• Dans la #Bosnie-Herzégovine morcelée, « la #rivière #Una unit les gens »

    Le #cours_d’eau rassemble ceux que la politique et les #divisions_ethniques séparent. Sur les rives de la Una, scientifiques, pêcheurs et militants se mobilisent pour préserver un #écosystème exceptionnel.

    L’eau est d’un vert presque irréel, toujours translucide. Au premier abord, son cours paraît d’une tranquillité infinie et invite à la contemplation. Mais ici ou là, la Una creuse des barrières de tuf, s’engouffre sous des îlots boisés et rejaillit en d’innombrables cascades, parfois hautes de 20 mètres. Debout dans le courant, canne à mouche à la main, Edib Djaferbegovic entretient un lien organique avec cette rivière majestueuse. « Mes premiers pas, mon jardin d’enfant, c’était ici, sur les bords de la Una, raconte ce pêcheur passionné d’une cinquantaine d’années au sourire juvénile. Ma famille m’a offert une canne à pêche, et j’allais pêcher devant la maison. Aujourd’hui, j’essaie de transmettre tout cela aux générations futures avec mon école de pêche, j’apprends aux enfants à respecter la rivière et les poissons qui y vivent. »

    De sa source, un œil bleu qui surgit au milieu des roches karstiques en Croatie voisine, jusqu’à sa confluence, à 212 kilomètres de là, avec la Sava qui se jette ensuite dans le Danube en Serbie, la Una longe les « frontières » de l’ex-Yougoslavie. Et en premier lieu, celles que la guerre a imposées à la Bosnie multiculturelle. Edib Džaferbegović, est le vice-président de l’association des pêcheurs de la Republika Srpska (RS), le territoire à majorité serbe de ce pays de 3,2 millions d’habitants. « Malheureusement, la guerre des années 90 a engendré des divisions qui ne nous ont rien apporté de bon, souffle-t-il le regard triste. Mais la Una, comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, unit les gens. Preuve en est : mon nom et mon prénom [sont bosniaques], alors que l’association est en Republika Srpska. Quelle que soit votre nationalité, là où on se soutient et là où on passe du temps ensemble, c’est au bord des rivières. »

    Peu à l’aise à l’évocation des divisions ethniques et des discours qui enferment son pays dans un éternel après-guerre, Edib préfère encenser l’incroyable #beauté et la richesse de sa rivière. Ce prodige de la pêche à la mouche a parcouru les cours d’eau les plus réputés de la planète. Mais même au cœur de la Nouvelle-Zélande sauvage, il n’a pas trouvé d’équivalent à la Una. « Là-bas, il y a de belles rivières, mais il y a très peu d’espèces de poissons. Ici, on trouve 37 espèces de #poissons par kilomètre de rivière ! C’est extrêmement rare et c’est un trésor qu’il faut préserver. » Et Edib de rappeler l’origine du nom légué par les Romains, subjugués par le charme de cette rivière aux eaux émeraude : Una, l’unique.

    Un huchon flegmatique

    Sous les chaleurs estivales, les pêcheurs de la vallée ne sont pas les seuls à remonter le cours d’eau. Sur les berges ou au sommet des cascades, des chercheurs venus des quatre coins de Bosnie-Herzégovine et de toute l’Europe centrale ont déployé leurs filets et leurs instruments de mesure. Certains tentent de dénicher le « tigre du Danube », ou, selon les goûts, le « lion du Danube ». « L’espèce de poisson que nous venons de capturer est le #huchon, aussi appelé saumon du Danube, explique, en brandissant un échantillon contenant un alevin, Kurt Pinter, biologiste à l’université Boku de Vienne. C’est un superprédateur qui a quasiment disparu de la majeure partie du bassin du Danube. La Una est l’un des derniers systèmes fluviaux où l’on trouve encore une population en bon état. » Plus tard dans la soirée, un collègue bosnien sortira quelques instants des eaux l’un de ces flegmatiques huchons, qui peut atteindre 1,30 mètre. Un saumon menacé, notamment par les barrages qui l’empêchent de remonter jusqu’aux eaux fraîches des affluents où il se reproduit.

    Pendant une semaine, plus de 70 scientifiques et étudiants inventorient ainsi la #faune et la #flore, et cartographient l’ensemble du bassin versant : la Una, mais aussi la Sana et la Sanica. Au total, 660 kilomètres de rivières, de méandres et de prairies entourées des denses forêts bosniennes. Avec pour objectif de mieux documenter la #biodiversité exceptionnelle de cet #écosystème encore relativement préservé, afin de convaincre les autorités de le proclamer « Parc national de la rivière sauvage ».

    « En Autriche, où je vis et travaille, les rivières ont été transformées en machines au service des humains, résume Kurt Pinter, de l’eau jusqu’aux genoux et entouré de papillons. Cette rivière ici, ce n’est pas une machine, c’est la #nature. On le voit bien à la quantité d’insectes qui volent partout, et de tout ce qui bouge au fond du lit de la rivière. Nous devons conserver cette merveille pour les générations futures. » Au fil des inventaires, les chercheurs redécouvrent entre autres des #écrevisses dont la présence n’avait plus été documentée depuis des décennies.

    Projet d’enfouissement de #déchets_nucléaires

    Malgré son excellent état de #conservation, la Una n’échappe pas à la pression des activités humaines. #Urbanisation des berges, projets hydroélectriques, #pollutions liées au #sur-tourisme, et surtout un projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la rive croate : autant d’inquiétudes pour les scientifiques et les associations environnementales. « Ce projet porté par le gouvernement croate est peut-être le plus grand danger pour tous les habitants de cette partie de la Bosnie-Herzégovine, alerte Jelena Ivanic du Centre pour l’environnement, l’une des ONG organisatrices de l’expédition, basée à Banja Luka. L’usine de traitement des eaux qui alimente toute la municipalité de Novigrad se trouve à seulement quelques centaines de mètres du site où pourraient être enfouis ces déchets nucléaires. » Au campement sous les saules, le projet anime les discussions du soir. Certains évoquent même un « #racisme_écologique » du puissant voisin croate, membre de l’UE. Le site pourrait contaminer les eaux de la Una, puis celles de la Sava et du Danube.

    Pour Jelena Ivanic, ces travaux scientifiques sont une occasion de renforcer les liens entre les habitants de Bosnie-Herzégovine et de dépasser les querelles communautaires imposées par le mille-feuille institutionnel créé par les accords de paix de Dayton de 1995. L’occasion aussi de se ressourcer, pour celle qui a appris à nager dans la Una, près de sa ville natale de Novi Grad. « Même quand on travaille dans la préservation de l’environnement, on est constamment confrontés à des histoires d’attaques contre quelqu’un de l’autre nationalité, car ce sont les discours qu’essaient d’imposer nos dirigeants politiques, se désole la militante écologiste de 38 ans. Ces expéditions sont une occasion unique pour les gens ordinaires de s’unir autour d’un objectif d’intérêt commun et de travailler aux côtés des scientifiques. Et dans le cas de la Una, cette rivière relie véritablement les habitants, ils y sont profondément attachés. »
    Forêts alluviales

    Comme d’autres rivières de Bosnie-Herzégovine, les berges boisées de la Una subissent les assauts d’une urbanisation galopante. En quelques années, les #maisons_secondaires, souvent massives et dotées de #piscines, se sont multipliées sur ses rives, entraînant une #destruction des fragiles écosystèmes et de nouvelles pollutions, alors que le traitement des eaux est sous-développé.

    Dans la région, le maire de la ville de Bihac, Elvedin Sedić, fait partie des rares élus à avoir ordonné la démolition d’une quinzaine de ces vikendica (« maisons de week-end »). « Ici, tout le monde se connaît, ce qui rend compliqué de faire respecter les lois, analyse l’édile, qui dit soutenir l’idée d’un parc national sur l’ensemble de la Una. Les gens ont souvent des contacts à tel ou tel échelon administratif : canton, entité, Etat fédéral… Les sanctions sont également bien trop légères. Les gens intègrent souvent les amendes, qui vont de 250 à 500 euros seulement, dans leur budget de construction. Il faut renforcer la législation pour protéger réellement les berges de la Una. »

    Si les milieux naturels de Bosnie-Herzégovine souffrent d’une législation parcellaire et rarement appliquée, l’#attachement respectueux de ses habitants à la rivière distingue la Una des cours d’eau voisins, souvent transformés en décharge à ciel ouvert. A mille lieues des mers de déchets plastiques qui étouffent régulièrement la Drina, dans l’est du pays, ou la Morava, en Serbie voisine, la Una reste largement immaculée. Une tradition héritée de l’#Unski_Smaragdi, une association précurseure des mouvements écologistes locaux, active depuis les années 80 et qui a permis à la Una de conserver son aspect naturel, avec ses cascades et ses forêts alluviales. Pour l’écologue de Sarajevo, Sabina Trakic, ce succès à long terme est une source d’inspiration pour les enjeux environnementaux actuels.

    « Le lien très fort des gens avec leurs rivières, quelles que soient leurs nationalités, a engendré une cohésion des personnes qui est le pilier de notre système fluvial, estime la biologiste, tombée sous le charme des chutes d’eau cristallines de la Una il y a plus de vingt ans. Quand on étudie les écosystèmes, il est impossible d’affirmer : ici commence un écosystème, là se termine un autre. Les rivières illustrent parfaitement cette continuité. »

    ▻https://www.liberation.fr/international/europe/dans-la-bosnie-herzegovine-morcelee-la-riviere-una-unit-les-gens-20260926
    #union #division #conservation #résistance #mobilisation

  • Lettre mensuelle CRIIRAD - N°135 - Septembre 2026
    ▻https://2pckq.r.sp1-brevo.net/mk/mr/sh/SMJz09SDriOHWojyi50MWtghTKyH/LDhxSBkN8snS

    Framatome à Romans : des filtres radioactifs retrouvés dans un compacteur à déchets classiques

    À Romans-sur-Isère (Drôme), Framatome fabrique notamment des combustibles nucléaires. L’usine est censée séparer les déchets radioactifs, destinés à des sites spécifiques gérés par l’ANDRA, des autres déchets, destinés à des filières n’acceptant pas de radioactivité.

    Et pourtant, cet été, quatre filtres “contenant de la matière nucléaire” [1], se sont retrouvés mélangés avec les déchets non radioactifs. “Le prestataire en charge du transfert des déchets nucléaires n’étant pas joignable, les opérateurs ont fait appel à la filière conventionnelle” et les filtres ont été insérés dans un compacteur à déchets banals. Ce n’est qu’à la sortie du site que, le 26 août 2026, le portique de contrôle de la radioactivité a détecté un problème sur le conteneur avant son départ.

    On ne peut que s’interroger sur la succession de défaillances ayant conduit à cet écart, sur le calendrier et sur le manque de transparence de Framatome. Il a fallu attendre 16 jours pour que le public soit informé de l’incident par l’exploitant, et encore 6 jours pour que le mot radioactivité soit prononcé, dans l’avis d’incident mis en ligne par l’ASNR. Dans son communiqué du 11 septembre, Framatome se contentait d’évoquer des déchets relevant d’une autre filière que celle des déchets conventionnels.

    #nucléaire #déchets

  • Nessuno si chiede quanto potrà reggere ancora la satura e inquinata Terra di lavoro

    A Nord della provincia di Caserta il “dopo Terra dei fuochi” non si vede. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano infatti nuovi siti di stoccaggio, scaricati su suoli già compromessi. L’assenza di una visione d’insieme rende la pianificazione una deroga burocratica ripetuta. I cittadini continuano a chiedere un “piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime”. Basta seguire il corso del #Rio_Lanzi per rendersene conto

    Il viaggio comincia dove l’acqua sembra ancora pulita. Si percorre la statale SS7 e poi la SS6 “Casilina” a Nord di Caserta: il paesaggio cambia all’altezza dell’Area di sviluppo industriale (Asi) Volturno Nord. Un cartello segnala un ponte: sotto scorre il Rio Lanzi. Si costeggiano i cancelli dell’ex Ginori Pozzi, considerato il più grande sito europeo di sversamento di rifiuti speciali pericolosi e tossico-nocivi. I 49 ettari dell’area rientrano nell’applicazione della sentenza della Corte europea dei diritti dell’uomo (Cedu) sull’ecocidio della “Terra dei fuochi”.

    La statale prosegue verso Calvi Risorta (CE); si attraversa il ponte della Casilina per raggiungere la fonte del fiume nel Comune di Rocchetta e Croce (CE). Ad accompagnare il percorso sono le parole di Mario, urbanista e attivista, co-autore di una mappatura dal basso che incrocia i siti di stoccaggio rifiuti con i dati sull’incidenza tumorale in provincia.

    “La parabola di quest’area si sviluppa lungo tre assi: la tradizione agricola di canapa e tabacco, la traumatica industrializzazione degli anni Sessanta e Settanta, e l’attuale deriva speculativa del business dei rifiuti e della conversione energetica, che continuano a stratificarsi sulla stessa terra, ignorando le istanze del territorio -spiega Mario-. La mappatura, fatta con Movimento basta impianti e Medici per l’ambiente (Isde), riguarda la Terra di lavoro, nome dell’antica Campania Felix estesa tra casertano, basso Lazio e parte del Molise. Rappresenta il contrappasso di una zona storicamente agricola, poi segnata nel secondo novecento da industrializzazione selvaggia, ecomafie e oggi saturazione ambientale. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano nuovi siti di stoccaggio che si sommano su suoli già compromessi, senza che nessuno si chieda quanto la terra possa ancora reggere”.

    Seguire il corso del Rio Lanzi significa ripercorrere una cronologia di denunce, illeciti e superamenti delle soglie di contaminazione registrati dall’Agenzia regionale per la protezione ambientale in Campania (Arpac).

    Il primo punto di rilevamento è vicino alle rovine dell’antica Cales, insediamento pre-romano degli Ausoni -va precisato che le analisi avvengono in punti di prelievo spot e non con sorveglianza continua-. Avvicinandosi al fiume su una strada sterrata si trova poco più che un rigagnolo nei periodi caldi: sulle sponde si accumulano rifiuti plastici, sacchi industriali, tubi rotti e stracci, mentre l’acqua forma una schiuma densa in superficie.

    A valle l’idrografia si biforca: il canale dei Lanzi verso Francolise, il Rio Lanzi fino al litorale di Mondragone. I dati epidemiologici mostrano un’incidenza tumorale crescente verso le foci con i valori più alti nel mondragonese e a Castel Volturno. Tracciare un nesso causale resta però un’operazione epidemiologicamente impropria: i tumori hanno eziologia multifattoriale, latenze pluridecennali e dipendono anche da stile di vita e suscettibilità genetica. Gli stessi Medici per l’ambiente segnalano che la frammentarietà dei dati non consente di isolare l’impatto di una singola matrice, ciò non esclude però la centralità del principio di precauzione: l’evidenza della contaminazione chimica basta a giustificare lo stop all’esposizione, senza attendere una certezza matematica del danno sanitario. L’acqua e le falde restano testimoni dei veleni tra Napoli e Caserta. Ma il “dopo Terra dei fuochi” qui non è ancora davvero arrivato.

    Per il triennio 2021-2023 la classificazione dei corpi idrici superficiali (fluviali) di Arpac restituisce un quadro netto, confermato dai dati 2024. Lungo il canale Agnena la stazione di monte a Francolise (A1BIS) registra stato ecologico “cattivo” e chimico “non buono” per superamento delle soglie di Pfos, sostanze industriali persistenti e bioaccumulabili. Più a valle, verso Mondragone (A2), la classificazione resta “cattiva” ma i contaminanti si moltiplicano: arsenico, cromo, il fungicida metalaxil, i diserbanti glifosate e Ampa che insieme all’arsenico mantengono in stato “scarso” anche il torrente Savone, principale affluente del sistema. L’unica stazione del monitoraggio operativo, la LZ2 sul Rio Lanzi, mostra stato “scarso” per arsenico e toluene, quest’ultimo è un idrocarburo industriale usato come solvente la cui presenza in un canale agricolo suggerisce reflui industriali non trattati. Il lieve miglioramento del 2024 va letto alla luce della natura temporanea dei prelievi spot, non come segno di bonifica strutturale.

    A unificare l’asta fluviale è il LIMeco, indice dello stato ecologico complessivo, costantemente insufficiente: certifica una carenza cronica di ossigeno causata dal carico organico di scarichi fognari abusivi e dal dilavamento dei reflui zootecnici degli allevamenti bufalini. I modelli di vulnerabilità degli acquiferi della piana campana indicano che l’idrogeologia locale accelera la migrazione dei contaminanti verso le riserve idriche profonde, trasformando i canali superficiali in una rete di trasporto del danno verso le falde.

    Il tema della reale pressione ambientale è al centro del dibattito sulle autorizzazioni industriali. Durante l’audizione in commissione parlamentare Ambiente del 26 marzo, Ignazio De Rosa ha sollevato una criticità sui criteri di pressione ambientale cumulativa: “Se nel calcolo dell’indice si includessero non solo i siti di stoccaggio attivi, ma anche gli impianti sequestrati dalla procura, quelli colpiti da incendi, le aree in attesa di bonifica e i siti illegali, la soglia massima risulterebbe con ogni probabilità già ampiamente superata”.

    L’anomalia normativa sta nella valutazione atomistica dei singoli progetti nelle procedure di Valutazione di impatto ambientale (Via), regolate dalla delibera della giunta regionale 680 del 2017: ogni impianto viene esaminato come se operasse nel vuoto, calcolando emissioni e distanze tramite l’astrazione geometrica della buffer zone. Per gli impianti di trattamento rifiuti o biogas la valutazione sinergica sui vettori ambientali e sulle matrici chimico-fisiche resta un’astrazione burocratica. Questo vuoto normativo ignora il danno reale, che gli attivisti ricostruiscono con metodologie indirette, dato che i registri tumori dell’Asl di Caserta sono fermi al 2021. Mentre si accumulano nuovi impianti Antonio Rivezzi dell’Isde segnala “l’assenza di dati aggiornati sui tumori alla mammella nelle donne sotto i quarant’anni”.

    Biagio, docente e attivista, spiega come il meccanismo delle soglie per ampliamenti venga aggirato con il frazionamento dei progetti: “La provincia di Caserta è stata trattata come un eldorado per investimenti speculativi dove la fragilità istituzionale ha reso possibile l’insediamento di impianti impensabili altrove”.

    L’acqua scorre fino al litorale Domizio tra campagne interrotte da scheletri di lamiera. Alla foce del Savone è densa e maleodorante; le coltivazioni lambiscono le anse del fiume. Mario racconta che il depuratore cittadino lavora a un quarto della capacità reale. L’interazione tra nuova impiantistica e stress chimico preesistente innesca un effetto sinergico: due sostanze tossiche non producono un danno doppio, ma esponenzialmente superiore, un meccanismo che i modelli usati nelle autorizzazioni continuano a sottostimare.

    Il futuro di questo territorio ruota attorno a tre nodi: un’area già satura non può accogliere altri siti impattanti; l’assenza di una valutazione ambientale strategica cumulativa e il mancato aggiornamento dei fattori di pressione permettono la ripetizione degli stessi modelli di sfruttamento; e la scarsa affidabilità delle reti di monitoraggio, con dati inaccessibili o parziali, costringe i cittadini a forme di monitoraggio autogestito. Sono loro a pagare il prezzo biologico di questa saturazione.

    “Vogliamo immaginare un altro futuro per la nostra terra. Si deve applicare nei fatti la sentenza Cedu, particolarmente emblematica per l’area dell’ex sito Pozzi, ed estenderla a tutta la Terra di lavoro -racconta Biagio-. La richiesta è duplice: bloccare le nuove autorizzazioni impattanti e bonificare tutti i siti contaminati, integrando i principi sanciti dalla Corte negli atti di indirizzo delle giunte comunali. Ribadiamo inoltre la necessità di un piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime, costruendo presidi sanitari che rispondano all’ecocidio”.

    Se la Terra di lavoro è stata una terra felice per chi vi ha investito ed estratto, per chi la abita ha rappresentato una condanna biologica scritta a piccole dosi, anno dopo anno. Sulle sponde del Savone e lungo il canalone dell’Agnena la vita quotidiana resta legata a quei corsi d’acqua, usati per pescare e irrigare, nella rassegnazione verso un inquinamento che sembra normale solo perché dura da sempre, una rassegnazione che la rete territoriale prova a rompere, rifiutando la logica per cui ogni nuovo impianto va valutato da solo, come se la terra e l’acqua non fossero già compromesse. Nei moduli di una Via non c’è una casella di sopportazione ecosistemica: forse è anche da lì che si dovrà ripartire.

    ▻https://altreconomia.it/nessuno-si-chiede-quanto-potra-reggere-ancora-la-satura-e-inquinata-ter
    #Terra_dei_fuochi #pollution #déchets #Caserta #Campanie #santé #tumeurs #cancer #Terra_di_lavoro #environnement #sols #pollution_du_sol #Mondragone #Francolise #épidémiologie #Castel_Volturno #eau #pollution_chimique #Savone #rivière #Agnena

  • Découvrez les #Enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en juillet 2026
    ▻https://splann.org/decouvrez-les-enquetes-publiques-et-projets-damenagement-en-cours-en-bretagn

    Des centaines d’enquêtes publiques sont organisées chaque année en Bretagne. Elles concernent des opérations susceptibles de porter atteinte à l’environnement. Bien souvent, les habitants en prennent connaissance trop tardivement. Chaque mois, la rédaction de Splann ! met en avant des projets d’aménagement du territoire, d’ouvrages et de travaux afin d’encourager le débat, la participation et […] L’article Découvrez les #enquêtes_publiques et projets d’aménagement en cours en Bretagne en juillet 2026 est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #agrivoltaïsme #déchets #éolien #photovoltaïsme

  • « Aucun n’est en bon état » : dans l’Atlantique Nord, des déchets nucléaires sous l’œil des scientifiques

    ▻https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260702-aucun-n-est-en-bon-%C3%A9tat-dans-l-atlantique-nord-des-d%C3%A9chets-nu

    C’est une véritable décharge radioactive sous-marine qui s’étend à 4 700 mètres de profondeur au milieu de l’Atlantique Nord. Entre 1950 et 1990, plusieurs États européens y ont jeté plus de 200 000 barils contenant des déchets de l’industrie #nucléaire.

    40 ans plus tard, la situation est bien différente. « Aucun n’est en bon état », résume Patrick Chardon, du laboratoire de physique de Clermont Auvergne et co-directeur de la mission. En cause, il y a « une dégradation mécanique dès le départ au moment de l’immersion et une dégradation au fil du temps par altération de la surface métallique de ces fûts », explique-t-il. Le contenu de certains s’est même déversé à l’extérieur.

  • « On en voit un, puis deux, puis trois… » Au fond de l’Atlantique, un cimetière de fûts radioactifs
    ▻https://reporterre.net/On-en-voit-un-puis-deux-puis-trois-Au-fond-de-l-Atlantique-un-cimetiere-

    Une expédition a collecté des échantillons autour des fûts contenant des #déchets #radioactifs immergés dans l’#océan #Atlantique jusqu’en 1990. L’heure est maintenant à l’analyse pour comprendre les effets de cette pratique sur les fonds #marins.

    Nous sommes à 4 700 m de profondeur, dans les plaines abyssales de l’Atlantique Nord-Est. Sur la vidéo, la seule lumière provient des projecteurs du Nautile, un sous-marin scientifique habité de 8 m de long, qui éclairent cette immense étendue de sédiments toute plate. « Ce qui est saisissant, c’est l’approche des fûts de déchets radioactifs. On en voit un, puis deux, puis trois, puis quatre… » raconte Patrick Chardon, ingénieur de recherche au #CNRS, spécialiste de la mesure de la #radioactivité dans l’#environnement.

    La plupart sont dévorés par la rouille. « Leurs parois ondulées sont complètement corrodées, avec des couleurs très vives, très rouges. On devine encore les marquages sur certains fûts : le symbole de la radioactivité, des étiquettes, des inscriptions. Et autour, il y a aussi des déchets plus récents comme des sacs plastiques, des bouteilles et des pots de peinture », poursuit Javier Escartín, directeur de recherche au CNRS et au Laboratoire de #géologie de l’École normale supérieure, spécialiste des océans profonds.

    #nucléaire

  • [Info « Splann ! »] Ils avalent les #déchets de l’agro : comment les #déconditionneurs risquent de semer des #microplastiques dans nos champs
    ▻https://splann.org/deconditionneur-microplastiques-champs

    Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs désemballent les rebus de l’industrie agro-alimentaire. Mais en voulant trier les #biodéchets, cette technologie risque de participer à la pollution des terres agricoles aux microplastiques et, par ricochet, de devenir un problème de santé publique. L’article [Info « Splann ! »] Ils avalent les déchets de l’agro : comment les déconditionneurs risquent de semer des microplastiques dans nos champs est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #ademe #agriculture #agroindustrie #alimentation #biogaz #digestat #engrais #finistère #France_nature_environnement #gaspillage #inrae #locminé #méthanisation #plabennec #plastique #quévert #Saint-Nicolas-du-Tertre

  • How Europe ships its waste to Morocco and calls it ‘recycling’

    European waste fills Moroccan kilns. Communities near Casablanca are left breathing the fumes

    Fatima’s eight-year-old son coughed through another sleepless night in Mediouna, a neighbourhood southeast of Casablanca, Morocco, where the air carries something heavier than dust. “I only worry about my child,” she said, unfolding medical records worn soft from handling. “The doctor told me I had to move. But we don’t have a place to go.”

    Morocco’s government has issued 416 permits authorising the import of European waste — clothes, rubber tyres, industrial byproducts — burned as fuel in cement kilns across the Casablanca-Settat region, including within 15 kilometres (9 miles) of her home. European corporations save an estimated USD 52 million a year by shipping their waste here rather than processing it at home. Fatima doesn’t know that; what she knows is that her son can’t breathe, and that some nights the smell reaches dozens of kilometres from the landfill.

    An investigation drawing on exclusive Basel Action Network trade data, customs records and Freedom of Information responses found that European countries shipped at least 36,611 tonnes of waste to Morocco between September 2024 and September 2025, 93 percent of it classified as “reusable” despite declared values as low as EUR 0.10 (USD 0.11) per kilogram.

    Industry sale prices for sorted reusable clothing run between EUR 0.50 and EUR 1.50 (USD 0.57 and USD 1.7) per kilogram. At that price, a shipment barely covers sorting and freight.

    The gap suggests not just different markets but different goods — genuinely reusable clothing commands higher prices, while low declared values indicate material destined for disposal rather than resale.
    The economics of dumping

    The arithmetic is brutally simple. Treating waste properly in Europe costs, conservatively, around USD 100 (EUR 88) per tonne. Shipping it to Morocco and burning it in cement kilns costs USD 36 to USD 39 (EUR 32 to EUR 34). Applied to the 821,500 tonnes Morocco reported importing in 2024, that differential is worth roughly USD 50 million (EUR 44 million) a year — a figure that explains why the trade keeps accelerating before the EU export ban on plastic waste deadline on November 21, 2026.
    Chart showing: Spain dwarfs all other EU exporters — shipping up to 4.5 million kg of waste to Morocco in a single month, while every other country combined barely registers. Source Basel Network trade records, Sep 2024–Sep 2025

    The 36,611-tonne ban figure captures only what Europe still ships under waste codes: clothing, plastics, paper, electronics. The Moroccan Energy Transition and Sustainable Development Ministry’s much larger total includes 517,000 tonnes of ferrous metals and 200,600 tonnes of organic residues that European exporters list as commodity scrap, not waste. The gap between the two figures is essentially the volume reclassified out of the waste category before it leaves Europe. “The longer the chain of parties involved, the shorter the chain of enforcement,” says Paola Ficco, environmental lawyer and director of the Italian magazine Rifiuti. “Unofficial flows are undetectable.”

    Spain handles nearly 80 percent of clothing exports to Morocco — 73 tonnes a day — and two-thirds of its plastic waste.

    The corporate players are embedded. The French firm CHIMIREC established a Moroccan subsidiary in 2020 to produce “Energy Substitution Fuel” for cement manufacturers. CHIMIREC Maroc told us it processes only domestic waste. LafargeHolcim’s Ecoval subsidiary is the country’s primary industrial waste treatment provider. Ciments du Maroc, owned by Germany’s Heidelberg Materials, operates a grinding centre at Jorf Lasfar — a documented entry point for European shipments. Neither LafargeHolcim nor Ciments du Maroc responded to requests for comment.
    The loophole

    The Basel Convention nominally restricts wealthy nations from dumping hazardous waste on poorer ones. In practice, a single word change on a customs form — from “waste” to “secondary raw material” — transforms a regulated substance into an unregulated commodity.

    According to data collected through a Freedom of Information request, the Italian Institute for Environmental Protection and Research (ISPRA) told us that between 2020 and 2023 no Italian waste was registered as having gone to Morocco “for disposal purposes” — but, in the same response, it acknowledged that “small quantities” had been shipped during 2021, 2022 and 2023 “for the purpose of material recovery.”

    UN Comtrade records for 2023 confirm the flow; approximately 817 tonnes of Italian rubber waste reached Morocco that year, worth USD 427,000. The following August, the Moroccan Ministry of Energy Transition authorised the import of 20,000 tonnes from Italy alone.
    Chart showing that 93 % of EU waste exported to Morocco is declared as “worn clothing”

    The contradiction is the loophole. Under EU law, burning waste in a cement kiln counts as “energy recovery,” not “disposal.” Reclassifying garbage as alternative fuel or reusable merchandise allows European countries to legally erase millions of tonnes from their disposal ledgers while keeping their domestic recycling statistics pristine.
    The human cost

    The health impacts accumulate invisibly. Communities living near Moroccan cement plants face an excess risk of respiratory disease, cancer and mortality. Peer-reviewed research on cement kilns co-processing hazardous waste has measured dioxin emissions rising more than fourfold once hazardous waste enters the fuel mix. In Morocco specifically, occupational cement exposure has been directly linked to chronic obstructive pulmonary disease — a leading cause of respiratory mortality.

    Mediouna’s landfill alone receives 1.2 million tonnes a year and is approaching saturation; in November 2024, the World Bank approved a USD 250 million programme to upgrade Morocco’s landfills — a tacit acknowledgement that domestic capacity is inadequate before any added burden from imports.

    When the government approved more than two million tonnes of new imports in August 2024, activist Mohamed Benata of the Environmental Assembly of Northern Morocco called it “incompatible with the spirit of citizenship” and unconstitutional. In 2016, similar outrage forced the government to suspend Italian waste imports. The shipments resumed.

    European corporate accountability law does not reach what happens after the containers leave port. The 2024 Corporate Sustainability Due Diligence Directive “ends with handing over the goods, more or less,” says Miriam Saage-Maaß, legal director at the European Center for Constitutional and Human Rights. Whether European exporters bear any responsibility for what then burns inside Moroccan kilns, she adds, “depends on how direct EU exporters are connected to the waste burning.”

    From November 2026, the EU will ban plastic waste exports to non-OECD countries like Morocco; other non-hazardous waste exports will follow in May 2027 unless a country is on an approved list. Morocco submitted its application in February 2025. “Circularity cannot become an elegant way to outsource health and environmental impacts to other communities,” says Cristina Guarda, an Italian MEP from the Greens/EFA, “creating ‘sacrifice zones’ outside Europe.”

    Back in Mediouna, Fatima remains caught in the middle. Europe celebrates its recycling milestones; Morocco counts the jobs. She and families like hers are left breathing the toxic fumes — from waste produced at home and shipped in from a continent that no longer wants its own.

    ▻https://globalvoices.org/2026/06/28/how-europe-ships-its-waste-to-morocco-and-calls-it-recycling
    #green-washing #recyclage #Maroc #habits #Casablanca #industrie_de_la_mode #coût #déchets #Espagne #CHIMIREC #Heidelberg_Materials #LafargeHolcim #Ciments_du_Maroc #convention_de_bâle #plastique #papier

  • Incinérateurs de plastiques : la fabrique d’une « fable écologique »
    ▻https://www.liberation.fr/environnement/incinerateur-a-plastiques-la-fabrique-dune-fable-ecologique-20260611_CFY5

    Les industriels les appellent « chaufferies #CSR », pour combustible solide de récupération. Il s’agit en réalité d’#incinérateurs destinés à brûler les #plastiques non recyclés de nos poubelles jaunes, les restes de meubles en #bois vernis ou peints, des tonnes de #textiles broyés et de #déchets industriels. La chaleur issue de la combustion est récupérée pour alimenter une usine voisine ou un réseau de chauffage urbain. Un business à plusieurs milliards d’euros que les géants Veolia, Suez et Dalkia se disputent… Avec le soutien de la puissance publique. Ces installations bénéficient en effet d’une fiscalité très avantageuse et de centaines de millions d’euros de subventions publiques.

    A mesure que ces projets apparaissent au grand jour, des collectifs de citoyens, notamment des médecins, s’alarment des risques sanitaires et de l’inconséquence de les installer à quelques mètres d’habitations. L’association Zero Waste appelle à un moratoire alors que la France détient près d’un tiers des incinérateurs d’Europe (119 d’ordures ménagères, et 8 CSR), en capacité suffisante pour les déchets actuels. Pourquoi donc en construire de nouveaux alors que l’urgence écologique impose de changer nos modes de consommation ?

    [...]

    A les entendre, les déchets ne sont plus un problème, mais une solution : un combustible made in France. La loi pour la transition énergétique de 2015 a donné une assise légale à ces CSR, et mis le business sur les rails. Débuts timides jusqu’à la guerre en Ukraine, sept ans plus tard. Les tensions d’approvisionnement en gaz deviennent un tremplin inespéré pour la filière, l’argument en or pour convaincre, même avec un rendement énergétique limité.

    Veolia, Suez et Dalkia se positionnent sur ce nouveau marché, où l’on trouve aussi Paprec, Idex, Guyot environnement, Coriance ou encore la multinationale américaine Urbaser qui tente de chiper des parts du gâteau… particulièrement crémeux en cas de deal avec une collectivité : rentrées d’argent assurées pendant vingt-cinq ans.

    [...]

    L’avis du 29 avril, que Libération a consulté, établit l’ambiguïté comptable : « La libération massive et instantanée de ce carbone [liée à la combustion du bois] dans l’atmosphère crée une dette climatique immédiate qui ne pourra être compensée par la croissance forestière que sur un temps long (plusieurs décennies). » Un espoir pour les nombreuses luttes locales sur les projets de chaufferies CSR : « Pire encore que le bois. Vous ajoutez les #Pfas et tout un tas de polluants. Il faut une prise de conscience nationale. »

    A Strasbourg, Thomas Bourdrel, lui aussi médecin et à l’origine du collectif Air santé climat, se désole de l’absence de débat : « J’ai l’impression de revivre la promotion du diesel par les pouvoirs publics, avec cette capacité des politiques à fermer les yeux devant une réalité scientifique. » Son alerte remonte à 2019, lors de la mise en route de l’une des toutes premières chaufferies CSR dans un quartier populaire de Strasbourg. Depuis, selon une note de janvier 2026 de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, 44 projets sont à l’étude… En toute opacité : la liste de leur emplacement n’est pas publique et les riverains en apprennent l’existence très tardivement. Libération publie en exclusivité la carte d’une partie de ces incinérateurs nouvelle génération sur les rails.

    [...] « On crée des verrous économiques en misant sur un flux constant de déchets sur la durée. » Pauline Debrabandère, responsable plaidoyer de Zero Waste France, en est convaincue : « Les industriels n’ont aucun intérêt à une réduction de déchets, vu qu’ils gagnent de l’argent en les brûlant. »

    [...]

    La France est championne européenne du nombre d’incinérateurs, et… mauvaise élève en recyclage. Seuls 26% de nos emballages plastiques sont recyclés alors que l’objectif était d’atteindre 50 % en 2025. Résultat : 1,5 milliard d’euros de pénalités versées à l’Union européenne l’année dernière. « Je pense qu’il faut maintenant bouger », a réagi, penaud, Emmanuel Macron, exigeant l’ouverture d’une concertation en vue d’actions concrètes, « la consigne de bouteilles pourra en faire partie ». L’association Zero Waste pointe le peu d’argent public consacré à la prévention et au tri des déchets, qui est pourtant la première alternative pour éviter de multiplier les chaufferies CSR. Cela représentait 1 % du budget des collectivités locales en 2022, contre 39 % pour le traitement. La construction des incinérateurs représente des dizaines de millions d’euros et les contrats d’exploitation se chiffrent pour certains en milliards. Une fois en route, l’installation carbure jour et nuit, sept jours sur sept… pendant vingt-cinq ans en moyenne.

    Chaque four est dimensionné pour un tonnage précis, établi à l’avance dans le cahier des charges. 350 000 tonnes annuelles à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle), 43 460 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), plus de 400 000 tonnes à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), selon des documents internes consultés par Libération. « Pour avoir la meilleure rentabilité, il faut alimenter en quantité constante », explique, sous couvert d’anonymat, un ingénieur un temps dans le business. Les fours fonctionnent même les jours de canicule, les préfets le savent : pendant la phase de démarrage, il y a toujours plusieurs heures sans aucune filtration des fumées.

    Pour s’assurer un « gisement » suffisant − c’est le terme utilisé −, les industriels voient loin. Ainsi dans sa délibération votée fin décembre, le Conseil de #Paris a validé la possibilité de ratisser dans un rayon de 300 kilomètres pour alimenter la chaufferie qu’il souhaite installer à Vitry-sur-Seine, à cinq kilomètres de la capitale.

    [...] Sur le sujet, les lignes politiques sont, pour le moins, floues. A Paris, le projet de chaudière CSR a été ficelé par Dan Lert, élu écologiste, et compte parmi ses opposants Mathilde Panot, député LFI du Val-de-Marne. Tandis qu’à Montpellier, René Revol, un proche du patron des Insoumis, soutient le projet du maire socialiste Michaël Delafosse…

    [...]

    Autre cas d’école : Comité 21, une association qui « accompagne les acteurs publics et privés pour faire converger les initiatives et construire des réponses collectives aux défis écologiques, sociaux et économiques ». Cette association est présidée par Antoine Pellion qui est aussi le directeur adjoint du groupe Idex, en charge de développer des centrales d’énergie à partir de CSR. Avant de rejoindre le groupe privé, Antoine Pellion était au cœur de l’appareil de l’Etat. Secrétaire général à la planification écologique entre 2022 et 2025, après avoir été conseiller environnement de Macron en début de premier mandat. Mieux : en 2014, il faisait partie du cabinet de la ministre de l’écologie Ségolène Royal au moment même où se tricotait la loi transition écologique qui donne un cadre légal aux chaufferies CSR. Mélange des genres ? Contacté, Antoine Pellion n’a pas donné suite.

    L’Etat soutient à fond la filière. C’est inscrit dans « la Stratégie nationale bas-carbone » et la programmation pluriannuelle de l’énergie 2026-2035 », rappelle-t-on chez Dalkia, « ravi » que Libération s’intéresse à cette filière en devenir.

    Les chaufferies CSR sont, de fait, boostées par des centaines de millions d’argent public. Entre 2016 et 2024, sept appels à projets ont ainsi été lancés par l’#Ademe, l’agence publique de la transition écologique. Soit 21 projets et 240 millions d’euros de subventions engagées. En 2023, 23 % du fonds économie circulaire (71 millions) a servi à soutenir des projets de chaufferies CSR, note la sénatrice Christine Lavarde (LR), membre de la commission des finances dans un récent rapport d’information. Qui s’étonne, au passage, que des sociétés du CAC40 et cabinets de conseil soient éligibles à cet argent public.

    Le robinet des subventions s’est refermé l’année dernière avec la crise budgétaire. Valérie Jouvin, cheffe du service de valorisation des déchets à l’Ademe, le regrette : « Nous n’avons plus de ligne budgétaire dédié. Mais nous continuons d’accompagner les projets en cours. » A Montpellier, François Vasquez, ancien élu en charge des déchets, enrage. « L’institution chargée de notre transition écologique finance des incinérateurs déguisés, et donne une caution morale aux élus. » Le nouveau maire de Lannemezan, Laurent Lages (sans étiquette), le formule ainsi : « Quand l’Ademe soutient, on a vite fait de penser que c’est un bon projet. » Quel que soit le lieu ? Dans l’analyse des dossiers, l’emplacement, et notamment la proximité avec des #écoles, des habitations ou un hôpital, n’entre pas dans les critères de l’Ademe. « Une réglementation existe, les services de la préfecture et la direction régionale de l’environnement (Dreal) mènent des études d’impact et délivrent les autorisations. Nous, on s’assure que les feux sont verts », répond Thierry Rolland, en charge d’accompagner la filière à l’Ademe.

    L’opportunité des CSR est-elle débattue en interne ? Thierry Rolland balaye : « Non. Les craintes des riverains sont entendables, mais il faut bien faire quelque chose de nos déchets non recyclés. Mieux vaut les brûler que les enfouir. » Pour Francis Finot, cette argumentation s’arrête en chemin : « La combustion ne fait pas tout disparaître. Elle crée des poussières très toxiques en partie captées par les filtres… qui sont ensuite enfouies. »

    Ce soutien public aux CSR pénalise, par ricochet, les solutions alternatives. « Vous avez beau proposer des solutions de recyclage, c’est compliqué de rivaliser. Les élus cherchent la solution la moins chère et la plus rapide », raconte, dépité, un entrepreneur du secteur, qui s’exprime sous anonymat de peur de se mettre des élus à dos.

    Dans ses pronostics optimistes, l’Ademe table sur 20 millions de tonnes de CSR potentiellement mobilisables en 2040, contre un million aujourd’hui. « Une partie pourrait partir à l’exportation », précise Roland Marion, directeur de l’économie circulaire, rappelant l’objectif fixé par le secrétariat à la planification écologique d’atteindre 4 millions d’ici 2030. Dans une note publiée au creux de l’été 2025 sur l’impact environnemental de la filière, l’agence admet que vu « que plus des 2/3 du potentiel de CSR est issu de déchets d’activités économiques et que la composition est fortement incertaine, il n’a pas été possible de définir une composition précise du CSR ». Ces déchets sont donc classés comme non dangereux sans en connaître la composition. A fortiori le cocktail des molécules porté à haute température. Amélie Boespflug, du collectif 3R, en reste sans voix : « Et cela ne questionne aucun responsable de ce pays ? »

  • Près de Naples, sur la « #terre_des_feux », le #pape Léon XIV déplore une « terre qui a payé un lourd tribut »

    Ce territoire sert, depuis la fin des années 1980, de #décharge et de site d’incinération illégale contaminant l’#air, les #sols et les #nappes_phréatiques. Depuis 2013, une série d’#enquêtes_parlementaires a conclu à la #négligence des autorités et, dans certains cas, à leur #complicité.

    Le pape Léon XIV a visité, samedi 23 mai, à #Acerra, près de #Naples, au cœur de la « terre des feux » ravagée par des décennies de #décharges_illégales contrôlées par la #mafia, une pollution massive qui empoisonne les habitants.

    Situé entre Naples et #Caserte, en Campanie, ce territoire du sud de l’Italie aux près de 3 millions d’habitants doit son surnom aux nombreux sites illégaux d’incinération à ciel ouvert de #déchets_industriels, souvent importés du nord de la péninsule, qu’il compte. Depuis des décennies, les sols, les nappes phréatiques et l’air y sont contaminés par des #métaux_lourds, des #dioxines et des #particules_fines. Les conséquences sanitaires sont particulièrement alarmantes, avec des taux de #cancers supérieurs à la moyenne nationale.

    Le pape a ainsi dénoncé, dans un premier discours, « un mélange mortel d’#intérêts obscurs et d’#indifférence envers le #bien_commun, qui a empoisonné l’environnement naturel et social ». Cette visite est d’autant plus symbolique qu’elle intervient au 11e anniversaire de l’encyclique Laudato si’, un manifeste historique du pape François sur la protection de l’environnement.

    La « terre des feux », également connue sous le nom de « #triangle_de_la_mort », sert de décharge et de site d’incinération illégale depuis la fin des années 1980. Plutôt que de payer des sommes exorbitantes pour faire traiter légalement leurs #déchets_toxiques, des entreprises ont versé à la mafia locale de la #Camorra une fraction du coût pour se débarrasser de tout, des plaques d’#amiante brisées aux #pneus de voiture et aux conteneurs de #colle_industrielle. Depuis 2013, une série d’enquêtes parlementaires a conclu à la négligence des autorités et, dans certains cas, à leur complicité.

    Le pape appelle à un « sursaut de #dignité et de #responsabilité »

    « Dans la vie, nous comprenons que plus une #beauté est fragile, plus elle exige d’attention et de responsabilité », a dit le souverain pontife. « Voilà, mes très chers, la raison principale de ma présence aujourd’hui à Acerra : confirmer et encourager ce sursaut de dignité et de responsabilité que tout cœur honnête ressent lorsque la vie naît et se trouve aussitôt menacée par la mort », a poursuivi Léon XIV devant les fidèles.

    « Cette terre a payé un lourd tribut, elle a enterré nombre de ses fils, elle a été témoin de la souffrance d’enfants et d’innocents », a poursuivi le pape américain devant une foule estimée à environ 15 000 personnes par les autorités.

    Léon XIV a enfin tenu « à remercier ces “pionniers” qui, grâce à leur engagement courageux, ont été les premiers à dénoncer les maux de cette terre et à attirer l’attention sur la réalité occultée et niée de son empoisonnement : je pense en particulier aux membres des associations écologistes ».

    Depuis son élection en mai 2025, #Léon_XIV a affiché une attention particulière aux questions environnementales, dans la lignée de son prédécesseur argentin. Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements estivaux en Italie, qui incluent notamment une étape sur l’île méditerranéenne de Lampedusa en juillet.

    ▻https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/05/23/sur-la-terre-des-feux-le-pape-leon-xiv-deplore-une-terre-qui-a-paye-un-lourd
    #Campanie #pollution #contamination #eau #terra_dei_fuochi

  • [Podcast] À #Glomel, #jean-yves_jégo mène bataille contre l’extension de la mine d’andalousite d’Imerys
    ▻https://splann.org/podcast-imerys-glomel-jean-yves-jego

    Jean-Yves Jégo est une figure de l’opposition à l’extraction d’andalousite par #Imerys à Glomel (22). En mars 2026, c’est lui qui a signalé au procureur de Saint-Brieuc le déversement de produits chimiques commis au sein de la mine cinq ans plus tôt. #antoine_chao et #william_petit l’ont rencontré. #reportage. L’article [Podcast] À Glomel, Jean-Yves Jégo mène bataille contre l’extension de la mine d’andalousite d’Imerys est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Pollutions #aménagement_du_territoire #Andalousite #capitalisme #carrière #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #déchets #Douar_Bev #écologie #environnement #extraction #industrie #Jean-Daniel_Bourdonnay #Mines_de_Rien #multinationale #podcast #pollution #port_du_légué #poussières #zone_humide

  • Imbottigliati. Inchiesta sul mercato dell’acqua minerale che ci sommerge di plastica

    L’Italia detiene un primato paradossale: è il primo consumatore europeo di acqua in bottiglia, nonostante una rete pubblica sicura e controllata.

    “Imbottigliati” va oltre l’etichetta e svela i meccanismi di un business miliardario che ci lascia in un mare di Pet.

    Dalle concessioni pagate pochi centesimi all’oligopolio dei grandi marchi (otto gruppi controllano il 70% del mercato), l’inchiesta smonta il greenwashing e le promesse di purezza che si traducono in tonnellate di rifiuti.

    Perché i consumi continuano a crescere, malgrado borracce e campagne ambientali? Tra Pfas, plastic tax sospesa e diffidenza verso il rubinetto, questo libro mostra come ogni sorso sia una scelta politica: bene comune o merce?

    ▻https://altreconomia.it/prodotto/imbottigliati
    #livre #plastique #eau #eau_en_bouteille #eau_minérale #Italie #PET #business #déchets #choix_politique

  • « Penser depuis la montagne d’ordures », un ouvrage dirigé par Bénédicte Florin, Lucie Taïeb, Raphaëlle Guidée, Claudia Cirelli et Adeline Pierrat

    ▻https://raison-publique.fr/3761

    Décharges à la périphérie, poubelles invisibles, circuits de collecte : où vont nos restes ? Ce livre entraîne le lecteur dans des zones de relégation, à la rencontre de celles et ceux qui travaillent ou vivent au contact des déchets. Longtemps tenus à distance, les rebuts imposent aujourd’hui leur force matérielle : ils s’accumulent, résistent, débordent nos catégories, et disent quelque chose de notre monde au temps de l’anthropocène. En croisant enquêtes de terrain et lectures d’oeuvres (fiction, poésie, récit documentaire, roman graphique), les contributions font dialoguer sciences sociales et études littéraires. Elles montrent comment la langue et les formes donnent sens aux paysages incertains des décharges, déplacent nos émotions – du dégoût à la fierté – et interrogent les logiques de la mise au rebut. Car il n’existe pas de déchet pur : ce qui est jeté est toujours relatif à des pratiques, des usages ou des luttes. En ouvrant la possibilité d’un « au-delà du déchet », l’ouvrage invite enfin à regarder autrement les rebuts qui nous entourent… et les mots qui nous enjoignent à leur prêter attention.

    #environnement #déchets

  • Déchets toxiques : le crime discret qui empoisonne la planète

    Ils traversent les océans sans attirer l’attention, dissimulés dans des conteneurs banalisés ou maquillés en marchandises recyclables. Pourtant, derrière ces flux invisibles se joue un trafic mondial de déchets toxiques aux conséquences sanitaires et environnementales considérables.

    Selon un nouveau rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), rendu public mercredi, le commerce illégal de déchets alimente une pollution toxique croissante, tout en enrichissant réseaux criminels et entreprises peu scrupuleuses.

    « Notre étude montre que le trafic de déchets reste extrêmement difficile à détecter, à enquêter et à poursuivre », souligne Candice Welsch, directrice de l’analyse des politiques et des affaires publiques à l’ONUDC, dans un communiqué de presse accompagnant la parution du rapport. « Ce n’est pas un défi abstrait : il entraîne une pollution toxique de l’eau potable, des océans, des sols et bien plus encore ».

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/15/les-dessous-des-dechets/#comment-72363

    #international #déchet

  • Waste as a new form of colonialism in Africa and Asia - Agenzia Fides
    ▻https://www.fides.org/en/news/77340-Waste_as_a_new_form_of_colonialism_in_Africa_and_Asia

    11 February 2026 by Cosimo Graziani

    The search for rare earths for energy transition is often regarded as a form of neo-colonialism, and today it is the area in which this phenomenon manifests itself most clearly, especially due to its geopolitical and economic effects. However, there are other neo-colonial practices that are less visible but with equally negative consequences at the local level. One of these is the export of waste to Africa and Asia by Western countries, particularly the export of plastic, clothing, and electronic waste. The export of waste to the Global South is a phenomenon that has been ongoing for decades and that in the past was addressed through attempts to regulate and stem, notably with the drafting of the Basel Convention on the Control of Transboundary Movements of Hazardous Wastes (1989). In addition to halting waste movements, the Convention also aimed to assist developing countries in the ecological management and disposal of waste.
    Unfortunately, despite its intentions, the Convention failed to produce concrete results in international waste management. On the contrary, the situation has worsened over the years. The global export of waste has been dubbed “Waste Colonialism,” precisely because it remains a form of exploitation by countries with a colonial past over their former colonies.
    The most traditional form of this colonialism concerns the export of plastic, which was initially not included in the Basel Convention and was only included in 2019 with the introduction of a specific amendment.
    For years, China was one of the main destinations for exported waste; however, it stopped importing plastic and other waste in 2018. As happens in all economic mechanisms affected by restrictions, trade flows subsequently shifted toward other destinations in Asia, beginning with countries such as Malaysia, Vietnam, and Indonesia (...)
    #colonialism #economy #geopolitics #pollution #environment #healthcare

  • Les déchets et leurs usages (XIXe-XXIe siècle)
    ▻https://metropolitiques.eu/Les-dechets-et-leurs-usages-XIXe-XXIe-siecle.html

    Ce dossier pluridisciplinaire réunit des contributions qui mettent en perspective l’histoire et le présent des #déchets dans nos sociétés contemporaines. En présentant leurs usages multiples et parfois controversés, il souligne que la gestion des déchets revêt une dimension éminemment politique. ---- ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ L’extraction intensive d’énergie et de matériaux est au cœur de défis économiques, sociaux et environnementaux des sociétés industrielles. À la surexploitation de #Dossiers

    / déchets, #recyclage, #histoire, #inégalités, #travail, #pollution

    ▻https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-intro_dossier_dechets.pdf

  • Vieni via con me

    “Raccontare come stanno le cose vuol dire non subirle”

    Otto capitoli, otto storie, un ritratto unico dell’Italia di oggi firmato dall’autore del bestseller internazionale Gomorra. Roberto Saviano scava dentro alcune delle ferite vecchie e nuove che affliggono il nostro Paese: il mancato riconoscimento del valore dell’Unità nazionale, il subdolo meccanismo della macchina del fango, l’espansione della criminalità organizzata al Nord, l’infinita emergenza rifiuti a Napoli, le troppe tragedie annunciate. Accanto alla denuncia c’è anche il racconto – commosso e ammirato – di vite vissute con onestà e coraggio: la sfida senz’armi di don Giacomo Panizza alla ’ndrangheta calabrese, la lotta di Piergiorgio Welby in nome della vita e del diritto, la difesa della Costituzione di Piero Calamandrei. Esempi su cui possiamo ancora contare per risollevarci e costruire un’Italia diversa.
    Ideato e condotto da Roberto Saviano e Fabio Fazio, Vieni via con me è stato l’evento televisivo degli ultimi anni, più seguito delle partite di Champions League e dei reality show. Ora è anche un libro che racconta queste storie in una forma ampiamente rivista e arricchita. Facendole diventare, ancora una volta, storie di tutti.

    ▻https://www.feltrinellieditore.it/opera/vieni-via-con-me-1
    #livre #Roberto_Saviano
    #démocratie #macchina_del_fango #démocratie #délégitimation #martiri_di_Cerace #Locride #mafia #liberté_d'expression #Giovanni_Falcone #Rocco_Chinnici #honneur #baptême #picciotto_d'onore #fratelli_di_sangue #contrasto_onorato #rites #giuramento #hiérarchie #Polsi #bunker #déchets #écomafia #sous-sol #Compare_Nuzzo #Carmelo_Novella #mariages #Aspromonte #Madonna_delle_Montagne #Domenico_Oppedisano #Vincenzo_Mandalari #Pino_Neri #Pasquale_Zappia #Carlo_Antonio_Chiriaco #contrôle_du_territoire #Gianfranco_Miglio #répression #restauration #aménagement_du_territoire #sous-traitance #appels_d'offre #Naples #Terra_dei_Fuochi #Naples #ecoballe #Impregeco #Ce4 #Casalesi #Na1 #Na3 #Fibe #Impregilo #Nicola_Cosentino #camorra #écomafia #Villaricca #Operazione_Mosca #Sergio_Orsi #Michele_Orsi #Eco4 #Caserta #santé_publique #cancer #Parco_del_Vesuvio #Terzigno #Giacomo_Panizza #Don_Giacomo #Torcasio #Giampà #Giovanni_Torcasio #Lamezia_Terme #Progetto_Sud #Antonio_Torcasio #L'Aquila #tremblement_de_terre #Casa_dello_Studente #élections

  • À Saint-Brieuc, une chasse aux dépôts d’ordures à coup de « pièges photographiques » à la légalité douteuse
    ▻https://splann.org/saint-brieuc-ordures-cameras-vizzia

    La ville de Saint-Brieuc dirigée par #hervé_guihard (Place Publique) a récemment installé un dispositif de #vidéosurveillance algorithmique pour détecter les dépôts sauvages d’ordures et faciliter la verbalisation. Un dispositif dont la pratique et la légalité posent question. L’article À Saint-Brieuc, une chasse aux dépôts d’ordures à coup de « pièges photographiques » à la légalité douteuse est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #cnil #déchets #environnement #intelligence_artificielle #libertés_publiques #municipales #ordures #police #police_municipale #propreté #saint_brieuc #salubrité #start_up #vizzia

  • La #voirie parisienne à l’épreuve de ses résidus
    ▻https://metropolitiques.eu/La-voirie-parisienne-a-l-epreuve-de-ses-residus.html

    Au XIXe siècle, l’usage des routes et des voies parisiennes génère boues et poussières : leur maintenance est un enjeu constant. Paul Lesieur revient sur cette difficulté qui occupe les services de la ville, gestionnaires et ingénieurs. La constitution du réseau routier français au XIXe siècle ne repose pas uniquement sur le tracé des routes à l’échelle du territoire. Il est en priorité nécessaire de garantir la pérennité de l’infrastructure. Or, les sources de dégradation sont multiples. #Essais

    / #déchets, voirie, #Second_Empire, #histoire, #histoire_urbaine, #route, #infrastructures, #Paris

    ►https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lesieur.pdf

  • La #voirie parisienne à l’épreuve de ses résidus
    ▻https://metropolitiques.eu/La-grande-voirie-parisienne-a-l-epreuve-de-ses-excretas.html

    Au XIXe siècle, l’usage des routes et des voies parisiennes génère boues et poussières : leur maintenance est un enjeu constant. Paul Lesieur revient sur cette difficulté qui occupe les services de la ville, gestionnaires et ingénieurs. La constitution du réseau routier français au XIXe siècle ne repose pas uniquement sur le tracé des routes à l’échelle du territoire. Il est en priorité nécessaire de garantir la pérennité de l’infrastructure. Or, les sources de dégradation sont multiples. #Essais

    / #déchets, voirie, #Second_Empire, #histoire, #histoire_urbaine, #route, #infrastructures, #Paris

    ►https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lesieur.pdf

  • Près de #Naples, dans la « #Terre_des_feux », la vie trop courte des jeunes gens contaminés par les #déchets_toxiques

    En janvier 2025, l’Italie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour violation du droit à la vie, dans le scandale de la « Terre des feux ». L’État italien a deux ans pour commencer à agir. Près d’un an après, la situation n’a quasiment pas bougé.

    Assise à l’ombre, un peu à l’écart de l’allée centrale, elle a sa propre chaise dépliante, qu’elle rangera à son départ près de la tombe de son fils. Les visiteurs, nombreux en ce 1er novembre, veille de la Fête des défunts, la reconnaissent et la saluent. Concetta leur répond d’un sourire discret, en tournant très légèrement la tête pour ne pas quitter Vincenzo des yeux. « 2017 », nous arrête-t-elle d’entrée de jeu lorsque nous nous approchons, comme si elle n’avait plus que ces quatre chiffres à la bouche. « Il est mort en 2017 d’un #cancer des os. Il avait tout juste 30 ans. Il venait de se marier et d’avoir un petit garçon. » Sur la tombe, un jeune homme en costume, cheveux gominés et demi-sourire aux lèvres, fixe éternellement sa mère. Apposés à sa photo, ces quelques mots : Vincenzo De Sena, 1987-2017.


    ▻https://www.lefigaro.fr/international/pres-de-naples-dans-la-terre-des-feux-les-vies-trop-courtes-des-enfants-du-
    #pollution #Italie #terra_dei_fuochi #Campanie #déchets #condamnation #justice #CEDH #santé #décès #santé_publique

  • Éboueurs et balayeurs face aux paradoxes de leur condition
    ▻https://metropolitiques.eu/Eboueurs-et-balayeurs-face-aux-paradoxes-de-leur-condition.html

    Qui sont les #éboueurs et balayeurs du secteur public et que pensent-ils de leur condition professionnelle et sociale ? Hugo Bret aborde l’évolution récente de ce métier dans une étude sociologique menée dans la région francilienne. Un groupe professionnel indispensable à la vie de la cité reste pourtant invisibilisé et méconnu : celui des éboueurs et des balayeurs du secteur public. Ces #ouvrier·es ont été fugitivement salués pour leur rôle joué en « seconde ligne » lors de la crise sanitaire. #Terrains

    / éboueurs, #classes_populaires, #déchets, #sale_boulot, ouvrier, #fonction_publique, #stratification_sociale, espace (...)

    #espace_public
    ▻https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_bret.pdf

  • Biodéchets : le tri à la source, et après ?
    ▻https://metropolitiques.eu/Biodechets-le-tri-a-la-source-et-apres.html

    Les communes incitent désormais la population à trier leurs #déchets alimentaires. Selon la chercheuse Élisabeth Lehec, l’organisation collective pour les gérer est peu compatible avec une réduction des déchets sur le long terme. Fin 2024, une minorité de Français avait accès au tri à la source des #biodéchets, selon Le Monde ; près de la moitié de la population, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Que le verre soit jugé à moitié vide ou à moitié plein, une nouvelle sémantique #Essais

    / déchets, #déchets_organiques, biodéchets, #services_urbains, proximité, #réseaux, #compostage, #méthanisation

    #proximité
    ►https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lehec.pdf

  • Report: Over 33% of All Food Produced Globally is Wasted

    One-third of all food produced globally goes to waste, a staggering statistic that highlights a critical issue in our global food system. This waste occurs at various stages of the food supply chain, from production to consumption, and has far-reaching consequences for the environment, economy, and society.

    Approximately 1.3 billion metric tons of food are wasted annually, representing about 24% of the world’s food supply in caloric terms.

    This massive amount of waste occurs while 783 million people are affected by hunger and a third of humanity faces food insecurity. The disparity between food waste and food insecurity underscores the urgent need to address this global challenge.
    Where Food Waste Occurs
    Household Waste

    Households are the largest contributors to food waste, responsible for 60% of the global total. In 2022, households wasted 631 million metric tons of food, equivalent to at least one billion meals being wasted every single day. On average, each person wastes 79 kg of food annually

    The food service and retail sectors account for the remaining 40% of food waste, with 290 million metric tons and 131 million metric tons wasted respectively. In the UK, the hospitality and food service sector alone generates around 920,000 tonnes of food waste annually.
    Economic Impact
    Globally, the toll of food loss and waste on the economy is estimated at roughly USD 1 trillion
    – In the UK, the average household spends £470 on food that ends up in the bin every year
    – The value of food wasted by UK households each year is estimated to be around £14 billion

    Environmental Consequences

    Food waste has significant environmental impacts:

    - It generates 8–10% of global greenhouse gas emissions, which is almost five times the total emissions from the aviation sector
    - Food waste contributes to biodiversity loss by taking up the equivalent of almost a third of the world’s agricultural land
    - In the UK alone, food waste generates approximately 25 million tonnes of greenhouse gas emissions annually

    Global Variations

    Contrary to popular belief, food waste is not just a “rich country” problem. The average per capita household food waste levels differ by only 7 kg per year between high-income, upper-middle income, and lower-middle income countries.

    - The UK produces the largest amount of food waste in Europe.
    - In the United States, 30–40% of the food supply goes to waste, equating to approximately 36 million tonnes annually.
    - Australia wastes around 7.3 million tonnes of food annually, with an economic cost of about AUD 20 billion.

    China

    China’s food waste situation is a complex issue influenced by cultural practices, rapid urbanization, and economic growth. Despite efforts to curb waste, the country still sees significant amounts of food lost annually, particularly at the consumption stage. In response, the Chinese government has implemented several initiatives to address the problem.

    The “Clean Plate Campaign,” launched by President Xi Jinping in 2020, aims to reduce food waste by encouraging individuals and businesses to adopt more sustainable consumption habits.

    This was followed by the Anti-Food Waste Law in 2021, which imposes fines on businesses that promote excessive food consumption and bans “binge-eating” videos on social media. Local governments have also introduced creative measures, such as Wuhan’s “N-1” dining model and Shanghai’s deposit system at buffets, to further discourage wasteful practices.

    Despite these efforts, China still faces challenges in reducing food waste, with over 35 million tonnes wasted annually. The effectiveness of these policies remains to be fully assessed, as cultural attitudes and consumer behaviors continue to play a significant role in the persistence of food waste across the country

    10 countries that waste the most food, focusing primarily on per capita food waste:

    1. Kuwait — 230.38 kg per capita (2024 estimate)
    2. Maldives — 204.39 kg per capita (2024 estimate)
    3. Tunisia — 172.83 kg per capita (2024 estimate)
    4. Dominican Republic — 157.47 kg per capita (2024 estimate)
    5. Egypt — 155.19 kg per capita (2024 estimate)
    6. Seychelles — 154.04 kg per capita (2024 estimate)
    7. Syria — 153.94 kg per capita (2024 estimate)
    8. Tanzania — 145.28 kg per capita (2024 estimate)
    9. Nigeria — 173.62 kg per capita (2021 data)
    10. Rwanda — 155.40 kg per capita (2021 data)

    Kuwait: Affluence

    Kuwait’s high per capita income and subsidized food prices lead to overconsumption and a lack of concern for food waste. The culture of abundance and displaying wealth through lavish meals contributes significantly to food waste.

    Maldives: Tourism

    The tourism-dependent economy of the Maldives results in high food waste due to the hospitality industry’s tendency to overproduce and cater to diverse tastes. Buffet-style meals and strict food safety regulations in resorts often lead to excess food being discarded.

    Tunisia: Overproduction

    Tunisia’s agricultural sector often produces more than the market demands, leading to surplus food that goes to waste. This overproduction is sometimes due to lack of accurate market forecasting and inefficient distribution systems.

    Dominican Republic: Inefficiency

    Inefficiencies in the food supply chain, including poor storage facilities and transportation issues, contribute to significant food loss before it reaches consumers

    Egypt: Overpurchasing

    Cultural norms and shopping habits in Egypt often lead to overpurchasing, especially during religious festivals and social gatherings. This results in excess food that often spoils before consumption.

    Seychelles: Imports

    As a small island nation, Seychelles heavily relies on imported food, which can lead to waste due to transportation delays, oversupply, and limited storage facilities

    Syria: Conflict

    The ongoing civil war in Syria has disrupted food production, distribution networks, and storage facilities, leading to significant food waste amidst food insecurity

    Tanzania: Infrastructure

    Inadequate infrastructure, including poor roads, limited cold storage facilities, and unreliable electricity supply, contributes to food spoilage and waste throughout the supply chain

    Nigeria: Distribution

    Nigeria faces challenges in efficiently distributing food from areas of production to areas of consumption, leading to food spoilage and waste This is often due to poor transportation networks and lack of proper storage facilities.

    Rwanda: Poverty

    While poverty might seem counterintuitive to food waste, in Rwanda it contributes to waste through lack of proper storage facilities, limited access to refrigeration, and the inability to purchase food in smaller quantities

    It’s important to note that while these countries have high per capita food waste, in terms of total volume, larger countries like China, India, and the United States generate significantly more food waste overall due to their larger populations:

    China: approximately 91 million tons annually
    India: approximately 68 million tons annually
    United States: approximately 19 million tons annually
    Addressing the Issue

    Efforts to reduce food waste are gaining momentum globally:

    The United Nations has set a goal to halve food waste by 2030 as part of its Sustainable Development Goals
    - Countries like Japan and the UK have shown that significant reductions are possible, with decreases of 31% and 18% respectively
    - The UK government has set a target to reduce food waste by 20% by 2025, with WRAP aiming for a 50% reduction by 2030

    Composting?

    Composting is a promising solution to food waste, transforming organic waste into valuable soil nutrients while reducing landfill contributions and greenhouse gas emissions.

    Several notable projects highlight the potential of composting to engage communities and improve sustainability. The NYC Compost Project has expanded since the 1990s to include multiple community sites, significantly reducing waste and fostering urban gardening. Seattle’s P-Patch Program, established in the 1970s, encourages community gardening and composting, promoting local food production. San Francisco’s Mandatory Composting Law has increased composting rates by requiring separation of organic waste. Boston’s community gardens have developed composting systems that enhance soil health, while Portland, Oregon, hosts numerous community-led composting initiatives.

    Despite these successes, composting faces challenges such as managing odors, attracting pests, and requiring significant resources and public participation.

    Contamination, inconsistent feedstock, and regulatory hurdles can complicate industrial composting, while home composting may struggle with space, time, and knowledge constraints.
    Vegan Diets or Food Waste?

    While both reducing food waste and adopting vegan diets are crucial for environmental sustainability, the latter offers a more profound impact due to the extensive environmental implications of plant-based diets.

    A global shift to veganism could reduce greenhouse gas emissions from food production by up to 70% by 2050, significantly more than what can be achieved by merely reducing food waste.

    This is because animal agriculture is a major source of emissions, requiring extensive land and water resources, and contributing to deforestation and biodiversity loss.

    In contrast, plant-based diets are more land and water-efficient, reducing the need for agricultural expansion and conserving natural habitats. Additionally, plant-based diets have a lower pollution footprint, as they do not involve the same level of manure and runoff associated with animal farming.

    While reducing food waste addresses inefficiencies in the current food system, shifting to plant-based diets represents a systemic change that can lead to more significant and lasting environmental benefits.

    This transition not only mitigates climate change but also promotes biodiversity protection and resource conservation, making it a more comprehensive solution to the environmental challenges posed by the global food system.

    ▻https://medium.com/@hrnews1/report-over-33-of-all-food-produced-globally-is-wasted-fb153954675c
    #gaspillage_alimentaire #alimentation #gaspillage #déchets #statistiques #chiffres #monde

  • Les dessous des déchets

    Les déchets saturent notre planète. Tandis que les discours dominants pointent la consommation individuelle et glorifient le recyclage, ils occultent les responsabilités industrielles, les inégalités sociales et les ravages environnementaux. Repenser les déchets, c’est questionner nos modes de production, nos logiques de consommation et les rapports de pouvoir pour construire des alternatives justes et durables.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/15/les-dessous-des-dechets/#more-100583

    #international #dechet