les aider à soutenir leur engagement dans ce programme. Cette prime d’incitation à l’effort, instituée depuis un an et qui s’élève à 100 000Fcfa par membre de coopérative, a été versée jusqu’ici à 108 coopératives des six provinces où le programme a déjà été lancé.

    #agriculture #indépendance_alimentaire #alimentation

  • Olam investit 300 milliards de Fcfa pour faire du Gabon le leader africain de la production d’huile de palme - Agence Ecofin
    http://www.agenceecofin.com/oleagineux/1901-44035-olam-investit-300-milliards-de-fcfa-pour-faire-du-gabon-le-

    Le groupe singapourien a injecté ces fonds dans le développement de trois palmeraies dans le sud du #Gabon. Cet investissement permettra de produire 250 000 tonnes d’#huile_de_palme à l’horizon 2025. Ce qui, projette la société agro-industrielle, permettra au Gabon de devenir le leader dans le domaine de la production d’huile de palme en Afrique d’ici une dizaine d’années.

    Merci @reka

  • Bassin du lac Tchad : Les Saoudiens convoitent 120 000 hectares de terres agricoles et pastorales au Niger (Alternative) - Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com
    http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2016/07/bassin-du-lac-tchad-les-saoudiens-convoitent-120-000

    Sur le continent africain, la nouvelle ruée vers les ressources foncières est désormais l’une des plus grandes compétitions mettant aux prises des investisseurs originaires aussi bien des pays occidentaux que du Golfe et de la Chine ; elle se déroule sous nos yeux, sur fond de #corruption et de passe-droits, dans presque tous les pays africains, y compris au #Niger où les #crises_alimentaires, aggravées maintenant par un conflit armé, sont très fréquentes. Les investisseurs saoudiens y ont posé leurs mallettes et sont désormais devenus familiers dans certains milieux du pouvoir à Niamey ; ils proposent d’investir des milliards de francs CFA pour mettre en valeur les terres agricoles et pastorales des rives du fleuve Niger et du lac Tchad. En partenariat avec un privé nigérien, la société saoudienne AL HORAISH FOR TRADING & INDUSTRY, qui se présente comme l’une des plus grandes sociétés du Royaume, a créé une filiale nigérienne dénommée « Fleuve Niger SA », dont le capital social est de 10 millions FCFA. La société Al Horaish est propriétaire de nombreuses usines et établissements en Arabie saoudite, en Egypte, au Soudan et dans d’autres pays d’Asie et d’Amérique. Elle est partenaire des sociétés américaines, canadiennes et française AGCO, HISTON, JOHN DEER, FELEXI COILL et TECNOMA SPRAYER, qui sont spécialisées tantôt en équipements industriels, agricoles et tantôt en #irrigation et élevage.

    #terres #agriculture #Arabie_Saoudite

  • France-Télécom se comporte-elle en colon avec Sonatel-Orange ?
    http://www.ouestaf.com/France-Telecom-se-comporte-elle-en-colon-avec-Sonatel-Orange_a6108.html
    http://www.ouestaf.com/var/style/logo.jpg?v=1219317745
    http://i1.wp.com/lignedirecte.sn/wp-content/uploads/2015/10/1172.jpg?resize=700%2C352

    La présence de France Telecom (devenue Orange S.A et propriétaire de la marque Orange au Sénégal) ne cesse de générer des protestations au sein de la société civile locale, notamment au niveau des associations de consommateurs.

    Dernier motif de colère, l’entreprise française, partenaire dit « stratégique » de la Sonatel (Société nationale de télécommunications) , vient de réussir d’une pierre deux coups, obtenant d‘abord, le renouvellement de son contrat de concession pour 17 ans ainsi que l’octroi dans la foulée d’une licence 4G, le tout pour une somme globale de 100 milliards FCFA. Une somme que certains jugent « dérisoire ».

    #afrique #orange #télécolonisation

  • Qu’est ce que Malinux Télé ? - Malinux Télé
    http://malinuxtele.tuxfamily.org/Qu-est-ce-que-Malinux-Tele.html

    Qu’est ce que Malinux Télé ?
    Le fonctionnement de Malinux Télé ressemble à celui d’une petite console de jeu Vidéo, à la différence que les jeux ont été remplacés par des logiciels éducatifs. Son but est de démocratiser l’accès aux logiciels éducatifs aux enfants du Mali et d’ailleurs. Malinux Télé fonctionne en se branchant sur une télé (qui lui sert d’écran). Au Mali, la télévision est un objet beaucoup plus répandu et accessible aux enfants que les ordinateurs. On peut produire un exemplaire complet de Malinux Télé avec 22.000 FCFA de matériel (33€).
    Comment cela fonctionne-t’il ?
    Malinux Télé fonctionne avec une version modifiée du système d’exploitation du Raspberry pi, qui a été créée spécifiquement pour un usage éducatif sur télé. Le système de Malinux Télé intègre différents logiciels éducatifs libres. Des adaptations ont été faites afin qu’ils puissent s’afficher correctement sur l’écran d’un téléviseur.
    Le nom Malinux est la contraction de Mali et de Linux, le système d’exploitation libre sur lequel est basé Malinux Télé. (Le nom Malinux est à l’origine le nom d’une version de linux développée par l’ONG Bilou Toguna dans le but d’équiper des lycées en ordinateurs).

  • Le Burkina Faso, désabusé, largue le coton transgénique
    http://www.lapresse.ca/environnement/201604/12/01-4970227-le-burkina-faso-desabuse-largue-le-coton-transgenique.php

    « La fibre de coton que nous produisons aujourd’hui est devenue courte », et donc plus difficile à filer, « ce qui signifie que sur le marché c’est une activité qui n’est plus très intéressante pour nous », a expliqué à l’AFP le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

    Autrefois très apprécié sur le marché mondial pour sa pureté et la longueur de sa fibre, le coton burkinabè a décliné.

    Cela a fait perdre son label au coton burkinabè, occasionnant des pertes évaluées à 48,3 milliards de FCFA (110 millions de dollars canadiens) pour la période 2011-2016.

    [...]

    Il y a quinze 15 ans, le coton CGM avait généré d’immenses espoirs. On parlait alors de résistance à la sécheresse dans ce pays sahélien et d’éradication des parasites, notamment des chenilles « hélicoverpa armigera » qui ont ruiné des milliers de paysans en 1991, 1996 et 2000.

    On promettait aussi une réduction du nombre de traitements phytosanitaire (pesticides) et de meilleurs rendements, avec une augmentation de 50 % à 90 % de la production.

    En 2003, le Burkina avait accordé des autorisations d’expérimentation à Monsanto et à la multinationale suisse Syngenta. En 2007, le pays a lancé la production à grande échelle du coton transgénique et, à partir de 2009, les autorités ont ordonné aux paysans d’en ensemencer jusqu’à 80 % de leur production, permettant une réduction du temps et de la pénibilité au travail.

    [...]

    Toutefois, Célestin Dala, comme les sociétés cotonnières, souligne qu’il n’y a pas eu d’augmentation des rendements.

    Des chercheurs, leaders politiques ou de la société civile s’étaient montrés critiques dès le lancement. « Le principe de précaution n’a pas été respecté », affirme Jean-Didier Zongo, généticien à l’Université de Ouagadougou, accusant Monsanto de pratiques « criminelles » et d’avoir fourni des variétés insuffisamment testées.

    Le président burkinabè a toutefois confié à l’AFP que le pays « poursuivait les discussions avec Monsanto ».

    #Afrique #Agriculture #Burkina_Faso #Coton #Fibre_de_coton #Monsanto #Organisme_génétiquement_modifié #Roch_Marc_Christian_Kaboré #Sahel_(Burkina_Faso) #Syngenta

  • La génétique paysagère pour vaincre la mouche tsé-tsé - SciDev.Net Afrique Sub-Saharienne
    http://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/maladie/actualites/genetique-paysagere-vaincre-mouche-tse-tse.html

    Jusqu’à présent, les campagnes d’éradication classiques ont été peu efficaces car, elles visaient des populations pas totalement isolées les unes des autres. Conséquence : les zones nettoyées étaient progressivement réinfestées par les tsé-tsé des régions voisines.

    « A partir d’images satellite, nous avons trouvé un moyen innovant pour quantifier les flux de gènes, mais aussi pour cartographier la résistance du paysage au déplacement des glossines, c’est à dire les barrières naturelles. Cela a permis de détecter les populations de mouches isolées au nord de la ceinture glossinienne d’Afrique de l’Ouest. En éradiquant cette population cible, on empêche toute recolonisation de la zone libérée. Car les autres glossines sauvages sont trop éloignées et le paysage ne permet pas le franchissement », précise Jérémy Bouyer, chercheur au CIRAD.

    Concrètement, pour parvenir à une éradication définitive, des mâles rendus stériles après avoir été #irradiés sont relâchés dans la nature. Ainsi, malgré l’accouplement, les mouches femelles ne peuvent plus avoir de descendance. Cette technique de valorisation pacifique du nucléaire est développée par l’AIEA en lien avec la FAO.

    ...

    Au Sénégal, dans la région des Niayes, le coût pour traiter la zone infestée sur 1 000 km² se monte par exemple à 6,4 millions d’euros (plus de 4,19 milliards de FCFA).

    En retour, le CIRAD estime que la disparition de la trypanosomiase (autre nom de la maladie du sommeil) rapportera 2,8 millions d’euros (1,83 milliard de FCFA) par an aux éleveurs.

    « Dans certaines régions d’Afrique, cela coûte beaucoup plus cher d’éradiquer que de vivre avec la maladie à minima, c’est à dire en luttant pour parvenir à un seuil compatible avec la production. Nous allons donc distinguer deux types de situations : les zones rentables d’éradication en raison de l’isolement des populations de mouches tsé-tsé et les autres où l’on devra vivre et produire avec la maladie », souligne Jérémy Bouyer.

    #ah_bon #zones_rentables #santé #tsé-tsé

  • Leading #Malaria Vaccine Gets Mixed Reviews
    http://www.nytimes.com/2015/10/24/health/malaria-vaccine-rtss-world-health-programme.html

    The leading candidate for a malaria vaccine suffered some setbacks this week even as two World Health Organization expert panels recommended going ahead with pilot projects to test it further.

    The medical charity Doctors Without Borders said it would not join any pilot projects, and a guest editorial in The New England Journal of Medicine said a new study, showing that the vaccine worked less well when parasites mutated, “should give pause” to efforts to deploy it.

    The vaccine, known as RTS, S or Mosquirix, has been in development for nearly 30 years, and is further along in the approval process than any other candidate. But it is no panacea. In clinical trials, it was less than 40 percent effective even after four shots.

    [...]

    The medical journal study, looking at blood samples taken from 4,600 vaccinated children in the last clinical trial, found that the vaccine worked only about half the time when it was a good genetic match for the parasites a child had, and only a third of the time in bad matches.

    More than 90 percent of the time, the matches were bad. Malaria parasites are famous for evolving drug-resistant strains, and scientists have worried that changes could make them impervious to vaccines as well.

    If RTS, S, is ever widely used, the editorial said, “the most prudent course” would be to work to improve it while using it only in areas where it is a good match.

    #vaccin #paludisme #msf #santé

    • Vaccin contre le paludisme : La #génétique explique les raisons des résultats modestes
      http://intellivoire.net/vaccin-contre-le-paludisme-la-genetique-explique-les-raisons-des-resul

      En attendant la décision d’un comité de l’OMS qui devrait annoncer dans quelques jours s’il recommande ou pas le premier vaccin contre le paludisme, appelé « RTS, S » , une étude a montré pourquoi sa performance est modeste. Les scientifiques ont trouvé une explication génétique des résultats modestes que donne le premier vaccin contre le paludisme, qui n’est pas très efficace dans la protection des enfants africains contre cette maladie mortelle transmise par les moustiques.

      L’analyse a été publié dans le New England Journal of Medicine. Mosquirix , également connu sous le nom de RTS, S, est spécialement conçu pour une utilisation pour les #enfants en bas âge et bébés africains. Alors qu’il a le potentiel d’aider à prévenir de nombreux cas de paludisme, les chercheurs ont été déçus par son efficacité limitée. Les scientifiques ont découvert que la variabilité génétique dans une protéine à la surface des parasites du paludisme peut aider à expliquer la réponse inégale , parce que, la protéine se présente sous différentes formes, or le vaccin de GSK ne comprend qu’une seule variante. Le premier vaccin contre le paludisme imite une souche du parasite qui ne se trouve pas couramment en Afrique, selon l’étude publiée le 21 octobre dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

      [...]

      La décision que prendra l’OMS sera suivi étroitement par société pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) et la Fondation Bill & Melinda Gates, qui ont ensemble financé le développement du vaccin pendant au moins 28 ans au coût de 565 millions de dollars.

      La conclusion de NEJM suggère que le vaccin contre le paludisme serait plus efficace s’il était restructuré pour faire correspondre plusieurs souches de parasites du paludisme. Bien que ce serait bienvenu, dit Joe Cohen, un biologiste moléculaire qui a travaillé avec GSK sur le vaccin depuis son développement en 1987, cela créerait effectivement un nouveau vaccin qui prendrait « 10 à 15 ans à développer ». Pendant ce temps, ajoute-t-il, des centaines d’enfants africains vont mourir du paludisme tous les jours. Toute amélioration serait la bienvenue.

      [...]

      Cependant, même une recommandation positive ne garantirait pas le vaccin contre le paludisme soit utilisé. Les responsables africains vont examiner s’il convient de l’ajouter à leurs programmes contre le paludisme. Les bailleurs de fonds potentiels, tels que le groupe à but non lucratif GAVI,, l’alliance du vaccin fondée par la Fondation Gates décideront ou non de le subventionner.

      Cohen explique que GSK ne réalisera pas de profits et facturera entre 1-10 $ (600 à 6000 FCFA) par injection, pour couvrir les coûts de fabrication et un rendement de 5 %, pour réinvestir dans de nouveaux vaccins contre le paludisme ou la recherche sur d’autres maladies courantes dans les pays en développement.

      #santé

  • Présidentielle en Côte d’Ivoire : « actes de corruption » par le candidat Alassane Ouattara
    http://grigrinews.com/presidentielle-en-cote-ivoire-actes-de-corruption-par-le-candidat-alassane-ouattara/3142

    Actualités Afrique "03/10/2015, Abidjan, #Côte_d'Ivoire : L’ex-ministre ivoirien du budget du président Laurent Gbagbo, Justin Katina Koné, estime que l’aide de 100 millions de FCFA octroyée à chacun des dix candidats à la présidentielle du 25 octobre est un « acte de corruption » qui vise à « payer les prestations » des « adversaires-partenaires » du candidat Alassane Ouattara à cette « parodie d’élection »."(c) 2015 - Grigrinews.com

  • « L’opérateur de téléphonie mobile Maroc Telecom a initié, via sa filiale Sotelma-Malitel, des travaux d’installation d’un réseau de fibre optique qui doit relier la ville de Bamako au Mali, aux villes d’Abidjan en Côte d’Ivoire et Ouagadougou au Burkina Faso. Les travaux qui ont démarré depuis le 22 février 2015, apprend KOACI, se poursuivent normalement. Le coût d’investissement pour la réalisation de ces travaux a été estimé à 6 millions d’euros (4 milliards FCFA), entièrement assurés par Maroc Telecom. »

    1 064 km à court terme, 5 465 à la fin, un des plus longs câbles terrestres du monde...

    http://koaci.com/internet-maroc-telecom-initie-liaison-fibre-optique-villes-bamako-abidjan-oua

    #fibre_optique #Mali #Côte_Ivoire #Burkina

  • Développement : financement de six projets par la BAD entre 2015 et 2017 au #Congo-Brazzaville
    http://grigrinews.com/developpement-financement-de-six-projets-par-la-bad-entre-2015-et-2017-au-congo-brazzaville/3039

    Actualités Afrique « 27/03/2015, Brazzaville, Congo : La Banque africaine de développement (BAD) va débloquer 250 milliards de FCFA pour financer six projets dans les domaines des infrastructures routières, l’assainissement, l’énergie, l’environnement, le renforcement des capacités et l’appui au secteur privé national. »(c) 2015 - Grigrinews.com

  • Justice : 6 ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards de FCFA pour Karim Wade au #Sénégal
    http://grigrinews.com/justice-6-ans-de-prison-ferme-et-a-une-amende-de-138-milliards-de-fcfa-pour-karim-wade-au-senegal/3026

    Actualités Afrique « 24/03/2015 : A Dakar, capitale du Sénégal, le verdict du procès contre Karim Wade a été rendu ce lundi 23 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). » (c) 2015 - Grigrinews.com

  • Appel à l’aide internationale pour les réfugiés nigérians au #Niger
    http://grigrinews.com/appel-a-aide-internationale-pour-les-refugies-nigerians-au-niger/3005

    Actualités Afrique « 18/03/2015, Niamey, Niger : Le Niger a sollicité mardi une aide internatioanle dans la mise en œuvre d’un plan humanitaire estimé à près de 45 milliards de FCFA pour venir en aide aux milliers de réfugiés nigérians dans sa région de Diffa (sud-sud), frontalière avec le Nigeria. »(c) 2015 - Grigrinews.com

  • Budget de plus de dix sept milliards de FCFA pour l’emploi au #Burkina_Faso
    http://grigrinews.com/budget-de-plus-de-dix-sept-milliards-de-fcfa-pour-emploi-au-burkina-faso/2974

    Actualités Afrique « 13/03/2015, Ouagadougou : Le Burkina Faso va consacrer un montant de 17,2 milliards de F CFA pour la mise en œuvre du Plan stratégique de développement 2015-2024 en faveur de l’emploi, selon le ministère de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi. »(c) 2015 - Grigrinews.com

  • Progression des relations économiques entre la Tunisie et le #Cameroun
    http://grigrinews.com/progression-des-relations-economiques-entre-la-tunisie-et-le-cameroun/2927

    Actualités Afrique « 04/03/2015, Yaoundé, Cameroun : Les échanges commerciaux entre le Cameroun et la Tunisie ont été de l’ordre de 15,7 milliards FCFA en 2014 contre 11,4 milliards FCFA en 2010. »(c) 2015 - Grigrinews.com

  • Approvisionnement en eau pour deux millions de personnes à Abidjan en Côte d’Ivoire
    http://grigrinews.com/approvisionnement-en-eau-pour-deux-millions-de-personnes-a-abidjan-en-cote-ivoire/2906

    Actualités Afrique Le projet d’un coût de 59 milliards FCFA dont 50 milliards octroyés par la Chine vise à contribuer au renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville d’Abidjan et des villes environnantes. (c) 2015 - Grigrinews.com

    #Côte_d'Ivoire

  • Transports : cent vingt cinq milliards de FCFA pour la rénovation de l’aérogare de Niamey au #Niger
    http://grigrinews.com/transports-cent-vingt-cinq-milliards-de-fcfa-pour-la-renovation-aerogare-de-niamey-au-niger/2910

    Actualités Afrique « 03/03/2015, Niger : Le gouvernement nigérien envisage d’injecter plus de 125 milliards de FCFA dans la rénovation et la modernisation de l’ aéroport international Diori Hamani de Niamey. »(c) 2015 - Grigrinews.com

  • Cinéma : récompenses de 20 millions FCFA pour le festival Fespaco au Burkina
    http://grigrinews.com/cinema-recompenses-de-20-millions-fcfa-pour-le-festival-fespaco-au-burkina/2769

    « 13/02/2015, Ouagadougou, #Burkina_Faso : La récompense remise au vainqueur de l’’Étalon d’or de Yennenga, du 24e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été doublée pour atteindre la somme de 20 millions de FCFA. »

  • Économie : financement pour l’entrepreneuriat des femmes et les secteurs informels au #Burkina_Faso
    http://grigrinews.com/economie-financement-pour-entrepreneuriat-des-femmes-et-les-secteurs-informels-au-burkina-faso/2595

    « 29/01/2015, Ouagadougou, Burkina Faso : La demande globale de financement de l’appui à entrepreneuriat féminin et du secteur informel au Burkina Faso s’établit à plus de 300 milliards de FCFA, alors que le pays ne dispose que de 10 milliards FCFA, annonce le rapport du Conseil des ministres tenu mardi. »