• 3 heures, Jalil est menotté : « On vient te chercher pour l’aéroport, prépare-toi »

    Comment vit-on en centre de rétention, où la France place les étrangers qu’elle veut expulser ? Mediapart entreprend une série exceptionnelle sur celui de #Marseille : conditions de vie, #violence, rôle des juges, des policiers ou des médecins… Dans ce premier article, Jalil, jeune Afghan, découvre soudain l’enfermement.


    https://www.mediapart.fr/journal/france/160220/3-heures-jalil-est-menotte-vient-te-chercher-pour-l-aeroport-prepare-toi?o
    #renvois #expulsions #France #témoignage #asile #migrations #réfugiés #déboutés #CRA #détention_administrative #rétention
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  • La Grèce veut accélérer les expulsions

    La Grèce a commencé à renvoyer près de 30 demandeurs d’asile déboutés par jour vers la #Turquie. C’est la conséquence d’une nouvelle #loi sur l’immigration.

    Le ministre du développement Adonis Georgiadis a affirmé lundi 27 janvier que le nouveau gouvernement grec renvoyait actuellement « autour de 30 migrants par jour et que le Turquie les acceptait ». L’annonce a été faite sur les ondes de la radio Real à Athènes.

    Depuis le 1er janvier 2020, le gouvernement grec a mis en place une loi censée accélérer les procédures de demandes d’asile. Avant cela, par manque de personnel, les renvois vers la Turquie étaient quasiment à l’arrêt. L’un des principes de la nouvelle législation est d’obliger ceux dont la demande d’asile a été rejetée à passer par une évaluation juridique en vue de faire appel de la décision. Avant cette loi, les migrants #déboutés n’avaient qu’à remplir un simple formulaire pour repousser leur expulsion pendant des mois, voire des années.

    Des îles surpeuplées

    Les organisations humanitaires n’ont pas manqué de critiquer cette nouvelle mesure, même si l’accord entre l’Union européenne et la Turquie entré en vigueur en 2016 prévoit bien le retour des migrants dont la demande d’asile est rejetée vers la Turquie.

    En Grèce, les camps de migrants sont extrêmement surpeuplés. D’après l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), 112.300 réfugiés et migrants se trouvaient dans le pays fin 2019. Depuis le début de l’année, l’UNHCR estime que quelque 2.000 migrants supplémentaires sont arrivés par la Turquie. Plus de 40.000 personnes se trouvent ainsi actuellement sur les îles grecques et plus de 70.000 en Grèce métropolitaine.

    La majeure partie des nouveaux arrivants sont originaires d’Afghanistan, puis de la Syrie et des territoires palestiniens. Les femmes représentent 22% des migrants, les enfants 33%. D’après l’UNHCR, « environ 15% des enfants, la plupart d’Afghanistan, sont non-accompagnés ou ont été séparés de leurs proches. »

    Accélérer les procédures

    Selon le quotidien grec Ekathimerini « on s’attend à ce que le nouveau ministre pour la migration et l’asile accélère les expulsions et les retours face à la crainte d’une augmentation du nombre d’arrivées par la Turquie avec l’arrivée du printemps. »

    Toujours d’après le journal, le Bureau européen d’appui en matière d’asile a déployé « 550 personnes en plus » en Grèce pour aider à accélérer les procédures de demandes d’asile. Les retours vers la Turquie seraient « la priorité » du nouveau ministre selon Ekathimerini.

    Ce #durcissement de la législation intervient alors que la Grèce fait face à la colère grandissante de sa population, notamment sur les îles où les camps de migrants sont saturés. Pour rassurer les Grecs, le gouvernement a ainsi tweeté la semaine dernière que « l’arrivée de migrants est en baisse, en métropole et sur les îles ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/22433/la-grece-veut-accelerer-les-expulsions
    #renvois #expulsions #machine_à_expulser #Grèce #accélération_des_procédures

  • Denmark: Council of Europe Shocked over Conditions in Danish Detention Centres and Threatens Legal Action

    A report from Council of Europe’s Anti-Torture Committee (CPT) raises severe critique of conditions in the Danish detention centres for asylum seekers in #Ellebæk and #Nykøbing_Falster (https://rm.coe.int/1680996859). Denmark has three months to comply with CPT recommendations or will face possible legal actions through the European Court of Human Rights.

    Hans Wolff, who led the CPT delegation to Denmark in April expresses shock over detention conditions in the country that are among the worst in Europe. Wolff stated that: “Either Denmark must make some very fast and serious changes on all the areas we have mentioned in the report. Or they must close down Ellebæk and move the detainees to a place with better facilities”.

    The main points of critique from CPT includes “unacceptable” prison like regimes of rules, a “carceral and oppressive” material environment and “clearly inappropriate” material conditions with rooms and sanitary facilities in a “deplorable state of repair”. Further, lack of staff, inadequate legal advice and translation, overcrowding, limited health services and lack of comprehensive medical screenings including of mental or physical diseases was criticised by CPT. Also, the CPT raised critique of the use of disciplinary solitary confinement for extended periods of time and remarked alleged verbal abuse by centre personal and the risk of suicides due to the lack of suicide-proof clothing with detainees “sometimes placed entirely naked in an observation room”, a practice that according to CPT “could be considered to amount to degrading treatment”.

    The centre-left parties of the Danish Parliament, the Liberals (Radikale Venstre), the Red-Green coalition (Enhedslisten), and the Socialist People’s Party (SF) urges the Social Democratic government to follow up (https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-07-01-2019-council-of-europe-says-danish-ellebaek-unsuitabl) on the critique from CPT. Kristian Hegaard representing the Liberal Party underlines (https://nyheder.tv2.dk/politik/2020-01-07-nick-haekkerup-afviser-kritik-ellebaek-skal-ikke-vaere-et-rar that these people have not committed any crimes and should not be treated as monsters.

    According to the CPT the centres in Ellebæk and Nykøbing Falster holds mainly rejected asylum seekers awaiting deportation and were “at the time of the visit, as the only administrative migration detention centres in Denmark the only administrative migration detention centres in Denmark”. Administrative detention can last up to 18 months under special circumstances.

    https://mailchi.mp/ecre/ecre-weekly-bulletin-16012020?e=989a4aebdd#Denmark:%20Council%20of%20Europe%
    #Danemark #asile #migrations #réfugiés #détention #régime_carcéral #traitements_dégradants #déboutés #rétention #détention_administrative

  • La France propose d’aider la Grèce à reconduire des #déboutés de l’asile

    En visite à Athènes, ce lundi 20 janvier, le secrétaire d’État français à l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé l’accueil dans les prochains mois de 400 demandeurs d’asile actuellement présents en Grèce. Il a par ailleurs déclaré que la France proposait son aide à la Grèce pour « faciliter les reconduites » dans leur pays d’origine des déboutés du droit d’asile.

    Quatre cents demandeurs d’asile présents en Grèce - dont Paris avait annoncé l’accueil dès le mois de décembre - devraient progressivement arriver sur le territoire français d’ici l’été prochain. Le chiffre reste symbolique au vu des près de 10 000 arrivées par mois en Grèce depuis l’été, mais il permet néanmoins à Paris d’appeler a davantage de solidarité européenne.

    « La Grèce a fait l’objet d’un pic migratoire important depuis l’été dernier, souligne le secrétaire d’État Laurent Nunez. Et donc la position de la France, c’est de considérer que dans ce genre de situation, il est normal que nous puissions accueillir par solidarité, en relocalisation, un certain nombre de demandeurs d’asile qui sont, ici, en Grèce, c’est ce que nous allons faire pour 400 personnes, des personnes qui sont particulièrement vulnérables. Et vous savez que dans le cadre de la réflexion en cours sur la gestion globale du système d’asile, cette question des relocalisations est au cœur des discussions. »

    La Commission européenne travaille en effet à redéfinir la législation de l’Union en termes de migrations. Un projet de « Nouveau pacte », qui doit être présenté d’ici au printemps. Les tensions croissantes entre Athènes et Ankara, qui participent aussi des difficultés migratoires actuelles de la Grèce, ne faisaient, elles, pas partie de la communication officielle.

    Par ailleurs, la France a proposé son aide lundi à la Grèce pour « faciliter les reconduites » dans leur pays d’origine des déboutés du droit d’asile, a indiqué Laurent Nuñez. Avec « notre #ambassade à Athènes, nous allons aider la Grèce à obtenir des autorisations de reconduite (...) notamment des #laissez-passer_consulaires qui sont parfois difficiles à obtenir » à la faveur des « #relations_privilégiées » de la France avec « certains pays », a-t-il précisé. Il s’agirait surtout de pays africains, selon une source grecque proche du dossier.

    http://www.rfi.fr/europe/20200120-france-nunez-asile-aider-grece-migrants
    #renvois #expulsions #aide #Grèce #France #aide #Afrique #externalisation

    Une étrange idée de la #solidarité... La France joue la carte des « relations privilégiées »... = relations coloniales...
    #colonialisme #continuité_coloniale #rapports_coloniaux

    ping @isskein @karine4

    Ajouté à cette métaliste sur l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    • Migrants. La France propose d’aider la Grèce à renvoyer les déboutés de l’asile

      La France a proposé son aide lundi à la Grèce pour « faciliter les reconduites » dans leur pays d’origine des déboutés du droit d’asile, a indiqué le secrétaire d’État français à l’Intérieur, Laurent Nuñez, en visite à Athènes.

      Soulignant la "solidarité" française envers la Grèce, première porte d’entrée des migrants en Europe en 2019, Laurent Nuñez a confirmé que la France accueillerait à l’été prochain 400 demandeurs d’asile "surtout des familles en grande vulnérabilité" se trouvant actuellement en Grèce.

      "Nous allons étudier avec nos amis grecs la possibilité d’organiser des vols groupés pour faciliter les reconduites de personnes qui ne sont pas en besoin de protection dans leurs pays", a également déclaré le secrétaire d’État, à l’issue d’entretiens avec Georges Koumoutsakos, ministre adjoint grec à l’Immigration et l’Asile.

      Ces vols franco-grecs pourront être organisés avec "le concours de Frontex", l’Agence de protection des frontières européennes, a-t-il ajouté.
      L’envoi de 24 experts français

      Avec "notre ambassade à Athènes, nous allons aider la Grèce à obtenir des autorisations de reconduite […] notamment des laissez-passer consulaires qui sont parfois difficiles à obtenir" à la faveur des "relations privilégiées" de la France avec "certains pays", a précisé Laurent Nuñez. Il s’agirait surtout de pays africains, selon une source grecque proche du dossier.

      Laurent Nuñez a aussi annoncé l’envoi en Grèce de 24 experts français pour aider le gouvernement grec à traiter le flot de demandes d’asile.

      Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a durci l’octroi de l’asile et insisté sur le rapatriement des déboutés de l’asile, une question critiquée par de nombreuses ONG de défense des migrants.
      400 demandeurs d’asile accueillis en France

      La France avait annoncé mi-décembre qu’elle accueillerait 400 demandeurs d’asile. M. Nuñez a parlé d’"une mesure ponctuelle" pour répondre à une situation "d’urgence" en Grèce.

      Outre la France, le Portugal s’est dit prêt à partager le fardeau migratoire en acceptant de relocaliser 1 000 demandeurs d’asile.

      Athènes ne cesse de demander "plus de solidarité" européenne sur cette question après une hausse importante des arrivées sur son territoire et la détérioration des conditions de vie dans les camps surpeuplés de migrants.

      https://www.ouest-france.fr/europe/grece/migrants-la-france-propose-d-aider-la-grece-renvoyer-les-deboutes-de-l-

  • Germany : Number of deportations fell in 2019

    Despite the rising number of asylum seekers ordered to leave Germany, deportation figures fell in 2019. But the reasons why are more complicated than it may seem.

    Germany deported fewer asylum seekers in 2019 than the year before, despite a rise in the number of people ordered to leave and the government’s promise to see through more deportations, German newspaper Welt am Sonntag reported on Sunday.

    Referring to federal police data, Welt am Sonntag reported that Germany deported 20,587 people between January and November last year, compared to 23,617 the year before.

    Even without figures from December, which will be available next week, the data shows that fewer rejected asylum seekers were deported in 2019 than in 2018. Since May last year, no more than 2,000 rejected asylum-seekers were deported each month.

    Annual deportation figures in Germany have fallen consistently since 2016, when Germany carried out 25,375 deportations.

    That year, German Chancellor Angela Merkel had said her government wanted to carry out a larger number of deportations.

    “It needs to be clear: if someone’s asylum request is rejected, they must leave the country,” she had said at a gathering of her conservative Christian Democrats in the German state of Mecklenburg-Western Pomerania.

    Number of rejected cases rises

    Germany issued deportation orders for 248,861 asylum seekers as of November 2019, an increase of 5% over the year before, according to figures seen by Welt am Sonntag.

    Of these cases, 200,598 were so-called “geduldete,” or tolerated persons. In such cases, the person has received orders to leave, but the state is temporarily unable to complete the deportation.

    The most common reason for a delay is that an asylum seeker lacks the necessary travel documents. If the person’s identity cannot be verified, the home country will not issue travel documents.

    In some cases, rejected asylum seekers receive the right to stay in Germany through another channel, for example by giving birth to a German child or marrying a German citizen, reported Welt am Sonntag, citing the Interior Ministry’s report on the decrease in figures.

    Failed deportation attempts

    Another reason is that police are often unable to carry out a deportation.

    In the first three quarters of 2019, police were unable to carry out 20,210 deportations because the person in question was not at home.

    Only a small minority of people are taken into police custody prior to the day of their deportation. For that reason, many people with deportation orders are able to evade arrest.

    A further 2,839 deportations could not be completed after the person was taken into custody. Reasons included acts of resistance or because the airplane pilot declined to take them.

    https://www.infomigrants.net/en/post/22028/germany-number-of-deportations-fell-in-2019
    #renvois #expulsions #Allemagne #asile #migrations #réfugiés #déboutés #chiffres #statistiques #2019

    –—

    L’Allemagne, une #machine_à_expulser pas si parfaite que ça ?
    https://seenthis.net/messages/675738
    ... et en particulier sur les renvois vers l’Afghanistan :
    https://seenthis.net/messages/805059

    ping @_kg_ @isskein

  • #Macomer, il Cpr affidato alla società svizzera Ors

    Il contratto è stato firmato all’inizio del mese, ancora incerta la data di apertura Nell’appalto la gestione di tutti i servizi del centro per il rimpatrio degli immigrati

    https://www.lanuovasardegna.it/nuoro/cronaca/2019/12/15/news/macomer-il-cpr-affidato-alla-societa-svizzera-ors-1.38217425
    #asile #migrations #réfugiés #déboutés #renvois #CPR #rétention #détention_administrative #Italie #ORS #privatisation

    Ajouté à la métaliste sur ORS:
    https://seenthis.net/messages/802341#message818363

    • Sardegna – Il CPR di Macomer apre il 18 dicembre

      Ieri sulla stampa locale (https://www.unionesarda.it/articolo/news-sardegna/nuoro-provincia/2019/12/08/il-cpr-di-macomer-riapre-il-18-dicembre-in-arrivo-un-centinaio-di-136-96) è stata annunciata l’apertura del CPR di Macomer, in provincia di Nuoro, per il 18 dicembre 2019, quando verranno detenute nel nuovo lager le prime 50 persone.

      L’ex casa circondariale di Macomer, sita alla periferia della cittadina, nella Zona Industriale di Bonu Trau, era vuota dal 2014. Dopo la decisione di trasformarla in un CPR negli ultimi mesi erano stati effettuati dei lavori di ristrutturazione da parte del 2° reparto genio dell’Aeronautica Militare, conclusi ad ottobre.

      Lo scorso 8 novembre la Prefettura di Nuoro aveva aggiudicato (www.prefettura.it/FILES/AllegatiPag/1210/Decreto_prefettizio_di_aggiudicazione_ORS_Italia_S.r.l..doc) definitivamente “l’appalto dei servizi di gestione e funzionamento del Centro di Permanenza per i Rimpatri (C.P.R.) di Macomer (NU) per una ricettività iniziale di 50 posti elevabili a 100” alla ORS Italia srl. Il 3 dicembre era stato stipulato il contratto dell’importo di 570.000 euro per 12 mesi.


      ORS Service AG (https://www.ors.ch/it-IT/Home) è una società privata svizzera che da 25 anni si occupa della gestione dei richiedenti asilo in Svizzera, Austria e Germania. Con “10.000 richiedenti asilo e profughi assistiti quotidianamente, ORS è già oggi tra le società private leader nel campo dell’assistenza ai migranti prevalentemente nei Paesi di lingua tedesca.” Nell’estate del 2018 la ORS “inizia ad attuare la propria strategia di crescita nei Paesi europei del Mediterraneo. Come prima nazione è stata scelta l’Italia con la fondazione di una società affiliata, la ORS Italia S.r.l. (https://www.ors.ch/ORSS/media/ORSSMediaLibrary/22082018-Comunicato-stampa-ORS-Italia.pdf), con sede a Roma. La nuova controllata, costituita a metà luglio 2018, partecipa in Italia a bandi di gara nei settori dell’alloggiamento, dell’assistenza, della consulenza sociale e dell’integrazione per profughi e richiedenti asilo.” Un’interessante inchiesta “sull’intreccio globale di politica e finanza” che si cela dietro la ORS era stata pubblicata in Italia nel gennaio di quest’anno, è possibile leggerla a questo link: https://valori.it/ors-finanza-rifugiati-italia.

      Il nuovo CPR di Macomer, come si legge nel bando (https://valori.it/ors-finanza-rifugiati-italia), è strutturato su tre padiglioni, due destinati alla detenzione e uno alle attività amministrative e gestionali. Sono previsti al momento 40 posti nelle celle del padiglione B e 10 in quelle del padiglione C, in celle da 2 a 4 posti. La ristrutturazione ha riguardato tra le altre cose i muri perimetrali, nuove recinzioni e l’impianto di videosorveglianza interno ed esterno.

      Il nuovo campo di concentramento di Macomer nelle intenzioni degli ultimi governi è destinato soprattutto ad agevolare le deportazioni delle persone che sbarcano in Sardegna. Nel corso di quest’anno fino al 6 dicembre sono quasi mille le persone che sono riuscite a sbarcare autonomamente sulle coste dell’isola, di queste 992 di origine algerina. Dopo essere state intercettate in prossimità della costa o braccate e inseguite dalle forze dell’ordine subito dopo gli sbarchi, le persone migranti vengono portate nel “centro di identificazione e prima accoglienza” che ha sede nell’ex scuola di polizia penitenziaria di Monastir, in pratica un hotspot dove è presente anche personale dell’agenzia europea Frontex. Qui di solito ricevono un decreto di espulsione entro 7 giorni e vengono successivamente trasferite in nave sul continente, dove tante riprovano a continuare il viaggio. Nei primi sei mesi del 2019 erano state 25 le persone deportate in Algeria. Ai primi di ottobre il governo italiano ha presentato un decreto su 13 paesi d’origine “sicuri”, tra i quali è compresa anche l’Algeria. Questa lista, nelle intenzioni del governo, dovrebbe accelerare le procedure burocratiche e facilitare le deportazioni nei paesi d’origine definiti sicuri.

      https://hurriya.noblogs.org/post/2019/12/09/sardegna-cpr-macomer-apre-18-dicembre
      #Sardaigne

  • CFM | Personnes sortant du système d’asile : profils, échappatoires, perspectives
    https://asile.ch/2019/12/19/cfm-personnes-sortant-du-systeme-dasile-profils-echappatoires-perspectives

    La Commission fédérale pour les Migrations (CFM) a publié un rapport “Personnes sortant du système d’asile : profils, échappatoires et perspectives” au sujet des personnes qui n’ont pas obtenu de statut de séjour en Suisse suite à leur demande d’asile. Alors qu’une moitié environ disparaitrait des registres officiels, d’autres percevant l’aide d’urgence restent dépendantes des autorités, […]

  • Le #campement sauvage près de la gare de #Grenoble sur le point d’être démantelé

    #Lionel_Beffre, le préfet de l’#Isère a annoncé ce mardi 19 novembre l’#évacuation imminente du campement de migrants situé entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno. Une annonce intervenue lors de la présentation du dispositif mis en place dans le cadre du plan d’#hébergement_d’urgence hivernal. D’après Droit au logement, l’expulsion est imminente et aura lieu dès ce jeudi matin à 7 h 30.

    Alors qu’il présentait le plan d’hébergement d’urgence hivernal 2019-2020, Lionel Beffre, le préfet de l’Isère a annoncé le prochain démantèlement du camp de migrants situé sous l’estacade entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno.


    Ce campement, déjà plusieurs fois évacué, notamment au mois de juin, abrite sous des tentes plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants. Leurs profils ? Des demandeurs d’asile et des migrants, arrivés pour la plupart des Balkans, n’ayant pas encore fait de demande administrative d’asile.

    En toile de fond, un nouveau duel à fleurets mouchetés entre le représentant de l’État et la #Ville_de_Grenoble. La #municipalité demandant au préfet « de respecter les compétences de l’État et de la loi pour mettre toutes les personnes à l’abri à Grenoble […] pour que personne ne reste dans le plus grand dénuement après l’évacuation […] », rapporte le Dauphiné libéré.

    « Les services de l’État seront mobilisés pour procéder à l’évacuation »

    « Nous serons amenés prochainement à prendre nos responsabilités parce que ce campement devient dangereux à bien des égards », a ainsi prévenu Lionel Beffre. « Des immondices en tous genres, des braséros de fortune dans lesquels sont brûlés du bois, des cartons... Sans oublier la production de fumées incommodantes », liste le haut fonctionnaire. De surcroît, ajoute-t-il, « il y a parmi les occupants des passeurs, voire des dealers. Mais aussi et surtout la présence d’enfants dans une situation préoccupante ».

    Devant l’état sanitaire déplorable du campement, Corinne Torre. cheffe de mission à Médecins sans frontières (MSF) venue à Grenoble le visiter, avait rappelé à l’État ses responsabilités. Pour mémoire, Eric Piolle avait signé, en avril dernier avec treize autres édiles, une lettre adressée au gouvernement dénonçant les conditions d’accueil des migrants.

    « J’ai fait savoir au maire de Grenoble, puisque le pouvoir de police lui appartient, qu’il pouvait prendre un arrêté pour mettre un terme à cette situation et mettre ces personnes à l’abri », déclare Lionel Beffre. Une décision dont il pense « qu’elle ne viendra pas » et qu’en conséquence, « les services de l’État procéderont à l’évacuation ».

    Par ailleurs, le préfet assure qu’il prendra « des mesures empêchant que d’autres personnes en difficulté se réinstallent sur le site ». De quoi rappeler, dans un autre registre, les dix-neuf blocs rocheux destinés à dissuader « les passeurs et les locataires d’emplacements » installés par la mairie de Grenoble au mois de juillet dernier.

    « Nous ne reconduisons pas assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés »

    Pourquoi des demandeurs d’asile se retrouvent-ils dans ce genre ce campement ? « Parce que nous n’avons pas assez de places d’hébergement et n’arrivons pas à reconduire assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés ». Si c’était le cas, « ces derniers n’occuperaient pas des places indument, pérennisant ainsi au fil du temps leur situation », explique le préfet.

    « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où le droit d’asile est très clairement dévoyé », lance Lionel Beffre. Qui s’en explique. « Une partie non négligeable des ces demandeurs d’asile sont originaires des Balkans. Or, dans ces pays-là, même si ça a été le cas dans le passé, il n’y a plus de dictatures, persécutions ou oppressions qui sont le fondement du droit d’asile », expose le préfet.

    Pour le haut fonctionnaire, les chances qu’ont donc leurs ressortissant d’obtenir le sésame du droit d’asile est très minime, « de l’ordre de 10 à 15 % ». Pour les autres, « notre devoir c’est de les accueillir dans des lieux spécialisés », conclut le préfet. Notamment pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

    Si aucune date n’a été officiellement annoncée pour l’expulsion, elle aura lieu ce jeudi 21 novembre au matin selon Droit au logement. Qui déplore qu’« au moins un tiers des familles, si ce n’est plus, ne seront pas relogées, et laissées dans le froid, sans tente ni lieu ou s’installer, après un tri humain effectué par l’État. » Le Dal appelle ainsi à un rassemblement en solidarité à 7 h 30 en face du camp, côté Saint-Bruno.

    https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/268584
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #démantèlement #destruction #campement_sauvage #préfecture #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #déboutés #expulsions #renvois

    ping @karine4 @albertocampiphoto

  • ‘I am like a prisoner again’ – Glasgow’s destitute Eritreans

    Some nights Ariam gets lucky. A friend lets him sleep on a couch or curled up in the corner of a bedroom floor.

    But most evenings he just walks. With a bag slung over his slight, mid-30s frame, the Eritrean traverses Glasgow’s crepuscular streets, shoulders pulled tight against the elements.

    Ariam, not his real name, walks because he has no place to go.

    “I do not sleep on the street. It is too cold. I just walk around all night,” he says when we meet in a Glasgow cafe. It is around midday and Ariam looks tired. Stubble cloaks his thin face. He speaks clear English in a low monotone, as if his batteries are drained.

    “I’ve stayed in every part of Glasgow. Here, there, everywhere. That’s the way I live,” he tells me.

    The Ferret met the Eritrean refugees in this report in Glasgow in 2016. Two years on, most are still living the same precarious existence today, outside the immigration system with no access to work or housing, and with no prospect of returning to a homeland where they would face prison – or worse – for desertion.

    Ariam did not always live like this. Like so many Eritreans he spent years in compulsory military service with no prospect of an end. Eritrean president Isaias Afwerki’s one-party state is one of the world’s most oppressive regimes, according to Human Rights Watch.

    I’ve stayed in every part of Glasgow. Here, there, everywhere. That’s the way I live.
    Ariam

    One day, while guarding Eritrea’s western border, Ariam managed to escape into Sudan. From there, often on foot, he reached Libya. A precarious £1,000 ride on an inflatable dingy with 27 others took him across the Mediterranean Sea to Italy.

    Eventually he arrived in Dover. That was 2006.

    Once in the UK, Ariam was granted discretionary leave to remain, on humanitarian grounds. He moved to Glasgow shortly afterwards, and got a job at a warehouse and a flat in the East End.

    Life thousands of miles away from home was not easy but it was better than living in constant fear in Eritrea.

    In October 2015, Ariam reapplied to the Home Office for leave to remain. He had no reason to be worried. The system was cumbersome but he had been through it numerous times. However, this time his application was turned down. He was not entitled to work – or to draw any benefits.

    “I paid my taxes. Now they were telling me I couldn’t work, and they wouldn’t support me,” he says. “I risked my life to come to this country and now they abandoned me.”

    As he talks he takes a clear plastic envelope from his jacket pocket. Methodically he thumbs through the sheaf of documents inside; there are neatly ordered tax returns, Barclays bank statements, pages headed with the Home Office’s fussy shield of the Royal Arms crest. Among the paraphernalia of governance is a photocopied pamphlet: ‘Food Clothing Shelter Information Advice for Destitute Asylum Seekers’.

    After we have finished our coffees, Ariam and another Eritrean, Mike, take me to the East End, where they often sleep on the floor of an apartment complex that they lived in before their access to benefits was cut. The Barras slips past our taxi window. Then Celtic Park. “Paradise” declares a huge banner wrapped around the stadium. We keep driving. Five minutes later we arrive at a utilitarian block of flats clad in pebbledash. The building is perhaps only fifteen years old but already showing signs of age.

    “Here we are,” Ariam smiles. We are standing outside a janitor’s cupboard on the ground floor of the flats. Mike unfurls a mattress clandestinely stored inside. When the superintendent is away they sometimes sleep on the stairwell floor, in front of a plate glass window looking out onto a biscuit factory.

    Eritreans were the leading recipients of destitution grants from Scottish charity Refugee Survival Trust in 2015 and 2016. Destitute Eritreans in Scotland have received almost 300 survival grants over since 2014. Many of these were in and around Glasgow.

    Those The Ferret spoke to told a similar story. Having survived one of the most brutal regimes on the planet, many are barred from employment or benefits and forced to sleep in night shelters, on floors, or even in parks.

    “We are trapped here,” Ariam says as we walk back towards the city. “It is like we are prisoners of war here.”
    https://z4a4p3v5.stackpathcdn.com/wp-content/uploads/2018/01/1S2C5880.jpg

    People have been fleeing Eritrea for Britain since the 1980s. For decades, the vast majority were granted asylum. But that changed in 2015 when the Home Office – then headed by Theresa May, who had pledged to radically reduce immigration – decided that Eritrea was no longer unsafe for refugees to return to.

    That year, Eritreans accounted for the largest group applying for asylum in the UK, with more than 3,700 applicants. But almost overnight the number of successful applications plummeted.

    In the first quarter of 2015 just under three-quarters of Eritrean applicants were approved. That figure fell to 34 per cent in the following three months.

    The Home Office was eventually forced to change its policy, and in 2016 – the last full year on record – the number of successful Eritrean asylum claims rose significantly.

    But there are still Eritreans in the UK who have found themselves living outside the system, with no formal status or right to accommodation or employment, trapped in what the British Government has called “a hostile environment” for immigrants.

    There is no evidence that Eritreans avoiding military service in Eritrea are thinking ‘I won’t go to the UK to avoid sleeping rough on the streets of Glasgow’.
    Simon Cox, immigration lawyer

    “The logic of the hostile environment policy is we hold these people hostage to deter others from coming. There is no evidence that this works,” says Simon Cox, a migration lawyer for the Open Society Justice Initiative.

    “There is no evidence that Eritreans avoiding military service in Eritrea are thinking ‘I won’t go to the UK to avoid sleeping rough on the streets of Glasgow’.”

    SNP MP Stuart McDonald says the Home Office has used a policy of “enforced destitution in order to try and make someone leave the UK” that is “barbaric and utterly inappropriate”.

    “It is a scandal these people are being forced to sleep in parks and bus shelters,” McDonald told the Ferret.

    The Home Office does not deport people back to Eritrea, such is the brutality of Isaias Afwerki’s one-party state.

    Afwerki led the Eritrean People’s Liberation Front in a 30-year-long secessionist war with Ethiopia that culminated in independence, in 1993. Since then the president has overseen an increasingly brutal surveillance state.

    Eritreans as young as 13 or 14 are forced into sawa – indefinite national service – from which many never leave.

    Extrajudicial killings, torture, rape, and forced labour take place “on a scope and scale seldom witnessed elsewhere”, according to a damning 2015 United Nations report. Afwerki oversees “ruthless repression” and “pervasive state control”.

    No one knows for sure how many people live in Eritrea. Some put the population at three million. Others six. This disparity attests to the scale of migration in recent decades.

    A 2015 UN report found that Eritreans who fled the country illegally are regarded as “traitors” and frequently imprisoned if they return. “[They] are systematically ill-treated to the point of torture,” the UN said.

    The Home Office used to recognise the barbarity of the Eritrean regime. In 2008, six Eritreans athletes at the World Cross Country Championship in Edinburgh lodged claims for political asylum. All were granted. One of the runners, Tsegai Tewelde, went on to compete for Britain in the 2016 Olympics.

    But the British Government’s position on Eritrea abruptly changed not long after a high level diplomatic meeting in the Eritrean capital, Asmara. In December 2014, senior Eritrean government officials received a UK delegation led by James Sharp, the Foreign Office’s director of migration, and Rob Jones, the Home Office’s head of asylum and family policy.

    Soon afterwards, Theresa May’s Home Office radically changed its guidance on Eritrea. The scale of human rights abuse in Eritrea was less severe than previously thought, Home Office officials said. Forced military service was no longer indefinite; those who left the country illegally faced no consequences as long as they signed a ‘letter of apology’ and paid a ‘diaspora tax’ on money earned abroad. This controversial new assessment was based on a ‘flawed’ Danish report.

    Britain’s official guidance on Eritean was only junked when judges ruled that returning Eritreans faced serious harm. Subsequent internal documents revealed that the UK government downplayed the risk of human rights abuses in Eritrea to reduce asylum seeker numbers – despite doubts from its own experts.

    McDonald said that the Home Office’s “treatment of Eritrean asylum seekers has been disgraceful – clinging on to clearly unreliable country evidence that returns to Eritrea could be made safely, even when the international consensus and overwhelming evidence was to the opposite effect.

    “There can be little doubt that a good number among the 300 Eritreans forced to rely on survival grants were refused while the old guidance was in place and the Home Office should be looking again at their cases.”

    Even though the Home Office’s country guidance has been amended , the bureaucratic hurdles can prove insurmountable for Eritreans on the streets. There are so many meetings to attend, forms to fill in correctly, documents to present.

    “Once you become homeless it becomes almost impossible. You can’t keep your paper. The idea of keeping an appointment goes out the window,” says Simon Cox.

    This labyrinthine process has been cited as one reason for the unprecedented increase in homeless refugees in Scotland in recent years. In 2014-15, the Refugee Survival Trust gave out 336 grants. Last year it was more than 1,000 for the first time.

    “The amount that we spend on grants has increased by 586 per cent in just three years and we are concerned about how long we will be able to meet this soaring demand to meet the most basic needs of the most vulnerable people in our society,” says Zoë Holliday, a co-ordinator with the Refugee Survival Trust.

    More than half of those receiving grants were either submitting a fresh asylum claim or further submissions to support an existing claim. At this stage of the asylum process most refugees have no access to government support.

    “There is a huge need for reform of the asylum system so that fewer individuals and families fall through the many gaps in the system and find themselves destitute. There is also a need for more support to be available for those who do find themselves in this situation, because it is simply unacceptable that so many people find themselves reliant on small emergency grants from a small charity like ours, which is in turn reliant on small donations from individuals and foundations,” says Holliday.

    Owen Fenn, manager of Govan Community Project, a community-based organisation that works with migrants in Glasgow, says the Home Office’s “agenda continues to punish the most vulnerable in our society”.

    “People then either have to sign up to return to a country where they will probably be killed, sleep on the streets and survive on foodbanks, or start working in a black economy where they are at risk of abuse and, if caught, criminalisation,” Fenn added.

    A Home Office spokesperson said: “Failed asylum seekers or those who have departed from the asylum process who can return to their country of origin should do so.

    “The Home Office has no obligation and does not provide support for failed asylum seekers, unless there is a genuine obstacle to their departure.”

    David has never seen his only son, Esrom. The child, who will be twelve at his next birthday, lives with David’s wife in the Eritrean capital Asmara. It is a city David, not his real name fears he will never see again.

    When Esrom was born, David was living in a refugee camp in Ethiopia. He had deserted his post as an Eritrean border guard. “I left with two friends,” David recalls. “We knew the place, where the minefields were.” The three men snuck away quietly, avoiding the snipers that guard the border, before crossing at a river.

    On the other side of the border the men were picked by a rebel group fighting the Ethiopian government. One of his companions was the son of a former government minister who was arrested in a vicious 2001 crackdown and never seen again.

    After four days, the deserters were handed over to Ethiopian authorities who placed them in a refugee camp. From there David joined the familiar route for Eritrean exiles; through Sudan, on to Libya and then across the Mediterranean.

    “I was not mentally fit to join the army,” David says. It’s a surprising thing to hear; he is tall, and well-built and speaks with a quiet confidence. But after 15 years in National Service, earning as little as £2 a month, he had to escape.

    Most of those who escape Eritrea are deserters. Many are not as lucky as David.

    Then they were caught and brought back. The whole night they were beaten. All you could hear was their screams.
    David

    In 2016, a convoy of military trucks travelled through the capital, Asmara. A busload of National Service conscripts made a run for it. They were shot down in cold blood. Twenty-nine were killed or injured.

    David knows first hand the brutality of life in Eritrea. Scars line his face. “They beat me with sticks,” he tells me.

    Torture was frequent in the jail he was held in after an earlier, unsuccessful, escape attempt. “One night four people managed to run from the prison. They escaped for two weeks. Then they were caught and brought back. The whole night they were beaten. All you could hear was their screams.”

    Now in his 40s, David has lived in Glasgow for almost a decade. We meet across the street from the African Caribbean Centre on Osborne Street. The community venue closed in 2016 with unpaid debts totalling over £60,000.

    David and his Eritrean friends look wistfully across at the padlocked doors, chewing tobacco and sharing cigarettes. “We went there every day. Now we have nowhere to go,” he says.

    The rest of the group nod. “We used to spend all day there,” says another. Often they would meet other Africans in the centre who would give them a roof for the night. Now many spend their days in public libraries, seeking solace from the cold before the long night arrives and the night shelters open.

    David sleeps on a friend’s floor some nights; others he spends in a homeless shelter in Glasgow that he has to leave by 8am. His clothes are washed by an Eritrean friend whose asylum application is being processed.

    “We get nothing from the government. We live on the charity organisations for our daily meal,” he says.

    “You don’t say “next week I will do this”, you just live day-to-day. You are always depending on someone else.”

    David came to the UK because he had family here. “I thought it would be better.” Has it been, I ask? He shakes his head. “No.”

    The Eritrean diaspora is now spread right across the world. Glasgow has one of the largest communities in the UK, with an estimated 500 Eritreans dispersed across the city.

    “Eritreans keep a low profile in case the Eritrean government comes after them,” says Teklom Gebreindrias, a graduate of Glasgow Caledonian University who was granted asylum in the UK after escaping Eritrea in 2007.

    The Home Office has said that many Eritrean asylum applicants are bogus, made by other African nationals posing as Eritrean. But in a response to a Freedom of Information submitted by The Ferret, the Home Office said that data on so-called ‘nationality disputes’ is not collated and cannot be accessed without a manual investigation of all asylum cases.

    Another Eritrean, who we will call Moses, has given up appealing. He shows me an ID card. It looks very official, with the Westminster portcullis embossed beside his grainy photograph. Typed on the back in bold font is “FORBIDDEN FROM TAKING EMPLOYMENT”.

    Moses is thirty, tall and thin with piercing eyes. He absconded from the Eritrean army and arrived in the UK almost a decade ago. “I came here as a young man, now look at me.” His foot taps an impatient beat on the floor. He juggles a baseball cap between his broad hands. He grew up dreaming of becoming a mechanic. Now he spends his days killing time.

    “We are in a productive age but because we cannot work we are idle in this country. It affects your mental wellbeing.” His voice is rasping, and angry. “I used to be a normal person, but now I have depression. It is not easy to live for ten years without any support.”

    Moses has slept rough in Queen’s Park on Glasgow’s Southside. “People just stare at you but they do nothing.”

    For Moses the dream of a new life in the UK – a dream he risked sniper fire for, almost drowned in the Mediterranean Sea for, spent countless nights locked up in Home Office detention centres for – is dead.

    “I don’t want to stay in this country. It has ruined my life. There is nothing worse. We were living a miserable life in Eritrea. Now we are living a miserable life here.”

    https://theferret.scot/glasgows-destitute-eritreans

    #réfugiés #réfugiés_érythréens #Erythrée #Ecosse #UK #asile #migrations #déboutés

  • Italy presents plan to accelerate expulsion of migrants

    Italy presented a scheme on Friday to accelerate the expulsion of migrants who have no right to stay in the country, cutting the time it takes to decide on whether an asylum seeker must return home.

    Immigration flows helped fuel the rise of Italy’s far-right League party, whose leader Matteo Salvini imposed a crackdown on arrivals while he was interior minister until August.

    Salvini closed Italy’s ports to migrant rescue ships, threatening the charities operating them with fines of up to 1 million euros ($1.10 million) if they tried to dock.

    After the League unexpectedly quit the government in a failed bid to trigger an early election, its former ally the 5-Star Movement formed a coalition with the center-left Democratic Party, ushering in a less aggressive approach to immigration.

    The new government has already agreed with four other EU states a scheme to distribute people saved in the Mediterranean, and it hopes its plan to send back those already in Italy will defuse accusations by Salvini that it is soft on immigration.

    “I do not believe that redistributing migrants to other European countries is the final solution”, 5-Star leader and Foreign Minister Luigi Di Maio told a news conference.

    Under the new decree, the time to examine asylum requests of migrants who come from a list of 13 “safe” European and African countries, including Tunisia and Albania, will be reduced from two years to four months.

    If the request is rejected, the expulsion procedure will be immediately triggered.

    “More than one third of those who arrived in Italy in 2019 comes from these countries,” Di Maio said.

    Fewer than 8,000 migrants came to Italy by sea in 2019, down 62% from 2018 and down 92% compared to 2017, official data show. However, expulsions fell far short of Salvini’s electoral promises.

    The League leader said he would repatriate 100,000 migrants in his first year in power, followed by another 400,000 during the rest of his five-year term in office, but Interior Minister Luciana Lamorgese told parliament this month that only 5,244 people had been repatriated this year up to Sept 22.

    Prime Minister Giuseppe Conte welcomed the new plan as “a great step forward” and said he was confident it would produce more rapid repatriations.

    “Italy has always been inefficient in this,” Conte said.

    https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-italy-expulsion/italy-presents-plan-to-accelerate-expulsion-of-migrants-idUSKBN1WJ1YH
    #Italie #expulsions #migrations #réfugiés #machine_à_expulser #sans-papiers #déboutés #renvois

    • Analyse de Matteo Villa sur twitter

      Oggi l’Italia ha varato una lista di 13 paesi considerati sicuri.

      Non significa che sarà più semplice rimpatriare, ma che aumenteranno ulteriormente gli stranieri irregolari presenti in Italia.

      Seguitemi, ve lo spiego.

      Cos’è successo.

      Con un decreto interministeriale è stata varata una lista di 13 paesi (NON “porti”, come è stato detto) considerati sicuri.

      L’azione è consentita dal #DecretoSicurezza (oggi legge), varato dal precedente Governo a ottobre dell’anno scorso.

      Quali sono i 13 paesi che sono stati designati come “sicuri”?

      Tutti quelli dei Balcani occidentali, l’Ucraina, e alcuni paesi dell’Africa settentrionale e subsahariana.

      Li trovate in arancione su questa mappa (il giallo ve lo spiego tra poco).

      Tra i paesi dell’Unione europea, altri 12 hanno una loro lista di “paesi sicuri”.
      Li trovate in blu scuro in questa carta.

      Oggi, il tredicesimo diventa l’Italia.

      Insomma, siamo in buona compagnia.

      Tornando alla carta del mondo, in arancione ho indicato i 13 paesi extra-europei designati come sicuri dall’Italia.

      In giallo, invece, trovate tutti i paesi designati come sicuri da almeno un altro paese UE, ma non da noi.

      Poteva andare molto peggio (Turchia, Nigeria, Etiopia).

      Cosa succede se designi un paese come sicuro?

      Chi chiede asilo in Italia possedendo la nazionalità di uno dei «paesi sicuri» avrà davanti a sé molti più ostacoli.

      Di fatto, aumenterà ulteriormente il tasso di diniego delle protezioni.

      La conseguenza? Aumentano gli irregolari.

      L’aumento degli irregolari sarà probabilmente piccolo rispetto all’effetto dell’abolizione della protezione umanitaria nel 2018.

      Ma andrà a complicare una situazione già molto precaria, anziché regolarizzare parte di chi oggi è qui e qui resterà.

      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/i-nuovi-irregolari-italia-21812

      Sì, ma i rimpatri?

      Sul fronte dei rimpatri, designare un paese come sicuro non cambia nulla.

      Se un paese terzo già collaborava con noi (per es.,
      🇹🇳
      Tunisia), continuerà a farlo.

      Se un paese terzo non collaborava (per es.,
      🇬🇭
      Ghana), continuerà a non farlo.

      Del resto, se c’entrassero in qualche modo i rimpatri sorgerebbe spontanea una domanda: perché includere nella lista dei «sicuri» paesi che, in media, hanno già un tasso di rimpatrio superiore rispetto a quelli esclusi dalla lista?

      La realtà è una: convincere i paesi dell’Africa subsahariana a collaborare sui rimpatri è difficile.

      L’Italia ha tassi in linea con quelli di altri grandi paesi, come Francia e Germania, che hanno «leve» (legami post-coloniali, commercio, aiuti) ben maggiori delle nostre.

      CONCLUSIONE.

      La lista di «paesi sicuri»:

      ☑️
      è consentita da un decreto adottato dal precedente governo;
      ☑️
      aumenterà il numero degli stranieri irregolari presenti in Italia;
      ☑️
      non avrà alcun effetto sui rimpatri.

      https://twitter.com/emmevilla/status/1180135437358243840?s=19
      #cartographie #visualisation #pays_sûrs #clandestinisation #illégalisation #statistiques #chiffres #Matteo_Villa

  • ’Inhumane’ Frontex forced returns going unreported

    On a late evening August flight last year from Munich to Afghanistan, an Afghan man seated in the back of the plane struggled to breath as a German escort officer repeatedly squeezed his testicles.

    The man, along with another Afghan who had tried to kill himself, was being forcibly removed from Germany and sent back to a country engulfed in war.

    The EU’s border agency Frontex coordinated and helped pay for the forced return operation, as part of a broader bid to remove from Europe unwanted migrants and others whose applications for international protection had been rejected.

    By then, almost 20 years of war and civil conflict had already ravaged Afghanistan - with 2018 registering its worst-ever civilian death rate since counting had started.

    Also seated on the plane for the 14 August flight were independent observers of the anti-torture committee (CPT) of the human rights watchdog, the Strasbourg-based Council of Europe.

    In a report, they describe in detail how six escort officers had surrounded the terrified man in an effort to calm him.

    The ’calming’ techniques involved an officer pulling the man’s neck from behind while yanking his nose upwards.

    His hands and legs had been cuffed and a helmet placed on him. Another knelt on the man’s knees and upper legs, using his full weight to keep him seated.

    After 15 minutes, the kneeling officer “then gripped the returnee’s genitals with his left hand and repeatedly squeezed them for prolonged periods.”

    Another 503 have been sent to Afghanistan in flights coordinated by Frontex since the start of this year.

    Vicki Aken, the International Rescue Committee’s Afghanistan country director, says those returned are invariably put in harm’s way.

    “You cannot say that Kabul is ’conflict-free’. Kabul is actually one of the most dangerous places in Afghanistan,” she said, noting Afghanistan has the highest number of child casualties in the world.

    The day after the Munich flight landed on 14 August 2018, a blast ripped through a high school in the capital city, Kabul, killing 48 people, including over 30 students.
    Accountability

    The flight journey from Munich highlights a stunning omission from Frontex responsibilities - adding to concerns the EU agency is failing to maintain standards when it comes to coordinating forced-returns in a humane manner.

    For one, all return operations must be monitored in accordance with EU law, and a forced-return monitor is required to deliver a report to Frontex and to all the member states involved.

    Such reports, handed over to Frontex’s executive director, are supposed to act as an internal check and balance to stem alleged abuse by escort guards in a system that has been in place since the start of 2017.

    These monitors come from a “pool of forced-return monitors”, as required under the 2016 European Border and Coast Guard Regulation and the 2008 Return Directive, and are broadly sourced from the member states themselves.

    The CPT in their report noted that the flight on 14 August 2018 had also been monitored by Frontex staff itself, and concluded that its “current arrangements cannot be considered as an independent external monitoring mechanism”.

    When the agency compiled its own internal report spanning the latter half of 2018, which included the 14 August flight, no mention was made of the Afghan man who had been manhandled by six officers.

    Asked to explain, the Warsaw-based agency whose annual budget for 2020 is set to increase to €420.6m, has yet to respond to Euobserver.

    Instead, the report, which had been written up by Frontex’s fundamental rights officer, highlighted other issues.

    It demanded escorts not place restraints on children. It said minors who are alone cannot be sent back on a forced-return flight, which is exactly what had happened on two other operations.

    No one on the 14 August flight had issued a “serious incident report” label, used by Frontex whenever a particularly bad incident has been deemed to have transpired.

    During 2018 Frontex coordinated and helped fund 345 such return operations, by charter flights during which only one “serious incident report” was filed - posing questions on the reliability and independence of the monitors and return escorts, as well as the sincerity of internal Frontex efforts to stem any abuse.

    The accountability gap was highlighted by the outgoing head of the Council of Europe, Thorbjorn Jagland, who in his farewell speech earlier this month, deliberately singled out Frontex.

    “Frontex is bound by EU laws that prohibit torture and any form of inhuman or degrading treatment or punishment,” he said, in reference to reports of alleged human rights violations that occurred during Frontex support operations observed since mid-2018.
    Monitoring the monitors

    For Markus Jaeger, a Council of Europe official who advises the Frontex management board, the agency’s monitoring system for forced return is meaningless.

    “The internal system of Frontex produces close to nil reports on serious incidents, in other words, the internal system of Frontex, says there is never a human rights incident,” he told EUobserver, earlier this month.

    He said Frontex’s pool of 71 monitors is overstretched and that in some cases, only one is available for a flight that might have 150 people being returned.

    “One monitor doesn’t suffice,” he said, noting Frontex has been able to delegate any blame onto member states, by positioning itself merely as a coordinator.

    But as Frontex expands - with the ability to lease planes, pilots and staff - its direct involvement with the returns also increases and so does its accountability, says Jaeger.

    “The [return] figures are supposedly going up, the capacity is supposedly going up, the procedures are being shortened, and deportations are going to happen by deployed guest officers and or by Frontex officers and so the independence of the monitors is crucial,” he pointed out.

    For its part, the European Commission says Frontex’s pool of monitors is set to expand.
    Nafplion Group

    Jaeger, along with other national authorities from a handful of member states, which already contribute to Frontex’s pool of monitors, are now putting together a new group to keep the forced-returns organised by Frontex better in check.

    Known as the Nafplion Group, and set up as a pilot project last October by the Greek ombudsman, it describes itself as a “remedy to the absence of an external, independent governance of the pool of forced-return monitors” in Frontex forced-return flights.

    The plan is to get it up and running before the end of the year, despite having no guarantee they will ever be selected by Frontex to help monitor a forced-return flight.

    “This is how de facto the Nafplion Group can be avoided,” said Jaeger, noting that they plan to go public should they not be picked.

    Asked to comment, the European Commission says it is not in discussions with any institutions on the establishment of a new, parallel monitoring system.

    https://euobserver.com/migration/146090
    #renvois #expulsions #Frontex #Allemagne #réfugiés #réfugiés_afghans #asile #migrations #violence #responsabilité #retours_forcés #renvois #expulsions #déboutés #Kaboul #directive_retour #Nafplion_Group #monitoring #monitorage

    • Germany: Visit 2018 (return flight)

      CPT/Inf (2019) 14 | Section: 12/18 | Date: 03/12/2018

      A. The removal operation: preparation, execution and handover / 5. Use of force and means of restraint

      50.The use of force and means of restraint in the context of pick-up and transport of irregular migrants by the different Länder police authorities is regulated in the respective Länder police legislation.[1] In the context of the transfer to the airport, most of the returnees were not subjected to any means of restraint. However, a number of returnees were restrained (handcuffed, hand- and foot-cuffed, or even body-cuffed) during their transfer and upon arrival at Terminal F. The use of means of restraint was based on an individual risk assessment.

      51.During the different stages in the preparation of the removal operation by air from a German airport as well as on board a stationary aircraft on German territory, the use of force and means of restraint falls under the jurisdiction of the Federal Police. In-flight, the aircraft commander[2] is – with the assistance of the Federal Police[3] – entitled to apply the necessary preventive and coercive measures to ensure flight security. In particular, means of restraint can be applied if there is a risk that the returnee might attack law enforcement officers or a third party, or if he/she resists.[4]

      The internal instruction of the Federal Police contains detailed provisions on the use of force and means of restraint. In particular, coercive measures are only applied based both on an individual risk assessment and on the returnee’s conduct. Further, the principle of proportionality must be observed. During removal operations, the following means of restraint may be applied: steel, plastic or Velcro hand- and foot-cuffs as well as body-cuffs and head- (i.e. a helmet) and bite-protective devices; the last three means of restraint may only be applied by specially trained police officers and precise instructions have to be followed. Every application of use of force or means of restraint is documented. Further, according to another internal instruction and the operational instructions for this return operation, other weapons (i.e. firearms, tear gas, batons) are prohibited.

      This approach is in line with the means of restraint agreed upon with the European Border and Coast Guard Agency (Frontex), as specified in the implementation plan and its Annex I (operational overview). The implementation plan also underlines that the “use of force is always a last resort and must be the minimum level required to achieve the legitimate objective”.

      Moreover, the internal instruction explicitly mentions by way of clear guidelines the risks related to the use of force and/or means of restraint capable of causing positional asphyxia, including a detailed list of possible related symptoms, and prohibits the use of means likely to obstruct the airways as well as “techniques directed against the person’s neck or mouth”. Further, the forced administration of medication (i.e. sedatives or tranquilisers) as a means of chemical restraint to facilitate removal is strictly forbidden. Such an approach fully reflects the Committee’s position on this issue.

      52.According to information provided by letter of 18 October 2018, the German authorities, in the context of return operations, applied means of restraint 1,098 times for a total of 21,904 foreign nationals returned in 2017, and 673 times for a total of 14,465 persons returned in the period between January and August 2018.

      53.In the course of the return flight on 14 August 2018, coercive measures were applied by the Federal Police to two returnees who attempted to forcefully resist their return.

      One returnee, who had previously attempted to commit suicide and to resist his transfer by the Länder police authorities (see paragraph 28), became agitated during the full-body search in the airport terminal, when Federal Police officers attempted to remove his body-cuff in order to replace it with a more appropriate model (i.e. with Velcro straps rather than metal handcuffs). Further, the wounds on his left forearm had re-opened, requiring the medical doctor to dress them. The returnee was temporarily segregated from other returnees and embarked separately, during which resort to physical force was required to take him inside the aircraft.

      Once seated in the rear of the aircraft (surrounded by five escort officers seated on either side of him, in front and behind), he continued resisting, including by banging his head against the seat, and two of the escorts had to stand up to contain him manually during take-off. Apart from two further minor episodes of agitation, he calmed down as the flight progressed. However, at the moment of handover, he resisted being removed from the aircraft. Consequently, he was immobilised and carried out of the aircraft by a team of up to seven escort officers. Once on the tarmac, he was placed in a separate police vehicle, his body-cuff was removed, and he was handed over to three Afghan police officers, one of whom filmed his handover.

      54.The second returnee complied with the embarkation procedure until the moment when he was seated in the aircraft, at which point he became agitated, started shouting and hitting out in all directions, and attempted to stand up. The two escorts seated on either side of him attempted to keep him seated by holding his arms; they were supported by a back-up team of four escorts, three of whom took up positions behind his seat. One of these escort officers put his arm around the returnee’s neck from behind and used his other hand to pull the returnee’s nose upwards thus enabling his colleague to insert a bite protection into the returnee’s mouth.

      The reaction of the returnee was to increase his resistance, and a second escort officer from the back-up team intervened pulling the returnee’s head down onto an adjacent seat and placing his knee on the returnee’s head in order to exert pressure and gain compliance while the returnee’s hands were tied behind his back with a Velcro strap. Another escort officer applied pressure with his thumb to the returnee’s temple. A second Velcro strap was applied below the returnee’s knees to tie his legs. A helmet was placed on the returnee’s head, additional Velcro straps were applied to his arms and legs, and force was used in order to contain him manually. At this stage, three escorts were holding the returnee from behind his seat and an escort officer was seated either side of him. A sixth escort officer knelt on the returnee’s knees and upper legs, using his weight to keep the returnee seated. After some 15 minutes, this sixth escort officer gripped the returnee’s genitals with his left hand and repeatedly squeezed them for prolonged periods to gain the returnee’s compliance to calm down. When the aircraft took off some ten minutes later, two escorts were still standing upright behind the returnee’s seat to ensure that he remained seated. Shortly thereafter, the returnee calmed down when told that, if he remained compliant, most means of restraint would be removed. He remained cuffed, with his hands tied behind his back, for about one hour. As he remained calm, he was untied.

      55.In the course of this intervention, the delegation observed that, when the first escort officer from the back-up team put his arm around the returnee’s neck, the returnee started struggling to breath and became even more agitated, given that the pressure applied around his throat obstructed his respiratory tract momentarily. The CPT considers that any use of force must avoid inducing a sensation of asphyxia on the person concerned. As is reflected in the relevant internal instructions of the Federal Police, no control technique which impedes a person’s capacity to breath is authorised for use by escort officers.

      Moreover, the delegation observed that, each time the sixth escort officer applied pressure to squeeze the returnee’s genitals, he physically reacted by becoming more agitated. The CPT acknowledges that it will often be a difficult task to enforce a removal order in respect of a foreign national who is determined to stay on a State’s territory. Escorts may on occasion have to use force and apply means of restraint in order to effectively carry out the removal; however, the force used should be no more than is absolutely necessary. To ill-treat a person by squeezing the genitals, a technique which is clearly aimed at inflicting severe pain to gain compliance, is both excessive and inappropriate; this is all the more so given that the person was being restrained by six escorts.

      The CPT recommends that the German authorities take immediate action to end the application of these two techniques by Federal Police escort officers.

      56.The wearing of identification tags by staff involved in removal operations is also an important safeguard against possible abuse. The delegation noted that escort police officers from the Bavarian State Police and from the Federal Police did not wear any identification tag. The CPT recommends that all police escorts from the Federal Police as well as from all Länder police authorities wear a visible identification tag to make them easily identifiable (either by their name or an identification number).

      https://hudoc.cpt.coe.int/eng#{%22sort%22:[%22CPTDocumentDate%20Descending,CPTDocumentID%20Ascending,CPTSectionNumber%20Ascending%22],%22tabview%22:[%22document%22],%22CPTSectionID%22:[%22p-deu-20180813-en-12%22]}
      #rapport

  • #Frontex : A harder border, sooner

    European leaders have already agreed to a massive boost for the border protection agency, Frontex. The incoming head of the European Commission, #Ursula_von_der_Leyen, wants to bring forward the expansion.

    Europe needs more people guarding its borders and sooner rather than later. Soon after she was elected in July, the European Commission’s next president, Ursula von der Leyen, declared that the reform of Europe’s border and coast guard agency should be brought forward three years, to 2024. The former German defense minister repeated the call during a visit this week to Bulgaria which shares a border with Turkey and counts Frontex as an ally.

    Expansion plans

    The European Commission announced in September 2018, two years after Frontex came into being as a functioning border and coast guard agency, that the organization would be expanded. Then president, Jean-Claude Juncker, proposed that 8,400 more border guards be recruited, in addition to the existing 1,500. “External borders must be protected more effectively,” Juncker said.

    In May this year, the European Commissioner for Migration, Dimitiris Avramopoulos, confirmed that 10,000 armed guards would be deployed by 2027 to patrol the EU’s land and sea borders and significantly strengthen the existing force.

    The EU guards would intercept new arrivals, stop unauthorized travel and accelerate the return of people whose asylum claim had failed, according to the IPS news agency. The guards would also be able to operate outside Europe, with the consent of the third country governments.

    “The agency will better and more actively support member states in the area of return in order to improve the European Union’s response to persisting migratory challenges,” Avramopoulos said.

    What does Frontex do?

    Frontex was set up in 2004 to support the EU control its external land, air and sea borders. In 2016 it was overhauled and in 2018 received a budget of 320 million euros. The agency coordinates the deployment of border guards, boats and helicopters where they are needed to tackle “migratory pressure.”

    Frontex assesses how ready each EU member state is to face challenges at its external borders. It coordinates a pool of border guards, provided by member states, to be deployed quickly at the external borders.

    The agency’s other main functions are to help with forced returns of migrants and organize voluntary departures from Europe. It also collects and shares information related to migrant smuggling, trafficking and terrorism.

    Misguided approach

    While the Frontex approach of strengthening border controls has been welcomed by many of Europe’s leaders, some say this law-and-order solution does not work. Instead, civil society, human rights groups and other critics say hardening borders simply forces migrants to switch to new and often more dangerous routes.

    As Frontex itself said earlier this year, there is no longer a “burning crisis” of migration in Europe (https://www.infomigrants.net/en/post/18486/improved-chances-of-asylum-seekers-in-germany-entering-job-market?ref=), as the number of migrants and refugees reaching the continent has dropped dramatically. Yet the risks of dying in the attempt to reach Europe, especially in the Mediterranean, have risen for the past four consecutive years. Part of Frontex’ mandate is to save lives at sea, but critics (https://www.ecfr.eu/article/commentary_back_to_frontex_europes_misguided_migration_policy) say its raison d’etre is the protection of borders, not the protection of lives.

    Abuse claims

    In August, media reports claimed that Frontex border guards had tolerated violence against migrants and were themselves responsible for inhumane treatment of refugees and asylum seekers. Frontex denied that any of its officers had violated human rights (https://www.infomigrants.net/en/post/18676/frontex-denies-involvement-in-human-rights-violations). A spokesperson for the European Commission, Mina Andreeva, said the allegations would be followed up.

    https://www.infomigrants.net/en/post/19415/frontex-a-harder-border-sooner
    #asile #migrations #réfugiés #frontières #UE #EU #fermeture_des_frontières #renvois #expulsions #machine_à_expulser #déboutés #externalisation #externalisation_des_frontières #frontières_extérieures #retours_volontaires

    ping @karine4 @isskein @reka

  • RTS | Reportage à Bruxelles auprès de jeunes Érythréens ayant quitté la Suisse
    https://asile.ch/2019/09/02/rts-reportage-a-bruxelles-aupres-de-jeunes-erythreens-ayant-quitte-la-suisse

    https://asile.ch/wp/wp-content/uploads/2019/09/Capture-d’écran-2019-09-02-à-11.13.50.png

    En Suisse, suite aux durcissements du droit d’asile visant les Érythréen-ne-s, un nombre grandissant d’entre eux se retrouve avec une décision de renvoi. Certains, craignant de rentrer dans leur pays d’origine, se rendent dans d’autres pays européens en espérant pouvoir obtenir des papiers et tenter de s’en sortir. Beaucoup se retrouvent à errer à Bruxelles […]

  • La #CNPT publie son #rapport sur l’accompagnement des #rapatriements sous contrainte par la voie aérienne

    Dans son rapport publié aujourd’hui, la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) présente les #recommandations relatives aux 33 transferts par la #police et aux 47 #rapatriements_sous_contrainte par la voie aérienne qu’elle a accompagnés entre avril 2018 et mars 2019. La Commission juge satisafaisant l’évolution en matière d’entravement préventif, mais estime inadéquates certaines pratiques policières qui persistent. Finalement, la Commission dresse un bilan général de la #détention_administrative de mineurs et présente ses principales conclusions.

    Pratiques policières jugées inadéquates

    Alors même que la Commission accueille favorablement les améliorations s’agissant notamment du recours à l’entravement préventif lors du transport et de l’organisation au sol, elle continue à observer des pratiques policières qu’elle juge problématiques, en particulier le port de la cagoule et l’utilisation de la chaise roulante. Dans son rapport, elle rappelle aux autorités de renoncer par principe à toute forme de contrainte, et de limiter une application aux cas qui présentent un danger imminent pour leur propre sécurité ou celle d’autrui. Par ailleurs, elle juge particulièrement préoccupant les entravements observés en présence d’enfants.

    Détention administrative de mineurs

    La Commission a procédé à un receuil au niveau de tous les cantons suisses relatif à la situation des mineurs migrants ayant fait l’objet d’une #mesure_de_contrainte en application du droit des étrangers entre 2017 et 2018 et présente une analyse de la pratique cantonale à la lumière des normes internationales et nationales pertinentes. La Commission relève positivement que sept cantons renoncent à toute forme de détention ou de placement de mineurs étrangers et salue par ailleurs que trois cantons (Argovie, Valais et Zurich) aient pris des mesures visant à renoncer à toute forme de détention administrative de mineurs à la suite du rapport publié en juin 2018 par la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N). En revanche, elle juge problématique au regard du respect des droits de l’enfant que des mineurs aient été détenus durant la période examinée, dans certains cas pour des durées de séjour particulièrement longues dans des établissements qu’elle juge inadéquats pour accueillir des mineurs. Elle recommande aux autorités de renoncer à la détention administrative de mineurs accompagnés ou non-accompagnés, et de privilégier des mesures alternatives respectueuses de l’intérêt supérieur de l’enfant et de l’unité familiale.

    https://www.nkvf.admin.ch/nkvf/fr/home/publikationen/newsarchiv/2019/2019-07-04.html
    #renvois #vol_spécial #expulsions #Suisse #migrations #réfugiés #déboutés #mineurs #rétention #rétention_de_mineurs

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    Quelques extraits sélectionné par un ami/ancien collègue :

    ping @i_s_

  • Attendre dans un foyer dʹ#aide_dʹurgence

    Quelle est la vie des personnes logées dans des foyers dʹaide dʹurgence ? Dès 2008, lʹextension de la suppression de lʹ#aide_sociale à toutes les personnes déboutées du droit dʹasile sʹest matérialisée par lʹouverture de #centres_dʹaide_dʹurgence, où seul le #minimum_vital est délivré et les personnes nʹayant pas suivi lʹordre de quitter le territoire y sont soumises à un #contrôle quotidien. A partir dʹune approche ethnographique, #Giada_de_Coulon a enquêté dans lʹun de ces centres où des femmes et des hommes sont immobilisés des années entières, conservant lʹ#espoir dʹêtre un jour régularisés. Elle montre ainsi comment la vie de ces personnes prend forme au cœur dʹun appareil administratif qui a comme raison dʹêtre leur #disparition du territoire suisse.
    Entretien avec Giada de Coulon, docteur en anthropologie de lʹUniversité de Neuchâtel.

    https://www.rts.ch/play/radio/versus-lire-et-penser/audio/attendre-dans-un-foyer-daide-durgence?id=10369100
    #déboutés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #hébergement #régularisation #expulsions #renvois #surveillance

  • Aide d’urgence | Le défi des soins aux déboutés de l’asile. Soigner la personne et sa dignité
    https://asile.ch/2019/04/16/aide-durgence-le-defi-des-soins-aux-deboutes-de-lasile-soigner-la-personne-et-

    L’aide psychologique aux personnes migrantes repose à la fois sur la nécessité de soins, mais également de réinscription dans un monde de liens et de sens. La guerre, l’exil, la migration par les pertes et les changements qu’ils occasionnent affectent le bien-être des personnes qui doivent se reconstruire et donner un sens à leur existence. […]

    • #soins #santé #santé_mentale #déboutés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #aide_d'urgence

      #Jean-Claude_Métraux, pédopsychiatre et cofondateur d’Appartenances, parle d’un triple deuil à surmonter : deuil de Soi (perte de celui que j’étais, que je voulais devenir), deuil de Toi (perte de mon environnement objets et personnes), deuil de sens (perte de mes appartenances). Si les ressources propres à l’individu et à son entourage sont essentielles à l’accomplissement de cette tâche, l’environnement social l’est également. Ainsi, les durcissements successifs de la loi sur l’asile dont la finalité est de rendre la Suisse moins attractive, de même que le discours ambiant à l’égard des demandeurs d’asile qui en découle, ont un impact énorme sur les possibilités de surmonter ces deuils. Précarité et exclusion sociale deviennent trop souvent les conséquences d’une telle politique. L’équilibre psychique déjà en pleine reconstruction est alors malheureusement très durement touché.

      On pourrait dire, et c’est souvent perçu de cette façon par les personnes qui le vivent, qu’il s’agit d’un modèle qui produit de la désaffiliation sociale. Le fait d’être mis hors du jeu social entraîne le sentiment que le droit d’exister est retiré.

      v. aussi
      Entre asile et renvoi, la femme qui ne tenait plus debout

      Nous sommes de plus en plus confrontés à des situations de #renvoi dans le cadre des accords de #Dublin. Les autorités, parfois l’opinion publique, semblent considérer que ces renvois ne devraient pas poser de problème. Nous constatons qu’ils peuvent répéter un #traumatisme et amener à des symptômes ou #troubles_psychiatriques graves chez des personnes pour qui, la plupart du temps, on ne retrouve pas d’antécédents psychiatriques. A travers une vignette clinique et dans un climat d’urgence et d’injonction à l’agir, nous avons voulu montrer l’importance de préserver une réflexion psychopathologique et d’éviter certains pièges contre-transférentiels. Ces questions, avant tout cliniques mais également éthiques, sont abordées à travers le travail en équipe dans un centre de crise à Genève.

      https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2016-3-page-173.htm?contenu=resume
      #renvois_Dublin

  • #Sarclo, La fille qui nous sert à bouffer

    La fille qui nous sert à bouffer
    Avec un sourire du tonnerre
    Son mari suisse est décédé
    Avant la date règlementaire
    Y en a qui voudraient la garder
    Ils ont aucun sens des frontières
    C’est pas la peine de discuter
    On a des lois tout à fait claires

    Les amis qu’elle a sont ici
    On la renvoie dans un pays
    Qu’elle a pas vu depuis dix ans
    Dans un pays qui rétrécit
    Y a rien à faire pour les mamans

    Le gars qui nous fait nos maisons
    On lui a piqué sa truelle
    On la lui rendra dans l’avion
    Mais d’abord un tour en Opel
    Avec sa fille et ses garçons
    C’est vous dire si la vie est belle
    Il faisait ça pour du pognon
    C’est des gars qu’ont toutes les ficelles

    Les amis qu’ils ont sont ici
    On les renvoie dans un pays
    Dont ils connaissent plus les saisons
    Dans un pays qui rétrécit
    Y a rien à faire pour les maçons

    La black aux grands yeux qui rigolent
    Son père a été débouté
    On la verra plus à l’école
    Albert finit pas son goûter
    C’est une leçon de rock’n’roll
    Y a rien à faire, rien à lutter
    Le cœur gros l’avion qui décolle
    Elle est trop jeune pour épouser

    C’était tout juste une bonne amie
    On la renvoie dans un pays
    Où on bousillera ses parents
    Dans un pays qui rétrécit
    Y a rien à faire pour les enfants

    C’était tout juste une bonne amie
    On la renvoie dans un pays
    Où on bousillera ses parents
    Dans un pays qui rétrécit
    Y a rien à faire pour les enfants

    http://fr.lyrics.wikia.com/wiki/Sarclo/La_fille_qui_nous_sert_%C3%A0_bouffer

    https://www.youtube.com/watch?v=bi1HOzy631c

    #Suisse #migrations #déboutés #renvois #expulsions

    #musique #musique_et_politique #chanson
    ping @sinehebdo

  • Renvoi des demandeurs d’asile : vive les #cancres !

    Les cantons « punis » par Karine #Keller-Sutter pour leur manque de zèle dans le renvoi des requérants d’asile #déboutés ont de multiples arguments pour résister, écrit Aldo Brina, du Centre social protestant


    https://www.letemps.ch/opinions/renvoi-demandeurs-dasile-vive-cancres
    #renvois #expulsions #asile #migrations #Suisse #sanctions #classement #cantons #réfugiés #efficacité #punition #machine_à_expulsion

  • Bloqués en Suisse

    Des milliers de requérants d’asile #déboutés ne peuvent ni être renvoyés, ni rentrer chez eux. Beaucoup continuent de vivre en Suisse avec l’#aide_d’urgence, sans aucune perspective d’avenir. De jeunes Érythréens se confient.

    Mewael* vit à Genève avec 10 francs par jour. Il n’a pas le droit de suivre une formation ou de travailler. Pour occuper ses journées, il joue au football, réalise de petits travaux dans son centre d’accueil ou cuisine à la maison de quartier. Il fait partie de ces milliers de personnes qui n’ont pas obtenu l’asile, mais qui ne peuvent pas rentrer chez elles et se retrouvent coincées en Suisse. En 2017, elles étaient plus de 8000Lien externe à recevoir l’aide d’urgenceLien externe, la plupart du temps sous forme d’hébergement ou de nourriture.

    Mewael a une vingtaine d’années. Il a fui l’Érythrée et est arrivé en Suisse il y a bientôt trois ans. Il a déposé sa demande d’asile et a appris le français en attendant la décision qui est tombée deux ans plus tard : la requête est rejetée, Mewael doit quitter le territoire. Il a fait recours et s’accroche à ce mince espoir. Le jeune homme aurait voulu faire un apprentissage d’électricien ou de mécanicien, mais aujourd’hui, il n’y croit plus. « La vie est compliquée en Suisse », soupire son ami Samson. « C’est pas compliqué, c’est mort », répond Mewael, les larmes aux yeux.
    Renvoi prononcé, mais pas exécuté

    Les Érythréens sont particulièrement nombreux à se retrouver dans cette situation, car le gouvernement suisse n’a pas signé d’accord de réadmission avec l’Érythrée. Il ne peut donc pas expulser de force les requérants déboutés. « Sur le plan international, la Suisse se démarque en rendant des décisions de renvoi : aucun État européen n’exécute de renvoi vers l’Érythrée », précise un rapport très détaillé de l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers sur les pressions subies par la communauté érythréenne.

    Samson est en Suisse depuis déjà 4 ans et souffre de ne pas pouvoir travailler : « Je suis bloqué, je ne sais pas quoi faire. C’est très stressant ». Pour sortir de cette situation, certains ont tenté de déposer une demande d’asile dans un autre pays. Yonas est allé jusqu’en Allemagne, mais il a été renvoyé en Suisse en raison des accords de DublinLien externe. Il est aussi là depuis 4 ans et rêve de devenir mécanicien, jardinier ou même avocat. « Quand je suis parti de chez moi, j’ai cru que mes problèmes étaient terminés, mais en fait ils m’ont accompagné jusqu’ici », se désole Yonas.

    Tous ces jeunes Érythréens parlent bien français, mais ils ont la gorge serrée et ne trouvent plus les mots quand ils évoquent leur vie en Suisse et leurs perspectives d’avenir. « Je me sens mal, j’ai des problèmes de sommeil et de concentration, confie Robel, depuis 2 ans à Genève. Ici je pensais trouver le bonheur, la liberté, et je n’ai rien trouvé. »

    Impossible de rentrer

    Lorsqu’elles annoncent aux requérants déboutés leur obligation de quitter la Suisse, les autorités leur proposent une aide au retour, mais aucun d’entre eux n’envisage de rentrer. L’Érythrée est gouvernée par un dictateur qui asservit son peuple et commet de multiples crimes contre l’humanité, comme l’a rapporté l’Organisation des Nations Unies : « Les responsables érythréens s’en prennent aux civils de façon persistante, généralisée et systématique depuis 1991. Ils n’ont cessé depuis lors de commettre des crimes d’esclavage, d’emprisonnement, de disparition forcée et de torture, ainsi que d’autres actes inhumains, des actes de persécution, des viols et des assassinats. »

    Hayat a envie de raconter ce qui lui est arrivé, pour que nous puissions mieux comprendre la situation des réfugiés érythréens. Il explique que chez lui, tout le monde doit faire l’armée pour une durée indéterminée. La population n’est pas libre de se former ou de travailler comme elle le souhaite. Et de nombreuses personnes s’évanouissent dans la nature, sans que les familles ne soient jamais informées de leur emprisonnement ou de leur décès.

    Le père de Hayat a ainsi disparu, et lui-même s’est retrouvé en prison alors qu’il avait seulement 16 ans. Il a été frappé, attaché et enfermé dans une cage. Durant un transfert, le jeune homme a réussi à s’enfuir et à traverser le Soudan, la Libye puis la Méditerranée. Au départ, ils étaient un groupe de 25 personnes. Seules 3 d’entre elles sont arrivées en Italie.

    « On ne vient pas ici pour l’argent, on cherche juste la liberté », déclare Hayat qui vient de recevoir une bonne nouvelle : son recours a abouti, il a obtenu une admission provisoire. Le jeune homme va pouvoir poursuivre sa formation chez un électricien, qu’il aurait due interrompre du jour au lendemain s’il avait été débouté. Mais cette victoire est pour lui bien amère, car tous ses amis attendent encore une décision de justice ou sont définitivement déboutés.

    Un système « kafkaïen »

    « C’est compliqué pour eux, car dans un premier temps ils trouvent un havre de paix et ensuite, on leur dit qu’ils doivent partir », indique une bénévole qui tente d’aider ces jeunes au maximum, mais qui éprouve un grand sentiment d’impuissance. « Il n’y a pas de vision globale de la personne, tout est toujours découpé : il y a un responsable pour les soins, un autre pour le logement, etc. La responsabilité est toujours rejetée sur un autre service et cela devient kafkaïen. »

    Une admission provisoire permettrait au moins aux requérants frappés d’une décision d’asile négative de suivre une formation et de travailler. Mais elle ne peut être délivrée que si le renvoi est contraire aux engagements de la Suisse dans le domaine du droit international, s’il met concrètement l’individu en danger ou s’il est matériellement non réalisable. « Les demandeurs d’asile érythréens déboutés qui font l’objet d’une décision de renvoi sont légalement obligés de quitter la Suisse, explique le Secrétariat d’État aux migrations (SEM). Actuellement les renvois forcés ne sont en effet pas possibles, mais les retours sur une base volontaire le sont. »

    Le SEM estime donc qu’il serait faux de donner une admission provisoire aux individus qui refusent de quitter le pays, simplement parce que la Suisse ne peut pas effectuer de renvoi forcé. « Cela récompenserait les personnes qui, dès le départ, font clairement savoir qu’elles ne respecteront pas leur obligation de quitter le pays, bien qu’elles n’aient pas besoin d’une protection suisse et qu’elles seraient contraintes de partir. »
    Aide limitée

    Le SEM rappelle que l’individu qui décide de rester malgré tout n’a plus droit à l’aide sociale, mais uniquement à l’aide d’urgence. L’objectif étant « de faire en sorte que les personnes concernées s’acquittent volontairement de leur obligation de quitter la Suisse en ne prévoyant plus d’incitations matérielles pour rester. »

    La remise de l’aide d’urgence et la gestion de ces requérants déboutés revient aux cantons, souvent désemparés face à cette population qui ne peut ni travailler, ni se former. « C’est compliqué de rester positif et de garder ces jeunes motivés », confie une éducatrice sociale qui travaille avec eux à Genève.

    Des Assises romandesLien externe sur la question des requérants déboutés privés de formation s’est tenue début février à Lausanne. Des apprentis, des patrons, des professionnels de l’asile et des enseignants ont lancé un appelLien externe pour exiger des autorités cantonales et fédérales de permettre aux jeunes de terminer leur formation, même en cas de décision d’asile négative.

    Des signatures sont aussi récoltées à Genève pour une pétition en ligne qui demande au canton de ne pas exclure les requérants d’asile érythréens de l’aide sociale et de leur permettre de se former et de travailler.

    Politique d’asile plus restrictive

    Toutefois, le mouvement de durcissement de la politique d’asile qui s’est opéré ces dernières années au niveau fédéral ne semble pas prêt de s’arrêter. Le SEM a publié en 2016 un nouveau rapportLien externe sur la situation en Érythrée et a effectué un tour de vis, confirmé par de récentes décisionsLien externe du Tribunal administratif fédéral. Les juges considèrent désormais que les demandeurs d’asile érythréens peuvent être renvoyés dans leur pays, même s’ils risquent d’être enrôlés dans l’armée à leur retour. Le SEM a entrepris le réexamen de plus de 3000 dossiers de requérants érythréens titulaires d’une admission provisoire, afin d’évaluer si un renvoi est exigible.

    Les associations de défense des migrants et la communauté érythréenne se mobilisent contre ces durcissements. Une manifestation réunissant 1500 personnes a eu lieu en mai dernier devant le Palais fédéral à Berne et une pétition munie de plus de 12’000 signatures a été déposée pour que l’asile soit accordé avec effet immédiat à toute personne menacée de mauvais traitements. Mais la Chambre haute du Parlement a refusé de donner suite à cette pétition, car elle soutient en grande majorité le durcissement opéré par le SEM.

    https://www.swissinfo.ch/fre/asile_bloqu%C3%A9s-en-suisse/44772002
    #limbe #attente #stranded_migrants #asile #migrations #réfugiés #Suisse #réfugiés_érythréens #Erythrée #statistiques #chiffres

  • Indignés par les conditions d’expulsion de sans-papiers, des passagers d’Air France devant la justice - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/reportages/bobigny-des-passagers-juges-pour-avoir-proteste-contre-lexpulsion-de-sans-

    Les procès s’enchaînent. Celui de Caroline est directement suivi par le procès de Jean-Luc* et Armand* qui s’avancent à leur tour à la barre. Ils ne se connaissaient pas avant d’embarquer dans le même avion Air France à destination de Dakar, le 31 décembre 2017. Pour leur avocat, Maître Teffo, ces affaires sont liées, il décrit un « mécanisme » : « La personne reconduite à la frontière apparaît, un tissu dans la bouche, un casque sur la tête, les pieds et mains liés, elle est bâillonnée, hurle et se débat, les gens vont réagir et l’administration va choisir des personnes au hasard dans le but de frapper les esprits, et de leur dire : vous ne pouvez plus vous indigner dans ce pays. ».

    Les similitudes entre les deux affaires sont effectivement déroutantes. Tous les trois ont été expulsés de leur vol à cause de leurs protestations. A bord du Paris-Erevan, Caroline interroge les policiers sur l’homme, bâillonné et casqué, qui se débat dans l’avion, un policier affirme qu’il a violé une mineure. Cette affirmation sera par la suite contredite par le dossier de l’homme en question, auquel Me Marcus a eu accès. Comme Caroline l’imaginait dès lors, il est reconduit en Arménie pour sa « situation irrégulière » mais n’a jamais été condamné.

    De la même façon, dans le vol Paris-Dakar, l’homme, maintenu de force sur son siège, est présenté comme « un dangereux criminel » aux passagers, qui ont pour consigne de rester silencieux. La consigne n’a visiblement pas été respectée. Un témoin, qui s’avère être la compagne de Jean-Luc, est appelée à la barre : « Les gens n’ont pas trouvé ça normal, tous les passagers de la cabine se sont levés. » Jean-Luc s’indigne, la tension monte. Sa compagne affirme avoir ensuite été violemment giflée par une policière. Elle perd connaissance et ne peut pas assister à la suite de la scène.

    Ému, Armand se lance face à la juge dans un récit poignant : « Il y avait un homme derrière moi, en chemise molletonnée à carreaux avec un casque, il se débattait, il criait et quand, parfois, il ne faisait plus aucun bruit, il fallait deux neurones pour comprendre qu’il était en train d’être étouffé ! ». En colère, il s’indigne contre un « traitement inhumain », se plaint d’Air France et refuse de prendre cet avion. La même policière de l’escorte lui rétorque : « Eh bien pourquoi vous n’avez pas pris la compagnie de votre pays ? ». C’est la voix chargée d’émotions qu’Armand reprend son récit. « Ça fait mal, affirme-t-il. Est-ce qu’elle savait ce qu’était mon pays ? » Me Teffo, son avocat, souligne devant le tribunal que le dossier comporte également un rapport d’Air France dans lequel une cheffe de cabine dit avoir l’habitude de ce type de vols et conseille aux hôtesses de « ne pas se laisser impressionner par des Sénégalais qui ont la manie de parler fort. »

  • Bundespressekonferenz zum #Fachkräfteeinwanderungsgesetz am 19.12.18

    Bundespressekonferenz zum Fachkräfteeinwanderungsgesetz mit Peter #Altmaier (Bundesminister für Wirtschaft und Energie), Hubertus #Heil (Bundesminister für Arbeit und Soziales) und Horst #Seehofer (Bundesminister des Innern, für Bau und Heimat).

    #Beschäftigungsduldung
    #3+2_Regelung #Ausbildungsduldung
    #Identitätsklärung

    https://www.youtube.com/watch?v=ws_fmcoZu-U

    #Allemagne #immigration #loi_d'immigration #clarification_d'identité #conférence

    • La 3+2 Regelung concerne les demandeurs d’asile en formation professionnelle (berufliche Ausbildung) —> après le rejet de la demande d’asile c’est possible de demander une tolérance pour continuer leur formation professionnelle (Ausbidungsduldung). Les formations professionnelles en Allemagne sont généralement d’une durée de 3 ans. Ensuite la personne peut demander une tolérance (de 2 ans renouvelable) pour poursuivre l’emploi suite à la formation professionnelle (Beschäftigungsduldung). Donc 3 ans Ausbildungsduldung + 2 ans Beschäftigungsduldung = 3+2 Regelung.

      La nouvelle loi d’immigration, entrée en vigueur prévu pour janvier 2020, vise à calrifier la 3+2 Regelung au niveau national (actuellement la mise en ouvre depend des Länder et surtout des services d’immigration (Ausländerbehörden)).

      L’idée mentionné dans la conférence ci-dessus est : « nicht die falschen abzuschieben [sic] ». Les demandeurs d’asile en formationen professionnelle contribuent à l’économie et à la prospérité du pays et selon les ministres : au lieu de faire venir des personnes des pays tiers c’est mieux de garder ceux et celles qui sont déjà arrivé.es...citation de Heil concernat les travailleur.ses immigré.es des années 60 « [...] weil Arbeitskräfte kommen sollten und es kamen Menschen [sic] » - Heil fait appel à éviter une même situation.

      ...donc en prenant Heil au mot : on veut des travailleur.ses et pas des êtres humains pour l’économie allemande ?

      La loi est toujours en discussion - à voir les possibilités pour venir légalement depuis les pays tiers en Allemagne pour travailler...

    • Pressemitteilung des Bayerischen Flüchtlingsrats vom 20.12.2018

      Ausgebremst – die Beschäftigungsduldung ist eine weitere Lösungsverweigerung

      Bayerischer Flüchtlingsrat fordert eine integrative Wende in der Arbeitsmarktpolitik für Flüchtlinge und Geduldete

      Die Regierungskoalition hat mit der Beschäftigungsduldung einen Vorschlag vorgelegt, nach dem Flüchtlinge in Arbeit eine Aufenthaltsperspektive bekommen können. Die Bundesregierung zeigt sich zufrieden mit dem Kompromiß, hilfreich für Flüchtlinge und Geduldete ist er nicht. An die Erteilung sind viele Bedingungen geknüpft. Vor allem müssen mögliche Begünstigte schon eine Arbeitserlaubnis haben. Gerade hier haben die Ausländerbehörden die Möglichkeit, etwaige Verbesserungen ins Leere laufen zu lassen. Nötig ist nach Ansicht des Bayerischen Flüchtlingsrats eine angemessenere Erteilung der Beschäftigungserlaubnis, die einer Duldung vorausgeht.

      „Wem die Ausländerbehörden erst gar keine Arbeitserlaubnis erteilen will, dem nützt auch eine Beschäftigungsduldung nichts. Schon die Ausbildungsduldung scheitert in Bayern daran, dass viele Flüchtlinge zwar einen Ausbildungsvertrag bei einer Firma vorlegen können, aber dann keine Erlaubnis durch die Ausländerbehörde bekommen. Der kleine Teil derer, denen eine Ausbildung gestattet wird, dem verweigert dann die Ausländerbehörde meist die Ausbildungsduldung. Wir gehen davon aus, dass in ganz Bayern weniger als 50 Ausbildungsduldungen erteilt worden sind. Mit der jetzt beschlossenen Beschäftigungsduldung wird man ähnlich verfahren“, kritisiert Stephan Dünnwald, Sprecher des Bayerischen Flüchtlingsrats.

      „Das Problem liegt darin, dass die Ausländerbehörde vielen Asylsuchenden und Geduldeten die Integration in Arbeit oder Ausbildung verweigert, auch wenn sie gar nicht abgeschoben werden können. So stecken viele Asylsuchende und Geduldete in Bayern in einer Sackgasse fest – mit fatalen Folgen für die Integration. Die Beschäftigungsduldung wird dieses Problem nicht beheben, sondern ist nicht mehr als ein Schönheitspflästerchen. Hier hat es die Bayerische Staatsregierung in der Hand, endlich auch sozialpolitisch verantwortlich die Weichen in Richtung Integration zu stellen. Das würde auch der bayerischen Wirtschaft entgegenkommen."

    • Pressemitteilung 19.12.2018

      Deutschland braucht ein modernes Einwanderungsgesetz

      Zur heutigen Vorstellung des Gesetzentwurfs der Bundesregierung zur Fachkräfteeinwanderung erklärt Filiz Polat, Sprecherin für Integrations- und Migrationspolitik:

      Der heute vorgelegte Entwurf ist enttäuschend. Der ohnehin schon zu kurz greifende Gesetzentwurf wird gleichzeitig von Seiten der Union strittig gestellt. Aus dem Asylstreit im Sommer hat die Union anscheinend nichts dazugelernt und bremst aufgrund interner Streitereien die Regierungsarbeit aus. Die Forderungen der Verbände, der Wirtschaft und der Unternehmen bleiben ungehört. Der schwarz-roten Koalition fehlen Mut und Innovationskraft für einen großen Wurf in der Migrationspolitik. Dabei wäre ein wirksames und praxistaugliches Einwanderungsgesetz keine Wohltat, sondern notwendig und längst überfällig.

      Die neu geschaffene Einwanderungsmöglichkeit zur Berufsausbildung wird mit so hohen Voraussetzungen überfrachtet, dass diese in der Praxis zur Einzelfallregelung verkommen wird. Die Ausbildungs- und Beschäftigungsduldung ist nicht nur unzureichend, sondern bedeutet für tausende geduldete Menschen in Ausbildung und Arbeit und ihre Arbeitgeberinnen und Arbeitgeber, dass trotz Integration durch Arbeit die Abschiebung bevorstehen kann.

      Deutschland braucht ein modernes Einwanderungsgesetz, das imstande ist, die großen vor uns liegenden Herausforderungen ohne ideologische Scheuklappen zu bewältigen - vom Fachkräftemangel bis zum demografischen Wandel. Dafür haben wir als grüne Bundestagsfraktion einen eigenen Gesetzentwurf vorgelegt. Mit unserem Entwurf führen wir eine Talentkarte für Arbeitskräfte ein. Einwandernde können sich so in Deutschland unbürokratisch einen Job suchen - und für sich und ihre Familie eine neue Zukunft in Deutschland aufbauen. Im Mittelpunkt steht ein punktebasiertes System mit klaren, transparenten und flexiblen Kriterien, die durch eine Kommission festlegt werden sollen. Dies hilft den Einwanderungswilligen und den Unternehmen. Das Einwanderungsgesetz sollte ein wichtiger Baustein der Migrationspolitik in einer globalisierten Welt sein und verlässliche und zeitgemäße Regelungen schaffen auch für diejenigen, die bereits hier sind. Mit dem Gesetzentwurf der GroKo wird das nicht gelingen. Es ist an der Zeit für ein Einwanderungsgesetz, das diesen Namen auch verdient.

      Den grünen Entwurf für ein Einwanderungsgesetz (BT-Drucksache 19/6542) finden Sie hier:

      http://dipbt.bundestag.de/doc/btd/19/065/1906542.pdf

      https://www.gruene-bundestag.de/presse/pressemitteilungen/2018/dezember/deutschland-braucht-ein-modernes-einwanderungsgesetz.html

    • Fachkräftemangel: Arbeitsminister Heil will Vorrangprüfung für Asylbewerber dauerhaft aussetzen

      Die Bundesregierung will die Vorrangprüfung bei der Beschäftigung von Asylbewerbern und geduldeten Flüchtlingen dauerhaft abschaffen. „Das Bundesministerium für Arbeit und Soziales hat die Absicht, im Einvernehmen mit den Ländern die Aussetzung der Vorrangprüfung durch Ministerverordnung in allen Agenturbezirken zu entfristen“, teilte eine Ministeriumssprecherin auf Anfrage des Handelsblatts mit. Dazu habe das Ministerium die Länder um Stellungnahme gebeten. Die Abstimmung mit den anderen Ressorts solle „zeitnah“ eingeleitet werden.

      Asylbewerber, deren Verfahren noch nicht abgeschlossen ist, und Geduldete dürfen nach bestimmten Aufenthaltsfristen in Deutschland arbeiten. Ursprünglich musste in den ersten 15 Monaten aber die Bundesagentur für Arbeit (BA) prüfen, ob es für die Stelle nicht auch einen geeigneten deutschen Bewerber oder EU-Bürger gibt.

      Diese Pflicht zur sogenannten Vorrangprüfung hatte die Bundesregierung im August 2016 per Verordnung aufgehoben. Sie stellte den Ländern damals aber frei, einzelne Regionen auszunehmen – etwa, weil die Arbeitslosigkeit dort weiter hoch ist. 23 der insgesamt 156 Agenturbezirke der BA hielten an der Vorrangprüfung fest, sie liegen in Bayern, im Ruhrgebiet und in Mecklenburg-Vorpommern.

      Allerdings hatte die Bundesregierung die Aussetzung bis zum August dieses Jahres befristet. Diese Befristung soll nun aufgehoben werden. Das Ministerium weist aber darauf hin, dass die Vorrangprüfung „jederzeit per Verordnung ganz oder teilweise wieder eingeführt werden“ könne, etwa wenn die Arbeitsmarktlage dies geboten erscheinen lasse.

      In den 23 Agenturbezirken der BA, in denen die Vorrangprüfung noch gilt, wurden im vergangenen Jahr nur 110 Asylbewerber und 24 Geduldete auf Jobsuche abgelehnt, weil sich für die betreffende Stelle auch Deutsche oder EU-Bürger beworben hatten. In gut 80 Fällen wurden Anträge abgelehnt, weil es andere Bewerber gab und zusätzlich die Arbeitskonditionen nicht stimmten.

      Die Arbeitsagentur muss nämlich – unabhängig von der Vorrangprüfung – in jedem Fall sicherstellen, dass Flüchtlinge nicht zu ungünstigeren Bedingungen eingestellt werden als vergleichbare deutsche Arbeitnehmer. Hier hat die Behörde im vergangenen Jahr in insgesamt knapp 8.000 Fällen ihr Veto eingelegt. In knapp 121.000 Fällen hat die BA ihr Okay gegeben, dass Asylbewerber oder Geduldete eine Beschäftigung aufnehmen dürfen.

      An diesem Mittwoch will das Bundeskabinett einen Gesetzentwurf von Arbeitsminister Hubertus Heil (SPD) verabschieden, der Flüchtlingen und generell Ausländern besseren Zugang zur Ausbildungsförderung verschaffen soll. Sozialverbände wie der Paritätische Gesamtverband hatten darauf hingewiesen, dass diese Förderung wenig bringe, wenn gleichzeitig der Zugang zum Arbeitsmarkt durch Wiedereinführung der Vorrangprüfung erschwert würde.
      Auch Seehofer mit einem Gesetzesentwurf

      Neben dem Ausländerbeschäftigungsförderungsgesetz wird das Kabinett auch über eine Anpassung der Asylbewerberleistungen entscheiden. Die Geldleistung wird leicht angehoben, weil die Lebenshaltungskosten seit der letzten Anpassung gestiegen sind. Diese Maßnahme soll aber „kostenneutral“ umgesetzt werden, und zwar indem Geflüchtete, die in Gemeinschaftsunterkünften leben, künftig so behandelt werden, als lebten sie in einer Partnerschaft. Das heißt, für sie gilt ein niedrigerer Regelsatz.

      Von Bundesinnenminister Horst Seehofer (CSU) steht das sogenannte Geordnete-Rückkehr-Gesetz auf der Tagesordnung der Ministerrunde. Es sieht eine Art „Duldung light“ und niedrigere Sozialleistungen für Flüchtlinge vor, die bei der Klärung ihrer Identität oder bei der Beschaffung von Ausweisdokumenten nicht kooperieren.

      Außerdem soll das Gesetz für eine verbesserte Durchsetzung der Ausreisepflicht von abgelehnten Asylbewerbern sorgen, etwa durch eine Absenkung der Ausweisungsschwellen oder erleichterte Möglichkeiten, Ausreisepflichtige in Haft zu nehmen.

      Besonders umstritten ist das Vorhaben, den Ländern zeitlich befristet zu erlauben, Abschiebehäftlinge in regulären Haftanstalten unterzubringen. Damit würde das geltende Trennungsgebot ausgehebelt. Alle Justizminister der Bundesländer mit Ausnahme Bayerns lehnen dies ab. Hierüber wird es sicher noch kontroverse Debatten im Bundesrat geben. Allerdings ist das Geordnete-Rückkehr-Gesetz nicht zustimmungspflichtig.

      Mit der Verabschiedung von Seehofers Gesetz im Bundeskabinett wird auch der Weg frei, die schon im Dezember vom Kabinett verabschiedeten Gesetze zur Fachkräfteeinwanderung und zur Duldung von gut in den Arbeitsmarkt integrierten Flüchtlingen im Bundestag zu behandeln. Die Union hatte die Verabschiedung des Geordnete-Rückkehr-Gesetzes zur Bedingung dafür gemacht, dass das parlamentarische Verfahren zum Fachkräfteeinwanderungsgesetz eingeleitet wird.

      https://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/fachkraeftemangel-arbeitsminister-heil-will-vorrangpruefung-fuer-asylbewerber-dauerhaft-aussetzen/24227504.html?ticket=ST-1688870-1KDF2PFxcBLJ02eVGSF1-ap4