LES OLIGARQUES - Ces milliardaires qui financent la gauche. Xavier Niel, Rodolphe Saadé, Daniel Kretinsky, tous investissent des sommes colossales afin de soutenir des titres engagés contre « l’extrême droite », du Monde à Libération en passant par La Provence. Pourquoi cette influence échappe-t-elle au procès en sorcellerie réservé à Bolloré ?
En l’absence d’une commission d’enquête, nous avons décidé de faire le travail.
Sans l’argent des milliardaires, la presse de gauche, en perte de lecteurs, aurait probablement disparu. Xavier Niel, Rodolphe Saadé, Daniel Kretinsky, tous investissent des sommes colossales afin de soutenir des titres engagés contre « l’extrême droite », du Monde à Libération en passant par La Provence. Pourquoi cette influence échappe-t-elle au procès en sorcellerie réservé à Bolloré ? En l’absence d’une commission d’enquête, nous avons décidé de faire le travail.
Daniel Kretinsky, milliardaire tchèque ayant fait fortune dans le charbon, injecte des millions d’euros dans Libération et Marianne, fers de lance de l’écologie. L’homme qui affiche l’un des pires bilans carbone d’Europe maintient en vie ce « journal de toutes les gauches ».
Ce paradoxe soulève des questions sur ses intentions. Il a même obtenu une chaîne TV sur la TNT en remplaçant C8.
Quant au propriétaire de BFM, Rodolphe Saadé, il souhaite concurrencer CNews et Vincent Bolloré en instaurant une forme de « front républicain médiatique ». Lorsque Vincent Bolloré nomme Geoffroy Lejeune à la tête du Journal du Dimanche, aussitôt érigé en nouveau diable par la gauche, Rodolphe Saadé contre-attaque en lançant La Tribune Dimanche dès 2023, pour occuper le même créneau du week-end. Le média numérique Brut, connu pour ses positions anti-police, pro-Adama Traoré et pro-palestiniennes, est lui aussi financé par de puissants actionnaires, parmi lesquels Rodolphe Saadé.
De son côté, Xavier Niel finance L’Obs, détient encore une petite part du capital du Monde et soutient le Huffpost, également connu pour son parti pris très à gauche sur certains sujets — notamment l’absence de présomption d’innocence lorsqu’il s’agit de policiers.
Derrière eux gravitent d’autres acteurs plus marqués : Matthieu Pigasse, ex-banquier devenu mécène de Radio Nova, et actionnaire de Libération, Le Monde et du Huffington Post, revendique sans détour son combat contre « la droite radicale », qui, selon lui, veut « fermer les frontières ». Il proclame sans ambages son intention de mettre les médias qu’il contrôle au service de cette cause. Face à cela, nous avons reçu un entretien exclusif de Geoffroy Lejeune. L’ancien directeur de Valeurs actuelles ne s’était jamais exprimé depuis son départ pour le JDD. Il revient sur les débuts mouvementés, les critiques de ses opposants et le succès d’un pari que beaucoup pensaient perdu d’avance.
C’est aussi George Soros, dont nous avons cartographié les réseaux en France, car ses fondations financent des projets hostiles aux identités nationales. Mais aussi la famille Duhamel, dont les membres occupent les plateaux de télévision depuis des années, traversent les régimes, commentent la politique des gouvernements qui se succèdent, et participent à un extrême centre qui souvent tend vers la gauche.
Toutes ces influences restent peu interrogées.
Saviez-vous qu’une web-télé islamiste, Safwa TV, est sur le point de voir le jour en France et que l’instigateur du projet n’est autre que l’ancien dirigeant de BarakaCity (association dissoute pour propagande islamiste), qui a réuni pas moins de 15 millions d’euros ?
Il est temps de retourner l’accusation. Oui, la gauche survit grâce à des milliardaires qui influent sur les lignes des médias.
160 pages pour comprendre comment ils influencent le paysage médiatique français.