• https://link.wired.com/view/5cec29ba24c17c4c6465ed0bffdso.28nk/1c4969e8
    Par Steven Levy

    Sam asks, “Is space trash a legitimate problem that needs to be addressed in this decade?”

    Sam, I hope you are not referring to space tourism companies’ policies for selecting their self-styled “astronauts.” Admittedly, those who casually shell out ludicrous sums to sample space may not be the cream of humanity, and Blue Origin is dangerously veering toward stunt casting. Ex-football players, Alan Shepard’s daughter, the oldest astronaut, the youngest astronaut … how long before we’re blasting off centenarians and infants? Plus, after William Shatner, what’s left for anyone to say? But I would never, never, never call these people trash.

    And I suspect that’s not what you mean. You are talking about debris. Right? Yes, this is a problem! While space is infinitely vast, the band around Earth where one can reasonably orbit is tiny in comparison. And we’ve used it as a dump. NASA now tracks about 27,000 shards of litter circling Earth and admits there are countless other detritus too small to monitor yet dangerous enough to cause havoc if they hit something. When a piece of space trash hits a satellite at 15,700 miles an hour, it not only takes the orbiter out of commission but causes more space trash—in 2009 a defunct satellite collided with an Iridium unit and created 2,300 more pieces of trackable garbage, and a lot of other tiny projectiles capable of ruining a Space Station astronaut’s day. Meanwhile, we’re sending up more satellites with abandon. Elon Musk wants to launch at least 60 satellites for his Starlink internet service. Sooner or later someone is going to get walloped. I hope it’s not a space tourist—we need those executive/philanthropists, actors, and progeny of Project Mercury! And when is Elon going to space? Scared of a little debris, Mr. Musk?

    #Espace #Commons #Espace_communs #Débris_spatiaux

  • Fusée hors de contrôle : à quoi s’attendre ? - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/fusee-hors-de-controle-a-quoi-s-attendre-08-05-2021-12746683.php


    La fusée chinoise « Tianhe » (« Harmonie Céleste ») a été lancée le 29 avril.
    AFP

    Une fusée chinoise doit faire, ce week-end, son retour incontrôlé dans l’atmosphère terrestre. Pourquoi ? À quoi s’attendre ? Est-ce une première ? Réponses.

    1 Que se passe-t-il ?
    Le 29 avril, la Chine a lancé le premier élément de sa future station spatiale, « Tianhe » (« Harmonie Céleste »), avec la fusée Longue-Marche 5B. C’est le premier étage de ce puissant lanceur qui revient en ce moment vers nous. Sa trajectoire est hors de contrôle, non pas à cause d’une panne ou d’un incident inexpliqué, mais parce que ses concepteurs ont prévu, dès le départ, que le retour de l’engin se ferait de façon « naturelle ». Ils tablent sur une désintégration dans l’atmosphère. Depuis une orbite basse - là où vole le lanceur chinois -, les fusées retombent d’elles-mêmes, en raison du frottement de l’atmosphère, qui contribue à les consumer presque entièrement. Mais avec sa masse (entre 10 et 18 tonnes), il est peu probable que l’étage de Longue-Marche se consume entièrement, relèvent les experts. « Il y a forcément de gros morceaux qui resteront », anticipe Florent Delefie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL. De plus, « si la fusée est formée de matériaux qui ne se désagrègent pas en rentrant dans l’atmosphère, c’est plus risqué. Ce qui semble être le cas pour Longue-Marche », relève-t-il.

    2 Quels scénarios peut-on prévoir ?
    Vu son altitude - entre 150 et 250 km -, il est très difficile d’anticiper. De ce fait, « on ne peut pas savoir exactement à quel moment la retombée aura lieu », confirme un expert de l’ESA (Agence spatiale européenne). Vendredi après-midi, il était prévu que la retombée sur Terre intervienne entre ce samedi à 23 h 50 et dimanche à 9 h. Plus l’échéance se rapproche, plus les prévisions s’affineront. Seule certitude pour l’instant : l’engin vole sur une orbite de 41 degrés par rapport à l’équateur terrestre et ne peut donc tomber qu’à cette latitude, au nord comme au sud du Globe. La Grèce, l’Espagne ou le Maghreb se situent notamment dans cette ceinture. La France ou l’Allemagne en sont d’emblée exclues.

    Comme le souligne Pékin, le scénario le plus probable est celui d’une chute en mer, dont notre planète est constituée à 75 %, ou dans une zone désertique. « Plus on avance dans le temps, plus on peut exclure de zones. Mais nous n’avons pas les instruments pour prévoir suffisamment à l’avance le lieu précis », regrette Florent Delefie.

    Cependant, la probabilité d’un impact sur une zone habitée est « infime, de moins d’une chance sur un million, sans doute », rassure le responsable de l’ESA. Quand bien même des débris tomberaient sur des maisons, la vitesse d’impact sera relativement faible (environ 200 km/heure). Rien à voir avec la chute d’une météorite, qui fonce à 36 000 km/heure, note-t-il. Mais sur une personne, la chute pourrait être fatale, ajoute Florent Delefie.

    3 Y a-t-il des précédents ?
    En 2020, des débris d’une autre fusée Longue-Marche s’étaient écrasés sur des villages en Côte d’Ivoire, provoquant des dégâts, mais sans faire de blessés. Depuis le lancement du premier satellite en 1957 par les Soviétiques, des tonnes de lanceurs, de véhicules et d’instruments ont été envoyées dans l’espace. Selon des chiffres diffusés par la Nasa en janvier 2020, on estime à 20 000 les « objets » qui se situent dans l’orbite terrestre. Il s’agit là des fragments les plus gros, d’une taille supérieure à 10 cm, qui, plus dangereux, sont suivis depuis la Terre par des radars et télescopes. En soixante ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

  • Une fusée chinoise s’apprête à faire un retour incontrôlé sur Terre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/05/06/une-fusee-chinoise-s-apprete-a-faire-un-retour-incontrole-sur-terre_6079279_


    La fusée chinoise Longue-Marche 5B à son décollage sur le site de lancement de Wenchang, le 29 avril 2021.
    AP

    Le Pentagone suit de près le parcours imprévisible de la fusée Longue-Marche 5B, lancée il y a une semaine. La probabilité est grande qu’elle s’abîme en mer, la surface de la Terre étant composée à 70 % d’eau.

    Le Pentagone a fait savoir, mercredi 5 mai, suivre à la trace la fusée chinoise qui doit effectuer ce week-end une rentrée incontrôlée dans l’atmosphère, avec le risque de s’écraser dans une zone habitée. Le ministre américain de la défense, Lloyd Austin, « est informé, et il sait que le Commandement pour l’espace suit à la trace, littéralement, ce débris de fusée », a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    La Chine a lancé, jeudi, le premier des trois éléments de sa station spatiale, la « CSS », qui a été propulsé par une fusée Longue-Marche 5B. C’est le corps de cette fusée qui doit atterrir dans les prochains jours, et personne ne sait où. « C’est quasiment le corps de la fusée, si j’ai bien compris. Il est presque intact », a-t-il ajouté, précisant que la rentrée dans l’atmosphère est prévue « autour de samedi ».

    Après la séparation du module spatial, le lanceur s’est mis à tourner en orbite autour de la planète selon une trajectoire irrégulière, perdant lentement de l’altitude, ce qui rend toute prédiction sur son point d’entrée dans l’atmosphère, et donc son point de chute, quasiment impossible.

    Une destruction possible
    Il est possible qu’elle se désintègre à l’entrée dans l’atmosphère, ne laissant que des débris limités s’écraser. Et si elle reste entière, la planète étant composée à 70 % d’eau, il y a de fortes chances que la fusée s’abîme en mer, mais ce n’est pas sûr. Elle pourrait s’écraser sur une zone habitée ou sur un navire.

    Questionné sur la possibilité que le débris spatial soit détruit si des zones terrestres sont menacées, le porte-parole du Pentagone a répondu qu’il était « trop tôt » pour le dire. « Nous le surveillons, nous le suivons d’aussi près que nous pouvons », a-t-il dit. « Mais il est tout simplement trop tôt pour savoir où il va aller et s’il y a quelque chose à faire. »

    Ce n’est pas la première fois que la Chine perd le contrôle d’un vaisseau spatial lors du retour sur Terre. En avril 2018, un laboratoire spatial Tiangong-1 s’était désintégré à la rentrée dans l’atmosphère, deux ans après qu’il eut cessé de fonctionner. Les autorités chinoises avaient nié que le laboratoire avait échappé à leur contrôle.

    • propre lien :

      https://www.golem.de/news/weltraumschrott-chinesische-raketenstufe-stuerzt-unkontrolliert-ab-2105-156192

      [...]

      Der Start des ersten Moduls der chinesischen Raumstation hat wieder ein großes Stück Weltraumschrott hinterlassen, das unkontrolliert abstürzen wird. Das berichtete Andrew Jones für Space News. Die Kernstufe der Changzheng-5B (Langer Marsch 5B) hatte das Modul in einen niedrigen Erdorbit gebracht und fliegt dort nun unkontrolliert. Beobachtungen zeigen, wie die Raketenstufe im Orbit taumelt. Sie wird wahrscheinlich am 9. Mai 2021 abstürzen, der genaue Ort und Zeitpunkt sind aber noch unklar.

      Die wasserstoffbetriebene Kernstufe hat ein Leergewicht von etwa 20 Tonnen. Es wird geschätzt, dass davon zwischen 4 und 8 Tonnen am Boden ankommen werden. Die Raketenstufe ist etwa fünfmal so schwer wie die Oberstufe der Falcon 9, die vor kurzem in der Nähe von Seattle abstürzte.

      Der Orbit der Changzheng-5B hat eine Bahnneigung von 41 Grad. Er erreicht seinen nördlichsten Punkt etwa auf der Breite von New York oder Madrid und den südlichsten Punkt zwischen Australien und Tasmanien.

      Die Changzheng-5B ist für Starts von großen Nutzlasten in niedrige Orbits ausgelegt und nicht mit wiederstartbaren Triebwerken ausgestattet. Das reguläre Modell, Changzheng-5, befördert Satelliten mit einer Oberstufe in höhere Orbits. Dabei wird die 20 Tonnen schwere Kernstufe abgetrennt, bevor sie einen Orbit erreicht, so dass sie in eine vorher bekannte und abgesperrte Absturzzone im Pazifik stürzt.

      US- und russische Raumstationen produzierten mehr Schrott

      Die beiden Experimentmodule Mengtian und Wentian, die 2022 gestartet werden sollen, werden mit 20 Tonnen statt 22,5 Tonnen etwas leichter sein. Die Rakete für ihren Start hätte also Reserven, um mit wiederstartbaren Triebwerken oder einer Oberstufe ausgestattet zu werden. Es ist aber nicht bekannt, ob das geplant ist.

      Zusammen mit der Kernstufe des gleichen Raketentyps, von der Generalprobe des Starts der Raumstation mit einem Raumschiffprototyp, ist es eines der schwersten künstlichen Objekte, die jemals unkontrolliert in die Erdatmosphäre eingetreten sind. Schwerer war die sowjetische Raumstation Salyut-7 mit 40 Tonnen, die rund 80 Tonnen schwere US-Raumstation Skylab und die 36 Tonnen schwere zweite Raketenstufe der Saturn V, mit der Skylab in den Erdorbit gebracht wurde.

      [/]

      #Chine #débris #aérospatiaux #fusée #vaisseau_spatial
      #Russie #États-unis

      cf. https://seenthis.net/messages/914341

  • The Elusive Peril of Space Junk | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2020/09/28/the-elusive-peril-of-space-junk

    In the fourteen billion years between the big bang and the autumn of 1957, space was pristine. Then came Objects No. 1 and 2 in the NORAD catalogue: Sputnik 1—a polished orb of aluminum alloy with four long prongs—and the rocket that the Soviet Union had used to launch it, ushering in the space age. Sputnik circled the planet in an elliptical orbit, but at an altitude so low that atmospheric drag brought it down within three months. The following year, NASA launched Object No. 4, Vanguard 1, farther out into space, but then lost contact with it. Adrift since 1964, it still circles the planet. At the apex of the Cold War, Sputnik and Vanguard were triumphant emblems of a bold future. Today, they are emblems of junk.

    Since 1957, humanity has placed nearly ten thousand satellites into the sky. All but twenty-seven hundred are now defunct or destroyed. Collectively, they cost billions of dollars, but they were launched with the understanding that they were cheaper to abandon than to sustain. Some, like Sputnik, have burned up. Thousands, like Vanguard, will stay in orbit for decades or centuries, careering around the planet as ballistic garbage: a hazard to astronauts and unmanned spacecraft alike.

    These satellites are joined by thousands of spent rocket bodies and countless smaller items—space flotsam created by wear or collision or explosions: things like bolts and other bits of metal. There are odder specimens, too. Object No. 43205 is a functional Tesla Roadster (with a mannequin driver) that Elon Musk launched in 2018. A company called Celestis fires capsules loaded with human remains into orbit, where they will stay for nearly two and a half centuries. (The ashes of Gene Roddenberry, the creator of “Star Trek,” were sent aloft in Object No. 24779.) For years, Space Shuttles emptied their septic systems during missions: astronaut urine, instantly transformed into glimmering snowflake clouds, is reputed to be among the more beautiful visions in space. In 2007, a shuttle jettisoned a fourteen-thousand-pound tank of ammonia. (It later burned up over the South Pacific.) Astronauts, too, have accidentally let objects fall into orbit during space walks: a camera, a spatula, a glove, a mirror, a bag filled with a hundred thousand dollars’ worth of tools.

    Small or large, personal or industrial—retrieving anything from space is immensely difficult, and has been done on just a handful of occasions. The military tracks about twenty-six thousand artifacts orbiting Earth, but its catalogue recognizes only objects larger than ten centimetres; the total number is much greater. By one estimate, there are a hundred million bits of debris that are a millimetre in size, a hundred trillion as small as a micron. We live in a corona of trash.

    #Espace #Débris_spatiaux #Pollution #Communs

  • L’espace proche subit une « pollution » par les trop nombreux déchets générés par une multitude d’objets en orbite autour de la Terre. Devenu très tôt un enjeu militaire mais aussi commercial, il convient désormais de « dépolluer » cet espace de tous ses déchets.
    Serait-ce une nouvelle illustration de la Tragédie des #communs ?

    Quatre scénarios pour endiguer le problème des débris spatiaux
    https://theconversation.com/quatre-scenarios-pour-endiguer-le-probleme-des-debris-spatiaux-1458

    « Clear sky with a chance of satellite debris… », déclare le Dr. Ryan Stone dans le film Gravity. Quelques minutes plus tard, sa navette spatiale est heurtée de plein fouet par un nuage de débris spatiaux généré par un tir de missile antisatellite.

    Le scénario catastrophe du blockbuster américain s’inspire d’un problème bien réel qui préoccupe la communauté spatiale : celui des débris spatiaux, qui a été identifié dès les années 1960, avec l’analyse des capsules des premières expéditions. Il faut néanmoins attendre les années 1980 pour prouver scientifiquement la menace qu’ils font peser sur l’écosystème spatial.

    #espace #méta-problème #débris_spatiaux

  • Debris from India’s anti-satellite test could put the space station at risk, says NASA - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/the-download/613256/debris-from-indias-anti-satellite-test-could-put-the-space-station

    The blast destroyed a satellite but also created 400 pieces of debris, threatening the safety of astronauts on the International Space Station, NASA administrator Jim Bridenstine said.

    The controversial launch: Last week India announced it had shot down one of its own satellites, thus joining the group of four “space powers” (including Russia, China, and the US). It seems to have been an attempt at a show of strength ahead of an upcoming election this month.

    The impact: Unfortunately, by breaking up the satellite, India added significantly to the growing problem of space junk. Bridenstine said that the 400 pieces of debris included about 60 trackable pieces that are at least 10 centimeters in size, the New York Times reported. It’s also put people in danger, he said. The satellite itself was destroyed at the fairly low altitude of 180 miles (300 kilometers) but 24 of the pieces of debris have reached a point higher than the ISS, which orbits at an altitude of 254 miles (408 km).

    Strong words: “That is a terrible, terrible thing, to create an event that sends debris at an apogee that goes above the International Space Station,” Bridenstone said in a recorded meeting with NASA staff yesterday. “That kind of activity is not compatible with the future of human spaceflight. It’s unacceptable and NASA needs to be very clear about what its impact to us is.”

    #Espace #Militarisation #Communs #Débris

  • Chasse aux #déchets dans l’#espace

    La Suisse fait partie des pays leaders de la #recherche_spatiale. Elle se lance aujourd’hui dans un grand ménage en partant à la chasse aux déchets dans l’espace. Trois nouveaux télescopes ont été mis en service dans ce but à l’Observatoire de Zimmerwald.

    Les deux coupoles de Zimmerwald (BE) posées sur des socles en béton semblent être les coulisses d’un film de science-fiction. On pourrait presque se croire sur la lune ou sur Mars, s’il n’y avait pas tout autour les prairies verdoyantes de Zimmerwald, une ferme, un tracteur bruyant et la chaîne des Alpes au fond. Récemment, le canton et l’Université de Berne ont renouvelé et complété l’équipement de l’Observatoire de Zimmerwald, situé non loin de Berne. Chacune des deux coupoles abrite trois nouveaux télescopes, que les scientifiques veulent utiliser pour traquer les morceaux de ferraille.

    « Il est urgent de le faire, déclare Thomas Schildknecht, directeur de l’Observatoire de Zimmerwald, on imagine mal tous les dégâts que peuvent causer ces éléments. » Ils se déplacent à plus de 7,5 km par seconde, soit presque dix fois plus vite qu’une balle de fusil. À cette vitesse, même les plus petits éléments libèrent, en cas de collision, une énergie semblable à l’explosion d’une grenade. D’après les estimations, près de 30 000 objets tournent autour de la terre, et ce ne sont là que les plus gros.

    Surveillance permanente

    L’une des nouvelles coupoles est équipée de deux télescopes à large champ. Leur champ de vision est étendu et ils sont utilisés pour observer en permanence les déchets sur l’anneau géostationnaire, situé à 36 000 km de la Terre, là où les satellites météorologiques et de télécommunications sont en orbite. « Les télescopes nous permettent de voir si quelque chose bouge dans l’espace sidéral, et de l’enregistrer », précise le directeur de Zimmerwald. Plusieurs enregistrements permettent de calculer la trajectoire d’un objet et donc de savoir s’il s’agit d’un objet déjà connu ou qui vient d’être découvert.

    « La quantité de ferraille a atteint un seuil critique, qui ne peut plus être dépassé », explique Thomas Schildknecht. Dès que l’on sait d’où viennent les éléments, on peut traiter le problème à la source. Il s’agit souvent de débris de satellite ou de fusée, mais aussi de fragments d’isolant : « il faut avertir les concepteurs de vaisseaux spatiaux afin qu’ils puissent modifier les méthodes de construction. »

    Un « cimetière » pour les #débris

    La prévention est une première étape. Mais si les déchets continuent de s’accumuler dans l’espace, il faudra élaborer d’autres stratégies. Comme des robots capables de saisir des objets. Ce type d’engins est néanmoins controversé, car il y a un risque qu’ils soient utilisés abusivement à des fins militaires. « On pense par exemple au sabotage de satellites d’observation », explique le directeur. À partir d’une certaine distance, il devient presque impossible de ramener les débris dans l’atmosphère pour qu’ils s’y désintègrent. Ils sont donc au contraire envoyés dans une zone encore plus éloignée de la Terre, une sorte de cimetière de l’espace. Mais, pour Thomas Schildknecht, cette pratique est sans avenir, car qui sait à quoi nous servira un jour cet espace ?

    L’Inde a besoin de données de Berne

    L’Université de Berne est depuis longtemps active dans la recherche des #débris_spatiaux. « À la fin des années 1980, on nous prenait pour des excentriques », précise Thomas Schildknecht. Il rappelle qu’on reprochait alors aux scientifiques s’intéressant à ce problème de ternir l’image de la recherche spatiale, qui avait jusqu’alors une réputation impeccable. Ce n’est que plus tard qu’il a été question des conséquences négatives sur l’espace proche de la Terre. Aujourd’hui, cette discipline est de plus en plus importante : « À Berne, nous avons la chance de pouvoir non seulement traquer des objets, mais aussi calculer des trajectoires. C’est une combinaison presque unique. »

    Thomas Schildknecht et son équipe entretiennent des échanges suivis avec l’Agence spatiale européenne et leurs collègues russes. Lorsqu’elle veut envoyer un satellite de télécommunications dans l’espace, l’Inde utilise des données de l’Université de Berne pour éviter toute collision avec des débris.

    Par ailleurs, l’Observatoire de Zimmerwald investit massivement. En 2013, il avait déjà déboursé 700 000 francs dans une nouvelle coupole et un nouveau télescope. Les deux dernières coupoles ont coûté 820 000 francs au canton de Berne. La même somme a été versée pour les nouveaux télescopes financés principalement par le Fonds national et l’Université de Berne. Comment justifier des acquisitions aussi onéreuses en si peu de temps ? Thomas Schildknecht : « Berne est leader mondial en matière de recherche spatiale. Pour conserver cette place, nous avons besoin de la technique la plus moderne et des instruments correspondants. »


    https://www.revue.ch/fr/editions/2018/04/detail/news/detail/News/chasse-aux-dechets-dans-lespace

  • War in space may happen soon, but it won’t be what you expect | New Scientist
    https://www.newscientist.com/article/mg23831730-200-war-in-space-may-happen-soon-but-it-wont-be-what-you-ex

    orbital conflict won’t be a battle of spaceships and bombs

    the US space force already exists. The Air Force Space Command has been around since 1982 and employs more than double the number of people at NASA, the US civilian space agency, to operate and protect military satellites. The space force proposal for Congress wasn’t really about creating a new branch of the military, but part of a long-running push to move the space command out from under air force leadership, making space a higher priority.

    a space war is most likely to be waged more discreetly, with jamming, spoofing and hacking

    The #Outer_Space_Treaty prohibits deploying weapons of mass destruction in space

    This is cyberwarfare on a new stage, and international law has yet to catch up. “In terms of legal restrictions on war in space, there is precious little,” says Frans von der Dunk at the Nebraska College of Law. The Outer Space Treaty prohibits deploying weapons of mass destruction in space, but it doesn’t have any specific rules about regular weaponry. More importantly, because it was drafted in 1967, it doesn’t say anything about cyberwarfare.

    #espace #guerre #cyberguerre #satellites #USAC #États-Unis #débris

  • Une #île du #Pacifique a la plus forte densité de #débris_plastiques au monde

    L’une des îles les plus isolées du monde, située dans le sud Pacifique, a la plus forte densité de débris plastiques de la planète, révèle une étude qui montre l’étendue de la pollution des océans par ces déchets menaçant les écosystèmes marins.

    Même si l’île #Henderson est déserte et à plus de 5.000 kilomètres du premier grand centre urbain, ses plages sont jonchée de près de 38 millions de morceaux de plastique, ont estimé les chercheurs dont les travaux sont parus lundi dans les Comptes-rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS).


    http://www.courrierinternational.com/depeche/une-ile-du-pacifique-la-plus-forte-densite-de-debris-plastiqu

    #plastique #déchets #mer
    cc @ieva @albertocampiphoto

  • ESA teams respond to debris risk | Rocket Science
    http://blogs.esa.int/rocketscience/2017/01/24/esa-operations-teams-respond-to-debris-risk

    For the past few days, experts from ESA’s Space Debris Office at ESOC in Darmstadt, Germany, have been assessing a conjunction (read: collision) forecast issued by the US armed forces’ Joint Space Operations Center (JSpOC) located at Vandenberg Air Force base in California.
    […]
    JSpOC has identified a close approach for Swarm-B forecast to occur on 25 January at 23:10:55 UTC, which will be 00:10:55 CET on 26 January. The forecast miss distance is just 361 m, and this triggers a risk above the 1/10,000 risk threshold.

    The chaser object is a piece of Cosmos-375 fragmentation debris. It is very small, having a radar cross-section of just 0.02 m2.

    This corresponds to a size of about 15 cm” says Tim Flohrer, the space debris analyst on duty this week at ESA’s Space Debris Office.

    With 130 observations in the database, it’s a very well tracked object, and we’re pretty confident that we know its orbit with a high degree of accuracy.

    Nonetheless, there are uncertainties in its orbit, on the order of 1000m in the along-track direction. This means it could easily come much closer than 361m to Swarm-B, and potentially even collide.

  • Some Dead Satellites Refuse to Go Quietly to Their Graves - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/some-dead-satellites-refuse-to-go-quietly-to-their-graves

    A map of large debris orbiting Earth, as seen from the North Pole.European Space Operation Centre (ESOC)High above us, tens of thousands of kilometers above our heads, there are orbiting graveyards. They are filled with satellites that have burned through their functional lives, now “buried” in space. The graveyards are filled for a reason: A dead satellite is a dangerous one.On the surface of Earth, gravity pulls debris and trash to the ground, where it remains still, for the most part. In (...)

  • The world needs a rocket tax to solve the “Gravity” space junk problem – Quartz
    http://qz.com/132545/the-world-needs-a-rocket-tax-to-solve-the-gravity-space-junk-problem

    Earlier this year, a group of economists from Indiana-Purdue University, the US Federal Communications Commission, and the US Naval Academy tried to figure out how to limit the potential damage to a satellite industry that is responsible for everything from internet communications to GPS networks, and which was worth some $170 billion in 2012.


    (...) The study found that commercial #satellite firms launch more satellites than is “socially desirable,” and they use launch technology that is more likely to create debris “because they only compare individual marginal benefits and costs of their technology choice and fail to take into account social benefits and costs.” That puts space debris squarely into the category of a “negative #externality,” (...)

    One answer, they suggest, is a tax on satellite launches that could be used to pay for orbital clean-up

    #espace

  • #Espace et #risques : le problème des #débris spatiaux pour les #satellites, mais pas seulement.

    Ces objets représentent une double menace. D’abord, logique et gaulois, celle de « leur retour sur Terre », explique Christophe Bonnal, expert du Centre national d’études spatiales (Cnes), l’agence spatiale française. Pour ne pas l’oublier, il garde dans son bureau une sphère de titane d’un mètre et 50 kg, un réservoir d’hélium d’une fusée Ariane tombé dans un jardin en Ouganda. « Il y en a 200 comme ça dans l’espace, qui retomberont on ne sait quand, ni où. Et ce n’est qu’un exemple. Il y a aussi des turbopompes, des tuyères, 296 troisièmes étages du lanceur russe Cosmos 3M qui pèsent près de 2 tonnes », avertit l’ingénieur qui fait partie du groupe d’experts mobilisés par le Comité interagences sur les débris (IADC). « En moyenne, il tombe un objet lourd tous les trois jours, et un d’au moins 300 kg par mois », précise-t-il.
    Jusqu’à présent sans faire de victime. Même les milliers de morceaux de la navette Columbia tombés sur le territoire des Etats-Unis en 2003, lors de son explosion au retour dans l’atmosphère. Un peu gêné, l’ingénieur avoue que, statistiquement, « c’est un coup de chance, puisque, d’après nos calculs, cela aurait déjà dû se produire ». Un groupe de travail se serait réuni au #Cnes sur le thème « qu’est-ce qu’on dit aux gens le jour où un de ces débris tue quelqu’un en France ? » Le flux de ces retombées varie au fil de la météo solaire. Lorsque l’astre est très actif, comme depuis un an et pour quelques années, il dilate la thermosphère, entre 90 et 500 km, ce qui freine les satellites et accélère leur retombée.

    Dans Libération : http://www.liberation.fr/sciences/2013/01/03/danger-chutes-de-satellites_871486