• A #Vittel, #Nestlé entre faux verdissement et vrais #déchets

    Dans les #Vosges, les sécheresses répétées amplifient la bataille de l’#eau qui oppose Nestlé aux autres consommateurs d’#eau_potable. Sous son vernis écologique, la #multinationale suisse, révèle « Libération », est soupçonnée de dissimuler des décharges sauvages de plastique, au risque de polluer la nappe phréatique qui remplit ses bouteilles d’eau estampillées Vittel, #Contrex et #Hépar.

    C’est un confetti de quelques kilomètres carrés dans le sud des Vosges, coincé entre Vittel et Contrexéville. Sur ce territoire s’étend le royaume français de Nestlé. C’est également ici que jaillit l’eau commercialisée par la multinationale sous les marques Vittel, Hépar et Contrex, générant 245 millions de chiffre d’affaires annuel. La nappe phréatique qui produit ces juteuses eaux minérales se retrouve menacée de pollution par des #décharges_sauvages. Des dépôts appartenant depuis de nombreuses années au géant de l’#eau_minérale, comme nous sommes en mesure de le révéler.

    Le lieu n’est connu que de quelques riverains. Un secret de Polichinelle, dans une région où Nestlé et ses 900 emplois font la loi. Munie d’un parapluie, à quelques centaines de mètres de Vittel, Christiane Vuattoux joue aux guides. La professeure à la retraite fait partie des Vosgiens qui ont pris les armes médiatiques contre la multinationale de l’eau, écœurés par ses pratiques. Les deux pieds dans la glaise, elle jauge ce qu’elle appelle « la montagne ». « C’est hallucinant parce que des arbres ont poussé dessus ! » s’exclame-t-elle en désignant le sommet de la masse de terre et de plastique qui se dresse devant elle en lisière d’un bois vosgien, sur le territoire officiellement protégé où sont embouteillées les eaux minérales de Nestlé.

    Malgré les nombreuses alertes lancées auprès de l’industriel et de la mairie de Vittel depuis sa découverte de la décharge sauvage, en 2014, la « montagne » de Christiane Vuattoux n’a pas bougé d’un pouce. « Je les ai même ramenés ici, se souvient-elle au sujet de la visite d’employés mandatés par une filière de Nestlé, sur les lieux. Ils m’ont dit “Ne vous inquiétez pas, on va tout enlever !” » Depuis, plus rien.

    Colline de #bouteilles plastique

    Venu prêter main-forte à la professeure retraitée pour sonder la décharge à la recherche de preuves de l’implication de Nestlé, Bernard Schmitt est un habitué des promesses non tenues. Sa compagne Renée-Lise Rothiot et lui-même sont à la pointe du combat citoyen contre le géant de l’eau en bouteilles et dirigent un collectif devenu le relais incontournable pour tous les lanceurs d’alerte de la région, à l’instar de Christiane Vuattoux. A les voir arpenter la colline de bouteilles plastique, bêche dans une main, appareil photo dans l’autre, on comprend vite qu’ils en ont vu d’autres. Le couple de médecins retraités se dit malgré tout « sidéré » par cette décharge qui s’étend sur une centaine de mètres de long et une dizaine de hauteur. « Tout près d’ici, il y a les cinq forages Hépar, qui est l’eau la plus superficielle exploitée sur Vittel », rappelle Bernard Schmitt.

    Ce que les militants ignorent, c’est que Nestlé a discrètement tenté de faire le ménage suite aux premiers signalements, en 2014. Du moins en surface. C’est ce que révèle à Libération un entrepreneur vosgien qui souhaite garder l’anonymat. Début 2014, un haut cadre de Nestlé le contacte pour lui confier une mission hautement sensible : ôter les bouteilles de la décharge qui ont refait surface au fil des ans et qui commencent à attirer l’attention des promeneurs, dans ce petit bois en lisière de prairie. Il s’agit du directeur d’#Agrivair, la filiale « verte » de Nestlé qui organise chaque année des ateliers pédagogiques pour apprendre aux enfants « les bons gestes avec les déchets ». Cette filiale est propriétaire du terrain depuis 2001, selon un document fiscal que nous avons pu consulter.

    Les employés de l’entreprise du bâtiment travaillent sur le site pendant trois jours. « Les bennes étaient mises à disposition par Nestlé et les bouteilles repartaient chez eux, se souvient le chef d’entreprise, facture à l’appui. On a enlevé les bouteilles les plus visibles, en bas du talus. » Une mission interrompue par Nestlé dès que celles-ci furent ôtées, sans que la multinationale ne juge utile de s’attaquer à la face immergée de l’iceberg. Coût de l’opération : 6 312 euros.

    Autre décharge, mêmes méthodes. L’imposante tractopelle mord dans le mille-feuille de déchets plastique qui émerge, sur un terrain boueux situé à dix minutes de l’usine d’embouteillage de #Contrexéville. Les mains enfoncées dans les poches de leurs imperméables, les frères Thouvenin observent le ballet de la machine, mâchoires serrées. En 2014 déjà, les deux agriculteurs vosgiens dénoncent l’enfouissement discret de déchets par la multinationale suisse sur ce terrain, devant une caméra de France 5. Sollicitée à l’époque par les réalisateurs du documentaire, Nestlé promettait de s’occuper du problème. Six années plus tard, les détritus continuent de se désagréger dans le sol, représentant un risque de pollution des nappes phréatiques.
    Silence radio

    Des pratiques hors-la-loi, rappelle Aurore Chaigneau, professeure de droit à l’université Paris-Nanterre. « Même sur sa propriété, on n’a pas le droit de polluer. Il existe des règles relatives aux décharges sauvages ou à l’abandon de déchets qui peuvent trouver application », explique la spécialiste du droit de propriété, rappelant qu’un propriétaire a « quelques obligations environnementales ». Une analyse que partage Jean-François Fleck, président de Vosges Nature Environnement. « On se pose la question de la réglementation en vigueur à l’époque où ces déchets ont été enfouis, mais en tout état de cause ça s’est fait de manière sauvage, ça n’est pas enregistré à notre connaissance comme site pollué. C’est très grave parce qu’on ne connaît pas la destination future de ces terres. On va demander que ces terrains soient réhabilités aux frais de l’entreprise », prévient-il, redoutant la pollution des nappes phréatiques du secteur.

    Contactée par Libération, l’entreprise n’a pas répondu à nos nombreuses questions, que ce soit sur les risques de pollution de la nappe phréatique ou la dépollution des sites. Malgré ce silence radio, le dossier pourrait bien prendre une tournure administrative. Selon un courrier de la préfecture des Vosges que nous avons pu consulter, l’inspection des sites classés « s’est saisie du dossier ».

    « On se disait qu’il y aurait une prise de conscience et qu’ils allaient tout retraiter, mais au final ils se moquent de tout », lâche le cadet des Thouvenin en désignant les bâches plastifiées et bouchons de bouteilles exhumés par l’engin de chantier. Dans ce coin du Grand-Est, ce sont plus de 1,5 milliard de bouteilles estampillées Vittel, Contrex ou Hépar qui sont produites chaque année par l’entreprise helvète. Dans le secteur, rares sont les familles qui n’ont pas au moins un membre qui « travaille à l’usine ». Comprendre l’un des deux établissements de Nestlé. Face au géant qui « mutile, assèche et se fait du fric », les Thouvenin l’assurent : ils ne sont plus seuls à dire stop. « Il y a de plus en plus de monde qui a envie de charger le fusil. »

    Signe de la fébrilité de la multinationale de l’eau, une plainte a été déposée contre l’un des frères Thouvenin pour « violation et dégradation de propriété privée en réunion ». Une plainte qui lui a été notifiée lors d’une convocation à la gendarmerie de Vittel, le 22 mai, comme l’intéressé le confie à Libération. Ce qu’on lui reproche : s’être introduit sur le terrain de Nestlé pour y dénoncer l’imposante décharge sauvage.

    #Pompages illégaux

    Dans ce contexte de plus en plus tendu, Bernard Schmitt et Renée-Lise Rothiot sont devenus les porte-parole des révoltés de l’eau. Quelques jours avant d’explorer la décharge de bouteilles signalée par Christiane Vuattoux, pelle à la main, les deux médecins à la retraite donnaient une conférence de presse sur un dépôt illégal jouxtant un terrain appartenant à Agrivair. Leur message était clair : contrairement à ce qu’elle affirme, Nestlé ne peut ignorer la présence de tous ces déchets à ses portes. « Depuis, pleins de gens nous ont signalé des décharges », se réjouit Bernard Schmitt.

    Quelques mois auparavant, c’était une plainte collective contre Nestlé pour « exploitation de forages et prélèvements d’eau sans autorisation » sur les communes de Vittel et Contrexéville qui occupait le couple, aux côtés de la fédération écologiste France Nature Environnement et de l’UFC-Que Choisir. Plus d’un milliard de litres d’eau auraient ainsi été pompées sans autorisation par Nestlé, dans une région où les arrêtés sécheresse rythment chaque été. Avant de quitter les lieux de la décharge sauvage, Bernard Schmitt jette un œil à la cagette que sa compagne remplit de bouteilles tout juste déterrées. « On présentera ces échantillons à notre prochaine action », glisse cette dernière en ajustant ses lunettes ruisselantes.

    Les décharges illégales ne sont que le dernier épisode de la colère qui enfle contre Nestlé dans ce coin paupérisé des Vosges, où la bataille pour l’eau fait de plus en plus de bruit. Si la production d’énergie rafle les deux tiers des prélèvements d’eau en France, le tiers restant doit être réparti entre l’agriculture, l’industrie (dont les géants de l’eau minérale comme Nestlé) et les usagers. Sur le secteur de Vittel et Contrexéville, l’embouteilleur suisse n’est pas que le premier employeur, dont les marques d’eau font la fierté du territoire depuis le XIXe siècle. Il est également – et de loin – le premier consommateur industriel d’eau.
    « Porte du désert »

    Dans la rue du cimetière de Valfroicourt, entre Vittel et Epinal, les époux Chevrier sont la mémoire vivante de cet affrontement pour l’or bleu. « L’accès à l’eau est un droit qu’il faut défendre », lâche l’exploitant retraité. Sa compagne et lui-même ont vu arriver l’eau courante dans le village en 1972. Quatre ans plus tard, la commune décidait de privatiser la fontaine publique, vestige de l’époque où il fallait porter la précieuse ressource par seaux entiers jusque chez soi. « Pas question ! » pour les Chevrier, qui décident de s’enchaîner à la fontaine avec une paire d’amis et quelques pancartes. Prise de court, la commune fera marche arrière, rapidement imitée par d’autres.

    Près de cinquante ans après leur coup d’éclat, c’est un projet contesté de pipeline d’eau potable qui a remis les deux retraités en selle. Avec un nouvel ennemi en ligne de mire : Nestlé. En 2018, la commission locale de l’eau a souhaité acheminer de l’eau potable aux habitants de trois communes dont Vittel depuis une nappe située à une quinzaine de kilomètres de là – notamment sous Valfroicourt. Si l’objectif affiché par les élus locaux est de soulager la nappe phréatique en déficit chronique, le message qu’ils envoient est dévastateur : ce serait aux habitants d’aller boire ailleurs, et non à l’industriel suisse de baisser ses prélèvements.

    « Nous avons déjà deux forages sur notre commune, qui alimentent 21 communes du secteur, on craignait qu’en venant forer sur notre nappe on se retrouve en rupture de stock », expose Jean-Marie Chevrier. Pour signifier son opposition au projet soutenu par Nestlé, l’agriculteur érige un monument de paille au bord de la départementale qui traverse Valfroicourt, barrée de l’inscription « Porte du désert ».

    Face à la mobilisation citoyenne, les tuyaux du pipeline ne seront finalement pas posés. Afin de reprendre la main dans ce dossier embarrassant, la préfecture des Vosges a annoncé la création d’un « observatoire indépendant des ressources en eau » d’ici 2022, qui devra revoir la répartition de l’eau sur le secteur. Longtemps complaisant avec le producteur d’eau minérale, le préfet a prévenu : « Les besoins en eau potable des populations à partir des seules ressources locales [sont] prioritaires ».

    https://www.liberation.fr/resizer/QNfu1KwO-lfq5cYgJSmNNd_uLOo=/1440x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(644x456:654x466)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/GSHVL53FBFELPBZOANOF5BSK3Q.jpg

    Les échos du combat vosgien pour l’eau sont parvenus jusqu’aux oreilles de Mathilde Panot. La députée La France insoumise de la 10e circonscription du Val-de-Marne en est convaincue : « Vittel est l’exemple de ce qui se passe de plus fort en termes de main basse sur l’eau par des intérêts privés avec des conséquences dramatiques. » Les sécheresses des dernières années sont pour elles le signal que le législateur doit intervenir. « Nous ne pouvons pas laisser des multinationales continuer à faire du profit et à gaspiller l’eau alors qu’on en a impérativement besoin », assure la présidente de la toute jeune commission d’enquête sur l’industrie de l’eau. Début avril, elle a embarqué des députés en TGV pour aller constater les décharges vittelloises de Nestlé.

    En attendant le rapport parlementaire, attendu début juillet et qui sera sans doute un nouveau pavé dans la mare de Nestlé Waters, Mathilde Panot a pu cuisiner les cadres de l’entreprise suisse. Lors d’une audition en visioconférence le 22 avril, elle interroge Sophie Dubois, la directrice générale de Nestlé Waters France, sur l’inaction de la société suite aux alertes concernant ses deux décharges sauvages. La responsable de la multinationale ne voit pas le problème. « Nous avons engagé un diagnostic de la situation en 2019. Nous aurons le résultat de nos analyses cet été, ce qui nous permettra de prendre les mesures les plus adaptées pour résorber cette situation en accord avec les services de l’Etat », balaye-t-elle.
    Prise illégale d’intérêts

    Interrogée sur les cinq années séparant les premières alertes et la commande de ce « diagnostic », la patronne de Nestlé Waters France relativise : « Ça ne fait pas si longtemps par rapport à l’existence de ces anciens dépôts de déchets, qui datent des années 60 et 70 et dont Nestlé Waters a hérité. » Un délai également justifié par… le temps qui s’est écoulé sans que rien ne soit fait. « La situation est complexe à gérer parce que la végétation a repoussé sur ces sites, qui se sont reboisés naturellement », conclut la responsable de Nestlé à propos de cet « héritage du passé ».

    Dans le rapport de force entre Nestlé et une partie de la société civile, les mauvaises nouvelles sont aussi judiciaires. Suite à un signalement de l’association anticorruption Anticor à l’encontre de l’ex-présidente de la commission locale de l’eau, cette élue locale et l’association présidée par son mari, passé par l’entreprise suisse, devront répondre d’accusations de prise illégale d’intérêts en faveur de la multinationale devant le tribunal de Nancy, en septembre. Il leur est notamment reproché d’avoir favorisé le projet de pipeline d’eau potable malgré leurs liens avec l’entreprise concernée. Chez les Schmitt, les pancartes sont déjà prêtes pour le jour du verdict.

    https://www.liberation.fr/environnement/pollution/a-vittel-nestle-entre-faux-verdissement-et-vrais-dechets-20210526_XU3VVCV

    #eau #eau_en_bouteille #extractivisme

  • Triptyque au pavot #3
    [archives - #zad #NDdL - 26 mai 2018]
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51205313913

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    Carrefour de la Saulce, Zone a Defendre de Notre-Dame-des-Landes, le 26 mai 2018.
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    site de la zad : https://zad.nadir.org
    toutes les archives du suivi des opérations militaires du 6 avril au 26 mai 2018 en fin d’article ici : https://web.archive.org/web/20210408230804/https://nantes.indymedia.org/articles/41573
    .
    ¡ Notre-Dame-des-Luttes : https://vu.fr/valk_zadNDDL
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  • La Face cachée des #énergies_vertes

    Voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires… La transition énergétique laisse entrevoir la promesse d’un monde plus prospère et pacifique, enfin libéré du pétrole, de la pollution et des pénuries. Mais cette thèse officielle s’avère être un mythe : en nous libérant des combustibles fossiles, nous nous préparons à une nouvelle dépendance à l’égard des métaux rares. De graves problèmes écologiques et économiques pour l’approvisionnement de ces ressources stratégiques ont déjà commencé. Et si le « monde vert » qui nous attend se révélait être un nouveau cauchemar ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61421_1

    #film #film_documentaire #documentaire

    #COP21 #COP_21 #transition_énergétique #technologie #technologies_vertes #voiture_électrique #énergies_propres #extractivisme #mines #green-washing #greenwashing #délocalisation_de_la_pollution #pétrole #métaux_rares #néodyme #cobalt #graphite #lithium #photovoltaïque #énergie_solaire #énergie_éolienne #éolienne #solaire #dépendance #RDC #République_démocratique_du_Congo #Australie #Chili #Bolivie #Indonésie #Chine #industrie_minière #Mongolie #Terres_rares #eaux_usées #radioactivité #réfugiés_des_technologies_vertes #eau #IDPs #déplacés_internes #cuivre #santé #Chuquicamata #cancer #Aliro_Boladas #centrales_à_charbon #modèle_économique_extractiviste #énergies_renouvelables #engie #Norvège #charbon #hypocrisie #green_tech #zéro_émissions #changement_climatique #Jean-Louis_Borloo #ADEME #Renault #bornes_électriques #Rapport_Syrota #Jean_Sirota #BYD #EDF #Photowatt #Péchiney_métallurgie #magnésium #nationalisme_des_ressources #Bolivie #recyclage #déchets #décharges_sauvages #Neocomp #fausse_transition #sobriété #progrès_technologique #décroissance #énergies_renouvelables

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    déjà signalé par @odilon sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/888273

    • « La face positive des énergies vertes »

      Le documentaire « La face cachée des énergies vertes » est passé fin novembre sur Arte. Truffé d’erreurs et d’arguments partisans, allant jusqu’à comparer le problème des pales d’éoliennes, soit disant non recyclables, à celui posé par les déchets nucléaires !

      Autre exemple : ce documentaire assène que les énergies vertes et que les batteries nécessitent obligatoirement l’utilisation de terres rares. Ce n’est pourtant pas du tout l’avis de l’Ademe. D’autre part, le photovoltaïque n’utilise jamais de terres rares. Et pour l’éolien et les voitures électriques, leur utilisation dans les moteurs à aimants permanents permet de gagner en performances, mais cet usage n’est ni systématique, ni indispensable.

      Cet article présente :

      – La quinzaine d’erreurs grossières parmi les très nombreuses qui émaillent ce documentaire.
      – Le cercle vertueux du photovoltaïque et de l’éolien : plus on en installe, plus on réduit les émissions de gaz carbonique.
      – Que nos voitures contiennent davantage de terres rares que les voitures électriques sans moteurs à aimants permanents.
      – Pour qui roule le journaliste Guillaume Pitron, à l’origine de ce documentaire.

      En se fondant sur les avis qui se colportent, principalement sur la production des terres rares utilisées dans les énergies vertes, Guillaume Pitron, qui a enquêté dans une douzaine de pays, nous fait visiter quelques sites d’exploitation qui portent atteinte à l’environnement et à la santé des travailleurs.

      Hélas ce documentaire est gâché autant par sa partialité, que par de très nombreuses erreurs grossières.

      https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2390
      https://seenthis.net/messages/894307

    • Geologic and anthropogenic sources of contamination in settled dust of a historic mining port city in northern Chile: health risk implications

      Chile is the leading producer of copper worldwide and its richest mineral deposits are found in the Antofagasta Region of northern Chile. Mining activities have significantly increased income and employment in the region; however, there has been little assessment of the resulting environmental impacts to residents. The port of Antofagasta, located 1,430 km north of Santiago, the capital of Chile, functioned as mineral stockpile until 1998 and has served as a copper concentrate stockpile since 2014. Samples were collected in 2014 and 2016 that show elevated concentrations of As, Cu, Pb, and Zn in street dust and in residents’ blood (Pb) and urine (As) samples. To interpret and analyze the spatial variability and likely sources of contamination, existent data of basement rocks and soil geochemistry in the city as well as public-domain airborne dust were studied. Additionally, a bioaccessibility assay of airborne dust was conducted and the chemical daily intake and hazard index were calculated to provide a preliminary health risk assessment in the vicinity of the port. The main conclusions indicate that the concentrations of Ba, Co, Cr, Mn, Ni, and V recorded from Antofagasta dust likely originate from intrusive, volcanic, metamorphic rocks, dikes, or soil within the city. However, the elevated concentrations of As, Cd, Cu, Mo, Pb, and Zn do not originate from these geologic outcrops, and are thus considered anthropogenic contaminants. The average concentrations of As, Cu, and Zn are possibly the highest in recorded street dust worldwide at 239, 10,821, and 11,869 mg kg−1, respectively. Furthermore, the contaminants As, Pb, and Cu exhibit the highest bioaccessibilities and preliminary health risk indices show that As and Cu contribute to elevated health risks in exposed children and adults chronically exposed to dust in Antofagasta, whereas Pb is considered harmful at any concentration. Therefore, an increased environmental awareness and greater protective measures are necessary in Antofagasta and possibly other similar mining port cities in developing countries.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5922233

      #santé #mines

    • L’association #Vernunftkraft

      Aufgeklärte und deshalb zu Recht besorgte Bürger dieses Landes (https://www.vernunftkraft.de/bundesinitiative) erkennen hinsichtlich der Rationalität energiepolitischer Entscheidungen nicht hinnehmbare Defizite.

      Die Zerstörung von Wäldern zwecks Ansiedlung von volkswirtschaftlich sinnlosen Windindustrieanlagen ist dabei die Spitze des Eisbergs.

      Zentrale Elemente der gegenwärtigen Energiepolitik sind extrem unvernünftig.

      Daher möchten wir der Vernunft Kraft geben.
      https://www.vernunftkraft.de

    • La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique

      En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole.

      Dès lors, c’est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte – le récit clandestin d’une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d’une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu’à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu’elle s’était donné pour mission de résoudre.

      http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-La_guerre_des_m%C3%A9taux_rares-9791020905741-1-1-

      #livre #Guillaume_Pitron

    • Rapport ADEME 2012 :

      Énergie et patrimoine communal : enquête 2012

      L’enquête « Énergie et patrimoine communal » est menée tous les cinq ans depuis 1990. Elle porte sur les consommations d’énergie et les dépenses payées directement par les communes sur trois cibles principales : le patrimoine bâti, l’éclairage public et les carburants des véhicules.

      https://www.ademe.fr/energie-patrimoine-communal-enquete-2012

      –—

      Rapport ADEME 2015 :


      Scénarios 2030-2050 : une vision énergétique volontariste

      Quel mix énergétique pour les années 2030-2050 ? L’ADEME actualise son scénario Énergie Climat et propose des mesures pour contribuer à la déclinaison du plan CLIMAT.

      Les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, confirment la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. Dans le contexte actuel de mise à jour de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’actualisation du scénario énergie-climat de l’ADEME vient contribuer aux réflexions pour mettre en oeuvre ces objectifs.

      Cette contribution est double : d’une part, l’actualisation des « Visions énergétiques » de l’ADEME, qui souligne l’enjeu que représente l’atteinte des objectifs ambitieux inscrits dans la loi, et d’autre part, l’étude « Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone », qui propose une liste de mesures concrètes à mettre en oeuvre.

      https://www.ademe.fr/recherche-innovation/construire-visions-prospectives/scenarios-2030-2050-vision-energetique-volontariste

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

    • En #Géorgie, la révolte de la “capitale du #manganèse” contre une exploitation hors de contrôle

      Le développement de technologies comme les voitures électriques a fait grimper la demande de manganèse. À #Tchiatoura, où cette ressource est abondante, on en paie les conséquences : excavations à tout-va, paysage saccagé, maisons qui s’effondrent, et main-d’œuvre mal payée.

      La grogne sociale monte depuis 2019 dans le district de Tchiatoura, ancienne “capitale” soviétique de la production de manganèse. Depuis trois mois, 3 500 mineurs sont en #grève pour réclamer la hausse de leurs salaires (qui ne dépassent pas 250 euros) et une meilleure assurance maladie. À la mi-mai, quelques mineurs du village de #Choukrouti, près de Tchiatoura, se sont cousus la bouche et ont entamé une #grève_de_la_faim, rapporte le site géorgien Ambebi.

      Face au silence des autorités locales et nationales, depuis le 31 mai, dix familles font un sit-in devant l’ambassade des États-Unis (la puissance occidentale la plus influente en Géorgie), à Tbilissi, la capitale. “Les gens réclament des compensations pour leur maison et demandent l’aide des diplomates étrangers”, pour rappeler à l’ordre la compagnie privée #Georgian_Manganese, filiale géorgienne de la société britannique #Stemcor, explique le site Ekho Kavkaza.

      Les habitants protestent contre les dégâts écologiques, économiques et culturels causés par une extraction intensive à ciel ouvert du manganèse. Utilisé dans la fabrication de l’acier, la demande pour ce métal est en forte croissance, notamment pour les besoins de l’industrie des véhicules électriques, des piles, des batteries et circuits électroniques.

      #paywall

      https://www.courrierinternational.com/article/degats-en-georgie-la-revolte-de-la-capitale-du-manganese-cont

  • Sea_Terra

    Die SeaTerra GmbH hat über mehr als 20 Jahre internationale Erfahrung im Bereich der Kampfmittelsondierung, Räumung und Sprengung zu Wasser und zu Land. Wir setzen für unsere Arbeit hochpräzise und empfindliche Sensorik in Kombination mit modernen Positionierungssystemen ein, die weltweit einzigartig sind. Die SeaTerra verfügt über Sondier- und Räumschiffe und eigene Unterwasserrobotik (#ROV).

    Kampfmittelsondierung und Kampfmittelräumung ist Vertrauenssache. Rund 60 Mitarbeiter aus unterschiedlichsten Disziplinen und Fachrichtungen von Geophysik, über Geologe, Sedimentologen, Feuerwerker, Taucher, Ingenieure bis Archäologen jeden Tag die hohen/höchsten/strengsten Ansprüche, die unsere Kunden und wir uns selbst gesetzt haben.

    SeaTerra GmbH verfügt über eine eigene Entwicklungsabteilung, die stetig neue Verfahren und Technologien ermöglicht, um im Rahmen von Kundenprojekten effizient und kostengünstig ans Ziel zu gelangen.

    https://seaterra.de

    #dépollution #Allemagne #GEKA #explosifs #WWI #WWII #première_guerre_mondiale #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #déminage #bombes #dépollution_pyrotechnique #explosifs

    –-> vu dans le film documentaire

    #Déchets de guerre : des explosifs enfouis en héritage

    À chaque fois que des projets de construction de grande envergure (parcs éoliens, pose de câbles ou approfondissement de voies navigables) sont prévus dans les mers, les canaux ou les embouchures européens, Dieter Guldin et son équipe entrent en jeu. La raison est simple : plus d’un million et demi de tonnes de #matériel_militaire datant des guerres mondiales repose au fond de la #mer_du_Nord et de la #mer_Baltique.

    https://www.arte.tv/fr/videos/093707-011-A/arte-regards-dechets-de-guerre-des-explosifs-enfouis-en-heritage
    #guerre #mers

  • DOSSIER. Maine-et-Loire : ces friches industrielles encombrantes
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/angers/maine-et-loire-ces-friches-industrielles-encombrantes-2

    On estime entre 90 000 et 150 000 hectares la superficie occupée par les friches industrielles en France en 2020. Alors que l’emprise foncière en zone urbaine se fait rare, ces sites inoccupés sont devenus un véritable enjeu de société mais nécessitent souvent de coûteuses opérations de dépollution

    C’est une image dans le paysage que les riverains voudraient voir disparaître à La Possonnière. Cette ancienne usine, spécialisée dans le traitement des métaux, a aussi laissé des stigmates invisibles.

    Des analyses ont révélé des traces de substances toxiques, jusqu’à 100 fois la valeur tolérée. Pour les habitations les plus proches du site, impossible d’exploiter l’eau en sous-sol.

    « Les dernières études ont montré qu’il y avait encore des traces de solvants très importantes dans les eaux des pluies, explique Rémy Bonnevialle, président d’une association de riverains, il a donc été pris un décret par la municipalité de ne pas utiliser l’eau des pluies pour arroser les jardins et remplir les piscines pour un secteur »

    #friches_industrielles #dépollution #déchets #pollution_des_sols #gestion_écocidaire

  • Penser le politique par les #déchets

    Instruments et territoires de la gouvernance des déchets au #Liban
    Instruments and spaces of waste governance in Lebanon
    Jihad Farah et Éric Verdeil

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    Réparer, recoudre, restaurer… Des collectivités locales en tâtonnement
    Repair, sew up, restore… Local communities in the process of trial and error
    Julie Gobert et José-Frédéric Deroubaix

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    #Récup', #glanage, #zéro_déchet : une nouvelle conception du politique ?
    Recycling, gleaning, zero waste : a new conception of politics ?
    Isabelle Hajek

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    La triple politisation de la #tarification_incitative. Rapports de force, réagencements et effets d’un instrument politique
    The triple politicization of incentive pricing. Power relations, rearrangements and effects of a political instrument
    Kevin Caillaud et Renaud Nougarol

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    De la réglementation aux relations d’affaires, actions et instruments de publicisation de la gestion des #gravats [Texte intégral]
    From regulations to business relations, actions and publicity tools for rubble management
    Laëtitia Mongeard

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    Service public ou communs ? Les limites mouvantes de la #gestion_des_déchets dans les pays du Sud
    Public service or Commons ? Shifting boundaries of solid waste management in the Global South
    Mathieu Durand, Jérémie Cavé et Irène Salenson

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    Quand les déchets bousculent la politique locale d’une ville intermédiaire en crise (#Dolisie, #Congo)
    Une approche par la recherche – action
    When waste upsets the local politics of an intermediate city in crisis (Dolisie, Congo). A research - action approach
    Adeline Pierrat, Florian Marchadour et Renaud Colombier

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    The politics of waste picking : reflections from the upscaling of a co-management model for recyclable waste in Buenos Aires (Argentina) [Texte intégral]
    Les politiques de #collecte_des_déchets : réflexions de la montée en gamme d’un modèle de #cogestion des #déchets_recyclables à #Buenos_Aires (#Argentine)
    Sebastián Carenzo et Santiago Sorroche

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    Faire collectif avec les déchets : essai sur l’ordre public #rudologique
    Working collectively with waste : an essay on rudological public order
    Rémi Barbier

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    La politisation des déchets en #Campanie. Conversation à trois voix
    Entretien avec #Claudia_Cirelli et #Fabrizio_Maccaglia
    The politicization of waste in Campania. Three voices conversation
    Marco Armiero, Giacomo D’Alisa et Salvatore Paolo De Rosa

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/16173

    #revue

  • France’s nuclear colonial legacy in Algeria

    President Emmanuel Macron’s recent statement that a “memories and truth” commission will be established to look into the history of the French colonisation of Algeria, has led to much public discussion over this bloody legacy. And in this context, the absence of apologies or offers of reparations by the French state has not gone unnoticed.

    One area of particular contention in this process is the ongoing and detrimental effects of France’s nuclear testing in Algeria, conducted throughout the 1960s.

    France conducted its first nuclear test known as the “#Gerboise_Bleue” in February 1960 in the Sahara Desert - an atomic bomb that was four times the strength of Hiroshima. A total of 17 tests were carried out, four of them atmospheric detonations, and 13 underground.

    Nuclear testing continued in the region until 1966, four years after the independence of Algeria from French colonial rule, due to a clause in the Evian Accords which were signed by the Provisional Government of the Algerian Republic (GPRA). The accords established the parameters for Algerian independence. The defeated colonial power demanded to be able to continue to destroy Algeria’s environment and poison its people.

    At the time of the tests, around 40,000 people lived in the affected area, and the tests had a horrific effect on these communities. Many were impacted directly, while others were poisoned over time due to the radiation. In fact, 60 years after Gerboise Bleue, babies are still being born with illnesses and malformations.

    The destruction caused to the land and animal species in the Sahara is also often overlooked. The radiation has caused a reduction in livestock and biodiversity as well as the vanishing of certain migratory birds and reptiles. The tests even led to the movement of sand dunes.

    “These nuclear tests need to be seen in the context of a cruel and inhuman colonial experience that was synonymous with expropriation, genocide, racism and pauperisation,” explains Hamza Hamouchene, co-founder of Algeria Solidarity Campaign and Environmental Justice North Africa.

    Nuclear waste remains in the region with the French state refusing to take action to - literally - clean up its (radioactive) mess. The International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN) called on the French government to take responsibility for the long-term damage that it has caused.

    In a report last year, the Nobel Peace Prize winning group highlighted that, “The majority of the waste is in the open air, without any security, and accessible by the population, creating a high level of sanitary and environmental insecurity”.

    In addition to all of this, Algeria is still waiting to be told where the toxic waste was buried, a demand that ICAN also stressed. Jean-Claude Hervieux, a French electrician who worked on the nuclear testing efforts in Algeria told DW, “When we left Algeria, we dug large holes and we buried everything”.

    Furthermore, doubt continues to shroud all the facts related to these and other colonial crimes committed by the French state as they scrambled to maintain power over Algeria, and later refused to even acknowledge the chapter in the country’s history. Important archives pertaining to the 132 years of occupation are yet to be returned or made public, for example.

    Mustapha Khiati, president of the National Foundation for Health Progress and Research Development (FOREM) in Algeria, states that France had actually conducted 57 nuclear tests. In addition to the 17 tests, which are often mentioned, another 35 took place in Hammoudia in the Reganne region of the Sahara, and five nuclear experiments in In Ecker.

    The list of colonial horrors linked to these tests includes rounding up Algerians from internment camps and prisons and tying them to pillars to analyse the impact of nuclear explosions on their skin.

    The victims of France’s nuclear tests were not limited to Algerians (then and now). The French government also faced backlash from former soldiers and settlers involved in the nuclear tests that were being conducted in Algeria. Veterans from the French colonisation of Polynesia have similarly since suffered the consequences of participating in these operations with little to no protection.

    The French nuclear test veterans’ association Aven, forced the state to recognise the suffering caused to some 150,000 military personnel. Despite decades of denying that the tests led to their infertility and illnesses, the government introduced a bill that would compensate these victims.

    Algerians, however, are yet to even receive a basic recognition for the consequences of these events. Just one Algerian among hundreds has reportedly been compensated so far.

    This all adds further clarity as to why Macron decided not to apologise or pay reparations for the colonial crimes committed by his Republic: Not only would the reparations be considerable, but they would involve generations of Algerians who continue to be plagued by the consequences of France’s desperate attempt to be recognised as a leading world power in the second half of the 20th century.

    As Hamouchene aptly stated, it’s not enough simply “denouncing these colonial and neo-colonial legacies, and raising awareness for the people whose health, bodies, land and livelihoods have been sacrificed in order to accumulate wealth and concentrate power […] we need to address these issues through a justice lens and through democratic and reparative ways (moral and material reparations)”.

    Given Macron has chosen “truth” as a key theme within the commission on French colonisation of Algeria, whether he will completely avoid recognition of this dark chapter - among many others - is yet to be seen.

    Nevertheless, let’s not hold our breath. Macron has been tactical in how he has approached the “reconciliation” that he has supposedly committed to with the Algerian state. He offers symbolic but broadly irrelevant gestures, and makes sure to avoid anything that could impact France’s economic and political grip (past, present and future) in North Africa.

    Returning the skulls of those Algerians barbarically killed for resisting French colonisation is meaningless in the face of the continued suffering and death of the earth, people and species in the Sahara desert at the hands of the same barbarians. The French left no trace of their “civilising mission”, despite their claims. Only death and destruction. Without recognition and reparation, that legacy will continue to live on.

    https://english.alaraby.co.uk/english/comment/2021/2/12/frances-nuclear-colonial-legacy-in-algeria

    #Algérie #nucléaire #colonialisme #colonisation #tests_nucléaires #Sahara #désert #bombe_atomique #déchets_nucléaires #Aven

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    En lien avec cela, sur seenthis :
    – Le #film #documentaire #At(h)ome : https://seenthis.net/messages/819398
    – « Sous le sable, la #radioactivité ! » : https://seenthis.net/messages/873214

  • Déchets italiens : derrière le scandale environnemental, une vaste affaire de corruption | Aïda Delpuech
    https://inkyfada.com/fr/2021/02/11/enquete-dechet-corruption-italie-tunisie

    Derrière ce qui aurait dû être un commerce comme un autre, un trafic illicite de déchets ménagers est peu à peu dévoilé : présentés par l’entreprise tunisienne comme des résidus plastiques voués à être triés, recyclés, puis renvoyés à l’étranger, ces déchets sont en réalité des ordures ménagères urbaines, collectées dans les environs de Naples et possiblement dangereuses. Source : Inkyfada

  • Le #nouveau_camp de #Lesbos, #Grèce, #Kara_Tepe, et la présumée #contamination au #plomb du terrain où il est construit (construction : #septembre_2020)

    #déchets #toxicité #pollution #armée #zone_militaire #plomb #santé #migrations #asile #réfugiés #camps_de_réfugiés #Lesbos #Grèce #îles_grecques #Moria_2.0

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    voir le fil de discussion sur Kara Tepe ici, auquel j’ai ajouté la question du plomb :
    https://seenthis.net/messages/875903

    ping @isskein @karine4

    • Refugee camp on toxic land, potentially life threatening for small children!

      The new “temporary” camp in Kara Tepe, Lesvos, is as we all know built partially on an old military firing range. For the government this already restricted area was perfect, it was already fenced in. As all military areas there is a lot of restrictions, the most important ones are the restrictions of movement and the restrictions on taking pictures.
      The camp area has been criticized by many, because it’s just not suited to house people, in flimsy tents when the winter is approaching. It’s at the sea, without any protection from heavy winds that usually pounds this area. The area also floods frequently, the tents are built straight on the ground, there is no drainage system. When it’s really starts to rain, and it will, there will be mud everywhere, outside and inside the tents. And if that wasn’t enough, it’s a high possibility, that the very land the camp is built on is toxic.
      As previously mentioned, it’s an old military firing range, that has been used by the military for decades. We can assume that the military has used a variety of weapons, that over the years, have packed the ground with hazardous materials. The main concern is the possibility of lead contamination. The presence of lead and lead dust is well documented on such sites as are the extreme danger to health if lead is absorbed by children. Children younger than 6 years are especially vulnerable to lead poisoning, which can severely affect mental and physical development. At very high levels, lead poisoning can be fatal.
      As we all know, UNHCR are assisting the Greek authorities in resettling displaced families, many of them children, on this new site. They have a special responsibility, due to their involvement, to assure that the area used is suitable and safe to live on. UNHCR have rehoused displaced families on highly toxic land in the past, and should have learned by their previous mistakes.
      Following the war in Kosovo in 1999, UNHCR rehoused displaced families on highly toxic land. This is also well documented, particularly so on a website that followed the situation over a number of years. www.toxicwastekills.com
      It resulted in childrens’ blood lead levels higher than instruments could measure. There is no level of lead so low that children’s health will not be damaged. Very young children often absorb it through licking lead paint etc as they find it pleasant. This is also well documented. Pregnant women can transfer absorbed lead to foetuses through the placenta. It attacks all organs of the body but also causes irreversible brain damage. Now UNHCR is helping to place men, women and children on an old military firing range near Kara Tepe on Lesvos. This could be yet another deadly mistake in the making.
      Due to the fact that it took only 5 days to put up this camp, after the fire in Moria, it’s highly unlikely that any proper survey has been taken. This new site requires urgent toxicity checking by independent experts to reveal whether lead is present on the new site, which could indicate an evacuation might be necessary to protect the lives of vulnerable children. The concern has already been addressed by email to Astrid Castelein, head of the UNHCR sub office on Lesvos, and the main UNHCR office in Greece, so far without any reply.
      Some areas in the camp has been leveled out by bulldozers, in other areas soil from the leveled areas has been reused as landfill. By doing so, things that has been buried in the ground for decades has resurfaced, possibly making the situation even worse. Residents in the camp have found remains of ammunition casings and grenades around the tents, and military personnel have been observed using metal detectors in the outskirts of the camp. To see small children who have fled war, play with used ammunition in a European refugee camp, should raise some questions.
      If this isn’t enough, a proposal to create a new “reception and identification centre” structure with a capacity of 2,500 people, and a planned 500 employees overall, in the area of the former shooting range of Kamenos Dasos (Camlik) in central Lesvos seems to have been passed, as the majority of Mytilene municipal authority confirmed. These areas would never have been approved to build houses, schools or kindergartens, but seems to be more than good enough for these children..
      https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/lead-poisoning/symptoms-causes/syc-20354717

      https://www.facebook.com/AegeanBoatReport

    • Greece : Migrant Camp Lead Contamination

      Inadequate Government Response; Lack of Transparency Put Health at Risk

      The Greek government should release test results and other vital information about lead contamination in a migrant camp on Lesbos island to protect the health of residents and workers, Human Rights Watch said today.

      After testing soil samples in November, the government confirmed publicly on January 23, 2021 the presence of dangerous levels of lead in the soil in the administrative area of the Lesbos camp. It says that samples from residential areas showed lead levels below relevant standards but did not release the locations where samples were collected or the actual test results. The government has yet to indicate that it will take the necessary steps to adequately assess and mitigate the risk, including comprehensive testing and measures to remove people from areas that could be contaminated.

      “The Greek government knowingly built a migrant camp on a firing range and then turned a blind eye to the potential health risks for residents and workers there,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at Human Rights Watch. “After weeks of prodding, it took soil samples to test for lead contamination while denying that a risk of lead exposure existed. It did not make the results public for over seven weeks, and has yet to allow independent experts to analyze them or vow to take the necessary steps to protect residents and workers and inform them about the potential health risks.”

      Human Rights Watch published a report in December documenting that thousands of asylum seekers, aid workers, and United Nations, Greek, and European Union employees may be at risk of lead poisoning in the Lesbos camp. Greek authorities built the new camp, Mavrovouni (also known as new Kara Tepe), on a repurposed military firing range. It now houses 6,500 people. According to a government announcement on January 23, one out of 12 soil samples taken in November came back on December 8 with lead levels that “exceeded the acceptable limit.” The announcement also mentions some steps to mitigate the risk.

      Human Rights Watch has requested the Greek government and the European Commission, which financially supports the camp and with which the government shared the results, to release the testing plan and the test results, which should include such information as the levels of lead for each sample, the sample depths and exact locations, a complete history of the site with location specifity, the expertise of those conducting the testing, the sampling methodology, and information on chain of custody. To date, neither the Greek government nor the European Commission has made this information available.

      This lack of transparency means that it is impossible to assess the adequacy of the testing, evaluate what the results represent, or recommend specific strategies to address the identified risks. As a result, it is impossible to determine whether the measures laid out in the January 23 statement, such as adding new soil, gravel, and a cement base in some areas, are adequate to protect people who live and work in the camp.

      In early September, large fires broke out inside the Moria camp, the Reception and Identification Center on Lesbos, which was housing 12,767 migrants, mostly women and children. Within days, the authorities constructed Mavrovouni and said they would construct a new permanent camp. Young children and women of reproductive age are most at risk for negative effects from lead exposure.

      In a meeting with Human Rights Watch on January 20, Minister for Migration and Asylum Notis Mitarachi said that he hoped that the residents of Mavrovouni would not spend another winter there, but did not specify when the new camp would be ready. Construction has yet to begin.

      Mavrovouni functioned as a military firing range from 1926 to mid-2020. Firing ranges are well recognized as sites with lead contamination because of bullets, shot, and casings that contain lead and end up in the ground. Lead in the soil from bullet residue can readily become airborne, especially under dry and windy conditions, which are often present on Lesbos. Lead is highly toxic when ingested or inhaled, particularly to children and anyone who is pregnant or lactating. The World Health Organization (WHO) maintains that there is no known safe level of blood lead concentration. Lead degrades very slowly, so sites can remain dangerous for decades.

      After multiple representations by Human Rights Watch to various Greek authorities, the European Commission, the UN refugee agency, UNHCR, and the WHO, the Greek government and the EU Commission commissioned the Hellenic Authority of Geology and Mineral Exploration to take 12 soil samples on November 24. According to the government, 11 soil samples showed lead levels “below the acceptable limits for lead in soil,” based on Dutch standards.

      The 12th sample, taken from what authorities described as an “administrative area” on the Mavrovouni hill, “at the end of the firing range,” showed elevated levels of lead above acceptable limits, but authorities did not reveal the concentration of lead in the soil. Mitarachi told Human Rights Watch that the area that showed lead levels above acceptable limits was fenced off, but residents and two aid workers said there were no fences inside the camp in that area or signs warning of a contaminated area. At least five aid organizations have offices in that area. An aid worker said residents, sometimes as many as 200 and including children, line up there for support and information. Younger children risk ingesting lead as they play or sit on contaminated ground.

      Human Rights Watch was unable to determine whether the government shared any information with humanitarian agencies about the testing results, but calls with agencies including UNHCR and the WHO indicated that they were not aware of them prior to the January 23 release. A staff member from one aid organization there said that at least one aid worker in the camp is currently pregnant, and 118 camp residents are pregnant, based on November government data.

      An environmental expert whom Human Rights Watch consulted said that, given the potential size of the affected area and the likelihood that elevated levels are the result of historic activity, the fact that one out of 12 samples in an area came back positive should trigger further testing.

      International law obligates countries to respect, protect, and fulfill the right to the highest attainable standard of health. The UN special rapporteur on human rights and the environment’s Framework Principles on Human Rights and the Environment, which interpret the right to a healthy environment, emphasize the need for “public access to environmental information by collecting and disseminating information and by providing affordable, effective and timely access to information to any person upon request.” The Aarhus Convention, to which Greece is a party, provides a right to receive environmental information held by public authorities.

      Greek authorities should immediately release the results and testing plan to the public, and take measures to mitigate the risk to the health of camp residents and workers, Human Rights Watch said. The authorities should ensure that residents and workers are informed about the results and measures to protect their health in languages they can understand. The authorities should also urgently undertake further testing and allow independent experts to comment on investigative work plans, audit the soil testing process, and collect split samples (a sample that is separated into at least two parts so that testing can be carried out at two or more seperate laboraties in order to confirm results) or carry out independent testing.

      The European Commission, which financially supports Greece to manage the camp and has staff stationed there, EU agencies, Frontex, and the European Asylum Support office, as well as United Nations agencies, UNHCR, UNICEF, the IOM and the WHO, should urge Greek authorities to make the detailed results and testing plan public, and push authorities to find alternative and safe housing solutions for those affected, including the option of moving them to the mainland. The European Commission, which was given the results and testing plan by the Greek government, should also make public the detailed information it received on the results and the methodology of the testing, to allow independent experts to comment on the risk to residents and workers in the camps.

      “Greece and its EU partners have a duty to make sure that people who live and work in the Mavrovouni camp are safe,” Wille said. “That requires transparency about the risks as well as urgent steps to mitigate them.”

      Additional Information

      In its January 23 statement and in its meeting with Human Rights Watch on January 20, the Greek government made several inaccurate claims regarding remediation and protection of residents. In its statement, the government claimed that after soil samples were taken on November 24, “while awaiting the results” it removed the tents directly on the firing range strip. But satellite imagery and residents’ and workers’ statements indicate that no tents were removed until between December 11 and 16, after the test results were received.

      Satellite imagery and aid organization mapping of the camp shows that by January 10, 79 tents remained on the firing range, with 58 more at the base of the hill. The residents in those tents may be at increased risk of coming into contact with contaminated soil, particularly when it rains. In addition, after some tents were removed, three migrants and two aid workers told Human Rights Watch that residents have been using the area for football and other recreation. Authorities have not fenced off the area or notified residents of the health risks.

      Since the site was tested, major construction work and heavy rains in the area mean that potentially contaminated soil from the hill and firing range area may have moved to other parts of the camp, which warrants further testing.

      Human Rights Watch received information from multiple sources that on January 18, the International Organization for Migration (IOM), which runs two assistance programs in the camp, suspended its operations at its tent on the hill. In response to a Human Rights Watch query, IOM’s Chief of Mission in Greece confirmed that, “Following the announcements regarding lead detection outside the accommodation areas and while waiting for more information from the authorities, IOM staff has been advised to remain inside the residential area.”

      In an aid briefing on January 19, the sources said it was revealed that the decision was made because of elevated levels of lead found in the “blue zone” of the camp, an area that includes the firing range and the base of the hill where the IOM Helios tent is located, as well as other aid tents including that of Médecins du Monde (MdM), and the International Rescue Committee (IRC). IOM staff have yet to return to the camp, but aid workers still in the camp said there is still no fencing or signage around that area. According to the camp residents and two aid workers, and 24 photos and videos taken from inside Mavrovouni by the DunyaCollective, a media collective, since December, authorities have been moving large quantities of soil, including removing some from the hill behind the IOM Helios tent.

      On January 23, Medecins Sans Frontieres (Doctors without Borders or MSF) issued a statement raising its concerns at the lack of appropriate government and EU action in the face of the testing results. On January 26, a group of 20 nongovernmental groups issued a joint statement calling on the Greek authorities to immediately evacuate camp residents and transfer them to appropriate structures on the mainland and elsewhere, such as hotel units.

      Aerial footage from January 14 shows tents still present in the part of the camp built on the former firing range at that date starting at around 02:00.

      https://www.hrw.org/news/2021/01/27/greece-migrant-camp-lead-contamination

    • Greece: Lead Poisoning Concerns in New Migrant Camp

      Thousands of asylum seekers, aid workers, United Nations, and Greek and European Union employees may be at risk of lead poisoning in a new migrant camp that Greek authorities have built on a repurposed military firing range on the island of Lesbos, Human Rights Watch said today.

      Firing ranges are commonly contaminated with lead from munitions, nevertheless the authorities did not conduct comprehensive lead testing or soil remediation before moving migrants to the site in September 2020. Evidence collected by migrants moved to the site also indicated that authorities have also failed to clear all unexploded mortar projectiles and live small arms ammunition, which could injure or kill if disturbed or handled.

      “Putting thousands of migrant adults and children, along with aid workers, on top of a former firing range without taking the necessary steps to guarantee they would not be exposed to toxic lead is unconscionable,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at Human Rights Watch. “The Greek authorities should promptly conduct a comprehensive site assessment of soil lead levels and release the results.”

      In November and early December, Human Rights Watch interviewed four people living in the camp, two aid workers, one Greek migration ministry employee working in the camp, and four medical and environmental experts, and reviewed academic research on the risk of soil lead contamination at shooting ranges and medical research on the health risks of lead poisoning. Human Rights Watch did not have access to conduct on-site research, but analyzed photos and videos of the site and satellite imagery to confirm the firing range location.

      The Asylum and Migration Ministry began major construction work at the end of November at the site, called Mavrovouni camp, that could disturb any lead contaminated soil, further exposing residents and workers. The work to improve access to electricity and water and reduce the risk of flooding began despite warnings from Human Rights Watch of the potential of increased risk of lead poisoning.

      In early September, large fires broke out inside the Moria camp, the Reception and Identification Center on Lesbos that was housing 12,767 migrants, mostly women and child migrants. Within days, authorities constructed Mavrovouni (also known as new Kara Tepe) as a temporary camp and told people that they would begin construction of a new permanent camp for use by June 2021. According to the media, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi, has recently indicated the new camp will only be ready by Autumn 2021. Currently 7,517 people, mostly from Afghanistan and Syria, are staying at Mavrovouni, which started functioning as a military firing range in 1926 and was in use until the camp was constructed in September 2020, Mitarachi said.

      In response to letters from Human Rights Watch, Migration and Asylum Minister Notis Mitarachi stated in a November 19 letter that the camp had “no lead contamination,” but provided no evidence for the basis of that assertion. He said the government has agreed to conduct soil testing with the European Commission within one month, but has not revealed the nature of the testing, the areas to be tested, or the methodology. A Hellenic army representative called Human Rights Watch on December 1, stating his intention to respond to a letter received on November 4 from Human Rights Watch, raising urgent concerns. But no response has been received. On December 6, General Secretary for Asylum Seekers’ Reception Manos Logothetis, called Human Rights Watch to dispute the risk of lead contamination at the camp. He confirmed that no soil testing for lead had taken place prior to moving people to the camp, but said that authorities are awaiting the results of soil testing conducted recently in collaboration with the Institute of Geology and Mineral Exploration (IGME).

      “No one just shows up without a plan,” Dr. Gordon Binkhorst, vice president of global programs at Pure Earth, told Human Rights Watch. “Sharing of a well-founded work plan beforehand is key to transparency and ensuring confidence in the findings.” Greek authorities should allow independent experts to comment on investigative work plans, audit the soil testing process and collect split samples for independent testing.

      “The authorities should share documentation of work completed and a comprehensive site investigation work plan based on a review of the site history, contaminants of concern, a conceptual site model of how such contaminants are released to and migrated in the environment, and a comprehensive testing plan that evaluates the degree and extent of contamination in the environment, and potential exposure routes,” Dr. Binkhorst said.

      Firing ranges are well-recognized as sites with lead contamination because of bullets, shot, and casings that contain lead and end up in the ground. Lead in the soil from bullet residue can readily become airborne, especially under dry and windy conditions, which often exist on Lesbos. Lead is a heavy metal that is highly toxic to humans when ingested or inhaled, particularly by children and during pregnancy. It degrades very slowly, so sites can remain dangerous for decades.

      The World Health Organization maintains that there is no known safe level of lead exposure. Elevated levels can impair the body’s neurological, biological, and cognitive functions, leading to learning barriers or disabilities; behavioral problems; impaired growth; anemia; brain, liver, kidney, nerve, and stomach damage; coma and convulsions; and even death. Lead also increases the risk of miscarriage and can be transmitted through both the placenta and breast milk.

      Small children and women of reproductive age are at particular risk. According to Greek authorities, on November 19, 2,552 out of 7,517 people in the camp were children, 997 of them under age 5, and 1,668 were women – 118 of whom have said they are five or more months pregnant.Camp residents shared 17 photographs of items they said they had found in the ground around their tents, including an intact 60mm mortar projectile and a tail fin assembly for another 60mm mortar projectile, cartridge casings for rifle bullets, fired 12-gauge shotgun cartridges, and live pistol, rifle, machine gun, and shotgun ammunition. Intact munitions, such as 60mm mortar projectiles and small arms ammunition, pose an immediate explosive hazard and should be removed urgently from the area.

      “We try to stop our children from going to play up the hill because we know there might be bullets and other things the army didn’t clear that could be dangerous,” one camp resident said. Munitions containing lead can be extremely dangerous when swallowed by children or contaminate the soil, a medical expert told Human Rights Watch.

      The authorities should conduct a thorough and transparent assessment of lead levels in the soil and dust, as well as other possible pathways to exposure, and make the results publicly available. Any work that might increase exposure should be paused until after the soil has been tested or until people have been removed from the camp and housed in adequate facilities, Human Rights Watch said. If lead is present in the soil, authorities should provide free blood testing and treatment for camp residents, aid workers, police, and others who might have been exposed, prioritizing young children and women of reproductive age, and immediately move exposed residents to a safe location and remediate the contaminated areas.

      “The Greek government could be putting at risk families with young children, aid workers, and its own employees because it’s determined to hold asylum seekers on the island,” Wille said. “If this is where the government is trying to force asylum seekers to live on Lesbos, then all the more reason to transfer people to the mainland.”

      Tents on a Firing Range

      The Mavrovouni site sits on a large plot of military-owned land, some of which was used as a military firing range since 1926. The Asylum and Migration Ministry said that it covered the site with “new levels of soil” before the camp was opened.

      Human Rights Watch reviewed satellite imagery from before and after construction began on the camp on September 11, 2020. Imagery from before shows a firing range on part of the site next to Mavrovouni Hill. By September 28, more than 200 tents had been set up directly on the former firing range itself, with more tents on adjacent areas.

      Satellite imagery from June, before Moria camp was destroyed by fire, shows some basic clearance of vegetation cover within a rectangular strip that included the firing range, as well as a small section at the base of Mavrovouni Hill. From the imagery, it is impossible to determine the depth of the soil removal and whether the remediation of lead impacted soil was completed in accordance with prevailing standards and guidelines, or if it was just a superficial scraping of topsoil.

      Human Rights Watch was unable to determine what soil removal activities took place between June and September, when the camp opened, or of other activities to decontaminate the ground or where soil removed was disposed of. Given the speed of camp construction, it is very unlikely that authorities could have carried out remediation of lead-impacted soil before setting up the tents. Greek authorities have indicated that new soil was placed prior to construction of the camp, with no location indicated.

      Satellite imagery analysis, combined with a review of photos and videos of the firing range that were posted online in the spring, shows that the military was shooting from the southwest toward targets in the northeast, at the foot of Mavrovouni Hill. This suggests that soil on the hillside might also be contaminated by lead.

      Imagery recorded between September 14 and 16, shows at least 300 tents just south of the hill without any prior signs of soil clearance, with another at least 170 added in the following days. Imagery from late November shows further ground preparation southeast of the hill, and the construction of four large structures.

      Medical and environmental experts interviewed said it was risky to conduct further work in the camp without first conducting soil samples. “Disturbing this area will mobilize the lead in the soil and make it more vulnerable to dispersion from periodic rainfall, flooding, and wind erosion,” said Jack Caravanos, professor of global environmental health at New York University. Dr. Caravanos has visited and assessed dozens of lead-contaminated sites throughout the world and expressed dismay over how this site was chosen without proper environmental investigation.

      A European Commission official who is involved in migration policy with Greece said that the Greek Defense Ministry claimed that “no pieces of lead were observed on the ground” during construction or other work. Because lead dust is usually not visible, this claim raises concerns about the seriousness of the Greek government’s assessment.

      A source close to the police said that the government had considered turning the firing range into a camp site as early as 2015. At the time, authorities rejected the proposal for several reasons, the source said, including because it had been a firing range. It is unclear why the government ignored these concerns in 2020. A migration ministry employee working on the camp who spoke on the condition of anonymity said that in September, before Mavrovouni was selected, the government met with a few larger nongovernmental organizations, and discussed at least two or three alternative locations.

      Lead Contamination

      In his letter to Human Rights Watch, Minister Mitarachi said that the range had only been used for “small arms (straight trajectory), commonly only bullets, and not for other types of ammunition.” This ammunition, he said, “according to the Greek Army, contains no lead.” He added that the army had searched the camp for munitions prior to opening, and again 20 days later, and “reported no findings.”In contrast to these claims, bullets used for rifles, pistols, and machine guns as well as shot used by shotguns usually contain lead, which is used in bullets for its density and penetrating ability. Research at firing ranges has found that the discharge of lead dust from shooting results in soil contamination. Research has shown that elevated blood lead levels are commonly found in users of these sites, even among those who use them for limited amounts of time for recreational purposes.

      The large amount of fired small arms casings and cartridges found at the camp indicates an equally large number of bullets and shot might be buried beneath the ground where they landed. Other areas near the firing range may have been affected, including from relocation of soil associated with the construction of the camp or historic clearing of soils and munitions from the firing range. Thus, it is likely that any soil contamination extends beyond the firing range. Greek authorities provided no documentation for their claim that all the munitions used at the firing range were lead-free. This claim is highly questionable, given that lead-free bullets are expensive and very rare, particularly prior to the 1980s. Some bullets have an external metal-alloy coating that may make them appear to be lead-free, but the coating disintegrates relatively quickly when the bullet enters the soil, and the lead core becomes exposed. In addition, the photographic evidence from camp residents does not appear to support this contention.

      Camp residents shared with Human Rights Watch five photographs, one dated September 20, and two videos of the Hellenic Army’s Land Mine Clearance Squad carrying out clearance activities without any protective equipment and disregarding distancing between them and camp residents needed for safe ammunition clearance activities.

      The migration ministry employee working in the camp who spoke on the condition of anonymity said she remembered clearance operations taking place around that date: “There were soldiers who had this machine to detect metal walking amongst us. They were so close that we had to pick up our feet from the ground so they could check right under us.” A government employee’s union made a formal complaint about general working conditions at the camp, including their concerns around these clearance activities.

      In addition to camp residents, anyone working inside the camp could also face potential lead exposure from spending time in the camp if the soil is contaminated. Residents, aid workers, and the migration ministry employee said that these include staff from the Hellenic police, Hellenic army, municipality, First Reception Service, Asylum Service, National Public Health Organization (EODY), European Commission, European Asylum Support Office (EASO), European Border and Coast Guard Agency (Frontex), Europol, IOM, UNHCR, UNICEF, World Health Organization, Red Cross, and at least eight other medical and aid groups.

      Risks of Lead Poisoning for At-risk Groups

      Symptoms of lead poisoning are often not diagnosed as such but its adverse health effects can be irreversible. The severity of symptoms increases with prolonged exposure. Globally, lead exposure is estimated to account for up to one million deaths annually, with the highest burden in low- and middle-income countries. Poor and disadvantaged populations are more vulnerable because undernourishment increases the amount of ingested lead the body absorbs.

      Children are especially at risk because they absorb four to five times as much lead as adults, and their brains and bodies are still developing. In addition, small children often put their hands in their mouths or play on the ground, which increases their likelihood of ingesting or inhaling lead in dust and dirt. Exposure during pregnancy can result in stillbirth, miscarriage, and low birth weight, and can negatively affect fetal brain development. At least 118 pregnant women and 2,552 children are at the site, according to government data.

      Mohammed Hafida, a camp resident with three young children whose wife is pregnant, said that when they first moved to the camp it was particularly dusty. “When cars drove past the tents there was dust everywhere,” he said. “That only went away once the rain set in two weeks later. But the camp is on a hill, and so when it rained for several hours, many of the tents collapsed. This isn’t a camp, it’s a hell.”

      People living in the camp said that for the first few weeks, they had been sleeping on blankets and mattresses on the dusty ground, but more recently aid workers had added flooring to the tents. Even as rainfall increased, residents reported that dust would still enter the tents including in the cooking areas. Camp residents said they have to clean dust out of their tents multiple times a day because cars are driving on adjacent gravel roads. Children often play in the dusty area by the roads. A medical expert said that small children at the camp are at very serious risk for as long as they are exposed to dust that could be contaminated.

      Camp authorities did not inform residents that there could be a risk of lead exposure at the site. Medical and environmental experts said that given the known risks of lead exposure at firing ranges, comprehensive soil testing should have been carried out before even considering it as a possible location for the camp. They warned of specific risks of lead poisoning for small children who are most at risk. “Remediation can be very difficult,” said Caravanos, the NYU professor of global environmental health. “I can’t imagine that you could make it safe without removing everyone if lead was found in the soil.”

      On November 17, Human Rights Watch was notified about significant planned construction work, which the Asylum and Migration Ministry confirmed in a letter dated November 19. On November 26, Human Rights Watch sent a letter with detailed findings to the Greek Ministries of Asylum and Migration and Defense, which it also shared with EU officials and representatives from UNHCR, the United Nations refugee agency, and the World Health Organization, saying that these actions risk further exposing residents and construction workers to any potentially lead-contaminated dust and soil. Despite these warnings, on November 30, residents of the camp informed researchers that large construction was underway, including on top of Mavrovouni hill.

      The authorities should have been aware of the amount of dust construction causes at the site. During the construction of the camp in September, the migration ministry employee said, workers had been moving around lots of soil to make room for the camp structure and “There was a lot of dust everywhere for days. I kept finding dust and even little pebbles in my ears at that time.”

      Unsatisfactory Clearance Operation

      Three people interviewed in November said that the authorities forced them to move to the camp after the fires in Moria camp by threatening that the government would stop their asylum claims if they refused. All three have found and provided Human Rights Watch with photographs of munition remnants since moving to Mavrovouni in September. They all said that after moving to the site, they saw the Greek military conduct clearance operations without protective gear, and they shared videos of those operations with Human Rights Watch.

      In the videos and photographs, the camp tents and migrants are clearly visible, confirming that some clearance activities took place after people were already living there. A Syrian man whose wife is nine-months pregnant with their first child said that, after they had moved into the camp, he saw the military find and remove at least one cartridge casing. Another camp resident said that since arriving, he has found many bullets on the ground but the “authorities haven’t told us what to do if we find them, or other kinds of munitions.”

      Access to Health Care

      Two medical staff from a team providing health care in Mavrovouni camp said on November 10 that, since arriving at the camp in October, they had not heard anything about possible lead exposure. Both said that the camp had “decent” health care services considering that it was a temporary camp, but that the laboratory inside the camp does not have the capacity to perform blood tests for lead levels. Both said that because of the nature of the symptoms of lead poisoning, which are also symptoms of other illnesses, it would be extremely difficult to diagnose potential cases without blood tests.

      Both medical staff and a doctor who had worked previously at the camp said it was very difficult for camp residents to visit the hospital due to movement restrictions related to Covid-19.

      Parallels to Kosovo Incident

      This is not the first time that people living in a camp are put at risk of lead poisoning. For more than a decade following the end of the war in Kosovo in 1999, about 600 Roma, Ashkali, and Balkan Egyptian minority members lived in camps for displaced people operated by the UN. The camps sat on land contaminated by lead from a nearby industrial mine. In 2016, a United Nations human rights advisory panel found that the UN mission in Kosovo (the United Nations Interim Administration Mission in Kosovo, UNMIK) had violated the affected people’s rights to life and health. Human Rights Watch documented that camp residents experienced lasting health impacts and are still awaiting compensation and health and educational support for themselves and their families, seven years after the last camp was closed in 2013.

      International Legal Obligations

      International law obligates states to respect, protect, and fulfill the right to the highest attainable standard of health. The United Nations Committee on Economic, Social and Cultural Rights, which monitors governments’ compliance with the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, in its General Comment 14 on the right to health, has interpreted the covenant to include:

      [T]he requirement to […] the prevention and reduction of the population’s exposure to harmful substances such as radiation and harmful chemicals or other detrimental environmental conditions that directly or indirectly impact upon human health.

      The right to health encompasses the right to healthy natural environments. The right to a healthy environment, which is also enshrined in the Greek constitution, involves the obligation to “prevent threats to health from unsafe and toxic water conditions.”

      The United Nations special rapporteur on human rights and the environment’s Framework Principles on Human Rights and the Environment, which interpret the right to a healthy environment, emphasize the need for “public access to environmental information by collecting and disseminating information and by providing affordable, effective and timely access to information to any person upon request.” The Committee on the Rights of the Child, the treaty body that monitors compliance with the Convention on the Rights of the Child to which Greece is a party, when describing the right of the child to the enjoyment of the highest attainable standard of health, calls on states to take appropriate measures “to combat disease and malnutrition … taking into consideration the dangers and risks of environmental pollution.”

      Responsibilities of the Greek Parliament and European Union

      Members of the Greek parliament should pay attention to the concerns that there may be lead contamination at Mavrovouni camp and assess the Greek government’s compliance with its obligations under national, European, and international law to realize the rights to health and healthy environment. They could hold a hearing or establish an inquiry to establish which government employees were involved in approving the site, the extent to which they knew or should have known about the risk of lead contamination, why they decided to move people to the site without first conducting comprehensive soil testing, and why, despite multiple concerns about lead contamination raised after the camp was opened, the authorities greenlighted construction work without first conducting comprehensive soil testing. They should take appropriate action to ensure accountability if merited.

      The European Commission, which financially supports Greece to manage the camp and has staff stationed there, as well as EU agencies, Frontex, and EASO, should urge Greek authorities to comprehensively test for lead and make the testing plan and results public.

      Human Rights Watch and other nongovernmental groups have long warned European leaders about the dire conditions in island camps, also known as hotspots. These have been exacerbated by Greek authorities’ containment policy, which has blocked transfers to the mainland. For years, residents were crammed into overcrowded, inadequate tents, with limited access to food, water, sanitation, and health care, including during the pandemic and despite the risk of Covid-19. The EU and Greece should fundamentally reconsider their hotspot approach on the Greek Islands and end policies that lead to the containment of thousands of migrants and asylum seekers in unsuitable, and in this case potentially hazardous, facilities.

      https://www.hrw.org/news/2020/12/08/greece-lead-poisoning-concerns-new-migrant-camp

      #pollution #contamination #plomb #Saturnisme #HRW #rapport

    • HRW calls for transparency over lead contamination at Lesvos migrant camp

      Greek authorities should release test results and other vital information about lead contamination at the Kara Tepe migrant camp on the eastern Aegean island of Lesvos to protect the health of residents and workers, Human Rights Watch (HRW) said on Wednesday.

      After testing soil samples in November, authorities earlier this month confirmed dangerous levels of lead in the soil in the administrative area of the facility, also known as Mavrovouni, which was built on a repurposed military firing range. They said that samples from residential areas showed lead levels below relevant standards but did not release the locations where samples were collected or the actual test results, the New York-based organization said.

      HRW said that officials have yet to indicate that they will take the necessary steps to adequately assess and mitigate the risk, including comprehensive testing and measures to remove people from areas that could be contaminated.

      “The Greek government knowingly built a migrant camp on a firing range and then turned a blind eye to the potential health risks for residents and workers there,” said Belkis Wille, senior crisis and conflict researcher at HRW.

      “After weeks of prodding, it took soil samples to test for lead contamination while denying that a risk of lead exposure existed. It did not make the results public for over seven weeks, and has yet to allow independent experts to analyze them or vow to take the necessary steps to protect residents and workers and inform them about the potential health risks,” she said.

      According to a report published by HRW in December, thousands of asylum seekers, aid workers, and United Nations, Greek, and European Union employees may be at risk of lead poisoning.

      The Kara Tepe facility currently houses 6,500 people.

      “Greece and its EU partners have a duty to make sure that people who live and work in the Mavrovouni camp are safe,” Wille said.

      “That requires transparency about the risks as well as urgent steps to mitigate them,” she said.

      https://www.ekathimerini.com/261695/article/ekathimerini/news/hrw-calls-for-transparency-over-lead-contamination-at-lesvos-migrant-c

  • L’arnaque sur le 0 déchet Décoder l’éco

    https://www.youtube.com/watch?v=Z80rK3nsfoI

    Le gouvernement français a interdit la distribution des pailles, ainsi que d’autres produits en plastique au 1er janvier 2019.
    Cet acte permet de verdir le bilan du gouvernement qui s’est toujours affiché néolibéral, mais en voulant préserver un semblant de responsabilité environnementale.
    Cette action qui ne coûte pas grand-chose participe à la grande mode actuelle du citoyen 0 déchet.

    Les médias et le gouvernement se font un devoir de faire croire aux français que le problème des déchets vient d’eux.
    Il ne s’agit que d’une manipulation.
    Le problème de la quantité de déchets français ne vient pas du tout de la consommation, mais de la production.
    Ainsi, même si tous les français passaient à la mode du 0 déchet, cela ne changerait pas grand-chose au final.

    #logement #construction #déchets #travaux_publics #pollution #environnement #recyclage #écologie #france #plastique #pollutions_
    Le premier producteur de déchets, et de loin, c’est le #BTP

  • En #Tunisie, les #déchets_italiens deviennent un scandale d’État

    Un ministre et plusieurs cadres arrêtés, voilà le bilan provisoire d’une affaire d’importation illégale de #déchets_ménagers et hospitaliers en provenance d’Italie qui ne fait que commencer.

    Tout a commencé lorsque, le 2 novembre, l’émission Les Quatre Vérités, sur la chaîne privée El-Hiwar Ettounsi (https://www.elhiwarettounsi.com/vod/video/1792/episode-08-partie-02), l’une des rares émissions d’investigation dans les médias tunisiens, a diffusé un reportage qui évoquait l’importation de déchets ménagers en provenance d’Italie.

    Les déchets italiens arrivent compactés dans de gros conteneurs au port de Sousse, une ville côtière située à 140 kilomètres de la capitale. Les Tunisiens ont découvert que ces déchets n’étaient revalorisés qu’à hauteur de 5 %. Le reste est enfoui dans des décharges et finit par polluer la nappe phréatique.

    Selon l’ONG Robin des bois, citée par le site d’information L’Économiste maghrébin (https://www.leconomistemaghrebin.com/2020/12/21/affaire-dechets-importes-illegalement-italie-enquete-precise), les choses ont commencé en avril 2020 lorsqu’un porte-conteneurs est parti de Naples avec à son bord 282 “boîtes” remplies de déchets, pour rejoindre le port de Sousse. Le chargement était destiné aux usines de Soriplast, entreprise spécialisée dans le recyclage du plastique. Or la cargaison ne contenait que très peu de matières plastiques. Il s’agirait en majorité “d’ordures ménagères et de déchets hospitaliers”.

    Des personnalités du gouvernement impliquées

    Depuis la révélation de cette affaire, plusieurs hauts cadres ont été interpellés dans le cadre de l’enquête, qui concerne jusqu’à présent 23 personnes, révèle le site privé d’information Kapitalis (http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/21/affaire-des-dechets-italiens-quatre-mandats-de-depot-dont-un-a-lencontre-). Parmi les personnes impliquées, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Mustapha Laroui. Depuis, il a été désavoué et limogé par le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, avant d’être arrêté par la police.

    Aujourd’hui, 70 conteneurs remplis de ces déchets indésirables importés d’Italie ont été mis sous scellés par la douane tunisienne, en attendant une solution “diplomatique” pour les réacheminer vers leur pays d’origine, a indiqué le porte-parole de la douane, Haythem Zanned, sur la radio Shems FM.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/environnement-en-tunisie-les-dechets-italiens-deviennent-un-s
    #Italie #déchets #déchets_hospitaliers

  • L’affaire d’importation de déchets d’Italie : Une enquête ouverte

    Le ministère des Affaires locales et de l’Environnement a annoncé mardi, 3 novembre 2020, qu’il a ordonné l’ouverture d’une #enquête sur un marché conclu par une société tunisienne pour l’importation de déchets de l’Italie, sans divulguer le nom de la société.

    Cette décision intervient au lendemain de la diffusion sur une chaîne de télévision privée, d’’un reportage d’investigation, faisant savoir que 70 conteneurs transportant 120 tonnes de déchets, viennent d’arriver en Tunisie. Plus de 200 autres sont encore en attente dans le port de #Sousse, selon la même source.

    La société tunisienne recevrait 48 euros pour chaque tonne importée. Il s’agit de divers types de déchets dont des #résidus_hospitaliers et dont l’importation n’est pas conforme aux normes nationales et internationales, a-t-on encore indiqué.

    Le département des Affaires locales et de l’Environnement n’a pas démenti, dans un communiqué, ce marché, mais, il a précisé qu’il n’a octroyé aucune autorisation à la société impliquée dans cette affaire et qu’il « n’hésitera pas à prendre toutes les mesures judiciaires adéquates face à ce genre de dépassement ».

    Il a fait savoir, aussi, qu’une décision de « ne plus accepter les conteneurs de déchets importés par ladite société et de renvoyer les quantités précédemment importées » a été prise, lors d’une séance de travail, tenue le 8 juillet 2020, avec la participation de l’ensemble des départements concernés.

    Sur le plan national, les activités de collecte, de transport et de gestion des déchets en Tunisie sont soumises à un cahier des charges que les promoteurs et sociétés doivent déposer à l’Agence Nationale de Gestion des Déchets pour approbation.

    Ils sont aussi tenus d’élaborer une étude d’impact sur l’environnement et la déposer à l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement ANPE.

    Les deux agences, qui relèvent du ministère de l’Environnement sont responsables de l’approbation des dossiers déposés pour exercer les activités précitées.

    Quant à l’échelle internationale, la Tunisie est signataire de plusieurs conventions internationales concernant les déchets.

    Il s’agit surtout de la #convention_de_Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, adopté à Bale, depuis le 22 mars 1989 et la convention de Bamako sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique. Elle est aussi signataire des codes des déchets européens.

    https://www.mosaiquefm.net/fr/actualite-national-tunisie/817584/l-affaire-d-importation-de-dechets-d-italie-une-enquete-ouverte
    #Italie #déchets #Tunisie

  • Flash #graphene rocks strategy for plastic waste
    https://phys.org/news/2020-10-graphene-strategy-plastic.html

    The lab’s study appears in the American Chemical Society journal ACS Nano.

    Simply, instead of raising the temperature of a carbon source with direct current, as in the original process, the lab first exposes plastic waste to around eight seconds of high-intensity alternating current, followed by the DC jolt.

    #plastique #déchets

  • Enfouissement des #déchets : la colère gronde | 60 Millions de Consommateurs
    https://www.60millions-mag.com/2020/10/21/enfouissement-des-dechets-la-colere-gronde-17606

    #Pollution de l’#air, contamination des #sols et des #nappes_phréatiques, émission de gaz à effet de serre, explosion ou incendie… les problèmes générés par les centres de stockage des déchets se multiplient. À tel point que riverains et collectivités locales en viennent à refuser l’implantation de décharges près de chez eux.

    [...]

    [...] la réglementation n’est pas bien respectée. Le code de l’#environnement a beau stipuler qu’on ne peut enfouir que les déchets dits « ultimes », une masse énorme de biodéchets et plastiques partent directement en décharge, alors qu’ils pourraient être recyclés ou transformés en #compost.

    En cause, un niveau de tri à la source insuffisant (par les ménages), des machines à tri défaillantes, des emballages multi­composants compliqués à recycler.

    Dans la vallée du Dun, en Normandie, des citoyens se mobilisent contre une décharge attenante à un méthaniseur située au-dessus d’une nappe phréatique.

    Le projet initial, piloté par Veolia, prévoyait l’enfouissement des seuls déchets ultimes, mais, dans les faits, le méthaniseur ne parvient à traiter que 47 % des ordures reçues, contrairement aux engagements de départ. Et donc le site d’enfouissement s’étend démesurément.

    #eau #climat

  • Viser l’occlusion
    https://lundi.am/Viser-l-occlusion

    Transmise par le « Comité centrales », un « collectif d’enquête, de production et de diffusion de contenus théoriques, informatifs et artistiques contre le nucléaire, ses réseaux intelligents et son monde atomisé », cette enquête revient en détail sur la filière française de traitement des déchets nucléaires. Et c’est pas du propre.

    https://lundi.am/IMG/pdf/tract_cfdt_orano.pdf
    #industrie_nucléaire #uranium #déchets_nucléaire #nucléaire #areva #orano

  • Sous le sable, la radioactivité !
    http://obsarm.org/spip.php?article341

    L’ONU a décrété le 29 août « Journée internationale contre les #Essais_nucléaires ». À cette occasion, la Fondation Heinrich Böll publie « Sous le sable, la radioactivité ! », une étude sur les déchets des essais nucléaires français en Algérie au regard du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, réalisée par l’Observatoire des armements et ICAN France. La France, avec ses 210 essais nucléaires — dont 17 au Sahara algérien (entre 1960 et 1966) —, n’a pas encore révélé tous ses secrets ! Si en effet on (...) Actualités

    / Essais nucléaires, #Victimes_du_nucléaire

    http://obsarm.org/IMG/pdf/etude_sous_le_sable_29.08.2020.pdf

  • Manifeste en faveur de la #consigne pour réemploi
    https://usbeketrica.com/article/manifeste-en-faveur-de-la-consigne-pour-reemploi


    Logique  : tu meurs toujours par ce par quoi tu as pêché.

    « Un être humain ingère en moyenne 5 grammes de #plastique chaque semaine, soit l’équivalent du poids d’une carte de crédit. » Il y a tout juste un an, le résultat du rapport commandé par WWF à l’Université de Newcastle (Australie) sonnait comme un signal d’alarme fort. Depuis cette étude, rien n’a changé ou presque : nous avons ingéré 50 cartes bleues en regardant la production de déchets plastiques s’accélérer.

    #emballage #verre

  • Coronavirus : inquiétudes à Marseille, où le nombre de cas double toutes les 48h
    https://www.europe1.fr/societe/covid-19-inquiets-des-medecins-marseillais-veulent-eviter-que-la-ville-soit-

    À Marseille, de nombreux médecins s’inquiètent de la reprise de la propagation du coronavirus. « Il va falloir éviter que la ville, dans une quinzaine de jours, soit une ville sinistrée par une épidémie qu’on aurait mal envisagée », déclare lundi sur Europe 1 Annie Levy-Mozziconacci, médecin à l’hôpital Nord.

    • Le mot d’ordre « Restez chez vous » me gonfle un peu. « Restez chez vous », ça veut aussi dire des violences conjugales, des problèmes de santé mentale, du chômage forcé dans une société qui ne sait pas redistribuer ses richesses... « Restez chez vous », pour moi c’est la mort. On est resté chez nous parce qu’on n’en savait pas assez sur la manière dont ce virus se diffusait (et accessoirement parce qu’on avait réduit nos capacités de soin). Maintenant on sait, on met un masque et on essaie d’arbitrer mieux entre nos différents besoins. « Restez chez vous » nous a valu d’autres problèmes sanitaires graves (les sus-cités mais aussi des privations de droits reproductifs pour les femmes, des retards évalués à dix ans pris dans la lutte contre les autres maladies infectieuses), une stratégie du choc dont se goinfrent les industries (#déchets_plastiques et #extractivisme) et les serviteurs du capitalisme. Arbitrer entre mettre un masque (buée sur les lunettes des fois, pas agréable à porter) et le monde de la pandémie (les mort·es, les patient·es qui ne s’en remettent pas, les soignant·es sur les rotules et « Restez chez vous ») me semble autrement plus facile et décent et faiblement contre-productif.

    • L’effet rien-à-foutre surtout à mon avis. La dernière fois que j’ai mis les pieds à Marseille en centre ville c’était il y a une quinzaine de jours : très très peu de masques en vue, aucune précaution de distanciation.

      Ceci dit c’est pareil dans mon bled à 60 bornes de là. À mon avis PACA est bien partie pour salement morfler. Mais on s’en fout hein, « c’est un truc de parisiens cette épidémie » (putain de mentalité de merde).

    • Moi ce sont les gens contaminés qui partent en vacances qui me gonflent en ce qui concerne mon intervention. Partir c’est tuer aussi. Chez vous que tu peux traduire dans votre ville, votre quartier votre rue, etc, etc...

    • Depuis le déconfinement, je me suis fait des voyages à Bordeaux, Lille, Rennes, pour voir des ami·es. Je porte le masque dans les lieux publics confinés, je ne fais pas la bise à des personnes que j’aime beaucoup. Ne pas faire ces déplacements a été un coup dur sur ma santé mentale, je ne compte pas m’en priver tout en regardant des tablées entières se faire la bise conventionnelle par paquets de cinquante comme à Bordeaux, ou un tiers de personnes non masquées dans le métro lillois le samedi soir et ça monte à 50 % quand tu rajoutes le nez qui dépasse.

      De même au boulot, je suis la cassandre du coin, j’ouvre les fenêtres dès qu’il y a deux personnes dans la même pièce, je m’engueule avec mon directeur et les dirigeant·es de l’asso parce que « l’épidémie est finie », « il y aura une deuxième vague en septembre », « il ne faut pas psychoter », etc. alors retour à la normale : « une journée de télétravail par semaine mais pas plus, on ne peut pas faire autrement » (la preuve, on a bossé tout le confinement et notre compte Zoom a toujours suffi) et moi qui montre les infos sur les reconfinements au Portugal et en Espagne, en signalant qu’ils touchent pas les endroits où les gens ont le plus de pognon, que le civisme obligerait à contribuer à vider des transports en commun qui sont aujourd’hui au 2/3 de leur remplissage habituel alors qu’il faudrait 1/4.

      J’ai proposé des règles de bonnes pratiques de groupe (pour les bénévoles et les salarié·es) fondées sur les recommandations de l’INRS
      http://www.inrs.fr/risques/covid19-prevention-entreprise/ce-qu-il-faut-retenir.html
      qui ont été écartées parce que la réduction des risques ne parle à personne. Moi non plus j’ai pas de culture scientifique, pourtant je pige qu’il faut se prendre en mains pour ne pas être violemment confiné·es et j’observe un je-m’en-foutisme général, auquel contribuent les élites, alors même que j’hésite à m’acheter une corde pour si l’Île de France est reconfinée. Mais je ne pige pas, pardon, comment l’autorisation de se déplacer d’une région à l’autre peut être ne serait-ce que comparée aux rassemblements de plus de dix personnes en intérieur, au non-port du masque (y compris pour des voyages de deux heures en train !), à des transports en commun de nouveau pleins parce que les boîtes aiment mieux le présentiel.

      Entendre sur Seenthis que la seule solution c’est #Restez_chez_vous malgré sa putain de violence et alors que des gestes SIMPLES sont refusés par une masse critique de tas de merde parmi lesquels des ministres, des conspis et des pauvres gens dont on peut se demander s’ils et elles ont réussi à acquérir un masque... Je veux bien aussi me couper un bras si ça a un intérêt sanitaire mais je doute que non.

    • Et à Paris aussi, telle Biocoop qui respectait la jauge sûre, obligeait à mettre du gel sur les mains et à porter un masque accepte désormais des personnes non masquées pour mettre en danger les autres dans ses murs.

      C’est une question d’arbitrage au vu des connaissances (au point mais l’espace médiatique est saturé de c’est les vacances, la deuxième vague est pour septembre), des injonctions (contradictoires), du civisme des un·es et des autres (variable !). Normalement, avec l’état de notre vie sociale, on saurait faire ça bien, mettre un masque sans se faire trop de mal. Mais on a l’air de préférer les grands maux et les grands remèdes.

    • Pour les déplacements, étant donné que le virus se propage par sauts à partir de foyers infectieux (et donc probablement grâce aux super spreaders), l’idée logique est d’isoler les zones infectées, pour limiter la propagation.

      C’est un truc qui s’observe depuis la peste et qui se confirme une fois de plus.

      Actuellement, les foyers se déplacent vers les lieux de villégiatures des urbains… alors que nous n’avons pas le quart de la moitié des infrastructures nécessaires pour gérer ne serait-ce que quelques foyers infectieux.

      Loin de l’épicentre, avec juste des gens contaminés en ville, on était déjà au taquet, il y a deux mois.

      Si ça flambe chez nous, on va juste crever comme des merdes, sans grand cinéma de TGV sanitaires (ils passent bien trop loin de chez nous).

    • Il y a aussi une constante chez le Français type en villégiature  : «  j’ai payé pour être ici, personne ne me connait, alors rien à foutre des autres, je vous pisse à la raie  !  ».

      Les gus jettent leur merde par la portière («  rien à foutre, c’est pas chez nous  !  »)  : quand j’habitais le long de la route pour les Landes, juillet-aout, c’était la saison des gorets. Une fois, j’ai reçu une serviette hygiénique usagée à mes pieds dans le jardin… je suis certaine que jamais la nana n’aurait fait ça chez elle.

      Étant gosse, je suis allée une fois en voyage organisé en Espagne avec mes grand-parents  : la honte de ma vie  ! Les vieux se comportaient comme des esclavagistes.

      Plus tard, en Allemagne, au Deutche Museum de Münich, j’ai su 5 min à l’avance qu’on allait croiser un autre groupe de Français. Quand on les a croisés, j’ai fait semblant d’être Allemande… gorets.

      En Russie, même combat… mais en 1999, les Russes étaient encore neufs en tourisme, donc, du coup, ils jetaient les malotrus très sec. Et un vieux guide du Kremlin m’a confié qu’en fait, les pires chez eux, c’étaient les Allemands… mais on sentait bien le gros passif.

      Il y a 3 jours, dans le petit supermarché de blédards, deux mecs de 25 ans, dont un la gueule ouverte en train de se foutre de la gueule des ploucs. Le type n’arrêtait pas. Un mode gros connard colonialiste, alors que c’est juste un gus que doit faire ses 3 heures de RER par jour pour aller tafer parce qu’il n’a pas encore assez écrasé de gens pour ne plus habiter qu’à 45 min de métro…

      Bref, faut pas trop me chatouiller avec les bienfaits touristiques…

    • Vacances, j’oublie tout ! (Purée, quels exemples de grosses merdes en translation.)

      N’empêche... la stratégie de réduction des risques, c’est d’aménager la vie des gens plutôt que de leur demander d’arrêter de la vivre. Parce demander aux gens d’arrêter de vivre, c’est s’assurer des réponses très variées dont le déni (je veux pas arrêter de vivre donc je vais prétendre que tout va bien), la rebellitude, tous refus antisociaux. Et pour les gens qui arrêtent de vivre, d’autres problèmes encore (dans mes listes précédentes j’oubliais les patient·es atteint·es de maladies chroniques et qui n’ont pas vu le médecin pendant trois mois).

      Je ne sais pas dans quelle mesure cette pandémie ressemble à celle de Sida mais il y a plein de textes intéressants sur ça et notamment le besoin de partir des besoins des gens pour les aménager au mieux et faire les arbitrages les mieux pensés, en l’état des savoirs sur les risques, en pesant la contrainte et le bénéfice. Comme la contrainte du masque, c’est rien du tout pour le bénéfice que c’est, comme y’a de la marge sur son adoption inconditionnelle en tous lieux publics confinés, mon arbitrage entre le port du masque et le confinement, il est vite fait.

      Clairement, quelle que soit l’échelle, « Restez chez vous » c’est le refus de la réduction de risques, le confinement en version on va faire ça douze mois, celles et ceux qui ne seront pas mort·es avant auront un suicide gratos. Autour de moi j’ai déjà deux copines avec une dépression Covid, j’ai moi-même senti le vent du boulet. Je ne veux pas vivre comme ça alors je me bats pour faire respecter la réduction des risques au moins autour de moi... quitte à avoir l’air hystérique au boulot et sachant que les non-masqué·es dans les transports, je suis incapable de leur parler, j’ai trop envie de leur exploser leur sale gueule de cloportes proto-humains. Et une copine qui essaye me dit que ça ne change rien, la balle est donc dans le camp des connards qui nous ont mis des prunes à 135 pour des serviettes hygiéniques et deux paquets de biscuits.

    • Ireland could randomly test tourists from high-risk countries for Covid-19 | World news | The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2020/jul/14/ireland-could-randomly-test-tourists-from-high-risk-countries
      https://i.guim.co.uk/img/media/283ebfb4a1b6991633474a75f2955764557fcc3b/29_86_3279_1967/master/3279.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

      Ireland may start random testing visitors for Covid-19 if they come from countries where the disease is deemed not under control.

      Le tourisme, un droit humain ? Random tests au lieu de test everyone ou close the fucking borders ?

    • Le « rien a foutre, c’est pas chez nous », pas sûr que ce soit vraiment ça soit leur modo. Car quand tu vois les défauts de précaution routière de certains même à 100m de chez eux... Si y’a bien un endroit où il ne faut pas faire de vagues, ce serait dans son voisinage car « je sais où tu habites », mais malgré tout ils écrasent le champignon à 1 rue de chez eux...
      Ils diront - « qu’ils assument »...
      – Oui c’est ce qu’on verra...

  • L’une des plus grandes décharges d’Europe attise les convoitises de Suez aux dépens de l’efficacité écologique
    https://www.bastamag.net/Decharge-montagne-de-dechets-incinerateur-Suez-tri-selectif-Serbie-polluti

    Une des plus grandes décharges à ciel ouvert d’Europe empoisonne les sols et l’air de la banlieue de Belgrade. Suez, géant français de la gestion des déchets et de l’eau, a conclu un très gros contrat avec la mairie de la capitale serbe pour bâtir un incinérateur. La montagne d’ordures va-t-elle disparaître et le recyclage se développer ? Pas si sûr. On a beau être à plus de 700 kilomètres de la côte la plus proche, une armée de mouettes obscurcit le ciel. Au milieu de coteaux agricoles, à quelques (...) #Décrypter

    / #Europe, Pollutions , #Toxiques, #Multinationales, #Reportages, A la une

    #Pollutions_

  • Plastic for recycling from Europe ends up in Asia’s waters
    https://www.europeanscientist.com/en/environment/plastic-for-recycling-from-europe-ends-up-in-asian-waters

    The researchers from the National University of Ireland Galway and the University of Limerick in Ireland used trade data and waste management data from destination countries to determine the various fates – from successful conversion into recycled resins or ending up as landfill, incineration, or ocean debris – of all plastic recycling exported from Europe.

    They discovered that a massive 46 per cent of European separated plastic waste is exported outside the country of origin. While China was previously the single biggest importer of plastics for recycling, the country closed its doors in 2017. Since then, Southeast Asian nations with poor waste management practices have shouldered the burden.

    According to the authors, a large share of this waste is rejected from recycling streams and significantly contributes to ocean littering. For 2017, they estimated that up to 180,000 tonnes – that is, around 7 per cent, of all exported European polyethene – may have ended up in the oceans.

    #déchets_plastiques #pollution #Asie_du_Sud-Est

    • Recycling of European plastic is a pathway for plastic debris in the ocean

      Polyethylene (#PE) is one of the most common types of plastic. Whilst an increasing share of post-consumer plastic waste from Europe is collected for recycling, 46% of separated PE waste is exported outside of the source country (including intra-EU trade). The fate of this exported European plastic is not well known. This study integrated data on PE waste flows in 2017 from UN Comtrade, an open repository providing detailed international trade data, with best available information on waste management in destination countries, to model the fate of PE exported for recycling from Europe (EU-28, Norway and Switzerland) into: recycled high-density PE (#HDPE) and low-density PE (#LDPE) resins, “landfill”, incineration and ocean debris. Data uncertainty was reflected in three scenarios representing high, low and average recovery efficiency factors in material recovery facilities and reprocessing facilities, and different ocean debris fate factors. The fates of exported PE were then linked back to the individual European countries of export. Our study estimated that 83,187 Mg (tonnes) (range: 32,115–180,558 Mg), or 3% (1–7%) of exported European PE in 2017 ended up in the ocean, indicating an important and hitherto undocumented pathway of plastic debris entering the oceans. The countries with the greatest percentage of exported PE ending up as recycled HDPE or LDPE were Luxembourg and Switzerland (90% recycled for all scenarios), whilst the country with the lowest share of exported PE being recycled was the United Kingdom (59–80%, average 69% recycled). The results showed strong, significant positive relationships between the percentage of PE exported out of Europe and the percentage of exports which potentially end up as ocean debris. Export countries may not be the ultimate countries of origin owing to complex intra-EU trade in PE waste. Although somewhat uncertain, these mass flows provide pertinent new evidence on the efficacy and risks of current plastic waste management practices pertinent to emerging regulations around trade in plastic waste, and to the development of a more circular economy.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160412020318481?via%3Dihub

      #eau #plastique #ocean_littering #statistiques #chiffres #polyéthylène #recyclage #Luxembourg #Suisse #UK #Angleterre #économie_circulaire

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